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  • il y a 2 jours
Les informés de franceinfo du mardi 21 avril 2026

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Transcription
00:1220h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:17Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, sur le canal 16 de la TNT,
00:22à la une des aides pour les grands rouleurs, ceux qui utilisent beaucoup leurs voitures,
00:26pour travailler, annonce du Premier ministre ce soir face à la hausse du prix des carburants,
00:32d'autres aides élargies également, on en parle en détail dans un instant.
00:36La guerre au Moyen-Orient qui coûte à la France entre 4 et 6 milliards d'euros,
00:40autant d'économies à aller chercher dès le gouvernement, mais est-ce le bon moment ?
00:43Nous allons en débattre.
00:44La guerre sur le terrain, reprise des frappes ou des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis,
00:49Donald Trump souffle à nouveau le chaud et le froid, l'Iran de son côté estime que le cessez-le
00:54-feu prendra fin cette nuit,
00:55et puis autre front, autre trêve entre Israël et le Liban, Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre libanais.
01:02Avec nous ce soir dans Les Informés, Isabelle Lasserre, bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique.
01:12Bonsoir Christophe Jacubizine.
01:13Bonsoir à tous.
01:14Directeur de la rédaction des Echos, Emilio Mellet également avec nous, bonsoir.
01:18Bonsoir.
01:18Grand reporter au service politique de l'humanité, bonsoir Serge Faubert.
01:22Bonsoir Victor.
01:23Directeur de la rédaction de Pure Politique et enfin, bonsoir Erwann Benezet.
01:27Bonsoir.
01:27Du service économie du Parisien, aujourd'hui en France.
01:32Ceux qui prennent leur voiture tous les jours sur des kilomètres pour travailler vont donc désormais eux aussi recevoir des
01:39aides.
01:39Sébastien Lecornu l'a annoncé ce soir, c'était sur le perron de Matignon à l'issue d'une réunion.
01:45Évidemment, la question des travailleurs modestes, grands rouleurs.
01:48On a beaucoup parlé des aides-soignantes, des aides à domicile, autant de métiers évidemment qui sont dépendants des véhicules.
01:55Là aussi, les ministres ont reçu mandat d'élaborer un dispositif d'accompagnement grand rouleur pour pratiquement 3 millions de
02:02Français, des Français qui travaillent.
02:03On reste sur le soutien à l'activité, je le redis.
02:06Et là, l'idée étant d'avoir une aide forfaitisée qui correspondrait en moyenne en quelque sorte à 20 centimes
02:12là aussi par litre.
02:13Sébastien Lecornu tout à l'heure à Matignon, le Premier ministre, Serge Foubert, qui n'avait pas vraiment d'autre
02:18choix que d'élargir ses aides, en particulier aux grands rouleurs jusque-là oubliés ?
02:23Moi, j'ai l'impression qu'il avait d'autres choix.
02:25Pourquoi ? Parce que le gouvernement a fait le pari d'une guerre qui serait limitée dans le temps et
02:31qui pouvait donc être compensée par des aides ciblées.
02:36Maintenant, plus ça avance d'abord, on commence à se dire que la guerre, elle risque de durer et puis
02:40de s'enliser.
02:41Et que deuxièmement, les aides ciblées, ça ne va pas être reproductible à l'infini.
02:45Donc, il va bien falloir envisager des mesures un petit peu plus d'ensemble.
02:50Donc, il y a la baisse des taxes sur les carburants.
02:54Mais ça, le gouvernement a déjà dit, c'est non.
02:55Oui, mais il est prisonnier de sa propre logique.
02:58Il ne veut pas reconnaître qu'il y a un choc pétrolier, qu'il y a un choc énergétique.
03:01Voilà. Il ne veut pas le dire. Donc, on fait du rafistolage.
03:07Mais les réserves de l'État...
03:08Il dit surtout qu'il n'a pas d'argent à démenter.
03:10Oui, mais ça, il nous le dit depuis le début.
03:12Mais le problème, c'est que les consommateurs, les Français qui ont besoin de se déplacer,
03:16si demain, ça continue d'augmenter, ils auront toujours besoin de se déplacer.
03:21Donc, il va falloir prendre des mesures beaucoup plus radicales.
03:23Et surtout, une mesure d'ensemble.
03:26C'est-à-dire, soit le blocage des prix, soit une réduction de la TVA,
03:30comme ça, c'est fait en Espagne.
03:31Soit ce qu'on appelle l'Axis, c'est-à-dire les autres taxes sur les carburants.
03:35On peut peut-être baisser ça ou faire une TIPP flottante.
03:38Je ne sais pas, mais il va falloir quand même une mesure d'ensemble.
03:41Mais ça, Christophe Jacubizine, Sébastien Lecornu l'a redit tout à l'heure,
03:45ce n'est pas du tout dans les plans du gouvernement.
03:47Non, d'abord, parce qu'objectivement, la France n'a pas les moyens budgétaires, ça c'est clair.
03:51En plus, il va falloir trouver de l'argent pour la défense si la guerre continue,
03:54comme mon voisin l'affirme.
03:56Le dispositif, il est plus large que le précédent,
03:58parce qu'on est quand même à 170 millions d'euros par mois.
04:02Et le Premier ministre explique que ça serait reconduit tous les mois,
04:05pendant trois mois au moins, et on verra après.
04:07Et effectivement, l'aide aux routiers ou aux pêcheurs est augmentée.
04:13On passe de 20 à 35 centimes de subvention par litre.
04:16Augmentation pour les agriculteurs également.
04:17Oui, exactement.
04:18Et ce qu'on appelle les grands rouleurs,
04:19c'est-à-dire les professions qui font plus de 8000 kilomètres par an.
04:22Il y a beaucoup d'infirmières, d'aide-soignants qui sont concernés.
04:25L'infirmier, on ne sait pas encore.
04:27C'est grand rouleur.
04:283 millions de Français, 8000 kilomètres par an.
04:31Et en plus, ça sera sur du déclaratif.
04:33J'étais avec le Premier ministre ce midi, il m'a dit qu'on n'est pas chien.
04:35Il n'y aura pas de vérification.
04:37Il l'a redit ce soir, on ne va pas fliquer, ce sont ces mots.
04:39Vous avez dit qu'on n'est pas chien.
04:40Il ne faut pas être chien.
04:41Donc du coup, en fait, on ratisse assez large quand même.
04:45Il ratisse assez large, 3 millions de Français.
04:478000 kilomètres, ce n'est pas non plus un forfait annuel.
04:51Beaucoup de gens sont accessibles.
04:52Beaucoup de gens font plus de 8000 kilomètres pour se rendre à leur travail.
04:55Donc le dispositif, je trouve que personne n'en sait rien
04:58combien de temps elle va durer cette guerre.
05:00Donc déjà, un, trois mois, c'est déjà pas mal.
05:02Et deux, encore une fois, subventionner les hydrocarbures, c'est idiot.
05:05C'est-à-dire qu'on ne va pas commencer à subventionner
05:07comme on l'a fait en 2022, alors qu'on veut convertir,
05:10qu'on veut faire plus écologique,
05:12qu'on veut encourager les énergies renouvelables
05:16et qu'on n'a pas l'argent.
05:17Ça fait beaucoup de raisons pour faire un dispositif
05:20relativement ciblé comme il est aujourd'hui.
05:22Erwin Menezen.
05:22C'est une course de fond.
05:24Je ne sais pas si autour de cette table,
05:25quelqu'un a déjà couru un marathon,
05:26mais si vous partez, bravo, vous allez pouvoir nous dire.
05:30Isabelle Lasserre qui a levé la main,
05:31voilà, pour ceux qui nous écoutent.
05:33La stratégie, c'est de ne pas partir trop vite
05:34parce que sinon, vous vous essoufflez trop tôt
05:36et en général, le mur des 30 kilomètres,
05:38vous ne le passez pas.
05:39Même pas sur les 20 si on part trop vite.
05:42On en est à combien pour le gouvernement ?
05:43C'est ça la question.
05:44C'est sans doute, pour l'instant,
05:47peut-être que le début d'une course.
05:51Pour reprendre ma question de tout à l'heure,
05:54Sébastien Lecornu, quelque part,
05:55n'avait pas le choix d'aller plus loin,
05:56d'avancer d'un cran.
05:57Même si, effectivement, on pourrait demander
05:59l'opposition et les oppositions le demandent.
06:01On va peut-être l'entendre après,
06:03mais d'autres mesures plus générales.
06:05Et comme le dit Christophe,
06:06effectivement, on passe déjà de 70 millions d'euros
06:08à 100 millions.
06:09Alors, Bercy me disait là,
06:10juste avant d'arriver,
06:11que ce serait 180 millions.
06:12Voilà, le chiffre, a priori, sera donné.
06:14180 millions d'euros,
06:15des aides ciblées.
06:17C'était 70 auparavant ?
06:18Oui, c'était 70 sur A et d'égal,
06:21puisqu'on rajoutait dessus le chèque énergie,
06:23mais il va y passer,
06:24donc ça faisait 150,
06:2670 d'un côté,
06:27et on arrive à 180 millions d'euros par mois.
06:33Mais, effectivement,
06:34il n'a pas le choix,
06:36parce qu'à chaque fois qu'on est dans une crise,
06:38le reproche qui est fait au gouvernement,
06:39c'est de ne pas réagir trop vite.
06:41Quand on sort de la crise,
06:42le reproche qui est fait au gouvernement,
06:43c'est d'avoir trop dépensé sur le conjoncturel
06:46et de ne pas investir sur le structurel.
06:49Le structurel, c'est effectivement,
06:50peut-être, le plan électrification,
06:52c'est la transition énergétique,
06:53c'est l'aide à la mobilité électrique
06:57pour que ça coûte moins cher.
06:59Il a dit tout à l'heure,
07:00Sébastien,
07:00il ne faut pas opposer le court et le long terme.
07:03Oui, c'est le fameux fin du mois
07:05et fin du monde.
07:06Mais, effectivement,
07:07là, j'ai l'impression,
07:09pour la première fois
07:11dans les différentes dernières crises,
07:14il y a cette volonté
07:16à tenir le plus possible
07:18sans ouvrir les vannes
07:19des finances publiques,
07:20parce que, réellement, là,
07:21on est face à un mur.
07:23Juste, je répète,
07:24on vient de faire la bascule.
07:27la charge de la dette,
07:2964 milliards d'euros,
07:31le montant du budget,
07:33du premier budget de l'État,
07:34l'éducation,
07:35hors retraite,
07:3663 milliards d'euros par an.
07:38Et donc, là, on y est,
07:39ça devient le premier budget de l'État.
07:43On investit le plus
07:45dans ce qui nous permet
07:46de rembourser la dette
07:47plutôt que l'éducation de nos enfants, par exemple.
07:49Le Rassemblement National, ce soir,
07:51parle de mesurette,
07:52c'est ce que dit sur France Info
07:53le député Franck Alizio.
07:55Encore ce matin,
07:55Jean-Danme Barada
07:56demandait une nouvelle fois
07:57la réduction de la TVA
07:59sur les carburants,
08:01la suppression des certificats
08:02d'économie d'énergie.
08:03Emilio Mellet,
08:04même question,
08:04le gouvernement a-t-il aujourd'hui
08:05les moyens d'aller plus loin ?
08:06On voit qu'il ne le veut pas,
08:07de toute façon.
08:08Il se trouve qu'avant l'émission,
08:10j'ai regardé,
08:10j'étais là le mois dernier,
08:11il y a un mois,
08:12quasiment jour pour jour sur le plateau,
08:13d'ailleurs avec Christophe Jacobzin,
08:14sur à peu près le même sujet,
08:16on est toujours au même questionnement.
08:17C'est-à-dire qu'à ce moment-là,
08:18on se disait déjà
08:19que le gouvernement
08:20voulait régler la question
08:26en produisant plus.
08:27Ça n'a pas marché.
08:28Ensuite, il y a eu des aides
08:29très ciblées
08:29que mon confrère vient d'évoquer.
08:31Ça n'a pas marché.
08:33Aujourd'hui,
08:33on se retrouve toujours
08:33face au même mur
08:34qu'à celui du refus absolu
08:36de bloquer les prix.
08:37Effectivement,
08:39baisser les taxes
08:40sur les carburants,
08:40ça revient à vider
08:41les caisses de l'État
08:41puisque c'est un manque à gagner.
08:43La question,
08:44c'est celle du blocage des prix
08:44qui serait en réalité
08:46d'aller chercher sur les marges,
08:48du rogner sur les marges
08:50des pétroliers.
08:51Je rappelle que total
08:51au mois de marge...
08:55Vous avez déjà essayé
08:55de l'Union soviétique.
08:56Laissez-moi terminer,
08:57vous allez voir.
08:58Total,
08:58que vous avez l'air d'adorer,
09:00c'est un milliard d'euros
09:01ne serait-ce que sur le mois de mars.
09:03À l'échelle européenne,
09:04depuis le début de la guerre,
09:04les compagnies européennes
09:05réalisent 80 millions d'euros
09:07de sur-profit.
09:08Pas de profit,
09:09de sur-profit par jour.
09:10C'est 11 millions d'euros
09:11par jour à l'échelle de la France.
09:13Il y a de l'argent
09:14à aller chercher
09:14et en l'occurrence,
09:15il y en a qui s'en mettent
09:17plein les poches
09:17et c'est peut-être là
09:18en bloquant les prix justement
09:19ce qui pourrait soulager
09:20de façon immédiate
09:21parce que je suis d'accord,
09:21il faut investir
09:22dans la transition écologique.
09:23Mais les gens ont besoin
09:24d'être soulagés aussi
09:25dès maintenant.
09:26Et en fait,
09:26ça ne peut pas être l'un ou l'autre,
09:27ça doit être les deux.
09:28Isabelle Lacerra.
09:29Oui, alors moi j'ai peur
09:30que ces mesures
09:32entrent en contradiction
09:33avec la situation géopolitique.
09:36Peut-être que la guerre d'Iran
09:38va s'arrêter dans 15 jours
09:40ou 3 semaines
09:41ou en tout cas
09:41qu'elle ne va pas reprendre.
09:43Mais même si c'est le cas,
09:44ça ne va pas résoudre
09:45le problème du détroit d'Hormuz.
09:48Les Iraniens jusque-là
09:50s'étaient abstenus
09:51d'utiliser ce levier
09:53pour leur bras de fer
09:56avec l'Occident.
09:56Ils ont compris
09:57que c'était une arme économique
09:58de l'Occident.
09:58Ils ont compris
09:58qu'ils avaient désormais
09:59une espèce de valise en or géante
10:03et ils vont forcément le réutiliser.
10:06C'est-à-dire que c'est un outil
10:08qu'ils se sont approprié,
10:10qu'ils ont en quelque sorte découvert.
10:12Donc même en cas de paix armée
10:14ou de cesser le feu
10:16qui se prolonge,
10:17le détroit d'Hormuz
10:18ne va pas revenir
10:20en 24 heures
10:21à la situation de stabilité
10:23qui était la sienne.
10:24Deuxième chose,
10:25et ça, ça concerne la France
10:27mais aussi l'Europe,
10:30toute cette crise économique
10:33induite par la guerre en Iran
10:35affecte pour l'instant
10:37de manière relativement modérée
10:39mais affecte quand même
10:40l'aide et risque d'affecter grandement
10:43l'aide apportée par les Européens
10:45à l'Ukraine.
10:46Or, tout ce qui affecte l'Ukraine
10:48renforce la Russie
10:50et tout ce qui renforce la Russie
10:52est une menace supplémentaire
10:55pour le continent européen
10:56et donne davantage
10:59de crédit
11:01à toutes les hypothèses
11:02d'une guerre future
11:04entre la Russie
11:06et l'Union Européenne.
11:07Voilà pourquoi,
11:08de tous les côtés,
11:10ça ne colle pas.
11:11Sur le détroit d'Hormuz,
11:12Serge Faubert,
11:13et les conséquences économiques
11:14qu'on l'a compris
11:15vont durer sans doute
11:16des semaines,
11:16voire des mois
11:17encore en France.
11:19La difficulté,
11:19c'est aussi que
11:20le gouvernement,
11:21c'est qu'il est là
11:22pour un temps duré
11:23vu qu'il y a la présidentielle
11:25dans un an,
11:26ça complique aussi l'équation.
11:27Le gouvernement est là
11:29pour un temps
11:32qui n'est pas défini
11:33parce que le gouvernement
11:34il peut tomber
11:35à n'importe quel moment.
11:36Il suffit qu'une motion de censure
11:38soit votée par l'ensemble
11:39des oppositions
11:40et le gouvernement tombe.
11:42Bon, ce n'est pas le cas
11:43parce que chacun est dans ses calculs
11:45stratégiques pour la présidentielle
11:47mais sur le papier,
11:49arithmétiquement,
11:50c'est possible.
11:51Et deuxièmement,
11:52ce gouvernement manque
11:52qu'à la fois
11:54commence à avoir
11:55des allures
11:55de gouvernement
11:56de transition
11:57ou enfin
11:58on expédie
11:59des affaires courantes
11:59jusqu'à la présidentielle.
12:02Alors même d'ailleurs
12:03qu'on sent un effort
12:04par ailleurs
12:05de Sébastien Lecornu
12:06pour essayer de charger
12:07l'agenda parlementaire
12:08pour occuper l'espace
12:09mais à mon avis
12:10ça ne va pas aller
12:11quand même très loin.
12:13Donc il y a une dynamique
12:14qu'on est déjà
12:14dans une campagne électorale
12:16et on va se trouver
12:17en contradiction
12:18très rapidement
12:19entre des propositions
12:20des partis,
12:22des candidats
12:23qui font des déclarations
12:24et puis une situation
12:25économique
12:26qui sera complètement
12:26à rebours.
12:28Et la question
12:28qui va se poser
12:29immanquablement
12:30c'est la question
12:31de la taxation
12:33des super profits.
12:35ça va revenir
12:36devant l'Assemblée Nationale
12:37c'est réclamé
12:38par la France Insoumise
12:41le Rassemblement National
12:42bon ça dépend
12:43sur qui on tombe
12:44enfin eux aussi
12:45quand même
12:46pensent qu'il y a
12:47quelque chose
12:47à aller chercher là-dessus
12:48et puis c'est un argument
12:49qui parle aux électeurs
12:50lorsqu'on leur dit
12:51dans ce pays
12:52les ultra riches
12:53je parle bien
12:54des ultra riches
12:54ceux que visait
12:56la taxe Zuckman
12:57doivent être mis
12:58à contribution
12:59c'est vrai
13:00qu'on peut l'entendre
13:01dernier élément
13:02je réponds
13:03à mon confrère
13:04sur la question
13:05de la guerre
13:05on ne sait pas
13:06quand est-ce que
13:06ça va s'arrêter
13:08certes
13:08mais il y a la question
13:09je vous renvoie
13:10vers la déclaration
13:11alarmiste de l'OPEP
13:12disant que
13:13mesdames et messieurs
13:14c'est bien gentil
13:15l'histoire du détro d'Hormuz
13:16et la fin de la guerre
13:17mais il y a les réparations
13:19des installations
13:20et ça
13:20ça va prendre
13:21plusieurs mois
13:22voire un an
13:23ça veut dire
13:23que pendant un an
13:25on va avoir
13:25un approvisionnement
13:26sur les marchés
13:27qui va être absolument
13:29en deçà
13:30de ce qu'il était
13:30avant la guerre
13:31et donc ça va renchérir
13:33sur les coûts
13:33et la guerre
13:34qui quoi qu'il en soit
13:34a déjà un coût
13:36en France
13:36puisque le gouvernement
13:37annonçait ce matin
13:38que 6 milliards d'euros
13:39d'économie sur les dépenses
13:40pourraient être réalisés
13:42pour compenser justement
13:43le coût de cette guerre
13:44au Moyen-Orient
13:45un effort de 4 milliards d'euros
13:46sur l'Etat
13:472 milliards
13:47dans la sphère sociale
13:49Christophe Jacubis
13:50la question elle est simple
13:51où est-ce qu'on va trouver
13:51tout cet argent ?
13:52Je ne sais pas
13:52parce que c'est vrai
13:53que vous disiez 6 milliards
13:54il y a 3,5 milliards
13:57qui sont dus à l'augmentation
13:59du coût de la dette
13:59plus de la moitié effectivement
14:00parce que
14:02avec évidemment
14:02les tensions
14:03les taux d'intérêt ont augmenté
14:04les primes de risque aussi
14:06et donc ça nous coûte
14:06déjà aujourd'hui
14:073,6 milliards de plus
14:08et puis sur les allégements
14:10de charges aussi
14:11on en est à 1,5 milliard
14:13pourquoi ?
14:13parce que mécaniquement
14:14le SPIC va augmenter
14:15d'au moins 2%
14:16c'est normal
14:17c'est juste
14:17c'est corrélé à l'inflation
14:19mais du coup
14:19il y a plein de gens
14:20qui vont devenir
14:21SMICAR en fait
14:21et donc du coup
14:22qui vont bénéficier
14:23d'allégements de charges
14:25supplémentaires
14:25et donc tout ça
14:25ça peut augmenter la facture
14:27de 1,5 milliards
14:29cotisation sociale
14:29je crois que c'est le mot
14:30que j'ai dit quoi ?
14:31vous dites charges
14:31ah bah
14:32enfin bon
14:33ok
14:33mais cotisation sociale
14:35mais du coup
14:36c'est pour baisser
14:37c'est pour augmenter
14:37le salaire net
14:38je vous rappelle
14:38voilà
14:39et donc
14:40vous laisserez finir
14:41votre débat
14:42ça veut dire qu'effectivement
14:43il manque déjà 6 milliards
14:45il va falloir les trouver
14:46on sait qu'on va commencer
14:47à préparer le budget
14:48déjà l'an prochain
14:49et donc c'est
14:50sachant qu'il y avait déjà
14:51les 20 milliards d'économies
14:52à trouver dans le précédent budget
14:54et sachant qu'on doit faire aussi
14:55un effort
14:56de défense supplémentaire
14:57que le Premier ministre
14:58a évalué à 6 milliards
14:59donc ça ne va pas être
15:00la même limonade
15:01comme on dit
15:02le budget 2027
15:03et le budget 2026
15:04et Rouen Menezet
15:05pour l'instant
15:05le gouvernement propose quoi ?
15:07des gels de crédit
15:07ça veut dire quoi concrètement ?
15:08dans cette douloureuse
15:10que vous venez d'évoquer
15:12il y a aussi
15:12les 1 milliard d'euros
15:13de déploiement militaire
15:15donc en fait
15:16ça n'arrête pas
15:19et les 150 millions
15:22des aides
15:23ciblées
15:24les 70
15:24plus les 60
15:25du chèque énergie
15:26plus 180 maintenant
15:27enfin
15:28il va y avoir
15:29un effet accélération
15:30donc d'où encore
15:31le fait que
15:31pour l'instant
15:32le gouvernement
15:33a un petit peu
15:33le pied sur le frein
15:34et c'est peut-être
15:35quand même
15:36le meilleur moyen
15:38de préparer
15:39une crise
15:40au long cours
15:41oui
15:41et donc la question
15:42que vous me posiez
15:43était que le gouvernement
15:44prévoit des gels
15:46de crédit
15:46je vous demandais
15:47ce que ça veut dire
15:47précisément
15:48alors il y a gel
15:49et retrait de crédit
15:51là pour l'instant
15:52encore une fois
15:53on est dans une
15:53sémantique un peu progressive
15:55on gèle des dépenses
15:57qui sont prévues
15:58on ne les enlève pas
15:59du budget
15:59on les gèle
16:01et on attend de voir
16:02ce qui se passe
16:02et éventuellement
16:03si la situation
16:06s'améliore
16:07on peut redébloquer
16:09ces gels là
16:09ils ne sont pas
16:11techniquement parlant
16:12retirés du budget
16:13alors que d'un autre côté
16:15d'autres
16:15de certains parlementaires
16:17Eric Coquerel
16:18par exemple
16:19demande déjà
16:20un budget rectificatif
16:21pour que
16:23les arbitrages
16:24soient mis
16:24devant le parlement
16:26ça c'est possible
16:27d'avoir une loi rectificative
16:28sur le budget ?
16:29ah oui oui
16:29c'est tout à fait possible
16:30mais c'est
16:31dans ces cas là
16:31on revient devant le parlement
16:33l'Assemblée nationale
16:34et le Sénat
16:35et on rediscute
16:36des évolutions du budget
16:38alors que là
16:38un gel
16:39le gouvernement
16:40peut effectivement
16:41geler
16:42c'est un signal
16:43qui est envoyé
16:43de responsabilité budgétaire
16:45mais c'est une première étape
16:47ça peut être un débat
16:48qui monte justement
16:49Emilio Mellet
16:50de savoir s'il faut repasser
16:51par le parlement
16:51si ça se fait par exemple
16:52par décret
16:53il y a la question démocratique
16:55ce qui peut être compliqué
16:56pour le gouvernement
16:57de revenir dans un débat parlementaire
16:58c'est que rappelez-vous
16:59les deux précédents
16:59ils ont été extrêmement compliqués
17:01pour lui
17:01parce qu'il n'y a absolument
17:02aucune majorité
17:04pour voter un budget
17:05la dernière fois
17:05ils étaient adoptés
17:06par 49-3
17:07parce que les socialistes
17:07étaient abstenus
17:08sur la censure
17:09Antoine Hollande
17:10propose d'ores et déjà
17:11de refaire la formule
17:12pour l'année prochaine
17:13pour le budget
17:14pour le prochain
17:14faire cela
17:15ça supposerait
17:16que le gouvernement
17:17accepte
17:17que dans le débat
17:18se réinstalle à nouveau
17:19un débat
17:20qu'il souhaite absolument éviter
17:21celui que mon confrère
17:22Serge Faubert a évoqué
17:23c'est celui de la taxation
17:25des plus riches
17:26parce qu'il considère
17:27aujourd'hui
17:27qu'il n'y a simplement
17:28que des problèmes de dépenses
17:29or
17:30c'est ce que demande la CGT
17:31Eric Coquerel
17:32également
17:32dans la commission des finances
17:33toute la gauche
17:35le réclame
17:36je le rappelle
17:37entre 2018 et 2023
17:38il y a un manque à gagner
17:39de près de 310 milliards d'euros
17:40du fait
17:41des suppressions
17:42d'impôts
17:44qu'ont décidé
17:45ou qu'ont décidé
17:45les gouvernements successifs
17:46d'Emmanuel Macron
17:47dans le même temps
17:48les 500
17:49les français les plus riches
17:49ont vu leur fortune
17:50doubler
17:51et donc
17:51c'est tout à fait entendable
17:53pour une majorité
17:54de la population
17:55qui ont demandé des efforts
17:55de demander d'abord
17:56des efforts à ces gens-là
17:57et d'ailleurs
17:58les sondages le montent
17:58de façon sans appel
18:00ils sont favorables
18:01à une taxation accrue
18:03des plus riches
18:04de leur fortune
18:05et de leur patrimoine
18:05Isabelle Lasserre
18:06on l'évoquait
18:08avec Erwann Benézé
18:09pas question de toucher
18:10au budget des armées
18:11avec en plus
18:12cette guerre
18:12qui coûte effectivement
18:13un milliard d'euros
18:14parce qu'on a par exemple
18:15le char de Gaulle
18:15qui s'est déployé
18:16en zone militaire
18:17pas question
18:17c'est-à-dire qu'on a payé
18:19on paye encore aujourd'hui
18:21et là je parle
18:22de tous les pays européens
18:24l'illusion dans laquelle
18:25on a vécu pendant des années
18:28c'est-à-dire depuis 1989
18:29l'illusion selon laquelle
18:31la guerre avait été éradiquée
18:33du continent européen
18:34et qu'on pourrait vivre
18:35dans un monde
18:36de bisounours
18:37en paix
18:38et on a fermé les yeux
18:40sur le monde
18:42qui se réarmait
18:43sur le fait que
18:44dès qu'on franchissait
18:45les frontières
18:47du continent européen
18:48on revenait
18:51comme avant d'ailleurs
18:52dans le monde
18:53de la force
18:53et des règlements
18:55de comptes
18:55et des conflits
18:56inter-étatiques
18:57par la force
18:58et on n'a pas compris
18:59que notre mode de vie
19:01notre désir
19:03de démocratie
19:03était forcément
19:04partagé par tout le monde
19:05donc on le paye
19:06parce qu'on s'est tous
19:07désarmés les européens
19:08la France
19:09moins que les autres pays
19:10mais il est évident
19:12aujourd'hui
19:12qu'on ne peut pas
19:13toucher à ce budget
19:15et c'est d'autant plus vrai
19:16que la période
19:17qui s'ouvre aujourd'hui
19:18qui est une période
19:19de transition
19:20on assiste quand même
19:21à l'effondrement
19:22de l'ancien ordre international
19:23on ne sait pas très bien
19:24encore par quoi
19:25il va être remplacé
19:26mais ça provoque
19:27des périodes de transition
19:28ce sont des périodes
19:30chaotiques
19:30des périodes
19:31de tremblement de terre
19:32et on voit
19:34que les crises
19:35sont multiples
19:36et elles vont même
19:38pouvoir s'étendre
19:39dans six mois
19:40je ne sais pas
19:41la Chine et Taïwan
19:42le danger vient de partout
19:44et on n'est pas encore
19:46du tout au niveau
19:47donc non seulement
19:47on ne va pas pouvoir
19:49raboter le budget
19:49de la défense
19:50mais il va même
19:52sans doute
19:53falloir le monter
19:54ce qui est prévu
19:55oui mais le monter
19:56encore plus
19:57c'est-à-dire qu'on n'est
19:58sans doute
19:58pas au bout
19:59de ce qu'il faudrait
20:01pour pouvoir
20:02simplement
20:04assurer
20:04une défense
20:06confortable
20:07et sûre
20:08de l'Europe
20:09dans un contexte
20:10où Donald Trump
20:11et les Etats-Unis
20:13n'assurent plus
20:14comme avant
20:15leur parapluie
20:16nucléaire
20:16et sécuritaire
20:17systématiquement
20:18donc là
20:19on rentre
20:20les questions
20:20que ça provoque
20:21sont abyssales
20:23et c'est vrai
20:23qu'elles font trembler
20:24Erwan Benezé
20:25si on ne touche pas
20:26aux armées
20:26où est-ce qu'on va
20:27piocher
20:28niveau économie
20:29le député LR
20:30et rapporteur
20:31de la commission
20:32des finances
20:32à l'Assemblée
20:33Philippe Juvin
20:33proposait aujourd'hui
20:34de baisser le budget
20:35de chaque ministère
20:36or celui des armées
20:37on a compris
20:37de 2%
20:38c'est faisable
20:39réalisable
20:39quand on parlait
20:40des gels
20:40tout à l'heure
20:41c'est les gels de crédit
20:42donc c'est déjà
20:43la piste
20:43qui va être
20:45sans doute discutée
20:46en fait
20:46pour résumer
20:47d'un côté
20:48il y a
20:50de réduire les dépenses
20:51le débat
20:52c'est ça
20:53c'est réduire les dépenses
20:54d'un côté
20:54et augmenter les recettes
20:55de l'autre
20:56donc vous avez
20:56un gouvernement
20:57qui aujourd'hui
20:58propose des réductions
20:59de dépenses
20:59dont les gels de crédit
21:00et de l'autre côté
21:01vous avez
21:02des parlementaires
21:03notamment Éric Coquerel
21:04qui dit
21:05il faut augmenter
21:06les recettes
21:06donc augmenter
21:07les recettes
21:07dans les pistes
21:08qui sont évoquées
21:09même
21:09Roland Lescure
21:10le ministre de l'économie
21:11ce matin
21:11sur votre antenne
21:13expliquait que
21:15taxation
21:16des super profits
21:17oui
21:18ben voilà
21:19il ne fermait pas la porte
21:20et puis vous aviez
21:22éventuellement
21:22de baisser
21:23les exonérations
21:23de charges
21:24des charges patronales
21:25jusqu'à 3 SMIC
21:27donc ça
21:28pour l'instant
21:28c'est ce que propose
21:29le gouvernement
21:30de réduire les dépenses
21:32et l'autre côté
21:33vous avez
21:34les recettes
21:35donc augmenter
21:36les taxations
21:38qui vont arriver
21:38c'est la raison
21:39pour laquelle
21:40là encore
21:40dans notre journal
21:41ce week-end
21:42Roland Lescure
21:43dit
21:43un budget rectificatif
21:44pour l'instant
21:45c'est trop tôt
21:46parce que
21:46si comme vous le disiez
21:48on remet tout ça
21:49en débat au Parlement
21:50ça va être à nouveau
21:51des guerres
21:52alors qu'on commence
21:53à peine à réfléchir
21:54au budget 2027
21:55Serge Faubère
21:56on l'a senti agacé
21:57tout à l'heure
21:57Sébastien Lecornu
21:58sur le perron de Matignon
22:00au moment de ses annonces
22:01il est d'autant plus agacé
22:02qu'il sait très bien
22:04que la petite histoire
22:05de geler des crédits
22:06ça a ses limites
22:07et ses limites
22:08sont fixées par la loi
22:09c'est à dire
22:10qu'on peut
22:12geler jusqu'à
22:131,5%
22:14du budget
22:15et après
22:16c'est le projet
22:17de loi rectificatif
22:181,5%
22:19du budget
22:20c'est à la louche
22:21c'est autour de 10 milliards
22:22on en est à 6
22:24donc il reste
22:25on peut encore s'amuser
22:26avec 4 milliards
22:26et après
22:27il va falloir aller devant
22:28la représentation nationale
22:29et expliquer
22:31où on va trouver
22:31l'argent
22:32pour financer
22:33cet effort de guerre
22:34nécessaire
22:36comment on va
22:36maintenir nos engagements
22:37vis-à-vis de l'Ukraine
22:38comment on va faire
22:39tout ce qu'on avait
22:40prévu de faire
22:41il va falloir mettre
22:42effectivement
22:42les ultra riches
22:43à contribution
22:44parce qu'il n'y a pas
22:45d'autre solution
22:45il faut qu'on m'explique
22:47mais en tout cas
22:48ce débat
22:49essentiel
22:50essentiel
22:51doit avoir lieu
22:52devant la représentation nationale
22:53et il aura lieu
22:55le seul débat
22:56aujourd'hui
22:56c'est la date
22:57mais les 4 milliards
22:59de latitude
23:00qui restent
23:01sur les 10 milliards
23:02qu'on peut geler
23:03ils vont vite
23:04être utilisés
23:05donc maintenant
23:06il faut quand même
23:07se poser la question
23:07de savoir ce qu'on fait
23:08alors on peut dire
23:09ce budget
23:10on n'y touche pas
23:11mais si on n'y touche pas
23:13moi je vous mets en garde
23:15vous voulez les gens
23:16dans la rue
23:16en train de manifester
23:17en disant
23:19baisser le prix de l'essence
23:20on sait comment ça s'est terminé
23:21la dernière fois
23:22ça a commencé sur le prix du gazole
23:23je le rappelle
23:24et ça s'est terminé
23:25par les gilets jaunes
23:26si on a envie de jouer à ça
23:28on peut jouer à ça
23:29je pense que ce risque
23:30dans le pays
23:30personne ne veut le prendre
23:31surtout en année électorale
23:33donc la question c'est
23:34qui va payer
23:35effectivement
23:36l'effort nécessaire
23:38qu'on doit faire
23:39pour le budget
23:39il y a beaucoup d'émagogie
23:41dans tout ça
23:41d'abord un
23:42on ne va pas financer
23:43l'effort de défense
23:45supplémentaire
23:45ça sera dans le budget
23:45de 2027
23:46donc ne vous inquiétez pas
23:47il y aura un débat budgétaire
23:48pour augmenter
23:50effectivement de 6 milliards
23:50les investissements militaires
23:53ensuite
23:53la marge de manœuvre
23:55elle est là
23:56effectivement
23:56les 6 milliards
23:57on peut aller jusqu'à 10 milliards
23:58de gel de dépense
24:00et objectivement
24:01déjà on a quand même
24:02fait un effort
24:03sur le budget
24:03puisque vous savez
24:03qu'on est passé
24:04de 5,4%
24:05d'objectifs de déficit
24:06à 5,1%
24:08il y a un peu de marge
24:09donc il n'y aura pas
24:10de débat budgétaire
24:11avant septembre
24:12le gouvernement
24:12serait bien
24:14il y a les lettres de cadrage
24:15qui vont partir
24:16il y aura les débat budgétaire
24:17à partir de septembre
24:18première chose
24:19deuxième chose
24:19cette obsession
24:20on dirait
24:20le médecin malgré lui
24:22dans Molière
24:22des saignés
24:23pour essayer de guérir le malade
24:24à la fin
24:25le malade il meurt
24:26donc l'économie française
24:27est l'une des économies
24:28les plus taxées en Europe
24:29on peut continuer à taxer
24:30on peut taxer
24:31les grandes entreprises françaises
24:32il n'y a pas de problème
24:32ça va durer un an
24:33deux ans
24:33puis après il n'y aura plus
24:34d'entreprises
24:34donc on peut l'essayer ça
24:36on l'a déjà essayé
24:37on entend depuis 1980
24:38cet argument
24:39pardon
24:40on a changé de retourner
24:42vous l'avez fait en Union soviétique
24:44vous l'avez fait à Cuba
24:44vous avez vu le résultat
24:45maintenant on est dans l'Union soviétique
24:47vous êtes caricatural
24:48c'est exactement ce que vous préconisez
24:53restons dans un débat
24:54parce que si on commence
24:55à invoquer l'Union soviétique
24:57on est dans n'importe quoi
24:58ça y est maintenant on a Cuba
25:00vous allez me sortir Chavez
25:01dans deux secondes
25:01je voudrais prendre la parole
25:03à une Union mêlée de l'humanité
25:04s'il vous plaît messieurs
25:05je vois que Serge fait le travail pour moi
25:07donc tout va bien
25:08je vois ça
25:08vous êtes tous aujourd'hui
25:09c'est suffisamment rare
25:10pour être souligné
25:11mais non
25:11je vous trouve extrêmement caricatural
25:13aussi monsieur Jacques-Ubizine
25:14parce qu'en fait
25:15en l'occurrence
25:16c'est ce que je disais tout à l'heure
25:16les 500 plus fortunes principales
25:18de ce pays
25:19ont vu leur fortune
25:19c'est obsessionnel
25:22vous êtes tout aussi obsessionnel
25:23à ne pas vouloir
25:23créer la richesse
25:24créer la richesse
25:25créer de la croissance
25:26créer de l'emploi
25:26ce sont les salariés
25:27qui les créent la richesse
25:27comme d'autres grands pays
25:29comme la Chine ou les Etats-Unis
25:30quand on voit un dément
25:31comme celui-ci
25:33on se demande
25:33pourquoi il ne s'enflamme pas
25:35dans la rue
25:35comme vous le disiez tout à l'heure
25:37la crainte
25:37il est vrai
25:37que le gouvernement
25:38aujourd'hui a ça en tête
25:40et selon l'expression consacrée
25:41surveille
25:43cette montée de contestation sociale
25:45comme le lait sur le feu
25:46la différence
25:47avec 2018
25:48novembre 2018
25:49le début du mouvement
25:50des gilets jaunes
25:51suite à un projet
25:52de taxation
25:52de surtaxation
25:54du carburant
25:55c'est qu'à l'époque
25:56comment dire
25:57le responsable désigné
25:59était le gouvernement
26:00aujourd'hui
26:01pour l'instant
26:01le responsable désigné
26:03il est en dehors
26:04des frontières de la France
26:05c'est la raison pour laquelle
26:06en 2022 et 2023
26:07il n'y a pas eu
26:07de mouvement des gilets jaunes
26:08parce qu'il y avait une guerre
26:10à partir du 24 février 2022
26:11et donc
26:12pour l'instant
26:13ce qui
26:14entre guillemets
26:14sauve le gouvernement
26:15c'est qu'il est critiqué
26:17sur les mesures
26:18qu'il prend
26:19sur une crise
26:20exogène
26:21qui devient une crise économique
26:22française
26:22et pour l'instant
26:23le mouvement
26:25ne prend pas
26:25ça ne veut pas dire
26:26qu'il ne prendra pas
26:28je suis peut-être démagogue
26:30mais l'Allemagne
26:31l'Espagne
26:32l'Italie
26:32le Portugal
26:33et l'Autriche
26:33ont saisi la commission européenne
26:35pour surtaxer
26:36justement
26:38ces profits pétroliers
26:39et la commission
26:40y pense elle-même
26:41et la commission
26:41y réfléchit
26:42donc alors
26:42je sais que l'Union soviétique
26:44et peut-être
26:45la commission européenne
26:46mais pardon
26:47c'est une mesure sérieuse
26:49qui s'impose
26:49c'est un débat
26:50qu'il faut avoir
26:51et ne le repoussez pas
26:53comme ça
26:53en disant
26:53non non pas du tout
26:54la richesse va partir
26:55les entreprises vont partir
26:57ça va être la ruine du pays
26:58etc etc
26:58mais si vous m'avez dit ça
27:00Isabelle Lasserre
27:01moi j'ai quand même l'impression
27:02que si on avait réussi
27:03à réformer ce pays
27:04qu'on avait un peu plus donné
27:06d'oxygène aux entreprises
27:07qu'on avait laissé tomber
27:09les 35 heures
27:10et qu'on avait fait
27:11une vraie réforme
27:13une vraie réforme des retraites
27:14on ne serait pas forcément
27:16aujourd'hui
27:17à avoir ce débat
27:18parce que ce serait
27:18plus facile à trouver
27:19j'ai envie de dire
27:20qu'on mettait une pièce
27:21dans la machine
27:21est-ce qu'il fallait autoriser
27:23les boulangers
27:23à travailler le 1er mai
27:25et on n'a pas réussi
27:26à le faire
27:26pendant qu'il y a la guerre
27:27effectivement
27:28les boulangers
27:29c'est les salariés
27:30les boulangers
27:31vous avez choisi
27:32de nous faire un mix
27:33d'à peu près tous les débats
27:34du moment
27:35la CBT était pour
27:37vous avez une dernière question
27:38pour vous
27:38très rapidement
27:40elle était pour les boulangers
27:41très rapidement
27:41Erwan Benezé
27:42Eric Ayer
27:42tout à l'heure
27:43de l'OFCE
27:43disait sur France Info
27:44que le gouvernement
27:45se trompait de stratégie
27:46que ce n'était pas
27:47pendant une crise
27:47qu'on faisait des économies
27:49est-ce qu'il a raison selon vous ?
27:50est-ce que ce n'est pas
27:51pendant une crise
27:51qu'on fait des économies ?
27:52ce n'est pas le moment
27:53en clair de proposer
27:54ce plan de 6 milliards
27:55en tout cas
27:55ce n'est pas pendant une crise
27:56qu'on va redépenser
27:57à nouveau 75 milliards d'euros
27:59c'est ce qu'a coûté
28:00le bouclier tarifaire
28:02pendant la dernière
28:03crise énergétique
28:032022-2023
28:05et après
28:05ce même gouvernement
28:06lui a reproché
28:07d'avoir cassé la caisse
28:09je ne me souviens plus
28:10de l'expression
28:12et donc aujourd'hui
28:14effectivement
28:14il cherche
28:15à prendre des mesures
28:18qui seront plus structurelles
28:19dans une crise
28:21où il faut apporter des réponses
28:22et il apporte des réponses
28:23mais qui sont ciblées
28:24voilà
28:24et je vois que vous êtes prêts
28:25à en parler des heures
28:26on va changer de sujet
28:26tout de même
28:27dans un instant
28:28on va parler géopolitique
28:29Donald Trump
28:29et d'Iran
28:30y aura-t-il de nouvelles négociations
28:32ce sera dans la seconde partie
28:33des informés
28:34il est déjà 20h32
28:35ce soir français
28:40et l'info c'est avec vous
28:41Stéphane Milhomme
28:42et il ne faut pas laisser la guerre
28:43reprendre ses droits
28:44au Liban
28:45c'est Emmanuel Macron
28:46qui le déclare à l'Elysée
28:47en recevant ce soir
28:48son premier ministre
28:50Nawaz Salah
28:50mais ce dernier le rajoute
28:52il faut un retrait total
28:54des forces israéliennes
28:55qui mènent sur ce territoire
28:56une guerre contre le Hezbollah
28:58pro-iranien
28:58le premier ministre libanais
29:00assure d'autre part
29:01que son pays
29:01a besoin de 500 millions d'euros
29:03pour faire face
29:04à la crise humanitaire
29:05face à des centaines
29:06de milliers
29:07de déplacés
29:07Emmanuel Macron
29:08lui et la France
29:09restent aux côtés
29:10des Libanais
29:11avec ce constat
29:12Israël doit renoncer
29:13à ses visées territoriales
29:14le Hezbollah
29:15doit être désarmé
29:16par les Libanais
29:17de moins en moins sûr
29:19la tenue de négociation
29:20à Islamabad
29:21pour le Moyen-Orient
29:22avec maintenant
29:23cette déclaration
29:23de J.D. Vance
29:24le vice-président américain
29:26annonce qu'il participe
29:27à des réunions supplémentaires
29:29avant son départ prévu
29:30pour le Pakistan
29:31c'est la Maison-Blanche
29:32qu'il annonce
29:33comme pour reprendre
29:34la main sur les pourparlers
29:35en fin d'après-midi
29:36la télévision d'état
29:37iranienne
29:38cette fois
29:38semblait donner
29:39son emploi du temps
29:40le cessez-le-feu
29:41en place depuis deux semaines
29:42maintenant au Moyen-Orient
29:43prendra fin
29:44à deux heures du matin
29:45heure de Paris
29:46Trump affirmait dès hier
29:47qu'il était très improbable
29:49de toute façon
29:49qu'il y ait prolongation
29:50notamment devant
29:52les tensions
29:52au détroit d'Hormuz
29:53ces réactions maintenant
29:54après les annonces
29:55de Sébastien Lecornu
29:56sur de nouvelles aides
29:57ciblées
29:58et face à la flambée
29:59des prix des carburants
30:00en France
30:01le Premier ministre
30:01promet par exemple
30:02une aide pour les grands rouleurs
30:04et cela représente
30:053 millions de Français
30:06souvent modestes
30:07le coût de pouce fiscale
30:09sera de 20 centimes
30:10par litre de carburant
30:11et sur France Inter
30:12l'organisation
30:13des transporteurs routiers
30:14européens
30:15ne cache pas
30:15son inquiétude
30:16sur les critères
30:17d'éligibilité
30:18la liste exacte
30:18des professions bénéficiaires
30:20n'est pas encore
30:21totalement arrêtée
30:21le football
30:22et vous suivrez
30:23dès 21h10
30:24ce premier match
30:25des demi-finales
30:26de la Coupe de France
30:27lance opposée à Toulouse
30:28et c'est la même affiche
30:30que vendredi dernier
30:31en Ligue 1
30:32une soirée marquée alors
30:33par la victoire
30:34des nordistes
30:35et puis la footballeuse
30:36Wendy Renard
30:37porte plainte
30:38après la diffusion
30:38d'un deep fake
30:39à son image
30:41c'est son avocat
30:41qui l'annonce
30:42cette fausse vidéo
30:43la montre
30:44en train de faire
30:45la promotion
30:45d'un projet
30:46d'intelligence artificielle
30:48et cela
30:48sans son consentement
30:58avec ce soir
31:00Isabelle Lasserre
31:01correspondante diplomatique
31:02au Figaro
31:03spécialiste des questions
31:04de stratégie
31:05et de géopolitique
31:06Christophe Jacubizine
31:07directeur de la rédaction
31:09des Echos
31:10Emilio Mellet
31:10grand reporter
31:11au service politique
31:12de l'humanité
31:13Serge Faubert
31:14directeur de la rédaction
31:15de Pure Politique
31:16et Erwan Benezel
31:17du service économie
31:18du Parisien
31:19aujourd'hui
31:20en France
31:20cette question
31:21à présent
31:22qu'en prendra fin
31:22le cessez-le-feu
31:24entre américains
31:25et iraniens
31:25demain soir
31:26dit Donald Trump
31:27dès cette nuit
31:27répond Téhéran
31:29le président américain
31:29qui continue
31:30à mettre la pression
31:31en affirmant à la fois
31:32qu'il s'attend
31:33à bombarder à nouveau
31:34l'Iran
31:35et en parlant aussi
31:36de négociation
31:38je pense que nous allons
31:39obtenir un excellent accord
31:41je crois qu'ils n'ont pas le choix
31:42nous avons neutralisé
31:43leurs marines
31:44nous avons neutralisé
31:45leur armée de l'air
31:45nous avons éliminé
31:46leurs dirigeants
31:47et je pense que nous sommes
31:48en position de force
31:49pour négocier
31:50et faire ce que d'autres
31:51présidents auraient dû faire
31:52pendant ces 47 dernières années
31:53et bien je m'attends
31:54à bombarder
31:55parce que je pense
31:56que c'est une meilleure
31:56attitude à adopter
31:57mais maintenant
31:58nous sommes prêts
31:59à y aller
31:59je veux dire
32:00l'armée est impatiente
32:01d'y aller
32:01ils sont absolument incroyables
32:03voilà Donald Trump
32:04sur la chaîne américaine
32:06CNBC
32:07comme souvent
32:07Isabelle Lasserre
32:08on est un peu perdu
32:09avec Donald Trump
32:10va-t-on selon vous
32:11ou non
32:12vers de nouvelles négociations ?
32:13je crois qu'avec Donald Trump
32:14il faut regarder les faits
32:16et non pas les déclarations
32:17parce que sinon
32:18on devient fou
32:19et qu'on ne peut plus
32:20analyser ce qui se passe
32:22ça peut tomber
32:23des deux côtés
32:23Donald Trump
32:24cherche une porte de sortie
32:26il est extrêmement pressé
32:27il veut un accord
32:29notamment parce qu'il a
32:29les mi-terme
32:30les élections de mi-terme
32:31dans quelques mois
32:32et que sa base Maga
32:33commence à grincer des dents
32:35que sa popularité descend
32:37il ne peut pas avoir
32:39un accord trop mauvais
32:40parce que depuis son premier mandat
32:42il a toujours eu un objectif
32:43qui était de
32:44empêcher l'Iran
32:45d'avoir la bombe nucléaire
32:46il ne peut pas sortir
32:48avec une
32:48lui le winner
32:50le winner de tous les winners
32:52ne peut pas sortir
32:52avec une défaite
32:56en face des Iraniens
32:57de l'autre côté
32:58c'est aussi compliqué
32:59d'abord il y a deux ailes
33:00il y a une aile pragmatique
33:02qui est notamment représentée
33:04par le ministre
33:04des affaires étrangères
33:05et par le président
33:07du parlement
33:08cette aile est d'accord
33:09pour
33:10visiblement
33:11pour négocier
33:11ça ne veut pas dire
33:14renoncer
33:15au programme nucléaire
33:16quand je dis pragmatique
33:17je ne dis pas modéré
33:18il n'y a pas de modéré
33:19de la même manière
33:20que les mots-là
33:21étaient un petit peu écartés
33:22là il n'y a que des
33:23que des durs
33:24mais une partie
33:25veut négocier
33:26sans doute
33:26pour pouvoir gagner du temps
33:27et reprendre le programme
33:28nucléaire iranien
33:29après
33:30et l'autre partie
33:31les gardiens de la révolution
33:33considèrent que
33:35ils sont
33:36en train de gagner
33:37que le cessez-le-feu
33:38est une marque de faiblesse
33:40de Donald Trump
33:40qui a cédé
33:42devant
33:42la république
33:43le régime
33:44iranien
33:46et
33:47c'est une question
33:49de
33:49le fait d'avoir
33:50survécu
33:51à cette attaque
33:52les a
33:53complètement galvanisés
33:54cette guerre
33:55est complètement sacrée
33:56et donc
33:57ils ne font
33:58aucune concession
33:59et parmi les concessions
34:00qu'ils ne veulent pas faire
34:01pour l'instant
34:02parce qu'évidemment
34:02il y a des négociations
34:03il y a plein de choses
34:04qui se passent dans les couloirs
34:05c'est donner leur stock
34:06de 400 kg d'uranium
34:08enrichi
34:08qui est leur trésor de guerre
34:10et qui est aussi
34:11la garantie
34:12d'un redémarrage
34:13plus rapide
34:14de leur programme nucléaire
34:15le jour où ils ont réparé
34:16leurs installations
34:18leurs missiles balistiques
34:19on va en reparler
34:20du nucléaire
34:21dans les prochaines
34:22leurs missiles balistiques
34:22ils ne veulent absolument pas
34:24lâcher leurs missiles balistiques
34:25parce qu'ils considèrent
34:26que c'est d'abord
34:27un moyen
34:27d'attaquer
34:30leurs voisins
34:31comme ils l'ont fait
34:32sur les pays du Golfe
34:33et contre Israël
34:34bien entendu
34:35mais aussi un moyen
34:36de se protéger
34:37ils ne veulent pas
34:38renoncer
34:38à l'enrichissement
34:40de l'uranium
34:41enrichi
34:42parce que c'est
34:42leur programme nucléaire
34:43et que c'est ce qui justifie
34:44absolument
34:45tous les sacrifices
34:47subis par la population
34:49donc en fait
34:50les exigences
34:52des uns et des autres
34:52sont tellement lointaines
34:55qu'il faudrait vraiment
34:56pas mal de chance
34:57pour qu'on tombe
34:59sur un petit dénominateur commun
35:01et ce ne sera pas un accord
35:03en bonne et due forme
35:04il faudra des mois
35:05et des mois
35:05et des mois
35:06pour avoir un accord
35:06Oui il y aura une première signature
35:07et ensuite il faudra
35:08des semaines et des mois
35:09effectivement de négociations
35:10Christophe Jacubizine
35:11Gillivans
35:11le vice-président américain
35:13devait partir ce soir
35:14normalement pour Islamabad
35:15et le Pakistan
35:16où va se dérouler
35:18cette seconde
35:18salve de négociations
35:20il n'est pas encore parti
35:21on dit qu'il est retenu
35:22par des réunions
35:23il craint d'arriver
35:24et de voir une chaise vide
35:25finalement en face de lui
35:26et que les Iraniens
35:26ne soient pas là
35:27Effectivement ça a été bien dit
35:28c'est-à-dire que
35:29je pense que les négociations
35:30n'ont jamais cessé
35:31et elles continuent
35:32encore en ce moment
35:33mais il y a autour
35:35effectivement du problème central
35:36qui est la neutralisation
35:37de l'uranium
35:38enrichi iranien
35:40il y a eu plusieurs scénarios
35:42qui ont été sur la table
35:43par exemple
35:44à qui confiait
35:45cet uranium
35:46enrichi
35:47à un moment donné
35:47il y a eu même l'hypothèse
35:48que les Russes
35:49pouvaient être dépositaires
35:50enfin ils se sont proposés
35:51en tout cas
35:51de cet uranium enrichi
35:53et il y a beaucoup d'autres choses
35:55on l'a parlé tout à l'heure
35:56il faut reconstruire
35:57une partie des installations
35:58notamment pétrolières
35:59et gazières
36:00de l'Iran
36:01et les Iraniens exigent
36:02que les Américains
36:03les aident à reconstruire
36:04il y a cette histoire
36:04du péage
36:05alors le paradoxe
36:06c'est qu'avant la guerre
36:07il n'y avait pas de péage
36:08le détroit était ouvert
36:09maintenant le début de guerre
36:10c'est d'ouvrir le détroit
36:12c'est un petit peu absurde
36:13effectivement
36:13ça a réglé un problème
36:14qui n'existait pas
36:15mais à un moment donné
36:17Donald Trump
36:18s'est dit tenté
36:20de partager les recettes
36:21du péage avec les Iraniens
36:22pour notamment reconstruire
36:23l'installation pétrolière
36:24à la fois de l'Iran
36:25et des autres pays du Golfe
36:27donc vraiment
36:28les tractations
36:29elles continuent
36:29là effectivement
36:30si le vice-président américain
36:32devait se rendre
36:33à Islamabad
36:34au Pakistan
36:35c'est pour signer quelque chose
36:37de global
36:38après il y aura des détails
36:39et les Iraniens sont très très forts
36:40pour
36:41c'est un très grand négociateur
36:42depuis 2000 ans
36:43et ils continuent
36:44et ça durera effectivement
36:46des semaines
36:46comme lors des
36:47ou des mois
36:48lors du précédent accord
36:49de 2014
36:50ou 2015
36:50mais
36:51la vérité c'est qu'il faut
36:52un truc symbolique
36:53à un moment donné
36:53il faut toper
36:54c'est ça que
36:56américains et iraniens
36:57espéraient
36:58maintenant effectivement
36:59ça peut
37:00tomber du mauvais côté
37:01la pièce
37:03sachant qu'effectivement
37:04Genevieve ne peut pas y aller
37:05pour rien
37:05puisque les premières négociations
37:07avaient été un échec
37:07tout est possible
37:08si Donald Trump
37:09sur un coup de sang
37:10décide qu'il est humilié
37:12par l'Iranien
37:13et qu'il décide
37:14effectivement de frapper
37:15les installations
37:16soit électriques
37:18soit les routes
37:19ou les infrastructures
37:20routières ou ferroviaires
37:21ça peut escalader
37:22on n'est pas à l'abri de ça
37:23quand même
37:23Emilio Mellet
37:25effectivement
37:25il y a besoin
37:26pour Donald Trump
37:27d'une victoire
37:28parce que je le rappelle aussi
37:29Donald Trump
37:29il a fait campagne
37:30sur
37:30l'un des principaux thèmes
37:31de campagne
37:32c'était de mettre fin
37:32aux guerres étrangères
37:33aujourd'hui
37:34il fracture sa base Maga
37:35il la fracture
37:35est déjà avec l'affaire
37:36à Poutine
37:38et désormais
37:39avec cette fameuse
37:41guerre en Iran
37:41il ne faut pas oublier
37:42que cette guerre
37:43elle coûte selon
37:43un récent rapport
37:452 milliards d'euros
37:46par jour
37:47à Washington
37:48et que les américains
37:49ne sont pas non plus
37:51une bulle isolée du monde
37:52et que la hausse des carburants
37:53dont on parlait
37:53pour les français
37:54il la subisse aussi
37:55aux Etats-Unis
37:55beaucoup plus
37:56la base populaire
37:59de Donald Trump
37:59va aussi commencer
38:02à voir la colère sociale
38:04monter
38:06donc évidemment
38:07que Donald Trump
38:08lui aussi
38:08a cet empressement
38:10de vouloir
38:12finir cette guerre
38:13la question c'est
38:14qu'est-ce que les Iraniens
38:15eux qui sont galvanisés
38:16vous le disiez
38:17vont être capables
38:18de lui lâcher
38:19parce qu'ils se sentent
38:20aussi peut-être
38:20en position de force
38:21dans ces négociations
38:21Isabelle Lasserre
38:22Donald Trump
38:23on va quand même
38:24parler de ses paroles
38:24a dit aujourd'hui
38:25qu'il sera long et difficile
38:27d'exuber l'uranium iranien
38:29après avoir dit
38:30que c'était facile
38:30qu'en est-il réellement
38:32je redis
38:33il ne faut pas
38:34s'étacher
38:34aux paroles
38:35de Donald Trump
38:36soit il envoie
38:37des commandos
38:38pour essayer
38:38d'extirper
38:39l'uranium enrichi
38:40soit il négocie
38:41le destin
38:43et l'avenir
38:43de cet uranium enrichi
38:45soit il l'oublie
38:46et le laisse
38:46aux Iraniens
38:47on verra bien
38:48ce qu'il en sort
38:50visiblement
38:50les Américains
38:51et les Israéliens
38:52sont arrivés
38:52à la conclusion
38:53qu'il était vraiment
38:53extrêmement difficile
38:55et extrêmement risqué
38:57d'envoyer des commandos
38:58pour traquer
38:58dans des souterrains
38:59des stocks
39:01d'uranium enrichis
39:02qui sans doute
39:03ont été dispersés
39:04à plusieurs niveaux
39:05les Américains
39:06ont un souvenir
39:07absolument épouvantable
39:08du seul commando
39:10qu'ils ont envoyé
39:12des seuls commandos
39:13qu'ils ont envoyés
39:13en Iran
39:15c'était en 1980
39:20après la prise d'otages
39:22de l'ambassade américaine
39:26pour libérer leurs otages
39:27ça s'est terminé
39:29par une déroute
39:30et par 8 morts
39:31parmi les soldats américains
39:33là ils ont réussi
39:33comme l'opération
39:35de leur pilote
39:36qui avait été abattu
39:37quand même
39:37une opération magnifique
39:39et ils ont réussi aussi
39:40à extirper
39:41Maduro au Venezuela
39:43ça aussi
39:44c'est une opération
39:44spectaculaire
39:45donc ils sont aussi capables
39:47ça c'est un autre sujet
39:49non mais ça c'est un autre sujet
39:50parce que là
39:51on parle de l'uranium
39:52enrichi
39:52de la
39:53voilà
39:53alors après
39:54est-ce que
39:55la question effectivement
39:56les russes se sont proposées
39:57comme il s'était proposé
39:58au moment de la crise
40:00syrienne
40:00d'extirper
40:03les armes chimiques
40:04de Bachar el-Assad
40:05en fait évidemment
40:06ils en avaient laissé
40:07en Syrie
40:08donc la réponse
40:09vient même
40:11du côté
40:11de Donald Trump
40:13enfin de l'administration
40:15américaine
40:15qui pourtant
40:17soutient
40:17Vladimir Poutine
40:18régulièrement
40:19non on ne peut pas
40:20faire confiance
40:20aux russes
40:21pour une telle chose
40:24Romain Benezé
40:25j'ai envie de dire
40:25tout ça pour ça
40:26parce que même si demain
40:27ou même si ce soir
40:28ou cette nuit
40:28à 2h du matin
40:29on a un début
40:30de semblant
40:31d'accord
40:33de prolongement
40:34de cessez-le-feu
40:35etc
40:36ça sera vraiment
40:37le début
40:38d'une lointaine reconstruction
40:40vous parliez
40:41des 2 milliards
40:42de coûts
40:42pour les Etats-Unis
40:44par jour
40:44aujourd'hui
40:46l'évaluation
40:46des destructions
40:47notamment sur les sites
40:48de production énergétique
40:50c'est plus de 60 milliards
40:51de dollars
40:53155 sites
40:54qui ont été bombardés
40:55donc on disait
40:56quelques mois
40:57voire une année
40:57pour réparer
40:59mais les Iraniens eux-mêmes
41:01parlaient de 3 à 5 ans
41:02et plus on avance
41:04dans le temps
41:04plus ça va prendre du temps
41:05et plus ça va coûter cher
41:06donc un des trois
41:08sur lequel on ne payait
41:10pas de péage
41:11et demain
41:11on essaye de réouvrir
41:13on parle d'instaurer un péage
41:14enfin vraiment
41:15tout ça pour ça
41:16ça aurait été un échec
41:17quand même dramatique
41:18pour Donald Trump
41:19vous parliez de
41:20sa base maga
41:20et de la colère
41:22là aussi peut-être populaire
41:23qui commence à monter
41:23on rappelle les mid-terms
41:25le 3 novembre prochain
41:26où là peut-être
41:27qu'il y aura un début
41:28de sanction
41:29dans les urnes
41:31avec les votes
41:31les élections de mi-mandat
41:33aux Etats-Unis
41:33Serge Robert
41:34sur l'opération militaire
41:36qui
41:38commando
41:38qui récupérait
41:39les 450 kg
41:40du rayon
41:41enrichi
41:41c'est une chimère
41:42disons-le tout de suite
41:43ça suppose
41:44une infrastructure militaire
41:46mais
41:48extrême
41:48c'est-à-dire
41:48il faut faire
41:49une base secondaire
41:50sur le territoire iranien
41:51il faut envoyer
41:52des troupes
41:53pour sécuriser
41:54l'espace
41:55le périmètre
41:56dans lequel
41:56interviendront
41:57les commandos
41:57et en plus
41:58on ne sait pas
41:58exactement
41:59où ils sont
42:00est-ce que c'est
42:00sous la montagne
42:01de la pioche
42:02est-ce que c'est ailleurs
42:03ça veut dire
42:04pénétrer dans des souterrains
42:05dont on n'a pas la connaissance
42:07sortir avec des mesures
42:08de précaution
42:09cet uranium enrichi
42:11tandis qu'il y a
42:12d'autres troupes
42:12qui sécurisent
42:14le périmètre
42:14charger tout ça
42:15dans des avions
42:17organiser la rotation aérienne
42:18bref
42:18c'est une opération
42:19qui n'est pas
42:20une opération
42:21commando
42:22ça c'est la première chose
42:23la deuxième chose
42:24c'est qu'on est face
42:26à une guerre asymétrique
42:27et que plus la guerre dure
42:29plus l'Iran
42:30comprend qu'elle peut
42:31en sortir vainqueur
42:32c'est-à-dire que si à la fin
42:33de la guerre
42:34le pouvoir est toujours
42:35en place
42:36l'Iran est toujours
42:37ce qu'elle est
42:37et que les américains
42:39s'en vont
42:40avec un bout de chiffon
42:42où on dira
42:43bon c'est une victoire
42:44peut-être symbolique
42:45etc
42:46surtout qu'ils ont compris
42:47deux choses
42:48à la faveur de cette guerre
42:49c'est que
42:49un le détroit d'Hormuz
42:51c'est une arme
42:52mais il y a aussi
42:52la mer rouge
42:54et qu'on peut aussi
42:55perturber la mer rouge
42:56comme on perturbe
42:57aujourd'hui
42:58les outils n'ont pas
42:59oui pour l'instant
43:00comme vous le dites
43:01très bien
43:03pour l'instant
43:03mais au grand dame
43:04des Iraniens
43:06qui pensaient que
43:07les Iraniens
43:08ont quand même
43:08quelques moyens
43:09de pression
43:10en un mot
43:11très rapidement
43:11Isabelle Lacerche
43:12pour arriver à un accord
43:13il faudrait qu'Américains
43:14et Iraniens disent
43:14tous les deux
43:15on a gagné
43:16ce serait leur manière
43:17d'en sortir
43:18non ?
43:20vous savez
43:20le succès de la guerre
43:21c'est super compliqué
43:22parce que
43:23on ne peut pas
43:24dire qu'aujourd'hui
43:25que la guerre américaine
43:26est un échec
43:28absolu
43:29on peut dire
43:29qu'elle dure
43:30beaucoup plus longtemps
43:30que ce que Donald Trump
43:32avait prévu
43:32on peut dire
43:33qu'il pensait
43:35il s'est trompé
43:36il n'y a pas eu
43:36de stratégie
43:37que ça a été mal fait
43:38mais la guerre
43:39n'est pas terminée
43:40et tout ça en fait
43:42tous les problèmes
43:44de l'Iran
43:45dont on parle
43:45et que Donald Trump
43:47essaye de résoudre
43:47avec les Iraniens
43:48c'est-à-dire
43:49les affidés
43:50dans la région
43:50les missiles balistiques
43:52la question nucléaire
43:54bon il ne parle plus
43:55de la population iranienne
43:56ça se résout
43:58ça a beaucoup plus
43:59de chances
43:59de se redoudre
44:00le jour où le régime
44:02tombe
44:03et donc c'est ça
44:03vraiment la vraie clé
44:04et personne ne sait
44:06aujourd'hui
44:06si dans 6 mois
44:07ou dans un an
44:08le régime iranien
44:09ne va pas tomber
44:10donc je pense
44:11qu'il est un peu
44:12prématuré
44:12de faire le bilan
44:14de la guerre
44:15en Iran
44:16aujourd'hui
44:16alors qu'elle n'est pas terminée
44:18et je voudrais qu'on parle
44:19pour terminer
44:19ces informés
44:20de l'autre front
44:21l'autre trêve
44:22aussi Emmanuel Macron
44:23qui a reçu
44:23cet après-midi
44:24le Premier ministre libanais
44:26Nawaf Salam
44:27l'occasion d'afficher
44:28à nouveau
44:28le soutien de la France
44:29au Liban
44:30où la situation
44:31reste donc
44:31très instable
44:32avec ce cessez-le-feu
44:33avec Israël
44:34qui est lui aussi
44:35extrêmement fragile
44:36et de regarder aussi
44:37vers l'avenir
44:37on écoute Emmanuel Macron
44:39si c'est le souhait
44:40du Liban
44:40la France se tient
44:41également prête
44:42à maintenir son engagement
44:42sur le terrain
44:43après le départ programmé
44:44de la finule
44:45à la fin de l'année
44:46aux côtés de ses partenaires
44:48les plus mobilisés
44:48dans un cadre
44:49qu'il nous faudra
44:50définir ensemble
44:52Monsieur le Président
44:53du Conseil des Ministres
44:54vous pourrez compter
44:55sur le soutien
44:56de la France
44:57car nous croyons
44:58dans la pertinence
44:59de votre action
45:00Emmanuel Macron
45:01à l'Elysée
45:01tout à l'heure
45:02Christophe Jacquemus
45:02l'Elysée de la France
45:03qui veut participer
45:05à cette reconstruction
45:05du Liban
45:06Emmanuel Macron
45:07l'a réaffirmé ce soir
45:08c'est son devoir historique
45:09maintenant on a bien compris
45:11que pour le moment
45:13sa voix ne portait pas du tout
45:14dans la guerre actuelle
45:15Israël refuse même
45:17que la France participe
45:18en ayant des mots très durs
45:20d'ailleurs
45:20que la France se tienne
45:21le plus loin possible
45:21des négociations
45:22exactement
45:22des négociations
45:23qui ont eu lieu à Washington
45:24qui devraient reprendre d'ailleurs
45:25d'après ce que j'ai compris
45:26jeudi
45:26après demain
45:27après demain
45:29mais bon
45:29il faut
45:31Emmanuel Macron a raison
45:32de rappeler
45:34la nécessité
45:35d'une intégrité
45:36du territoire libanais
45:37parce que
45:37on ne sait pas
45:38quels sont les buts
45:38de guerre israélien
45:39mais il y a une possibilité
45:42qu'ils aient envie
45:42une forme de partition
45:43soit une partition
45:44du Liban
45:45en sécurisant
45:46le Liban Sud
45:47soit même
45:47de redéclencher
45:49une guerre civile
45:49libanaise
45:50ça a été le cas
45:50dans l'année 80
45:52il y a des jusqu'au boutiste
45:54au sein du gouvernement
45:55australien
45:55donc ça évidemment
45:56pour le Liban
45:58ça serait évidemment
45:59des scénarios terribles
46:00donc c'est notre devoir
46:02c'est la devoir de la France
46:03de rappeler tout ça
46:04Isabelle Lasserre
46:04pourquoi est-ce que la France
46:05cherche autant à peser
46:06dans ce dossier libanais ?
46:07parce que d'abord
46:08la France a toujours eu
46:10des relations particulières
46:13avec le Liban
46:13depuis le mandat de 1920
46:15qui était un mandat français
46:17et c'est vraiment
46:18le Liban
46:19c'est le navire amiral
46:21de l'influence française
46:23au Moyen-Orient
46:24et au Levant
46:25donc c'est un pays
46:26extrêmement important
46:27pour la France
46:28c'est vrai qu'elle n'est
46:29plus tellement audible
46:30en ce moment
46:31ça changera sans doute
46:32un jour
46:33quand les choses
46:34se seront un peu calmées
46:35elle est vraiment
46:36mise sur la touche
46:37par Israël
46:38je crois que la dernière
46:40initiative d'Emmanuel Macron
46:41qui était de refuser
46:42l'usage de l'espace aérien
46:46à des avions américains
46:47qui apportaient du matériel
46:48militaire à Israël
46:49a été la goutte
46:50qui a fait déborder
46:52le vase
46:53et le vrai déclencheur
46:54de la crise
46:54c'est la reconnaissance
46:55unilatérale
46:56de l'indépendance
46:57d'un état palestinien
46:59par Emmanuel Macron
47:00en septembre 2025
47:02c'est vrai que
47:03alors là
47:04c'est là que
47:06la classe politique libanaise
47:07ne s'est pas non plus
47:08levée
47:09pour protester
47:10contre la mise
47:11à l'écart
47:12de la France
47:13pendant ses premiers
47:15ses premières négociations
47:17pour parler direct
47:18entre israéliens
47:19et libanais
47:21qui ont eu lieu
47:22et qui vont se reproduire
47:24jeudi
47:24sous l'égide
47:25de Washington
47:26juste une phrase
47:27c'est parce que
47:27beaucoup reprochent
47:29à la France
47:29l'ambiguïté
47:30qu'elle a eu
47:31pendant très longtemps
47:31vis-à-vis du Hezbollah
47:32et son acharnement
47:34à établir
47:35une distinction
47:36qui en fait
47:37est quand même
47:37relativement fictive
47:38entre son aile politique
47:40et son aile militaire
47:42donc aujourd'hui
47:42c'est un boomerang
47:43qui revient directement
47:45contre la France
47:47en fait
47:47avec cette milice
47:48qui est une milice terroriste
47:49et dont on a vu
47:52ce dont elle était capable
47:53notamment récemment
47:54en attaquant
47:56les pays du Golfe
47:57Emilio Mellet
47:58pardon
47:58en reprenant les hostilités
48:00contre Israël
48:01je prendrais peut-être
48:01l'argumentaire
48:02presque de la façon
48:03opposée
48:04sur la question du Hezbollah
48:05en théorie
48:05aujourd'hui la France
48:06est l'une des rares puissances
48:08même si aujourd'hui
48:09elle est bien peu audible
48:10à pouvoir théoriquement
48:12mettre tout le monde
48:13autour de la table
48:13c'est vrai que les Israéliens
48:14ne le veulent pas
48:15et c'est peut-être
48:15justement parce qu'ils ont compris
48:17que la France pouvait aussi
48:18parler au Hezbollah
48:19et que dans ces opérations
48:21illégales d'occupation
48:22ça avait marché en 2024
48:23mais ça ne marche plus aujourd'hui
48:24en tout cas
48:25ils ont compris
48:25peut-être que le Hezbollah
48:26est le meilleur allié objectif
48:29en réalité
48:29de ce gouvernement
48:30jusqu'au boutiste
48:31israélien
48:31puisqu'il lui permet
48:32de justifier
48:33cette zone dite tampon
48:35le souci là-dedans
48:36c'est que la France
48:39d'un côté
48:39elle réinfirme aujourd'hui
48:40et c'est salutaire
48:42l'intégrité du territoire libanais
48:44et en même temps
48:45jusqu'ici
48:46les paroles
48:47de l'Elysée
48:49des officiels français
48:50étaient un petit peu difficiles
48:52ils parlaient
48:52de cette zone tampon
48:53comme temporaire
48:53sans demander son démantèlement
48:56on a même
48:59un officiel
49:00certains parlaient
49:01de position défensive
49:02là où il s'agit
49:03de l'agression
49:04d'un état souverain
49:04et peut-être que
49:05pour retrouver une voix audible
49:06il faut qu'elle retrouve
49:06la cohérence
49:07celle du droit international
49:08qui peut notamment
49:09et notamment à l'ONU
49:10pardon
49:10où la France
49:11doit être
49:12à notre sens
49:14moteur
49:14dans le retour
49:16en tout cas
49:16le maintien
49:16de la finule
49:17même si elle a montré
49:19désormais
49:19ses limites
49:20mais en tout cas
49:20d'une force
49:21de l'ONU
49:21qui puisse réellement
49:22s'interposer
49:23ce soir Emmanuel Macron
49:24ce qu'on a entendu
49:25justement il dit
49:25qu'il veut continuer
49:26à que la France
49:27soit présente
49:27même après le départ
49:28des casques bleus
49:29de la finule
49:29à la fin de l'année
49:30mais le faire dans un cadre
49:31dans le cadre
49:31du droit international
49:33voilà
49:34ce serait peut-être
49:35une solution
49:36plus avantageuse
49:37que la France seule
49:38il faut rappeler
49:39que la finule
49:40avait été mise en place
49:41justement pour garantir
49:42cette force armée
49:43de l'ONU
49:43de sécurité
49:46aujourd'hui Israël
49:47dit
49:48écoutez la finule
49:49ça a été bien gentil
49:49mais vous n'avez pas été
49:50capable
49:51d'empêcher
49:52le Hezbollah
49:52de tirer des roquettes
49:53sur Israël
49:54donc on va jusqu'au fleuve
49:56Litanie
49:56et a priori
49:57ils sont décidés
49:58à y rester
49:59donc la vraie question
50:00c'est vrai que la France
50:02a eu une attitude
50:02on va dire ambiguë
50:04avec le Hezbollah
50:05en disant
50:05mais vous comprenez
50:06le Hezbollah
50:07c'est une milice terroriste
50:08d'un côté
50:08mais de l'autre
50:09ils sont imbriqués
50:10dans la population
50:11ils font partie aussi
50:12du système
50:15étatique
50:15libanais
50:16qui est constitué
50:17de différentes
50:19communautés religieuses
50:20donc ils ont dit
50:21il faut composer
50:23avec finalement
50:24la branche politique
50:26et puis espérer
50:27que la branche politique
50:27calmera la branche militaire
50:29c'était un calcul
50:30complètement erroné
50:31parce qu'ils sont
50:31complètement inféodés
50:32à l'Iran
50:33comme chacun sait
50:33mais la vraie question
50:35aujourd'hui c'est
50:35si on veut
50:36qu'Israël
50:37n'occupe pas
50:38une partie
50:39et de manière durable
50:40et je pense
50:41que c'est ça
50:41qui se profile
50:43si on veut
50:43que ça ne se produise
50:44pas cette
50:45quasi annexion
50:47du sud-Liban
50:47il va falloir trouver
50:48une solution
50:49pour qu'il y ait
50:50une force d'interposition
50:51je pense qu'Emmanuel Macron
50:52j'espère qu'il va avoir
50:54ce courage
50:55c'est de dire
50:55que la France
50:56doit jouer un rôle
50:56combien même
50:57la finule
50:58s'en irait
50:59après tout
51:00on a su évacuer
51:01les palestiniens
51:03de Beyrouth
51:03pendant la guerre civile
51:05au plus fort de la crise
51:07pour essayer
51:08de calmer le conflit
51:09aujourd'hui
51:10on est peut-être
51:10capable aussi
51:11de faire une opération
51:12de ce type
51:12je crois que surtout
51:13la vraie question
51:14c'est celle du désarmement
51:15du Hezbollah
51:16c'est-à-dire que le jour
51:17on trouve un moyen
51:19de désarmer le Hezbollah
51:20ce que jusque-là
51:21on n'a pas été
51:22capable de faire
51:23est-ce que l'armée
51:24libanaise
51:25aujourd'hui
51:26n'est pas assez forte
51:27pour faire
51:28et bien on fait
51:29de deux coups
51:32une pierre de coup
51:34une pierre de coup
51:35on libère
51:37Israël
51:38de la menace
51:38du Hezbollah
51:39et on libère
51:41tout le peuple
51:42libanais
51:43qui est pris
51:44en otage
51:44par cette milice
51:46et qui obéit
51:48à un agenda
51:48étranger
51:49qui est l'Iran
51:50et là
51:51on commence
51:52à avoir
51:52des possibilités
51:53de vivre
51:55dans un
51:56petit espace
51:57un peu
51:58meilleur
51:58mais il faut
51:59désarmer le Hezbollah
52:00pour désarmer
52:01le Hezbollah
52:02il faut y aller
52:04sans doute
52:04physiquement
52:04ce sera peut-être
52:05les américains
52:05il faut
52:07un soutien massif
52:08aux forces armées
52:10libanaises
52:11il faut réformer
52:12les forces armées
52:13libanaises
52:14il faut être extrêmement
52:16dur
52:17politiquement
52:18avec le gouvernement
52:19libanais
52:19en disant
52:20vous réformez
52:21vous désarmez
52:21sinon il n'y a pas
52:22d'aide financière
52:23pour les aider
52:25à se libérer
52:26il y a forcément
52:27il y a un très long
52:28historique
52:29de liens
52:30entre la France
52:31et le Liban
52:32recevoir le premier
52:33ministre libanais
52:34c'est effectivement
52:35la moindre des choses
52:36qu'Emmanuel Macron
52:37pouvait faire
52:38d'autant que
52:39aujourd'hui
52:40on n'entend plus du tout
52:41Emmanuel Macron
52:41sur les questions
52:43nationales
52:44si ce n'est pour
52:44peut-être
52:45Choose France
52:46les investissements
52:46étrangers
52:47ça va arriver
52:47le 1er juin
52:48ou effectivement
52:49de s'emparer
52:51de sujets
52:53internationaux
52:56mettre
52:56vraiment
52:57mettre le doigt
52:58dans le conflit
52:59au Liban
52:59avec aujourd'hui
53:00ce peu de poids
53:01politique
53:01ou géopolitique
53:05dans un maintien
53:06de paix au Liban
53:07ça risque d'être
53:08quand même
53:08très très compliqué
53:09pour lui
53:10s'il risquera-t-il
53:11je ne suis pas sûr
53:12et on aura bien sûr
53:13l'occasion de reparler
53:13de tout cela
53:14dans les informés
53:15c'est déjà la fin
53:16merci à tous
53:17d'être venus
53:17à la lune des échos
53:19demain Christophe
53:19Jacques Lubizine
53:20c'est vous Victor
53:20qui est John Ternus
53:22bien sûr
53:22nouveau PDG d'Apple
53:24bravo
53:24après Steve Jobs
53:25et effectivement
53:26Tim Cook
53:27c'est le nouveau PDG d'Apple
53:27on consacre une double page
53:29bien évidemment
53:29à cet événement
53:30je n'imagine que
53:30ce n'est pas la même une
53:32pour l'humanité
53:33demain
53:33je vous confirme
53:34je lis ma feuille
53:35pour être extrêmement précis
53:36on met en avant
53:36le rapport
53:37d'une ONG israélienne
53:38qui montre comment
53:39les colons
53:39et les soldats israéliens
53:40utilisent les violences sexuelles
53:41pour forcer les palestiniens
53:42à quitter les territoires
53:43occupés en Cisjordanie
53:45à lire dans l'UMA demain
53:46merci à tous
53:46d'être venus ce soir
53:47merci Isabelle Lasser
53:49merci Erwan Benede
53:51Serge Faubert
53:52également
53:52merci à tous
53:53les informés
53:53reviennent demain matin
53:55à 9h
53:55très bonne soirée
53:56sur France Info
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