- il y a 2 jours
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00:0120h, 21h, les informés, Renaud Blanc.
00:31Il s'est passé beaucoup de choses et de rebondissements ces dernières heures.
00:37L'actualité, c'est également cette guerre au Moyen-Orient avec la mort de plusieurs hauts dignitaires du régime,
00:42dont Ali Laridjani. C'est en tout cas ce qu'affirme Israël.
00:45Laridjani, chef de la sécurité en Iran, considéré comme le numéro 2 du régime.
00:50Est-ce que le pouvoir est cette fois décapité ?
00:52Téhéran a-t-il déjà organisé sa succession ?
00:55Je vais les poser à nos informés qui ont pour nom ce soir Clémence Lemestre.
01:00Bonsoir Clémence, directrice adjointe des rédactions des Echos.
01:04A vos côtés, Cédric Clérin, rédacteur en chef de l'Humanité Magazine.
01:08Bonsoir Cédric.
01:09Face à vous, Philippe Moreau-Chevrolet, associé au cabinet de conseil en communication,
01:14nos coms et enseignants à Sciences Po.
01:16Et puis Aurélie Herbemont, chef adjointe du service politique de France Info Radio.
01:21Bonsoir Aurélie.
01:22Bonsoir.
01:23Et merci à tous les quatre d'être dans le studio de France Info.
01:29Depuis deux heures maintenant, on connaît toutes les listes présentes au second tour des municipales.
01:33La campagne va donc s'intensifier.
01:35Et à Paris, les dernières heures ont été marquées par le retrait de Sarah Knafo.
01:40La candidate reconquête qui a fait un peu plus de 10% au premier tour explique le pourquoi de ce
01:46retrait.
01:47Par sens des responsabilités, par amour de Paris, par respect des Parisiens, à qui j'ai dit dès le premier
01:52jour de ma campagne que mon objectif était de battre la gauche,
01:55j'ai pris cette décision qui est lourde, une décision douloureuse que je prends pour être responsable et pour la
02:03capitale de mon pays.
02:05Alors Aurélie Herbemont, est-ce que ce retrait change la donne ?
02:09Est-ce qu'Emmanuel Grégoire, candidat socialiste qui est arrivé en tête au sort du premier tour, est en difficulté
02:13ce soir ?
02:14Alors clairement, ça rebât un peu les cartes ce soir puisque dimanche soir, Emmanuel Grégoire arrive en tête très largement
02:21avec plus de 12 points d'avance sur Rachid Haddati
02:23qui ne fait pas un très bon premier tour.
02:26Sauf que pour dimanche prochain, Emmanuel Grégoire, lui, il va avoir la concurrence de la liste de l'insoumise Sofia
02:33Chikirou qui se maintient.
02:34Emmanuel Grégoire a refusé toute fusion par cohérence avec sa ligne qui est très anti-LFI.
02:40Sauf que le paysage à droite s'est éclairci puisque Rachid Haddati sera la seule sur le flanc droit de
02:47l'échiquier politique
02:47puisque dans un premier temps, hier, il y a eu la fusion avec les soutiens de Pierre-Yves Bournazel.
02:52Sans lui ?
02:53Sans lui, exactement, ce qui affaiblit un peu le côté « mes troupes y vont, mais pas moi ».
02:58Et puis là, il y a donc Sarah Knafo qui se retire, qui décide de faire l'impasse sur ce
03:05second tour alors qu'elle était qualifiée
03:06et en disant clairement « il faut faire battre la gauche ».
03:11Donc ça fait des voix potentiellement chez Pierre-Yves Bournazel, sans doute pas toutes,
03:15qui se reporteront sur Rachid Haddati, sans doute pas toutes.
03:18Et chez Sarah Knafo, aussi des voix.
03:20Si elles veulent l'alternance, ces voix de certains Parisiens vont se retrouver mécaniquement chez Rachid Haddati,
03:27mais sans doute pas tout non plus parce que la politique, ce n'est pas de l'arithmétique, c'est
03:32de la dynamique.
03:32Donc la dynamique de premier tour était clairement chez Emmanuel Grégoire, mais là, Rachid Haddati a retrouvé un peu de
03:37vent dans les voiles
03:39avec le fait qu'elle soit la seule en lice à droite pour essayer de tenter de faire basculer Paris
03:45à droite.
03:46Philippe Moreau-Chevrolet, c'est bien joué stratégiquement du côté de Rachid Haddati ?
03:51Ah oui, c'est très bien joué de la part de Rachid Haddati.
03:53Elle est dans un scénario idéal.
03:55Elle n'a plus de concurrents à droite, elle a fait le ménage.
03:58Elle a rattrapé son retard, puisqu'Emmanuel Grégoire, lui, avait su s'allier aux écologistes avant le premier tour.
04:03Elle prend une option au sérieux pour le second tour.
04:05Elle a un retard très important à rattraper.
04:08Et par ailleurs, le nouvel OBS signale que peut-être, elle a peut-être réussi aussi à négocier avec Shikiru
04:14d'une certaine façon.
04:15Alors vos confrères de l'OBS disent qu'il y a des échanges de SMS,
04:18s'il y a une certaine forme d'entente, on s'épargne pour pouvoir justement avoir une candidate face à
04:24elle
04:24qui attaque uniquement son adversaire socialiste, et pas la droite, bizarrement,
04:28ce qui est le cas de Shikiru depuis le début.
04:30Shikiru n'attaque que le parti socialiste, c'est un principe.
04:33Donc elle peut être négociée, Rachid Haddati, elle sait très bien faire cette politique du SMS,
04:38qui consiste à parfois s'entendre avec ses adversaires au-delà des frontières partisanes.
04:42Il n'empêche, Cédric Léen, ce sont les électeurs qui vont décider,
04:45et comme l'a rappelé Aurélie Herbemont, ce n'est pas mathématique tout ça.
04:47Non, ce n'est pas mathématique, d'autant que l'Alice Pierre-Yves Bournazel, par exemple,
04:51est un peu un objet politique bizarre, puisque depuis le début, on sait qu'il ne peut pas gagner,
04:57depuis le début, il dit qu'il ne s'alliera avec personne entre les deux tours.
05:00En général, ce genre de liste dont on ne saisit pas bien l'objet, ça ne fait pas de score.
05:06Or, il a réussi à se maintenir au-delà des 10%.
05:09C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre d'électeurs parisiens,
05:13dont la tendance est sans doute plutôt à droite, vu le profil de la liste,
05:17qui n'avaient pas envie de voter Rachid Haddati au premier tour,
05:19pas sûr qu'ils aient envie de voter Rachid Haddati au deuxième tour.
05:22Il y a sans doute une partie même de cette liste-là qui peut se reporter sur Grégoire,
05:27et le même problème de l'autre côté.
05:28Sarah Knafo n'a pas un profil complètement...
05:31Ses électeurs n'ont pas un profil fortement Rachid Haddati compatible.
05:37Une ligue d'extrême droite pour se reporter sur Rachid Haddati,
05:40ce n'est pas naturel non plus, donc l'arithmétique ne sera pas aussi évidente que ça.
05:43Le dilemme pour ces électeurs-là, c'est je veux faire battre les socialistes,
05:47mais je suis obligé d'élire Rachid Haddati, c'est un petit peu ça le dilemme en quelque sorte Clémence.
05:51C'est exactement ça, et c'est là où on comprend aussi le relatif succès,
05:55je ne sais pas si on peut parler d'un succès, mais de la liste de Bournazel,
05:57on sent que c'est des gens qui ne voulaient pas voter à gauche,
06:00mais qui ne voulaient pas non plus voter pour Rachid Haddati,
06:02et ça se voit aussi dans le fait que dans certains arrondissements, en fait,
06:06où LR était en tête, le maire d'arrondissement a eu plus de voix que ce que n'a eu
06:11Rachid Haddati,
06:12ce qui est quand même la preuve que ce sont des gens qui votent plutôt à droite, plutôt LR, la
06:17droite classique,
06:17donc ils votent pour leur maire d'arrondissement,
06:19mais Rachid Haddati, elle les effraie un petit peu aussi par sa personnalité qui peut être clivante,
06:24et d'ailleurs elle en a joué au tout début de la campagne,
06:27elle a vraiment joué le côté clivant,
06:28et peut-être aussi par le fait quand même que potentiellement en septembre,
06:33elle risque d'être condamnée et donc d'être inéligible.
06:36Donc il y a peut-être ça qui a joué aussi,
06:37et qui fait qu'elle n'aura pas toutes les voix, tous les reports.
06:40Aurélie, on parle des électeurs de droite, il y a aussi la question effectivement
06:43de ceux qui ont soutenu Sofia Chikirou au premier tour,
06:47on peut imaginer aussi qu'un certain nombre se disent attention danger,
06:50donc du coup je vais voter Emmanuel Grégoire, c'est pas impossible.
06:53Ça, il est possible effectivement que Sofia Chikirou ait moins de voix dimanche
06:57qu'elle n'en a eu dimanche dernier,
06:58parce que face à la menace que peut représenter Rachid Haddati
07:02avec le fait qu'elle est seule sur le flanc droit dimanche,
07:05peut-être que des électeurs insoumis vont se dire là il y a danger à droite,
07:08il vaut peut-être mieux jouer la sécurité et voter pour Emmanuel Grégoire
07:12au lieu de re-voter pour Sofia Chikirou.
07:14Donc les électeurs parisiens en fait peuvent avoir un comportement très stratégique
07:19dimanche quand ils seront dans l'isoloir.
07:21Cédric Léa, c'est quoi la stratégie de Sofia Chikirou ?
07:24On voit, on va parler de Marseille dans un instant,
07:25mais on n'est pas du tout dans le même cas de figure du côté des insoumis.
07:29Qu'est-ce que cherche Sofia Chikirou ?
07:31Il y a incontestablement un objet national à Paris,
07:36ce qui était le cas aussi de Sarah Knafo.
07:37D'ailleurs, je pense qu'il n'était pas si douloureux que ça pour elle de se retirer.
07:40Paris n'est pas son objet.
07:41Elle a d'autres visées.
07:43De la même manière, les insoumis voulaient peser dans ces municipales.
07:48Ils savent qu'ils ont un électorat dans les grandes villes qui est très fort.
07:51Et donc ils savaient qu'ils poseraient une vraie question au Parti Socialiste
07:55sur est-ce que vous voulez gagner en vous alliant avec nous ou pas.
07:59Donc là, de ce point de vue-là, ils réussissent plutôt le pari en étant au-dessus de 10%
08:04et en mettant Grégoire sous pression.
08:07Donc maintenant, le débat, ça va être chez les électeurs, aussi une bataille de récits.
08:10Est-ce qu'ils vont considérer que Grégoire a mis en danger la gauche à Paris
08:15en ne s'alliant pas avec Chikirou ?
08:16Ou considérer que Chikirou a créé toutes les conditions, ce qui est vrai,
08:19depuis des mois pour qu'il n'y ait pas d'alliance,
08:21puisqu'elle a fait effectivement une campagne très anti-gauche sortante
08:25et n'a pas beaucoup parlé de la droite ?
08:27Donc c'est un peu cette bataille-là qui va se voir et qui va être assez décisive pour l
08:31'issue du scrutin.
08:32Clémence ?
08:32Oui, effectivement, c'est ça, ça va être une grande question.
08:35Et peut-être qu'on va avoir, comme au premier tour, une vraie différence entre le vote d'arrondissement,
08:40puisqu'on rappelle à Paris, les gens vont devoir mettre deux bulletins,
08:43un pour le maire de Paris, donc Rachida Dati ou Emmanuel Grégoire,
08:46et un pour leur maire d'arrondissement.
08:48Il est tout à fait possible que certains mettent pour le maire d'arrondissement LFI,
08:53mais au contraire, pour le maire de Paris, mettent plutôt un bulletin Emmanuel Grégoire.
08:58Philippe Moreau-Chevrolet, vous attendez à quoi comme type de campagne ?
09:00Parce que Dati va passer à l'offensive,
09:02Emmanuel Grégoire a toujours joué la carte plutôt de la personne relativement zen, entre guillemets.
09:06Il y a un débat demain qui s'annonce relativement chaud entre les deux.
09:09Vous imaginez quel type de campagne dans les jours qui viennent jusqu'à dimanche ?
09:12Emmanuel Grégoire, il a douze points d'avance,
09:14il n'a pas franchement intérêt à être agressif,
09:16il a plutôt intérêt à jouer le rassemblement,
09:18à même tendre la main aux électeurs de LFI,
09:21et à cliver droite-gauche assez traditionnel,
09:23parce que c'est ça qu'il peut payer.
09:25Alors au contraire, Rachida Dati a intérêt à monter en puissance,
09:28parce qu'elle a eu un très bon début de campagne,
09:30qui a été très marqué par des vidéos très rythmées jusqu'à Noël,
09:33et depuis Noël alors c'est vraiment l'effondrement, le calme plat.
09:36Et l'inconnu c'est Shikiru alors.
09:38Est-ce que Shikiru va faire les supplétifs de la droite,
09:40c'est-à-dire taper sur Grégoire comme elle le fait depuis le début ?
09:43Elle n'a pas hésité à accuser la majorité municipale à Paris,
09:46d'avoir provoqué la noyade d'un enfant,
09:48d'abriter des pédophiles, etc.
09:50Donc on est sur des tracts qui ressemblent beaucoup
09:51à des tracts d'extrême droite en réalité.
09:53Et ça, ça risque de continuer,
09:55on va voir ce qu'elle adopte comme attitude.
09:57Aurélie ?
09:57Emmanuel Grégoire, clairement ce qui va jouer dans les prochains jours,
10:00c'est peut-être rester zen effectivement,
10:03et puis il y a un argument que mine de rien lui a donné Sarah Knafo,
10:06Emmanuel Grégoire va dire,
10:08c'est une alliance des droites qui ne dit pas son nom,
10:10derrière Rachida Dati,
10:11puisque Sarah Knafo se retire à son bénéfice,
10:14évidemment, alors Rachida Dati a refusé toute alliance,
10:18toute fusion, même toute discussion avec Sarah Knafo,
10:21mais évidemment, elle va accueillir bien volontiers
10:23les électeurs de reconquête du premier tour.
10:26Donc ça, évidemment, c'est un argument
10:28que va beaucoup utiliser Emmanuel Grégoire
10:30dans ses prochains jours,
10:31en montrant un peu que c'est le grand écart
10:34sur la liste de Rachida Dati,
10:36jusqu'à accepter des voix de l'extrême droite de reconquête.
10:38Ce qui est intéressant, c'est que dimanche soir,
10:40on disait, Dati, ça semblait cuit.
10:42Et en fait, en quelques heures,
10:44avec ses alliances, ses fusions ou ses désistements,
10:46on se retrouve dans une situation qui est très différente.
10:49Ça risque d'être serré,
10:50et je pense que la soirée électorale dimanche
10:52peut être un petit peu longue.
10:53Déjà, dimanche dernier,
10:54il a fallu attendre très tard dans la nuit
10:56pour savoir si Sarah Knafo était au-dessus des dix,
10:59ou sous la barre des dix.
11:00Elle passait au-dessus,
11:01des fois elle redescendait, effectivement.
11:02Des fois elle redescendait,
11:03c'était très incertain,
11:04et donc ça peut être très serré,
11:06et donc très long dimanche soir
11:07entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati.
11:09Il faut relativiser quand même,
11:10c'est pas parce que les têtes de liste disent
11:12ou donnent des consignes de vote,
11:13que les électeurs votent dans ce sens-là.
11:15Parfois on a des surprises aussi,
11:17de changements de pied.
11:18Vous attendez quand même un score serré,
11:20enfin demain, dimanche, pardonnez-moi,
11:22à Cédric, sur cette élection à Paris ?
11:24Oui, extrêmement serré,
11:26quand on s'amuse à regarder sur les reports de voix,
11:28si on imagine un peu une partie de Bournazel
11:31qui va sur Dati,
11:32mais aussi une partie qui va aller sur Grégoire,
11:34une partie qui va s'abstenir,
11:36une part de Knafo qui va aller sur Dati,
11:37une partie qui ne va pas y aller.
11:38Quand on fait tous ces calculs-là,
11:40on arrive dans une espèce de marge d'erreur
11:43entre deux et quatre points.
11:44Ça peut aller dans un sens,
11:45ça peut aller dans l'autre.
11:47Et les électeurs, par exemple,
11:49c'est les électeurs de Chikiru,
11:50comme ça a été dit,
11:51qui peuvent avoir un vote différencié.
11:54Ce qui serait l'ironie de l'histoire,
11:56c'est que la droite a poussé à fond
11:58pour cette nouvelle loi
12:01qui pourrait permettre, là,
12:02effectivement, à des électeurs insoumis
12:04de voter insoumis à l'arrondissement
12:06et de voter utile à la mairie de Paris
12:08et ainsi de faire gagner Grégoire.
12:10En tout cas, effectivement,
12:11ça va se jouer sans doute à rien.
12:12Pas d'alliance, oui.
12:13Et puis, ce qui peut rajouter
12:14un petit peu de piment,
12:15c'est que les électeurs
12:17qui vont voter au premier et second tour
12:18ne sont pas exactement forcément les mêmes.
12:20Et donc, avec l'enjeu, là,
12:22qui est vraiment important,
12:24on sait que ça va être un mano à mano
12:26Dati-Grégoire.
12:27Peut-être que des électeurs de gauche
12:29qui n'étaient pas allés au premier tour
12:30vont se dire,
12:31allez là, quand même,
12:31il faut que j'aille voter Emmanuel Grégoire.
12:33Et puis, peut-être que des électeurs de droite
12:34qui ne s'étaient pas déplacés
12:35en disant, c'est impossible,
12:37là, vont peut-être se dire,
12:37ça vaut le coup d'aller voter
12:38pour Rachida Dati.
12:39Donc, ça va être très incertain dimanche.
12:42Eh bien, écoutez,
12:43on a hâte d'y être en quelque sorte.
12:44Je sens que vous allez avoir
12:45un petit peu de boulot, Aurélie.
12:46Pas d'alliance de la gauche à Paris,
12:48pas d'alliance non plus à Marseille,
12:50mais désistement aujourd'hui
12:51de l'insoumis Sébastien Delogu.
12:54Il a réalisé 12% des voix,
12:57on l'écoute.
12:58Nous prenons la décision
13:01de retirer notre liste
13:03et de ne pas participer
13:05au pari inconséquent
13:07de Benoît Payan.
13:08L'orgueil et l'égo d'un homme
13:10ne doivent pas participer
13:14et précipiter, pardon,
13:17notre ville dans l'abîme.
13:19Sébastien Delogu,
13:20qui avait fait à peu près 12%
13:22des voix au premier tour.
13:23On attendait effectivement
13:24de sa décision.
13:26Il y a eu une grosse pression,
13:27à votre avis, Aurélie,
13:28sur le candidat insoumis,
13:30une pression qui venait
13:31forcément de différents partis
13:33et peut-être du sien, d'ailleurs.
13:34C'est-à-dire qu'à Marseille,
13:35la situation n'est pas du tout
13:36la même qu'à Paris.
13:38À Paris, Emmanuel Grégoire
13:40potentiellement peut gagner
13:41sans les insoumis
13:43et lui, sans doute,
13:44considère qu'il peut
13:44davantage gagner
13:45s'il n'a pas fait d'alliance
13:46avec l'EFI.
13:47À Marseille, la situation,
13:49c'est un Benoît Payan
13:50sortant de gauche
13:51qui arrive devant,
13:52mais d'un cheveu,
13:53devant le Rassemblement National.
13:55Donc la France insoumise
13:56a beaucoup martelé
13:57ces dernières heures,
13:58ces derniers jours,
13:59qu'il fallait faire
14:00un front antifasciste
14:01pour aussi pousser
14:02les socialistes
14:03à s'allier avec eux.
14:04C'est-à-dire que
14:05quand Benoît Payan
14:06refuse toute fusion
14:07parce qu'il a été
14:08très clair,
14:08Benoît Payan,
14:09hors de question
14:10de faire alliance
14:11avec les insoumis,
14:12c'était compliqué
14:13derrière pour les insoumis
14:14d'assumer
14:15de potentiellement
14:16envoyer Marseille
14:17dans les bras
14:17de l'extrême droite
14:18quand vous revendiquez
14:20d'être le parti
14:21qui veut faire
14:21des fronts antifascistes.
14:22Donc Sébastien De Logu
14:24et d'ailleurs
14:25Jean-Luc Mélenchon
14:25pourra s'afficher
14:26dimanche soir
14:26parce que là
14:27c'est quand même
14:28beaucoup plus dégagé
14:29pour Benoît Payan
14:30pourra s'afficher
14:31demain dimanche soir
14:32comme le parti responsable
14:33qui a sauvé Marseille
14:35du péril d'extrême droite.
14:37Cédric Léon.
14:38Oui, oui, d'autant
14:39qu'effectivement
14:40la situation
14:41est quand même
14:42extrêmement tendue.
14:43Assumer pour un Benoît Payan
14:45d'être au coude à coude
14:46avec le RN
14:47et de ne pas vouloir
14:48faire d'alliance à gauche,
14:50ça montre un peu
14:50dans quel climat on est.
14:51On voit,
14:52quand on réfléchit deux minutes,
14:53on ne voit pas bien
14:54ce qui pourra empêcher
14:55à gauche
14:55de l'isle de fusionner
14:56quand il y a un candidat
14:58d'extrême droite
14:59en face.
15:00Pourtant, c'est le cas
15:01et donc c'est un risque
15:02très important
15:03que prenait Benoît Payan
15:04mais il y a une espèce de...
15:05Il disait d'ailleurs
15:06la seule solution
15:06c'est que De Logu se retire
15:08et...
15:08Oui, mais ce qui pose
15:09un problème
15:10parce qu'effectivement
15:10les électeurs de De Logu
15:12il y en a beaucoup
15:13et ils sont de 12%
15:14et ils ont le droit
15:14d'être présentés
15:15au conseil municipal
15:16donc c'est un jeu
15:18qui est assez terrible
15:18et qui ne rajoute pas d'ailleurs
15:19qui rajoute un peu
15:20de la crise politique
15:21mais une espèce de prise
15:22de judo des insoumis
15:23parce qu'effectivement
15:24les insoumis vont pouvoir dire
15:25nous, c'est nous
15:26qu'avons été responsables
15:27et qu'avons...
15:28On est responsables pour deux ?
15:29On a sauvé Marseille
15:30je crois que même
15:31De Logu a dit quelque chose
15:32comme responsable
15:33pour 10 000
15:33ou même pour un million
15:34et on a sauvé Marseille
15:37ce qui servira
15:37y compris sur ce qui va se passer
15:38à Paris
15:39parce qu'à Paris
15:40si Paris bascule à droite
15:41quelqu'un va en endosser
15:42la responsabilité
15:43et les insoumis
15:44pourront aussi dire
15:45regardez nous
15:46on l'a fait à Marseille
15:48on nous a fermé la porte
15:49à Paris
15:49alors qu'on voulait y aller
15:50donc nous sommes
15:51un parti responsable
15:52en tout cas
15:52il va y avoir une grosse
15:53communication
15:54ce prochain jour
15:55Alors ce désistement
15:56ne fait pas le jeu
15:56de Franck Alizio
15:57il estime que la ville
15:58est en fait aux mains
15:59des insoumis
16:00on l'écoute
16:01Là le vrai maire de Marseille
16:03ce ne sera pas
16:03M. Payan
16:04ce sera M. Mélenchon
16:07face à cette décision
16:09qui est d'une grande gravité
16:11pour notre ville
16:12j'en appelle
16:13à M. Retailleau
16:15j'en appelle
16:16à M. Attal
16:18de demander
16:19à Mme Vassal
16:21le retrait
16:22de sa liste
16:23Martine Vassal
16:24qui se maintient
16:25finalement
16:25est-ce qu'elle fait
16:26elle fait le jeu
16:27est-ce que c'est une sorte
16:28de front républicain
16:29en quelque sorte
16:30le maintien de Martine Vassal
16:31oui
16:31d'une certaine manière
16:32ça peut paraître
16:33contre-intuitif
16:33parce qu'on a tendance
16:34à croire
16:34qu'il faut se retirer
16:36dès qu'il y a une menace
16:36du Rassemblement National
16:37sauf que le calcul
16:38qui a été fait
16:39autour de Martine Vassal
16:41et autour des chefs de parti
16:43à qui on appelle
16:44Franck Alizio
16:45c'est si jamais
16:45Martine Vassal
16:46se retirait dimanche
16:47ça libérerait des voix
16:49plutôt à droite
16:50qui jamais n'iraient voter
16:52pour Benoît Payan
16:52mais si elles avaient
16:53choisir entre Benoît Payan
16:55et Franck Alizio
16:56du RN
16:56certains iraient sans doute
16:57davantage glisser
16:58un bulletin RN
16:59dans l'urne
17:00donc en fait
17:00ça permet de bloquer
17:02des voix
17:02peut-être que certains
17:03d'ailleurs iront quand même
17:04voter pour Franck Alizio
17:06mais ça permet en tout cas
17:07de contenir
17:07des voix de droite
17:09qui auraient pu être tentées
17:11d'aller voter
17:11pour Franck Alizio
17:12dimanche à Marseille
17:13Alors Clémence Lemes
17:13il y a aussi la question
17:14cruciale de la participation
17:1757% au niveau national
17:18je crois que c'est 52%
17:19à Marseille
17:20pour le premier tour
17:21c'est-à-dire qu'il y a
17:21des réserves de voix
17:23du côté de Benoît Payan
17:24du côté de Franck Alizio
17:25on va aller à la chasse aux voix
17:27en quelque sorte
17:28à Marseille
17:29Oui il y a des réserves de voix
17:30surtout que c'est des municipales
17:31or les municipales
17:32qui ont eu lieu
17:33pendant le Covid
17:34avec lesquelles on ne peut pas
17:35trop comparer
17:37c'est quand même
17:38les municipales
17:38où il y a eu le moins
17:39de votants
17:40et donc oui
17:41il y a une vraie réserve de voix
17:42et une vraie réserve de voix
17:43pour les deux côtés
17:45et donc toute la bataille
17:46et ça se joue qu'en une seule
17:47il n'y a qu'une seule semaine
17:48alors que toutes les autres élections
17:49en général il y a 15 jours
17:50là il n'y a vraiment
17:51que quelques jours
17:52pour aller chercher les électeurs
17:53aller essayer de les convaincre
17:55et essayer de les convaincre
17:56ce que font pas mal
17:57les insoumis
17:58notamment avec les électeurs
17:59plus jeunes
18:00et on dit toujours
18:00que les jeunes votent moins
18:01et c'est vrai que les insoumis
18:03ont réussi
18:03dans beaucoup de quartiers
18:05dans beaucoup de villes
18:05à quand même essayer
18:06de mobiliser la jeunesse
18:07et je pense que là
18:08il va quand même y avoir ça
18:10alors même si
18:10De Logu s'est retiré
18:12essayer d'aller
18:13à droite
18:14à gauche
18:14chercher
18:15ça va vraiment se jouer
18:17électeur par électeur
18:18il faut vraiment
18:18aller les chercher
18:19par la main en fait
18:20Là encore ça va être
18:21très très serré
18:22pour vous
18:23Philippe Moreau-Chevrolet
18:24cette élection à Marseille
18:26où finalement
18:26le maintien
18:27de Martine Vassal
18:28on en parlait un instant
18:29avec Aurélie Herbement
18:30fait quand même
18:31le jeu de Bayan
18:32il lui permet peut-être
18:33de respirer un petit peu plus
18:34Oui on a une configuration
18:35un peu opposée
18:36assez de Paris
18:38Martine Vassal
18:39a fait aussi
18:39beaucoup d'erreurs
18:40de campagne
18:40elle a fait des grosses
18:41erreurs d'appréciation
18:42avec son travail
18:43famille-patrie
18:44ça lui a permis
18:45de capter l'attention
18:46on n'a parlé que d'elle
18:47après le débat
18:47C'était une drôle de façon
18:48de capter l'attention
18:49ça n'a pas dû être
18:50excellent pour elle
18:51Elle a essayé quelque chose
18:52le problème c'est
18:52comme c'est une femme
18:53on l'a immédiatement accusée
18:54d'incompétence
18:55de ne pas savoir
18:55ce qu'elle raconte
18:56alors que si ça avait été un homme
18:57on aurait dit
18:58il est pétainiste
18:59très clairement
18:59donc il y a eu
19:00une sorte d'hésitation
19:00sur la qualification
19:01mais dans aucun des cas
19:03c'était positif pour elle
19:04et donc elle mène
19:05une campagne un peu bizarre
19:06on ne sait pas très bien
19:07qui elle représente
19:08à l'heure actuelle
19:08politiquement réellement
19:10Le RN qui gagne à Marseille
19:11ça serait un coup de tonnerre
19:13incroyable
19:14Ce serait évidemment
19:15un séisme
19:16Pour eux ce serait
19:17une prise de guerre
19:17Ah ben bien sûr
19:19Marseille c'est le graal ultime
19:22pour le Rassemblement National
19:23parce que dans les grandes villes
19:24ils ont peu d'espoir
19:25alors Marseille
19:26où ils font un score
19:27aussi élevé
19:28si jamais ils arrivaient
19:29à faire basculer Marseille
19:30évidemment que ce serait
19:31une prise de guerre
19:32énorme
19:32sauf que là
19:33la fenêtre s'est refermée
19:35entre le retrait
19:36de Sébastien Dologu
19:37et le maintien
19:38de Martine Vassal
19:38c'est beaucoup plus compliqué
19:40sauf à aller mobiliser
19:41énormément d'abstentionnistes
19:42qui voudraient voir
19:43le Rassemblement National
19:44prendre Marseille
19:45Les scores
19:45du Rassemblement National
19:47pour ce premier tour
19:48on a le sentiment
19:49que ça progresse quand même
19:51comment vous jugez
19:52ces scores ?
19:53Disons qu'il y a
19:53une poursuite
19:54de l'implantation
19:55sur ces zones de force
19:56le RN continue
19:58à s'implanter
19:59il va y avoir
19:59beaucoup plus d'élus
20:01mais on voit
20:02qu'il y a toujours
20:02des plafonds de verre
20:04dans les grandes villes
20:05bon je ne vais pas revenir
20:07sur le score à Paris
20:07de Thierry Mariani
20:08qui fait moins de 2%
20:09mais il avait
20:10la concurrence
20:11de sa Raffo
20:12à Lille
20:13il se qualifie
20:14mais juste
20:14sur le fil
20:15au-dessus
20:15de la barre
20:17des 10%
20:18donc il y a
20:19beaucoup
20:20les grandes villes
20:20leur résistent encore
20:21à part le cas de Marseille
20:23et puis bien sûr
20:23il y a Nice
20:24avec l'allié Eric Ciotti
20:25qui est un cas différent
20:26il y a une poursuite
20:28de l'ancrage
20:28du Rassemblement National
20:29mais pas partout
20:30il y a encore des zones
20:31où le RN
20:32n'aura pas
20:33de conseillers municipaux
20:34sur le plan
20:35si on regarde les chiffres
20:36sur le plan national
20:37dans les grandes villes
20:38de plus de 100 000
20:38de 100 000 habitants
20:39le RN progresse
20:40d'environ 0,5%
20:41donc c'est assez faible
20:43là où il progresse
20:43beaucoup
20:44c'est sur les villes
20:45de 5 à 10 000 habitants
20:46on est à 8-9%
20:47mais sinon
20:48les grandes villes
20:49non ils ne progressent pas
20:49pas beaucoup en réalité
20:51il progresse aussi
20:52ce que vous disiez
20:53sur la côte méditerranée
20:55dans le nord
20:56là où il était fort
20:57mais ailleurs en France
20:59il n'a pas tellement
21:00augmenté en fait
21:01c'est vrai clair
21:01je mettrai une petite nuance
21:02là-dessus
21:03parce que d'ailleurs
21:04l'exemple marseillais
21:05est assez intéressant
21:06puisqu'il faut se souvenir
21:07d'un temps pas si vieux
21:09il y a à peu près 3 mois
21:10où le duel était clairement
21:11paillant-vassal
21:12autour de 28%
21:14etc
21:14les sondages peuvent
21:15toujours se tromper
21:16mais c'est une configuration
21:17politique qui paraissait
21:18à peu près logique
21:18et avec un RN
21:20qui avait un bon score
21:21autour de 20%
21:22une fois qu'il n'y avait
21:22plus qu'un seul candidat
21:2320%
21:24au final les choses
21:25se sont complètement inversées
21:26Vassal s'est effondré
21:27une partie de l'électorat
21:28de droite
21:28est allée soutenir
21:30à Lisieux au premier tour
21:31ce qui n'était pas forcément gagné
21:32et c'est un phénomène
21:33qu'on retrouve dans d'autres villes
21:34comme Nîmes par exemple
21:35où le candidat RN
21:36est arrivé d'un cheveu
21:37devant le candidat de gauche
21:38alors que ce n'est pas ce qui était
21:39Et oui les deux candidats de droite
21:40ont fusionné justement à Nîmes
21:42En fait on voit que dans le sud-est
21:44quasiment
21:44le RN
21:45remplace la droite
21:47traditionnelle en fait
21:47c'est ça qu'on fait
21:49c'est ça à quoi
21:49on est en train d'assister
21:50dans cette
21:51vraiment l'arc méditerranéen
21:53le RN
21:53remplace la droite
21:55à Toulon par exemple
21:56et d'autres villes
21:57du Var
21:58et puis effectivement
21:59Sauf qu'à Toulon
22:00ça va se jouer Aurélie
22:01entre le RN et la droite
22:02d'une certaine manière
22:03Oui
22:03et pas le candidat
22:05LR officiel
22:06qui s'est désisté
22:08On va passer à la gauche
22:09avec ce qu'on pourrait appeler
22:10les 50 nuances d'alliance
22:1250 nuances d'alliance à gauche
22:14on va prendre le cas
22:14par exemple de Nantes
22:15parce que c'est assez incroyable
22:17on rappelle Nantes
22:18tenue par
22:19Johanna Roland
22:20Aurélie Herbemont
22:21numéro 2 du parti socialiste
22:23sa liste fusionne
22:24avec LFI
22:26arrivée en 3ème position
22:27le numéro 2 de sa liste
22:29d'ailleurs
22:30se retire
22:31Son premier adjoint
22:32effectivement se retire
22:34c'est assez ubues
22:35quand même
22:35quand on connaît
22:36la position
22:37du parti socialiste
22:38il y a encore quelques jours
22:39sur ce qu'il pouvait dire
22:41sur les insoumis
22:41Et Johanna Roland
22:42qui il y a quelques mois encore
22:43disait que jamais
22:44il n'y aurait d'union
22:45avec la France insoumise
22:47à Nantes
22:47sauf qu'en fait
22:48le parti socialiste
22:49est soumis à un principe
22:51de réalité
22:52dans des villes
22:53qu'il a
22:53qu'il détient aujourd'hui
22:54comme Nantes
22:55comme Brest
22:56comme Avignon
22:58comme Clermont-Ferrand
22:59il y a un risque
23:00de perdre la ville
23:01et donc face à un risque
23:03pour le parti socialiste
23:04de perdre la ville
23:05il retrouve le numéro
23:06de téléphone des insoumis
23:07pour organiser des fusions
23:08donc en fait
23:09on voit vraiment que
23:09à part le cas de Paris
23:12où là
23:13Emmanuel Grégoire
23:14est resté de bout en bout
23:15jamais LFI
23:16au final c'est jamais LFI
23:17Marseille aussi
23:19mais sauf que
23:19Benoît Payan
23:20il n'est pas membre
23:20du parti socialiste
23:21c'est pour ça que
23:21je le mets un petit peu de côté
23:23les villes socialistes
23:24ou les socialistes sortant
23:26ont fait des très bons scores
23:26je pense à Rennes, Rouen
23:27pas question de s'aller
23:28avec les insoumis
23:29par contre là
23:30il y a eu un risque de défaite
23:31et bien là oui
23:32mais des dirigeants socialistes
23:34vous le disent
23:34on n'est pas devenu de droite
23:35ok on a un gros problème
23:37avec Jean-Luc Mélenchon
23:37mais on n'a jamais dit
23:38qu'il fallait mettre
23:39tous les insoumis dans le même sac
23:40et évidemment
23:41on préfère faire alliance
23:42avec des insoumis
23:43plutôt que de voir
23:44des villes basculer à droite
23:46donc c'est ça
23:46là où il y a un risque
23:47pour l'EPS
23:48et bien il y a fusion
23:49alliance avec les insoumis
23:50Cédric Clérin
23:51Oui en fait
23:52la situation
23:52n'est pas si étonnante que ça
23:54puisque là
23:55on rentre dans le concret
23:56donc il y a le discours politique
23:58avec deux choses
23:58il y a les vrais
24:01les vrais dissensions
24:03entre l'EPS
24:03et la France insoumise
24:05et ce qu'il lui reproche
24:06il y a le jeu de premier tour
24:07puisque le candidat
24:09qui veut arriver en tête
24:10dit il n'y aura pas d'alliance
24:11avec les autres
24:11donc votez pour moi
24:12grosso modo
24:12et puis là il y a la réalité
24:14et la réalité c'est qu'effectivement
24:15le Parti Socialiste
24:15ne peut pas se passer
24:16à gauche
24:17des insoumis
24:18ou des écologistes
24:19ou des communistes
24:19dans certaines villes
24:21ils ne peuvent pas gagner tout seuls
24:22et donc là il y a un principe
24:23de réalité
24:23et qui n'est pas d'ailleurs
24:24que de la politique politicienne
24:25comme on pourrait dire
24:26c'est qu'il y a des gens
24:28à Nantes par exemple
24:29Joana Rolland
24:30elle met une politique
24:30depuis 15 ans
24:32il y a des gens
24:33qui en sont satisfaits
24:34eux sont satisfaits
24:35et c'est des élus
24:35qui ont envie de continuer ça
24:36et ils ne sont pas prêts
24:37au nom de choses
24:40qui sont parfois
24:41un peu futiles
24:41dans les bisbillées à gauche
24:43d'abandonner ça
24:44et ce serait en plus reproché
24:46d'ailleurs
24:47c'est le risque
24:48que prend Grégoire à Paris
24:48de se voir reprocher
24:50à une victoire de la droite
24:50ça signifie
24:51Clémence Lemes
24:51qu'on a souvent
24:53une lecture nationale
24:54de ces élections
24:55qui sont avant tout
24:56des scrutins locaux
24:57en fait ça signifie
24:59deux choses
24:59c'est qu'il y a ce côté local
25:01qui est très fort
25:02et je dirais que presque
25:03plus la ville est petite
25:04et plus il est important
25:05parce que plus on est proche
25:06de son maire
25:06et puis après
25:07d'un côté national
25:08toutes ces tractations
25:09quand même
25:10il y a quand même
25:10un rejet des politiques
25:11ça donne quand même
25:13un peu une image
25:13de petits arrangements
25:15entre amis
25:15ou entre ennemis
25:16on ne sait pas
25:17ça dépend si on est avant
25:18ou après le premier tour
25:20surtout quand on entend parler
25:21de liste de fusion technique
25:23ou alors là
25:24ça devient vraiment
25:25absolument grotesque
25:26et donc moi
25:27je ne sais pas
25:27si d'un point de vue national
25:29les électeurs
25:30ils vont vraiment se retrouver
25:31là ça
25:31peut-être que localement
25:32ils vont s'y retrouver
25:33mais d'un point de vue national
25:34ça donne quand même
25:35une image encore
25:36de politiques
25:37qui s'arrangent entre eux
25:38qui ne sont pas droits
25:40sur leurs valeurs
25:40qui ne sont pas droits
25:41avec ce qu'ils disent
25:42et qui sont capables
25:43de changer de discours
25:44du jour au lendemain
25:44pardon juste une petite précision
25:46quand le communiqué du PS
25:47est sorti il y a 15 jours
25:49il y avait deux choses à lire
25:50il y avait la condamnation
25:51des propos de Jean-Luc Mélenchon
25:53rapport à l'antisémitisme
25:54ce qui a fait beaucoup parler
25:54mais il y avait une ligne
25:56où il y avait marqué
25:56pas d'accord national
25:58au municipal
25:59et le mot important
26:00c'était national
26:01tout le monde a voulu le lire
26:02comme ça
26:03c'était national
26:03Olivier Faure
26:05aujourd'hui dit
26:06on ne fait qu'appliquer
26:07la ligne
26:08votée au bureau national
26:09c'est parfaitement cohérent
26:10il n'y a pas d'accord national
26:11le national décide
26:13et le local dispose
26:15c'est toujours été comme ça
26:16pas du tout
26:16pas du tout
26:17pas du tout
26:18les verts par exemple
26:20le national ne peut absolument
26:21rien faire
26:22ça dépend vraiment des partis
26:23et ça ne se passe pas du tout
26:24comme ça
26:24en général on ne respecte pas
26:27les consignes nationales
26:28en général
26:28on va continuer cette discussion
26:30dans deux petites minutes
26:31parce qu'il est 20h30
26:32sur France Info
26:38l'actualité c'est avec Stéphane Milhomme
26:40avec la guerre au Moyen-Orient
26:42et les gardiens de la révolution
26:43en Iran
26:44confirment ce soir
26:45la mort d'Ali Larijani
26:47le dirigeant de l'organisation
26:48paramilitaire Bassi
26:50d'après une intervention israélienne
26:51ces dernières heures
26:52l'armée israélienne assure maintenant
26:54qu'elle va traquer, trouver
26:56et neutraliser
26:57Moshtaba Raménaï
26:59le nouveau guide suprême iranien
27:01la France elle n'a pas choisi
27:02cette guerre au Moyen-Orient
27:04les mots d'Emmanuel Macron
27:05cet après-midi
27:06et avant un nouveau conseil de défense
27:08à l'Elysée
27:09au 18ème jour de guerre
27:10le chef de l'Etat redit
27:11que son armée ne prendra pas part
27:13à des opérations d'ouverture
27:14ou de libération du détroit d'Hormuz
27:16dans le contexte actuel
27:17comme le souhaitait Donald Trump
27:19le chef de la Maison-Blanche
27:21lui est toujours très critique
27:22vis-à-vis des occidentaux et alliés
27:24il y voit une certaine forme
27:26d'ingratitude sur son réseau social
27:28il dit même
27:29ne plus avoir besoin de leur aide
27:31la campagne des municipales
27:33se poursuit en France
27:34avec les tractages des candidats
27:36le second tour ce sera dimanche
27:38mais plus question
27:38de changer les noms
27:39les listes ont été déposées
27:41à 18h en préfecture
27:42avec cette surprise
27:44du côté de Bordeaux
27:45malgré ses 20%
27:46au premier tour
27:47l'économiste
27:47Philippe Dessertine
27:48se retire de la course
27:50sans saisir la main tendue
27:51de l'ancien ministre
27:52macroniste
27:53Thomas Cazenave
27:54Philippe Dessertine
27:55dit avoir décidé
27:56de se retirer
27:56car pour lui
27:57la victoire
27:57n'est pas envisageable
27:59Thomas Cazenave
27:59affrontera donc dimanche
28:01le maire écologiste
28:02sortant Pierre Humric
28:03à Paris
28:04explication de texte
28:05également de Sarah Knafo
28:07qui se retire
28:07malgré ses 10%
28:08avec sa liste reconquête
28:09son constat
28:10les 85 000 voix
28:12que je représente
28:13peuvent battre la gauche
28:14à Paris
28:15elle laisse donc
28:15le champ libre
28:16Rachida Dati
28:17qui affrontera
28:17les deux listes de gauche
28:19celle d'Emmanuel Grégoire
28:20et de Sofia Chikirou
28:223 points d'avance
28:23pour le PSG
28:24avant sa prestation
28:25à Chelsea
28:26pour le match retour
28:27de 8ème de finale
28:28de la Ligue des Champions
28:29les footballeurs parisiens
28:30s'était imposé
28:315 à 2 à l'aller
28:32le coup d'envoi
28:33de ce match retour
28:34ce sera à 21h
28:36dans le cadre
28:37des 8ème de finale
28:38et puis attention
28:39aux avalanches
28:40le risque sera marqué
28:42demain
28:42dans plusieurs secteurs
28:43des Alpes
28:44à commencer par la Haute-Savoie
28:45au-dessus de 2000 mètres
28:46pareil dans une moindre mesure
28:48pour les départements
28:49de la Savoie
28:49et de l'Isère
28:52France Info
28:5420h
28:5421h
28:55Les informés
28:57Renaud Blanc
28:58Les informés
28:59seconde partie
29:00avec toujours dans notre studio
29:01Clémence Lemestre
29:02directrice adjointe
29:03des rédactions des Echos
29:04Cédric Clerin
29:05directeur en chef
29:06de l'Humanité Magazine
29:07Philippe Moreau-Chevrolet
29:08communiquant associé
29:09au cabinet de conseil
29:10en communication
29:10Nocom
29:11enseignant à Sciences Po
29:12et Aurélie Herbemont
29:13chef adjointe
29:14du service politique
29:15de France Info Radio
29:17on avait parlé
29:18de cette situation
29:21assez ubuesque
29:22à Nantes
29:23il y a aussi
29:23le cas de Tulle
29:25qui est assez intéressant
29:27Aurélie
29:28c'est le fief
29:29d'un certain
29:30François Hollande
29:31le candidat
29:32le maire
29:33est socialiste
29:34je crois
29:35et il passe
29:36une alliance
29:36c'est un ami
29:37on imagine
29:38de François Hollande
29:39et il passe un accord
29:40avec LFI
29:41ça veut dire que
29:41la ligne de François Hollande
29:43elle prend l'eau
29:44de toutes parts
29:44finalement
29:45ça veut dire
29:46qu'effectivement
29:46il y a
29:48François Hollande
29:49Raphaël Glucksmann
29:51Jérôme Getsch
29:51qui sont
29:52vraiment sur la ligne
29:54non non non
29:54il ne faut pas
29:55la moindre compromission
29:56avec LFI
29:57sauf que dans le propre
29:58fief de François Hollande
29:59à Tulle
30:00en Corrèze
30:00et bien
30:01le maire sortant socialiste
30:02qui lui aussi
30:03est en difficulté
30:04c'est ce que je vous disais
30:04quand un maire socialiste
30:06sortant est en difficulté
30:07au soir du premier tour
30:08et bien
30:09il se retourne naturellement
30:10vers le reste de la gauche
30:12le reste de la gauche
30:13c'est les insoumis
30:14et évidemment
30:14qui a pris un malin plaisir
30:16à souligner
30:17la situation
30:17de Tulle
30:18c'est Olivier Faure
30:20le patron du parti socialiste
30:21puisqu'évidemment
30:22il entend les commentaires
30:24de François Hollande
30:25il m'envoyait un petit message
30:25ce matin
30:26c'est ça ?
30:26exactement
30:28alors on va écouter
30:29justement vous citer
30:30Raphaël Glucksmann
30:30il était l'invité
30:31de France Info
30:32ce matin
30:33et il ne comprend pas
30:34ces alliances
30:36on ne peut pas
30:37dire
30:37il y a 15 jours
30:39que Jean-Luc Mélenchon
30:40tient des propos
30:41antisémites
30:42et ensuite
30:44constituer avec lui
30:45et son parti
30:46des pseudo-fronts
30:48antifascistes
30:49pour lutter
30:50contre la droite
30:50ou le centre droit
30:51qui pense sincèrement
30:52qu'il y ait une menace
30:54fasciste
30:54au moment où nous parlons
30:56sur la ville de Toulouse
30:58par exemple
30:59alors justement
31:00Toulouse
31:01je me tourne toujours vers vous
31:02Aurélie
31:02situation là aussi
31:03qui est assez intéressante
31:04alors Toulouse
31:05le maire sortant
31:06de droite
31:07Jean-Luc Moudin
31:08est arrivé en tête dimanche
31:09et derrière
31:10à la grande surprise
31:11des socialistes
31:12d'ailleurs
31:12c'est le candidat
31:14insoumis
31:15François Picmal
31:15qui est arrivé deuxième
31:17et donc premier de la gauche
31:18le socialiste
31:19François Briançon
31:20est arrivé troisième
31:20et donc là
31:22il y a une fusion
31:23entre la tête de liste
31:25LFI
31:25et la liste socialiste
31:27je vous disais tout à l'heure
31:28il y a le côté
31:29quand il y a un risque
31:30de perdre une ville socialiste
31:31mais la règle
31:32de l'alliance avec LFI
31:34fonctionne aussi
31:34quand il y a
31:35possibilité
31:36de conquérir une ville
31:37sur la droite
31:38alors certes
31:39Raphaël Glucksmann
31:39insiste sur le front
31:40antifasciste
31:41contre Jean-Luc Moudin
31:42personne ne croit
31:44Charles Delgay
31:44est également un peu
31:45sur la même ligne
31:45oui oui oui
31:46Jean-Luc Moudin
31:48personne ne l'accuse
31:49d'être d'extrême droite
31:50mais c'est un dirigeant du PS
31:52qui me disait
31:52on n'est pas là
31:53pour servir la soupe
31:54à Jean-Luc Moudin
31:55si il y a moyen
31:56de récupérer Toulouse
31:57et de faire rebasculer Toulouse
31:59à gauche
32:00et bien on y va
32:00quitte à ce que ce soit
32:01d'ailleurs les insoumis
32:02ça va laisser des traces
32:03Philippe Moreau-Chevrolet
32:04à l'intérieur
32:05j'allais dire
32:06du camp socio-démocrate
32:07au sens large
32:08je pense que c'est la place publique
32:09mais aussi une partie
32:09du parti socialiste
32:11finalement
32:11ces différences
32:12quand on parle d'alliance
32:13avec LFI
32:14c'est pas une trace
32:15c'est une fracture
32:15on a deux camps très clairs
32:17on a Gabriel Attal
32:19d'un côté
32:19pour lancer la majorité présidentielle
32:21si on veut
32:21ou le parti présidentiel
32:23Raphaël Glucksmann
32:24François Hollande
32:25pour l'ancienne garde socialiste
32:26qui disent très clairement
32:27pas d'alliance avec les populistes
32:29pas d'alliance avec LFI
32:30il y a eu des déclarations antisémites
32:32on s'en tient là
32:33et puis à côté de ça
32:34vous avez toute une branche du PS
32:36qui est plus pragmatique
32:37parce que aussi
32:37plus proche
32:38des besoins électoraux du parti
32:40et qui va aller dans une alliance
32:42et ça
32:42cette gauche là
32:43elle dérive
32:44ces deux gauches dérivent
32:45l'une par rapport à l'autre
32:46de manière accrue
32:47et ça c'est toute la force de LFI
32:49et LFI en ce moment
32:50est plus dans une oeuvre
32:51de destruction
32:52de ce qui reste de la gauche
32:53finalement
32:53pour essayer de ramasser
32:54la mise en 2027
32:55que dans une oeuvre
32:56de construction
32:57et il y a une stratégie
32:58de la part de la France insoumise
33:01qui est mise en place
33:02et ce qui différencie
33:03ce qui donne une force incroyable
33:04aux partis populistes
33:06en ce moment
33:06comme LFI ou le RN
33:07ou Reconquête
33:08c'est que eux
33:09ils ont une stratégie de long terme
33:10et que ça fait bien longtemps
33:12qu'en face
33:12il n'y en a plus
33:13de stratégie de long terme
33:14tout va se jouer finalement
33:15sur les résultats de dimanche
33:16c'est à dire
33:16on verra les villes qui tomberont
33:18et en fonction des villes
33:18qui vont tomber
33:19certains vont dire
33:20nous on était dans le vrai
33:20en passant une alliance
33:21et d'autres qui vont dire
33:22on était dans le vrai
33:23en ne passant pas d'alliance
33:24c'est comme ça que ça va se jouer
33:25Cédric ?
33:25peut-être
33:26mais en fait
33:27je ne sais pas
33:27s'il y a une fracture
33:28si importante
33:28parce que là
33:30la fracture
33:31elle est aussi
33:31entre ceux qui sont
33:33ici
33:34et ceux qui sont sur le terrain
33:36Raphaël Glucksmann
33:37qui est invité
33:37sur beaucoup de plateaux
33:38tant mieux pour lui
33:39il ne joue absolument rien
33:40dans ses municipales
33:41son parti n'a pas de ville
33:43n'a même pas un village
33:44donc lui
33:45ça ne lui coûtera rien
33:46de dire
33:46ne vous alliez avec personne
33:48François Hollande
33:49c'est là qu'on ne comprend pas bien
33:50parce que François Hollande
33:50va sur une radio
33:52avec très grande écoute
33:53dire
33:54pas d'accord
33:56alors que dans sa propre ville
33:57il espérait sans doute
33:58que ça passe sous les radars
33:59donc là c'est plus
34:00on n'est jamais très
34:01que par les siens
34:02en général
34:02ça passe sous les radars
34:03ça a été énorme
34:04il le savait
34:05évidemment qu'il le savait
34:06ils sont très proches
34:07avec l'honneur de Dieu
34:07donc en fait
34:09tout le monde est un peu d'accord
34:10chez les socialistes
34:11qui ont beaucoup de position locale
34:13pour que ça soit pragmatique
34:14par contre on va peut-être
34:14avoir une leçon de ça
34:16sur la façon
34:16de mener les polimiques à gauche
34:18parce que si on regarde
34:19Raphaël Luxman
34:20qu'on ne sait pas
34:20ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon
34:22il y a 15 jours
34:22on a l'impression
34:23qu'il a des choses horribles
34:24il y a des choses à gauche
34:25sans doute
34:25des clarifications à faire
34:27mais si on crie tous les matins
34:28à l'antisémitisme à gauche
34:30et qu'on laisse tranquillement
34:31l'extrême droite
34:32de ce point de vue là
34:32mais le plus simple
34:33pour éviter l'antisémitisme
34:35c'est de ne pas faire
34:35de déclarations antisémites
34:36ça c'est le plus rapide
34:39c'est là qu'on peut juger
34:40qu'est-ce qui est antisémite
34:41qu'est-ce qui ne l'est pas
34:41il y a 200 candidats ARN
34:43qui ont été épinglés
34:44pour antisémitisme
34:45et on parle toute la journée
34:47de Jean-Luc Mélenchon
34:48qui a fait des déclarations douteuses
34:50c'est un fait
34:51pardon
34:52douteuse c'est un fait
34:54oui mais on voit bien
34:55que là il y a un truc
34:55qui est allé trop loin
34:56et qui fait que
34:57si vraiment
34:58si vraiment
35:00si vraiment
35:01tout le monde était convaincu
35:02si tous ceux qui l'ont accusé
35:04d'antisémitisme
35:05il y a 15 jours
35:06étaient complètement sincères
35:07il y a des gens
35:07qui ont refusé cette logique
35:09François Ruffin
35:10Clémentine Autain
35:11pas sur l'antisémitisme
35:13non ils ont refusé
35:14la logique de suivre un chef
35:15et uniquement un chef
35:16oui mais ça
35:16ça c'est une autre question
35:18on ne sait pas
35:18est-ce que Jean-Luc Mélenchon
35:19est gentil ou pas
35:19c'est pas ça la question
35:20Clément justement
35:20sur cette question
35:21on parle toujours
35:22de ces deux gauches irréconciliables
35:24ça va laisser des traces
35:26pour vous ?
35:26je ne sais pas
35:27ça va laisser des traces
35:28mais effectivement
35:28il y a quand même
35:29la présidentielle
35:29qui va arriver
35:30et il y a cette question
35:32est-ce qu'on fait
35:32une primaire à gauche
35:33et donc il y a ça aussi
35:35il y a le débat
35:36est-ce qu'on s'allie
35:37dans des villes
35:37ou est-ce qu'on pourra
35:40s'allier pour faire une primaire
35:41donc il y en a qui sont pour
35:42il y en a qui sont contre
35:43et donc aussi
35:44ce qui va se jouer
35:44après ces municipales
35:45c'est de voir un peu
35:46ce qui s'est passé
35:47et peut-être pour certains
35:48de se dire
35:49il faut vraiment
35:49qu'on fasse une primaire
35:50ou d'autres au contraire
35:51ça va les conforter
35:52dans l'idée
35:53qu'il ne faut pas faire
35:53de primaire à gauche
35:54Aurélie
35:55une dernière ville
35:55avec laquelle je voulais
35:56qu'on insiste un petit peu
35:58c'est Strasbourg
35:59je sais que ça vous fait plaisir
36:01je sais que ça vous fait plaisir
36:02Strasbourg
36:03c'est magique
36:04c'est magique
36:04c'est magique Strasbourg
36:05alors attention
36:06tout le monde est bien accroché
36:08chez nos auditeurs
36:09et spectateurs
36:09j'imagine
36:10l'ancienne maire socialiste
36:13de Strasbourg
36:13Catherine Trottmann
36:14est arrivée en tête dimanche
36:16il y a une haine féroce
36:18entre les socialistes
36:19et les écologistes
36:20à Strasbourg
36:21aujourd'hui
36:21la ville est détenue
36:22par les écologistes
36:23Jeanne Barseguian
36:24la maire sortante écolo
36:26est arrivée
36:26troisième
36:27à peine 20%
36:28dimanche
36:29elle a tout de suite
36:30fait alliance
36:31avec les insoumis
36:32qui étaient autour
36:33de 12-13%
36:34à Strasbourg
36:35donc
36:36Catherine Trottmann
36:37voulant conforter
36:39son statut
36:39de favorite
36:40à Strasbourg
36:41a contre-attaqué
36:42en annonçant
36:43ce matin
36:44une alliance
36:45avec le candidat
36:46Horizon
36:47Horizon Renaissance
36:48donc un candidat
36:49du parti
36:50d'Edouard Philippe
36:51qui a fait à peine
36:52plus de 5%
36:53dimanche
36:53sauf que
36:54Horizon
36:55le parti d'Edouard Philippe
36:57a dit
36:57mais non
36:57on ne peut pas cautionner
36:59une alliance
36:59entre le parti socialiste
37:01et nous qui sommes
37:02le centre droit
37:03la droite
37:03donc Horizon
37:05soutiendra finalement
37:06dimanche
37:06le candidat LR
37:08Jean-Philippe Vetter
37:09qui est arrivé
37:10deuxième dimanche
37:11et Olivier Faure
37:12assure en chérie
37:13après
37:14puisqu'à la mi-journée
37:16il a dit
37:16ah non mais
37:17Catherine Trottmann
37:18ne pourra plus
37:18non plus se revendiquer
37:20de l'étiquette socialiste
37:21parce que
37:22Olivier Faure
37:23non plus
37:23ne voit pas
37:24comment on peut faire
37:25une alliance
37:26entre Horizon
37:27et le parti socialiste
37:29voilà
37:29donc les électeurs
37:30à Strasbourg
37:31dimanche
37:31il n'y aura plus
37:32beaucoup de logos
37:33du coup sur les partis
37:34il va falloir se débrouiller
37:35entre la liste
37:37écolo LFI
37:38la liste
37:39Trottmann
37:39anciennement socialiste
37:41mais un peu centre droit
37:42et la liste de droite
37:43soutenue par le centre
37:44de Jean-Philippe Vetter
37:45je vais vous faire une confidence
37:46j'ai tout compris
37:46Aurélien
37:47vous avez été
37:47très très clair
37:49juste un mot
37:49avant qu'on passe
37:50à notre deuxième thème
37:51sur la droite
37:53c'est une situation
37:54qui est très très délicate
37:55pour elle
37:55parce que bon
37:55effectivement
37:56on ne sait pas
37:56si Rachida Dat
37:57il va l'emporter
37:57mais voilà
37:59ça va se jouer
37:59à peu de voix
38:00Lyon
38:00ça s'annonce compliqué
38:01également
38:02pour Jean-Michel Aulas
38:03Nice
38:04c'est perdu
38:04pour Estrosi
38:05c'est Ciotti
38:07allié du Rassemblement National
38:09qui peut l'emporter
38:10je parle de la droite
38:10la droite républicaine
38:12Toulouse
38:12mal parti
38:13effectivement aussi
38:14pour le maire sortant
38:15ça pourrait être
38:16très très chaud
38:18finalement
38:18pour les républicains
38:20dimanche soir
38:20c'est vrai que
38:21au départ
38:23Bruno Retailleau
38:24espérait une vague bleue
38:25pour les LR
38:26sauf qu'en fait
38:26la vague bleue
38:27on la voit pas trop
38:28Rachida Datty
38:29c'est pas fait
38:29c'est pas du tout perdu
38:30mais c'est pas fait
38:31il misait énormément
38:33sur Jean-Michel Aulas
38:34à Lyon
38:35Jean-Michel Aulas
38:36qui n'est pas encarté
38:37mais qui est le candidat
38:38de la droite
38:39et tout le centre
38:40sauf que
38:41Jean-Michel Aulas
38:41c'est pas du tout gagné
38:43après l'alliance conclue
38:44entre Grégory Doucet
38:46l'écologiste sortant
38:47et la France Insoumise
38:48Jean-Michel Aulas
38:49c'est plus du tout sûr
38:50il était le favori
38:51il y a quelques semaines
38:51et là son statut
38:53de favori
38:54il est arrivé à touche-touche
38:55avec Grégory Doucet
38:56dimanche
38:57le statut de favori
38:58c'est compliqué
38:58il y a effectivement
38:59le cas de Nice
39:00qui va être vraiment
39:01un sale coup
39:02pour la droite républicaine
39:03parce que
39:04si Eric Ciotti
39:05l'emporte effectivement
39:06ça validera
39:07sa stratégie à lui
39:08de l'union des droites
39:09d'avoir quitté LR
39:10pour faire alliance
39:11avec le Rassemblement National
39:12il faut savoir qu'aujourd'hui
39:13la plus grande ville
39:14détenue par LR
39:16c'est Nîmes
39:17c'est la seule ville
39:19de 150 000 habitants
39:20sauf qu'en fait
39:20qu'est-ce qui s'est passé
39:21à Nîmes dimanche dernier
39:22c'est le RN
39:23qui est arrivé en tête
39:24devant la liste
39:25du parti communiste
39:26et derrière
39:27vous avez
39:27deux anciens adjoints
39:29du maire sortant LR
39:30qui n'y retournaient pas
39:31qui se sont fait la guerre
39:32donc ils ont fusionné
39:33pour le second tour
39:34mais c'est pas du tout dit
39:35qu'ils vont réussir
39:36à garder leur plus grande ville
39:37un mot sur Bordeaux
39:38parce que c'est peut-être
39:40une ville
39:40qui pourrait basculer
39:41dans le camp de la Macroniste
39:42qui serait quand même
39:43presque un scoop
39:45en quelque sorte
39:47Oui, Bordeaux
39:48très intéressant
39:49parce qu'en fait
39:49le maire sortant écologiste
39:51Pierre Hurmique
39:52lui a refusé
39:53toute alliance
39:54avec les Insoumis
39:55donc il y va
39:56tout seul
39:57sauf que
39:58jusqu'à 18h
39:59il pensait
40:00qu'il serait dans
40:01une triangulaire
40:02avec donc Thomas Cazenave
40:03l'ancien ministre
40:04du budget macroniste
40:05et l'économiste
40:06Philippe de Sertine
40:07qui a fait un score
40:09inattendu surprise
40:1020% dimanche dernier
40:11donc Pierre Hurmique
40:12en triangulaire
40:13il pouvait sauver
40:14sa mairie écologiste
40:15sauf qu'à 18h
40:16Philippe de Sertine
40:17a annoncé
40:18qu'il n'avait pas
40:19déposé sa liste
40:20donc là
40:20mécaniquement
40:21ça ouvre le champ
40:22à l'ancien ministre
40:23Thomas Cazenave
40:24pour essayer
40:25de gagner Bordeaux
40:26Je pose une question
40:27en quelques secondes
40:27la ville
40:28que vous allez surveiller
40:29très près dimanche
40:30Cédric
40:30et bien ça sera
40:32Nîmes
40:32parce que
40:33pour les raisons
40:33qu'a évoquées
40:34Aurélie
40:34c'est qu'on a
40:36un rapport de force
40:37presque équivalent
40:39entre les trois blocs
40:40là c'est plutôt la droite
40:42les macronistes
40:43sont pas trop dans l'histoire
40:43en réalité
40:44droite
40:44extrême droite
40:45et gauche
40:46avec un candidat communiste
40:48qui essaie de renouer
40:49avec une histoire
40:51puisque la gauche
40:51et le parti communiste
40:52ont eu cette ville
40:53et qui est
40:53la plus grande ville
40:54détenue par LR
40:55donc ça va avoir
40:56un enjeu
40:56très important
40:57pour l'implantation
40:59de la gauche
40:59dans le Gard
41:00du RN
41:01et de la droite
41:02au niveau national
41:03pour garder une ville
41:04Alors Nîmes
41:04pour vous Clémence
41:05Moi je pense que
41:06je vais regarder Paris
41:07quand même
41:07parce que je trouve
41:08que c'est intéressant
41:09et surtout le match
41:10a été relancé ce soir
41:11en fait
41:11donc c'est intéressant
41:13de voir ce que ça va donner
41:14Philippe Moro-Chevrolet
41:15Moi je vais regarder Paris
41:15parce qu'en fait
41:16je pense que Mélenchon
41:17aimerait bien décapiter Paris
41:18et montrer à la gauche
41:19sa capacité de puissance
41:21et ça enlèverait aussi
41:23beaucoup de moyens
41:24au parti socialiste
41:25et ça signerait quand même
41:26la fin d'une ère politique
41:27politique majeure
41:28donc ça va être passionnant
41:30à suivre
41:30Et puis Nantes
41:31parce que je suis Nantais
41:31d'origine
41:33Paris est doublement pris
41:34moi je vais regarder
41:35aussi beaucoup
41:35ce qui va se passer
41:36à Nantes, Toulouse
41:37voir si effectivement
41:38ces fusions PS-LFI
41:39et bien ça gagne à la fin
41:41Merci en tout cas Aurélie
41:43d'avoir été avec nous
41:43dans cette première
41:44grande partie des informés
41:46je vous libère
41:47on va parler
41:47de notre deuxième thème
41:50la guerre au Moyen-Orient
41:51avec deux événements
41:51majeurs aujourd'hui
41:53la mort de haut dignitaire
41:54du régime
41:55Ali Laridjani
41:56le général Soleimani
41:57et le nom
41:58d'Emmanuel Macron
41:59à Donald Trump
42:00le président français
42:01qui ne veut pas s'engager
42:02dans la sécurisation
42:04du détroit d'Hormuz
42:05on l'écoute
42:06nous ne sommes pas
42:07parties prenantes
42:07au conflit
42:08et donc jamais
42:09la France ne prendra part
42:10à des opérations
42:11d'ouverture
42:13ou de libération
42:13du détroit d'Hormuz
42:14dans le contexte actuel
42:15je le redis ici
42:16la France
42:17n'a pas choisi
42:18cette guerre
42:19nous ne prenons pas part
42:22et nous avons
42:22une position
42:23purement défensive
42:24en protection
42:25de nos ressortissants
42:26en soutien
42:28de nos alliés
42:29Philippe Moreau-Chevrolet
42:30on va être dans un instant
42:30avec Sébastien Boussois
42:32mais d'abord
42:33sur l'image
42:34du président
42:35il y a toujours
42:35un petit effet drapeau
42:36qui marche
42:37du côté d'Emmanuel Macron
42:39il y a quelques sondages
42:40un petit peu meilleurs
42:41depuis que la guerre
42:42entre guillemets
42:43a débuté
42:43le tournant
42:44c'est le sommet de Davos
42:45il y a quelques mois
42:47en plein hiver
42:48on était en Suisse
42:49et là en Suisse
42:50il s'est passé
42:50quelque chose d'incroyable
42:51qui est cette séquence
42:53avec les lunettes de soleil
42:54alors ça a l'air
42:54complètement dérisoire
42:55futile
42:56mais ça n'a pas été futile
42:57parce que
42:57cette séquence du for sure
42:59alors on est européen
43:00on est lent
43:00il faut qu'on nous réforme
43:01on est d'accord
43:02en gros c'est ce qu'il a répété
43:04un peu comme un mantra
43:04a été repris partout dans le monde
43:05il a fait la une des journaux
43:06du monde entier
43:07et on a compris à ce moment-là
43:09avec le discours remarquable
43:10du premier ministre
43:10Marc Carnet
43:11pour la démocratie dans le monde
43:12qu'il y avait un bloc démocratique
43:14qui se constituait
43:15dont Emmanuel Macron
43:16est devenu l'une des principales figures
43:17le ministre canadien
43:18et depuis
43:19le premier ministre canadien
43:20Marc Carnet
43:21il a fait un discours
43:22qui était absolument remarquable
43:23sur le fond
43:23on avait le son
43:25et l'image avec Macron
43:26et le fond
43:27avec Marc Carnet
43:28c'était remarquable
43:29cette séquence
43:30ça a changé les choses
43:31Trump a compris
43:32qu'il pouvait aussi
43:33être dominé
43:33sur le terrain
43:33de la culture populaire
43:34c'était la première fois
43:35et surtout
43:36on a un bloc démocratique
43:37qui s'est retrouvé
43:38supposé à Donald Trump
43:39et ça
43:40ça change la donne
43:41et depuis
43:41Macron est sur une forme
43:42de lancé
43:43et de puissance
43:44comme ça
43:44bonsoir
43:45bonsoir
43:47merci d'être dans
43:47les informés
43:48vous êtes chercheur
43:48en sciences politiques
43:49spécialiste du Moyen-Orient
43:51directeur de l'institut
43:53géopolitique européen
43:54la réaction de Trump
43:55elle est venue assez vite
43:56après le nom
43:57d'Emmanuel Macron
43:58il a dit
43:59ça me sidère
43:59les pays de l'OTAN
44:01font
44:02les pays de l'OTAN
44:03font une erreur idiote
44:04est-ce que vous êtes surpris
44:06j'allais dire
44:06un par le discours
44:07d'Emmanuel Macron
44:08et deux par la réaction
44:09de Donald Trump
44:10bah écoutez
44:11non pas vraiment
44:12ça finit par être
44:13un jeu entre deux
44:14on voit à quel point
44:15Emmanuel Macron
44:16aujourd'hui représente
44:17ce nouvel ordre
44:18pour Donald Trump
44:19en fait celui qui résiste
44:20aux invasions
44:22aux agressions
44:23celui qui résiste
44:24en défendant
44:25le droit international
44:26et également en défendant
44:28l'Union Européenne
44:29alors il est vrai que l'Europe
44:30est très divisée
44:31qu'Emmanuel Macron
44:33a probablement
44:34un petit peu plus de temps
44:35qu'avant
44:36pour se concentrer
44:37sur l'international
44:39et que du coup
44:39il a toujours cherché
44:40à peser
44:41dans ce concert
44:43des nations
44:44rappelez-vous
44:44à l'époque où il avait reçu
44:46pour la première fois
44:46Donald Trump
44:47et Vladimir Poutine
44:48quand il a essayé
44:49de jouer un rôle
44:50charnière
44:50au moment du début
44:51de la guerre en Ukraine
44:52il essaie toujours
44:53d'avoir effectivement
44:54cette voix
44:55la France peine parfois
44:57à être entendue
44:58mais en tout cas là
44:59elle montre de la résistance
45:00à Donald Trump
45:01au président américain
45:02et je pense que ça l'agace
45:03et donc évidemment
45:04il y a une forme de jeu
45:05entre deux
45:06probablement qu'ils se respectent
45:07tous les deux
45:08mais au fond
45:08Donald Trump
45:09n'aime pas beaucoup
45:10avoir de barrières
45:12et de personnes
45:13qui freinent
45:14ses ambitions
45:15mais là on voit
45:15à quel point
45:16effectivement
45:16Donald Trump
45:17a basculé
45:18dans quelque chose
45:18d'offensif
45:19avec cette guerre
45:20pendant que les Européens
45:21s'arc-boutent
45:22sur cette idée
45:23d'un soutien
45:24on va dire
45:25défensif
45:26avant tout
45:26pour défendre l'Europe
45:28mais un soutien défensif
45:30aux partenaires
45:31de la région
45:31notamment les Émirats
45:33Arabes Unis
45:33ou le Qatar
45:34ou ces pays-là
45:34Alors il y a la mort
45:35Sébastien Boussois
45:36d'Ali Laridjani
45:38qui est un très haut
45:39dignitaire du régime
45:41qui est-il exactement ?
45:43Écoutez
45:43Ali Laridjani
45:45on voit que
45:45semaine après semaine
45:46on découvre
45:47un nouveau dirigeant
45:48stratégique et fondamental
45:50dans l'architecture politique
45:51extrêmement complexe
45:52de l'Iran
45:53avant la guerre
45:55bon nombre pensaient
45:56qu'il y avait
45:56uniquement
45:57Ali Khamenei
45:57le fameux guide suprême
45:59et qu'il y avait
46:00ce président iranien
46:01qui n'a jamais eu
46:02un véritable grand rôle
46:03on en oubliait
46:04évidemment
46:05à la fois
46:05les Basidji
46:06et les Pastaran
46:07tous les gardiens
46:08de la révolution
46:08qui sont extrêmement nombreux
46:11qui sont près de 200 000
46:12ces fameuses milices
46:13à la disposition
46:16du régime
46:17et Ali Laridjani
46:18après la mort
46:19d'Ali Khamenei
46:19a quelque part
46:21s'est révélé
46:22au grand public
46:24occidental
46:24comme l'architecte
46:26de tout ce qui s'est mis
46:27en place
46:28en termes de radicalisation
46:30et de raidissement
46:30du régime
46:31depuis des mois
46:32et des mois
46:33il est à la manœuvre
46:34avec Soleimani
46:35qui également
46:35a été éliminé
46:36hier
46:37dans la répression
46:39contre les manifestants
46:41iraniens
46:41depuis le mois
46:42de décembre
46:42et dans le même temps
46:44Donald Trump
46:44avait cet espoir
46:45que cet homme
46:46lettré
46:46qui avait écrit
46:474 livres sur Kant
46:49finalement
46:49ait sa propre
46:50perception
46:51de la paix
46:52perpétuelle
46:53qui n'est pas très
46:53compatible avec la nôtre
46:55il faut bien le dire
46:55mais il espérait
46:57pouvoir se servir
46:58de Laridjani
46:59comme d'un négociateur
47:00au moment
47:01où on reviendrait
47:02à des négociations
47:03et je ne serais pas
47:04beaucoup surpris
47:04que plus tard
47:06on apprenne
47:07quelque part
47:08que Netanyahou
47:08ait aussi cherché
47:09à couper l'herbe
47:10sous le pied
47:10de Donald Trump
47:11pour éviter
47:12que Donald Trump
47:13qui tergiverse
47:14entre offensives
47:15et négociations
47:16puisse avoir l'envie
47:17de trouver un moyen
47:18de sortir la tête haute
47:20de cette histoire
47:21et puisse avoir eu envie
47:22de revenir
47:23à un moment ou un autre
47:23à des négociations
47:25le seul qui pouvait
47:26peut-être
47:26à un moment ou un autre
47:27permettre ça
47:28c'est Laridjani
47:29il n'y a plus de Laridjani
47:30ça veut dire
47:30qu'il y a des dissensions
47:31pour vous
47:32clairement
47:32entre la vision
47:34des américains
47:34et celle des israéliens
47:36ce soir
47:37elle existe depuis
47:38elle existe depuis le début
47:39et je pense même
47:39qu'elle existe en réalité
47:40depuis des semaines
47:41il est clair que
47:42le régime
47:44l'état hébreu
47:45a dit à maintes reprises
47:47que son objectif
47:48n'était pas
47:49l'élimination
47:50de la république islamique
47:52or on sait bien
47:52que pour Benjamin Netanyahou
47:54depuis au moins
47:55Barack Obama
47:55et 2012
47:56l'objectif
47:57d'une attaque
47:59pour renverser le régime
48:00n'était pas du tout
48:01une simple option
48:03pour Donald Trump
48:04il est géné aux entournures
48:06bien sûr
48:06puisqu'il nous vend
48:07dans ce basculement
48:08des Etats-Unis
48:09entre l'époque
48:10des néo-cons
48:10extrêmement interventionnistes
48:12et très fans
48:13des régimes change
48:13à une période
48:15plutôt de néo-réactionnaires
48:17qui sont plutôt
48:18dans la logique du repli
48:19le fameux
48:20make America great again
48:21c'était un repli américain
48:22c'était la fin
48:23des guerres sans fin
48:24et je pense que
48:25Donald Trump
48:25a cédé aux sirènes
48:26de Benjamin Netanyahou
48:27qui lui a
48:28probablement promis
48:29une guerre courte
48:30d'ailleurs rappelez-vous
48:31Donald Trump avait espéré
48:32qu'il y ait une capitulation
48:33du régime iranien
48:34avant même
48:35que l'armada
48:36se mette en marche
48:37et que la guerre démarre
48:38ça n'a pas fonctionné
48:39il a probablement
48:40et espère encore
48:41dans son fort intérieur
48:42qu'il y ait une capitulation
48:44du régime iranien
48:45c'est beaucoup plus compliqué
48:46mais le problème
48:46c'est que plus la guerre dure
48:48plus ça devient
48:49très problématique
48:49pour Donald Trump
48:50de sortir
48:51de cette histoire
48:52et personne
48:53mais vraiment personne
48:54n'est sûr
48:55que le régime tombera demain
48:56Clémence Lemestre
48:57il y a évidemment
48:58la question économique
48:58est-ce que vous pouvez imaginer
49:00puisque Macron a dit non
49:01clairement à Trump
49:02que Donald Trump décide
49:05de nouvelles sanctions
49:06contre la France
49:07est-ce que c'est imaginable ?
49:08Alors avec Donald Trump
49:09c'est toujours imaginable
49:10puisque dès qu'il n'est pas d'accord
49:11avec quelqu'un
49:12il lui répond
49:12je vais augmenter tes droits de douane
49:14donc il pourrait dire
49:15j'augmente les droits de douane
49:16alors il faut quand même rappeler
49:17qu'il ne peut pas augmenter
49:18les droits de douane
49:19de la France tout seul
49:20puisque ce sont des droits de douane
49:22européens
49:22et en plus
49:23on s'est aperçu
49:24que sa dernière hausse
49:25de droits de douane
49:25où il a dit
49:26je vais augmenter le monde entier
49:27à 15%
49:28parce qu'il n'était pas content
49:29après que la Cour suprême
49:30lui ait interdit
49:31de faire ce qu'il faisait
49:32avec ses droits de douane
49:33finalement on s'aperçoit
49:34que sur le terrain
49:35il n'a pas augmenté
49:35les droits de douane
49:36donc il y a toujours
49:36des risques de représailles
49:38il faut voir lesquels
49:40Séverick Clérin
49:40le discours d'Emmanuel Macron
49:42qui a été assez ferme
49:43en disant
49:43pas question qu'on aille
49:44comme ça
49:45en tout cas
49:45pas dans un premier temps
49:46vers le détroit d'Ormuz
49:47il vous a rassuré ?
49:49Non pas tellement
49:50d'autant qu'on fait encore
49:53des zigzags
49:54parce qu'on n'avait pas bien compris
49:55il avait quand même dit
49:56qu'il envoyait
49:57le Charles de Gaulle
49:58et les frégates
49:58pour sécuriser le détroit
49:59on se demandait ce que ça voulait dire
50:01Alors c'est pour protéger
50:02nos intérêts
50:02le discours officiel
50:03Oui mais il avait quand même
50:04il avait prononcé les mots
50:05de sécuriser le détroit
50:06donc ça peut vouloir
50:07tout et rien dire
50:08donc on était en
50:12presque belligérance
50:12ou en tout cas en risque
50:13de belligérance
50:14dès lors qu'on envoie
50:15des trucs sur place
50:16mais surtout
50:17il y a quand même
50:19Donald Trump a ouvert
50:20la sonnette d'Overton
50:21parce qu'il y a 10 ans
50:22dans le même cas
50:23la France
50:24où il y a 15 ans
50:25ça s'appelait Dominique de Villepin
50:26et ça disait
50:27cette guerre est illégitime
50:28etc
50:28il y avait des débats
50:29à l'ONU tous les jours
50:31des condamnations
50:31des résolutions
50:32Il y a même plus de 15 ans
50:33puisque c'était en 2003
50:36ça passe vite le temps
50:36Mais il y a 15 ans
50:38ça marchait encore
50:39là aujourd'hui
50:40on a un président américain
50:41qui fait ce qu'il veut
50:43et un président français
50:44qui essaie de montrer les muses
50:46non je ne vous aiderai pas
50:47à faire ce que vous voulez
50:48complètement
50:48à ce que vous voulez faire
50:50Sébastien Boussoya
50:51il y a aussi
50:51cette déclaration
50:52très intéressante
50:53cette démission
50:54d'ailleurs
50:54d'un des hauts chefs
50:56de l'antiterrorisme américain
50:58Joe Kent
50:59qui dit finalement
51:00l'Iran n'était pas une menace
51:02pour les Etats-Unis
51:03pas de menace immédiate
51:04ça se fissure
51:06du côté américain
51:07en ce moment ?
51:09Écoutez
51:09comme je le disais
51:10plus la guerre dure
51:11plus ça va devenir compliqué
51:12pour Donald Trump
51:12de convaincre son électorat
51:14je rappelle
51:15et on ne cesse de le rappeler
51:16qu'il y aura les élections
51:17de midterms en novembre
51:18et que ça pourrait coûter cher
51:19évidemment à Trump
51:20en termes de trahison
51:21par rapport aux objectifs
51:23et le programme
51:24qu'il a vendu
51:26aux américains
51:26et en l'occurrence
51:27à l'électorat MAGA
51:29Joe Kent
51:30effectivement
51:30a démissionné
51:32il s'oppose aujourd'hui
51:34au président
51:35qu'il a nommé
51:36je crois
51:36il y a à peine
51:37il y a à peine un an
51:38et on voit
51:38qu'il y a évidemment
51:39des dissensions
51:40autour
51:42de l'état-major américain
51:44si ce qu'il dit
51:45il y avait également
51:46très proche de Trump
51:48des personnes
51:48qui n'étaient pas
51:49pour une intervention
51:50il y a évidemment
51:51le fait du prince
51:52je rappelle quand même
51:53par rapport à ce qui vient
51:54d'être dit auparavant
51:55qu'il y avait
51:55des contre-pouvoirs
51:57à l'époque
51:57ou des contre-poids
51:58qui s'appelaient
51:59les Nations Unies
52:00et le multilatéralisme
52:01au moment de la guerre
52:02en Irak
52:02et qu'aujourd'hui
52:03tout ça effectivement
52:04a volé en éclats
52:05on n'est plus du tout
52:06dans la même situation
52:07et on se retrouve
52:09effectivement aujourd'hui
52:10avec des États-Unis
52:12qui peuvent difficilement
52:13s'arrêter en chemin
52:15parce qu'au final
52:16si Donald Trump
52:17rentre aux États-Unis
52:18il n'aura pas apporté
52:20le renversement du régime
52:21il n'aura pas non plus
52:22pour le même prix
52:23apporté une forme
52:24de processus
52:25de démocratisation
52:27et tout ça risque
52:29effectivement
52:29de lui coûter
52:30assez cher
52:31par rapport à une partie
52:32de ceux
52:33des Américains
52:34qui ne voulaient
52:34surtout pas
52:35que les États-Unis
52:37se réengagent
52:37dans une guerre
52:38eu égard aux séquelles
52:40et à l'histoire
52:41des États-Unis
52:41qui depuis trois siècles
52:43s'engagent
52:44dans des guerres
52:44qui ne sont pas
52:45toujours concluantes
52:46tout simplement
52:47parce que les conflits
52:47ont changé
52:48les États ont changé
52:49et qu'aujourd'hui
52:50on est dans des guerres
52:51asymétriques
52:51pour lesquelles on voit
52:52à quel point
52:53les armées conventionnelles
52:54ont véritablement
52:55du mal
52:56à trancher dans le vif
52:57si je puis dire
52:58très rapidement
52:58Sébastien Moussoit
52:59une dernière question
53:00quelques secondes
53:01cette mort d'Ali Laragini
53:03elle ne peut pas servir
53:04justement à Trump
53:05de dire
53:05voilà j'ai réussi
53:06le contrat
53:07j'ai éliminé
53:08tous les hauts dignitaires
53:09maintenant entre la maison
53:09j'ai gagné la guerre
53:10parce qu'on sent bien
53:11qu'il a envie
53:11de mettre fin
53:11à cette guerre
53:12assez rapidement
53:14Oui bah encore une fois
53:15la complexité
53:16de savoir ce que c'est
53:16qu'une guerre
53:17arrêter la guerre
53:18comme disait l'autre
53:19à un moment
53:19il faut savoir
53:20arrêter une guerre
53:21mais est-ce qu'on revient
53:21à la table des négociations
53:22est-ce qu'on remet en place
53:24les acteurs régionaux
53:25qui jouaient le rôle
53:26de médiateurs
53:26d'avant la guerre
53:27je pense notamment
53:28évidemment au Qatar
53:29qui n'a pas réagi
53:31face à l'Iran
53:32parce qu'il sait
53:33qu'il doit absolument
53:34continuer à espérer
53:35de pouvoir jouer
53:36ce rôle de médiateur
53:37parce qu'il n'y a pas
53:37beaucoup d'autres solutions
53:39que de revenir
53:39à la table des négociations
53:41à un moment ou un autre
53:42mais alors on vient
53:43à quelle table des négociations
53:44et avec qui
53:45le régime de maintenant
53:47celui d'après
53:48il est clair
53:49que les mots
53:49de Donald Trump
53:50au-delà de sa poésie
53:51et de sa prose
53:53lui sont tout à fait particuliers
53:54et ce qu'il appelle
53:55une guerre qui est bientôt finie
53:57n'est certainement pas
53:58la même perception
53:58que ce qu'en ont
53:59les Israéliens
54:01certainement pas
54:01la même perception
54:02que ce que les Iraniens
54:03de l'intérieur en ont
54:04et puis les Européens
54:06c'est encore effectivement
54:06une autre perception
54:08donc évidemment
54:09tout ça reste
54:10extrêmement flou
54:11sur la fin de la guerre
54:12comme d'ailleurs
54:13sur les objectifs
54:14depuis le début
54:14Merci beaucoup
54:15Sébastien Boussois
54:16merci d'avoir été
54:17dans Les Informés
54:17je rappelle que vous êtes
54:18chercheur en sciences politiques
54:19spécialiste du Moyen-Orient
54:20directeur de l'Institut
54:22géopolitique européen
54:23merci beaucoup
54:24Cédric Lérin
54:25rédacteur en chef
54:26de l'Humanité magazine
54:26l'Huma demain
54:27l'Huma demain
54:28c'est Paris
54:29Paris à haut risque
54:30Paris à haut risque
54:31est-ce que la une
54:32Clémence Lemestre
54:33des Echos ?
54:34Alors la une
54:34c'est sur les renouvelables
54:36et la Cour des Comptes
54:36qui tire la sonnette d'alarme
54:38Merci également
54:39à Philippe Moreau-Chevrolet
54:40je rappelle que vous êtes
54:40communiquant associé
54:41au cabinet de conseil
54:43en communication
54:43Nocom
54:44je vous souhaite
54:44une excellente soirée
54:46sur France Info
54:47bien sûr
54:47Sous-titrage Société Radio-Canada
54:48Sous-titrage Société Radio-Canada
54:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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