- il y a 2 semaines
Les informés de franceinfo du 19 mars 2026
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00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la une ce soir, la guerre au Moyen-Orient,
00:18des sites de production de gaz et de pétrole visés au Qatar,
00:21notamment assistons-nous à un choc énergétique mondial,
00:24on en débat dans un instant, nous nous demanderons aussi quelles sont les conséquences pour nous les consommateurs.
00:28Dernière ligne droite avant le second tour des municipales dimanche,
00:32débat ce soir entre les candidats marseillais, vous les entendrez,
00:35le maire sortant de gauche, Benoît Payan, face à Franck Alizio du Rassemblement National,
00:39à Paris, passe d'armes inattendues, entre Emmanuel Grégoire et Emmanuel Macron,
00:43le président de la République, on vous explique tout dans la deuxième partie.
00:47Désinformés, avec nous ce soir, Adrien Brachet, bonsoir.
00:50Bonsoir.
00:50Journaliste politique au point, Patricia Lémonière, bonsoir Patricia.
00:54Grand reporter et spécialiste des questions internationales,
00:57à vos côtés, Christian Chénaud, bonsoir Christian,
00:59de la rédaction internationale de Radio France.
01:02Erwan Bruecker est également avec nous, bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Rédacteur en chef adjoint du service politique de l'Express,
01:07et Bruno Cotteres, bonsoir.
01:09Politologue, chercheur CNRS, aussi Vipof,
01:11c'est le centre de recherche de la vie politique de Sciences Po.
01:16Après la guerre du pétrole, est-ce la guerre du gaz ?
01:19Au Moyen-Orient, 20ème jour de guerre,
01:21de nombreuses infrastructures énergétiques sont désormais ciblées,
01:24notamment au Qatar, ce qui fait bondir les prix avec de possibles lourdes conséquences.
01:29À long terme, Philippe Chalmin, professeur à l'Université Paris-Dauphine
01:33et spécialiste des matières premières et de l'énergie,
01:35parle désormais de risque de choc énergétique.
01:37Je crois qu'on peut effectivement commencer à parler d'un véritable choc énergétique,
01:44pas seulement d'ailleurs choc pétrolier,
01:46mais peut-être encore plus,
01:48quand on regarde le comportement des marchés depuis quelques heures,
01:52un véritable choc gazier.
01:54C'est toujours difficile de se dire quand est-ce qu'on est dans un choc ou pas.
01:59Là, effectivement, le monde commence à rentrer au travers de cet engrenage
02:05dans ce qu'on pourrait presque qualifier de choc énergétique.
02:08Autour de 115 euros le baril de pétrole brut ce matin.
02:11Pour le gaz, le mégawatt est passé de 50 à 70 euros en quelques heures.
02:16C'est la conséquence donc directe des frappes au Moyen-Orient sur des installations énergétiques.
02:20Christian Chénon, rappelons que l'Iran a frappé un site au Qatar
02:23en représailles à des frappes israéliennes.
02:26Expliquez-nous concrètement ce qui s'est passé.
02:27Il y a eu surtout deux frappes.
02:28Le Qatar, effectivement, Ras Lafan, la méga-usine de gaz naturel liquéfié,
02:34c'est la plus grande au monde.
02:35C'est là que partent les métalliers dans le monde entier, en Chine, en Europe.
02:39Et là, les Iraniens ont vraiment frappé le nerf de la guerre.
02:43Parce que là, il y a des dommages apparemment de plusieurs milliards de dollars.
02:47Il faudra beaucoup de temps pour réparer.
02:48Et le Qatar vient d'annoncer que certains contrats ne seraient peut-être pas honorés
02:52avec l'Italie, avec la Chine.
02:54Parce qu'il faut savoir que le Qatar, d'ailleurs, il avait signé lors de la Coupe du Monde,
02:58des contrats sur 25-30 ans avec la Chine, l'Italie, la Chine, l'Allemagne, y compris la France.
03:04Et donc, évidemment, ça va perturber.
03:06Parce que c'est un des premiers acteurs.
03:08Il y a deux acteurs importants, c'est l'Australie et le Qatar.
03:10Et là, forcément, c'est énorme ce qui se passe.
03:13Et puis, l'autre fait du jour, c'est l'Iran qui frappe une raffinerie à Yonbou,
03:17sur la mer Rouge, en Arabie Saoudite, à 1500 kilomètres.
03:21Et là, le signal est clair.
03:24C'est aussi, il n'y aura pas de route de contournement du golfe du détroit d'Hormuz.
03:28C'est-à-dire qu'y compris la mer Rouge, on ne passera pas non plus,
03:32parce que les Saoudiens voulaient faire transiter leur pétrole du golfe d'Hormuz à la mer Rouge.
03:36Donc ça, c'est non.
03:37Et donc là, évidemment, on a un verrouillage des routes d'approvisionnement.
03:41Et c'est vrai que c'est pour ça qu'on parle peut-être maintenant de choc énergétique,
03:44parce que tout se met en place.
03:45C'est parti, Patricia Lémonière, de frappe israélienne au début en Iran.
03:48Oui, voilà.
03:49Les Israéliens ont frappé, à quelques heures d'intervalle, mais tôt la veille, en quelque sorte,
03:55un site iranien qui fait partie du même site, du même gisement gazier,
04:00mais qui est de leur côté, en quelque sorte.
04:03Et ce gisement gazier, eux, alors, comme on le sait, ils sont sous sanction, effectivement,
04:07parce qu'au moment où il y a eu l'accord sur le nucléaire en 2015,
04:11il y avait beaucoup de compagnies étrangères qui étaient intéressées
04:14par aller exploiter aussi le site iranien.
04:17Ça ne s'est pas fait.
04:18Donc ce site iranien n'approvisionne que les Iraniens en pétrole.
04:22Mais qu'est-ce que ça montre, cette rétorsion ?
04:24Et c'est plus là, à mon avis, ce qui est intéressant.
04:26Ça montre que les durs du régime ont pris la main.
04:29Les durs de durs.
04:31C'est-à-dire qu'en osant faire la frappe d'aujourd'hui,
04:34c'est vraiment un signal en disant qu'il n'y a plus de place, pour l'instant,
04:37pour la moindre négociation, la moindre ouverture.
04:41On frappe là où ça vous fait le plus mal.
04:43Et je trouve que c'est un signal envoyé, non seulement d'une extension de la guerre économique,
04:48à la guerre énergétique, etc.,
04:50mais c'est aussi une extension au niveau...
04:52Enfin, c'est un signal au niveau politique,
04:54en disant que la partie la plus dure du régime a pris la main.
04:58Clairement, Christian Chineau, c'est œil pour œil, dent pour dent de la part de l'Iran.
05:01C'est ce que disent les Iraniens, ils ripostent.
05:03À un moment donné, les Américains ont frappé une usine de dessalement.
05:07Les Iraniens ont frappé une usine de dessalement à Bahreïn.
05:10Aujourd'hui, les Israéliens et les Américains s'en prennent aux structures énergétiques réciprocités.
05:16Ils ont aussi frappé aujourd'hui une centrale électrique à Haïfa, en Israël.
05:21Donc l'idée, on fait monter les enchères de manière presque cohérente.
05:26En tout cas, il n'y a pas de surprise.
05:27Mais ce qui est la surprise, c'est la capacité de frapper de l'Iran.
05:30Après 20 jours, on pensait qu'effectivement, le stock de missiles, de drones allait vite s'aménuiser.
05:36En réalité, on a presque l'impression que c'est le contraire.
05:39L'Iran a encore beaucoup de munitions, des munitions très lourdes,
05:42des missiles balistiques, des missiles hypersoniques qui font encore très mal.
05:45Et donc oui, on est dans une phase d'escalade,
05:48clairement assumée par l'Iran, qui répond œil pour œil, dent pour dent.
05:52En plus de ça, je trouve qu'ils vont au-delà même de ce qu'on pouvait attendre.
05:57Ils auraient pu ne pas frapper ce site-là.
06:00Ils auraient pu frapper effectivement la mer Rouge et d'autres sites-là.
06:04Ils vont vraiment au cœur du dispositif des états pétroliers.
06:09Et là, ça montre vraiment que non seulement ils maintiennent au même étiage,
06:16non, ils vont plus loin.
06:18On s'affole un peu, Christian Chédo, ou est-ce qu'il y a vraiment ce risque de choc énergétique
06:21mondial aujourd'hui ?
06:22Ça montre tranquillement, j'allais dire.
06:24C'est-à-dire qu'effectivement, au fur et à mesure, on voit que les routes du pétrole se ferment,
06:28que les routes des métaniers se ferment, que les prix augmentent,
06:31que l'Iran est dans une position... veut continuer la guerre.
06:35C'est-à-dire que l'Iran ne veut pas négocier.
06:37Et finalement, ils ne sont pas dans une logique d'apaisement.
06:39Eux, ils continuent, ils vont essayer de maximiser leurs gains,
06:43parce qu'il ne faut quand même pas oublier qu'ils ont pris le détroit d'Orbouche, quand même.
06:46Ils ont privatisé le détroit d'Orbouche.
06:48Il y a même le Parlement iranien qui dit, maintenant, on va mettre un droit de péage.
06:51C'est-à-dire que maintenant, ils ont la clé...
06:52C'est possible, ça, de mettre ce droit de péage ?
06:53En tout cas, ils ont la clé, ils ne vont pas la lâcher.
06:55Et donc maintenant, s'il y a un après-guerre, si le régime se maintient, après, on verra.
07:00Mais si, effectivement, le régime se maintient et contrôle toujours,
07:03il y aura une forme de taxe.
07:05Ils diront, écoutez, si vous voulez passer, il faut payer.
07:06Et donc, parce qu'il va falloir reconstruire, etc.
07:08Donc, ils ont gagné des gains, ce n'est pas pour les lâcher.
07:11Donc, tant qu'ils continuent, ils ont des missiles, ils vont continuer.
07:14On voit ce soir...
07:15Les pactos, ils font payer aujourd'hui.
07:16Parce que quand ils négocient avec l'Inde pour faire passer 5 bateaux,
07:20ou avec certains pays, il y a des échanges qui se font.
07:23On paye, hein ?
07:24On paye ce qu'on fait passer.
07:25Et des en monnaie chinoise.
07:26Voilà, et en monnaie chinoise.
07:27Tout à l'heure, Donald Trump s'est exprimé.
07:28Il a demandé à Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien,
07:31de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran.
07:33Est-ce qu'il peut être entendu ?
07:34Là, ils jouent le vilain et le gentil.
07:38Enfin, c'est dans la guerre...
07:39Good cut, bad cut.
07:39Je ne voulais pas dire l'expression anglaise et américaine souvent utilisée.
07:43Effectivement, good cut, bad cut.
07:45Là, ils se répartissent les rôles.
07:46C'est au niveau militaire.
07:49Ils travaillent totalement ensemble.
07:51Donc, ils sont allés ensemble faire cette opération.
07:54Même si les Américains, eux, sont sur un axe.
07:56Et les Israéliens sont sur un autre.
07:58Mais ils sont tous dans le même centre de commandement.
08:00Et quand on connaît un peu l'armée,
08:02on sait bien que les avions, quand ils volent ensemble,
08:05la partie qui est dans le ciel en même temps que nous,
08:07on sait parfaitement où sont ses objectifs.
08:09Donc, au niveau militaire, c'était un accord complet.
08:12Ils savaient les cibles, etc.
08:14Donald Trump dit, oui, vous savez, de temps en temps,
08:17ils peuvent un peu faire ce qu'ils veulent.
08:19Au niveau militaire, non.
08:21Ils ne font pas ce que tout le monde se coordonne.
08:23Donc, simplement, là, comme dans la grande tradition de Donald Trump,
08:26il dit tout un peu, n'importe quoi.
08:28Mais surtout, il se réserve ses portes de sortie.
08:31Ce n'est pas lui le méchant.
08:33Et puis, il va dire à Benjamin Netanyahou, calme-toi.
08:35Tout ça est pour la galerie.
08:37C'est pour vous amuser.
08:39Non, mais je suis d'accord.
08:39Mais c'est quand même très frappant.
08:40Je suis quand même très frappé.
08:41Et je pars sous votre haut patronage.
08:43Mais de voir ce vaudeville entre Trump et Netanyahou,
08:46qui est quand même gravissime pour la santé énergétique du monde,
08:48avec un Trump qui dit, moi, je ne savais pas que les Israéliens allaient frapper
08:52ça ou se passe.
08:53Et les Israéliens qui, derrière, disent, écoutez,
08:56non seulement Donald Trump était au courant,
08:57mais en plus, on s'est coordonné.
08:58Mais c'est logique qu'il soit coordonné.
09:00Bien sûr.
09:01Et ça paraît évident, d'ailleurs.
09:02Et les Israéliens ont raison de dire que n'importe quelle frappe est coordonnée.
09:05Ou au moins, les Américains étaient au courant.
09:07Mais c'est de voir à quel point Trump prend ça par-dessus la jambe.
09:10Et puis, on s'est à se demander si Donald Trump avait vraiment pris la mesure stratégique
09:15de ce qu'était la frappe des Israéliens sur South Park à l'origine.
09:18Parce qu'effectivement...
09:19Ça, on se rappelle, c'est cette grande centrale.
09:20Grande centrale.
09:21C'est le gisement.
09:22C'est le gisement.
09:23C'est le gisement.
09:24Et on s'est à se demander si vraiment Donald Trump,
09:26qui a sans doute donné son accord à ce moment-là,
09:29savait à quel point stratégiquement, c'était un tournant dans cette guerre-là.
09:33Puisque après, découle tout ce qu'on a vécu depuis aussi.
09:36C'est pareil pour l'assassinat des assassinats de certaines têtes du régime.
09:41Larry Gianni, à mon avis, c'est une volonté israélienne.
09:45Donald Trump, il a la liste, la killing list, mais il ne coche pas.
09:49Le puissant chef de la sécurité dans les obsèques ont eu lieu hier.
09:53Question chez l'eau, quand le ministre des Affaires étrangères,
09:55Doman, écrit dans The Economist, c'est une tribune,
09:58il accuse les Etats-Unis de s'être laissé entraîner dans la guerre par Israël.
10:01Qu'est-ce qu'il faut en penser ?
10:03Il s'appelle Badr Boussaidi.
10:06C'est lui qui, la veille, le vendredi soir,
10:10annonce qu'on est à deux doigts d'un accord avec l'Iran sur le nucléaire,
10:14que l'Iran a accepté de transférer toutes ces matières enrichies à l'extérieur.
10:20Le lendemain, c'est l'élimination de Gizhoum al-Iramenaï.
10:24Et donc, les Omanais, intéressant leur position,
10:26parce qu'ils ont été frappés un petit peu au début, mais pas beaucoup,
10:28parce qu'effectivement, c'est les seuls qui sont vraiment en lien avec les Iraniens.
10:31Et évidemment, le ministre propose qu'à la fin, il faudra négocier,
10:35parce qu'il faudra trouver une pote de sortie.
10:37Et eux se disent, et ils donnent un conseil à ses amis américains,
10:41essayer un moment d'en rendre la main, en tout cas arrêter le désastre,
10:44parce que ça nous mène tout le monde à la catastrophe,
10:46et qu'il va falloir, à un moment donné, prendre ce chemin.
10:50Et nous, Omanais, même si on a été très déçus,
10:52parce qu'effectivement, ils se sont fait quand même rouler dans la farine,
10:55il faudra quand même parler, il faudra trouver les moyens.
10:57C'est un peu de sa réserve diplomatique, quand même ?
10:59C'est-à-dire que c'est surtout l'amertume, et d'ailleurs, c'est dans tout le Golfe,
11:02c'est-à-dire qu'il y a une grande amertume des golfiens par rapport aux Américains,
11:06parce que le parapluie américain de sécuritaire, qui datait depuis 1945,
11:10il y a beaucoup de trop à l'intérieur.
11:13Ils se sentent trahis, parce qu'ils sont attaqués,
11:16les Américains ont leur grande base, la base des Louded au Qatar,
11:19c'est quand même 10 000 hommes, c'est une des plus grandes bases au monde,
11:22ils ne font pas grand-chose.
11:23Et donc, ils se disent, c'est nous qui payons, pour les autres,
11:28et notre modèle est remis en cause,
11:29parce qu'encore une fois, c'est des frappes très fortes,
11:31ça touche encore une fois au nerf de la guerre,
11:33c'est l'artère du commerce, pour ces pays-là,
11:38c'est leur trésor de guerre.
11:39Et donc, il se dit, il va falloir aussi trouver une porte de sortie.
11:42Un prix à Braché.
11:42Oui, je rejoins tout à fait ce qui a été dit.
11:46C'est d'ailleurs pour ça que les Iraniens ciblent autant les pays du Golfe aussi,
11:49parce qu'ils veulent au maximum exploiter cette potentielle déception,
11:53cette potentielle colère qui pourrait monter progressivement
11:56de la part des pays du Golfe vis-à-vis des Etats-Unis.
11:58Parce qu'il faut bien se mettre dans la tête des pays du Golfe
12:00qui ont construit toutes ces dernières années,
12:02tous leurs modèles sur l'idée d'une attractivité économique,
12:06de l'idée qu'on était dans des zones sûres,
12:08qui savaient accueillir des grands événements internationaux.
12:11Je pense à l'Arabie Saoudite qui va bientôt accueillir l'exposition universelle.
12:15Donc, ils avaient véritablement enclenché cette transformation,
12:19cette mutation presque philosophique, anthropologique.
12:23Et là, tout est remis d'un coup en cause.
12:25Et ils se rendent compte que la protection en effet américaine
12:27n'est peut-être pas tant à la hauteur que ça.
12:29Donc, c'est aussi pour ça que l'Iran vise autant les pays du Golfe,
12:32parce qu'ils se disent qu'il y a un talon d'Achille là à exploiter.
12:35Renaud Cotres.
12:36Oui, ce qu'il va falloir envisager assez rapidement,
12:39c'est les conséquences aussi sur les pays européens.
12:43Alors, on ne va pas tous être exposés de la même manière.
12:46C'est sûr que c'est un choc énergétique visiblement.
12:51Les différents pays européens n'ont pas le même mix énergétique.
12:55Donc, il va falloir avoir du côté français.
12:57Nous, on a un mix énergétique avec beaucoup de nucléaire.
12:59Donc, sans doute qu'on est moins exposés que d'autres pays européens.
13:01Mais ça va aussi poser des questions sur la régulation entre marché et les États.
13:06Les marchés ont réagi de manière assez immédiate en augmentant le prix.
13:11Par contre, pour le moment, c'est vrai qu'on voit des États qui sont un peu en mode panique,
13:15où chacun essaye de voir comment il peut essayer de tirer son épingle du jeu,
13:19d'appeler à un moratoire sur les tirs sur les sites gaziers.
13:24Mais ça pose effectivement une très importante question.
13:27Sur les conséquences économiques, justement, on peut s'interroger.
13:29Ces hausses de prix sur les marchés vont-elles se répercuter sur les factures,
13:33notamment chez nous en France ?
13:34Écoutez la réponse sur France Info tout à l'heure de Nicolas Goldberg,
13:37expert énergie chez Columbus Consulting et Terra Nova.
13:40À très court terme, il y aura peu de conséquences sur les factures de gaz.
13:44Parce que si on regarde les particuliers,
13:45vous avez les particuliers qui sont à prix fixe.
13:48Donc, eux ne verront rien sur leurs factures.
13:50Et puis après, vous avez les particuliers qui ont un prix indexé
13:53sur les marchés.
13:54C'est les fameuses offres repères.
13:56L'ancien tarif réglementé, c'est à peu près la moitié des consommateurs.
14:00Mais pour eux, ça va augmenter en mai.
14:02Or, en mai, la période de chauffe est terminée.
14:04Donc, ça ne va pas se voir tout de suite sur les factures.
14:07Ça se verra plutôt à l'hiver prochain,
14:09parce que cette hausse sur les factures de gaz,
14:11elle est partie pour durer.
14:13Donc, une moitié ne verra pas l'impact parce qu'ils sont à prix fixe.
14:17C'est les petits malins qui ont opté pour des offres de prix marché à prix bloqué.
14:20Et l'autre moitié, les offres repères, l'ancien tarif réglementé,
14:23il y aura une hausse sur les factures,
14:25mais elle se verra quand la période de chauffe reprendra,
14:27c'est-à-dire plutôt en novembre.
14:28Pas de hausse des prix du gaz tout de suite sur nos factures,
14:31Erwin Bruecker ?
14:32C'est pour ça que le gouvernement temporise.
14:34Il y avait une réunion aujourd'hui à Matignon,
14:36mais aucune mesure n'a été prise pour l'instant.
14:37Non, non, bien sûr,
14:38parce qu'on ne sait pas réellement encore quelles mesures prendre.
14:41C'est-à-dire que les baisses de taxes,
14:42ce n'est pas tout à fait d'actualité
14:44parce que ça coûte énormément d'argent.
14:46Et on n'a pas les moyens non plus.
14:48Et on n'a pas les moyens du tout.
14:49Donc, pour avoir eu quelques responsables
14:51et quelques conseillers ici ou là,
14:53on est encore loin d'avoir une solution trouvée
14:57toute faite à l'ampleur de cette augmentation des prix
15:01qui, de toute évidence, n'est pas près de s'arrêter.
15:03On voit qu'en Italie, certaines mesures ont été prises.
15:06Le gouvernement de Giorgia Meloni,
15:07elle a baissé de 25 centimes par litre
15:11pour les carburants.
15:12Patricia Lémonière, on pourrait imaginer des mesures comme ça.
15:15Chaque pays réagit en fonction de son budget
15:17et puis effectivement des mix énergétiques.
15:19Mais l'Europe, même si l'Italie fait partie
15:22et l'Allemagne des pays les plus exposés,
15:23l'Europe et en particulier la France
15:25sont beaucoup moins exposés que l'Asie, l'Inde, le Japon,
15:28tous ces autres pays.
15:29Et la question maintenant qu'on se pose,
15:30c'est le temps que ça va durer.
15:32Parce que si effectivement tout ça se remet en place
15:35d'ici mai-juin,
15:37effectivement les hausses des prix,
15:38nous par exemple pour le gaz,
15:39on peut différer le stock.
15:41On a suffisamment de stock,
15:42on peut le différer en septembre.
15:44Le gaz c'était la Russie avant qu'ils nous le procuraient,
15:46maintenant c'est les Etats-Unis.
15:48Donc tout ça peut être différé,
15:50peut être aménagé.
15:50Mais combien de temps va durer cette guerre ?
15:52Et je rejoins Adrien qui disait effectivement
15:54les pays du Golfe peuvent faire pression
15:56parce que c'est leur richesse,
15:57c'est leur trésor de guerre,
15:58peuvent faire pression sur les Américains.
16:01Mais ils peuvent faire pression sur les Américains,
16:03ça veut dire quoi ?
16:04Ça veut dire mettre des hommes au sol ?
16:05Effectivement on a vu la presse américaine aujourd'hui
16:07qui disait on ne pourra finalement reconquérir,
16:12stabiliser le détroit d'Hormuz
16:13qu'avec des hommes au sol.
16:15Enfin c'est pas la presse,
16:15elle faisait état de deux, trois plans,
16:18soit des commandos sur des îles,
16:21différentes îles,
16:22je ne vais pas rentrer dans le détail,
16:23soit des commandos sur les côtes.
16:24Mais ça c'est très lourd de conséquences,
16:27d'abord ces hommes ne sont pas là tout de suite,
16:29et enfin pour arriver,
16:30pour qu'il y ait le maximum d'hommes,
16:31il faut encore une dizaine de jours,
16:33mais aussi il y a un risque,
16:35un risque purement d'hommes et de morts américains,
16:38et est-ce que Donald Trump peut prendre ces risques ?
16:41Alors là l'état-major lui prépare tout,
16:43effectivement,
16:44fait arriver des hommes,
16:44fait arriver des hélicoptères,
16:46le plan sera sur la table,
16:47à lui de choisir.
16:48Sauf que Christian Chineau,
16:48Donald Trump tout à l'heure il a dit
16:50moi je n'envoie pas d'hommes à terre,
16:52jamais nulle part.
16:52Et pour revenir un peu au pays du Golfe,
16:58la pression,
16:58ce ne sera pas une pression militaire,
17:00c'est une pression par le portefeuille.
17:01C'est-à-dire que les émirs du Golfe
17:03ont rappelé qu'ils ont promis
17:043000 milliards d'investissement
17:06dans l'économie américaine,
17:07qui vont peut-être réfléchir,
17:08maintenant ils ont moins d'argent.
17:10Il faut rappeler aussi
17:11que le genre de Donald Trump,
17:13Jared Kushner,
17:14l'Arabie Saoudite a mis
17:152 milliards de dollars
17:16dans son fonds d'investissement,
17:18donc on va commencer par les gros sous,
17:20et évidemment les pays du Golfe
17:22vont dire,
17:22écoutez,
17:23maintenant on ne va peut-être pas
17:24autant investir aux Etats-Unis,
17:26on peut avoir d'autres choix,
17:27etc.
17:27Donc c'est plus une pression invisible
17:29qui peut arriver
17:31plutôt qu'une confrontation.
17:33Vous avez parlé de l'Arabie Saoudite,
17:34est-ce qu'il y a un risque
17:35d'embrasement militaire régional
17:37aujourd'hui de l'Arabie Saoudite
17:38justement à laisser entendre
17:39qu'elle pourrait entrer dans ce conflit ?
17:42Comme on dit souvent,
17:43c'est la formule diplomatique,
17:45l'Arabie Saoudite se réserve le droit
17:47de riposter,
17:48donc est-ce qu'elle utilisera ce droit ou pas ?
17:50Est-ce qu'elle en a les moyens
17:50au niveau de son armée par exemple ?
17:52Alors, ce qu'il faut dire
17:53c'est qu'effectivement
17:54dans l'opinion publique aussi,
17:55c'est un peu une frustration
17:56parce que vous êtes attaqués,
17:57vous ne pouvez pas répondre.
17:58Donc il peut y avoir
17:59une forme de chorégraphie militaire,
18:01c'est-à-dire qu'on prévient
18:02les Iraniens,
18:03on va vous tirer deux,
18:03trois missiles,
18:04vous ne répondez pas.
18:06C'est ce qui s'est passé
18:06l'année dernière avec le Qatar.
18:07Quand l'Iran avait frappé
18:09le Qatar sur la base américaine,
18:11ils avaient prévenu avant
18:12les Américains,
18:13les Qatariens,
18:13les missiles étaient partis,
18:15il n'y avait pas eu de mots, etc.
18:16On peut arranger ça.
18:17Mais c'est vrai
18:18qu'on ne peut pas imaginer
18:19une confrontation militaire
18:20entre l'Arabie et l'Iran
18:22parce que l'Arabie serait perdante.
18:24Parce que là,
18:24effectivement,
18:25il y a une fragilité intrinsèque
18:27des pays du Golfe,
18:27on a vu le pétrole.
18:28Est-ce qu'elle sait faire la guerre
18:29l'Arabie Saoudite ?
18:30Non, pas vraiment.
18:31On a vu au Yémen
18:31ce qui s'est passé.
18:32Et surtout,
18:34l'Iran,
18:35s'il voulait vraiment faire mal,
18:37une après-midi de missiles
18:38sur les usines des salements
18:40et vous n'avez plus d'eau
18:41dans tous ces pays-là.
18:42Et les gens crèvent de soif.
18:44Donc,
18:45évidemment,
18:45les Saoudiens vont réfléchir
18:47à deux fois
18:47et puis les Iriens
18:48peuvent frapper encore
18:49beaucoup plus fortement
18:51d'autres cibles.
18:52Donc,
18:53comme on l'a dit,
18:53les Saoudiens
18:54dans un développement
18:56du tourisme,
18:57des infrastructures,
18:58ils vont même accueillir
18:59la Coupe du Monde
19:00en 2034.
19:00C'est vrai que pour eux,
19:02c'est un peu
19:02une forme de Bérezina
19:04parce que tout s'effondre.
19:06On a aussi entendu
19:06Emmanuel Macron
19:07appeler à la désescalade
19:08dans cette guerre
19:09au Moyen-Orient
19:10et appeler aussi
19:10à des discussions directes
19:12entre Américains
19:12et Iraniens
19:13sur les infrastructures
19:15énergétiques.
19:15C'est imaginable,
19:16ça, Patricia Alémonière,
19:17de voir les Etats-Unis
19:18et l'Iran se parler
19:19à nouveau en ce moment ?
19:21Je pense qu'il n'y a
19:22encore pas très longtemps,
19:23il y avait des conversations
19:24qui se passaient,
19:25effectivement.
19:27Même après le début de la guerre ?
19:28Oui,
19:28même après le début de la guerre.
19:29On a eu des informations
19:30comme quoi il y avait des choses
19:31qu'il y a des circuits parallèles,
19:33que ce soit par la Suisse,
19:35que ce soit par Oman,
19:37justement,
19:37qui était encore activé.
19:38Il y a eu des petites choses,
19:40j'ai envie de dire,
19:41mais vraiment à très bas niveau.
19:42Là, aujourd'hui,
19:43on les voit,
19:44en tout cas,
19:44les Iraniens ont dit
19:45haut et fort
19:46qu'ils ne voulaient pas discuter,
19:48le président américain
19:49l'a dit aussi.
19:50Donc, on n'est pas du tout
19:51à l'heure des négociations.
19:53La France,
19:53si vous voulez,
19:54la déclaration du président Macron,
19:56il veut apparaître encore,
19:58j'ai envie de dire.
19:59C'est plutôt ça.
20:00Enfin, je veux dire,
20:01la France,
20:01autant la France au Liban,
20:02je crois,
20:03a un rôle à jouer.
20:05En politique intérieure libanaise,
20:07il y a quelque chose à jouer.
20:08Autant dans cette partie du Golfe,
20:10même si on a nos rafales
20:12qui mènent la chasse au drone,
20:15même si on a des accords de défense
20:17avec Bahreïm et d'autres,
20:19notre posture,
20:20pour l'instant,
20:21elle est...
20:23La seule posture qui est envisagée,
20:25c'est une posture européenne,
20:27de dire qu'on se réserve effectivement
20:29le droit de nettoyer,
20:31d'intervenir dans le Golfe d'Hormuz,
20:32mais quand on ne sera plus
20:34dans la période chaude.
20:35L'Europe ne peut pas intervenir
20:36en cette période
20:37et la France non plus.
20:38Renaud Cotteresse,
20:38on entend Emmanuel Macron répéter
20:40la stature défensive,
20:42la posture défensive
20:43de la France,
20:44mais il veut,
20:45on va dire,
20:45que la France reste au contact,
20:47comme on dit.
20:47Oui, oui,
20:48c'est toute l'ambiguïté.
20:49Bien sûr,
20:49c'est toute l'ambiguïté
20:50de cette posture présidentielle.
20:52Il veut être aux avant-postes.
20:55On a notre Charles de Gaulle,
20:57voilà,
20:57donc Emmanuel Macron...
20:58Notre France libre,
20:59bientôt,
20:59annoncé hier,
21:00le nom du nouveau portail.
21:01Emmanuel Macron s'est rendu
21:02sur notre navire
21:04pour effectivement
21:05être physiquement présent aussi,
21:07montrer qu'il était là.
21:09On voit toute l'ambiguïté
21:10de la position française
21:11et du chef de l'État.
21:14Il veut être à la fois
21:15celui qui porte la parole
21:17de l'Europe,
21:18et en même temps,
21:19on n'est que quelques-uns
21:21en Europe
21:21à porter cette parole
21:23et à être présent.
21:24On est un peu seul aussi,
21:25les Français,
21:26même militairement,
21:27sur place.
21:29Le chef de l'État
21:30veut exister,
21:31mais en même temps,
21:32les autres dirigeants
21:33savent qu'il est là
21:34encore pour un an,
21:35ce qui n'est pas effectivement
21:38quelque chose
21:38qui renforce
21:39la parole
21:41du président Emmanuel Macron.
21:43Donc voilà,
21:43on retrouve là
21:44toute l'ambiguïté
21:45et un chef de l'État
21:47qui est maintenant
21:48uniquement,
21:49presque exclusivement,
21:50j'irais concentré
21:51sur les questions internationales
21:52et qui finit
21:53sa décennie
21:54de mandat présidentiel
21:56uniquement
21:57sur ces questions-là.
21:59Et qui apparaît
21:59à chaque fois
22:00en chef des armées.
22:01Et qui apparaît
22:01en chaque fois,
22:02qui veut vraiment
22:03consacrer la fin
22:04de son dernier mandat
22:06à cette posture
22:07d'un chef des armées
22:09qui prend des décisions,
22:10qui engage l'avenir,
22:12le porte-avions,
22:13le rétablissement
22:14d'une forme
22:15de service national.
22:16Donc on voit
22:17un Emmanuel Macron
22:18qui aura vraiment
22:19consacré
22:19beaucoup d'énergie
22:20dans le dernier tiers
22:23de ses dix ans
22:24à ces questions militaires.
22:25Adrien Brachet.
22:26Oui,
22:26et en même temps,
22:27je rejoins tout à fait
22:27ce qu'a dit Bruno,
22:28et en même temps,
22:29le fait
22:30de monter au créneau
22:32que ce soit
22:33sur la demande
22:33d'un moratoire
22:35sur les frappes
22:36visant les infrastructures civiles
22:37ou sur la question
22:38de la sécurisation
22:39du Détroit d'Ormousse,
22:40c'est aussi un moyen
22:41détourné
22:42pour Emmanuel Macron
22:42de parler
22:43à sa propre opinion publique.
22:44Parce qu'on voit bien
22:46que le gouvernement
22:48ne veut pas
22:49et ne peut pas
22:50un nouveau quoi qu'il en coûte
22:51comme celui
22:52qu'il y a eu
22:53au moment de l'invasion
22:53de l'Ukraine
22:55en 2022.
22:56On voit que les finances publiques
22:57ne le permettent pas,
22:58en tout cas,
22:59c'est ce que dit le gouvernement.
23:00Voilà,
23:00on est dans une situation
23:02extrêmement compliquée
23:02avec des dispositifs
23:03qui souvent,
23:04lorsqu'ils sont mis en place,
23:05ne ciblent pas nécessairement
23:06les bonnes personnes
23:07et coûtent très cher.
23:08Donc,
23:09comme le gouvernement
23:10se sent assez impuissant
23:12au fond
23:12sur les réponses
23:13économiques et sociales
23:15immédiates,
23:17l'idée d'Emmanuel Macron
23:19est aussi
23:19de montrer
23:20que la solution
23:21va davantage venir
23:23d'une action géopolitique,
23:25d'une action
23:25d'un point de vue
23:26international.
23:27C'est aussi ça l'idée
23:28pour aussi
23:29cacher un peu
23:30l'impuissance
23:31au niveau national,
23:33parler au niveau international
23:34parce que nous n'avons pas
23:35les moyens
23:36du quoi qu'il en coûte
23:37de 2022.
23:38Christian Cheneau,
23:38on l'a évoqué,
23:39la France,
23:40comme le Royaume-Uni,
23:40l'Allemagne,
23:41l'Italie,
23:41les Pays-Bas
23:42ou encore le Japon
23:43se dit désormais prête
23:44à contribuer
23:45à sécuriser
23:45le fameux détroit
23:46d'Hormuz.
23:47C'était une demande
23:47des Américains.
23:48Pourtant,
23:49on s'en souvient,
23:49il y a 48 heures,
23:50Emmanuel Macron
23:50avait dit non
23:51à Donald Trump.
23:52C'est quoi ?
23:52C'est un revirement ?
23:53Non,
23:54pour vous,
23:54on donne un petit gage.
23:56Comme on l'a dit,
23:57on sécurisera
23:58après la guerre.
23:59Là,
23:59en ce moment,
24:00on est dans le feu
24:00de l'action.
24:01On sait qu'on s'exposerait
24:02de manière très forte.
24:04Et donc là,
24:05le problème,
24:05c'est qu'on n'a pas
24:06vraiment beaucoup de leviers.
24:08C'est-à-dire
24:08qu'on ne pèse pas
24:09sur la crise.
24:11Autant au Liban,
24:12la France a 800 casques bleus.
24:13On peut vraiment intervenir.
24:15Là,
24:15sur le Golfe,
24:16ça nous dépasse.
24:17Donc oui,
24:17on joue un rôle
24:18aux Émirats
24:19avec les Rafales,
24:19etc.
24:20Mais sur le déblocage
24:23du D'Hormuz,
24:23c'est une affaire américaine.
24:24Donc c'est de l'affichage,
24:25finalement ?
24:26Oui,
24:26c'est de l'affichage.
24:26Ça permet de dire
24:27que c'est une préoccupation.
24:29Encore une fois,
24:29ce que je disais au début,
24:30c'est que vous avez
24:31des centaines de bateaux
24:32qui sont piégés.
24:33Il faut évacuer
24:34les équipages.
24:38Renu essaie effectivement
24:39à dire qu'on aimerait
24:40mettre en place
24:40un canal d'évacuation,
24:42etc.
24:42Mais bon,
24:43pour l'instant,
24:44si les Iraniens disent non,
24:45il n'y aura rien.
24:46Donc à partir de là,
24:48et tant qu'il y a la guerre
24:48et tant que les missiles passent,
24:50et puis quid,
24:51peut-être une future
24:52intervention américaine,
24:53on parlait peut-être
24:54au sol sur le détroit
24:55d'Hormuz,
24:56on parle de commando,
24:57etc.
24:57Donc ce n'est pas le moment
24:58d'envoyer des bateaux.
24:59Erwin Bricker.
25:00Oui,
25:00non,
25:00mais c'est plus ou moins
25:01ce que je voulais dire.
25:02C'est-à-dire qu'en fait,
25:05et a fortiori,
25:06les Européens n'ont pas
25:07les cartes en main
25:07pour peser sur cette région
25:08du monde actuellement.
25:10Et qu'en fait,
25:11ils sont réduits au statut
25:11de commentateurs du conflit.
25:12Et on l'a vu encore
25:13au Conseil européen aujourd'hui.
25:14C'est-à-dire que les appels
25:15à la désescalade,
25:15ça traduit quand même,
25:17ça étale un petit peu,
25:18je dirais,
25:19l'impuissance stratégique
25:20des Européens en ce moment.
25:21Appel à la désescalade,
25:23Patricia Lémonière,
25:23est-ce qu'on peut espérer
25:25cette désescalade
25:25au moins pour les prochains jours ?
25:27On sait qu'il y a la fin
25:27du ramadan demain,
25:29la fête de l'Aïd
25:29et puis le nouvel an
25:30du calendrier persan.
25:31On peut espérer
25:32une sorte de trêve,
25:33pas de frappe
25:33pendant ces jours-ci ?
25:34Alors, vous avez vu,
25:35il y a une milice
25:37pro-iranienne chiite
25:38en Irak
25:39qui a pratiquement dit
25:41je ne taperai pas
25:42grosso modo
25:42sur les intérêts américains
25:44pour respecter
25:45un peu cette période de fête
25:47si vous ne nous tapez pas dessus.
25:50Donc, voyez,
25:50autant vous dire que...
25:51Voilà.
25:52Mais on n'a pas
25:53de désescalade
25:54pour l'instant.
25:55Celui qui sonnera
25:56à la fin de la partie,
25:57ça sera Donald Trump
25:58quand il l'aura décidé
26:00et ce qui va le pousser
26:01à décider,
26:02c'est la bourse,
26:03c'est le continu à baisser.
26:04Parce que vous avez vu
26:04qu'aux Etats-Unis,
26:05la bourse est légèrement en baisse
26:07et puis c'est les mécontents
26:09de sa base.
26:10C'est tout.
26:11Et question subiés d'hier,
26:13si Donald Trump
26:14a dit stop,
26:15est-ce que les Iraniens
26:16allaient rentrer dans l'ordre ?
26:17Oui, ça,
26:18ce n'est pas évident.
26:18Ce n'est pas évident.
26:19Voilà, on n'aura pas
26:19la réponse tout de suite.
26:20Et les Israéliens au Liban Sud
26:21parce qu'eux risquent de continuer.
26:22C'est encore moins évident.
26:24Merci beaucoup Christian
26:25d'être venu ce soir.
26:26Christian Chénaud
26:26de la rédaction internationale
26:28de France Info.
26:29La seconde partie
26:30des Désinformés
26:31dans un instant.
26:31On parlera de la dernière ligne droite
26:33des municipales.
26:34La campagne qui se termine
26:35demain soir.
26:36Merci d'être avec nous.
26:37La suite Désinformés
26:38dans un instant.
26:39Il est 20h30.
26:44France Info,
26:45Emmanuel Langlois.
26:46Près de trois semaines
26:47maintenant après le début
26:48de la guerre au Moyen-Orient.
26:49Donald Trump
26:50assure ce soir
26:51qu'il n'enverra pas
26:52de troupes au sol en Iran.
26:53Le président américain
26:54appelle par ailleurs
26:55Benyamin Netanyahou
26:57à ne plus frapper
26:57les infrastructures énergétiques
26:59en Iran.
27:00Après 20 jours de guerre donc,
27:02le premier ministre israélien
27:03lui affirme ce soir
27:04que l'Iran n'a plus
27:05la capacité, selon lui,
27:06d'enrichir de l'uranium
27:08ni de produire
27:09des missiles balistiques.
27:11Il dit aussi
27:11qu'Israël a agi seul
27:13dans le bombardement
27:14d'un site gazier en Iran
27:15et que le chantage iranien
27:17au blocage du détroit d'Hormuz
27:19ne marchera pas.
27:20Là, ce sont ces termes.
27:21À ce propos,
27:21et dans un communiqué conjoint,
27:23six pays,
27:24dont le Royaume-Uni
27:25et la France,
27:26se disent ce soir
27:27prêts à contribuer
27:28à sécuriser
27:29ce détroit d'Hormuz
27:30toujours bloqué
27:31par l'Iran.
27:32Au Liban,
27:33maintenant,
27:33les frappes israéliennes
27:34sur le pays
27:35depuis le début du mois
27:36ont provoqué la mort
27:37de plus de 1000 personnes
27:39dont 118 enfants
27:40depuis le début
27:41de cette guerre
27:41entre Israël
27:42et le Hezbollah pro-iranien
27:44annonce du ministère
27:45libanais de la santé
27:47depuis Beyrouth
27:47où il se trouve
27:48le chef de la diplomatie française
27:50Jean-Noël Barraud
27:51annonce lui ce soir
27:52sur X
27:52que la France
27:53va doubler
27:54son aide humanitaire
27:55au Liban
27:56pour l'apporter
27:57à 17 millions d'euros
27:58au total.
27:59Les pays membres
28:01de l'Agence internationale
28:02de l'énergie
28:02ont, eux,
28:03commencé à mettre
28:04sur le marché
28:05les stocks stratégiques
28:06de pétrole
28:07qu'ils avaient annoncé
28:08libérés à la mi-mars.
28:09Un total de 426 millions
28:11de barils
28:12en majorité
28:12du pétrole brut
28:14doit ainsi être
28:14mise à disposition
28:16selon un communiqué
28:17de l'AIE.
28:18Et puis,
28:19en pleine guerre
28:20au Moyen-Orient,
28:20Volodymyr Zelensky
28:21lui tente de relancer
28:22le processus diplomatique
28:24pour mettre fin
28:24à l'invasion russe
28:26de son pays.
28:26Le président ukrainien
28:27qui annonce
28:28que des émissaires
28:29de Kiev
28:29vont se rendre
28:31aux Etats-Unis
28:31après-demain samedi
28:32pour rencontrer
28:33les négociateurs
28:35américains.
28:36Dans l'actualité également,
28:37cet alpiniste italien
28:38qui a trouvé la mort
28:39ce jeudi.
28:40Un autre a été
28:41grièvement blessé
28:42par une chute de pierre.
28:43Ça s'est passé
28:44dans le massif
28:45du Mont-Blanc
28:45en Haute-Savoie.
28:46L'accident s'est produit
28:47à 3400 mètres d'altitude
28:49dans le secteur
28:49du Grand Flambeau
28:50près de la frontière
28:51avec l'Italie
28:52surprenant donc
28:53un groupe
28:53de trois alpinistes
28:54transalpins
28:55dont un guide.
29:00France Info
29:0220h21h
29:02France Info
29:04Les informés
29:05Victor Maté
29:06Avec ce soir
29:07dans le studio
29:08de France Info
29:09Patricia Allémonière
29:10grand reporter
29:10et spécialiste
29:11des questions internationales
29:13Adrien Brachet
29:14journaliste politique
29:15au point
29:15Erwan Bruecker
29:16rédacteur en chef
29:17adjoint du service politique
29:18de l'Express
29:19et Bruno Cotteres
29:20politologue
29:20chercheur CNRS
29:21au Cevipov
29:22c'est le centre de recherche
29:23de la vie politique
29:24de Sciences Po
29:25la politique
29:26on va en parler
29:27la dernière ligne droite
29:28de la campagne
29:29des municipales
29:30elle se termine
29:31demain soir
29:31le second tour
29:32vous le savez
29:33a lieu dimanche
29:34on va s'intéresser
29:35à Paris
29:35et à Marseille
29:36c'est l'heure
29:37des débats
29:38dans quelques minutes
29:38à Marseille
29:39on va y revenir
29:39bien sûr
29:40mais d'abord
29:40celui dans la capitale
29:42il avait lieu
29:42hier soir
29:43les trois candidats
29:44se sont affrontés
29:44Emmanuel Grégoire
29:46pour la gauche
29:46Aurel Effir
29:47Achille Adati à droite
29:48et Sofia Chikirou
29:49pour la France insoumise
29:51échange extrêmement tendu
29:52et ce jeudi
29:53Emmanuel Grégoire
29:54affirme
29:55c'était ce matin
29:55sur France Info
29:56qu'Emmanuel Macron
29:57est intervenu
29:58pour faire en sorte
29:59d'aider au retrait
30:00de Sarah Knafo
30:01du parti Reconquête
30:03Emmanuel Macron
30:04est intervenu
30:05à différents niveaux
30:07pour faire en sorte
30:08d'aider au retrait
30:10de Sarah Knafo
30:10je considère
30:11que dans un moment
30:12de vérité du pays
30:13sur le plan international
30:15sur le plan économique
30:16que le président de la république
30:18ait du temps à perdre
30:19à s'occuper
30:20de ce type de sujet
30:21d'abord
30:22est un peu
30:23incongru
30:24au regard
30:24de la charge
30:25qui est la sienne
30:25mais deuxièmement
30:27traduit
30:27une faute morale
30:28majeure
30:29Emmanuel Grégoire
30:30au 8.30
30:31France Info
30:32ce matin
30:33à propos
30:33de Sarah Knafo
30:35ce retrait
30:35au bénéfice
30:36de Rachida Dati
30:37à réponse
30:37du chef de l'état
30:38depuis Bruxelles
30:39où Emmanuel Macron
30:40participait
30:40à un sommet européen
30:42ces propos n'ont aucun sens
30:43ils déshonorent un peu
30:44la personne qui les dit
30:45comme ça à l'emporte-pièce
30:46parce que c'est
30:47bon
30:47c'est pas sérieux
30:48donc non
30:49je ne connais pas
30:50madame Knafo
30:50à titre personnel
30:51et je n'interviens pas
30:52du tout dans ces municipales
30:53la discussion que nous sommes
30:54en train d'avoir
30:55montre que j'ai largement
30:56autre chose à faire
30:57donc les municipales
30:58doivent se tenir
30:59dans le cadre
31:00le plus respectueux
31:01le plus républicain
31:01mais tout ça
31:02est strictement faux
31:05et je crois
31:06n'est pas la hauteur
31:06cela vous surprend
31:07Adrien Brachet
31:08cet échange
31:08à distance
31:09entre un candidat
31:10au municipal
31:11et le président de la république
31:12non pas vraiment
31:13alors sur le fond
31:14de ce qui s'est vraiment passé
31:15il faudra attendre de voir
31:16mais ça ne me surprend pas
31:17vraiment dans le sens
31:18où on voit bien
31:19que cette élection
31:21municipale
31:22est un premier prologue
31:24de l'élection présidentielle
31:25et que c'est pour ça
31:26qu'elle prend
31:27ces proportions là
31:28et qu'il y a
31:30cette dramatisation
31:31autour de ce scrutin
31:32le parti socialiste
31:33qui ne veut
31:34surtout pas prendre le risque
31:35de perdre Paris
31:36qu'elle gouverne
31:37depuis 25 ans
31:38à l'approche
31:39de l'élection présidentielle
31:41et la droite
31:42et la Macronie
31:43qui voudrait
31:44en profiter
31:45pour relancer
31:46un peu
31:47une dynamique
31:48et beaucoup de choses
31:49dans cette campagne
31:49présidentielle
31:50dans cette campagne
31:51municipale
31:51vous voyez
31:52le lapsus
31:53peuvent s'interpréter
31:55à travers la présidentielle
31:56y compris
31:57le retrait
31:58alors le vrai faux retrait
31:59de Pierre-Yves Bournazel
32:00puisque finalement
32:00Emmanuel Grégoire
32:01jusqu'à preuve du contraire
32:02il ne candidate pas
32:03pour la présidentielle
32:04non mais pour le parti socialiste
32:05c'est un signal
32:06extrêmement fort
32:07de pouvoir gagner
32:09ou pas Paris
32:09vous avez une capacité
32:11de saturation médiatique
32:12autour de cette élection
32:13si vous perdez
32:15Paris
32:16tout de suite
32:17la répercussion
32:18c'est que vous avez
32:19perdu
32:21le fief
32:21le plus important
32:22mais les stratégies
32:24des autres candidats
32:25sont aussi interprétées
32:26sous l'angle
32:27de la présidentielle
32:27le fait qu'il y ait eu
32:28une telle pression
32:29sur Pierre-Yves Bournazel
32:30pour qu'il se retire
32:31c'était aussi
32:32parce que la présidentielle
32:33approche
32:33qu'il était le candidat
32:34d'Edouard Philippe
32:35et qu'Edouard Philippe
32:36ne voulait pas passer
32:37par une potentielle
32:37division des droites
32:38comme étant celui
32:40qui faisait perdre la droite
32:41donc c'est pour ça
32:42qu'il y a eu une telle pression
32:43sur Pierre-Yves Bournazel
32:44en disant
32:45bon si je vous fais gagner Paris
32:46il espère potentiellement
32:46un renvoi d'ascenseur
32:48de la même manière
32:49le choix de Sofia Chikirou
32:51de se maintenir
32:52de monter en première ligne
32:55de se montrer
32:57offensive
32:57durant ce débat
32:58c'est aussi une façon
33:00pour Jean-Luc Mélenchon
33:02de cranter
33:02sa présence
33:04maintenant
33:04dans les débats nationaux
33:05et y compris
33:06lorsqu'il s'agit
33:06d'élections municipales
33:07donc tout le monde
33:08à travers cette élection
33:09à Paris
33:09a en arrière-plan
33:11la présidentielle
33:12et c'est pour ça
33:13que ça devient aussi
33:13tendu
33:15à l'approche
33:16du second tour
33:17Bruno Cotteret
33:18c'est une stratégie payante
33:19pour Emmanuel Grégoire
33:20d'attaquer comme ça
33:21frontalement
33:21le président de la République
33:22c'est pas évident
33:23parce qu'il a quand même
33:25besoin
33:26des voix
33:27des électeurs
33:28qui sont portés
33:30sur Pierre-Yves Bournazel
33:32contre lui
33:33il a quand même besoin
33:34de réunir
33:36éventuellement
33:36de séduire
33:37des électeurs
33:37de centres
33:38on va dire
33:39qu'il serait pas
33:39totalement convaincu
33:40par Rachid Haddati
33:42donc c'est pas évident
33:44et c'est toute la limite
33:45au fond
33:45d'un argument
33:46de campagne
33:48voilà
33:48un argument de campagne
33:49ça repose
33:50voilà
33:51ça repose
33:52sur
33:52il n'a pas de preuves
33:54évidemment
33:54c'est totalement
33:55donc le chef de l'État
33:56le chef de l'État
33:58a renvoyé ça
33:59mais effectivement
34:00je rejoins ce qu'a dit
34:00ce qu'a dit Adrien
34:01on voit que
34:02les principaux acteurs
34:04de la présidentielle
34:06ils masquaient un petit peu
34:07leur carte
34:07c'est un jeu stratégique
34:08où il faut pas trop en dire
34:09il faut pas se lier
34:10complètement les mains
34:11trop longtemps
34:12à l'avance
34:13pour être en capacité
34:14de réorienter sa stratégie
34:16et tout s'est passé
34:17comme si
34:17l'entre-deux-tours
34:19des municipales
34:20avait obligé les acteurs
34:21à sortir un petit peu
34:22leur carte
34:23à commencer à retourner
34:24un petit peu leur carte
34:25et on a vu de ce point de vue-là
34:27qu'effectivement
34:28le parti socialiste
34:29a été obligé
34:30et c'est un
34:32je pense
34:32un des actes importants
34:34de ces municipales
34:35il a été obligé
34:37finalement
34:37de montrer
34:38qu'une de ses cartes
34:39c'est que
34:39il a toujours
34:41cette culture de lion
34:41de la gauche municipale
34:42qu'il est toujours obligé
34:43de faire avec
34:45les insoumis
34:46s'il veut préserver
34:46son capital
34:48effectivement
34:48je rejoins ce qui a été dire
34:49on rappelle à la règle
34:50pas d'accord au niveau
34:52national
34:52mais des accords
34:53un peu partout
34:54avec Paris et Marseille
34:55qui font presque figure
34:55on peut se poser la question
34:56de savoir si tous
34:57ces petits accords locaux
34:58ça ne fait pas
34:59au bout
35:00un petit accord national
35:01et avec le risque
35:03un très gros risque
35:04je trouve
35:05pour le parti socialiste
35:06qui est de brouiller
35:06tout son message
35:07en juge de 2027
35:08c'est-à-dire qu'il y a eu
35:08un incroyable retournement
35:10où pendant six mois
35:11le parti socialiste
35:12a opéré
35:13une distanciation
35:14au moins tactique
35:15vis-à-vis de la France insoumise
35:16à travers la séquence budgétaire
35:18à travers le communiqué
35:19d'il y a quelques jours
35:19où il dénonçait
35:20je cite
35:20les propos antisémites
35:22de Jean-Luc Mélenchon
35:23et aussi rapidement
35:24aussi vite
35:25conclure des accords
35:26dans des villes
35:27qui ne sont quand même pas
35:28des petites villes
35:30quand je pense à Toulouse
35:31quand je pense à Avignon
35:32quand je pense à Nantes
35:33le parti socialiste
35:34prend un risque très fort
35:35de brouiller totalement
35:36son message
35:37et de donner le sentiment
35:38qu'il n'a pas
35:40de ligne propre
35:41à l'approche
35:42de l'élection présidentielle
35:44Si on reste sur la question
35:45parisienne précisément
35:46moi je vais prendre
35:47un peu le contre-pied
35:48de ce que vous avez dit
35:49moi je suis assez stupéfait
35:50par la stratégie
35:51de communication politique
35:52d'Emmanuel Grégoire
35:53peut-être aussi
35:54que l'une des raisons
35:55c'est de vouloir
35:56capitaliser l'électorat
35:57aussi de Sofia Chikirou
35:58parce qu'Emmanuel Grégoire
36:00aura besoin
36:00d'un certain report
36:01de l'électorat
36:02Chikirou
36:03une forme de vote utile
36:04pour lui dimanche
36:05parce que ça risque
36:05réellement d'être serré
36:06mais en revanche
36:07il avait quand même
36:08plus d'une dizaine
36:09de points d'avance
36:09sur Rachid Adati
36:10au premier tour
36:1213 points d'avance
36:13tout à fait
36:13il est censé être quand même
36:14le candidat
36:15un petit peu de la modération
36:16face à deux candidats
36:17dont on connaît
36:18le tempérament
36:19assez volcanique
36:20l'une comme l'autre
36:21et elles l'ont montré
36:22d'ailleurs au débat
36:23hier soir
36:24donc je ne suis pas si certain
36:25que ce genre de sortie
36:26qui donne l'impression
36:27quand même d'un candidat
36:28qui est un peu aux abois
36:29alors que pendant tout ce débat
36:31il avait quand même
36:32je trouve
36:32réussi à garder
36:33une forme de tempérance
36:34et quand même
36:35à déployer un argumentaire
36:37qui était quand même
36:37assez cadré
36:38périmétré
36:39il ne s'est pas laissé
36:40aux invectives
36:42directes
36:43et faciles
36:43et je trouve que ça le
36:44desserre grandement
36:45parce qu'évidemment
36:46nous on essaie de travailler
36:47un peu là-dessus
36:47j'imagine Adrien
36:48mais on n'a aucune preuve
36:51de ça
36:51et il est assez évident
36:52que lui non plus
36:53et j'ose espérer
36:55j'ose croire
36:55qu'il a quand même
36:56des billes de son côté
36:57parce que c'est quand même
36:57une sortie
36:58qui à mon avis
36:59ne l'arrange pas du tout
36:59oui parce que ça peut lui
37:00retourner
37:01ça peut se retourner
37:02contre lui
37:02je rejoins
37:03je suis d'accord
37:05effectivement
37:05ça peut se retourner
37:06contre lui
37:06mais je veux dire
37:06les mots employés
37:08effectivement
37:08par Emmanuel Gros
37:09il parle de forfaiture morale
37:11ce sont des mots
37:12d'une extrême violence
37:14qui indiquent
37:15que d'abord
37:16ce débat
37:17et cette campagne
37:19est très dur
37:21sur le plan
37:22et que
37:23il y a
37:24pour moi
37:24vu de l'extérieur
37:25je ressens que le récit
37:27s'est brouillé
37:27le récit
37:28autant le récit
37:29de LFI
37:30je trouve
37:31s'affirme
37:32avec une certaine cohérence
37:34à part dans certains endroits
37:35qu'on évoque ici
37:36mais c'est
37:37la main tendue
37:38on représente
37:39quelque chose
37:40il y a vraiment
37:41l'instauration d'un récit
37:43dans la perspective
37:44des élections
37:45présidentielles
37:46autant le parti socialiste
37:47est pour moi
37:48vu de l'extérieur
37:49très brouillé
37:50et avec des villes
37:52alors là
37:52où on ne lit plus rien
37:53qui sont Paris
37:54Marseille
37:54je ne parlerai même pas
37:56d'autres villes
37:57et donc
37:58tout ça
37:58je pense que
37:59pour les gens
38:00qui sont spectateurs
38:01et qui vont aller voter
38:02et qui regardent ça
38:04je pense qu'ils ne savent
38:06qu'ils perdent
38:07un peu plus la tête
38:07alors après avoir perdu la tête
38:09en regardant
38:10l'Assemblée Nationale
38:11ils perdent aujourd'hui la tête
38:12en regardant
38:13ce qui se passe
38:14entre ces deux tours
38:15totalement stupéfaites
38:16et pendant ce temps-là
38:17Bruno Cotteres
38:18Marine Le Pen
38:19la chef de file
38:19des députés
38:20Assemblée Nationale
38:21appelle sur les réseaux sociaux
38:23à faire barrage
38:24à Emmanuel Grégoire
38:24est-ce qu'on peut dire
38:25qu'après le soutien
38:26de Jordan Bardella
38:27c'est à nouveau
38:27un cadeau empoisonné
38:29pour Achille Adati
38:30Oui on voit que la stratégie
38:32du Rassemblement National
38:33il n'y a eu pas d'accord
38:34RN et républicain
38:37on voit que la stratégie
38:38du Rassemblement National
38:39c'est de montrer
38:41au fond à la fois
38:42à ces électeurs
38:43que
38:43eh bien ils ont leur camp
38:45ils sont de la droite
38:46et donc l'adversaire
38:48c'est la gauche
38:49donc ils ne peuvent pas appeler
38:51à voter pour les républicains
38:52mais on a vu
38:53plusieurs personnalités
38:54du Rassemblement National
38:55qui disaient
38:55moi si j'étais électeur
38:58Jordan Bardella
38:59si j'étais électeur
39:00à Paris
39:01je saurais choisir mon camp
39:03donc comme
39:04on voit très très bien
39:05de quoi il s'agit
39:07et on voit qu'effectivement
39:08ces élections municipales
39:09aussi
39:10elles nous racontent
39:10quelque chose
39:11de ce
39:13on va dire
39:14de ce tango
39:15entre les républicains
39:16une partie des républicains
39:18le Rassemblement National
39:19bien évidemment
39:20ce qui va se passer
39:21notamment dans le sud-est
39:22de la France
39:23on en saura un peu plus
39:26lundi
39:26ce qu'il en est
39:27mais c'est vrai que
39:28si
39:29Eric Ciotti arrive
39:30à conquérir Nice
39:31si le Rassemblement National
39:33confirme
39:34même s'il ne remportait pas
39:35Marseille
39:35mais qu'il confirme
39:36un très gros score
39:37à Marseille
39:39qu'il confirme
39:39les gros scores
39:40qu'il a fait
39:40dans plusieurs villes
39:42du pourtour méditerranéen
39:44on voit
39:45qu'effectivement
39:46ça va continuer
39:46à peser
39:47à faire fortement
39:48pression
39:49sur les républicains
39:50et vous avez parlé
39:51de Marseille
39:52justement
39:52le débat
39:53qui vient de commencer
39:53entre les deux principaux
39:55candidats
39:56à Marseille
39:56Benoît Payan
39:57le maire sortant de gauche
39:58face à Franck Alizio
39:59du RN
40:00du Rassemblement National
40:0135% au premier tour
40:03juste derrière
40:04son adversaire
40:05du soir
40:06c'est un duel
40:06on le dit
40:07puisque Martin Vassal
40:07des républicains
40:08n'est pas présent
40:08ce soir
40:09c'est Franck Alizio
40:10qui a refusé
40:11sa participation
40:11pour quelle raison
40:12Adrien Brachet
40:14en fait
40:14Franck Alizio
40:16a été
40:17d'une certaine manière
40:18le
40:19comment dire
40:19celui qui a
40:20mangé
40:21la droite
40:22marseillaise
40:22parce que
40:23le principal
40:24enseignement
40:25pour l'instant
40:25on verra ensuite
40:26le résultat du second tour
40:27mais s'il y a déjà
40:28une leçon
40:29à tirer du scrutin
40:30marseillais
40:30c'est que la droite
40:31républicaine
40:32classique
40:33s'est effondrée
40:35la droite républicaine
40:36arrive
40:37avec le score
40:38de Martin Vassal
40:38à un niveau
40:39quand même
40:39très bas
40:40il faut se rappeler
40:41que c'est quand même
40:42un camp
40:42qui a dirigé
40:43la ville de Marseille
40:45jusqu'à très récemment
40:46en fait
40:46jusqu'à l'élection
40:47de Michel Rubirola
40:49à laquelle
40:50l'écologiste
40:51à laquelle
40:51Benoît Payan
40:51a succédé
40:52donc c'est quand même
40:54un enseignement
40:56et une situation
40:57extrêmement
40:58compliquée
40:59extrêmement préoccupante
41:00pour la droite
41:02républicaine
41:03à Marseille
41:05Franck Alizio
41:06avait aussi
41:06tout à perdre
41:07à ce que Martin Vassal
41:08arrive
41:08parce qu'il y avait
41:09pour lui
41:09la possibilité
41:10d'un phénomène
41:11Emmanuel Grégoire
41:11hier
41:12c'est-à-dire
41:12d'être un punching ball
41:13qui se fait boxer
41:14des deux côtés
41:14et par Benoît Payan
41:15et par Martin Vassal
41:17ce qu'Emmanuel Grégoire
41:18a vraiment vécu hier soir
41:19donc évidemment
41:20lui ne voulait pas
41:21avoir en face de lui
41:22deux adversaires
41:23et ce qu'il a mis en avant
41:23Franck Alizio
41:24c'est de dire finalement
41:25qu'elle était arrivée
41:25loin derrière
41:26et que finalement
41:26elle n'avait pas sa place
41:27ce soir
41:28comme elle était qualifiée
41:30elle avait tout à fait
41:30sa place
41:31Le Rassemblement National
41:34derrière Jordan Bardella
41:36est en train d'installer
41:37un nouveau cordon sanitaire
41:39c'est-à-dire
41:40le nouveau cordon sanitaire
41:41installé
41:41c'est un renversement
41:43de perspective
41:43par rapport
41:44aux dernières élections
41:45le cordon sanitaire
41:46maintenant c'est
41:47vis-à-vis de LFI
41:48et donc
41:49on a
41:50un renversement total
41:51par rapport
41:52aux précédentes élections
41:53souvenez-vous
41:55le président Macron
41:55lui le cordon sanitaire
41:57c'était par rapport
41:57au Rassemblement National
42:00et juste un point d'histoire
42:01parce que je l'ai quand même
42:02regardé avant de venir
42:03donc je vais le dire
42:04le cordon sanitaire
42:05c'est une invention belge
42:07qui remonte à 1988
42:08par nos amis flamands
42:10qui voulaient lutter
42:11contre les extrémistes
42:12Vous êtes extrêmement
42:13contivés
42:14je suis très impressionné
42:14J'ai bossé avant de venir
42:16Vous avez travaillé
42:18tiens on peut se demander
42:18ce qui va faire la différence
42:19à Marseille
42:20pour ce second tour
42:21dimanche
42:21au premier tour
42:22seul un électeur sur deux
42:23s'est déplacé dans la ville
42:24seulement deux sur dix
42:25dans certains bureaux de vote
42:27des quartiers nord
42:28je propose d'écouter Ali
42:29il n'a pas voté dimanche dernier
42:31cela fait d'ailleurs
42:31dix ans qu'il ne le fait plus
42:33Ils viennent que pendant les votes
42:35et après hop
42:35il n'y a plus personne
42:36je n'ai pas voté
42:37parce que j'ai d'autres choses
42:38à faire
42:39il n'y a rien qui change
42:40là ça fait 15 ans
42:40c'est dégradé
42:41il n'y a rien qui change
42:42Voilà des électeurs résignés
42:44à Marseille
42:45dans les quartiers nord
42:45la participation
42:46ça va être une des clés
42:47du résultat dimanche
42:48Adrien Brachet
42:49Bien sûr
42:50il y a des marges de progression
42:52au niveau de la participation
42:53qui sont extrêmement importantes
42:55c'est une ville
42:56où beaucoup d'habitants
42:57ressentent depuis longtemps
43:00quelles que soient
43:01les majorités municipales
43:02d'ailleurs un sentiment
43:02d'abandon
43:04et donc c'est aussi
43:05ce qui décourage
43:06certains électeurs
43:07à aller voter
43:07donc il va falloir voir
43:10s'il y a un déclic
43:11de participation
43:12ça va probablement
43:12être l'objectif
43:13d'ailleurs des deux
43:14candidats ce soir
43:15lorsqu'ils vont débattre
43:16d'essayer de pousser
43:18la participation
43:19il y a cet enjeu là
43:20et il y a deux autres enjeux
43:22notamment pour Benoît Payan
43:24qui est la question de savoir
43:24s'il arrive à récupérer
43:26les voix qui s'étaient portées
43:27sur Sébastien Delogu
43:28le candidat de la France Insoumise
43:30qui s'est retiré
43:31dans quelle mesure
43:31il arrive à avoir
43:32un report de voix
43:34et aussi
43:35l'autre enjeu
43:36pour Benoît Payan
43:36alors ça parait un peu
43:37contradictoire
43:38mais c'est l'électorat
43:39centriste
43:40macroniste
43:40est-ce qu'il arrive aussi
43:42à faire le plein de voix
43:43dans cet électorat là
43:44historiquement
43:44c'est plutôt quelqu'un
43:45Benoît Payan
43:46qui a su piocher
43:47dans l'électorat centriste
43:49qui a su d'ailleurs
43:49travailler avec Emmanuel Macron
43:51sur on se rappelle
43:52le plan Marseille en grand
43:53sur les écoles
43:54donc Benoît Payan
43:56va devoir tenter
43:57une sorte de pas de deux
43:58assez compliqué
43:59pour parler à la fois
44:00à sa gauche
44:01et parler quand même
44:01au centre
44:02dont il a besoin
44:04pour l'emporter
44:05et ce débat
44:05Benoît Payan
44:06Franck Alizio
44:07il a débuté
44:08chez nos confrères
44:08de France de ce soir
44:09on va écouter
44:10Benoît Payan
44:11qui s'exprime
44:12à propos de la France Insoumise
44:14je dirais que vous avez
44:15regardé la soupe au chou
44:16trop longtemps
44:17vous imaginez bien
44:18que
44:19évidemment
44:20j'ai été intransigeant
44:21avec la France Insoumise
44:23et que la France Insoumise
44:24en tout cas
44:24pas la France Insoumise
44:25parce que je ne confonds pas
44:26tout le monde
44:27mais M. Mélenchon
44:28n'a pas l'habitude
44:28qu'on lui résiste
44:29n'a pas supporté
44:30que je lui résiste
44:31dont acte
44:32non
44:32je n'ai pas fait d'accord
44:33avec la France Insoumise
44:35ils ont décidé
44:36en conscience
44:37de se retirer
44:37vous savez
44:38ça m'est arrivé aussi
44:39de devoir me retirer
44:40pour empêcher
44:41votre parti
44:42ou vos amis
44:42de pouvoir emporter
44:44un exécutif
44:44que ce soit à la ville de Marseille
44:45ou que ce soit à la région
44:47et je constate en tout cas
44:48que ce geste
44:50que je n'ai pas demandé d'ailleurs
44:51vous a conduit
44:52vous
44:53à tout de suite
44:54appeler M. Attal
44:55ou à M. Rotaillot
44:56pour les supplier
44:57de faire retirer Mme Vassal
44:58ça n'est pas ma conception des choses
45:00je n'ai même pas demandé moi
45:01à M. Delogu
45:03ou à Mme Vassal
45:04de faire ce genre de choses
45:05il ne peut pas
45:06y avoir de tambouille à Marseille
45:08Benoît Payan
45:09lors de ce débat
45:10en ce moment
45:11entre les candidats
45:12marseillais
45:13face à Franck Elisio
45:14du Rassemblement National
45:15on rappelle le contexte
45:16Sébastien Delogu
45:17le candidat
45:17à la France Insoumise
45:18qui s'était qualifié
45:19pour le second tour
45:20et qui s'est finalement retiré
45:21après une main tendue
45:23à Benoît Payan
45:24que celui-ci
45:24a refusé
45:25et à Juan Bruecker
45:26ça vous a fait sourire
45:27l'expression de soupe aux choux
45:28la référence au film
45:30fait par Benoît Payan
45:31parce que Marseille
45:32est quand même
45:32une ville incroyable
45:34à suivre politiquement
45:35c'est quand même
45:36un écosystème
45:37tout à fait particulier
45:39et si on se repense
45:41sur le cas Payan
45:42et là il parle
45:42de Jean-Luc Mélenchon
45:43et de sa non-fusion technique
45:45avec Sébastien Delogu
45:46évidemment d'un point de vue
45:47des valeurs
45:48Benoît Payan
45:49est assez éloigné
45:50de la France Insoumise
45:51c'est vrai
45:51et en particulier
45:52de Sébastien Delogu
45:54la campagne a été très dure
45:55la campagne a été très dure
45:56et Sébastien Delogu
45:57a quand même eu
45:58et des paroles
45:59et des actes
46:00très particuliers également
46:01des vidéos
46:03très étranges
46:04il prend des positions
46:05très étranges également
46:06donc Serge Benoît Payan
46:08d'un point de vue
46:08des valeurs
46:08et de la morale
46:10ne pouvait pas tellement
46:11faire une fusion
46:11avec Sébastien Delogu
46:13la morale c'est bien
46:14l'arithmétique c'est bien aussi
46:15et Benoît Payan
46:16a aussi très bien compris
46:17que ce qu'il allait gagner
46:18d'un côté
46:19il allait le perdre de l'autre
46:20et arithmétiquement
46:21il avait quand même
46:21plus à gagner
46:22à ce que Sébastien Delogu
46:24se retire
46:24et effectivement
46:25maintenant
46:25tout l'enjeu
46:26ça va être
46:27exactement ce pas de danse
46:28ce pas de deux
46:29pour essayer d'aller
46:30capter une partie
46:31d'électorat de Sébastien Delogu
46:32et une partie d'électorat
46:33de Martine Vassal
46:33pour le second tour
46:35à Marseille
46:35La dynamique
46:36elle est de quel côté
46:36Adrien Brachet ?
46:37On dit souvent
46:38que la dynamique
46:39est du côté de celui
46:39qui est arrivé en tête
46:41au premier tour
46:42d'une courte tête
46:43au premier tour
46:43c'est vrai que
46:44le retrait de Sébastien Delogu
46:46comme l'a très bien dit Erwan
46:47est quand même
46:49mais quand même
46:49la dynamique
46:50du côté de Benoît Payens
46:52c'est-à-dire qu'il fait
46:52d'une certaine manière
46:53coup double
46:53c'est-à-dire qu'à la fois
46:54il peut récupérer
46:55cet électorat-là
46:56sans s'être compromis
46:58dans une alliance
46:59ou dans une fusion
47:00donc si vous voulez
47:02ce coup double
47:04alors chacun jugera
47:05si c'est un coup double
47:06tactique ou moral
47:07ça c'est pas moi
47:07de juger
47:08c'est pour lui
47:09le scénario parfait
47:09On parlait Bruno Cotteres
47:11de la présidentielle
47:12tout à l'heure
47:12des stratégies de l'après
47:14est-ce qu'elle est fière
47:15réussir aussi un bon coup
47:16finalement
47:17avec le retrait
47:18de Sébastien Delogu
47:19Jean-Luc Mélenchon
47:20lui pourra dire
47:21si Benoît Payens
47:22garde la mairie de Marseille
47:23regardez c'est grâce à nous
47:24Oui pour le moment
47:25c'est vrai que
47:26la stratégie FI
47:27est plutôt une stratégie
47:29dont ils peuvent
47:30ils peuvent être
47:31assez contents
47:32dans ces élections municipales
47:33à la fois
47:33ils ont fait des progrès
47:35alors il y a tout un tas
47:37de discussions
47:37sur la réalité
47:38l'ampleur
47:39de ces progrès
47:41etc.
47:41mais voilà
47:42globalement quand même
47:43on retient
47:43un certain nombre
47:44de scores
47:45très impressionnants
47:45ils ont eu un élu
47:46d'une très grande ville
47:47Saint-Denis
47:48dès le premier tour
47:49ils ont fait un score
47:52qui approchait pas loin
47:53de la victoire
47:54au premier tour
47:54à Roubaix
47:55il y a d'autres
47:56en précisant peut-être
47:57que c'est la toute première fois
47:58qu'ils investissaient
47:59autant en campagne locale
47:59en campagne municipale
48:00très important
48:01Saint-Priest
48:02etc.
48:02donc effectivement
48:03du point de vue déjà
48:04de simplement
48:05le message envoyé
48:06à l'électorat
48:07il y a des scores
48:08qui sont des scores
48:09importants
48:09après il y a le coût politique
48:11en dehors de la lecture
48:12proprement de la statistique
48:13électorale
48:14il y a le coût politique
48:15et de ce point de vue
48:16le coût politique
48:17est vraiment
48:18un très grand coup de billard
48:20c'est-à-dire
48:20d'être arrivé
48:21à progressivement
48:22sortir de la séquence
48:23qui était
48:24Jean-Luc Mélenchon
48:26le personnage le plus
48:27sulfureux
48:28de la vie politique française
48:29des voix importantes
48:30au parti socialiste
48:32non des moindres
48:33François Hollande
48:33disant plus jamais
48:34plus jamais
48:35plus jamais
48:35et puis maintenant
48:36effectivement
48:37le parti socialiste
48:38qui était obligé
48:39d'en passer par
48:40des accords
48:41voire parfois
48:42d'être en second
48:43dans les fusions
48:44voilà
48:45dans le rapport
48:46avec la France insoumise
48:47Patricia Lémonière
48:48oui dans la perspective
48:50enfin dans
48:51l'observation extérieure
48:52LFI
48:53ressort comme le gagnant
48:55de cette séquence
48:56que nous venons de vivre
48:57même si ça ne se matérialise
48:58pas dans l'urne
48:59mais ressort comme le gagnant
49:00et le PS ressort
49:01malgré tout
49:02comme le perdant
49:03parce que son discours
49:04apparaît très brouillé
49:05aujourd'hui
49:06et confus
49:06et pas visible
49:08dans une perspective
49:09de gestion
49:10d'un pays
49:11et de ville
49:12le PS perdant
49:13c'est ce que vous diriez
49:13aussi Adrien Brachet ?
49:14oui alors ils vont
49:15probablement sauver
49:16toute une série de villes
49:18dimanche
49:19mais au-delà
49:20de l'arithmétique
49:21d'un point de vue politique
49:23leur message est en effet
49:24totalement brouillé
49:25c'est à dire que
49:26on sort quand même
49:27d'une période
49:28de six mois
49:29pendant laquelle
49:30le parti socialiste
49:31a été sous les huées
49:33de la France insoumise
49:34lorsqu'ils ont négocié
49:35sur le budget
49:36avec Sébastien Lecornu
49:38lorsqu'ils ont décidé
49:38de ne pas censurer
49:39ils disaient
49:40ça y est c'est terminé
49:42nous avons deux chemins
49:43divergents
49:44il y a eu ce communiqué
49:45quelques jours
49:46avant les élections
49:47municipales
49:48où ils disent
49:49je cite Mélenchon
49:50un des propos
49:50je cite antisémite
49:52donc des mots
49:53très forts
49:54et ensuite
49:54en moins de 48 heures
49:56le parti socialiste
49:57conclut des alliances
49:59dans des villes
49:59encore une fois
50:00qui ne sont pas
50:00des petites villes
50:01qui sont des villes
50:03avec un nombre
50:04de populations
50:04extrêmement important
50:05je pense Toulouse
50:06je pense Nantes
50:07je pense Avignon
50:08je pense Limoges
50:09donc ça brouille
50:11totalement
50:11leur message politique
50:12en vue de 2027
50:14c'est à dire qu'on a le sentiment
50:15qu'ils font exactement
50:16l'inverse
50:16de ce qu'ils ont dit
50:17pendant des mois
50:19dézoomons un peu
50:19on a parlé tout à l'heure
50:20d'Emmanuel Grégoire
50:21et de sa stratégie
50:22avec ses accusations
50:23envers Emmanuel Macron
50:24et Juan Bruecker
50:25plus que 24 heures
50:26de campagne
50:27que doivent faire
50:28entre guillemets
50:30les candidats
50:31pour leur dernière journée
50:32est-ce qu'ils doivent être
50:32trop offensifs
50:33ou au contraire
50:34se dire
50:34il faut éviter
50:35de déraper
50:36pendant cette dernière journée
50:37j'ai un peu envie
50:38de vous dire
50:38que ça dépend des villes
50:39ça dépend
50:40des triangulaires
50:41des quadriangulaires
50:42des duels
50:43de l'atmosphère
50:45dans certaines communes
50:45c'est à dire que
50:47on l'a déjà dit
50:48à mon avis
50:49Emmanuel Grégoire
50:49n'a à mon sens
50:50pas intérêt
50:51à être trop offensif
50:54certains candidats
50:55dans d'autres villes
50:56auront intérêt
50:56à monter en créneau
50:59généralement
50:59quand même
50:59ce qu'on peut dire
51:00en termes de communication
51:01politique
51:01alors c'est pas mon métier
51:02et je me garderais bien
51:04donner des conseils
51:05en termes de communication
51:05politique
51:06mais pour les candidats
51:08qui ont été devant
51:08au premier tour
51:10surtout en ce moment
51:11je pense qu'une forme
51:12de modération
51:13voire de professionnalisme
51:15à mon avis
51:16est plutôt payant
51:18surtout dans des duels
51:19de second tour
51:20on a entendu Benoît Payan
51:21tout à l'heure
51:22le candidat de la gauche
51:24à Marseille
51:25on va écouter son adversaire
51:26puisque le débat
51:26se poursuit
51:27Franck Elisio
51:28du Rassemblement National
51:30moi je veux m'adresser
51:31je ne vais pas rentrer
51:31à la politique politicienne
51:32je n'ai pas envie
51:33d'en rentrer en débat
51:34avec les uns
51:35ou les autres
51:35chapeau à plume
51:36je veux parler aux Marseillais
51:37il y a des Marseillais
51:38de centre droit
51:40aujourd'hui
51:41je veux leur dire
51:42que je viens
51:43de la même famille politique
51:44qu'eux
51:44ma famille politique
51:46c'est l'égoliste
51:46ma première carte
51:47c'est le RPR
51:48juste fait ensuite
51:49vous avez raison
51:4915 ans
51:51de militantisme
51:51avec des responsabilités
51:52à l'UMP
51:53aujourd'hui nous avons
51:54avec ces Marseillais
51:56de droite sincère
51:58les mêmes valeurs
51:59nous partageons
52:01le même projet
52:02en réalité
52:03pour Marseille
52:04je leur dis
52:04ne laissons pas
52:05Marseille
52:06tomber dans les mains
52:08de la gauche
52:09et de l'extrême gauche
52:10voilà
52:10ils ont encore été
52:12par le maintien
52:12de Mme Vassell
52:13ils ont été encore une fois
52:14trahis
52:14ils sont furieux
52:15ils me le disent
52:16matin, midi et soir
52:17depuis le début
52:18de cette semaine
52:18ils voteront
52:19pour moi
52:20au second tour
52:21ils voteront
52:21ils nous rejoindront
52:22parce que l'enjeu
52:23est trop important
52:25bon sans surprise
52:26Erwan Bruecker
52:27Franck Elisio
52:28il appelle clairement
52:29les électeurs
52:29de Martine Vassell
52:30à voter pour lui
52:30évidemment
52:31et c'était attendu
52:32mais on parlait
52:32tout à l'heure
52:33des relations
52:33entre LR et le RN
52:35je trouve que c'est
52:35assez symbolique
52:36du fait que
52:37quand même
52:37ça va être intéressant
52:38de voir jusqu'à
52:38la présidentielle
52:39d'ailleurs
52:39entre Marine Le Pen
52:40et Jean-Anne Bardella
52:41il y a quand même
52:42une petite fracture
52:42au RN
52:43sur je dirais
52:44entre ceux
52:45qui veulent plutôt
52:45une forme de populisme
52:46comme Marine Le Pen
52:47ni droite ni gauche
52:48et aussi
52:49pour Jean-Anne Bardella
52:50on est plus sur une ligne
52:51qui est l'union des droites
52:52Franck Elisio
52:53est plutôt sur cette ligne-là
52:54donc on va voir
52:55quand même
52:55dans les mois qui viennent
52:56jusqu'à la présidentielle
52:57comment ce parti
52:57arrive à faire
52:58l'union
52:59de ces deux lignes
53:00qui peuvent quand même
53:01causer une fracture
53:01Avec cette union des droites
53:02toujours
53:03qui doit se faire
53:04c'est ce que dit
53:05Bruno Retailleau
53:06Jordan Bardella
53:07d'une certaine manière aussi
53:08non pas par les partis
53:09mais par les électeurs
53:09C'est toute la stratégie
53:10de Bruno Retailleau
53:11c'est cette union des droites
53:11par les électeurs
53:12mais pas par les partis
53:13ce qui quand même
53:14aussi permet une forme
53:15de mettre de côté
53:17peut-être une forme
53:18de courage
53:18un petit peu en moins
53:19cela dit Bruno Retailleau
53:20là en choisissant pas
53:21entre Éric Ciotti
53:22et Christian Estrosi
53:23à Nice
53:24avec quand même un pas
53:25en tout cas symboliquement
53:26un pas vers des choix
53:27peut-être politiques
53:28pour l'avenir
53:29Et on en a parlé déjà
53:30cette semaine
53:30dans Les Informés
53:32Tiens vous gardez la parole
53:33Erwann Brucker
53:33à la une de l'Express
53:34cette semaine
53:35A la une de l'Express
53:35réussir avec l'IA
53:37Voilà c'est court
53:38C'est un excellent dossier
53:40dans l'éducation
53:41les carrières
53:42les reconversions
53:43comment l'IA peut t'aider
53:43Le point Adrien Brachet
53:45Alors deux choses
53:46à la une du point
53:47le roman de LFI
53:48Le roman noir
53:49Le roman noir de LFI
53:50et puis je voudrais
53:51vous parler de notre
53:52nouveau trimestriel
53:54qui s'appelle Saison
53:55qui est déjà dans les kiosques
53:58qui est un trimestriel
54:00d'écologie positive
54:01joyeuse
54:02avec des interventions
54:03d'écrivains
54:04Maria Pourchet
54:05Gaspard Koning
54:06des reportages
54:07en Sicile
54:08au Danemark
54:08si vous voulez faire
54:09une pause sur la politique
54:10ce week-end
54:11achetez Saison
54:12Vous le vendez bien
54:13si vous préférez la politique
54:14Bruno Cotteres
54:15du côté du Cébipof
54:15Et dès lundi
54:16une série de petits décryptages
54:18écrits par les chercheurs
54:19du Cébipof
54:19et dès aujourd'hui
54:20une note d'analyse
54:21sur notre démocratie française
54:22une démocratie en souffrance
54:24Et pour la géopolitique
54:25c'est du côté de Patricia Lémonière
54:26Merci Patricia d'être venue ce soir
54:28Les informés reviennent demain matin
54:30sur France Info
54:31Très bonne soirée à tous
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