- il y a 23 heures
Les informés de franceinfo du lundi 6 avril 2026
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00:01Générique
00:08Bonjour à ceux qui nous retrouvent et bienvenue dans les informés, votre émission de décryptage de l'actualité jusqu'à
00:159h30.
00:15Bonjour Paul Barcelone.
00:16Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:18A la une ce matin, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, les prix à la pompe explosent.
00:22Le gouvernement promet de nouvelles aides en ce début de semaine.
00:26Le gouvernement est-il à la hauteur ? Quelles sont ses marges de manœuvre dans un contexte budgétaire difficile ?
00:32Et puis alors que nous entrons dans la sixième semaine de guerre, Donald Trump sort-il renforcé du sauvetage spectaculaire
00:40d'un aviateur américain ?
00:41Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Fanny Guinochet, éditorialiste Économie à France Info.
00:47Bonjour Fanny.
00:47Bonjour.
00:48Adeline Percept, correspondance en France pour la RTBF. Bonjour Adeline.
00:52Bonjour.
00:53Bonjour Agathe.
00:54Et Antoine Comte, éditorialiste politique à France Info TV. Bonjour Antoine.
00:57Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:58On commence donc Paul avec notre premier débat.
01:01Le gouvernement confronté à la hausse des prix du carburant.
01:05Oui, puisque finalement les semaines se suivent et se ressemblent.
01:08Sixième semaine de guerre en Iran.
01:10De nouvelles aides doivent être annoncées, probablement pour les infirmiers libéraux, les aides-soignants
01:15et ceux qui ont le plus besoin de leur voiture.
01:18Après, vous le savez, les pêcheurs et les agriculteurs considérés comme des gros rouleurs.
01:22Il y a eu l'annonce en fin de semaine dernière d'un prêt flash qui a été décrété là
01:26encore par le gouvernement.
01:27Sauf que l'exécutif est contraint par des finances publiques exsangues, des caisses qui sont vides.
01:34L'État, non seulement ne veut pas donner l'impression, on en a beaucoup parlé, qu'il s'enrichit,
01:38mais surtout entend faire savoir qu'il est au centime près.
01:41D'où cet avertissement hier du ministre du Budget, David Amiel,
01:44qui était l'invité de nos confrères de Dimanche en politique sur France 3.
01:48Nous aurons des annulations de crédits, c'est-à-dire des annulations de dépenses qui étaient prévues
01:52pour pouvoir financer ces aides indispensables.
01:54On ne garde rien de côté.
01:55Déjà pour le mois de mars, il y a un coût pour l'État.
01:59Les finances publiques se dégradent à cause de la crise.
02:02Si jamais elles s'amélioraient, évidemment que ce serait restitué,
02:05mais ce n'est pas le cas et ça n'a jamais été le cas dans aucune des crises de
02:09l'énergie que notre pays a connues.
02:10Bon, ce que dit le gouvernement, c'est que chaque aide sera compensée à l'euro près.
02:14La semaine dernière, on peut poser la question de savoir si le gouvernement n'a pas fait une erreur de
02:18communication
02:19après les annonces de surplus de 270 millions d'euros,
02:22après avoir dit que l'État n'était pas un profiteur de guerre.
02:25Tout cela va bénéficier à un plan d'électrification.
02:28Le risque aussi, ce sont que ces aides très ciblées, attendues pour ce début de semaine,
02:34ne satisfassent et ne contentent personne.
02:37au risque que personne ne soit content, mais surtout que personne n'en bénéficie
02:41avec ces aides très ciblées, sectorielles, qui sont encore attendues pour ce tout début de semaine.
02:47Fanny Guinochet, aidez-nous à comprendre, depuis le début de la crise,
02:51le gouvernement répète qu'il n'y a pas d'argent, que les caisses sont vides,
02:53mais progressivement, il y a de plus en plus d'aides sectorielles qui sont actées ou qui se profilent.
03:00Il se retrouve au pied du mur, c'est-à-dire qu'au départ il a joué un peu la
03:05montre,
03:05aujourd'hui encore il espère, mais il voit bien que la clé c'est ce fameux détroit d'Ormouse
03:11et qu'il ne se débloque pas.
03:14Et toute la difficulté du gouvernement aujourd'hui, c'est de se rendre compte
03:17que plus le temps avance et plus ce détroit reste fermé,
03:22donc il n'y a pas de perspective que le marché, le cours du baril de pétrole, se détende un
03:28peu.
03:28Alors certes, il y a les fameuses réserves stratégiques qui ont été mises sur le marché,
03:33il y a encore du pétrole qui va arriver, mais ça ne suffit pas.
03:36Et surtout pour les marchés, pour les investisseurs,
03:39ils font le constat que finalement, petit à petit, on avance dans une guerre qui s'enlise.
03:44Et ça, ça inquiète tout le monde, pour être très clair.
03:48D'ailleurs, là on va passer cette semaine au-delà des aides ciblées que certaines professions attendent,
03:55on passe à un niveau cap un peu psychologique, c'est la pénurie.
03:58C'est-à-dire que jusqu'alors, c'était le prix qui était élevé,
04:01donc forcément ça pèse sur l'économie, ça pèse sur les automobilistes.
04:04Mais là, ce matin, on a 12% de stations qui sont en pénurie pleine ou partielle d'approvisionnement.
04:11Ce sont beaucoup les stations totales qui ont fait des blocages des prix.
04:15Mais c'est vrai qu'on va passer à un cap supplémentaire,
04:19où les Français vont se dire, non seulement ça coûte une blinde, un pognon dingue,
04:24mais en plus, on n'a pas d'essence.
04:26Et donc là, le gouvernement s'expose à un petit phénomène de panique.
04:31Quant aux aides ciblées, elles arrivent un peu tardivement.
04:34On attend depuis, ça fait quand même maintenant, depuis la fin de semaine dernière,
04:37milieu de semaine dernière qu'on nous dit,
04:39il va y avoir des aides pour les aides-soignants,
04:41pour les professions, les infirmiers libéraux.
04:44Pour l'instant, on n'a toujours rien.
04:46Juste à préciser par rapport à ce que disait Fanny,
04:48les problèmes de pénurie et d'approvisionnement qui commencent à arriver
04:52ne sont pas spécialement dus au fait que le détroit d'Hormuz soit fermé,
04:55puisque la France n'est pas que dépendante de cette région du monde
04:57et des pays du Golfe pour approvisionner son essence, son pétrole,
05:00mais plutôt au fait que la situation et la guerre en ce moment
05:04créent une forme de panique dans la population,
05:06que les gens se ruent sur les stations-service,
05:08a fortiori celles de Total Energy,
05:10puisque le groupe a annoncé un blocage des prix.
05:12Et donc que cela crée et engendre des pénuries et de l'approvisionnement.
05:17Antoine Comte, le gouvernement est un peu piégé là ?
05:20Oui, c'est clair, il est piégé.
05:21Et puis j'ai envie de dire qu'il est piégé aussi par ses oppositions.
05:23Quand on regarde ce que propose LFI à la gauche de l'échiquier politique,
05:27un blocage des prix,
05:28ça, pour avoir suivi notamment la campagne des municipales sur le terrain,
05:32je peux vous dire que les Français étaient plutôt réceptifs
05:35à ce type de proposition-là,
05:36même si c'est très difficile à mettre en place, voire infaisable.
05:40Et puis de l'autre côté de l'échiquier politique,
05:41à l'extrême droite, le Rassemblement National et Marine Le Pen,
05:43qui continuent, d'ailleurs depuis le premier jour de cette guerre en Iran,
05:47de dire qu'il faut baisser la TVA sur les carburants.
05:50Et ça aussi, c'est plutôt entendu par les Français sur le terrain,
05:54quand vous les rencontrez,
05:55quand les candidats à ces élections municipales passées faisaient campagne.
05:59Donc il faut se sortir, pour le gouvernement, du piège des oppositions.
06:03Et j'ai envie de dire aussi du piège de la contestation.
06:06Alors je ne dis pas qu'elle est forcément en train de monter,
06:08mais on entend dire qu'une mobilisation des agriculteurs pourrait clairement reprendre,
06:13les pêcheurs aussi.
06:13Et on parle désormais d'un nouveau mouvement type gilet jaune.
06:18Je mets de gros gros guillemets en utilisant cette comparaison
06:22avec ce qui s'était passé il y a quelques années,
06:24au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron.
06:26Néanmoins, si la situation perdure et s'envenime,
06:29il y a un risque de colère sociale très présente dans ce pays.
06:33Adeline Perceps, est-ce qu'il y a eu des erreurs de communication en France ?
06:37On compare la situation de la France à d'autres pays européens
06:39où il y a eu des aides plus claires, plus rapides.
06:43En France, on a l'impression que le gouvernement a un peu tâtonné aussi ?
06:46Ce que j'observe surtout, c'est qu'en France, immédiatement,
06:49on a quand même essayé de désamorcer le problème,
06:52mais il n'y a pas d'argent dans les caisses.
06:54Donc en termes de communication, si vous voulez, c'est assez limité.
06:59Il est intéressant de voir ce qui se passe ailleurs.
07:02Par exemple, en Belgique, le premier réflexe, ça a été de dire
07:04on n'a pas d'argent.
07:05Vous savez, la Belgique est aussi, comme la France, très endettée.
07:08On n'a pas d'argent, donc on ne fera rien.
07:10On a eu des communications aussi du gouverneur de la Banque Nationale de Belgique
07:15disant qu'il va falloir plutôt économiser l'énergie.
07:19Donc il faudrait plutôt faire baisser le chauffage.
07:23Il faudrait plutôt favoriser le télétravail.
07:26Et puis finalement, vendredi,
07:27Bardweaver, le premier ministre, a été obligé
07:30finalement de céder un peu de terrain,
07:32notamment aux partis francophones qui font partie de sa coalition
07:35et commence à dire qu'effectivement,
07:37ils vont devoir faire des aides ciblées.
07:39Alors pourquoi ce revirement ?
07:41Parce que ça ne passait pas dans l'opinion ?
07:42Ça ne passe pas dans l'opinion wallonne.
07:45Il y a une population qui vit des difficultés,
07:49comme ici en France.
07:50Je veux dire, on parle des infirmières ici,
07:52c'est la situation exactement la même en Wallonie.
07:56Et donc, les partis wallons ont beaucoup fait pression
07:58pour qu'il y ait des aides ciblées.
07:59Mais ces aides, elles ne sont pas encore calibrées.
08:02On ne sait pas combien.
08:03Ça va faire l'objet d'une analyse d'ici la mi-avril
08:06avant de prendre toute mesure.
08:08Voilà la communication gouvernementale
08:10qui est beaucoup plus tardive qu'en France.
08:12Que celle de la France, Antoine Comte.
08:14C'est vrai que si le gouvernement décide
08:15de mettre davantage la main aux porte-monnaies,
08:17alors on a vu ce plan de soutien de 70 millions d'euros
08:20qui ne peut être pas grand-chose,
08:22mais qui est quand même beaucoup
08:23quand on voit le déficit de notre pays.
08:25Donc s'ils mettent davantage d'argent,
08:27ce qui va être le cas visiblement,
08:29puisqu'il y aura des annonces là dans les prochaines heures,
08:33il va falloir trouver l'argent ailleurs aussi.
08:36C'est-à-dire que regardez ce qui s'est passé en Italie
08:37avec Georgia Meloni.
08:38Elle, elle a baissé de 25 centimes sur les taxes des carburants,
08:43mais elle a pris l'argent dans le budget de l'Éducation nationale
08:47et du ministère de la Santé.
08:49Donc on a un pays qui aujourd'hui est en déficit, est endetté.
08:53Si vous sortez de l'argent pour essayer de répondre à cette crise
08:56sur la hausse des prix à la pompe,
08:58il va forcément falloir faire des choix.
09:00Et les choix, ça aussi, c'est très impopulaire.
09:02C'est-à-dire que vous impactez quel ministère ?
09:05L'Éducation, la Santé ?
09:07Sûrement pas le ministère des Armées, on imagine,
09:09vu qu'on est en guerre un peu partout dans le monde.
09:11Donc voilà, il y a aussi ce problème,
09:14cette problématique qui se pose aujourd'hui
09:15à la tête du gouvernement et de l'État.
09:18En fait, ça ne sera, en tout cas pour le moment,
09:20le gouvernement n'est pas du tout sur une idée
09:22de baisser le prix du carburant.
09:24Ce sera vraiment des aides ciblées
09:25qui vont être plutôt de l'ordre de millions d'euros.
09:29Que ce soit, on l'a vu,
09:31il cherche toutes les solutions qui ne lui coûtent pas d'argent.
09:33Donc des prêts garantis, des contrôles de stations.
09:38À mon avis, le télétravail,
09:39il va y avoir un appel au télétravail dans pas très longtemps
09:41parce que là, ce sont les entreprises,
09:43ce sont aux entreprises de s'organiser.
09:45Il va essayer de tout faire pour éviter...
09:47La patronne de la CGT disait que le blocage des prix,
09:49ça ne coûtait pas d'argent à l'État.
09:51Si, parce que vous organisez quand même une pénurie.
09:55Le blocage des prix, ça coûte de l'argent à l'État.
09:58Ça n'est pas vrai.
10:00Donc, de toute façon,
10:02le gouvernement, là, va essayer toutes les solutions
10:04pour éviter d'avoir des milliards d'euros à dépenser,
10:07des milliards qu'il n'a pas,
10:08et effectivement, qui seront des reports de dettes.
10:10Parce qu'on ne voit pas trop dans les ministères,
10:12comme vous le disiez très justement,
10:13quels ministères pourraient aujourd'hui être impactés,
10:15puisqu'ils disent tous qu'ils sont à l'os.
10:18Paul Barcelone ?
10:19Moi, j'ai l'impression que le gouvernement, malgré tout,
10:21joue gros cette semaine,
10:22puisque la question qui va se poser,
10:23c'est l'efficience des mesures dont parlait Fadi un instant.
10:26Le télétravail, ce type de mesures, des prêts garantis.
10:30Est-ce que c'est suffisant pour endiguer une vraie question,
10:33qui est la question de fond,
10:34qui est celle du pouvoir d'achat aujourd'hui des Français,
10:36face à ces hausses de prix ?
10:38J'en regardais encore tout à l'heure plus de 2 euros,
10:40à la fois pour le gasoil et pour l'essence.
10:43C'est une barre, malgré tout, symbolique, aussi psychologique.
10:46Tout cela peut alimenter le sentiment,
10:48si le gouvernement avait tendance à trop tourner autour du pot,
10:51et peut-être trop s'en tenir à sa ligne,
10:54qui est de ne pas sortir le chéquier,
10:55de ne pas décréter de dispositif global et général,
10:58d'alimenter une forme de procès en déconnexion,
11:00en disant, mais ce sont les, je mets des guillemets,
11:03mais les élites bobos à Paris qui décident,
11:06pour nous qui avons besoin de nos voitures,
11:08et qui décident de qui a besoin de sa voiture et quand.
11:10Et je crois, malgré tout, que ce procès-là,
11:13ce procès en déconnexion, il alimente aussi les fantasmes,
11:16et effectivement, comme le disait Antoine tout à l'heure,
11:18le spectre d'un traitement social de la crise,
11:21mais d'une crise dans la crise,
11:23qui serait une forme de syndrome gilet jaune.
11:26Et je crois savoir et comprendre que l'exécutif
11:28est évidemment extrêmement attentif à ces signaux faibles-là.
11:31Et il y a aussi les oppositions qui ont accusé,
11:34pendant des années, l'exécutif de cramer la caisse,
11:36et qui aujourd'hui demandent plus d'aide.
11:37De quoi qu'il en coûte quasiment.
11:39Exactement.
11:39Fanny Guinochet, juste une dernière question.
11:41Les stocks stratégiques, puiser dedans,
11:44ça n'a rien changé en fait ?
11:45En fait, ils sont libérés petit à petit.
11:47Et d'ailleurs, on n'a pas beaucoup de transparence
11:49sur à quelle hauteur ils sont libérés.
11:50On a très peu d'informations.
11:53C'est des stocks stratégiques qui sont libérés
11:56au niveau international,
11:58puisqu'il y a plus de 30 pays qui délivrent de l'essence.
12:02Mais ces stocks stratégiques,
12:04ils ne sont pas...
12:05Enfin, il y a un moment où ça s'arrête.
12:07On n'a pas non plus...
12:08On a trois mois devant nous de stocks stratégiques.
12:11Et l'idée, c'est...
12:12Ça donne juste un peu d'air,
12:13mais ça fend bien sur les prix.
12:14Ça donne un peu d'air.
12:14Et puis, on parle beaucoup du pétrole.
12:16Mais par exemple, nous n'avons pas
12:17de stocks stratégiques sur le gaz
12:20qui sont...
12:20Et le prix du gaz, ils s'envolent.
12:22Et notamment, pour un certain nombre de professions,
12:25là, c'est aussi un souci.
12:27Dans un instant, les informés,
12:28on va parler de Donald Trump.
12:30Sorti le renforcé après le sauvetage
12:33d'un aviateur américain.
12:35Mais pour l'instant, il est 9h18.
12:37Et c'est l'Info en une minute avec Sarah Ders.
12:38L'Iran lance en ce lundi de Pâques
12:41davantage d'attaques vers Israël
12:43et les pays du Golfe
12:44et averti de représailles
12:45si Donald Trump met à exécution
12:48ces menaces à répéter
12:49à Abu Dhabi,
12:51une personne blessée
12:52par la chute de débris de drones.
12:54Conséquence de cette guerre,
12:5512% des stations-service
12:56en rupture partielle ou totale
12:58d'au moins un carburant samedi,
13:00selon les chiffres du gouvernement
13:02publiés ce matin,
13:03qui assure le gouvernement
13:04qu'il n'y a pas de pénurie en France.
13:07Un gendarme porte plainte
13:09pour harcèlement
13:10après, dit-il,
13:11six années de racisme
13:12au sein de la garde républicaine.
13:14Une enquête est en cours à Paris.
13:16Le militaire de 29 ans
13:17raconte avoir reçu
13:18une lettre anonyme
13:20aux propos racistes.
13:21La nouvelle manifestation
13:23contre les discriminations,
13:24le 3 mai prochain à Paris,
13:25a vocation à pouvoir se déployer
13:28sur l'ensemble des territoires
13:29de l'Hexagone,
13:30précise ce matin
13:31Bali Bagayoko,
13:32le nouveau maire insoumis
13:33de Saint-Denis.
13:34La mission Artemis 2
13:36a quelques minutes,
13:37à quelques heures
13:38d'un survol historique
13:39de la Lune.
13:40Dernière ligne droite,
13:41les 4 astronautes
13:42vont ainsi dépasser
13:43le record d'Apollo 13
13:45en devenant les humains
13:46à s'être le plus éloignés
13:48de la Terre.
13:51France Info
13:54Les informés
13:55Paul Barcelone
13:57Agathe Lambret
14:01Les informés
14:02avec Adeline Percept,
14:03correspondante
14:04pour la RTBF,
14:05Antoine Comte,
14:06éditorialiste à France Info TV
14:07et je remercie
14:08Fanny Guinochet,
14:09éditorialiste économie
14:10à France Info
14:11de nous avoir accompagnés
14:12pendant ce premier débat.
14:14On passe au deuxième sujet
14:16Paul Barcelone,
14:17Donald Trump
14:19qui repousse son ultimatum
14:20et qui fanfaronne
14:21après l'opération de secours
14:25d'un aviateur américain.
14:26Oui, aucun signe
14:27de désescalade
14:28comme en témoigne encore
14:29d'ailleurs l'avertissement
14:30de ce matin,
14:30cela fait partie
14:31des dernières infos,
14:32l'avertissement de Téhéran
14:34qui promet des représailles
14:35encore plus dévastatrices
14:36et des attaques
14:37contre Israël.
14:38Hier soir,
14:39Donald Trump a insulté
14:40l'Iran
14:41en traitant ses dirigeants,
14:42je cite,
14:43d'espèces de tarés
14:44pour leur demander
14:45de rouvrir
14:46le détroit d'Hormuz
14:47dont on parlait tout à l'heure
14:48sous peine de vivre
14:49dit Donald Trump
14:50un enfer.
14:51Je précise que son ultimatum
14:52est repoussé,
14:53repoussé à mardi 20h
14:54et le président américain
14:56qui effectivement
14:56semble encore cette nuit
14:58se sentir tout puissant
14:59après l'événement
15:01du week-end
15:01qui semble d'ailleurs
15:02le renforcer,
15:03mais on se posera la question
15:04dans un instant,
15:05le sauvetage spectaculaire,
15:06cette opération absolument
15:08incroyable
15:08d'un pilote d'avion américain
15:11abattu au-dessus de l'Iran
15:12qui était recherché,
15:13traqué même depuis vendredi
15:15et qui a finalement
15:16été secouru,
15:17retrouvé,
15:19maigrièvement blessé.
15:19Écoutez la réaction
15:20ce matin
15:21de l'ancien ambassadeur
15:22de France
15:24aux Etats-Unis,
15:25Philippe Etienne
15:26qui était votre invité
15:27à GATT
15:27lors du 8.30 France Info.
15:29Au départ,
15:30il y a
15:31un événement militaire
15:32qui est inquiétant
15:33pour les Américains.
15:35Ça aurait été terrible
15:36que le régime iranien
15:38ait un otage américain.
15:39Donc c'est pas une victoire
15:40mais il a limité la casse ?
15:42C'est aussi,
15:43comme je le disais,
15:44une prouesse militaire.
15:46Aucune armée
15:46n'abandonne ses soldats,
15:48l'armée française non plus.
15:50Alors,
15:50prouesse militaire
15:51ou pas,
15:52cette opération,
15:52c'est vrai,
15:53a beaucoup fait parler,
15:54rocambolesque,
15:55spectaculaire,
15:56très à l'américaine finalement,
15:57avec finalement
15:58une intervention
15:59des forces spéciales américaines
16:00pour aller chercher
16:01ce militaire
16:02qui s'était éjecté
16:03de son avion
16:04de combat.
16:05Est-ce que tout cela
16:05renforce Donald Trump ?
16:07Le président américain
16:07doit s'exprimer
16:08ce soir
16:09lors d'une conférence de presse
16:10prévue aux alentours
16:11de 19h heure française.
16:12Nul doute,
16:13Adeline percepte
16:13que Donald Trump
16:14va revenir
16:15sur cet événement
16:16et qu'il va essayer
16:17d'en tirer profit.
16:19Oui,
16:19il va faire du Sylvester Stallone
16:20probablement.
16:22Maintenant,
16:23on voit
16:23comme la parole
16:24du président des Etats-Unis
16:25a été complètement démonétisée
16:27au fil des semaines.
16:29On est au 38ème jour
16:30après le début
16:32des combats
16:33et on voit
16:34comme l'opinion américaine
16:36a au fond
16:38changé.
16:40On voit
16:41que les sondages
16:41qui sont
16:42ce qu'ils sont
16:43aux Etats-Unis
16:43mais quand même
16:44il y a une tendance
16:46pour dire
16:47aujourd'hui
16:48que l'opinion américaine
16:49ne suit pas
16:49le président américain
16:51et qu'en plus
16:52les républicains
16:53sont très très inquiets.
16:54Il y a deux échéances
16:55globalement
16:56pour le président
16:57des Etats-Unis.
16:58C'est évidemment
16:58on la connaît tous
16:59celle des mid-terms
17:00et les républicains.
17:02Les élections de mi-mandat.
17:03en novembre
17:04et là les républicains
17:06sont en train
17:06de se dire
17:06qu'à la fois
17:07ils peuvent perdre
17:09la chambre basse
17:10mais aussi peut-être
17:10le Sénat.
17:12Et la deuxième chose
17:13qu'on connaît
17:14peut-être moins
17:14c'est que
17:15normalement
17:17institutionnellement parlant
17:18quand on lance
17:18une guerre aux Etats-Unis
17:20au bout de 60 jours
17:21il faut quand même
17:22l'accord du Congrès
17:23et là
17:25on est au 38ème jour.
17:26Donc il a plutôt
17:28une épée de Damoclès
17:29au-dessus de la tête
17:30Donald Trump
17:31pour l'instant.
17:32Donald Trump
17:32Antoine Comte
17:33qui a publié un message
17:34truffé d'injures
17:36en traitant
17:37les dirigeants iraniens
17:38de tarés
17:39en parlant
17:40de ce putain
17:40de détroit d'Hormuz
17:41je le cite
17:43qu'est-ce que cela dit
17:44et en même temps
17:45il prolonge
17:46son ultimatum
17:47est-ce que ça renvoie pas
17:48quand même
17:49un sentiment
17:49de grande fébrilité
17:50d'impréparation ?
17:52Si complètement
17:52alors on parlait
17:53de la prouesse
17:53pour sauver
17:54l'aviateur américain
17:56bon c'est vrai
17:56que ça en est une
17:57c'est une prouesse militaire
17:58après au-delà de ça
17:59et il va l'utiliser
18:00dans sa conférence de presse
18:02de tout à l'heure
18:03mais au-delà de ça
18:03plus le conflit dure
18:04plus il s'enlise
18:05et les ultimatums
18:06c'est pas le premier
18:07c'est le quatrième
18:08je crois qu'il met
18:09là il en met encore un autre
18:10et en fait
18:11ça nous fait penser
18:12de plus en plus
18:13finalement
18:14aux soldats américains
18:16qui se sont enlisés
18:16lors d'autres conflits
18:18passés
18:19je vais peut-être
18:20pas remonter au Vietnam
18:21mais pourquoi pas
18:22mais en tout cas
18:22en Afghanistan
18:24en Irak
18:24bien évidemment
18:25et là
18:27Donald Trump
18:27pensait sans doute
18:28que ça allait être
18:28aussi simple
18:29que le Venezuela
18:29et l'enlèvement de Maduro
18:30mais on est très loin de ça
18:32et en effet
18:33ça a un impact
18:34dans les sondages
18:34ça a un impact
18:35sur ce que pensent
18:36les américains
18:37et même sa base MAGA
18:38qui commence à dire
18:38aujourd'hui
18:39voilà
18:40la guerre coûte cher
18:41finalement il n'y a pas
18:42vraiment de résultat
18:43le régime des MOLA
18:43est toujours en place
18:44parce qu'il est toujours
18:45en place
18:46aujourd'hui
18:47et on a
18:48un président américain
18:49qui a une parole
18:50oui
18:50qui
18:51enfin
18:52est-ce qu'il faut le croire
18:53aujourd'hui
18:53les américains se posent
18:54cette question là
18:55en disant voilà
18:55il promet des choses
18:56mais finalement
18:57c'est pas vraiment tenu
18:58et il y a des élections
18:59qui arrivent
18:59où il pourrait clairement
19:00être sanctionné
19:01donc voilà
19:02plus la guerre dure
19:03plus il s'enlise
19:04et plus il continue
19:05et on voit bien
19:06que là c'est un sentiment
19:07de fébrilité
19:08voire de grande colère
19:10avec une sortie
19:10de la sorte
19:11c'est quand même
19:12le premier
19:12enfin c'est le président
19:13de la première puissance mondiale
19:14c'est quand même
19:14assez hallucinant
19:15de dire ça quoi
19:16on a l'impression
19:17que c'est un jeu vidéo
19:17grandeur nature quoi
19:18en parlant de sa parole
19:19il y a aussi
19:20les prix de l'essence
19:20qui est au monde
19:21pour les américains
19:21et puis il y a Donald Trump
19:22qui n'a pas cessé
19:22de répéter que l'Iran
19:23était affaibli
19:24l'Iran qui arrive quand même
19:25à abattre un avion américain
19:26oui et puis qui
19:27alors effectivement
19:28abattre un avion américain
19:29et mettre un contrat
19:30sur la tête du pilote
19:31en disant
19:32il faut aller le chercher
19:33s'organise immédiatement
19:34une traque
19:36en Iran
19:38l'Iran qui semble
19:39sauf si je me trompe
19:40mais avoir toujours
19:42la possibilité aujourd'hui
19:43d'avoir la main
19:43sur l'ouverture
19:44ou pas du détroit d'Hormuz
19:45qui a l'air de passablement
19:46agacer Donald Trump
19:47et le président américain
19:48qui excusez du peu
19:49semble lui
19:50naviguer à vue
19:51encore la semaine dernière
19:52il disait à des pays
19:53comme la France
19:54débrouillez-vous
19:54s'il faut aller rouvrir
19:56le détroit d'Hormuz
19:56là maintenant
19:57il se prend un peu
19:58pour le mettre des horloges
19:59en disant
19:59bah non
19:59on va repousser l'ultimatum
20:01à mardi 20h
20:02tout cela laisse
20:03une fois de plus
20:04le sentiment
20:05mais on l'a dit
20:0515 fois
20:06y compris sur ce plateau
20:07qu'il est très imprévisible
20:08qu'il navigue
20:10un peu selon ses humeurs
20:11au gré aussi
20:12de ses outrances
20:13et de ses messages
20:13sur les réseaux sociaux
20:14tantôt écrits en lettres capitales
20:16tantôt avec des insultes
20:17tantôt en tendant la main
20:19d'ailleurs parfois même
20:20en s'en prenant à la France
20:22et tout cela rend malgré tout
20:23la situation extrêmement illisible
20:26et probablement inquiétante
20:28on entre dans la sixième
20:29semaine de guerre
20:29merci beaucoup les informés
20:30on va suivre les suites
20:32de cet ultimatum
20:33de Donald Trump
20:34à l'Iran
20:35Antoine Comte
20:36éditorialiste à France Info TV
20:37merci
20:38vous nous parlez
20:38de votre film
20:39un nouveau film
20:40que vous sortez
20:41sur les municipales
20:42c'est ça ?
20:42expliquez-nous
20:42oui un documentaire
20:43on a suivi avec mon équipe
20:44en fait pendant six mois
20:45le candidat Jean-Michel Aulas
20:47à Lyon
20:47vous savez l'ancien
20:48président de l'Olympique lyonnais
20:49qui s'est lancé en fait
20:51en politique
20:51il y a seulement six mois
20:52et qui a tenté
20:53de remporter la mairie de Lyon
20:55bon il a échoué au final
20:57mais c'est vrai
20:57qu'il incarne une nouvelle façon
20:59sans doute de faire de la politique
21:00c'est-à-dire de se lancer
21:01dans le grand bain de la politique
21:02sans en avoir fait avant
21:04et peut-être que ça va donner
21:06peut-être des idées à d'autres
21:07en vue d'une présidentielle
21:09sur le fait d'avoir des candidats
21:11comme ça
21:11issus de la société civile
21:13et qui font campagne
21:14sur le notoriété
21:15et qui essayent
21:15de transformer l'essai
21:17en essayant de remporter
21:19une élection au final
21:20même s'il a échoué
21:21d'ailleurs votre documentaire
21:22c'est vrai de peu
21:23votre documentaire
21:24s'appelle
21:24le match de trop
21:25Jean-Michel Aulas
21:26le match de trop
21:27il sort ce jeudi
21:289 avril
21:29d'abord chez nos confrères
21:30de France 3
21:31Auvergne-Renal
21:32parce que c'est un documentaire
21:33qui s'adresse aux Lyonnais
21:34et puis après sur
21:35France Info TV
21:36et sur la plateforme
21:37France Télé bien évidemment
21:38Merci Antoine Comte
21:39Merci à vous
21:39Merci Adeline Percep
21:40correspondance en France
21:41pour la RTBF
21:42Merci à vous
21:43Avec plaisir
21:44Les informés reviennent
21:45ce soir à 20h
21:46Sous-titrage Société Radio-Canada
21:47Merci à vous
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