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  • il y a 6 jours
Jeudi 5 mars 2026, retrouvez François Robinet (Managing Partner, AVP), Wilfrid Galand (Directeur stratégiste, Montpensier Finance), Bastien Drut (Responsable de la stratégie et de la recherche économique, CPR AM) et Nuno Texeira (Directeur Analyses et Stratégie, Vega Investment Solutions) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:08Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smart Bourse, votre rendez-vous au quotidien avec les marchés en direct de 17h
00:14à 18h avec les meilleurs experts.
00:17Et on en a besoin pour décrypter tout ce qui se passe sur la planète finance avec, au sommaire de
00:21cette édition, la guerre bien sûr, le conflit au Moyen-Orient,
00:25dans les marchés toujours fébrile, petite baisse sur les marchés et en rouge. L'énergie également sous surveillance, c'est
00:32vraiment ce qui donne le la en ce moment.
00:35Et puis, dans le dernier quart d'heure, on s'intéressera au financement des scale-up en France et en
00:40Europe. A-t-on suffisamment d'argent ?
00:42Voilà pour le sommaire de Smart Bourse. C'est parti tout de suite avec Tendance, mon ami.
00:57On fait le point sur les marchés tout de suite avec vous, Pauline Grattel. Bonsoir.
01:01Bonsoir.
01:02Et on démarre bien sûr avec ces indices qui continuent de vivre au rythme de la guerre au Moyen-Orient.
01:06Oui, les investisseurs restent inquiets. La guerre soulève des inquiétudes sur l'inflation, notamment avec la hausse du prix du
01:12pétrole.
01:13Pour rappel, depuis vendredi dernier, le baril de Brent s'envole de 20% en moins d'une semaine donc.
01:19Aujourd'hui, le Brent monte encore de 3% à environ 84 dollars. Tout cela pourrait compliquer les décisions des
01:26banques centrales pour cette année.
01:27Surtout que c'est la durée du conflit qui va déterminer les conséquences économiques et que les experts n'attendent
01:33pas de désescalade avant plusieurs semaines.
01:35Comment agissent justement les indices actions dans ce contexte ?
01:38En Europe, ils évoluent en repli. En France, le CAC 40 a tenté un rebond qui s'est essoufflé dans
01:43la journée.
01:43L'indice parisien cède au final 1%, autour de 8100 points. Et c'est globalement pareil pour les autres indices
01:50en Europe.
01:51Aux Etats-Unis, les indices évoluent en repli. Le Dow Jones cède également 1%.
01:56L'Asie, de son côté, a rebondi. Au Japon, le Nikkei a clôturé en hausse de 2%.
02:01Et surtout, le Kospi, qui avait plongé de 20% en deux séances, rebondit de 10% en clôture.
02:06Un mot de vos marchés préférés, Pauline, les marchés obligataires.
02:10Oui, côté américain, les rendements se tendent avec un 10 ans en hausse de 5 points de base, autour de
02:154,15%.
02:17La partie très longue de la courbe grimpe également de 5 points de base pour le 20 et pour le
02:2130 ans.
02:22En Europe, le 10 ans allemand bondit de près de 10 points de base, autour de 2,85%.
02:27Un bond partagé par le rendement français, de même échéance.
02:30Sur le marché d'échange, le dollar est en légère hausse face à un panier de grandes devises ramenant l
02:35'euro-dollar sous 1,16.
02:37L'or et l'argent se stabilisent. Le bitcoin également au-dessus de 70 000 dollars.
02:42On passe à la microéconomie avec ST Microélectronics qui est en tête du CAC 40.
02:49Oui, le titre bondit jusqu'à 7% au meilleur de la séance.
02:53Le groupe franco-italien de semi-conducteurs se montre très optimiste sur son chiffre d'affaires dans le segment des
02:59data centers pour 2027.
03:01Le directeur général indique que le milliard de dollars sera dépassé l'an prochain, alors qu'en janvier, il avait
03:07évoqué ce seuil avant 2030, mais pas dès l'année prochaine.
03:11Oui, et puis aux US, c'est Broadcom qui est aussi en hausse.
03:14Oui, voilà, toujours dans le secteur des semi-conducteurs, Broadcom est en hausse de 5% dans les premiers échanges.
03:19L'entreprise table sur un chiffre d'affaires des puces d'intelligence artificielle dépassant les 100 milliards de dollars l
03:27'année prochaine.
03:28Concernant les résultats du premier trimestre de 2026, ils sont records avec un bénéfice net en hausse de plus de
03:3430% et des revenus d'IA qui s'envolent de plus de 100%.
03:38Spectaculaire. Voilà, de l'autre côté, un mot de Nexi qui plonge au sein du stock 600.
03:41Oui, le fournisseur de paiements italiens s'effondre de 20% après la présentation de perspectives pour les prochaines années
03:48jugées décevantes à l'occasion de la présentation de son nouveau plan industriel.
03:53Dans son sillage Worldline, en France, décroche de 5%.
03:56Qu'est-ce qu'on surveillera demain, Pauline ?
03:59La journée de demain sera rythmée par la publication du rapport sur l'emploi du département du travail américain pour
04:05le mois de février.
04:06En zone euro, les investisseurs regarderont la troisième estimation de la croissance pour le quatrième trimestre.
04:12Merci Pauline. Allez, tout de suite, place aux experts.
04:25Planète Marché avec nos trois experts du jour. Ils sont en plateau. On est ravis d'accueillir Wilfried Galland. Bonsoir
04:30Wilfried.
04:31Bonsoir Fabrice.
04:31Directeur stratégique chez Montpensier Arbevel. Voilà, puisque ça n'en finit pas de grossir votre belle boutique.
04:37Nous n'arrêtons pas.
04:37À vos côtés, Nuno Teixeira. Bonsoir Nuno.
04:40Bonsoir.
04:40Vous êtes directeur analyse et stratégie de Vega Investment Solutions. Bienvenue à vous.
04:45Tout à fait.
04:45Et puis, Bastien Dru. Bonsoir Bastien. Responsable des études et de la stratégie de CPR AM.
04:53Alors, on l'a vu, messieurs, sur le front géopolitique, le conflit, bien sûr, se poursuit au Moyen-Orient.
04:59Les experts ne tablent pas sur une fin des hostilités avant plusieurs semaines. Hier, les marchés avaient réagi. On s
05:06'en souvient, une information du New York Times indiquant qu'il y aurait des responsables iraniens qui auraient tenté d
05:11'ouvrir une initiative de paix, de contact avec Washington pour mettre fin aux hostilités.
05:16Ça a été rapidement rejeté par Donald Trump. Il a jugé qu'il était déjà trop tard. Et puis, on
05:22a eu ce navire de guerre iranien coulé au large du Sri Lanka, torpillé par un sous-marin.
05:27Donc, on est vraiment loin du zone de conflit qui fait aussi penser à une propagation. En tout cas, tout
05:33reste très compliqué.
05:35Wilfried Galland, troisième jour, un peu de choc sur les marchés. Petite baisse lundi, ça s'est aggravé mardi. Et
05:44puis, ça continue jour après jour, au gré des mouvements.
05:47On a l'impression quand même que ça se stabilise, mais que les marchés restent assez fébriles.
05:51Oui, c'est-à-dire qu'en fait, on avait assez peu de surprises sur le déclenchement des hostilités. On
05:56ne masse pas tous les moyens militaires qui ont été déplacés en vain, en général.
06:03Et donc, les scénarios de marché intégraient une forte possibilité d'une action militaire américaine et israélienne contre l'Iran
06:12et des répliques iraniennes.
06:14Et donc, c'est la raison pour laquelle, lorsque les marchés ont ouvert lundi, en fait, il n'y a
06:19pas eu de forte baisse, finalement, parce que le positionnement était déjà là.
06:22On a eu des couvertures qui avaient été amorcées. On a vu d'ailleurs le VIX avec Bondi, oui, quand
06:26même, dès vendredi.
06:27Voilà. Et donc, par rapport à ce scénario de marché, maintenant, ce qu'on voit, ce sont des ajustements.
06:34Des ajustements sur la durée du conflit, vous l'avez mentionné, avec un œil que les financiers portent maintenant régulièrement
06:44sur les différentes plateformes de Paris, en ligne,
06:48en disant, est-ce qu'on va avoir plus ou moins de chances d'avoir, effectivement, une fin de conflit
06:52rapide ?
06:53C'est en train de baisser la possibilité d'avoir cette fin de conflit rapide, donc un peu de crainte
06:58là-dessus.
06:58Et puis, surtout, une évaluation des conséquences de ce choc.
07:03Et on voit qu'on a, finalement, on a quatre conséquences, globalement, qu'on a du mal un petit peu
07:07à évaluer complètement.
07:10La première, tout le monde en parle, évidemment, c'est sur le prix d'énergie, le prix du pétrole.
07:13Je rappelle, effectivement, que le prix du pétrole a pris 20%, le prix du gazole a pris 40%, le prix
07:19du kérosène a été multiplié par 2,5% en Asie, sur la partie aérienne.
07:25Donc, on a une démultiplication de cet impact sur l'énergie.
07:30Le deuxième, c'est, effectivement, sur la partie des frottements dans l'économie mondiale.
07:34Les frottements commerciaux, les frottements sur les assurances, l'augmentation des coûts général de l'économie mondiale, qui va forcément
07:39peser sur les marges.
07:40La troisième, c'est comment est-ce que la zone moyenne orientale, qui était considérée comme une zone relais de
07:46croissance, va se remettre, ce moteur de croissance devient un boulet.
07:51Donc, ça, là aussi, il faut intégrer tout ça.
07:52Et puis, le dernier élément, c'est comment intégrer ce qui est, en fait, un stress financier supplémentaire, un stress
07:59de liquidité supplémentaire,
08:01parce que les acteurs financiers ne bougent plus beaucoup, dans un monde qui parle déjà beaucoup d'absence de liquidité
08:07sur des phénomènes qui inquiètent un petit peu,
08:11sur la dette privée, on a parlé d'Apollo, KKR, Blackstone, maintenant BlackRock.
08:16Donc, il y a un certain nombre d'éléments qui inquiètent au fur et à mesure que ces quatre strates
08:20-là se déploient.
08:22Et donc, ça nous donne un marché, effectivement, qui est assez nerveux, qui a du mal à trouver véritablement une
08:26base,
08:27et sur lequel il faut, à mon sens, faire preuve d'une grande prudence, parce qu'il est extrêmement facile
08:33de se faire prendre à revers sur un marché pareil.
08:34Avec quatre menaces, ou quatre, en tout cas, conséquences en cascade, on comprend.
08:39D'autant que les marchés, n'une dote, etc., ils étaient relativement chers.
08:42Déjà, on part de haut. Est-ce que, finalement, cet épiphénomène, on verra, en tout cas, ce choc exogène,
08:47ce ne serait pas le canarien dans la mine qui pourrait avoir des conséquences plus importantes ?
08:51Beau canarien.
08:51Oui, on avait déjà une valorisation sur le marché américain autour de 22, 23 fois les résultats attendus.
08:57En Europe, on était plutôt dans une moyenne historique un peu au-dessus, autour de 15 fois.
09:03Et c'est vrai qu'on attendait beaucoup des banques centrales, quand même, notamment aux États-Unis.
09:08Il y avait une marge de baisse des taux.
09:10Là, les anticipations se sont, évidemment, réduites, je crois, d'à peu près 60 points de base à à peu
09:15près la moitié.
09:17Donc, il est clair que ce conflit, surtout s'il dure, parce qu'évidemment, la durée et l'impact en
09:25ampleur et en durée sur les prix de l'énergie
09:28va conditionner notamment les anticipations inflationnistes et puis l'impact sur la croissance.
09:33Donc, plus ça durera, plus l'impact sera important.
09:35Et si les anticipations inflationnistes venaient à s'ancrer à un niveau supérieur, donc pour ça, il faut un peu
09:42de temps,
09:43eh bien, forcément, les banques centrales seraient plutôt amenées à en tenir compte,
09:48même si on est quand même dans un choc d'offres.
09:51Donc, on sait bien que dans les cas de choc d'offres, finalement, les banques centrales ne peuvent pas faire
09:56grand-chose,
09:58mais à tout le moins, elles peuvent éviter d'injecter, on va dire, du carburant, si on peut dire, dans
10:05le système,
10:05et donc de risquer d'aggraver les tensions inflationnistes qui se manifesteront déjà.
10:12Donc, ça pourrait bouleverser le scénario un petit peu boucle d'or qu'on avait.
10:16En tout cas, on était sur des rails avec ces baisses de taux du côté des banques centrales.
10:20C'est ça.
10:21Pour l'instant, on est dans l'incertitude,
10:24puisqu'on sait qu'il y a quand même des disruptions assez importantes.
10:29On a le sentiment que l'agenda des Israéliens et des Américains n'est pas forcément le même.
10:35Les Israéliens veulent une chute du régime.
10:37Les Américains, peut-être qu'ils se concentraient d'une situation
10:41où le pouvoir de nuisance majeur de l'Iran, en particulier sur le nucléaire,
10:48sur le soutien au terrorisme, serait un peu moins marqué.
10:52Et en plus, Trump n'a pas du tout envie de laisser la guerre se prolonger.
10:56Il allait mid-term cette année, donc il n'a pas vraiment intérêt
11:02à maintenir un conflit généralisé dans la zone.
11:05On a quand même, au total, je crois, 12 pays qui ont été touchés.
11:08On a eu même la Turquie qui a reçu un missile qui a été détruit.
11:13Je crois qu'il y a un autre pays dans la région qui a reçu.
11:18Voilà, l'Azerbaïdjan.
11:19Donc, on est quand même dans une situation qui est assez fluide.
11:25C'est une volonté aussi des Iraniens d'embraser un petit peu le conflit,
11:28de tirer un peu tout azimut pour que, effectivement, ça coûte un maximum.
11:31Alors, le risque, c'est le conflit un peu asymétrique.
11:34C'est-à-dire qu'en fait, on l'a vu avec les outils en mer Rouge,
11:39avec finalement des moyens relativement limités,
11:42ils ont réussi à perturber la circulation en mer Rouge.
11:46Là, on a un pays qui est beaucoup plus puissant,
11:4890 millions d'habitants, qui est beaucoup plus vaste.
11:50Donc, les possibilités, alors sur les missiles, on voit bien qu'à un moment donné,
11:54c'est plus facile à identifier, ça s'épuie.
11:56Sur les drones, c'est un peu plus compliqué.
11:57Et donc, il va falloir suivre un petit peu la capacité de résistance de ce régime
12:03et donc l'impact sur les prix de l'énergie.
12:07Ça commande plutôt une attitude effectivement assez prudente.
12:11D'autant plus que, alors c'est vrai qu'il y avait un peu d'anticipation déjà,
12:14mais finalement, par rapport au plus haut, par exemple, du marché
12:19qui a pratiquement été atteint à la fin de la semaine dernière,
12:21les baisses sont relativement modérées pour l'instant.
12:25On n'a pas eu de sell-off, à part peut-être la deuxième journée, mardi.
12:28On n'a pas eu un sell-off massif.
12:28Pas de sell-off massif sur tous les...
12:31Même pas comparable à celui du Liberation Day, évidemment.
12:34Oui, qui était plus systémique peut-être.
12:36Bastien, vous voyez réagir effectivement aux propos géostratégiques du Notexia.
12:43Oui, c'est difficile d'intervenir en troisième,
12:46parce qu'il y a quand même beaucoup d'éléments qui ont déjà été cités.
12:49Peut-être juste rappeler pourquoi un prolongement du conflit
12:54jouerait plus sur les prix des matières premières.
12:57C'est tout simplement parce que les capacités de stockage
13:00des pays du Golfe en termes de pétrole sont limitées.
13:03Par exemple, le Koweït avait...
13:06Non, pardon, l'Irak avait à peu près 5-6 jours de capacité de stockage.
13:11Et une fois qu'ils ont satiré leur capacité de stockage,
13:13ils sont tout simplement obligés d'arrêter leur production,
13:16de façon temporaire, mais après...
13:18Si les tankers ne partent pas du port, ils ne peuvent pas stocker.
13:20Exactement, voilà.
13:20Donc il n'y a plus de capacité de stockage, par exemple, en Irak, très prochainement.
13:26Quelques jours après, on passera au Koweït,
13:29on passera ensuite aux Émirats arabes unis,
13:30puis encore un petit peu après, dans une trentaine de jours,
13:33on passerait à l'Arabie saoudite.
13:35Et dans ce cas-là, dans le cas d'un prolongement du conflit
13:39qui mènerait à une perte de production effective,
13:44là, on pourrait imaginer des impacts sur le prix des matières premières,
13:48sur le prix du gaz et du pétrole,
13:50qui seraient beaucoup plus importants.
13:51Donc c'est ça qui est...
13:52Ça pourrait s'ancrer, en fait, beaucoup plus haut et durablement.
13:54Ah oui, oui.
13:55Donc là, on aurait une perte définitive, finalement, de production.
13:59Donc ça, ça amènerait de façon plus durable
14:04les prix des matières premières sur des niveaux élevés.
14:06D'ailleurs, on a vu d'autres segments qui avaient bien réagi dans ce secteur.
14:11Le frais de maritimes, par exemple, ça grandit, bien évidemment.
14:14Il y a aussi des gagnants.
14:15Les pétroliers en tête, on a vu des belles perspectives.
14:20Peut-être, justement, à cause de ce choc d'offres.
14:22Oui, il y a d'autres segments.
14:24Il y a aussi le gaz naturel,
14:27dont les prix ont beaucoup monté.
14:29Et d'ailleurs, c'est assez spectaculaire de voir
14:31qu'aux Etats-Unis, ça ne fait rien, le gaz naturel.
14:33Étant donné que les Etats-Unis sont très exportateurs
14:35de gaz naturel désormais,
14:37le prix du gaz naturel ne bouge pas du tout aux Etats-Unis.
14:39Ce qui fait une situation qui est un peu asymétrique
14:41entre l'Europe et les Etats-Unis.
14:42Parce que l'Europe importe beaucoup de gaz naturel
14:45des Etats-Unis.
14:46Et l'Asie et l'Europe sont très largement
14:49perdantes, finalement, de cette
14:52augmentation des prix
14:53de l'énergie.
14:54Après, peut-être qu'il faut dire, quand même,
14:56c'est que je ne pense pas
14:58que ce soit une situation qui soit similaire
15:00à celle de 2022
15:02pour l'Europe.
15:04Pourquoi ? Parce qu'à l'époque,
15:06en 2021-2022,
15:07il y avait une situation
15:08où les importations de gaz
15:11en provenance de Russie
15:12étaient très importantes.
15:13Il y avait une part très importante
15:14des importations de gaz naturel
15:15qui provenaient de Russie.
15:16Et là, tout simplement, on coupait un robinet
15:18et on ne pouvait plus s'approvisionner
15:21aussi facilement que ce qu'on voulait.
15:23là, quand on regarde...
15:25Et il fallait remettre en place aussi
15:26la chaîne logistique,
15:27même si on trouve des matériaux ailleurs.
15:29Exactement.
15:29Et là-dessus, il y a une reconfiguration
15:31sur les dernières années
15:32qui a été extrêmement forte.
15:34Les Etats-Unis,
15:35c'est à peu près 25%
15:37aux alentours
15:38des importations de gaz naturel
15:40de l'Union Européenne.
15:41Et c'est amené à encore progresser.
15:43Et le Qatar, par exemple,
15:44c'est moins de 4% en 2025
15:46des importations de gaz naturel
15:48de l'Europe.
15:49Donc, là, il y a quand même
15:50beaucoup moins ce risque
15:51de ce côté problème d'approvisionnement
15:54pour l'Europe
15:55que ce qu'on a pu voir en 2022.
15:57C'est-à-dire qu'on a réussi
15:58à se reconfigurer
15:59et qu'on peut se réapprovisionner
16:01plus facilement, peut-être, qu'avant ?
16:03Bien plus facilement,
16:04notamment parce que l'Europe
16:06importe beaucoup plus
16:07de gaz naturel liquéfié
16:11en provenance des Etats-Unis.
16:12Et il faut quand même rappeler
16:15que...
16:15Enfin, tout le monde l'a oublié,
16:16mais il y a eu un accord commercial
16:17entre les Etats-Unis et l'Europe
16:19l'année dernière,
16:20que dans le cadre
16:20de cet accord commercial,
16:22l'Europe avait donné son...
16:24Enfin, s'était engagée
16:25à importer encore plus
16:27de gaz naturel
16:28liquéfié américain
16:29sur les années à venir, quoi.
16:31Donc, il y a déjà
16:32une énorme reconfiguration,
16:34finalement, de ce marché
16:35qui a eu lieu.
16:36Et oui, les prix sont vraisemblablement
16:39plus élevés
16:39pour le gaz naturel en Europe,
16:40mais un risque, finalement,
16:42de ne pas avoir suffisamment
16:44de gaz pour restocker
16:46pour l'hiver prochain.
16:47Ça, c'est quand même
16:48beaucoup moins prégnant
16:49qu'en 2022, malgré tout.
16:50Oui, un accord,
16:51on s'en souvient,
16:52qui n'avait pas forcément
16:54été à notre avantage.
16:55On a vu Mme von der Leyen
16:56qui avait quand même
16:58négocié mollement,
16:58on va dire, à tout le monde.
16:59Wilfried Galland.
17:00Maintenant, on est très content,
17:01effectivement,
17:01d'avoir cette capacité
17:03d'acheter des volumes
17:05supplémentaires aux Etats-Unis
17:07au moment, justement,
17:08où d'autres sources disparaissent.
17:10Donc, c'est plutôt pas mal, en fait.
17:11L'énergie, bien sûr,
17:13sous surveillance.
17:14Est-ce que c'est vraiment
17:15ce prix du pétrole
17:16qu'on va surveiller
17:17comme le l'est sur le fait
17:18que ça va donner le la
17:19des marchés
17:19dans les prochaines semaines ?
17:21Je pense que ce n'est pas
17:22uniquement le prix du pétrole.
17:25D'abord, il y a le prix,
17:26effectivement,
17:27comme je l'avais mentionné
17:29préalablement,
17:30le prix des matières finales,
17:32c'est-à-dire le gasoil,
17:33le kérosène.
17:35Aujourd'hui,
17:36un des plus gros fournisseurs
17:37de gasoil,
17:38c'est l'Inde.
17:39L'Inde est en prise directe
17:40avec le pétrole du Moyen-Orient
17:42et c'est pour ça
17:43que les prix du gasoil
17:44montent de façon
17:46à peu près deux fois
17:47plus vite
17:47que les prix du pétrole.
17:50Donc ça,
17:50je pense qu'au-delà
17:51de l'énergie brute,
17:52au-delà du Brent
17:53et au-delà du WTI,
17:54il faut effectivement
17:55regarder les prix finaux.
17:56Traduction,
17:57ça veut dire que
17:57dans quelques semaines,
17:59on pourrait,
17:59à la pompe,
18:00puisque le ministre
18:01de l'économie s'en est ému,
18:02on pourrait avoir
18:02une inversion
18:03entre le super
18:05et le gasoil.
18:07Les prix,
18:07c'est-à-dire le gasoil
18:08plus cher que l'essai.
18:09On l'a déjà eu,
18:11ce phénomène-là,
18:12c'est déjà arrivé.
18:13Je pense qu'effectivement,
18:14il faut surveiller
18:14cette situation-là.
18:16Je pense que
18:17ce qu'il faut
18:18effectivement regarder,
18:20c'est comment est-ce
18:20que les équilibres financiers
18:22se font à partir
18:23de la nouvelle donne
18:25géopolitique
18:25et géostratégique.
18:27Et plus que
18:28les prix des matières premières,
18:29moi, je regarde
18:30à la fois le prix
18:30des devises
18:32et le prix
18:33et le marché obligataire.
18:35C'est vrai que
18:36ce n'est pas
18:36les marchés
18:37les plus sexy du monde.
18:38on raconte moins d'histoires
18:39sur les obligations
18:41qu'on peut raconter
18:42sur les actions.
18:42Mais c'est effectivement ça
18:43qui est un socle
18:45en termes de coûts
18:47de financement
18:48de l'économie
18:48qui est absolument majeur
18:50pour piloter
18:51les anticipations
18:52de croissance
18:53et, comme le disait Nuno,
18:54sur les anticipations
18:55d'inflation
18:56qui vont effectivement
18:56se dérouler.
18:58Moi, ce que je vois
18:58et qui est quand même intéressant,
19:00c'est le fait que d'abord,
19:01et c'était une des questions
19:02que j'avais personnellement,
19:04je pense que d'autres financiers
19:05l'avaient également,
19:07c'était
19:07qu'elles allaient être
19:08véritablement
19:08les valeurs refuge
19:10dans le cadre d'un choc
19:11qui n'est pas un choc monstrueux
19:12mais qui est quand même
19:12un choc géopolitique réel.
19:15On savait que l'or
19:16allait monter,
19:17on savait que le franc suisse
19:17allait monter,
19:18bon là,
19:18il n'y avait pas
19:18beaucoup de suspense.
19:19En revanche,
19:20on se posait pas mal
19:21de questions sur le dollar.
19:22On avait beaucoup de papiers
19:23qui sortaient en disant
19:24le dollar,
19:25tout le monde se méfie du dollar.
19:26On l'a vu,
19:27les marchés ont tranché,
19:28le dollar est une valeur refuge.
19:29On l'a vu assez clairement.
19:32Quand il y a un problème,
19:33tout le monde se rue vers le dollar.
19:35De la même façon,
19:36les actifs américains
19:37sont recherchés.
19:38On a vu une surperformance
19:39des marchés américains
19:41parce que,
19:41comme disait Bismarck à l'époque,
19:43l'avantage de l'Amérique,
19:44c'est que vous avez
19:45des amis au nord,
19:46des amis au sud
19:46et deux océans de chaque côté,
19:48des poissons de chaque côté.
19:49Donc évidemment,
19:50la géographie,
19:51à un moment donné,
19:52quand vous ne savez plus trop
19:53la géostratégie,
19:54comment est-ce qu'elle va évoluer,
19:55vous revenez vers la géographie
19:56et vous vous dites
19:56c'est quoi ?
19:57Quelle est la zone
19:58qui est la plus à l'écart
20:01des ennuis potentiels ?
20:02Quand on parlait
20:03de certains pays
20:03qui étaient la Suisse
20:04du Moyen-Orient,
20:04on a oublié
20:05qu'il y avait aussi
20:05Moyen-Orient dans l'expression.
20:08Donc ça,
20:08c'est effectivement
20:09un point important,
20:10c'est que les marchés américains
20:11ont été refuge.
20:13Et le dernier élément,
20:14c'est qu'effectivement,
20:16on voit à l'inverse
20:17que les dettes d'État
20:19n'ont pas été véritablement
20:21des valeurs refuge.
20:21Un petit peu au début,
20:22c'est-à-dire le lundi,
20:24on a eu effectivement
20:25une recherche
20:26de ces valeurs
20:28dits refuges,
20:29dits de qualité,
20:31les grandes dettes d'État,
20:32donc une baisse
20:33un peu des rendements
20:34militaire.
20:34Et puis tout de suite,
20:36en fait,
20:36ces rendements
20:37se sont élevés
20:37parce qu'on s'est rendu compte
20:38qu'on allait devoir
20:39avoir des coûts de financement
20:40beaucoup plus importants,
20:41que les États
20:42allaient devoir
20:43probablement mettre au pot
20:44et qu'on allait avoir
20:45des tensions
20:45et que la zone
20:46dont je parlais tout à l'heure,
20:48cette fameuse zone
20:49moyenne orientale
20:49qui est une zone
20:50de financement de l'économie,
20:51très importante,
20:52de l'économie mondiale,
20:54on allait peut-être
20:54avoir moins de flux
20:55qui allaient arriver
20:56pour financer
20:57les déficits extérieurs
20:59américains ou européens.
21:00On va avoir moins de flux
21:01en provenance du Moyen-Orient
21:02qui vont acheter
21:02de la dette américaine.
21:04Et ça, effectivement,
21:05je pense qu'il va falloir
21:06suivre ça de façon
21:07très attentive.
21:08L'énergie, oui,
21:09mais les prix de financement,
21:11ça me paraît la clé.
21:12Alors,
21:13les rendements obligataires,
21:14tous les soirs,
21:14on suit ça, évidemment,
21:15avec Pauline,
21:16ça s'est tendu un petit peu.
21:17Grande passion de Pauline.
21:18Voilà, c'est fait grande passion.
21:195 points de base,
21:20donc on est à 4,15
21:20actuellement,
21:21on était autour de 4,
21:23un petit peu moins.
21:23On a gagné 20 points de base.
21:25Oui, 20 points de base, oui.
21:26Globalement...
21:26Une question,
21:27on se souvient que Donald Trump
21:29avait reculé après Libération Day
21:30quand, justement,
21:31le rendement du 10 ans
21:32s'était envolé.
21:33Alors, on était au-dessus
21:34des 5%.
21:35Est-ce que ça pourrait aussi
21:37être un facteur
21:38de changement d'attitude,
21:41de changement de stratégie
21:43de la part du président américain ?
21:44Peut-être pas tout de suite
21:45parce qu'on avait quand même
21:46eu une baisse des taux
21:47depuis plusieurs semaines
21:49avant le déclenchement
21:50des hostilités.
21:51On partait quand même
21:51d'assez bas.
21:52Et dans un choc
21:55d'offres comme ça
21:56sur le pétrole,
21:58c'est finalement
21:58pas très étonnant.
22:00On a eu, évidemment,
22:01le cas de 2022,
22:02mais si on remonte
22:03plus loin dans les années 70,
22:05évidemment,
22:06après la guerre du Kipour,
22:08pareil,
22:09on avait eu des envolées
22:10sur les taux.
22:10Donc, finalement,
22:12l'obligataire ne joue pas
22:14le même rôle
22:15de valeur refuge
22:16dans ce type de scénario.
22:18Il peut jouer
22:19un peu plus tard
22:19si, effectivement,
22:21il y a un ralentissement
22:22marqué de la croissance
22:23et qu'on rentre
22:24dans un scénario
22:26de crainte de récession.
22:27Et pour l'instant,
22:29je dirais,
22:29forcément,
22:30cet effet défensif,
22:32il est un peu amorti
22:33par les craintes,
22:35ne serait-ce que
22:36par le dénouement
22:38des anticipations
22:39de baisse des taux
22:41des faits de fund
22:42qui pourraient,
22:44effectivement,
22:45s'éloigner un petit peu.
22:47Mais pour l'instant,
22:48ça me semble,
22:49je pense qu'il a quand même
22:50envie, Trump,
22:51de montrer des succès.
22:53Il en a aussi besoin.
22:56Ce n'est pas populaire,
22:58cette guerre,
22:58pour l'opinion publique
23:00américaine.
23:01Donc,
23:01il est un petit peu
23:03pressé par les Israéliens
23:05de continuer,
23:06mais en même temps,
23:08il n'a pas forcément
23:09envie d'aller jusqu'au bout
23:12parce qu'aller jusqu'au bout,
23:13ce serait des troupes au sol,
23:14ce serait effectivement
23:15un engagement qui serait
23:17très contre-productif
23:18dans une année électorale.
23:19Donc,
23:19on risque d'avoir
23:20une situation.
23:20C'est un coup de la guerre aussi,
23:21c'est vraiment cher,
23:22faire la guerre.
23:24Et puis,
23:24il y a...
23:25Ça coûte,
23:25mon monsieur.
23:26Et puis,
23:27encore faut-il avoir
23:28les moyens
23:29parce qu'on parle
23:30de disponibilité
23:32en termes de missiles,
23:33par exemple,
23:34qui sont,
23:34à un moment donné,
23:36épuisables.
23:37Donc,
23:38voilà,
23:38il faut,
23:39encore une fois,
23:40limiter le pouvoir
23:41de nuisance
23:41de cet État
23:42qui en provoquait
23:44beaucoup dans la région.
23:45mais il n'a pas forcément
23:47envie de...
23:49Je ne sais même pas
23:49s'il a envie
23:50d'un vrai changement
23:51de régime.
23:51Il s'accommoderait peut-être
23:52finalement d'un pouvoir
23:53assez fort
23:55qui serait un peu moins
23:56nuisible.
23:57Il pourrait y avoir
23:58un petit tour épuisant
23:59vrai comme on a vu
23:59au Venezuela,
24:00finalement.
24:01Même les États-Unis
24:02en juin 2025,
24:03quand ils avaient bombardé
24:05les infrastructures nucléaires
24:06et ça avait duré,
24:09je ne sais pas,
24:0910 jours,
24:10une semaine,
24:10quelque chose comme ça,
24:1112 jours.
24:12Et on avait eu le pétroir
24:13qui était passé
24:13de 65 à 80
24:14et qui était revenu
24:15à 67
24:15quelques jours après.
24:17Donc,
24:17il y a eu vraiment
24:17un aller-retour
24:18sur les prix
24:18des matières premières.
24:20Je ne sais plus
24:24lequel d'entre vous
24:24disait ça
24:25avec beaucoup de justesse.
24:26En fait,
24:27on a deux partenaires
24:27aujourd'hui.
24:28On a les Israéliens
24:29et les Américains
24:30et les buts
24:31ne sont pas du tout
24:31alignés.
24:33On voit très bien
24:34que les Israéliens
24:35veulent absolument
24:36la chute
24:37du régime des Mola
24:38quoi qu'il en coûte.
24:39Ils sont prêts
24:40à aller jusqu'au bout
24:41là-dessus.
24:41C'est quasiment
24:42existentiel pour eux
24:43alors que les Américains
24:44c'est beaucoup moins le cas.
24:45On est plus sur
24:47sécuriser une région
24:47qui est assez critique
24:48pour le pétrole
24:50mais surtout
24:50pour le financement
24:51de leur économie
24:53et pour ce qu'ils veulent faire
24:54l'espèce d'arc
24:54entre l'Arabie Saoudite,
24:57les Émirats,
24:58le Qatar et Israël,
25:00les nouveaux accords
25:01d'Abraham.
25:01C'est quand même
25:02très très différent.
25:03Et donc,
25:03quand vous avez
25:03deux partenaires
25:04qui sont peu alignés,
25:06à un moment,
25:06il faut savoir
25:08lequel va prédominer
25:09sur l'autre.
25:09On a l'impression
25:10qu'aujourd'hui,
25:11ce sont les Israéliens
25:12qui mènent.
25:13C'est les Israéliens
25:13qui mènent la danse.
25:15En tout cas,
25:15qui poussent les feux.
25:16Et qui poussent les feux.
25:17Et donc,
25:18à un moment,
25:18il va falloir peut-être
25:18que ça se rééquilibre.
25:20Et ça,
25:20les marchés,
25:21en tout cas,
25:21vont le suivre
25:22de façon très attentive
25:22parce que ça voudrait dire
25:23qu'on se clarifie peut-être
25:27l'objectif de guerre
25:28parce qu'aujourd'hui,
25:28l'objectif de guerre
25:29n'est pas hyper clair.
25:30On voit très bien
25:32les opérations
25:33au jour le jour.
25:33C'est détruire
25:34les capacités de nuisance.
25:35Très bien.
25:35Mais à la fin,
25:36qu'est-ce qu'on veut ?
25:37Qu'est-ce qu'on veut avoir ?
25:38Mais c'est vrai que
25:39même sur l'enchaînement
25:41des événements
25:41avec la chronique
25:42d'une guerre annoncée
25:43toute la semaine dernière.
25:44On en parlait
25:44en continu sur les chaînes.
25:45Quand est-ce qu'il va
25:46passer à l'action ?
25:47Et finalement,
25:48ça tombe à un moment
25:48assez inattendu d'ailleurs
25:50avec sûrement
25:51ils attendaient
25:51d'avoir le bon endroit
25:54pour lancer la bombe
25:55et décapiter le pouvoir
25:57en place.
25:58Une question,
25:59juste pour boucler
26:00sur l'énergie de Bastien,
26:00on est aussi focalisé
26:02sur ce fameux détroit
26:03d'Hormuz
26:03où on a dit
26:03qu'on pourrait réouvrir
26:04les routes peut-être
26:05en accompagnant
26:06certains tanqueurs.
26:07Est-ce que c'est possible ?
26:08Est-ce que c'est quand même
26:09quelque chose de très compliqué ?
26:11Je ne suis pas évidemment
26:13un expert militaire
26:13mais de ce que je comprends
26:15c'est qu'il faut quand même
26:15une escorte navale,
26:18il faut une escorte aérienne
26:19et pour faire passer
26:21quelques bateaux éventuellement
26:23et ça n'empêcherait pas forcément
26:26des drones sous-marins,
26:28des drones marins
26:29de venir endommager éventuellement
26:32les tanqueurs.
26:33Donc c'est quand même
26:34quelque chose qui paraît.
26:34Plus le fait
26:35que certains experts
26:36nous disaient,
26:37aujourd'hui c'est même
26:38les assureurs
26:38qui freinent en temps.
26:40S'ils n'ont pas envie
26:40de prendre le risque,
26:41vous n'êtes plus assurés,
26:41vous ne partez pas du port.
26:43Aujourd'hui la zone
26:44elle a été déclarée
26:45effectivement zone de guerre.
26:46Et donc là les assureurs
26:47se retirent.
26:48C'est un peu plus compliqué.
26:50Ils enlèvent le parapluie.
26:52En fait tout le paradoxe
26:54c'est qu'en fait
26:54c'est finalement à la fin
26:56ce sont les coûts financiers
26:57qui décident.
26:58C'est-à-dire que si effectivement
26:59les assureurs n'assurent pas,
27:00vous arrêtez.
27:01Tant qu'il n'y a pas
27:01un pouvoir avec lequel
27:02on peut négocier
27:04d'un certain statu quo,
27:07comment est-ce que vous voulez
27:08que les assureurs
27:09qui sont des actuaires
27:10pricent le risque.
27:11C'est extrêmement difficile.
27:14Donc il va falloir
27:15attendre un peu
27:16que les choses se stabilisent.
27:17À un moment donné
27:18le pouvoir quel qu'il soit
27:19va quand même avoir
27:20besoin de revenus.
27:23Donc ils ne peuvent pas
27:24se tirer une balle
27:25dans le pied
27:25trop longtemps non plus.
27:26Les revenus
27:26de l'État iranien
27:27c'est le pétrole.
27:28Donc tout simplement
27:29si leur propre tanker
27:31ne peuvent pas passer
27:31il n'y aura pas
27:32d'entrée fiscale.
27:34Et comme ils ne veulent pas
27:35avoir un nouveau pouvoir
27:36de peur de se faire
27:36décapiter tout de suite,
27:38là pour l'instant
27:38c'est un peu
27:40un cercle un peu vicieux
27:41en ce moment.
27:41Oui, c'est une question
27:42existentielle.
27:43Celui, celui,
27:44le premier qui bouge
27:45il se prend une balle.
27:46Donc c'est compliqué
27:47comme situation.
27:48C'est extrêmement compliqué.
27:50Ça intervient, messieurs,
27:51à un moment
27:51on parlait beaucoup
27:52de rotation sectorielle.
27:54Est-ce qu'elle est remise
27:55en question
27:55cette rotation ?
27:56Alors on répète,
27:57en l'an dernier
27:57c'était simple,
27:58en 2025 c'était tech,
27:59c'était US.
28:00Aujourd'hui on parle
28:01depuis le début d'année
28:03matière première,
28:04énergie,
28:05retour à la vieille économie,
28:07entre guillemets.
28:08Est-ce que c'est remis
28:09en question Bastien Drue ?
28:10La rotation sectorielle
28:11elle a commencé
28:12même plus,
28:13c'est pas seulement
28:13en janvier de cette année,
28:15c'est déjà depuis novembre,
28:16décembre qu'on a
28:17une vraie rotation sectorielle
28:18et une vraie rotation
28:20aussi géographique.
28:21On le voit,
28:23pour un investisseur euro,
28:25en euro,
28:27finalement depuis
28:28début novembre,
28:30les pires marchés
28:31c'est le S&P 500.
28:33Donc très clairement
28:34il y avait
28:35ce basculement,
28:37cette rediversification
28:38sur les autres marchés.
28:40Là,
28:40comme on le disait
28:41tout à l'heure,
28:42les événements en cours
28:44remettent en cause,
28:46nous on pense
28:47temporairement,
28:48parce qu'on ne pense pas
28:49qu'il y aura
28:50une situation
28:51qui s'éternisera,
28:52qu'il y aura
28:52des forces de rappel
28:53qui font que le conflit
28:54ne sera pas forcément
28:55très long.
28:56Donc on pense que
28:57la diversification
28:58sectorielle et géographique
29:00reviendra,
29:03mais effectivement
29:04à très très court terme,
29:06ça remet en question
29:08cette idée.
29:09Très clairement,
29:11les marchés
29:12se repositionnent
29:12sur les marchés
29:13qui sont les plus sûrs,
29:14sur lesquels
29:15il n'y a pas
29:15finalement de risque
29:16militaire
29:18ou énergétique
29:19moins prononcée
29:19on va dire
29:20aux Etats-Unis.
29:21Donc voilà.
29:21Donc pour vous,
29:22petit rebond
29:22finalement temporaire
29:24ou tactique,
29:26mais ensuite
29:26on reprendrait
29:27les flux vers l'Europe
29:28comme on voit
29:29massivement.
29:30On pense que,
29:31on ne sera peut-être
29:31pas d'accord là-dessus,
29:32mais on pense que
29:34il faudra revenir
29:36sur les marchés
29:37asiatiques,
29:37sur les marchés
29:38européens
29:39quand on aura
29:40plus de visibilité
29:41sur ce conflit.
29:43On parlait aussi
29:44beaucoup des émergents.
29:45Alors c'est normal
29:46dans une période
29:48où effectivement
29:48le billet vert
29:49s'affaiblissait
29:49contre toutes les devises,
29:50les émergents en profitaient.
29:51Est-ce que ça pourrait
29:52être remis en question
29:53cap sur les émergents ?
29:54Stop ou encore ?
29:56Nous on garde
29:56nos positions
29:57longues,
29:58émergentes.
29:59Effectivement,
30:00on a trouvé
30:00que les sanctions
30:01sur certains marchés
30:03comme la Corée
30:03étaient quand même
30:04un peu brutales.
30:05Ça avait beaucoup monté,
30:06c'est vrai.
30:07Donc il y a eu
30:07un peu de réaction
30:09émotionnelle.
30:11Le marché avait été
30:12fermé lundi
30:13donc forcément
30:13il y a eu
30:14du retard à l'allumage
30:17mais globalement
30:18on est sur des ampleurs
30:19de baisse
30:20sur l'ensemble
30:21du marché émergent
30:21assez comparable
30:22à celle de l'Europe
30:23et finalement
30:24des ampleurs de baisse
30:26relativement contenues
30:28pour le moment.
30:29C'est vrai
30:30que sur les gros importateurs
30:32que sont l'Inde
30:33et la Chine,
30:35la Chine d'ailleurs
30:36soit dit en passant
30:37a donné instruction
30:38à ces raffineurs
30:40de ne plus exporter
30:41de produits raffinés
30:42donc ils sont quand même
30:43un petit peu prudents
30:44ce qui est logique
30:46mais globalement
30:47le scénario
30:48nous semble quand même
30:49toujours assez favorable
30:51aux émergents.
30:52Alors le dollar...
30:52Je l'ai inclus
30:53parce que la Chine
30:54était un peu à la traîne
30:55par rapport
30:55aux autres émergents
30:56et là elle pourrait
30:57être impactée aussi.
30:59Elle pourrait être impactée
31:00donc c'est vrai
31:00que ce n'est pas le marché
31:01qu'on privilégie aujourd'hui
31:04mais ça reste quand même
31:06aussi une source
31:06de diversification
31:07notamment dans le domaine
31:08technologique
31:09parce qu'on sent bien
31:10que les cartes
31:12sont un petit peu rebattues
31:13il n'y a pas que
31:13les Etats-Unis
31:14et puis en Europe
31:15il y a pas mal de thèmes
31:17qui restent tout à fait
31:18enfin en plus
31:19on a eu des résultats
31:21qui sont de très bonne facture
31:23d'un certain nombre
31:23de contributeurs
31:25on va dire
31:25à l'écosystème de l'IA
31:27les Legrand
31:28les Schneider
31:29il y a des valeurs
31:30qui ont délivré
31:32le secteur de la défense
31:34aussi reste quand même
31:35d'actualité
31:35donc finalement
31:38on n'a pas envie
31:40de trop changer
31:43nos positions
31:44qui étaient longues Europe
31:46longues émergentes
31:47et finalement
31:49on reste positionné
31:50sur ces marchés
31:51qui restent
31:52malgré tout
31:54dans une dynamique
31:55assez positive
31:57rotation sectuelle
31:58remise en cause
31:58ou pas ?
32:00Pour moi oui
32:01je pense que
32:02cette rotation
32:03est remise en cause
32:05elle est remise en cause
32:06parce que le paysage
32:06de risque change
32:08et qu'aujourd'hui
32:09on ne pourra plus considérer
32:11désormais
32:12que
32:14l'Europe
32:15et l'Asie
32:18ne doit pas intégrer
32:19une prime de risque
32:20géopolitique
32:22liée directement
32:23à la situation
32:23au Moyen-Orient
32:24et donc au moins
32:26dans un laps de temps
32:28je dirais
32:29à quelques mois
32:31à la fin de l'année
32:31je ne sais pas
32:32mais en tout cas
32:32à quelques mois
32:33je pense que
32:33cette prime
32:34de risque géopolitique
32:36Mais l'Europe
32:36elle en sortait
32:37un petit peu
32:37justement
32:37parce qu'on a eu
32:38la guerre
32:39ce conflit
32:39qui n'en finit pas
32:40mais on finit
32:41effectivement
32:42par reconfigurer
32:43les chaînes logistiques
32:44à trouver
32:45un new normal
32:46et on voyait
32:46les flux qui revenaient
32:47je vous pose la question
32:48parce que c'est vrai
32:49qu'il y a la thèse
32:49aussi courte
32:50depuis 6-8 mois
32:52la tech US
32:53elle ne fait plus grand chose
32:54les Mag7
32:54est-ce que ça pourrait
32:56être le retour
32:56puisqu'à l'instar
32:58de Broadcom
32:59qui aujourd'hui
32:59signe un chiffre
33:01de nouveau record
33:02on pourrait de nouveau
33:03avoir
33:03l'inverse
33:05vous regardez Broadcom
33:06vous regardez Microsoft
33:07depuis quelques jours
33:08ce sont des valeurs
33:10qui gagnent
33:11vous regardez Apple
33:11ce sont des valeurs
33:12qui gagnent
33:14pourquoi ?
33:15parce qu'aujourd'hui
33:16il y a la recherche
33:17de ce qui est perçu
33:18comme étant
33:19des valeurs à l'écart
33:20de ces problématiques
33:22qui sont des problématiques
33:23de stress assez fort
33:24des marchés
33:27et donc
33:28ces valeurs-là
33:29sont perçues
33:29comme étant des valeurs
33:30aujourd'hui
33:31à l'écart
33:31de ce stress
33:33il y a d'autres types
33:33de stress
33:34bien sûr
33:34sur la valorisation
33:36la rentabilité
33:37valeur à l'écart
33:38valeur refuge
33:38presque
33:39exactement
33:39c'est quasiment
33:42la tech US
33:42c'est le lingot d'or
33:43de l'économie
33:44d'une certaine manière
33:45et donc
33:46vous pouvez le négliger
33:47pendant un certain temps
33:47et puis après
33:48vous dites
33:48il est quand même
33:48très sympa
33:49mon lingot d'or
33:49quand ça tape
33:50un peu partout
33:51on trouvait ça
33:52trop cher
33:52il y a quelques mois
33:53et aujourd'hui
33:54finalement
33:54on se dit
33:54vu les risques
33:55autour
33:56en relatif
33:57c'est pas mal
33:57voilà
33:58d'abord
33:58on a eu une correction
33:59quand même
34:00sur ces valeurs-là
34:01qui étaient réelles
34:04et puis
34:05on revient
34:06effectivement
34:06à des fondamentaux
34:08est-ce qu'on a envie
34:08d'être sur des zones géographiques
34:10qui sont relativement proches
34:12on peut le regretter
34:13l'Europe est proche
34:14de la zone de conflit
34:15quand on regarde
34:15Chypre
34:16Chypre est tout près
34:17de la zone de conflit
34:19donc on n'est pas
34:20aujourd'hui
34:21à des dizaines
34:23de milliers de kilomètres
34:24comme les Etats-Unis
34:24où on dit
34:25d'ici qu'un missile iranien
34:27vise Washington
34:28il va quand même
34:28se passer un petit peu de temps
34:30sur l'Europe
34:31il y a cette espèce de stress
34:33qui est lié
34:34à ce qu'on a
34:34une histoire commune
34:35autour de la Béditerranée
34:36et c'est très bien comme ça
34:37mais effectivement
34:38on a je pense
34:39au moins
34:39jusqu'à ce qu'on ait
34:40un pouvoir un peu plus stable
34:41jusqu'à ce qu'on ait
34:42un peu plus de visibilité
34:43jusqu'à ce qu'on ait
34:44des cadres
34:44qui se remettent en place
34:45ça peut arriver
34:46relativement vite
34:46je pense que ça mettra
34:48pour que ça arrive
34:49jusqu'à ce que ça arrive
34:50effectivement
34:51on va retourner
34:52dans un mode
34:52un peu plus
34:55de protection
34:56on voit c'est que
34:57les valeurs
34:58les investisseurs américains
34:59qui sont les seuls
35:00investisseurs longs
35:01de la planète
35:01parce que c'est
35:02voilà
35:03ils ont la masse
35:04en fait ils récupèrent
35:06leurs capitaux
35:06et ils les vendent
35:08d'abord dans les zones
35:09extérieures aux Etats-Unis
35:10et ça ça doit être
35:10un game changer
35:11effectivement
35:11en tout cas
35:12à court terme pour moi
35:15Nino justement
35:15sur
35:17sur cette
35:18cette rotation
35:19et même un peu plus
35:20comment on fait
35:20est-ce que ça remet en question
35:22vous vos allocations d'actifs
35:23est-ce qu'on les repense
35:24est-ce qu'on les réaménage
35:26vous nous disiez tout à l'heure
35:27pour l'instant
35:27on reste notamment
35:28sur les émergences
35:29sur le reste
35:30voilà
35:30on prend un peu
35:31d'attitude
35:32d'un peu de cash
35:33je suis d'accord
35:34que le marché américain
35:35indépendamment d'ailleurs
35:36du problème
35:37militaire
35:38et de l'éloignement
35:39ou pas
35:39de la zone de conflit
35:41dans des périodes
35:42de stress
35:43majeurs
35:44il est souvent
35:45un marché refuge
35:47parce qu'il a
35:48il a la masse
35:49il a des capitaux
35:50à très long terme
35:51et du coup
35:53c'est vrai que
35:54beaucoup d'investisseurs
35:55ont tendance à rapatrier
35:56à court terme
35:56sur le marché
35:59américain
36:01pour nous
36:02il reste quand même
36:03une vulnérabilité
36:04et
36:06alors il faudrait
36:07remonter assez loin
36:08dans le temps
36:09mais on a eu
36:10alors le scénario du PIR
36:12c'était
36:12le scénario
36:14de la guerre du Kipour
36:15on a eu une baisse
36:16de 45%
36:17du marché
36:18en 10 mois
36:19oui mais là
36:20on avait des prix du pétrole
36:21mais on avait des valorisations
36:22qui étaient beaucoup plus faibles
36:23au départ
36:24donc
36:25quel est le marché
36:26le plus valorisé
36:28aujourd'hui
36:28et largement
36:29puisqu'on est quand même
36:30à près de deux écarts types
36:32disons
36:33des valorisations normales
36:34ça reste quand même
36:35le marché américain
36:36donc
36:36je ne dis pas que
36:38le raisonnement est vrai
36:40mais avec cette limite
36:41qu'on a quand même
36:42des valorisations élevées
36:43sur le marché américain
36:44et quand on regarde
36:45les performances
36:46je me suis amusé
36:47à regarder le jour
36:47les performances
36:48sur 20 ans
36:50du marché américain
36:51par rapport à la zone euro
36:52on est quasiment au double
36:53c'est vrai
36:54sur la croissance
36:55et c'est vrai
36:55sur la value
36:57donc
36:58voilà
36:59c'est ça qui relativise
37:00un tout petit peu
37:01notre envie
37:01d'aller un peu
37:03il y a un retour
37:04à la moyenne
37:05le double
37:06de performances annualisées
37:08sur 20 ans
37:09oui c'est pas ce qu'on avait
37:10connu dans les 10 ou 20
37:12années précédentes
37:13donc là on parle de 2006
37:14depuis 2006
37:15on est pratiquement au double
37:18de performance
37:18un peu moins sur la value
37:20que sur la croissance
37:21mais en moyenne
37:22sur les indices
37:23on est au double
37:24de performance
37:24alors il y a de la création
37:25de richesses
37:26aux Etats-Unis
37:27qu'on n'a pas vu en Europe
37:28et on le sait
37:29on pourrait revenir dessus
37:30mais quand même
37:31donc on a envie
37:32d'y retourner
37:32pour faire simple
37:33mais c'est cher
37:33c'est ça
37:34c'est un peu ça
37:35et puis il ne faut pas oublier
37:36que les valeurs de croissance
37:38puisqu'on parlait des valeurs
37:39elles sont aussi sensibles
37:40à la remontée des taux
37:41donc si on commence
37:42à avoir des taux longs
37:43qui continuent
37:44à s'incrémenter vers le haut
37:46on peut aussi avoir
37:47de la vulnérabilité
37:48de ce côté-là
37:49d'autant que les Mets-Even
37:50maintenant empruntent massivement
37:51même sur 100 ans parfois
37:52Bastien
37:52qu'est-ce qu'on fait
37:53chez CPRAM
37:54est-ce que la stratégie
37:55a changé
37:56au cours des derniers jours ?
37:57alors c'est quand même
37:58important de ne pas
37:59bouger trop
37:59comme on le disait
38:00tout à l'heure
38:01parce que
38:01dans une période
38:03où on ne sait pas forcément
38:05comment le conflit
38:06peut évoluer
38:07à 24 heures
38:09voilà
38:09il faut éviter
38:10de prendre
38:11ce qu'on appelle
38:11les portes de salone
38:12quoi
38:14et on l'a vu
38:15avec le COSPI
38:16hier
38:17avec les
38:17enfin sur les trois
38:18derniers jours
38:19l'indicule de Séoulin
38:21de la Corée
38:21on a eu
38:22la baisse de 20%
38:23sur deux jours
38:24qui était suivie
38:25d'une hausse
38:26de 10%
38:27aujourd'hui
38:27voilà
38:29malheur à ceux
38:29qui ont coupé
38:30quoi
38:30donc
38:31on ne va pas faire
38:32des mouvements
38:33qui vont être
38:33trop importants
38:35on croit
38:37au thème
38:38de la mémoire
38:39enfin des puces électroniques
38:40de la mémoire
38:40qui tirent
38:41le marché du COSPI
38:42parce qu'on pense
38:43que cette pénurie
38:44de puces électroniques
38:45va continuer
38:46cette année
38:47et on a profité
38:49un tout petit peu
38:51pour rajouter
38:52par exemple
38:53ce marché
38:54qui avait beaucoup souffert
38:56donc sur les deux
38:57premiers jours
38:57de la semaine
38:59oui c'est ça
38:59c'est sur les deux
39:00premiers jours
39:00de la semaine
39:01c'est celui qui a
39:02le plus réagi
39:02oui oui exactement
39:03mais après
39:04il y a évidemment
39:04une partie de prise
39:05de profit
39:06parce que
39:07ça avait tellement
39:10monté
39:12depuis le début
39:13de l'année
39:13et qui a attiré
39:14aussi l'indice
39:15MSCI émergent
39:16parce que
39:16les deux valeurs
39:18qui sont les plus
39:18importantes du COSPI
39:19sont aussi des valeurs
39:20on va dire importantes
39:21du MSCI émergent
39:24donc on a un petit peu
39:25renforcé
39:27les marchés
39:28qui ont un peu
39:29le plus souffert
39:30quoi
39:30mais c'est quand même
39:32pas des périodes
39:35pendant lesquelles
39:35on a envie
39:36de bouger beaucoup
39:37ça
39:38il faut vraiment
39:39faire très attention
39:40à ça
39:40parce qu'on peut
39:41faire des airbettes
39:42quoi
39:42c'est pas le moment
39:43où il faut jouer au euro
39:44d'autant qu'on a
39:45un président Trump
39:47qui est assez erratique
39:48aussi dans ses décisions
39:49donc il peut tout à fait
39:50décider de reprendre
39:51ses porte-avions
39:52et puis de rentrer
39:53tranquillement
39:54alors
39:54c'est moins
39:56facile que ça
39:57mais
39:59c'est surtout
40:00le fait
40:02qu'effectivement
40:02lui contrairement
40:04à
40:04lui il ne veut pas
40:05que ça dure
40:06à d'autres pays
40:07est soumis
40:08à la fois
40:08à une opinion publique
40:09et à un congrès
40:10des Etats-Unis
40:11qui au bout d'un certain temps
40:1260 jours en l'occurrence
40:14doit forcément
40:15donner son feu vert
40:16donc là
40:17jusqu'à 60 jours
40:17il doit donner son avis
40:19donc il peut donner son avis
40:20on a vu que
40:21on a vu que le Sénat
40:22était d'accord d'ailleurs
40:22on a vu qu'à 53-47
40:24le Sénat était d'accord
40:26mais ensuite
40:27plus ça va
40:27plus ça va se prolonger
40:28plus ça va être
40:29un peu compliqué
40:30donc en fait
40:30lui il a
40:30il a une échéance
40:31de toute manière
40:32l'échéance
40:32c'est deux mois
40:34il peut difficilement
40:35dépasser deux mois
40:36ce serait déjà
40:37très très long
40:38la question ensuite
40:39c'est
40:39est-ce qu'effectivement
40:40on va avoir
40:40aux Etats-Unis
40:41une augmentation
40:42très forte
40:43d'un certain nombre
40:44de prix
40:44ou de la volatilité
40:47de certains actifs financiers
40:48qui va faire que
40:50les Américains
40:51vont dire
40:51là ça commence à bien faire
40:52aujourd'hui
40:53l'impact
40:54pour les Américains
40:55est relativement limité
40:56les Etats-Unis
40:57c'est l'économie
40:58en fait
40:58l'une des plus fermées
40:59quand même
41:00quand on regarde
41:00les échanges
41:01des Etats-Unis
41:02vis-à-vis l'extérieur
41:03ils échangent pas beaucoup
41:04beaucoup moins que l'Europe
41:05beaucoup moins que l'Asie
41:06donc ils sont assez protégés
41:08de ce point de vue là
41:08tant que c'est le cas
41:09tant qu'il n'y a pas
41:10par exemple
41:10de volatilité
41:11sur les taux
41:11tant qu'on n'a pas
41:12une augmentation
41:12très forte
41:13des taux d'intérêt
41:14là on n'aura pas de sujet
41:15si effectivement
41:16on se rapproche
41:17par exemple
41:17du fameux seuil
41:18de 5%
41:19sur le disant américain
41:21je suis pas sûr
41:21que la Fed
41:22n'intervienne pas
41:23dans une opération
41:24qui sera pas
41:24du quantitativising
41:25mais qui s'appellerait
41:26autrement
41:27parce qu'à un moment donné
41:28elle ne pourra pas
41:29laisser les choses
41:29quand même
41:29complètement à l'abandon
41:32même si elle dit
41:32je ne baisse pas les taux
41:33parce qu'il y a des pressions
41:34inflationnistes
41:35je pense que sur la liquidité
41:36il y aura des choses
41:37qui seront faites
41:40ça comme un aveu de faiblesse
41:42ou au contraire
41:43tu dirais
41:44tiens on est au baisse
41:44c'est bon pour l'économie
41:45ça dépend comment ça va être
41:47toujours pareil
41:47ça dépend comment c'est présenté
41:49si c'est présenté
41:50en disant
41:50oula on a des risques
41:51financiers très forts
41:52d'instabilité
41:52il faut qu'on intervienne
41:53là le marché peut commencer
41:55effectivement
41:55à être encore plus nerveux
41:57que ce qu'il est aujourd'hui
41:58si on dit
41:59on gère en amont
42:01tout est sous contrôle
42:02et on s'assure
42:03qu'effectivement
42:03tous les acteurs
42:04aient la liquidité nécessaire
42:06parce qu'une fois de plus
42:07ce terme de liquidité
42:08est extrêmement important
42:09pour les marchés
42:09et c'est extrêmement important
42:10pour les opérateurs financiers
42:12donc pour le résultat final
42:13sur l'économie américaine
42:15qui dépend quand même
42:16très fortement
42:16de la volatilité financière
42:19tout ce sera dans la communication
42:19aussi des banques centrales
42:20exactement
42:21et on pense à Greenspan
42:22qui a 100 ans je crois
42:23cette semaine
42:23on pense à lui
42:24voilà on fait un excellent anniversaire
42:26absolument
42:26Nuno
42:27voilà pour terminer un petit peu
42:29le mot de la fin
42:29c'est que voilà
42:30de toute façon
42:30c'est vrai que c'est difficile
42:32de vous faire réagir
42:32à trois jours
42:33on n'a pas tellement de visibilité
42:34on apprécie effectivement
42:35d'avoir quand même
42:36le là
42:37et puis d'avoir des scénarii
42:38parce qu'effectivement
42:40on voit que
42:40les institutions
42:41ils peuvent se permettre
42:42de couper rapidement
42:44c'est vrai que pour le particulier
42:45qui subit
42:46on peut être tenté
42:47justement
42:47d'avoir des mouvements
42:48d'impulsion
42:49il faut s'en garder
42:50oui je pense que
42:51dans des périodes comme ça
42:53on a vite fait
42:53de prendre des décisions
42:55un peu émotionnelles
42:57là on attend un peu
42:58que la poussière retombe
42:59et que les impacts
43:02soient un peu plus mesurables
43:04c'est vrai qu'on a
43:05on a une situation
43:06par exemple
43:07si on prend le cas du gaz
43:08qu'on mentionnait tout à l'heure
43:09il faut se garder
43:10quand même
43:10des comparaisons
43:12par rapport à 2022
43:132022
43:13par rapport au prix
43:14des cinq années précédentes
43:16on a fait fois 20
43:17sur les prix du gaz
43:19là on a une augmentation
43:21qui est importante
43:22mais on part de
43:23on part de beaucoup
43:24beaucoup plus bas
43:25et donc on n'est pas du tout
43:26dans les mêmes ampleurs
43:27en termes de choc
43:29et qu'on l'a dit
43:29d'ailleurs tout à l'heure
43:30l'Europe est assez peu
43:31dépendante du gaz
43:33on a du gaz norvégien
43:34beaucoup plus qu'avant
43:35on a du gaz américain
43:36etc
43:38sur le pétrole
43:40alors c'est vrai que l'Europe
43:43semble plus impactée
43:44que les Etats-Unis
43:45qui sont autosuffisants
43:47mais en même temps
43:48c'est un prix mondial
43:48pour le coup
43:49donc le prix à la pompe
43:51il s'en ressent aussi
43:52aux Etats-Unis
43:53malgré tout
43:53et donc on est finalement
43:57dans des équipes
43:59qui évoluent un petit peu
44:00mais pour l'instant
44:02je pense qu'on n'a pas
44:03de changement
44:04d'ancrage
44:05des anticipations inflationnistes
44:07c'est ça qu'il faudra surveiller
44:09parce que ça
44:10ça va être surveillé
44:11par les banques centrales
44:12et ça conditionnera
44:13évidemment
44:14non seulement
44:14la politique monétaire
44:15mais évidemment
44:15l'évolution des taux longs
44:16on surveille
44:17ça fera plaisir
44:18Pauline
44:18les taux longs américains
44:19le niveau du dollar
44:21aussi
44:22merci en tout cas messieurs
44:24de ne pas être parti en vacances
44:25c'était pas le moment
44:27pour commenter
44:28cette actualité chargée
44:29Bastien Drue
44:30responsable des études
44:31et stratégiste de CPRM
44:32merci Bastien
44:32Wilfried Galland
44:33direct stratégiste
44:34chez Montpensierre Beuvel
44:35et un troisième stratégiste
44:36chez Vega Investment Solutions
44:37de Notexera
44:38un grand merci
44:39dans un instant
44:40on parle financement
44:42des scale-up en Europe
44:43restez avec nous
44:43Smart Bourse
44:44ça continue
44:44dans un instant
44:55et dans le dernier quart d'heure
44:57de Smart Bourse
44:58on se pose cette question
44:58comment financer
44:59les futurs champions
45:00de la tech européenne
45:03notre invité
45:04il y a quelques jours
45:04c'était François Robinet
45:06le fondateur d'AVP
45:08il nous explique d'ailleurs
45:09ce qu'est AVP
45:09et comment financer
45:10ces scale-up
45:11on l'écoute tout de suite
45:16on a pris notre indépendance
45:18quand AXA a vendu
45:20toute sa gestion d'actifs
45:22à BNP
45:23on en a profité
45:24pour racheter la société
45:26mais on est resté AVP
45:28AXA Venture Partner
45:29on était connu
45:30sous le nom d'AVP
45:31donc on a gardé
45:32les trois lettres
45:32c'était plus simple
45:33très bien
45:34voilà pour la présentation
45:34François
45:35votre combat
45:36comment répondre
45:37au déficit chronique
45:38de financement
45:38des scale-up européennes
45:40un segment
45:41qui est historiquement
45:42dominé par les fonds
45:43américains et souverains
45:44c'est vrai
45:44ou souverains
45:45c'est vrai qu'on a l'impression
45:46qu'à chaque fois
45:46qu'il y a quelque chose
45:46qui marche
45:47qui marche un peu bien
45:48il y a un gros américain
45:49maintenant chinois
45:50ou autre
45:51qui arrive et qui met
45:51la main dessus
45:52comment on arrive
45:52à rester indépendant
45:53c'est vrai
45:54et c'est une question
45:55de force de frappe
45:56c'est à dire que
45:59historiquement
46:00historiquement
46:01le marché du venture
46:01ça a été un marché américain
46:03alors l'Europe
46:04s'est beaucoup
46:05beaucoup développé
46:05il y a eu énormément
46:06d'initiatives
46:07qui ont fait que l'Europe
46:08a beaucoup progressé
46:11d'abord avec des fonds
46:12venture
46:12puis avec des fonds
46:13gros
46:13il y a eu l'initiative
46:14Tibi en France
46:15il y a eu l'équivalent
46:16dans d'autres pays
46:17qui ont permis
46:17l'émergence
46:18de vraies plateformes
46:20de très bonnes plateformes
46:22dont AVP
46:24qui investissaient
46:25d'abord sur le venture
46:26ce que j'appelle
46:27le venture
46:27c'est des sociétés
46:28au début de leur vie
46:29assez risquées
46:30c'est quoi la traduction
46:32en français
46:32capital investissement
46:33tout le monde peut dire
46:33c'est amorçage
46:35pour le tout début
46:35et capital risque
46:36donc c'est vraiment
46:37des sociétés
46:37qui ne sont pas encore
46:38constituées
46:38qui ont déjà
46:40le tout début
46:40c'est des sociétés
46:42pas encore
46:42constituées
46:43vous avez une présentation
46:44des slides
46:44et vous investissez
46:47sur une équipe
46:47nous on ne fait pas ça
46:48ça c'est ce qu'on appelle
46:49le seed
46:50c'est vraiment l'amorçage
46:51on investit
46:53quand il y a un produit
46:54on veut voir le produit
46:55on veut voir à quoi ça ressemble
46:57par contre on prend le risque
46:58de ce qu'on appelle
46:59go to market
47:00c'est à dire
47:00d'entrer sur le marché
47:01et de trouver
47:03les premiers clients
47:04ça c'est ce qu'on appelle
47:05le venture
47:05et donc il y a un élément
47:07de risque assez important
47:08parce qu'évidemment
47:09on aime bien le produit
47:10on aime bien le software
47:11on aime bien la technologie
47:12mais on ne sait pas
47:13si ce service
47:14ou ce software
47:16trouveront leur marché
47:17et puis après
47:18on s'est déplacé
47:19sur ce qu'on appelle
47:19le gross
47:21croissance
47:21donc capital croissance
47:22en France
47:23c'est à dire
47:24une fois que la société
47:26a trouvé son marché
47:27pour le coup
47:27le sujet c'est d'accélérer
47:29et devenir une très grande société
47:31et historiquement
47:33aux Etats-Unis d'abord
47:34et puis en Europe
47:35comme je le disais
47:36on a beaucoup progressé
47:38l'innovation
47:39c'est financer
47:40comme ça
47:40des petits tours de financement
47:42initialement
47:42et puis
47:43plus la société
47:44se développait
47:45des gros tours de financement
47:47et les licornes
47:47c'est ce qu'on appelle
47:48les différentes séries
47:49les différentes séries
47:50série A
47:50typiquement
47:51début de la vie des sociétés
47:52B et C
47:53et puis l'alphabet
47:55à 26 lettres
47:55donc on peut aller très loin
47:56jusqu'à la sortie
47:57et la sortie
47:59ça peut être l'IPO
48:00ça peut être une
48:01acquisition stratégique
48:02par un groupe industriel
48:03est-ce que je me trompe
48:04quand je dis que
48:04plus on monte dans les tours
48:06plus la société a fait ses preuves
48:07plus on anticipe
48:09qu'elle va gagner de l'argent
48:10plus ça vaut cher
48:11le ticket d'entrée
48:11oui alors
48:12c'est ça qui est
48:13qui est intéressant
48:15c'est vrai
48:16c'était vrai historiquement
48:17c'est toujours vrai
48:18c'est typiquement
48:19l'histoire
48:20des sociétés
48:21qui développent des softwares
48:22des logiciels
48:24des logiciels
48:25et le vendre à quelques clients
48:26c'est la série A
48:27on lève 5, 10, 15, 20 millions
48:29et puis elle se développe
48:30et on finit par lever
48:31des centaines de millions
48:33on a des très belles sociétés
48:34en France
48:36Doctolibre
48:36des sociétés comme cela
48:38qui ont commencé
48:39toutes petites
48:40et qui sont maintenant
48:41de devenir
48:41des très très belles sociétés
48:44profitables
48:44ou très proches
48:45de la profitabilité
48:46etc.
48:46et nous on a développé
48:47nos fonds
48:48dans cette logique
48:49un fonds venture
48:51qui investit
48:52qui fait 200 millions
48:52qui investit au début
48:53de la vie des sociétés
48:54et puis à l'autre
48:56bout de la chaîne
48:57on a un fonds gros
48:59qu'on est en train de lever
49:00qui devrait faire
49:00un milliard et demi
49:01qui l'a investi
49:02dans des sociétés
49:03qui sont matures
49:03peut-être pas encore profitables
49:05mais avec un chemin
49:06vers la profitabilité
49:07très claire
49:08qui font centaines de millions
49:09de chiffres d'affaires
49:10voire plus
49:10donc
49:11qui investit François
49:12dans ces fonds
49:12ce sont des
49:14les institutionnels
49:15les institutionnels
49:17les fonds de pension
49:17en Europe
49:18beaucoup
49:18les sociétés d'assurance
49:19nous on a eu
49:20la chance
49:21de bénéficier
49:22du soutien fort
49:23d'AXA
49:23on continue
49:24à bénéficier
49:25du soutien d'AXA
49:25mais voilà
49:27les investisseurs
49:28institutionnels
49:29des family office
49:30aussi
49:31des corporate
49:32qui veulent
49:33outre
49:34le retour financier
49:36bénéficier
49:36un petit peu
49:37de
49:38de
49:40de
49:40de
49:40de
49:40de
49:40de
49:41de
49:41de
49:41de
49:41de
49:41de
49:41de
49:41de
49:42pas sur le
49:42marché
49:42de
49:43l'innovation
49:43donc c'est
49:44l'ensemble
49:44de ses investisseurs
49:45ce qui est en train
49:46de changer
49:47c'est que
49:49l'innovation
49:50les nouvelles technologies
49:51ou certaines nouvelles technologies
49:52ont un cycle de financement
49:54différente
49:55et notamment
49:56parce qu'elles sont
49:58elles consomment pas mal de capital
49:59au début de leur vie
50:00ce fameux capex
50:01ça veut dire qu'on peut pas
50:02démarrer avec 5
50:0310 millions
50:03quand vous faites un software
50:04vous avez besoin de quoi
50:05vous avez besoin de 5
50:0610
50:07programmeurs
50:08et vous programmez
50:09vous faites votre software
50:10quand vous faites
50:11de l'ordinateur quantique
50:13c'est quelque chose
50:14qu'on connaît bien
50:14parce qu'on a financé
50:15la dernière
50:16le dernier tour de table
50:18d'une très belle société française
50:19qui s'appelle Alice et Bob
50:20dont j'étais venu parler ici
50:23évidemment on a
50:24les chercheurs
50:25on a de la recherche
50:27mais on a aussi du capex
50:28parce qu'il faut les construire
50:29ces ordinateurs
50:30quantiques
50:30il faut
50:31construire une usine
50:32un début d'usine
50:33le dernier tour de table
50:35d'Alice et Bob
50:35qui était une série B
50:37pour reprendre
50:38les séries
50:39c'était un tour de 100 millions
50:40qu'on a dirigé
50:41et on a beaucoup
50:43d'industries
50:44comme celle-ci
50:45donc j'ai cité
50:46le quantique
50:46mais il y a
50:47la robotique
50:48les semi-conducteurs
50:49dans une certaine mesure
50:51le life science
50:52les industries de l'espace
50:53également
50:54qui ont ce cycle
50:55de financement
50:56c'est-à-dire
50:56même à des stades
50:59taux
50:59du développement
51:00des sociétés
51:01il faut beaucoup
51:01de capitaux
51:02et ça
51:03l'Europe
51:03est encore en retard
51:04pourquoi ?
51:06est-ce que c'est
51:06une mentalité ?
51:08est-ce qu'on est
51:13on est très content
51:15de lancer
51:15notre fonds
51:15d'un milliard et demi
51:16il y a maintenant
51:17quelques fonds en Europe
51:17qui font plus d'un milliard
51:19mais qui se concentrent
51:20sur des sociétés
51:21qui sont déjà
51:22bien avancées
51:23il faut des fonds
51:25de cette taille-là
51:26ou voire plus gros
51:27et même plus gros
51:28pour avoir la capacité
51:29de prendre ces risques
51:30qui peuvent mettre
51:31200-300 millions
51:32sur un tour de table
51:32d'une société
51:33assez jeune
51:35on le voit aussi
51:36sur l'intelligence artificielle
51:38les premiers tours
51:40des OpenAI
51:41Anthropik
51:42ou Mistral
51:43on parlait
51:44de plusieurs centaines
51:45de millions d'euros
51:45qui a fait ces tours ?
51:47les gros fonds américains
51:48pourquoi ils ont fait ces tours ?
51:50parce qu'ils ont
51:51cette force de frappe
51:52parce qu'aux Etats-Unis
51:53vous avez plusieurs fonds
51:54privés
51:55qui font plus de 5 milliards
51:57Sequoia
51:58gros ça doit faire
51:598 milliards
51:59le fonds d'André Sennarovitz
52:0114 milliards
52:02etc
52:02donc vous pouvez mettre
52:03des tickets
52:03de 200-300 millions
52:05c'est cohérent
52:06avec la taille
52:07de votre portefeuille
52:08de votre fonds
52:09en termes de prise de risque
52:10et ça on ne l'a pas encore
52:11en Europe
52:12et c'est d'autant plus dommage
52:13que sur les industries
52:16les technologies
52:17dont je viens de parler
52:19le quantique etc
52:20l'Europe a une vraie carte à jouer
52:22une vraie carte à jouer
52:23alors vous dites
52:24on a peut-être perdu
52:25finalement la bataille
52:26de l'IA
52:26du côté du software
52:27mais du côté de l'industrie
52:29l'IA
52:30j'allais dire
52:31le train a quitté la gare
52:32quand même
52:33heureusement qu'on a Mistral
52:34qui fait quand même
52:34un très beau boulot
52:35mais on n'a à peu près
52:36que Mistral
52:38sur les autres
52:40verticales
52:40dont je parlais
52:41qui sont des applications
52:43industrielles
52:43donc on parle de réindustrialisation
52:45ça c'est de la vraie
52:46réindustrialisation
52:47c'est de la souveraineté
52:48et de la réindustrialisation
52:50mais il faut
52:51du financement
52:53en très grande masse
52:54et ça
52:55on n'a pas encore
52:55les fonds
52:56capables
52:57de faire cela
52:58et le risque
52:59pour le coup
52:59et on l'a vu
53:00sur pas mal
53:01de dernières opérations
53:03de financement
53:04c'est que ce soit
53:05les fonds anglo-saxons
53:06qui sont par ailleurs
53:07excellents
53:07c'est pas une critique
53:08sur la qualité de ces fonds
53:09ils sont excellents
53:10mais ils sont américains
53:12et donc forcément
53:13ils vont déplacer
53:15le centre de gravité
53:16de la société
53:17vers les Etats-Unis
53:18donc on va perdre
53:19en souveraineté
53:20même si on a
53:20les talents
53:21finalement
53:21on a les talents
53:22on a les centres de recherche
53:23on a l'esprit entrepreneuriat
53:25on a des très très bons entrepreneurs
53:27vraiment
53:27vraiment
53:28mais au bout d'un moment
53:29l'argent ça compte
53:30et quand on voit
53:31qu'on est sur un ratio
53:32de 1 à 10
53:32en passant
53:33en allant du côté
53:34des Etats-Unis
53:35souvent c'est le levier de fonds
53:36il faut en ajouter un zéro
53:37c'est à peu près ça
53:37on a un des concurrents
53:39je parlais d'Alice et Bob
53:40qui a fait une levée
53:41d'un milliard
53:42alors qu'ils ne sont pas
53:43plus avancés
53:45avec un milliard
53:46c'est 10 fois plus
53:47avec les 100 millions
53:48ça fait quand même
53:48beaucoup d'argent
53:49on peut mettre
53:49beaucoup plus de compétences
53:50en une fois
53:51ah oui c'est ça
53:51c'est à dire qu'à un moment
53:53on peut acheter
53:53même si les salaires
53:54sont plus élevés aux Etats-Unis
53:55on peut quand même
53:56recruter beaucoup de monde
53:57je parlais justement
53:58de mentalité
53:59parce que
54:00nous notre réflexe
54:01c'est souvent
54:01de se pencher vers l'Etat
54:03à ce moment-là
54:03et de se dire
54:04voilà l'Etat
54:05va décider
54:06flécher l'argent
54:08créer une loi
54:09pour favoriser
54:10la création d'un fonds
54:12d'un tel
54:12est-ce que c'est
54:13oui alors
54:16l'écosystème européen
54:18est différent
54:19d'abord
54:20le mode d'épargne
54:21en Europe
54:22est différent
54:22en Europe
54:23en France
54:24en particulier
54:25on a des retraites
54:27par répartition
54:27pas par capitalisation
54:29donc on a une manne d'épargne
54:30qui n'est pas disponible
54:31donc il n'est pas anormal
54:33que l'Etat
54:34participe à ce financement
54:35la BPI
54:37a fait un travail
54:37remarquable en France
54:40quelquefois critiqué
54:41mais heureusement
54:43qu'il y a la BPI
54:43il y a des co-investitions
54:44à vos côtés
54:44sur Alice et Bob
54:47oui
54:48en particulier
54:49et sur d'autres sociétés
54:50oui
54:50la BPI
54:51sait prendre des risques
54:52et heureusement
54:53qu'elle est là
54:54il y a d'autres
54:55il y a l'équivalent
54:56de la BPI
54:57dans d'autres pays européens
54:58il y a l'EIF
54:59au niveau européen
55:01donc oui
55:01il y a de l'argent public
55:02qui se substitue
55:03à l'argent privé
55:04c'est très bien
55:05ça
55:06j'allais dire
55:06c'est cohérent
55:07avec
55:08l'environnement européen
55:10mais ça ne suffit pas
55:11c'est à dire qu'on connaît
55:13la situation
55:14des finances publiques
55:15il y a une limite
55:17et il faut
55:17que l'investissement privé
55:20en termes de capacité
55:21à prendre des risques
55:22et en termes de volume
55:23soit disponible
55:25pour investir
55:25dans ces entreprises innovantes
55:28qui encore une fois
55:29sont au meilleur rang mondial
55:31parce que c'est
55:33les industries de demain
55:34et parce que c'est
55:35la souveraineté européenne
55:36et voilà
55:37et c'est capital
55:38effectivement
55:39de continuer
55:40d'encourager
55:42cette souveraineté européenne
55:43on parle beaucoup
55:43notamment dans le secteur
55:44de la défense
55:45mais pas que
55:45en tout cas
55:46il faut refaire notre retard
55:47sur l'IA
55:48vous le disiez
55:49la bataille
55:49le train est passé
55:50mais on peut se rattraper
55:52et également sur la défense
55:53la défense tech
55:54les industries
55:56technologiques
55:57appliquées à la défense
55:58ou avec ce qu'on appelle
55:59les dual use
56:00donc civil et militaire
56:01là encore
56:02l'Europe
56:02a quelque chose à dire
56:06voilà c'est François Robinet
56:08sur Bsmart
56:09qui rend hommage
56:09effectivement au travail
56:10de la BPI
56:11la banque publique d'investissement
56:12et qui dit qu'on a encore
56:13des choses à faire
56:14notamment dans le quantique
56:15et dans la défense
56:17cette édition
56:18de Smart Bourse
56:20touche à sa fin
56:21merci de l'avoir suivie
56:22n'hésitez pas
56:23à consulter le replay
56:24si vous avez manqué
56:25le début
56:25sur toutes les plateformes
56:27vous pouvez également
56:27vous abonner
56:28à l'excellent Smart Trade
56:30de Pauline Grattel
56:31tous les jours
56:32une tendance
56:33sur le marché
56:33sur la bourse
56:34quelque chose
56:34d'anecdotique
56:36ou d'intéressant
56:37et puis enfin
56:38quant à nous
56:39on se retrouve
56:39dès demain
56:40en direct
56:4017h-18h
56:42sur Smart Bourse
56:43excellente soirée
56:44à tous
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