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Les informés de franceinfo du jeudi 9 avril 2026
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00:0620h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:11Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, sur le canal 16 de la
00:16TNT.
00:17A la une, ce soir, Israël se dit finalement prête à des discussions avec le Liban,
00:22au lendemain de frappes extrêmement meurtrières sur le pays.
00:24Cette annonce va-t-elle faciliter les négociations ?
00:27Etats-Unis, Iran, autour du cessez-le-feu, on en débat dans un instant.
00:30Un premier bateau étranger a pu passer le détroit d'Ormouz, mais la traversée se fait toujours au compte-gouttes.
00:36Les conséquences sur l'économie mondiale et française, le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:41promet de s'exprimer demain depuis Matignon pour tirer toutes les leçons de cette crise.
00:45Nos informés de ce jeudi soir, bonsoir Patricia Lémonière, merci d'être avec nous,
00:50grand reporter spécialiste des questions internationales, votre dernier livre,
00:54La géopolitique du Sahel.
00:56Bonsoir Marc Semo, journaliste, collaborateur au Monde et à Chalange,
01:00auteur de La géopolitique en 100 questions, c'est aux éditions Talendier.
01:04Adrien Brachet, bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:06Rédacteur en chef adjoint du service politique du Point, bonsoir Étienne Girard.
01:10Bonsoir Victor.
01:11Et bienvenue, directeur adjoint de la rédaction de L'Express.
01:14Et enfin, bonsoir Bruno Cotteres.
01:15Bonsoir Victor.
01:16Chercheur CNRS au Cébipof, le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po,
01:21où vous enseignez également.
01:24Au lendemain de ce que les Libanais appellent d'ores et déjà le mercredi noir,
01:28plus de 300 morts dans des frappes israéliennes sur le pays,
01:31le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou,
01:34dit ce soir avoir ordonné à son cabinet d'engager, je le cite,
01:38des négociations directes avec le Liban et ce, dans les plus brefs délais,
01:42annonce alors que les appels à inclure le Liban dans le cessez-feu conclu entre Américains et Iraniens se multiplient
01:47et qu'Israël avait donc intensifié hier ces frappes sur Beyrouth et le reste du pays.
01:51Virginie Pironon.
01:52Ces pourparlers annoncés par Benyamin Netanyahou porteront sur le désarmement du mouvement pro-iranien.
01:57Ainsi, je cite, que sur la normalisation des relations pacifiques entre Israël et le Liban,
02:03ils seront menés par l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis.
02:06Le Premier ministre israélien déclare que sa décision est motivée par les appels répétés du Liban
02:11en faveur de pourparlers directes.
02:14Mais d'après le site d'information Axios,
02:16cette annonce ferait suite à des échanges téléphoniques de Benyamin Netanyahou avec Donald Trump
02:21et son émissaire spécial Steve Witkoff.
02:23Steve Witkoff qui aurait demandé au chef du gouvernement israélien
02:26de calmer les frappes au Liban et d'ouvrir des négociations.
02:30Si l'Etat hébreu devrait désormais réduire ses frappes,
02:32un responsable déclare qu'il n'est pas question de cesser le feu,
02:36cesser le feu réclamé ce soir par le Liban avant toute négociation.
02:40Beyrouth qui demande également qu'un éventuel accord se fasse sous l'égide des Etats-Unis.
02:45Virginie Perronon à Jérusalem pour France Info.
02:48Voilà donc pour ces possibles négociations directes avec le Liban
02:51à la demande du Premier ministre israélien
02:53qui s'est fait tirer les oreilles, Marc Semo,
02:55ou tordre les bras, c'est selon, par les Américains.
02:57Oui, c'est probable que les pressions étaient assez lourdes.
02:59Déjà, le cesser le feu, les Israéliens apparemment n'ont pas été vraiment dans la boucle.
03:04Ils n'ont été avertis qu'au dernier moment.
03:07Ils n'en font pas partie, on le rappelle.
03:09Ils n'en font pas partie.
03:10Enfin, ils disent ne pas en faire partie.
03:11Les Israéliens, madame Niettenaou, j'imagine,
03:14sait parfaitement que si elle cesse le feu avec l'Iran,
03:16il ne pourra pas, ne pas dans un délai assez rapide,
03:19s'étendre aussi au Liban.
03:21C'est probablement, d'ailleurs, une des raisons
03:22des frappes aussi massives, aussi concentrées,
03:25avec plus de 100 frappes en 10 minutes,
03:27sans avertissement, etc.
03:29Parce que, manifestement, les Israéliens voulaient éliminer
03:31un certain nombre de cadres du Hezbollah.
03:35Et donc, c'est aussi ce qui explique cette montée aux extrêmes.
03:38Et juste pour conclure,
03:39il y avait déjà eu, de la part du président libanais,
03:41des offres de discussion directe.
03:42Elles seront très compliquées, parce qu'on bute toujours
03:44sur la même chose, des désarmements du Hezbollah
03:46que le Liban n'a pas les moyens de faire et tout.
03:48Mais on peut quand même remarquer
03:49que quand il y avait eu, par exemple, des discussions
03:51sur la délimitation des frontières maritimes
03:54à propos du gaz, offshore,
03:56pour les uns comme pour les autres,
03:59le Liban et Israël ont négocié,
04:02ils sont même arrivés à un accord.
04:03Quand il s'agit de choses
04:05très concrètes économiques,
04:07on arrive quand même à se débrouiller.
04:08On voit tout de même, Patricia Alémonière,
04:10que c'est très compliqué ce soir.
04:12On l'a dit, Benyamin Netanyahou
04:13demande donc à son cabinet
04:15d'entamer ces discussions.
04:17Dans le même temps, le Liban réclame d'abord
04:19un cessez-le-feu avant toute discussion.
04:21Et un député du Hezbollah, lui,
04:22réaffirme le rejet par son groupe
04:24de pourparlers directs entre le Liban et Israël.
04:27Enfin, ça ne sera pas les députés
04:28qui vont aller négocier avec Israël.
04:31Là, je crois qu'il faut voir aussi
04:33dans cette proposition,
04:35enfin, dans cette acceptation,
04:36on tourne comme l'on veut,
04:38de Benyamin Netanyahou,
04:39hormis le fait de la pression
04:41effectivement américaine,
04:42mais cette pression, pourquoi ?
04:43Les Iraniens avaient dit
04:45si ça ne s'arrête pas au Liban,
04:47on ne va pas aux négociations.
04:48Donc là, si vous voulez,
04:49on voit bien...
04:50On dirait que ça n'a pas de sens,
04:50ces négociations.
04:51Voilà, ça n'a pas de sens.
04:52On voit bien à quel point, donc,
04:54l'existence même
04:56et la tenue même
04:56de ces négociations,
04:58je veux dire,
04:58on est en cessez-le-feu,
04:59le cessez-le-feu tient
05:00dans la région du Golfe,
05:01à combien c'est important
05:03pour le président américain,
05:05aussi important
05:06qu'il a dû faire,
05:07et qu'il fait une pression importante
05:09effectivement sur Netanyahou,
05:10qui, à mon avis,
05:11avant ce coup de pression
05:12qu'a dû lui mettre Washington,
05:13n'était pas du tout prêt
05:14à, en tout cas,
05:17rentrer en négociation
05:18avec le Liban,
05:19puisque cette négociation
05:20lui a été proposée
05:20il y a déjà un certain temps
05:21et qu'il ne lui avait pas donné crédit.
05:24Donc là,
05:26cela montre essentiellement
05:27la volonté américaine
05:29de déboucher
05:30et d'arriver
05:31à quelque chose
05:32dans la crise avec l'Iran,
05:35la guerre avec l'Iran,
05:37qui semble essentielle
05:39pour Donald Trump.
05:39Et puis, il faut qu'il s'en sorte
05:41parce que le timing,
05:42l'horloge fait clic-clac,
05:44clic-clac, clic-clac.
05:45Bon,
05:46pour l'instant,
05:47il n'y a pas de pause
05:48et il n'y a pas encore
05:49de respiration sur le Liban,
05:50donc il va bien falloir
05:51voir ce qui va se passer.
05:53Ce qui s'est quand même passé hier,
05:54c'est 200 morts
05:55parmi les civils,
05:56même plus.
05:57300 ce soir.
05:57300 ce soir.
05:58Le gouvernement libéral.
05:58Donc vous voyez,
05:59il y a quand même eu,
06:00ce n'est pas qu'une opération,
06:02d'ailleurs,
06:02le titre de cette opération,
06:04je crois que c'est
06:05Obscurité éternelle,
06:05c'est quand même
06:06assez significatif.
06:08Et donc,
06:08je pense qu'il faut
06:09avoir en tête
06:10300 morts,
06:11c'est quand même,
06:11en une journée,
06:12c'est quand même très lourd.
06:13Etienne Gérard,
06:14il y a eu aussi
06:14des appels nombreux
06:15à inclure le Liban
06:17dans le cessez-le-feu,
06:18à stopper aussi,
06:19bien sûr,
06:19ces frappes au Liban,
06:21appels qui se sont multipliés
06:22ces dernières heures
06:23de la part de l'Iran,
06:23du Pakistan,
06:24de la Russie,
06:25de la Turquie,
06:26la liste est assez longue.
06:27Tout cela a aussi
06:28fini par peser,
06:29peut-être,
06:29sur la décision
06:30de Benyamin Netanyahou.
06:31Et puis,
06:31appel aussi
06:32d'Emmanuel Macron,
06:34depuis le début,
06:34qui est constant
06:35sur cette question-là,
06:36à défaut,
06:37semble-t-il,
06:37d'être influent
06:38auprès de Benyamin Netanyahou.
06:40Alors,
06:40la pression internationale,
06:42évidemment,
06:42c'est une donnée
06:43à prendre en compte
06:44quand on est Israël.
06:45J'ai tendance à penser
06:46quand même
06:46que Donald Trump
06:47a un levier de pression
06:49supérieur
06:50par rapport au pays
06:51que vous venez de citer
06:52vis-à-vis
06:53de Benyamin Netanyahou,
06:54vis-à-vis d'Israël.
06:56Si Israël
06:57fait ce pas-là,
06:59à mon sens,
07:00c'est aussi
07:01parce qu'il y a
07:01une réflexion
07:02stratégique
07:03en interne
07:04sur le fait
07:04qu'il n'existe
07:05pas vraiment
07:06de chemin
07:07pour désarmer,
07:08pour qu'Israël
07:09parvienne seul
07:10à désarmer
07:11le Hezbollah.
07:12C'est-à-dire que
07:13les implications
07:14d'un désarmement
07:15seul
07:16du Hezbollah
07:17par Israël
07:18sont vertigineuses
07:20en termes
07:20d'occupation,
07:21en termes
07:22de mort civile.
07:23Ce n'est pas
07:23si simple.
07:24pour être
07:25clair.
07:26Et donc,
07:27on a l'impression
07:28qu'Israël,
07:29depuis quelques heures,
07:30se fait à l'idée
07:31que tout cela
07:32n'arrivera pas
07:33par leur volonté
07:34seul
07:35et qu'aujourd'hui,
07:37le Liban
07:37est dans une situation
07:38telle que,
07:39de toute façon,
07:40Joseph Aoun,
07:40vous le rappelez,
07:41il avait promis
07:43le désarmement
07:44du Hezbollah.
07:45C'est un engagement
07:48présidentiel
07:48libanais.
07:49Donc,
07:50l'analyse
07:51israélienne
07:52semble-t-il,
07:53c'est que là,
07:53on est dans une situation
07:54où la pression
07:55va être très forte
07:56pour que le Hezbollah
07:58soit désarmé
07:59et que ça vienne
08:00du Liban
08:01de l'intérieur.
08:02désarmer le Hezbollah,
08:04pardon,
08:05Marc Semo,
08:05le Liban,
08:06on a les moyens ?
08:07Non.
08:07Il n'en a pas les moyens,
08:08mais il y a quand même
08:09un certain nombre
08:09d'éléments nouveaux.
08:10D'abord,
08:10cette guerre.
08:12Rappelez-vous,
08:13au moment où
08:13le Hezbollah
08:15prend la décision
08:16de lancer des missiles
08:18en réponse
08:18aux attaques
08:19contre l'Iran,
08:20montrant être
08:21un parti,
08:21avant tout,
08:23iranien
08:23avant d'être
08:24libanais,
08:25quelque chose
08:26a basculé
08:26dans l'opinion
08:27libanaise.
08:27Rappelez-vous,
08:28ce titre
08:28de l'Orient Le Jour,
08:30le Hezbollah
08:31suicide le Liban.
08:32Ensuite,
08:33vu l'ampleur des frappes,
08:34vu ce terrible bilan
08:35de ces derniers jours
08:36de 300 morts,
08:38l'opinion a tendu
08:39à basculer.
08:40Mais malgré tout,
08:41par rapport au Hezbollah,
08:41quelque chose a changé.
08:42La preuve,
08:43tous les réfugiés
08:44qui venaient du Sud,
08:44il y a quand même
08:45un million et quelques,
08:46près d'un million et demi
08:47de réfugiés en interne,
08:48enfin de déplacés en interne
08:49à cause des combats,
08:50par exemple,
08:51étaient refusés
08:52dans les zones
08:53ou chrétiennes
08:53ou même sunnites,
08:54etc.
08:55Donc,
08:55il y a quelque chose
08:57par rapport au Hezbollah
08:58qui a changé.
08:59Et effectivement,
08:59le Liban n'en a pas les moyens,
09:01mais on peut lui en donner
09:02les moyens.
09:02Et c'est là-dessus,
09:03d'ailleurs,
09:03à raison,
09:04qu'insistait Emmanuel Macron
09:06et l'envoyé spécial
09:07pour le Liban,
09:08Jean-Yves Le Drian.
09:09C'est-à-dire qu'on donne
09:10enfin au Liban
09:11les moyens
09:12de faire ça.
09:15Je crois que,
09:15pour le moment,
09:16le budget militaire libanais,
09:17je crois que ça peine
09:181% du budget militaire israélien.
09:21Juste en complément
09:22de ce qui vient d'être dit,
09:23effectivement,
09:24il faut accentuer
09:24et renforcer
09:25le budget libanais.
09:27Mais il faut aussi
09:28que les dirigeants libanais
09:29changent.
09:30C'est-à-dire le chef du Parlement,
09:32même le chef
09:33d'état-major militaire
09:34qui s'est toujours refusé
09:36à aller plus avant
09:37dans un retrait des armes
09:41par la force
09:42parce qu'il avait peur
09:43que son armée éclate
09:44puisque l'armée est composée
09:45de trois communautés,
09:46des trois grosses communautés
09:47libanaises.
09:48Donc,
09:48il faut aussi,
09:49effectivement,
09:50que cette guerre
09:51amène un reset,
09:52j'ai envie de dire,
09:53des autorités libanaises
09:54hormis le président
09:56Aoun et les premiers ministres.
09:57Patricia,
09:57on avait eu un accord
09:58Israël-Liban,
09:59c'était en 1983,
10:00il y a déjà 42 ans,
10:01ce serait historique,
10:02aujourd'hui,
10:02d'arriver à un nouvel accord
10:04de paix.
10:04Est-ce que c'est possible déjà ?
10:06Écoutez,
10:06il y a eu des tas de guerres
10:08depuis.
10:08Il y a eu l'occupation
10:10du sud Liban
10:11jusqu'aux années 2000
10:12avec le retrait.
10:14Occupation du sud Liban
10:16qui était très difficile
10:16jusqu'au fleuve Litani
10:18puisqu'il y a eu
10:19l'attentat
10:20contre le QG
10:21de tir
10:22dans lequel,
10:22je crois,
10:23les Israéliens
10:23ont eu 170 morts.
10:25Enfin,
10:25ça a été quand même
10:25assez lourd.
10:26Donc,
10:27cette période
10:27a laissé des traces,
10:28des marques,
10:29surtout de son inefficacité,
10:32finalement.
10:33Et puis,
10:33il y a eu la guerre
10:34de 2006.
10:35Là encore,
10:36une tentative
10:38de règlement.
10:39Et puis,
10:39la dernière guerre,
10:40enfin,
10:41qui a fait suite
10:41à la guerre
10:41des Bipeurs,
10:42un cessez-le-feu
10:43qui a abouti
10:45à 1515 000
10:47frappes israéliennes
10:49depuis le cessez-le-feu
10:50et quelques milliers
10:52de frappes
10:53Hezbollah
10:53en Israël.
10:55Donc,
10:55là,
10:56il faut vraiment
10:57qu'il y ait
10:57une double volonté
10:59israélienne
11:00de discuter
11:00avec des autorités
11:02libanaises
11:02et que
11:03la communauté internationale
11:04et Donald Trump
11:05donnent aux deux
11:06les moyens
11:07aussi
11:08de pouvoir
11:09mener cette politique.
11:10Marc Semon.
11:11Il y a aussi
11:12un point
11:12qu'il ne faut pas oublier
11:13et qu'une des raisons
11:14d'ailleurs
11:14de cette persistance
11:16israélienne
11:16sur le Liban,
11:17c'est que jamais
11:17jusqu'ici
11:18les résolutions
11:19de l'ONU
11:20à propos du Liban
11:21n'ont été respectées
11:22notamment par le Hezbollah.
11:24C'est-à-dire,
11:25le Hezbollah
11:25était censé se retirer
11:27au-delà du fleuve Litani
11:28à 30 kilomètres,
11:29ce qu'il n'a jamais fait.
11:30Il était censé aussi,
11:31la finule était censée
11:33contribuer au désarmement,
11:34ce que les malheureux
11:35soldats de la finule
11:36coincés entre deux feux
11:37n'ont aussi
11:38jamais pu faire.
11:39Donc,
11:40c'est là-dessus
11:40qu'il ne s'agit pas
11:41simplement d'arriver
11:42à un accord provisoire
11:44bancal,
11:44mais à quelque chose
11:45d'un peu plus robuste
11:46si on veut sortir
11:47de cette impasse.
11:48Bruno Cotres ?
11:49Je pense qu'effectivement,
11:50il y a ces considérations
11:51stratégiques de long terme,
11:53est-ce qu'il faut
11:53arriver à donner
11:54les moyens au Liban
11:55lui-même
11:56de désarmer le Hezbollah ?
11:57Mais il y a aussi
11:58des considérations
11:59de très court terme,
12:00c'est-à-dire qu'au fond,
12:01si rien ne se passe,
12:02les 15 jours,
12:04c'est caduque.
12:05C'était très clairement dit
12:07par l'Iran,
12:08c'est dit par les Pakistanais
12:10qui accueillent,
12:11qui organisent
12:12et qui accueillent
12:13les 15 jours
12:15de négociations.
12:17Donc,
12:17c'est peut-être d'abord
12:18et avant tout
12:18une condition sine qua non.
12:20Donald Trump,
12:21il a géré
12:22l'opinion publique américaine.
12:24Il a successivement
12:27dit qu'il voulait
12:28détruire une civilisation.
12:30Aujourd'hui,
12:30on a les images
12:31de plusieurs centaines
12:33de civils
12:35libanais.
12:35Donc,
12:36il a quand même
12:37un gros sujet,
12:38Donald Trump,
12:38qui est l'opinion publique
12:39américaine
12:40dans une opération
12:41dont il leur a expliqué
12:42que peut-être
12:43ça allait être
12:45relativement maîtrisable,
12:47relativement indolore
12:48pour les Etats-Unis.
12:50Donc,
12:50je pense que c'est surtout
12:51d'abord et avant tout
12:52cette pression sur Israël
12:53pour faire en sorte
12:54que ces 15 jours existent
12:57parce que sinon,
12:57c'était une opération
12:58pratiquement immédiatement caduque.
13:00Il reviendra tout à l'heure
13:01d'ailleurs sur les coulisses
13:02de cette opération
13:03et sur l'attaque
13:04du 28 février
13:05Adrien Brachet.
13:06Oui,
13:06je pense que pour aussi
13:07voir l'impact
13:10de ces 15 jours
13:10et même à plus long terme
13:11la possibilité ou non
13:12d'une stabilisation
13:14de la région,
13:14il va falloir suivre aussi
13:15s'il y a désalignement
13:17des positions
13:18entre Israël
13:18et les Etats-Unis
13:19parce qu'on l'a expliqué,
13:21Israël a cette fois-ci
13:22visiblement suivi
13:24les pressions américaines
13:25mais ce qui est compliqué
13:26c'est que dans cette guerre,
13:27dès le départ d'ailleurs,
13:28on a au fond
13:29des buts de guerre
13:31fondamentalement différents.
13:32Du côté des Etats-Unis,
13:34les buts de la guerre
13:34sont assez hésitants,
13:35un coup Donald Trump
13:37parle de décapiter le régime,
13:39d'autres fois
13:39il parle du nucléaire,
13:40d'autres fois
13:41d'aspect économique.
13:44Israël,
13:44de son côté,
13:45est plus dans une volonté
13:46depuis longtemps d'ailleurs
13:47de vouloir éradiquer
13:49toute menace iranienne
13:51que ce soit
13:51l'Iran directement
13:53ou ses proxys
13:53dans la région.
13:55Et d'ailleurs,
13:56Israël a très peur
13:57d'un accord
13:58entre l'Iran
13:59et les Etats-Unis
14:00qui serait trop favorable
14:01à l'Iran
14:02et qui laisserait l'Iran
14:03notamment sur Ormuz
14:04dans une position
14:05plutôt de
14:06pas trop défavorable,
14:08on va dire.
14:09Donc ça aussi,
14:10à long terme,
14:10il va falloir voir
14:11comment ces objectifs
14:13différents
14:14sont réglés
14:15et est-ce que
14:16Israël continue
14:18de suivre
14:19les Etats-Unis
14:20dans leur volonté
14:21de parvenir
14:22à un accord.
14:22On a évoqué
14:23ces 15 jours
14:24de cesser le feu
14:25décidés dans la nuit
14:25de mardi à mercredi
14:27entre l'Iran
14:28et les Etats-Unis.
14:29Il dit des négociations
14:30doivent s'ouvrir
14:30samedi au Pakistan
14:32à Islamabad.
14:33Pour ces négociations,
14:34les Américains
14:35ont décidé
14:35d'envoyer
14:36G.D. Vance,
14:37le vice-président
14:38pour mener
14:38la délégation
14:39le plus anti-guerre
14:41sans doute
14:41de l'administration Trump
14:42rappelle sur France Info
14:43l'historien et spécialiste
14:45des Etats-Unis
14:45Thomas Négarov.
14:47Il est alors lui
14:47un pur isolationniste.
14:49Il a connu la guerre
14:50parce qu'il s'était engagé
14:51en Irak
14:52en y croyant beaucoup
14:53et puis il s'est rendu compte
14:53que les raisons de la guerre
14:54étaient cachées,
14:55qu'on avait envoyé
14:56des pauvres gars comme lui
14:57se faire tuer en Irak
14:58pour des raisons
14:59qui étaient sûrement
15:00plus économiques
15:00que géopolitiques
15:01ou sécuritaires
15:02pour les Etats-Unis.
15:03Il a soutenu aussi Trump
15:04dans ce sens-là.
15:05America First
15:06était aussi l'Amérique
15:07éloignée des champs de bataille.
15:09Et puis en plus,
15:09c'est une jeune génération
15:10de républicains
15:11qui considèrent
15:12que l'Amérique
15:13doit sortir
15:14de la main d'Israël
15:14parce qu'il considère lui
15:16que cette alliance historique
15:18entre l'Israël
15:19et les Etats-Unis
15:20reposant sur
15:21une histoire lointaine
15:22peut-être même
15:23des causes religieuses
15:23pour lui,
15:24ça ne doit pas engager
15:25les Etats-Unis dans le monde.
15:27Thomas Négarov
15:27sur France Info.
15:28C'est très calculé,
15:29Marc, ces mots
15:29de la part des Américains
15:30d'envoyer G.D. Vance ?
15:31Absolument.
15:32Le problème,
15:32c'est de savoir exactement
15:33quel est le calcul.
15:34C'est vrai que par rapport
15:35aux Iraniens,
15:36c'est une très bonne idée.
15:38D'abord,
15:39c'est le vice-président,
15:39quand même,
15:40on montre que c'est
15:41à haut niveau.
15:43C'est un rapport
15:44déséquilibré,
15:44d'ailleurs,
15:44le vice-président,
15:45alors qu'en face,
15:46ce sera a priori
15:47du côté iranien,
15:48du président du Parlement européen
15:49et des ministres
15:49et des affaires étrangères.
15:50Voilà.
15:51Non, mais côté iranien,
15:52donc rallye baffe,
15:52mais c'est quand même
15:55un des poids lourds,
15:56voire le poids lourd,
15:57voire l'homme
15:57qui monte déjà
15:58depuis un certain temps.
16:00Deuxième chose,
16:00comme il disait très bien
16:01Thomas Négarov,
16:02effectivement,
16:03non seulement
16:04il est isolationniste,
16:05mais en plus,
16:06il fait partie
16:06de ce courant
16:07qui dit que
16:09les Américains
16:09se laissent manipuler
16:10par Israël,
16:11ils sont dans la main
16:11d'Israël
16:12et se laissent dans
16:12des opérations
16:12qui ne sont pas
16:13dans le réel intérêt
16:15des Etats-Unis.
16:16Dernière chose,
16:16on peut aussi s'imaginer
16:18qu'il y a un certain nombre
16:19de gens dans l'administration
16:20Trump,
16:20qui est quand même
16:21composé de tendances
16:23de courants
16:24très variés,
16:25qui seraient absolument ravis
16:27que Gilles Evans
16:30échoue.
16:32Son rival,
16:34c'est Marco Rubio.
16:35Marco Rubio a montré
16:37qu'il était très tiède
16:38sur la guerre
16:41en Iran.
16:41Marco Rubio,
16:41le chef de la diplomatie
16:42américaine.
16:43Ils ont tous les deux
16:44cité très régulièrement
16:46comme étant les deux
16:47potentiels successeurs.
16:49Marco Rubio a une toute
16:50autre approche,
16:51beaucoup plus professionnelle.
16:52On a vu la manière
16:53dont a été géré
16:54l'enlèvement
16:55de Maduro au Venezuela
16:56et l'installation
16:58d'une vice-présidente
16:59à la fin,
17:00à la botte
17:01des Américains.
17:02C'était quand même
17:03dans le genre
17:03un cas dépur.
17:04Idem sur sa stratégie
17:05sur Cuba
17:06qui a quand même l'air
17:07de petit à petit
17:08donner des résultats.
17:09Donc,
17:09ce qui est en train
17:10de se jouer,
17:11là,
17:11c'est aussi le ticket
17:12de ce que sera
17:13l'élection présidentielle
17:15américaine
17:16de l'après-Trump.
17:17Ça peut être un cadeau
17:18empoisonné,
17:18Etienne Girard,
17:19pour J.D.
17:19Vence,
17:20justement,
17:20d'être envoyé
17:20au casse-pipe
17:21entre guillemets
17:22dans ses négociations ?
17:23Oui,
17:23clairement,
17:23il y a beaucoup
17:23de choses à perdre,
17:25soit ne pas signer
17:26d'accord.
17:27Et là,
17:28J.D.
17:29Vence,
17:29l'homme politique,
17:30plus que le vice-président,
17:31prendra un coup.
17:32C'est-à-dire que
17:33vous défendez
17:34une position isolationniste,
17:35mais vous êtes incapable
17:36de signer un accord
17:37pour mettre un terme
17:38à une guerre
17:39avec un pays étranger.
17:41Et l'autre point délicat
17:44pour J.D. Vence,
17:45à mon sens,
17:46c'est là,
17:47ce sur quoi
17:48on pourrait s'orienter,
17:50c'est un accord
17:51qui ne serait pas considéré
17:52comme suffisamment sévère
17:54vis-à-vis des Iraniens.
17:56Et à mon sens,
17:57il y a un point précis
17:58qui est très important
17:59dans ce contexte-là,
18:01c'est quid des 440 kg
18:03d'uranium enrichi ?
18:05Est-ce que
18:06les Américains
18:07seront capables
18:08d'obtenir de l'Iran
18:09la remise
18:10de cet uranium enrichi ?
18:12Parce qu'il va falloir le dire,
18:14si ce qui est acté
18:16en fin de compte
18:17n'est pas une remise,
18:18mais par exemple
18:20une déclaration
18:21sur l'honneur
18:22des Iraniens
18:23de mettre un terme
18:24à leur programme nucléaire,
18:26on sera tout simplement
18:27revenu
18:28au point de départ
18:29d'il y a 50 jours.
18:31Et en réalité,
18:32les buts de guerre
18:34et les victoires
18:35de guerre
18:36des Etats-Unis
18:37et même d'Israël
18:38dans cette affaire-là
18:39seront limitées
18:41à une décapitation
18:42d'une partie du régime.
18:43Le programme nucléaire,
18:44alors il est vraiment
18:46en mauvaise position
18:47aujourd'hui
18:48parce qu'il n'y a plus
18:48forcément le personnel
18:50pour le mettre en place,
18:52mais rien n'empêchera
18:53l'Iran
18:54de retenter
18:55d'obtenir
18:56la bombe atomique
18:57dans les 5, 10, 15 ans à venir.
18:59D'où l'importance,
19:00Patricia Alémonière,
19:01de savoir
19:01sur quoi on se base
19:02pour entamer,
19:04c'est pour parler.
19:05Il y a ces fameux
19:0510 points proposés
19:06par l'Iran,
19:07plan jugé viable
19:08par Donald Trump,
19:09ça veut dire aussi
19:10que le plan américain
19:11en 15 points,
19:12lui pour l'instant
19:12on le met à la poubelle
19:13ou du moins
19:13on le met sur le côté ?
19:15On a deux plans
19:16totalement réconciliables
19:17de toute façon
19:18et à partir de ce moment-là
19:19sur les points
19:20avancés par l'Iran
19:21qui sont sujets
19:22à relecture,
19:23à amendement,
19:24à oubli
19:24en fonction des traductions
19:25qu'elles soient
19:26en anglais
19:27ou dans la langue perse,
19:29effectivement
19:29les termes
19:30ne sont pas les mêmes.
19:31Au-delà de ça,
19:32qu'est-ce qui est important
19:33aujourd'hui
19:34pour Donald Trump
19:35dans ces trois points
19:36et dans les 10 points
19:38en question ?
19:38Je crois qu'il y a
19:40deux choses
19:40sur lesquelles
19:41il peut peut-être
19:42gagner
19:43et enfin gagner
19:44entre guillemets
19:45c'est le nucléaire
19:46parce qu'on sait très bien
19:47que le nucléaire
19:48même s'il est enfoui
19:49sous des tonnes
19:49de rochers,
19:51les Iraniens
19:52juste avant la guerre
19:53et ça,
19:54ça nous a été confirmé
19:55par l'ambassadeur d'Iran
19:56avaient accepté
19:57de le diluer
19:58à 3%,
19:59c'est-à-dire
20:00il est à 60%
20:01aujourd'hui
20:02ce qui est très proche
20:03pour permettre
20:03la fabrication
20:05d'une bombe atomique
20:06et bien ils acceptaient
20:07la dilution
20:08C'est 6%
20:08d'un moment
20:08Ils acceptaient
20:09alors ça dépend
20:10il y a des versions
20:11à 20%, à 6%
20:12enfin bref,
20:13ils acceptaient
20:13de faire un gros pas
20:15quand même
20:15sur ces 460 kilos
20:17qui ont disparu
20:18Deuxième point
20:19Donc là,
20:20s'ils acceptent
20:21c'est déjà une victoire
20:22pour Donald Trump
20:23Deuxième point
20:24sur lequel
20:24ils pourraient aussi
20:25avoir marqué un point
20:27c'est sortir du détroit
20:29d'Hormuz
20:29parce que sortir
20:30du détroit d'Hormuz
20:31les Iraniens veulent le péage
20:33Donald Trump
20:33nous parle de son fameux péage
20:34il pourrait partager le péage
20:36parce que ma foi
20:36c'est plus des mots là
20:37comme c'est des passes d'un rang
20:38ma foi pourquoi pas
20:39puisqu'en termes
20:41d'hommes musclés
20:42on peut s'entendre
20:44et là
20:45c'est inacceptable
20:46sur le plan international
20:48je ne vois pas
20:49comment la Chine
20:50comment l'Inde
20:51comment la Russie
20:52comment tous les autres pays
20:53accepteraient
20:53de ne pas régler
20:55cette question
20:55du détroit d'Hormuz
20:56si elle est réglée
20:57et bien Donald Trump
20:58estimera
20:59qu'il a emporté
21:00une autre victoire
21:01alors sur les autres points
21:02très très difficiles
21:03les missiles
21:05les sanctions
21:07les réparations
21:09bon on a des tas
21:10d'autres points
21:10d'achoppement
21:11mais un fait reste
21:13ce qui pouvait sembler
21:15essentiel
21:16avant la guerre
21:17qui était quand même
21:18la fin du régime
21:19du régime iranien
21:21et bien ce régime là
21:23est toujours présent
21:24et c'est lui
21:25qui va négocier
21:26avec
21:26une petite information donnée
21:28je serai très bref
21:29par Axios
21:29le site américain
21:31Axios nous a appris
21:33hier
21:33qu'apparemment
21:34Mostada
21:35Ramenaï
21:36le fils
21:37dont on n'avait plus
21:38de nouvelles
21:39serait bien
21:40en vie
21:40et capable
21:42et ce serait lui
21:43qui
21:43c'est pour ça
21:44que
21:44il serait pris
21:45autant de temps
21:45avant d'avoir
21:46l'accord
21:47des Iraniens
21:48ce serait lui
21:48qui aurait donné
21:49son accord
21:50à le début
21:52des négociations
21:53je ne dis pas
21:54que le site Axios
21:54et ses sources
21:55ont raison
21:56mais je dis
21:56qu'en général
21:58ils sont très bien
21:59renseignés
21:59Marc, c'est moi
21:59on parle de négociations
22:00mais ce qui va se passer
22:01à Islamabad
22:02au Pakistan
22:03on parle pour l'instant
22:03de deux premiers jours
22:05ça va être quoi
22:06de régler d'abord
22:06des points techniques
22:07un calendrier
22:08peut-être
22:09on ne va pas rentrer
22:09tout de suite
22:09dans le vif du sujet
22:10absolument
22:11d'autant que les positions
22:12comme l'a très bien dit
22:12Patricia
22:13sont quand même
22:13très lointaines
22:14mais bon
22:14il y a déjà
22:15deux choses
22:15qui sont actées
22:16c'est l'arrêt
22:16des opérations aériennes
22:17en échange
22:17de la réouverture
22:18du canal
22:19du détroit
22:20ensuite
22:21pour le détroit
22:22c'est plus compliqué
22:23parce qu'effectivement
22:23le rôle
22:24de la première puissance mondiale
22:25est de garantir
22:26la liberté de navigation
22:27des mers
22:28c'était le Royaume-Uni
22:28depuis maintenant
22:31plus d'un siècle
22:31ce sont les Etats-Unis
22:32bon voilà
22:33donc accepter cette idée
22:34de la privatisation
22:35parce qu'il s'agit de ça
22:36d'une voie d'eau internationale
22:38ce qu'est le détroit
22:39les canaux
22:42de Panama
22:42ne sont pas des voies d'eau
22:43internationale
22:44ça appartient à l'Egypte
22:45à Vostébou
22:45comme la Turquie
22:46le Bosphore
22:48est une voie d'eau internationale
22:49justement
22:50et vous ne pouvez pas
22:51vous approprier
22:54ces voies d'eau internationale
22:55en même temps
22:56si le précédent
22:58est créé
23:00il y a un certain nombre
23:01de pays
23:02la Chine
23:03qui regarde vers Malacca
23:05qui regarde
23:05là plus directement
23:06parce que c'est vraiment
23:07sur ses côtes
23:08le détroit
23:09le détroit
23:10de Taïwan
23:10de Formos
23:11voilà c'est quelque chose
23:12ça serait
23:13si on va vers ça
23:14un véritable bouleversement
23:16géopolitique
23:17parce que bon
23:18ça contredit totalement
23:19la convention
23:20de l'ONU
23:20sur le droit de la mer
23:21de Montégoubet
23:22de 82
23:23que d'ailleurs
23:23l'Iran n'a jamais signé
23:24mais l'Iran jusqu'ici
23:26ne s'était jamais
23:28menacé d'eux
23:29mais n'avait jamais
23:30bloqué
23:31le détroit
23:31d'Hormuz
23:32là ils se sont aperçus
23:33ce qui est
23:33je terminerai là-dessus
23:34ce qui relativise
23:35justement
23:35la question du nucléaire
23:36que finalement
23:37le détroit d'Hormuz
23:38c'est mieux que le nucléaire
23:39c'est une arme
23:40de dispersion massive
23:41et en plus
23:41la différence du nucléaire
23:42elle peut être dosée
23:44on en reparlera tout à l'heure
23:45avec notamment
23:46la réaction du ministre français
23:47des affaires étrangères
23:48Adrien Brachet
23:49oui je rejoins Marc
23:50sur le fait que notamment
23:51il faudra regarder
23:52en fonction de l'accord
23:53les conséquences
23:54sur l'architecture
23:55géopolitique internationale
23:56notamment par rapport
23:57à la Chine
23:58on l'a dit
23:58d'ailleurs Donald Trump
24:00se rend mimé
24:01en Chine
24:02et ce sera
24:03un déplacement important
24:04une autre conséquence
24:05à long terme
24:06qu'il faudra regarder
24:06c'est quid
24:07de la situation
24:08des pays du Golfe
24:09parce que
24:11cette guerre
24:12a fait exploser
24:13l'illusion
24:14qu'avaient
24:14les pays du Golfe
24:15d'être protégés
24:17par le parapluie américain
24:18d'être protégés
24:19par l'allié américain
24:20là
24:21ils ont le sentiment
24:22en plus
24:23d'être tenus
24:23à l'écart
24:24des négociations
24:26qui vont s'ouvrir
24:26et donc
24:27il faudra voir
24:28si à long terme
24:29ce qui s'est déroulé là
24:30pousse les pays du Golfe
24:31à prendre leur distance
24:32vis-à-vis des Etats-Unis
24:33pousse les pays du Golfe
24:35et faire évoluer
24:36leur stratégie de défense
24:37ça
24:37dans les répercussions
24:39que ça aura à long terme
24:40ça sera aussi
24:41très important
24:41Bruno Cotteres
24:42dans la gestion
24:43de l'opinion publique
24:45je me demande quand même
24:46si aux yeux
24:47du public américain
24:48la question du nucléaire
24:49et des 440 kilos
24:50n'est pas encore
24:52au-dessus
24:52de la question d'Hormuz
24:53parce qu'au fond
24:54ce qui justifie
24:55et ce qui motive
24:58l'ampleur
24:59des moyens américains
25:00mis en oeuvre
25:01c'est absolument gigantesque
25:02c'est quand même
25:03mais le détroit d'Hormuz
25:04a des conséquences
25:05sur leur vie quotidienne
25:06sur l'économie
25:07bien sûr
25:07mais Hormuz
25:08c'est le symbole du nucléaire
25:09voilà
25:10c'est le symbole du nucléaire
25:11et Hormuz
25:11c'est terrible
25:12parce que c'est une conséquence
25:14de la guerre déclenchée
25:16par Israël
25:16et les Etats-Unis
25:17alors que le nucléaire
25:18c'est la motivation noble
25:20on va dire
25:20vous parliez des américains
25:22on va parler
25:22dans un instant
25:23de Donald Trump
25:25et de la façon
25:26dont cette guerre
25:27s'est enclenchée
25:27révélation du
25:28New York Times
25:29on en parle
25:30de la seconde partie
25:31des informés
25:31restez bien
25:32avec nous
25:33il est 20h30
25:33sur France Info
25:39et l'info c'est avec
25:40Emmanuel Langlois
25:41et au lendemain
25:41de frappes
25:42qui ont fait plus de 300 morts
25:44au Liban
25:44selon les tout derniers bilans
25:46le premier ministre israélien
25:47Benjamin Netanyahou
25:49lui ordonne
25:50à son cabinet
25:51d'engager
25:51des négociations
25:53directes
25:54avec son voisin
25:55dans les plus brefs délais
25:57négociations
25:57qui devraient porter
25:59d'après lui
26:00sur
26:01notamment
26:02sur le désarmement
26:03du Hezbollah
26:03ce à quoi le Liban
26:04répond qu'il réclame
26:05avant tout
26:06un cessez-le-feu
26:07avant tout
26:07début de négociation
26:08avec l'état hébreu
26:09la proposition d'Israël
26:11a par ailleurs été
26:12rejetée tout à l'heure
26:13par un député
26:14du mouvement
26:15pro-iranien
26:16l'armée israélienne
26:17qui indique par ailleurs
26:18ce soir que le Hezbollah
26:19allié de Téhéran
26:20pourrait étendre
26:21ses tirs
26:21habituellement limités
26:22au nord d'Israël
26:23à d'autres zones du pays
26:24dans les prochaines heures
26:26la guerre en Iran
26:27elle va peser durablement
26:29sur l'économie mondiale
26:30alerte ce soir le FMI
26:31le conflit au Moyen-Orient
26:32pourrait en effet
26:33plonger 45 millions de personnes
26:36en situation d'insécurité alimentaire
26:38le risque pouvant même s'amplifier
26:40affirme le Fonds monétaire international
26:42dont la demande d'aide
26:44pourrait augmenter du coût
26:45de 20 à 50 milliards de dollars
26:48de plus après la guerre
26:49en France
26:50le gouvernement annonce
26:52lui 20 millions d'euros
26:53d'exonération
26:53de cotisations sociales
26:55pour les agriculteurs
26:56en difficulté
26:57à cause de cette guerre
26:58au Moyen-Orient
26:59qui dure maintenant
27:00depuis plus de 5 semaines
27:01cette nouvelle annonce
27:02reste cependant insuffisante
27:04si l'on en croit
27:04la FNSEA
27:05le premier syndicat agricole français
27:07réclame lui
27:08une aide de 30 centimes
27:09par litre de gazole
27:11du tennis
27:12et Carlos Alcaraz
27:14qualifié pour les quarts de finale
27:16du Masters 1000
27:17de Monte-Carlo
27:19l'Espagnol numéro 1 mondial
27:21a toutefois dû passer
27:22par un troisième set
27:23pour s'imposer
27:23face à l'argentin
27:24Thomas Martin Echeverry
27:26ça passe aussi
27:27pour Yannick Siner
27:28mais même scénario
27:29l'italien numéro 2 mondial
27:30a cédé un set
27:31face au tchèque
27:32Thomas Machac
27:32avant de l'emporter
27:34finalement
27:35le festival de Cannes
27:36a levé tout à l'heure
27:37le voile
27:38sur sa 79ème édition
27:39plusieurs nouveaux venus
27:41et quelques habitués
27:42comme l'Espagnol
27:43Pedro Almodovar
27:44a noté la discrétion
27:45remarquée
27:46des films américains
27:48cette année
27:48sur la croisette
27:51France Info
27:5320h
27:5421h
27:55France Info
27:56les informés
27:57Victor Matel
27:59avec ce soir
27:59Patricia Allémonière
28:01grand reporter
28:01spécialiste des questions
28:03internationales
28:04autrice du livre
28:05La géopolitique du Sahel
28:07Marc Semo
28:08journaliste
28:08et collaborateur au Monde
28:10et à Challenge
28:10auteur de La géopolitique
28:12en sans question
28:12chez Talandi
28:13Adrien Brachet
28:14rédacteur en chef
28:15adjoint du service
28:16politique du Point
28:17Etienne Gérard
28:17directeur adjoint
28:19de la rédaction
28:20de l'Express
28:20et Bruno Cotteres
28:21chercheur CNRS
28:22au Cevipof
28:23le centre de recherche
28:24de la vie politique
28:25de Sciences Po
28:26il y a ce long article
28:27que l'on évoquait
28:28dans le New York Times
28:30intitulé
28:30comment Trump
28:31a entraîné
28:32les Etats-Unis
28:32dans une guerre
28:33contre l'Iran
28:33un compte rendu
28:34minute par minute
28:35des réunions
28:36du cabinet restreint
28:37de l'administration
28:39américaine
28:39au centre de l'argumentaire
28:41Benjamin Netanyahou
28:42dont nous parlions aussi
28:43tout à l'heure
28:43le premier ministre israélien
28:44qui arrive donc
28:45à convaincre
28:46Donald Trump
28:46de frapper l'Iran
28:47la plupart de ses conseillers
28:49se rangeant finalement
28:50derrière ce que l'on appellera
28:52son intuition
28:53Christophe Ginisti
28:54est expert
28:55en communication stratégique
28:57auteur de l'ouvrage
28:57Le pantin de la Maison Blanche
28:59comment le pouvoir réel
29:00s'exerce
29:00pendant que Trump
29:01fait le spectacle
29:02il était tout à l'heure
29:03l'invité de France Info
29:04L'enquête du New York Times
29:06présente une mécanique
29:07qui est absolument
29:08sidérante
29:09d'un homme
29:10qui se fait influencer
29:11très rapidement
29:12qui prend des décisions seul
29:13qui n'écoute pas
29:14ses conseillers
29:15il continue sur sa lancée
29:17il continue sur sa
29:18sur sa première impression
29:20qui est en fait
29:20une intuition
29:21qui a été emportée
29:23par la présentation
29:24de Benjamin Netanyahou
29:25le 11 février
29:26voilà pour les coulisses
29:27du déclenchement de la guerre
29:28vous voyez à qui c'est
29:29Bruno Cotteres
29:30oui c'est un article
29:32vraiment
29:32il faut que tous nos auditeurs
29:33téléspectateurs
29:34puissent le lire
29:35c'est absolument fascinant
29:36c'est une sorte de chronique
29:39invraisemblable
29:40sur comment Donald Trump
29:41a été conduit
29:43à cette décision
29:44il en est assez convaincu
29:45quand même
29:45mais on voit le rôle
29:46capital
29:47de Benjamin Netanyahou
29:49comme une sorte
29:49d'entrepreneur de guerre
29:51qui vend un scénario
29:53clé en main
29:53pratiquement
29:55aux américains
29:55le président américain
29:56se laisse convaincre
29:57sur deux points
29:58décapiter le régime
30:01ses capacités militaires
30:03par contre
30:04on voit que l'entourage
30:05présidentiel
30:06est plus que dans le doute
30:08le patron de la CIA
30:10voilà lui aussi
30:11a de sérieux doutes
30:12sur le fait
30:12qu'on aura un changement
30:13de régime
30:14alors c'est un cas d'école
30:15fascinant
30:16absolument fascinant
30:17sur comment se prend
30:18une décision
30:20vraiment tous nos étudiants
30:21de Sciences Po
30:21vont lire un jour
30:22ce texte
30:24il y a des textes
30:24il y a des textes
30:26très célèbres
30:26de sciences politiques
30:27sur la crise
30:28des missiles de Cuba
30:29et là ce texte
30:30va en faire partie
30:31de ces textes
30:31parce que c'est
30:32comment se prend
30:32une décision
30:33et comment
30:34en circuit restreint
30:35en court-circuitant
30:36certains responsables
30:37on finit par prendre
30:39une décision
30:40qui a des effets
30:42terribles
30:42alors qu'en fait
30:43elle échappe en partie
30:45à la rationalité
30:46c'est-à-dire
30:46quels sont les avantages
30:47et les bénéfices espérés
30:49quels sont les coûts
30:50qui sont à attendre
30:52donc c'est un texte
30:53absolument
30:53absolument fascinant
30:55de ce point de vue-là
30:56avec une grande partie
30:57de déni aussi
30:58Adrien Brachet
30:59de la part de Donald Trump
31:00il y a un extrait
31:00notamment sur le détroit
31:02d'Hormuz
31:02où finalement
31:02il est persuadé
31:03qu'il va détruire
31:04quasiment tout l'Iran
31:05en quelques jours
31:06et que bon
31:07la question du détroit
31:08d'Hormuz
31:08n'aura pas lieu d'être
31:09oui
31:10ce qui est fou
31:11c'est qu'il y a
31:12un aveuglement
31:13terrible
31:14personnel
31:15de Donald Trump
31:16c'est-à-dire
31:16qu'en effet
31:17comme le rappelait Bruno
31:18plein de gens
31:19autour de lui
31:20sont extrêmement sceptiques
31:21sur ce scénario
31:22d'une décapitation
31:23du régime
31:25ultra rapide
31:26autour de lui
31:27les gens lui disent
31:28alors Vence fait partie
31:29de ceux qui sont
31:29le plus opposés
31:30à cette intervention
31:31mais il y en a d'autres
31:31autour de lui
31:32qui lui disent
31:33J.Vence n'est pas là
31:33pendant cette réunion
31:35mais après
31:36dans les discussions
31:36il fait partie
31:37de ceux qui affichent
31:40leur scepticisme
31:41mais il y a
31:41toute une série
31:42d'autres gens
31:43autour de Donald Trump
31:43qui sont très sceptiques
31:44et lui
31:45il reste aveuglé
31:46dans cette décision-là
31:48et pour ce qu'on disait
31:49sur le mécanisme
31:50de la prise de décision politique
31:51c'est extrêmement intéressant
31:52parce que parfois
31:53on a une critique
31:54de dire
31:55les décisions politiques
31:56sont davantage
31:57sont trop influencées
31:59par les administrations
32:00par les experts
32:01rappelez-vous
32:01on avait eu ce débat
32:02au moment du Covid
32:03ben là
32:03c'est l'illustration inverse
32:05que parfois
32:06les décisions sont aussi prises
32:08par des autorités politiques
32:09sans écouter leur administration
32:12sans écouter les gens
32:13autour d'eux
32:14on me fera un parallèle
32:15d'ailleurs
32:15parce que c'est absolument
32:16sidérant ce texte
32:17avec Poutine
32:19quand il lance
32:19en février
32:212022
32:23l'opération militaire spéciale
32:24ou de la même manière
32:25alors là c'est différent
32:26il n'a absolument
32:26écouté personne
32:27mais il a cette même idée
32:28du chef qui
32:29a l'intuition
32:30alors Trump
32:31écoute Hubert du Faire
32:32rappelez-vous
32:32et qui pense régler les choses
32:33en 4 jours
32:34il y a que mes intuitions
32:35quand il dit
32:35le droit international
32:36ça ne m'intéresse plus
32:38je n'oblique
32:39la seule limite
32:40c'est ma conscience
32:40donc on a ça
32:42puis l'autre chose
32:43sidérante du texte
32:43c'est aussi
32:44la comédie humaine
32:45la courtisanerie
32:48ces gens qui n'osent
32:49il y en a quelques-uns
32:49qui sont contre
32:50mais Pitexet
32:51qui est le patron
32:52alors maintenant
32:52c'est secrétaire à la guerre
32:54c'est plus secrétaire
32:55à la défense
32:56le patron du Pentagone
32:57qui est là
32:58dans la surenchère
32:59donc on voit
33:00absolument comment
33:01voilà
33:02sur un certain nombre
33:03de choses
33:03qui sont
33:04assez bien vues
33:05parce que de fait
33:06la décapitation du régime
33:07ça paraissait aberrant
33:08mais ils ont réussi
33:09du premier coup
33:11ben oui
33:11ils ont décapité
33:12voilà
33:13et le problème
33:14c'est que ce régime
33:15à la différence
33:16le régime n'est pas vraiment tombé
33:17ben pas du tout
33:18c'est à la différence
33:19justement
33:19d'un pays
33:20comme
33:21où il y a un dictateur
33:22une famille
33:23de dictateurs
33:24c'est une institution
33:25la république islamique
33:26avec ses contre-pouvoirs
33:27ses pouvoirs
33:28ses pouvoirs horizontaux
33:29et donc le régime
33:30a tenu
33:31c'est ça
33:32la terrible leçon
33:33et c'est ça
33:33l'évaluation totalement fausse
33:35ils ont fait brûler
33:36de nous parler
33:36de votre sentiment
33:37sur cet article
33:38non j'ai pas de sentiment
33:39je partage tout à fait
33:41la vision de Marc
33:42enfin la lecture de Marc
33:44de cet article
33:44je voudrais simplement
33:45ajouter une anecdote
33:47à celle que
33:47disent
33:48des données
33:49Bruno
33:49c'est que
33:51dans cette réunion
33:52qui a eu lieu
33:53ça a quand même eu lieu
33:53dans ce qu'on appelle
33:54la war room
33:55l'endroit le plus secret
33:56le plus enfoui
33:57le plus protégé
33:58où les chefs d'état étrangers
33:59normalement
33:59ne vont pas
34:01et qu'est-ce qui se passe
34:02dans cette war room
34:02en général
34:03le président est assis
34:05au centre
34:05et puis il écoute
34:06et déjà Trump
34:08de par sa position
34:09se met sur le côté
34:10et qui va au centre
34:12c'est Benjamin Netanyahou
34:14et ses agents
34:15du service de renseignement
34:16donc déjà
34:17le président américain
34:18de par sa seule position physique
34:20a déjà pris sa décision
34:22il laisse
34:23Benjamin Netanyahou
34:24aux commandes
34:25de la war room
34:26ça ne sait
34:27de toute l'histoire
34:28des Etats-Unis
34:28je crois
34:29jamais vu
34:29je suis donc bref
34:31Etienne Girard
34:31ce que je trouve fascinant
34:33dans cette histoire
34:34et cet article
34:35qui deviendra
34:36effectivement
34:36probablement un classique
34:38c'est comment
34:39on manipule quelqu'un
34:40et c'est la question
34:41que se posent
34:41tous les chefs d'état
34:42comment entrer
34:43dans le cerveau
34:44de Trump
34:44et là-dessus
34:45Benjamin Netanyahou
34:47a donné une leçon
34:48à tout le monde
34:49semble-t-il
34:49parce qu'on dit souvent
34:50on n'est pas dans la tête
34:51de Trump
34:51on ne sait pas
34:52comment il va réagir
34:53là effectivement
34:53on n'y entre pas
34:55mais pas loin
34:56il faut comprendre
34:57quel levier actionner
34:58pour convaincre
34:59Trump
35:00ce qu'on comprend
35:01c'est que
35:01l'intervention
35:02de Netanyahou
35:03s'inscrit dans un contexte
35:04particulier
35:05un contexte un peu
35:06de griserie
35:06de la part de Donald Trump
35:08on est après le Venezuela
35:09il y a un sentiment
35:11de toute puissance
35:12ces forces armées
35:13peuvent tout
35:14on peut impressionner
35:15le monde
35:15et là-dessus
35:16sur ce contexte
35:17Benjamin Netanyahou
35:18revient avec son film
35:20donc le poids
35:21des images
35:21on sent que là
35:22il trouve quelque chose
35:24il appuie sur quelque chose
35:26qui touche Trump
35:27le poids des images
35:29pour montrer
35:30à quel point
35:30ils vont impressionner
35:31le monde
35:31à quel point
35:32ils vont réaliser
35:33quelque chose
35:33d'extraordinaire
35:35et la sous-estimation
35:37de ce que les militaires
35:39appellent
35:39les worst case scénarios
35:41c'est-à-dire
35:41ce qui pourrait arriver
35:42de pire
35:43c'est-à-dire insister
35:43plutôt sur ce qui
35:45pourrait être accompli
35:46d'extraordinaire
35:47plutôt que
35:48sur les risques supposés
35:50et là
35:50Trump
35:51vraiment
35:51il fallait exactement
35:53lui dire ça
35:53c'est ce qui l'a
35:54semble-t-il
35:55convaincu
35:56et on sent bien
35:57qu'après
35:57avoir
36:00touché
36:00à quel point
36:01il pourrait impressionner
36:03le monde
36:03il ne pouvait plus
36:04tellement être convaincu
36:05du contraire
36:06on le sait depuis que
36:07vous savez
36:08il a rêvé d'avoir
36:09le prix Nobel de la paix
36:10on comprend que
36:11que ça c'est fini
36:13mais s'il pouvait avoir
36:14le prix du meilleur guerrier
36:17ce serait
36:17une compensation
36:18et
36:20Benjamin Netanyahou
36:21a su actionner
36:22ce levier-là
36:22Bruno Cotteres
36:23oui ce qui est
36:24assez extraordinaire
36:25c'est que ça illustre
36:26quelque chose
36:26que les spécialistes
36:28de la décision politique
36:29connaissent bien
36:29c'est-à-dire le pire ennemi
36:31c'est l'effet de huis clos
36:31entre des gens
36:32qui s'auto-intoxiquent entre eux
36:34qui ont une idée géniale
36:36et que la majorité
36:37de ceux qui leur disent
36:38il ne faut pas y aller
36:39se trompent
36:41et cette majorité
36:42souvent elle n'ose pas dire
36:43parce qu'il y a un effet
36:44de déférence
36:44qui est décrit remarquablement
36:46par rapport
36:46au chef
36:48des états
36:48mais là en l'occurrence
36:49certains osent s'opposer
36:50ou dire
36:50ils osent s'opposer
36:51mais ce n'est pas frontal
36:52non plus
36:53et l'autre truc
36:54qui est absolument
36:55absolument incroyable
36:56c'est aussi l'effet
36:57que joue
36:57la fenêtre d'opportunité
36:59c'est-à-dire que
37:00les services secrets
37:02montrent qu'il va y avoir
37:04des dirigeants israéliens
37:05et non des moindres
37:06l'ayatollah
37:07qui va s'exposer
37:09et donc Trump
37:10ne peut pas résister
37:11c'est une affaire en or
37:14il ne peut pas passer à côté
37:15il y a le sentiment aussi
37:17qu'il y a l'occasion
37:18peut-être unique
37:18de taper
37:19Adrien Brachet
37:20oui ça montre aussi
37:21une autre chose
37:21sur les décisions du pouvoir
37:22vous savez
37:23on s'est souvent moqué
37:24de quand Donald Trump
37:26confondait des pays
37:27il y a eu plusieurs scènes
37:28comme ça
37:29depuis ses deux premiers mandats
37:31et bien là concrètement
37:32ça montre
37:33qu'ignorer la géographie
37:36ça a des conséquences
37:37très lourdes
37:37c'est-à-dire qu'il aurait
37:38une connaissance géographique
37:40du détroit d'Hormuz
37:41de à quel point
37:41c'est un espace
37:42qui est restreint
37:43qui est une bande
37:45qui est très fine
37:46et donc très facile
37:47à bloquer
37:48et à interrompre
37:49peut-être que sa décision
37:50aurait été différente
37:51oui mais peut-être
37:52que c'était
37:53Patricia Allémonière
37:54ou Marc Semo
37:54dans la même logique
37:56de ce qu'on disait
37:56tellement persuadé
37:57que le régime s'effondre
37:58il n'a même pas le temps
37:59de mettre des droits
38:00il était effectivement
38:01persuadé de ça
38:02mais moi
38:03ce que je crois
38:03et ce qui m'étonne le plus
38:05dans ce cas-là
38:05l'homme était
38:06ne connaissait pas
38:07comme vous dîtraient justement
38:08sa géographie
38:09le détroit d'Hormuz
38:10même l'Iran au début
38:11je ne sais pas bien
38:12où il le plaçait
38:13quelque part
38:14à l'ouest
38:16à l'aise plutôt
38:21mais ce qui est le plus étonnant
38:23dans cette histoire
38:23c'est le mensonge israélien
38:26moi c'est ça qui me fascine
38:27parce que s'il y a bien
38:29en théorie des gens
38:29qui suivent l'Iran
38:30depuis plus de 40 ans
38:33qui sont au fait
38:34de ce que doit être
38:35le régime des passes d'Aran
38:37qui connaissent tout
38:38sur la décentralisation
38:39qui connaissent tout
38:40comment les passes d'Aran
38:41ont réussi à s'infiltrer
38:43et à gérer le pays
38:44dans ses plus petits
38:46dénominateurs communs
38:47ce sont bien les Israéliens
38:48et là
38:51il y a eu
38:52un mensonge
38:53d'État
38:53à un autre État
38:54parce que
38:55les Israéliens
38:56savaient parfaitement
38:57que c'était très risqué
38:58mais il n'avait jamais eu
39:00une telle
39:00le politique
39:01l'a emporté
39:02sur la connaissance
39:03parce que pour
39:04Benjamin Netanyahou
39:05il n'y avait jamais eu
39:05un tel alignement
39:06désastre favorable
39:07à son projet
39:09individuel
39:10qui est quand même celui
39:11d'en finir avec l'Iran
39:12et un projet
39:13qui porte
39:13depuis qu'il a 19 ans
39:15Voilà
39:15et on aura l'occasion
39:16d'y revenir
39:17dans les informés
39:18on renvoie
39:18vers ce long compte-rendu
39:21cet article
39:21du New York Times
39:22assez formidable
39:23comment Trump
39:23a entraîné
39:24les Etats-Unis
39:25dans une guerre
39:26contre l'Iran
39:27nous parlions tout à l'heure
39:29et nous en parlons
39:29depuis le début
39:30de ces informés
39:30du détroit d'Hormuz
39:32au coeur du conflit
39:33et des négociations
39:34à venir
39:34lieu de passage
39:35essentiel
39:36du commerce mondial
39:37bloqué depuis le début
39:38de la guerre
39:39les conséquences
39:41économiques
39:41en France
39:42à présent
39:42une nouvelle réunion
39:43avait lieu à Bercy
39:44cet après-midi
39:44avec les distributeurs
39:45de carburant
39:46les baisses de prix
39:47devraient être traduites
39:49à la pompe
39:50à partir de demain
39:51pour les stations
39:51qui ont un débit
39:52important
39:53un peu plus tard
39:54pour les petites stations
39:55dimanche ou lundi
39:55qui a expliqué à la sortie
39:56à la sortie de la réunion
39:57Serge Papin
39:58qui est le ministre
39:58des PME
39:59et du commerce
40:00Roland Lescure
40:00le ministre de l'économie
40:01a lui aussi pris la parole
40:03On sort d'une réunion
40:04On sort d'une réunion constructive
40:05face à une situation
40:06vous savez
40:07extrêmement incertaine
40:08au jour le jour
40:09à l'heure l'heure
40:10les cours évoluent
40:11sur les marchés mondiaux
40:13et on a échangé
40:14avec une profession
40:15qui est consciente
40:16de sa responsabilité
40:17sa responsabilité
40:19face à des consommateurs
40:20à la pompe
40:21mais aussi des consommateurs
40:21professionnels
40:22agriculteurs
40:23pêcheurs et autres
40:23qui ont connu
40:25une forte hausse
40:26du prix de leur plein
40:27qui affectent directement
40:29leur pouvoir d'achat
40:29et leur activité
40:30Le ministre de l'économie
40:32qui veut rassurer
40:33le gouvernement
40:33qui espère donc
40:34une baisse des prix
40:35dès demain
40:36mais sans annoncer
40:37on l'a compris
40:37de nouvelles aides
40:38pour soulager les français
40:39Message inaudible
40:40nous dit sur France Info
40:41Philippe Moreau
40:42chevaux
40:42les spécialistes
40:43de communication politique
40:44Si on prend l'exemple américain
40:46l'exemple de Donald Trump
40:47même ses soutiens
40:48les plus fervents aujourd'hui
40:50ils sont comme tout le monde
40:51ils regardent le prix à la pompe
40:52donc ils perdent
40:52beaucoup de points
40:53dans l'opinion
40:53parce que tout simplement
40:54il y a une réalité absolue
40:55c'est l'argent qu'on dépense
40:56et celui qu'on a
40:58à la fin du mois
40:59et que si les prix augmentent
41:00c'est le cas aujourd'hui
41:01et ça aura un impact
41:02sur le pouvoir d'achat
41:03et on pourra dire
41:03tous les discours du monde
41:05aux français
41:05ça ne changera pas
41:06leur impression
41:07Ça veut dire quoi Adrien Brachek ?
41:08Le message du gouvernement
41:09il ne passe pas finalement ?
41:10Dans tous les cas
41:11c'est une situation
41:11très compliquée
41:12pour le gouvernement
41:13parce qu'il fait face
41:14à deux impératifs
41:16qui ne vont pas
41:16dans le même sens
41:17qui est d'un côté
41:18en effet
41:19la crainte de l'opinion
41:20sur le pouvoir d'achat
41:21en particulier
41:22d'une France populaire
41:24souvent éloignée
41:26des centres-villes
41:26ce que le politologue
41:27Jérôme Fourquet
41:28appelle la France diesel
41:29la France du diesel
41:30c'est-à-dire
41:30des gens qui ont besoin
41:32de leur voiture
41:32pour aller travailler
41:33etc.
41:34et des gens qui ont souvent
41:35été le cœur
41:36de ce qui a été
41:37les gilets jaunes
41:38à une époque
41:38donc il y a d'un côté
41:39cette crainte là
41:40d'une déflagration sociale
41:41et politique
41:42et de l'autre
41:43il y a des comptes publics
41:44qui sont dans une situation
41:45très compliquée
41:46tous nos débats budgétaires
41:47de ces derniers temps
41:48nous l'ont rappelé
41:49et donc
41:50Et c'est l'argument
41:51du gouvernement
41:51et c'est l'argument
41:52du gouvernement
41:53qui aussi veut éviter
41:57de proposer des aides
41:58qui ne soient pas
41:59suffisamment ciblées
42:00qui ne visent pas
42:01ceux qui en ont
42:01véritablement besoin
42:02et donc
42:03le gouvernement
42:04doit jongler
42:05entre ces deux impératifs
42:06sa marge de manœuvre
42:07est tout de même restreinte
42:08les oppositions
42:09elles montent au créneau
42:10on est à l'approche
42:11de l'élection présidentielle
42:12et cette thématique
42:13du pouvoir d'achat
42:14Bruno pourrait je pense
42:15en parler
42:16remonte
42:17toujours très haut
42:18dans les enquêtes d'opinion
42:19dans les préoccupations
42:19des français
42:21donc
42:22en fait
42:23il n'y a pas de bonne réponse
42:24de la part du gouvernement
42:25la situation est compliquée
42:26là
42:27ce qu'ils font
42:28dans ces dernières heures
42:29c'est faire en sorte
42:30que
42:31en tout cas
42:31ce qu'ils souhaitent
42:32c'est que les prix
42:33rebaissent le plus vite possible
42:35c'est-à-dire qu'il y a un peu
42:35une course contre la montre
42:37pour en effet
42:38avoir le moins besoin
42:39de la part du gouvernement
42:40d'enclencher de nouvelles aides
42:42Avec Bruno Cotteres
42:43on voit le gouvernement
42:44qui regarde la situation
42:45de très près
42:46en espérant effectivement
42:47que le cessez-le-feu
42:48puisse tenir
42:48et que les prix
42:49puissent repartir à la baisse
42:50Oui
42:51effectivement
42:52le gouvernement
42:53a impérativement besoin
42:54qu'il y ait au moins
42:55une baisse
42:57même minime
42:58parce qu'on se doute bien
42:59que ça ne va pas
43:005 à 10 centimes par litre
43:01disaient les distributeurs
43:02et revenir au prix d'avant
43:03du jour au lendemain
43:05la situation
43:06de ce qui va se passer
43:07sur le détroit d'Ormouz
43:09est très incertaine
43:10le gouvernement
43:11n'en sait pas plus
43:12d'une certaine manière
43:13que nous
43:15de ce point de vue-là
43:16donc il a besoin
43:17effectivement
43:18que quelque chose se passe
43:19parce que c'est vrai
43:20qu'il n'y a pas
43:21que l'opinion à gérer
43:22il y a aussi
43:23les agences de notation
43:24et la France
43:25elle a notamment
43:25une notation qui arrive
43:26dans pas longtemps
43:28il s'est déjà baissée
43:29il s'agit effectivement
43:31de tenir coûte que coûte
43:33cette ligne
43:34Emmanuel Macron
43:35n'entend pas finir
43:3710 ans de macronisme
43:39avec une nouvelle dégradation
43:41des notations
43:42de la France
43:43bien évidemment
43:44alors effectivement
43:45la préoccupation
43:46pouvoir d'achat
43:47en même temps
43:47il n'aura pas la main là-dessus
43:48voilà mais elle reste
43:49très importante
43:50la préoccupation
43:50pouvoir d'achat
43:53il ne peut pas non plus
43:55se payer le luxe
43:56de donner le sentiment
43:56et le gouvernement
43:57ne peut pas se payer le luxe
43:58de donner le sentiment
43:58qu'il est sourd
44:00aux demandes
44:01qui viennent
44:03ils ont lâché un peu de lait
44:04sur certaines professions
44:06limitées dans le temps
44:07mais on se doute
44:08que si ça devait se maintenir
44:09à un niveau quand même
44:10assez significatif
44:12forcément ils seront obligés
44:13de faire quelque chose
44:14le gouvernement
44:15qui avait d'ailleurs promis
44:15de nouvelles aides ciblées
44:17on les attend toujours
44:18Étienne Gérard
44:18Sébastien Lecornu
44:19le Premier ministre
44:20doit s'exprimer demain
44:21depuis Matignon
44:21pour tirer dit-il
44:23les leçons
44:23de la crise énergétique
44:24compliquée
44:25alors que la crise
44:26n'est pas terminée
44:26c'est ça
44:27et compliqué
44:28alors que les prix
44:29n'ont pas commencé à baisser
44:30on peut peut-être expliquer
44:31pourquoi les prix
44:32n'ont pas encore baissé
44:33pourquoi on pense
44:34qu'ils vont bientôt baisser
44:35parce qu'on ne peut pas
44:36vendre à perte
44:37c'est un problème réglementaire
44:39en réalité
44:39légal
44:40c'est qu'il est interdit
44:42de vendre
44:43y compris de l'essence
44:44en perdant de l'argent
44:45donc l'essence
44:46est vendue
44:47le gazole
44:47sont vendues
44:48au prix auquel
44:49ils ont été achetés
44:50en rappelant
44:51en rappelant que les prix
44:51restent libres en France
44:53oui sauf que
44:53les stations font ce qu'elles veulent
44:55oui mais vous ne pouvez pas
44:56vendre à perte
44:56donc ils ne sont pas
44:57totalement libres
44:58dans la mesure où
44:58vous ne pouvez pas
44:59les baisser
44:59jusqu'à un certain seuil
45:01on ne peut pas vendre à perte
45:02parce que c'est considéré
45:03comme une distorsion
45:04de concurrence
45:04qui affaiblirait
45:06les petits vendeurs
45:07c'est-à-dire que les gros vendeurs
45:08en profiteraient
45:09pour faire des offres
45:10extrêmement compétitives
45:11et étouffer
45:13immédiatement
45:13les petits vendeurs
45:14donc on s'attend
45:15à ce que cette baisse
45:16des prix
45:16elle soit possible
45:17dans les prochains jours
45:19quand enfin
45:20les vendeurs
45:21vendront au prix
45:22plus bas
45:23auquel
45:23ils ont acheté
45:24il faudra vérifier
45:25si c'est bien le cas
45:27de toute façon
45:28à mon sens
45:29il y a deux grands enseignements
45:30sur ce qu'on vient de vivre
45:32et ce qu'on va continuer à vivre
45:33premier enseignement
45:34l'intérêt d'avoir
45:35des comptes assainis
45:36quand même
45:36c'est-à-dire que
45:37quand on a des comptes assainis
45:39on peut parer plus facilement
45:40à ces urgences
45:41on peut
45:42utiliser une forme de cagnotte
45:45pour la rendre
45:46à la population
45:47là c'est pas le cas
45:48et ça va de moins en moins
45:50être le cas
45:51on n'a pas beaucoup parlé
45:52de ce chiffre-là
45:52on emprunte
45:54aujourd'hui
45:54sur les marchés financiers
45:56la France
45:57à un taux
45:58de 3,8%
45:59c'est le plus élevé
46:00depuis 20 ans
46:02c'est-à-dire qu'on ne va pas pouvoir
46:03semble-t-il
46:04emprunter
46:05au taux très favorable
46:06qui était ceux d'hier
46:08l'autre enseignement
46:09c'est quand même
46:10l'intérêt
46:11de mettre en place
46:12une filière
46:13et des encouragements
46:15à la voiture électrique
46:16on voit bien
46:17qu'au niveau
46:18de la souveraineté
46:19être prisonnier
46:20de l'importation
46:22d'essence
46:24gazole
46:25prisonnier du pétrole
46:26c'est ce que je cherche
46:27à faire en ce moment
46:27le gouvernement
46:28en tablant beaucoup
46:29sur l'électrification
46:30de l'économie
46:31tout à fait
46:32alors ce qu'on pourrait
46:33critiquer
46:34ou encore
46:34ou discuter
46:35c'est le côté prioritaire
46:38de ces politiques publiques
46:39est-ce que le gouvernement
46:40a fait assez
46:41la vérité
46:42que l'opinion
46:43demandait
46:44est-ce qu'on en fasse moins
46:44le sujet n'était pas perçu
46:46comme prioritaire
46:47il y avait des crises
46:48à chaque fois
46:48qui justifiaient
46:50qu'on arrête
46:51ces dispositifs
46:52d'incitation
46:53à l'écologisation
46:55aujourd'hui
46:56le contexte a changé
46:57il y a un vrai
46:58intérêt financier
46:59pour tout le monde
47:00à passer
47:01à un autre modèle
47:02on voit bien
47:03que la situation
47:03géopolitique
47:04va être compliquée
47:05semble-t-il
47:05pendant longtemps
47:06y compris sur le détroit
47:07d'Hormouz
47:08donc il y a un vrai
47:09mouvement
47:10un vrai intérêt
47:11semble-t-il
47:11me semble-t-il
47:12à accélérer
47:13sur cette question
47:14de la voiture électrique
47:15le problème
47:15c'est qu'aujourd'hui
47:19la voiture électrique
47:20c'est trop cher
47:22pour énormément de gens
47:23c'est que tout le monde
47:24sait que c'est l'avenir
47:26tout le monde sait
47:26qu'à long terme
47:27c'est ce vers quoi
47:28il faut aller
47:29encore faut-il
47:30avoir la capacité
47:31d'investir
47:31sur une voiture électrique
47:32on parle de l'économie française
47:33Patricia Lémonière
47:34en disant qu'elle souffre
47:36ou en tout cas
47:36qu'elle subit
47:37ses hausses de prix
47:38des carburants
47:39il y a des pays
47:40il y a des continents
47:41qui souffrent bien plus que nous
47:42on pense à l'Asie
47:43toute l'Asie est frappée
47:45de plein fouet
47:46non seulement par le carburant
47:48mais aussi le gaz
47:49par exemple
47:49l'Inde n'a pratiquement
47:51plus de gaz
47:51et en Inde
47:53toute la cuisson
47:53se fait au gaz
47:54tous les ménages
47:55sont au gaz
47:56on pourrait parler
47:57du Japon
47:57on pourrait parler
47:58de la Corée
47:59tous les pays de l'Asie
48:01et l'Inde
48:02en particulier
48:02sont particulièrement touchés
48:04la Chine
48:05elle est un peu à part
48:06puisque c'est la championne
48:08des voitures électriques
48:08elle a ses énormes
48:10réserves de charbon
48:10qu'elle utilise
48:12à plein
48:12et finalement
48:13sa dépendance
48:14en matière de pétrole
48:15vis-à-vis du Golfe
48:16est minime
48:16elle avait déjà
48:18elle s'était déjà organisée
48:19un
48:20elle avait fait des réserves
48:21on aurait pu en faire
48:21mais on ne l'a pas fait
48:22et deux
48:23elle avait déjà
48:25orienté
48:26son approvisionnement
48:27ailleurs
48:27donc effectivement
48:28l'Europe
48:29est un peu coincée
48:31aujourd'hui
48:31il n'y a pas que la France
48:32il y a l'Espagne
48:33il y a l'Italie
48:33enfin tous les pays
48:34sont coincés
48:35à des degrés divers
48:36chacun prenant des mesures
48:37à des degrés divers
48:38nous ce qui est important
48:39c'est qu'on a un problème
48:41de récit
48:42parce qu'on a très peur
48:43que de nouveau
48:44il y ait des manifestations
48:45dans les rues
48:46enfin qu'il y ait des
48:47corporations
48:49qui manifestent
48:50violemment
48:51ou pas violemment
48:52en tout cas
48:52leur inquiétude
48:53qu'il y ait des corporations
48:54et puis aussi
48:56notre problème de récit
48:57c'est le récit
48:57qui ne cesse pas
48:58de changer
48:59sur l'urgence climatique
49:01un jour
49:02on met de l'argent
49:03un autre jour
49:04on en enlève
49:04parce qu'il y a la pression
49:05des corporations
49:06et qui rechangera peut-être
49:08si la guerre s'arrête
49:09et comme toujours
49:10on retourne toujours
49:12au bon vieux pétrole
49:13parce qu'on ne veut pas faire
49:14les efforts nécessaires
49:15à une politique
49:16de long terme
49:17parce qu'aujourd'hui
49:17c'est le long terme
49:18qui compte
49:19c'est l'avenir de nos enfants
49:20et pas forcément
49:22notre avenir à nous
49:23avec ce grand débat
49:24sur notre dépendance
49:24aux hydrocarbures
49:25Marc Semon
49:26oui mais justement
49:26outre les hydrocarbures
49:28la fermeture d'Hormuz
49:30a un autre effet
49:31c'est celui sur les engrais
49:32ça a l'air idiot
49:32mais il y a un tiers
49:33des engrais
49:34du monde
49:35qui sont produits
49:37dans les usines
49:37d'ailleurs
49:38des monarchies du Golfe
49:39parce que c'est des dérivés
49:40du pétrole
49:41qui passent par le détroit
49:42d'Hormuz
49:43et donc
49:43alors là c'est moins
49:44immédiatement lisible
49:45mais il y a des conséquences
49:46pour l'agriculture
49:47y compris en France
49:47mais notamment
49:48en Afrique
49:49en Amérique latine
49:50en Asie
49:52énorme
49:52et ce qui peut aussi créer
49:54d'où l'appel
49:55à propos
49:55sur ces risques
49:57de précarité
49:58pour des millions de personnes
50:00à propos du détroit
50:01d'Hormuz
50:01Marc Semon
50:0220 000 marins
50:03toujours à bord
50:04de quelques 3 000 navires
50:06coincés dans le Golfe
50:08actuellement
50:08on a appris ce soir
50:09qu'un premier bateau
50:10non iranien
50:11sous pavillon gabonais
50:12avait pu passer
50:13c'est quoi ?
50:13c'est de l'ordre du symbole
50:14par rapport à tous ceux
50:15qui sont coincés ?
50:16déjà avant
50:16qu'on annonce
50:18l'ouverture de ces discussions
50:19il y avait quelques bateaux
50:19qui sont passés
50:20qui étaient soigneusement
50:21dosés par le pouvoir
50:22iranien
50:23comme signaux politiques
50:24notamment un
50:25à propriété française
50:26et dont un
50:26à propriété française
50:27en même temps
50:28que quelques jours après
50:29il y avait la libération
50:31de nos deux otages
50:31etc
50:32mais il y avait eu
50:33des chinois
50:33des turcs
50:34etc
50:34donc là voilà
50:35ça commence
50:36mais vu le nombre
50:37de bateaux bloqués
50:38parce qu'il y a 800
50:39navires étrangers majeurs
50:41plus
50:41en tout
50:42on arrive à 2000
50:43ça prendra quand même
50:44un certain temps
50:45en tout cas
50:45quand bien même
50:46tout se passe pour le mieux
50:47de les faire passer
50:48et pour redire un mot
50:49de l'avenir
50:50de ce détroit d'Hormuz
50:51je vous propose d'écouter
50:52le ministre français
50:53des affaires étrangères
50:54Jean-Noël Barraud
50:54ce matin
50:55chez nos confrères
50:56de France Inter
50:57qui comme l'Union Européenne
50:58dit rejeter toute idée
50:59de péage à l'avenir
51:01ça n'est pas acceptable
51:02parce que
51:03la liberté de navigation
51:05dans les eaux internationales
51:07est un bien commun
51:07un bien commun
51:08de l'humanité
51:09qui ne doit être
51:12contrarié par aucune entrave
51:13et par aucun droit de passage
51:14personne ne l'accepterait
51:16tout simplement
51:16parce que c'est illégal
51:17les eaux internationales
51:19sont libres
51:20à la circulation des navires
51:21personne ne peut l'accepter
51:22mais pour l'instant
51:22ça se passe comme ça
51:23pour l'instant
51:24ça se passe comme ça
51:24et d'ailleurs
51:25Donald Trump
51:25avait très envie
51:26de participer au péage
51:27lui
51:27il se serait occupé
51:29de la route
51:29vers le détroit
51:30vers Oman
51:31laissant les Iraniens
51:33s'occuper de la route du nord
51:34alors
51:35les calculs
51:36qui ont été faits
51:36par des agences
51:37montrent que
51:38grosso modo
51:39sur un navire
51:40vous prenez 2 millions
51:41il en passe
51:42temps par jour
51:43c'est 200 millions
51:45pratiquement
51:46donc vous voyez
51:47à la fin de l'année
51:48le montant
51:49que ça peut faire
51:50donc bon
51:51je ne sais pas
51:51si chaque jour
51:52ils se partageront
51:52100 millions
51:53Donald Trump
51:53et 100 millions
51:54les Iraniens
51:54c'est totalement inacceptable
51:56mais
51:57les négociations
51:58qui s'annoncent
51:59sur le détroit d'Hormuz
52:00s'annoncent
52:00peut-être
52:01une des plus difficiles
52:02je pense
52:02les américains
52:03pourraient lâcher
52:03sur ce point
52:04les américains
52:05devront arriver
52:06non
52:06ils ne lâcheront pas
52:07sur le détroit d'Hormuz
52:08définitivement
52:08parce que
52:09je pense que
52:09on parle toujours
52:11de la reprise
52:11du conflit
52:12et des hostilités
52:13qui est possible
52:14parce que là
52:14on n'est que dans
52:15une respiration
52:16mais
52:17occuper
52:18les îles
52:19c'est aussi
52:20envoyer beaucoup
52:21de cercueils
52:21quand même
52:22aux Etats-Unis
52:22et ça
52:22Donald Trump
52:23plus les échéances
52:24électorales
52:24s'approchent
52:25plus c'est impossible
52:26et surtout
52:26ça ne débloque rien
52:27parce que même
52:27si vous prenez
52:28ces îles
52:28la côte
52:29est tellement longue
52:30que vous n'arriverez
52:31jamais à avoir
52:32une navigation
52:33sûre
52:33dans le détroit
52:34donc les armateurs
52:35diront non
52:36et ce sera le mot
52:36de la fin ce soir
52:37pour les informer
52:38merci Marc Semo
52:39d'être venu
52:39ce soir
52:40j'appelle le titre
52:41de votre livre
52:41La géopolitique
52:42en 100 questions
52:43chez Talandier
52:44Patricia Alémonière
52:45La géopolitique du Sahel
52:47aux presses universitaires
52:48de France
52:48Adrien Brachet
52:49à la une du point
52:50cette semaine
52:51les nouveaux pouvoirs
52:52des molécules
52:53pour maigrir
52:54et puis une grande enquête
52:55sur la primaire du cash
52:56dans le secret
52:57des levées de fonds
52:58des candidats
52:59à la présidentielle
53:00on sort de la guerre
53:02avec le point
53:02cette semaine
53:03à la une de l'express
53:04Etienne Girard
53:05grande enquête
53:06sur le pouvoir caché
53:07du Vatican
53:08courre et lâcheté
53:09dans tous les bons kiosques
53:10le Vatican
53:11on se rend demain
53:11Emmanuel Macron
53:13vous êtes complètement
53:13pas tout à faire
53:14à l'actualité
53:15Bruno Cotteres
53:16sur le site du Cébipof
53:17le replay de nos adenés
53:18sur les élections municipales
53:20autour à la politique française
53:21ça nous paraît loin déjà
53:22ça nous paraît loin déjà
53:23Merci beaucoup
53:24merci à tous
53:25les informés reviennent
53:25demain matin
53:26sur France Info
53:28à 9h
53:28très bonne soirée
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