- il y a 5 jours
Les informés de franceinfo du vendredi 13 mars 2026
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00:07Et bienvenue dans les informés du matin, rendez-vous de décryptage de l'actualité de France Info tous les matins
00:13à la radio et à la télévision, canal 16 de la TNT jusqu'à 9h30.
00:17C'est avec vous Renaud Delis, bonjour.
00:18Bonjour Benjamin.
00:19Ce matin, autour de la table, Aurore Malval, bonjour.
00:22Bonjour.
00:23Journaliste politique à Marianne, s'il vous encourage.
00:26Bonjour.
00:26Bonjour.
00:26Directeur adjoint de la rédaction du Nouvelle-Obs, c'est Nicolas Teilhard, bonjour.
00:30Bonjour.
00:31Rédaction internationale de Radio France avec ce premier débat, Renaud, la mort de ce soldat français hier sur une base
00:38au Kurdistan irakien.
00:40Un adjudant-chef qui appartenait donc au 7ème bataillon de chasseurs alpins de Vars qui est mort pour la France
00:46selon les mots d'Emmanuel Macron dans la région d'Erbil en Irak.
00:50Il s'agit du premier mort français depuis le début de la guerre au Moyen-Orient entre les Etats-Unis
00:58d'Israël d'une part et l'Iran d'autre part.
01:00Une guerre d'ailleurs dont la France ne se veut pas, partie prenante à laquelle elle ne participe pas, même
01:04si des forces ont été déployées dans une posture défensive dans la région.
01:09On pense en particulier au porte-avions Charles de Gaulle.
01:11Alors que s'est-il passé exactement ? Qui sont les auteurs de cette attaque ?
01:14Voici ce qu'en disait ce matin le général Dominique Trinquant, ancien chef de la mission militaire française auprès de
01:21l'ONU à New York.
01:21Il était l'invité de France Info.
01:23Ça fait partie de la stratégie terroriste du gouvernement iranien qui anime tous ces réseaux.
01:31Et là, il s'agit probablement d'un mouvement proche de l'Iran qui attaque des forces françaises.
01:36La menace terroriste qu'il y avait dans la région était plutôt orientée vers la menace contre les djihadistes.
01:42Et ce sont d'autres terroristes qui sont alliés à l'Iran qui viennent de frapper ces soldats français.
01:49L'analyse du général Dominique Trinquant ce matin sur France Info.
01:52Nicolas Teilhard, rédaction internationale de Radio France.
01:54Que sait-on de ce qui s'est passé déjà et de ce groupe dont on parle, ce groupe pro
02:00-iranien ?
02:00Alors on sait que l'attaque a survenu assez tard hier soir.
02:03On a eu quelques images mais filmées de très loin, de flammes qui s'échappaient d'un camp qui serait
02:08situé à Malakarast à une quarantaine de kilomètres d'Herbil.
02:11Herbil, c'est la grande ville du Kurdistan irakien, cette région du nord de l'Irak.
02:17Et deux drones, selon le gouverneur de la région, auraient ciblé cette base militaire.
02:23On est là dans un scénario qui se répète ces derniers jours.
02:25Il y a de nombreuses bases militaires en Irak, notamment des bases américaines,
02:29des bases de la coalition internationale qui lutte depuis plus de dix ans contre l'État islamique.
02:34Et des attaques de drones ou de missiles ont été récurrentes.
02:38C'est ce qu'on peut dire, ces soldats n'avaient rien à voir avec la guerre en cours en
02:42Iran et au Moyen-Orient.
02:43Ils sont installés depuis longtemps dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
02:46Il y a une présence française depuis 2015 dans le cadre de cette opération internationale.
02:50Pourquoi ça continue ? Parce que les forces françaises continuent d'y mener des opérations.
02:55Il y a encore quelques cellules de Daesh qui opèrent en Syrie ou en Irak de manière très locale.
03:00Et puis parce qu'il y a des opérations de formation,
03:02notamment de l'armée irakienne ou des forces kurdes, les Peshmerga.
03:06Ça continue pour ça. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron a très rapidement insisté.
03:10C'est dans le strict cadre de ces opérations contre le terrorisme que ces soldats français étaient présents.
03:16Ça s'inscrit dans le même discours que la posture défensive qui a été avancée par le chef de l
03:21'État
03:21pour justifier la présence du porte-avions Charles de Gaulle dans la région.
03:24Surtout ne pas être impliqué dans ce conflit.
03:27Or, avec la mort de ce soldat hier soir, la France s'y retrouve entraînée bien malgré elle,
03:34comme l'a été l'Italie par exemple.
03:35Il y a deux jours, c'est une base italienne qui a été frappée exactement de la même manière dans
03:39la région.
03:40Sur le groupe qui est évoqué, une milice pro-iranienne,
03:46on n'a pas une revendication très claire de l'attaque.
03:49On parle ici du groupe Achab Al-Khaf qui fait partie de cette myriade de groupuscules armés,
03:55appuyés, soutenus, armés depuis des années par le régime iranien et qui sont installés en Irak.
04:01Ils ne revendiquent pas l'attaque dans un communiqué qui a été publié hier soir.
04:04En revanche, ils menacent de s'en prendre à tous les intérêts français en Irak et dans la région
04:10en faisant explicitement référence à la présence du porte-avions Charles de Gaulle.
04:14D'un mot, ça dit quelque chose aussi Nicolas, de la stratégie de l'Iran dans la région ?
04:18C'est un des deux grands pans de la stratégie iranienne, à la fois régionale et contre Israël.
04:22Il y avait le programme balistique avec des moyens de frapper Israël en cas d'attaque.
04:27Et puis, il y a le déploiement de ce qu'on a appelé des proxys,
04:31c'est-à-dire des groupes paramilitaires qui ont été financés, armés par Téhéran.
04:35On connaît très bien le Hamas à Gaza, on connaît surtout le Hezbollah libanais.
04:40On peut aussi citer les Houthis au Yémen.
04:42Et puis, toute cette, encore une fois, myriade de groupuscules irakiens
04:46parce qu'il y a une communauté chiite en Irak
04:49et parce que c'était aussi un axe absolument majeur pour Téhéran.
04:53On appelait ça l'axe de la résistance.
04:55C'est notamment parce que c'est via l'Irak que des armes pouvaient transiter
05:00et arriver jusqu'au Liban et fournir ainsi le Hezbollah.
05:04Et ces milices-là avaient notamment un rôle pour ça.
05:06Aurore Malval, avec la mort de ce soldat français sur cette base en Irak,
05:10est-ce que la France, de fait, est entraînée dans la guerre ?
05:14Disons que, de toute façon, à partir du moment où elle est sur place,
05:19où elle se réserve, comme elle l'avait dit,
05:21le droit, en tout cas, de mener des actions défensives,
05:25c'était déjà un terme qui pouvait laisser une grande place,
05:29je dirais, d'interprétation et éventuellement d'ambiguïté
05:32lorsque ses intérêts sont visés dans la région, justement, pour répliquer.
05:37Est-ce que la mort, justement, de ce militaire change radicalement cette donne ?
05:41Je n'ai pas eu l'impression qu'Emmanuel Macron, dans sa réaction,
05:45professe une autre doctrine.
05:46En revanche, on peut imaginer que la France, justement,
05:49mène des actions défensives en réponse à l'attaque, justement, de cette base française.
05:56Mais je n'ai pas le sentiment aujourd'hui, en tout cas,
05:58qu'elle est davantage entraînée dans la guerre qu'elle ne l'était il y a quelques jours avant.
06:03Le discours de la désescalade tenu par le président Emmanuel Macron,
06:06s'il vincourage, reste d'actualité, malgré ce qui s'est passé hier soir.
06:09C'est ce qu'on ressent quand on lit son communiqué.
06:13Il n'en profite pas de ces circonstances tragiques pour entraîner la France dans la guerre.
06:19Le problème, c'est qu'il ne faut pas que ça se reproduise.
06:21Or, ces soldats français, ils sont là pour former des militaires kurdes irakiens.
06:27Et il n'y a pas de protection antiaérienne sur cette base, par exemple.
06:32Donc, il faut soit la défendre, soit exfiltrer les soldats français.
06:36C'est ce que les Italiens ont fait.
06:37Ils ont retiré leurs soldats.
06:39Et c'est aussi un problème logistique.
06:42Et ceci est assez délicat de décider de quoi faire maintenant.
06:46Parce que s'il y avait une deuxième attaque, ce qui est tout à fait possible,
06:48parce que l'Irak est infesté de milices pro-iraniennes,
06:52qui peuvent s'autosaisir et agir par procuration.
06:55Donc, il y a un problème quand même important à régler.
06:59Politiquement, et sur le plan stratégique,
07:01c'est vrai que je pense que la France se retrouve, de fait, à un tournant.
07:03Avec Emmanuel Macron, on se retrouve à un tournant.
07:04D'une part, depuis maintenant près de deux semaines,
07:07il répète, il appelle à la désescalade,
07:09il répète que cette guerre n'est pas la nôtre,
07:10que la France n'est pas partie prenante.
07:12Jean-Noël Barrault, le mis à l'affaire étrangère, répète
07:14que la France ne l'approuve pas et n'y participera pas.
07:18Mais tous ces appels à la désescalade,
07:21l'appel aussi à Israël de ne pas lancer une offensive terrestre au sud-Liban, etc.
07:26Pour l'instant, reste au vin,
07:27parce qu'on est dans une période où le fracas des bombes domine
07:30et on voit bien que ni Benjamin Netanyahou ni Donald Trump
07:33ne semblent très réceptifs
07:34et pas davantage, évidemment, le régime des molles iraniens
07:37au message du chef de l'État.
07:39Et il s'avère que d'envoyer davantage de troupes,
07:41à commencer par le porte-avions Charles de Gaulle dans la région,
07:44même dans une posture purement défensive
07:46pour défendre les intérêts français,
07:48ce qui explique aussi le voyage d'Emmanuel Macron à Chypre.
07:51Et puis à Chypre aussi,
07:52sur le porte-avions d'une part,
07:53cette espèce de revue des troupes en quelque sorte,
07:55et puis à Chypre,
07:56parce que Chypre avait été aussi ciblée par Téhéran,
07:58il s'agissait d'afficher notre solidarité
08:00avec un allié européen visé.
08:01Cette posture défensive, purement défensive,
08:03elle est compréhensible,
08:04mais elle fait de fait encore un peu plus,
08:06avec ce déploiement des troupes,
08:08des intérêts français,
08:09une cible parmi toutes les autres cibles,
08:11les intérêts occidentaux.
08:12Et on le voit bien, depuis le début de ce conflit,
08:14Téhéran, qui n'a peut-être pas les moyens militaires
08:17d'infliger de très lourds dégâts,
08:18même s'il y en a, il y a des dégâts,
08:20il y a des victimes à Israël et aux intérêts américains,
08:23s'en prend aussi aux États du Golfe
08:25et à tous les intérêts occidentaux dans la région,
08:27y compris désormais les intérêts français.
08:28Et en l'occurrence, aucun de ces pays
08:29n'a souhaité être impliqué directement dans le conflit.
08:32Pour le coup, on l'a bien senti avec les États du Golfe,
08:34qui font pression aujourd'hui sur les États-Unis.
08:37Il y a une incompréhension très claire.
08:38C'est ça la stratégie de Téhéran,
08:39parce qu'on pourrait se dire pourquoi est-ce qu'il frappe
08:41en augmentant le nombre des ennemis potentiels
08:45qui pourraient les viser.
08:46C'est parce qu'il compte sur ces pays
08:47pour passer un coup de fil à Donald Trump
08:49et pour lui dire maintenant, il faut arrêter les frais
08:51parce que personne n'a signé pour ça.
08:53Et du côté des pays du Golfe,
08:54on a quand même toute une stratégie d'influence,
08:58d'image qui se retrouvait cornée par les derniers jours.
09:00Personne n'avait prévu d'avoir des tours bombardées
09:04comme on l'a vu notamment à Dubaï ou à Bahreïn.
09:07Quand on parlait des forces françaises,
09:08elles sont déjà à l'œuvre.
09:10Il y a des rafales qui circulent
09:11et qui empêchent notamment des drones de sabbat
09:13sur les Émirats Arabes Unis
09:14parce que ça fait partie des accords de défense
09:17qui sont signés entre Paris notamment et Doha.
09:21Donc, il y a une implication qu'on ne peut pas empêcher
09:24d'une certaine manière.
09:25Et c'est une manière pour l'Iran d'embraser la région,
09:28d'impliquer le plus de monde possible dans ce conflit.
09:30pour mettre la pression sur Donald Trump au final.
09:33Emmanuel Macron lui continue d'appeler à la désescalade.
09:36On le disait, il a eu des échanges diplomatiques
09:38assez importants avec le président iranien,
09:40le président américain, le Premier ministre israélien aussi.
09:42Mais quelle influence il a encore vraiment,
09:45Aurore Malval, le président français dans ce moment-là ?
09:48Est-ce qu'il doit changer de stratégie aussi
09:50d'un point de vue de la diplomatie ?
09:51Changer de stratégie, je ne vois pas réellement
09:53quelles sont ses options
09:55à part justement la voie qu'il a empruntée jusqu'à présent.
09:58C'est quand même extrêmement délicat.
10:00Et je ne suis pas sûre d'ailleurs même que la France
10:02et puis d'une façon un peu plus large aussi
10:05les Européens
10:07trouvent une autre voie
10:08que celle d'appeler à la désescalade.
10:11Ils n'ont pas les mêmes intérêts évidemment
10:12que les Américains dans la région.
10:14C'est vrai qu'on n'a pas eu le sentiment
10:17en tout cas jusqu'à présent
10:18que la posture, je dirais, diplomatique
10:21d'Emmanuel Macron porte réellement.
10:23C'est un problème qu'on ne découvre pas,
10:26qui ne date pas d'hier.
10:27Depuis les mandats,
10:30même d'ailleurs pas seulement celui d'Emmanuel Macron,
10:32on avait déjà vu cette perte d'influence aussi
10:35de la France au Moyen-Orient
10:36sous François Hollande
10:37et même Nicolas Sarkozy.
10:39Donc je dirais que la voie de la France,
10:41encore une fois, n'est pas très audible.
10:43Peut-être qu'elle a quand même engagé
10:46des moyens militaires qui sont importants
10:51et qui sont massifs.
10:52On va voir si Emmanuel Macron
10:55arrive à en tirer quelque chose.
10:57Je ne suis pas sûre en tout cas
10:57qu'il change de pied
10:59dans sa posture diplomatique.
11:01Sylvain Courage, on voit bien
11:02que les bases françaises dans la région
11:04deviennent des cibles.
11:05L'une d'entre elles hier a été touchée en Irak.
11:09Est-ce que le président français Emmanuel Macron
11:11doit aussi poser des actes
11:13et renforcer encore plus
11:14sa posture défensive justement
11:16alors que toute base française
11:18semble devenir une cible aujourd'hui ?
11:20C'était l'idée d'envoyer le porte-avions.
11:22C'était aussi pour prêter assistance
11:24à nos alliés dans la région.
11:25D'ailleurs, les avions français
11:26ont participé à la défense antiaérienne
11:28pour le compte des Émirats arabes unis
11:30ces derniers jours.
11:31Donc, c'était plutôt l'idée de les protéger.
11:34Mais les protéger, ça implique peut-être
11:36le déploiement de forces supplémentaires maintenant
11:38puisqu'il y a eu cette frappe en Irak.
11:40Et du coup, ça pose le problème
11:42quand même de l'effort de guerre,
11:44même de guerre défensive.
11:45Et ça pose le problème aussi du coût financier
11:47de tout ça.
11:49Et puis du coût diplomatique
11:50parce que c'est vrai que rester à l'extérieur,
11:52c'était la possibilité, le moment venu,
11:55de jouer un rôle dans les tractations
11:56pour apaiser la situation.
11:59Là, ça va être compliqué ensuite
12:01de tenir ce rôle.
12:04On a l'impression que les Iraniens
12:06veulent déclencher une bagarre générale
12:07pour éviter de se faire rosser
12:09sans que personne ne bouge.
12:11Et non seulement il n'y a pas de volonté
12:13de s'impliquer dans la guerre,
12:14mais il y a même un mouvement européen
12:15qui est plutôt de s'en éloigner
12:16de plus en plus ces derniers jours.
12:17Parce qu'il n'y a pas de mandat international
12:20qui est à l'origine de l'offensive israélo-américaine.
12:25Et puis parce qu'il y a des doutes
12:25de plus en plus grands
12:26sur la finalité de l'opération américaine.
12:29Une fois que le renversement potentiel
12:31du régime semble s'éloigner
12:33ou en tout cas que les conditions
12:34ne sont pas réunies aujourd'hui,
12:37on fait la guerre, pourquoi ?
12:39Et on a peur des conséquences.
12:40J'ajoute un dernier élément,
12:42c'est que ce conflit au Moyen-Orient,
12:43il fait passer aussi le conflit ukrainien
12:45au second plan,
12:46que celui-là concerne beaucoup plus directement
12:48les intérêts français,
12:49les intérêts des Européens
12:50et que Volodymyr Zelensky arrive
12:52cet après-midi à Paris
12:53pour rencontrer Emmanuel Macron.
12:55en témoignant de cette inquiétude
12:57et en voyant Donald Trump
12:58qui a décidé de lever
12:59des sanctions pétrolières
13:00contre Moscou
13:01en raison de la situation
13:03pour le blocage des droits d'Hermouz.
13:04Voilà, c'était justement
13:05le tout dernier point
13:06que je voulais aborder en 10 secondes.
13:07On en a beaucoup parlé cette semaine,
13:09pas ce matin,
13:09mais on aura l'occasion
13:10d'en reparler dans les jours prochains.
13:11C'est que dans la riposte iranienne,
13:12il y a aussi la guerre économique
13:13déclenchée par le blocage
13:14des droits d'Hermouz,
13:16qui évidemment inquiète
13:17au premier plan
13:18les pays occidentaux.
13:20On en voit déjà les conséquences
13:21et c'est sûr que ça aussi,
13:22c'est un autre terrain
13:23de réplique choisi par Téhéran.
13:25Merci beaucoup Nicolas Teilhard
13:26de la rédaction internationale
13:28de Radio France
13:28d'avoir pris quelques minutes
13:29avec nous ce matin
13:30dans Les Informés.
13:32Renaud Delis,
13:32vous restez avec nous,
13:33avec Aurore Malval
13:34et Sylvain Courage.
13:35On va aborder le dernier jour
13:36de campagne des municipales
13:37aujourd'hui dans un instant.
13:38C'est juste après l'info
13:40en une minute à 9h19
13:41avec Diane Ferschit.
13:42Et elle a eu cette attaque
13:44en Irak qui a causé
13:45la mort d'un soldat français.
13:46Plusieurs autres soldats
13:48sont blessés après l'offensive
13:49d'un drone.
13:50Le soldat tué appartenait
13:51au 7ème bataillon
13:52des chasseurs alpins de Vars.
13:54Ce matin,
13:54un groupe armé pro iranien
13:55annonce tibler
13:56les intérêts français
13:57en Irak et dans la région.
13:59Et Israël multiplie
14:00les frappes depuis ce matin
14:01contre le Hezbollah au Liban
14:03et sur Téhéran.
14:04Nouvelle vague d'ampleur
14:05d'attaques sur la capitale iranienne.
14:07Téhéran secoué
14:08par deux puissantes explosions.
14:09En France,
14:10l'inflation sur un an
14:11en février revue à la baisse.
14:13L'INSEF est état
14:14d'une hausse des prix
14:14à la consommation
14:15de 0,9%.
14:17C'est 0,1 point
14:18de moins que dans
14:19sa première estimation.
14:21Après 12 cas
14:22de l'hystériose
14:22dont deux mortels,
14:23l'entreprise Dromardèche Tradition
14:25qui a produit
14:26cette charcuterie
14:27mise en cause réagit
14:28à la surcoopérée pleinement
14:29avec les autorités sanitaires
14:31pour leur aucune reprise
14:32d'activité
14:32n'est envisagée
14:33pour son site de bourg
14:34de péage.
14:35Les municipales,
14:36premier tour ce dimanche
14:37et seuls 24%
14:38des têtes de liste.
14:39à ces élections
14:40sont des femmes.
14:41C'est ce que révèle
14:41une enquête.
14:42Ipsos BVA saisie
14:43école d'ingénieurs.
14:44Enquête qui souligne
14:45toutefois
14:45que la parité
14:46est en progression.
14:50France Info
14:53Les informés
14:55Benjamin Recouvreur
14:56Renaud Delis
14:59Et dernière ligne droite
15:01donc pour convaincre
15:02Renaud
15:03dernières heures
15:04de campagne
15:05des municipales
15:06avant le premier tour
15:07dimanche.
15:07Période de réserve
15:08à partir de ce soir.
15:09Alors s'agit-il
15:10de 34 904 élections locales
15:12en quelque sorte
15:13on vote
15:13dans 34 904 communes
15:15du pays
15:15ou d'un test national
15:17même d'un scrutin national
15:19un peu des deux
15:19sans aucun doute
15:20900 000 candidats au total
15:2150 000 listes
15:22et évidemment
15:22des enjeux extrêmement différents
15:23selon la taille des communes
15:24rappelons que plus de 20 000 communes
15:25ont moins de 1000 habitants
15:26avec des enjeux
15:27de proximité
15:30rappelons aussi d'ailleurs
15:31qu'il n'y a qu'une seule liste
15:32en liste
15:33dans 25 000 communes
15:34et puis on va regarder
15:35différemment
15:36les résultats
15:37dans les grandes villes
15:37dans les grandes métropoles
15:38notamment dans les 42 métropoles
15:40de plus de 100 000 habitants
15:41où là
15:41les clivages partisans
15:42reprennent
15:43évidemment
15:44de la vigueur
15:45les résultats
15:46là seront scrutés
15:47à la loupe
15:47notamment à Paris
15:48Marseille
15:49Lyon
15:50pourra-t-on donc tirer
15:51des enseignements nationaux
15:53de ces élections
15:54dans la perspective
15:55de la présidentielle
15:56de 2027
15:56sans doute au moins
15:57dans un cas
15:58et c'est sûrement pas le seul
15:59mais sans doute au moins
16:00dans un cas
16:00c'est celui du Havre
16:02le Havre où un présidentiable
16:03l'ancien premier ministre
16:04Edouard Philippe
16:06joue en quelque sorte
16:08le sort de sa campagne
16:09de sa candidature
16:10pardon
16:10à la présidentielle
16:12de l'année prochaine
16:12à l'occasion
16:13de ce scrutin municipal
16:14très incertain
16:15voici ce qu'en disait
16:16en quelques secondes
16:17d'Edouard Philippe
16:17cette semaine
16:18au micro de Paul Barcelone
16:20lors d'un reportage
16:21au Havre
16:21diffusé sur France Info
16:23il ne faut vraiment pas
16:24connaître le Havre
16:25pour penser que les élections
16:26ici sont une formalité
16:27si je n'arrivais pas
16:28à convaincre les Havrets
16:28il faudrait que j'en tire
16:29les conséquences
16:30mais tout le monde
16:30en tirera les conséquences
16:32voilà Edouard Philippe
16:33candidat déclaré
16:34déjà à la présidentielle
16:35de 2027
16:36Aurore Malval
16:36c'est un prélude
16:38à l'élection présidentielle
16:39de l'an prochain
16:40c'est municipal
16:40en tout cas
16:41Renaud l'a dit
16:42il y a des choses
16:43qui vont être testées
16:45des rapports de force
16:46qui vont en tout cas
16:46être mesurées
16:47et interprétées
16:49donc même
16:49dans des cas
16:50qui ne sont pas
16:51je dirais
16:52des événements nationaux
16:54on va vouloir
16:55en tirer des leçons nationales
16:57ça va être le cas
16:57par exemple à Nice
16:58si jamais Eric Ciotti
16:59remporte la mairie de Nice
17:00on dira que son pari
17:01a été gagnant
17:02et tant pis d'ailleurs
17:03si finalement
17:04le duel entre ces deux hommes
17:05n'a que peu à voir
17:06avec son ralliement
17:07au Rassemblement National
17:08mais pour revenir
17:09sur le cas d'Edouard Philippe
17:11c'est vrai qu'il y a
17:12quelque chose de dangereux
17:13je trouve
17:13pour un homme politique
17:14qui se présente
17:15à une élection locale
17:16d'en faire
17:18un prérequis
17:19pour son destin national
17:20c'est quand même
17:20extrêmement tentant
17:22pour les forces
17:23qui sont en face
17:24qu'elles soient
17:24la liste communiste
17:25ou du Rassemblement National
17:27de vouloir lui mettre
17:27une bonne leçon
17:28et de se débarrasser
17:30aussi d'un adversaire
17:31pour les élections présidentielles
17:32lui dit que ça peut être
17:34une force aussi
17:35pour lancer sa candidature
17:37ensuite
17:37une force d'entraînement
17:38tout à fait
17:38on voit bien qu'il y a eu
17:39en tout cas
17:39je le pensais
17:40jusqu'à il n'y a pas très longtemps
17:41un effet de dramatisation
17:43des élections très difficiles
17:44évidemment quand une victoire
17:46est dure
17:48elle n'en est que plus éclatante
17:49mais le risque est certain
17:51il y a les destins personnels
17:52comme Edouard Philippe
17:53au Havre, Sylvain Courage
17:54et aussi les rapports de force
17:55qu'on va observer
17:56à l'échelle du pays
17:57par exemple
17:57quel score
17:58va faire le Rassemblement National
17:59quelles ambitions
18:00là aussi
18:01c'est un enjeu
18:02peut-être important
18:02avant 2020
18:03oui il y a la question
18:03du Rassemblement National
18:04qui présente beaucoup de listes
18:06même s'il n'est pas encore présent
18:07partout
18:07c'est encore relatif
18:09mais il y a
18:10on voit dans les sondages
18:12toujours une forte appétence
18:14d'un tiers de l'électorat
18:16pour cette étiquette politique
18:18et donc on va mesurer
18:20leur progression
18:20notamment dans leur bastion historique
18:22le nord
18:23mais surtout le sud
18:23où il y a un arc
18:25qui se dessine
18:25qui va de Perpignan à Nice
18:27et qui pourrait passer
18:29par Toulon et Marseille
18:31et là
18:33ça peut être spectaculaire
18:35et ça peut être
18:36pour le Rassemblement National
18:37une manière d'affirmer sa force
18:39avant l'élection présidentielle
18:40et puis dans les deux familles
18:42grandes familles politiques
18:42à gauche
18:43c'est la question de
18:44qui va prendre le lead
18:48sur cette partie-là
18:51de l'échiquier politique
18:52avec les alliances
18:54avec LFI
18:55et aussi la France Insoumise
18:56présente beaucoup plus
18:57de candidats
18:58qui a 6 ans
18:59et eux refusent
19:00les alliances avec l'Élysée
19:01et à droite
19:01c'est le symétrique
19:02avec la question
19:04de la fusion des droites
19:05éventuelle
19:05par les électeurs
19:06ou par des accords de liste
19:07donc les deux jours
19:08de lundi-mardi
19:10jusqu'à mardi 18h
19:11d'éventuelles fusions
19:13des listes
19:13vont être vraiment
19:14très compliquées
19:15à suivre
19:16parce qu'il y aura
19:17des directives
19:18des états-majors
19:19qui ne seront pas forcément
19:19respectées à la base
19:20On mettra peut-être
19:21des clarifications aussi
19:22Méfiez-vous Benjamin
19:24des partis politiques
19:25qui dimanche soir
19:26diront
19:26on a gagné
19:27et donc ça nous encourage
19:28ils vont tous gagner
19:29c'est un prélude
19:29de la présidentielle
19:30méfiez-vous
19:31des éditorialistes
19:32je ne parle pas de Sylvain Courage
19:33bien sûr
19:33qui vont tirer
19:35des conclusions
19:35de ce scrutin
19:36pour l'élection présidentielle
19:37de 2027
19:37parce que je pense
19:38que ce scrutin
19:38ne changera rien
19:39il changera des choses
19:40sur certains points
19:41peut-être le sort d'Edouard Philippe
19:43évidemment s'il est battu au Havre
19:44s'il gagne au Havre
19:44ça ne lui ouvre pas
19:45pour autant les portes de l'Elysée
19:47ça peut changer
19:47dans les rapports de force à gauche
19:48est-ce que les socialistes
19:49peuvent l'emporter
19:50sans les insoumis
19:50ou est-ce que les insoumis
19:51peuvent faire trébucher
19:52les socialistes
19:53dans certaines grandes villes
19:55mais globalement
19:55quel que soit
19:56par exemple le résultat
19:56du Rassemblement National
19:57s'il échoue
19:58comme en 2020
19:59en 2020
19:59ça avait été une vraie défaite
20:00pour le RN à la présidentielle
20:02ça ne changera rien
20:03au fait que Jordan Bardella
20:03ou éventuellement Marine Le Pen
20:05resteront les favoris
20:05de l'élection présidentielle
20:06si les insoumis
20:07n'ont pas finalement
20:08de gains
20:09à ces élections municipales
20:10ça ne changera rien
20:10au fait que Jean-Luc Mélenchon
20:11conservera une audience forte
20:14à gauche
20:14en particulier
20:15dans la perspective
20:16de cette présidentielle
20:17et de sa quatrième candidature
20:18il n'y aura pas de perdant
20:19c'est ça que...
20:19ce que je veux dire
20:20c'est que si on regarde
20:21depuis une douzaine d'années
20:22il y a un décrochage total
20:23entre le résultat
20:23des élections municipales
20:24et celui de l'élection présidentielle
20:25c'est même à chaque fois
20:26exactement l'inverse
20:28les socialistes
20:29la droite
20:30et dans une moindre mesure
20:31les écologistes
20:32qui sont maintenant
20:32bien enracinés localement
20:34qui ont eu des succès
20:36aux municipales
20:37ont été laminés
20:38à la présidentielle
20:39à l'inverse
20:39le trio qui a écrasé
20:41la présidentielle de 2022
20:42Macron-Le Pen-Mélenchon
20:43ce sont les trois forces politiques
20:45qui n'ont quasiment pas
20:46d'implantation locale
20:47et dans la tête des électeurs
20:48en Malval
20:48ça reste un scrutin local
20:49avant tout ?
20:50bien sûr
20:51c'est d'ailleurs
20:52c'est assez clair
20:52lorsqu'on regarde
20:53les enquêtes d'opinion
20:55en fait les gens
20:56ont tendance d'ailleurs
20:57à trouver finalement
20:58que leur maire
20:58n'était pas si mal
21:00il y avait quand même
21:01le dégagisme
21:02n'est pas si important
21:03en tout cas
21:04dans les récentes
21:05études d'opinion
21:06et on voit bien
21:07dans leurs préoccupations
21:08que ce qui ressort
21:09souvent d'ailleurs
21:10au début
21:11c'est attirer
21:13ou maintenir
21:13les services
21:14de proximité
21:15contribuer à plus
21:16de sécurité
21:16ou de tranquillité publique
21:18c'est vraiment des choses
21:19qui se passent
21:19à l'échelle de leur commune
21:21parfois effectivement
21:22on vote
21:22pour ce qui se passe
21:23directement en bas de chez soi
21:24Sylvain Courage
21:25un dernier mot ?
21:26Oui alors
21:26c'est tout à fait juste
21:27simplement
21:28dans les grandes villes
21:29on vous
21:29là
21:30la pression dégagiste
21:32est un peu plus grande
21:32et les attentes politiques
21:34sont différentes
21:35Aurore Malval
21:35peut-être en un mot
21:37la une
21:37de Marianne
21:38cette semaine
21:38Justement
21:39on s'intéresse
21:40aux candidats
21:41aux municipales
21:41on vous en a trouvé
21:4250
21:4350 candidats toxiques
21:44ils sont clientélistes
21:45magouilleurs
21:47racistes pour certains
21:48et il faut surtout
21:49mais tous les autres
21:49sont bien
21:50et Sylvain Courage
21:52pour le Nouvel Obs
21:53la guerre jusqu'où
21:54les issues possibles
21:55confient
21:56merci beaucoup
21:56Sylvain Courage
21:57directeur adjoint
21:58du Nouvel Obs
21:58Aurore Malval
21:59journaliste politique
21:59à Marianne
22:00Renaud Dely
22:00les informés
22:02reviennent ce soir
22:03à 20h
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