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  • il y a 1 jour
Les informés de franceinfo du lundi 20 avril 2026

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News
Transcription
00:00Le Roubaix est intervenu avec la Ligue de protection animale.
00:03On ne sait pas comment il a pu se retrouver dans cette ville du Nord.
00:06Les informés, il est 20h04.
00:21Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:26Et à la une, le cessez-le-feu entre Iraniens et Américains prendra fin.
00:30Mercredi soir, annoncé il y a quelques minutes de Donald Trump, qui dit ne pas croire à une prolongation.
00:35Le président des Etats-Unis cherche-t-il à ramener l'Iran à la table des négociations ?
00:39La guerre risque-t-elle de reprendre dans 48 heures ?
00:41Explications et analyses dans un instant.
00:43Les conséquences économiques en France, le gouvernement met toujours la pression sur les distributeurs de carburant.
00:50Les prix de l'énergie vont-ils continuer à varier pendant encore des mois ?
00:54Comme le prédit le patron Michel-Édouard Leclerc.
00:57Le patronat, justement, est-il en train de tendre les bras à Jordan Bardella,
01:01le président du Rassemblement National, a déjeuné au MEDEF.
01:04Aujourd'hui, moins d'un mois après le dîner de Marine Le Pen, avec des cadres du CAC 40.
01:09Pour parler de tous ces sujets avec nous, dans Les Informés, Alexandra Schwarzbrot.
01:13Bonsoir Alexandra, directrice adjointe de la rédaction de Libération.
01:17A vos côtés, Anthony Bélanger.
01:19Bonsoir.
01:19Bonsoir.
01:20Éditorialiste à France Télévisions et spécialiste des questions internationales.
01:24Bonsoir Tram Tannui.
01:25Bonsoir Victor.
01:26Directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat.
01:28Et Patrice Moyon est également avec nous.
01:30Bonsoir Patrice.
01:31Bonsoir.
01:32Éditorialiste à Ouest France.
01:36Donald Trump annonce donc ce soir que le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran
01:40prendra fin mercredi soir.
01:43Après-demain, c'est 24 heures plus tard que ce qui a été prévu.
01:45Le président américain qui, dans cet entretien à Bloomberg, juge hautement improbable,
01:50je le cite, la prolongation du cessez-le-feu.
01:53Également avec nous ce soir, dans Les Informés, David Rigoleroz.
01:56Bonsoir.
01:57Bonsoir.
01:57Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique,
02:00rédacteur en chef de la revue Orient Stratégique.
02:04Anthony Bélanger, les Etats-Unis doivent envoyer une délégation ce soir au Pakistan
02:08pour de nouvelles discussions.
02:10L'Iran ne dit toujours rien quant à sa participation à ses éventuelles négociations.
02:14Avec ses annonces ce soir, Donald Trump, il essaye quoi ?
02:16De faire pression sur Tahrir ?
02:18Oui, c'est exactement ça.
02:19C'est vraiment le brouhaha autour de négociations.
02:22Quand vous arrivez dans des négociations,
02:24et que vous, en plus, vous avez laissé passer quelques jours entre les deux moments,
02:28c'est-à-dire le moment où elles ont complètement raté,
02:29ou du moins où J.D. Vance, l'État, est venu à passer plus de temps dans l'avion
02:33que sur le territoire pakistanais où se tenaient les premières réunions entre les deux parties,
02:39c'est-à-dire l'Iran et les Etats-Unis,
02:42et que vous voulez montrer que vous arrivez avec tous vos atouts entre les mains,
02:45vous faites beaucoup de bruit, vous montrez les muscles.
02:47Et c'est ce que fait Donald Trump,
02:48qui par ailleurs déteste les affaires qui prennent trop de temps.
02:54Et donc, en fait, là, ce qu'il fait depuis le début,
02:56c'est montrer qu'un accord peut être possible,
02:59mais ça doit être un accord probablement limité,
03:01sur probablement quelques points,
03:03et c'est la façon qu'il a envisagé pour se tirer d'affaires,
03:07sans sortir de ce guépier.
03:08Le problème, c'est que les Iraniens, eux,
03:10savent que c'est l'explication finale.
03:13C'est-à-dire qu'ils savent qu'ils ont une occasion en or
03:15d'en finir avec l'ensemble des conflits
03:18qui les opposent soit à la région,
03:21soit à Israël,
03:21soit aux Etats-Unis.
03:22Et donc, ils ont envie d'une négation beaucoup plus ample.
03:25Entre les deux, il va falloir trouver un moyen terme.
03:27C'est probablement ça qui est parti faire
03:29ce que pensent que les Américains et les Iraniens
03:33vont devoir s'accorder.
03:35Dernière chose, il y a le rôle du pauvre Jay D. Vance,
03:40qui est vraiment envoyé au casse-pipe.
03:43Alors, il ne peut pas faire autrement,
03:44parce que Jacques a préavisé...
03:44On ne sait pas encore s'il part ce soir.
03:46Il doit partir, normalement.
03:47Ce n'était pas lui, au départ, qui était prévu.
03:48Ça s'en va et ça revient.
03:49C'est fait de tout, petit rien.
03:51Il les devait...
03:52En fait, il faut savoir que les vice-présidents,
03:54ça ne sert à rien.
03:55Ça sert juste à...
03:57Ça est utile uniquement si on leur confie des dossiers.
03:59Et évidemment, Donald Trump,
04:00qui déteste l'idée de se voir cédé par quelqu'un,
04:03lui confie tous les dossiers les pires,
04:05ceux qui l'obligent justement
04:06à faire des heures et des heures d'avion
04:08pour avoir en face d'eux des équipes retors,
04:11puisque les Iraniens sont des négociateurs retors.
04:13Sachant, Alexandre Schwarzbrot,
04:15que G.D. Vaughn, c'est peut-être le seul de l'administration,
04:17pas le seul, mais enfin, on va dire le plus haut
04:20dans la hiérarchie,
04:22le seul, le vrai anti-guerre dans l'administration Trump.
04:25Oui, lui, il n'était pas du tout partisan.
04:28Il a plutôt déconseillé à Donald Trump d'y aller.
04:32Mais quand il a vu que...
04:34Il fallait...
04:35C'était soit équité, soit il se faisait virer,
04:38soit il se couchait.
04:39Il s'est plutôt couché.
04:40Mais maintenant, voilà, il revient par la fenêtre
04:46en se disant que peut-être si cette guerre est un échec,
04:50ça va lui permettre de se débarrasser
04:52du très encombrant Pitexet,
04:54qui est le secrétaire d'État à la guerre,
04:56puisque la défense est devenue la guerre.
04:58Et on comprend pourquoi quand on voit Pitexet,
05:00qui est une espèce de concentré de testostérone.
05:06Et donc, G.D. Vance, voilà,
05:09tous ces hommes-là, il faut savoir que tous ces hommes-là,
05:11c'est une espèce de cours autour de Donald Trump
05:14et qu'il se jauge,
05:15il se prépare pour l'après, l'après Trump.
05:20Donc, c'est celui qui marquera ou qui perdra des points.
05:23Là, G.D. Vance, en effet,
05:24il mène une mission compliquée,
05:26mais voilà, il se dit que peut-être, quand même,
05:29si ça tourne mal,
05:30ça tournera plutôt à son avantage.
05:32Mais là, Trump fait tout ce qu'il ne faut pas faire avec les Iraniens.
05:36Tout ce qu'il ne faut pas faire.
05:37Parce que les Iraniens, ils ne disent rien,
05:39ils attendent,
05:39ils le regardent de dire oui, puis non, puis oui, puis non,
05:42et ils le voient s'énerver.
05:44Parce qu'en effet, comme le disait Anthony,
05:46Donald Trump aime que ça aille vite.
05:49Et là, avec les Iraniens, ça va forcément aller lentement.
05:52Et du coup, plus ils s'énervent,
05:54et plus les Iraniens engrangent et regardent le spectacle.
05:58Comme nous tous, malheureusement.
05:59On est suspendus au spectacle que donne à voir Donald Trump.
06:02David Rigoleros, vous diriez que c'est la mauvaise stratégie,
06:04effectivement, pour Donald Trump,
06:06de presser comme ça les Iraniens,
06:08qui eux, prennent leur temps.
06:09On le rappelle, on ne sait toujours pas
06:10s'ils iront ou non à ces négociations
06:12à Islamabad au Pakistan.
06:14Oui, il y a une théâtralisation,
06:16il y a une grande confusion.
06:18Mais en termes de stratégie,
06:21le temps, effectivement, la temporalité
06:22n'était pas le même au début.
06:26Les Iraniens étirent le temps,
06:28effectivement, dans la négociation.
06:29Mais en même temps, la situation intérieure
06:31fait qu'il y a une logique d'urgence
06:33qui commence à émerger.
06:35On le voit avec certaines déclarations
06:37du président Pézeskihan,
06:38qui n'avait que le début d'un rationnement.
06:40Et le temps se rétrécit pour les Iraniens aussi.
06:43Donc, il y a une notion d'urgence des deux côtés.
06:46Mais on aurait tort de sous-estimer aussi,
06:49par-delà le caractère erratique de Donald Trump,
06:52qui n'en est pas à sa première manifestation en la matière,
06:56le fait qu'il y ait un noyau dur
06:58sur lequel il ne transigera pas à ses nucléaires.
07:01Et même si on peut penser
07:02qu'il y a une stratégie effectivement confuse
07:06sur le fond,
07:07même s'il veut s'extraire
07:08de ce qui est un peu un piège pour lui,
07:10il ne pourra pas faire l'économie
07:13effectivement de cette question nucléaire.
07:15Et les Iraniens auraient tort de sous-estimer ça.
07:18Ils l'ont fait en juin dernier
07:20en pensant qu'il ne frapperait pas.
07:22Et en fait, même si ce sont des très grands joueurs d'échec,
07:25ils ont en face d'eux un joueur de poker,
07:27mais qui est imprévisible.
07:29Et du point de vue iranien,
07:30c'est aussi une hypothèse à prendre en compte.
07:33Et d'ailleurs, Khalibaf,
07:34qui est leur principal négociateur,
07:35a fait savoir à ceux qui bloquaient en interne,
07:38en Iran,
07:39toute velléité de compromis,
07:41qu'il ne fallait pas sous-estimer
07:42la puissance militaire américaine.
07:44Anthony Bélanger.
07:45Oui, ils ont eu un peu la confiance.
07:48Ils ont un peu la confiance, les Iraniens.
07:49Il faut qu'ils se méfient de leur hubris aussi.
07:50C'est-à-dire que, grosso modo,
07:51en lisant les éditoriaux du monde entier,
07:53ils se sont rendus compte
07:53qu'ils avaient remporté la guerre
07:54simplement en n'ayant pas perdu.
07:57C'est une drôle de stratégie,
07:59mais qui, en fait, a assez bien fonctionné.
08:01Et ensuite, ils ont accompli un deuxième exploit,
08:05qui est de transporter la guerre
08:06d'un strict tête-à-tête militaire
08:08entre les États-Unis,
08:10l'Israël et l'Iran,
08:12en la globalisant
08:14et en la concentrant sur le détroit d'Hormuz.
08:16Ça, ce sont de véritables prouesses,
08:19surtout de la part d'un État,
08:20qui a été objectivement aplati militairement
08:22et sécuritairement par les États-Unis.
08:24Parce qu'il y a quand même eu 17 000 frappes
08:26sur l'Iran.
08:28Ce que j'essaie de dire,
08:29c'est que je suis d'accord avec notre confrère.
08:33Je pense effectivement
08:34que les Iraniens devraient faire un petit peu attention
08:36à cette hubris
08:37qui consiste à penser qu'ils ont gagné
08:39simplement parce qu'ils n'ont pas perdu
08:41et l'acquérir.
08:42Il y a le problème du nucléaire.
08:44Effectivement, c'est un nœud.
08:45L'idée étant que la fin des négociations,
08:47ce sera quand les deux auront dit
08:48« j'aurais gagné, finalement ».
08:49En fait, il y a deux raisons.
08:51Le problème du nucléaire,
08:52c'est que les Iraniens ne veulent pas donner plus
08:54qu'en 2015,
08:54ils l'ont donné à Barack Obama
08:56et que Trump ne peut pas accepter
08:57le même deal qu'en 2015
08:59puisque c'est celui qu'il a déchiré en 2018.
09:01Il faut qu'il ait mieux,
09:02voire un peu mieux.
09:03Deuxième problème,
09:04les Iraniens ne veulent pas négocier
09:06uniquement sur le nucléaire
09:07mais ils veulent parler de sanctions levées
09:09et ils veulent parler d'indemnisation de guerre.
09:11Et donc, ils veulent un règlement global.
09:13Et ça ne peut pas se faire dans le même temps.
09:15Ils ont peur qu'en concluant
09:17un deal uniquement nucléaire
09:19avec les Américains,
09:20les Américains partis,
09:21ils se retrouveraient avec
09:24des acteurs régionales
09:25refusant qu'ils ferment le détroit d'Hormuz,
09:28refusant de payer éventuellement
09:29des dommages de guerre
09:29et les Américains désintéressés à la situation.
09:32Donc, c'est délicat ces négociations
09:34et il faut vraiment
09:35que les Iraniens fassent attention
09:36à ne pas trop penser
09:37qu'ils ont remporté la partie
09:39encore une fois simplement
09:39parce qu'ils n'ont pas perdu.
09:41On parlait du Brice,
09:42on a aussi le sentiment
09:43qu'il y a une escalade des deux côtés.
09:46On a du mal à voir
09:47comment est-ce qu'on arriverait
09:48à une situation d'apaisement.
09:49Ces derniers jours,
09:50on a eu quand même,
09:51on le disait vendredi,
09:53l'annonce de réouverture
09:54du détroit d'Hormuz
09:55pour que, moins de 24 heures plus tard,
09:57tout soit refermé
09:57avec des cargos
10:00qui sont visés,
10:02notamment un navire français samedi.
10:04Et puis dimanche,
10:05l'arraisonnement de ce cargo iranien
10:07de la part des Américains.
10:09Donc, on n'a quand même
10:10vraiment pas la sensation
10:11que l'on voit
10:12les choses en train
10:13de se calmer.
10:14Et d'ailleurs,
10:15c'est ce qu'a dit aussi
10:16Emmanuel Macron aujourd'hui
10:18lorsqu'il est intervenu
10:19depuis la Pologne
10:19où il a estimé
10:20qu'il y avait effectivement
10:21des erreurs
10:23des deux côtés.
10:24Et donc,
10:24on a blocus
10:26de part et d'autre.
10:27Blocus
10:28à des endroits différents,
10:29les Iraniens
10:30dans le coude du Détroit,
10:30les Etats-Unis
10:31dans le Goff d'Omane.
10:32Bref,
10:33on voit mal
10:34comment tout cela
10:34pourrait réellement
10:36arriver à se résoudre
10:37d'ici mercredi.
10:39Bon, après,
10:39du côté de Donald Trump,
10:41c'est vrai qu'on a pris
10:41une certaine habitude
10:42avec les coups d'éclat,
10:45les menaces en tout genre.
10:46Rappelons que
10:47la dernière parole
10:48avant qu'il dise
10:49qu'il allait...
10:51que tout ça
10:52va cesser mercredi,
10:53c'est qu'il allait détruire
10:54toutes les centrales électriques
10:54et tous les ponts en Iran
10:56s'il n'arrive pas
10:56à un deal raisonnable.
10:57Donc, on est quand même aussi
10:58dans la planète Trump,
11:00dans ce type de prise de parole.
11:01Antoine Moulanger,
11:02je donne la parole
11:02dans un instant.
11:03David Rigoleros,
11:04il y a un risque
11:04que la guerre reprenne
11:06réellement dans 48 heures
11:07si cette trêve
11:08n'est pas prolongée ?
11:10On ne peut pas
11:11l'exclure du tout,
11:12même si dans un sens
11:14ou dans un autre,
11:14on voit que
11:15les Iraniens
11:17se font attendre,
11:18on va dire,
11:18se font désirer.
11:19Ça fait partie
11:20de leur scénographie,
11:22mais il ne faudrait pas
11:23qu'ils attendent trop
11:24parce qu'effectivement,
11:25il y a une impatience
11:26du côté américain.
11:27Et effectivement,
11:29dans le cas
11:30du début de la guerre,
11:33ils ont pensé
11:33qu'ils seraient en capacité
11:34d'encaisser,
11:35ce qui a été le cas.
11:36Beaucoup ont été surpris
11:37par leur résilience,
11:38mais le fait d'encaisser
11:39n'est pas suffisant
11:40pour régler le problème.
11:43Tout simplement
11:44parce que la situation
11:44devient intenable
11:45et il y a des fissures
11:47très fortes
11:47qui apparaissent
11:48au niveau du système iranien
11:49en ce moment.
11:50On pourrait avoir
11:51des surprises
11:52entre ceux qui savent
11:53qu'il faut faire un accord
11:54et ceux qui s'y refusent
11:55catégoriquement.
11:56Le problème,
11:57c'est que ceux
11:58qui s'y refusent
11:59catégoriquement
11:59sont les gardiens
12:01de la révolution
12:01et les plus durs.
12:02C'est eux
12:03qui ont rétabli
12:04justement
12:06le blocage
12:07du Golfe
12:07du Détroit
12:09alors que le ministre
12:10Abbas Araqchi
12:11avait dans un tweet
12:11vendredi dernier
12:12dit qu'il avait été
12:13effectivement ouvert.
12:15Il a même été
12:16menacé de destitution
12:17par certains députés
12:18du Parlement
12:20iranien.
12:22et Halibaf lui-même
12:24se sent en difficulté.
12:25Donc on voit
12:26que Trump joue aussi
12:27sur ces fissures
12:28qui apparaissent.
12:29D'où la pression
12:30en disant
12:30qu'il ne reviendra pas
12:31pour l'instant
12:32sur le contre-blocus
12:34qui est une arme
12:35redoutable
12:36aussi contre les gardiens
12:37qui perdent beaucoup d'argent.
12:39Clairement, Alexandra,
12:40les deux partis,
12:41les deux camps
12:41iraniens et américains
12:43jouent sur la corde raide,
12:44ils sont au bord du gouffre
12:45un peu ?
12:46Oui, oui, oui.
12:47Et nous tous,
12:49je dirais,
12:49le monde entier,
12:50la planète
12:50est suspendue
12:51à ce bras de fer
12:55et en effet,
12:56il y a un moment
12:57où il va falloir
12:58trouver une solution
12:59parce que tout le monde
13:02paye le prix fort
13:04pour ce bras de fer
13:05et on ne parle même pas,
13:07on n'en parle même plus,
13:08c'est ça qui est terrible,
13:09de la population iranienne
13:10qui, elle,
13:10est totalement oubliée
13:12dans l'histoire.
13:13C'est-à-dire que
13:13cette guerre,
13:15cette offensive
13:15israélo-américaine
13:16qui visait
13:17à libérer
13:18la population iranienne
13:19qui vit dans un climat
13:21de terreur absolue
13:22et qui a vécu
13:23un massacre monstrueux
13:24en janvier,
13:26cette population iranienne,
13:27Donald Trump
13:27l'a passé par
13:28pertes et profits.
13:29Maintenant,
13:30tout ce qui l'intéresse,
13:31c'est en effet
13:32le nucléaire
13:32et les gains financiers
13:34qu'il va pouvoir
13:35éventuellement récupérer
13:36de cette histoire.
13:38Je voudrais qu'on dise
13:38un mot,
13:39Anthony Bélanger,
13:39de la Chine aussi
13:40qui fait pression
13:41à son tour.
13:42Il y a eu un appel
13:43aujourd'hui
13:43entre Xi Jinping,
13:44le président chinois
13:45et le dirigeant saoudien
13:49en disant
13:49qu'il faut que le détroit
13:50soit réouvert absolument.
13:52C'est assez rare
13:53que Xi Jinping
13:54s'exprime publiquement,
13:56ouvertement
13:56et officiellement
13:57comme cela.
13:58Est-ce que la pression
13:59de la Chine
13:59peut jouer ?
14:00Alors, écoutez,
14:01depuis un mois,
14:02un mois et demi,
14:03tous les commentateurs,
14:04j'ai entendu plein
14:05de commentateurs
14:06nous disent que c'est demain
14:06que la Chine va intervenir,
14:08après-demain qu'elle envoie
14:09des bateaux,
14:10dans la minute,
14:11elle va,
14:12comment dire,
14:13tenir contre,
14:14elle va prendre son téléphone.
14:15C'est la fin de la partie ?
14:16Non, non, non,
14:17la Chine,
14:18ce n'est pas ça.
14:19La Chine,
14:19ce n'est et ce ne sera
14:20jamais ça.
14:21Elle n'intervient pas
14:22dans des conflits extérieurs,
14:23elle ne l'a jamais fait
14:24de son histoire.
14:25Ensuite,
14:26elle a une marine
14:26en devenir,
14:27et ce n'est pas maintenant
14:27qu'elle va envoyer des bateaux
14:28qui, en plus,
14:29risquent de donner
14:29des renseignements
14:30à ceux qu'elle considère
14:31comme son adversaire principal
14:32qui sont les Etats-Unis.
14:33Non,
14:34les Chinois
14:35jouent dans le feutre,
14:36comme toujours,
14:37ils livrent un peu d'armes
14:39aux Iraniens,
14:39les aident à la marge,
14:42téléphonent aux Saoudiens
14:43parce qu'ils rappellent
14:43à l'Arabie Saoudite
14:44qu'elle est leur premier client.
14:46Ils font des choses,
14:47j'allais presque dire
14:48à l'ancienne,
14:48mais à la chinoise,
14:50d'une manière feutrée,
14:51en comptant sur la diplomatie.
14:53Il parle avec Donald Trump aussi.
14:53Il parle avec Donald Trump
14:54en expliquant que bientôt
14:55il va y avoir un sommet
14:56entre la Chine
14:57et les Etats-Unis
14:58en avril,
14:59fin avril je crois,
15:02en Chine
15:03et qu'il faudrait quand même
15:04qu'il arrive
15:04avec des bonnes nouvelles
15:06annoncées à la Chine.
15:08Donc n'imaginez même pas
15:09que la Chine va réagir
15:11comme nous avons l'habitude
15:12de réagir,
15:12c'est-à-dire en organisant
15:14une coalition,
15:14j'appelle ça des involontaires,
15:16mais enfin une coalition
15:16de 31 pays
15:18qui à Paris
15:18parlent de éventuellement
15:20réouvrir avec l'armée,
15:21la marine britannique
15:23et française.
15:23Le L3 d'Ormous,
15:24ce n'est pas ça la Chine.
15:27Vraiment,
15:28ce n'est pas ça.
15:28Et je voudrais juste
15:29revenir sur une chose
15:30qui commence à sortir
15:31dans tous les médias américains
15:33et qui est à mon avis
15:34très intéressante
15:35et qui nous permet
15:36de comprendre
15:37la psychologie
15:38de Donald Trump
15:38en ce moment.
15:40Début avril,
15:41quand les Etats-Unis
15:42perdent deux pilotes,
15:43deux pilotes
15:44d'un F-15
15:45qui s'abattent sur la...
15:46Qui sont finalement retrouvés.
15:47Qui sont finalement retrouvés.
15:49D'abord,
15:49le premier a été retrouvé
15:50raviourgant,
15:51mais le deuxième
15:51ça a été d'un cheveu.
15:53Et pendant toute cette journée
15:55du 4 avril je crois,
15:56où on a cherché le pilote,
15:57il était hors de lui,
15:59il hurlait
16:00Donald Trump
16:01à la Maison-Blanche
16:03sur tous ses aides,
16:05tous ses conseillers,
16:05au point qu'on a dû
16:06le faire sortir de la salle.
16:08Tellement il était hors de lui.
16:09Pourquoi ?
16:09Parce que c'est un homme
16:10de 80 ans
16:11et qui a eu 40 ans
16:13dans les années 70-79
16:15et qui se souvenait
16:16que Jimmy Carter
16:17avait perdu l'élection
16:18sur des otages américains
16:20retenus en Iran.
16:21et qu'il se voyait
16:23non pas de...
16:24Lui qui se rêve
16:25en Ronald Reagan
16:26se voyait tout à coup
16:27en Jimmy Carter,
16:29le président démocrate
16:31battu en 1980
16:32lors des élections.
16:33Et pour lui
16:34c'est crucial.
16:35Et donc il ne veut
16:36probablement que
16:37des deux parties,
16:38c'est celui qui veut
16:39le moins revenir
16:40retourner à la guerre
16:41parce qu'il ne veut
16:41surtout pas avoir
16:42à gérer ce type de choses,
16:44c'est-à-dire des otages,
16:45des pilotes américains
16:46qui tomberaient
16:46et qui seraient pris
16:47par les gardiens
16:47de la Révolution.
16:48Et on rappelle
16:49donc ce soir
16:50cette annonce
16:51de Donald Trump
16:52qui dit que le cessez-le-feu
16:53court avec les Irakiens
16:55jusqu'à mercredi soir
16:56mais que lui-même
16:57ne croit pas
16:58ou en tout cas
16:58juge hautement improbable,
17:00je le cite,
17:01une prolongation.
17:02Merci David Rigoleros
17:03d'avoir été avec nous
17:04ce soir,
17:04rédacteur en chef
17:05de la revue
17:06Orient Stratégique.
17:07Venons-en maintenant
17:08aux conséquences économiques
17:09de cette guerre
17:10au Moyen-Orient.
17:11En France,
17:11le gouvernement demande
17:12aux distributeurs
17:13de présenter,
17:15je cite,
17:15l'évolution et le calcul
17:16de leur marge
17:17dans les tout prochains jours.
17:18C'est ce qu'annonce
17:18le ministère de l'économie
17:19après une réunion
17:21à Bercy,
17:21l'exécutif qui réfléchit
17:23toujours à un décret
17:24pour plafonner
17:25les marges.
17:26Le gouvernement
17:27continue quoi
17:28à gagner du temps,
17:29Patrice Moyen ?
17:30Écoutez,
17:31le gouvernement
17:31essaie de gagner du temps,
17:32oui,
17:32et puis surtout,
17:33il n'a pas beaucoup
17:33de marge de manœuvre
17:34à la différence
17:35des Pays-Bas
17:35qui ont pu débloquer
17:37un peu plus de 900 millions
17:38d'euros
17:39pour soutenir
17:41les consommateurs.
17:42la France
17:44a peu de marge
17:45de manœuvre.
17:45En revanche,
17:46effectivement,
17:47on est face
17:47à une crise énergétique
17:49qui risque de durer.
17:50Michel-Édouard Leclerc
17:51dit effectivement
17:52six mois
17:53et puis,
17:54ce n'est pas seulement
17:54les automobilistes,
17:56c'est aussi
17:56les avions.
17:57Fatih Birol,
17:58le directeur
17:59de l'Agence internationale
18:00de l'énergie
18:01qui dit qu'il n'y a plus
18:02que six semaines
18:03de réserve
18:04de kérosène
18:05pour les Européens
18:06et sachant que
18:0640% du kérosène
18:08passe par le détroit
18:08d'Ormuz.
18:09Donc,
18:11plus le conflit dure
18:13et sachant que
18:14le détroit d'Ormuz
18:15est devenu
18:15le centre de gravité
18:16de la guerre
18:16aujourd'hui,
18:17plus ça va avoir
18:19des conséquences
18:20pour les économies.
18:21Et on va y en revenir,
18:22bien sûr.
18:22Bonsoir Mathieu Plannes.
18:24Bonsoir.
18:25Merci d'être avec nous
18:25dans Les Informés
18:26sur France Info,
18:27directeur adjoint
18:28du département
18:28Analyse et Prévisions
18:30de l'OFCE,
18:31l'Observatoire français
18:31des conjonctures économiques.
18:33On parlait
18:34des marges
18:35des distributeurs
18:35de carburants.
18:37Cela représente quoi
18:37précisément
18:38ces marges
18:39et puis autre question,
18:40quand les distributeurs
18:41se plaignent
18:41d'être les boucs
18:42émissaires
18:43et renvoient
18:43vers les raffineurs,
18:44est-ce qu'ils ont raison ?
18:47Oui,
18:47je crois qu'ils ont
18:48raison en partie.
18:50C'est toujours difficile
18:51d'avoir des chiffres précis
18:53sur ces choses-là.
18:56Il semblerait
18:56que de toute façon,
18:57on a la hausse
18:57des prix à la pompe.
18:59Bien sûr,
19:00il y a la hausse
19:01de la matière première,
19:02ça c'est indéniable,
19:02on le voit
19:03au jour le jour
19:04avec la hausse
19:05des prix du pétrole.
19:07mais qui est aussi
19:08des effets liés
19:10aux marges
19:11des raffineries,
19:13notamment
19:13et les raffineries
19:14de diesel
19:14où il y a des demandes
19:16très fortes.
19:16Il semblera
19:17que la marge
19:18notamment des raffineurs,
19:20principalement sur le diesel,
19:21moins sur le sans-plomb,
19:23est quand même
19:24assez largement augmentée
19:25et que ce n'est pas forcément
19:26les marges
19:26des distributeurs
19:27qui seraient,
19:28il semblerait,
19:29entre 1 et 3 centimes,
19:30donc ça reste
19:31quand même assez limité.
19:32Peut-être que certains
19:34en ont un peu profité,
19:36mais j'ai l'impression
19:37que c'est plus
19:39effectivement
19:39une façon d'agir
19:40politiquement,
19:42peut-être aussi
19:43pour tordre le coup
19:45à certaines pensées
19:46comme quoi
19:47il y aurait des super
19:48marges des distributeurs
19:50dans ces moments-là
19:50qu'une réalité.
19:52Je pense que
19:54il y a quand même
19:55cette question
19:55des raffineries
19:56qui me semble
19:56plus importante
19:57que les distributeurs.
19:59Mathieu Plannes,
20:00le prix des carburants
20:01ne baissera pas
20:01de si tôt.
20:02Voilà ce que disait
20:03ce matin
20:03le patron
20:03Michel-Édouard Leclerc.
20:05Patrice Moyon
20:06en parlait
20:06il y a un instant.
20:07Michel-Édouard Leclerc
20:08qui table
20:09sur au moins
20:10six mois,
20:10peut-être jusqu'à
20:11l'hiver prochain,
20:12de crises énergétiques
20:14devant nous.
20:14On peut d'ores et déjà
20:15prédire que cette crise
20:17elle va durer encore
20:17des mois et des mois ?
20:20Oui,
20:20en tout cas,
20:21ces effets,
20:21on devrait les attendre
20:23encore pendant
20:25plusieurs mois.
20:26Bien sûr,
20:27tout ça quand même
20:28dépend très clairement
20:29de ce qui se passe
20:30au Moyen-Orient.
20:31Il y a des conséquences
20:33économiques
20:34au conflit
20:35qu'on voit
20:36et que vous avez commenté
20:37qui évoluent
20:38au jour le jour.
20:40Donc,
20:41soit ça continue,
20:42ça s'intensifie
20:43et on rentre
20:45dans une escalade
20:46et on peut avoir
20:47un choc très violent
20:48et encore beaucoup plus fort
20:49que ce qu'on connaît
20:50aujourd'hui
20:50et qui peut s'intensifier
20:51et se transmettre
20:52à l'ensemble de l'économie.
20:53Soit il y a
20:54une forme
20:54quand même
20:55d'issue au conflit
20:57et les prix du pétrole
20:59rebaisse
20:59et ça peut se normaliser
21:01progressivement.
21:01Mais de toute façon,
21:02c'est vrai que
21:02pour les prochains mois,
21:04dans les effets
21:05de transmission,
21:05de diffusion,
21:06on ne reviendra pas
21:06de toute façon
21:07au prix du baril
21:08d'IA de mars.
21:11Donc,
21:11on ne sera pas
21:11de toute façon
21:12à 60 ou 70 dollars.
21:13Donc,
21:14oui,
21:14on aura des conséquences
21:15de toute façon
21:16encore dans les mois à venir.
21:18Donc,
21:18revoir le prix de l'essence
21:19à moins de 2 euros,
21:21ce n'est peut-être pas
21:21pour tout de suite.
21:22Vous restez avec nous,
21:23Mathieu Plante,
21:24Oui,
21:25le sujet,
21:25c'est qu'en plus,
21:26évidemment,
21:27l'opinion publique
21:28est extrêmement sensible
21:29à cette montée
21:30où on a eu l'impression
21:31qu'il y a eu une explosion
21:32des prix
21:33qui avaient anticipé
21:35presque cette guerre
21:36au Moyen-Orient
21:37et que la baisse des prix,
21:39en revanche,
21:39se fait extrêmement lente.
21:41La vérité,
21:41c'est que c'est vrai,
21:42ça a augmenté
21:42de 60 centimes d'euros
21:45le litre
21:45depuis le début de la guerre
21:46et que là,
21:47en fait,
21:48on nous dit,
21:49la semaine dernière,
21:50on a observé une baisse
21:51de 7 centimes.
21:52À chaque fois,
21:53on parle de quelques centimes.
21:54On est très loin
21:55des promesses politiques
21:56qu'on a eues
21:57qui ont peut-être été faites
21:58un peu rapidement.
22:00Rappelez-vous,
22:00au moment de l'annonce
22:01du cessez-le-feu,
22:03il y a deux semaines,
22:04le 8 avril,
22:05Sébastien Lecornu
22:07avait promis
22:08qu'il allait vérifier
22:09que dès le week-end,
22:11dès le début
22:12de la semaine suivante,
22:13on est allé avoir
22:13une baisse très réelle
22:15des prix à la pompe
22:16qui n'est pas réellement arrivée.
22:18On nous parlait déjà
22:18de 10 à 15 centimes.
22:20Et aujourd'hui,
22:21c'est un petit peu rebelote.
22:22On ressort de cette réunion
22:24avec les distributeurs.
22:25Le gouvernement demande
22:26le contraint du précis.
22:27Et puis vendredi,
22:28avec la réouverture du Détroit,
22:29il y avait aussi
22:30ces mêmes promesses.
22:31Exactement,
22:31on nous faisait déjà
22:31cette même promesse.
22:32Donc c'est vrai qu'on a
22:33l'impression d'entendre
22:34un petit peu ce refrain.
22:35Et puis,
22:35le gouvernement qui maintenant
22:37brandit effectivement
22:38cette menace
22:39avec ce décret
22:40de plafonnement des marges,
22:42mais en même temps,
22:43se contente de dire
22:44qu'il va suivre
22:45l'évolution,
22:47renvoie à des réunions
22:49avec les distributeurs
22:51face à face
22:52jusqu'à jeudi.
22:54Donc tout ça
22:54nous donne quand même
22:55l'impression
22:55que le gouvernement
22:56n'est pas réellement
22:57en capacité actuellement
22:59d'agir politiquement.
23:00Anthony Bélanger.
23:01C'est ce qui est intéressant
23:02quand on commence
23:03à regarder un peu
23:03ce qui se passe
23:04chez nos voisins
23:05ou ailleurs,
23:05c'est qu'on voit en fait
23:06combien nos hommes politiques
23:08sont contraints
23:09par l'opinion publique,
23:10par le fait que
23:10ces prix de naissance
23:12sont particulièrement
23:14stratégiques ou importants
23:14pour les Français.
23:15Ils se souviennent
23:17effectivement
23:17de l'épisode
23:18des gilets jaunes
23:18et surtout le gouvernement
23:19et le président
23:20de la République.
23:21Alors quand on part
23:22aux Etats-Unis par exemple,
23:23vous avez des gens
23:24pour vous dire
23:24de toute façon
23:25ça ne baissera pas
23:25avant au minimum
23:262027.
23:27Ce qui serait une catastrophe
23:29si un homme politique
23:29l'annonçait ici.
23:30Là-bas, non.
23:32Je crois que c'était
23:33le ministre du Commerce
23:35qui a expliqué
23:36que le gallon
23:38des décents aux Etats-Unis
23:39serait durablement
23:40au-dessus de 4 dollars.
23:40Alors il ajoute immédiatement
23:41ce ne sera pas aussi haut
23:43que le pic de Joe Biden
23:44en 2022
23:45qui était à 5,
23:45mais au moins
23:47jusqu'en 2027.
23:49Deuxièmement,
23:50où sont passées
23:50les stocks stratégiques
23:51qu'on devait libérer
23:52qu'on a libérés d'ailleurs
23:54et qui devaient
23:54faire baisser les prix ?
23:55Rien du tout.
23:56Ça n'a servi à rien.
23:57C'est absolument à rien.
23:59Et c'est fascinant
24:00de voir à quel point
24:01en fait ça signifie quoi
24:03que ça n'a servi à rien ?
24:04Que plus rien ne pèse
24:05sur les marchés,
24:06qu'on est vraiment
24:06dans une crise énergétique
24:07extrêmement grave.
24:08Probablement une des trois
24:09grandes crises énergétiques
24:10depuis les années 60 et 70
24:12ou même depuis 70
24:13c'est l'embargo pétrolier
24:14des pays arabes.
24:16Et puis troisièmement,
24:16et j'en finis là,
24:17il y a un secteur
24:19qui adore
24:22ce blocus stratégique,
24:23ce sont les vendeurs
24:24de voitures électriques.
24:25Plus 51%
24:26de voitures électriques
24:27vendues
24:28le mois dernier
24:29dans toute l'Europe.
24:30Et plus 33%
24:31depuis le début de l'année.
24:32C'est-à-dire que l'essentiel
24:33c'est en fait fait
24:33le mois dernier.
24:34Un bonheur sans tâche
24:36pour tous les vendeurs
24:36de voitures électriques,
24:38c'est-à-dire pour les Chinois
24:39bien sûr.
24:40Alexandra Schwartzbrod.
24:41Oui, le problème
24:41c'est que le gouvernement
24:43a très très peu
24:43de marge de manœuvre.
24:44Surtout que cette guerre
24:46est très coûteuse aussi
24:48en armement.
24:49Il faut dépenser beaucoup,
24:53il faut réalimenter
24:56les munitions,
24:59augmenter les crédits militaires
25:00sans cesse.
25:01Et là, les caisses sont vides.
25:03Donc il y a très très peu
25:04de marge de manœuvre.
25:05Et il y a un gouvernement
25:06qu'on voit totalement paralysé
25:08avec des prix en plus
25:09qui font à la suite
25:11de Donald Trump
25:12du yo-yo en permanence.
25:14Donc c'est très difficile
25:15de s'adapter.
25:16Et même ce fameux décret
25:18pour plafonner les marges,
25:20il est très difficile
25:21à mettre en œuvre
25:21parce que ça change
25:22en permanence.
25:23Donc on voit bien
25:25qu'il est un peu paralysé
25:26et qu'en effet,
25:27si ça dure trop longtemps,
25:29ça va être très compliqué
25:30dans la campagne
25:32qui s'annonce.
25:32On ne voit pas très bien
25:33comment ça pourrait
25:36s'arranger rapidement
25:37parce que cette crise
25:38de toute évidence
25:40est partie pour durer.
25:41Mathieu Plannes,
25:42il y a l'argument budgétaire
25:43qui est mis en avant
25:44par le gouvernement
25:45depuis le début
25:45de cette crise
25:47pour dire
25:47qu'on ne peut pas dépenser
25:48l'argent qu'on n'a pas.
25:50Il va falloir en trouver
25:51un moment de l'argent.
25:53Oui,
25:54l'argument budgétaire
25:55revient assez vite
25:57pour les raisons
25:57qu'on connaît.
25:58C'est toujours un déficit
26:01au-dessus de 5% du PIB
26:02et on s'est engagé
26:04à le réduire
26:05et même le ramener
26:07en dessous de 3%
26:07d'ici 2029.
26:09Donc,
26:10j'allais dire,
26:11les caisses sont quand même
26:12relativement vides.
26:13En tout cas,
26:13par rapport à ce qu'on avait
26:14connu au moment
26:16du début
26:17de la guerre en Ukraine,
26:18qui était un choc énergétique
26:19quand même très fort,
26:20tout de suite,
26:21on avait déployé
26:22des mesures importantes
26:23avec l'héromus carburant
26:24et le bouclet tarifaire
26:25qui avaient coûté
26:26plusieurs dizaines
26:27de milliards d'euros
26:28à l'époque.
26:29On voit qu'on n'est pas
26:30du tout dans la même logique.
26:31Alors,
26:31pour le moment,
26:32je pense qu'il y a quand même
26:33cette politique du wet and see
26:35en espérant qu'il y aura
26:36un déblocage assez rapide
26:37au niveau des détroits d'Hormuz
26:39et que ça pourrait
26:40refaire tomber un peu la pression
26:41et que progressivement,
26:43ça pourrait...
26:44On ne reviendrait pas à la normale,
26:45mais à une situation
26:46quand même un peu plus acceptable.
26:48En tout cas,
26:50rappelons quand même
26:50que le prix de l'essence
26:52du gazole,
26:53il est monté
26:55le 9 avril,
26:56il était à 2,39€,
26:582,39€.
26:59Aujourd'hui,
26:59on est quand même
26:59à 2,18€.
27:00Donc,
27:01il y a quand même
27:0120 centimes de baisse,
27:03ce qui est effectivement
27:03assez loin des 1,70€
27:05qu'on a connus
27:05avant la guerre en Iran.
27:08Mais il y a quand même
27:08une baisse.
27:09Et progressivement,
27:10si on reste avec un baril
27:11autour des 90 dollars,
27:12on aura quand même
27:13une légère baisse.
27:15On ne viendra pas
27:15au niveau d'avant,
27:16mais qui est quand même
27:16un peu plus supportable.
27:17Donc, je pense qu'il joue
27:19un peu la montre
27:20de ce côté-là,
27:21mais que la question budgétaire
27:22est très embêtante.
27:23Du coup,
27:24avec peu de marge
27:25de manœuvre budgétaire,
27:27votre principale action,
27:28c'est la parole,
27:29et dire on va faire des choses
27:30sur les distributeurs.
27:31Mais qu'au fond,
27:32il faut savoir
27:33que sur l'énergie,
27:33ça coûte très vite cher.
27:34Parce que si vous mettez
27:35même 10 centimes
27:37de baisse ou de remise,
27:38il faut savoir que
27:39sur une année complète,
27:41ça fait 5 milliards
27:41tout de suite.
27:42Donc, par mois,
27:43c'est moins que ça.
27:43Ça fait plutôt 500 millions
27:44par mois.
27:45Mais vu les questions budgétaires,
27:47ça pose question.
27:48Et puis,
27:49ça revient aussi en partie
27:50à subventionner
27:51des énergies fossiles,
27:52ce qui n'est pas génial
27:52pour la transition.
27:53C'est difficile de bien
27:54le cibler pour aider
27:55les ménages qui en ont
27:56vraiment besoin
27:57ou les entreprises
27:57qui en ont besoin.
27:59Donc, je pense que
27:59le gouvernement est quand même
28:01assez embêté
28:01dans cette affaire.
28:02Un mot, Patrice Moyon,
28:03aussi des autres conséquences.
28:04On a parlé des carburants,
28:06mais il y a l'alimentaire,
28:07il y a le plastique.
28:08Notamment,
28:09on avait un invité ce matin
28:10qui nous parlait
28:10des conséquences
28:12sur l'hôpital
28:13où le plastique
28:14à usage unique
28:14est extrêmement utilisé.
28:15Il va y avoir
28:16des pénuries,
28:17des risques,
28:17effectivement,
28:18qu'il y ait beaucoup de manque.
28:19Oui, alors,
28:20l'utilisation du plastique
28:21s'est beaucoup développée
28:22à l'hôpital
28:23ces 20 dernières années.
28:25Donc, en fait,
28:26il y a un double enjeu
28:27pour l'hôpital.
28:27Sur le moyen et long terme,
28:29c'est développer
28:30un système
28:31de recyclage.
28:33En attendant,
28:34à court terme,
28:35il y a un risque
28:38de difficulté
28:39d'accès
28:40à certains types
28:42de plastique.
28:42Avec, effectivement,
28:43des problèmes de stock
28:44également.
28:45La seconde partie
28:46des informés,
28:47dans un instant,
28:48nous parlerons notamment
28:48de la visite
28:49d'Emmanuel Macron
28:50en Pologne.
28:51C'est juste après l'info.
28:52Il est 20h32
28:53sur France Info.
28:59Stéphane Milhomme.
29:00Et le conflit
29:01au Moyen-Orient.
29:01À l'instant,
29:02Donald Trump assure
29:03qu'il ne lèvera
29:04le blocus
29:05qu'en cas d'accord
29:06avec l'Iran.
29:07Américains et Iraniens
29:08sont censés se rencontrer
29:09ces prochaines heures
29:11au Pakistan
29:11pour de nouvelles négociations.
29:13Et alors que les tensions
29:14restent vives
29:15entre les deux belligérants
29:16dans ce détroit d'Hormuz,
29:17mais rien ne dit
29:18que les participants
29:19feront bien le voyage
29:20jusqu'à Islamabad.
29:22Le conflit
29:23maintenant côté Liban
29:24et la France
29:25n'a pas été spécialement visé
29:27après la mort
29:27d'un soldat français
29:29samedi dernier au Liban.
29:30C'est Emmanuel Macron
29:31qui l'assure ce soir.
29:32Le président de la République
29:33accuse surtout
29:34et depuis le début
29:35le Hezbollah pro-iranien
29:36d'avoir orchestré
29:37cette attaque
29:38sur des casques bleus
29:39de différentes nationalités.
29:41La poursuite
29:42de la flambée
29:42des prix des carburants
29:43en France
29:44et le ministère
29:45de l'économie
29:45exhorte maintenant
29:46les distributeurs
29:47à présenter l'évolution
29:48et le calcul
29:49de leurs marges
29:50et cela
29:50dans les prochains jours.
29:52Après cette réunion
29:53à Bercy aujourd'hui,
29:54le gouvernement
29:54continue à mettre
29:55la pression
29:55sur les distributeurs
29:57de carburants
29:57après les avoir appelés
29:59et dès ce week-end
30:00à baisser une nouvelle fois
30:01les prix de l'essence
30:02comme du gasoil.
30:03La discussion
30:04entre le MEDEF
30:05et le Rassemblement National
30:06a duré deux heures
30:07et à la sortie
30:08le président du RN
30:09Jordan Bardella
30:10salue des échanges
30:11courtois,
30:12sans tabou
30:12et transparents
30:13sur l'économie.
30:14Le rendez-vous
30:15se tenait dans le cadre
30:16d'une série d'entretiens
30:17du MEDEF
30:18avec les leaders
30:19des principaux partis politiques
30:20mais cet accueil
30:21du patronat
30:22vis-à-vis de l'extrême droite
30:23fait grincer des dents
30:25plusieurs responsables patronaux.
30:27Le MEDEF
30:27poursuit donc
30:28ses rencontres
30:29avec les différents partis.
30:31Le Tour de France
30:32Femmes
30:32proposera l'an prochain
30:34un contre-la-montre
30:35par équipe
30:35ce sera à Londres
30:36et les organisateurs
30:37l'annoncent ce soir
30:38pour la troisième étape
30:40dans la capitale britannique
30:41le 1er août
30:42un contre-la-montre
30:43par équipe
30:44pour ajouter du spectacle
30:45ce sera sur une boucle
30:46de 18 kilomètres
30:47pour une arrivée jugée
30:48devant Buckingham Palace.
30:52France Info
30:5520h, 21h
30:56France Info
30:58les informés
30:59Victor Matthe
31:00Ce soir dans le studio
31:02de France Info
31:03Alexandre Rachfard-Sbraud
31:04directrice adjointe
31:05de la rédaction
31:06de Libération
31:07Anthony Bélanger
31:08éditorialiste à France Télé
31:09et spécialiste
31:10des questions internationales
31:12Tam Tran Nui
31:13directrice adjointe
31:15de la rédaction
31:16du Public Sénat
31:17et Patrice Moyon
31:18éditorialiste
31:18à Ouest France
31:20Emmanuel Macron
31:20était en Pologne
31:21aujourd'hui
31:22pays en première ligne
31:23face à une autre guerre
31:24celle en Ukraine
31:25le président français
31:26venu
31:27qui veut renforcer
31:28son partenariat militaire
31:29alors que les Polonais
31:30augmentent leurs dépenses
31:32de défense
31:33Paris et Varsovie
31:33qui vont discuter
31:34échange d'informations
31:35et exercices conjoints
31:37à détailler Emmanuel Macron
31:39Nos équipes
31:40les plus rapprochées
31:41vont se rencontrer
31:42dans les prochaines semaines
31:43et il y aura des travaux
31:44d'ici à l'été
31:45qui permettront d'avancer
31:46sur les avancées
31:49concrètes
31:50et la mise en oeuvre
31:51de ce partenariat
31:53en matière
31:54de dissuasion avancée
31:55dans les choses
31:56que nous allons
31:57évidemment considérer
31:58il y a l'échange
32:00d'informations
32:01il y a des exercices
32:02conjoints
32:03il peut y avoir
32:03des déploiements
32:04je ne vais pas ici
32:05préempter
32:05l'éventail
32:07des solutions possibles
32:08mais de tout cela
32:10nos équipes parleront
32:11et nous aurons à décider
32:12ensemble
32:12dans les prochains mois
32:15Alexandre Schwarzbrot
32:16on est dans la ligne droite
32:17droite ligne
32:17plutôt du discours
32:19de l'île longue
32:20en Bretagne
32:21début mars
32:21sur la dissuasion nucléaire
32:22absolument
32:23et ça fait partie
32:24de la dissuasion
32:25d'ailleurs
32:25ce genre de voyage
32:26pour montrer
32:28évidemment à la Russie
32:29de Vladimir Poutine
32:30que l'Europe
32:31est soudée
32:33que l'Europe
32:33se prépare
32:34alors évidemment
32:35il n'est pas du tout
32:36du tout question
32:37comme certains
32:39l'ont cru
32:39qu'il était question
32:41de partager
32:42l'arme nucléaire
32:43la France
32:44garde
32:44le président français
32:46garde la prérogative
32:47d'appuyer sur le bouton
32:49si je puis dire
32:50mais en revanche
32:51il est prévu
32:52d'un partenariat
32:54avec 7 pays d'Europe
32:56dont la Pologne
32:57qui est en première ligne
32:59qui est très exposée
33:00à la Russie
33:02et qui est maintenant
33:03une puissance militaire
33:04importante
33:05et en plus
33:07Donald Tusk
33:08qui est quand même
33:09très proche
33:14le premier ministre polonais
33:16il est très proche
33:17d'Emmanuel Macron
33:18et c'est un homme intéressant
33:21malheureusement
33:21il y a un président
33:22qui a été élu
33:23qui est beaucoup
33:24il est un peu cornerisé
33:26par le président
33:26qui a été élu
33:27il y a quelques mois
33:28qui est beaucoup plus conservateur
33:31et donc
33:31il n'a pas les coudées franches
33:33mais quand même
33:34il y a un lien
33:35qui s'est créé
33:36et notamment au niveau militaire
33:37et ça c'est très très important
33:39Pourquoi c'est si important
33:40Tony Bélanger
33:41de se rapprocher de la Pologne ?
33:42D'abord parce que la Pologne
33:43est le pays qui en Europe
33:45croit le plus vite
33:46ils ont rattrapé le retard
33:48à une vitesse ahurissante
33:49et aujourd'hui
33:49leur niveau de vie
33:50est celui de l'Espagne
33:51où on se rapproche
33:52de celui des pays
33:53d'Europe de l'Ouest
33:54donc c'est un pays
33:55en plein boom économique
33:56ensuite parce que
33:57l'armée polonaise
33:57à terme
33:58même si elle a fait
33:59beaucoup d'erreurs
34:00dans ses achats d'armement
34:01enfin elle a beaucoup
34:01acheté très vite
34:02parce que la Russie
34:03la terrifie
34:04enfin je ne sais pas
34:04quelle est la telle
34:05oui la menace russe
34:06la terrifie
34:07deviendra la première armée
34:08d'Europe
34:08l'armée de terre
34:09en tout cas
34:09c'est clairement
34:10très très loin
34:11devant la France
34:11puisque je crois
34:12que là le rapport
34:13sera de 1 à 1,5
34:14c'est-à-dire nous avons
34:14250 000 soldats
34:15ils en auront
34:16350 000 à 400 000
34:17et entièrement équipés
34:19de matériel neuf
34:20donc c'est un test
34:21c'est exactement ce qu'il faut
34:23pour les grandes plaines
34:23d'Europe centrale
34:24parce que si l'Ukraine
34:26nous a prouvé une chose
34:26c'est qu'on pouvait
34:27effectivement en quelques jours
34:29pénétrer le pays
34:30suffisamment
34:30peut-être pas le garder
34:33ça c'est la mère découverte
34:35qu'a fait l'admire Poutine
34:36mais en tout cas
34:37y entrer sans problème
34:39donc il faut des chars
34:40il faut de l'artillerie
34:41il faut des drones
34:42donc c'est très intéressant
34:44de se rapprocher d'un pays
34:45qui a donc cette ambition-là
34:49et puis il y a une autre raison
34:50qu'on n'a pas vue
34:51c'est que la Pologne
34:52c'est le pays
34:53c'est le pays d'accueil
34:55presque du nouveau gouvernement
34:56hongrois
34:57parce que
34:59il était allibéral
35:00illibéral
35:01jusqu'en 2023
35:02jusqu'à ce que
35:02M. Tusk en 2023
35:03gagne les élections
35:05législatives
35:06et devient le Premier ministre
35:07et il a maintenant
35:08l'expérience qu'il faut
35:09pour passer
35:10d'un pays illibéral
35:12à un pays
35:13revenu au cœur
35:14de l'Europe
35:15et qui est en plus
35:16un modèle pour les Hongrois
35:17parce que la Hongrie
35:18depuis deux ans
35:19stagne d'un point de vue économique
35:20voire régresse
35:21voit ses subventions
35:23qui sont si importantes
35:24pour des pays
35:25comme la Pologne
35:25la Roumanie
35:26la Tchéquie
35:26la Tchéquie un peu moins
35:27mais surtout
35:28mais la Hongrie
35:29ou la Slovaquie
35:30et donc elle
35:31elle sait comment s'y prendre
35:32enfin je veux dire
35:34mécaniquement
35:35elle sait comment faire
35:35pour remplir un dossier
35:36elle sait par exemple
35:37que sur les 10 milliards
35:39qui sont promis
35:40à la Hongrie
35:41dès que la Hongrie
35:42aura enclenché
35:43un mécanisme
35:44elle a fait savoir
35:45au président hongrois
35:46au nouveau Premier ministre hongrois
35:48Peter Maciard
35:50qu'il n'était pas question
35:51que l'Europe ne se contenterait pas
35:52de vaines paroles
35:53il faudrait faire
35:54il faudrait faire suivre les actes
35:56et que de toute façon
35:56sur ces 10 milliards
35:57il y en a déjà deux
35:58qui sont perdus
35:58parce que
36:00Victor Orban
36:01a perdu du temps
36:02à ne pas répondre
36:02à ne pas répondre
36:03aux Européens
36:04c'est la traduction
36:06on le disait
36:07du discours de Milong
36:08c'est aussi la traduction
36:10du traité
36:11signé à Nancy
36:12l'année dernière
36:13traité d'amitié
36:14renforcée
36:16entre la France
36:17la Pologne
36:18France, Pologne
36:19Allemagne
36:20aujourd'hui
36:20extrêmement rapprochée
36:23donc Alexandra
36:24l'a expliqué
36:25avec cette dissuasion
36:26nucléaire
36:26partagée
36:27il va y avoir
36:29dans ce rapprochement
36:31une difficulté
36:32c'est le fait que
36:33la Pologne
36:34ait eu quand même
36:35l'habitude
36:35d'acheter son armement
36:36aux Etats-Unis
36:37et c'est le cas
36:38de nombreux pays de l'Est
36:39et que là-dedans
36:40tout l'engagement
36:41de Macron
36:42sur la préférence européenne
36:45forcément
36:45est un vrai sujet
36:47un petit peu plus crispant
36:49et on le disait
36:49c'est un enjeu
36:50d'autant plus important
36:51que la Pologne
36:52fait mieux
36:53que tous les autres pays
36:54de l'OTAN
36:55en consacrant 4%
36:56de son PIB
36:57aux dépenses
36:58d'armement
36:59il y a aussi
37:00un sujet
37:01industriel
37:02enfin dans ce déplacement
37:03avec notamment
37:04EDF
37:05qui est dans
37:05les bagages
37:06d'Emmanuel Macron
37:07et avec
37:08le fait que EDF
37:10espère pouvoir
37:11plaider sa cause
37:12pour ouvrir
37:13une centrale nucléaire
37:14en Pologne
37:18ce qui est intéressant
37:20aussi dans ce dossier
37:21c'est qu'on voit
37:22que les intérêts vitaux
37:24de la France
37:24se situent en Europe
37:25donc à quelques mois
37:25aussi de l'élection
37:27présidentielle
37:28c'est rappelé aussi
37:29que le dossier européen
37:32sera un enjeu essentiel
37:33donc le positionnement
37:34des uns et des autres
37:35notamment le Rassemblement
37:36National par exemple
37:36ce sera intéressant
37:37de l'entendre
37:38on voit comment
37:39Frédéric Schmerz
37:40le chancelier allemand
37:41aussi estime
37:42aujourd'hui
37:43qu'il a besoin
37:44à la fois
37:45de la Grande-Bretagne
37:45et de la France
37:46pour assurer sa défense
37:48donc les choses bougent
37:49à l'échelle de l'Europe
37:51On a le sentiment aussi
37:53Anthony Bélanger
37:54on parlait tout à l'heure
37:55de la dépendance
37:56ou de l'adversité
37:57face à la Russie
37:58face à nos Etats-Unis
38:00aussi la Pologne
38:00désormais a un rôle
38:01Alors le problème
38:02de la Pologne
38:02est le suivant
38:03c'est qu'ils ont toujours
38:04été déçus
38:05par les Européens
38:05je veux dire
38:06dans leur histoire
38:06je rappelle la drôle de guerre
38:08en 1939
38:09où on a déclaré
38:10la guerre à Allemagne
38:11pour la Pologne
38:11mais on a attendu
38:12un an
38:12derrière la ligne Maginot
38:13alors que la Pologne
38:14se faisait envahir
38:15totalement
38:16totalement anéantir
38:18donc les Polonais
38:19se méfient
38:20des Français
38:20quand ils leur parlent
38:21de défense
38:21ils se méfient
38:22des Allemands
38:23quand ils leur parlent
38:24de frontières
38:24et quand ils leur parlent
38:25de
38:25et aussi de défense
38:27on comprend pourquoi
38:28ils se méfient
38:29de la Russie
38:30ils ne se méfient
38:31pas seulement de la Russie
38:31ils pensent que
38:32donc pour eux
38:33c'était un combi parfait
38:34que d'être à la fois
38:36dans un espace intégré
38:37de défense européenne
38:39et en même temps
38:40avec un diable lointain
38:41qui assurait l'essentiel
38:43c'est-à-dire la coordination
38:44et la profondeur stratégique
38:48vous retirez
38:49les Etats-Unis
38:51de l'équation
38:52les Polonais
38:53d'abord un
38:53sont fonds parmi
38:54ceux qui ne sont
38:54absolument pas prêts
38:55à laisser partir
38:57les Etats-Unis
38:58d'autant
38:58pour cette raison-là
38:59parce qu'ils ne veulent pas
39:00d'une armée européenne intégrée
39:01qui serait commandée
39:02par un Français
39:03ou d'une force nucléaire
39:06européenne
39:06qui serait encore une fois
39:07commandée par un Français
39:09ils réfléchissent
39:10d'ailleurs eux-mêmes
39:11à terme
39:12à avoir la bombe atomique
39:13même si ce n'est pas du tout
39:14du moins
39:15à devenir rapidement
39:16un pays du seuil
39:17c'est-à-dire un pays
39:18qui aurait toutes
39:19les technologies nécessaires
39:20pour construire rapidement
39:21un engin nucléaire
39:24mais c'est vrai
39:24que l'idée
39:25pour les Polonais
39:26de confier leur défense
39:28à un Français
39:29ou un Allemand
39:29non
39:30Alexandra Schwarzbrot
39:31on parlait d'Emmanuel Macron
39:33tout à l'heure
39:34c'est une nouvelle séquence
39:36on va dire
39:36elle s'éternise
39:37sur l'international
39:39il y a ce déplacement
39:39à Varsovie
39:40demain il recevra
39:41le Premier ministre
39:42libanais
39:42on voit maintenant
39:43qu'il est cantonné
39:44en quelque sorte
39:45à ce rôle-là
39:46et beaucoup moins présent
39:47sur la scène politique
39:48ça fait un moment
39:50ça fait un moment
39:52et il a tout fait pour ça
39:53il peut n'en vouloir
39:55qu'à lui-même
39:56mais
39:57c'est quand même
39:58un domaine
39:59dans lequel
40:00il est plutôt bon
40:01l'international en plus
40:02il maîtrise plutôt bien
40:03il aime ça
40:04il passe plutôt bien
40:05à l'étranger
40:06sur le Liban
40:07le Liban
40:09il faut qu'il
40:10il faut qu'il donne
40:11des preuves d'amour
40:12parce que
40:13le problème
40:14c'est qu'il a fait
40:15beaucoup de déclarations
40:15notamment
40:16on se souvient
40:16après l'explosion du port
40:18où il est allé sur place
40:19il avait fait
40:20ça avait d'ailleurs
40:20beaucoup de gueule
40:21quand il est allé sur place
40:22faire des promesses
40:23dire on est là
40:24on vous lâche pas
40:25et puis
40:26il ne s'est pas passé
40:27grand chose
40:27donc là
40:28en effet
40:29il joue
40:30il joue un rôle important
40:32il est
40:32je pense que
40:33on sait que
40:34les liens entre
40:34le Liban et la France
40:35sont importants
40:37là il y a eu en plus
40:37la mort de ce soldat français
40:39de la finule
40:40donc il est
40:41totalement impliqué
40:42et c'est vrai que là
40:43il peut
40:44il peut essayer
40:45de jouer un rôle
40:46mais
40:46on sait que
40:47les relations
40:48en fait
40:49le coeur
40:50celui qui a les clés
40:51c'est Netanyahou
40:52mais
40:53les relations
40:54sont exécrables
40:55entre
40:55Benyamin Netanyahou
40:56et Emmanuel Macron
40:57donc il peut
40:58apporter son soutien
41:00au Liban
41:01mais il pourra
41:02probablement pas
41:03changer le cours
41:04de la guerre
41:05parce que
41:05Netanyahou n'écoutera
41:07jamais
41:07n'a rien à faire
41:08de ce que peut lui dire
41:09Emmanuel Macron
41:10mot rapide pour clore
41:11la politique étrangère
41:12et Emmanuel Macron
41:12évidemment c'est le plus capé
41:13il a depuis 10 ans
41:15enfin 9 ans maintenant
41:15et donc il commence
41:17à avoir de l'expérience
41:17mais le Liban
41:18c'est aussi le lieu
41:19de son pire échec
41:19c'est à la fois le lieu
41:21de sa geste
41:22d'une geste bien française
41:23j'arrive avec mon avion
41:24je sors
41:24je vais au devant
41:25des Libanais
41:26et des Béroutins
41:27qui venaient de subir
41:28une explosion épouvantable
41:29et en même temps
41:30je commets une bourde
41:31absolument incroyable
41:32qui va le disqualifier
41:33pendant au moins
41:34un an et demi
41:34de toute capacité
41:38d'intervenir au Liban
41:38c'est de demander
41:39au Libanais
41:40comme s'il était
41:41au gouvernement libanais
41:42au président libanais
41:42comme s'il était
41:44encore la puissance coloniale
41:45d'obtenir des résultats
41:47dans l'année
41:47et si possible
41:48un gouvernement
41:49dans les 6 mois
41:50je crois que c'était
41:50à peu près ça
41:51et on a là
41:52tout Emmanuel Macron
41:53qui est à la fois
41:54d'excellentes idées
41:55d'excellentes initiatives
41:56qui effectivement maintenant
41:56a beaucoup d'expérience
41:57et est capable de tout gâcher
41:59en 10 minutes
41:59juste parce que ça l'agace
42:01et on verra
42:01comment on se passe demain
42:02à la réception
42:02du premier ministre libanais
42:04à Paris
42:05on évoquait 2027
42:06et la présidentielle
42:07parlons de la droite
42:07et de l'extrême droite
42:08française
42:09avec d'abord
42:09ce déjeuner aujourd'hui
42:10entre Jordan Bardella
42:11et les représentants
42:12du MEDEF
42:13c'était la première fois
42:14que l'organisation patronale
42:15recevait un leader
42:16du rassemblement national
42:17trois semaines déjà
42:18un premier dîner
42:19cette fois entre Marine Le Pen
42:20et des patrons du CAC 40
42:22Patrice Moyon
42:22tout cela ouvre la voie
42:23à la normalisation
42:24du parti d'extrême droite
42:26dans sa relation
42:27avec les grands patrons
42:27je pense qu'il y a encore
42:29des débats
42:29au sein du patronat
42:31mais de moins en moins
42:33compte tenu
42:33compte tenu du fait
42:35que le rassemblement national
42:37pourrait se retrouver
42:38au deuxième tour
42:40en 2027
42:41un certain nombre
42:42de patrons
42:44testent
42:44le rassemblement national
42:45sur son programme
42:46alors
42:47Patrick Martin
42:48le président du MEDEF
42:50dit que
42:51il va recevoir
42:52tous les candidats
42:53ceci étant
42:54c'est une nouvelle étape
42:56tout de même
42:56qui est franchie
42:57il y a une critique
42:58je voudrais qu'on l'écoute
42:59celle de François
43:00Omril
43:00sur l'attitude
43:01justement du MEDEF
43:03c'est le dirigeant
43:03du syndicat
43:04de CFE
43:05CGC
43:06il était tout à l'heure
43:07sur France Info
43:08il y a quand même
43:09plusieurs mois
43:09qu'on a compris
43:10que le MEDEF
43:12fait ses courses
43:13dans la petite boutique
43:14du rassemblement national
43:15bien qu'il se soit défendu
43:17il y a longtemps
43:17déjà
43:18oui etc
43:19pour faire le jeu
43:20du rassemblement national
43:22mais toujours
43:22les affaires reprennent le dessus
43:24alors à l'occasion
43:25moi ce qui me fait rire un peu
43:26c'est que toujours
43:27le MEDEF se présente
43:28comme étant le représentant
43:29le porte-parole
43:29du monde économique
43:31franchement
43:31non c'est le monde
43:32des affaires
43:32de la finance
43:34le monde économique
43:35c'est nous tous
43:35c'est les petites entreprises
43:36c'est les représentants
43:37des organisations syndicales
43:38bon ben ça c'était
43:40une petite remarque
43:41au passage
43:41voilà au passage
43:42je voulais vous faire réagir
43:44à ça
43:44oui alors ça c'est aussi
43:45des boutiques
43:45de patrons
43:46qui ne s'entendent pas
43:48forcément entre eux
43:50après
43:51quand on parle
43:51de normalisation
43:53du rassemblement national
43:54c'est vrai qu'il faut rappeler
43:55que déjà
43:57Jordan Bardella
43:58avait été invité
43:59lors de l'AREF
44:00l'université d'été
44:01le moment de rentrée
44:03du MEDEF
44:04l'AREF 2025
44:05on a vu effectivement
44:07Marine Le Pen
44:07avec des grands patrons
44:09du CAC 40
44:11dîner chez Drouan
44:12exposer toutes ses idées
44:14ça c'était le 7 avril
44:15maintenant Jordan Bardella
44:17et on a vu
44:17il y a eu de la communication
44:19autour de cela
44:20et de la part du MEDEF
44:21et de la part du Rassemblement National
44:23qui nous a bien indiqué
44:24qu'il y avait des micro tendus
44:26qu'il y avait la possibilité
44:27de s'exprimer
44:27et puis
44:27tout ça
44:29a été enveloppé
44:30par cette lettre
44:31ce matin
44:32qui a été dévoilée
44:33par Marine Le Pen
44:35et Jordan Bardella
44:36où d'une part
44:37ils indiquent
44:38les personnes
44:39au sein du Rassemblement National
44:40qui vont être en charge
44:42vraiment
44:42de parler du patronat
44:44et qui par ailleurs
44:45vient
44:45quand même
44:46dans un consensus
44:47très mou
44:48dire qu'ils vont faire
44:49quelque chose
44:50pour faire de la simplification
44:52lever les verrous normatifs
44:54lever les verrous normatifs
44:55faire de la simplification
44:56je pense que
44:57on peut difficilement
44:58dire quelque chose
44:59de plus consensuel
45:01pour le patronat
45:02et de plus bateau
45:04il n'y a qu'à dire
45:04d'ailleurs
45:05il y a un projet
45:05de loi de simplification
45:06qui vient d'être adopté
45:07cette semaine
45:08donc voilà
45:09la simplification
45:09c'est quand même
45:10vraiment un refrain
45:12c'est une rengaine
45:13voilà
45:13la question maintenant
45:14c'est est-ce que
45:15l'ADN profond
45:17du Rassemblement National
45:18peut convenir au patronat
45:19et bien là
45:19rien n'est moins sûr
45:21on a entendu les échos
45:22à la suite d'ailleurs
45:22du dîner avec Marine Le Pen
45:25sur l'Europe
45:25sur la protection sociale
45:27il y a beaucoup de choses
45:28qui ne collent pas du tout
45:29avec le patronat
45:30reste à savoir
45:31si Jordan Bardella
45:32qui a effectivement
45:33ce côté pro-business
45:35et de droite
45:36qui est beaucoup plus clair
45:37et beaucoup plus clairement
45:38affirmé
45:38beaucoup plus libéral
45:39peut lui
45:40tenter de conquérir
45:42effectivement
45:42le coeur des grands patrons
45:44il y a la vision
45:45des grands patrons
45:45puis à la vision des électeurs
45:47aussi Anthony Mélanger
45:48parce que c'est un peu
45:48le grand écart
45:49en voulant à la fois
45:50dîner ou déjeuner
45:51avec les patrons
45:52et défendre en même temps
45:54les petits
45:55les plus pauvres
45:56qui sont une grande partie
45:58de leur électorat
45:59c'est un vrai souci
46:00mais en fait
46:01la question c'est de savoir
46:02est-ce que le parti
46:02le Rassemblement National
46:04va se méloniser
46:05c'est-à-dire
46:06Georgia Meloni
46:07est arrivée au pouvoir
46:07en disant
46:08je suis italienne
46:09je suis une femme
46:09je suis chrétienne
46:11et elle est arrivée au pouvoir
46:12et elle a été prendre
46:13ses ordres
46:14à la Cofindustria
46:15qui est l'équivalent du MEDEF
46:16encore plus caricatural
46:17en Italie
46:18vous avez vraiment
46:19tous les grands donneurs d'ordre
46:20toute la grosse industrie
46:21du nord de l'Italie
46:22pratiquement perversaire
46:22rien du sud
46:23qui y est représentée
46:24et la Cofindustria
46:27lui a dit
46:27tout ce que vous voulez
46:28voilà
46:28vous pouvez être chrétienne
46:29italienne
46:30nationaliste
46:31tout ce que vous voulez
46:31mais
46:32un
46:32vous régularisez
46:33500 à 800 000 personnes
46:34parce qu'on en a besoin
46:35pour nos industries
46:36et deux
46:36vous ne mouftez pas
46:39sur l'Europe
46:39l'Italie est européenne
46:40restera européenne
46:41et atlantiste
46:42et donc
46:42elle a avalé un peu son chapeau
46:43mais elle en a fait
46:45avec grâce
46:45une sorte de politique
46:46qui fait qu'aujourd'hui
46:47elle est depuis 3 ans
46:47plus de 3 ans maintenant
46:48presque 4 ans
46:50au pouvoir
46:50et or
46:51il ne vous a pas échappé
46:52que dans le mois
46:53qui a passé
46:54il y a une catastrophe atomique
46:55au sein du monde
46:56des nationalistes
46:57qui a eu lieu
46:58au sein du monde
46:58des nationalistes
46:59et des conservateurs
47:01radicaux
47:02des populistes
47:02on ne sait plus
47:03comment les appeler
47:03c'est la défaite d'Orban
47:05en Hongrie
47:06et ça a été un moment
47:08mais
47:08tous ceux qui s'étaient précipités
47:10pour dire qu'Orban
47:11était le meilleur d'entre eux
47:12le meilleur d'entre tous
47:15le parangon
47:15de l'illibéralisme
47:17en Europe
47:17c'était lui
47:17qu'il fallait suivre
47:18se retrouve aujourd'hui
47:19un peu
47:19un peu
47:20comment dire
47:22orphelin
47:22d'un leader
47:23et ce n'est pas
47:24le nouveau
47:25premier ministre bulgare
47:26qui va prendre la suite d'Orban
47:27parce qu'il n'est pas là
47:28où il sera
47:28Orban était là
47:29au pouvoir depuis 16 ans
47:30il avait fait
47:31la démonstration
47:32qu'on pouvait être
47:33populiste
47:34anti-libéral
47:34voire anti-démocratique
47:36et autoritaire
47:37et être réélu
47:38et élu
47:38pendant 16 ans
47:39donc sa défaite
47:40est un vrai souci
47:41puis deuxième
47:42gros ennui
47:43c'est la guerre en Iran
47:43je suis désolé
47:44mais pour tous ceux
47:45qui se sont précipités
47:46en 2024
47:48dès l'élection
47:49de Donald Trump
47:50tous ceux qui l'ont dit
47:51je prie quand même
47:51leur part
47:52comme Jordan Bardella
47:53qu'un vent de liberté
47:54soufflait sur la démocratie occidentale
47:56grâce à la victoire
47:57de Donald Trump
47:58se retrouvent aujourd'hui
47:58à devoir rétro-pédaler
48:00en expliquant que Trump
48:01n'est plus
48:01il sent le pâté quoi
48:02il n'est plus du tout
48:03celui qu'on imaginait
48:06conduire un vent de liberté
48:07sur la démocratie occidentale
48:09donc cette mauvaise séquence internationale
48:11et d'ailleurs
48:11j'ai toujours dit
48:12mais ces partis
48:14devraient cesser
48:15de s'intéresser à l'international
48:17ils ouvrent à chaque fois
48:19la boîte à claques
48:20et bien cette mauvaise séquence
48:21et je comprends
48:22qu'ils essayent aussi
48:23de la rattraper
48:23en faisant peut-être
48:24ce qu'avait fait
48:25Georgia Meloni
48:25c'est-à-dire
48:26en allant voir
48:26ce que pense
48:27la cof industria
48:28alias le MEDEF
48:29en France
48:30on imagine aujourd'hui
48:31Alexandra Schwarzbrod
48:33Jordan Bardella
48:34le Rassemblement National
48:35s'ils étaient au pouvoir
48:35faire la même chose
48:36sur l'immigration
48:37de ce qui se passe en Italie
48:38justement je pense que
48:39je pense que c'est
48:40c'est un problème géant
48:41entre les deux
48:42parce que le MEDEF
48:43ne cesse de dire
48:44qu'il va y avoir besoin
48:45de l'immigration
48:46pour compenser
48:47la baisse de la natalité
48:48et pour faire tourner l'économie
48:50et ça
48:51c'est de plus en plus flagrant
48:52et là
48:53je ne sais pas très bien
48:54ce que ça va donner
48:55avec le Rassemblement National
48:57qui prône exactement
48:59l'inverse
49:00la fermeture
49:00des frontières
49:02donc
49:02toute la question
49:03est de savoir
49:04on peut comprendre
49:05que le RN
49:05soit fasciné
49:06par le MEDEF
49:08mais est-ce que le MEDEF
49:09est-ce que le patronat
49:10est fasciné
49:11par les propositions économiques
49:13du Rassemblement National
49:14ça
49:15manifestement
49:16ce n'est pas sûr du tout
49:17alors que ce soit
49:18Jordan Bardella
49:19ou Marine Le Pen
49:20qui soit candidat
49:21l'an prochain
49:22qui aura-t-il en face
49:24Bruno Retailleau
49:25ira-t-il jusqu'au bout
49:26Tantranui
49:27c'est la grande question
49:27il a été plébiscité hier
49:28par les adhérents
49:29Les Républicains
49:30près de 69%
49:31des votants
49:3260% de participation
49:34qui l'ont choisi
49:35comme candidat du parti
49:36sans passer par la case primaire
49:37quel point est-ce que ça lui donne
49:38face à tous ces concurrents
49:40de la droite
49:40et du centre
49:41qui sont déjà déclarés
49:43et qui vont continuer à le faire
49:44soyons clair
49:44c'était quand même
49:45la chronique d'une victoire annoncée
49:46je pense que 3 jours avant
49:47on disait tous
49:49qu'il n'y avait pas
49:50beaucoup de suspense
49:52sur effectivement
49:53l'issue du scrutin
49:54de dimanche
49:55bon maintenant
49:55voilà c'est fait
49:56donc il est effectivement
49:57à quasiment 74%
50:00bon
50:00ce sont quand même
50:01les gens qui ont voté pour lui
50:02il y a à peu près un an
50:02c'est le même score à peu près
50:03que ceux qui l'ont élu
50:04à la tête du parti
50:04donc on ne s'attendait pas
50:06à autre chose
50:06autant qu'il n'y avait pas
50:07de candidat en face
50:07ce qu'il y avait en face
50:08c'était primaire
50:09plus ou moins ouverte
50:10donc il y a ça
50:12et donc effectivement
50:13vous l'avez dit
50:14ça peut quand même donner
50:16c'est ce qu'espèrent
50:17les équipes de Bruno Retailleau
50:18un petit coup de boost
50:19alors qu'effectivement
50:21au moment où Bruno Retailleau
50:23s'est dit candidat
50:24à l'élection présidentielle
50:26ça n'a pas fait
50:27beaucoup beaucoup bouger
50:28les sondages
50:28donc voilà
50:29c'est quand même
50:30une façon maintenant
50:31de plutôt se lancer
50:32dans un grand parcours
50:33du combattant
50:33parce qu'on l'a dit
50:34il y a beaucoup
50:35d'embouteillages
50:35à droite
50:36alors il y a ceux
50:37qui sont déjà partis
50:38des LR
50:39en prévision
50:40de ce qui est allé se passer
50:41tel David Lissnard
50:42qui lui aussi
50:44candidat
50:44pour Nouvelle Énergie
50:46le maire de Cannes
50:47le président
50:48de l'association
50:49des maires de France
50:49vous avez des profils
50:50comme ça
50:51avec Bertrand
50:51et puis si on élargit
50:53parce que
50:53tout le monde dit
50:55du côté de la droite
50:56que sans doute
50:58il va falloir quand même
50:59un moment
50:59se rassembler
51:00qu'on va pouvoir être
51:0150 000
51:03comme candidat
51:04à l'élection présidentielle
51:05et donc ça c'est
51:06le premier étage
51:07de la fusée
51:08et après on nous annonce
51:09sans doute
51:09une sorte
51:10de primaire éventuelle
51:12allant jusqu'à
51:13horizon
51:14jusqu'au
51:14socle commun
51:16Edouard Philippe
51:17Gabriel Attal
51:18qui sort donc
51:19son livre
51:20où il explique
51:21qu'il est un homme libre
51:22qui n'a pas
51:22tout à fait décidé
51:23qu'il était candidat
51:24à la présidentielle
51:25mais qu'il était
51:26capable de présider
51:28maintenant qu'il avait
51:28bien connu
51:29les arcades
51:30du pouvoir
51:31donc voilà
51:32donc on a bien compris
51:33que dans toute cette
51:34écuillerie
51:35où tout le monde se dit
51:36un peu capitaine d'équipe
51:38tout le monde se voit
51:38en fait cavalier seul
51:39ça va être quand même
51:39assez compliqué
51:41de se faire une place
51:42sachant Patrice Moyon
51:43que Bruno Rutaillot
51:45dit
51:45il y croit dur comme fer
51:46que les courbes
51:47vont finir par se croiser
51:48avec celle d'Edouard Philippe
51:49dans les prochains mois
51:51à gauche comme à droite
51:52en fait il y a une grande confusion
51:53qui règne aujourd'hui
51:54c'est à dire qu'il y a
51:55un trop plein de candidats
51:56et à côté
51:57vous avez
51:58deux parties
51:59la France Insoumise
52:00et puis le Rassemblement National
52:02qui sont quasi
52:02en ordre de marche
52:03donc
52:03il peut se passer encore
52:06beaucoup de choses
52:06d'ici 2027
52:07mais tout de même
52:08il peut se passer pas mal
52:09de choses
52:09Alexandra
52:10c'est que la candidature
52:13du RN
52:13que ce soit Marine Le Pen
52:14ou Jordan Bardella
52:16pour une raison X
52:17se casse la figure
52:19c'est à dire déçoive
52:20voilà
52:20on sait jamais
52:21et que lui
52:22récupère
52:23cet électorat de droite
52:25très très dur
52:27radical
52:28qui serait
52:29qui du coup
52:29serait en jachère
52:31c'est son seul
52:33voilà
52:34c'est là dessus
52:34qu'il mise
52:35parce que sinon
52:36sinon il n'y a pas
52:38beaucoup d'autres
52:39espaces
52:40dans lesquels
52:40il peut se glisser
52:41oui
52:41parce qu'en fait
52:43pour cette droite là
52:45sur laquelle il essaye
52:46de capitaliser au début
52:47il n'y a pas grand monde
52:49rappelons le score
52:49d'un personnage
52:51qui est presque
52:51son équivalent
52:52pour les élections européennes
52:55qui serait
52:55monsieur Bellamy
52:57qui a l'avantage
52:57d'être un intellectuel
52:58et d'être un philosophe
52:59mais qui est un peu
53:00sur le même terrain politique
53:01ça fait quoi ?
53:01ça fait 7-8%
53:02d'ailleurs il est donné
53:03à 7%
53:04en guerre plus
53:04donc il lui faudrait
53:05vraiment beaucoup de chance
53:06pour arriver jusqu'à
53:08à ce que les courbes
53:09les courbes se croisent
53:12mais la leçon
53:13en fait
53:13peu partout en Europe
53:14c'est que ces partis
53:14qui ont des
53:15et c'est la leçon
53:16par exemple en ce moment
53:16des Tories
53:17ou même de la droite
53:20de la droite italienne
53:21c'est que ces partis
53:22historiques
53:23qui ont entouré
53:24de grands leaders
53:25qui ont donné
53:26des premiers ministres
53:27et en France
53:28des présidents
53:28à la 5ème république
53:30et dans tous les pays d'Europe
53:31s'effondrent littéralement
53:33devant ces partis populistes
53:35Allez c'est la fin déjà
53:36de ces informés
53:37à la une de Libération
53:38demain Alexandra ?
53:39Alors il faut que je vous décrive
53:41la une
53:41Allez-y
53:42mais rapidement
53:43Il y a la photo
53:44de Lecornu
53:45et la manchette
53:46c'est Lecornérisé
53:47Très bien
53:48Voilà
53:48à lire
53:49dans Libération
53:50à la ligne de Ouest France
53:51Patrice
53:51Ah non la présidentielle
53:52se concède des candidatures
53:54Ah bah voilà
53:54on ne pouvait pas être plus raccord
53:55avec le dernier thème
53:56de ce soir
53:57Merci à tous
53:57d'être venus ce soir
53:58dans Les Informés
53:59qui reviennent bien sûr
54:00demain matin
54:01sur France Info
54:02à 9h
54:02Très bonne soirée
54:04Merci à tous
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