Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
Tous les jours, Les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Bonjour et bienvenue dans les informés, si vous nous rejoignez, c'est parti pour une demi-heure de décryptage de
00:07l'actualité.
00:08Bonjour Renaud. Bonjour Agathe.
00:09Au sommaire aujourd'hui, les scandales de pédocriminalité dans le périscolaire et cette question, les pouvoirs publics sont-ils à
00:17la hauteur ?
00:18Et puis, retraite, impôts, social, le Rassemblement National a-t-il un ou deux programmes ?
00:23Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Stéphanie Despierre, journaliste politique à LCP. Bonjour Stéphanie.
00:28Bonjour. Et Antoine Comte, journaliste politique à France Info TV. Bonjour Antoine.
00:32Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:33On commence donc, Renaud, avec la pédocriminalité à l'école. Est-ce que les réponses sont au niveau de la
00:40crise ?
00:40Les scandales se sont multipliés ces dernières semaines, ces derniers mois, notamment le périscolaire à Paris,
00:45où plusieurs dizaines d'animateurs ont été suspendus depuis le début de l'année.
00:49Et voilà que dans ce contexte, le ministre de l'Éducation Nationale, Edouard Jeffrey, a donc présenté hier en Conseil
00:53ministre
00:53un projet de loi de protection de l'enfance, qui comporte plusieurs mesures sur lesquelles on va revenir dans le
00:59débat,
01:00mais notamment l'une, plus spectaculaire, plus novatrice.
01:03Il a indiqué que les personnels du monde de l'éducation nationale,
01:08qu'il s'agisse d'animateurs, du périscolaire notamment ou autres,
01:12qui ont eu des comportements inappropriés avec des mineurs à l'école,
01:16seront désormais inscrits sur une liste noire,
01:19ce qui signifie donc qu'ils ne pourront pas se reclasser, même s'ils n'ont pas été condamnés par
01:24la justice.
01:24Alors est-ce que cette proposition est une proposition utile ?
01:28Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France Info, Elisabeth Gutmann,
01:31qui est cofondatrice d'un collectif qui s'intitule SOS Périscolaire.
01:35Si l'animateur ou l'animatrice commet des violences de tout type,
01:39d'ailleurs des violences graves, psychologiques, physiques ou sexuelles, dans une école A,
01:43qu'ils ne puissent pas être réembauchés dans l'école B, ou tout simplement dans la ville voisine.
01:48Ce qu'on remarque aussi, c'est que les animateurs, lorsqu'ils commettent des violences graves,
01:53ils peuvent aller également dans les écoles privées, hors et sous contrat.
01:57En fait, aujourd'hui, il y a une impunité totale lorsqu'il n'y a pas de condamnation,
02:01lorsqu'il n'y a pas de judiciarisation des affaires, et ça, ça ne peut plus durer.
02:06C'est donc un suivi administratif beaucoup plus étroit que propose le ministre à travers ce projet de loi,
02:12cette fameuse liste noire, justement, qui ne permettrait pas à des personnels
02:17qui ont été signalés pour leur comportement de se reclasser, soit dans un autre établissement,
02:22soit éventuellement, d'ailleurs, d'aller dans l'enseignement privé.
02:25En tout cas, les contrôles seraient resserrés.
02:27Est-ce que cette mesure est donc une bonne idée, justifiée, qui peut être efficace,
02:32ou est-ce qu'elle peut être abusive, d'ailleurs ?
02:34Et puis, pourquoi aussi, il y a-t-il aussi peu de judiciarisation de ces affaires,
02:39notamment de comportements problématiques, d'agressions sexuelles ou autres,
02:42dans le périscolaire, puisqu'il y a très très peu de poursuites judiciaires et de procès ?
02:48Est-ce que c'est une bonne idée, cette liste noire, Stéphanie Despierre ?
02:52Alors, ce que ça montre d'abord, c'est qu'il y a enfin une prise en compte du problème.
02:57Et ce qu'on voit dans le périscolaire, ce qu'on a vu aussi avec l'affaire Béteram,
03:01c'est qu'il n'y avait pas de communication, souvent, entre les institutions ou au sein même d'une
03:05institution.
03:06Quelqu'un qui avait commis de violences pouvait être déplacé d'une école à l'autre,
03:10d'une académie à l'autre, sans qu'il y ait de coordination.
03:12Donc là, on sent qu'il y a une prise en compte de ça et qu'il y a une
03:15tentative de faire un effort.
03:16Donc, la liste noire, c'est a priori une bonne idée pour, entre guillemets,
03:21tracer un peu les animateurs ou les instituteurs qui ont eu des problèmes.
03:26Après, les questions que ça pose, on l'a dit, une liste noire avec des personnes condamnées,
03:30mais une liste noire avec des gens qui ont simplement été sanctionnés de manière administrative.
03:34Donc là, la question, c'est de savoir quand même, en termes de présomption d'innocence,
03:38en termes de respect des droits aussi des personnes accusées,
03:40où est la limite, où est à ne pas franchir, etc.
03:43Il faut arriver à faire la part des choses.
03:45On sait que le temps de la justice aussi est beaucoup plus long.
03:47Et très long.
03:48Et très long.
03:48Et le problème, c'est qu'en attendant, ces personnes qui étaient suspectées d'avoir commis des méfaits,
03:54parfois, étaient simplement changées d'école.
03:56On ne pouvait pas s'en satisfaire non plus.
03:57On ne peut pas s'en satisfaire non plus.
03:58Et c'est ça qui paraît absolument fou aux parents d'élèves.
04:01Vous avez des enfants, des gens qui ont changé d'école,
04:03parfois dans le même arrondissement, alors qu'il y avait eu des accusations.
04:06Donc, c'est évidemment que là, il faut faire quelque chose.
04:09Et cette liste noire peut peut-être y remédier.
04:12Il y avait déjà des choses.
04:13Il y a ce qu'on appelle un contrôle d'honorabilité qui a été expérimenté depuis quelques années,
04:18qui là, veut être généralisé.
04:19Il y a une proposition de loi au Sénat qui a été votée cette semaine pour le renforcer.
04:23C'est-à-dire que vous avez un fichier qui permet...
04:26Enfin, il y a un contrôle quand vous embauchez un animateur
04:28qui permet de vérifier le casier judiciaire
04:31et de vérifier si la personne n'est pas inscrite au fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles.
04:37Mais là, la liste noire, c'est un pas un peu plus loin
04:40pour vérifier que tout se passera bien.
04:43Ces recrutements, Antoine Comte, ils sont gérés par la mairie de Paris.
04:46Mais la mairie de Paris a des injonctions aussi du gouvernement.
04:49Elle ne peut pas faire totalement ce qu'elle veut.
04:51Est-ce que le gouvernement se réveille aujourd'hui ?
04:53Est-ce qu'on peut parler de réveil ?
04:54J'ai l'impression que tout le monde essaye de se réveiller.
04:56Aussi bien la mairie de Paris que le gouvernement.
04:59Parce qu'il y a urgence.
05:01Et qu'il y a eu ces cas dont parlait Renaud
05:03pas plus tard que ces dernières semaines qui ont été signalées.
05:07Avec aussi des gens jugés.
05:10Mais il y a d'un côté la mairie de Paris avec ce plan de 20 millions d'euros
05:14qui a été voté en Conseil de Paris.
05:16C'est d'ailleurs la première priorité avancée par Emmanuel Grégoire, le nouveau maire.
05:19Il s'est tout de suite saisi de ce sujet-là.
05:22On va voir si c'est efficace.
05:23L'objectif de ce plan c'est de simplifier la chaîne finalement de signalement.
05:29C'est ce que dit en tout cas le maire de Paris.
05:30On va voir si ça fonctionne.
05:31Mais finalement c'est un petit peu dans le même esprit
05:33que ce que veut faire l'éducation nationale et le ministre de l'éducation nationale,
05:37Édouard Geffray,
05:37qui souhaite en fait que ce qu'il appelle les interdits d'école
05:42ne puissent pas en effet à nouveau exercer dans les écoles de la République.
05:47Mais aussi qu'il puisse avoir des signalements en amont
05:50et qu'il y ait une meilleure coopération et coordination entre l'ensemble des services.
05:53Que ce soit le service qu'il appelle les sports,
05:55mais aussi le périscolaire et aussi le scolaire.
05:57Et en fait jusqu'à présent il n'y avait pas cette coordination.
05:59C'est-à-dire que quelqu'un qui était animateur dans le périscolaire
06:02il pouvait se retrouver, je ne sais pas, à faire l'étude
06:06ou alors en tout cas à avoir accompagné une sortie scolaire
06:09dans le domaine seulement du scolaire.
06:11Et donc repasser à l'acte.
06:13Donc voilà, le vrai problème aujourd'hui c'est le signalement
06:15et la coordination entre tous ces services-là.
06:17et c'est ce qu'essayent de proposer l'État, la mairie de Paris
06:20et donc le ministre de l'Éducation nationale.
06:23On va voir si c'est efficace parce que pour l'instant c'est beaucoup de mots.
06:25La liste noire, évidemment, on en parle ce matin,
06:28ça nous fait réagir et je pense que ça fait réagir
06:31les parents, les enseignants et bien sûr les victimes.
06:35Mais on a au moins enfin des pouvoirs publics et des autorités
06:39qui s'intéressent de près au problème et qui proposent quelque chose.
06:42Ce qu'on observe d'ailleurs c'est plutôt une floraison d'initiatives législatives.
06:45Oui, parce qu'il y a ce projet de loi de protection de l'enfance
06:48présentée par l'Éducation nationale.
06:49Il y a plusieurs propositions de loi aussi,
06:50notamment une proposition de loi dite post-Bettaram
06:55qui est née de la commission d'enquête sur le scandale de Bettaram.
06:59Et je trouve que ces textes, dans leur ensemble, si on les regarde,
07:02ont le mérite de pointer ce qui,
07:05alors ce n'est pas la seule cause,
07:06mais ce qui a paru le plus spectaculaire
07:08en termes de dysfonctionnement dans la révélation de ces scandales.
07:11Si on observe les deux, pour ce qui est du périscolaire à Paris
07:15et de ces scandales de pédocriminalité qui se sont révélés ces dernières semaines,
07:18ce qui a paru le plus stupéfiant, le plus incompréhensible,
07:22c'est que des animateurs signalés
07:25aient pu effectivement se reclasser,
07:27être simplement déplacés dès lors qu'ils n'avaient pas été condamnés par la justice justement.
07:32Donc cette liste noire, elle pointe particulièrement ce dysfonctionnement
07:36qui est totalement incompréhensible,
07:37d'abord évidemment pour les parents de victimes
07:40et globalement pour le fonctionnement de cette administration.
07:43Donc c'est une mesure de bon sens,
07:45même si je n'aime pas tellement cette expression
07:47qui est souvent galvaudée par la responsable politique,
07:48mais qui paraît logique et qui est,
07:51alors on a vu aussi la semaine dernière des manifestations d'animateurs
07:53du périscolaire à Paris,
07:55qui dénoncent une forme d'amalgame,
07:57qui redoutent d'être pris dans une forme d'amalgame
07:59parce que tous évidemment ne sont pas loin de là,
08:02tous ne sont pas fautifs,
08:03mais en même temps je pense que c'est leur intérêt à eux justement,
08:05y compris pour ceux qui redoutent une forme d'amalgame
08:09qui consistera à dénoncer l'ensemble des personnels.
08:11L'intérêt est justement que ce dysfonctionnement-là,
08:13qui était totalement incompréhensible,
08:15soit réparé et en l'occurrence,
08:17cette fameuse liste proposée par le ministre,
08:19normalement, elle doit permettre d'éviter ça
08:21qu'un animateur ou autre, quel que soit le personnel,
08:24se reclasse,
08:25ça passe aussi par ce contrôle d'honorabilité
08:27qui deviendrait quasiment un contrôle continu,
08:29en tout cas beaucoup plus régulier.
08:30Mais il y a quand même un problème, Renaud,
08:32c'est une liste,
08:33on parle de personnes qui n'ont pas été condamnées,
08:35est-ce qu'il n'y a pas des risques d'abus ?
08:37Bien sûr, il y a des risques d'abus,
08:38mais en même temps c'est un suivi administratif,
08:42c'est-à-dire que c'est une liste,
08:44il y a à l'origine,
08:46il doit et évidemment il faut s'en assurer,
08:48il faut qu'il y ait un fait à l'origine
08:50qui pose problème
08:51et qui justifie que ce personnel ne soit pas
08:55ensuite en capacité de se reclasser
08:57dans une autre fonction auprès des enfants.
08:59Pourquoi est-ce qu'on est obligé d'en passer
09:00par un suivi administratif ?
09:01C'est ce qu'on disait tout à l'heure,
09:02il y a très peu de judiciarisation,
09:04il y a très peu de plaintes qui sont déposées,
09:06il y a très peu de procès pour des tas de raisons
09:09liées aux parents, aux parents de victimes,
09:12au fait que la parole de l'enfant
09:14qui n'est pas suffisamment écoutée,
09:15entendue, crue ou suivie,
09:20à l'administration elle-même
09:22qui peut peut-être parfois dans certains cas
09:24fermer les yeux ou en tout cas déplacer le personnel en question.
09:26Donc dès lors qu'il y a trop peu de judiciarisation,
09:29on est obligé d'en passer par un suivi administratif.
09:31Et l'autre point juste qui me semble intéressant
09:32dans la proposition de loi dite post-Betarame,
09:34c'est qu'elle vise à renforcer les contrôles de l'État
09:37sur un certain nombre d'établissements privés
09:39où les contrôles étaient trop rares,
09:42trop espacés,
09:43et on sait que ça a participé,
09:44en tout cas dans le cas de Betarame,
09:46du fait que pendant des décennies,
09:48des abus sexuels, des agressions sexuelles
09:50se déroulent dans cet établissement-là en tout cas,
09:53qui était trop peu contrôlé.
09:55Et donc ce texte-là aussi me semble,
09:56de ce point de vue,
09:57extrêmement cohérent au regard de ce scandale.
09:59Un texte qui sera débattu lundi.
10:01Oui, un texte qui sera débattu lundi à l'Assemblée nationale.
10:03Il y a plusieurs textes en effet législatif en ce moment.
10:05Il faut faire attention à ce qu'il y ait une cohérence
10:07entre ces textes-là et le projet de loi,
10:09qu'on ne parte pas dans tous les sens.
10:10Parce que si la coordination qu'on veut mettre sur le terrain
10:13ne se voit pas dans la loi,
10:15là il y aura un problème.
10:16Et puis il va falloir aussi que ce soit suivi des faits.
10:18Parce que là on sent qu'il y a peut-être une culture qui change.
10:21Mais souvent les parents disent,
10:22nous on a parlé à la directrice de l'école
10:25qui a dit, c'est pas moi en fait,
10:26les animateurs périscolaires, c'est la mairie.
10:29Et voilà.
10:29Et donc si ces murs-là ne tombent pas,
10:31ça ne changera rien.
10:33Il y a juste une toute petite question Renaud,
10:34parce qu'il faut qu'on avance.
10:35Pourquoi le Rassemblement national est hostile
10:36à l'obligation de dénonciation des faits de violence sur mineurs
10:40que ce texte veut imposer ?
10:41Que la proposition de loi,
10:42effectivement dite post-bétarame,
10:43veut imposer au ministre du culte,
10:45justement dans les enseignements privés.
10:46Et je pense que le RN a dénoncé cette mesure
10:49en parlant d'une attaque brutale anticléricale.
10:52C'est, me semble-t-il, l'illustration,
10:53et ça s'est produit d'ailleurs dans ces différents scandales,
10:56quels qu'ils soient,
10:57qu'il s'agisse de la pédocrimialité à Paris,
10:59en l'occurrence dans le périscolaire,
11:00ou du scandale bétarame,
11:01parfois d'une politisation totalement déplacée
11:03au regard de l'enjeu.
11:04Le fait que les ministres du culte
11:06qui exercent, par exemple,
11:08dans ces établissements privés,
11:10soient contraints,
11:11soient obligés par la loi
11:12de dénoncer des faits délictueux
11:15dont ils ont pris connaissance,
11:17ça paraît une évidence, là aussi,
11:18d'un point de vue juridique,
11:19comme des directeurs d'écoles publiques
11:23ou des responsables d'écoles publiques
11:25qui apprennent que des animateurs
11:27ou autres ont commis des faits aussi
11:29problématiques délictueux,
11:30sont évidemment,
11:31doivent être sommés par la loi
11:33de dénoncer ces faits.
11:34Donc, il faut éviter d'instrumentaliser
11:37ces drames,
11:38ces scandales de pédocrimialité,
11:40selon qu'ils se passent
11:41dans l'enseignement privé catholique
11:42ou dans l'enseignement public.
11:44Le problème est le même
11:45et doit être régi par la loi
11:47de la même façon.
11:48C'est vrai,
11:49Antoine Bonneau.
11:49Rapidement,
11:50Renaud a raison,
11:50il y a une extrême politisation
11:52de, malheureusement,
11:53de l'ensemble de ces drames
11:54et de ces affaires.
11:55Et rappelez-vous de l'affaire Bétarame
11:56où vous aviez
11:58cette fameuse commission d'enquête
12:00qui était notamment co-présidée
12:01par Paul Vannier,
12:03député LFI,
12:03qui lui aussi politisait ça
12:05en disant que le responsable,
12:07c'était le Premier ministre,
12:08François Bayrou,
12:08avec un objectif
12:09qu'il puisse chuter derrière
12:11et être censuré.
12:12Donc, parfois,
12:13on en oublie aussi
12:13beaucoup les victimes.
12:15Il ne faudrait pas
12:16que là, en effet,
12:17l'ensemble de ces textes
12:19en disant
12:20c'est moi qui ai déposé
12:21le meilleur texte,
12:22c'est moi qui suis le plus
12:23au chevet des victimes,
12:24finalement,
12:24fasse l'effet inverse
12:25et que ce ne soit pas
12:26les victimes qui soient
12:28respectées et défendues.
12:29Dans un instant,
12:30on parle du programme
12:31du Rassemblement National,
12:32du ou des programmes
12:33du Rassemblement National,
12:34justement,
12:34c'est la question.
12:35Mais pour l'instant,
12:36il est 9h18
12:36et c'est l'info
12:37en une minute
12:38avec Sarah Ders.
12:38La Vigilance Orange Canicule
12:41gagne Paris
12:41et sa petite couronne.
12:4317 départements,
12:44tout majoritairement
12:45à l'ouest,
12:46des pics à 38-39 degrés,
12:49notamment en Languedoc-Roussillon.
12:51Alerte aussi
12:51à la pollution à l'ozone,
12:53c'est moins cher
12:54dans les transports
12:55pendant trois jours
12:56en Ile-de-France.
12:57Le Premier ministre
12:58tient une réunion
12:59interministérielle
13:00sur la canicule.
13:01Les médicaments
13:02anti-obésité
13:03qui coûtent cher
13:04seront remboursés
13:05par la Sécurité sociale
13:06à partir de juin,
13:07c'est officiel.
13:09Remboursement
13:09sous condition,
13:10le laboratoire
13:11Novo Nordisk
13:12qui produit
13:13le médicament
13:13Ouigovi
13:14se félicite
13:15sur France Info
13:15de ce progrès.
13:17Je n'ai pas trahi
13:18la confiance
13:19des Français.
13:20Les derniers mots
13:21de Nicolas Sarkozy
13:22à son procès hier,
13:23la voix tremblante.
13:24L'ancien chef de l'État
13:26est rejugé
13:26en appel
13:27dans l'affaire
13:27du financement libyen.
13:29Décision
13:29le 30 novembre prochain.
13:31Les prix
13:32des logements anciens
13:33ont augmenté
13:34au premier trimestre
13:35en France
13:35selon l'INSEE,
13:36plus 0,1%
13:38par rapport
13:39à la même période
13:40l'année dernière.
13:41Les impôts,
13:42plus que quelques heures
13:43pour déclarer
13:44ses revenus en ligne
13:44pour 36 départements.
13:47Ceux,
13:47numérotés,
13:48attention,
13:48entre 20 et 54,
13:49vous avez jusqu'à ce soir minuit.
13:54France Info.
13:57Les informés,
13:59Renaud Delis,
14:00Agathe Lambret.
14:03Les informés
14:04avec Stéphanie Despierre
14:05de LCP
14:06et Antoine Comte
14:07de France Info TV.
14:09Sur plusieurs sujets,
14:10Renaud,
14:10le Rassemblement National
14:11cherche sa ligne.
14:12Sur plusieurs sujets,
14:13en particulier
14:13à caractère économique
14:14ou social,
14:16on a l'impression
14:18que deux lignes
14:18se dessinent
14:19au sein du RN.
14:20Alors on sait qu'il y a
14:20deux candidats,
14:21enfin il y aura un seul candidat,
14:22il y a deux candidats potentiels,
14:24soit Marine Le Pen,
14:24soit Jordan Bardella
14:25et chacun des deux
14:25semble avoir une ligne,
14:27l'une plus sociale,
14:29plus étatiste
14:30qui serait portée
14:30par Marine Le Pen,
14:31l'autre plus libérale
14:33portée par Jordan Bardella.
14:34Les sujets de dissension
14:36se sont multipliés
14:36ces dernières semaines
14:37et ces tout derniers jours
14:38encore sur la question
14:39de la retraite,
14:40de l'âge
14:41de départ en retraite.
14:42Le Rassemblement National
14:43préconise dans son programme
14:45le retour à l'âge
14:46de 62 ans
14:47et même à 60 ans
14:49pour ceux
14:49qui ont commencé
14:50à travailler tôt.
14:51Sauf que voilà,
14:51Jordan Bardella
14:52il y a quelques jours
14:53dans une interview
14:54à un journal allemand
14:55expliquait qu'il était
14:56en train d'examiner
14:57la question,
14:58quelle question,
14:59l'hypothèse de repousser
15:00finalement l'âge légal
15:01de départ en retraite.
15:02Alors,
15:03quel est le programme précis
15:04du Rassemblement National ?
15:0562 ?
15:06Davantage ?
15:06Est-ce que ce programme
15:07peut bouger ?
15:07Votre invité,
15:09il y a quelques minutes,
15:10Jean-Philippe Tanguy,
15:10député RN de la Somme,
15:11proche de Marine Le Pen,
15:12rappelle la ligne.
15:14La ligne,
15:15elle est très claire,
15:16c'est 62 ans.
15:16Ce que Jordan Bardella
15:17a dit,
15:17c'est que si on veut
15:18respecter ses 62 ans,
15:20il faut trouver
15:20des solutions financières.
15:21Ça ne peut pas
15:22être juste une incantation.
15:24La ligne est donc très claire,
15:25sauf que finalement,
15:26elle n'est pas tant que ça,
15:26puisque s'il faut trouver
15:27des financements,
15:28est-ce qu'à l'arrivée,
15:29le RN pourrait faire évoluer
15:32cette proposition
15:33au nom justement
15:34de sa crédibilité économique ?
15:35Jean-Philippe Tanguy
15:36a dit tout à l'heure
15:37qu'il pensait
15:38que 62 ans,
15:39ça figurait dans le programme
15:41présidentiel du candidat,
15:42quel qu'il soit.
15:42Est-ce qu'on peut y croire
15:44ou est-ce que le Rassemblement
15:45National est en passe
15:46de revenir sur cette promesse ?
15:48Est-ce que la position
15:48du RN est claire,
15:50Antoine Comte ?
15:50Ah non,
15:51elle n'est pas claire du tout.
15:52Je suis d'accord avec Renaud.
15:53Là, il y a clairement
15:53deux lignes.
15:54La ligne de Marine Le Pen
15:55qui est une ligne nationale,
15:57sociale,
15:58on va le dire comme ça.
15:59C'était celle qui se définissait
16:01comme la candidate
16:02du pouvoir d'achat,
16:02rappelez-vous,
16:03lors de la campagne
16:04présidentielle de 2022.
16:05Donc, elle s'adressait
16:06en effet aux classes populaires,
16:09classes ouvrières.
16:10Et puis, de l'autre côté,
16:11vous avez un Jordan Bardella
16:12qui lui rencontre
16:13les milieux économiques,
16:14les chefs d'entreprise,
16:14le MEDEF,
16:15et qui défend une ligne
16:18très libérale,
16:19en tout cas beaucoup plus libérale
16:20que celle de Marine Le Pen.
16:21Ça, c'est clair.
16:22Et donc, au cœur
16:22de finalement ces divergences,
16:25on a les retraites.
16:26Mais je pense
16:27qu'il y en aura d'autres,
16:28qu'il y aura d'autres thèmes.
16:30On va voir.
16:30Marine Le Pen,
16:31le verdict du jugement,
16:32c'est le 7 juillet.
16:33Donc, on saura assez vite
16:34qui sera le candidat.
16:37Mais ça ne veut pas dire
16:37que si Marine Le Pen
16:38est empêchée d'être candidate,
16:39elle n'imposera pas pour autant
16:41sa ligne derrière.
16:41En tout cas,
16:41elle essaiera de l'imposer.
16:43Donc, je pense qu'en effet,
16:46il y a un problème de clarté
16:47sur ce point de la réforme
16:48des retraites,
16:48mais il y a un problème
16:49de clarté tout court.
16:50Aujourd'hui,
16:51qui porte le programme ?
16:52Quelle est la ligne
16:55qui est en passe
16:56de l'emporter
16:57au sein de ce parti ?
16:57On ne sait pas vraiment.
16:59Et puis surtout,
17:00Jordan Bardella,
17:00ce qu'il essaye de se faire
17:01aussi derrière,
17:02c'est pourquoi pas
17:04unir son parti
17:04avec une grande partie
17:06de la droite,
17:06peut-être jusqu'au LR.
17:07Et ça, ça ne plaît pas du tout
17:08à Marine Le Pen.
17:09Mais pourquoi il fait ça ?
17:10Essayer de séduire
17:11les milieux économiques,
17:12le MEDEF,
17:13le patronat,
17:14et donc développer
17:15cette ligne ébarale ?
17:16Parce qu'en fait,
17:16s'il veut parler à la droite
17:17et notamment au LR,
17:18il faut partir,
17:19évidemment,
17:20de ce côté-là.
17:21Ce que ne veut pas du tout
17:22Marine Le Pen depuis toujours,
17:23elle, elle est contre
17:24l'union des droites.
17:24Donc voilà,
17:25il y a aussi un combat,
17:26en effet,
17:27de ligne politique,
17:28mais il y a un combat
17:29idéologique,
17:29clairement,
17:30aujourd'hui,
17:30entre Marine Le Pen
17:31et Jordan Bardella.
17:31Et ce sujet des retraites,
17:33en particulier Stéphanie,
17:34qui déchire la classe politique
17:36et la société française,
17:37est-ce qu'il risque
17:37de rattraper le RN
17:39à l'approche
17:39de la présidentielle ?
17:41En tout cas,
17:41comme le disait
17:41Jean-Philippe Tanguy
17:42ce matin,
17:43il faut qu'il travaille
17:43parce qu'on se rappelle
17:44que pendant les législatives,
17:45c'est sur les retraites
17:46que Jordan Bardella
17:46avait quand même
17:47largement pataugé
17:48face à Gabriel Attal,
17:49donc il faut qu'il ait
17:50un discours clair.
17:51On a en effet
17:51cette inflexion,
17:54cette interrogation
17:55au sein du RN.
17:56Est-ce qu'il faut plus
17:57parler aux chefs d'entreprise ?
17:58Est-ce qu'il faut garder,
17:59c'est de parler
17:59aux classes populaires ?
18:00Pendant longtemps,
18:00Marine Le Pen,
18:01c'était ni droite
18:02ni gauche.
18:03Et là,
18:04Jordan Bardella,
18:04lui,
18:05il tire plus à droite,
18:06il est issu
18:06d'une droite plus libérale,
18:08il veut porter ça.
18:09C'est un peu,
18:09si on résume,
18:10en gros,
18:10c'est la stratégie
18:11de la princesse
18:12contre la stratégie
18:13plus populaire
18:15de Marine Le Pen.
18:15Qui va gagner pour l'instant,
18:17on ne le sait pas.
18:18Autre exemple,
18:19les retraites,
18:20par exemple,
18:20la taxation de Total,
18:21des super profits.
18:22Là,
18:22Jordan Bardella dit
18:23la priorité,
18:24à mon avis,
18:25ce n'est pas
18:25de remettre des taxes.
18:26Et Marine Le Pen dit
18:29que c'est les super profits
18:31de Total.
18:32Donc tout ça
18:32est en train de bouger.
18:33Après,
18:33il y a quelques inflexions,
18:35notamment chez Marine Le Pen.
18:36Par exemple,
18:37dans son discours du 1er mai,
18:38elle a parlé de l'assistanat.
18:39Jusque-là,
18:39c'était un mot
18:40qu'elle employait très peu.
18:41Elle disait
18:41que ça ne faisait pas partie
18:42de son vocabulaire.
18:43Elle l'avait redit
18:44cet automne
18:45en disant
18:46qu'elle ne voulait pas
18:46rejeter la faute
18:47sur les chômeurs.
18:48Et là,
18:48c'est des termes
18:49qu'elle commence à employer.
18:50C'est plutôt des termes
18:51qu'on aurait entendus
18:52dans la bouche
18:53de Jordan Bardella.
18:54C'est des termes
18:54qu'on entend tous les jours
18:55dans la bouche de Laurent Wauquiez.
18:57Donc voilà,
18:57là,
18:58il y a une petite inflexion.
18:59On verra ce que ça donne.
19:00Petit détail
19:01pour justement
19:02essayer de contrer
19:04ce discours
19:05qui dit
19:06qu'il y a deux lignes en RN.
19:07Le RN a nommé
19:08un directeur de campagne
19:09cette semaine
19:10en disant
19:11ce sera ce directeur-là
19:12de campagne,
19:13peu importe le candidat.
19:14Et c'est un petit signal
19:15notamment
19:16de montrer aux médias
19:18regarder
19:19peu importe le candidat,
19:20la ligne,
19:20elle est la même
19:21puisque le directeur de campagne
19:22sera la même.
19:22L'autre signe justement
19:23qui montre
19:24qu'il y a quand même
19:24un petit problème,
19:25il y a un peu de la friture
19:26sur la ligne si j'ose dire,
19:27sur les lignes en l'occurrence,
19:29c'est qu'il y a déjà eu
19:29un premier séminaire
19:30entre les deux équipes,
19:32celle qui,
19:33l'entourage de Marine Le Pen
19:35et celui de Jordan Bardella,
19:36les deux cabinets
19:37pour justement mettre du Lyon
19:38où il y avait beaucoup d'absents
19:39d'ailleurs lors de ce premier séminaire
19:40et il doit y en avoir un deuxième.
19:42Donc c'est bien la preuve
19:42que s'il faut se parler autant,
19:45c'est que comme on dit
19:46parfois dans le sport,
19:47le groupe ne vit pas
19:49aussi bien que ça en tout cas
19:50et notamment parce qu'il y a
19:51de fait des dissensions
19:52de fonds qui sont intéressantes
19:53d'ailleurs sur ces lignes
19:54économiques et sociales
19:55qu'on évoquait,
19:56notamment sur les retraites.
19:57Ça rappelle un petit peu,
19:58d'ailleurs c'était intéressant,
19:59Jean-Philippe Tongu
19:59de se faire en insister
20:00sur le fait que ce sujet
20:01est extrêmement compliqué,
20:02complexe,
20:03que les Français s'y perdaient
20:05et visiblement le RN
20:06s'y perd aussi un petit peu.
20:07Ça rappelle un petit peu,
20:08vous vous souvenez en 2017,
20:10Marine Le Pen sur l'euro,
20:11on sortait de l'Europe
20:13sans sortir complètement de l'euro
20:14tout en envisageant
20:15d'utiliser l'EQ,
20:16on ne savait plus très bien
20:17pourquoi,
20:17à quoi servira l'EQ
20:18pour quelles transactions.
20:19Bon, elle l'avait payée
20:20assez cher.
20:20Et aujourd'hui sur les retraites,
20:21pardon,
20:21c'était 60 ans,
20:23maintenant c'est 62 ans,
20:24mais maintenant c'est avec
20:2542 années de cotisation.
20:27Alors il y a l'hypothèse,
20:28mais il y a même l'hypothèse
20:29qui circule de finalement
20:30supprimer peut-être
20:31l'âge légal de départ
20:33pour fixer un âge de cotisation
20:35qui serait le même pour tous,
20:36par exemple 42 ans.
20:37Donc très concrètement...
20:37Ce que Jean-Philippe Tanguy
20:38a confirmé tout à l'heure.
20:39Tout est sur la table,
20:40tout est en discussion,
20:41très clairement,
20:42ce qui veut dire
20:42que rien n'est décidé,
20:43rien n'est tranché,
20:44que tout est flou.
20:45Évidemment,
20:4542 ans de cotisation
20:46pour tout le monde,
20:47ça veut dire que
20:48le retour à 62
20:50et à fortiori à 60 ans
20:52ne pourrait concerner
20:53qu'une extrême minorité
20:54de travailleurs.
20:55Ça ne serait pas le cas
20:56de la majeure partie
20:57des salariés.
20:58Donc on voit bien
20:59que c'est flou.
21:00Et quand c'est flou,
21:02eh oui,
21:02comme disait la grand-mère
21:03de Martine Aubry,
21:04eh oui,
21:04c'est qu'il y a un loup.
21:05En l'occurrence,
21:05il y a une meute presque de loup.
21:07Un mot Stéphanie ?
21:08Il y a quelque chose
21:09qui va jouer aussi.
21:10Le RN va ajuster
21:11sa stratégie
21:11en fonction de savoir
21:12s'ils estiment
21:13que leur pire adversaire,
21:14en tout cas,
21:15leur plus gros adversaire,
21:16c'est la France Insoumise
21:17ou c'est le bloc central.
21:18Et ça,
21:18ça va changer aussi
21:19un peu son programme.
21:20Un programme à la carte, oui.
21:21Ce qu'on dit
21:21dans l'entourage
21:22de Jordan Bardella,
21:23c'est qu'il va attendre,
21:24enfin,
21:25il a intérêt à attendre
21:26quand même le verdict
21:26du procès du 7 juillet
21:28concernant Marine Le Pen
21:29et après dérouler
21:30cette fameuse stratégie
21:31pour imposer cette ligne
21:33libérale.
21:33Pour l'instant,
21:34il sème des petits cailloux
21:35sur le chemin du patronat.
21:36Il t'emporise.
21:36Merci beaucoup,
21:37les informés.
21:38Merci de nous avoir
21:40éclairés aujourd'hui.
21:41Merci, Renaud.
21:42Merci, Agathe.
21:42Les informés,
21:44Stéphanie Despierre,
21:45journaliste politique à LCP
21:46et Antoine Comte,
21:47tout de même,
21:47je rappelle,
21:48journaliste politique
21:49à France Info TV.
21:50Merci.
21:51Vous retrouvez
21:51les informés
21:51ce soir à 20h.
21:52Merci.
Commentaires

Recommandations