Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines
Les informés du matin de franceinfo du vendredi 21 avril 2026

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Générique
00:09Les informés du matin à la radio et à la télé, canal 16 de la TNT.
00:14Bienvenue à tous ceux qui nous rejoignent que sur France Info.
00:16Et bonjour Renaud Delis.
00:17Bonjour Pierrick.
00:18Avec nous ce matin, Alex Bouillaguet, éditorialiste à France Info, la télé.
00:21L'interview politique chaque matin avec vous à 7h40.
00:24Sylvain Courage, directeur adjoint du Nouvel Ops.
00:27Et Emmanuel Cuny, éditorialiste économie à France Info.
00:29Bonjour à vous trois.
00:30Bonjour.
00:31Le premier débat ce matin, Renaud.
00:33Les carburants et le gouvernement qui remet la pression sur les distributeurs.
00:36La crise des carburants qui continue puisque le détroit d'Hormuz est toujours bloqué.
00:41Le gouvernement qui a mis un peu plus la pression hier sur les distributeurs.
00:44Mais on apprend ce matin par la voix de Roland Lescure, le ministre de l'économie et des finances,
00:49que le Premier ministre Sébastien Lecornu s'exprimera ce soir
00:53pour envisager peut-être le prolongement des premières mesures sectorielles
00:57qui avaient été prises pour le mois d'avril.
00:58Et puis peut-être de nouvelles mesures, de nouvelles idées, dit Roland Lescure.
01:02En attendant, vous le disiez, le gouvernement a mis un peu plus hier la pression sur les distributeurs
01:05et notamment sur la question de leur marge en recevant les distributeurs.
01:11Est-ce que le gouvernement tape juste ?
01:13Ce n'est pas du tout l'avis de celui qui était votre invité il y a quelques minutes.
01:15Le coordinateur national des Insoumis, Manuel Bompard.
01:19Le gouvernement, d'un certain côté, je me félicite qu'il commence à comprendre
01:23qu'on ne sortira pas de cette situation en dehors de mesures de réglementation
01:28et d'encadrement des prix ou des marges.
01:30Mais il tape complètement à côté du sujet.
01:32Parce que le problème, ce n'est pas les marges à la distribution,
01:35c'est les marges à la production et au raffinage.
01:36Donc c'est à ça qu'il faut s'attaquer.
01:38Alors, le gouvernement peut-il s'en prendre d'une part au raffineur ?
01:40D'autre part, quelles sont les nouvelles mesures qu'il pourrait prendre
01:42pour aider les secteurs les plus en difficulté,
01:45les plus frappés par cette crise des carburants,
01:47quand on sait que la guerre coûte cher ?
01:50Selon Roland Lescure, le ministre de l'économie évalue ce matin son impact
01:53à 4 à 6 milliards d'euros.
01:54Est-ce que le gouvernement a des marges de manœuvre pour agir ?
01:56Et que peut annoncer Sébastien Lecornu ce soir ?
01:58Eh bien, cette question est pour vous, Alex Bolliaguet.
02:00Alors, c'est vrai que jusqu'à présent, Sébastien Lecornu,
02:03il a eu un sacré, enfin, un certain talent,
02:05c'est-à-dire d'occuper le terrain,
02:08notamment sur la question des carburants,
02:10sans vraiment desserrer les cordons de la bourse.
02:12Tout ça se joue en plusieurs temps.
02:14Le premier temps, on débloque des stocks stratégiques,
02:16ça, ça ne coûte rien.
02:17Le deuxième temps, si on fait des aides ciblées,
02:19alors ça coûte un peu, les pêcheurs, les agriculteurs,
02:22les routiers, 70 millions plus,
02:25l'extension chèque énergie, ça fait 60 millions de plus.
02:29Et ce troisième temps, mettre la pression, effectivement,
02:32sur les marges des distributeurs,
02:35par le biais de ce décret,
02:36mais que Sébastien Lecornu a d'ores et déjà dit
02:38qu'il ne prendrait pas, et on sait très bien
02:39que ce n'est pas non plus ça qui fait que
02:42ça ne va pas non plus coûter très cher à l'État.
02:45On attend ce quatrième paquet d'aides,
02:47là encore, remis au calendre grec, en tout cas, en mai.
02:50On ne sait pas exactement qui ça va cibler,
02:53mais c'est vrai que jusqu'à présent,
02:55il n'a dépensé, entre guillemets, que 130 millions d'euros.
02:59Et c'est vrai qu'il a quand même intérêt, effectivement,
03:02à mettre un petit peu de sous de côté,
03:04parce qu'on voit, effectivement, maintenant,
03:05l'addition de cette fameuse guerre.
03:08Et on entend le chiffre, 4 milliards,
03:10mais certains, selon Le Monde, d'ailleurs,
03:12ça irait encore plus loin.
03:14On parle de 6 milliards.
03:16Et effectivement, il va falloir donner les informations
03:20sur comment, qui va payer.
03:21Emmanuel Cuny, il y a notamment un comité d'alerte
03:23des finances publiques qui vient de débuter à Bercy ce matin.
03:26Est-ce que le gouvernement a des marges de manœuvre, tout simplement ?
03:29Alors, les marges de manœuvre, non.
03:30D'ailleurs, le mot comité d'alerte,
03:32c'est vraiment le mot de circonstance,
03:34parce qu'on voit l'urgence du moment.
03:37Les marges de manœuvre, on ne le cesse de dire
03:39depuis des semaines, si ce n'est des mois.
03:40Non, il n'y a plus d'argent dans les caisses.
03:42Donc, il va falloir faire des économies.
03:44Alors, l'impact, effectivement, on parle de 4 à 6 milliards.
03:474 milliards, en gros, pour les dépenses de l'État
03:51et 2 milliards pour la sécurité sociale.
03:55Alors là, grande question,
03:56comment on va s'attaquer au compte de la sécurité sociale ?
03:58On voit mal, en ce moment,
04:00comment s'en prendre aux assurés sociaux.
04:02Donc, quelles vont être les marges de manœuvre de ce côté-là ?
04:05On peut réduire certains crédits qui sont accordés par l'État,
04:08la Sécu, pour alléger sa trésorerie, etc.
04:10On pourra certainement renier là-dessus.
04:12Mais non, il n'y a plus de marge de manœuvre.
04:14D'autant que les chiffres sont importants à rapprocher.
04:16Quand vous parlez de 1% de croissance, par exemple,
04:19il faut savoir que le PIB,
04:20donc la croissance économique française,
04:22c'est ce que notre économie produit chaque année,
04:25on est à 3 000 milliards d'euros par an.
04:29Donc, si vous faites 1% de 3 000, ça fait 30 milliards.
04:32Et si vous faites 0,1 point de PIB, ça fait 3 milliards.
04:36Donc là, on voit déjà qu'entre 4 et 6 milliards d'euros d'économie,
04:41on grille déjà 0,2 point de croissance pratiquement.
04:44Sylvain Courage, à l'instant, Sébastien Lecornu,
04:46qui demande 4 milliards d'euros supplémentaires de freinage de la dépense publique.
04:50Comment est-ce qu'on va y arriver ?
04:51La situation financière du gouvernement est inextricable.
04:54D'un côté, le prix des carburants qui monte,
04:56les demandes d'aide qui proviennent des professions les plus concernées,
05:01les oppositions qui réclament des blocages de prix.
05:05Et en même temps, le ralentissement de la croissance due à l'impact de la guerre.
05:12Et donc, de nouvelles économies en perspective.
05:15On voit vraiment que cette crise financière s'approfondit
05:19et qu'on ne voit pas d'issue, pour l'instant.
05:22Renaud Delis.
05:23Sur le plan technique, le pire est peut-être devant pour le gouvernement
05:27si, évidemment, la crise dure.
05:28Pourquoi ?
05:29Parce que 4 milliards d'euros d'économies immédiatement, rapidement, etc.,
05:33comme l'indique ce matin le Premier ministre Sébastien Lecornu,
05:36ça peut passer par ce qu'on appelle des annulations de crédit.
05:38C'est-à-dire des annulations de crédit qui ont été votées
05:40dans le cadre de la loi de finances en cours, du budget actuel.
05:45Mais ces annulations de crédit ne peuvent pas dépasser 1,5% du total du budget.
05:49Ça, c'est le maximum.
05:50Si jamais le gouvernement était amené au regard d'une crise économique qui dure,
05:54avec une ampleur considérable, un retour de l'inflation spectaculaire,
05:59un ralentissement de la croissance tout aussi spectaculaire,
06:01si le gouvernement était contraint d'aller au-delà,
06:03et on connaît l'état des finances publiques,
06:06carrémité, 5,1% du déficit public à la fin de l'année 2025,
06:09certes un tout petit peu mieux ou un tout petit peu moins mal que redouté,
06:12puisque c'était 5,4%, mais on voit la situation.
06:15Si le gouvernement devait aller au-delà d'1,5% maximum d'annulation de crédit,
06:19là, il devrait passer par une loi de finances rectificative.
06:22Vous vous souvenez...
06:23Ce que demandait Manuel Bopard ce matin sur la 30e.
06:25Vous vous souvenez, Pierre-Yves, ça vous dit quelque chose,
06:26le débat budgétaire de l'automne ?
06:28J'y étais, je me souviens bien.
06:29Que dis-je de l'automne, de l'hiver, etc.
06:31Donc on imagine que pour des raisons politiques assez évidentes,
06:34le gouvernement n'a pas vraiment envie de replonger dans un nouveau budgétaire
06:38autour d'un projet de loi de finances rectificative.
06:39Emmanuel Cuny, comment font les autres pays européens ?
06:42Ils font des économies.
06:44On le voit en Italie, on le voit en Espagne.
06:47Donc c'est polémique.
06:48Ils ne s'attaquent pas d'ailleurs aux dépenses sociales,
06:49mais ils réduisent les budgets de certains ministères.
06:53Nous, on est confrontés à un problème aujourd'hui,
06:55c'est celui de la stagflation.
06:57Alors ce n'est pas un...
06:58Comment dire ?
06:59Stagflation pour nos auditeurs et nos spectateurs.
07:01Ce n'est pas un gros mot.
07:02La stagflation, c'est la conjonction de deux éléments.
07:04C'est-à-dire, vous avez une croissance à tonnes
07:06et vous avez un regain d'inflation.
07:09Donc ça veut dire que la machine est complètement grippée.
07:12L'inflation, donc les prix augmentent,
07:14les Français ne consomment plus,
07:15donc ne font plus tourner les entreprises.
07:16Donc le PIB tombe.
07:18Donc automatiquement, il y a moins de rentrées fiscales
07:21dans les caisses de l'État.
07:22Et là, on se retrouve encore une fois
07:24avec une équation qui est ingérable.
07:26La stagflation, ce n'est pas l'inflation ni la déflation.
07:29C'est la stag...
07:29C'est-à-dire qu'on stagne, quoi, tout simplement.
07:32Alex Bouillagas,
07:32que vous pensez que le gouvernement a envie de gérer
07:34une loi de finances rectificative dans ce climat ?
07:36Non, je pense que ce n'est pas l'objectif de Sébastien Lecornu.
07:40Après, il a le choix.
07:41C'est-à-dire que s'il veut vraiment être très efficace
07:45et avoir des sous,
07:47c'est très bien là où il doit aller.
07:48C'est-à-dire qu'il doit aller sur les dépenses sociales,
07:51c'est-à-dire qu'il doit aller sur les retraites,
07:52il doit aller sur l'assurance maladie.
07:54Je ne suis pas convaincue que ce soit la piste aujourd'hui
07:57qui soit sur la table.
07:59Et donc, pour l'instant, tout ce qu'on sait,
08:01c'est ce que dit David Damiel,
08:03qui est le ministre des Comptes publics,
08:04il dit, dans un premier temps,
08:05les ministères concernés par ces aides et par ce conflit
08:09vont déjà mettre le main à la poche.
08:10Mais il en appelle d'ores et déjà
08:12à ce qu'il appelle une solidarité interministérielle.
08:15Donc ça veut dire que, bien évidemment,
08:17il y a d'autres ministères qui vont être gelés.
08:19Alors, Philippe Juvin, ce matin,
08:20qui est le rapporteur au budget,
08:22expliquait...
08:23LR.
08:24LR, effectivement,
08:26disait que la méthode...
08:27Alors lui, il est beaucoup plus ambitieux.
08:29Il dit, mais 4 milliards, c'est rien du tout.
08:316, ça commence à être bien.
08:32Lui, il dit, il faut 8 milliards.
08:34Parce qu'on est parti pour longtemps.
08:36Le double.
08:37Premièrement.
08:38Et deuxièmement, il dit, mais il faut faire un coup de rabot.
08:40C'est-à-dire, on enlève les ministères régaliens,
08:43c'est-à-dire ministères de l'Intérieur, Défense.
08:46Et pour le reste, c'est 2%.
08:482% de coup pour chaque ministère.
08:50Et il dit, quand on fait l'addition, on arrive au compte.
08:51Sylvain Courage, si le détroit d'Ormouse est rouvert demain,
08:54est-ce qu'on est sortis d'affaires pour autant ?
08:55C'est pas ce que semblait croire, il y a quelques jours,
08:57Michel-Édouard Leclerc ?
08:57Non, il va y avoir un effet un peu durable,
09:00parce qu'il y a eu des infrastructures qui ont été détruites,
09:02il faut rétablir le trafic,
09:04que les cargaisons arrivent à bon port,
09:08et que le marché pétrolier, qui est très spéculatif, retombe.
09:12Donc, il y en a pour plusieurs semaines, peut-être pour plusieurs mois.
09:15Mais ce serait la meilleure des nouvelles pour le gouvernement,
09:17parce que tout ce qu'évoquait Alex Bouillaguet
09:19est absolument impossible en l'état actuel,
09:22puisqu'il n'a pas de majorité au Parlement.
09:23On l'a vu, vous le rappeliez.
09:26Vous le rappeliez à propos du débat budgétaire,
09:28on voit mal comment aujourd'hui,
09:30compte tenu de la fracturation du bloc central,
09:34du nouveau cours qu'a pris le Parti Socialiste,
09:38comment le gouvernement pourrait faire passer
09:39un projet budgétaire, quel qu'il soit.
09:41C'est tout le paradoxe dans lequel est la diplomatie française.
09:45Emmanuel Macron et la France l'ont dit, répété,
09:47ils ne soutiennent pas cette guerre,
09:49cette intervention militaire de Donald Trump,
09:50et en même temps, ils misent fortement sur Donald Trump aujourd'hui
09:52pour essayer de débloquer le détroit d'Hermouz.
09:54C'est vrai qu'on le voit depuis le début,
09:56Sébastien Lecornu essaye de gagner du temps
09:58en annonçant de futures nouvelles mesures,
10:00mais le moins coûteuses possible, etc.
10:02En règle générale, d'ailleurs,
10:03il communiquait plutôt le vendredi soir,
10:05vous avez remarqué ces dernières semaines.
10:06À 18h ou 19h.
10:07Voilà, pour être bien sûr que personne n'en parle,
10:09en quelque sorte, qui est très peu de reprises,
10:10qui veut dire qu'il n'y avait pas beaucoup de grains à moudre
10:12pour reprendre un langage syndical.
10:13Mais c'est quoi d'ailleurs l'intérêt en termes de communication,
10:15de perler des annonces comme ça ?
10:16C'est justement de dire que...
10:17Alors, en termes de communication aussi,
10:19c'est d'essayer de noyer le poisson, si j'ose dire,
10:20de dire ça arrive, ça arrive, etc.
10:22et d'annoncer éventuellement la veille d'un week-end
10:24où il y a un pont, par exemple,
10:25la veille du week-end de Pâques,
10:26que finalement, il y a quelques miettes.
10:28Je vous dis, c'est parce qu'il n'y a pas
10:29beaucoup de grains à moudre.
10:30Là, ça change.
10:30Si effectivement, il intervient un mardi soir,
10:32peut-être qu'il a davantage...
10:33Il risque de décevoir.
10:34Peut-être qu'il a davantage à dire.
10:36Le problème auquel il se heurte,
10:37c'est, on l'a dit,
10:46plus au pouvoir d'achat,
10:47puisqu'il s'agit quand même, en l'occurrence,
10:48en particulier des Français précaires
10:50qui ont besoin de leur voiture
10:51et qui se heurtent à cet envole
10:53des prix des carburants,
10:54lesquels ne baissent pas ou quasiment pas.
10:56À peine 10 centimes de moins sur le gazole.
10:58Je crois qu'il est en moyenne
10:59à peu près à 2,15 euros ce matin
11:01contre 2,25 euros il y a quelques jours.
11:04Ça serait quand même politiquement explosif
11:05de dire, voilà, on va vous couper
11:06les dépenses sociales,
11:08peut-être pourquoi pas, d'ailleurs,
11:09à ceux qui n'ont pas d'automobile
11:10et pour permettre aux précaires
11:11qui, eux, sont obligés d'utiliser
11:13leur voiture pour aller travailler,
11:14d'atténuer un peu l'impact de l'inflation.
11:16C'est politiquement intenable.
11:17Emmanuel Cuny, une lueur d'espoir
11:19peut-être à l'horizon,
11:19à part la réouverture du détroit d'Hormuz
11:22qui est très hypothétique.
11:23Il y a toujours de l'espoir.
11:23On a un tissu industriel qui fonctionne bien,
11:25même si on parle de désindustrialisation.
11:28Là, on est clairement dans...
11:29On a quitté le quoi qu'il en coûte
11:31et on en arrive au quoi qu'il arrive,
11:33mais on n'a plus d'argent dans les caisses.
11:35Donc, c'est une équation très difficile.
11:38Alors, côté positif,
11:40peut-être qu'il faut voir aussi le fait
11:41qu'un électrochoc peut créer
11:45un petit peu plus de volonté
11:46pour faire les réformes structurelles.
11:48Ça, c'est un autre débat,
11:48mais c'est important.
11:49De quel type, cet électrochoc ?
11:51Écoutez, encore une fois,
11:52les retraites, peut-être,
11:54améliorer certaines choses.
11:55François Bayrou a essayé.
11:56Oui, mais bon.
11:57Là, il va falloir vraiment s'y atteler.
11:59C'est quand même très important.
12:01Et c'est pendant qu'il fait beau
12:02qu'il faut réparer le toit de la maison.
12:05Ce n'est pas quand il fait gris.
12:06Là, on a grillé la caisse.
12:08La transition écologique, par exemple,
12:09ça peut aussi...
12:09Oui, je crois pas, oui.
12:10Je vous rappelle juste un détail,
12:11c'est que dans un empile,
12:12il y a une élection présidentielle.
12:13Donc, on peut penser
12:14qu'il n'y ait aucune réforme de structure,
12:15aucune réforme d'ampleur,
12:16outre le fait qu'il n'y a pas
12:17de majorité aujourd'hui,
12:18évidemment, qui sera lancée
12:19avant une élection présidentielle.
12:20Voilà pour le tableau.
12:21Merci, Emmanuel Cuny.
12:22On vous libère,
12:23éditorialiste Économie à France Info.
12:25À suivre l'info en une minute
12:27et on revient pour parler
12:28d'une des premières conséquences,
12:30peut-être, de la défaite
12:31de Viktor Orban en Hongrie.
12:32Le déblocage probable
12:33de un prêt de 90 milliards d'euros
12:36à l'Ukraine.
12:379h19, Philippine Thibodeau.
12:40Emmanuel Macron reçoit
12:41le Premier ministre libanais
12:42à l'Elysée pour évoquer
12:44la guerre au Moyen-Orient
12:45qui se joue aussi au Liban.
12:46Liban et Israël
12:48autour de la même table
12:49après-demain à Washington
12:50pour de nouvelles négociations.
12:52Le ministre de la Défense israélien
12:54affirme qu'Israël
12:55entend désarmer le Hezbollah libanais
12:57par des moyens militaires
12:59et diplomatiques.
13:00Une réunion à Bercy
13:02depuis un quart d'heure
13:03sur l'impact de la guerre
13:04au Moyen-Orient
13:05sur l'économie française.
13:06Sébastien Lecornu
13:07demande à ses ministres
13:084 milliards d'euros supplémentaires
13:11de freinage de la dépense.
13:12Le Premier ministre
13:13doit aussi annoncer
13:14en fin de journée
13:15des aides au carburant.
13:17France Travail
13:18publie son enquête annuelle
13:19sur son besoin en main d'oeuvre.
13:21Plus de 70 000 recrutements
13:23prévus d'auxiliaires de vie,
13:24précise le directeur
13:25de l'opérateur sur France Info.
13:26Les prévisions d'embauche
13:28sont en légère baisse
13:29par rapport à l'an passé.
13:31Et puis, surpris,
13:31chez Apple,
13:32son patron Tim Cook
13:33se retire de la direction
13:34après avoir succédé
13:35à l'emblématique Steve Jobs
13:37il y a 15 ans.
13:39Il sera remplacé
13:39début septembre
13:40par un cadre du groupe
13:41John Ternus.
13:45France Info
13:48Les informés
13:50Pierre-Yves Bonneau
13:52Renaud Delis
13:55Les informés
13:55deuxième partie
13:56avec ce matin
13:57Alix Bouillaguet
13:57éditorialiste à France Info TV
13:59Sylvain Courage
14:00directeur adjoint
14:01du Nouvel Obs
14:01et on va se poser une question
14:02maintenant Renaud Delis
14:03est-ce que l'Europe
14:04va mieux fonctionner
14:05sans Victor Orban ?
14:06Est-on à l'aube
14:07d'une nouvelle ère
14:08pour l'Europe d'une part
14:09et puis pour l'aide
14:10à l'Ukraine d'autre part
14:10qui est un enjeu majeur
14:11Emmanuel Macron était en tout cas
14:12hier en Pologne
14:13à Gdansk
14:14pour rencontrer
14:14le Premier ministre polonais
14:15Donald Tusk
14:16l'occasion donc d'afficher
14:17l'amitié franco-polonaise
14:19pour une coopération
14:20pour une Europe plus forte
14:21plus souveraine
14:22face à la menace Poutine
14:23la menace russe
14:24à quelques dizaines
14:25de kilomètres
14:27du lieu
14:28où ils se sont
14:28donc réunis hier
14:30et puis évidemment
14:30il y a la question
14:31de l'aide à l'Ukraine
14:32qui est au cœur
14:33de ces discussions
14:33on le sait
14:34Victor Orban
14:35le Premier ministre hongrois
14:36bloquait un prêt
14:37de 90 milliards d'euros
14:38qui a été conclu
14:39à la fin de l'année dernière
14:40par l'Union Européenne
14:40donc pour aider
14:41Volodymyr Zelensky
14:42et la résistance ukrainienne
14:44d'après Emmanuel Macron
14:45une nouvelle ère
14:47est en train de commencer
14:48la situation
14:48pourrait se débloquer
14:49les propos du chef de l'État hier
14:51je crois pouvoir dire
14:52que
14:53c'est une nouvelle ère
14:54qui s'ouvre en Hongrie
14:56avec les questions
14:56de M. Magéa
14:58et que
14:59celle-ci va
15:01aussi être
15:02une nouvelle ère
15:02en Europe
15:03et à ce titre
15:05nous pouvons être
15:05raisonnablement optimistes
15:07sur en effet
15:08la bonne avancée
15:09et la mise en œuvre
15:10du prêt
15:11de 90 milliards d'euros
15:12qui a été acté
15:13au mois de décembre dernier
15:15par le Conseil européen
15:16ce qui est une bonne chose
15:17à la fois pour l'Ukraine
15:18pour nous-mêmes
15:19et notre crédibilité
15:20Sylvain Courage
15:21est-ce que vous êtes vous aussi
15:22raisonnablement optimiste
15:23à ce sujet ?
15:24Oui la victoire
15:25de Peter Magyar
15:26aux élections en Hongrie
15:27est une solution
15:30pour débloquer
15:31ce prêt
15:31on se souvient
15:32qu'Orban
15:32pendant toute la campagne
15:33avait fait
15:34de Zelensky
15:35le président ukrainien
15:37un véritable épouvantail
15:38donc aujourd'hui
15:38les choses vont se normaliser
15:40probablement ce prêt
15:41qui est indispensable
15:42à la défense
15:43de l'Ukraine
15:44et donc à la défense
15:45de l'Europe
15:46va sans doute
15:46être débloqué
15:47et le voyage de Macron
15:48est très important
15:49parce que la Pologne
15:49peut être évidemment
15:50un allié
15:52de premier plan
15:53dans cette consolidation
15:55d'une Europe
15:56de la défense
15:56c'est un pays
15:57qui dépense énormément
15:58pour l'armement
15:59depuis quelques années
16:00ils sont à 4,8%
16:01du PIB
16:02donc c'est quand même
16:03un budget conséquent
16:05le problème
16:06c'est qu'ils ont acheté
16:07des armes américaines
16:08alors du coup
16:09il s'agit de les faire rentrer
16:12dans le cadre
16:13d'une défense européenne
16:14Alex Bouyabéguet
16:15un dirigeant
16:16pro-russe
16:17qui s'en va
16:17un autre qui arrive
16:18je pense à la Bulgarie
16:20est-ce que ça va vraiment
16:21changer la donne
16:22finalement
16:22cette situation ?
16:23Alors je ne sais pas
16:24exactement
16:25quel poids aura la Bulgarie
16:26mais c'est vrai
16:27que le Viktor Orban
16:28en gris
16:28était quand même
16:29l'empêcheur
16:29de tourner en rond
16:31parce qu'il y avait
16:31vraiment un affrontement
16:34voilà
16:35contre l'Union Européenne
16:36Surtout à l'approche
16:37d'élection nationale
16:38d'ailleurs là-bas
16:38Exactement
16:39On a montré les muscles
16:39à ce moment-là
16:40Ce n'était pas comme
16:40Georges Amiloni en Italie
16:42qui finalement s'était dit
16:43finalement il vaut mieux
16:44jouer avec les règles du jeu
16:44et changer l'Europe de l'intérieur
16:46donc c'est pour ça
16:47que c'est très important
16:48pour Emmanuel Macron
16:49de trouver un nouvel allié
16:51enfin qui était déjà installé
16:53mais enfin vraiment
16:53des points de convergence fort
16:55on l'a vu
16:55et on l'a dit
16:56le soutien total à l'Ukraine
16:57sur l'aide militaire
16:59l'aide politique
16:59le fait aussi de tenir face aux Russes
17:02et notamment ce front Est
17:05la coopération militaire
17:06qui est très importante
17:08avec un engagement
17:09de défense mutuelle
17:10avec le fait
17:11d'avoir des troupes françaises
17:13en Pologne
17:13voire même de les renforcer
17:14et c'est vrai que ce pays
17:16devient une forme de pivot
17:18stratégique pour la France
17:19au sein de l'Union Européenne
17:21on a dit
17:22voilà
17:22les petits bémols
17:23c'est effectivement
17:24c'est cette volonté
17:27d'Emmanuel Macron
17:27de préférence européenne
17:29pour tous les achats militaires
17:30qui butent sur un problème
17:32c'est que la Pologne
17:33effectivement
17:33elle s'est longtemps
17:34et souvent
17:35tournée vers les Etats-Unis
17:36et que ça
17:37c'est vrai qu'il va falloir
17:38que ça change
17:40mutualiser
17:41harmoniser
17:43l'armement en Europe
17:44ce qui semble évident
17:45Renaud Delis
17:45est-ce qu'on est sûr
17:46que Peter Maillard
17:46soit aussi différent
17:48de Victor Orban ?
17:50Oui et non
17:50c'est-à-dire que
17:51ça ne va pas totalement
17:52tout changer
17:53on n'est pas passé
17:55forcément de l'ombre
17:56à la lumière
17:56pour reprendre
17:57une référence
17:58de politique intérieure
17:59lointaine en France
18:00ça renvoie à 1981
18:02je m'explique
18:02Victor Orban c'est clair
18:04était viscéralement
18:06opposé à l'aide à l'Ukraine
18:07il avait fait un argument politique
18:09il tentait de bloquer
18:10justement ce fameux
18:11prêt de 90 milliards d'euros
18:12même s'il lui est arrivé
18:13aussi
18:14on s'en souvient
18:14lors d'un certain nombre
18:15de conseils européens
18:16de sortir au moment du vote
18:19justement
18:19c'est-à-dire pour ne pas voter
18:21contre un certain nombre
18:22de décisions
18:22pourquoi ?
18:23parce que la Hongrie
18:23elle est extrêmement dépendante
18:24des fonds européens aussi
18:26et donc pour ne pas voir
18:27des mesures de rétorsion
18:28peser sur son pays
18:30opportunément
18:31il quittait la salle
18:31au moment d'un certain nombre
18:32de votes d'aide à l'Ukraine
18:33mais en tout cas
18:34il y a cette question
18:35du prêt très clairement
18:36et puis de toute façon
18:37Victor Orban était un agent
18:38de Vladimir Poutine
18:39au cœur de l'Europe
18:40il n'y a aucun doute là-dessus
18:41il n'y a aucun doute là-dessus
18:43il y a un de ses ministres
18:44qui est impliqué
18:44effectivement soupçonné
18:45d'avoir communiqué
18:46parfois des comptes rendus
18:48y compris par SMS
18:49justement
18:50de ses conseils européens
18:52etc.
18:53la fusion entre Orban
18:54et Poutine
18:55est avérée
18:56ce qui n'est pas le cas
18:57évidemment de Peter Magar
18:58pour autant
18:59Peter Magar
18:59n'est pas favorable
19:00par exemple à l'aide militaire
19:01c'est-à-dire qu'il est
19:02favorable au déblocage
19:03d'un certain nombre
19:04de crédits
19:04mais il ne veut pas aller
19:05au-delà
19:06et notamment à la livraison
19:07de matériel militaire
19:08à l'Ukraine
19:08mais on peut imaginer
19:09que lui a plus conscience
19:11du fait que l'Hongrie
19:11a besoin des crédits européens
19:13et donc il rentre
19:14un peu plus
19:15dans une politique européenne
19:16on va dire constructive
19:18ce qui est effectivement
19:19le cas de Georgia Meloni
19:20vous le disiez
19:20mais Georgia Meloni
19:21depuis le début
19:21elle soutient l'Ukraine
19:22très clairement
19:23elle n'est pas pro-Poutine
19:24elle n'est pas pro-Russe
19:25donc ça va changer
19:26en partie si j'ose dire
19:28puis il y a un autre enjeu
19:29majeur qui a été abordé
19:29aussi hier
19:30c'est celui du parapluie
19:33entre guillemets
19:34nucléaire français
19:35de la dissuasion nucléaire
19:36on va dire
19:36c'est-à-dire jusqu'où
19:37est-ce que la France
19:38peut avec l'accord
19:39évidemment de ses partenaires
19:40étendre un certain nombre
19:42de ses intérêts divitaux
19:43pour non pas partager
19:45le bouton nucléaire
19:46non pas partager
19:46l'initiative ou la décision
19:48mais faire valoir
19:50à ses alliés
19:50on sait qu'il y a un débat
19:51en cours avec l'Allemagne
19:52en particulier
19:53que le cas échéant
19:55l'arme nucléaire française
19:56puisque la France
19:57est le dernier pays
19:57membre de l'Union Européenne
19:58à disposer
19:59de la dissuasion nucléaire
20:00pourrait servir à défendre
20:01les intérêts vitaux
20:03de certains de nos voisins
20:04dès lors que nous les considérons
20:05comme communs
20:06Sylvain Courage
20:07est-ce que cette nouvelle donne
20:08en Europe
20:09peut compenser
20:10le désengagement
20:11des Etats-Unis
20:12qui sont obnubilés
20:13par la guerre en Irak ?
20:14C'est tout l'objectif
20:15il y a urgence
20:16alors on doit le faire
20:17dans un contexte budgétaire
20:18qu'on a rappelé tout à l'heure
20:19donc c'est très compliqué
20:21pour les Etats
20:22de se réarmer
20:24d'augmenter leurs dépenses
20:27militaires
20:27alors il y a
20:28une contrepartie positive
20:30c'est que nous
20:31on en fabrique
20:31des armes par exemple
20:33Emmanuel Macron
20:34est allé signer
20:34la vente
20:36d'un satellite
20:37géostationnaire
20:38de renseignement militaire
20:39fabriqué par Airbus
20:40et Thalès
20:41aux polonais
20:42donc il y a peut-être
20:43un moyen pour la France
20:44aussi de trouver
20:45des moyens
20:46de développer son industrie
20:47et de faire rentrer
20:48de l'argent
20:48mais ça va être aussi
20:50un tour de force financier
20:52que de réussir
20:52ce réarmement en Europe
20:54en deux mots
20:54Alex Boyaguet
20:55non en fait
20:55il y a quand même
20:56grâce si je puis dire
20:58à Donald Trump
20:59on voit quand même
21:00que cette fameuse
21:01Europe de la défense
21:02elle commence à prendre forme
21:04quand on voit l'Allemagne
21:05qui remet des milliards
21:07sur son armée
21:08ça veut dire
21:09qu'il se passe quand même
21:09quelque chose
21:10et qu'à l'arrivée
21:11peut-être qu'un jour
21:12elle prendra corps
21:13pour de bon
21:14Merci à nos deux informés
21:16Alex Boyaguet
21:17et Sylvain Courage
21:18Merci Renaud
21:18A demain
21:19Sylvain
21:19La une du Nouvelle Ops
21:20La guerre de succession
21:21chez LVMH
21:23Et bien on lira ça
21:24avec intérêt
21:25Merci à vous tous
21:26Retour des informés
21:27ce soir à 20h
21:29avec Victor Mathais
Commentaires

Recommandations