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  • il y a 6 semaines
Jeudi 16 avril 2026, retrouvez Paul Moreno Blosseville (Président, Opale Capital), Marc Lefèvre (Président, Place des Investisseurs), Vincent Auriac (Président, Axylia) et Morgane Monestier (Gérante, Prevaal Finance) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:11Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans le décryptage mais aussi la compréhension du secteur de la gestion de
00:16patrimoine.
00:16Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change.
00:22Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:27Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec patrimoine thématique où nous reviendrons sur les questionnements, les
00:33inquiétudes sur la dette privée américaine.
00:36Nous tenterons d'en tirer les premières conclusions avec une question centrale.
00:40La liquidité est-elle toujours bonne conseillère ? Une question que nous aborderons avec Paul Moreno Blosville, le président d
00:46'Opal Capital.
00:47Nous enchaînerons ensuite avec enjeu patrimoine, un enjeu patrimoine consacré au sujet ESG.
00:51Peut-on réellement faire un fonds ESG transparent ? C'est une question que nous poserons à Vincent Auriac, le
00:57président d'Axilia, mais aussi à Morgane Monestier, gérante chez Préval Finance.
01:02Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, dans l'œil de l'expert, nous retrouverons Marc Lefèvre,
01:07le président de Place des investisseurs,
01:09avec qui nous décrypterons ensemble l'observatoire des investisseurs individuels 2025 de Place des investisseurs.
01:18On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:25La liquidité est-elle toujours bonne conseillère ? Voilà le sujet qui va nous animer à présent dans Smart Patrimoine.
01:30Et pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau Paul Moreno Blosville. Bonjour Paul.
01:34Bonjour Nicolas.
01:35Merci d'être avec nous. Vous êtes président d'Opal Capital.
01:37Derrière cette question, il y a évidemment le sujet de la dette privée aux États-Unis,
01:41les inquiétudes sur un certain nombre d'investissements réalisés par des fonds de dette privée aux États-Unis,
01:46qui ont mené plusieurs clients retail, on est plutôt sur des clients particuliers,
01:52à vouloir sortir leurs investissements de manière coordonnée presque, en tout cas au même moment.
01:58Et c'est là où on peut se poser la question, un, de l'impact de la retailisation,
02:01de la démocratisation de l'investissement sur la tenue long terme des investissements,
02:06mais aussi sur cette notion de liquidité qu'on offre aux investisseurs.
02:10Est-ce que parfois on ne se tire pas un peu une balle dans le pied, si je puis le
02:14dire ainsi ?
02:15Alors tout à fait, et je pense que pour répondre à cette question,
02:17il faut faire un petit peu le film en accéléré de ce qui s'est passé.
02:20Bien sûr.
02:212020, 2021, 2022, 2023, 2024, il y a des flots de nouveaux capitales retail
02:28qui arrivent dans ces véhicules qui sont evergreens,
02:30c'est-à-dire qu'ils promettent une sortie périodique.
02:35On parle d'investissements qui normalement sont à destination de professionnels
02:39et qui sont des investissements dans le temps très long.
02:41Et là, en fait, on a des clients privés qui arrivent avec cette promesse de liquidité.
02:45Exactement.
02:45Et ils y vont parce qu'ils se disent, je pourrais retirer quand je voudrais,
02:49mais surtout, en attendant, c'est des rendements fabuleux.
02:53On arrive fin 2025 et début 2026, où là, il commence à y avoir des craintes,
02:58des craintes liées à la valorisation des entreprises software.
03:02Et on se dit, en tant que particulier, j'ai plus confiance,
03:06donc je vais retirer tout mon argent.
03:08Et tout le monde se dit ça en même temps.
03:10Et en fait, ce qui se passe, c'est un cycle de crédit classique
03:14qui, quand il est alimenté par de la liquidité très abondante
03:18et une promesse de fenêtre de liquidité,
03:21en fait, permet à tout particulier de faire toutes les erreurs possibles.
03:24D'accord.
03:25Donc, c'est une erreur de sortir.
03:26C'est une erreur de sortir.
03:27C'était une erreur de rentrer aussi abondamment.
03:29D'accord, déjà, disons-le.
03:31Entre 2020 et 2025.
03:33Et c'est une erreur de sortir maintenant.
03:34Et pourquoi est-ce que je dis ça ?
03:35C'est qu'il y a une métrique que moi, en tant qu'investisseur professionnel, je regarde.
03:40C'est le spread de crédit.
03:41Le spread de crédit, c'est le taux d'intérêt au-dessus des taux d'intérêt de directeur de la
03:46Banque centrale.
03:48Et en fait, ce qui se passe aux États-Unis, c'est depuis 2020 jusqu'à 2025, justement,
03:53vous avez une contraction de ces spreads de crédit.
03:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
03:56Ça veut dire qu'en tant qu'investisseur qui allait prêter de l'argent à des sociétés,
04:02vous vous battiez pour prêter.
04:03D'accord ?
04:04Vous vous conscientiez à ce que votre marge soit de plus en plus faible.
04:07Parce que tout le monde voulait prêter.
04:09Parce que tout le monde voulait prêter.
04:10Et donc, vous aviez un capital surabondant.
04:12Et donc, vous étiez désespéré pour déplaner.
04:14D'accord ?
04:15Donc, c'est là où je dis que les particuliers ont fait une erreur de mettre autant d'argent
04:19dans cette classe d'actifs de crédit privé US entre 2020 et 2025.
04:25Et paradoxalement, les spreads aujourd'hui sont en train de s'écarter.
04:28C'est-à-dire quoi ?
04:29C'est-à-dire qu'on est justement dans une situation où le capital n'est plus surabondant.
04:33Et donc, les gestionnaires se mettent à être beaucoup plus disciplinés,
04:38à demander des marges plus importantes.
04:40Et c'est là où tout le monde sort ?
04:40Et c'est maintenant qu'il faudrait rentrer.
04:42D'accord.
04:43Donc, en fait, la liquidité, je réponds à cette question,
04:46c'est est-ce qu'elle est bonne conseillère ?
04:47Absolument pas.
04:48Et en fait, je dirais que c'est absolument pas compte tenu du fait
04:51qu'on est ici dans des classes d'actifs privées.
04:53Et dans la classe d'actifs privées, vous êtes en train,
04:56soit dans le private equity, en train de rentrer au capital de société pour du long terme,
05:01ou pour le crédit privé, vous êtes en train de prêter
05:04pour des durées qui sont en général de 5 à 7 ans.
05:06Mais si vous essayez de sortir avant,
05:08vous allez faire ce qu'on appelle un fire sale,
05:13c'est-à-dire de la vente à la décote,
05:15pour pouvoir honorer les rachats.
05:17D'accord.
05:18C'est le pire que vous puissiez faire.
05:20Et ça veut dire quoi pour un investisseur européen
05:22qui pourrait être intéressé par des fonds de dette privée en Europe,
05:26des fonds de private equity en Europe ?
05:28Est-ce que ça veut dire que malgré les promesses de liquidité de ces fonds evergreen,
05:31quand on y va, il faut accepter qu'on reste jusqu'au bout,
05:34ou alors on n'y va pas ?
05:35Tout à fait. Alors je dirais que deux choses.
05:37La première chose, c'est aujourd'hui, ce qu'on voit sur la dette privée US
05:41ne s'est pas produit sur la dette privée européenne.
05:43Bien sûr.
05:43Quand je disais qu'il y avait une surabondance de capital aux US,
05:46ce n'est pas le cas en Europe.
05:48En Europe, on est encore dans une situation
05:50où pour un euro de crédit privé,
05:52enfin dans un fonds de crédit privé,
05:53vous avez 7 euros à déployer.
05:55D'accord.
05:56Donc vous êtes encore dans une situation
05:57où il y a une rareté du capital,
05:59et ça d'un point de vue de l'investisseur, c'est fantastique.
06:01D'accord.
06:02Donc on n'est pas dans la même situation,
06:03on est dans une situation qui est beaucoup plus préservée,
06:06de grandes disciplines, de convenances,
06:08c'est-à-dire de clauses qui suivent des ratios financiers,
06:11encore plus disciplinées que ce qui s'est passé aux US.
06:15Bien sûr.
06:15Donc on est dans une situation très saine en Europe.
06:18Malgré tout, et ça c'est vraiment mon conseil,
06:20c'est de considérer que dès lors que vous rentrez
06:23dans du private equity ou dans de la dette privée,
06:25l'illiquidité, c'est une donnée à accepter.
06:28Même si on vous propose des fonds liquides ?
06:30Même si on vous propose des fonds liquides,
06:32je dirais qu'il faut même se méfier,
06:34d'autant plus qu'on vous propose des fonds liquides,
06:36c'est celui qui propose des fonds liquides,
06:39en fait ce qu'il dit, c'est,
06:40si vous êtes deux investisseurs,
06:42un qui veut rester sur long terme,
06:43et un qui veut rester deux ans,
06:45c'est la stratégie de celui qui reste deux ans qui prime ?
06:47Exactement.
06:48D'accord.
06:48Et en fait, il faut pouvoir être protégé
06:50de celui qui sort,
06:51si on est celui qui veut rester longtemps.
06:53D'accord.
06:53Et je dirais que c'est celui qui va rester longtemps,
06:55et qui rentre dans un fonds qui protège ceux qui restent longtemps,
06:58qui va pouvoir tirer tous les bénéfices de cet investissement.
07:02La liquidité, c'est bien.
07:04En fait, je veux dire, c'est nécessaire.
07:06Un fonds Evergreen, c'est un fonds de 99 ans,
07:08donc vous ne pouvez pas rester que 99 ans.
07:09Bien sûr.
07:09Mais pour autant, se dire qu'on reste pour deux ans, trois ans,
07:14dans un investissement qui doit durer au moins 5, 6, 7, 10 ans,
07:19c'est une mauvaise stratégie.
07:20Mais alors, on a vu l'assurance-vie s'ouvrir au private equity,
07:25le PER, alors le PER c'est un peu différent,
07:27parce qu'on est sur le long terme,
07:28mais en tout cas l'assurance-vie s'ouvrir au private equity,
07:29est-ce que ça veut dire qu'il ne faut pas y aller via son assurance-vie,
07:31et qu'il ne faut surtout pas y aller via des fonds
07:33qui mettent en avant la liquidité, justement ?
07:36Alors, je dirais qu'il ne faut pas y aller à cause de la liquidité,
07:45parce qu'en fait, ce n'est justement pas à cause de ça qu'il faut y aller,
07:48il faut y aller parce que c'est des classes d'actifs
07:50qui sont performantes sur le long terme, sur le long cycle.
07:54Et en fait, il faut se dire que même cette promesse de liquidité,
07:57elle peut être illusoire.
07:58On l'a vu aux Etats-Unis.
07:59On le voit aux Etats-Unis, oui.
08:00Les premiers sont sortis, puis après, on a...
08:01Exactement.
08:02Il y a des fonds où il y a des demandeurs à cher pour 40%
08:05et il n'honneur que 5% de rachats.
08:07Donc ça, il y a des possibilités, finalement, de rester coincés.
08:10Avec l'argument quand même de dire que ça protège l'investissement aussi,
08:13parce que sinon, le fonds ne peut pas suivre.
08:16Exactement.
08:16Mais celui qui voulait sortir, pour le coup, il se retrouve coincé.
08:18Bien sûr.
08:20Est-ce que l'assurance-vie est une enveloppe qui va protéger cette liquidité ?
08:25Même pas.
08:26Vous avez dans le code des assurances une clause
08:29qui permet aux assureurs, si vous voulez sortir,
08:32vous avez investi chez moi, je suis un assureur,
08:34et vous avez investi dans des actifs privés, illiquides,
08:37et vous me dites, c'est pas grave, vous êtes un assureur,
08:39vous allez me donner la liquidité.
08:40Oui, j'ai investi dans l'assurance-vie est liquide.
08:43Exactement.
08:43Et en fait, moi, en tant qu'assureur,
08:45j'aurais la possibilité de vous céder non pas du cash,
08:47mais les titres.
08:48C'est-à-dire que vous pensez être protégé
08:50et d'être dans un investissement liquide,
08:53en fait, vous ne l'avez pas.
08:54D'accord.
08:55Il faut vraiment se dire que tous ces investissements,
08:57il faut vraiment y aller avec la perspective du long terme,
09:03une perspective, un horizon de temps
09:05qui soit aligné avec ce qui se passe en sous-jacent,
09:08donc en crédit privé, c'est 5 à 7 ans,
09:10en private equity, c'est plutôt 7 à 10 ans.
09:13Et si votre horizon de temps, il est beaucoup plus court que ça,
09:16ne rentrez pas dans ces véhicules.
09:18C'est mon conseil.
09:19D'accord.
09:19Eh bien, c'est très clair.
09:20Merci beaucoup, Paul Moreno-Blausville,
09:22de nous avoir accompagné dans la première partie
09:24de Smart Patrimoine.
09:25Je rappelle que vous êtes président de Opal Capital.
09:27Merci beaucoup.
09:28Merci Nicolas.
09:28Et quant à nous, on se retrouve tout de suite
09:30dans Enjeu Patrimoine.
09:37Peut-on faire un fonds ESG transparent ?
09:40Voilà le sujet qui va nous animer à présent
09:42dans Enjeu Patrimoine.
09:43Et pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir
09:45sur le plateau de Smart Patrimoine,
09:46Morgane Monestier.
09:47Bonjour Morgane.
09:48Bonjour.
09:49Merci d'être avec nous.
09:50Vous êtes gérante chez Préval Finance.
09:51On a le plaisir d'accueillir également Vincent Auriac.
09:54Bonjour Vincent.
09:54Bonjour Nicolas.
09:55Vous êtes président d'Axilia.
09:56Si on vous reçoit tous les deux sur ce plateau,
09:58c'est parce que Préval Finance a lancé un fonds.
10:01Le fonds Préval Score Carbone Axilia Action Europe.
10:05Et ce fonds est basé sur le score carbone Axilia.
10:10On va parler de ce score, Vincent,
10:11mais on va parler de transparence aussi avec vous,
10:14notamment sur les investissements réalisés par le fonds.
10:16Déjà, première question, Vincent,
10:18avant que vous nous parliez du score carbone Axilia,
10:19c'est possible de faire un fonds ESG transparent en 2026 ?
10:24C'est même plus que possible, c'est ce qu'on a souhaité en 2019.
10:29Et on a souhaité faire ça de manière la plus simple possible,
10:32avec quelque chose qui ressemble à Nutri-Score.
10:34C'est comme sur les paquets de Madeleine.
10:35J'en suis aussi simple que ça.
10:36Donc, on est parti à rebours de tout ce qui se faisait,
10:40et on a voulu faire un score carbone
10:42qui rende en euros les coûts cachés du changement climatique.
10:47D'accord.
10:47Donc, au lieu d'avoir une note sur 10,
10:49avec 9,2, 3,5,
10:51on a une facture carbone,
10:53on convertit en euros les coûts cachés du carbone.
10:56Il y a des économistes qui passent leur journée à ça.
10:59Donc, ça nous fait une facture carbone en euros,
11:02et cette facture, comme toute facture qu'on reçoit,
11:04EDF, Orange et autres,
11:07on doit pouvoir la payer avec son bénéfice d'exploitation,
11:09ce qu'on appelle l'EBITDA, pour les financiers.
11:11Donc, l'EBITDA moins la facture,
11:14si vous êtes en bonne posture,
11:15vous devez garder quelque chose de positif.
11:17D'accord.
11:18Donc, en fait, vous calculez une sorte de nouvelle rentabilité
11:20en prenant en compte les coûts cachés liés au carbone,
11:23aux émissions carbone de l'entreprise.
11:24Tout à fait.
11:25Une rentabilité décarbonée,
11:26une rentabilité ajustée du carbone,
11:27qu'on est en train de payer.
11:30La collectivité est en train de payer ça
11:32sous forme de catastrophes climatiques,
11:35d'inondation, de submersion, de sécheresse.
11:38Mais ce n'est pas dans les mêmes poches.
11:40Mais nous, donc, on met ça comme si c'était dans la poche,
11:43dans un principe pollueur-payeur.
11:44On a tous un problème avec ça.
11:47Ce n'est pas un anathème contre les entreprises.
11:49On a tous un problème avec le changement climatique.
11:51Et c'est ça le score carbone, Axilia ?
11:53C'est ça le score carbone.
11:54Donc, la facture rapportée à l'EBITDA, au bénéfice,
11:58il y a une pression.
12:00Plus la pression est forte, on va vers le rouge,
12:02donc le côté Nutri-Score.
12:04Et plus la pression est faible, on reste dans le vert.
12:06Et donc, on a six gradients comme ça de couleur.
12:09ABC, facture plus petite que le bénéfice.
12:11DEF, facture plus élevée.
12:13Pour bien comprendre, pour une entreprise,
12:15du CAC 40 ou pas que,
12:16mais dans laquelle un fonds pourrait investir,
12:18c'est quoi un coût caché du carbone ?
12:19Un coût caché, c'est ce que les économistes calculent,
12:22c'est-à-dire un dommage qui est lié à l'élévation de la température.
12:26Prenons un exemple très simple,
12:28qui n'est pas français.
12:29Madagascar, 20% du PIB est lié à l'agriculture.
12:3260% du PIB est lié à l'agriculture, aux familles
12:36et à toutes les gens qui gravitent autour de l'agriculture.
12:38Si vous avez une augmentation des températures à Madagascar,
12:41qui est déjà un pays extrêmement pauvre,
12:42vous allez avoir une baisse des rendements agricoles,
12:44une baisse des revenus des familles
12:45et donc une baisse du PIB.
12:47Et donc, on a bien un lien entre l'élévation des températures
12:49et une baisse du PIB.
12:50Les économistes font ce calcul-là sur tous les pays
12:53et ils vous trouvent un coût du carbone
12:54autour de 150 euros la tonne.
12:56D'accord.
12:57Et ensuite, on reporte ça sur les émissions de tonnes de carbone ?
13:01Collectivement, on est quelque part responsable de ces 150 euros.
13:04Et comment on l'impute ensuite à une entreprise plutôt qu'une autre ?
13:06C'est totalement virtuel, il n'y a pas de réglementation qui l'impose.
13:08D'accord.
13:09Mais c'est collectivement ce qu'on paye tous.
13:10D'accord.
13:11Ce que les économistes arrivent à calculer.
13:12D'ailleurs, il y a trois semaines,
13:14le prix du meilleur jeune économiste a été attribué à Adrien Bilal,
13:17chercheur de Stanford, français, polytechnicien,
13:19pour ses travaux exactement sur ce sujet-là.
13:22D'accord.
13:23Alors, il y a une question qui me vient quand même,
13:24c'est qu'est-ce qu'on peut être rentable en termes de carbone
13:27et produire du carbone par ailleurs ?
13:28Mais avant ça, j'aimerais poser plusieurs questions à Morgane Monessier.
13:32Donc, Morgane Monessier, vous êtes gérante chez Préval Finance.
13:35C'est Préval Finance qui a lancé ce fonds,
13:38Préval Score Carbon Axelia Action Europe.
13:41Du coup, comment est-ce que vous sélectionnez ensuite les entreprises ?
13:44Vous mettez en place la méthodologie Score Carbon Axelia
13:48et ensuite vous sélectionnez les entreprises
13:50et les investisseurs peuvent savoir exactement
13:52quelles sont les entreprises dans lesquelles vous investissez ?
13:55Exactement. Alors, en fait, pour vous faire un peu la petite histoire,
14:00Préval Finance, on est une structure aujourd'hui où on gère 4 milliards d'encours,
14:05principalement pour des clients institutionnels.
14:07On a notamment l'Agir Carco en client.
14:10On est habitué à proposer des solutions vraiment adaptées à l'investisseur.
14:16D'accord.
14:17Et c'est vrai que quand Vincent nous a parlé de son score,
14:20aujourd'hui, on gère exclusivement des stratégies de conviction
14:23et notamment sur les actions européennes dont j'ai la charge.
14:28Pour nous, il était important de lancer une stratégie de conviction
14:31sur la base de ce score.
14:33D'accord.
14:33Donc, aujourd'hui, la stratégie Préval Score Carbon Axelia Action Europe,
14:37c'est une stratégie de conviction.
14:39On vient sélectionner les entreprises sur la base du score carbone.
14:42Donc, aujourd'hui, c'est environ 180 valeurs sur un univers de 400 titres,
14:47le MSCI Europe.
14:48Donc, il y a quand même un univers d'investissement
14:50en prenant en compte cette stratégie suffisamment large
14:54pour créer un fonds et investir.
14:56Ça nous donne un univers qui est très large pour investir
14:58puisqu'on a 180 valeurs.
15:00En revanche, c'est un univers qui est très contraint
15:02puisqu'on exclut quand même la moitié du MSCI Europe.
15:05D'accord.
15:07Ça va entraîner, donc cette sélection de valeurs,
15:09ça va entraîner des biais.
15:11Et en tant que gérante, moi, mon rôle,
15:13ça va être de chercher à corriger au maximum ces biais.
15:16Les biais vont être entraînés par différentes choses.
15:19On va avoir quelques exclusions sectorielles
15:21dans le cœur du score,
15:25notamment la défense ou les EHPAD ou l'alcool.
15:29D'accord.
15:29Et ensuite, le score en lui-même, la construction du score,
15:32va venir exclure certains secteurs d'activité
15:34ou certaines entreprises,
15:36donc certaines géographies.
15:38Par exemple, le secteur de l'énergie aujourd'hui
15:40n'est pas capable de payer sa facture
15:42et ne sera pas capable de la payer demain.
15:44C'est une question toujours de calcul, charge,
15:48enfin, produit, charge, c'est ça,
15:49en lien avec le carbone.
15:50D'accord.
15:51Et peut-être que dans, on l'espère,
15:52trois ans, quatre ans,
15:53ces entreprises pourront entrer dans le portefeuille
15:56parce qu'une amélioration du score.
15:58Et, pardon, pour que le score s'améliore,
15:59il faudrait qu'elles produisent,
16:01qu'elles émettent moins de carbone
16:02et en même temps qu'elles soient capables
16:04de payer l'impact sociétal,
16:07si je comprends bien,
16:08puisqu'en fait, on redivise sur les entreprises
16:09l'impact sociétal de l'augmentation
16:12de la température, par exemple.
16:13C'est bien ça ?
16:13Il faudrait qu'elles baissent les émissions.
16:15D'accord.
16:15Leurs émissions à elles.
16:16Leurs émissions à elles.
16:17Oui.
16:18Puisque ce sont leurs tonnes d'émissions
16:19qui sont prises en compte,
16:21multipliées par le coût du carbone à 150 euros.
16:24Ou alors qu'elles augmentent leur EBITDA.
16:26D'accord.
16:27Mais...
16:27Ah oui, qu'elles soient tellement rentables
16:28qu'elles puissent...
16:29D'accord.
16:29Mais quand on augmente l'EBITDA...
16:31On augmente les émissions.
16:32On augmente les émissions.
16:33Bien sûr.
16:33Aujourd'hui, on est dans un monde
16:34où on ne sait pas faire autrement
16:35que de créer de la croissance
16:37à partir d'énergies fossiles,
16:39pour l'essentiel.
16:40Donc, généralement,
16:41il n'y a pas de piste du côté
16:42de l'augmentation de l'EBITDA.
16:43D'accord.
16:44Sauf avoir modifié son process industriel
16:46et avoir trouvé une nouvelle technologie
16:48qui fait qu'il y a une rupture
16:49par rapport au passé
16:50et on émet moins de CO2
16:51pour un même euro de bénéfices générés.
16:55Morgane, du coup, c'est plus clair
16:56sur, effectivement,
16:57notamment les sociétés de l'énergie
16:58qui ne sont pas présentes aujourd'hui.
17:00Voilà.
17:00Et donc, mon rôle en tant que gérante,
17:02ça va être de prendre
17:03toutes ces contraintes,
17:04cette sélection de valeurs,
17:05de convictions,
17:06et de constituer un portefeuille
17:08avec, en gardant toujours à l'esprit
17:10qu'aujourd'hui, on s'adresse à qui ?
17:12On s'adresse à des institutionnels,
17:13des conseillers en gestion de patrimoine
17:15ou des particuliers
17:16pour qui l'environnement,
17:18le réchauffement climatique
17:19est important.
17:20D'accord.
17:20Mais on a également conscience
17:22que sur une assurance-vie d'un particulier,
17:24on parle du placement d'une vie.
17:29La performance ne doit pas être laissée
17:32mise de côté.
17:34Et ça, on y arrive en 2026 ?
17:35Et alors, c'est ce qu'on vous propose
17:37dans le fonds,
17:39c'est qu'aujourd'hui,
17:39par la construction quantitative,
17:41on va venir corriger
17:43tous ces biais.
17:44Donc, sectoriels,
17:46biais géographiques
17:46et biais de capitalisation boursière
17:49pour permettre de proposer un fonds
17:51qui réagira au mieux possible
17:53en ligne avec les actions européennes.
17:55D'accord.
17:56Alors, aujourd'hui,
17:56on a une tracking error de 2,5.
17:59c'est assez faible pour un fonds actif
18:01parce que ça reste un fonds actif,
18:02un fonds de conviction
18:03sur des valeurs
18:05avec un biais environnemental.
18:08Et on vient corriger
18:09tous ces biais un à un.
18:10Alors, pour l'énergie,
18:12effectivement,
18:12on aura un biais.
18:13D'accord.
18:15Mais ça veut dire
18:15qu'il n'y a pas d'investissement
18:16dans les énergies renouvelables
18:17dans votre fonds ?
18:18Parce que quand on parle d'énergie,
18:20on parle aussi d'énergie renouvelable,
18:21pour le coup.
18:21Alors, vous pouvez avoir
18:22des acteurs de l'industrie
18:24très exposés aux énergies renouvelables
18:26qui, eux,
18:27seront dans le portefeuille.
18:28D'accord.
18:29Donc, si on parle d'acteurs de l'éolien,
18:30on va plutôt parler d'acteurs de l'industrie.
18:33D'accord.
18:33Ils pourront être présents en portefeuille.
18:34D'accord, je comprends.
18:34Mais si on parle de...
18:36De grands acteurs énergétiques.
18:37De major pétrolières.
18:37D'accord, oui.
18:38Énergie fossile, effectivement.
18:39Énergie fossile.
18:40Il n'y en aura pas en portefeuille.
18:41Il y a 5%,
18:42c'est le poids dans l'Europe
18:44des énergies fossiles.
18:44Et ces 5% sont redistribués
18:46sur les autres secteurs.
18:47D'accord.
18:48Et sur la base des sociétés
18:49qui passent le cap du score carbone,
18:52effectivement,
18:52le travail de Morgane,
18:53c'est de redistribuer ces 5%
18:56sur les secteurs
18:57de manière à avoir la neutralité
18:58la plus forte possible.
18:59D'accord.
18:59Et ça, c'est le gage
19:01d'un suivi de l'indice.
19:03Effectivement, le fonds est très récent.
19:05Mais par cette construction-là,
19:07qui est très quantitative,
19:08ça, c'est ce qu'on a souhaité également,
19:10c'est beaucoup de chiffres,
19:11c'est très quantitatif.
19:12On a un score carbone avec des euros,
19:14alors qu'avant,
19:15on avait une note sur 10.
19:16Bien sûr.
19:16Il y a du qualitatif
19:17et il y a du quantitatif
19:19dans le process de gestion
19:20qu'a mis en place Morgane,
19:22qui est à sa patte personnelle.
19:25Une question, Morgane,
19:26sur le type de société.
19:27On est plutôt sur des très grandes
19:28entreprises européennes,
19:30sur des small-emides également.
19:32Comment est-ce que vous construisez
19:34ce portefeuille ?
19:35Alors, on aura de tout.
19:37Dans le MSCI Europe,
19:39on a principalement
19:40des grandes capitalisations boursières
19:42et des moyennes capi.
19:46Donc, on aura un peu de tout.
19:48Moi, mon rôle,
19:49ça va vraiment être de,
19:49encore une fois,
19:50limiter mes biais.
19:51C'est-à-dire que si je me rends compte
19:53par la sélection
19:54qu'on a un peu trop
19:56de moyennes capitalisations boursières
19:57par rapport aux grandes,
19:59on va repondérer légèrement
20:00les grandes
20:01au détriment des moyennes,
20:02tout en les conservant
20:03en portefeuille.
20:04D'accord.
20:04Histoire, effectivement,
20:05de limiter les biais
20:08d'investissement.
20:09Dernière question,
20:09peut-être pour vous.
20:10Est-ce que vous avez déjà
20:11des retours des investisseurs
20:12avec qui vous échangez
20:13sur un fonds
20:15avec cette méthodologie-là,
20:17peut-être encore plus transparent
20:18que ce qui peut exister
20:19sur le marché à l'heure actuelle ?
20:20Alors, depuis le lancement,
20:21on a deux investisseurs
20:22qui nous ont suivis.
20:23D'accord.
20:23Des investisseurs institutionnels.
20:25On a également
20:26un investisseur institutionnel
20:28qui est intéressé par le produit
20:29et qui devrait prochainement investir.
20:33Et on a fait récemment
20:35un webinaire
20:35dans lequel Vincent a participé
20:37et on a eu effectivement
20:38des retours très positifs
20:39de multigérants cette fois-ci
20:42sur le produit.
20:44Il y a même une personne
20:44qui, à titre personnel,
20:45a trouvé l'approche
20:46très intéressante
20:47et demandait
20:47si on pouvait en acheter
20:48en PEA.
20:49D'accord.
20:50Malheureusement,
20:50on coche un certain nombre de cases,
20:51mais pas la case du PEA.
20:52Pas un PEA, d'accord.
20:54Mais voilà.
20:54En tout cas,
20:55la façon dont fonctionne le fonds,
20:57visiblement,
20:58l'avait quelqu'un
20:59qui travaillait
20:59dans une très très grande
21:00société de gestion américaine
21:01en l'occurrence.
21:02Et à titre personnel,
21:03il demandait
21:03s'il pouvait acheter ce produit.
21:04Donc voilà,
21:05on trouve ça très intéressant.
21:06Effectivement,
21:06ce grand Asti
21:07dont on ne peut pas donner le nom,
21:09comme c'est le cas habituellement,
21:10mais qui est prêt
21:11à rejoindre l'aventure
21:12une fois que le fonds
21:12sera un peu plus gros.
21:14Parce que pour l'instant,
21:14effectivement,
21:15il a été financé au départ
21:16par des acteurs
21:17de l'économie sociale et solidaire.
21:19D'accord.
21:20Voilà.
21:20Donc c'est aussi
21:21un fonds
21:22qui est capable
21:22de regrouper
21:23pas mal d'intérêts
21:25d'investisseurs
21:26de nature.
21:27Et d'aller chercher
21:28l'adhésion aussi
21:29des acteurs
21:30de l'économie sociale.
21:31Qui ne sont pas habituels.
21:32Merci à tous les deux.
21:33Merci Morgane Monestier,
21:35gérante chez Préval Finance.
21:36Merci Vincent Aurillac,
21:37président d'Axilia.
21:38Et quant à nous,
21:38on se retrouve tout de suite
21:39dans L'Oeil de l'Expert.
21:44Et pour finir cette émission,
21:46L'Oeil de l'Expert.
21:47Nous avons le plaisir
21:47de retrouver sur le plateau
21:48de Smart Patrimoine
21:49Marc Lefebvre.
21:50Bonjour Marc.
21:51Bonjour Nicolas.
21:52Merci d'être avec nous.
21:53Vous êtes président
21:53de Place des Investisseurs
21:54et nous allons évoquer ensemble
21:56l'observatoire
21:57des investisseurs individuels
21:59mené tous les ans
22:00par Place des Investisseurs
22:01mais aussi par OpinionWay.
22:03Est-ce que vous constatez
22:05une fois encore
22:06une évolution du profil
22:07des investisseurs,
22:08notamment des investisseurs
22:09boursiers, Marc,
22:10sur l'année qui vient
22:10de s'écouler ?
22:11Tout à fait.
22:12On a quatre grands enseignements
22:14dans cette étude.
22:15La première,
22:16c'est que le profil
22:17évolue et se renouvelle.
22:19D'accord.
22:19Et d'ailleurs,
22:20se rajeunit.
22:21Donc ça,
22:21c'est une très très bonne nouvelle.
22:23En 2025,
22:24la proportion des nouveaux investisseurs,
22:26c'est à peu près 13%.
22:27D'accord.
22:28C'est des nouveaux investisseurs
22:28qui sont venus depuis 2024.
22:31Parmi ces nouveaux investisseurs,
22:33les moins de 45 ans
22:35représentent 84%.
22:37Et 44% des investisseurs
22:40qui ont commencé
22:41à investir en bourse
22:42ont moins de 30 ans.
22:43D'accord.
22:44Donc c'est vraiment
22:44un rajeunissement.
22:45Et ce,
22:46quelles que soient les phases,
22:47y compris dans les phases
22:48un peu plus compliquées
22:48en ce moment.
22:49Et ce n'est pas la première fois
22:50que vous le constatez en plus.
22:51Ce n'est pas la première fois.
22:52Ça fait maintenant,
22:53je dirais,
22:544-5 ans
22:55qu'on est vraiment
22:55sur une tendance
22:56d'un rajeunissement.
22:57Et c'est au sein
22:58de Place des investisseurs
22:58quelque chose
22:59sur lequel on capitalise
23:00beaucoup,
23:00autour de l'éducation financière.
23:02On veut attirer
23:03de plus en plus de jeunes
23:04pour le financement
23:05de l'économie réelle.
23:06C'est essentiel.
23:06D'accord.
23:07Les patrimoines importants
23:08qui sont plus détenus
23:09par les personnes
23:11plus âgées,
23:12c'est également essentiel.
23:13Mais les jeunes
23:14ne les oublions pas.
23:15Donc ça,
23:15c'est le premier
23:15grand enseignement.
23:16Le deuxième enseignement,
23:18c'est qu'on a des investisseurs
23:19qui aujourd'hui sont autonomes
23:20et friands d'informations
23:21qui utilisent la bourse
23:22pour diversifier leur patrimoine.
23:24D'accord.
23:25Souvenez-vous
23:25de la raison d'être
23:26de Place des investisseurs.
23:27C'est de placer
23:28le citoyen au cœur
23:30de l'économie
23:32et du financement
23:33des transformations du monde.
23:34Donc c'est très ambitieux.
23:36Donc dans ce financement,
23:37il y a toutes les classes d'actifs.
23:38Mais les actions,
23:39évidemment,
23:39restent très centrales
23:41et importantes.
23:42Je crois que vous aviez
23:42juste avant quelqu'un
23:43qui représentait
23:44le private equity.
23:45On voit d'ailleurs
23:45les particuliers
23:46de plus en plus présents
23:47sur ce sujet.
23:47D'accord.
23:48Mais là,
23:48on voit qu'effectivement
23:52les investisseurs
23:52veulent diversifier exactement.
23:54D'accord.
23:54Et sur le long terme ?
23:55Sur le long terme.
23:56Ils sont plus jeunes
23:57et on va chercher
23:57du long terme aussi ?
23:58C'est-à-dire qu'on est vraiment
23:59dans un objectif de retraite
24:00ou en tout cas
24:01de moment de la vie
24:02plus éloignée.
24:03Exactement.
24:04Donc diversifiée
24:05et effectivement long terme.
24:06On a également
24:08des utilisations,
24:09des outils digitaux
24:09qui se renforcent.
24:10C'est-à-dire également
24:12facilité par les jeunes
24:14qui arrivent
24:14de façon importante.
24:16Donc que ce soit
24:17pour les sites
24:18d'informations spécialisées
24:19ou pour passer ses ordres.
24:21D'accord.
24:21Ça c'est important.
24:22Donc les plateformes
24:23si je comprends bien.
24:23Les plateformes.
24:24En direct.
24:25Le troisième grand enseignement,
24:27c'est qu'on voit
24:28un intérêt croissant
24:28des investisseurs
24:29pour les crypto-monnaies.
24:30N'oublions pas qu'en France
24:31d'ailleurs, il y a plus d'investisseurs
24:32en crypto-monnaies
24:32qu'en actions.
24:33Donc ça c'est peut-être
24:34au global.
24:35D'accord.
24:36C'est peut-être un petit souci.
24:37Mais en tout cas,
24:38sur les investisseurs
24:39en bourse,
24:40on voit,
24:41si on fait un cross-selling,
24:42qu'il y a 20%
24:43des investisseurs
24:44qui détiennent également
24:45des crypto-monnaies.
24:46D'accord.
24:46Et qu'il y a 29%
24:47des non-possesseurs
24:48qui envisageraient
24:48d'en avoir.
24:49Donc on voit
24:50que le sujet crypto-monnaie,
24:51si on revient toujours
24:51sur notre diversification
24:53des actifs,
24:55est toujours
24:55une partie prenante importante.
24:58Si j'essaye de faire
24:59un lien qui n'existe
25:00peut-être pas,
25:01ça veut dire que
25:01ces nouveaux investisseurs
25:03qui investissent en actions
25:05investissent
25:05de facto aussi
25:06en crypto-monnaies.
25:07Exactement.
25:08Et sont pour beaucoup
25:09d'entre eux
25:09venus d'ailleurs
25:10à la bourse,
25:11d'abord par les crypto-monnaies,
25:12ce qui n'a aucun rapport
25:13avec la bourse.
25:13Bien sûr.
25:14Qui se sont dit
25:15j'ai investi en crypto-monnaies,
25:16pourquoi je ne vais pas
25:17m'intéresser à la bourse.
25:18D'accord.
25:18Donc là, on a tout un travail
25:20une fois de plus
25:21au sein de places d'investisseurs
25:22que l'on mène
25:23autour d'investisseurs
25:24académies,
25:24d'éducation financière,
25:27des populations plus jeunes
25:28et de l'agente féminine
25:30qui là aussi
25:31dans ce domaine
25:31a beaucoup à faire.
25:33Donc ça,
25:34c'est un point important.
25:3653% des investisseurs
25:37sont intéressés
25:38pour en savoir plus
25:39sur la crypto-monnaie.
25:40Donc ça,
25:40ça va dans le sens
25:40de ce qu'on disait.
25:41Et puis,
25:42quand ils choisissent
25:43d'investir en actions,
25:4453% là encore
25:46prennent souvent en compte
25:47les critères ESG.
25:48D'accord.
25:49Et plutôt le G d'ailleurs
25:50d'ESG.
25:51Donc tout ce qui est gouvernance
25:52par rapport en écho
25:54avec la personne précédente
25:56que vous interrogez,
25:57la gouvernance
25:57est là aussi
25:58toujours bien présente.
25:59Donc l'ESG reste présent
26:01même si on voit
26:02qu'au niveau réglementaire,
26:03politique,
26:04ça peut être remis en cause,
26:05ça peut évoluer ou autre.
26:07Au niveau des investisseurs
26:08que vous questionnez,
26:10ça reste un sujet
26:10tout à fait présent
26:12dans les décisions
26:12d'investissement.
26:13Exactement.
26:14Donc là,
26:14il faut capitaliser là-dessus.
26:16Le quatrième grand
26:18enseignement,
26:19c'est que
26:19si on fait un focus
26:21sur les moins de 30 ans,
26:22ce sont des investisseurs
26:23qui vont s'estimer
26:24plus autonomes
26:25mais également
26:26plus confiants
26:27dans la bourse.
26:2881% contre 75%
26:30pour l'ensemble
26:30des investisseurs individuels.
26:31Donc là,
26:31un vent de fraîcheur
26:32important.
26:34Et puis des investisseurs
26:35pleinement satisfaits
26:36et ça va faire plaisir
26:37aux émetteurs
26:37à l'égard de la communication
26:39des entreprises.
26:40Donc là,
26:40gros progrès également.
26:42Donc au final,
26:43on a,
26:43et c'est la première fois
26:44qu'on fait ça,
26:45on a pu mettre au point
26:47cinq grands profils
26:48d'investisseurs.
26:49Alors,
26:50les grands gagnants,
26:51c'est les bâtisseurs,
26:5131%
26:52qui investissent
26:52sur le long terme
26:53avec patience,
26:55sérieux,
26:55en diversifiant.
26:57La deuxième catégorie,
26:58les stratèges
26:59qui sont des actionnaires
27:00qui sont confiants
27:00et engagés
27:01et qui vont investir
27:02de façon éclairée.
27:03Les dynamiques,
27:0418%,
27:05très actifs,
27:06très informés,
27:07sensibles aux enjeux
27:08sociétaux
27:08dont on parlait précédemment.
27:10Sereins,
27:1017%,
27:11donc tout ça
27:11est assez serré,
27:13qui vont privilégier
27:14la sécurité
27:14et la stabilité.
27:15Et puis,
27:15toujours dans les classements,
27:16il y a des gens
27:17un peu moins impliqués,
27:18les prudents,
27:19qui sont peu actifs
27:20et qui, eux,
27:21privilégient la simplicité
27:22et ont besoin
27:24d'être rassurés.
27:25Mais je dirais
27:25que c'est cette diversité
27:26qui fait la richesse
27:28des investisseurs en bourse
27:29dont on a besoin
27:30une fois de plus
27:30pour financer
27:31les PME et les ETI.
27:33Merci, Marc Lefèvre,
27:34de nous avoir accompagnés
27:35sur le plateau
27:35de Smart Patrimoine.
27:36Je rappelle que vous êtes
27:37le président
27:37de Place des investisseurs.
27:38Merci d'avoir présenté
27:40ce sondage,
27:41donc Place des investisseurs
27:42et Opinion Way.
27:43Merci beaucoup.
27:44Merci.
27:44Et quant à nous,
27:45on se retrouve très vite
27:46sur Be Smart for Change.
27:49Sous-titrage Société Radio-Canada
27:53...
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