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  • il y a 2 jours
Les informés de franceinfo du jeudi 7 mai 2026

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00:0420h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:09Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:14À la une ce soir, il n'y a pas d'argent magique, les mots du Premier ministre, face à
00:19la hausse des prix des carburants,
00:21avant l'annonce de nouvelles aides dans les prochains jours.
00:23Qui pourrait en bénéficier ? Avec quel budget ? On en débat dans un instant.
00:27Au Moyen-Orient, le porte-avions Charles de Gaulle progresse vers le détroit d'Hormuz,
00:31positionnement stratégique ou symbolique pour la France, en attendant le retour de négociations entre Américains et Iraniens.
00:37Autre conflit, la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine craint des attaques à Moscou lors du défilé du 9 mai.
00:43Après-demain, sont-elles fondées ? Le président russe est-il dans une paranoïa permanente ?
00:47Et puis dans ces informés, on parlera d'orthographe.
00:50Faut-il conditionner l'obtention du bac au niveau de la qualité de rédaction des copies ?
00:55C'est ce que préconise le ministre de l'Éducation.
00:58Allez, comme au bac, vous avez une heure avant de pouvoir sortir du studio.
01:02Bonsoir Béatrice Mathieu.
01:04Bonsoir Victor.
01:05Rédactrice en chef à l'Express.
01:06À vos côtés, Anthony Bélanger.
01:08Bonsoir Anthony.
01:08Bonsoir Victor.
01:09Éditorialiste à France Télévisions, spécialiste des questions internationales.
01:13Bonsoir Quentin Calmet.
01:14Bonsoir Victor Mélenchel.
01:15Journaliste politique et parlementaire à Public Sénat.
01:19Et bonsoir Mickaël Darmon.
01:20Bonsoir.
01:21Éditorialiste pour Public Sénat et I24 News.
01:25Une réunion en ce moment même à Matignon, le chef du gouvernement entouré d'une partie de ses ministres
01:30pour étudier l'impact de la crise au Moyen-Orient sur notre économie.
01:35Sébastien Lecornu qui assure qu'aucun travailleur ne sera abandonné face à la hausse des prix des carburants
01:40même s'il n'y a pas, dit le Premier ministre, d'argent magique.
01:44On ne peut pas faire n'importe quoi avec les finances publiques.
01:47On ne le peut pas.
01:48Et je vois bien les tentations de se dire, baissons de manière générale les taxes, etc.
01:54Bon.
01:55D'ailleurs, ceux en général qui proposent de baisser les taxes au mois de mai sont ceux qui vont vouloir
01:59en réinventer à l'automne
02:01pendant les débats budgétaires.
02:03J'invite quand même nos concitoyens et nos concitoyens à être méfiants.
02:06Il n'y a pas d'argent magique et la situation des finances publiques est telle
02:09que par définition, quelqu'un paiera toujours à la fin.
02:12La deuxième des choses, nous ne pouvons pas abandonner celles et ceux qui travaillent et qui bossent.
02:16Le Premier ministre depuis Toulouse cet après-midi.
02:19Béatrice Mathieu, le discours finalement reste le même, un volontarisme affiché, mais avec des caisses qui sont vides.
02:26Oui, il n'y a pas d'argent magique et il ne le cesse de répéter.
02:29Quand on a un déficit public de 5% du PIB et une dette à 113%,
02:34on ne voit pas comment on peut remettre en place le quoi qu'il en coûte
02:39et les boucliers énergétiques que l'on a mis en place en 2022.
02:43D'autant plus que la situation du choc énergétique actuel est différente de celui de 2022.
02:49En 2022, on avait aussi une pression très forte à la hausse des prix d'électricité
02:54puisqu'une partie du parc électrique nucléaire était à l'arrêt, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
03:01Et donc, ça avait aussi coûté très très cher puisqu'il y avait eu un plafonnement,
03:06il y avait eu plein de mesures sur les prix d'électricité.
03:08Donc là, il y a un impact réel sur l'inflation, on le voit déjà évidemment sur les prix de
03:14l'essence.
03:16Bon, il y aura des mesures ponctuelles et ciblées.
03:20Certaines ont déjà été annoncées, les agriculteurs, les pêcheurs, les gros rouleurs.
03:26On sait que ça va être plafonné en fonction du nombre, des revenus et de la distance parcourue.
03:35On ne peut pas en fait envoyer un chèque énergie à tous les Français.
03:41C'est impossible, d'autant plus que ça serait assez injuste socialement
03:44puisque vous avez des gens qui n'ont pas de problème,
03:47d'un, qui n'ont pas de voiture et qui n'en ont pas besoin
03:51et d'autres qui n'ont pas forcément besoin de ce chèque énergie pour remplir l'essence.
03:59Donc non, ça n'est pas possible et il a raison de le répéter.
04:03Quant à calmer, Sébastien Lecornu avait promis en début de semaine
04:06ce qu'il avait appelé un changement d'échelle pour les aides.
04:09Comment est-ce que cela va ou comment ça se peut se concrétiser ?
04:12C'est ce qu'on verra effectivement en début de semaine prochaine.
04:14Mais on voit qu'il y a forcément une pression sur l'exécutif
04:17qui va devoir forcément faire de nouvelles annonces.
04:19On aurait dit qu'on ne peut pas comme ça baisser les taxes à la pompe
04:22sauf qu'on a des voisins européens qui viennent de faire cela.
04:26Oui, mais non, pas la même situation budgétaire.
04:30Ce n'est pas possible toujours de se comparer aux voisins européens
04:32et de ne pas vouloir faire budgétairement ce qu'ils ont fait.
04:35Mais ça, les Français, ils voient quand même qu'il se passe d'autres choses.
04:38Certes, il y a la situation budgétaire en France,
04:40Béatrice Mathieu, mais ils se disent, tiens, pourquoi pas nous ?
04:42Oui, mais c'est aussi le devoir d'un homme politique de dire
04:46si les Espagnols ont la situation budgétaire qu'ils ont,
04:49c'est aussi parce qu'ils n'ont pas une retraite qu'ils ont ramenée à 62 ans.
04:54L'Espagne est un pays qui a fait beaucoup
04:58pour le rétablissement des finances publiques.
05:00Donc on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
05:05Et ensuite, on dit, je suis d'accord avec vous,
05:09mais ensuite, on dit, il n'y a pas d'argent magique
05:11sauf pour les routiers, les pêcheurs, les agriculteurs.
05:14Et puis là, l'opposition parlementaire, elle dit carrément,
05:16pas d'argent magique sauf les catégories professionnelles
05:19qui peuvent bloquer les périphériques en France, etc.
05:23Et il s'avère qu'en l'occurrence, s'il y a eu des trous dans la raquette,
05:25on en a oublié les taxis, etc.
05:27Donc il va falloir reculer normalement lundi prochain parmi les transports.
05:30De nouvelles annonces, tout à fait.
05:31C'est ce qu'ils vont corriger.
05:34Les aides seront ciblées.
05:35Et c'est ce qu'il aurait sans doute fallu faire en 2022.
05:37Voilà.
05:37Et enfin, on dit, on s'occupe des gros rouleurs.
05:40Non, mais je suis totalement d'accord avec vous.
05:42Il manque ainsi des mesures pour les gros rouleurs.
05:45Les plafonds de revenus, c'est 17 000 euros par an,
05:4755 000 pour un couple avec deux enfants.
05:49Un infarmi libéral, nous, on en avait dans une émission de public.
05:52Il dit, bon, moi, je ne suis pas concerné, alors qu'un profession qui ne peut pas...
05:55Est-ce que c'est un chèque de 50 euros environ ?
05:57Oui, en plus, c'est rétroactif, etc.
05:59Mais bon, ça peut toucher forcément un nombre limité de personnes.
06:02Est-ce qu'il n'y a pas falloir prévoir des nouvelles aides pour ces professions
06:06qui ne peuvent pas répercuter sur les soins, l'augmentation des prix à la pompe ?
06:10Voilà, c'est tous ces trous dans la raquette qui n'ont pas été vus depuis le début de la
06:13crise
06:14qu'il va falloir forcément colmeter aujourd'hui.
06:16C'est justement ça le problème.
06:17Le problème, c'est l'inflation qui sera répercutée.
06:19Parce que le problème, c'est mal connaître la mécanique des prix.
06:22À partir du moment où, on le voit notamment aux Etats-Unis,
06:25qui est beaucoup plus libéral que nous, et où l'Etat est beaucoup moins interventionniste sur les prix.
06:28À partir du moment où vous avez un phénomène d'inflation qui est justifié pendant...
06:31Ou plutôt de coût de la vie qui augmente.
06:33Parce qu'il ne s'agit pas d'un phénomène d'inflation au sens économique du terme,
06:35mais bien de coût de la vie.
06:37Donc, vous avez immédiatement, en tout cas aux Etats-Unis,
06:40les prix qui augmentent, notamment sur les loyers, mais aussi sur les prêts immobiliers,
06:44sur plein de choses qui sont beaucoup plus contraints en Europe,
06:47et qui ne baissent jamais plus.
06:49Parce que c'est ça le problème.
06:50C'est qu'une fois que vous avez augmenté un prix, il ne baisse plus jamais.
06:54On se souvient, en 2022-2023,
06:56le prix de la nourriture dans toute l'Europe,
07:02et notamment des produits frais, avait énormément augmenté
07:05pour ne véritablement jamais baisser.
07:07Ou très marginalement.
07:08En fait, il faut faire attention, quand on fait ce type de mesures,
07:11à ne pas favoriser à la fois,
07:17donner des avantages à une certaine catégorie de la population,
07:21et que cette population soit en plus amenée ensuite à augmenter les prix.
07:24Ils sont deux fois gagnants.
07:25Je vais vous donner juste un petit exemple sur l'Espagne.
07:27L'Espagne, effectivement, a décidé probablement une des mesures les plus généreuses
07:31de toute l'Union Européenne.
07:32Elle va y penser 5 milliards.
07:345 milliards que Pélo Sanchez a d'ailleurs expliqué,
07:36le Premier ministre espagnol.
07:37Pas simplement, on répète quand même,
07:38pour faire face à cette hausse des carburants.
07:40C'est une enveloppe plus générale.
07:41Oui, mais c'est une enveloppe plus générale et plus généreuse.
07:43Et il a expliqué que c'est autant d'argent qu'il n'irait pas aux impôts,
07:47pardon, il n'irait pas aux hôpitaux, aux écoles,
07:49aux retraites, aux systèmes de santé.
07:52Bon, ça c'est un premier point.
07:52Mais deuxième point, c'est aussi une mesure totalement indiscriminée,
07:55qui fait qu'aujourd'hui, des centaines de milliers de Français
07:57traversent la frontière pour aller se servir aux subventions espagnoles.
07:59Vous voyez, et ça touche absolument tout le monde,
08:02des gros rouleurs comme les petits.
08:03Donc l'Espagne peut se le permettre,
08:05puisqu'elle a encore une fois, à elle toute seule,
08:07elle représente 40% de la hausse du PIB de l'Union Européenne.
08:13Ça carbure à plein régime en Espagne en ce moment,
08:15et notamment grâce à des mesures liées à l'immigration,
08:18mais pas seulement.
08:19Et donc elle peut se le permettre, mais ça va lui coûter très cher.
08:21Pas d'argent magique, Mickaël Darmon.
08:23Il va falloir quand même en trouver encore un peu
08:25pour aider d'autres catégories,
08:26puisqu'on a compris que Sébastien Lecornu
08:28n'annonçait ces derniers jours que ça allait être un peu élargi.
08:31Oui, Bercy travaille, c'est évidemment leur fonction,
08:35leur métier et leur talent.
08:37Mais je dirais, il y a à la fois l'ingénierie,
08:39et puis il y a la politique.
08:41Et en fait, quand j'entends parler de Sébastien Lecornu,
08:45je pense aussi, moi, à ses premiers mots lorsqu'il a été nommé.
08:47Il y aura une rupture.
08:49Il faudra une rupture.
08:50Les choses vont changer.
08:51Et le voilà en train d'être obligé de gérer une situation
08:54qui a l'air de ressembler quand même aux difficultés
08:57auxquelles il a fallu se confronter avec d'autres gouvernements.
09:00Et lui, au fond, avec cette phrase-là,
09:02parce que, évidemment, les nuances,
09:04elles seront ensuite décomposées, déclinées,
09:06on est en train de les mettre en place,
09:09mais cette phrase-là, il n'y a pas d'argent magique,
09:11c'est celle qui va rester.
09:12Et en réalité, il est aussi en train de travailler
09:14à la posture du souvenir qu'on va garder
09:19d'un Sébastien Lecornu aux commandes
09:21en fin de mandat, en fin de quinquennat,
09:25en fin de présidence Macron,
09:26dans une crise internationale qui est, on va dire,
09:29la surprise de ce début de pré-campagne présidentielle
09:32qui va rematricer peut-être un petit peu
09:35tous les discours et tous les positionnements.
09:37Et lui, il veut garder cette idée de responsabilité et de méthode.
09:41Ce pas d'argent magique, Béatrice Mathieu,
09:44c'est une autre variante de ce qui a déjà été dit précédemment.
09:46On ne dépense pas, par exemple, l'argent qu'on n'a pas
09:48et d'autres formules qui ont déjà été utilisées par Sébastien Lecornu.
09:51Oui, bien sûr, et je voudrais redire un point,
09:54c'est-à-dire que le soutien, il va se faire aussi
09:58par la hausse du SMIC,
09:59puisque une revalorisation du SMIC
10:01est de toute façon prévue en juin prochain.
10:07Il est possible aussi que le gouvernement puisse mettre,
10:09on revalorise un tout petit peu plus aussi que l'inflation.
10:14Une hausse du SMIC qui va concerner aussi les retraités
10:18et tous les minima sociaux.
10:21Alors même que, si vous vous rappelez les débats budgétaires
10:24de l'automne dernier,
10:25il avait été question de désindexer les retraites et les pensions,
10:30ce qui n'a pas été fait.
10:33Donc, il va y avoir quand même des mesures de pouvoir d'achat
10:38à travers l'augmentation du SMIC
10:40et pourquoi pas, peut-être, avec quelques points au-dessus du salaire minimum.
10:46Parmi les phrases du jour,
10:47quand un calmé dans la bouche de Sébastien Lecornu,
10:49il y a aussi celle où il dit, le Premier ministre,
10:52qu'il s'agit, je le cite, d'une très, très, très, très mauvaise séquence.
10:55Il utilise cinq fois la formule.
10:57Il reconnaît quand même que les temps sont très difficiles.
11:00Il y a un défi, c'est la réforme structurelle
11:03de l'électrification des usages.
11:05Et alors là, c'est là qu'on ouvre un chantier
11:06qui est beaucoup plus complexe
11:08que simplement donner des subventions
11:10à telle ou telle catégorie socioprofessionnelle
11:13qui est en difficulté.
11:14On parle de remplacer des, comme ça,
11:17chaudière au fioul,
11:19remplacer aussi des véhicules,
11:21faire changer les usages des gens.
11:23Et c'est vrai qu'avec...
11:24Quand on a une telle majorité si faible,
11:27d'ailleurs, on n'a pas de majorité au Parlement,
11:28et les mains liées par un budget aussi contraint,
11:31comment est-ce qu'on peut mettre en place
11:32ce grand plan d'investissement
11:33que l'on voudrait pour la France
11:35pour qu'on n'ait plus,
11:36à chaque nouvelle crise internationale,
11:38comme en 2022, comme en 2026,
11:40les mêmes difficultés,
11:41les mêmes prix à la pompe
11:42qui, de toute façon, ne baisseront jamais
11:43puisqu'on ne produit pas de pétrole en France.
11:45Donc, comment est-ce qu'on engage
11:47ce changement structurel,
11:49structurant pour la France
11:50dans la situation actuelle ?
11:51Ça, c'est le gros défi de la période.
11:53On voit combien c'est compliqué
11:54pour Sébastien Lucorne.
11:55C'est le problème, d'ailleurs,
11:56auquel a été confronté tout de suite
11:57le gouvernement,
11:59c'est gérer à la fois le temps court
12:00et le temps long, Michael Darman.
12:01Oui, c'est se servir du temps long
12:03pour tenter de masquer
12:04les difficultés du temps court,
12:06parce que tout ça nous ramène,
12:07effectivement, on l'a dit,
12:09et c'est, je pense, le point nodal,
12:12il n'y a pas de souveraineté,
12:13il n'y a pas de souveraineté budgétaire,
12:14il n'y a pas de marge de manœuvre.
12:16Et donc, comment on fait ?
12:17On fait comme à l'époque du Covid,
12:18au moment où on s'apercevait
12:20qu'il y avait une grande dépendance,
12:22notamment à l'égard de la Chine,
12:25annonçait qu'on allait être souverain
12:26et qu'on allait lancer un grand plan
12:28de souveraineté médicale.
12:29Bon, on a compris, c'est réglé.
12:31Là, qu'est-ce qui se passe ?
12:33On a une crise, effectivement,
12:34ponctuelle extrêmement forte.
12:36Et qu'est-ce qu'on répond ?
12:37On dit, vous allez voir,
12:38on va faire un grand plan
12:41pour électrifier
12:41et on va totalement se désengager
12:43de la dépendance.
12:44Mais, franchement,
12:45on ne voit pas la faisabilité aujourd'hui.
12:48Anthony Mélenchon.
12:49Oui, c'est tout simplement
12:50un débat pour la présidentielle.
12:51Tout simplement.
12:51Un an pour ça.
12:52Bien sûr.
12:53Ce débat, d'ailleurs,
12:54a été tranché dans plusieurs pays.
12:55L'Espagne, résolument,
12:56à partir de 2018,
12:57a adopté des mesures
12:58qui lui permettaient
12:58de moins dépendre
13:00du gaz et du pétrole
13:01et de multiplier
13:03son énergie renouvelable.
13:05Les États-Unis,
13:06en élisant Donald Trump,
13:07ont choisi, au contraire,
13:08l'inverse.
13:09C'est-à-dire,
13:09de forer, forer, forer
13:11et d'augmenter le plus possible,
13:12d'augmenter la possibilité
13:14de forage aux États-Unis.
13:15Tout simplement parce que
13:16les Américains prennent
13:17la voiture et l'avion
13:18et ne veulent pas être contraints
13:19sur ces deux usages
13:22qui fondent, on va dire,
13:24la civilisation américaine
13:25du XXe siècle.
13:26Peut-être qu'ils devront
13:27y revenir,
13:29mais c'est une autre affaire.
13:30Ça a été tranché
13:31par l'élection présidentielle
13:32aux États-Unis,
13:32encore une fois,
13:33par les élections législatives
13:34dans pas mal de pays.
13:35En Italie aussi,
13:36d'une certaine manière,
13:38ce que dit...
13:38Ça a été tranché
13:39au moment de l'élection
13:40de Georgia Meloni,
13:41qui a expliqué
13:42qu'elle dépendait
13:43à 75% du gaz
13:45et que ce n'est pas
13:45pendant sa mandature
13:46qu'elle allait échanger
13:47la structure de sa consommation.
13:48Et qui, aujourd'hui,
13:49la voilà qui parcourt
13:51le monde entier,
13:51enfin plutôt les pays voisins,
13:53pour tenter d'avoir
13:53du gaz meilleur marché
13:54de l'Algérie
13:54ou d'autres pays,
13:56tout en disant
13:57que peut-être, quand même,
13:58c'est un débat à avoir
13:59pour la prochaine législature.
14:01Encore une fois,
14:02c'est encore une élection
14:03en Italie législative
14:04qui avait décidé
14:05que l'Italie n'aurait pas
14:06de centrale nucléaire.
14:07C'est typiquement
14:08ce que, d'ailleurs,
14:09on a fait en France
14:09au moment des chocs pétroliers
14:12de 1973 et 1980.
14:13C'est l'époque
14:14où la France,
14:15et à l'époque,
14:15ça avait été très très dur.
14:17Je rappelle quand même
14:18que ça s'était payé
14:18au prix d'un chômage de masse
14:19et d'inflation très élevée
14:22où la France avait choisi
14:23pendant 20 ans
14:25de construire
14:2656 réacteurs nucléaires
14:28pour sortir,
14:28d'une certaine manière,
14:29de la dépendance
14:30au pétrole et au gaz.
14:31Vous vous souvenez,
14:31la France n'a pas de pétrole
14:32mais elle a des idées.
14:33Et ça avait très bien...
14:35La France a un État.
14:36Il faut en profiter.
14:39Il y a un aphorisme
14:40qui dit que les pays...
14:40Mais il est faible en ce moment.
14:41Non, non, attendez.
14:42Il y a un aphorisme
14:42qui dit que la Grande-Bretagne
14:43a une nation,
14:45les Allemands ont une armée
14:46et la France a un État.
14:47Eh bien, la France a un État.
14:48Profitons-en.
14:49Et arrêter de...
14:51L'État en France
14:52n'est pas un pécunieux.
14:53C'est un bouclard très bien géré,
14:55le bouclard France.
14:56Merci pour le consentement à l'impôt
14:58depuis longtemps.
15:00Et donc, à partir de ces atouts-là,
15:01on peut aussi prendre des décisions d'avenir.
15:02Sébastien Lecornu,
15:03dont on parlait,
15:04le Premier ministre
15:04qui était donc à Toulouse aujourd'hui
15:05pour valider l'engagement de l'État
15:07dans le projet de ligne
15:08à grande vitesse
15:09entre Bordeaux et Toulouse.
15:11Projet désormais irréversible.
15:12Le chef du gouvernement,
15:14soulagement des élus locaux.
15:15C'est un dossier
15:17au point mort.
15:18C'était aussi l'occasion,
15:18Béatrice Mathieu,
15:19où ça peut être l'occasion
15:20d'affirmer pour l'État
15:22et pour le gouvernement
15:23la confiance en le ferroviaire,
15:25de réinvestir dans le ferroviaire.
15:26En clair, plus de trains,
15:28moins de voitures,
15:28moins d'avions.
15:29À l'heure,
15:30ça revient au sujet précédent
15:31de notre dépendance aux hydrocarbures.
15:33Tout à fait.
15:35Deux choses.
15:36Je voudrais juste rebondir.
15:37Un, sur ce que vient de dire Anthony
15:39qui fournait le parallèle
15:40avec les vastes constructions
15:45de centrales nucléaires
15:46dans les années 70.
15:47On avait la technologie,
15:49on pouvait les construire.
15:50Aujourd'hui,
15:51quand on dit l'électrification
15:52des usages dans les transports,
15:53on pense évidemment
15:54aux véhicules électriques.
15:55Qui seraient les grands gagnants
15:57d'une électrification massive
15:58du transport
16:01en voiture électrique ?
16:03Les Chinois.
16:04Donc là,
16:05on a une question
16:07de temps
16:08et d'une industrie automobile française
16:11sur le véhicule électrique
16:12qui n'est pas au point.
16:13Je referme ça.
16:14sur le train,
16:15évidemment,
16:16qu'il faut réinvestir,
16:18il faut finir cette ligne.
16:21Mais aujourd'hui,
16:22la grande question du train
16:23n'est moins
16:25la construction
16:26de nouvelles lignes
16:27de TGV,
16:27parce que ça,
16:28on l'a déjà fait,
16:28que l'entretien du réseau.
16:30C'est d'ailleurs
16:30les discussions
16:31qui sont en ce moment
16:32au Sénat
16:33et à l'Assemblée nationale
16:34sur la loi cadre,
16:37sur le financement
16:38des infrastructures.
16:39C'est un enjeu majeur.
16:42On sait que le sous-investissement
16:43dans l'entretien du réseau,
16:45SNCF Réseau,
16:46qui est la filiale
16:47qui s'occupe de ça,
16:48estime à 60 milliards
16:49cette dette grise,
16:51c'est-à-dire le sous-investissement
16:52cumulé dans l'entretien
16:53et la rénovation du réseau.
16:55C'est les rails,
16:56les ballast,
16:57les ponts,
16:59les tunnels,
17:00les aiguillages,
17:01la signalisation,
17:01etc.
17:02C'est un chantier considérable.
17:06et la SNCF dit
17:09que, grosso modo,
17:10chaque année,
17:11ils investissent 6 milliards,
17:13dont entre 3 et 3,5
17:15sur l'entretien du réseau.
17:16Il faudrait à 1,5 milliard en plus.
17:20Où est-ce qu'on trouve cet argent ?
17:23Les autoroutes.
17:24Les autoroutes,
17:24mais c'est qu'à partir de 2032.
17:26Or, il faut rénover le réseau
17:27dès maintenant.
17:28Et on voit bien
17:29qu'on retombe sur
17:30il n'y a pas d'argent magique.
17:31Donc, la question,
17:32elle est épineuse.
17:34Voilà,
17:35et toujours économique.
17:36La crise économique
17:37en France,
17:39liée bien sûr
17:39au blocage
17:40depuis plus de deux mois
17:41maintenant
17:41du détroit d'Hormuz
17:43au Moyen-Orient.
17:44Iraniens et Américains
17:45vont-ils reprendre
17:46les négociations ?
17:48Michael Darmon,
17:49situation quoi ?
17:50Figée ?
17:50Pour l'instant,
17:50les Etats-Unis attendent toujours
17:51la réponse des Iraniens ?
17:53Oui,
17:53ils attendent la réponse
17:54des Iraniens
17:55et surtout,
17:56ils essayent
17:58désespérément
17:58un petit peu
17:59de savoir
18:00comment se sortir,
18:02de cette nasse.
18:04Parce que,
18:05voilà,
18:06on comprend que quelque part
18:09Donald Trump
18:10est en train
18:10d'essayer
18:12d'écrire
18:13une sorte
18:14d'art de la défaite.
18:17Comment,
18:17effectivement,
18:18se sortir...
18:21Après l'art du dit,
18:22c'est ça que vous le dites.
18:22c'est parce qu'il n'a pas
18:24le temps.
18:25La guerre du temps,
18:26c'est l'Iran
18:27qui la gagne.
18:28Sans contrainte électorale,
18:30sans aucune pression
18:31pour faire
18:34économie,
18:34ou en tout cas
18:34faire que son peuple
18:35vaille mieux.
18:36Il n'a aucune pression
18:39de ce point de vue-là.
18:39Il a tout le temps.
18:40Il se prépare
18:40à cette guerre
18:41depuis très longtemps.
18:42Il est organisé
18:43dans cette guerre-là.
18:43Il compte même
18:44sur,
18:45d'après ce que
18:46laisse entendre
18:47les renseignements français,
18:49sur une forme
18:49d'effet de rapports
18:50en interne,
18:51avec une forme
18:52de nouvelle mobilisation,
18:55notamment de la part
18:55des jeunes,
18:56qui viennent s'engager
18:58parce qu'ils se sentent
18:59vraiment attaqués.
19:00Donc,
19:00en réalité,
19:01ils ont le sentiment
19:02qu'ils ont vraiment
19:03la main.
19:03Et Donald Trump,
19:04on le sait,
19:06la montre,
19:06l'électorat,
19:08la pression internationale,
19:09et il doit trouver
19:10une solution.
19:11Donc,
19:11il attend
19:12cette réponse iranienne,
19:14ce qui n'est pas non plus,
19:15pour lui,
19:16la meilleure des configurations,
19:17compte tenu des rendez-vous
19:18qu'il a,
19:19notamment du côté de Pékin.
19:20Alors,
19:21hier,
19:21le site américain
19:22Axios,
19:23proche de la Maison Blanche,
19:24dévoilait un projet d'accord
19:25en une page
19:26avec l'éventualité
19:28de lever des sanctions
19:29économiques envers Téhéran,
19:30hors de question,
19:31tant que le Létroit est bloqué.
19:32C'est ce que dit
19:32le ministre français
19:34des Affaires étrangères,
19:35Jean-Noël Barraud.
19:36L'Iran,
19:37ou en tout cas,
19:38le régime iranien,
19:39sollicite de la part
19:41des Etats-Unis,
19:42notamment,
19:43qu'en contrepartie
19:44de gestes
19:45sur le programme nucléaire
19:46qui doit être encadré,
19:47ce programme de missiles,
19:48etc.,
19:49que des levées de sanctions
19:50puissent être décidées,
19:52puisque nous avons pris,
19:53j'ai moi-même pris,
19:54des sanctions importantes
19:55contre l'Iran.
19:56Mais il est hors de question
19:58que la moindre sanction
20:00puisse être levée,
20:00tant qu'un détroit
20:02comme celui de Dormuz
20:04sera bloqué.
20:05Le chef de la diplomatie française
20:06ce matin
20:07chez nos confrères de RTL,
20:09Anthony Bélanger,
20:09quelle chance,
20:10Jean-Noël Barraud,
20:11a-t-il d'être entendu
20:11par Donald Trump ?
20:13Alors,
20:14en fait,
20:15Jean-Noël Barraud appartient
20:16à un monde ancien,
20:18celui de 2015,
20:19où l'on discutait
20:20à tu et à toi
20:21avec les Etats-Unis
20:21pour savoir
20:22ce qu'on devait faire
20:22avec l'Iran.
20:22Et la France était
20:23la moindisante
20:24dans le groupe.
20:25Elle était surtout respectée,
20:26y compris par Israël d'ailleurs,
20:27et d'autres,
20:28parce qu'elle était celle
20:29qui apportait le plus,
20:30qui était la plus difficile
20:31à convaincre.
20:32C'est elle qui avait
20:33imaginé le système
20:34des sanctions backdrop,
20:35c'est-à-dire que si l'Iran
20:37commençait à ne plus vouloir
20:40accomplir sa part du marché,
20:42eh bien,
20:42il y avait des sanctions
20:43qui pouvaient être
20:43réinstaurées immédiatement
20:44alors qu'on les retirait
20:45au fur et à mesure.
20:46Donc,
20:46elle avait été très dure
20:47à l'époque.
20:47Et effectivement,
20:49Jean-Noël Barraud
20:49réagit de cette façon-là,
20:51à la façon de beaucoup
20:53d'une cellule particulière
20:55du ministère des Affaires étrangères
20:56qui avait été à la fois
20:57celle qui avait négocié
20:58l'accord de 2015
20:59et celle qui donc
21:01avait une posture
21:02assez roide
21:03sur le sujet.
21:04Je ne dis pas
21:05qu'il est tort.
21:06Je pense qu'effectivement,
21:07il y a quelques conditions
21:08indispensables
21:08avant qu'on lève les sanctions.
21:10D'autant plus
21:11que je soupçonne
21:13Donald Trump
21:13et ce depuis un petit moment
21:14de vouloir abandonner
21:15tout le monde
21:15en race campagne.
21:16Grosso modo,
21:17la semaine prochaine,
21:18il a rendez-vous avec...
21:19C'est ce qui va se passer,
21:20en fait.
21:21Il a rendez-vous avec
21:22Xi Jinping,
21:23il a beaucoup de choses
21:23à discuter avec lui,
21:25commerce,
21:27droits de douane,
21:29je te donne
21:30des terres rares
21:32contre des puces
21:34H200
21:35de chez Nvidia.
21:36Bon,
21:36il a beaucoup de choses
21:37à discuter,
21:37mais il n'a pas envie
21:38de se faire recevoir
21:39comme un chien
21:40dans un riz de qui,
21:41alors qu'il n'aurait pas
21:42amené un début
21:43de commencement de solution
21:44au détroit d'Hormuz.
21:45Donc,
21:45l'idée qu'il puisse dire,
21:47écoutez,
21:47je suis désolé,
21:48mais le détroit d'Hormuz,
21:49les Etats-Unis,
21:50ne l'utilisent pas,
21:50c'est une affaire
21:51que vous devez régler
21:51entre l'Iran
21:53et les monarchies du Golfe,
21:55à savoir
21:56qui la première
21:56paiera sa soult,
21:58et puis les Européens,
21:59s'ils veulent vraiment
21:59le réouvrir,
22:00qu'ils viennent
22:00avec leurs frégates,
22:05leurs chasseurs de missiles,
22:06pardon,
22:06leurs chasseurs de mines
22:07et leurs porte-avions.
22:10Après tout,
22:10ils ont tout ça.
22:11Donc,
22:11il y a
22:12chez Jean-Noël Barraud
22:14un agacement
22:15qu'on sent absolument
22:16dans toute l'Europe
22:17au point de voir
22:18le chancelier allemand,
22:20je suis tombé de ma chaise
22:21quand j'ai entendu,
22:21le chancelier allemand
22:22critiquer
22:24et parler
22:25de l'humiliation américaine
22:27à propos de l'Iran,
22:28ce qui montre
22:28qu'il y a en Europe
22:29en ce moment
22:30une montée des tensions
22:31autour probablement
22:32de l'OTAN,
22:33du bordel
22:34qu'on est en train
22:35de laisser les Etats-Unis
22:35derrière eux
22:36et surtout
22:37de la façon
22:38dont Donald Trump
22:39est à deux doigts
22:40de lâcher tout le monde,
22:41de ramener ses boys
22:42et de penser à autre chose.
22:43Cette autre chose
22:44serait Cuba,
22:45à mon avis,
22:46où le victoire
22:46serait plus facile.
22:47Quentin,
22:48qu'elle met
22:48l'attitude des Etats-Unis,
22:49c'est ça qui peut expliquer aussi
22:51ce nouveau positionnement
22:52entre guillemets
22:53de la France.
22:53Il y a le porte-avions
22:54Charles de Gaulle
22:55qui se rapproche
22:56du détroit d'Hormuz
22:58et la France
22:59qui change un peu de ton.
23:01ne disent vouloir
23:02mettre les mains
23:03dans le cambouis
23:03sur ce qui s'est passé
23:04autour du toit d'Hormuz
23:06pour l'heure.
23:07Mais on comprend
23:07que depuis le départ,
23:09Donald Trump
23:09n'ayant pas posé
23:10d'objectif de guerre,
23:12il y a l'impossibilité
23:13de sortir de cette crise.
23:15Depuis le départ,
23:15on n'avait pas
23:16d'objectif de guerre
23:17donc on n'a aucune sortie
23:18de crise possible
23:19en disant
23:20j'ai au moins obtenu
23:21un de mes objectifs.
23:23Et donc aujourd'hui,
23:24on voit que face
23:24à cette panade,
23:26vous dites bordel,
23:27je laisse le terme
23:27mais on le pense tous.
23:29Mais voilà,
23:30la France essaye
23:31d'être rigoureux,
23:33d'être un peu sérieux
23:34et par exemple
23:35dit qu'il faut
23:36que la gestion
23:37de la crise
23:38autour du détroit d'Hormuz
23:38soit sortie
23:39de tous les autres sujets
23:41comme le nucléaire iranien
23:42parce que alors là,
23:42si on commence
23:43une négociation
23:44sur le détroit d'Hormuz
23:44en même temps
23:45que la négociation
23:46sur ce qu'on doit faire
23:46de l'uranium enrichi
23:47à 60% en Iran
23:48où sont les stocks, etc.
23:49On part sur des négociations
23:51qui peuvent durer des années
23:51et un commerce mondial
23:52qui serait bloqué
23:53dans la zone pour des années
23:54ce qui n'est pas possible
23:55pour l'ensemble de la planète
23:56ce n'est pas souhaitable
23:56pour l'Union Européenne
23:58donc on voit que la France
23:59c'est d'être juste rigoureux
24:00la façon dont on gère
24:01les relations internationales
24:02ce qui n'est plus le cas
24:03avec Donald Trump
24:04à la Maison Blanche.
24:04C'est une sorte de
24:05fenêtre diplomatique
24:06pour la France
24:07Michael Darmon
24:08de tenter de faire baisser
24:09les tensions justement
24:10dans ce moment
24:11un peu de flottement ?
24:11Oui, tenter de prendre
24:12une position
24:13parce qu'il y a
24:14une nouvelle étape
24:16qui commence
24:17on sort d'une séquence
24:19on va en commencer
24:19une autre
24:19donc on redistribue
24:21les cartes
24:22donc il y a une prise
24:22de position
24:23mais un porte-avions
24:25politique
24:26et puis au fond
24:27tout ça
24:28masque une réalité
24:29c'est qu'on peut parler
24:31tout le monde peut parler
24:32je pense que tous les présidents
24:33ont accès
24:34aux présidents américains
24:35au téléphone
24:35mais ils ne les écoutent pas.
24:36Oui, ils ne les écoutent pas
24:37ils négocient tout seuls
24:38et par exemple
24:38à la différence de 2015
24:39et donc on comprend
24:41l'agacement de Jean-Noël Barraud
24:42la France
24:42comme l'Union Européenne
24:43comme l'Allemagne
24:44ne sera pas invitée
24:45aux négociations
24:46la Chine éventuellement
24:46mais par derrière
24:47parce que la Chine
24:47ne fait jamais rien devant elle.
24:49Ce qui est intéressant
24:50avec l'arrivée
24:51du Charles de Gaulle
24:52c'est que la France
24:52dit au moins deux choses
24:53elle dit d'abord
24:54ma marine est la seule
24:55qui compte en Europe
24:56avec éventuellement
24:57un peu de marine italienne
24:58et c'est une manière
25:00aussi de démonstration
25:00vis-à-vis de ce qui commence
25:02à inquiéter tout le monde
25:03en Europe
25:03c'est la prise de puissance
25:07de l'armée allemande.
25:09L'année prochaine
25:09l'Allemagne investira
25:11dans son armée
25:11autant que la France
25:12et la Grande-Bretagne réunies
25:13et en 2030
25:14son budget sera largement
25:15au-dessus de la France
25:16et de la Grande-Bretagne réunies.
25:18Donc il y a une volonté
25:19de dire au moins sur la marine
25:20ce qui est un changement
25:20historique
25:21absolument historique
25:22qui est séminal
25:23pour l'armée de l'Union Européenne
25:26et la façon dont on envisage
25:27la défense en Union Européenne.
25:29Donc la France dit
25:30encore pour au moins dix ans
25:31nous avons une marine
25:33qui est en avance
25:35sur les autres pays
25:36de l'Union Européenne.
25:37Premier point.
25:38Et puis deuxième point
25:38c'est aussi pour forcer
25:39un peu Donald Trump
25:39parce qu'on a tellement dit
25:40qu'on irait
25:42que si la guerre se terminait
25:43et que de toute façon
25:44on déboucherait
25:45le détroit d'Ormouz
25:46j'ai l'impression
25:46de parler d'un lavabo
25:47mais enfin c'est presque ça
25:49que si jamais
25:51Donald Trump
25:51arrêtait cette guerre
25:52que la France
25:53d'une certaine manière
25:54avec son 45 000 tonnes
25:57de diplomatie
25:58est en train
25:59d'essayer
25:59de montrer
26:00qu'on s'y achemine.
26:02Allez, on pousse encore
26:03un petit peu Donald Trump
26:03on lui montre
26:04qu'on est là
26:05que la cavalerie arrive
26:05mais il faut qu'il arrête
26:06cette guerre.
26:07Michael ?
26:08Oui, effectivement
26:08on comprend bien
26:10parce que notamment
26:10le calendrier respecté
26:11le président de la République
26:12avait dit
26:12lorsque la crise sera passée
26:15alors nous arriverons
26:17à nous organiser
26:18dans une logique
26:18d'accompagnement
26:21défensif
26:21évidemment ne sont pas
26:22belligérants
26:23mais
26:23ça c'est répété
26:25répété encore
26:25par les communiquants
26:26Oui, mais je pense
26:27que tout ça
26:27c'est ce qu'on appelle
26:28du wishful
26:29et effectivement
26:30le fait de raconter
26:32de se positionner
26:33par rapport
26:34à des enjeux
26:34intra-européens
26:35me semble
26:36au fond
26:38vraiment
26:39expliquer
26:40ses comportements
26:41plus qu'une capacité réelle
26:42d'influer sur la situation.
26:44Allez, vous restez avec nous
26:45la seconde partie
26:46des informés
26:46dans un instant
26:47puisqu'il est déjà
26:4820h30
26:48c'est France Info.
26:54Emmanuel Langlois
26:55Et ce n'est ni le début
26:56d'une épidémie
26:57ni celui d'une pandémie
26:58sur l'OMS ce soir
27:00après l'apparition
27:01d'un foyer d'antavirus
27:02sur un navire de croisière
27:04au large du Cap Vert
27:055 cas ont été
27:06confirmés
27:07parmi 8 cas suspects
27:08annonce le directeur général
27:09de l'Organisation Mondiale
27:11de la Santé
27:11le navire lui est attendu
27:13ce week-end au Canary
27:14les 5 français
27:15qui se trouvent à bord
27:16ne présentent pas
27:17de symptômes inquiétants
27:18d'après le ministère
27:19des Affaires étrangères
27:20un autre français
27:21cas contact
27:21a lui été placé
27:22à l'isolement
27:23dans l'attente
27:24d'un test
27:25il était jugé
27:26pour avoir pratiqué
27:27des opérations injustifiées
27:29bâclées
27:29des mutilations
27:30chez des dizaines
27:31de ses patients
27:32en lausère
27:33un ex-dentiste
27:34âgé de 61 ans
27:35est condamné ce soir
27:36à 6 ans de prison
27:37à Mande
27:38selon le procureur
27:39il avait mis à profit
27:40ses connaissances professionnelles
27:42à la seule fin
27:43de récupérer
27:44des sommes indues
27:45la cour de révision
27:47rendra elle sa décision
27:48le 2 juillet prochain
27:50concernant un éventuel
27:51nouveau procès
27:52dans l'affaire
27:53Dany le Prince
27:54aujourd'hui
27:55âgé de 69 ans
27:56l'homme avait été condamné
27:57à la prison
27:58à perpétuité
27:59en 97
27:59pour avoir tué
28:01son frère
28:01sa belle-sœur
28:02et ses deux nièces
28:03dans la Sarthe
28:03il clame son innocence
28:05depuis plus de 30 ans
28:07cette saisie historique
28:09dans le port de Marseille
28:10fausse
28:10une cargaison
28:11de 26 tonnes
28:12de cigarettes
28:12de contrebande
28:13dissimulée
28:14dans des conteneurs
28:15de papier hygiénique
28:16et de lingette
28:17pour bébés
28:17interceptée début mars
28:19par les douaniers marseillais
28:20on l'apprend ce soir
28:21le chargement arrivé
28:22des Émirats arabes unis
28:23et transité à fosse sur mer
28:25avant de partir ensuite
28:26pour l'Italie
28:27un mot de football
28:28après la qualification
28:29du Paris Saint-Germain
28:30hier pour la finale
28:31de la Ligue des Champions
28:32Strasbourg
28:33dispute ce soir
28:33au stade de la Ménos
28:35sa demi-finale
28:35de la Ligue Conférence
28:36face aux Espagnols
28:37du Rayo Vallecano
28:38un club de la banlieue de Madrid
28:39les Alsaciens
28:41qui espèrent atteindre ainsi
28:42la première finale
28:43européenne de leur histoire
28:44le match
28:45à partir de 21h
28:48France Info
28:5020h
28:5121h
28:52France Info
28:53les informés
28:54Victor Mathez
28:56avec ce soir
28:56Béatrice Mathieu
28:57rédactrice en chef
28:58à l'Express
28:59Quentin Calmet
29:00journaliste politique
29:01et parlementaire
29:03à Public Sénat
29:04Anthony Bélanger
29:05éditorialiste
29:06à France Télévisions
29:07spécialiste des questions
29:08internationales
29:09et Mickaël Darmon
29:09éditorialiste
29:10pour Public Sénat
29:11et I24 News
29:12avant de parler
29:13de la guerre
29:14en Ukraine
29:15je voudrais qu'on parle
29:16de ce dossier là aussi
29:17diplomatique pour les Américains
29:19qu'on en dise quelques mots
29:20le secrétaire d'Etat
29:21Marco Rubio
29:21qui a été reçu aujourd'hui
29:23par le pape au Vatican
29:24quelques semaines
29:25après les mots très durs
29:27de Donald Trump
29:27envers Léon XIV
29:29cette fois
29:29les Etats-Unis
29:30saluent
29:30je cite
29:31la solidité
29:32des relations
29:32avec le Vatican
29:34ils font part
29:34d'un entretien
29:35amical et constructif
29:36Anthony Bélanger
29:37c'était important
29:37de revenir
29:38à des relations
29:39on va dire
29:39plus cordiales
29:40entre le pape
29:42et l'administration Trump
29:43dès qu'il y a un problème
29:44international
29:45et qu'on peut envoyer
29:46Marco Rubio
29:46il est pompier en chef
29:47en fait
29:47c'est lui qui vient
29:48faire les salamalets
29:49qui expliquait
29:50que tout ce qu'a dit
29:51de manière désordonnée
29:53et un peu foutraque
29:53le président Trump
29:54et qui a pu blesser
29:56il le remet
29:57dans un langage diplomatique
29:58à peu près
29:59entendable
29:59je rappelle par exemple
30:00son discours
30:01à Munich
30:02qui avait suivi
30:03le discours
30:04l'année précédente
30:04de J.D. Vance
30:05qui avait été épouvantable
30:07où les Européens
30:07terrifiés
30:08avaient vu un type
30:09un espèce de torquemada
30:10de l'extrême droite américaine
30:12venir leur expliquer
30:13que les Européens
30:13n'avaient rien compris
30:14que leur civilisation
30:15était déclinante
30:16que les Etats-Unis
30:17étaient le phare
30:18de la civilisation occidentale
30:20la petite lumière
30:20sur le rond de la colline
30:21et qu'il fallait
30:22que d'une part
30:24on paye
30:24et que d'autre part
30:25on se vassalise
30:27donc il y a
30:28Marco Rubio
30:29qui peuvent dire
30:29à peu près la même chose
30:30mais en termes choisis
30:32comme en termes choisis
30:33ces choses-là sont dites
30:33et tout le monde
30:35était reparti
30:35bien content
30:36on avait mangé
30:36des petits fours
30:37donc il est là pour ça
30:38Marco Rubio
30:39il est là pour penser
30:40les plaies
30:40poser des
30:42des
30:43des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:44des
30:46des
30:46des
30:46des
30:46des
30:46des
30:46des
30:46des
30:48des
30:49des
30:49des
30:49des
30:52des
30:53des
30:58des
30:58des
30:58qu'aux Etats-Unis, en lumière générale.
31:00Et qui, donc c'est un homme
31:02du monde, M. Marco Rubio,
31:04même s'il faut regarder un tout petit peu avec attention ce qu'il dit.
31:06Avec des origines cubaines.
31:07Avec des origines cubaines, il va compter dans les semaines qui viennent.
31:10Avec Miguel Darmon en parlera.
31:12Et qui en plus, mais qui est catholique,
31:15et qui sait qui est le pape.
31:16Parce que c'était ça le vrai problème.
31:18C'est que Donald Trump, au fond du fond du fond,
31:20ne sait pas ce que c'est qu'un pape.
31:21Béatrice Mathieu. Oui, effectivement, Marco Rubio a un jeu
31:24d'équilibre. Il a sa propre diplomatie
31:26en fait bien plus posée
31:28et moins tempétueuse
31:30que celle de Trump, mais aussi de J.D. Vance.
31:33Il est
31:34catholique, sans
31:36être fondamentaliste
31:38comme peut être Vance
31:40ou Pete, etc.
31:42Et donc, le courant
31:44passe beaucoup mieux. Et il faut voir aussi
31:46que là, Trump
31:48l'envoie aussi parce qu'il a besoin
31:50de se, à la fois
31:52de se réconcilier avec une partie
31:54de l'électorat
31:56catholique américain,
31:57électorat catholique américain
31:59qui, traditionnellement, vote pour les républicains
32:02mais qui, quand même, peut être indécis
32:04et dans certains états,
32:05ça peut jouer à peu.
32:08Et donc, on voit bien que là-dessus
32:10aussi, il y a
32:12la question des élections
32:14de mi-mandat qui joue
32:15aussi dans cette volonté
32:18en fait de se rabibocher
32:19avec le Vatican,
32:21même si
32:23Donald Trump a remis une pièce
32:25en fait, en début de semaine
32:27en qualifiant
32:28en disant que le pape
32:32soutenait
32:32le programme nucléaire iranien
32:34ou quelque chose comme ça.
32:35en fait, il était faible sur le crime
32:36le pape.
32:38Oui, Anthony dit qu'il pense
32:40les plaies,
32:41moi je rajoute
32:42qu'il pense aussi à lui
32:43c'est-à-dire qu'en fait
32:45il sait bien
32:46qu'il incarne,
32:47on l'a dit,
32:48on le voit à l'instant
32:48effectivement,
32:49d'un côté il y a les exaltés
32:50d'un autre côté
32:51les raisonnables
32:52et que lui,
32:53en fonction de la manière
32:54dont les choses vont évoluer
32:55pour Donald Trump,
32:56il espère
32:58capitaliser
32:59avec les républicains raisonnables
33:01et peut-être incarner aussi
33:03l'après-treint.
33:05Dans ce match avec G.D. Vox
33:06pour prendre la suite
33:07Absolument,
33:08et le fait d'aller effectivement
33:09de pouvoir aller au Vatican
33:11et de pouvoir être celui
33:12qui recole les morceaux
33:14avec ce pape qui est intéressant
33:15qui est totalement muté.
33:16Ça y est,
33:17il devient,
33:18il prend maintenant son image,
33:21il prend sa stature
33:22après un an assez discrète
33:23forcément,
33:24il a vu comment ça fonctionnait,
33:26il a visité la maison,
33:27il a regardé les dossiers
33:28et maintenant ça y est,
33:29il a choisi
33:30son message
33:31et on comprend aussi
33:32à quel point,
33:33quelque part,
33:33peut-être,
33:34il aurait été désigné
33:35finalement pour pouvoir
33:36être capable
33:37de pouvoir tenir tête
33:38à ce président baroque.
33:40Rapidement, Anthony.
33:40Non, rapidement,
33:42il ne faut pas ignorer
33:44le fait qu'aux Etats-Unis,
33:45il y a toute une partie
33:46de la population protestante,
33:48évangélique,
33:48qui n'est pas catholique
33:53et qui est très éloignée
33:54du catholicisme
33:54et qui ne comprend pas du tout
33:56ce système hiérarchique
33:57qui caractérise
33:58l'Église catholique.
33:59Comme Donald Trump.
33:59qui ne comprend absolument
34:01rien à la religion catholique.
34:02C'est exactement
34:02ce à quoi je voulais en venir.
34:04Donald Trump fait partie
34:05de cette tradition puritaine,
34:06mais pas puritaine,
34:07qu'on dit protestante,
34:10de tout type,
34:11de tout acabit,
34:12qui ne,
34:12moi je pourrais avoir
34:14plusieurs fois posé
34:14la question à des Américains
34:15ou me le faites poser,
34:16les Américains
34:17ne comprennent rien au pape.
34:18D'abord,
34:18ils ne savent pas qui c'est,
34:19un peu plus là maintenant
34:20qu'il est Américain,
34:20mais surtout ne savent pas
34:22exactement
34:22quelle est sa fonction.
34:23Et donc Donald Trump,
34:24c'est en parfaite ignorance
34:25qu'il fait les commentaires
34:27sur la papauté
34:28sans bien comprendre
34:28à qui il a affaire.
34:29Il s'est simplement dit
34:31c'est un Américain
34:32qui est presque aussi célèbre
34:33que moi,
34:33on va le traiter
34:34en homme politique.
34:35Exactement,
34:35il y a eu une opportunité
34:36lors de son élection
34:38l'année dernière,
34:39c'est un Américain,
34:40donc forcément,
34:40voilà,
34:41Cocorico,
34:42les États-Unis
34:42ont encore gagné,
34:43etc.
34:44Sauf qu'en fait,
34:45c'est le pape,
34:46donc le chef de l'Église catholique
34:48et ça m'a rappelé
34:49ce moment de la campagne
34:50de la première élection
34:51de Donald Trump
34:52où il était interrogé
34:53par des évangélistes
34:55qui lui posaient des questions
34:56sur la Bible,
34:57son passage préféré.
34:58Est-ce qu'il avait un verset,
34:59un endroit de la Bible
35:00qu'il aimait particulièrement ?
35:02Donald Trump avait été incapable
35:03de répondre la moindre citation.
35:06Alors le révérend lui avait dit
35:07mais peut-être juste
35:08l'Ancien ou le Nouveau Testament
35:10et même là,
35:11Donald Trump était incapable
35:12de répondre de quelque chose.
35:14Donc on voyait juste
35:15le opportunisme
35:16et la façon dont il traite
35:17le pape depuis maintenant
35:19que le pape ose dire
35:20du mal de sa politique.
35:21C'est vraiment comme si
35:22c'était n'importe quel homme politique,
35:24chef d'État,
35:25qui se permet de le critiquer,
35:26de dire qu'il est nul.
35:27Moi j'avais même noté faible.
35:29Et donc des mots extrêmement durs
35:31qu'on ne peut pas se permettre
35:32de dire d'une personne
35:33normalement dans ses fonctions-là.
35:34Vous comprenez,
35:34c'est de la concurrence déloyale
35:37pour Donald Trump
35:37parce qu'il n'est pas élu,
35:39le pape,
35:40et son système de désignation,
35:42il en rêverait,
35:43c'est une monarchie absolue,
35:44la papauté et le Vatican.
35:46Et en plus,
35:47il est américain,
35:47donc il est encore une fois
35:48presque aussi célèbre,
35:49voire plus célèbre que lui,
35:50il règne sur plus de monde.
35:51Il y avait eu d'ailleurs
35:51cette image créée
35:52par l'intelligence artificielle
35:54où on voyait Donald Trump
35:56en Jésus-Christ.
35:57Carrément au niveau du théorie,
35:58au niveau du théorie,
35:58c'est le N plus 1,
35:59vous savez, du pape.
36:00Non, non,
36:01là c'était une vraie erreur
36:03parce que là,
36:03non seulement ça,
36:04ça blessait les catholiques,
36:06mais aussi,
36:07encore une fois,
36:08il ne comprend rien à la religion.
36:09Il n'avait même pas compris
36:10ce qu'il avait posté lui-même.
36:11Il n'avait pas compris du tout
36:11ce que c'était.
36:12En disant ensuite
36:12qu'ils étaient en docteur
36:13et qu'il était là pour soigner.
36:15Enfin bref,
36:15il est en roger.
36:16Voilà.
36:16Autre sujet ce soir
36:17dans les informés,
36:18la Russie qui entame officiellement
36:19sa trêve en Ukraine ce soir
36:21à partir de minuit,
36:23après plus de 4 ans de guerre,
36:24un arrêt des hostilités
36:25de 2 jours
36:25dans la perspective du 9 mai
36:27puisque samedi aura lieu
36:28le traditionnel défilé à Moscou,
36:30les célébrations
36:30de la victoire de la Russie
36:32contre l'Allemagne nazie
36:33en 1945.
36:34En principe,
36:35une démonstration de force
36:36mais cette année,
36:37pas de missiles,
36:37pas de chars,
36:38moins de soldats que d'habitude.
36:39Vladimir Poutine craint en effet
36:40une attaque de drones
36:41de la part de l'Ukraine
36:42ou même un attentat contre lui
36:43et ce soir,
36:44le président ukrainien
36:45Volodymyr Zelensky
36:46fait monter la pression.
36:47Il met en garde
36:48des dirigeants étrangers
36:49contre toute participation
36:51à ce défilé.
36:52Une étrange envie
36:53par les temps qui courent,
36:54ajoute-t-il.
36:55Nous ne le recommandons pas.
36:57Il fait quoi,
36:57Michael Darmon ?
36:58Il surfe Volodymyr Zelensky
37:00sur les craintes
37:01de Vladimir Poutine
37:02ou ce sont de réelles menaces ?
37:04Non.
37:05Les menaces réelles
37:07du président Zelensky,
37:08on va voir
37:09dans quelle mesure
37:10elles peuvent se matérialiser.
37:11Je crois qu'effectivement,
37:12il a bien saisi le message
37:13cette fois-ci
37:14d'un 9 mai
37:15qui va être un petit peu
37:16dans une logique,
37:17je ne dirais pas de sobriété,
37:18mais en tout cas,
37:18peut-être
37:19de mettre un petit peu moins
37:21la gomme
37:21sur la puissance militaire,
37:24sur le fait qu'effectivement,
37:26il y a une Russie
37:27toute puissante
37:28parce que ça n'est pas
37:29exactement la réalité.
37:31Donc, de ce point de vue-là,
37:33quelque part,
37:34il se positionne politiquement
37:35pour pouvoir aussi
37:36tout simplement
37:37perturber
37:38et être présent
37:40sur la photo
37:42et continuer
37:43à faire pression
37:44sur ceux qui le soutiennent,
37:46sur ceux qui
37:47seraient soupçonnés
37:48d'apporter un soutien
37:50à Vladimir Poutine
37:53parce qu'il veut continuer
37:55à montrer
37:55qu'il y a le camp du bien
37:57et le camp du mal.
37:58Elles sont fondées,
37:59selon vous,
38:00Béatrice Mathieu,
38:00les craintes de Vladimir Poutine
38:02ont dit qu'il se réfugie
38:04dans un bunker
38:05dans le sud de la Russie.
38:07Ça, c'est sa paranoïa
38:07de voir parler après.
38:08Mais sur le petit jeu
38:10de réponses
38:13et d'affirmations,
38:14alors Poutine
38:16a prévenu
38:17les chancelleries européennes
38:18à Kiev
38:19en disant
38:19vous devriez
38:20partir ce week-end.
38:21Et donc,
38:22évidemment,
38:23logiquement,
38:24ce qui dit
38:27les dirigeants étrangers
38:29qui iraient
38:30assister
38:31à ce défilé,
38:31vous ne devriez pas
38:32y aller.
38:33On voit bien
38:33que c'est un jeu
38:35entre tous les deux.
38:37Et la probabilité
38:39quand même
38:39d'une attaque ukrainienne
38:41de drones,
38:41même s'il y a eu
38:42un peu plus de drones
38:43qui sont tombés
38:44ces derniers temps
38:47dans Moscou
38:47et sa banlieue,
38:49elle est quand même
38:51assez faible,
38:52assez limitée.
38:52Donc,
38:53tout ça,
38:54c'est un peu
38:56du jeu
38:58guerrier diplomatique
38:59et
39:03peut-être qu'on sera
39:04complètement
39:06démenti
39:06dans trois jours,
39:07mais je pense
39:08que c'est assez
39:08peu probable.
39:09Est-ce que pour autant
39:10les Russes
39:11ont des raisons
39:11d'avoir plus peur
39:12qu'avant ?
39:12Écoutez l'analyse
39:13de Galia Ackerman,
39:14l'essayiste franco-russe,
39:15directrice de la rédaction
39:17de Desk Russie
39:17sur France Info.
39:18Elle explique que la guerre
39:19a changé de dimension.
39:21Le caractère de la guerre,
39:22s'est déplacée
39:24sur le territoire russe.
39:26Il ne s'agit plus
39:27que de l'Ukraine
39:28bombardée par les Russes,
39:30il s'agit aussi
39:31de la Russie
39:32bombardée par l'Ukraine.
39:34C'est essentiellement
39:35les terminaux
39:37et les entrepôts
39:38pétroliers
39:39qui sont visés,
39:40aussi les usines
39:42d'armement,
39:43aussi les ports,
39:44aussi les bateaux.
39:45C'est-à-dire que
39:46la guerre
39:47qui semblait aux Russes
39:48être au loin
39:49et ils se sentaient
39:51en sécurité,
39:52maintenant,
39:52ils ne se sentent plus.
39:55Anthony Bélanger,
39:55les Russes savent maintenant
39:56que ce sont des cibles aussi ?
39:57Alors,
39:58en fait,
39:59vous savez,
39:59Vladimir Poutine
40:00est un grand connaisseur,
40:01enfin,
40:02c'est ce qu'il dit en tout cas,
40:02même si à mon avis,
40:04il n'a pas tout à fait raison
40:05sur le sens de l'histoire russe,
40:06mais il est un grand connaisseur
40:08de la chute des régimes russes.
40:09C'est ça,
40:09il concerne le premier chef.
40:10Donc,
40:11il sait que tous les régimes russes,
40:13y compris les régimes soviétiques,
40:14tombent sur des histoires économiques
40:15avec,
40:16non pas forcément des révoltes,
40:17mais un effondrement économique,
40:18alors que l'appareil,
40:20au fond,
40:21n'a pas été touché.
40:21D'ailleurs,
40:22c'est parce que cet appareil,
40:23ces fameux Syloviki,
40:24c'est-à-dire l'appareil sécuritaire
40:27de l'Union soviétique
40:27n'a pas tellement été touché,
40:29même par la période suivante,
40:31c'est-à-dire la chute
40:32de l'Union soviétique,
40:34la Russie,
40:34les dix ans de Russie démocratique,
40:36il y avait toujours
40:36cet appareil sécuritaire
40:37qui secondaient le régime,
40:38qui les ont pu ensuite
40:39reprendre la main
40:40et donc se construire
40:41une nouvelle petite dictature
40:43totalitaire dans leur coin
40:44et recommencer les mêmes erreurs
40:46qu'avaient fait
40:47avant l'Union soviétique.
40:48C'est-à-dire,
40:48il y a une course de vitesse
40:49en ce moment.
40:50Il y a une course de vitesse
40:51entre, d'une part,
40:52l'impression qu'a Vladimir Poutine
40:53que là,
40:55la guerre,
40:55la victoire est à portée de main.
40:57Ils ont réconstitué
40:58leur stock de missiles.
40:59Ils peuvent en tirer à nouveau
41:00autant qu'au début
41:01de la guerre,
41:03il y a quatre ans.
41:03Ça y est,
41:04enfin,
41:04ils ont de quoi en finir,
41:06en taper sur les Ukrainiens,
41:08autant qu'ils le voudraient
41:09et à ce moment-là,
41:11au même moment,
41:11comme à l'époque
41:12de la chute du tsarisme,
41:13comme à l'époque
41:14de la chute de l'Union soviétique,
41:15l'économie se délite,
41:18les Russes commencent
41:19à regarder autour d'eux,
41:20à se dessiller,
41:20à se dessiller les yeux
41:21et voir que la guerre les touche.
41:23Donc,
41:23cette course de vitesse,
41:25je comprends
41:26qu'il soit parano,
41:26parce que l'histoire russe
41:27montre que les régimes
41:28tombent comme ça
41:29en cinq jours
41:30et encore,
41:30même pas.
41:31Donc,
41:31il a cette espèce
41:33de double paranoïa,
41:34ce sens de l'histoire
41:34d'une part russe
41:35et cette double paranoïa,
41:37c'est-à-dire
41:38que la réalité économique,
41:41sociale, politique
41:42ne le rattrape pas trop vite,
41:43la guerre,
41:44la victoire sur l'Ukraine
41:45est au bout du fusil.
41:47Oui,
41:47quand Galia Ackermann
41:48dit que la guerre
41:49s'est déplacée davantage
41:50sur le territoire russe,
41:51j'ai lu cette information
41:52très récente,
41:53la Russie qui a indiqué
41:54avoir détruit 347 drones ukrainiens
41:56dans la nuit
41:57de mercredi à jeudi.
41:58Donc,
41:58c'était avant-hier.
42:00Vous imaginez,
42:01347 drones ukrainiens,
42:02le chiffre est considérable
42:04et en plus,
42:05l'autre information
42:05qui m'a semblé
42:06très intéressante,
42:07c'est le gouvernement
42:08qui explique à sa population
42:09de devoir couper Internet
42:11à Moscou
42:11de plus en plus régulièrement
42:13et sur des zones
42:14de plus en plus grandes
42:15pour se préparer
42:16à d'éventuelles attaques terroristes.
42:17On se met dans la tête
42:18des moscovites
42:19et des russes.
42:21Ça doit forcément être ressenti
42:23par la population
42:23comme étant,
42:25je ne dis pas,
42:25une inversion
42:26de la dynamique de la guerre
42:28mais que la guerre
42:28se rapproche forcément
42:30davantage que les autres années
42:31en tout cas.
42:32C'est des informations
42:33qui étaient intéressantes
42:33à aller dans la presse.
42:34Il y a eu d'autres,
42:34Michael Darmont,
42:35sur cette paranoïa
42:36qu'on évoquait
42:37de Vladimir Poutine.
42:38On se souvient
42:38pendant la crise du Covid aussi,
42:40il s'était réfugié,
42:41il était resté comme ça
42:42très isolé.
42:43Oui,
42:43ça c'est effectivement,
42:45ça participe,
42:46je dirais,
42:46du personnage.
42:47on connaît ses origines
42:49et son comportement
42:50et peut-être qu'effectivement
42:51ça correspond
42:52à une période
42:54de tension.
42:55Moi ce qui me frappe
42:56c'est que,
42:56et encore plus
42:57le chiffre que vient de rappeler
42:59Quentin
42:59est impressionnant,
43:01il a fallu combattre
43:02ou abattre
43:03347 drones.
43:05Ça veut dire
43:06qu'il y a 347 drones
43:07qui ont été tirés.
43:08Donc au fond,
43:09ce qui émerge aussi
43:102022-2026,
43:12la guerre continue encore,
43:14ce qui émerge
43:14de manière très claire,
43:16c'est la naissance
43:17d'une armée,
43:18c'est la naissance
43:19d'une expertise,
43:20d'une technologie
43:22avec des forces spéciales.
43:22Souvenez-vous
43:23toutes les opérations
43:24que l'on a vues
43:25d'infiltration,
43:26d'opérations ciblées,
43:29du fait que maintenant
43:29l'expertise des Ukrainiens
43:31en termes de drones
43:33s'exporte
43:34et est demandée
43:35dans d'autres régions,
43:36en particulier
43:37au Moyen-Orient.
43:38Et ça c'est effectivement
43:39quelque chose
43:39qu'on ne pouvait pas prévoir
43:41en mars 2022.
43:43Maintenant c'est
43:44un fait majeur.
43:45Anthony Mélenchais,
43:46excusez-moi.
43:46Je vais vous donner
43:47juste un chiffre.
43:4840% des capacités
43:50de raffinage de la Russie
43:50ont été frappées
43:51par la part de l'Ukraine
43:52ces six derniers mois.
43:5440%.
43:55Ce qui veut dire
43:55qu'aujourd'hui
43:55la Russie ne peut pas profiter
43:56de l'augmentation exponentielle,
43:59du doublement
44:00du prix du pétrole
44:00auquel on assiste.
44:01Elle ne peut pas
44:02parce que non seulement
44:03ces capacités de raffinage
44:04ont été frappées
44:06largement,
44:0640%,
44:07mais en plus
44:07parce que l'Ukraine
44:09ces dernières semaines,
44:10ces deux derniers mois,
44:11vise maintenant
44:12les terminaux pétroliers.
44:13C'est-à-dire à la fois
44:14les deux seuls
44:16goulets d'étranglement
44:17par lesquels la Russie
44:18peut encore exporter
44:18du pétrole et du gaz,
44:20c'est-à-dire les ports
44:21de la Baltique
44:21et les ports
44:22de la mer Noire.
44:23Et donc petit à petit,
44:24alors ça fait moins de bruit
44:26qu'effectivement
44:26des opérations
44:27beaucoup plus prestigieuses,
44:28des contre-offensives
44:30terrestres,
44:31mais ça mine
44:33les capacités russes
44:34ne serait-ce que
44:35de pouvoir financer
44:35cette guerre.
44:36C'est un premier point.
44:37Deuxième chiffre
44:38que je vous donne,
44:38ce n'est pas vraiment
44:39un chiffre,
44:39c'est une information
44:40que j'ai repérée
44:40dans la presse russe
44:41qui expliquait
44:42l'air de rien
44:43que la Dacia
44:44de Vladimir Poutine
44:45était gardée
44:45par 12 batteries
44:47anti-aériennes.
44:4812,
44:49l'Ukraine,
44:50pour se protéger
44:51l'entente du territoire,
44:52a que 6 batteries
44:53patriotes.
44:54Et elle manque
44:55de vecteurs
44:56pour pouvoir justement
44:57aller jusqu'au bout
44:57de la défense.
44:59autour de la Dacia
45:00de Vladimir Poutine
45:01dans les environs
45:02de Moscou,
45:03vous avez 12 batteries
45:04anti-aériennes
45:05derniers écrits.
45:06Il est quand même
45:06pété de trouille.
45:07Voilà ce qu'il dit
45:07effectivement beaucoup
45:08sur les craintes
45:09concernant sa sécurité.
45:11Pour terminer,
45:12c'est informer cette question.
45:13Les élèves français
45:14sont-ils nuls ?
45:15En orthographe
45:16et en grammaire,
45:17bref,
45:17en français,
45:18le ministre de l'éducation
45:19Édouard Geoffrey
45:19veut que les notes au bac
45:21prennent désormais en compte
45:22la qualité rédactionnelle.
45:23Il le dit dans une circulaire
45:25et dans un entretien
45:26au journal Le Figaro,
45:27les élèves qui rentrent
45:28des copies mal rédigées
45:29ne pourront pas avoir
45:30le baccalauréat,
45:31ajoute le ministre.
45:32Passe ton bac
45:33mais sans faute.
45:34Béatrice Mathieu,
45:35est-ce que vous trouvez
45:36cet objectif
45:36et ce choix juste ?
45:38Oui,
45:39non mais
45:39ce n'est pas que
45:40la question du bac en fait.
45:41C'est effectivement
45:42la question de
45:43l'enseignement
45:44de la langue
45:46dès la maternelle.
45:47La maîtrise
45:48de la langue,
45:49la maîtrise de l'écriture,
45:51savoir tenir son crayon,
45:52savoir écrire
45:53de façon cursive,
45:54etc.
45:54Et c'est quelque chose
45:56qui est essentiel
45:58pas simplement
45:58pour avoir son bac
45:59mais dans le monde
46:00de demain
46:02entouré d'intelligence artificielle,
46:04paradoxalement en fait,
46:06maîtriser ça,
46:07maîtriser des éléments
46:09très essentiels
46:10de la langue,
46:11avoir une connaissance
46:12scientifique,
46:12et que ce sont les éléments
46:14de la base en fait
46:16pour garder une autonomie
46:19en fait
46:19de réflexion
46:21par rapport
46:22à ce que
46:23l'information
46:24qui pourrait être donnée
46:25par Claude,
46:26Chad GPT
46:26ou une IA
46:28chinoise.
46:29Donc,
46:29c'est absolument
46:30essentiel
46:31et quand on regarde
46:32l'évolution
46:33de la maîtrise
46:34de la langue,
46:35de la compréhension
46:36d'un texte,
46:38de la richesse
46:38des vocabulaires
46:40sur 15 ou 20 ans
46:42par toutes les enquêtes
46:43qui sont faites
46:43de comparaison
46:44celle de l'OCDE,
46:45PISA,
46:46mais aussi d'autres,
46:47on voit bien
46:47à quel point
46:48en fait,
46:50le niveau
46:50des élèves français
46:51a chuté.
46:52Donc,
46:52c'est quelque chose
46:53qui est absolument
46:53essentiel.
46:54Quand on est calmé,
46:55on met en avant
46:55depuis des années
46:56qu'il y a moins d'heures
46:57de cours de français,
46:58que les jeunes lisent
47:00moins qu'avant également,
47:01c'est ça qui explique
47:02en partie
47:04cette baisse
47:04du niveau d'orthographe ?
47:05Je pense qu'on va forcément
47:07revenir à un moment
47:07sur le débat sur les écrans,
47:09la place qu'ils ont pris
47:10et aussi,
47:11voilà,
47:12il n'y a qu'à voir
47:12la façon dont nos jeunes
47:13communiquent,
47:14enfin,
47:14même la façon dont
47:15ton communique
47:16par rapport
47:17à nos parents,
47:18nos grands-parents,
47:19c'est évident.
47:20Mais je pense que
47:21le ministre a raison
47:22parce que les nouvelles
47:23technologies
47:24n'empêcheront pas
47:26une exigence
47:26en matière d'orthographe
47:28et de grammaire
47:30et aussi de culture scientifique
47:31parce que lorsque
47:32vous allez scripter
47:33auprès de votre
47:34intelligence artificielle,
47:36en fonction de là
47:36où vous mettez
47:37votre ponctuation
47:37ou en fonction
47:38de la façon dont vous
47:39conjuguez ou pas
47:40votre verbe,
47:41les consignes ne seront pas
47:41les bonnes
47:42et donc les jeunes
47:43auraient tort
47:44de négliger cet aspect-là
47:45en se disant
47:46on va miser sur
47:47de toute façon
47:47le fait que l'intelligence
47:48artificielle écrira
47:49nos copiés à notre place.
47:51Non,
47:51il faudra forcément
47:52donner,
47:53continuer à donner
47:53des consignes
47:55aux robots
47:56pour l'heure.
47:56C'est fascinant
47:58parce qu'en fait
47:59ça fait 30 ans
47:59que j'entends
48:00exactement les mêmes débats
48:01sur l'orthographe
48:02des élèves.
48:03En fait,
48:03on n'a jamais résolu
48:04l'équation
48:06en France
48:09entre éducation
48:10de masse
48:10ce qui est un bien
48:11pour la population
48:12dans son ensemble.
48:13La France
48:14a fait
48:15une avancée
48:17remarquable
48:17qui est celle
48:18de tous les pays
48:21développés.
48:22Commence par l'éducation,
48:24consacre énormément
48:24d'argent à l'éducation
48:26contrairement à ce
48:26qu'on pourrait imaginer.
48:277% de notre PIB
48:28c'est 2,5 points
48:29de plus que le Japon,
48:312 points de plus
48:31que l'Allemagne
48:32et on n'a toujours
48:33pas résolu
48:34l'équation
48:36la péréquation
48:37entre éducation
48:38de masse
48:39un bien
48:39pour notre population
48:40le fait de porter
48:41les enfants
48:41jusqu'à 17, 18, 19 ans
48:43à l'école
48:44c'est forcément un bien
48:4680% d'une classe d'âge
48:47je viens d'une époque
48:48où il y avait
48:48excusez-moi
48:49en 1985
48:50j'ai eu mon bac
48:51et à l'époque
48:5225% seulement
48:53d'une classe d'âge
48:54avait son baccalauréat.
48:55Est-ce que vous pensez
48:56que...
48:56Alors évidemment
48:57le bac que j'avais
48:58évidemment comme il y avait
48:59très peu de gens
48:59qui l'avaient
49:00était incroyable
49:01on faisait de la philosophie
49:02on étudiait les plans
49:03mais est-ce que c'est
49:04vraiment la réponse
49:05de l'avenir ?
49:07Est-ce que la réponse
49:07n'est pas plutôt
49:08de savoir
49:08quelle éducation
49:09apporter à cette
49:11immense jeunesse
49:12de manière à ce que
49:1380% puis 90%
49:14d'une classe d'âge
49:15puissent avoir
49:16à être porté à l'école
49:17jusqu'à 18, 19 ans
49:18et donc
49:19c'est deux bouts
49:21de l'équation
49:23éducation de masse
49:24ou éducation élitiste
49:25c'est-à-dire
49:26avec une orthographe
49:27normée
49:28depuis le 17ème siècle
49:29qui a d'ailleurs
49:29été compliquée à soi
49:30au 17ème siècle
49:31alors que d'autres pays
49:32ont réformé leur orthographe
49:33je pense à l'Espagne
49:34je pense à l'Italie
49:35où des orthographes
49:36ont été inventées
49:37aussi au 19ème siècle
49:38je pense à la Turquie
49:39je pense à Israël
49:40je pense à la Roumanie
49:41donc tout cela
49:42ce sont des débats
49:43qu'on a depuis
49:44le débat
49:45des anciens
49:46et des modernes
49:47vous savez
49:47le débat
49:48parce que la langue française
49:49s'enrichie aussi
49:50et de ses écritures aussi
49:52elle s'est abominablement
49:54complexifiée
49:54ce sont
49:56au lieu de se réformer
49:57sur la grammaire
49:58Anthony n'a pas changé
49:59depuis 1980
50:01et l'orthographe
50:02mais si regardez
50:03les débats qu'on avait eus
50:04parce qu'on avait voulu
50:04enlever le tiret
50:05entre
50:06le tiret entre
50:07par exemple
50:08contre-productif
50:09on a voulu
50:09les deux mots
50:10souvenez-vous
50:10de cette petite réformée
50:12que là-dessus
50:13aujourd'hui
50:13le problème
50:14quand on entend
50:15les témoignages
50:15des professeurs
50:16jusqu'à l'université
50:17le problème
50:18n'est pas tellement
50:18l'orthographe
50:19le problème
50:20c'est qu'est-ce qu'on fait
50:21avec l'argent
50:21qu'on dépense
50:22pour l'éducation
50:23Mickaël Darmon
50:23on ne l'a pas entendu
50:24encore sur le sujet
50:25le problème
50:25c'est pour moi
50:26vraiment l'orthographe
50:27c'est vraiment
50:28je pense le fait
50:29qu'au fond
50:30une éducation
50:31mais parce que tout à l'heure
50:32je vous coupe un instant
50:32mais Béatrice Mathieu
50:33montrait son stylo
50:34et disait
50:35on écrit aujourd'hui
50:35on écrit plus
50:36c'est ce que j'allais dire
50:37on écrit de moins en moins
50:37déjà en tout cas
50:38de moins en moins
50:39ce que les études
50:41nous montrent
50:41c'est qu'effectivement
50:42l'ériture manuelle
50:43est totalement abandonnée
50:45qu'elle est maintenant
50:46et la grande différence
50:47avec l'époque
50:48qui n'est pas totalement étrangère
50:49que raconte Anthony
50:52c'est qu'on a
50:53une contrainte
50:54on a maintenant
50:55une contrainte supplémentaire
50:56une concurrence
50:57institutionnelle supplémentaire
50:58qui est l'intelligence artificielle
51:00que sont
51:01voilà
51:01toutes ces
51:02maintenant
51:04facilitateurs
51:04d'expression
51:06qui au fond
51:08sont en train
51:09tout simplement
51:10d'évitaliser
51:11la capacité
51:11de pouvoir
51:12s'exprimer
51:13en fait moi je pense
51:14qu'il faudra être
51:14extrêmement créatif
51:15dans les années à venir
51:16peut-être faudra-t-il
51:17il y a les classes vertes
51:18peut-être qu'il faudra-t-il
51:19faire des classes de français
51:20pendant quelques jours
51:22où on est sans écran
51:24sans téléphone
51:25et qu'on doit lire
51:27on doit faire des dictées
51:28on doit apprendre
51:29ce qu'est cette langue
51:31française
51:32si on veut continuer
51:33quelque part
51:34à exister
51:35non pas face au pays
51:37aux autres pays
51:38mais face aux machines
51:39le vrai clivage
51:40bientôt il sera celui-là
51:42à Palo Alto
51:43tous les ingénieurs
51:44de la tech
51:45à Palo Alto
51:45en Californie
51:46mettent leurs gamins
51:47dans une école
51:48où il n'y a pas d'écran
51:49il n'y a pas de téléphone
51:50et ils sont avec
51:51le livre
51:52et le crayon
51:53c'est la grande mode
51:54à Palo Alto
51:54moi si vous voulez
51:55je me souviens encore
51:56d'un voyage que j'avais fait
51:57il y a 15 ans
51:58en Colombie
52:00où les étudiants
52:01avaient un mal de chien
52:02à se procurer
52:02des manuels
52:02et des bouquins
52:03ils étaient obligés
52:04d'aller les acheter
52:04de seconde main
52:05parce que ça coûtait
52:05extrêmement cher
52:06par rapport
52:06à ce qu'ils avaient
52:07ce monde-là
52:08en deux ans
52:11ces boutiques
52:11de seconde main
52:12dans toute l'Amérique latine
52:13ont totalement disparu
52:14pourquoi ?
52:15parce que désormais
52:16au bout de leur téléphone
52:17ils ont la littérature
52:18du monde entier
52:19donc si ça
52:19c'est pas une amélioration
52:20un mieux
52:21mais ils ne vont pas
52:22ce n'est pas vrai
52:23ce n'est pas vrai
52:24mais non
52:24alors maintenant
52:25juste
52:25je voulais quand même
52:26revenons à des problèmes
52:27moins à des problèmes idéologiques
52:29de savoir si oui ou non
52:30revenons aux faits
52:31aux chiffres
52:32la France dépense plus de
52:3330 milliards de plus
52:34que l'Allemagne
52:34pour son éducation
52:3630 milliards de plus par an
52:37que l'Allemagne
52:38et l'Allemagne
52:39fait partie des 10 premiers
52:40pays
52:42classés
52:42classés
52:43par le classement PISA
52:45nous sommes à la 25
52:46et 26ème place
52:46en matière de langage
52:48de langage
52:49de culture scientifique
52:51et de mathématiques
52:51je suis d'accord
52:52la question est bien
52:53de l'efficacité
52:54de la dépense publique
52:55on n'est pas en train de dire
52:57il faut mettre plus d'argent
52:58il faut que ce soit plus efficace
52:59et vous savez quoi
52:59ce que joue beaucoup
53:00d'Antonio et Béatrice
53:01c'est d'organiser un nouveau débat
53:02parce qu'on va être pris par le temps
53:04et que je sens que vous voulez
53:05encore en parler des heures
53:06donc promis
53:06on vous réinvitera
53:07pour en parler
53:08je le note dans un coin
53:09bien évidemment
53:10vous serez là tous les deux
53:11Mickaël Darmon également
53:12Quentin Calmet
53:13est-ce que vous avez la une
53:14sans faute d'orthographe
53:15la une est sur Julia De Funès
53:19la philosophe Julia De Funès
53:21il y a aussi un papier
53:22passionnant
53:23sur Hassan III
53:24remarquable
53:25le fils
53:26du roi du Maroc
53:28et un portrait aussi
53:29très intéressant
53:30de Luca Di Meo
53:31peut-il réussir
53:32chez Kering
53:33voilà à lire dans l'Express
53:34merci à tous
53:35d'être venus ce soir
53:36dans les informés
53:36qui reviennent
53:37demain matin
53:38à 9h sur France Info
53:39très bonne soirée à tous
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