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Mercredi 18 mars 2026, retrouvez Vincent Juvyns (Chief Investment Strategist Belgium, ING) et Nabil Milali (Gérant stratégiste dans l'équipe Multi Asset & Overlay, Edmond de Rothschild AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:10Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Vincent Juvin, c'est à nos côtés, stratégiste chez ING.
00:17Bonsoir Vincent.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:18Merci beaucoup d'être là et merci à Nabil Milali de nous accompagner également.
00:21Bonsoir Nabil.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:23Vous êtes gérant et stratégiste multi-assets chez Edmond Rothschild Asset Management.
00:27Sans vous emmener trop loin dans la géopolitique de comptoir.
00:30Il faut quand même noter qu'on va boucler une troisième semaine de conflits dans le golfe, Nabil.
00:35Et que comme pour chaque conflit, les investisseurs guettent le point d'inflexion
00:40qui nous ferait basculer dans une désescalade des tensions au vu de la journée d'aujourd'hui et des précédentes.
00:48On a l'impression qu'on est encore loin, je ne sais pas, mais qu'on n'est pas encore
00:52à ce moment d'inflexion.
00:53Comment vous réfléchissez à la situation géopolitique chez Edmond Rothschild Asset Management ?
00:59Et partant de cette troisième semaine de conflits, quels sont les développements qu'il faut envisager à ce stade ?
01:05Oui, clairement, on est encore loin d'une désescalade.
01:07Et je dirais même qu'il y a une inflexion, elle est plutôt vers davantage d'escalade après l'attaque
01:11iranienne d'aujourd'hui.
01:13Et que ce soit en analysant la situation d'un point de vue théorie des jeux ou même en regardant
01:17les conflits dans l'histoire.
01:18En fait, c'est assez naturel pour les deux parties d'aller d'abord à la confrontation pour se tester,
01:23voir quelles sont les marges de manœuvre pour ensuite éventuellement arriver à une solution.
01:28Et d'un point de vue même psychologie de marché, tout le monde anticipe déjà le fameux taco de Donald
01:34Trump.
01:34Mais pour qu'il y ait taco, encore faut-il qu'il y ait une souffrance,
01:38c'est-à-dire une correction assez importante sur les marchés d'action ou sur les marchés de taux,
01:43un peu comme ce qu'on a eu post-Libération Day en 2025, pour pousser le président américain à la
01:49désescalade.
01:50Pour l'instant, il n'est pas encore incité de façon suffisamment importante pour aller à la désescalade, en tout
01:55cas à tout prix.
01:56De l'autre côté, l'Iran, pour l'instant, a les cartes en moins parce qu'elle contrôle de facto
02:01le détroit d'Hormuz,
02:02ce qui était inenvisageable avant le début de ce conflit.
02:05Et donc, le régime iranien, ou ce qu'il en reste en tout cas, a tout intérêt à faire prolonger
02:10le conflit le plus longtemps possible.
02:12Si on reprend une métaphore des marchés des options, en fait, on est dans un marché qui est état négatif.
02:17C'est-à-dire que plus le temps avance et plus l'impact macroéconomique et financier sera important,
02:24plus le point d'inflexion pour Donald Trump va se rapprocher.
02:27Donc, l'Iran a tout intérêt à prolonger le blocage à ce stade pour obtenir les meilleures concessions possibles de
02:33la part du président américain.
02:34On parlera des messages que renvoie le marché, mais j'aime bien votre point sur le taco.
02:38Est-ce qu'il y a un moment où trop de tacos tue le taco ?
02:40Ou est-ce qu'il y a quelque chose d'un peu circulaire dans l'idée du taco ?
02:43Ça marche, effectivement, quand c'est Liberation Day, parce que la surprise est telle que la réaction de marché,
02:49l'ampleur de la réaction de marché est très très forte.
02:52Mais on l'a vu avec le Groenland et à travers cette crise,
02:55on a l'impression que les réactions de marché s'estompent un petit peu avec l'idée, justement,
03:00qu'il y aura ce recul de Donald Trump à un moment,
03:02et donc qu'il n'est pas forcément nécessaire de vendre fortement.
03:06Enfin, il y a quelque chose qui se mord un peu la queue, quoi.
03:08Exactement. En fait, quand on regarde, on analyse vraiment l'impact marché jusqu'à présent,
03:12on pourrait même dire qu'il y a une forme de complaisance,
03:14parce que forcément, des marchés d'action qui sont à peine 4 ou 5% en dessous de leur point
03:20haut
03:20depuis le début de cette crise, alors qu'on parle du choc pétrolier le plus important,
03:25potentiellement même plus important que celui des années 70,
03:27on peut rentrer dans le détail de combien on perd de production tous les jours,
03:30mais clairement, les estimations sont plus importantes que ce qu'on avait par le passé,
03:35et pourtant, à part le Brent qui est à 110, qui se rapproche des 110 dollars le baril,
03:40et encore par rapport au prix du pétrole physique à Dubaï, à Oman, par exemple,
03:45où là on est déjà 150, 160 dollars,
03:48même le Brent a aujourd'hui, la réaction paraît relativement mesurée,
03:51mais tout simplement parce que les investisseurs n'osent pas encore prendre des paris très agressifs,
03:56intégrer une escalade supplémentaire,
03:59intégrer peut-être le scénario du pire,
04:00parce qu'on peut se faire prendre à revers à tout moment par une des escalades de Donald Trump.
04:06110 dollars sur le Brent, on n'est même pas au niveau du pic qui a été atteint au tout
04:11début du conflit,
04:12où on était monté quasiment à 120 dollars le baril.
04:14Le seul indicateur qui montre davantage de tension que par le passé, c'est la courbe du pétrole,
04:20c'est-à-dire que là, l'écart entre le premier contrat et le douzième contrat,
04:23on est à 36 dollars aujourd'hui, c'est pire qu'en 2022, post-guerre en Ukraine.
04:28On appelle ça la backwardation, donc un niveau de backwardation extrême.
04:32Les prix futurs sont moins élevés que les prix spot, tout au long de la courbe sur les 12 prochains
04:36mois,
04:39ça se traduit comment ? Qu'est-ce que ça veut dire ? On veut du pétrole tout de suite
04:42?
04:43Exactement.
04:45Grosso modo, je suis prêt à payer cher pour avoir mon pétrole tout de suite.
04:48Tout à fait, exactement, c'est-à-dire que le prix spot et se vend à une prime très importante,
04:53donc 36 dollars, c'est un des points hauts historiques, pire qu'en 2022,
04:57ce qui montre que la disponibilité devient l'enjeu majeur sur le marché du pétrole.
05:01Il faut sécuriser des barils et donc il faut désinciter le surstockage,
05:05il faut même inciter à sortir les barils stockés en mer, par exemple, aujourd'hui.
05:12Maintenant, ce qui est inquiétant, à mon sens, c'est que les contrats futurs,
05:17certes, on est en backwardation, mais par contre, les contrats futurs sont en train d'augmenter aussi.
05:22C'est-à-dire que même le contrat 12 mois, aujourd'hui, on est au-dessus des 80 dollars le
05:26baril.
05:26Ça veut dire que le marché se prépare petit à petit à ce que cette crise dure plus longtemps
05:30et donc qu'on ait durablement des prix de l'énergie plus hauts que par le passé.
05:33Est-ce qu'il faut accepter d'ailleurs comme hypothèse centrale
05:36que le conflit est peut-être en train de s'enliser, Vincent ?
05:40Dès le départ, les stratégistes, y compris les stratégistes militaires,
05:45nous ont dit, l'administration américaine, aux côtés d'Israël,
05:49se prépare à un conflit de 4, 5, 6 semaines, une centaine de jours.
05:54Voilà, c'était un peu la roadmap de départ.
05:56Est-ce qu'on est encore dans ce cadre-là ou est-ce qu'on est en train d'en
05:58sortir ?
05:59C'était moins que ça, rappelez-vous.
06:01Au début, c'était en deux semaines, donc je pense que le scénario de base de la plupart...
06:03Oui, deux, trois semaines, puis 4, 5, puis 5, 6, voilà.
06:06Chez ING, notre scénario le plus optimiste tablé sur 4 semaines
06:09et je pense qu'à l'époque, on pouvait clairement conclure que c'était une possibilité
06:12au vu du rapport de force qu'on avait sur place.
06:15C'était clairement la défaveur de l'Iran.
06:16Mais l'Iran fait aujourd'hui une stratégie de guérilla
06:18et peut tout à fait maintenir ce type de stratégie sur le long terme.
06:22Finalement, la puissance militaire américaine et israélienne
06:24ne peut rien, finalement, contre la multitude de ces envois de drones
06:27et de missiles bon marché qui sont envoyés de manière décentralisée.
06:31Et donc, on voit évidemment que là, l'Iran peut en effet continuer
06:35à faire monter les enchères dans les semaines et les mois à venir.
06:38Et finalement, c'est un régime décapité.
06:40Donc, c'est quelque part une poule sans tête aujourd'hui que l'Iran
06:43et qu'il fait feu de tout bois que pour empoisonner la vie des marchés
06:47et la vie notamment des...
06:48Oui, la vie de ses voisins déjà, oui.
06:50Maintenant, est-ce que la force de rappel par rapport aux tacos,
06:52ce seront les marchés ?
06:53Peut-être pas.
06:54Rappelons-nous évidemment que Donald Trump fait face à des mid-terms
06:57post après cet été.
06:58La force de rappel, c'est peut-être le prix du gallon de pétrole aux Etats-Unis.
07:02C'était un engagement de campagne également.
07:04C'était de maintenir finalement des coûts énergétiques
07:06qui étaient faibles pour les Américains,
07:07maintenir ainsi leur pouvoir d'achat.
07:09Aujourd'hui, ce mandat n'est pas rempli.
07:11On va évidemment du fait...
07:13On est déjà dans ce scénario bis.
07:14Donc, quatre semaines et plus
07:15est vraisemblablement un trimestre difficile.
07:18Plus d'inflation, des taux qui ne vont pas baisser
07:20ou baisser moins vite.
07:21Un prix du pétrole plus élevé.
07:23On va avoir un électorat américain
07:24qui va quand même être un petit peu échaudé.
07:27D'autant que finalement, les guerres à l'étranger,
07:29ça ne les préoccupait initialement pas beaucoup.
07:32Le pétrole...
07:32Il y a un vrai point de demande avec la base MAGA de Trump
07:35sur ce sujet notamment de la guerre
07:37et de la guerre notamment dans une zone
07:39qui concerne assez peu les Américains
07:42ou pour laquelle les Américains sont assez peu concernés.
07:44Donc, ça laisse une fenêtre de tir aux Américains
07:46qui n'est finalement pas si longue.
07:47Il ne faudra quand même que quelque part,
07:48au milieu du second trimestre,
07:50on ait quand même pu arrêter les choses.
07:52Autrement, ça va commencer à peser
07:54sur cette campagne des mid-terms
07:55et potentiellement, évidemment...
07:58Et l'affaire sera moins rattrapable, évidemment,
08:00si ça dure un peu d'un mois.
08:00Voilà.
08:01Alors, est-ce que finalement,
08:03le temps politique sera le même temps
08:05que le temps sur le terrain d'un point de vue militaire ?
08:08Nous le verrons.
08:08Mais enfin, aujourd'hui, je pense qu'il faut clairement,
08:10en tant que gérant, gérant multiactif,
08:12se préparer pour un certain nombre de semaines,
08:14en tout cas de difficultés.
08:15On le voit déjà sur les marchés pétroliers,
08:17alors qu'on tablait sur une fin d'année
08:20où les choses se normalisaient déjà.
08:21Ce n'est plus le cas.
08:22Donc, il faut quand même ressortir
08:25notre stackflation playbook
08:26pour voir un petit peu
08:27comment est-ce qu'on peut se dépatouiller,
08:29en tout cas de l'environnement actuel.
08:30C'est ce que nous faisons déjà chez ING.
08:33Alors, sans parier sur le fait
08:34que la stackflation sera le scénario économique de 2026,
08:37mais à tout le moins, pendant un trimestre,
08:39ça en aura le goût.
08:40On le voit déjà sur les marchés financiers,
08:42où on a exactement le même phénomène
08:43que les années 70 et 2022,
08:45c'est-à-dire une corrélation
08:47action-obligation qui remonte fortement.
08:49Et on voit que les classes d'actifs et actifs réels
08:51nous protègent relativement mieux que les autres.
08:54Donc, voilà en tout cas les leviers
08:55qu'on peut activer dans ce type de marché
08:58pour pouvoir garder le cap.
08:59Quel type de stigmate,
09:02de séquelles macroéconomiques
09:03qu'il faut déjà intégrer,
09:05encore une fois,
09:06après trois semaines de conflits quasi résolus,
09:09et la possibilité de plusieurs semaines encore de conflits ?
09:13Vous dites choc stackflationniste,
09:15l'impact, il est avant tout sur les prix et sur l'inflation,
09:19ou est-ce que c'est un impact important également
09:21sur la croissance économique ?
09:23J'imagine que tout ça dépend un peu des zones économiques.
09:26Oui, naturellement, moi je pense que c'est la croissance.
09:27Ce sont les premiers enseignements, là.
09:28Et on en parlait en offrant qu'on soit sur ce plateau,
09:30mais l'Europe est évidemment relativement mal prise.
09:33Il faut savoir que l'une des attentes,
09:35c'était à la fois la relance budgétaire,
09:37mais on sait qu'on parle essentiellement de relance budgétaire,
09:39potentiellement en Allemagne.
09:41C'est la demande domestique qui allait soutenir.
09:43Les Européens allaient enfin dépenser cette épargne,
09:46gérée, accumulée ces dernières années.
09:47Or, on voit déjà depuis le début de l'année,
09:49avant la guerre en Iran,
09:50que les Européens,
09:51on voit que les ventes au détail ne décollent pas en Europe,
09:53soyons clairs.
09:54Et on voit, lorsque la Commission interroge les Européens
09:56sur leur propension à épargner,
09:59elles étaient au plus haut
10:00depuis la création, en tout cas, de l'indicateur.
10:04Donc, ce qui se passe actuellement,
10:05on ne va pas aider.
10:06On voit qu'à peu près tous les prix énergétiques
10:08augmentent pour les Européens.
10:09On voit par ailleurs qu'il va y avoir des effets,
10:12notamment sur les biens de consommation.
10:15Le Moyen-Orient est, en tout cas,
10:17une zone importante pour la production
10:19de différents engrais,
10:20de différentes matières premières,
10:21métaux, industrielles et que sais-je.
10:23Donc, un impact sur l'inflation au Q2,
10:25ça va quand même être assez significatif.
10:27Donc, la consommation était déjà, finalement, fébrile,
10:30avec ce choc de pouvoir d'achat,
10:31une taxe, finalement, venue de l'extérieur.
10:33Ça ne va évidemment pas arranger les choses.
10:35Donc, je suis assez inquiet,
10:36pour cette économie, évidemment,
10:38pas autosuffisante et tributaire
10:40des importations à l'extranger.
10:42Cela étant, et puisqu'on fait des parallèles
10:43l'année 70, l'année 2022,
10:45on est toujours à se demander
10:46est-ce qu'aujourd'hui, c'est pire
10:47ou c'est mieux qu'à l'époque ?
10:48Bon, quelque part, évidemment,
10:50le détroit d'Hormuz,
10:51jamais bloqué, évidemment, de l'histoire.
10:52Donc, on est potentiellement
10:53dans un scénario du pire.
10:55Maintenant, la situation par rapport
10:56aux années 70 est différente.
10:57On est moins intensif en énergie.
11:00Alors, je roule en voiture électrique
11:01depuis 8 mois.
11:02Je ne devrais pas m'arrêter
11:04de conduire un week-end sur 2,
11:05comme nos parents ont dû le faire
11:06durant les années 70.
11:07Mais enfin, trêve de plaisanterie.
11:09Enfin, le pétrole reste quand même
11:10un facteur de production essentiel
11:11dans nos économies.
11:12J'entends que c'est moindre.
11:14Moindre, on était à 50%.
11:15Et puis, c'est un facteur social,
11:17vous l'avez rappelé.
11:185 dollars le galon à la pompe
11:20aux Etats-Unis.
11:21Ah !
11:22Mais l'impact sur nos économies
11:24est potentiellement moins important.
11:25Et puis, quand même,
11:26il faut le disquiner,
11:27le Moyen-Orient était historiquement
11:28le premier producteur de ce pétrole.
11:29Aujourd'hui, on a, a priori,
11:31et certainement les Etats-Unis
11:32qui peuvent, en tout cas,
11:33encore augmenter la cadence.
11:35En tout cas, s'il y a un gagnant relatif,
11:37ça reste évidemment les Etats-Unis.
11:39Le CAPEX technologique
11:41avait porté les Etats-Unis en 2025.
11:43Est-ce que le CAPEX énergétique
11:44va soutenir les Etats-Unis en 2026 ?
11:47On peut l'imaginer.
11:48On voit très bien
11:49ces courbes de corrélation
11:50entre prix du pétrole
11:51et nombre de puits actifs aux Etats-Unis.
11:53Sachant que les règles de CAPEX
11:54sont régles comptables,
11:56les CAPEX sont relativement favorables.
11:57Cette fois, le Shell est prêt
11:58à relancer la production
11:59parce que ça fait des années
12:00qu'on leur remet la pression.
12:01Le drill, baby drill de Trump.
12:05Depuis des années,
12:06les boss du Shell aux Etats-Unis,
12:08le gaz de schiste,
12:09le pétrole de schiste,
12:09nous disent
12:10« Non, non, maintenant,
12:10nous, on est focus cash flow.
12:12On veut maintenir notre rentabilité.
12:14Donc, on ne va pas forer
12:16comme ça à l'emporte-pièce. »
12:18Nous verrons.
12:18Mais en tout cas,
12:19ils ont un peu de lisibilité.
12:20Aujourd'hui, on voit qu'à 12 mois,
12:21on est déjà au-delà des 80 dollars.
12:23Quelque part,
12:23ça donne un petit peu des perspectives
12:25pour aller réactiver les choses.
12:27Donc, à voir.
12:28Personne ne gagne, évidemment,
12:29ce qui se passe actuellement.
12:30Personne ne gagne
12:31dans un environnement
12:31stagflationniste.
12:32Et c'est là tout le problème.
12:34Comment réfléchit,
12:35Nabil,
12:35aux grands équilibres
12:37des marchés pétroliers ?
12:39Effectivement,
12:40entre un détroit d'Ormuz,
12:41qui est une artère
12:44du trafic maritime,
12:45à commencer pour les produits
12:47pétroliers et gaziers,
12:48le fait que depuis 10-15 ans,
12:51les États-Unis sont producteurs
12:52et exportateurs nets.
12:54Le fait aussi que la Chine
12:56a quand même des réserves
12:57visiblement assez larges
12:58et de pétrole et de gaz,
13:00qu'elle compte bien d'ailleurs
13:00garder pour elle.
13:01J'ai vu que la Chine avait émis
13:02une interdiction d'exporter
13:04du fuel et des produits diesel
13:06ou distillés vers d'autres pays.
13:09Est-ce qu'on est dans un marché
13:10sous tension ?
13:11Ou est-ce qu'il y a un vrai risque
13:12de dislocation en matière
13:14d'approvisionnement
13:15pour certaines zones économiques ?
13:16Je pense qu'on est déjà
13:17dans un monde où il y aura
13:18de la dislocation.
13:19On le voit déjà aujourd'hui,
13:20il y a des pénuries
13:21qui commencent à se voir
13:22forcément dans les pays émergents
13:23qui sont les plus fragiles.
13:25Les pays développés
13:26peuvent payer le prix fort
13:27et attirer les flux vers eux.
13:29Les pays émergents
13:29ne peuvent pas se le permettre
13:30et donc on est déjà
13:31sur des rationnements
13:32de l'énergie.
13:33Pour donner quelques chiffres
13:34et pour bien illustrer
13:35que c'est quand même
13:36le choc énergétique
13:37le plus important de l'histoire,
13:39on estime qu'en ce moment
13:40on est en train de perdre
13:41entre 10 et 15 millions
13:43de barils tous les jours.
13:44Pendant les chocs pétroliers
13:45des années 70,
13:46on a perdu au maximum
13:475 millions de barils par jour.
13:49Pendant les guerres du Golfe
13:50des années 80-90,
13:51on était plutôt autour
13:52de 4 millions de barils par jour.
13:53Pour un marché
13:54qui s'équilibre
13:55autour de 100 millions
13:56de barils par jour,
13:57production, consommation,
13:58c'est ça ?
13:58Exactement,
13:59un peu plus
14:00parce qu'on a de la croissance
14:01d'à peu près 1 million
14:02tous les ans.
14:04Mais clairement,
14:04on est sur un déficit d'offres
14:07extrêmement important.
14:09On sait qu'il y a
14:10des alternatives
14:10mais elles sont loin
14:11de compenser.
14:12On parle du pipeline
14:13qui traverse l'Arabie saoudite,
14:14il a une capacité maximale
14:16de 5 millions de barils par jour.
14:18Ce qui peut être exporté
14:20par l'Irak,
14:20comme ça a été annoncé
14:21tout à l'heure,
14:22c'est 250 000 barils par jour.
14:23Donc,
14:23c'est minuscule
14:24à l'échelle de ce qu'on perd.
14:26Donc,
14:26clairement,
14:26on est face à un marché
14:27du pétrole
14:28sous extrême tension.
14:30Les 12 millions
14:31de barils par jour
14:32ou même 10 millions,
14:32prenons l'estimation
14:33la plus basse,
14:34c'est plus que le choc
14:35négatif de demandes
14:36pendant le Covid.
14:37Voilà,
14:37ça vous permet
14:38d'avoir des ordres
14:39de grandeur.
14:40Donc,
14:40clairement,
14:40on est sur quelque chose
14:41d'assez massif.
14:42Maintenant,
14:42sur l'impact macroéconomique,
14:44je partage l'argument
14:44de l'intensité énergétique.
14:46Clairement,
14:47elle a été divisée
14:47par deux,
14:48voire trois
14:48depuis les années 70.
14:49Donc,
14:50l'économie mondiale
14:51est moins sensible
14:52au prix de l'énergie.
14:53Par contre,
14:54ça ne veut pas dire
14:54que l'impact négatif
14:56sur la croissance
14:57ne va pas se matérialiser.
14:58Je pense,
14:59en tout cas chez EDR,
15:01on pense que l'impact macro
15:02sera dans tous les cas visible.
15:04Quel que soit,
15:05même si le conflit
15:06venait à être résolu ce soir,
15:08on aura des conséquences
15:09macroéconomiques
15:09avec un certain lag,
15:11comme on l'a vu
15:11post-guerre tarifaire
15:12l'année dernière.
15:14Mais clairement,
15:14l'accélération de la croissance
15:15sur laquelle on tablait
15:16en début d'année,
15:17on voyait les prémices
15:18d'un rebond industriel
15:19dans les ISM aux Etats-Unis.
15:21Tout ça,
15:22ça risque d'être
15:22un peu étouffé
15:24par ce choc
15:25de confiance négatif,
15:26par ce durcissement
15:27des conditions financières.
15:28Et donc,
15:28on risque d'avoir
15:29une croissance économique
15:30qui va être décevante
15:31au T1,
15:32probablement même au T2,
15:33parce qu'on sait
15:33que les chaînes d'approvisionnement
15:34mettent énormément de temps
15:36à se normaliser.
15:37Donc voilà,
15:38on a au moins deux trimestres
15:39Il y a une partie
15:39qui sera de la perte sèche
15:40ou est-ce qu'on peut encore,
15:42et le marché
15:43dans sa capacité
15:44à se projeter,
15:45j'imagine,
15:45regarde au-delà
15:46de quelques trimestres
15:47peut-être cette situation macro
15:48en se disant
15:48qu'il y aura peut-être
15:49une forme de rattrapage.
15:51L'idée de cette reprise cyclique,
15:53elle est peut-être
15:54à ce stade décalée dans le temps,
15:56un peu amoindrie peut-être également,
15:57mais elle reste encore valable.
15:59C'est une question.
16:00C'est tout à fait possible,
16:02mais il y aura de la perte sèche,
16:03ne serait-ce que
16:03pour l'argument
16:04que j'ai évoqué tout à l'heure,
16:05c'est-à-dire que les prix
16:06de l'énergie aujourd'hui
16:07sont structurellement
16:09plus élevés.
16:10On ne reviendra pas
16:11aux 60 dollars
16:11ou même 50 dollars
16:13qu'on prendrait
16:13à un moment
16:14sur les prix de l'énergie
16:16qui était un facteur
16:16désinflationniste
16:17très important,
16:18un facteur de soutien
16:19à la croissance
16:19et les arguments
16:20de Scott Besant
16:21pendant plusieurs mois
16:22et tout ça,
16:23on ne reviendra pas
16:25à la situation
16:26extantée.
16:27Donc clairement,
16:28ça sera net négatif
16:29pour l'économie mondiale.
16:31Par contre,
16:32effectivement,
16:32on peut imaginer
16:33de la récupération.
16:34Maintenant,
16:34tous ces arguments,
16:34c'est vraiment
16:35des arguments
16:36macroéconomiques.
16:36Le marché,
16:37lui,
16:37par contre,
16:38peut tout à fait
16:38regarder au travers
16:39et rebondir
16:40de manière
16:40assez spectaculaire
16:41une fois que la crise
16:42sera résolue.
16:44Post-guerre tarifaire
16:45l'année dernière,
16:46in fine,
16:47on a eu des droits
16:48de douane
16:48plus élevés
16:49que la situation
16:49d'avant.
16:50Le marché a regardé
16:51au travers.
16:51On a eu la reprise
16:52la plus rapide
16:53de l'histoire
16:54après un quasi-bair market.
16:56Exactement.
16:57Donc,
16:57on va distinguer
16:57la situation macroéconomique
16:58qui reste peut-être
16:59difficile
17:00de la situation
17:01sur les marchés
17:02qui là,
17:03sont assez
17:04forward-looking,
17:04donc peuvent rebondir
17:06dès qu'on a
17:07d'une meilleure visibilité.
17:07On verra
17:08combien de temps
17:08les marchés
17:08peuvent regarder
17:09à travers.
17:09Vous le notiez
17:10vous-même
17:10en début,
17:11effectivement,
17:11le marché
17:12action,
17:13en tout cas,
17:13pour l'instant,
17:13a assez peu
17:14baissé
17:15et encaisse
17:15plutôt bien
17:16le choc.
17:17à propos de regarder
17:18au travers,
17:19qu'est-ce qu'on attend
17:21des banques centrales ?
17:22Peut-être qu'il faut
17:23différencier certains cas.
17:25Commençons par la Fed
17:26puisque ce sera ce soir.
17:27Pas de décision attendue,
17:29enfin,
17:29un statu quo,
17:30bien sûr,
17:31je crois.
17:31On va regarder,
17:32j'imagine,
17:33le nombre de dissidents.
17:34On va regarder
17:34la mise à jour
17:35des projections économiques
17:36pour ce qu'elles vaudront.
17:38et puis surtout,
17:41la manière
17:42dont la Fed
17:43regarde ce choc
17:44et qu'est-ce qui va être
17:45important dans sa fonction
17:47de réaction,
17:47comme on dit.
17:48Oui,
17:48ce qui est sans doute
17:49le plus important,
17:49finalement,
17:50ce sera le discours
17:50de JPO,
17:51la manière dont,
17:51en effet,
17:52on analyse la situation
17:53d'un point de vue monétaire.
17:54Il n'y a évidemment
17:54rien à attendre actuellement.
17:56Il n'y a sans doute
17:57rien à attendre avant l'été.
17:58On est face à un choc d'offres,
17:59donc finalement,
18:00la banque centrale...
18:00Il n'y a même plus rien
18:01à attendre du tout,
18:02nous dit le marché.
18:02C'est-à-dire que les baisses
18:03de taux qu'on espérait,
18:04qu'on attendait,
18:05les deux, trois baisses
18:05de taux qu'on attendait
18:06cette année,
18:07à ce stade,
18:08au moment où on se parle,
18:09elles n'existent plus.
18:09C'est clairement remis
18:10en question,
18:11en tout cas de manière temporelle.
18:12Les marchés sont aussi
18:13assez rapides à réévaluer
18:14évidemment dans un autre sens
18:16ce qu'il en est.
18:17Maintenant,
18:17dans le contexte actuel,
18:18et on l'a bien décrit,
18:19je pense qu'on est ici
18:19face à un choc quand même
18:20si il fait qu'il est.
18:20Mais bon,
18:21ceci dit,
18:21face à un choc d'offres,
18:22pas un choc de demandes,
18:23ce qui était plutôt
18:24le contexte en 2022
18:25où on avait un peu
18:26le choc d'offres
18:26et le choc de demandes
18:27en même temps
18:28et où remonter les taux
18:29avait du sens.
18:30Ici,
18:30ça n'aurait absolument aucun sens,
18:31ça ne résoudrait pas
18:32le problème inflationniste,
18:33il n'y a pas de surchauffe.
18:34Au contraire,
18:35on aura une destruction économique
18:36qui va s'opérer
18:37et plutôt un ralentissement
18:39ou en tout cas
18:39un effet désinflationniste
18:40en tout cas du ralentissement économique.
18:42Donc,
18:42en ne faisant rien,
18:44finalement,
18:44je ne dis pas que ce problème
18:45va se solutionner tout seul,
18:46mais enfin,
18:48l'impact...
18:48La grande différence,
18:49vous dites,
18:49par rapport à 2022,
18:50c'est qu'on n'a pas
18:51ce choc positif
18:52sur la demande
18:53qui était alors
18:55nourrie par
18:56des dépenses budgétaires,
18:57des chèques,
18:59un marché du travail
19:00très tendu,
19:01des salaires qui augmentaient,
19:02enfin,
19:02ou la perspective
19:03de salaires qui augmente,
19:04tout ça,
19:04c'est beaucoup moins vrai
19:06aujourd'hui.
19:06Certainement,
19:07aux Etats-Unis,
19:07on avait plutôt
19:08un marché du travail
19:08qui était quand même
19:09en train de ralentir,
19:10on le voyait sur différents...
19:11Alors,
19:12vu d'Europe,
19:13ça reste toujours
19:13un marché du travail
19:14dont on rêve,
19:14évidemment,
19:15mais enfin,
19:16ou clairement,
19:16sur les créations d'emplois,
19:17sur le taux de chômage,
19:18sur les salaires,
19:19on avait un ralentissement
19:20qui était effectif,
19:22pas suffisant
19:23que pour s'empresser
19:24de baisser les taux,
19:25mais enfin,
19:26bon,
19:26cette trajectoire,
19:27elle va certainement
19:28continuer,
19:29d'autant plus
19:30avec le mouvement
19:30qu'on a actuellement,
19:31donc voilà.
19:32Par ailleurs,
19:33et je me voudrais quand même
19:34un petit peu rassurant
19:35aussi sur l'inflation,
19:36on avait,
19:37finalement,
19:38c'est un peu dommage
19:38d'avoir cette guerre
19:39en Iran,
19:40puisqu'on aurait pu parler
19:41de plein d'autres choses
19:41plus intéressantes,
19:43on en est tous bien conscients,
19:44mais on avait vu notamment,
19:45et c'était un désespoir
19:46notamment de Kevin Warsh
19:47aux Scott Bessen,
19:48c'était de voir
19:49notamment la productivité
19:51aux Etats-Unis augmenter
19:52et permettre de contenir
19:53un petit peu plus l'inflation,
19:54on le voit finalement,
19:55en tout cas dans les chiffres
19:56américains
19:56qui ont le mérite
19:57en tout cas d'exister
19:58à cet égard,
19:59qu'en tout cas,
20:00il y a des améliorations
20:01dans ce domaine
20:01et là,
20:02c'est plutôt de bonne augure
20:03pour le potentiel de croissance,
20:05pour l'inflation,
20:06donc voilà,
20:07on verra un petit peu
20:08dans ces différents
20:09chocs,
20:10chocs technologiques,
20:11chocs énergétiques
20:12qui l'emportent,
20:13mais aux Etats-Unis en tout cas,
20:14dans un pays autosuffisant
20:16qui peut en tout cas
20:17remettre des réserves stratégiques
20:19sur le marché
20:19et ainsi de suite,
20:20pour imaginer que le choc
20:21soit moins important.
20:22Alors,
20:23comme tout le monde,
20:24nous avions deux baisses de taux
20:26en tout cas anticipées
20:27chez ING pour la fête,
20:29on les a repoussées dans le temps,
20:31on les maintient pour l'instant
20:32puisqu'on ne sait pas évidemment
20:33combien de temps
20:34ce détroit d'Ormos sera baissé,
20:36mais en fait,
20:37ce qui est important,
20:37c'est de voir un petit peu
20:38la lecture de la Banque centrale,
20:40de voir l'impact sur l'économie
20:42qu'elle estime
20:43et là,
20:43c'est une question
20:44que j'ai aussi.
20:45On est tous face
20:46à beaucoup de questions,
20:47j'en suis sûr,
20:47ils en ont également beaucoup.
20:49Je pense que ce sera aussi
20:50important en Europe,
20:51on sait que l'Europe
20:51avait signalé le statu quo
20:53d'un point de vue
20:55taux directeur,
20:56mais n'oublions pas
20:56que l'Europe,
20:57dans un contexte de hausse
20:58des taux d'intérêt
20:59à long terme,
21:00la BCE continue
21:01de faire baisser
21:01la taille de son bilan.
21:03Et cette année,
21:04si je ne me trompe pas,
21:05c'est à peu près
21:06250 milliards d'euros
21:07de baisse de taille de bilan
21:09qui est anticipée
21:10pour cette année,
21:10dans un contexte
21:11où tout le monde
21:12se presse pour émettre
21:13pour financer des déficits,
21:14pour financer de nouveaux
21:15projets comme en Allemagne.
21:16Il y a une première ligne
21:17de défense pour la BCE
21:18à travers la gestion du bilan ?
21:20Oui,
21:20qui était préexistante.
21:21La Banque d'Angleterre,
21:22la Fed,
21:23ont ajusté déjà
21:23leur politique de bilan.
21:25Là,
21:25pour la BCE,
21:26il y a peut-être quand même
21:27au moins une première ligne
21:28de défense.
21:29Avant de se dire,
21:29on monte les taux ?
21:30Si il y a une augmentation
21:31à contrôler des taux longs
21:32et on voit quand même
21:33qu'il y a des tensions
21:34pour l'instant,
21:35il faudrait peut-être
21:36un petit peu réduire
21:37en tout cas la réduction
21:38de la taille du bilan.
21:39Je pense que ce serait
21:40en tout cas une manière
21:40d'adoucir en tout cas
21:42l'impact de la crise
21:42qu'on voit,
21:43plus que de bouger les taux
21:44qui n'auraient aucun effet
21:45sur ce qu'on traverse.
21:46Le sujet pour la BCE
21:47qui a complètement disparu
21:48du radar.
21:49Enfin,
21:50même aucune question,
21:51je crois,
21:51lors des dernières conférences
21:52de presse
21:53posées à Christine Lagarde
21:54sur la gestion du bilan
21:55encore une fois
21:55quand la Banque d'Angleterre
21:57ou la Fed
21:57elles se sont déjà ajustées
21:59de ce point de vue-là.
22:00Le marché est convaincu
22:01que la situation
22:03appellera une réponse
22:04ou des réponses
22:05de politique monétaire.
22:06On efface les baisses
22:07de taux anticipées
22:08côté américain
22:09et on se convainc
22:11ou le marché
22:12dans son ensemble
22:13est de plus en plus convaincu
22:14que oui,
22:15non seulement le prochain mouvement
22:16de la BCE
22:17sera une hausse de taux
22:17mais qu'il pourrait y en avoir
22:18peut-être plus qu'une
22:19cette année.
22:20Alors,
22:20la réaction du marché
22:21elle est assez rationnelle.
22:23Il reprend le playbook
22:23de 2022
22:24et donc
22:25essaie d'anticiper
22:26ce que la BCE pourrait faire
22:27et donc intègre
22:28deux hausses de taux.
22:29Ce que chez Edmond Roti
22:30on considère
22:31comme étant disproportionné
22:33encore une fois
22:33c'est un choc d'offres
22:34et la situation
22:35est très différente
22:36par rapport à celle
22:37de 2022
22:38pour plusieurs raisons.
22:39On a mentionné
22:39l'intensité énergétique
22:40et aussi le fait
22:41que les chaînes d'approvisionnement
22:42ne sont pas dans une situation
22:43aussi tendue
22:44qu'en 2022.
22:45On n'a pas une économie
22:46mondiale déséquilibrée
22:48vers un seul secteur
22:49qui était le secteur
22:50des biens
22:50au début du confinement
22:51et puis ensuite
22:52le secteur des services.
22:54On a l'excès de demandes
22:55c'est-à-dire l'épargne
22:56Covid qui n'existe pas aujourd'hui.
22:58Les marges de manœuvre
22:58des ménages européens
22:59sont beaucoup plus limitées.
23:02La réponse fiscale
23:03sera aussi une différence
23:04importante
23:05par rapport à 2022.
23:06En 2022
23:06les règles budgétaires européennes
23:08n'avaient pas encore
23:08été rétablies
23:09donc tous les pays
23:10avaient pu sortir le chéquier
23:11et protéger
23:12le consommateur européen.
23:13Aujourd'hui
23:13il y a des règles
23:14qui sont en place
23:15et qui ne permettent
23:16que 0,3%
23:17de déficit supplémentaire
23:19par rapport à ce qui a été
23:20promis à Bruxelles.
23:21Pour ceux qui veulent bien
23:21respecter les règles.
23:22Non mais j'entends
23:23il y a une moindre capacité
23:27que ce choc pétrolier
23:28se diffuse
23:29à l'ensemble de l'économie
23:30et devienne
23:31une vraie inflation endogène.
23:33En tout cas
23:34qu'il y ait moins
23:34d'effet de second tour.
23:36L'impact mécanique
23:36la première vague d'inflation
23:38on va la voir se matérialiser
23:40dans les prochains mois
23:40on va avoir une inflation
23:41qui remonte.
23:42Par contre
23:42on peut espérer
23:43qu'il n'y ait pas d'effet
23:43de second tour
23:44parce qu'aujourd'hui
23:45le marché du travail
23:46est aussi dans une situation
23:47beaucoup moins tendue
23:49et donc moins
23:50d'augmentation salariale
23:50à attendre.
23:51Ça veut dire aussi
23:52que les entreprises
23:52ont beaucoup moins
23:53de capacité à transmettre
23:54ces hausses de prix
23:55aux clients finales.
23:58On avait beaucoup parlé
23:58de la gridflation
24:00on avait beaucoup parlé
24:00de l'inflation par les marges
24:02les banques centrales
24:03s'étaient saisies du sujet
24:04Christine Lagarde
24:05communiquait beaucoup
24:06sur ce phénomène là
24:08où certains
24:09un peu passagers
24:10clandestiniens
24:10du phénomène inflationniste
24:12en avaient profité
24:12pour accroître
24:14leur marge
24:14à travers l'épisode
24:15de 2022.
24:19ça veut dire
24:19que cette fois
24:20les entreprises
24:20vont prendre
24:20sur leur marge.
24:21Tout à fait
24:22et surtout
24:22on part d'un point
24:23Je fais le lien
24:23avec la bourse
24:24est-ce que la bourse
24:25a anticipé ça ?
24:26Voilà
24:26c'est plutôt
24:27la capacité
24:28à augmenter
24:29les prix
24:29qui est plus limitée
24:30dès le point de départ.
24:32Si on décompose
24:33l'inflation
24:33entre profit
24:34des entreprises
24:35et le coût
24:36unitaire du travail
24:37la BCE
24:37montre ça très bien
24:39en 2022
24:39quand le choc énergétique
24:41a frappé
24:41les marges
24:42des entreprises européennes
24:43étaient déjà
24:43sur des niveaux
24:44historiquement élevés
24:45donc elles avaient
24:46les capacités
24:46de répercuter
24:47ces hausses de coût
24:48sur le consommateur.
24:49Aujourd'hui
24:49le point de départ
24:50c'est des marges
24:51qui sont plutôt
24:51sur des niveaux
24:52très faibles
24:53on espérait
24:54qu'il y ait
24:54un rebond
24:55de ces marges
24:56cette année
24:57avec la montée
24:58en puissance
25:00du plan fiscal
25:01européen
25:02ça ne sera
25:02malheureusement
25:03pas le cas
25:03à court terme
25:04et donc
25:05a priori
25:05la capacité
25:07des entreprises
25:07à passer
25:07ces hausses de prix
25:08sont extrêmement
25:10limitées
25:10et donc
25:11pour la réponse
25:11de la BCE
25:12encore une fois
25:13face à un choc
25:14d'offres
25:14il n'y a pas
25:15de réponse
25:15de taux directeur
25:17à apporter
25:17ce serait une erreur
25:18de politique monétaire
25:19à notre sens
25:21et donc
25:21il faut espérer
25:22une communication
25:23plus agile
25:24de la part
25:25de la BCE
25:26en disant
25:27que certes
25:28il y a des risques
25:29haussiers
25:29mais qu'on est prêt
25:30à regarder au travers
25:31et que tant qu'il n'y a pas
25:32d'effet de second tour
25:33tant qu'il n'y a pas
25:33de pression salariale
25:35qui pourrait laisser penser
25:37que l'inflation
25:37va rester longtemps
25:38plus élevée
25:39que la cible
25:40il n'y a pas de réponse
25:41à apporter particulièrement.
25:42On vit quand même
25:43un petit choc
25:44de taux réel
25:44à travers la hausse
25:45des taux longs
25:47notamment
25:47est-ce que
25:49quand on regarde
25:50les anticipations
25:51de marché
25:51vis-à-vis de l'inflation
25:53le 5 ans dans 5 ans
25:54par exemple
25:54est-ce qu'il y a déjà
25:56un risque
25:56de ce point de vue-là
25:57puisque c'est ça
25:58le guide finalement
25:59pour les banques centrales.
26:00mais le 5 ans dans 5 ans
26:01est en train de baisser
26:02ces derniers jours
26:02ce qui montre bien
26:04que le marché
26:04est assez rationnel
26:05et donc n'anticipe pas
26:07un choc inflationniste
26:09pas de désancrage
26:10exactement
26:10pas un choc inflationniste
26:12similaire à celui
26:12des années 70
26:13mais plutôt
26:14un choc de croissance
26:15négatif
26:16c'est-à-dire que le marché
26:16est déjà sur le coup
26:17après
26:18c'est-à-dire
26:18après l'inflation
26:19la croissance est abîmée
26:21exactement
26:21et surtout
26:22si les banques centrales
26:23réagissent
26:24avec des hausses
26:24de taux directeurs
26:25ça ce serait le pire
26:26des cocktails
26:26Le 5 ans dans 5 ans
26:27Mario Draghi
26:28nous mettait le nez dessus
26:29ça aidera
26:30j'imagine
26:31la baisser dans sa communication
26:32peut-être
26:32demain
26:33de voir un 5 ans dans 5 ans
26:35qui baisse
26:36même peut-être
26:36ces derniers jours
26:39si je reviens
26:39aux logiques de marché
26:41le playbook
26:42stagflation
26:42qu'on a ressorti
26:44visiblement
26:45vous le disiez
26:45Vincent
26:46à quoi nous amène-t-il
26:48quand il faut
26:49arbitrer
26:50des allocations d'actifs
26:52quels sont les arbitrages
26:53déjà
26:54auxquels vous avez pu
26:55procéder
26:56chez ING
26:56pour les clients
26:57que vous servez
26:57Vincent
26:58alors très clairement
26:59dans la gestion diversifiée
27:00il y a quelques leviers
27:01qu'on peut activer
27:02qui ont fonctionné
27:02en 2022
27:03et qui fonctionnent
27:04pour certains
27:04cette année
27:05voire certains nouveaux
27:06alors 2022
27:08on a vu que les obligations
27:09liées à l'inflation
27:10à court terme
27:11à long terme
27:12avaient permis
27:12d'encaisser le choc
27:13ça c'est une idée
27:15et faire très attention
27:16à celle à long terme
27:16parce que celle-là
27:17avait eu les performances
27:18les plus négatives
27:19qu'on ait pu observer
27:19sur cette année-là
27:20les actifs réels
27:21l'infrastructure
27:22avait bien fonctionné
27:23à l'époque
27:24l'infrastructure listée
27:25fonctionne très bien
27:26maintenant
27:26je souligne vraiment
27:27l'immobilier
27:28n'avait pas fonctionné
27:30en 2022
27:30parce que finalement
27:31les taux partaient
27:32de beaucoup plus bas
27:32et le mouvement de taux
27:33avait été très folle
27:34l'immobilier listé
27:35tient pour l'instant
27:36au niveau de la remontée
27:38la remontée des taux
27:39par exemple
27:40le coût de l'énergie
27:42tout simplement
27:43qui est nécessaire
27:44dans des projets
27:44d'infrastructure
27:45ou immobilier
27:46dans la balance
27:46la protection
27:47de l'inflation
27:48semble en tout cas
27:49peser plus lourd
27:50pour l'instant
27:50que l'inquiétude
27:51sur les taux
27:51en tout cas
27:52dans les performances
27:52jusqu'à la clôture d'hier
27:54c'est quelque chose
27:54qui fonctionne
27:55on a parlé
27:56d'intensité énergétique
27:58ici
27:58ce qu'on avait vu
27:59en 2022
27:59qu'on revoit maintenant
28:00et d'ailleurs
28:00qui est né
28:01dans les années 70
28:02ce sont les années
28:02sorry
28:03les années 70
28:04je vous l'ai dit
28:06ce sont les énergies
28:07renouvelables
28:07n'oublions pas
28:08que les années 70
28:09c'est le début
28:10du nucléaire civil
28:11c'est le début
28:12des énergies renouvelables
28:13c'est la mise en place
28:14de l'agence internationale
28:15de l'énergie
28:16donc si aujourd'hui
28:17on a des énergies renouvelables
28:18c'est encore
28:20la conséquence
28:20de ces crises alors
28:21mais elles fonctionnent
28:22très bien à l'heure actuelle
28:23il y avait déjà
28:24finalement un besoin énergétique
28:25qui était très présent
28:26ne fût-ce que parce qu'on avait
28:27cette émergence
28:28des data centers
28:29un petit peu partout
28:30donc la thématique énergie
28:31et énergie renouvelable
28:32était certainement
28:33quelque chose
28:33qui fonctionnait
28:34et puis on a parlé
28:34de marge fort justement
28:36les entreprises
28:37qui aujourd'hui
28:37dans un contexte
28:38où potentiellement
28:39les prix augmentent
28:40la croissance baisse
28:41qui peuvent fixer
28:42leur prix
28:43c'est important
28:44et c'est pas toujours
28:45celle qu'on croit
28:46on aurait au fait
28:47d'aller évidemment
28:48sur les pharmaceutiques
28:49sur que sais-je
28:50aujourd'hui
28:50et on le voit
28:51c'est peut-être aussi
28:51parce qu'elles avaient été
28:52massacrées au mois de février
28:54mais que le secteur
28:54des logiciels
28:56résiste relativement bien
28:57et finalement
28:58c'est tout à fait logique
29:00puisque finalement
29:01on est face à un oligopole
29:02dans tout ce qui est
29:02au système d'exploitation
29:03et ainsi de suite
29:04donc si demain
29:05on perd notre job
29:06ou notre pouvoir d'achat
29:07est affecté
29:07on va pas annuler
29:10notre système d'exploitation
29:11même chose pour nos clubs
29:12donc ça permet au marché
29:13de réviser quand même
29:15la thèse qui était assez violente
29:18et définitive sur les logiciels
29:19puisqu'on parlait
29:20de la Smageddon
29:21que c'est un secteur
29:21qui a baissé de 30-40%
29:22quand même en quelques mois
29:25là à travers cette crise
29:26finalement le marché
29:27révise un peu son jugement
29:29le jugement qui était porté
29:31sur ce secteur là
29:32il y a encore à peine
29:33quelques semaines
29:33alors il n'y a pas
29:34de jugement définitif
29:35sur l'impact de l'IA
29:36sur ce secteur
29:36mais enfin
29:37il y a un problème
29:37beaucoup plus urgent
29:38qui est ce choc
29:39stagflationniste
29:39et l'impact de l'IA
29:41est revu pour plus tard
29:42ce qu'on voit en tout cas
29:43c'est que 70%
29:44des revenus
29:45des entreprises technologiques
29:46sont récurrents
29:47licence et abonnement
29:48et des entreprises
29:50comme Microsoft
29:51qui sont remarquablement arrivées
29:53s'il y a bien un secteur
29:54qui est meilleur marché
29:55aujourd'hui
29:56c'est le secteur de la tech
29:57on le paye 20,6 fois
29:59les bénéfices attendus
30:00au niveau mondial
30:01c'est autant
30:01que les consumer staples
30:03alors que c'est le seul secteur
30:04où on a revu
30:05les attentes de croissance
30:06bénéficiaire largement à la hausse
30:08on était à 45%
30:11cette année
30:11donc on a quand même
30:12un alignement des astres
30:13pour ce secteur
30:14et fondamentalement
30:15on le sent bien
30:16c'est un secteur
30:17qui a cette capacité
30:18de fixation des prix
30:18et qui est relativement
30:20insensible
30:21aux aléas conjoncturelles
30:22assez peu dépendant
30:23du pétrole
30:23pour dire les choses
30:24et avec une intensité énergétique
30:26qui malgré son utilisation
30:27d'énergie
30:28pour les data centers
30:29donc il y a quand même
30:30des choses à faire
30:30il y a quand même
30:31des choses à faire
30:32voilà en tout cas
30:32une idée
30:33qui dans le contexte actuel
30:34fonctionne
30:35et me semble
30:35avoir toutes les raisons
30:36de continuer à fonctionner
30:37les semaines et les mois à venir
30:38très clair
30:38quelles sont les décisions
30:39que vous avez pu prendre
30:40chez le monde
30:40Rothschild Asset Management
30:41dans la séquence
30:42de ce conflit
30:43j'entends Nabil
30:44alors vraiment
30:45à court terme
30:46on a eu la chance
30:47d'anticiper un petit peu
30:48le conflit
30:49donc dans les jours
30:50qui ont précédé
30:50l'attaque américaine
30:51on a pu rajouter
30:52des positions
30:52des protections
30:55optionnelles
30:56en option
30:57sur les marchés d'action
30:58c'est des CDS crédit
30:59et pour l'instant
31:00on a pris la décision
31:01de les maintenir
31:02comme je le disais
31:03en introduction
31:03on pense qu'on est encore
31:04dans une phase d'escalade
31:05il faudra probablement
31:06que ça se détériore
31:08avant que la situation
31:09ne puisse s'améliorer
31:10dans un second temps
31:10mais on ne vend pas
31:11on se protège
31:12exactement
31:13c'est ça
31:13on est plutôt dans cette logique-là
31:15on pense que pour l'instant
31:16certes il y aura
31:17un impact macroéconomique
31:18mais qui n'est pas encore
31:19très grave à ce stade
31:21il ne faut pas non plus
31:22encore une fois
31:23que la crise dure
31:24trop longtemps
31:24mais pour l'instant
31:25on pense que les fondamentaux
31:26peuvent revenir
31:28à des niveaux
31:30sous-acceptables
31:31et donc
31:32qu'on est prêt
31:32à rester investi
31:33sur les marchés d'action
31:34au-delà de la crise actuelle
31:36et on préfère maintenir
31:37les protections
31:38et on a aussi
31:39en termes d'arbitrage sectoriel
31:41on avait aussi
31:42ajouté une position
31:42sur le secteur de l'énergie européen
31:44pour éventuellement
31:46anticiper une hausse
31:48des prix de l'énergie
31:49on n'imaginait pas
31:50que ce serait dans cette ampleur
31:50mais force est de constater
31:52qu'aujourd'hui
31:53le secteur de l'énergie européen
31:55surperforme très largement
31:56le reste de la cote
31:57et pour l'instant
31:58on pense que ça sera
31:59plutôt une position
32:00qui restera dans les portefeuilles
32:02pour les raisons
32:03que je mentionnais tout à l'heure
32:04de la courbe
32:04qui est en train
32:05de se translater vers le haut
32:06ce ne sont pas
32:06les prix spot
32:08qui augmentent
32:09parce qu'à ce moment-là
32:10la correction pourrait être
32:11très violente
32:12le fait que le reste
32:13de la courbe
32:13accompagne le mouvement
32:14ça laisse penser
32:15que les producteurs
32:16vont pouvoir rester
32:17sur des niveaux
32:18très rentables
32:19pendant assez longtemps
32:20et d'ailleurs
32:20ce n'est pas étonnant
32:21sur les derniers jours
32:22on entend beaucoup parler
32:23de producteurs
32:24qui arrivent massivement
32:25sur le marché
32:25pour se hedger
32:26à ces niveaux
32:27qui sont très attractifs
32:29pour eux
32:29à propos de hedges
32:30les hedges traditionnels
32:32que sont les marchés
32:33de taux souverains
32:35l'or également
32:36visiblement
32:37ce ne sont pas des hedges
32:38dans lesquels
32:39les gens se réfugient
32:40tout à fait
32:41alors sur la duration
32:42on avait déjà décidé
32:44d'être très très
32:46court
32:47en termes de
32:47c'est intéressant
32:48crise après crise
32:49la perte de statut refus
32:51se confirme quoi
32:52ça pourrait changer
32:53dans les semaines à venir
32:54pour les raisons
32:55que j'évoquais tout à l'heure
32:56c'est à dire
32:56qu'à un certain moment
32:57la conviction du marché
32:59ça sera
32:59qu'il ne s'agit pas
33:00d'un choc inflationniste
33:01mais d'un choc récessif
33:03et donc à ce moment-là
33:05les taux souverains
33:06pourraient retrouver
33:06leur valeur
33:07mais tactiquement
33:08vous dites
33:08c'est pas encore
33:09on n'est pas encore
33:10sur ce point d'inflexion
33:11comme on le disait tout à l'heure
33:12les marchés n'anticipent pas
33:13encore une crise très grave
33:15si on commence
33:16à intégrer
33:17quelque chose de très grave
33:18à ce moment-là
33:19peut-être que les taux longs
33:20pourraient redevenir attractifs
33:22mais plutôt les taux longs
33:23parce qu'on verrait
33:24plutôt à ce moment-là
33:25une dépentification
33:26de la courbe
33:27et sur l'or par contre
33:28alors on a été
33:30très investi
33:31depuis l'année dernière
33:34force est de constater
33:34que ça ne protège pas
33:35effectivement
33:36je pense que
33:37comme vous le disiez tout à l'heure
33:38la corrélation
33:38de tous les actifs
33:39est allée vers 1
33:41ces derniers jours
33:42et donc il n'y a que
33:43très peu d'actifs refuge
33:44si ce n'est le dollar
33:45sur lequel on reste
33:46très investi
33:47mais par contre
33:48l'or clairement
33:48ne protège pas
33:49là encore
33:50dans une logique
33:51de dégradation
33:52à court terme
33:53peut-être que
33:54dans un mouvement
33:55d'aversion
33:56pour le risque
33:57très important
33:57peut-être qu'à ce moment-là
33:58l'or pourrait
33:59dans un réflexe
34:01redevenir attractif
34:02pour les investisseurs
34:03ça reste quand même
34:04un thème d'investissement
34:05de long terme
34:05l'or ou pas
34:06aujourd'hui ?
34:07oui alors nous
34:07malgré
34:08le trou d'air
34:09que connaît l'or
34:09actuellement
34:10depuis le début de l'année
34:11ça reste évidemment
34:11largement en territoire positif
34:12ça montait tellement vite
34:13et tellement fort
34:14que si ça reste un thème
34:15d'investissement
34:16c'est peut-être bien
34:17pour certains
34:18qui n'étaient pas suffisamment
34:18je pense que la raison fondamentale
34:20qui a fait monter les cours
34:21de l'or ces dernières années
34:22reste bien présente
34:23et d'autant plus présente
34:24après ce qu'on assiste
34:27en Iran
34:27c'est qu'évidemment
34:28les Etats-Unis
34:29avaient déjà instrumentalisé
34:30le dollar ces dernières années
34:31contre des pays comme l'Iran
34:32on voit qu'ils vont
34:33à l'étape suivante
34:34mais on sent bien évidemment
34:35pour des pays comme la Chine
34:36qui ont parfois
34:37des velléités
34:37de se rapprocher
34:38de leurs amis taïwanais
34:39qu'avoir des dollars
34:40c'est dangereux
34:40on sait qu'avoir des euros
34:42c'est dangereux aussi
34:42depuis l'invasion de l'Ukraine
34:44donc pour tous ces pays émergents
34:45il faut trouver une alternative
34:46or la Chine a encore signé
34:48un excédent commercial
34:49tout à fait
34:51spectaculaire
34:52en ce début d'année
34:52donc elle reçoit
34:53a fortiori énormément de devises
34:55qu'elle doit bien recyclée
34:55dans quelque chose
34:56jusqu'à présent
34:57tant qu'il n'y a pas de concurrent
34:58alors ce sera évidemment cela
35:01ou alors laisser le renminbi
35:03évoluer au gré des forces du marché
35:04mais ça c'est quelque chose
35:05auquel ils se sont refusés jusqu'ici
35:07Merci beaucoup messieurs
35:08merci d'avoir été les invités
35:09de Planète Marché
35:10ce soir Vincent Juvins
35:11stratégiste chez ING
35:13et Nabil Milali
35:14gérant et stratégiste
35:15multi-assets
35:16chez Edmond Rothschild
35:17Asset Management
35:17Merci d'avoir regardé cette vidéo !