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Les informés de franceinfo du mercredi 6 mai 2026

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00:0920h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:14Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:19A la une ce soir, l'Organisation Mondiale de la Santé veut rassurer.
00:23Pas de comparaison à ce stade avec le Covid, alors que trois personnes sont mortes à bord d'un bateau
00:27de croisière.
00:28Un antivirus qui se transmet entre humains, le navire doit accoster en Espagne dans les prochains jours.
00:34Sécuriser le détroit d'Ormuz, la France peut le faire, dit l'Elysée.
00:37Alors que le porte-avions Charles de Gaulle s'approche de la zone, quel message de la part de Paris.
00:42Dans le même temps, toujours au Moyen-Orient, un nouvel espoir de discussion entre Iraniens et Américains, d'après le
00:47site américain Axios.
00:49Et puis le PSG qui joue pour aller en finale de la Ligue des champions de football.
00:52Le coup d'envoi à 21h, nous serons sur place à Munich.
00:55À la fin de ces informés, il y avait eu neuf buts à l'aller.
00:58Paris, au terme d'un match full, avait emporté 5 à 4.
01:02Pour parler de tous ces sujets, bonsoir Elisabeth Pinault.
01:05Bonsoir Victor.
01:06Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:10Bonsoir Anne Le Gall.
01:11Bonsoir.
01:12Et bienvenue du service sciences, santé et environnement de France Info.
01:15À vos côtés, Sylvain Courage.
01:17Bonsoir.
01:17Bonsoir.
01:18Directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs.
01:20Bonsoir Benjamin-Louis.
01:22Bonsoir Victor.
01:22Correspondant en France pour la RTS, la radio-télévision suisse et Vincent de Féligonde.
01:27Bonsoir.
01:28Bonsoir Victor.
01:28Chef du service ID et débat à la croix.
01:33Direction Ténérife dans les Canaries pour le bateau de croisière qui vient de quitter sa zone de mouillage au large
01:39du Cap Vert.
01:40Le débarquement des passagers en Espagne doit se faire dans les tout prochains jours.
01:44Depuis ce matin, on sait que la souge de l'antavirus qui a causé le décès de trois personnes à
01:49bord de ce bateau se transmet entre humains.
01:53Le Gall, où en est-on précisément à ce stade ?
01:55Combien compte-t-on de personnes infectées ?
01:57Alors, selon le dernier bilan de l'OMS, il y a huit cas qui se confirment.
02:02Donc, il y a eu les trois personnes décédées.
02:04Trois personnes qui étaient sur le bateau, qui ont été évacuées par avion médical aujourd'hui.
02:09Et puis, il y a toujours un patient qui reste hospitalisé en Afrique du Sud, à Johannesburg.
02:13Et puis, il y a aussi un cas à Zurich, un cas un petit peu particulier parce que c'est
02:18un passager qui a voyagé en Amérique du Sud et qui a fréquenté ce bateau fin avril,
02:23qui est rentré chez lui et il s'est présenté spontanément à l'hôpital de Zurich il y a quelques
02:28jours.
02:28Il a été pris en charge et il a été effectivement testé positif pour cet antavirus.
02:33Rappelez-nous, Anne Le Gall, cet antavirus, de quoi est-ce qu'on parle précisément ?
02:37Alors, les antavirus sont en général des virus transmis par des rongeurs.
02:41Donc, en général, on se contamine par des déjections, par exemple, en faisant du nettoyage via des poussières que l
02:47'on inhale.
02:50Donc, ça, c'est le cas général.
02:51Il y a 38 sortes d'antavirus et il y en a une qui est aussi transmissible d'homme à
02:57homme.
02:57C'est cette souche-là, la fameuse souche des Andes, qui effectivement a été détectée sur au moins un des
03:04passagers du navire.
03:06Donc, ça voudrait dire que... Alors, sans doute qu'au départ, il y a un passager qui a été contaminé
03:10par des rongeurs.
03:11Mais peut-être que par la suite, il y a eu des contaminations entre passagers sur le bateau.
03:16Et c'est vrai, quand on voit les conditions de voyage en croisière, voilà, on est sur un bateau, il
03:21y a moins d'aération, des couloirs étroits.
03:23Il y a aussi, sans doute, une population un peu plus âgée, un peu plus fragile.
03:28Tout ça explique des conditions possibles de contamination sur le bateau et tout ça explique les précautions sanitaires qui sont
03:35prises.
03:35On ignore pour l'instant, Anne, si le virus est apparu, si la contamination s'est faite sur ce bateau
03:41ou avant.
03:42Il y a quand même de fortes présomptions qu'il y ait eu certains cas de contamination sur le bateau.
03:48Mais compte tenu du délai d'incubation qui est assez long, c'est une à six semaines, on pense aussi,
03:53les autorités sanitaires pensent qu'il y a eu une contamination au départ à terre, à l'extérieur du bateau,
03:58sans doute via des rongeurs.
04:00Ce qui sera sans doute à confirmer, Benjamin-Louis, si on évoquait ce cas à Zurich, vous travaillez pour la
04:05radio-télévision suisse. Est-ce que vous avez des précisions sur ce patient hospitalisé ?
04:09Pas beaucoup plus que ce que vient de dire Anne Le Gall. C'est un monsieur qui, effectivement, a voyagé
04:14avec sa femme sur ce bateau de croisière.
04:16Il a embarqué le 1er avril en Argentine. Et d'ailleurs, on va y revenir parce que c'est sans
04:22doute à partir de là qu'il y aurait eu la contamination originelle, au fond.
04:30Et puis, il en est redescendu le 24 avril à Sainte-Hélène. Il est rentré tranquillement avec sa femme chez
04:37lui en Suisse.
04:38Et il s'est présenté, effectivement, à l'hôpital universitaire pour dire qu'il avait des symptômes. Ils l'ont
04:42tout de suite mis à l'isolement.
04:43Sa femme aussi est à l'isolement. Et on apprend aussi ce soir qu'il y aurait une autre personne
04:49suisse qui ne serait qu'à contact, qui aurait voyagé sur l'avion.
04:51Le problème, c'est qu'en fait, on donne les nationalités et non pas les résidences dans l'île de
04:57passagers.
04:58Donc, il est possible qu'il y ait d'autres personnes qui vivent en France ou qui vivent en Suisse
05:01qui ont voyagé.
05:02Mais on ne peut pas encore le savoir.
05:04Et puis, pour ce qui est de l'origine de la contamination, l'OMS a dit hier qu'il y
05:11a de grandes chances que ça soit passé justement en Patagonie
05:14ou peut-être en Afrique du Sud parce que c'était une croisière de personnes qui faisaient un peu d
05:18'aventure.
05:19Donc, ce n'est pas forcément des personnes âgées, mais c'était des personnes qui font du tourisme un peu,
05:22justement, sauvage.
05:24Ils faisaient de l'observation d'oiseaux en Patagonie. Ils faisaient de l'observation d'animaux sauvages en Afrique du
05:30Sud.
05:30Et apparemment, ce serait là qu'il y aurait eu, peut-être, des contacts originels avec des rongeurs ou peut
05:36-être tout autre type d'espèces.
05:38On ne sait pas encore exactement d'où ça vient précisément.
05:42Mais ça pose plein de questions. Ça pose aussi des questions du surtourisme.
05:45Enfin bref, je ne vais pas me lancer tout de suite. On en parle tout à l'heure.
05:48On en parlera dans un instant.
05:50Sylvain Courage, on l'a dit, la durée d'incubation, elle est de 1 à 6 semaines.
05:54Ça veut dire qu'il y a un risque de découvrir encore de nouveaux cas dans les spectacles ?
05:57Oui. Alors, je ne suis pas du tout médecin, mais j'imagine que ça ne facilite pas la définition de
06:03la population à risque, des cas contacts.
06:05Et en plus, c'est des gens qui ont voyagé.
06:07C'est aussi ça qui, peut-être, frappe les imaginaires.
06:09C'est qu'on a l'impression qu'au fur et à mesure de leur périple, il y a des
06:14cas qui se déclarent.
06:15Enfin, il y a une espèce de dramaturgie.
06:17Et évidemment, ça évoque le début du Covid.
06:22Mais là aussi, l'OMS a rassuré, comme elle sait le faire, en expliquant que ça ne pouvait pas être
06:28identique à la pandémie,
06:30qui a quand même mis le monde entier à l'arrêt et qui a causé tant de victimes.
06:35Inlégale.
06:36Voilà, là où les données scientifiques sont quand même plutôt rassurantes,
06:39c'est que même si la transmission interhumaine existe, elle reste rare.
06:42En général, ça arrive entre patients et malades, par exemple,
06:45ou ça peut arriver avec un rapport entre des couples, un contact rapproché.
06:52A priori, j'entendais une épidémiologiste dire que le plus gros cluster existant,
06:58c'est 34 personnes contaminées à partir d'un même foyer.
07:01Donc ça, c'est quand même, ça reste assez petit comme cluster.
07:05Donc ça, c'est une donnée plutôt rassurante.
07:07Et c'est pour ça que l'OMS estime que, pour l'instant, nous ne sommes pas dans une situation
07:12similaire à celle du début de la pandémie de Covid.
07:15Le risque pour le reste du monde est faible.
07:17Voilà ce que dit le directeur général de l'OMS, Benjamin-Louis.
07:20Oui, le docteur Tedros.
07:21Mais aussi, ça nous a permis de revoir des visages qu'on a beaucoup vus pendant le Covid.
07:26Notamment, l'épidémiologiste responsable des maladies émergentes, Maria Vankerkov,
07:31qui a dû préciser, quand elle est arrivée en salle de conférence de presse à Genève hier,
07:34qu'elle ne venait pas pour parler du Covid, donc rassurez-vous.
07:37Et justement, elle se voulait rassurante parce que, pour se contaminer avec cet antivirus,
07:42il faut quand même des contacts beaucoup plus rapprochés que ça n'était le cas lors du Covid,
07:46où lorsqu'on était dans la même pièce que quelqu'un et qu'on respirait le même air,
07:49on pouvait être contaminé de manière assez rapide.
07:52Là, en l'occurrence, ce n'est pas du tout ça.
07:53Il faut justement des contacts rapprochés.
07:55C'est pour ça qu'on soupçonne surtout des couples, en fait,
07:57qui étaient dans la même cabine sur le bateau de croisière,
08:01de s'être contaminés entre eux.
08:03On a vu tout de même, Anne Le Gall, le médecin, par exemple, à bord de ce bateau,
08:06être contaminé aussi à son tour.
08:08Ça veut dire qu'il y a quand même des choses qui peuvent passer par l'air.
08:10Voilà, c'est assez classique que le médecin soit contaminé par le patient.
08:14Il y a quelque chose de rassurant aussi, c'est que d'après les données que l'on a,
08:17la contamination se fait quand les patients sont symptomatiques,
08:20dans ce cas de l'antavirus.
08:22Pour le Covid, il pouvait y avoir des contaminations avec des personnes asymptomatiques,
08:26donc les chaînes de contamination étaient quand même plus compliquées à remonter.
08:29Voilà, terme qu'on a énormément entendu à l'époque.
08:31Oui, la chance relative qu'on a, c'est que quand même, ça se passe sur un bateau.
08:35Et donc, effectivement, les cas sont déclarés sur un bateau.
08:37Et donc, tout ça est relativement circonscrit.
08:40Il semble qu'il y ait une soixantaine de personnes qui sont susceptibles d'avoir été contaminées.
08:45Mais pour l'instant, on n'en sait rien.
08:47On attend, on a encore quelques jours pour voir quels cas vont se déclarer vraiment.
08:51Effectivement, et cette contamination en vase clos, c'est effectivement, comme vous dites, une chance pour l'instant.
08:56En tous les cas, c'est ce que dit aussi Sylvie Briand, elle est chef scientifique à l'Organisation Mondiale
09:00de la Santé.
09:01Elle était tout à l'heure l'invité de France Info.
09:03Elle estime aussi qu'on a beaucoup appris du Covid.
09:05Je pense que le Covid nous a appris qu'il faut être rapide.
09:08Donc là, c'est le cas.
09:09Il y a une détection très rapide.
09:10Donc, on a la chance, entre guillemets, de faire qu'on arrive vraiment tout au début d'une transmission.
09:17Donc, on a vraiment beaucoup d'opportunités de la stopper maintenant.
09:22Évidemment, après, quand on a des milliers de cas, comme c'était le cas à Wuhan, c'est beaucoup plus
09:27compliqué.
09:27Parce que là, ça échappe.
09:29Benjamin-Louis.
09:30On a beaucoup appris du Covid, oui.
09:32Mais on est dans une situation quand même particulière.
09:34Avec les Etats-Unis qui ont quitté l'OMS et qui étaient parmi les plus gros contributeurs,
09:38alors non seulement financiers, mais aussi scientifiques, de partage d'informations
09:42lorsqu'une situation comme celle-ci se présente.
09:44Et également, l'Argentine qui a suivi, c'est quelque chose de politique,
09:50qui a suivi Donald Trump dans sa sortie de l'OMS
09:54et qui est, a priori, le pays d'où serait venue la contamination.
09:58Donc, au fond, oui, ça n'a pas changé grand-chose dans l'évaluation actuelle.
10:02Mais ça dit quand même des choses intéressantes sur comment est-ce que nous sommes prêts
10:06à faire face à une nouvelle éventuelle pandémie.
10:09Et alors, hasard du calendrier, parce qu'on ne pouvait pas prévoir
10:13qu'il y allait y avoir cette crainte planétaire à ce moment-là,
10:16mais l'Assemblée mondiale de la santé commence dans 12 jours à Genève, justement.
10:21Et il y a un traité mondial de préparation aux pandémies
10:23qui a été voté l'année dernière, il y a quasiment un an, jour pour jour,
10:27et qui est bloqué.
10:28Et alors, on va voir si cette Assemblée mondiale de la santé
10:32qui commence avec une actualité quand même un peu chaude,
10:34et ce sera dans tous les esprits,
10:35on va voir si ça va convaincre les États qui sont encore membres de l'OMS
10:39de débloquer ce traité mondial de préparation aux pandémies.
10:43Et on ne pouvait pas faire meilleure démonstration, meilleure CQFD,
10:46qu'on en a besoin.
10:47Anne Le Gall.
10:47Oui, parce que ce qui nous menace pour les décennies à venir,
10:51ce sont les zoonoses, ce sont les maladies qui proviennent de l'animal.
10:55On estime qu'il y a, chaque année dans le monde,
10:57cinq nouvelles maladies qui émergent à l'interface entre l'humain et les animaux,
11:02notamment à cause des pressions sur l'écosystème, à cause de l'urbanisation,
11:07à cause des voyages dans des zones sauvages.
11:10À cela se rajoute le changement climatique qui peut aussi modifier notre organisme
11:15et les zones d'installation de certaines espèces.
11:18Tout cela fait qu'on parle de plus en plus de cette interface homme-animal en matière de santé.
11:23Cet antavirus, d'ailleurs, détecté à bord de ce bateau de croisière,
11:27il vient effectivement d'une origine animale,
11:29ce qui veut dire aussi que le corps humain n'y est par définition pas adapté ou mal adapté ?
11:34Alors, pour l'instant, il ne faudrait pas que ce virus mute.
11:38Alors, pour l'instant, c'est plutôt un avantage,
11:39c'est-à-dire que ce virus, normalement, se transmet de rongeur à rongeur.
11:42Il n'est pas très doué pour passer d'homme à homme,
11:44mais ça peut exister.
11:45Et malheureusement, le taux de mortalité quand un homme est infecté est élevé,
11:48puisque c'est entre 20 et 40% de mortalité.
11:52On n'a pas de traitement, on n'a pas de vaccin.
11:54C'est ce qui explique toutes les précautions actuelles.
11:57L'une des chefs épidémiologistes de l'OMS rappelait qu'il n'y a pas vraiment de traitement
12:01pour la maladie qui est causée par ce virus, et en l'occurrence, cette souche-là.
12:06Il faut traiter les symptômes, mais pas la maladie.
12:08Exactement.
12:08Et c'est un peu comme, souvenez-vous, au début du Covid,
12:11on disait qu'on ne peut rien faire, on peut juste intuber les gens
12:13ou les mettre sous respiration artificielle,
12:15et puis les aider à leur donner de l'oxygène pour passer les mauvais moments.
12:19Donc pour l'instant, c'est vrai, c'est ça quand même le côté un peu inquiétant dans cette affaire.
12:23C'est qu'il n'y a pas de traitement.
12:24Pour l'instant, elle a bien précisé, pour l'instant,
12:26parce que j'imagine bien que ça va aussi sans doute accélérer un petit peu la recherche en ce sens.
12:31Elisabeth Pinault, vous n'avez pas entendu encore sur le sujet.
12:33En tout cas, beaucoup de choses ont été dites.
12:35Ce qu'on peut dire, c'est que malheureusement,
12:37l'exemple du Covid n'a pas permis de préparer mieux.
12:41Vous voyez, on aurait pu croire après la pandémie de Covid-19
12:45que l'Organisation mondiale de la santé aurait plus de moyens pour travailler,
12:49que les chercheurs seraient encouragés parce qu'on savait que ça pourrait recommencer.
12:52Et on voit que non, la politique, c'est plus du court terme
12:55et plus que jamais en ce moment que le long terme.
12:58Et puis, ça pose, on l'a dit aussi, des questions évidemment
13:01de lutte contre le réchauffement climatique,
13:03les questions sur tourisme.
13:04Et puis, bon, il y a quand même, si on veut voir le verre plein,
13:08il y a quand même un protocole qui s'est mis en place là quand même
13:10avec une idée vraiment d'agir très vite.
13:14Les différentes capitales, les Pays-Bas, l'Espagne,
13:17se sont parlé pour voir qui allait pouvoir prendre en charge les malades
13:22et commencer à conscrire cette maladie, cette épidémie,
13:26enfin ce foyer en tout cas.
13:28Et on peut aussi penser quand même que la bonne volonté
13:33et la raison peut aussi l'emporter pour que tout le monde s'entende,
13:37pour qu'on puisse agir rapidement et pour éviter que ça s'étende, bien entendu.
13:41Avec l'expérience du Covid, Anne Le Gall, est-ce qu'il y a une vigilance tout de même
13:44qui est accrue, j'allais dire, chez tout le monde déjà,
13:46puis surtout chez les spécialistes au sein de l'OMS, etc.
13:49Ah mais c'est clair, là, pour les quelques 140 passagers qui restent sur le bateau,
13:54il y a un protocole sanitaire, il y a une distanciation,
13:57il y a des malades qui sont restés à l'isolement.
14:00Le débarquement de ces passagers qui se fera donc à Ténéry,
14:05ça va être très très encadré, il y aura des tests, des précautions.
14:09Alors, ils rentreront chez eux, mais ils vont subir quelques tests auparavant
14:14et il y aura toute une chaîne sanitaire qui sera mise en place.
14:17Ce qui n'avait pas pu être faite, bien sûr, au moment du marché de Wuhan en Chine.
14:21Vous voulez rajouter quelque chose ?
14:22Oui, non, il y a quand même l'expérience qui reste,
14:24et puis la solidarité qu'évoquait Elisabeth Pinault, c'est vrai.
14:27La solidarité internationale, je pense que là, on la voit déjà,
14:29donc il y a quand même quelques enseignements qui ont été retirés.
14:32Et puis, vigilance du côté du gouvernement français,
14:35que je suis particulièrement,
14:37il y a déjà toute une fiche de conseils contre l'antavirus
14:39sur le site du gouvernement, du ministère de la Santé, en tout cas.
14:43Je vois que ça vous faisait sourire, Benjamin-Louis.
14:44C'est un peu soin, parce que solidarité en demi-teinte,
14:45parce qu'on a appris tout à l'heure que le gouvernement des Canaries
14:49ne voulait surtout pas recevoir le bateau,
14:50alors que le gouvernement, c'est les joies du fédéralisme,
14:53le gouvernement central espagnol a dit, oui, c'est bon, il pourra accoster.
14:56Donc, on ne sait encore même pas vraiment.
14:57Et franchement, moi, j'ai une pensée ce soir pour les passagers du bateau,
15:00parce que c'est pire qu'un Agatha Christie,
15:02c'est-à-dire qu'il n'y a pas un tueur sur le bateau,
15:03c'est qu'il y a une sorte de virus qui est en train de décimer des passagers,
15:07et ils sont en train de vivre un truc affreux,
15:09parce qu'ils ne savent pas s'ils pourront sortir.
15:12Apparemment, il y a deux épidémiologistes des Pays-Bas
15:14qui sont en train d'arriver sur le bateau,
15:15qui vont, j'imagine, débarquer en combinaison totale.
15:19C'est presque un scénario de film, on en sourit,
15:21mais ça doit être affreux pour les passagers.
15:23Ça va se passer comme ça, Anne Legale ?
15:25Alors, ils sont déjà arrivés sur le bateau,
15:27ils ont démarré effectivement une enquête sanitaire,
15:29c'est-à-dire qu'ils vont faire des prélèvements
15:31pour voir déjà s'il y a des rongeurs à bord du bateau,
15:34ils vont aller voir l'environnement des passagers malades
15:38qui ont été évacués, ils vont faire des tests,
15:40ils vont surveiller aussi l'émergence de certains symptômes.
15:43Ce qui est rassurant, c'est que, d'après l'armateur,
15:47il n'y a pas eu de nouveaux cas, de nouveaux symptômes
15:49qui sont apparus depuis mardi.
15:51Donc, peut-être que, voilà,
15:54les premiers cas ont été suffisamment circonscrits.
15:57Voilà, avec ce bateau qui se dirige donc vers les Canaries,
16:00en Espagne, vers Ténérife.
16:03Merci beaucoup Anne Legale d'être venue nous voir ce soir
16:05dans les informés du service Science Santé et Environnement de France Info.
16:10Venons-en maintenant à la situation au Moyen-Orient.
16:14La France affirme ce soir être prête et capable de sécuriser
16:18le détroit d'Hormuz.
16:20L'Elysée assure d'ailleurs que le franchissement,
16:22aujourd'hui, du canal de Suez par le porte-avions français nucléaire
16:26Charles de Gaulle est un signal envoyé en ce sens,
16:28alors que la nuit dernière,
16:30un bateau de la compagnie française CMA-CGM
16:33a été pris pour cible sous pavillon Maltais.
16:37La France qui n'est pas directement visée, répète l'Elysée.
16:40Elisabeth Pinot, il y a ce mantra qui est répété et répété.
16:43Ah oui, la France n'est pas belligérante.
16:45Ça, c'est vraiment ce qui est répété depuis le départ.
16:48Et là, il y a quand même une offensive diplomatique
16:50de la part de la France.
16:51Et on le voit aujourd'hui.
16:55L'Elysée a beaucoup communiqué.
16:57D'abord pour dire que le Charles de Gaulle allait sur zone.
16:59Il est en direction du golfe de Guinée actuellement.
17:02Il est passé déjà en mer Rouge.
17:04Et puis, ça vient appuyer la décision,
17:08en tout cas le choix franco-britannique,
17:10de mettre en place une coalition multinationale
17:14pour protéger le détroit d'Hormuz,
17:17dans lequel une quarantaine de pays
17:21pourraient se joindre à cette coalition.
17:25Et puis aujourd'hui, l'Elysée a donné une impulsion
17:30en disant qu'il souhaitait que le détroit d'Hormuz
17:35soit négocié à part,
17:37soit fasse l'objet d'une négociation à part.
17:39Et que les Etats-Unis et l'Iran
17:42acceptent de laisser le détroit d'Hormuz de côté
17:45pour régler leurs autres différends.
17:47et ainsi pouvoir libérer la cause
17:50de tant de bouleversements dans l'économie mondiale.
17:53Et on va y revenir en détail.
17:54Père De Jong nous a rejoint en studio.
17:56Bonsoir.
17:57Merci d'être avec nous,
17:58ancien colonel des troupes de marine,
18:00vice-président de l'Institut Témis
18:01dédié aux problématiques de paix et de sécurité.
18:04Je le disais, la France qui se dit prête
18:06et capable à sécuriser le détroit d'Hormuz
18:09avec l'envoi de ce porte-avions français Charles de Gaulle sur zone.
18:12Comment on explique toutes ces manœuvres
18:14et peut-être le changement de ton de la France ?
18:16Est-ce que c'est comme ça qu'il faut l'interpréter ?
18:17Vous savez, tout à part des circonstances,
18:19visiblement le président de la République a choisi le bon moment.
18:22Pourquoi ?
18:22Parce qu'on voit qu'il y a une espèce de discussion
18:25qui se met en place ou pas.
18:26Enfin, avec Trump, c'est toujours difficile de savoir.
18:28Mais on voit qu'il se passe des choses.
18:29Puis en fait, le président Trump a annoncé ce matin
18:31que l'opération Freedom,
18:33mais l'opération, comment on dirait...
18:34Le projet Liberté.
18:35Voilà, tout ça s'était terminé.
18:36Le score des navires par l'armée américaine était suspendu.
18:39Exactement.
18:40Et tout allait bien,
18:41qu'on allait signer rapidement quelque chose.
18:42Donc, il se passe quelque chose.
18:44Personne ne sait exactement.
18:45Donc, la France joue sa propre carte
18:46puisqu'on a un dispositif
18:47qui est en place en Méditerranée
18:49depuis deux mois, littéralement.
18:51Donc, c'était le moment d'agir un petit peu.
18:53Donc, en fait, on a passé...
18:54Le groupe aéronaval a passé le canal de Suez.
18:57Il est rentré dans la mer Rouge,
18:58sachant que dans la mer Rouge,
18:59vous avez un dispositif européen
19:00qui s'appelle Aspides
19:01et qui protège les bateaux européens
19:04qui passeraient contre les outils.
19:07Bon, on va dire que c'est une situation
19:08qui est arrêtée,
19:09mais n'importe que ça existe.
19:11Deuxième point,
19:11on a quand même le port de Djibouti
19:12qui est très important.
19:13Donc, j'imagine que ce bateau,
19:15le porte-avions qui transite
19:16depuis le mois de février,
19:17il y a peut-être des réparations,
19:19des changements,
19:20les avions,
19:21il y a peut-être des choses à faire
19:21en termes de logistique.
19:23Et puis, encore une fois,
19:24Djibouti est en face de Bad el-Mandel,
19:26le Détroit,
19:27en face de Yémen.
19:28Donc, c'est le moment ou jamais
19:29de le contrôler,
19:29de le passer
19:30et d'agir éventuellement
19:32dans l'Ancien Indien.
19:32Et ça, c'est très important
19:33parce qu'à deux niveaux.
19:34La première chose,
19:35c'est que dans l'Ancien Indien,
19:36la marine française sera obligée
19:37de se coordonner avec les Américains.
19:39Il n'y aura pas deux choses bizarres
19:41l'une à côté de l'autre.
19:41Il va y avoir,
19:42il faut une coordination,
19:43il y aura des avions,
19:43des bateaux.
19:44Donc, c'est automatique.
19:45Les Français ont l'habitude,
19:46les Américains aussi.
19:47Ça le fera.
19:48Et puis, on peut imaginer
19:49que derrière tout ça,
19:50il y a un but politique
19:50parce que derrière une marine,
19:53il y a toujours un but politique.
19:54Pas de moi, c'est de Clausewitz.
19:56Et donc, très concrètement,
19:57on sent que les Français
19:58sont prêts à jouer
19:58une carte diplomatique
20:00avec les pays du Moyen-Orient.
20:01Je me permets de vous rappeler
20:03qu'il y a quand même
20:03trois pays
20:03avec lesquels
20:04nous avons signé
20:04des accords de défense
20:05qui sont le Qatar,
20:06Bahreïn et les Émirats.
20:07Donc, tout ça fait
20:08qu'il y a une espèce
20:09d'environnement
20:09qui permet à la France
20:11de jouer une carte.
20:11Évidemment, on reste
20:12sur une posture défensive.
20:14N'oublions pas,
20:14c'est très important.
20:15Ça a été rappelé,
20:16rappelé,
20:16mais on se met en position.
20:19C'est du pré-positionnement
20:20et enfin,
20:21chez les marins,
20:21on appelle ça
20:22de la gesticulation.
20:23Benjamin-Louis.
20:24Non, clairement,
20:24il y a, comme on dit
20:25au caissure glace,
20:26il y a un momentum.
20:27Il y a un truc qui se passe
20:28et donc, on voit
20:29qu'il n'y a pas que la France
20:30qui s'engouffre
20:31dans la brèche.
20:32Pour citer Reuters,
20:34je cite l'employeur
20:35de ma voisine,
20:36il a été confirmé
20:38cet après-midi
20:39qu'il y avait effectivement
20:41un projet de,
20:43ils ont dit,
20:44de mémorandum,
20:46une page, en fait,
20:47écrite par les Iraniens
20:49d'accord pour mettre fin
20:51à la guerre
20:51avec les Américains
20:52et donc, pour l'instant,
20:53ils attendent...
20:53Le rapport que le site Axios
20:55est donc confirmé
20:56par Reuters
20:58qu'on serait sur la voie
21:00d'un accord.
21:01Mais ce qui n'est quand même
21:02pas très clair,
21:03encore une fois,
21:03on a l'habitude
21:04avec Donald Trump,
21:04c'est que durant la journée,
21:05on a eu à peu près
21:06trois versions différentes.
21:08Il y a eu d'abord
21:09Marco Rubio
21:10qui a dit
21:10c'est terminé,
21:11Epic Fury,
21:12l'opération spéciale...
21:13C'est ce qu'il a dit
21:13hier soir,
21:14le chef de la diplomatie américaine.
21:15On est perdus
21:16dans les décalages horaires.
21:17Et puis ensuite,
21:18ce matin,
21:18Donald Trump
21:19qui dit l'inverse,
21:19que Epic Fury
21:20va continuer encore pire
21:21et puis cet après-midi
21:22encore une troisième version.
21:23Donc là encore,
21:24faisons quand même
21:24un peu attention
21:25parce que ça ne change
21:26même pas d'un jour à l'autre,
21:27ça change toutes les demi-heures.
21:29On l'a écrit souvent,
21:30il va y avoir un accord,
21:31Donald Trump dit
21:32on a un accord,
21:34les Iraniens sont prêts
21:34à négocier,
21:35on est proche d'un accord.
21:36On l'a écrit souvent,
21:37donc il faut être très prudent.
21:37Parce que Donald Trump
21:38aussi répète souvent
21:39qu'ils n'ont jamais été
21:41aussi proches d'un accord.
21:42Vincent de Félégon.
21:42Oui, ce qu'il y a,
21:43c'est que Donald Trump
21:44a vraiment intérêt à un accord.
21:45Donc effectivement,
21:46il pousse.
21:47Alors il y a de la gesticulation,
21:48comme vous disiez,
21:49il y a une espèce de cirque.
21:52Les Iraniens
21:54attaquent des pétroliers
21:55qui veulent passer,
21:56enfin des bateaux
21:57qui veulent passer le détroit.
21:59Les Américains
21:59peuvent attaquer des bateaux.
22:00Les Iraniens
22:02envoient des choses
22:02sur les pays voisins.
22:04Mais en réalité,
22:05on sait très bien
22:06qu'il y a des négociations
22:06qui sont engagées
22:07par l'intermédiaire
22:08du Pakistan d'une part
22:09et par l'intermédiaire
22:11de l'Arabie Saoudite,
22:13de l'Égypte
22:14et d'un troisième pays du coin
22:16qui sont vraiment importants
22:17pour...
22:18Il y a des canaux
22:19de négociations.
22:20Et du côté iranien,
22:22le pays quand même
22:22est dans une situation
22:23qui est très difficile.
22:25Et effectivement,
22:26les hommes qui ont le pouvoir
22:27à l'heure actuelle
22:28semble-t-il
22:28au sein de l'Iran,
22:30qui sont le président du Parlement
22:32et le président de la République,
22:35sont à la recherche d'un accord.
22:37Donc effectivement,
22:37il y a des gens
22:38qui sont opposés
22:39au sein des...
22:40Les plus radicaux du régime
22:41sont opposés à un accord.
22:43Mais...
22:44Et les...
22:47Les royalistes
22:47qui ne pèsent pas grand-chose
22:49sont opposés à un accord.
22:50Les Israéliens
22:51ne voudraient pas d'un accord.
22:52Mais du côté iranien
22:54comme du côté américain,
22:55on cherche un accord.
22:56Et on reviendra sur cet accord
22:57pour revenir à la France.
22:58Elle propose aux Etats-Unis
22:59et à l'Iran
23:00de traiter la question d'Hormuz
23:01à part du reste du conflit
23:03et des négociations.
23:04C'est un intérêt commun,
23:05dit Paris,
23:06qui présente ses exigences
23:07pour lancer une mission
23:09multinationale
23:09de sécurisation
23:10de ce fameux détroit d'Hormuz,
23:12père de Jong.
23:12Est-ce que la France
23:13est en mesure aujourd'hui
23:14d'avoir de quelconques exigences
23:16envers Washington ?
23:17On ne croit pas.
23:18Vous savez,
23:18c'est comme au poker,
23:20la distribution des cartes.
23:21On en est là.
23:22Donc, il y a un paquet
23:22qui est en train de distribuer.
23:23On verra le jeu qu'on a
23:24dans le jeu.
23:25Mais le premier,
23:26il faut avoir du jeu.
23:27Et le fait d'avoir un porte-avions,
23:28un groupe à rénovale
23:29et d'avoir une politique
23:30qui cherche à s'exprimer
23:31ou une diplomatie
23:31qui cherche à s'inscrire
23:33dans une logique,
23:33je dirais,
23:34ou une orientale
23:34où il y a quand même
23:35des cartes à jouer
23:36parce que le positionnement
23:37américain,
23:38comme était très parti...
23:38Parce qu'on dit beaucoup
23:39que la France et les Européens
23:40sont des spectateurs
23:41qui ne peuvent pas faire grand-chose.
23:42Ils jouent un peu...
23:43Ils prennent plus un rôle d'acteur
23:44finalement aujourd'hui.
23:45Ils aimeraient bien,
23:46d'autant qu'on voit bien
23:46que la France a raté
23:47le coche de l'Iran,
23:49du Liban.
23:50On aurait pu être plus proactif.
23:51Voyez, on était sur un modèle
23:53où on vous envoie
23:53des médicaments et des couvertures.
23:54Ça ne suffit pas toujours.
23:55Et c'est vrai que moi,
23:56je pense qu'on a raté
23:57le coche du Liban
23:58et je pense que
24:00la République,
24:01enfin le président de la République
24:01l'a fini par le sentir
24:03et on ne peut pas rester
24:04qu'un groupe aéronaval
24:05en Méditerranée
24:05a tourné autour de Chypre.
24:06Ça ne devait durer qu'un temps.
24:08Donc évidemment,
24:08soit on rentre à la maison,
24:09soit on fait quelque chose.
24:11Et je pense que
24:11le système français
24:12étant ce qu'il est,
24:13la conjoncture
24:13telle que vous l'évoquiez
24:14à l'instant
24:14avec le président Trump,
24:16les Iraniens, etc.
24:17fait qu'il y a comme
24:17une forme d'éclaircie.
24:19Je ne connais pas
24:20la fin de l'histoire,
24:20évidemment,
24:21mais on se positionne.
24:22Et encore une fois,
24:27le fait de changer de rythme,
24:28le fait de prendre l'initiative,
24:30c'est toujours bon
24:30pour le système.
24:31Après, on verra
24:32comment les choses
24:32se mettent en place.
24:33Je ne suis pas sûr
24:33que Trump accepte
24:34de nous laisser un strapontin
24:35à la table des négociations,
24:37mais c'est un autre sujet.
24:38Il y a l'idée aussi
24:38de joindre la parole aux actes.
24:39Il y avait eu il y a trois semaines
24:41cette réunion à Paris
24:42de plusieurs dizaines
24:44de pays volontaires
24:46autour de la France.
24:47Cette fois, voilà.
24:48Ce qui est assez habile,
24:49c'est qu'on sait
24:50que Donald Trump
24:51avait demandé l'aide
24:52de ses alliés et de l'OTAN
24:53pour sécuriser
24:53les droits d'hormous.
24:54Et finalement, Emmanuel Macron
24:56lui dit, je le fais
24:57mais à mes conditions
24:58et je le fais au moment
24:58où vous, les Américains,
25:00vous commencez
25:01à discuter la paix.
25:02C'est-à-dire, je ne le fais pas
25:02dans le contexte de la guerre,
25:04je le fais dans le contexte
25:04d'une pacification.
25:05Et du coup, c'est plutôt habile
25:07en termes de communication
25:08ou quelle que soit
25:09la réponse de Trump, en fait.
25:10Parce qu'il ne pourra plus dire
25:11que les Français
25:13ne se sont pas mobilisés.
25:14Ils l'ont fait
25:15et ils l'ont fait en cohérence
25:16avec les objectifs
25:17de pacification
25:18et dans l'idée
25:20d'améliorer les choses
25:21et surtout en posant
25:23que le détroit d'hormous
25:24est une voie maritime internationale
25:25qu'elle n'appartient
25:26ni aux Iraniens
25:27ni aux Américains.
25:28C'est pour ça que
25:29Emmanuel Macron dit
25:30il faut le sortir des négociations
25:31parce que finalement
25:32ça regarde le monde entier
25:33ça ne regarde pas uniquement
25:34l'Iran et les Etats-Unis.
25:35Jean-Marie Louise.
25:36Pardon, c'est Elisabeth Pignol.
25:38Emmanuel Macron a tout à l'heure
25:39fait un message sur Twitter
25:40assez long
25:41expliquant sa position
25:42expliquant qu'il avait parlé
25:43avec le président iranien
25:44qui n'a guère de poids
25:46dans les négociations
25:46mais néanmoins
25:47c'est quand même
25:48un axe diplomatique important
25:50et puis il doit parler bientôt
25:51il l'a dit
25:52à Donald Trump.
25:52Alors connaissant Donald Trump
25:54on sait que
25:55sera-t-il impressionné
25:56par l'arrivée
25:57du plus grand bâtiment
25:58du plus grand porte-avions européen
26:00dans les eaux de mer Rouge
26:01peut-être ?
26:02Il veut sûrement dire
26:02qu'il n'en a le plus grand nucléaire.
26:04Absolument.
26:05Voilà c'est quand même
26:05un accord.
26:06Il y a des différences
26:06entre les portes-avions américains
26:11et les nôtres
26:11mais ceci-là
26:12la taille n'est pas importante
26:13l'essentiel
26:14c'est la furia franchaise
26:16c'est ça qui est important.
26:16En tout cas
26:16c'est quand même
26:17un argument pour lui
26:19et en effet
26:20il faut essayer
26:21de convaincre
26:23les américains
26:23mais aussi les iraniens
26:25quand est-ce que
26:25les iraniens
26:26vont abandonner
26:27le détroit d'Hormuz
26:28c'est leur seul contrôle
26:29c'est leur seul
26:30moyen de pression
26:31donc on a du mal
26:32à croire
26:33que les iraniens
26:33vont dire
26:34d'accord
26:34on laisse le détroit d'Hormuz
26:35de côté
26:35pour discuter
26:36c'est quand même
26:37une grande force
26:38pour eux
26:39d'avoir
26:42la main mise
26:42sur le détroit
26:43c'est le mot que je cherchais
26:44la main mise
26:45sur ce détroit
26:46Benjamin
26:46Vous disiez que Trump
26:48devait absolument
26:49faire bouger les choses
26:50il est sous pression
26:51et on oublie juste
26:51de préciser
26:52qu'il va se rendre
26:52à Pékin
26:53dans quelques jours
26:55la semaine prochaine
26:56les Chinois
26:57mettent une pression
26:58maximale
26:58parce qu'eux
26:59ils ont vraiment
27:00vraiment intérêt
27:01et envie
27:01que cette guerre
27:03se termine
27:05donc je pense
27:06qu'il n'a pas
27:06très envie
27:07d'arriver
27:07dans une situation
27:08encore extrêmement floue
27:10et de n'avoir
27:11absolument rien à dire
27:12à ce sujet là
27:12à Xi Jinping
27:13et puis juste
27:14une autre petite chose
27:15quand même
27:15il va y avoir
27:16une résolution américaine
27:17au Conseil de sécurité
27:18des Nations Unies
27:19oh bah tiens
27:20c'est marrant
27:20quand même finalement
27:21ça nous sert à quelque chose
27:22le multilatéralisme
27:23et les Chinois
27:24qui eux d'ailleurs
27:25sont devenus
27:26les nouveaux champions
27:26du multilatéralisme
27:27il y a peut-être aussi
27:28un lien
27:29en l'occurrence
27:30avec la visite
27:30de Donald Trump
27:31mais donc voilà
27:32le Conseil de sécurité
27:33des Nations Unies
27:34quand on sait plus
27:35trop quoi faire
27:35et bah finalement
27:36c'est pas si inintéressant
27:38que ça
27:38Père De Jong
27:38rapidement
27:39il faut vraiment
27:39que les Etats-Unis
27:40aillent mal
27:40pour qu'ils se tournent
27:41aujourd'hui
27:41les Etats-Unis
27:42de Donald Trump
27:43vers l'ONU
27:43je pense pas
27:44qu'ils aillent très mal
27:45simplement je pense
27:45que la situation
27:46pour eux
27:46elle est difficilement
27:47compréhensible
27:48ils pensent
27:48c'est aller vite
27:49et c'est lent
27:49donc c'est un vrai sujet
27:51Trump est un homme
27:52qui est pressé
27:52c'est un homme d'affaires
27:53il est pressé
27:54et ça fonctionne pas
27:55aussi vite qu'il veut
27:55donc ils cherchent des solutions
27:56donc c'est vrai
28:00à 15h il dit autre chose
28:01et puis à 18h
28:02son ministre de la Défense
28:02dit autre chose
28:03ça c'est très compliqué
28:04et puis n'oublions pas
28:04un dernier point
28:06qui est relativement important
28:07c'est qu'il y a
28:07une Coupe du Monde de foot
28:08qui arrive mi-juin
28:09jusqu'à mi-juillet
28:11et je vous promets
28:11que vous avez
28:12des milliards d'habitants
28:12de mondiaux
28:14qui vont gagner
28:15cette Coupe du Monde
28:16et je sais
28:16par les Américains
28:17qu'ils peuvent pas
28:18se permettre
28:18d'avoir un truc raté
28:19même si les matchs
28:20vont se diviser
28:20entre le Canada
28:21le Mexique
28:22et les Etats-Unis
28:22rappelez-nous
28:23un point très important
28:24l'équipe iranienne
28:2920h32 sur France Info
28:36Et l'info c'est avec vous
28:37Emmanuel Langlois
28:38Avec l'enquête
28:38sur le foyer d'Antavirus
28:40à bord d'un bateau
28:41de croisière
28:41au large du Cap Vert
28:42un avion
28:43à bord duquel
28:44se trouverait au moins
28:45un passager du navire
28:46touché par ce virus
28:47est arrivé à Amsterdam
28:49aux Pays-Bas
28:49ce soir
28:50après une évacuation
28:51d'urgence
28:52de ce bateau
28:53au large du Cap Vert
28:54de nombreuses incertitudes
28:56subsistent
28:57sur cette épidémie
28:58prévient ce soir
28:59une agence sanitaire
29:00de l'Union Européenne
29:02Le chaud et l'eau froide
29:03au 68ème jour
29:05de la guerre
29:05au Moyen-Orient
29:06une proposition
29:08américaine
29:08pour mettre fin
29:09à la guerre
29:09est toujours en cours
29:10d'examen
29:11par l'Iran
29:11Donald Trump
29:12lui affirme
29:13voir de bonnes chances
29:14d'un accord de paix
29:15mais maintient
29:16la menace
29:17d'une reprise
29:17des bombardements
29:18le principal négociateur
29:20iranien
29:20accuse lui
29:21Washington
29:21de chercher
29:22la reddition
29:23de son pays
29:24et puis sur le terrain
29:26un navire
29:26de la compagnie française
29:27CMA-CGM
29:28est parvenu
29:29à sortir du Golfe
29:30ce mercredi
29:31par le détroit
29:32d'Hormuz
29:32il était bloqué
29:33depuis le début
29:34de la guerre
29:35le 28 février dernier
29:37l'armée américaine
29:38affirme de son côté
29:39avoir neutralisé
29:40un pétrolier
29:41ayant tenté
29:42de forcer le blocus
29:43des ports iraniens
29:45en tirant
29:45sur son gouvernail
29:47retour en France
29:48où un médecin généraliste
29:49âgé d'une soixantaine
29:50d'années
29:51mis en examen
29:52ce soir
29:52dans les Yvelines
29:53il est soupçonné
29:54de viol et d'agression
29:55sexuelle
29:56sur plusieurs patientes
29:57entre 2002
29:58et 2022
29:59le praticien
30:00a été placé
30:01sous contrôle judiciaire
30:02avec notamment
30:02interdiction
30:04d'entrer en contact
30:05avec les victimes
30:06et d'exercer
30:07sa profession
30:07Le juge d'application
30:09des peines
30:10lui a tranché
30:10Nicolas Sarkozy
30:11a obtenu l'aménagement
30:13de sa peine
30:13de six mois
30:14d'emprisonnement ferme
30:15à laquelle
30:16il a été condamné
30:17dans l'affaire
30:18Big Malion
30:18sur les dépenses
30:19de sa campagne
30:20présidentielle
30:21en 2012
30:21Cette décision
30:23permet à l'ex-chef
30:24de l'état
30:24d'échapper
30:25au port
30:25d'un bracelet électronique
30:27Et puis c'est le grand soir
30:28pour le PSG
30:29après sa victoire
30:30courte victoire
30:31au match allé
30:32la semaine dernière
30:32au Parc des Princes
30:335 buts à 4
30:34face au Bayern Munich
30:35et bien les Parisiens
30:37se retrouvent
30:38Les Allemands
30:38ce soir
30:39cette fois
30:39c'est en Bavière
30:40pour leur demi-finale
30:41retour
30:41de la Ligue des Champions
30:43de football
30:43Le vainqueur affrontera
30:45les Anglais d'Arsenal
30:46En finale
30:47ce sera fin mai
30:48à Budapest
30:49le match
30:49à 21h ce soir
30:52France Info
30:5320h 21h
30:55France Info
30:56les informer
30:57Victor Matel
30:59Avec ce soir
31:00Elisabeth Pinault
31:01grand reporter
31:01de l'agence Reuters
31:02correspondante
31:03pour Matignon
31:04et l'Elysée
31:05père de Jong
31:05ancien colonel
31:06des troupes de marine
31:07vice-président
31:08de l'institut Témis
31:09dédié aux problématiques
31:10de paix et de sécurité
31:11Sylvain Courage
31:12directeur adjoint
31:13de la rédaction
31:14du Nouvel Obs
31:15Benjamin Louis
31:15de la RTS
31:17la radio-télévision suisse
31:19correspondant en France
31:20et Vincent de Féligon
31:21le chef du service
31:22ID
31:22et débat à la croix
31:24nous parlions
31:25du détroit
31:25d'Ormouz
31:26de la France
31:27prête à apporter
31:28son aide
31:29et sa force
31:30pour sécuriser
31:31ce détroit
31:32est-ce qu'il faut faire
31:33un lien
31:33père de Jong
31:34avec ce navire
31:36de la CMA
31:36CGM
31:37qui a été pris pour cible ?
31:39C'est un vrai sujet
31:39évidemment
31:40alors on peut
31:41c'est l'Elysée
31:42où les français disent
31:43actuellement
31:43que les français
31:44n'étaient pas
31:44visés
31:46mais en fait
31:47c'est quand même
31:47un français
31:48qui a été visé
31:48même s'il avait
31:50un drapeau
31:52de quel ?
31:52Maltais
31:54si la France
31:55reconnaissait
31:56qu'elle était visée
31:56ce serait rentré en guerre
31:58oui parce que
31:58on les visait directement
32:00et en fait
32:00les français ont plutôt
32:01été profils bas
32:01depuis le début du conflit
32:03donc on ne peut pas
32:03nous accuser de ça
32:04le problème
32:04encore une fois
32:05c'est que c'est malheureux
32:06c'est qu'on voit bien
32:07qu'il y a une espèce
32:08de tentative
32:08pour percer le blocus
32:10il y a une espèce
32:11de groupement de bateaux
32:12entre 10 et 10 bateaux
32:13qui ont essayé de sortir
32:14et ça n'a pas fonctionné
32:16et d'ailleurs
32:16ce que je pense
32:17très concrètement
32:17c'est que les américains
32:18ont débranché
32:19l'opération Freedom
32:20parce qu'ils ont réalisé
32:21que c'était littéralement
32:22impossible en fait
32:23de faire sortir
32:231000 bateaux
32:24dans les jours qui viennent
32:25ou dans les mois qui viennent
32:26c'est impensable
32:27donc il faut trouver
32:28une autre solution
32:28et j'imagine
32:29que les iraniens
32:30leur ont laissé
32:31la possibilité
32:32enfin leur ont dit
32:33qu'il y avait
32:33une possibilité
32:34d'être moins agressif
32:35donc on va probablement
32:36vers un système
32:37plus léger
32:39plus light
32:39comme on dit
32:40mais encore une fois
32:41je pense que les américains
32:41ont pris conscience
32:42que c'était impossible à faire
32:43il faut trouver des solutions
32:44c'est vrai que les américains
32:45lorsqu'on dit
32:45est-ce que c'est un échec ou pas
32:46moi je ne crois pas
32:47tant que la distribution
32:49des cartes n'est pas terminée
32:50qu'on n'a pas tourné
32:51la dernière carte
32:52on ne peut pas savoir
32:52qui a gagné
32:53et qui a perdu
32:53donc il y a une espèce
32:55de débat qui se met en route
32:56c'est vrai qu'avec les américains
32:58suivre la trace
32:59du raisonnement
33:00est parfois difficile
33:01celle des iraniens
33:02est plus facile à comprendre
33:03mais il y a du mou
33:04et du dur
33:04je pense qu'au milieu
33:05on va trouver la voie au milieu
33:06probablement
33:07alors on en a un petit peu parlé
33:08tout à l'heure
33:08le site américain
33:09Axios proche de la Maison Blanche
33:11évoque ce soir
33:12un protocole d'accord
33:13d'une page
33:14pour établir un cadre
33:15de négociation
33:16entre américains et iraniens
33:17et à terme mettre fin
33:18à la guerre
33:19est-ce qu'on est proche
33:20Sylvain Courage
33:20selon vous
33:21de nouvelles discussions
33:22entre iraniens et américains
33:23alors une page
33:24c'est court
33:25alors est-ce que c'est court
33:26parce que c'est clair
33:27ou est-ce que c'est court
33:28parce que c'est pas complet
33:30donc il faudrait vraiment
33:31connaître un peu les détails
33:32ça dépend de la taille
33:33de la police aussi
33:34oui voilà
33:34non mais je veux dire
33:35au début on était parti
33:36sur dix conditions
33:37et on a bien vu
33:38que ces dix conditions
33:39qui étaient édictées
33:40par les iraniens
33:41étaient inacceptables
33:42par les américains
33:42donc peut-être que sur cette page
33:43ils ont réussi
33:45à dégager des points de consensus
33:46ou en tout cas
33:47des zones de discussion
33:49alors sont évoqués
33:50un moratoire
33:51sur l'enrichissement nucléaire
33:52les Etats-Unis
33:53qui accepteraient
33:53de lever leurs sanctions
33:55de débloquer
33:55des milliards de dollars
33:57aussi de fonds iraniens
33:58gelés
33:58et puis enfin
33:58les deux parties
33:59lèveraient leurs restrictions
34:00chacune sur le détroit d'ordre
34:02ça ressemble à un compromis
34:03ça ressemble à un compromis
34:04et visiblement
34:05on parle plus
34:06de retirer l'uranium enrichi
34:08qui est présent en Iran
34:10dans une opération
34:11que Donald Trump
34:12dans sa grande expérience
34:14en matière d'uranium
34:15nous présentait
34:16comme très simple
34:16qui est en fait
34:17un truc ultra compliqué
34:18quasiment irréalisable
34:20et visiblement
34:22ça ne figurerait pas
34:23mais encore une fois
34:23c'est vrai
34:23une page c'est très court
34:24donc c'est peut-être
34:25simplement un cadre
34:26pour ensuite aller
34:27dans les détails
34:28mais en l'occurrence
34:29on va se retrouver
34:29avec quelque chose
34:30qui ressemble quand même
34:31pas mal à l'accord
34:32il faut encore le redire
34:33de 2015
34:33le fameux accord
34:34sur le nucléaire
34:36que Donald Trump
34:36lui-même a détricoté
34:38à son arrivée
34:39pendant son premier mandat
34:40à la Maison Blanche
34:41Vincent de Féligonde
34:43il y a un peu un côté
34:43on le dit souvent
34:44dans les informés
34:45tout ça pour ça
34:45pour l'instant
34:46après plus de deux mois
34:47c'est ça qui est incroyable
34:48c'est qu'effectivement
34:49ni les Etats-Unis
34:50ni l'Iran
34:51pensaient qu'Hormuz
34:52serait le point de cristallisation
34:54à l'heure actuelle
34:55du conflit
34:56donc tout ça
34:57est extrêmement étonnant
34:59et j'en discutais
35:01tout à l'heure
35:01avec Bernard Hourcade
35:02qui est un des grands spécialistes
35:03français de l'Iran
35:05et qui disait
35:06que finalement
35:07le détroit d'Hormuz
35:08pourrait devenir
35:09le nouveau nucléaire
35:09c'est-à-dire que
35:10effectivement
35:11pour les Iraniens
35:13rebâtir un nucléaire
35:14ça coûte extrêmement cher
35:15c'est très compliqué
35:16c'est vraiment
35:17ça serait vraiment
35:18un effort considérable
35:19alors qu'ils se sont aperçus
35:21qu'avec le détroit d'Hormuz
35:22ils disposent
35:24d'un moyen de chantage
35:25qui n'est pas cher
35:25qui est extrêmement efficace
35:27et donc ils vont
35:30négocier
35:30très durement
35:31pour essayer
35:32d'en tirer
35:34le plus possible
35:35et effectivement
35:36il semble
35:36que les Iraniens
35:38disent
35:38et bien désormais
35:40on va dire
35:40que nos eaux
35:42territoriales
35:42vont jusqu'à la moitié
35:44du détroit d'Hormuz
35:45de l'autre côté
35:45Oman
35:46c'est du côté d'Oman
35:47et nous on va faire payer
35:48pour le passage
35:49même si
35:50c'est interdit
35:51dans le droit international
35:53mais effectivement
35:55il va bien falloir
35:56payer les réparations
35:57de l'Iran
35:58l'Iran
35:59notamment
35:59par exemple
36:00l'Iran avait
36:01100 avions
36:02de ligne
36:03avant la guerre
36:04et il y en a
36:0560 qui ont été
36:07détruits
36:07ou abîmés
36:08et donc
36:08effectivement
36:10les frais
36:11de rebâtir
36:13le fait de rebâtir
36:14l'Iran
36:15ça va être extrêmement coûteux
36:16et il faut trouver de l'argent
36:17en rappelant
36:18père de Jong
36:18que ce détroit d'Hormuz
36:20était libre de navigation
36:21avant le 28 février
36:23et le début de la guerre
36:24oui mais c'est vrai
36:24qu'en même temps
36:25on ne peut pas accuser
36:25les américains
36:26puisque les premiers
36:27qui ont bloqué
36:27l'Hormuz
36:28ce sont les Iraniens
36:29on l'oublie
36:30ce qui est assez intéressant
36:31c'est qu'on voit
36:31qu'on va vers
36:32un changement stratégique
36:33dans le monde
36:34c'est le retour
36:35de l'importance
36:35des mers
36:35et des détroits
36:36alors le détroit
36:37vous savez
36:37ils sont gérés
36:38par la convention
36:38de Montégobé
36:39de 1994
36:40donc théoriquement
36:41les détroits
36:41n'appartiennent à personne
36:42si vous n'êtes pas
36:43propriétaire des deux bords
36:44c'est le cas des Iraniens
36:45le problème
36:46c'est que
36:46cette stratégie iranienne
36:49de s'auto-approprier
36:50le détroit
36:51et Malacca
36:52on fait quoi ?
36:53que je sache
36:53les Chinois
36:54ont un énorme problème
36:55avec la mer de Chine
36:56pas seulement la mer de Chine
36:57mais également
36:57la sortie de la mer de Chine
36:58il y a une sortie
36:59c'est les trois de la Sonde
37:00dans l'Indonésie
37:01et les trois de Malacca
37:02donc demain matin
37:03on dit
37:03il n'y a pas de raison
37:04on va prendre Malacca
37:05sachant qu'ils n'ont pas
37:06rien à voir
37:07parce que c'est Singapour
37:07et c'est l'Indonésie
37:08tout ça
37:09on va vers une restructuration
37:10sur les marines
37:11vous savez
37:11c'est la doctrine de Mahan
37:12l'amiral Mahan
37:13qui disait
37:13qui tient les mers
37:14tient les terres
37:15et c'est vrai que
37:15c'est moins destructeur
37:17en termes d'hommes
37:17je référence la guerre en Ukraine
37:19un million d'hommes
37:20de mort et blessés
37:21de chaque côté
37:21là on va vers des guerres
37:22beaucoup plus light
37:23beaucoup plus soft
37:23beaucoup plus politiques
37:24et on vient vers
37:25les conflits
37:26quelque part du 18ème
37:27et du début du 19ème
37:29c'est assez marrant
37:30c'est une espèce
37:30de retour
37:31sur une situation antérieure
37:33mais c'est comme ça
37:33Benjamin Louis
37:34mais vous avez dit
37:35quand même une expression
37:35qui est fondamentale
37:37Victor
37:37c'est tout ça pour ça
37:38il ne faut quand même pas
37:39se lasser
37:40de rappeler l'absurde
37:41de la situation
37:42on va se retrouver
37:43avec un accord
37:44un pseudo accord
37:45plus ou moins nucléaire
37:46si tout se passe bien
37:47qui ressemble à celui
37:48qui existait déjà
37:48en 2015
37:49que Donald Trump a défait
37:51on va se retrouver
37:51avec le détroit d'Hormuz
37:53si tout va bien
37:54débloqué
37:55qui était débloqué
37:56avant que l'opération
37:58ne commence
37:58on va se retrouver
37:59avec l'Iran
38:00qui ne sera pas débarrassé
38:01du régime
38:02de la république islamique
38:04parce que de toute évidence
38:05il n'y a pas eu
38:05le fameux régime change
38:06qui était annoncé
38:08par Donald Trump
38:09donc au fond
38:10on est parti de zéro
38:11on a fait un immense détour
38:13qui a coûté énormément
38:14en argent
38:15en vie humaine
38:16de civils
38:17et en munitions
38:18et en matériel
38:21de guerre
38:22pour revenir
38:22au point de départ
38:24voilà
38:24c'est absurde
38:25je voudrais qu'on dise
38:26un mot
38:26des conséquences économiques
38:28de ce conflit
38:28en France
38:29une réunion
38:30avec les compagnies aériennes
38:31avait lieu
38:31en fin d'après-midi
38:33à Paris
38:33pas de risque
38:34de pénurie
38:34de kérosède
38:35assure le ministre
38:37de l'économie
38:37Roland Lescure
38:39à priori
38:40il n'y a aucune crainte
38:41pour les mois qui viennent
38:43mai
38:43juin
38:44est-ce qu'il y a un risque
38:45au-delà
38:46sans doute peu
38:47parce qu'il n'y a pas de raison
38:47que l'adaptabilité
38:49qu'on a mis en oeuvre
38:50depuis maintenant trois mois
38:51soit interrompue
38:53si c'était le cas
38:54évidemment ce qu'on a dit
38:55c'est qu'on avait
38:56des stocks stratégiques
38:57vous le savez aujourd'hui
38:58les stocks stratégiques
38:59ont été très peu utilisés
39:00voilà
39:01pas de risque de pénurie
39:02de kérosène
39:02Elisabeth Pinault
39:03le gouvernement
39:04continue quoi
39:04à rassurer
39:05en clair
39:06vous pourrez rouler
39:06cet été
39:07vous pourrez prendre l'avion aussi
39:08oui tout ça
39:09est quand même
39:10à très court terme
39:10il a dit
39:11pas de pénurie
39:11jusqu'à fin juin
39:12c'est quand même
39:13le mois prochain
39:14donc oui
39:15le gouvernement
39:16continue
39:16de rester sur sa position
39:18c'est-à-dire
39:18on aide
39:19on cible
39:20des choses
39:20qui ne coûtent pas trop cher
39:21parce que la France
39:22n'a pas les moyens
39:22on ignore
39:23les réclamations
39:24de la France insoumise
39:25qui veut privatiser Total
39:27au Rassemblement National
39:28qui veut
39:29baisser le prix du carburant
39:30et on continue
39:32cette politique
39:33en espérant
39:34que la guerre
39:34ne dure pas trop longtemps
39:36et c'est tout l'objet
39:37d'ailleurs
39:37de ce qu'a prôné
39:38la France aujourd'hui
39:39via l'Elysée
39:40c'est-à-dire
39:41laisser le détroit d'Hormuz
39:42hors du conflit
39:44bon
39:45c'est pour l'instant
39:46un vieux pieux
39:47en tout cas
39:47pour l'instant
39:47ça tient
39:48en tout cas
39:48le gouvernement
39:49ne veut pas
39:51affoler
39:51les français
39:52qui déjà
39:52prennent nos précautions
39:53on sait que
39:54la plupart
39:55comptent faire du camping
39:56cet été
39:57font attention
39:58en prenant
39:58leur billet d'avion
39:59et font très attention
40:00en faisant le plein
40:00de leur voiture
40:01bien entendu
40:01avec de nouvelles mesures
40:02annoncées normalement
40:03en début de semaine prochaine
40:05Sylvain Courage
40:05de la part du gouvernement
40:06il y a une nouvelle réunion
40:07demain soir d'ailleurs
40:08à Matignon
40:09oui c'est la politique
40:09des petits pas
40:10pour ne pas en faire de grands
40:12qui seraient très coûteux
40:13et montrer qu'on agit
40:14donc il y a une gestion
40:16de l'effort
40:16qui est assez
40:19savante
40:19de la part
40:21du Premier ministre
40:22est-ce que ça
40:23convainc les français
40:24évidemment pas
40:25qui ont bien compris
40:26qu'ils ne seraient pas aidés
40:29à la hauteur
40:30de ce qui a pu exister
40:32justement
40:32à la fin
40:33de la pandémie
40:34mais on a l'impression
40:35qu'il y a quand même
40:35une forme de résignation
40:36malgré tout
40:37parce qu'on parlait
40:38de mouvements violents
40:39on parlait de révolte
40:41pour l'instant
40:41changement d'échelle
40:42a dit hier
40:43Sébastien Lecornu
40:44faisant comprendre
40:44qu'il y aurait d'autres aides
40:46on ne sait pas encore
40:46oui changement d'échelle
40:47mais jusqu'où
40:48le cadre budgétaire
40:49il n'a pas dit
40:50qu'il allait le faire exploser
40:52donc on va quand même
40:53rester dans des montants
40:55qui ne sont pas
40:56à la mesure
40:57des difficultés
40:58de pouvoir d'achat
41:00qui sont éprouvées
41:00par les français
41:01Voilà ce que l'on pouvait dire
41:02ce soir dans les informés
41:03sur cette crise au Moyen-Orient
41:04et ses conséquences
41:06Merci infiniment
41:06Père De Jong
41:07d'être venu ce soir
41:08nous rendre visite
41:09ancien colonel
41:10des troupes de marine
41:11vice-président de l'Institut Témis
41:12dédié aux problématiques
41:14de paix et de sécurité
41:15et tout autre sujet
41:16pour terminer cette émission
41:18le Paris Saint-Germain
41:19tout proche désormais
41:20d'une nouvelle finale
41:21de Ligue des Champions
41:23demi-finale
41:24retour en Allemagne
41:25sur le terrain
41:25du Bayern Munich
41:27elle allait
41:27les Parisiens
41:28l'avaient emporté
41:29souvenez-vous
41:295 buts à 4
41:30au terme d'un match
41:31de folie
41:32bonsoir Nicolas Perronet
41:34Xavier Montferrand
41:35bonsoir Victor
41:36bonsoir Victor
41:36bonsoir à tous
41:37en direct
41:38de l'Allianz Arena
41:39pour France Info
41:41bon on peut le dire
41:41on espère
41:42le même scénario
41:44la même folie
41:44puis surtout
41:45le même résultat
41:45que mardi dernier
41:47ah bah le même résultat
41:48en tout cas
41:49si le Paris Saint-Germain
41:50termine ce match devant
41:51oui on espère
41:51parce que ça veut dire
41:52que le Paris Saint-Germain
41:53sera qualifié
41:55c'est évidemment
41:56l'objectif principal
41:57de la soirée
41:57le même spectacle
41:58on espère aussi
41:59ce serait la cerise
42:00sur le gâteau
42:00parce qu'on est comme tout le monde
42:02on s'est régalé
42:03la semaine derrière
42:04du côté du Parc des Princes
42:06et c'est vrai qu'avec
42:06ces deux équipes
42:08et bah on a
42:08qu'une seule envie
42:10c'est que les artistes
42:11soient de retour
42:12ceux qui nous ont livré
42:13cette copie
42:15absolument parfaite
42:16en termes d'intensité
42:17en termes de niveau de jeu
42:18en termes de but
42:19aussi un 9 buts
42:20du côté de Paris
42:22la semaine dernière
42:23on en espère
42:24aller peut-être pas autant
42:25on ne sait pas
42:26si il y aura du spectacle
42:27en tout cas
42:27ce qu'on sait Xavier
42:28c'est que le Paris Saint-Germain
42:29est à 90 minutes
42:30un peu plus
42:31d'une deuxième finale consécutive
42:33de Ligue des Champions
42:34ce serait une première
42:34pour le club français
42:35et il y en a 20
42:36des artistes
42:36qui sont de retour
42:37par rapport à la semaine dernière
42:3820 sur 22
42:39parce que
42:40Hakimi étant absent
42:42blessé
42:42il s'est blessé
42:43à la fin du match
42:44il est remplacé
42:45poste pour poste
42:46par Warren Zahiré
42:47qui du coup
42:48laisse sa place
42:49à Fabian Ruiz
42:50au milieu
42:50et puis côté
42:52Bayern Munich
42:53c'est Alphonso Davies
42:54qui sera finalement
42:55sur le banc
42:56du côté du Bayern
42:58il avait été titulaire
42:59au match allé
42:59là c'est Conrad Leimer
43:01qui est titulaire
43:02à ce poste
43:03de latéral gauche
43:04sinon
43:05on prend les mêmes
43:06et on tente
43:07de recommencer
43:07effectivement
43:08d'avoir un match
43:09aussi fou
43:10que la semaine dernière
43:12les acteurs
43:13du match
43:14pensent que
43:15le match sera
43:16aussi dingue
43:17aussi intense
43:18on l'espère
43:19vraiment
43:19je ne sais pas
43:20s'il y aura autant de buts
43:21mais la différence
43:22avec le match allé
43:23il faut le rappeler
43:24quand même
43:24c'est qu'aujourd'hui
43:25il y a l'enjeu du résultat
43:26parce que ce soir
43:27au bout de ce match là
43:29dans
43:29allez un peu plus de deux heures
43:31il y a une équipe
43:32qui va rester sur le carreau
43:33et l'autre qui va aller en finale
43:34et ça change un peu
43:35la donnée du match
43:36quand même
43:37en termes d'intensité
43:39en termes à un moment
43:40aussi dans le match
43:41de gestion du score
43:42bref
43:42même si ce sont deux équipes
43:44qui ne gèrent rien
43:45et qui mettent tout
43:46pour l'attaque
43:47il y a un moment
43:48elles vont être rattrapées
43:49aussi par le sens des réalités
43:50tout se met en place
43:50Victor
43:51ici à 13 minutes
43:52du coup d'envoi
43:54l'Allianz Arena
43:55est pleine à craquer
43:5675 000 personnes
43:583700 supporters parisiens
44:00tout le reste
44:01c'est que du rouge
44:01du rouge partout
44:03autour de nous
44:04et des supporters
44:05bavarois
44:05qui ont déjà
44:06donné le ton
44:07avec une petite banderole
44:08tout à l'heure
44:09en français
44:10s'il vous plaît
44:10la destination
44:11des supporters parisiens
44:13mais de tous
44:13les supporters
44:15du Paris Saint-Germain
44:16on part à Budapest
44:17et on vous envoie
44:18à Saint-Hélène
44:20voilà le petit message
44:21donc d'accueil
44:22des supporters municois
44:25leurs homologues parisiens
44:26ça promet
44:27le coup d'envoi
44:28dans une dizaine de minutes
44:29et l'ambiance
44:29qui va continuer
44:30à monter ici
44:30voilà le décor
44:31et l'ambiance
44:32qui sont plantées
44:33à Munich
44:34merci Nicolas
44:35merci Xavier
44:35Montferrand
44:36Nicolas Perronnet
44:37c'est vous
44:38qui nous ferez vivre
44:38ce match en intégralité
44:40à partir de 21h
44:41sur France Info
44:42à la radio
44:43les bars
44:43qui se remplissent
44:44aussi en Allemagne
44:46et en France
44:47à Paris
44:47pour suivre le match
44:48bonsoir Emma Sarangot
44:49bonsoir Victor
44:50en direct du Perroquet
44:52c'est un fief bien connu
44:53des supporters
44:53dans le 14e arrondissement
44:55de la capitale
44:57ouais
44:57et le bar commence
44:59à se remplir
45:00mais doucement
45:00et raisonnablement
45:01parce qu'ici Victor
45:02pas question de s'entasser
45:03on est là pour voir le match
45:05et non pas pour
45:06jouer les footix
45:08comme d'autres
45:08d'autres bars
45:09de la capitale
45:10ici ce sont des vrais supporters
45:11et donc
45:12place assise obligatoire
45:13pour ne gêner personne
45:15devant l'écran
45:15donc il fallait réserver
45:17et donc
45:17depuis une heure maintenant
45:18des supporters parisiens
45:20toquent à la porte
45:20mais se font refouler
45:21gentiment par le patron Patrick
45:23qui les oriente
45:23vers d'autres bars
45:25alentours
45:26en expliquant
45:27qu'ici
45:27c'est complet
45:28en tout cas
45:29Victor lui
45:29a eu sa place
45:31et il est avec nous
45:33Victor 25 ans
45:34qui est un fan
45:35du PSG
45:36et qui est confiant
45:37ce soir
45:38ouais carrément
45:38je pense que
45:39on l'a montré au match allé
45:41c'était un match
45:42bon très ouvert
45:44là ça va être plus compliqué
45:45je pense
45:45surtout en Allemagne
45:46chez eux
45:47ça va être différent
45:49après
45:50moi comme je disais
45:51si jamais
45:52élimination il y a
45:53le parcours
45:54il reste quand même
45:54ultra intéressant
45:55je pense que
45:56c'est pas du tout attendu
45:57qu'on arrive aussi loin
45:58et troisième demi-finile
45:59en trois ans
45:59donc déjà c'est
46:01top
46:02et puis
46:04je serais pas déçu
46:05de perdre contre le Bayern
46:06vu l'équipe qu'ils ont
46:07ce serait mérité
46:09des deux côtés
46:09il vaut mieux y aller
46:10en se disant évidemment
46:11qu'on n'a rien à perdre
46:13Victor
46:13qu'est-ce qui vous fait peur
46:14tout de même
46:15chez le Bayern Munich
46:16je vous posais la question
46:17tout à l'heure
46:18vous me disiez
46:18évidemment l'équipe est folle
46:20mais il y a un joueur
46:21en particulier
46:21que vous vous redoutez
46:22ouais mais il y en a deux
46:23je pense qu'il y a
46:23Olizé et Kane
46:24surtout quand Kane
46:25il décroche
46:26on sait qu'il peut faire mal
46:27à la défense
46:27il arrive à bien bouger les lignes
46:29et il est très malin
46:30dans sa façon de jouer
46:31et puis après
46:32Olizé forcément
46:33est très percutant
46:34bon même si on est français
46:36ça fait quand même du mal
46:37qu'il soit contre le PSG ce soir
46:39mais c'est un joueur fabuleux
46:41et forcément on a peur
46:42le britannique
46:44Harry Kane
46:44et le français
46:45Michael Olizé
46:46qui seront évidemment
46:47des armes redoutables
46:48ce soir du Bayern Munich
46:49mais la sérénité
46:50vous l'entendez
46:51domine néanmoins
46:52chez les supporters parisiens ici
46:53merci beaucoup
46:54Emma Sarango
46:55merci aussi à Benjamin Thuot
46:57à vos côtés
46:57pour la technique
46:59Bayern PSG
47:00donc à partir de 21h
47:02Sylvain Courage
47:04me tourne vers vous
47:05je sais que vous aimez
47:06le football
47:07ça vous démange déjà
47:08d'aller devant la télévision
47:11ou derrière la radio
47:12ça va être compliqué ce soir
47:13pour les parisiens
47:14malgré ce but d'avance
47:15à l'aller
47:16oui c'est compliqué
47:16parce que c'est à l'extérieur
47:17c'est compliqué
47:18parce que c'est un match retour
47:19alors c'est vrai que dans le premier
47:20ce premier match fabuleux
47:22les deux équipes se livraient
47:24c'était le football offensif
47:25elles se sont défiées
47:26sur le plan de l'attaque
47:27là il va falloir être
47:28un peu plus tacticien
47:29pour essayer de franchir
47:30l'étape
47:31et aller en finale
47:32donc c'est vrai que
47:33c'est pas le même match
47:33ça sera sans doute plus cérébral
47:35et plus tactique
47:36que le premier
47:37moins débridé
47:38peut-être pas 9 buts ce soir
47:39mais c'est vrai que
47:40les qualités offensives du PSG
47:42peuvent lui permettre
47:43de résister
47:44même en terrain adverse
47:45parce que c'est la contre-attaque
47:46et là on a des as absolus
47:48donc c'est quand même
47:52assez possible
47:53en tout cas
47:53que le PSG s'en sorte
47:54match ouvert quoi qu'il en soit
47:56Elisabeth Pilot
47:56une question politique
47:57pour vous
47:58attention
47:59je ne sais pas
48:00si vous avez la réponse
48:01mais est-ce que c'est
48:01toujours profitable
48:03intéressant on va dire
48:04pour le président de la République
48:05Emmanuel Macron
48:05peut-être son premier ministre
48:06aujourd'hui d'avoir
48:07des résultats sportifs
48:09positifs
48:09en s'étant troublé
48:10ah bah toujours
48:11bien sûr
48:12ça compte encore
48:13il faut se raccrocher
48:14à tout l'enthousiasme
48:16d'un match
48:17comme ce soir
48:17par exemple
48:18enfin un plus
48:19à un niveau plus modeste
48:20celui de la ville de Paris
48:21c'est l'occasion
48:22pour Emmanuel Grégoire
48:23de briller
48:23il est le nouveau maire de Paris
48:25le nouveau maire de Paris
48:26il a invité 500 enfants
48:29à l'hôtel de ville
48:29pour assister au match ce soir
48:32il va faire en sorte
48:33que le PSG reste
48:34au Parc des Princes
48:35qui est un dossier
48:38qui a été laissé
48:39par Anne Hidalgo
48:39et qui était assez
48:41acrimonieux
48:41et il a fait en sorte
48:43de parler avec les Qataris
48:44pour que les choses s'arrangent
48:45et puis si on élargit la focale
48:46bien sûr pour un président
48:47ce sera le cas
48:48pour Donald Trump
48:49on en a parlé
48:49pour la Coupe du Monde
48:51qui se jouera en juin
48:521 juillet
48:53aux Etats-Unis
48:54au Mexique
48:54et au Canada
48:56il va bien entendu
48:57essayer de tirer profit
48:58d'un événement
48:59qui est regardé
49:00par 5 milliards de personnes
49:02et puis pour Emmanuel Macron
49:03on se souvient
49:05de la victoire
49:06de l'équipe de France
49:06en Russie
49:08pour la Coupe du Monde
49:09il était dans les
49:10c'était au début
49:10de son premier quinquennat
49:12les choses allaient mieux
49:12pour lui
49:13mais là bien sûr
49:14si l'équipe de France
49:16fait une bonne performance
49:17à la Coupe du Monde
49:18on sait déjà
49:19qu'il ira sans doute
49:20la soutenir
49:21dès les demi-finales
49:22Emmanuel Macron
49:23supporter marseillais
49:24mais qui a dit bien sûr
49:25soutenir Paris
49:25pour ce match
49:26il est président
49:27de tous les français
49:28oui non je pensais à ça
49:29c'est que
49:30cette notoriété publique
49:32qui soutient l'OM
49:32et que donc
49:33ce serait un peu
49:35malvenu
49:35de lui demander
49:36de prendre parti ce soir
49:37mais je
49:37il avait pronostiqué
49:38un 3-1 à l'aller
49:39finalement
49:40il avait vu pas mal de buts
49:41déjà
49:41mais dans sa fonction
49:43il est le président
49:44de tous les clubs
49:44de foot français
49:45donc il soutient ce soir
49:47le Paris Saint-Germain
49:48est-ce que depuis
49:49la Suisse
49:49on suit ce match
49:51cette demi-finale
49:53au retour
49:54oui parce que
49:55la Ligue des Champions
49:55s'est suivie
49:56bien entendu
49:56en Suisse
49:57et puis
49:57c'est un club francophone
49:59après quand même
50:00du côté suisse-allemand
50:01je pense qu'il y a plus
50:03de
50:03de supporters
50:04de Bayern
50:04avec la Bavière
50:06voilà
50:06mais non
50:07mais par contre
50:08je peux vous dire
50:08que Fribourg
50:09est devenu champion de Suisse
50:10de hockey sur glace
50:11et ça
50:11ça a été un truc énorme
50:12la semaine dernière
50:14tout le monde en a parlé
50:14personne n'en a parlé
50:16en France
50:16et c'est un scandale
50:17c'est un vrai scandale
50:18je suis d'accord avec vous
50:19on essaiera de rattraper ça
50:20une prochaine fois
50:21je ne vous promets pas
50:21mais je ne vous dis pas
50:22quand non plus
50:23Vincent de Fédigonde
50:24c'est un sacré business aussi
50:25on peut le rappeler
50:26la Ligue des Champions
50:27des millions d'euros
50:28pour celui qui se qualifiera
50:30notamment ce soir
50:31en finale de cette Ligue des Champions
50:33sans compter les maillots
50:35le Paris Saint-Germain
50:35par exemple
50:36joue encore ce soir
50:36avec l'un de ses maillots spéciaux
50:38créés spécialement
50:39pour la compétition
50:40bah oui
50:41effectivement
50:41le Qatar a quand même investi
50:442 à 2,5 milliards d'euros
50:47depuis l'achat du PSG
50:49c'est quand même
50:50un énorme investissement
50:53ils ont multiplié par 9
50:54qui a fini par payer l'an dernier
50:57effectivement
50:57il avait acheté en gros
50:5950 millions d'euros
51:00et maintenant
51:01on estime que ça vaut
51:024 milliards d'euros
51:03le PSG
51:03donc vraiment
51:04c'est un investissement
51:05qui finalement
51:06a été assez rentable
51:07ils ont multiplié
51:08le chiffre d'affaires
51:09par 9 je crois
51:10et donc vraiment
51:11c'est un énorme business
51:13ils ont déménagé
51:15du camp des loges
51:16à Poissy
51:17ils ont
51:20des terrains d'entraînement
51:21qui sont rutilants
51:22désormais
51:23c'est vraiment
51:23très impressionnant
51:24Elisabeth Pinault
51:25je veux dire
51:26le PSG
51:26c'est d'abord une ambiance
51:27moi qui ne regarde pas
51:28vraiment le football
51:29quand il y a un but
51:30on le sait
51:30à Paris
51:31il y a une grande rumeur
51:32ce soir
51:32c'est même pas la peine
51:33de regarder le match
51:34on saura
51:35qui a marqué un but
51:36et puis
51:37quand vous allez
51:38dans un bar le matin
51:39vous savez
51:40à la tête des gens
51:41si le PSG
51:42a gagné
51:43ou perdu la veille
51:43c'est vraiment
51:45moi j'ai rarement vu
51:46une fête aussi grande
51:47que lors de la victoire
51:48en Ligue des Champions
51:49l'année dernière
51:49c'était énorme
51:50c'était presque plus
51:52que pour la Coupe du Monde
51:53vous êtes sûr
51:54quand on a gagné en Russie
51:55c'était une folie
51:56que j'ai rarement vue
51:57les avis sont partagés
51:59vous êtes dubitatif
52:00je suis dubitatif
52:01sur le fait
52:01qu'il y ait plus de monde
52:02pour la victoire du PSG
52:03que pour la victoire
52:04en Coupe du Monde
52:04ça prouve que vous êtes
52:06contre le PSG
52:07enfin du tout
52:07ce sera une bonne occasion
52:10de faire un peu de pub
52:11pour le maillot actuel
52:12du PSG
52:12parce qu'en recherchant
52:14un petit peu
52:15pour cette émission
52:16j'ai lu que le PSG
52:17avait sorti
52:18six maillots différents
52:19cette saison
52:20et qu'on est à
52:21150 millions d'euros
52:22de revenus
52:23de merchandising
52:24estimés
52:24ce qui est
52:25quand même
52:26une somme
52:26assez folle
52:27voilà
52:27effectivement
52:28et donc ce troisième maillot
52:30spécial Ligue des Champions
52:31qui est à nouveau
52:32de sortie
52:33ce soir
52:34c'est la fin déjà
52:35de ces informés
52:36avec ce match
52:36Sylvain Courage
52:37qui commence
52:38dans trois minutes
52:38pour le PSG
52:40il va falloir se dépêcher
52:41vous avez le temps
52:42quand même
52:42de nous donner
52:43la une du Nouvelle Obs
52:44oui c'est une spéciale
52:45consacrée à 50 personnalités
52:47de moins de 40 ans
52:47qui vont faire demain
52:48qui innovent
52:49et qui vont rendre
52:50notre monde meilleur
52:51quelques exemples
52:52c'est par exemple
52:54Salomé Saquet
52:55Gabriel Zuckman
52:58le journaliste
52:59Hugo Descript
53:00enfin des gens
53:01qui innovent
53:02et qui représentent
53:03les transitions de demain
53:04dans le domaine
53:04de l'environnement
53:06du numérique
53:06et de la société
53:07à la une de la croix
53:08Vincent de Fédégonde
53:09un papier sur les un an
53:10du nouveau pape
53:11puisque Léon a été élu
53:13le 8 mai
53:14de l'année dernière
53:15et effectivement
53:16les français
53:16qui au début
53:17étaient assez dubitatifs
53:19se sont appropriés
53:20ce nouveau pape
53:21qui résiste quand même
53:22assez vaillamment
53:23à Trump
53:23voilà
53:24dans la croix
53:25qui pourrait venir
53:26effectivement
53:26en septembre
53:28en France
53:28et peut-être
53:29au Parc des Princes
53:29aujourd'hui
53:30voilà
53:30pour boucler la boucle
53:31sur le football
53:32merci à tous
53:33d'être venus
53:33merci Elisabeth Pinault
53:34merci Benjamin-Louis
53:35les informés
53:36reviennent demain matin
53:37à 9h
53:38sur France Info
53:39très bonne soirée
53:39merci à tous
53:40merci à tous
53:40merci à tous
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