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  • il y a 20 minutes
Mardi 21 avril 2026, retrouvez Khouader Idriss (CEO, Meteoria), Jean-Marc de Fety (Président, Concorde AI), Loïc Bachelart (Directeur de l'entité expérience et satisfaction clients, Microsoft) et Sophie de Kermenguy (Avocate et membre, Cercle de la donnée) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech.
00:10On est parti pour une demi-heure ensemble avec deux grands rendez-vous.
00:13D'abord les interviews de l'IA et puis un rendez-vous sur le droit numérique.
00:17On va regarder ce qu'il faut savoir sur le règlement européen, sur l'intelligence artificielle.
00:21Vous allez voir, on est tous concernés.
00:23Mais d'abord, les interviews de l'IA.
00:30On commence cette édition avec les interviews de l'IA et ses acteurs qui font l'actu dans le domaine
00:35de l'intelligence artificielle.
00:36Aujourd'hui, autour de la table, j'ai le grand plaisir de recevoir Idriss Kouadère.
00:40Bonjour Idriss.
00:41Bonjour.
00:41Vous êtes le CEO de Météoria.
00:43Donc, je précise que vous êtes expert en GEO, c'est-à-dire Generative Engine Optimization.
00:50Autrement dit, c'est le SEO, le référencement, mais à l'ère de l'intelligence artificielle.
00:54J'espère que vous avez donné des astuces à tout le monde pour savoir comment on peut continuer à remonter
00:58dans les résultats,
00:59y compris des LLM.
01:01Avec nous, également, Jean-Marc De Fétis.
01:03Bonjour Jean-Marc.
01:04Bonjour Dastienne.
01:04Vous êtes le président de Concorde AI.
01:07Alors, vous avez conçu un scénario avec un avatar d'un client, d'une banque,
01:12qui va comme ça challenger le conseiller bancaire.
01:15Vous allez nous expliquer à quoi ça sert et comment on s'exerce finalement à répondre à des questions qui
01:19sont peut-être de plus en plus compliquées.
01:21Tout à fait.
01:22Mais on commence avec vous, Loïc Bachelard.
01:25Bonjour.
01:26Bonjour.
01:26Vous êtes le directeur de l'entité Expérience et Satisfaction Client chez Microsoft.
01:30Vous avez publié, Microsoft a publié, une étude sur l'usage de l'IA en entreprise.
01:35Et donc, ça m'intéressait de savoir un petit peu où on en est de cette adoption de l'intelligence
01:39artificielle,
01:39et en particulier dans les entreprises françaises.
01:42Bonjour, merci de me recevoir.
01:46Donc, aujourd'hui sur l'adoption, effectivement, on a fait une enquête avec YouGov en janvier,
01:52et on s'est attaché à regarder plus précisément pour les cadres.
01:55Donc, l'échantillon couvre 300 cadres dirigeants, membres de Comex, membres de Codire,
02:00et 300 cadres non dirigeants, donc des managers, des travailleurs de l'information, comme on les appelle,
02:07et pour mieux comprendre, mieux cerner, en fait, leurs usages.
02:11Ce que révèle cette enquête, c'est un certain nombre de choses.
02:15La première chose, c'est qu'on est bien placé, la France est bien placée dans cette ère de l
02:21'IA,
02:22et dans l'adoption spécifiquement, puisque c'est une technologie qui est très prometteuse.
02:26La question, c'est comment on l'utilise, comment est-ce qu'on la met en œuvre ?
02:29Est-ce qu'on utilise l'IA vraiment à titre professionnel ?
02:32Alors, justement, il y a pas mal de questions là-dessus, je vais y revenir.
02:36Déjà, ce qui est très intéressant, c'est que si on prend les quatre dirigeants,
02:4080% d'entre eux utilisent ces outils d'intelligence artificielle au moins une fois par semaine.
02:46Et donc, ça, c'est un usage qui est très élevé, qui est d'ailleurs plus élevé que celui des
02:49cadres non dirigeants.
02:51Et donc, ça, c'est très prometteur, c'est un atout pour la France, pour nos entreprises, pour nos organisations.
02:57La deuxième chose, c'est que cette transformation IA, c'est une transformation, c'est un projet d'entreprise.
03:03Donc, il doit être lancé, mené, initié par les dirigeants.
03:08Et donc, ce que révèle aussi cette enquête, c'est que 60% d'entre eux ont intégré l'IA
03:14dans leurs objectifs stratégiques.
03:15Et donc, ça aussi, c'est un atout dans la transformation à venir.
03:19J'attends le mais.
03:21Alors, il n'y a pas vraiment de mais.
03:23Je vais donner quand même un troisième atout avant d'aller sur les choses et sur la façon dont ça
03:27se déploie.
03:27Soyons positifs.
03:28Soyons positifs.
03:29C'est que le dernier point dans les atouts pour la France, c'est que quand on regarde la diffusion
03:33de l'IA, cette fois-ci globalement, pas uniquement les cadres,
03:36on a fait une enquête sur le deuxième semestre 2025,
03:40qui révèle que la France est cinquième mondiale en termes d'adoption de l'IA,
03:46avec 44% de la population en âge de travailler, qui a utilisé ces outils, qui les a déjà utilisés
03:52au moins une fois.
03:53Donc, tout ça nous donne un cadre où, en fait, on a ce terreau fertile pour pouvoir ensuite aller faire
03:57de la transformation.
03:59Aujourd'hui, l'IA, ce n'est plus une promesse.
04:01C'est vraiment entrer dans le quotidien des organisations.
04:03C'est ce que révèle un petit peu cette enquête.
04:05Là où on doit être vigilant sur la suite, c'est quand même, on a 71% des cadres qui
04:12n'ont pas été formés par leur entreprise sur ces outils d'intelligence artificielle.
04:17C'est parce qu'en fait, vous dites, il y a un taux d'adoption, mais ce n'est pas
04:20encore forcément lié à une transformation dans l'entreprise, c'est ça ?
04:24Exactement.
04:24C'est ce qu'on voit, ce qui est très clair dans cette enquête, dans les autres enquêtes.
04:28L'usage aujourd'hui est là.
04:30C'est-à-dire que les gens savent utiliser cet outil, ils sont conscients de ce que ça peut apporter.
04:33La question, c'est comment on en fait de la valeur dans les entreprises ?
04:37Donc, l'adoption est là.
04:40L'enjeu, c'est d'en faire une valeur pour les métiers, une valeur pour l'organisation qui soit tangible.
04:46Et donc là, la première étape, c'est l'acculturation.
04:50Ça, aujourd'hui, on y est, puisque les gens l'utilisent.
04:52Et ensuite, on a besoin d'aller sur les vraies problématiques métiers.
04:56C'est-à-dire que l'utiliser en se disant, tiens, ça c'est waouh, je vais pouvoir faire telle
05:00ou telle chose avec, je vais montrer à mes collègues, je vais faire une démo.
05:03On aime bien montrer quand même qu'on sait mieux faire que les autres.
05:06Ça, ce n'est pas ce qui apporte forcément le plus de valeur à l'entreprise.
05:11Et donc, pour y arriver, il y a un vrai besoin de formation.
05:15Il y a un besoin de partir des vrais enjeux de l'entreprise, les objectifs stratégiques,
05:21des indicateurs métiers qu'on veut améliorer, des processus d'entreprise qu'on veut optimiser,
05:26de partir d'une vraie problématique et d'utiliser, comme on l'a toujours fait avec la tech,
05:30d'utiliser la tech pour solutionner ce problème.
05:33Et aujourd'hui, l'IA est un outil fantastique.
05:35D'ailleurs, je pense que vous en parlerez aussi, Idriss et Jean-Marc.
05:39Ah ben aussi, vous en avez été convaincus, je pense.
05:40Exactement.
05:41Donc, c'est un outil fantastique.
05:42Il faut l'appliquer à des vraies problématiques et ne pas le voir, ne pas faire de l'IA pour
05:46faire de l'IA.
05:47Vous avez le même sentiment sur l'adoption de l'IA en entreprise,
05:50mais pas forcément à titre professionnel pour une transformation des métiers.
05:54C'est aussi ce que vous percevez, Idriss ?
05:56Nous, en tout cas, en startup, on l'utilise beaucoup.
05:58Oui.
05:59Pour n'importe quel type de thématique, pour créer des contenus marketing, pour résoudre des problèmes.
06:04Ça nous fait vraiment gagner beaucoup de temps.
06:06Donc, pas juste pour faire rigoler les voisins ?
06:09Non.
06:09On l'utilise aussi beaucoup pour coder, pour développer.
06:11Maintenant, avec l'IA et un seul développeur, on peut faire le travail de 10 développeurs il y a 5
06:16ans.
06:17Un bon développeur, quand même, parce qu'il faut quand même vérifier tout ce qu'il y a derrière.
06:20Un bon développeur, c'est ça.
06:23Aussi, nous utilisons l'IA, puisque les outils de développement permettent effectivement d'aller beaucoup plus vite,
06:28de façon beaucoup plus consistante que dans le passé.
06:30Tout à fait.
06:31Bon, mais là, c'est vrai qu'on est peut-être un peu biaisé.
06:33On est avec vraiment des experts de l'IA, donc en plein dans ces sujets de transformation.
06:37Mais comment est-ce que vous expliquez que, justement, on constate cette adoption,
06:42et donc, il n'y a pas de crainte à embrasser l'intelligence artificielle, visiblement ?
06:48Mais pourtant, ce n'est pas accompagné, ce n'est pas suivi d'une vraie transformation métier.
06:52Pourquoi ?
06:53Alors, ce qu'on voit très concrètement sur le terrain, puisqu'en fait, le rôle de mon entité chez Microsoft
06:59France,
07:00c'est d'emmener nos clients sur cette trajectoire de succès, et donc de le faire aujourd'hui avec l
07:05'IA.
07:05Ce qu'on voit concrètement dans les démarches d'accompagnement, c'est que c'est un projet d'entreprise,
07:11ça doit venir avec une mission claire de dire, mon organisation va se transformer avec l'IA,
07:17et les dirigeants impulsent cette démarche. Et à partir de là, on peut l'appliquer à ces vraies problématiques.
07:23On voit trois étapes.
07:24Oui, mais vous nous dites, les dirigeants, ils sont OK, ils sont prêts à mettre l'IA dans leur stratégie
07:28?
07:28Et donc, c'est justement dans les étapes dans lesquelles on fait le déploiement,
07:31où on passe de l'IA comme assistant, c'est ce que vivent la plupart des gens et des entreprises
07:36aujourd'hui,
07:37à l'humain qui pilote des agences spécialisées, et qui vont avoir une capacité à réaliser certaines tâches,
07:43et qui intègrent quelque part l'équipe et le groupe de collaboration,
07:46et à une troisième étape, qui est ce qu'on appelle, nous, les entreprises pionnières,
07:51et c'est ce qu'on vit dans le monde du développement aujourd'hui,
07:54c'est-à-dire qu'on est capable de déléguer des tâches complexes à des agents,
07:58qui vont orchestrer un certain nombre de tâches.
08:00Pour arriver à cette étape-là, la formation, donner les bons outils, est essentielle.
08:05Donc, le dispositif d'accompagnement est clé.
08:08Donc, tout repose sur l'adoption.
08:11Et c'est quoi le frein ? Enfin, le frein, je ne sais pas, peut-être le défi à relever,
08:13c'est que, comme ça semble facile à utiliser, on ne met pas forcément en place la formation ?
08:19Je pense qu'on vit, en fait, depuis...
08:24Bon, ça fait 25 ans que je suis dans la tech, et que je suis dans les projets autour de
08:28la tech.
08:28Il y a une difficulté à intégrer qu'on n'achète pas uniquement une technologie,
08:32et on a le résultat.
08:33On achète une technologie, on met en place un dispositif de déploiement et d'adoption,
08:37et là, on a le résultat.
08:38Et on est toujours un petit peu dans cette difficulté.
08:40Donc, il y a l'acquisition des outils, on oublie souvent cette partie dispositif d'adoption,
08:45qui intègre de la formation, mais qui intègre aussi des dispositifs d'idéation,
08:49de brainstorming, de mise en œuvre derrière, pour arriver à ce résultat,
08:52et pour arriver à identifier les problèmes et arriver à des vraies solutions.
08:56Et puis, même d'accompagnement, une fois que c'est mis en place dans les métiers,
08:59comme je disais, pour le code, il faut quand même avoir des bons codeurs
09:01pour confier aux IA la programmation.
09:05Donc, c'est tout un processus, en fait, à mettre en place.
09:09C'est un processus à mettre en place.
09:10Ce n'est pas des usines à gaz.
09:12Ça reste des choses qui sont très simples,
09:13mais c'est simplement bien avoir ces deux éléments en tête,
09:16la technologie, le dispositif d'adoption.
09:18Alors, Idriss Kouader, je rappelle que vous êtes le CEO de Météoria,
09:22donc un outil français de GEO,
09:24donc Generative Engine Optimization,
09:26qui permet aux marques d'optimiser, finalement, leur visibilité
09:31dans les réponses des grands modèles de langage,
09:34enfin des chatbots, surtout,
09:35qui, eux, font appel aux grands modèles de langage.
09:39Expliquez-nous quels sont les véritables enjeux,
09:41qu'est-ce que ça change par rapport aux SEO,
09:44donc aux référencements qu'on savait désormais plutôt bien valorisés
09:48dans les moteurs de recherche.
09:49C'est ça.
09:50Déjà, si on monte un peu plus haut niveau, en fait,
09:51ce qu'il faut se dire, c'est que pendant à peu près deux décennies,
09:54on a été habitués à des moteurs de recherche comme Google,
09:56où l'idée, c'est que quand on a une problématique,
09:58on va taper un mot-clé dans ces moteurs-là.
10:01Google va nous renvoyer une liste de sites web
10:03qui peuvent résoudre ces problématiques-là.
10:05Nous, on va aller visiter chacun des sites web
10:08jusqu'à temps de trouver notre réponse.
10:09Et là, il y a un switch qui est en train de...
10:11Quand vous racontez ça, j'ai l'impression d'avoir pris dix ans.
10:14Non, mais ça semble vieux, déjà, aujourd'hui.
10:16Oui, oui.
10:17Les choses évoluent tellement vite,
10:19mais bon, en tout cas, on a été habitués à ça.
10:21Moi, qui ne suis pas très vieux quand j'étais jeune,
10:25donc c'est comme ça que ça se passait.
10:27Et en fait, il y a une transformation qui est en train de se faire,
10:31à la fois parce qu'il y a des acteurs,
10:33des nouveaux acteurs comme ChatGPT, Perplexity, Mistral,
10:37qui sont apparus et qui facilitent la recherche d'informations,
10:40où l'idée, c'est que maintenant, c'est des IA
10:42qui vont faire un peu cette étude de marché pour nous
10:45et directement nous donner une réponse.
10:47Et les mots-clés, ils sont quand même utiles ?
10:50Ils vont être utiles.
10:51Ils vont être utiles parce qu'en fait,
10:52ce qui va se passer, c'est que quand vous posez une question
10:55à ChatGPT, une question qui est commerciale, par exemple,
10:58il ne va pas avoir une base de données
11:02dans laquelle il peut puiser en direct.
11:03Il n'a pas d'index.
11:04Il n'a pas fait ce travail d'indexation comme Google.
11:06Donc, il est obligé d'aller chercher des informations sur le web.
11:09Et donc, c'est ça qui est un peu paradoxal.
11:10En fait, ChatGPT, quand vous lui posez une question,
11:12il va faire des recherches sur Google
11:13pour trouver la réponse.
11:14Donc, en fait, il va décomposer la question
11:16que l'interlocuteur, du coup, va lui...
11:18Enfin, l'internaute va lui poser,
11:19qu'on appelle le prompt.
11:21Il décompose ça en query fanout.
11:23Donc, c'est des mots-clés qu'il va taper dans Google.
11:25Il va récupérer une vingtaine de pages
11:28qui sont référencées sur Google sur ces mots-clés.
11:30Il va lire le contenu de ces pages.
11:31Et en fonction du contenu de ces pages,
11:33il va générer la réponse.
11:34Et c'est comme ça, en fait, qu'on fait
11:36pour faire en sorte que les marques apparaissent
11:39dans les réponses des IA génératives.
11:40C'est leur expliquer où les LLM vont chercher
11:43les informations sur le web
11:44pour qu'ensuite, ces marques puissent apparaître
11:46dans ces sources-là pour influencer les réponses.
11:48Mais est-ce que ça change quelque chose, finalement ?
11:49Parce que c'est juste le chatbot
11:51qui va faire le travail à ma place,
11:53mais il va récupérer les mêmes mots-clés.
11:55Enfin, les mêmes sites vont monter
11:57avec les mêmes mots-clés, j'imagine ?
11:59Non, pas forcément.
12:00Qu'est-ce qui change ?
12:00Ce qui change, c'est que, par exemple,
12:02si vous demandez à ChatGPT,
12:04je ne sais pas, j'ai envie d'acheter
12:05une raquette de tennis,
12:06les mots-clés qu'il va taper dans Google,
12:08ça ne va pas être forcément les mots-clés
12:09qu'un humain aurait tapés.
12:11Ça ne va pas être « raquette de tennis ».
12:13Peut-être qu'il va taper « raquette de tennis à vie ».
12:16Il a un algorithme qui lui permet
12:19de générer ces mots-clés,
12:20mais pas de la même manière
12:21qu'un humain les générerait.
12:22Donc, ce ne sont pas les mêmes recherches.
12:24Et ensuite, une grande différence,
12:25c'est qu'une fois qu'il aura tapé ces mots-clés,
12:27il va récupérer peut-être, je ne sais pas moi,
12:29une cinquantaine de sources.
12:31Et parmi ces sources-là,
12:33il va devoir décider lesquelles il va visiter.
12:36Et là, il y a encore un algorithme
12:37de choix qui n'est pas celui
12:39qu'un humain ferait lui-même
12:41s'il faisait un benchmark sur Google.
12:43Et donc, le but de Metaria,
12:45c'est de décortiquer cette analyse
12:46pour montrer aux marques
12:49comment ChatGPT fait pour choisir ses sources,
12:51quels sont les mots-clés qu'il va taper
12:52pour ensuite optimiser.
12:54Mais Idriss, comment pouvez-vous le savoir ?
12:56On le sait parce que c'est des données...
12:59Parce que c'était déjà quand même le SEO.
13:02C'était déjà une science en mouvement,
13:04en changement perpétuel.
13:05J'imagine que c'est encore plus complexe
13:07avec les chatbots, non ?
13:08C'est des données, en fait, qui sont publiques.
13:10Si vous faites le test, ce soir, par exemple,
13:12vous allez sur ChatGPT,
13:13vous lui posez une question,
13:14vous allez voir qu'il va écrire
13:15« Recherche sur le web »
13:16parce qu'il va rechercher des informations.
13:17Et vous allez voir un peu le mot-clé
13:19qu'il va rechercher.
13:20Il apparaît très rapidement.
13:21Donc, nous, on est capables de le récupérer.
13:23D'accord.
13:23Et ensuite, si vous allez consulter la réponse de l'IA,
13:27en bas de la réponse, il y a écrit « Sources ».
13:29C'est les sources, en fait,
13:30qui lui ont permis de générer la réponse.
13:32Si vous cliquez dessus,
13:33vous allez voir la vingtaine de sources.
13:35Et donc, vu que vous le voyez,
13:36nous, on est aussi capables de le récupérer.
13:37Et chaque chatbot n'apporte pas la même réponse
13:40à la question.
13:41Contrairement, justement, au moteur de recherche
13:42où là, quand je fais ma requête...
13:44Enfin, cela dit, c'est de personnaliser aussi,
13:45en fonction de mes surfs.
13:48C'est ça.
13:48On a fait des études
13:49où on s'est amusé, en fait,
13:51à envoyer, par exemple,
13:51le même prompt à ChatGPT et à Perplexity.
13:54Et on a remarqué
13:55qu'il n'y a que 6% des sources
13:56qui sont communes entre...
13:58C'est très peu.
13:59C'est ça.
13:59C'est très peu.
14:01Donc, ça explique aussi
14:02pourquoi les réponses ne sont pas les mêmes.
14:03Parce qu'en fait,
14:03les logiques de recherche sur le web
14:06de ces deux LLM ne sont pas les mêmes.
14:08Est-ce que ça met les marques
14:09en mode panique, ça ?
14:11Il y a ce qu'on appelle un faux mot,
14:14un Fear of Missing Out
14:15de la part des marques.
14:16Nous, on se fait beaucoup contacter,
14:18surtout par des grandes entreprises
14:19qui ont peur un peu de rater le coche.
14:22Donc, côté business,
14:23forcément, ça va nous aider.
14:24Mais après, il y a quand même un peu,
14:26je trouve, une décorrélation
14:27entre cette panique
14:29et l'impact que ça a.
14:31Alors, c'est sûr que d'ici quelques années,
14:33je pense que le web tel qu'on le conçoit,
14:36enfin, plutôt les moteurs de recherche
14:37vont se transformer.
14:38Google, lui-même,
14:39est en train de transformer tout ça.
14:40On ne l'a pas encore en France,
14:42mais dans le reste du monde.
14:43Quand on tape un mot-clé sur Google,
14:44maintenant, on a un résumé IA qui apparaît.
14:47Et donc, progressivement,
14:48ils vont transformer leur interface
14:49et ça va ressembler de plus en plus
14:51à un chat GPT.
14:52Donc, ça va être important
14:53pour les marques d'apparaître dedans.
14:55Aujourd'hui, ça le devient,
14:57mais ça ne l'est pas encore,
14:57je pense, à son plein potentiel.
14:59Je pose la question.
15:00Est-ce que vous êtes en mode panique
15:01sur la transformation du SEO ?
15:03Microsoft, ça va,
15:04il est bien référencé, je pense.
15:06Non, mais pour nos clients,
15:07alors moi,
15:07je suis plus dans l'accompagnement
15:08des clients.
15:09Effectivement,
15:09c'est des discussions
15:10que les clients ont.
15:11Et aujourd'hui,
15:12on en parlait un petit peu avant,
15:14aujourd'hui,
15:15c'est un sujet qui est encore,
15:17qui utilise,
15:18les moteurs utilisent,
15:19les LLM utilisent
15:20les sources qui sont sur le web.
15:22Demain,
15:23avec la capacité des agents
15:25à discuter entre eux,
15:26ça va très vraisemblablement
15:27se transformer.
15:29Je pense qu'on en parlerait
15:30certainement mieux,
15:31Idrissam.
15:33Et puis,
15:33alors avant,
15:33on allait chercher en page 2,
15:35éventuellement en page 3.
15:37Là,
15:37ça peut être aussi une opportunité
15:38pour certaines marques
15:39qui étaient en page 25,
15:40que personne n'allait consulter,
15:41de remonter aussi.
15:42Exactement,
15:43c'est ça.
15:43Alors,
15:44je ne pense pas que ça essaiera
15:45jusqu'à page 25,
15:46mais c'est vrai que
15:47quand ChatGPT va faire
15:48une recherche sur Google,
15:49il va passer avec le topis.
15:50on affine notre question aussi,
15:51avec des choses un peu plus précises,
15:53peut-être que dans un moteur de recherche.
15:55C'est ça,
15:55effectivement,
15:56on se rend compte de ça.
15:57Donc,
15:57pour les marques,
15:58ça devient une opportunité.
15:59Et après,
16:00il y a aussi un autre enjeu
16:01qu'on appelle un peu
16:02le global search.
16:03Ça va être d'apparaître
16:05partout sur le web,
16:06partout où les gens
16:07font des recherches.
16:08ChatGPT,
16:08par exemple,
16:08la première source de données
16:10qu'il utilise
16:11pour répondre aux questions
16:12des internautes,
16:12c'est Reddit.
16:13Et les marques en France
16:14ne sont pas encore
16:15très bien positionnées sur Reddit,
16:17donc ça devient un enjeu
16:18d'apparaître sur Reddit.
16:19Sa deuxième source de données,
16:20ça va être LinkedIn,
16:21donc il va falloir aussi
16:22apparaître sur LinkedIn.
16:23Il n'y a pas que son contenu
16:24qui peut travailler.
16:25Il faut tout revoir.
16:26Ok.
16:26Jean-Marc De Féti,
16:28vous êtes le président
16:29de Concordia
16:29et donc ça fait partie
16:31peut-être de vos préoccupations,
16:32mais vous,
16:32vous vous intéressez plus
16:33à un autre stress,
16:34c'est celui des conseillers,
16:36de tous ceux
16:36qui répondent au téléphone,
16:38l'assurance à des clients
16:41qui posent peut-être
16:41des questions
16:42de plus en plus compliquées.
16:44Alors vous avez l'idée
16:44de créer un scénario
16:47avec un avatar en fait
16:48qui joue les clients
16:50un peu compliqués, non ?
16:52Tout à fait.
16:52Pour entraîner le conseiller bancaire
16:54sur des questions du type
16:55tiens, quel est l'impact
16:56du cours du pétrole
16:58sur mes comptes en banque ?
16:59Tout à fait.
17:00Aujourd'hui,
17:00les cours du pétrole
17:01sont à la hausse
17:02et donc vous allez certainement
17:04avoir certains clients
17:05qui sont astucieux
17:06et qui vont aller rencontrer
17:07leurs conseillers bancaires
17:09pour leur dire
17:09comment puis-je
17:10en tirer parti.
17:12Et donc nous,
17:12notre métier,
17:13c'est de concevoir
17:14des mises en situation
17:15avec des avatars intelligents
17:17en mettant en face
17:19des conseillers bancaires
17:21ces avatars
17:21pour les entraîner
17:22face à des situations précises.
17:24Donc c'est de la formation ?
17:26C'est de la montée
17:27en compétence.
17:28D'accord.
17:28Donc ça permet
17:29de monter en compétence
17:31sur les soft skills
17:32mais également
17:33sur les compétences techniques.
17:34Donc dans le cas
17:34que vous signalez,
17:35le conseiller bancaire
17:37doit répondre
17:37à des questions techniques
17:38sur des produits financiers
17:39qui permettent
17:40de tirer parti
17:40de la hausse du pétrole.
17:42Si vous me permettez
17:43d'aller plus loin,
17:43notre vision
17:45est très simple.
17:46Les futures interfaces
17:48hommes-machines
17:49seront gérées
17:50par des avatars intelligents.
17:52Voilà.
17:53Quand vous vous connecterez
17:54à votre montre connectée,
17:56à votre ordinateur,
17:57à votre smartphone,
17:58un jour,
17:58vous aurez des avatars intelligents
18:00qui vous diront
18:01« Bonjour maître,
18:02bonjour madame,
18:03que puis-je faire
18:04pour vous aujourd'hui
18:04et gérons tout pour vous ».
18:06Donc voilà notre forte conviction.
18:08Et la solution
18:09dans laquelle
18:09vous pouvez pratiquer
18:10les mises en situation
18:11dont je vous ai parlé
18:12est totalement gérée
18:13chez nous
18:14par un avatar coach
18:15qu'on a appelé Oscar
18:16qui gère toute la relation
18:18entre l'application,
18:19le logiciel
18:20et l'utilisateur
18:22qui est un conseiller bancaire,
18:23un agent général
18:24d'assurance par exemple.
18:25Donc pour lui,
18:26c'est un moyen
18:26de s'entraîner ?
18:27Tout à fait.
18:27Pour savoir bien répondre
18:29aux questions potentielles
18:31de ses clients.
18:32Mais il y a un stress
18:34de répondre à un avatar.
18:35Comment ça se crée
18:36cette relation
18:36avec un avatar
18:37entre un formateur informé ?
18:40A priori,
18:41il y a moins de stress
18:41parce que les mises
18:42en situation existent
18:44en présentiel aujourd'hui
18:45dans les banques
18:46et les compagnies d'assurance
18:47en particulier.
18:48En revanche,
18:50là il y a un stress
18:50parce que vous êtes observé
18:52par tout un groupe
18:53quand vous jouez le rôle
18:55du client ou du conseil.
18:56Or là,
18:57vous êtes face
18:58à un avatar
18:58qui va vous donner
19:00un feedback
19:00à la fin de votre mise
19:02en situation
19:03mais ne va pas vous observer
19:04comme des collègues
19:06par exemple
19:06avec qui on se sent
19:07mal à l'aise
19:08et donc au contraire,
19:10le stress est réduit
19:11par rapport
19:12aux situations classiques
19:13dans ces mises
19:13en situation
19:14avec des avatars.
19:15Et on passe par l'avatar
19:16parce qu'on a quand même
19:17besoin de croire
19:18à la personne
19:19qu'on a en face de nous
19:19pour s'entraîner ?
19:20On s'entraîne
19:21sans prise de risque.
19:23Voilà.
19:23Oui, on a besoin
19:24d'une image,
19:25d'un vrai humain.
19:26Ah bah oui,
19:27parce que ça permet
19:27effectivement
19:28de se mettre
19:29dans un contexte
19:31très réaliste
19:32tout à fait.
19:32Alors,
19:33les banques
19:34et les compagnies
19:34d'assurance...
19:34Alors oui,
19:35pourquoi en particulier
19:36vous travaillez ce sujet
19:38avec les banques
19:39et les compagnies
19:40d'assurance ?
19:40C'est ce que j'allais vous dire,
19:41c'est ce que j'allais vous dire,
19:41Delphine.
19:42Donc, les banques
19:43et les compagnies
19:44d'assurance
19:44ont aujourd'hui
19:45un grand,
19:45grand challenge
19:46devant elles.
19:47Les acteurs digitaux
19:49néo-banques
19:50et néo-assureurs
19:51sont en très forte
19:52montée en puissance
19:54et prennent
19:55de très importantes
19:56parts de marché,
19:57en particulier
19:58en jouant
19:58sur la facilité
20:00d'accès
20:01à des opérations
20:01classiques,
20:02etc.
20:03Donc, les banques
20:04de détail,
20:05les banques de réseau,
20:06les assureurs
20:07qui ont des réseaux
20:08de commerciaux
20:08aujourd'hui
20:10sont sous pression
20:11et ont besoin
20:12de faire monter
20:13en compétence
20:14leurs conseillers bancaires,
20:15leurs commerciaux
20:16dans le domaine
20:17de l'assurance
20:17pour se différencier
20:19de ces acteurs
20:20digitaux,
20:21néo-banques
20:21et néo-assureurs.
20:22Donc, on arrive
20:22pile-poil
20:23sur un enjeu stratégique
20:25qui concerne
20:26toute la profession
20:27banque et assurance.
20:28C'est très intéressant
20:28parce qu'on dit
20:28que l'IA
20:29va nous challenger
20:31sur les emplois,
20:31mais qu'en fait,
20:33ça va nous obliger
20:33justement à montrer
20:34de nouvelles compétences,
20:36à apporter
20:36de la vraie valeur
20:37ajoutée humaine.
20:38Alors, vous me précédez
20:39encore parce que
20:40j'allais vous dire
20:41que notre solution
20:42ne vise pas
20:43à utiliser l'IA
20:44pour détruire
20:45des emplois.
20:46Oui, oui.
20:47Au contraire...
20:47Oui, j'ai bien compris.
20:49La façon
20:49dont nous utilisons
20:50l'IA
20:51cherche à
20:53faire monter
20:54en compétence
20:54les emplois
20:55existants
20:56plutôt qu'à les détruire.
20:57Oui.
20:58Vous n'allez pas
20:59trouver beaucoup
21:00d'acteurs
21:00dans le domaine tech
21:01et il y a aujourd'hui
21:02qui a cette vocation
21:04entre guillemets
21:05humaniste
21:05d'aider
21:06à la sauvegarde
21:07des emplois.
21:08Alors, on va vous remercier.
21:12Non, mais c'est vraiment ça.
21:13C'est de montrer
21:14en fait
21:15que quand on va
21:16appeler un humain demain,
21:17ça va être pour
21:18gérer des choses
21:18beaucoup plus complexes.
21:20Et donc,
21:21il faut être à la hauteur.
21:22Absolument.
21:23Tout à fait.
21:24Une réaction là-dessus ?
21:26Oui ?
21:26Juste une fois,
21:27je pense que ce rôle
21:28des EI,
21:29des LLM
21:30en tant que coach,
21:30aujourd'hui,
21:31il est très présent
21:33en fait dans les usages.
21:34Et moi,
21:35j'ai juste une réaction,
21:35c'est par rapport
21:36au Shadow AI.
21:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:38avoir une solution
21:39telle que celle-ci,
21:41celle de Concorde AI,
21:43qui permet d'avoir
21:44un inventaire
21:45qui est dans la formation
21:47avec les produits
21:48de l'entreprise,
21:49donc qui est très pertinent,
21:50qui en plus,
21:52comme vous le disiez Jean-Marc,
21:54permet de ne pas être jugé
21:55puisque c'est une IA,
21:56donc en fait,
21:56on a moins de freins
21:57à l'utiliser,
21:59va permettre d'éviter
22:00notamment ce Shadow AI
22:01qui est l'utilisation
22:02d'outils personnels
22:03dans le contexte
22:04de l'entreprise
22:05avec tous les risques
22:06de fuite de données,
22:07etc.
22:07On a des chiffres
22:08qui sont quand même
22:08assez édifiants
22:09sur le sujet,
22:10toujours cette étude,
22:1171% des cadres
22:13déclarent avoir utilisé
22:15au moins une fois par semaine
22:16un outil personnel
22:17dans le cadre professionnel
22:18et 38% une fois par jour.
22:20Donc je pense que ça va
22:21complètement dans le bon sens
22:22de la pertinence
22:23et de donner les bons outils
22:25entre les mains.
22:26Dommage que Microsoft
22:27ne soit pas une banque
22:28parce qu'il semble
22:28que Microsoft
22:29achète déjà Concordea.
22:31Vous savez,
22:32ils ont plusieurs activités.
22:34Merci beaucoup
22:35à tous les trois.
22:36Idriss Quader,
22:37je rappelle que vous êtes
22:37le patron de Meteoria,
22:39Jean-Marc De Fetty
22:40de Concordea
22:41et Loïc Bachelard,
22:42directeur de la satisfaction
22:43client chez Microsoft.
22:45Nous, à suivre,
22:46on va s'intéresser
22:46aux règlements
22:47sur l'intelligence artificielle.
22:54On termine cette édition
22:56avec Sophie De Carmangui
22:57qui est avocate
22:57en droit du numérique,
22:59membre du Cercle de la Donnée.
23:00Bonjour Sophie.
23:01Aujourd'hui,
23:02on va s'intéresser
23:02à ce qu'il faut savoir
23:03sur ce règlement européen
23:04sur l'intelligence artificielle.
23:06Alors, peut-être expliquer
23:08ce qu'est la finalité
23:09finalement déjà
23:09de ce règlement.
23:10Oui, alors, en deux mots,
23:12ce règlement,
23:12il vise à concilier
23:13en fait deux facettes
23:14de l'IA dont on parle beaucoup.
23:16Donc, évidemment,
23:17les avantages indéniables
23:18que présente l'IA
23:18pour les entreprises,
23:20les particuliers
23:20en termes de productivité,
23:21d'efficacité,
23:22mais aussi l'autre facette
23:24qui est les risques
23:25que peuvent induire l'IA.
23:26Donc, on pense
23:27aux risques de discrimination,
23:28de manipulation,
23:29d'atteinte aux droits
23:30de propriété intellectuelle
23:31ou encore sur l'environnement
23:33parce que, voilà,
23:33on le sait aujourd'hui,
23:34l'IA génératif
23:35consomme beaucoup d'électricité.
23:37Donc, ce règlement,
23:38il rentre en vigueur
23:39pour être un peu plus précis.
23:42La majorité de cette obligation
23:43rentre en vigueur
23:44en août 2026,
23:46donc bientôt,
23:46le 2 août 2026.
23:49Et il a le mérite,
23:50en tout cas,
23:51de donner pour la première fois
23:52une définition juridique
23:53de ce qu'est une IA.
23:55Et alors,
23:56ce n'est pas si simple
23:57parce qu'il y a sept critères.
23:59Les textes aujourd'hui
24:00sont souvent compliqués.
24:02Et sept critères cumulatifs.
24:03Mais nous,
24:04on considère qu'il y en a deux
24:05qui sont vraiment,
24:06qui différencient vraiment
24:07une IA
24:08d'un simple logiciel.
24:09C'est le critère d'autonomie
24:10et le fait de pouvoir
24:11inférer un résultat
24:13par elle-même.
24:14Et il y a différentes catégories
24:15d'IA
24:16qui sont précisées
24:17dans ce texte.
24:18Oui, alors exactement.
24:19Donc,
24:19pour se repérer un peu,
24:22on peut les catégoriser
24:23en cinq grandes catégories.
24:25Nous,
24:26c'est comme ça
24:26qu'on les a définies,
24:28qu'elles sont un peu
24:29données par le règlement IA.
24:31Donc,
24:31la première,
24:31c'est les IA interdites.
24:33Donc,
24:33vous ne pouvez pas les mettre
24:33sur le marché.
24:34C'est pour vous donner
24:35un exemple,
24:36les IA de notation sociale.
24:37On pense à l'épisode
24:38de Black Mirror
24:38avec la notation sociale.
24:40Donc,
24:40ça,
24:40c'est interdit en Europe.
24:42La deuxième grande catégorie,
24:43l'autre,
24:43c'est les IA au risque.
24:45Donc,
24:45c'est celles qui sont
24:46le plus réglementées.
24:47Et donc,
24:48là,
24:48ça dépend du secteur
24:49et de la finalité.
24:50Donc,
24:50si vous voulez savoir
24:51si vous êtes concerné
24:52par une IA au risque,
24:53il faut aller voir
24:53l'annexe 3 du règlement
24:55et l'annexe 1
24:57qui vous donne
24:57une liste
24:58de ce qu'est
24:59une IA au risque.
24:59Je vais vous donner
25:00quelques exemples
25:01pour que ce soit
25:02un peu plus parlant.
25:02Par exemple,
25:03dans le milieu
25:03de tout ce qui est
25:04de l'emploi,
25:05les IA de tri automatique
25:06de CV
25:07ou encore d'évaluation
25:08de performance
25:09des salariés,
25:09c'est des IA au risque.
25:10D'accord.
25:11Ou dans le milieu
25:11des assurances
25:12et de la banque,
25:12les IA qui permettent
25:13de définir une note
25:14de scoring
25:15ou de solvabilité.
25:17Et un autre exemple
25:18un peu différent,
25:19pour les logiciels
25:22qui fonctionnent
25:23avec de l'IA
25:23qui sont considérés
25:24comme des dispositifs médicaux,
25:26eh bien,
25:26dans ce cas,
25:26vous êtes aussi
25:27une IA au risque.
25:28Donc,
25:29vous pouvez très bien
25:30être concernés.
25:32D'accord.
25:33Et ensuite,
25:33après,
25:33il y a les catégories
25:34IA génératives
25:36et ensuite,
25:38les LLM
25:38et enfin,
25:39les IA inommés.
25:40C'est toutes les autres IA
25:41qui sont sur le marché
25:42qui ne sont ni génératives
25:43ni des LLM.
25:44Et quelles sont
25:45les IA les plus réglementées ?
25:46Ce sont celles
25:47qui sont à haut risque ?
25:48Alors oui,
25:48comme je disais,
25:49c'est celles à haut risque.
25:49Alors là,
25:50pour les entreprises concernées,
25:53vous n'allez pas être déçus
25:54parce qu'il y a
25:54beaucoup d'obligations.
25:56Alors évidemment,
25:57la majorité des obligations
25:58pèsent sur les éditeurs
25:59de ces IA au risque
26:01avant,
26:01au moment
26:02et après la mise sur le marché.
26:04Mais ce qu'il faut retenir,
26:05c'est que si vous êtes
26:06utilisateur de ces IA au risque,
26:08vous avez aussi des obligations.
26:09Donc en fait,
26:10si vous êtes une entreprise,
26:11par exemple,
26:11dans le luxe ou le retail,
26:12le retail,
26:13il ne faut pas que vous vous considérez
26:14que vous n'êtes pas concerné
26:15par le règlement IA.
26:16Le règlement IA,
26:17ça ne concerne pas
26:18que les entreprises de la tech.
26:19Ça concerne aussi
26:20les utilisateurs des IA.
26:22Donc,
26:22vous avez des obligations.
26:23Les acheteurs,
26:23ceux qui ont acheté ces solutions.
26:24qui utilisent en entreprise,
26:26par exemple,
26:26pour leurs salariés,
26:28vis-à-vis de leurs clients,
26:29vous pouvez très bien
26:30être concerné.
26:31Et après,
26:32il y a des obligations aussi
26:33pour les IA génératives.
26:36Je vous laisse découvrir ça.
26:38On a plutôt intérêt
26:39de s'y intéresser,
26:40j'imagine,
26:41parce qu'il y a des sanctions
26:42en cas de non-respect
26:43de ces règles ?
26:44Alors oui,
26:45il y a des sanctions
26:45et elles sont plus élevées
26:46que pour le RGPD
26:47parce que là,
26:48en fait,
26:49c'est ou 15 millions d'euros
26:51du chiffre,
26:5115 millions d'euros
26:52ou 3% du chiffre
26:54annuel mondial.
26:55Donc voilà,
26:55c'est des sanctions
26:57qui sont élevées.
26:59Et donc voilà,
27:00c'est pour ça
27:00qu'il faut regarder
27:02dès maintenant ce règlement
27:02et ça reste un avantage
27:03concurrentiel
27:04pour les entreprises
27:05qui se mettent en conformité
27:06parce qu'aujourd'hui,
27:07vis-à-vis de leurs clients,
27:08dans les contrats,
27:08c'est de dire
27:08ben voilà,
27:09moi je suis en conformité
27:10avec ce règlement IA.
27:11Donc,
27:11c'est un avantage
27:13concurrentiel pour elles.
27:14Merci beaucoup,
27:15Sophie De Carverie.
27:15Et je crois qu'on a donné
27:17une bonne vision globale
27:18du règlement
27:19et surtout envie
27:19de regarder de plus près
27:20si on est concerné.
27:22Merci Sophie De Carverie.
27:23Je rappelle que vous êtes
27:24avocate en droit du numérique
27:25et membre du Cercle de la Donnée.
27:28Merci à tous de nous suivre.
27:29Merci à Émilie
27:30qui m'a aidé à préparer
27:31cette émission
27:32aux équipes de Bsmart
27:33à la réalisation.
27:34Je vous donne rendez-vous
27:35très bientôt
27:36sur la chaîne Bsmart.
27:38Ce sera jeudi
27:38à 10h45.
27:39On sera en direct
27:39pour le grand débrief
27:41de l'ActuTech.
27:41Excellente journée à tous.
27:45Sous-titrage Société Radio-Canada
27:49Sous-titrage Société Radio-Canada
27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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