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00:00Un conflit durant bien plus longtemps que les 4 ou 5 semaines qu'il avait annoncé hier.
00:04Un peu plus tôt dans la journée, le locataire de la Maison Blanche n'avait pas exclu l'envoi de
00:08troupes au sol.
00:09Et puis dans ce contexte, la France va augmenter le nombre de ses têtes nucléaires,
00:14affirme Emmanuel Macron en déplacement à l'île longue près de Brest qui abrite les 4 sous-marins nucléaires français.
00:20Le chef de l'État qui par ailleurs convoque ce soir un nouveau conseil de défense.
00:24Il se tient en ce moment, d'ici quelques minutes, à l'Élysée, conseil consacré à la situation en Iran
00:30et au Moyen-Orient.
00:31Dans le reste de l'actualité, le procès de Tariq Ramadan pour l'instant suspendu.
00:36La Cour criminelle de Paris ordonne une expertise médicale sur pièce.
00:40L'accusé ne s'étant pas présenté pour cause d'hospitalisation à Genève, selon ses avocats.
00:45L'islamologue doit être jugé pour des viols sur trois femmes.
00:48L'audience se reprend mercredi après-midi.
00:51Il est 20h04 sur France Info.
00:53Les informés, Victor Maté et ses invités.
01:10Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé.
01:13C'est sur le canal 16 de la TNT.
01:15Des informés consacrés à l'intervention militaire en Iran.
01:19Les frappes américaines continuent.
01:20Donald Trump n'exclut pas ce soir l'envoi de troupes au sol.
01:24Le conflit qui s'étend avec des attaques aériennes désormais d'Israël au Liban.
01:28La France, elle, se dit prête à défendre les pays du Golfe.
01:31Mais de quelle manière nous en débattrons alors qu'un conseil de défense doit démarrer à l'Elysée ?
01:36Nous parlerons aussi du discours du chef de l'État sur la dissuasion nucléaire.
01:40C'était cet après-midi depuis la Bretagne.
01:42Pour en parler ce soir, Alexandra Schwarzbrot, bonsoir.
01:45Bonsoir.
01:46Directrice adjointe de la rédaction de Libération, ancienne correspondante en Israël.
01:50Bonsoir Guillaume Lascon-Jarias.
01:51Bonsoir.
01:52Historien militaire, professeur associé à Sorbonne Université.
01:55Stéphane Vernet est avec nous également.
01:57Bonsoir Stéphane.
01:58Bonsoir.
01:58Rédacteur en chef délégué de Ouest France et le bureau parisien.
02:01Bonsoir Rachel Garaval-Carsel.
02:03Bonsoir.
02:03Journaliste politique et autrice de la newsletter Blogs et Partis.
02:06Et bonsoir Richard Verdi.
02:07Bonsoir.
02:08Correspondant France et Europe pour le Média Suisse Blik.
02:13Donald Trump s'est exprimé en toute fin d'après-midi depuis la Maison Blanche
02:17au troisième jour de cette opération.
02:19Fureur épique lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
02:22Le président américain a aussi donné une interview au New York Post
02:26dans laquelle il n'exclut pas d'envoyer des troupes au sol.
02:29Ce qu'a aussi laissé entendre un peu plus tôt dans la journée
02:31le secrétaire américain à la défense, Pete Exet.
02:35Le président Trump s'assure que nos ennemis comprennent
02:37que nous irons aussi loin que nécessaire pour défendre nos intérêts.
02:40Mais nous ne sommes pas stupides.
02:42Il n'est pas nécessaire d'envoyer 200 000 soldats et d'y rester pendant 20 ans.
02:46Guillaume Lascogérias, il a cette expression très chère à Donald Trump
02:49qu'on connaît désormais, « no boots on the ground », pas de bottes au sol.
02:53Le président américain est prêt aujourd'hui à y renoncer en Iran ?
02:57Alors en fait, effectivement, si c'était le cas, ce serait quelque chose
03:01qui serait véritablement une forme de renversement par rapport à sa vision
03:06à la fois de la manière dont il se positionne, notamment par rapport à ses prédécesseurs,
03:12puisque, et d'ailleurs l'extrait montré où Exet le dit,
03:16on n'est pas obligé d'y aller pour 20 ans avec 200 000 hommes.
03:19C'est référence à l'Irak, clairement.
03:20C'est référence en fait à l'Irak et à l'Afghanistan,
03:22c'est-à-dire aux guerres de 20 ans contre le terrorisme,
03:26ce qu'on appelle aussi la notion de « mission creep »,
03:29c'est-à-dire à partir du moment où vous vous lancez pour une mission,
03:31mais vous n'avez pas de stratégie de sortie.
03:33Qu'est-ce que ça veut dire, là ?
03:35Ça voudrait dire peut-être une réflexion sur la nature de ces troupes au sol,
03:39peut-être des forces spéciales,
03:40peut-être du soutien à une forme d'insurrection populaire iranienne.
03:45Là, imaginons toutes les formes de choses qui ne sont pas encore dites et précisées,
03:53tout simplement peut-être pour laisser planer l'incertitude,
03:56domaine dans lequel Donald Trump et ses affilés sont quand même devenus aujourd'hui un peu les rois.
04:01Richard Verli, en cas d'envoi de troupes au sol en Iran,
04:03d'où viendraient ces forces militaires américaines ?
04:07On l'évoquait à l'instant.
04:08Bon, il y a sur tous les navires qui constituent l'armada aéronavale
04:13déployée dans le golfe persique, il y a des troupes.
04:15Il y a notamment des marines, ils sont faits pour ça.
04:17Les fusillés marins, c'est précisément des troupes qui sont préparées pour le débarquement.
04:21Après, est-ce que c'est une présence massive de troupes qu'évoque Donald Trump ?
04:26C'est quand même très peu probable.
04:28D'ailleurs, on ne sait même pas si ce qu'il évoque tient debout vraiment
04:31ou si c'est simplement un effet de parole, il en a l'habitude.
04:35Par contre, l'idée qu'il y ait peut-être déjà, d'ailleurs, des forces spéciales américaines,
04:40notamment avec les groupes ethniques à la périphérie de l'Iran,
04:43en particulier avec les Kurdes qui sont armés,
04:46ce n'est pas du tout impossible.
04:47Et le dire peut être une manière de légitimer leur visibilité dans les prochains jours
04:52au moment où ils passeront à l'acte et où ils passeront à l'opération.
04:56Puisque l'objectif politique affiché de Donald Trump, c'est l'insurrection populaire.
05:01Il l'a dit à plusieurs reprises, il l'avait dit il y a quelques semaines, il l'a répété,
05:05il faut que les Iraniens partent à l'assaut de leurs institutions.
05:08Mais s'ils le font, il est probable que les Américains et les Israéliens,
05:13sous peut-être une autre forme, leur donneront un coup de main
05:15et essaieront de rendre cette insurrection concluante.
05:18Parce que le pire, ce serait une nouvelle répression alors que les bombes tombent sur l'Iran.
05:22Politiquement, justement, Alexandre H. Fransford, pour Donald Trump,
05:25ce serait un risque majeur d'envoyer des troupes au sol en Iran.
05:28On est à quelques mois seulement des élections de mi-mandat.
05:32Oui, absolument. De toute façon, même cette opération est un risque majeur.
05:36C'est un peu un qui-tout-double pour Donald Trump.
05:38Là, il joue un peu, il joue les mid-terms.
05:41Parce que s'il s'enlise, si ce conflit, cette guerre s'enlise,
05:46s'il n'arrive pas à faire s'effondrer le régime des Mollas
05:51dans les 4-5 semaines qu'il a à peu près fixées pour la durée du conflit,
05:55s'il perd beaucoup d'hommes, et là, en 3 jours, il en a déjà perdu au moins 4,
06:00si ce n'est plus, pour lui, ce sera dévastateur.
06:04Sachant qu'à peine plus d'un quart des Américains, d'après un sondage, soutiennent cette opération en Iran.
06:09Oui, mais une opération, eux, je pense que ce qu'ils pourraient soutenir,
06:13c'est une opération de type Venezuela,
06:15où vous allez, une opération très rapide, très ponctuelle,
06:19où vous allez décapiter un régime, et vous sortez.
06:22Et surtout, vous ne mettez pas en péril,
06:24un, les vies des militaires américains,
06:27et deux, aussi, la stabilité économique mondiale,
06:30parce qu'on va sans doute y revenir.
06:32Mais là, il y a aussi tout le commerce mondial,
06:35le trafic aérien,
06:38et les alliés américains dans la région qui sont touchés,
06:41et au bout d'un moment, ça va finir par se faire ressentir
06:44sur le commerce international,
06:45et, à terme, peut-être, sur le porte-monnaie des Américains.
06:49Et ça, ça peut lui être très, très défavorable pour les midterms.
06:52Sébastien Boussois nous rejoint dans Les Informés.
06:54Bonsoir.
06:56Bonsoir.
06:56Chercheur en sciences politiques, spécialiste du Moyen-Orient,
06:59directeur de l'Institut Géopolitique Européen.
07:02Donald Trump dit donc qu'il n'hésiterait pas à envoyer les troupes américaines au sol en Iran,
07:06si c'était nécessaire,
07:07ajoutant que cette perspective ne lui donnait pas le trac,
07:10c'est ce qu'il dit dans cette interview au New York Post.
07:12C'est une façon de répondre à cette expression qui lui colle à la peau.
07:16Taco Trump, always chickens out.
07:18En français, Trump finit toujours par se dégonfler.
07:21Écoutez, ça fait des mois et des mois qu'on s'acharne, effectivement, comme Donald Trump,
07:25et il y a des raisons, de multiples raisons, de le critiquer et de le contester.
07:30Je rappelle quand même qu'il hérite d'un conflit et d'une situation et d'un régime
07:33pour lequel il n'y est pas pour grand-chose,
07:35et qu'on se retrouve, effectivement, globalement tous,
07:37empêtrés dans une situation qui risque, à un moment ou à un autre, de déraper.
07:41Je pense que vous vous souvenez d'une grande émission à l'époque des années 80
07:44qui s'appelait « Le Grand Bluff ».
07:46Dans les guerres hybrides qui sont celles-là aujourd'hui,
07:49il y a évidemment beaucoup d'éléments de langage,
07:51et Donald Trump est globalement assez fleuri par rapport à ça.
07:54Il intervient évidemment, fois à tort et à travers,
07:57en disant tout et son contraire dans la même journée.
07:59Mais l'objectif, ce n'est pas le moyen, ce qui compte à terme, c'est le résultat.
08:03Je ne serais pas surpris que dans cette idée de dire
08:05qu'il n'exclurait pas potentiellement une intervention au sol,
08:08même si on connaît toute l'histoire depuis des décennies,
08:11des échecs, des changements de régime,
08:14des catastrophes des interdits américaines depuis le Vietnam,
08:17en passant par Mogadisho.
08:19Souvenez-vous de ce film qui s'appelle « Blackout Down »
08:21et la fuite des Américains jusqu'à 25 ans de construction d'un État afghan
08:26qui a mené au retour des talibans.
08:28Je pense que ce qu'il essaye de faire,
08:30c'est de faire, ce qu'il dit depuis le début,
08:32potentiellement une guerre courte et la plus rapide qui soit.
08:35Ça, ça peut se faire par tous les moyens,
08:37parce que c'est bien gentil effectivement de lancer des bombes
08:40depuis le ciel sur l'Iran,
08:42mais tout le monde s'accorde globalement à penser et à dire
08:45que ce n'est pas ça qui va faire s'effondrer le régime en tant que tel.
08:48Envoyer au casse-pipe ces pauvres Iraniens
08:50qui déjà se manifestent pacifiquement
08:53et leur demander ensuite de prendre les armes
08:55ou de lancer une sorte de contre-insurrection avec zéro moyen,
08:58c'est quand même compliqué.
08:59Donc l'histoire du bluff est de montrer que cette armada
09:02est potentiellement prête à faire pression sur les gardiens,
09:05sur les Pazdaran, sur les Basidji,
09:07ceux qui ne vont pas commencer par se battre
09:10contre une intervention américaine,
09:11mais commenceront par malheureusement se venger
09:14sur les Iraniens de l'intérieur.
09:16Ça peut peut-être fonctionner.
09:17On est effectivement dans quelque chose de l'ordre
09:19de l'apprenti sorcier,
09:22mais les conflits ont changé,
09:23les négociations ont changé,
09:25les Nations Unies ont disparu,
09:26ou presque en tout cas.
09:28Et donc il y a beaucoup de stratégies à tâtons
09:31dans celles de Donald Trump
09:33comme dans celles des Israéliens
09:35dans la situation actuelle.
09:37Sur cette stratégie du bluff, Stéphane Vernet ?
09:39Moi je suis tout à fait d'accord avec ça.
09:41Je veux dire,
09:42ce n'est pas avec les troupes qui sont à bord,
09:45des porte-avions qui sont déployées dans le Golfe,
09:47que vous faites une vraie opération au sol.
09:50Il faudrait qu'il y ait un investissement massif en troupes,
09:53et ça, ça nécessite une logistique énorme,
09:56c'est long, etc.
09:57Et ce n'est manifestement pas du tout
09:59ce qui est dans l'attaque qui a été préparée.
10:02Donc en fait, oui,
10:03il peut y avoir des troupes au sol,
10:04mais de manière très limitée.
10:07Et ce n'est pas comme ça que vous faites tomber un régime.
10:09C'est-à-dire qu'il ne suffit pas de tuer
10:11le guide suprême dans la première frappe.
10:13Ça démarre sur les chapeaux de roue,
10:15c'est super.
10:15Mais derrière,
10:16est-ce qu'il y a une opposition constituée en Iran ?
10:19Est-ce qu'elle a des moyens ?
10:20Non, elle n'en a pas.
10:22Est-ce que les Américains ont prévu quelque chose ?
10:24Moi, je ne le crois pas.
10:25Et en fait,
10:26oui, on est effectivement dans l'ordre du bluff.
10:30Et je ne suis pas certain que ça suffise.
10:31Je ne suis pas certain que les Iraniens
10:33soient sensibles à ce type de bluff.
10:36À mon avis, ça va se jouer sur autre chose.
10:37Donald Trump, on l'a dit,
10:38que c'est exprimé tout à l'heure
10:39et qui estime que les États-Unis,
10:40on va l'entendre,
10:41ont les capacités de tenir sur la durée.
10:44Nous sommes déjà très en avance
10:45par rapport à nos projections.
10:49Depuis le départ,
10:50nous avions prévu entre 4 et 5 semaines d'intervention.
10:53Mais nous avons la capacité
10:55de tenir bien plus longtemps s'il le faut.
10:57Bien plus longtemps que 4 ou 5 semaines,
10:59Guillaume Lascaux-Gerias.
10:59Est-ce que militairement,
11:00les Américains ont les moyens de frapper
11:02aussi longtemps,
11:03en tout cas au rythme des frappes actuelles ?
11:05Alors, probablement que oui,
11:07parce que vous avez quand même
11:09la capacité pour les Américains
11:11à relever sur position,
11:12ne serait-ce que déjà
11:13leur groupe aéronaval,
11:15même si c'est compliqué
11:16et même si, très clairement,
11:19il y a derrière
11:20d'autres enjeux qui se posent.
11:22La première, c'est la capacité,
11:24pas seulement d'ailleurs
11:25pour les Américains,
11:26mais pour toute la région
11:27à conserver la protection
11:30des forces
11:32et la protection
11:33des monarchies pétrolières.
11:35Rappelons quand même un fait
11:37qui est simplement un chiffre.
11:39Lockheed Martin,
11:40qui produit le fameux
11:41missile Patriot,
11:43en produit à peu près
11:44600 par an.
11:45Voilà.
11:46Au rythme
11:47dont on les utilise,
11:49imaginons qu'on tire
11:51à peu près
11:51trois missiles,
11:52anti-missiles justement,
11:54contre un seul
11:55du côté iranien
11:56et généralement,
11:57on en détruit
11:58un drone
11:59avec un missile.
12:00Donc en gros,
12:00vous avez cette capacité
12:02de non simplement
12:05reconstituer les stocks,
12:06mais derrière,
12:07une vraie question
12:09de combien de temps
12:10ça tient dans la durée.
12:11Ensuite,
12:12vous avez la sensibilité
12:14de l'opinion publique
12:15à une opération
12:16qui dure,
12:17mais rappelons une chose,
12:19pour le Venezuela,
12:20la flotte
12:21qui était en place
12:22et qui, en fait,
12:23imposait un blocus,
12:25elle est restée en place
12:26pendant plus de 60 jours.
12:27ça n'a fait sourciller
12:28personne.
12:29Donc gardons à l'esprit
12:31que oui,
12:32ça peut tenir facilement
12:33cinq semaines,
12:34ça peut même tenir
12:35plusieurs mois
12:36à la mer.
12:37La vraie difficulté,
12:38c'est le niveau politique
12:41et la sensibilité
12:42de l'opinion
12:43à une opération
12:44qui ne débouche
12:45à la fin sur rien.
12:46Richard Verly,
12:47sur ce point-là ?
12:48Oui,
12:48la capacité des États-Unis
12:49à mener des opérations
12:51longues,
12:52combinées,
12:53il faut le rappeler,
12:53avec Israël,
12:54parce que tout ça
12:55est combiné avec les forces
12:57et les frappes israéliennes,
12:58ça me paraît
12:59tout à fait possible.
13:00Après,
13:01Donald Trump,
13:02il est quand même
13:02confronté à deux questions
13:04qui sont importantes.
13:05La première,
13:05on l'a dit,
13:06c'est convaincre sa population
13:08et notamment un électorat
13:09auquel il a promis
13:10de ne pas s'engager
13:12et de ne pas être
13:12un faiseur de guerre.
13:13La deuxième,
13:14c'est tout de même
13:15de convaincre aussi
13:15son armée
13:16et son État-major.
13:17Parce que l'armée américaine,
13:19ce n'est pas seulement
13:20Pete Exet,
13:20le secrétaire à la guerre.
13:22Vous avez énormément
13:23de généraux américains
13:24aujourd'hui
13:24qui s'inquiètent
13:25de voir quand même
13:26notamment la question
13:28de Taïwan
13:28devenir plus vulnérable
13:30au fur et à mesure
13:31que les États-Unis
13:32s'impliquent ailleurs,
13:33qui se demandent
13:34s'il y a une issue possible
13:35à ce conflit en Iran.
13:36Et moi,
13:37j'ai été très frappé
13:37dans l'intervention
13:38de Pete Exet
13:39qui est d'habitude
13:39un va-t'en-guerre
13:40puisque vous savez,
13:41c'est lui qui a souvent appelé
13:42les généraux
13:43à être plus martiaux,
13:45à être des combattants,
13:46etc.
13:47Il a fixé
13:48deux objectifs précis.
13:49Démantèlement
13:50de la marine iranienne,
13:51ce qui est assez logique
13:52parce qu'il faut assurer
13:54notamment les flux pétroliers
13:55dans le détroit d'Hormuz
13:56et deuxièmement,
13:57la question nucléaire,
13:58ce qui est l'objectif de départ.
13:59Donc on voit bien
14:00qu'il y a le souci
14:02de s'assurer
14:02que la machine militaire
14:04est derrière Trump
14:05sur un conflit
14:07pour lequel,
14:08pour l'instant,
14:09on ne voit pas d'issue
14:10mais nous sommes quand même,
14:12rappelons-le,
14:12qu'au troisième jour
14:14de guerre.
14:15Sébastien Boussois
14:15sur cette machine militaire.
14:19Oui,
14:19je voulais effectivement
14:20rebondir
14:21sur cet argument
14:23à la fois de l'armada,
14:24à la fois de la pression maximale
14:26dont Donald Trump
14:27a à la fois le talent
14:29et quelque part
14:30cette tentative
14:32à chaque fois
14:32d'essayer de faire plier.
14:33Je rappelle quand même
14:34que Steve Wyckoff
14:35l'envoyait se pédisser
14:36dans une interview récente
14:37que Donald Trump
14:38avait été un peu déçu.
14:40Vous savez,
14:40il était un peu déçu,
14:41il était un peu fâché,
14:41il n'était pas content
14:43que le régime iranien
14:44n'ait pas capitulé
14:45de lui-même.
14:46Je ne suis pas sûr
14:47que dans la situation
14:48de l'espèce,
14:49effectivement,
14:49les États-Unis
14:50aient un intérêt
14:50à s'engager
14:51dans ce conflit
14:52et ça pourrait se retourner
14:54avec l'électorat magare,
14:56les élections
14:56de mi-mandat,
14:57on le sait,
14:58mais on pourrait très bien
14:59se retrouver aussi
14:59dans une situation
15:00d'adurcissement du régime,
15:02d'un renforcement
15:03du noyau des gardiens.
15:05Je rappelle quand même
15:05qu'il n'y a quasiment
15:06aucune défection majeure
15:09à l'intérieur même
15:10du noyau du régime
15:11et rien n'exclut
15:12qu'on se retrouve
15:14dans une situation
15:15avec un remode
15:16Corée du Nord au Cuba.
15:18L'effondrement,
15:19c'est un processus,
15:21ça ne tombe pas
15:21comme ça du ciel
15:23et pour l'instant,
15:24on est vraiment
15:25dans un gap
15:25entre ce qui est mené
15:26du côté des Américains
15:28et des Israéliens
15:29et la situation
15:30sur le terrain.
15:31Il ne faut pas juste
15:32se contenter
15:32de Reza Palavi
15:33qui attend à la frontière
15:35pour prendre
15:35une transition politique
15:37qui sûrement
15:38sera extrêmement intéressante
15:39mais à ce stade-là,
15:40le plus inquiétant,
15:41c'est quand même
15:42pour les Iraniens
15:42qui sont à l'intérieur
15:44et livrés à eux-mêmes
15:45ou entre le marteau
15:46et l'enclume.
15:47Reza Palavi,
15:48le fils de l'ancien chat d'Iran.
15:49Autre phrase
15:50à laquelle je voulais
15:50vous faire réagir ce soir
15:51dans les informés.
15:52Le secrétaire d'État américain
15:54à la Défense tout à l'heure
15:55a affirmé que ce conflit
15:56n'était pas, je le cite,
15:57un exercice de construction
15:59de démocratie.
16:00Rachel Garaval-Karcel,
16:01cela confirme
16:02ce qui est dit
16:02depuis des semaines
16:03que le sort du peuple iranien,
16:05finalement,
16:05le changement de régime,
16:06intéresse assez peu
16:06Donald Trump.
16:07Oui, il faut,
16:09j'ai l'impression,
16:10je ne suis pas une spécialiste
16:11de géopolitique,
16:11mais Donald Trump
16:12et son administration,
16:13ce n'est pas l'administration
16:14Bush des années 2000,
16:16ce ne sont pas
16:16des néo-conservateurs
16:17qui veulent d'une certaine manière
16:20entre guillemets
16:21évangéliser la démocratie
16:23dans les dictatures.
16:25On l'a bien vu
16:26avec le Venezuela.
16:27Vous l'avez dit,
16:28on a décapité
16:29le régime vénézuélien,
16:30mais même sans tête,
16:33le régime,
16:33il marche encore,
16:34en fait.
16:35Alors, j'imagine
16:35avec des difficultés,
16:36mais on ne peut pas dire
16:37qu'il y ait une transition
16:38démocratique
16:39qui serait même
16:40dans les tuyaux.
16:41Pour l'Iran,
16:43qu'est-ce qui nous dit
16:43vraiment que
16:44Donald Trump
16:45veut un changement
16:46de régime ?
16:46C'est peut-être
16:47les intentions
16:48des Israéliens,
16:49mais des Américains,
16:50c'est quand même
16:50moins sûr.
16:51Et souvenons-nous
16:51qu'en juin dernier,
16:52lors des premières
16:54attaques,
16:54c'est quand même
16:55les Américains
16:55qui ont mis
16:56à un moment donné
16:57un terme
16:58à ces événements.
16:59Richard ?
17:01La vision
17:01de Donald Trump,
17:02on la connaît,
17:04il ne veut pas,
17:04il veut un changement
17:05de régime,
17:06mais il est tout à fait
17:08prêt à discuter
17:09avec une faction
17:10du régime
17:10qui,
17:11comme au Venezuela,
17:12dans le cas
17:12de la vice-présidente
17:13Delcy Rodriguez,
17:15pactiserait avec
17:16les Etats-Unis,
17:16notamment...
17:17Un changement de régime,
17:17mais pas forcément
17:18démocratique.
17:19Non, mais démocratique,
17:20il n'en a rien à faire,
17:21c'est même pas le sujet.
17:22Mais d'ailleurs,
17:23ce qui l'arrangerait,
17:24c'est d'avoir
17:25une partie du régime
17:26qui pactise
17:27avec les Etats-Unis
17:28parce que ça garantirait
17:29une forme de stabilité,
17:31ce qui lui fait
17:31le plus peur,
17:32c'est le chaos.
17:34Ce qui est clair,
17:35en effet,
17:36c'est que le sort
17:37de la population iranienne,
17:40Donald Trump
17:41comme Benyamin Netanyahou
17:42n'en ont strictement
17:43rien à faire.
17:43Ce n'est pas du tout
17:44quand il dit
17:45je vais au secours
17:46du peuple iranien
17:48à qui j'ai promis
17:49de l'aide,
17:49etc.
17:50Ce n'est pas le sujet
17:51pour lui
17:51ni pour Benyamin Netanyahou.
17:54Il y a dans son esprit,
17:58si tenté,
17:59qu'il puisse y avoir
17:59quelque chose
18:00de totalement cohérent,
18:01mais en tout cas,
18:02il y a aussi beaucoup
18:03le besoin
18:04de sécuriser cette zone,
18:06en tout cas,
18:06pour Donald Trump,
18:07de sécuriser cette zone
18:08afin de pouvoir faire
18:10du business tranquille
18:11et puis notamment,
18:13lui et notamment
18:14son gendre,
18:15Yaret Kouchner
18:16qui est impliqué
18:18jusqu'au coup
18:19avec des sociétés
18:20immobilières,
18:21financières,
18:22avec l'Arabie Saoudite
18:23qui elle-même
18:24a intérêt
18:25à ce que l'Iran
18:26soit moins dangereux
18:28pour le royaume.
18:30Donc,
18:31encore une fois,
18:31la population iranienne,
18:33il s'en fiche
18:33et en effet,
18:34je pense que c'est peut-être
18:36ce qui l'arrangerait le plus
18:37qu'une faction
18:39du régime
18:40pas trop
18:41va-t'en-guerre,
18:43pas trop...
18:44qu'il le laisserait
18:45un petit peu
18:46faire du business
18:47tranquille,
18:49vienne prendre
18:49des rênes
18:50en continuant
18:51à maintenir
18:52la population
18:54sous pression
18:55parce que c'est jamais
18:56très bon
18:56pour Donald Trump
18:58qu'une population
19:00soit comme ça
19:01lâchée dans la rue.
19:03Donc voilà,
19:03il faut vraiment
19:05avoir ça en tête.
19:06Ce n'est pas du tout
19:06pour le bien
19:08de la population
19:09qu'il a lancé
19:10cette guerre.
19:10En attendant,
19:11les frappes américaines
19:12en Iran
19:12se poursuivent
19:13avec ce risque
19:14d'embrasement
19:14dans les pays voisins.
19:15La guerre
19:15s'étend désormais
19:17aussi au Liban.
19:18Israël frappe
19:18depuis cet après-midi
19:19la banlieue
19:20de la capitale
19:21Beyrouth.
19:22Stéphane Vernet,
19:22on est en train
19:23de vivre
19:23ce que l'on appelle
19:24une régionalisation
19:25du conflit ?
19:26Oui,
19:27c'est-à-dire qu'il y a
19:28aussi la volonté
19:29pour les Israéliens
19:30d'en terminer
19:31avec ce qu'on appelle
19:31les proxys des Iraniens
19:33dans le Hezbollah.
19:35À partir du moment
19:36où l'Hezbollah intervient,
19:38les Israéliens
19:38considèrent qu'en fait
19:39ils ont les mains libres
19:40pour faire taire,
19:42éradiquer,
19:44incapaciter le Hezbollah.
19:45Moi,
19:45ce que j'entends
19:46dans le discours
19:46du président des Etats-Unis,
19:48ce que j'ai compris
19:49cet après-midi,
19:49c'est qu'il fixait
19:50quatre objectifs de guerre
19:51en disant
19:51un,
19:51la destruction
19:52de toutes les capacités
19:53balistiques de l'Iran,
19:55deux,
19:55la destruction
19:55de la marine iranienne,
19:57trois,
19:59la destruction
20:00de toutes les installations
20:01nucléaires
20:01et quatre,
20:04l'incapacité
20:05ou empêcher l'Iran
20:06d'avoir des capacités
20:08à financer le terrorisme.
20:10Voilà.
20:10Je pense que
20:12la stratégie
20:13ou le but,
20:14c'est,
20:14je pense que
20:14le président des Etats-Unis
20:16est persuadé
20:16qui peut obtenir ça
20:19en matraquant,
20:19matraquant,
20:20matraquant,
20:20matraquant par les airs
20:21l'Iran
20:22le temps qu'il faudra.
20:27Et je suppose
20:28que les Israéliens
20:29sont sur la même longueur d'onde.
20:32Le reste,
20:33c'est du bonus,
20:34entre guillemets,
20:34c'est-à-dire
20:35un changement de régime,
20:36la démocratie en Iran.
20:37Effectivement,
20:38je pense qu'en fait,
20:38ce n'est pas du tout
20:39l'objectif premier
20:40et on n'y arrivera pas.
20:41En tout cas,
20:42on n'y arrivera pas comme ça.
20:43Guillaume Lascongaria,
20:44c'est-ce qu'Israël
20:44a les moyens militairement,
20:46techniquement,
20:47de mener deux guerres
20:48de front au Liban
20:49et en Iran ?
20:50Alors,
20:50on a vu déjà
20:51qu'Israël avait rappelé
20:53plus de 100 000 réservistes.
20:55Donc,
20:56on a déjà l'idée
20:58de devoir
20:59tenir dans le temps
21:01sur,
21:01déjà,
21:02deux fronts.
21:03En fait,
21:03on a l'impression
21:04de revivre
21:05ce qui s'est passé
21:07il y a déjà
21:07un an,
21:08à la différence
21:09qu'il y a un an,
21:10il y avait en plus
21:11Gaza.
21:12Donc,
21:12en fait,
21:12on avait une guerre
21:13sur quasiment
21:14la totalité
21:15de l'espace israélien.
21:16Là,
21:17la vraie différence,
21:18c'est que
21:20en juin dernier,
21:22les Etats-Unis
21:23ont vulgairement
21:24sifflé la fin du match
21:25avec des frappes,
21:27on se souvient,
21:27donc,
21:27cette fameuse bombe
21:29sur les installations
21:30Fordos et Nathans,
21:32et puis,
21:32voilà,
21:32une forme de...
21:33on stabilise l'ensemble.
21:35Là,
21:36il n'y a pas de fin
21:37qui est signifié.
21:39Moi,
21:39ce qui me marque
21:40ou ce qui me frappe,
21:42c'est qu'on a l'impression
21:43d'une approche
21:44qui est beaucoup moins
21:45intense,
21:46contrairement à ce que l'on dit,
21:48que l'année dernière.
21:50Pourquoi ?
21:50On a plutôt
21:51des frappes
21:52au scalpel,
21:53répétées,
21:54sur une forme
21:55de séparation
21:57des missions.
21:58Du côté américain,
21:59on a,
22:01effectivement,
22:01d'abord les installations
22:02et les infrastructures
22:03militaires
22:04qui sont
22:05principalement visées.
22:07Du côté israélien,
22:08on a plutôt
22:09la dimension politique
22:10et la dimension
22:12commandement et contrôle,
22:13comme on dirait.
22:14En fait,
22:14on a une séparation,
22:15mais dans l'ensemble,
22:16ça répond à un théoricien
22:17américain
22:18qui s'appelle Boyd,
22:19qui est le grand stratège
22:21aérien
22:21et qui vise,
22:22finalement,
22:23à penser
22:23le système adverse
22:25sous la forme de cercles
22:26et d'incapaciter
22:28chacun de ces cercles
22:29de manière concentrique
22:30de telle sorte
22:31que, théoriquement,
22:32derrière,
22:32ça tombe.
22:33Le problème,
22:33et je vais faire un spoiler
22:34qui va me faire
22:35des inimitiés
22:36dans le rang des aviateurs,
22:38c'est que,
22:39en fait,
22:39ça ne marche pas
22:40et que la notion
22:41de bombing to win,
22:43bombarder pour gagner,
22:44dans le cadre
22:45du changement de régime,
22:46ça n'a pas marché.
22:47En Europe,
22:48on a testé
22:48cette pratique-là
22:49au Kosovo.
22:50En fait,
22:51c'est lors de la menace
22:52d'envoyer des troupes au sol
22:53que le régime,
22:54à l'époque de Milosevic,
22:55s'était retiré.
22:56Alexandre Chouadrode.
22:57Oui,
22:58je voulais revenir
22:58sur l'implication
22:59de Benyamin Netanyahou
23:00parce que lui,
23:01il a un objectif
23:03un tout petit peu différent,
23:04même si ça se rejoint.
23:05C'est-à-dire que lui,
23:06il a des élections,
23:08il y a des élections
23:09très prochainement,
23:10à la rentrée.
23:11Et Benyamin Netanyahou,
23:13ça fait des décennies
23:14qu'il brandit
23:16la menace iranienne
23:18auprès de sa population
23:19en se présentant
23:20comme le seul rempart
23:21contre cette menace,
23:23comme le seul chef de guerre
23:24capable de les prémunir
23:26de cette menace.
23:27Menace réelle,
23:29je ne la minimise pas
23:30pour Israël,
23:30menace réelle pour Israël,
23:32mais il l'a agité,
23:34même dans des périodes
23:35beaucoup plus calmes.
23:37Et là,
23:37il est clair que maintenant
23:39qu'il en a,
23:40malheureusement,
23:42qu'il a fini
23:43d'anéantir Gaza,
23:45la Cisjordanie
23:46est laissée
23:47au contrôle des colons,
23:49malheureusement aussi.
23:50Là, maintenant,
23:52une guerre
23:53peut lui permettre
23:53de garder
23:54cette stature
23:56de chef de guerre
23:56auprès de sa population.
23:58Et là,
23:59au vu de ce qui se passe,
24:00il est, à mon avis,
24:01réélu dans un fauteuil
24:02aux prochaines élections.
24:04Les sondages sont plutôt bons
24:05pour Netanyahou.
24:05La population israélienne,
24:07je pense,
24:07le soutient à 100%.
24:09Richard ?
24:09Oui, c'est très frappant.
24:10Moi, j'étais en Israël
24:11il y a quelques jours
24:12et tout le monde,
24:13y compris des opposants
24:16presque irréductibles
24:17à Benjamin Netanyahou,
24:18reconnaissait que,
24:19mais ce n'est pas nouveau,
24:20on l'a souvent dit,
24:21que sur le dossier iranien,
24:23sur le dossier
24:23de ce que tout le monde
24:25là-bas appelle
24:25la menace existentielle
24:27que fait peser l'Iran,
24:28il y a une forme
24:29d'union sacrée
24:30et que si Benjamin Netanyahou
24:32accepte de faire
24:33le sale boulot,
24:34eh bien, tant mieux,
24:35il l'aura fait
24:36et tout le monde
24:36s'en félicitera.
24:37Et là, je crois que,
24:38et Alexandra le sait
24:40beaucoup mieux que moi,
24:41souvent,
24:42ce sont des Israéliens
24:42anti-Netanyahou
24:43assez désemparés
24:44qui le disent
24:45parce qu'ils se rendent
24:46bien compte
24:47qu'en faisant ça,
24:48s'il réussit,
24:49Benjamin Netanyahou
24:50risque de remporter
24:50la mise politique.
24:51Sébastien Boussois,
24:52sur la régionalisation
24:53dont on parlait
24:54sur le risque d'embrasement,
24:56c'est ce que recherche
24:57l'Iran au fond aujourd'hui ?
24:59Écoutez, l'Iran
25:00n'a dans l'absolu
25:01plus grand-chose à perdre.
25:02Il est dans une contestation
25:04en interne comme jamais.
25:06Il est dans une contestation
25:08régionale,
25:09ce fameux arc chiite
25:11qu'il a passé des années
25:13à construire
25:15avec Fioritures
25:16a été petit à petit
25:17éliminé
25:18de branche en branche
25:19et aujourd'hui,
25:20on se concentre
25:20effectivement
25:21sur la tête
25:22de la pieuvre.
25:24Alors, l'erreur fatale,
25:25évidemment,
25:26de l'Iran,
25:27c'est de s'en être pris
25:28aux pays du Golfe,
25:30à la fois
25:31les Émirats,
25:32le Qatar,
25:32les pays alliés
25:34des États-Unis,
25:36c'est-à-dire les pays du Golfe
25:37qui ont tout fait
25:38depuis des semaines
25:39pour empêcher
25:40une intervention
25:41et qui se sont
25:41clairement positionnés
25:43contre une intervention
25:45de la part
25:45des Israéliens
25:46et des Américains.
25:47Je crois,
25:47juste revenir par rapport
25:48à ce qui a été dit précédemment,
25:49on oublie un élément
25:52à mon avis
25:52qui me paraît intéressant,
25:54c'est qu'il ne faut pas croire
25:54qu'il y ait pour le coup
25:55une union totale
25:56entre Benjamin Netanyahou
25:58et Donald Trump.
26:00Je rappelle quand même
26:00qu'il y a un an et quelques,
26:02les tensions étaient claires
26:03entre les deux hommes
26:05et que je me souviens
26:07d'un voyage
26:07de Benjamin Netanyahou
26:08à la Maison-Blanche
26:10où il découvrait
26:11sur le tapis,
26:12facilement qu'on puisse dire,
26:13que Donald Trump
26:14avait relancé
26:14les négociations
26:15avec le régime iranien.
26:17Je pense que s'il y a une faille,
26:21ça sera probablement
26:22jusqu'au boutisme
26:26des points de vue
26:28et des perceptions
26:28et des objectifs
26:29des uns et des autres.
26:30Benjamin Netanyahou,
26:31c'est clair,
26:32ça a été dit
26:32par Alexandra Schwab
26:34depuis maintenant 2020
26:35et depuis avant d'ailleurs,
26:37Amalek,
26:37l'ennemi ultime d'Israël,
26:39est à abattre.
26:40Et en fait,
26:41depuis des années,
26:42Benjamin Netanyahou
26:42cherchait à embrayer
26:44et à embarquer
26:45les États-Unis
26:46dans une intervention
26:47contre l'Iran.
26:48Il n'a pas réussi
26:49à le faire en 2012
26:50avec Barack Obama
26:51qui a refusé.
26:53Ça ne s'est pas passé
26:53avec Joe Biden.
26:55Finalement,
26:56c'était du pain béni
26:57le retour de Donald Trump.
26:58Et je rappelle quand même
26:59puisque souvent on dit
27:00oui,
27:01Donald Trump
27:02soit est un vat en guerre,
27:04soit un fou furieux
27:04ou quoi au caisse.
27:05Il a quand même passé
27:06des semaines à jauger
27:07et à mon avis,
27:09c'était aussi quelque part
27:10le moyen de tirer
27:11une expérience
27:11des échecs américains
27:13qui sont légions
27:14depuis des décennies
27:15sur l'intervention.
27:16Et que quelque part,
27:17il n'est pas du tout
27:18acté effectivement,
27:19je rejoins certains
27:21intervenants là-dessus,
27:21qu'il ait souhaité
27:22un changement de régime
27:25puisqu'à partir du moment
27:26où les manifestants iraniens
27:28voulaient le renversement
27:28du régime
27:29et que Donald Trump
27:30revient sur le tapis
27:31avec la question du nucléaire,
27:33tout ça paraissait un peu…
27:35Et en fait,
27:36si vous discutez,
27:37si vous négociez
27:38sur un point du dossier,
27:41c'est bien que
27:41si vous arrivez à un accord,
27:43vous légitimez
27:44votre interlocuteur
27:45en face avec qui
27:45vous avez négocié
27:46cet accord.
27:47Donc, je pense que
27:48Trump, quelque part,
27:49n'était pas du tout
27:50dans la logique
27:51d'un renversement
27:52de régime
27:52et d'une forme
27:53de transition.
27:54Je ne sais pas du tout
27:55comment,
27:56les ULN ou pas,
27:57effectivement,
27:57on n'en est pas du tout
27:58encore à un début
27:59de semi-processus
28:01de transition.
28:02Je rajoute juste
28:03un dernier élément
28:04sur la question du business
28:05parce que c'est souvent
28:05l'argument qui ressort
28:07effectivement à chaque fois.
28:09Je rappelle quand même
28:09que la France a souvent
28:11soutenu des régimes
28:12qui n'étaient pas
28:13plus fréquentables.
28:14Je rappelle quand même
28:15que la France a eu
28:16des rapports privilégiés
28:17avec Saddam Hussein
28:18et plein d'autres dirigeants
28:20reprochés à Donald Trump
28:21de vouloir dans l'absolu
28:22essayer d'avoir
28:24des relations
28:25pour son propre
28:26intérêt personnel
28:26ou qui serait celui
28:27des Américains
28:28que ça concerne
28:29le Venezuela
28:30ou l'Iran.
28:31Je crois que tout ça
28:32est un peu de bonne guerre
28:33et quelque part,
28:34le problème,
28:35c'est le conflit.
28:36Mais ça ne pose pas
28:36de problème aux États-Unis.
28:37Mais en tout cas,
28:38lui met en avant
28:39l'intérêt américain
28:40et quelque part,
28:41il n'y a pas beaucoup
28:41de frontières
28:42entre le sien
28:42et celui des Américains.
28:43Ça, effectivement,
28:44je suis plutôt d'accord.
28:45Sébastien Boustouat,
28:46vous restez avec nous
28:46la seconde partie
28:47des Informés
28:48dans un instant,
28:48déjà 20h32
28:49sur France Info.
28:55Et l'info,
28:56c'était avec Emmanuel Langlois.
28:57Tout d'abord,
28:58cette dernière minute,
28:59le verdict est tombé
29:00devant la cour d'assises
29:01spéciales de Paris
29:01dans le procès en appel
29:02de l'assassinat
29:03de Samuel Paty
29:04entre 6 et 15 ans
29:06d'emprisonnement.
29:07ont été donc prononcés
29:08contre les 4 hommes
29:10poursuivis
29:10pour leur implication
29:11dans la mort
29:12du professeur
29:13d'histoire-géographie
29:14de Conflans-Saint-Honorin.
29:16La guerre en Iran,
29:17Donald Trump
29:18affirme qu'il n'exclut pas
29:20d'envoyer des troupes
29:21terrestres américaines
29:22sur place
29:22si nécessaire,
29:23précise le président américain
29:25qui l'a dit
29:25tout à l'heure
29:26dans un entretien
29:27Washington Post.
29:28Depuis la Maison-Blanche,
29:29cette fois ce soir,
29:30il annonce
29:31que l'opération militaire
29:32en Iran
29:32est nettement en avance
29:33sur le calendrier prévu.
29:35Les gardiens de la Révolution,
29:36eux,
29:37avertissent ce soir
29:38les Etats-Unis
29:39qu'ils ne seront plus
29:40en sécurité nulle part
29:41dans le monde,
29:41pas même chez eux.
29:42Fin de citation.
29:44Ce n'est que le début,
29:45la guerre va perdurer.
29:46Autre déclaration,
29:47cette fois,
29:47du chef d'état-major
29:49interarmé
29:49des Etats-Unis,
29:51Dan Kane,
29:51alors que des frappes
29:53continuent de secouer
29:53le Proche-Orient,
29:54le Moyen-Orient,
29:55au Liban.
29:56Les autorités ont déjà
29:57fait état
29:58de 52 morts
29:59après des raids
30:00menés par l'Etat hébreu.
30:02Et puis l'armée de l'air
30:03du Qatar
30:03affirmait l'avoir
30:04abattu deux bombardiers
30:06en provenance d'Iran.
30:07La République islamique
30:08a pris pour cible
30:10depuis le début
30:10de cette guerre
30:11des installations gazières
30:12de l'Emirat Qataris
30:14faisant bondir
30:15les cours du gaz européen.
30:17Par ailleurs,
30:17au moins 167 navires
30:19sont actuellement
30:20bloqués dans le Golfe Persique
30:22d'après nos informations.
30:25conséquence de cette guerre
30:26en Iran,
30:27les marchés financiers
30:28dévissent en clôture
30:29alors que les cours
30:30du pétrole et du gaz
30:31flambent.
30:32La Bourse de Paris
30:33termine en baisse
30:33de 2,17%.
30:34Francfort,
30:35moins 2,56%.
30:36Londres,
30:37moins 1,28%.
30:38Emmanuel Macron,
30:40lui,
30:40préside en ce moment
30:41à l'Elysée
30:41un nouveau conseil de défense.
30:43C'est le troisième
30:44depuis le début de la guerre.
30:45Le chef de l'État français
30:46s'est entretenu
30:47un peu plus tôt
30:48avec les dirigeants
30:49du Qatar,
30:50des Émirats Arabes Unis
30:51et le sultan d'Omane
30:53d'après l'Elysée.
30:54Et puis près de 400 000
30:56ressortissants français
30:57sont présents
30:58dans la douzaine de pays
30:59directement concernés
31:01par cette guerre
31:02au Moyen-Orient
31:03d'après le décompte
31:04du ministre
31:05des Affaires étrangères
31:06Jean-Noël Barraud
31:07qui affirmait tout à l'heure
31:08qu'aucune victime française
31:10n'était à déplorer
31:11à ce stade,
31:12a-t-il dit.
31:14France Info
31:1620h, 21h
31:18France Info
31:19Les informés
31:20Victor Mathez
31:22Avec ce soir
31:22Alexandra Schwarzbrot
31:23directrice adjointe
31:25de la rédaction
31:25de Libération
31:26ancienne correspondante
31:27en Israël
31:28Guillaume Lascongarias
31:29historien militaire
31:30professeur associé
31:31à Sorbonne Université
31:33Stéphane Werner
31:33rédacteur en chef délégué
31:35de Ouest France
31:36à Paris
31:36Rachel Gara-Balkarcel
31:38journaliste politique
31:39autrice de la newsletter
31:40Blocs est parti
31:41Richard Verly
31:42correspondant France et Europe
31:43pour le média suisse
31:44Blic
31:44et Sébastien Boussois
31:45chercheur en sciences politiques
31:46et spécialiste
31:47du Moyen-Orient
31:49près de 72 heures
31:50après le début
31:51de ces frappes
31:52américaines et israéliennes
31:54en Iran
31:54cette question
31:55comment peut-on parvenir
31:56à la désescalade
31:58cela fait partie
31:58des priorités de la France
31:59affirme le ministre
32:00des Affaires étrangères
32:01Jean-Noël Barraud
32:02c'était lors d'une conférence
32:03de presse ce matin
32:04après la réunion de crise
32:05qui s'est tenue au Quai d'Orsay
32:06Arabie Saoudite
32:09Émirats Arabes Unis
32:11Qatar
32:11Irak
32:13Bahreïn
32:14Koweït
32:15Oman
32:16et Jordanie
32:17la France exprime
32:19son soutien entier
32:20et sa pleine solidarité
32:23elle se tient prête
32:25conformément aux accords
32:27qui la lient à ses partenaires
32:28et au principe
32:29de légitime défense collective
32:31prévu par le droit international
32:33à participer
32:34à leur défense
32:36Et ce soir
32:36un nouveau conseil
32:37de défense
32:38se tient à l'Elysée
32:40autour d'Emmanuel Macron
32:41Rachel Garbal
32:41on voit que la France
32:43suit tout cela
32:43de très très près
32:44Oui bon
32:45ce serait surprenant
32:46l'inverse
32:47ce serait quand même
32:47surprenant
32:48et les déclarations
32:50de Jean-Noël Barraud
32:51sont
32:53d'une évidente
32:54clarté
32:55effectivement
32:55il y a des accords
32:56de défense
32:57avec les pays
32:58certains pays
32:59qui ont été attaqués
33:00par l'Iran
33:01donc c'est assez logique
33:02et d'ailleurs
33:02la France l'a rappelé
33:03avec l'Allemagne
33:04et avec le Royaume-Uni
33:05qu'ils étaient prêts
33:06à comment dire
33:08faire entrer
33:09en application
33:09ces accords de défense
33:10ça paraît
33:11assez logique
33:12mais
33:13un peu comme à chaque fois
33:15depuis le retour
33:16de Donald Trump
33:17on est quand même
33:18obligé de constater
33:19que les Européens
33:21sont assez largement
33:22sur la touche
33:23malgré tout
33:23Cela veut dire quoi
33:24Guillaume Lascon-Jarias
33:26intervenir
33:27défensivement
33:28dans ce conflit
33:29pour la France ?
33:30Alors
33:30on peut l'imaginer
33:31de deux façons
33:32d'abord
33:32c'est un appel
33:35si ces pays
33:37qui sont cités
33:37d'ailleurs
33:38par le ministre
33:38des Affaires étrangères
33:39avaient besoin
33:40d'activer
33:41ces clauses
33:42de défense
33:43et de sécurité
33:43nous rendrions
33:46finalement
33:47grâce à cet appel
33:49par le fait
33:50tout simplement
33:51de mettre en action
33:52les moyens
33:53que nous avons sur place
33:54rappelons quand même
33:54qu'on a une base
33:56à Abu Dhabi
33:57on a
33:58une autre à Djibouti
34:00on a ensuite
34:01des moyens
34:02qui sont dans la région
34:03bref
34:03c'est quoi
34:044000 militaires
34:05à peu près
34:05dans la région
34:05on en a 900
34:06qui sont au sein
34:08de ce qu'on appelle
34:09les forces françaises
34:10aux Émirats Arabes Unis
34:11on en a à peu près
34:121500 à Djibouti
34:14l'un dans l'autre
34:15avec aussi
34:16les formes de dispositions
34:17on a aussi la finule
34:19au Liban
34:20bref
34:20dans l'ensemble
34:21c'est pas d'ailleurs
34:22le nombre
34:23c'est vraiment de soldats
34:24qui comptent
34:25que les moyens
34:26qu'on serait capable
34:26de déployer
34:28et la manière
34:29dont on serait capable
34:29aussi de s'insérer
34:30dans le dispositif
34:32parce que
34:33il faut bien le voir
34:34c'est un billard
34:36à plusieurs bandes
34:37c'est-à-dire que
34:37la France
34:38s'intègre
34:39dans un dispositif
34:40aussi complexe
34:41ça peut pas se faire
34:42finalement du jour au lendemain
34:43même si on a
34:44des catalogues de frappe
34:45même si on est capable
34:47de faire
34:47et que
34:48finalement
34:48cette capacité française
34:50elle est reconnue
34:51un seul point
34:52qui me paraît
34:53aussi essentiel
34:54c'est que
34:55cette demande
34:57qui serait formulée
34:58elle est
34:59assez ambiguë
35:00si on prend
35:01la manière
35:02dont elle a été formulée
35:03frapper défensivement
35:04ça veut dire quoi
35:05c'est-à-dire
35:05soit on est
35:06en position
35:07d'arrêt
35:08de la menace iranienne
35:10c'est-à-dire
35:10on ferait
35:11comme ça a été fait
35:11l'année dernière
35:12on peut
35:13littéralement
35:14abattre
35:15par exemple
35:15des drones
35:16ou des missiles
35:16soit
35:17et ce serait peut-être
35:18l'option maximaliste
35:19ce serait finalement
35:20aller frapper
35:21par exemple
35:22les sites de lancement
35:23iranien
35:24mais tant que c'est pas
35:25précisé
35:26tant que c'est pas demandé
35:27on est peut-être
35:28aussi dans l'attente
35:29Sébastien Boussois
35:30vous imaginez
35:30la France
35:31participer
35:32activement
35:33à ce conflit
35:35je n'ai pas
35:36vraiment envie
35:37de l'imaginer
35:38la situation
35:39est quand même
35:39complexe
35:40et là on arrive
35:40dans des co-bénigérances
35:41et toutes les difficultés
35:43je dirais
35:44presque
35:44d'ordre
35:45de vocabulaire
35:46qu'on a connues
35:47sur la question
35:47de la Russie
35:48et de l'Ukraine
35:50et quand on commence
35:50on ne sait pas
35:51jusqu'où ça va
35:52par contre
35:54effectivement
35:54par rapport
35:55à nos partenaires
35:55par rapport
35:56aux Émirats
35:57dans cette coopération
35:59qu'on a
36:00et au-delà de la base
36:01qu'on a
36:02on a quelque chose
36:03effectivement
36:03de l'ordre
36:04quasiment
36:05de l'article 5
36:06de l'OTAN
36:07et donc
36:08d'assistance
36:09à son partenaire
36:11en cas d'agression
36:13mais enfin bon
36:13les Émirats
36:14comme le Qatar
36:15sont quand même
36:15globalement
36:16militairement
36:16assez équipés
36:18je rappelle
36:18que le Qatar
36:19a éliminé
36:20deux avions
36:21iraniens
36:21cet après-midi
36:24voilà
36:24je ne sais pas du tout
36:25si on peut fournir
36:26des éléments
36:26de l'ordre
36:27du renseignement
36:28plutôt que purement
36:29militaire
36:30on passe
36:31à une autre étape
36:32si on bascule
36:33dans ce processus-là
36:36Merci beaucoup
36:36Sébastien Bouchois
36:37d'avoir été avec nous
36:38je vous libère
36:39chercheur en sciences politiques
36:41spécialiste du Moyen-Orient
36:42et également directeur
36:43de l'Institut
36:43géopolitique européen
36:45Stéphane Vernet
36:45vous vouliez réagir
36:46Oui alors
36:46en diplomatie
36:47chaque mot est pesé
36:48au trébuchet
36:49et chaque mot compte
36:50et moi j'observe
36:51juste une chose
36:51c'est que hier
36:52le communique commun
36:53entre Paris
36:55Berlin et Londres
36:56disaient la chose suivante
36:57pour défendre nos intérêts
36:59et ceux de nos alliés
37:01potentiellement
37:01nous permettrons
37:02des actions défensives
37:03nécessaires et proportionnées
37:05pour détruire
37:05nous permettrons
37:07c'est-à-dire qu'on n'était pas du tout
37:08dans le registre
37:09de la participation
37:09quand Jean-Noël Barraud
37:11prend la parole aujourd'hui
37:12il dit
37:12on est prêt à participer
37:14on est déjà
37:15c'est tout con
37:15mais on est déjà
37:16en train de franchir une étape
37:18voilà
37:18on est très loin
37:19très très loin
37:20de frappes directes
37:22sur des lanceurs
37:23etc
37:23mais voilà
37:26on en est là
37:27c'est-à-dire que ça a été
37:29le communiqué
37:30la déclaration commune
37:31d'hier a été interprétée
37:32comme la France
37:33rentre en guerre
37:34contre l'Iran
37:35va aller taper
37:35des lanceurs au sol
37:36etc
37:37pas du tout en fait
37:37on en est encore
37:38très très loin
37:39n'empêche qu'on voit
37:40très bien
37:40qu'il y a aussi
37:42ce risque
37:43d'une évolution rapide
37:44de la situation
37:45ça dépendra aussi
37:46de ce que
37:47les Iraniens
37:48feront
37:48et continueront à faire
37:50dans cette histoire
37:51il y a quand même
37:51la surprise
37:52ça a été dit tout à l'heure
37:53mais je le redis
37:53c'est que
37:54la réponse iranienne
37:56consiste à taper
37:57tous azimuts
37:58y compris
37:59des pays du Golfe
38:00qui étaient
38:00très défavorables
38:02à l'intervention
38:02des Etats-Unis
38:03dans leur façon
38:05de se positionner
38:06il y a quelque part
38:07la volonté aussi
38:08d'entraîner
38:08toute la région
38:09dans quelque chose
38:11de parfaitement déraisonnable
38:12c'est un piège
38:13dans lequel il ne faut pas
38:14tomber non plus
38:14le fait Alexandra
38:15que deux drones iraniens
38:16aient frappé
38:17la base française
38:18d'Abu Dhabi
38:18cela fait rentrer
38:19d'une façon ou d'une autre
38:20la France
38:21dans ce conflit
38:21alors oui
38:21alors là-dessus
38:22le discours n'est pas
38:23très clair
38:24on ne sait pas
38:24si c'est volontaire
38:25si la France
38:27a été visée
38:28telle qu'elle
38:29ce qui est sûr
38:30c'est que ça correspond
38:31à la politique de l'Iran
38:32l'Iran a tout intérêt
38:33à élargir
38:35le champ de bataille
38:38de façon
38:39à faire en sorte
38:40que les Etats-Unis
38:41s'enlisent
38:42dans ce conflit
38:44et faire en sorte
38:46que pousser
38:47à une fronde
38:48contre cette opération militaire
38:50et faire en sorte
38:51que du coup
38:52Etats-Unis
38:53Américains et Israéliens
38:54soient mis au banc des accusés
38:55plutôt qu'Iran
38:57et c'est vrai
38:58qu'il y a un engrenage
38:59il y a un engrenage possible
39:00on le voit
39:01on le voit se mettre en place
39:03qui pourrait pousser
39:05la France
39:06les Britanniques
39:07peut-être d'autres
39:08à
39:08sans le vouloir vraiment
39:11entrer dans cette guerre
39:12parce qu'en effet
39:13ils ont des intérêts
39:14sur place
39:15et là
39:17je suis d'accord
39:17avec ce qui vient d'être dit
39:19ce serait extrêmement dangereux
39:20Je voudrais qu'on en vienne
39:21aux conséquences économiques
39:22aussi de cette guerre
39:23avec un lundi noir
39:24sur les marchés
39:25de l'énergie
39:26les prix du gaz
39:26et du pétrole
39:27se sont envolés
39:28aujourd'hui
39:28en raison des frappes
39:29contre les infrastructures
39:30au Qatar
39:31et en Arabie Saoudite
39:32également bien sûr
39:33parce que le détroit d'Hormuz
39:34qui est la principale voie
39:35de navigation
39:36entre les pays pétroliers
39:38et le reste du monde
39:39est de fait totalement
39:40bloqué ce soir
39:41au moins
39:42167 navires
39:43d'après les informations
39:44de France Info
39:44sont bloqués
39:45dans le golfe Persique
39:47Richard Verli
39:47il pourrait y en avoir
39:48beaucoup plus
39:49on sait que certains
39:49éteignent leur balise
39:50notamment par mesure
39:51de sécurité
39:52Oui absolument
39:53de toute manière
39:55toute cette région
39:56du détroit d'Hormuz
39:57si vous regardez
39:58vous savez
39:58il y a un site
39:59de trafic
40:00des navires
40:01qu'on peut trouver
40:01sur internet
40:02qui s'appelle
40:02Marine Trafic
40:03vous voyez bien
40:04que de part et d'autre
40:05du détroit
40:06le détroit
40:07c'est cette corne
40:08qui monte
40:08vers l'écho tiranienne
40:10de part et d'autre
40:10du détroit
40:11c'est plein de navires
40:12donc d'un côté
40:13des pétroliers
40:14en attente de passer
40:15qui sont remplis
40:16de l'autre
40:17des navires militaires
40:17américains
40:18qui attendent de passer
40:19à l'action
40:19et au milieu
40:20il n'y a plus rien
40:21parce que précisément
40:22personne n'y va
40:23ce qui est sûr
40:24c'est que cette situation
40:24elle ne peut pas durer
40:26donc pour l'instant
40:27il y a la menace
40:28sur le détroit d'Hormuz
40:28il y a quelques navires
40:29qui passent
40:30mais très peu
40:30il faut absolument
40:32que le trafic pétrolier
40:34reprenne
40:34et d'ailleurs
40:35parlons du pétrole
40:36n'oublions pas
40:37que si d'aventure
40:39cette crise
40:39se résolvait
40:41à l'avantage
40:41de Donald Trump
40:42par exemple
40:43avec un gouvernement
40:44iranien
40:45qui lui serait
40:46désormais plus favorable
40:47et notamment
40:48qui lui permettrait
40:49de mettre la main
40:50sur le pétrole iranien
40:51ça voudrait dire
40:52qu'en un an de présidence
40:53ou à peu près
40:54Donald Trump
40:55a mis la main
40:55sur le pétrole
40:56du Venezuela
40:57il a mis la main
40:58sur le pétrole
40:58de l'Iran
40:59et il a déjà la main
41:00sur le pétrole
41:01de l'Arabie Saoudite
41:01vous faites le compte
41:02ça veut dire
41:03qu'il contrôle
41:03le marché mondial
41:04du pétrole
41:04et dans le cas contraire
41:05Guillaume Lascon-Jarias
41:06Paris on va dire
41:07était perdu
41:09ce serait un coup dur
41:09politiquement
41:10pour Donald Trump
41:11de voir notamment
41:12les prix du pétrole
41:13les prix de l'essence
41:14s'envoler aux Etats-Unis
41:15alors on a déjà eu
41:16dans la première guerre
41:17Iran-Irak
41:18entre 80 et 88
41:21la guerre des tankers
41:22où littéralement
41:23ce sont ces pétroliers
41:25qui sont visés
41:25en réalité
41:26le vrai sujet
41:27il est moins sur
41:28qui passe
41:29ou qui ne passe pas
41:30mais c'est les compagnies
41:32qui décident
41:32de ne plus assurer
41:33les pétroliers
41:34en fait
41:35c'est moins une question
41:36de bâtiments
41:37qui naviguent
41:38et qui osent
41:39ou pas franchir
41:40que le coût
41:41des assurances
41:42et qu'est-ce qu'on remarque
41:43c'est
41:44alors il y a la dimension
41:45effectivement des pétroliers
41:46mais il y a toute la dimension
41:48finalement
41:48des grands armateurs
41:50Maersk
41:51CGA
41:52CGM
41:52qui aujourd'hui
41:53en fait
41:54n'ont plus d'accès
41:56direct
41:56ni au golfe Persique
41:58ni même à la mer Rouge
41:59ni au canal de Suez
42:00qu'est-ce que ça veut dire ?
42:02C'est que derrière
42:02ça va renchérir
42:04de manière très nette
42:05tout simplement
42:06le coût
42:07des denrées
42:07en Europe
42:08un simple chiffre
42:10quand vous passez
42:11par le détroit
42:12de Bonne Espérance
42:13donc au sud
42:13de l'Afrique du Sud
42:14pour remonter
42:16au lieu de passer
42:17par Suez
42:17c'est plus 12
42:19ou 14 jours de mer
42:20et surtout
42:21le prix
42:22au mètre cube
42:23transporté
42:24est multiplié
42:25quasiment par 3
42:26vous imaginez
42:27si ça dure
42:28dans le temps
42:29quand vous avez
42:30derrière
42:31toute cette dimension
42:32géopolitique régionale
42:33qui s'additionne
42:34ça devient
42:35pour les économies
42:36européennes
42:37et mondiales
42:38c'est plus simplement
42:39un rhume
42:39c'est littéralement
42:40la grippe
42:41Et on rappelle
42:42que 20%
42:42du pétrole
42:43consommé dans le monde
42:4420 millions
42:45de barils
42:45par jour
42:46transitent
42:47par ce détroit
42:48d'Ormuz
42:49Stéphane Vernet
42:50qui a le plus
42:51à perdre
42:51dans cette fermeture
42:52pour l'instant
42:53du détroit d'Ormuz
42:55la Chine
42:55les pays asiatiques
42:56notamment ?
42:57Oui
42:57c'est ce qu'on dit
42:58notamment pour le gaz
42:59aussi
42:59parce que le Qatar
42:59est le troisième exportateur
43:00mondial
43:01de gaz naturel liquifié
43:03et là ils viennent
43:04de décider d'arrêter
43:04d'exporter leur gaz
43:06parce que
43:07les installations
43:08les infrastructures
43:09sont menacées
43:09etc
43:10donc voilà
43:10là on est aussi
43:12c'est de l'ordre
43:13de 20% aussi
43:14comme pour le pétrole
43:15donc on a déjà vu
43:16on a vu
43:17le prix du Brent
43:19la mer du nord
43:20du baril
43:20augmenter
43:21c'est l'étalon
43:22en fait
43:22de référence
43:23qui était à 61 dollars
43:25en début d'année
43:27qui a
43:28plus de 80
43:29aujourd'hui
43:29qui a passé
43:3080
43:30qui est à 80
43:32etc
43:32je vous rappelle
43:33que la dernière fois
43:33que le Brent
43:34était durablement
43:34au-dessus de 100 dollars
43:35en fait
43:35c'était au moment
43:36de l'invasion
43:37de l'Ukraine
43:38par la Russie
43:38et que derrière
43:39on a eu
43:39une épidémie
43:41d'inflation mondiale
43:42c'est à dire
43:43que tout le monde
43:43a à y perdre
43:44nous on a à y perdre
43:46comme tout le monde
43:46mais je pense
43:47que Donald Trump
43:48a beaucoup à y perdre
43:49aussi politiquement
43:50et électoralement
43:51je vous rappelle
43:51que c'est quand même
43:52un président
43:52qui s'est en partie
43:54fait élire
43:54sur la promesse
43:55de no boots on the ground
43:57les Etats-Unis
43:58ne participent plus
43:59à la guerre
44:00qui se veut
44:00comme le président
44:01de l'APEG
44:01oui bah oui
44:02il se roule par terre
44:03pour avoir le prix Nobel
44:04mais en l'occurrence
44:05il n'arrête pas
44:05de faire la guerre
44:06donc je pense
44:07qu'à un moment
44:07ça va peut-être
44:08percoler chez son électorat
44:09et puis c'était aussi
44:10son bilan économique
44:12qui n'est pas du tout
44:12à la hauteur
44:13de ses promesses
44:14c'est pas vrai
44:14et si vous avez
44:16si les Etats-Unis
44:18sont à nouveau frappés
44:18par une spirale inflationniste
44:20malheureusement
44:21comme nous
44:21et comme d'autres
44:21mais là
44:22sa promesse
44:23de diviser les prix
44:26de manière
44:27avec son slogan
44:27America first aussi
44:28priorité aux Américains
44:29voilà alors après
44:31on peut se dire aussi
44:32qu'il a une base électorale
44:33qui lui pardonnera tout
44:36avec ce type de parti
44:37de dirigeant
44:37ça existe
44:38on connaît ça
44:39mais il n'empêche
44:40que
44:41en fait
44:42le bilan
44:44à moyen terme
44:46peut être
44:46très très très mauvais
44:47et donc dans la perspective
44:49des mid-terms
44:50ça va peut-être pas
44:50forcément bien se passer
44:51Rachel
44:51oui il a un électorat
44:53qui peut tout lui pardonner
44:54Donald Trump
44:55sauf qu'au mid-terms
44:56Donald Trump
44:57il n'est pas sur
44:58le bulletin de vote
44:59et souvent
44:59c'est ce qui lui a manqué
45:00déjà lors de son premier mandat
45:02aussi pendant que
45:03Joe Biden
45:04était
45:04j'allais dire à l'Elysée
45:05à la Maison-Blanche
45:08il faut switcher Rachel
45:09il faut switcher
45:11je ne suis pas sur mon corps
45:12de métier
45:14et ça peut poser
45:15un problème
45:16c'est un problème
45:17structurel quand même
45:18qu'a le parti républicain
45:19quand Donald Trump
45:21ces dix dernières années
45:22n'est pas sur le but
45:23d'un vote
45:24très rapidement
45:26juste pour résumer
45:26on voit bien
45:27qu'on est parti samedi
45:28d'un conflit
45:29qui était localisé
45:31localisé à l'Iran
45:32qui en quelques jours
45:33s'est régionalisé
45:34et qui maintenant
45:35est en passe
45:36de s'internationaliser
45:37avec la guerre
45:39des prix du pétrole
45:40avec le commerce international
45:42donc en trois jours seulement
45:44donc voilà
45:45les jours qui viennent
45:46vont être très très
45:47très compliqués
45:48et c'est dans ce contexte
45:49qu'Emmanuel Macron
45:50lui a prononcé
45:51cet après-midi
45:51depuis l'île longue
45:52près de Brest
45:53dans le Finistère
45:54un discours sur la
45:55dissuasion nucléaire française
45:57la France va notamment
45:58augmenter le nombre
46:00de ses têtes nucléaires
46:01se doter d'un nouveau
46:02sous-marin également
46:03le chef de l'état
46:04qui annonce un renforcement
46:05de la dissuasion nucléaire
46:07que les alliés européens
46:08dit-il pourront
46:09participer aux exercices
46:11de dissuasion française
46:12on l'écoute
46:12la dissuasion avancée
46:14est une démarche progressive
46:18elle offre la possibilité
46:20pour les partenaires
46:21de participer
46:22aux exercices
46:23de la dissuasion
46:24tout d'abord
46:24que nos sous-marins stratégiques
46:26se diluent naturellement
46:27dans les océans
46:28nos forces aériennes stratégiques
46:30pourront ainsi
46:31se disséminer
46:33dans la profondeur
46:34du continent européen
46:36cette dispersion
46:37sur le territoire européen
46:38à la manière
46:39d'un archipel de force
46:42compliquera
46:43le calcul
46:44de nos adversaires
46:45et donnera
46:46à cette dissuasion avancée
46:48beaucoup de valeur
46:49pour nous
46:50je vous voyais
46:50fermant de la tête
46:51Guillaume Lascaux-Jarias
46:52non alors
46:53c'est à dire que
46:55ce qui me marque
46:58c'est qu'on invente
46:59finalement un concept
47:00dissuasion avancée
47:01pour un peu
47:02comme dans
47:03Lampedusa
47:04il faut que tout change
47:05pour que rien ne change
47:06en fait
47:06les bases
47:07de ce qui forme
47:08la grammaire
47:09de la dissuasion
47:10française
47:11ne sont en réalité
47:13pas touchées
47:14et elle demeure
47:16ce qu'elle a toujours été
47:17une autonomie
47:18de décision
47:20le président
47:22garde la main
47:23et d'ailleurs
47:23il l'a rappelé
47:24dans son discours
47:25c'est lui
47:25qui reste
47:26l'ultime
47:28décisionnaire
47:29et puis
47:30la démarche
47:32d'élargir
47:33la participation
47:34de nos alliés
47:36se fait
47:36dans ce qui avait
47:37déjà été proposé
47:39lors du discours
47:39à l'école de guerre
47:40en février 2020
47:43avec un nouveau
47:44rebranding
47:44c'est à dire
47:45le terme
47:45de dissuasion avancée
47:47absolument rien de nouveau
47:48pour vous aujourd'hui
47:49non c'est pas que c'est rien de nouveau
47:50parce qu'il y a quand même
47:50une dimension
47:51assez importante
47:52et je pense que c'est ça
47:53qui est le coeur
47:54du discours
47:55c'est l'augmentation
47:56du nombre de têtes
47:57que l'on ne
47:58d'ailleurs
47:58que l'on ne divulgue pas
48:01on l'estime aujourd'hui
48:02à 300 environ
48:03oui alors
48:03plus ou moins
48:04mais en fait
48:05le chiffre n'a pas
48:06beaucoup d'importance
48:06ce qui est important
48:07c'est la notion
48:08d'ambiguïté stratégique
48:09et je pense que
48:10là dessus
48:10le président
48:11a tout à fait raison
48:12de le faire
48:13la dissuasion
48:14ça fonctionne
48:14en étant
48:15à la fois crédible
48:16mais aussi
48:17en laissant
48:18flotter
48:19une forme
48:20d'incapacité
48:21de savoir
48:22ce qu'elle est
48:24pour nos adversaires
48:25et je pense que
48:26là dessus
48:26son discours
48:26est très clair
48:28et je pense que
48:29c'est ça qui est important
48:30et sur la coopération
48:31européenne
48:32avec les autres pays
48:33il a cité 8 pays
48:34le Royaume-Uni
48:34l'Allemagne
48:35la Pologne
48:35les Pays-Bas
48:36la Belgique
48:36la Grèce
48:37la Suède
48:37et le Danemark
48:38qu'est-ce que
48:38vous en pensez ?
48:40alors je pense que
48:40c'est plutôt bien
48:41d'élargir
48:42cette forme
48:43de partenariat
48:44mais c'est un partenariat
48:45dans ce qu'on appelle
48:46l'accompagnement
48:48des forces
48:48derrière
48:50il n'est pas dit
48:51et d'ailleurs
48:51il le précise
48:52dans son discours
48:52qu'on fera
48:53comme ça se fait
48:54dans l'OTAN
48:55avec ce qu'on appelle
48:58un avion capable
48:59de porter
48:59une bombe nucléaire
49:00c'est pas demain la veille
49:02justement contrairement
49:02à ce que tout le monde dit
49:03qu'un avion allemand
49:04portugais
49:05ou autre
49:06portera
49:07la bombe nucléaire française
49:08en revanche
49:09ils pourront accompagner
49:10et donner
49:12cette forme
49:12de profondeur stratégique
49:13et de dilemme stratégique
49:15qui à mon avis
49:16est aussi essentiel
49:17Alexandra
49:17oui
49:18moi je trouve
49:19que c'est une assez
49:20bonne chose
49:21même si en effet
49:22le concept de base
49:23n'a pas changé
49:23c'est-à-dire que
49:24le président français
49:25a toujours
49:25c'est lui
49:26qui a le droit
49:27sur le bouton nucléaire
49:28et personne d'autre
49:29et ça tant mieux
49:30mais je trouve
49:32que c'est plutôt
49:32une bonne chose
49:33d'intégrer
49:34ces pays européens
49:36et d'ailleurs
49:36pas seulement européens
49:37puisque le Royaume-Uni
49:38en fait partie
49:39et parce que
49:40ça accentue
49:41le concept
49:43de la dissuasion
49:44qui est de faire
49:45le plus peur possible
49:46de montrer
49:47qu'on est le plus peur
49:48qu'on est le plus fort possible
49:50pour justement
49:51faire en sorte
49:53que l'arme nucléaire
49:53ne soit pas utilisée
49:54tout est dans
49:56la menace
49:57que vous projetez
49:58Rachel Guérabel-Carsel
49:59sur le fait
49:59qu'Emmanuel Macron
50:00que la France
50:00soit toujours
50:01le seul pays
50:02à pouvoir actionner
50:03le bouton nucléaire
50:04c'est un sujet
50:04aussi très politique
50:05on sait que
50:06l'extrême droite
50:06accuse notamment
50:07régulièrement
50:08Emmanuel Macron
50:08de vouloir brader
50:09la souveraineté
50:10nationale française
50:11Oui, bon là pour le coup
50:12dans ce discours
50:13il a quand même
50:14été plutôt clair
50:15là-dessus
50:16et c'est vrai
50:16que là-dessus
50:17il n'y a pas de changement
50:18mais effectivement
50:18il n'y a pas de changement
50:19non plus
50:19si on parle
50:20de profondeur
50:24de dissuasion
50:24en profondeur
50:25mais la vérité
50:26c'est qu'il y avait
50:26déjà une ambiguïté
50:27sur ce qu'on appelle
50:29les intérêts vitaux
50:30de la France
50:32qui, plusieurs présidents
50:33l'ont déjà dit
50:34ne s'arrêtent pas
50:35au Rhin
50:36entre Strasbourg et Kelle
50:40Là, on va peut-être
50:41un petit peu plus loin
50:42dans les mots
50:43mais la question
50:43est étudiée là
50:44sachant que la France
50:45est aussi membre de l'OTAN
50:46avec donc des clauses
50:47de défense
50:48et membre de l'Union Européenne
50:50qui n'est certes pas
50:51une alliance militaire
50:52mais qui, dans certains
50:53de ses traités
50:54comprend aussi
50:55des clauses de défense mutuelle
50:57donc pas un énorme changement
50:58mais une confirmation
51:00je note aussi
51:01je veux appuyer aussi
51:02sur l'effort
51:03qui est fait par la présidence
51:04de la République
51:05sur la forme
51:05du discours
51:07j'ai eu les images
51:08ce matin
51:08de l'avion présidentiel
51:10encadré par des avions militaires
51:12et là
51:12devant le sous-marin
51:14ce n'est pas totalement nouveau
51:15mais on sent bien
51:17que depuis quelques mois
51:19la présidence de la République
51:20a décidé
51:21d'y aller
51:21avec les gros sabots
51:22les grosses boots
51:24on pourrait dire
51:25dans un concert des nations
51:28qui est de plus en plus
51:30shooté à la testostérone
51:31Pour faire passer ce message
51:33Stéphane Vernet
51:34Emmanuel Macron l'a dit
51:34un rehaussement
51:35de notre arsenal
51:36est aujourd'hui indispensable
51:37Oui je pense qu'il a raison
51:39en fait
51:39alors après
51:40si vous voulez
51:40il y a un télescopage d'actu
51:42c'est-à-dire qu'effectivement
51:43il fait cette déclaration
51:45à ligne longue
51:45ce discours
51:46en plein
51:47en plein
51:48chambardement
51:48international
51:49on vient d'en parler
51:51non mais en même temps
51:52ce discours-là
51:53il est préparé
51:53depuis très longtemps
51:54c'est une tradition
51:55à chaque mandat
51:58en fait
51:58au cours du quinquennat
52:00ou de leur septennat
52:01les présidents de la République
52:02s'expriment une fois
52:03sur la dissuasion stratégique française
52:05ce discours
52:06il était prévu depuis très longtemps
52:07et en fait
52:07il est sans rapport
52:09avec l'actualité internationale
52:11il a d'ailleurs
52:11Emmanuel Macron
52:12le dit pendant son discours
52:13il dit
52:13bon ben voilà
52:14je parlerai plus tard
52:16de la situation internationale
52:17il ne l'a pas développé
52:18mais le truc
52:21ce télescope
52:22moi je pense quand même
52:22que le fait de citer
52:24un certain nombre
52:25de pays intéressés
52:26de pays européens
52:27il y a 8 pays européens
52:28qui sont intéressés
52:29ça ne veut pas dire
52:29que c'est fait
52:30mais en fait
52:31il précise
52:33il ne cesse de préciser
52:35une voie
52:35qui effectivement
52:36est très ancienne
52:37et qui consiste à dire
52:38que les intérêts vitaux
52:38de la France
52:39qu'il est hors de question
52:41de définir
52:41ça fait partie
52:42c'est la base même
52:42de l'ambiguïté stratégique
52:44s'étendent au-delà
52:46du Rhin
52:46et des frontières
52:47de la France
52:48mais quand vous commencez
52:49à citer des partenaires
52:50potentiels
52:51ben en fait
52:53d'une certaine manière
52:54vous leur offrez
52:55déjà une protection
52:55mais néanmoins
52:57quand même
52:57le contexte
52:59géopolitique
52:59très tendu
53:01fait que
53:01c'est quand même
53:02moins difficile
53:02d'annoncer
53:03une hausse
53:04des têtes nucléaires
53:06aussi dans l'opinion publique
53:07on l'aurait été
53:08il y a 20 ans
53:08l'ambiance aurait été
53:09probablement très différente
53:10il y a un autre élément
53:11Emmanuel Macron
53:12d'abord il est tout à fait
53:13cohérent avec son approche
53:14européenne
53:15on sait l'importance
53:16qu'il a toujours accordé
53:17à l'Europe
53:17et il pense que la défense
53:18de la France
53:19passe par l'Europe
53:20et que la défense
53:21de l'Europe
53:21passe par la France
53:22mais il y a une course
53:24aux armements nucléaires
53:25entre les deux grandes puissances
53:26que sont les Etats-Unis
53:27et la Chine
53:28il y a une sophistication
53:29non seulement des armes nucléaires
53:31mais des moyens
53:32de contrer ces armes
53:33tout ça va coûter
53:34très cher
53:35et peut-être qu'à un moment donné
53:36avoir des alliés européens
53:38et bien ce seront
53:38des alliés européens
53:39qui participeront
53:40à l'effort financier
53:41nécessaire
53:42je rappelle que
53:42la dissuasion nucléaire française
53:43c'est à peu près 6 milliards d'euros par an
53:45il faudra sans doute dépenser
53:46toujours plus
53:47d'abord pour produire
53:48plus de têtes
53:49mais aussi pour des technologies
53:51nouvelles
53:51qu'il faudra acquérir
53:52ou développer
53:53de manière indépendante
53:54parce que c'est la spécificité
53:55de la France
53:56par exemple
53:56par rapport au Royaume-Uni
53:57donc avoir au fond
53:59des européens
54:00à vos côtés
54:01pour cette dissuasion française
54:03c'est une assez bonne idée
54:04et voilà pour ce discours
54:05d'Emmanuel Macron
54:06sur la dissuasion nucléaire
54:07c'est déjà la fin
54:08de ces informés
54:09Alexandra Schwarzbrot
54:10à la une de libération demain
54:11l'engrenage
54:12en Iran
54:13évidemment
54:14en Iran
54:15dans la région
54:16et dans le monde
54:17qui continue
54:17Stéphane Vernet
54:18pour Ouest France
54:19nous évidemment
54:20on est sur la situation
54:21en Iran
54:21et ses développements aussi
54:22voilà
54:23qui sera à lire
54:24également dans Ouest France
54:25merci beaucoup
54:26Richard Verny
54:26d'être venu ce soir
54:28merci Rachel Gara
54:29Valcarcel
54:30pardon
54:30merci Guillaume
54:31Lascon Jarias
54:32également historien militaire
54:33merci à tous
54:34les informés
54:34reviennent demain matin
54:36à 9h
54:37très bonne soirée
54:37sur France Info
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