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00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Les Informés. Je suis ravi de vous retrouver à la radio et à la
00:05télé sur le canal 16 de la TNT.
00:07A la une ce soir, 50 millions d'euros d'aides pour le transport routier, 14 millions pour l'agriculture
00:14et 5 millions pour les pêcheurs.
00:15Pas de grand soir mais des aides ciblées annoncées par le gouvernement avec une question.
00:20Ce plan de soutien de 70 millions d'euros sera-t-il suffisant pour calmer la colère des transporteurs et
00:27éviter une reprise de la fronde des agriculteurs qui menacent de bloquer à nouveau le pays ?
00:33Parce que bien sûr cette flambée des prix du carburant en France s'inscrit dans ce contexte de guerre au
00:37Moyen-Orient un mois déjà avec la tenue aussi du G7 à côté de Paris.
00:43Et cette coalition de 35 pays décidait à sécuriser le détroit d'Ormuz à la fin des combats et en
00:49parallèle les négociations qui se poursuivent avec un nouvel acteur, le Pakistan.
00:53Le Pakistan au cœur des discussions entre l'Iran et les Etats-Unis. On en discute dans quelques instants avec
01:00mes invités et on parlera aussi ce soir, ce sera la deuxième partie de l'émission,
01:04des élections municipales une semaine quasiment après le second tour avec l'installation des maires dans les conseils municipaux ces
01:12dernières heures.
01:13Et aussi ce week-end, nous irons à Lyon et à Pau avec la réélection de Grégory Doucet et le
01:18départ de François Bayrou, l'ancien Premier ministre.
01:20On évoquera aussi Marseille et Paris avec nous ce soir autour de moi dans ce studio.
01:26Véronique Ressoult, bonsoir.
01:28Vous êtes présidente de Backbone Consulting, maître de conférence en communication de crise à Sciences Po.
01:32Franck Dedieu, merci d'être avec nous également.
01:35Bonsoir à vous, vous êtes rédacteur en chef à la rédaction hebdomadaire Marianne.
01:39Rachel Gara-Valkarceb, bonsoir.
01:41Vous êtes journaliste politique, autrice de la newsletter Bloc et Parti.
01:45Et Adeline Percep, merci également d'être avec nous.
01:48Vous êtes correspondante à Paris de la chaîne de télévision belge, la RTBF.
01:56Voilà, 20 centimes d'aide par litre de carburant pour les pêcheurs et le transport routier.
02:0214 millions d'aides pour les agriculteurs, un plan de soutien, je le disais, de 70 millions d'euros au
02:07total pour les secteurs touchés.
02:09Le gouvernement fait donc le choix d'annonces ciblées et limitées dans le temps, limitées au mois d'avril seulement.
02:15Question à vous quatre.
02:17Peut-être Franck Dedieu pour commencer.
02:19C'était un choix incontournable.
02:21Il fallait que le gouvernement réagisse.
02:22Oui, mais il a réagi avec parcimonie, pour ne pas dire avec quelques miettes.
02:29Sachez que 70 millions d'euros, c'est 100 fois moins, 100 fois moins que le chèque carburant distribué, c
02:36'était 7,6 milliards en 2022.
02:38Donc il y a évidemment de la part du gouvernement l'idée de faire des économies.
02:42Et je crois que ce geste qui est extrêmement peu généreux est le signe d'une forme d'impuissance.
02:49Si vous prenez en considération les leviers qui étaient à la disposition de l'État, vous ne pouvez pas baisser
02:55les taxes.
02:56Les taxes sur le pétrole, c'est 42 milliards.
02:59Il ne s'agit pas de tout baisser.
03:01Mais 42 milliards, c'est le budget de la justice et de la police.
03:05L'État ne peut pas se permettre, en ces temps de disette, un tel geste.
03:09Il pouvait aussi, quelque part, regarder au niveau des raffineries, où il y a quand même des marges.
03:14On a fait une enquête dans Marianne.
03:16On s'est aperçu que plus que les stations-services, c'était au niveau des raffineries qu'il y avait
03:21des marges.
03:22Le problème, c'est qu'on en a 6 ou 7 fois moins que dans les années 70 qui sont
03:26installées en France.
03:26Donc, la marge de manœuvre de l'État, compte tenu à la fois des sites industriels, mais aussi de ces
03:35problèmes budgétaires, se retrouvait extrêmement mince.
03:38Et donc, c'est la raison pour laquelle, quelque part, il a fait un geste.
03:42Alors, peut-être qu'il y en aura d'autres.
03:43À mon avis, ça ne va pas en rester là, parce que c'est vraiment...
03:46Je suis poli quand je dis que c'est peu généreux.
03:50Mais, effectivement, il va falloir regarder ça de près.
03:52Ça met quand même en valeur, une fois de plus, je dirais, la faiblesse de l'exécutif sur le plan
03:59financier.
04:00Un geste du gouvernement très insuffisant, vient de nous dire Franck de Dieu.
04:03Rachel, qu'est-ce que vous en pensez ?
04:05Pas de chèque carburant annoncé ce soir, c'était quand même l'une des attentes.
04:10La FNSEA qui parle de mesurettes, le gouvernement n'est pas à la hauteur ?
04:15Le gouvernement, comme l'a dit Franck, il essaye de conjuguer des contraintes extrêmement compliquées,
04:22il y a quand même un traumatisme du côté de l'exécutif avec le fameux chèque carburant et le chèque
04:27énergie
04:28après le début de la guerre en Ukraine.
04:30Et ça, c'est quand même un peu prolongé.
04:32Parce qu'une partie du fameux dérapage budgétaire qu'on connaît depuis 2-3 ans, il vient de là quand
04:39même.
04:39Donc, il y a un petit traumatisme à ne pas vouloir tout de suite mettre la main là-dedans,
04:43sachant que c'est beaucoup d'argent, ça rapporte souvent pas grand-chose politiquement.
04:49Mais ne pas le faire, ça peut coûter beaucoup politiquement.
04:53J'ai un peu l'impression que le gouvernement met un petit doigt de pied dans le pédiluve
04:58pour voir comment ça réagit dans un premier temps.
05:03C'est vrai que malgré ce qu'annonce le Premier ministre sur sa volonté de faire des économies
05:08et d'accélérer, enfin d'accélérer, en tout cas de poursuivre l'effort de réduction du déficit,
05:13j'ai du mal à voir comment il ne peut pas remettre la main à la poche.
05:17En tout cas, ça me surprendrait.
05:18Arachet, vous disiez à l'instant justement, le gouvernement essaie de voir comment ça réagit
05:21et on va en demander justement à Véronique Reilsoud qui est là avec nous ce soir sur les réseaux sociaux,
05:28qu'est-ce qu'on dit de ces annonces ou de ces mesurettes, comme certains le disent, de la part
05:32du gouvernement ?
05:33Déjà, on dit beaucoup parce que c'était le sujet largement le plus discuté depuis quelques jours
05:38et particulièrement aujourd'hui.
05:40Donc, c'est un sujet de préoccupation.
05:41Globalement, on va dire qu'il y a quatre réactions.
05:43La première, c'est beaucoup de colère.
05:45De colère parce que les Français considèrent que ça n'est pas assez.
05:48Et pas que les Français.
05:49Il y a aussi beaucoup d'interprofessions avec des témoignages des uns et des autres
05:52pour expliquer la complexité, ce que ça veut dire.
05:55Alors évidemment, il y a les autocars, les autocaristes et les camionneurs.
05:59Mais il y a aussi beaucoup de professions libérales qui expliquent que là, ça devient intenable
06:03et que la petite, quand vous faites une tournée, par exemple, quand vous êtes une infirmière libérale,
06:07que vous terminiez votre tournée en repassant voir un patient que tu avais vu le matin,
06:12on ne le fait plus.
06:13Du coup, elles ne se sont pas concernées.
06:14Là, il n'y a pas de mesure annoncée.
06:16Donc, beaucoup de colère là.
06:17Le deuxième, c'est une espèce de défiance qui monte.
06:21Parce qu'en fait, vous avez les médias qui sont beaucoup critiqués
06:25en disant que les chiffres qui sont annoncés ne correspondent pas à la réalité.
06:28Une défiance des politiques aussi.
06:30C'est-à-dire les prix à la pompe ?
06:33Non, les bonnes de calculs, entre autres, ce qui est souvent remis en question, c'est
06:36les mécanismes économiques et les calculs qui sont faits parce que les gens ont l'impression
06:42qu'on manipule ces chiffres.
06:44Ce n'est pas ceux qui circulent.
06:46Donc, voilà.
06:47Ce n'est pas que du complot.
06:48C'est aussi l'impression que ce n'est pas assez transparent.
06:51Et puis, il y a aussi énormément de comparaisons avec l'étranger, beaucoup, beaucoup de comparaisons
06:57avec l'Espagne.
06:58Et globalement, l'impression que non seulement on ne fait pas assez, mais qu'on n'a pas
07:02les moyens de faire plus.
07:03Et donc, ce sentiment d'impasse, finalement, d'incapacité à faire face à une situation
07:10et en disant qu'il va falloir faire des choix.
07:11Et ces choix, là, c'est là où on revient à la notion de transparence, en disant
07:15qu'on ne comprend pas forcément comment sont faits les choix.
07:18Et évidemment, quand vous avez des politiques qui expliquent que l'État est profiteur de
07:22la situation, ça donne une confusion qui ne fait que renforcer la colère.
07:27Donc, c'est le premier item, c'est ça, cette colère.
07:29Beaucoup de pétitions aussi en ligne qui montrent la colère, dont une pétition qui,
07:33quand même, depuis le 25, donc seulement quelques jours, est déjà à 10 000 signatures,
07:38qui est une pétition lancée par un citoyen.
07:40qui s'appelle tout simplement « Contre la hausse du carburant ».
07:43L'avantage, c'est qu'on, dans le titre de la pétition, on comprend quel est l'objet.
07:47Mais on voit bien, ça monte, et on sait que c'est un sujet sensible dans l'opinion.
07:52Véronique, vous parliez justement des comparaisons avec ce qui se fait à l'étranger,
07:55en Belgique, chez vous, Adeline Percept.
07:57Est-ce qu'il y a des mesures similaires qui sont prises par le gouvernement ?
08:00Alors, vous savez que le premier ministre Bardou Ever est vraiment un orthodoxe budgétaire.
08:06Il a complètement fermé la porte, pour l'instant,
08:09à toute mesure de soutien aux ménages et aux entreprises,
08:12en disant qu'on est en train de payer budgétairement ce qui a été fait auparavant.
08:18Le gouvernement précédent a lancé des billets par-dessus bord de l'hélicoptère,
08:25a-t-il dit, pour cette image.
08:27On a jeté l'argent par les fenêtres, au fond.
08:29Et donc, c'est non.
08:31Et il a même annoncé qu'il faudrait probablement faire 4 milliards d'euros d'économie
08:38pour contrebalancer les conséquences de cette crise au Moyen-Orient pour l'économie belgique.
08:45Sébastien Lecornu, ici, chez nous, a dit qu'il n'y avait pas de cagnotte.
08:48Donc, on n'est pas très loin, finalement, de ce qu'on dit en Belgique.
08:52Donc, Franck Dedieu, il y a aussi, ce qui plane, c'est, finalement,
08:56le retour, pourquoi pas, d'un mouvement type Gilets jaunes.
08:59On entend les agriculteurs qui veulent se mobiliser.
09:02Je vais vous citer quelques exemples.
09:03La coordination rurale qui appelle à se mobiliser, du côté de Châlons-Champagne, notamment.
09:07Vous avez aussi les transporteurs qui appellent à des blocages à Clermont-Ferrand,
09:11à Lyon et à Paris dans les prochains jours.
09:13Est-ce qu'il y a un risque d'avoir une mobilisation, une fronde, à nouveau ?
09:16C'est la fameuse goutte d'essence qui a fait déborder le Géricade.
09:20On en a beaucoup parlé lors des Gilets jaunes et la métaphore vaut tout le temps, quelque part.
09:25Il y a quelque chose de, je pense, me semble-t-il, qui s'est exacerbé depuis la crise des
09:30Gilets jaunes.
09:31C'est une sorte de dichotomie de classe dans cette histoire.
09:33Parce qu'on parle des gros rouleurs.
09:35Donc, vous avez parlé très justement des infirmières.
09:38Rachel a dit, ne rien faire, c'est politiquement dangereux.
09:42Ces gros rouleurs, ce sont ceux qui étaient, finalement, en première ligne.
09:45Ceux qui étaient les routiers, le monde des agriculteurs, le monde des pêcheurs.
09:50C'est quand même des gens qui...
09:52Et en face de ça, il y a les petits rouleurs.
09:54Qui sont les petits rouleurs ?
09:55Les petits rouleurs, ça pourrait être les gens qui sont les citadins, les urbains, les diplômés.
10:02Donc, quelque part, quelque part, les privilégiés.
10:04Et on a l'impression qu'à chaque fois qu'il y a, je le regrette,
10:07mais à chaque fois qu'il y a, je dirais, un problème d'ordre économique,
10:11émerge une sorte de dichotomie de classe avec ceux qui, en une fois de plus,
10:16ont l'impression de devoir payer.
10:17Et ceux qui, quelque part, passent au travers de ces problèmes économiques du quotidien.
10:25Et ça, c'est vrai que ça exacerbe les tensions.
10:27Peut-être à tort, parce qu'il ne faudrait peut-être pas avoir une vision aussi binaire.
10:31Mais dans l'esprit de ceux qui souffrent et qui sont en première ligne,
10:35au sens propre comme sens figuré,
10:37eh bien, il y a un vrai danger politique.
10:39– Bon, la France, 70 millions, ce n'est pas beaucoup.
10:43Et en même temps, c'est aussi beaucoup quand on voit l'état du déficit public.
10:47En tout cas, la France se résout, finalement,
10:48à mettre un petit peu la main au porte-monnaie ce soir,
10:51tout en affirmant, dans le même temps,
10:53vouloir maîtriser les finances publiques, quoi qu'il arrive.
10:57Ce sont les termes du Premier ministre Sébastien Lecornu,
11:01avec un déficit public ramené, pour le moment, à 5,1.
11:05Rachel, est-ce qu'on n'est plus du tout dans le quoi qu'il en coûte ?
11:08– Non, non, oui, ça fait un petit moment qu'on n'est plus du tout
11:11dans le quoi qu'il en coûte. – Là, c'est clair, ce soir.
11:12– C'est très, très clair.
11:13Mais c'est clair depuis un petit moment déjà.
11:16Moi, ce qui me marque, c'est quand même que,
11:19pour revenir sur les comparaisons étrangères,
11:21c'est qu'une nouvelle fois, on entend ce soir
11:24les ministres du gouvernement dire,
11:25mais c'est bien pire ailleurs,
11:28par rapport au rationnement qui est mis en place
11:31dans certains pays asiatiques ou d'autres choses,
11:34comme du gaz en Italie.
11:36Et c'est probablement vrai, il y a même sans aucun doute
11:40un fond de vrai.
11:40Et c'était déjà un peu l'argument du gouvernement
11:42lors de la précédente crise énergétique.
11:44Mais quand vous êtes l'infirmière libérale
11:46qui fait ses 200, 300 kilomètres par jour
11:49et qui doit de toute façon remplir son réservoir d'essence,
11:52ça vous fait une belle jambe
11:54qu'à l'autre bout du monde, ce soit encore pire.
11:57Donc, plus que la dichotomie entre urbain et ruraux
12:03ou périurbains, entre guillemets,
12:04parce que les urbains, ils payent d'autres choses
12:06qu'une voiture et du carburant,
12:08ils payent aussi un logement, un abonnement de transport.
12:10Donc, l'un dans l'autre, voilà, il faut regarder ça.
12:12C'est plus la question du mépris qu'il peut y avoir.
12:15Et il ne faut pas oublier que les gilets jaunes,
12:17bien sûr, ça avait été la goutte d'essence de trop.
12:19Mais c'était aussi une réaction à un certain mépris
12:22du pouvoir à un moment donné.
12:25Adeline Percepte, bon, je l'ai dit tout à l'heure,
12:27le Premier ministre a rappelé qu'il n'y avait pas de cagnotte.
12:29Donc, il va falloir aussi faire des choix budgétaires
12:31et trouver de l'argent.
12:32Alors, 70 millions, je le disais, c'est beaucoup et pas beaucoup
12:34parce que certains diront en effet que ce n'est pas assez.
12:37Mais c'est quand même 70 millions d'euros.
12:39Où est-ce qu'on peut trouver l'argent ?
12:40Quand on voit qu'en Italie, par exemple,
12:41ce qui s'est passé, Georgia Meloni,
12:43elle, elle a baissé de 25 centimes les taxes sur les carburants.
12:47Mais elle a pris de l'argent dans d'autres budgets,
12:49par exemple, dans le budget de la santé,
12:50et le budget de l'éducation.
12:52Quel choix faut-il faire en France ?
12:54Parce qu'il va falloir en faire.
12:55Eh bien, il me semble que dans le nouveau budget,
12:58il y a assez peu d'économies
13:00dans l'administration même de l'État
13:03et des collectivités.
13:05Et c'est l'une des critiques, d'ailleurs, des oppositions.
13:08Donc, il va peut-être falloir, à un moment donné,
13:12arriver à créer des budgets
13:17qui dégraissent le mammouth,
13:19pour citer un homme politique français.
13:24C'est pareil, forcément,
13:25presque plus une critique dans la majorité
13:27que dans les oppositions,
13:28qui, elles, auraient plutôt tendance
13:30à vouloir dépenser plus.
13:33Avec le rappel que le Premier ministre a fait
13:35en disant que l'État,
13:37puisqu'on dit, oui, l'État est profiteur,
13:38en disant, mais l'État, c'est nous,
13:40l'État, c'est les Français.
13:41Et en fait, cette phrase-là, c'est étonnant,
13:44mais quand on regarde, pour les Français,
13:46l'État, c'est le gouvernement.
13:48Et donc, il y a cette explication
13:50qui est parfois compliquée,
13:51en disant qu'effectivement,
13:52il faut faire des efforts.
13:53Et je dis, oui, au gouvernement,
13:55de faire des efforts.
13:55Donc, il y a une confusion aussi
13:57de la réalité, toujours pareil,
13:58des dépenses.
13:59Et ça veut dire quoi, ces dépenses,
14:01vers quoi elles vont,
14:02et donc la lisibilité et la traçabilité.
14:04En anglais de Dieu,
14:05est-ce que les annonces de ce soir
14:06peuvent calmer les oppositions ou pas ?
14:09On sait que Marine Le Pen a demandé
14:10de baisser la TVA sur les carburants
14:12et de l'autre côté, l'échiquier politique,
14:14et les filles demandent carrément
14:15le blocage des prix.
14:15Oui, mais ces deux, encore une fois,
14:17c'est-à-dire que ces deux solutions,
14:19elles correspondent d'ailleurs assez bien
14:21aux idéologies des uns et des autres.
14:23Vous avez l'idéologie néolibérale
14:26qui émerge du Rassemblement national
14:29qui dit qu'il faut baisser les taxes,
14:30il faut baisser les taxes,
14:31sur fond d'un peu de poujadisme.
14:32Ce qui est finalement faux,
14:35parce que ce qui est,
14:36c'est un peu technique,
14:37mais ce qui est flottant,
14:39c'est la TVA.
14:41Et la partie de la TVA
14:43est une partie faible dans les recettes
14:46que tire l'État de l'essence.
14:50Et en ce qui concerne...
14:51C'est du populisme, un petit peu,
14:53ces demandes-là.
14:53Oui, et d'autre part,
14:55en ce qui concerne la France insoumise,
14:57qui dit on va contrôler les prix, etc.,
14:59c'est possible,
15:00mais le problème ne se fait pas,
15:02me semble-t-il,
15:03au niveau des stations-service.
15:04En vérité,
15:05et là, pour reprendre ce que disait Adeline,
15:07il y a quand même un vrai problème à court terme
15:09si on dépasse le stade de l'essence.
15:11Parce que ce qui va se passer demain,
15:12ce n'est pas simplement le gaz et l'essence,
15:14c'est que par voie de conséquences,
15:16de fil à l'aiguille,
15:17vous allez avoir les taux d'intérêt,
15:19vous allez avoir la question de l'inflation,
15:22vous allez avoir les prix,
15:24via les industriels,
15:26qui voient leur prix de revient augmenter
15:28à cause du gaz.
15:29Donc, vous risquez d'avoir quand même
15:31un risque un petit peu,
15:32peut-être pas de récession,
15:35mais de décélération très forte
15:37des quelques points de croissance
15:38que nous avions.
15:39Et à ce moment-là,
15:40le gouvernement efface,
15:42comme les années antérieures,
15:43un choix,
15:44c'est de dire,
15:45si je baisse trop les dépenses,
15:46compte tenu du fait que nous,
15:48la France,
15:49nous avons une tradition
15:50de dépenses publiques importantes,
15:51si vous baissez les dépenses,
15:52vous risquez d'avoir à court terme,
15:54à court terme,
15:55je dirais,
15:56un phénomène récessif.
15:57Ça, c'est absolument sûr.
15:59En revanche,
16:00vous pouvez vous dire,
16:01c'est l'occasion de faire une purge,
16:03et à long terme,
16:04on pourrait y gagner
16:05parce qu'on rendra
16:06l'investissement plus facile,
16:08etc.
16:08Ça, à la rigueur,
16:09les économistes en débattent
16:10depuis des siècles
16:11de cette question-là.
16:12Mais en revanche,
16:13ce dont ils ne discutent pas,
16:14c'est que si vous avez
16:15une croissance qui faiblit
16:18et que vous décidez
16:19de couper dans les dépenses publiques,
16:20à court terme,
16:21vous avez un phénomène récessif.
16:23Alors, ces annonces,
16:24elles interviennent
16:25alors qu'un sommet du G7,
16:26c'est-à-dire les sept pays
16:27les plus riches du monde,
16:29se tient à côté de Paris.
16:31Pas de grande décision
16:32dans la déclaration finale
16:34dont on a eu les contours aujourd'hui,
16:36protection des civils iraniens
16:38et libre circulation
16:39dans le détroit d'Hormuz.
16:42Une question pour vous quatre,
16:44est-ce que cet appel du G7,
16:46donc à l'arrêt immédiat,
16:47des attaques visant les populations
16:49et les infrastructures civiles en Iran,
16:51n'est pas une déclaration à minima,
16:53j'ai envie de dire,
16:53qui prouve avant tout
16:54l'impuissance du G7
16:56dans ce conflit, Rachel ?
16:58– Oui, c'est de toute évidence
16:59une déclaration à minima.
17:01On voit bien que ce qui se passe,
17:02ça se passe entre les États-Unis
17:04et l'Iran,
17:05sans tout de même
17:06peut-être pas Israël.
17:08Donc oui, oui,
17:09ça paraît limité.
17:11Il s'agit de montrer
17:11qu'on essaye de faire quelque chose.
17:14Mais pour l'instant,
17:15la balle n'est pas dans le camp
17:18du multilatéralisme,
17:20si je puis dire.
17:20– Aline Bercelle,
17:21vous êtes d'accord ?
17:22– Oui, c'est le moins
17:22qu'on puisse dire.
17:23Et puis, en réalité,
17:26ce qui vient compliquer
17:27cette affaire-là,
17:29c'est que les agendas
17:30des États-Unis
17:31et d'Israël
17:32ne sont pas les mêmes.
17:33On voit que, visiblement,
17:36Donald Trump
17:37et Marco Rubio,
17:38aujourd'hui,
17:39étaient quand même
17:39dans l'incantation
17:40en train de nous dire
17:41« Dans deux semaines,
17:42c'est terminé ».
17:42Il n'est pas du tout…
17:43– Ça fait plusieurs semaines
17:44que dans deux semaines,
17:45c'est terminé.
17:45– C'est ça.
17:46Et il n'est pas du tout certain
17:47qu'on ait le même son de cloche
17:50depuis Israël.
17:51– Alors, il est question aussi
17:53d'une coalition
17:54composée de 35 pays
17:55qui se disent prêts
17:56à participer
17:57au déblocage
17:58du Détroit-Dormuz
17:59une fois que les combats
18:00auront cessé.
18:02Bonsoir,
18:03Général Jean-Claude Allard.
18:05– Bonsoir.
18:06– Merci d'être avec nous
18:07ce soir dans « Les informés ».
18:08Vous êtes chercheur
18:09associé à l'IRIS,
18:11Institut des relations
18:12internationales et stratégiques,
18:13spécialiste
18:14des questions militaires.
18:16Première question,
18:17Général,
18:18ces 35 pays,
18:19comment peuvent-ils
18:19sécuriser concrètement
18:21le Détroit-Dormuz ?
18:23Comment doivent-ils
18:24s'y prendre ?
18:26– Écoutez,
18:27ce qu'ils ont annoncé,
18:29c'est d'envoyer
18:31leur bateau
18:32dans le Détroit-Dormuz
18:32une fois que les combats
18:33seraient terminés,
18:34c'est-à-dire en sorte
18:35une fois que le Détroit
18:37est de facto,
18:39pourrait-on dire,
18:41sécurisé.
18:42Parce qu'aujourd'hui,
18:44on parle du blocage
18:46du Détroit-Dormuz,
18:47comment ça se passe ?
18:48C'est simplement
18:48que les Iraniens,
18:50à partir de leur position
18:52sur les rives nord
18:53du Détroit-Dormuz
18:55et des positions
18:56fortifiées,
18:57protégées,
18:58sont capables
18:59de lancer
19:00des attaques
19:01par drone navale
19:02ou par missile
19:04ou par d'autres moyens,
19:05d'ailleurs,
19:06sur les bateaux
19:08qui passent
19:09à au maximum
19:1115 kilomètres
19:12de ces rives.
19:14et donc,
19:15le temps de vol
19:16d'un missile,
19:17par exemple,
19:18est inférieur
19:18à la minute
19:19sur 15 kilomètres.
19:21Donc,
19:21ça veut dire
19:21qu'y compris
19:23des bâtiments
19:23de guerre
19:24qui passeraient là,
19:25auraient beaucoup
19:26de mal
19:26à détecter
19:27les missiles
19:28volants
19:29en ras de l'eau,
19:30les radars
19:30ne fonctionnent pas
19:31tout de suite
19:31ou en décache
19:32et donc,
19:33c'est excessivement
19:35difficile.
19:39Pour enlever
19:40cette menace
19:41sur le métro
19:41d'Hermouz,
19:43il n'y a que deux façons.
19:44C'est soit
19:45enlever la menace
19:46de celui
19:47qui donne l'ordre
19:48de tirer,
19:48c'est-à-dire
19:49avoir un engagement
19:51des Iraniens
19:52de ne plus
19:55menacer
19:55de tirer
19:55sur les bateaux
19:56ou la décapitation,
19:58c'est ce qu'ont
19:58tenté les Américains
20:00et les Israéliens
20:01et ou empêcher
20:03le tireur
20:04d'exécuter
20:04l'ordre
20:05dont on lui a donné.
20:06Et ça,
20:07cette deuxième opération
20:08se déroule
20:10depuis
20:10à peu près
20:12mercredi dernier
20:13où les Américains
20:15ont commencé
20:16à bombarder
20:16les rivages
20:17du détroit d'Hermouz
20:18jusqu'au point
20:20d'avoir
20:21il y a deux jours
20:24tué
20:24le patron
20:26de la marine,
20:27le patron
20:27de tous
20:27ces pass-d'arand
20:28qui gère
20:29et qui commande
20:31les forces
20:34ce qui
20:35empêcherait
20:35les bateaux
20:36de passer
20:36sur le détroit
20:37donc
20:38on est vraiment
20:39dans un point
20:41où même envoyer
20:42des bateaux
20:42comme ça
20:43serait les envoyer
20:44pour se faire
20:45tirer dessus
20:45et sans
20:46grosse capacité
20:48de réaction.
20:48Il faut agir
20:50sur les rives
20:51et sur le commandement.
20:52Général,
20:53alors il y a une question
20:53que tout le monde
20:54se pose ce soir,
20:55cette sécurisation
20:56du détroit d'Hermouz
20:57ce serait sous
20:58quel commandement ?
20:58Celui de l'ONU ?
21:00Celui des États-Unis ?
21:01Celui de l'Europe ?
21:02Qui sera la main avant ?
21:04Je ne pense pas.
21:06Si les combats
21:07sont arrêtés,
21:09l'ONU
21:10jusqu'à maintenant
21:11a été en dehors
21:12de ce conflit
21:13et je ne penserais pas
21:14qu'ils prennent
21:14en compte
21:15ce conflit.
21:16Ce qu'il faut savoir
21:17c'est qu'aujourd'hui
21:18il y a une opération
21:20de l'Union européenne
21:21qui s'appelle
21:22l'opération
21:22ASPID
21:24qui se déroule
21:25dans la mer Rouge.
21:26Bon,
21:27il n'y a que
21:28trois bateaux
21:28dont un Français.
21:30mais enfin
21:30il y a une structure
21:31de commandement
21:32et donc
21:33les 35 pays
21:35peuvent très bien
21:36rejoindre
21:37cette structure
21:38de commandement
21:39de l'Union européenne
21:40qui agirait
21:44en relation
21:45avec les États-Unis.
21:46Voilà la première solution
21:47que je vois
21:48et ça permettrait
21:49d'ailleurs
21:49à l'Union européenne
21:51et à ses capacités
21:52de défense
21:53de reprendre pied
21:55dans ce conflit
21:56et de reprendre pied
21:57pour l'apaiser.
21:58Alors dans le même temps
21:59depuis le G7
22:00le secrétaire d'État
22:02américain
22:02Marco Rubio
22:04lui il appelle
22:04à empêcher
22:05l'Iran d'instaurer
22:06je cite
22:06un système
22:07de péage
22:08dans le détroit
22:09d'Hormuz
22:10on l'écoute.
22:11L'Iran a décidé
22:12de mettre en place
22:13un système de péage
22:14dans le détroit
22:14d'Hormuz
22:15non seulement
22:15c'est illégal
22:16mais c'est inacceptable
22:17c'est dangereux
22:18pour le monde
22:19et le monde
22:19doit s'y opposer.
22:21Véronique
22:22une question
22:23pour vous
22:23sur les réseaux sociaux
22:24on parle
22:25du détroit d'Hormuz
22:26de cette situation géopolitique
22:28au-delà du sujet
22:29qu'on évoquait tout à l'heure
22:30sur les carburants.
22:31Oui
22:32pour préparer l'émission
22:33je t'ai regardé
22:34si on parlait beaucoup
22:35du G7
22:35je vous avoue
22:36que pas énormément
22:38le seul sujet
22:39dont on parlait
22:39c'était justement
22:40celui-ci
22:42avec exactement
22:43la question
22:43que vous avez posée
22:44qui est
22:44ok
22:45une force
22:47de 35 pays
22:48mais qui aura
22:49le dernier mot
22:49quelles seront les règles
22:50et une espèce
22:52de sentiment
22:52l'une des raisons
22:53pour lesquelles
22:53on n'en parle pas beaucoup
22:54c'est le sentiment
22:55que de toute façon
22:56chaque jour ça change
22:57qu'on est dans
22:58une incertitude totale
22:59en revanche
23:01c'est bien
23:02ce sujet-là
23:03qui monopolise
23:03sur l'ensemble
23:05du conflit au Moyen-Orient
23:06c'est le sujet
23:07du détroit d'Hormuz
23:08avec plein de questions
23:10entre autres
23:11sur les mines
23:12qui n'ont pas été évoquées là
23:13mais que beaucoup
23:15citaient
23:15et en disant
23:15c'est la clé
23:17du premier sujet
23:18dont on parlait tout à l'heure
23:19qui préoccupe
23:20beaucoup les français
23:21la clé c'est
23:22ce fameux détroit
23:23Ancdodieu
23:24vous voulez dire un petit mot
23:24oui
23:25c'est-à-dire que
23:25dans l'expression
23:27sécuriser
23:28le dit détroit
23:29une fois les combats terminés
23:32la partie de la phrase
23:33qui pose problème
23:34c'est la deuxième
23:35une fois les combats terminés
23:37c'est-à-dire que là
23:38on est véritablement
23:39dans
23:40il semble visiblement
23:40très loin de la termine
23:41voilà
23:41et c'est la confusion totale
23:43les Etats-Unis
23:43on ne sait pas
23:44s'ils peuvent crier victoire
23:46du jour au lendemain
23:46et finalement
23:47je dirais
23:48plier bagage
23:50vous avez
23:51la France
23:52qui dans sa tradition
23:54de puissance d'équilibre
23:55a sollicité
23:57la médiation
23:58de l'Inde
23:59du Brésil
23:59c'est très bien
24:00c'est à la fois
24:02gaulliste
24:02bon
24:03sauf que
24:03les circonstances
24:05ont un peu changé
24:06et puis
24:06vous avez
24:09les Européens
24:10qui jouent
24:11la carte diplomatique
24:12à bon droit
24:14mais
24:14il semble
24:15peu entendu
24:16donc c'est véritablement
24:17une sorte
24:18on a l'impression
24:19que tous les acteurs
24:20jouent leur propre
24:21partition
24:22dans une forme
24:23de grande confusion
24:24général à large
24:25vous êtes toujours
24:26avec nous
24:26je voudrais vous entendre
24:27aussi sur cette
24:27autre déclaration
24:28du secrétaire
24:29d'état américain
24:30Marco Rubio
24:31qui lui dit
24:32que les Etats-Unis
24:33prévoient
24:33je cite
24:34la fin des opérations
24:34en Iran
24:35dans les deux
24:36prochaines semaines
24:37c'est exactement
24:39l'ordre de grandeur
24:40que donnait
24:41Donald Trump
24:41au moment de la guerre
24:42à Gaza
24:43est-ce qu'on peut le croire
24:44est-ce que c'est crédible
24:45ou pas ?
24:46bien écoutez
24:49au point de vue
24:49des opérations militaires
24:51il n'est pas certain
24:53que d'ici 15 jours
24:56les Etats-Unis
24:57et encore plus Israël
24:59qui est encore plus allant
25:01sur la décapitation
25:02du régime
25:03soient arrivés
25:04à leur fin
25:05en revanche
25:06il semblerait
25:07que les Etats-Unis
25:09ont quand même
25:10besoin de sortir
25:11de cette guerre
25:12pour plusieurs raisons
25:14et notamment
25:15parce qu'il y a
25:16une nouvelle guerre
25:17qui s'est greffée
25:19à cette guerre
25:20qu'ils ont attommée
25:21le 28 février
25:22qui est la guerre
25:23pour le détroit d'Hormuz
25:24qui touche là
25:25pour le coup
25:26le monde entier
25:27pour l'énergie
25:29et pour l'engrais
25:30et pour l'engroalimentaire
25:31donc on voit bien
25:33qu'en alternant
25:36les ultimatums
25:37et les annonces
25:39de bons dialogues
25:41avec l'Iran
25:42pour terminer la guerre
25:43les Etats-Unis
25:45ont besoin
25:46de sortir
25:46de cette guerre
25:48pour redorer
25:50j'allais dire
25:50leur blason
25:51à l'international
25:52pour reposer
25:54leur armée
25:54qui est excessivement
25:55fatiguée
25:56pour faire
25:57des économies
25:58et ils pourraient
25:59se contenter
26:00pour sortir
26:01en disant
26:02nous avons bien
26:03épuisé
26:04le régime iranien
26:05donc ils vont
26:07se tenir tranquilles
26:08et puis ils vont
26:08les Etats-Unis
26:09vont se retirer
26:10donc il y a
26:11moi je pense
26:13que justement
26:13cette fois-ci
26:14on est sur
26:16une annonce
26:17qui a un fond
26:18de vérité
26:18parce que
26:19les Etats-Unis
26:20ont besoin
26:21d'arrêter
26:22cette guerre
26:22donc encore
26:23une quinzaine
26:23de jours
26:24de frappes
26:25de combats
26:26on a vu
26:27deux frappes
26:27contre des sites nucléaires
26:29ça veut dire
26:29que l'idée
26:30de continuer
26:31à amoindrir
26:32les capacités
26:33du nucléaire
26:34iranien
26:35sont là
26:35une fois que
26:37l'Iran sera
26:38bien fatigué
26:40le régime
26:41pourra continuer
26:43et puis
26:43j'allais dire
26:44à revoir
26:45dans quelques années
26:46Général Allard
26:47très rapidement
26:48avant le rappel
26:49des titres
26:49le fil info
26:50autre annonce
26:51de Marco Rubio
26:53ce soir
26:53il nous dit
26:53que les Etats-Unis
26:54n'excluent pas
26:55de dérouter
26:56les armes prévues
26:57pour l'Ukraine
26:58pour la guerre
26:59en Iran
27:00est-ce que là
27:01on doit croire
27:02aussi les Américains
27:05écoutez là aussi
27:06parce que
27:06les Américains
27:08notamment
27:08pour ce qui est
27:09d'assurer
27:10la défense
27:11de leurs propres troupes
27:12sur les pays
27:14arabes du Golfe
27:15et des pays
27:16arabes du Golfe
27:17qui commencent
27:18certainement
27:19à se dire
27:19la sécurité
27:20que les Américains
27:22nous offrent
27:22n'est pas optimale
27:24il est certain
27:25que les Etats-Unis
27:26vont arbitrer
27:27et on sait
27:28depuis longtemps
27:28qu'ils aimeraient
27:29bien sortir
27:30du bourbier
27:31ce qu'ils appellent
27:33pour eux
27:33le bourbier ukrainien
27:34et donc là
27:35c'est nécessité
27:37fait loi
27:37si je puis dire
27:38Général Jean-Claude Allard
27:39merci beaucoup
27:39vous restez avec nous
27:40il est quasiment
27:4220h32
27:43c'est l'heure
27:43du fil info
27:49avec Emmanuel Langlois
27:51le gouvernement français
27:52au chevet
27:53des petits transporteurs
27:54routiers en difficulté
27:55des pêcheurs
27:56afin de répondre
27:56à la flambée
27:57des prix des carburants
27:58face à la guerre
27:59au Moyen-Orient
28:00ils pourront recevoir
28:01une aide
28:01d'environ 20 centimes
28:02d'euros
28:03par litre
28:03de carburant
28:04durant tout ce mois
28:05d'avril
28:06le mois à venir
28:06donc d'autres aides
28:07sont prévues
28:08pour les agriculteurs
28:09ces mesures au total
28:10coûteront
28:1170 millions d'euros
28:12à l'état
28:12selon l'exécutif
28:14elles seront financées
28:15par des économies
28:17dans les ministères
28:18sur le terrain
28:19l'armée israélienne
28:20elle confirme avoir
28:21frappé une usine
28:22de traitement d'uranium
28:23et de complexe
28:24sidérurgique
28:25en Iran
28:25en représailles
28:26Téhéran
28:26annonce ce soir
28:27cibler des sites
28:28industriels
28:29selon Marc Rubio
28:30les Etats-Unis
28:31prévoient la fin
28:32des opérations
28:33en Iran
28:34dans les deux prochaines
28:35semaines
28:35le secrétaire
28:36d'état américain
28:37qui estime par ailleurs
28:38que Washington
28:39peut encore atteindre
28:40ses objectifs
28:41sans troupes
28:42au sol
28:43réunis cette fois
28:44dans les Yvelines
28:45près de Paris
28:46les ministres
28:46des affaires étrangères
28:47du G7
28:48exhortent eux
28:49à un arrêt immédiat
28:50des attaques
28:51contre les populations
28:52et contre les infrastructures
28:54civiles
28:54en Iran
28:55dans ce contexte
28:57les bourses européennes
28:58terminent une fois encore
29:00dans le rouge
29:00ce vendredi soir
29:01la bourse de Paris
29:02abandonne 0,87%
29:04celle de Francfort
29:051,38%
29:06et Milan
29:07c'est de 0,74%
29:10dans l'actualité également
29:11cette mère de famille
29:12de 44 ans
29:13condamnée à 25 ans
29:14de prison
29:14par la cour d'assises
29:15du Vaucluse
29:16à Avignon
29:17elle était jugée
29:18pour la mort
29:19de deux de ses nourrissons
29:20qu'elle avait placées
29:21au congélateur
29:22l'avocat général
29:23avait requis lui
29:2318 ans
29:24de réclusion
29:25et puis c'est une page
29:27qui se tourne
29:27présent depuis 1946
29:29les derniers avions
29:31bleu blanc rouge
29:31d'Air France
29:32vont quitter
29:33l'aéroport d'Orly
29:34pour s'installer
29:35à celui de Paris
29:36Charles de Gaulle
29:36à partir de dimanche
29:38donc
29:38il ne restera plus
29:39que quelques appareils
29:41de la compagnie nationale
29:42pour effectuer
29:42des liaisons
29:44vers la Corse
29:44uniquement
29:45et puis elle peut
29:46enfin souffler
29:47une baleine à bosse
29:48s'était échouée
29:49sur la côte allemande
29:50de la mer Baltique
29:51depuis plusieurs jours
29:52mais après la mobilisation
29:53de nombreux secours
29:55elle a finalement réussi
29:56à retourner à l'eau
29:57même si son chemin
29:58n'est pas terminé
29:59d'après les scientifiques
30:08Vous êtes dans les informés
30:10toujours et vous êtes
30:11au bon endroit
30:11que du beau monde
30:12ce soir autour de moi
30:13dans le studio
30:14Véronique Reissoult
30:15Rebonsoir à vous
30:16président de Backbone Consulting
30:17maître de conférence
30:18en communication
30:19à Sciences Po
30:20Franck Dedieu
30:21et là aussi
30:21également à mes côtés
30:22rédacteur en chef
30:23à la rédaction
30:24de l'hebdomadaire
30:26Marianne Rachel Gara
30:27Valcarcel
30:28vous êtes là
30:29aussi avec nous ce soir
30:30journaliste politique
30:31autrice de la newsletter
30:32Bloc et Parti
30:34Adeline Percept
30:35merci également
30:35d'être parmi nous
30:37correspondante à Paris
30:37de la chaîne de télévision
30:39belge
30:39la RTBF
30:40et le général
30:42Jean-Claude Allard
30:43est toujours connecté
30:44avec nous
30:45chercheur associé
30:46à l'IRIS
30:46et spécialiste
30:47des questions militaires
30:49je le disais
30:50avant l'interruption
30:51du fil info
30:52quasiment un mois de guerre
30:53au Moyen-Orient
30:54et en parallèle
30:56des négociations
30:57qui sont en cours
30:58avec un nouvel acteur
31:00le Pakistan
31:01désormais au cœur
31:02des discussions
31:03entre les USA
31:04les Etats-Unis
31:05et l'Iran
31:07général Allard
31:08est-ce qu'une solution
31:09diplomatique
31:10peut-être trouver
31:11dans ce conflit
31:12après un mois de guerre
31:14c'est-à-dire une solution
31:16diplomatique
31:16ou tout au moins
31:17un apaisement
31:19des tensions
31:20je le disais
31:23je le répète
31:24je pense que
31:24les Etats-Unis
31:25sont quand même
31:27en train d'user
31:28leurs appareils
31:29militaires
31:30ils sont en train
31:32de dépenser
31:32beaucoup d'argent
31:33de courir
31:34le président Trump
31:36court vers
31:37les élections
31:38de Miltern
31:38dans une position
31:40qui s'aggrave
31:41régulièrement
31:43et puis enfin
31:44il peut estimer
31:46et il en parle
31:46depuis plusieurs jours
31:47que l'Iran
31:49a été suffisamment
31:50frappé
31:51si je puis dire
31:52ou dans son esprit
31:54corrigé
31:54au point de dire
31:56bon
31:56on peut maintenant
31:57arrêter
31:58de bombarder
32:00parce qu'on a
32:00vraiment
32:02mis des entraves
32:04au projet nucléaire
32:05ce qui est vrai
32:06en fait
32:06parce qu'il y a eu
32:06beaucoup de bombardements
32:07il y en a eu
32:08encore récemment
32:09au projet
32:11antimissile
32:12et donc
32:12on peut
32:13se retirer
32:14parce que
32:15tout en
32:16assurant
32:17une surveillance
32:20accrue
32:20sur l'Iran
32:21donc je crois
32:23que
32:24la manœuvre
32:25qui se déroule
32:26est une manœuvre
32:27qui consiste
32:27à essayer
32:28de sortir
32:29de cette
32:32opération
32:33qui
32:34se présente
32:35pas nécessairement
32:36très bien
32:37pas très mal
32:38non plus
32:38mais pas nécessairement
32:39très bien
32:40Le général
32:41à l'heure
32:41le disait à l'instant
32:42Adeline Percept
32:43est-ce qu'il y a aussi
32:44ce calendrier politique
32:47qui peut inciter
32:49Donald Trump
32:50finalement
32:50à essayer
32:51de mettre
32:52une fin
32:52à cette guerre
32:53assez rapidement
32:54je parle des
32:54militaires
32:55des élections
32:55de mi-mandat
32:56de novembre prochain
32:57Oui il a forcément
32:58un oeil sur les marchés
32:59un oeil sur les sondages
33:01et les sondages
33:02là aux Etats-Unis
33:03ils ont quand même
33:04un peu basculé
33:05on a vu
33:07plusieurs
33:07plusieurs sondages
33:09cette semaine
33:09aux Etats-Unis
33:10qui montrent en fait
33:11plutôt 60%
33:13d'opinions défavorables
33:14ça n'a jamais été
33:15aussi fort
33:17auparavant
33:17donc effectivement
33:20sa base électorale
33:22va commencer
33:23à s'impatienter
33:24pour une guerre
33:25qui est perçue
33:25comme trop longue
33:26et trop éloignée
33:27des Etats-Unis
33:27alors que
33:28les problèmes
33:29des Américains
33:31notamment le prix
33:32à la pompe
33:33etc.
33:34ne sont pas
33:35adressés correctement
33:36Rachel vous êtes d'accord
33:37il joue gros politiquement
33:38Donald Trump
33:39en ce moment ?
33:39Il joue évidemment
33:40gros politiquement
33:41après ce qu'on remarque
33:42c'est que
33:43sa base absolue
33:45pour l'instant
33:45le suit encore
33:46c'est plus
33:48chez les indépendants
33:49mais aussi
33:50chez les républicains
33:51modérés
33:51qui existent
33:52quand même encore
33:53que c'est
33:54beaucoup plus compliqué
33:56pour l'instant
33:56sa base maga
33:58comme on dit
33:59elle le suit
34:00même quand il va
34:01complètement à l'opposé
34:03de ce qu'il avait annoncé
34:03est-ce que ça durera ?
34:04J'en sais rien
34:05mais aujourd'hui c'est le cas
34:06mais s'il ne lui reste
34:07que sa base maga
34:08en novembre
34:09ça sera un bansan
34:10pour les républicains
34:12Véronique Retzout
34:13là-dessus
34:14sur Donald Trump
34:15et peut-être
34:15ses élections à venir
34:16est-ce qu'on en parle
34:17aussi en France
34:17sur les réseaux sociaux ?
34:18Est-ce que c'est un enjeu
34:20qui est déjà
34:21dans la tête des gens
34:22ou pas forcément ?
34:22Disons que Donald Trump
34:23est une des personnalités
34:24les plus citées
34:25sur les réseaux
34:26y compris en France
34:27mais il est au cœur
34:27de toutes les conversations
34:28quel que soit le sujet
34:29donc voilà
34:30après
34:30On ne peut pas
34:31C'est pas municipal ?
34:32Non, municipal
34:33on ne va pas parler
34:33c'est vrai
34:34On va en parler juste après
34:35mais on ne parlera pas de Donald Trump
34:36Mais après
34:38les Français ont un regard
34:39sur Donald Trump
34:40qui n'est pas celui
34:41des magas
34:41donc à la base
34:42c'est un homme politique
34:43qui n'est pas particulièrement
34:44apprécié par les Français
34:45et d'ailleurs je crois
34:46que ça ne l'embête pas
34:48particulièrement non plus
34:49donc tout va bien
34:50En revanche
34:51c'est intéressant effectivement
34:52parce que Rachel a raison
34:53sur place
34:54les magas
34:54ils sont encore
34:55très soutiens
34:56ils sont même en train
34:57d'expliquer
34:57que nous ne voyons rien
34:58mais il est en train
34:59de sauver le monde
35:00parce qu'en fait
35:02ce qu'il est en train de faire
35:03rétablit l'ordre
35:04là où il doit y avoir
35:05que en fait
35:06de toutes les façons
35:07les Iraniens
35:07on a beau dire
35:08que non
35:08ils n'avaient pas
35:09encore d'arbre nucléaire
35:10ils étaient en train
35:11de la préparer
35:12à 3 ans
35:124 ans
35:135 ans
35:13peu importe
35:14ça arrivait
35:14sauf que le régime
35:15des Mola
35:15est toujours là
35:15visiblement
35:16exactement
35:16mais en même temps
35:17la base maga
35:18elle n'est pas hyper
35:20des géopolitales
35:21voilà
35:21je pense qu'on peut
35:22leur montrer
35:24une carte
35:25je ne sais pas
35:25certains même
35:25qu'ils arrivent
35:26à situer l'Iran
35:27d'ailleurs
35:28certains députés
35:28ont du mal
35:29à la situer
35:29donc je ne suis pas sûre
35:30que les magas
35:31bon bref
35:32on va dire que
35:33oui
35:33il est encore soutenu
35:34les sondages
35:35aux Etats-Unis
35:35c'est plus compliqué
35:36parce qu'en fait
35:37les méthodes
35:41françaises
35:41la méthode des quotas
35:42fonctionne presque mieux
35:44mais surtout
35:44on voit bien
35:45que c'est fluctuant
35:46en revanche
35:46il y a un point
35:47qui est un dénominateur commun
35:49de tous les citoyens
35:50du monde entier
35:51ils s'occupent d'abord
35:52de ce qui se passe
35:52sur leur territoire
35:53et de leur quotidien
35:55et effectivement
35:55leur quotidien
35:56commence à être impacté
35:57donc là
35:58c'est un sujet
35:58et on voit
35:59qu'il y a une colère
36:01qui monte
36:02mais surtout
36:03ce qui touche
36:03à l'inflation
36:04et au fait
36:05qu'ils devaient
36:05s'atteler à ce sujet-là
36:06et que non
36:07l'inflation est là
36:08et il y a énormément
36:09de postes
36:10qui compare les prix
36:11qui montrent
36:12avant
36:13après son arrivée
36:14sur des biens
36:15de consommation courante
36:16donc voilà
36:17là ça commence
36:18à être un sujet
36:18pour lui
36:19et je ne sais pas
36:20si les magas
36:21continueront
36:22à considérer
36:22qu'ils sauvent
36:23le monde
36:23si les prix
36:24s'enflamment
36:25général
36:26la guerre
36:27au Moyen-Orient
36:27elle se passe
36:28aussi du côté
36:28du Liban
36:29du sud Liban
36:31où Tzahal
36:32et Israël
36:33continuent
36:33d'intensifier
36:35ces bombardements
36:36notamment
36:37contre les positions
36:38du Hezbollah
36:39Tzahal
36:40qui visiblement
36:41manque de bras
36:42et manque d'hommes
36:43et de soldats
36:44on nous parle
36:46du chiffre
36:46d'un déficit
36:47de 15 000 soldats
36:48ce qui semble
36:49énorme
36:50ça peut être
36:51un vrai tournant
36:52dans la guerre
36:52aussi ou pas
36:53le fait que finalement
36:54Israël ne puisse
36:56peut-être pas
36:57poursuivre
36:58cette guerre
36:58dans la durée
37:00Oui
37:02je rappelle
37:03des chiffres
37:04pour situer
37:05l'armée israélienne
37:06c'est 170 000 hommes
37:08à peu près
37:09donc 40%
37:10de personnel féminin
37:11composé
37:12d'appelés
37:13et de professionnels
37:15et 460 000
37:17réservistes environ
37:18et toute cette armée
37:21a été engagée
37:22depuis
37:23le 7 octobre
37:252023
37:26il y a eu
37:27en janvier 2024
37:29jusqu'à
37:29environ 300 000
37:31réservistes
37:32appelés
37:32en renfort
37:33des professionnels
37:34dont je vous ai parlé
37:35ce qui veut dire
37:36que c'est une armée
37:37qui s'use
37:38qui se fatigue
37:40et
37:40les objectifs
37:45israéliens
37:46sont
37:47ils nous le répètent
37:48depuis
37:48environ 15 jours
37:50c'est
37:51désormais
37:52de conduire
37:54une opération
37:54terrestre
37:56dans le sud
37:57Liban
37:58pour aller
37:58jusqu'au feu
37:59Litani
37:59qui se trouve
38:00à environ
38:0270-100 km
38:03au nord
38:04pour
38:07éliminer
38:07tout ce qui est
38:10le Hezbollah
38:11de cette zone
38:12or là
38:12le Hezbollah
38:13a un peu
38:14comme
38:15dans la
38:18bande de Gaza
38:19a des tunnels
38:20de partout
38:21et a tous
38:22ses armements
38:22et ses soldats
38:23cachés dans
38:24ses tunnels
38:24et il faut donc
38:25énormément
38:26de personnel
38:27pour pouvoir
38:28y aller
38:29donc les 15 000
38:30qui manquent
38:30ce sont
38:31ceux qui
38:32seraient déployés
38:34pour
38:37combattre
38:38tunnel par tunnel
38:41blocos par blocos
38:42le Hezbollah
38:43dans cette zone
38:45Un grand merci à vous
38:46général Jean-Claude Allard
38:47merci d'avoir été
38:48avec nous ce soir
38:50chercheur associé
38:51à l'IRIS
38:52spécialiste des questions
38:54militaires
38:54un grand merci
38:55Allez on passe
38:56au deuxième thème
38:57de cette émission
38:58vous faire plaisir
38:58à Rachel
38:59j'en suis sûr
39:00les élections municipales
39:01bien sûr
39:01moins de deux semaines
39:03même une semaine
39:04après le second tour
39:05et deux semaines
39:05après le premier tour
39:07les maires élus
39:08sont officiellement
39:10installés
39:10dans leurs conseils
39:11municipaux respectifs
39:13et c'était le cas
39:14notamment à Lyon
39:15cet après-midi
39:16avec cette image
39:18plutôt assez attendue
39:20celle de Jean-Michel Aulas
39:21qui a raté de peu
39:23la mairie de Lyon
39:23l'ancien président
39:25de l'Olympique lyonnais
39:26et qui a remis
39:26l'écharpe à son rival
39:28le maire écologiste
39:30Grégory Doucet
39:31qui a été réélu
39:33il a remis l'écharpe
39:33parce qu'il est le doyen
39:34de ce nouveau conseil municipal
39:36Jean-Michel Aulas
39:38je vous propose
39:38qu'on l'écoute
39:40Grégory Doucet
39:41a obtenu la majorité
39:42absolue
39:42des suffrages exprimés
39:44il est donc
39:45élu maire de Lyon
39:46et je l'invite
39:47à regagner la tribune
39:48pour que je lui remette
39:49l'écharpe
39:55bon Rachel
39:55on voit cette poignée
39:56de main
39:57plutôt cordiale
39:59mais on a senti
40:00aussi la rancœur
40:01de Jean-Michel Aulas
40:02dans la suite
40:04de son discours
40:04avec même
40:06une vraie menace
40:08en tout cas
40:08une vraie stratégie
40:09puisque
40:09ses listes
40:11et les listes de droite
40:11ont remporté
40:12la métropole de Lyon
40:14comment ça va se passer
40:15l'entente
40:15vous pensez
40:16entre justement
40:17un maire de la ville centrale
40:18la ville de Lyon
40:19écologiste Grégory Doucet
40:20réélu
40:21et une métropole
40:22là où il y a le pouvoir
40:22là où il y a aussi
40:23le budget
40:24qui est complètement
40:26dans un camp politique
40:27opposé
40:27ça va être la grande question
40:29est-ce que
40:29l'image de Grégory Doucet
40:32réélu
40:32a un tout petit peu
40:35sauvé la soirée
40:36des écologistes
40:37dimanche soir
40:38parce qu'il y avait
40:38vraiment beaucoup de pertes
40:40à côté
40:41sauf que
40:41ça a masqué
40:42que derrière
40:43effectivement
40:43la majorité
40:44de gauche
40:46et écologiste
40:47à la métropole de Lyon
40:48s'est pris
40:49une rouste
40:49assez monumentale
40:51quand même
40:51il faut le dire
40:52en partie à cause
40:53des divisions de la gauche
40:54elle serait moins monumentale
40:55sans ça
40:55mais il y aurait probablement
40:59des fêtes
41:00quand même
41:01ça
41:03or la métropole
41:04vous l'avez dit
41:05c'est là qu'il y a le budget
41:05sur les transports
41:07sur le logement
41:08qui sont deux
41:09points très clés
41:10sur le lot aussi
41:12il y a une régie publique
41:13à Lyon
41:13le programme de la droite
41:14c'est de privatiser
41:16tout ça
41:18Lyon et Villeurbanne
41:19qui sont deux villes de gauche
41:20Villeurbanne
41:20c'est la très grosse ville
41:22de banlieue lyonnaise
41:23la plus grosse ville
41:24de banlieue
41:25le maire
41:26qui est socialiste
41:27depuis très très longtemps
41:29c'est deux villes
41:30où s'applique
41:30l'encadrement
41:31des loyers
41:32deux villes
41:32qui ont voté à gauche
41:33encore une fois
41:34à ces élections
41:34mais c'est la métropole
41:36qui gère
41:37la question du logement
41:38et dans le programme
41:39de Véronique Sarcelli
41:41qui est l'alter ego
41:42de Jean-Michel Aulas
41:44à la métropole
41:45qui est désormais
41:46présidente de la métropole
41:47il y a la fin
41:48de cet encadrement
41:50des loyers
41:50il y a aussi la question
41:52du réaménagement
41:53de certaines berges
41:54du Rhône
41:55que le maire veut
41:56mais c'est plutôt
41:58une politique
41:59très pro voiture
41:59qu'a gagné
42:00à la métropole
42:02donc ça va être
42:03une vraie question
42:03et juste pour terminer
42:05ça va être
42:05une vraie question
42:06aussi
42:07presque philosophique
42:08c'est-à-dire que
42:10la gauche a perdu
42:11pas mal
42:12a perdu des villes
42:13elle a notamment
42:14perdu des villes
42:15dans les banlieues
42:15des grandes villes
42:16à Nantes
42:17à Rennes
42:17à Bordeaux
42:19plutôt pas à Lyon
42:20mais à Lyon
42:22la droite
42:23a gagné
42:23dès le premier tour
42:24toutes les circonscriptions
42:25de la métropole
42:26un peu périphériques
42:28si vous voulez
42:28donc il y a quand même
42:29une sorte de revanche
42:30des banlieues
42:31sur les villes-centres
42:33la dernière question
42:34c'est
42:34est-ce que c'est
42:35vraiment tenable
42:36pour la métropole
42:37de faire
42:37contre la ville-centre
42:39il y a déjà eu
42:39des exemples
42:41de métropoles
42:42où la banlieue
42:43était très à gauche
42:44la ville-centre
42:45était à droite
42:45je pense à Bordeaux
42:46il y a quelques décennies
42:47de ça
42:47en fait au bout d'un moment
42:49ça ne peut pas fonctionner
42:50puisque le dynamisme
42:51il est quand même
42:51aussi beaucoup
42:52pour la ville-centre
42:53donc il faudra
42:54sans doute une entente
42:55mais il est quand même
42:57probable
42:58qu'à un moment donné
42:59il y ait des clashes
43:00Franck de Dieu
43:01vous êtes d'accord
43:01il y aura des clashes
43:02en fait c'est une forme
43:03de cohabitation locale
43:04finalement
43:04oui et ça pose un problème
43:06vous avez parlé de
43:07question philosophique
43:09il y a une autre question
43:10philosophique
43:10de nature démocratique
43:11c'est que
43:12cette intercommunalité
43:13ces métropoles
43:15qui conservent
43:17le pouvoir financier
43:19n'ont pas une entité
43:21démocratique
43:21très lisible
43:22pour les Français
43:22elles sont élues
43:23la métropole de Lyon
43:25elle est élue directement
43:26c'est ce que je vous dis
43:27donc vous avez
43:28dans l'esprit
43:29je dirais
43:30des Lyonnais
43:30de l'agglomération
43:32l'idée de se dire
43:33on confie le pouvoir
43:35à une entité
43:36qui n'a pas d'existence
43:38véritablement citoyenne
43:39on ne se sent pas
43:40membre d'une métropole
43:41on se sent membre
43:42d'une ville
43:42ou d'un département
43:43ou d'une région
43:44mais la question
43:45de l'éthos
43:49je dirais métropolitain
43:51ou d'intercommunalité
43:52il n'existe pas
43:53j'ajouterais autre chose
43:54qui est aussi un autre
43:55problème démocratique
43:56et on l'a publié
43:57ça dans Marianne
43:58c'est que ces maires là
43:59ils sont tous
44:00très mal élus
44:01on a fait un petit calcul
44:02on a regardé
44:03l'élection
44:04des maires
44:05non pas par rapport
44:06au suffrage exprimé
44:07effectivement
44:08ils font
44:09souvent plus de 50%
44:11vous avez raison
44:11à Lyon
44:12près de
44:12presque 3000 voix d'écart
44:13un peu moins
44:14face
44:16non pas au suffrage exprimé
44:17mais aux inscrits
44:18et vous apercevez
44:19que vous avez
44:20sur les 50 premières
44:21villes de France
44:22la moitié
44:23des gagnants
44:24qui ont moins de
44:2525% du corps électoral
44:27donc ça pose
44:28il ne s'agit pas de dire
44:29qu'ils ne sont pas légitimes
44:31ils arrivent
44:31premier
44:32mais vous avez
44:32l'addition
44:33de deux phénomènes
44:34qui posent un vrai
44:35problème démocratique
44:35encore une fois
44:36que j'associe
44:37à la question
44:38des métropoles
44:39le premier
44:39c'est celui
44:40de l'abstention
44:41effectivement
44:41quand vous avez
44:42beaucoup d'abstention
44:43et bien
44:43vous avez
44:44un total de voix
44:45qui est faible
44:45et deuxièmement
44:46c'est à dire
44:47qu'il y a eu
44:48une fragmentation
44:49très forte
44:49des votes
44:51au cours du premier tour
44:52de sorte que
44:52vous avez eu
44:53dans 50 villes
44:54j'ai noté
44:5514 quadrangulaires
44:5824 triangulaires
44:59donc effectivement
44:59vous avez un maire
45:00qui va recevoir
45:01moins de voix
45:02enfin peu de voix
45:03et qui va devoir composer
45:05non seulement
45:05avec la métropole
45:06mais aussi avec un conseil
45:07qui peut être un peu
45:08chahuteur
45:09et là
45:10quitte à troubler un peu
45:12la fête
45:13au moment des passations
45:13de pouvoir
45:14et des prises de fonction
45:15des uns et des autres
45:16je crains que ça soit
45:17un peu
45:19un peu
45:19le bazar
45:20je voudrais qu'on parle
45:21de notre ancien
45:22premier ministre
45:22François Bayrou
45:23qui lui donc
45:24a perdu sa ville
45:25la ville de Pau
45:27Adeline Percept
45:28comment vous l'expliquez
45:29est-ce que
45:30c'est l'affaire
45:31Betaram
45:31finalement
45:32qui lui revient
45:33en plein visage
45:35est-ce que c'est son passage
45:36à Matignon
45:37où il n'a pas été
45:37on peut le dire
45:38très très populaire
45:39est-ce que c'est tout à la fois
45:40pourtant il a repris l'avion
45:42pour aller à la mairie de Pau
45:43vous vous en souvenez
45:43plusieurs fois
45:45et il s'est occupé
45:46de sa ville
45:48écoutez franchement
45:49je pense que
45:52au bout d'un moment
45:53les maires
45:56qui sont élus
45:57sur
45:59des mandats
46:00et des mandats
46:01enfin
46:01il y a une usure
46:03du pouvoir
46:04même en local
46:05qui peut
46:05qui peut arriver
46:06je pense
46:07les baronis
46:07les barons locaux
46:08ça marche plus
46:08exactement
46:09et en plus
46:10en plus
46:11l'affaire Betaram
46:13localement
46:14a été
46:14un vrai choc
46:16et
46:17si on clôture ça
46:18par le fait
46:19qu'on adore détester
46:21en France
46:21les premiers ministres
46:22en effet
46:23ça a dû lui porter préjudice
46:25ce n'est pas le cas
46:26d'Edouard Philippe
46:26qui lui a gagné
46:27et est un ancien
46:27premier ministre
46:28aussi
46:29c'est le contre-exemple
46:30mais bon
46:30c'est vrai que
46:31la réaction
46:32Edouard Philippe
46:32n'était pas au Havre
46:33depuis aussi longtemps
46:34que François Bayrou
46:35et puis ça fait très longtemps
46:36qu'il n'est plus
46:36premier ministre
46:37aussi peut-être
46:37Véronique Ressoul
46:38sur François Bayrou
46:40on en parle
46:40sur les réseaux
46:41et peut-être aussi
46:42sur finalement
46:43ces maires
46:44qui étaient
46:45implantées dans leur ville
46:46depuis de nombreuses années
46:49Déjà on a parlé
46:50d'abstention
46:50c'était un sujet
46:52qui était plus discuté
46:53parce que la réalité
46:54c'est qu'on a quand même
46:54eu plus 7 points
46:56d'abstention
46:57par rapport
46:57à l'élection
46:58de 2014
46:59oui mais parce que
47:01la dernière
47:02était un peu bizarre
47:03avec le Covid
47:04et globalement
47:05il y avait un intérêt
47:06qui était important
47:08sur la situation
47:10mais ça ne mobilisait
47:11pas forcément
47:12tout le monde
47:12en particulier
47:13les jeunes
47:15Lyon fait partie
47:16des villes
47:17qui ont été
47:17les plus
47:18post-élection
47:19je ne parle pas
47:20pendant l'élection
47:21elle-même
47:21mais depuis lundi
47:22ils ont été
47:23dans les villes
47:24qui ont été
47:24les plus commentées
47:25pour les raisons
47:25que vous avez évoquées
47:26et il y a un sentiment
47:28de métropole
47:29je suis désolée
47:29quand je vois les messages
47:31c'était très clair
47:32pour les gens
47:32les gens comprennent
47:33le fonctionnement
47:34de l'une métropole
47:34le rôle
47:35très bien
47:35ça faisait partie
47:36des discussions
47:36parce que les médias
47:37n'en parlaient pas forcément
47:38mais localement
47:39c'était un tel changement
47:40que ça a été fait
47:40vous ne connaissez pas
47:41le nom de celui
47:42qui est à la tête
47:43de la métropole
47:44si si
47:44c'était même
47:45le commentaire le plus fort
47:46qu'il y avait
47:46cet après-midi
47:48sur les images
47:49de monsieur Aulas
47:50qui remettait
47:52une question
47:53à nouveau
47:53sur Lyon
47:54je suis désolé
47:54je suis lyonnais
47:55mais est-ce que
47:57il y a un biais
47:58il y a un biais
47:59un petit biais
48:01juste un mot
48:01vous dites que Lyon
48:02est l'une des villes
48:03en tout cas
48:03les plus commentées
48:04sur les réseaux sociaux
48:05est-ce que c'est parce
48:06que ça s'est joué
48:06à quelques voix
48:07ou en tout cas
48:08à 2000 voix
48:09ou un peu plus
48:10ou est-ce que c'est parce
48:10que Jean-Michel Aulas
48:11incarnait aussi
48:12peut-être quelque chose
48:13de nouveau en politique
48:14c'est-à-dire qu'il y a six mois encore
48:15il ne faisait pas de politique
48:17cette étiquette société civile
48:19en fait c'était plus
48:20j'ai regardé
48:20post-élection
48:22parce que pendant l'élection
48:23il y avait aussi
48:23d'autres villes
48:24qui attiraient l'attention
48:25mais en fait
48:26c'est chacun des personnages
48:28et l'ensemble de l'histoire
48:29qui fait que c'était de loin
48:30ce dont on parlait le plus
48:31qu'on a à 218 000 messages
48:33qui est beaucoup
48:34c'est l'histoire
48:35de Jean-Michel Aulas
48:37son parcours avant
48:38l'histoire pendant la campagne
48:39et puis
48:40ça a beaucoup étonné
48:41des gens
48:42que ce soit lui
48:42il trouait assez cruel
48:43quand même
48:44qu'il est à remettre
48:45lui-même
48:45pour des raisons
48:46de noyenneté
48:47mais voilà
48:48et puis
48:49c'est aussi
48:50l'histoire de Grégory Doucet
48:51et les Lyonnais
48:53ont commenté
48:54et ont aussi
48:55beaucoup
48:55beaucoup commenté
48:56cette histoire
48:57de réalité
48:59de moyens
49:00qui vont être compliqués
49:01et de
49:02voilà
49:03de la dichotomie
49:04qu'il y a entre
49:05la ville-centre
49:06et la métropole
49:07et ils ont beaucoup
49:09commenté
49:09les nouvelles règles
49:10le fait qu'ils avaient
49:11plein de bulletins
49:12donc ils connaissent
49:13quand même
49:14assez bien
49:14et donc c'était ça
49:15le gros de la discussion
49:16c'est une ville
49:17un tour de France
49:18un petit peu
49:18des villes
49:19il n'y a pas que Lyon
49:20non plus
49:20dans la ville
49:23sortons de la région
49:23lyonnaise
49:24on va essayer de parler
49:25de Marseille
49:27mais aussi
49:28des villes
49:29remportées par
49:29Ellefie
49:30je pense à Roubaix
49:31remportée par
49:32David Guiraud
49:33je pense aussi
49:34à la ville de Saint-Denis
49:35Bali Bagayoko
49:37qui l'a aussi
49:38emportée
49:38et qui lui
49:39a déjà fait des annonces
49:40sur le désarmement
49:41de sa police municipale
49:42est-ce qu'il y a
49:44cette possibilité
49:45cette possibilité-là
49:46de voir
49:47dans des villes
49:48remportées par Ellefie
49:49des mesures
49:50justement
49:50de la sorte
49:51sur le désarmement
49:52de la police municipale
49:53par exemple Rachel
49:54c'est-à-dire qu'a priori
49:55si c'est dans son programme
49:56ça paraît pas complètement choquant
49:58qu'il essaye de le mettre
49:58en application
49:59et il a été élu pour ça
50:00il a été élu pour ça
50:01et en plus
50:03il a été documenté
50:04par la presse
50:05je pense à Street Press
50:06des problèmes
50:07de violence policière
50:08par la police municipale
50:10de Saint-Denis
50:11c'était je crois
50:12il y a trois ans
50:13qui était
50:14qui est très armée
50:15qui est bien plus armée
50:16que d'autres
50:17polices municipales
50:19donc il faut aussi voir
50:20les contextes locaux
50:22particuliers
50:23ne pas s'arrêter
50:24parce qu'on sent bien
50:25que les
50:27ça peut s'entendre
50:28que les maires
50:28et les filles
50:29vont être
50:29très scrutés
50:31et notamment
50:32il y a eu la déclaration
50:33du maire
50:34justement
50:34sur les fonctionnaires
50:36qui ne voudraient pas
50:37s'adapter
50:38à la nouvelle politique
50:39qu'il faudrait peut-être
50:40partir
50:41mais en fait
50:41il parlait
50:43des policiers
50:44municipaux
50:45effectivement
50:46si les policiers
50:47municipaux
50:47ne sont pas d'accord
50:48pour ce désarmement
50:49progressif
50:49c'est sûr que ça va être
50:50un problème qu'il y a
50:51et ça ne paraît pas
50:51complètement illogique
50:52un mot aussi
50:53sur ces nouveaux maires
50:54et reines
50:54assez jeunes
50:55qui ont porté
50:56pas mal de villes
50:57en France
50:57notamment dans le nord
50:58de la France
50:59je pense à la ville
51:00de Liévin
51:00avec l'élection
51:01de Dani Peva
51:0230 ans
51:03elles disent quoi
51:04ces prises de guerre
51:06et vous
51:07du côté
51:07de la Belgique
51:09frontalière
51:09avec le nord
51:11de la France
51:12comment on observe
51:12ce phénomène
51:14on en a beaucoup parlé
51:15moi j'ai beaucoup parlé
51:16des municipales
51:17parce qu'on est
51:18à un an
51:18de la présidentielle
51:19et donc c'est dans
51:20ce contexte là
51:22que ça intéresse
51:22beaucoup
51:23les Belges
51:24qui sont
51:27préoccupés
51:27j'allais dire
51:29par la montée
51:30du rassemblement national
51:31dans la France
51:32des sous-préfectures
51:34moi je trouve
51:35que la montée
51:36du rassemblement national
51:37elle est plus impressionnante
51:39que la montée
51:40de LFI
51:40beaucoup plus
51:41et sur le terrain
51:44ces dernières semaines
51:45quand on a parlé
51:46des municipales
51:46j'ai trouvé que
51:47pour la première fois
51:49depuis que je suis en poste
51:50ici depuis
51:518 ans maintenant
51:52la parole était
51:54totalement libérée
51:55sur le terrain
51:55sur le RN
51:57quand je tends le micro
51:58et que je dis
51:59je suis de la télé belge
52:00les gens n'ont plus
52:02aucun problème
52:03à me dire
52:03qu'ils vont voter
52:04pour le rassemblement national
52:05et ça c'est un énorme changement
52:08très rapidement
52:09parce que le temps file
52:10un mot
52:10Franck Dedieu
52:12je ne veux pas mettre
52:13Paris et Marseille
52:13dans le même sac
52:14mais on a vécu
52:15des campagnes
52:16extrêmement tendues
52:16dans ces deux villes
52:17avec le RN
52:18qui n'était pas très loin
52:19alors on a vu finalement
52:20que non
52:20mais selon les sondages
52:21de l'emporter
52:22à Marseille
52:23et puis finalement
52:24un Emmanuel Grégoire
52:25à Paris
52:25qui s'est très largement
52:27en tout cas largement
52:27imposé face à
52:28Rachida Dati
52:29est-ce que là
52:30l'installation
52:31de ces conseils municipaux
52:32risque d'être tendue
52:32c'est demain à Marseille
52:34et c'est dimanche à Paris
52:35comment vous voyez les choses ?
52:37Il y a quand même
52:38je dirais
52:39une tradition républicaine
52:41ça a été vu à Lyon
52:42même si la poignée
52:44de main
52:44n'était pas très chaleureuse
52:46bon
52:46ça fait partie
52:47de la tradition républicaine
52:48de s'incliner à la japonaise
52:51devant le verdict
52:52des urnes
52:54mais par-delà
52:55parce que là
52:55on personnalise beaucoup
52:56et c'est normal
52:57bien sûr
52:57parce que aussi
52:58ce sont des aventures personnelles
53:00il y a quand même
53:01une sociologie
53:02de base
53:03qui est respectée
53:04c'est-à-dire que
53:05les métropoles
53:06ont voté à gauche
53:08les petites
53:09les moyennes
53:10et les grandes villes
53:11ont plutôt voté à droite
53:13une droite classique
53:14un peu
53:14au rondeur
53:15un peu balsacienne
53:16et puis
53:16les villes
53:17les plus petites
53:18les plus rurales
53:19ont voté RN
53:20et là
53:20par rapport à Liévin
53:21ce qui est intéressant
53:22c'est qu'on aurait pu se dire
53:23mais au fond
53:24est-ce que
53:24le vote
53:25je dirais
53:26des ouvriers
53:28des classes
53:31défavorisées
53:32plus modestes
53:33et au travail
53:34est-ce qu'ils ne vont pas
53:35se détourner du RN
53:36une fois que le RN
53:37semble être
53:38plutôt pro-libéral
53:39et se rapprocher des patrons
53:40l'exemple de Liévin
53:42laisse entendre
53:43que ce n'est pas le cas
53:44et qu'ils tiennent
53:45tout de même
53:46malgré ce changement
53:47de pied politique
53:49ils tiennent
53:50à voter RN
53:51Merci à nous informer
53:52du soir
53:52Franck Daudieu
53:53rédacteur en chef
53:54de la rédaction
53:55de l'hebdomadaire
53:55Marianne Laune
53:56cette semaine
53:58Excusez la chute
53:59de la favorite
53:59je veux bien sûr
54:00parler de Rachida Dati
54:01Véronique Reilsout
54:02merci beaucoup
54:02Rachel Garavacarcel
54:04merci à vous
54:05Adeline Percept
54:06merci aussi
54:07d'avoir été
54:08avec nous
54:09merci de nous avoir suivis
54:10dans les informés
54:11je vous retrouve très bientôt
54:12merci à vous
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