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Lundi 13 avril 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Julien Nebenzhal (Président, eToro Patrimoine), Valentine Ainouz (Responsable Stratégie Fixed Income, Amundi Investment Institute) et Mike O'Sullivan (Chef économiste, Moonfare) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision,
00:16via vos box, et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, nouvelle semaine et nouveaux développements
00:29dans cette crise du Golfe, avec tout d'abord un cessez-le-feu qui semble toujours tenir globalement
00:36dans la région, après l'échec des négociations ce week-end entre Iraniens et Américains à Islamabad.
00:44Et un nouveau shift de la part de l'administration américaine, puisque le président américain Donald Trump
00:49vient de décréter la mise en place, il y a une heure de cela maintenant, d'un blocus du détroit
00:56d'Hormuz.
00:57Le sort, l'avenir du détroit d'Hormuz reste évidemment très incertain,
01:01et c'est surtout un sujet critique pour Hormuz en particulier,
01:06le pétrole qui transite à travers Hormuz,
01:10mais c'est un sujet global également pour un certain nombre de points critiques
01:14du transport maritime un peu partout dans le monde.
01:18Laissera-t-on un péage se mettre en place à Hormuz où la bataille se portera-t-elle
01:24sur la capacité à laisser les marchandises continuer de circuler librement
01:29à travers cette route maritime critique pour l'ensemble de la planète ?
01:34C'est une question lourde, évidemment, en matière de conséquences pour l'instant,
01:38le trafic est toujours nul ou quasi nul à travers le détroit d'Hormuz,
01:42une heure après la mise en place de ce blocus américain.
01:46Voilà pour les développements sur le terrain.
01:48Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant,
01:51avec évidemment des marchés qui jaugent au jour le jour de la situation,
01:56des cours du pétrole qui remontent un peu aujourd'hui,
01:59des taux qui se tendent à nouveau légèrement,
02:01et des actions qui sont plutôt attentistes,
02:04après la grosse semaine de reprise de risque
02:06à laquelle on a pu assister la semaine passée.
02:09Pour alimenter le moulin des marchés, si je puis dire,
02:12beaucoup d'informations en provenance des entreprises.
02:14À partir d'aujourd'hui, avec le coup d'envoi de la saison,
02:17des publications trimestrielles,
02:20Goldman Sachs a réalisé l'un des meilleurs trimestres de son histoire,
02:25le meilleur trimestre depuis cinq ans.
02:26Pour autant, les résultats ne semblent pas suffire à satisfaire les investisseurs,
02:30avec notamment des déceptions dans la partie Fixed Income.
02:34L'activité Action a été très forte,
02:36mais l'activité Fixed Income chez Goldman Sachs
02:38a été décevante sur le trimestre,
02:40et le titre est sanctionné.
02:42Là aussi, Pauline vous apportera plus de détails dans un instant.
02:45Les investisseurs suivront ce soir,
02:46après la clôture des marchés en Europe,
02:48les chiffres d'affaires d'un groupe comme LVMH,
02:52bien sûr dans le secteur du luxe.
02:55Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:57comme chaque lundi, nous resterons à l'heure américaine
02:59pour analyser le changement de stratégie
03:02ou l'évolution de la stratégie américaine
03:05qui impose désormais un blocus d'hormuz.
03:07Nous en parlerons avec notre correspondant américain,
03:09Pierre-Yves Dugas,
03:10qui sera en visioconférence avec nous
03:14à partir de 17h45 en direct.
03:26Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:29nous retrouvons Pauline Grattel
03:30qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:32Bonsoir Pauline.
03:33Bonsoir.
03:33Et la semaine démarre effectivement
03:36avec l'échec de ces discussions
03:38qui se tenaient ce week-end à Islamabad.
03:40Oui, malgré 21 heures de discussions
03:42sous médiation pakistanaise,
03:44la délégation américaine de J.D. Vance
03:47et les représentants iraniens
03:48n'ont trouvé aucun terrain d'entente.
03:50Et ce, à cause de deux points de blocage majeur,
03:53l'exigence iranienne d'un cessez-le-feu immédiat au Liban
03:56et la demande américaine d'un arrêt définitif
03:59du programme nucléaire de Téhéran.
04:01Enfin, la souveraineté sur le détroit d'Hormuz
04:03reste un point de friction absolue,
04:05laissant les deux puissances au point mort.
04:07Trump a donc annoncé le déploiement de la marine américaine
04:10dans cette zone du détroit d'Hormuz.
04:11Oui, l'objectif est de contrôler les navires
04:13à destination ou en provenance de l'Iran
04:15et de sécuriser la zone sur le terrain.
04:18Des navires américains commencent à escorter
04:21ou inspecter certains pétroliers.
04:23Des opérations sont en cours pour sécuriser
04:25et rouvrir le passage maritime.
04:27L'impact a été immédiat sur les prix du pétrole
04:29avec un baril de Brent en hausse de près de 8%
04:32au-delà de 100 dollars.
04:33Une hausse qui s'essouffle un peu en fin de séance.
04:36Même topo pour le WTI américain
04:39qui est lui aussi autour de 100 dollars.
04:40Quelles sont les réactions observées sur les grands marchés
04:43à commencer par les marchés actions, Pauline ?
04:44À ce stade, les investisseurs ne cèdent pas à la panique.
04:47Alors que la semaine dernière était marquée par le cessez-le-feu,
04:50les indices avaient fortement rebondi
04:52avec un gain de près de 4% pour le CAC 40.
04:55L'indice parisien cède aujourd'hui environ 1%
04:58avant de réduire ses pertes
04:59et d'évoluer autour de 8200 points
05:02soutenu par les valeurs de la Défense et Total Energy
05:05mais lesté par l'automobile.
05:07Le reste de l'Europe est également dans le rouge,
05:10le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 perdant jusqu'à 1% au cours de la séance.
05:14Côté américain, les indices sont ouverts en léger repli.
05:17Enfin, l'indice VIX remonte de plus de 10%
05:20et repasse le seuil de 20.
05:22Un mot également de ce lendemain d'élections en Hongrie
05:26qui fait partie des actualités à la une.
05:28Oui, ce week-end a aussi été marqué par les élections législatives en Hongrie.
05:33Le parti pro-européen Tisa l'emporte contre Viktor Orban
05:36et ça fait bondir les marchés.
05:38La bourse de Budapest qui compte 18 valeurs
05:41s'envole de 3%.
05:42La monnaie, le forain, est au plus haut depuis 4 ans
05:45et le rendement à 10 ans a chuté de 40 points de base.
05:48Au-delà du cas hongrois,
05:50quels sont les équilibres observés sur les marchés obligataires mondiaux
05:53en ce début de semaine ?
05:54Le rendement américain à 10 ans se stabilise autour de 4,30%
05:58après une légère remontée ce matin.
06:00Le rendement allemand de même échéance se tend légèrement
06:03pour flirter avec les 3,10%.
06:05En France, le rendement à 10 ans se traite autour de 3,75%
06:09en hausse d'environ 5 points de base.
06:11Sur le marché d'échange, le dollar est globalement stable
06:14avec un euro-dollar autour de 1,17%.
06:16Et puis on le dit en titre, c'est le grand coup d'envoi
06:19d'une nouvelle saison de publication d'entreprise.
06:22Oui, avec les comptes de Goldman Sachs,
06:25la banque américaine fait état de résultats supérieurs
06:27aux attentes pour le premier trimestre.
06:29Le PDG a par ailleurs indiqué que les performances étaient excellentes
06:33en dépit de la forte incertitude et de la forte volatilité sur les marchés.
06:37La gestion des risques est la priorité de Goldman Sachs
06:40dans un contexte géopolitique compliqué.
06:43Malgré tout, le titre est en repli de 4% dans les premiers échanges.
06:47Quel sera le programme à l'agenda demain
06:48pour les investisseurs sur les marchés, Pauline ?
06:51Les investisseurs arbitreront demain
06:52le chiffre d'affaires de LVMA chez Dior,
06:55publié ce soir après la clôture des marchés.
06:57Demain, on attend les comptes de JP Morgan,
06:59Wells Fargo, Citigroup ou encore BlackRock.
07:02En France, Kering et Publicis seront à l'honneur.
07:04Côté macro, on regardera les prix à la production de mars aux Etats-Unis.
07:09Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
07:11Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:24Trois invités avec nous chaque soir
07:25pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:28Valentine Ennuz est avec nous responsable du Fixed Income
07:30chez Amundi Investment Institute.
07:33Bonsoir Valentine.
07:34Bonsoir.
07:34A vos côtés, Julien Ebenzal, le président de Itoro Patrimoine.
07:38Bonsoir Julien.
07:38Bonsoir Julien.
07:39Et Mike O'Sullivan qui est également avec nous ce soir,
07:42le chef économiste de Moonfair.
07:44Bonsoir et bienvenue Mike.
07:46Ravi de vous accueillir dans cette émission.
07:47Moonfair, je le dis d'un mot,
07:48qui est une plateforme de private equity.
07:52Pour les investisseurs professionnels.
07:54Pour les investisseurs professionnels.
07:56Mike, je ne sais pas si on parlera de private equity,
07:59mais je veux bien qu'on parle un peu de la situation globale des marchés.
08:02On est au démarrage d'une septième semaine de crise dans le Golfe
08:06avec effectivement un cessez-le-feu depuis quelques jours
08:09qui semble maintenir un peu plus de calme sur le terrain.
08:13Néanmoins, le point d'attention des marchés, des investisseurs et des économistes,
08:17c'est bien sûr le sort du Détroit d'Hormuz qui reste bloqué aujourd'hui.
08:21Qu'est-ce qu'on peut dire des impacts à attendre de sept semaines de blocage du Détroit d'Hormuz
08:26?
08:27Et le fait que Donald Trump décrète un blocus du Détroit,
08:30qu'est-ce que ça peut générer comme résultat ?
08:34Au niveau d'impact, pour moi, les effets réels de la crise sont de plus en plus réels
08:42pour nos vies économiques, politiques.
08:45En Irlande, par exemple, le pays était bloqué par des manifestations.
08:53Nous subissons notre moment aux Gilets jaunes, donc je ne donne pas de mauvaises idées aux Français.
08:59La vie chère, le sujet de la vie chère exacerbée par le blocage d'Hormuz
09:04est déjà en train de créer des mouvements sociaux dans un pays comme l'Irlande.
09:08La plupart, en Irlande, c'est un pays où les gens ne se manifestent pas beaucoup.
09:16J'entends.
09:16La semaine dernière, le pays était bloqué, les apports étaient bloqués,
09:20toutes les grandes villes étaient bloquées par les fermiers, les routiers, par exemple.
09:25Quel est le niveau d'inflation en Irlande aujourd'hui ? Je n'ai pas le chiffre en tête.
09:29Le niveau officiel, c'est 3%, mais selon la plupart des gens, c'est plus exigeant.
09:35Oui, bien sûr. La perception de l'inflation est toujours au-delà, mais 3%, c'est déjà un peu plus
09:40que le reste de l'Europe en moyenne.
09:41Donc, ça commence à se peser sur la vie politique, économique des Européens.
09:48Bien sûr. Bon, et ça, si on est dans ce genre de schéma, ça veut dire qu'il faut attendre
09:55toujours plus de réponses de la part des politiques,
09:58budgétaires notamment. Est-ce qu'il y a des réponses possibles si on est dans les conséquences de ce conflit
10:03aujourd'hui pour l'Europe ?
10:04En Irlande, il y a des réponses économiques possibles parce que c'est un pays assez riche.
10:11Mais en gros, en Europe, on est dans un monde endetté.
10:18Donc, je pense que nous sommes sur la limite de l'espace fiscal ou économique.
10:26Donc, tous les pays n'auront pas beaucoup de marge de manœuvre pour accommoder cette situation.
10:30Après Covid, après la guerre en Ukraine, il n'y a plus de marge pour subir les effets secondaires de
10:38ces crises.
10:39Sur le blocus américain du détroit d'Hormuz, comment est-ce que vous comprenez les objectifs de ce blocus ?
10:46Sur quoi est-ce que ça peut déboucher ? Est-ce que ça peut emmener l'ensemble du monde à
10:52se mobiliser pour libérer la circulation d'Hormuz ?
10:55Parce que derrière la question du pétrole, il y a un vrai sujet de liberté de circulation qui est prise
11:00très au sérieux par un certain nombre de pays dans le monde.
11:03J'ai écouté ce week-end une prise de parole du ministre des Affaires étrangères de Singapour.
11:07Ils ont le détroit de Malagal, le détroit de Singapour.
11:09Il y a plus de trafic maritime dans ces deux détroits que dans le seul détroit d'Hormuz.
11:13Et évidemment, ils sont très inquiets ou en tout cas très attentifs à ce qui va se passer pour Hormuz.
11:19Difficile à discerner une vraie stratégie de la part de Trump.
11:23Moi, j'ai l'impression qu'il prioritise des victoires plutôt tactiques qu'une stratégie cohérente.
11:33Et Trump et Vance, ils ont été élus sur la promesse de réduction de l'inflation, de ne pas mener
11:41des guerres.
11:42No wars, c'est ça.
11:44Et on a quoi ? Quatre, cinq mois avant les élections en novembre, mi-terme.
11:53Et pour moi, c'est un peu bizarre qu'on pense à une stratégie nihiliste.
11:58Bon, on verra effectivement.
12:00Pour l'instant, le taux d'approbation de Donald Trump dans les sondages est au plus bas, évidemment, à quelques
12:06mois de ces élections de demi-mandat.
12:09Le blocus, qu'est-ce que ça apporte au débat, si je puis dire, Valentine, d'un point de vue
12:13de marché, j'entends ?
12:16C'est un conflit qui dure plus longtemps.
12:18Il faut dire que quand même, la semaine dernière, on avait un rebond de l'espoir d'une guerre courte.
12:23Donc, ça s'est immédiatement traduit sur les marchés par une baisse du prix du pétrole,
12:30des marchés actions actifs risqués qui ont performé, un recul des taux, en particulier des taux européens,
12:35et puis un dollar qui est aussi un peu moins fort.
12:38Donc là, on est reparti à nouveau dans ce scénario où ce conflit va durer un peu plus.
12:43Et on voit que les points d'achoppement entre le gouvernement iranien et les États-Unis sont quand même des
12:48points sérieux,
12:49notamment sur l'uranium.
12:50Ça ne va pas du tout être évident à très court terme d'arriver à un accord.
12:54Et aussi sur ce passage, cette volonté de faire payer le passage dans le détroit d'Hormuz qui créera un
13:01précédent.
13:02Et parce que faire payer sur un passage maritime international, normalement, c'est gratuit.
13:09On s'assied sur toutes les lois internationales qui régissent le trafic des mers, en l'occurrence.
13:13Ça inspirera d'autres pays pour pouvoir avoir une manne financière.
13:18Et globalement, ce qu'on peut se dire aujourd'hui, c'est qu'on a quand même un pétrole qui
13:21va rester plus élevé plus longtemps.
13:23Et puis, avec ce risque quand même du coût du transport maritime qui peut être peut-être structurellement plus élevé
13:30qu'avant.
13:31Ou du moins, il y a quand même plus de risques.
13:33Aujourd'hui, c'est beaucoup moins stable.
13:37Donc, en termes d'impact économique, c'est évidemment plus d'inflation, moins de croissance.
13:42Dans quelle proportion ?
13:43Quand on regarde les marchés obligataires, est-ce que c'est beaucoup plus d'inflation, un peu moins de croissance
13:48?
13:48Est-ce que c'est un peu plus d'inflation, beaucoup moins de croissance ?
13:51Comment ça s'équilibre ?
13:52Alors, pour l'instant, c'est plus d'inflation, moins de croissance, mais pas de récession.
13:55D'accord, ok.
13:56Et ça, c'est important.
13:57Et je pense qu'ils ne sont pas si détachés que des actifs risqués que ça, les marchés obligataires.
14:02Ils disent qu'il y a de l'inflation, les banques centrales vont monter leurs taux,
14:04mais on ne voit pas se dessiner de risque de récession aujourd'hui sur les marchés obligataires.
14:08On ne voit pas les investisseurs.
14:10Il n'y a qu'une toute petite baisse de taux, ou même à peine, qui est anticipée par la
14:14BCE dans un deuxième temps.
14:16On n'a pas un vrai mouvement de dire, oula, on se bascule dans un risque de récession.
14:20Donc, le marché considère que l'activité sera suffisamment résiliente pour permettre aux banques centrales d'aller monter les taux
14:26?
14:26D'aller monter les taux, et n'est pas sur un risque de récession.
14:29Je dirais, pour l'instant, on est globalement sur le scénario central de la BCE,
14:34voire, on se rapproche un peu du scénario adverse, entre les deux.
14:38C'est le minimum, impact minimum.
14:41Je rappelle qu'il y a un autre scénario, qui est le scénario sévère, dans la gradation de la banque
14:45centrale européenne.
14:46Centrale, adverse et sévère.
14:47Centrale, adverse et sévère.
14:49Donc, pour l'instant, c'est l'impact sur l'inflation, mais plutôt l'inflation totale,
14:54avec une diffusion limitée de cette hausse des prix de l'énergie au reste de l'économie.
14:59Donc, très peu de hausse sur l'inflation, comme l'on dit, corps.
15:04Et donc, avec des banques centrales qui ont besoin de monter leur taux,
15:07mais de façon modérée, sans attaquer la croissance, sans basculer sur un scénario de récession.
15:13Mais on se rapproche, pour moi, plus le conflit dure, plus on se rapproche, évidemment, de ce scénario adverse.
15:21Mais ce n'est pas encore, pour moi, le scénario central du marché.
15:24On le voit sur les marchés actions, on le voit sur les marchés du crédit qui tiennent bien.
15:28Ce n'est pas encore, on n'est pas en train de se dire, là, on bascule dans un scénario
15:31de récession.
15:32Ce n'est pas encore le point de bascule.
15:33On n'y est pas, on n'y est pas.
15:35Julien, comment vous regardez la situation ?
15:37Et puis, je veux bien qu'on dise un mot des cycles que vous étudiez.
15:41Ça fait partie de votre ADN, si je puis dire, Julien.
15:44Et je sais que depuis le choc Covid et la crise ukrainienne,
15:49notamment depuis la première vague d'inflation,
15:52vous nous avez toujours alerté sur l'idée que, dans l'histoire,
15:55les pics d'inflation n'étaient jamais isolés.
15:57Et que très souvent, il y avait une deuxième vague d'inflation
16:00qui suivait assez rapidement, d'ailleurs, après le premier pic d'inflation.
16:04On est dans cette histoire-là, j'imagine.
16:06Oui, c'est un malheureux chercheur russe, un scientifique russe,
16:10qui est mort en 1936 dans les goulags,
16:14qui avait découvert ça en observant la variation des prix alimentaires
16:18en Angleterre puis aux Etats-Unis.
16:19Il avait donc ce qu'on a convenu après comme quatre cycles derrière lui.
16:23C'est Schumpeter qui a mis ce travail en valeur.
16:25Donc c'est un cycle d'environ 55 à 57 ans qui ne traite que des prix.
16:32Donc ce n'est pas l'activité économique, ce n'est pas la valeur de la bourse.
16:35C'est les prix qu'il a pu constater.
16:38Donc on va dire que ce sont des prix plutôt à la consommation qu'à la production.
16:41Et donc tous les 55-57 ans, on a une phase d'inflation extraordinairement basse
16:47pendant une période très longue.
16:49Et puis tous les 55-57 ans, en miroir, on a une période d'inflation élevée
16:54sous forme de pic avec un S, puisque deux pics surgissent à chaque fois
16:58et sont espacés de 4 à 7 ans.
17:00Donc on a un premier pic en 2022-2023, selon le type d'inflation qu'on va regarder.
17:06Et là, on est en 2026, donc on rentre dans la zone
17:08et on est probablement en train de construire ce deuxième pic d'inflation.
17:12Alors après, si vous voulez que je reste dans les cycles avec plaisir,
17:15je vais redire quelque chose que j'ai déjà dit là-dessus.
17:17Si l'histoire est un guide, parfois, ça peut toujours être utile ?
17:20Je peux vous prendre un exemple.
17:22Quand Trump a été élu, j'étais sur ce plateau avec vos invités,
17:25je disais que Trump était une catastrophe pour tout le monde.
17:28L'économie américaine en premier, mais pour tout le monde,
17:31je n'avais rien de visionnaire, rien du tout.
17:34Évidemment, je faisais peut-être partie des gens qui n'appréciaient pas trop le personnage,
17:37mais je ne fondais pas mon observation là-dessus.
17:39Mais sur le cycle géopolitique.
17:41Donc, il y a un deuxième élément,
17:43qui est, comme dirait Braudel, encore une structure supérieure,
17:46qui est un cycle d'environ 110 ans,
17:48qui a été découvert par des chercheurs américains
17:50et dont ils sont certains, on va dire, à partir de la Renaissance.
17:54C'est que pendant une période de 30 ou 40 ans,
17:57depuis la Renaissance,
17:58il y a une entité économique
18:00qui est dominante du point de vue technologique,
18:04militaire, culturel et monétaire.
18:07Parfois seulement trois des quatre paramètres sont bons.
18:09Donc, ça a été successivement Portugal, Pays-Bas,
18:13deux fois le Royaume-Uni, puis les États-Unis.
18:15Pour qu'ils soient dominants,
18:16ces gens-là, il faut que leur modèle ait été retenu
18:18comme le modèle global du monde développé.
18:22Et pour arriver à ça,
18:23c'est toujours une situation de conflit
18:24qui aboutit à la définition d'un leader.
18:27Et la foule politique a besoin d'un leader à suivre.
18:30Parce que derrière le chaos qu'il y a une guerre,
18:32il faut trouver une solution.
18:33Et la solution, c'est le leader.
18:35Le leader, une fois qu'il est leader,
18:36il dépense de plus en plus d'argent
18:38pour défendre sa situation.
18:39Et à la fin, il s'épuise.
18:41Donc, il se retire.
18:42Et le conflit réapparaît.
18:44Donc, cette chose-là, elle est ultra documentée.
18:46Et pourquoi je vous parlais de ça
18:47quand Trump a été élu ?
18:48C'est quand on a la période de déconstruction,
18:50on a systématiquement...
18:52D'ailleurs, ça porte bien son nom.
18:54C'est déconcentration ou déconstruction.
18:56On casse tout
18:58pour qu'autre chose émerge.
18:59Puisque le système est arrivé à son terme.
19:01Il ne peut pas aller plus loin.
19:02Donc, quand je vois des Trumps,
19:04quand je vois le Brexit,
19:06j'étais...
19:06Mais on a parlé de ça en 2016 avec vous,
19:08déjà, bien sûr.
19:09En 2020, je vois Trump
19:10et que je vois Trump revenir.
19:12Tout ça procède de la même logique à chaque fois.
19:14C'est des casseurs.
19:15Ce sont des casseurs.
19:16Des vendeurs.
19:16Interessant.
19:17Oui, tel que vous racontez l'histoire,
19:19toute coïncidence avec ce qui se passe aujourd'hui
19:21n'est pas fortuit.
19:22C'est vraiment ce que vous racontez.
19:24Je termine juste sur ce point.
19:25Je voulais parler de ça
19:26pour dire que le cycle de Kondratiev
19:27est tout à fait inscrit.
19:29Alors, les chercheurs qui ont trouvé ce cycle
19:30n'ont pas travaillé sur le cycle de Kondratiev,
19:33mais d'autres personnes après l'ont fait.
19:34On rejoint les deux
19:35parce qu'en fait,
19:36les cycles de Kondratiev,
19:38et notamment l'un des deux,
19:38se situent pendant la période du conflit global.
19:41Donc, le dernier conflit global,
19:42c'est 1910-1920.
19:44Le précédent, c'est les guerres napoléoniennes.
19:46Je peux remonter encore...
19:48Vous parlez de livre Fourth Wave ou non ?
19:52C'est un livre américain ?
19:53Non, les deux travaux
19:54qui ont été reconnus académiquement,
19:56c'est Georges Modelsky et Joshua Goldstein.
19:58Ils ont écrit un an d'intervalle
20:00sans se connaître,
20:01deux livres différents,
20:02avec deux sources différentes.
20:03Je partage votre enthousiasme
20:05pour la littérature
20:07et j'ai même une conclusion
20:09par un chemin différent.
20:12C'est des mondialisations
20:13qui tuent l'inflation
20:15et comme vous l'avez dit,
20:18Trump et Boris Johnson,
20:20ce sont des casseurs,
20:21ils ont vandalisé une mondialisation
20:23et maintenant, nous aurions
20:26un inflation important.
20:28On pourra en parler longtemps,
20:29mais quand je définis ces personnages
20:30et je dis qu'ils cassent,
20:32je ne centre pas ce que je dis
20:34sur l'identité des personnages,
20:36mais sur la volonté des peuples
20:38qui les portent au pouvoir.
20:39Vous avez raison.
20:40Pour ça, je fais...
20:41On va basculer le modèle, quoi.
20:43Exactement.
20:43Sans trop savoir lequel
20:45et vers quoi, etc.
20:46Il y a besoin de quelqu'un.
20:48Toujours intéressant,
20:49quand même,
20:49cette mise en perspective,
20:50je trouve, grâce à vous, Julien.
20:52Alors, si on poursuit
20:53cette discussion, Mike,
20:55et si on revient
20:55aux banques centrales,
20:58comment vous comprenez ?
20:59Parce que le marché est convaincu
21:01que la situation va appeler
21:02une réponse de politique monétaire,
21:04notamment en Europe,
21:05de la part de la Banque centrale européenne.
21:08La réponse attendue de la Fed
21:09étant qu'elle ne fasse plus rien
21:11pour l'instant,
21:12quand on imaginait
21:13qu'elle pouvait encore
21:14baisser un peu ses taux.
21:15Qu'est-ce que ça vous inspire ?
21:16Les prochaines réunions
21:17de Banque centrale
21:18arrivent d'ici deux semaines,
21:19maintenant.
21:19Oui.
21:20En parlant de l'histoire,
21:22je pense à l'erreur
21:24de Jean-Claude Richer,
21:26je pense que c'était en 2006.
21:29Ou, juillet 2008, Mike !
21:31Juillet 2008, bien sûr !
21:33Et je rappelle,
21:34suivi également
21:35de deux hausses de taux
21:36juillet et septembre 2011.
21:38Il n'y a pas eu que 2008,
21:39mais il y a eu 2011 aussi.
21:40Parce qu'il y avait
21:41le prix de pétrole
21:43est monté et triché.
21:46Ses collègues,
21:46ils ont riposté
21:48pendant...
21:48Ils ont élevé
21:50les taux d'entrée
21:51et ils ont peut-être
21:54assisté à la provocation
21:55de la crise financière.
21:57Moi, franchement,
21:58personnellement,
21:58je pense que
21:59ça serait une erreur
22:01d'élever les taux d'entrée.
22:05Je pense que
22:07nous subisons
22:11des prix élevés,
22:12mais pas des attentes
22:15de l'inflation.
22:15Je comprends.
22:15Il n'y a pas de décentrage,
22:16des anticipations d'inflation.
22:18Et derrière
22:20ce hausse des prix,
22:22il y a un risque
22:23d'une récession.
22:26Donc, à mon avis,
22:27ce sera prudent
22:27de ne rien faire.
22:29Dans le monde actuel,
22:30il n'y a pas de risque
22:31de voir ce type d'inflation,
22:33ce choc d'offres
22:34sur le pétrole
22:35se diffuser
22:36au reste de l'économie.
22:38L'économie,
22:39depuis le Covid,
22:40a changé.
22:40Les mécanismes
22:41de transmission,
22:42des hausses de prix
22:43sont encore présents
22:44d'une certaine manière,
22:45Mike.
22:45Ok, j'entends
22:47tout ce qu'on peut dire
22:49au sujet
22:50de la Banque Centrale Européenne
22:51et qu'elle ferait une erreur
22:52en montant ses taux,
22:53mais dans une position
22:54de gestion du risque,
22:55j'essaye de me mettre
22:56à sa place.
22:57Mais ça se diffuse
22:58dans un choc négatif,
23:02un choc d'appétit
23:04pour le risque.
23:04On voit ça
23:05dans la bourse.
23:07Moi,
23:08toutes les sociétés,
23:11les entreprises
23:12dont je parle,
23:13se sont devenues
23:15plus
23:16risk-averse
23:17après ce choc.
23:18Donc,
23:18à mon avis,
23:19c'est une tendance
23:22négative
23:23sur l'activité
23:24et tout ça.
23:25Il n'y aura pas
23:26de volonté
23:26des entreprises
23:27de transmettre
23:28pleinement
23:28les hausses de coût
23:29dans les prix ?
23:30Le pricing power
23:31ne sera pas
23:32aussi important
23:33que pendant la période
23:34post-Covid notamment ?
23:35Je pense qu'ils sachent
23:36que leurs consommateurs
23:38n'ont plus d'appétit
23:39pour ça,
23:39comme je vous ai
23:41réquenté
23:42sur les Irlandais.
23:45Là,
23:45il n'y a pas
23:45de pouvoir
23:46de négociation
23:46de la part
23:47des entreprises
23:47pour monter
23:49les prix.
23:50D'accord
23:50avec ce constat,
23:52Valentine,
23:52on avancera,
23:54on découvrira
23:55tout ça
23:55aussi
23:56en marchant.
23:57Je partage
23:58le marché
23:59sur trois hausses.
24:02Je trouve
24:02que c'est beaucoup.
24:03on est sur
24:04une BCE
24:04qui maintient
24:05ses taux inchangés,
24:05mais il y aura
24:06peut-être
24:06quand même
24:07une hausse
24:08de précaution.
24:10Qu'on vendra
24:10comment alors ?
24:11Une assurance ?
24:13La précaution.
24:14Après,
24:14l'action de la BCE
24:15va dépendre pour moi
24:16de trois choses.
24:17Déjà,
24:17la trajectoire
24:18des prix du pétrole.
24:19Pour l'instant,
24:20on est quand même
24:20sur des prix du pétrole
24:21qui restent élevés
24:22et on n'a pas vu
24:23les prix du pétrole
24:24reculer.
24:24Donc,
24:24plus les prix du pétrole
24:25resteront élevés
24:26plus longtemps,
24:27plus ce risque
24:28d'avoir une BCE
24:28ou monter ses taux
24:29est présent.
24:30Après,
24:31il y a les anticipations
24:31d'inflation
24:32à moyen terme.
24:33Pour l'instant,
24:34les acteurs économiques
24:35restent persuadés,
24:36sont convaincus
24:37que l'inflation
24:38restera à 2%
24:40à moyen terme,
24:41que ce soit aux Etats-Unis
24:41ou en zone euro.
24:42Le marché,
24:43d'une certaine façon,
24:44a fait le job
24:44de la BCE
24:46en anticipant
24:46des hausses de taux
24:47et en maintenant
24:48ancré
24:50les anticipations
24:51d'inflation
24:51à moyen terme.
24:52Les banques centrales
24:52aujourd'hui sont crédibles
24:53dans leur rôle.
24:54Le premier job
24:55d'une banque centrale,
24:56que ce soit celle de la Fed,
24:57même s'il y a un double mandat
24:58ou la BCE,
24:59c'est de maintenir
25:00ancré les anticipations
25:01d'inflation à moyen terme.
25:02S'il y a le moindre
25:04tension à la hausse
25:04sur les anticipations
25:05d'inflation à moyen terme,
25:06les banques centrales
25:07doivent monter leurs taux.
25:08C'est leur job.
25:09Et puis après,
25:10évidemment,
25:10cette diffusion
25:12des hausses des prix
25:13de l'énergie
25:13au reste de l'économie
25:14et là,
25:14je partage ce point de vue,
25:16on n'est plus du tout
25:17dans le même contexte
25:18que 2022.
25:202022,
25:20post-Covid,
25:21il y avait de l'épargne,
25:22les ménages avaient
25:23accumulé beaucoup d'épargne,
25:24il y avait une politique
25:25budgétaire
25:26qui était quand même
25:26beaucoup plus soutenée.
25:29Déjà,
25:29on n'avait pas eu
25:30de choc
25:30sur les mêmes niveaux
25:31d'inflation.
25:32On n'était pas
25:33sur les mêmes niveaux de taux.
25:34Non, honnêtement,
25:35c'était une toute autre histoire.
25:36Donc maintenant,
25:37on voit quand même
25:37que la capacité,
25:39et ça,
25:39ça se voit en bottom-up,
25:41ça se voit en top-down,
25:42des entreprises
25:43à répercuter
25:45les hausses
25:45du coût de l'énergie
25:46ne sont pas aussi fortes
25:47que ça.
25:48Beaucoup plus limitées
25:48qu'avant.
25:49Beaucoup plus limitées
25:50que post-Covid.
25:51Et le choc
25:52sur les prix de l'énergie
25:53pour moi
25:54est différent.
25:55Pendant la crise,
25:57pendant l'entrée
25:58de la guerre en Ukraine
26:00entre la Russie
26:01et l'Ukraine,
26:03l'Europe a perdu
26:04directement
26:05son accès
26:05au gaz russe.
26:06Et ça a entraîné
26:07des changements structurels,
26:09réorganisation
26:09de l'énergie
26:11sur le gaz
26:12en Europe.
26:13Là,
26:13il y a toujours
26:14un espoir.
26:14On est dans l'attente
26:16de la réouverture
26:16d'Hormuz.
26:17On est dans l'attente
26:18d'un retour à la normale.
26:19Alors,
26:19on se dit,
26:19bon,
26:20ça va prendre
26:20un peu plus de temps,
26:21mais on voit,
26:22on est toujours
26:23dans cette philosophie
26:25qu'il va y avoir
26:25un retour à la normale.
26:27Et donc,
26:28pour moi,
26:28ce qui aussi
26:29peut changer
26:30ce comportement
26:30des banques centrales,
26:31c'est si on a
26:32une destruction
26:32des infrastructures.
26:34Probabilité
26:34de ce scénario
26:35de risque
26:35des destructions
26:36des infrastructures.
26:37Massive,
26:37il y a eu des destructions
26:38d'infrastructures.
26:39Il y en a,
26:40je comprends.
26:41qui retardent
26:42de façon très significative
26:44un retour à la normale.
26:45Voilà,
26:45donc là,
26:46ça nous ferait changer
26:46de scénario.
26:47Donc,
26:47pour moi,
26:48je pense que les banques centrales,
26:50pour l'instant,
26:50les marchés ont fait le job,
26:51ce qui permet
26:52de maintenir,
26:52ancrer les anticipations
26:54d'inflation à moyen terme.
26:55Je pense que les banques centrales
26:56vont continuer d'en jouer.
26:58Elles ne vont pas avoir
26:58un discours très dovish,
27:00mais elles vont être quand même
27:01prudentes dans les hausses de taux
27:02parce qu'il y a quand même
27:02aujourd'hui,
27:03le vrai risque pour moi,
27:04c'est un resserrement
27:05des conditions de financement,
27:07notamment avec ces hausses de taux.
27:08Et ça,
27:09ça nous ferait basculer
27:10notre scénario de croissance.
27:11Et attention,
27:12dans les deux scénarios
27:12de risque de la BCE,
27:13elle l'a bien précisé à la fin,
27:15il n'y a pas de hausse de taux
27:17dans ces scénarios-là.
27:18Il n'y a pas l'impact
27:19de resserrement
27:20des conditions de financement
27:21sur la croissance.
27:22Donc,
27:22on basculerait vraiment.
27:23Oui,
27:24ça peut être la double peine.
27:25Ah,
27:25ce sera la double peine.
27:26les prix de l'énergie
27:27et les hausses de taux
27:28et l'impact
27:28sur les conditions de financement.
27:30Et une capacité
27:31à financer
27:32tous les investissements
27:32qu'on a besoin de faire
27:33qui sera sans doute
27:34amoindri.
27:36Julien,
27:37du point de vue
27:37du marché,
27:38c'est vrai que la semaine dernière
27:40a vu un espèce
27:41de retour assez violent
27:42d'appétit pour le risque.
27:44Comment vous avez analysé
27:45cette séquence ?
27:47Est-ce qu'il y a
27:48un début de retour
27:50d'optimisme ?
27:51Est-ce qu'on peut le dire ainsi
27:52avec l'idée
27:52que le pic
27:53du conflit
27:55actuel
27:56dans le golfe
27:56est passé
27:57et qu'on peut reprendre
27:59une activité normale
28:00sur les marchés ?
28:01C'est peut-être
28:02beaucoup dire,
28:02mais en tout cas
28:03qu'on peut se focaliser
28:04à nouveau,
28:04peut-être par exemple
28:05sur les résultats
28:06d'entreprises
28:07qui ont tout
28:08pour être encore
28:09très bons
28:09sur ce premier trimestre.
28:11Et donc,
28:12refaire des sommets,
28:12j'entends.
28:13Oui,
28:15il peut se passer
28:15beaucoup de choses.
28:16Moi,
28:16je ne suis pas du tout,
28:17je n'ai pas plus
28:18de boules de cristal
28:19que personne.
28:22Quand le phénomène
28:23qu'on voit,
28:23le deuxième pic
28:24d'inflation
28:24se met en place,
28:25on parlait là
28:26des banques centrales
28:27et j'entendais Mike
28:28qui parlait
28:29de tricher.
28:31Je vais faire
28:32un mini
28:33point comportemental
28:34quand même.
28:35Bien sûr.
28:36Si on lit
28:37le livre de Gail Brace
28:38qui s'appelle
28:38L'argent,
28:39j'en ai déjà parlé,
28:40c'est vraiment
28:41très rigolo.
28:41Alors,
28:41c'est de la politique monétaire
28:42donc quand je dis
28:43que c'est rigolo,
28:43ne prenez pas ça.
28:44Oui,
28:44si,
28:45c'est à l'intérieur.
28:46En tout cas,
28:46très rigolo,
28:47on arrive à nous montrer
28:48sur 150 ans
28:49d'observations
28:49de banques centrales
28:50qui font en général
28:52jamais un truc bien.
28:53Mais jamais.
28:53Il n'y a que des coups à prendre.
28:55C'est un job,
28:55il n'y a que des coups à prendre.
28:56Et en fait,
28:57on est tous captivés par ça
28:58parce qu'il y a le mythe
28:59du sauveur.
29:00Même,
29:01on l'a encore vu récemment,
29:02Powell monte les taux,
29:03on dit l'inflation baisse,
29:04c'est extraordinaire.
29:05Mais l'inflation,
29:05elle baisse le jour
29:06où il commence à monter ses taux.
29:07Donc,
29:07ça n'a rien à voir
29:08avec le fait d'une hausse de taux.
29:10Non mais,
29:10on le construit,
29:11on est ravis.
29:12Donc,
29:13ce qui se passe en ce moment,
29:14pour essayer de répondre
29:15quand même un petit peu
29:16à la question,
29:16c'est qu'on a
29:18tout un ensemble de choses
29:19qui sont
29:20mais monstrueuses.
29:21Je pèse mes mots.
29:22Les banques centrales
29:23ne peuvent rien faire,
29:24absolument rien
29:25dans la situation actuelle.
29:27Les gouvernements
29:27ne peuvent rien faire.
29:29Et les prix du pétrole,
29:30s'ils veulent rester à 150
29:31ou monter à 400,
29:33on ne peut rien faire.
29:35Donc,
29:35la capacité
29:36qu'ont les marchés obligataires
29:37à aujourd'hui tenir bon,
29:40je la trouve remarquable.
29:41Mais tant mieux,
29:42tant mieux,
29:43je dis tant mieux.
29:45Que les marchés actions
29:47n'intègrent pas
29:48le niveau des taux obligataires
29:49comme c'est le cas depuis 3 ans
29:50au travers de la hausse des PER,
29:51etc.
29:52Ça,
29:52ça me laisse toujours un petit peu.
29:53Mais pourquoi pas ?
29:54Il y a des flux,
29:54on est optimiste,
29:55il va se passer des choses,
29:57l'IA,
29:58volontiers.
29:59Encore une fois,
29:59je ne connais pas l'avenir.
30:00Ça me laisse un peu songeur.
30:02Mais là,
30:03on est sur un schéma
30:04où l'économie américaine,
30:05pour moi,
30:06allait rentrer cycliquement
30:07en récession
30:07et le conflit,
30:09ça,
30:09j'en avais parlé en décembre,
30:11et le conflit
30:12qu'on rajoute maintenant,
30:13qui va toucher l'Asie en premier,
30:14l'Europe aussi,
30:16là,
30:16les problèmes d'énergie.
30:18Mais c'est évident
30:19que ça va mal se passer.
30:20C'est juste évident.
30:22Après,
30:22si on veut espérer
30:23un retour à l'avenir...
30:24C'est-à-dire qu'après des années
30:24de résilience,
30:25ça a été quand même le sujet
30:27avec des crises
30:28depuis 2020
30:29qui sont de plus en plus fréquentes,
30:31qui s'accumulent.
30:32On n'a jamais eu
30:33cette grande récession,
30:34on n'a jamais eu
30:35cette grande purge
30:36de marché.
30:37Et donc,
30:37et les entreprises
30:38arrivent à nous sortir,
30:39là,
30:39sur le trimestre encore
30:40aux Etats-Unis,
30:41peut-être des résultats
30:42les meilleurs
30:42de leur histoire.
30:44Donc,
30:44c'est vrai qu'il y a quand même
30:46un biais assez naturel
30:47à se dire,
30:47en fait,
30:48à chaque fois,
30:49j'imagine le pire
30:50et en fait,
30:51le pire n'arrive jamais.
30:53Si on veut,
30:54moi,
30:54je ne suis pas porteur
30:55de ce méchant
30:56en ce qui me concerne.
30:57Là,
30:57je dis juste que
30:59ce contexte,
31:00globalement,
31:00est quand même
31:02plus que préoccupant.
31:03Il est très catastrophique.
31:04mais quand je dis le pire
31:05du point de vue du marché,
31:06du point de vue du marché.
31:07La réalité,
31:07c'est ça.
31:07Après,
31:08dans le comportement
31:09d'investisseur,
31:09le comportement
31:10d'investisseur,
31:11qu'on fasse là
31:12un rebond
31:13de trois mois,
31:14six mois,
31:14quelle que soit la raison,
31:15quel que soit le motif,
31:17pourquoi pas ?
31:18Mais s'il se produit ce rebond,
31:19il n'a pour moi
31:20aucun intérêt
31:22du point de vue
31:22de l'allocation.
31:23Et si vous me dites,
31:24tout peut très très bien
31:26aller en fin d'année,
31:27nous sommes sur
31:27des nouveaux records historiques,
31:29je dis,
31:29ok,
31:30l'analyse que j'ai faite
31:31du contexte
31:31n'était pas la bonne.
31:32Je dis d'accord,
31:33mais je ne peux pas,
31:35compte tenu de la liste
31:35que je fais,
31:36je ne peux pas dire
31:37que le rebond est fondé,
31:38il est structuré,
31:39il n'y a rien.
31:40A l'inverse,
31:41les points bas
31:41qu'on a vus en mars,
31:42c'est des points bas
31:43qu'on peut très facilement
31:44aller revisiter,
31:45voire beaucoup plus bas.
31:47Julien,
31:47dans votre esprit,
31:49Alain ?
31:51Je disais les taux,
31:52l'économie,
31:53j'ai parlé rapidement
31:54du,
31:55mais vous en avez parlé
31:56en introduction
31:56du Détroit d'Hormuz,
31:57mais ça fait dix ans
32:00qu'on le sait,
32:00ce sujet du Détroit d'Hormuz,
32:02on le sait tous.
32:03Ça fait vingt ans
32:03que j'en entends parler.
32:05Sauf que là,
32:05il est concret,
32:06il est concret,
32:07et si ce problème
32:08il est encore là
32:09dans trois mois,
32:10je crois qu'on ne se représente
32:11pas le niveau
32:11des économies
32:12et des entreprises.
32:13C'est non linéaire.
32:15Donc on peut dire
32:16aujourd'hui,
32:17on peut dire aujourd'hui,
32:18vu qu'on n'est pas
32:19dans trois mois,
32:20et compte tenu du fait
32:21qu'on n'est pas très certain
32:22que ça se passe,
32:22on va garder un niveau
32:23de probabilité
32:24qui est que,
32:25et donc pourquoi pas,
32:26peut-être ça va être alimenté
32:28par un apaisement temporaire,
32:29mais la Chine,
32:30maintenant qu'on l'a provoqué,
32:31parce que c'est ce qui s'est passé,
32:32ce qu'a fait la Chine,
32:34ce qu'a fait les Etats-Unis
32:34au Venezuela,
32:35et maintenant en Iran,
32:36c'est une provocation directe.
32:38Enfin moi,
32:38je ne le vois pas définitivement.
32:39Oui, bon, ok, ok.
32:40En tout cas,
32:40c'est une manière de mettre...
32:43Oui, oui, oui,
32:45de verrouiller l'accès aux ressources.
32:46Les Iraniens qui doivent survivre,
32:47ça c'est tous les plateaux
32:48de télévision vous le disent,
32:49qu'ils doivent survivre,
32:50etc.,
32:50donc ils ne vont pas
32:51lécher le morceau.
32:52La Russie,
32:52c'est parfait pour elle,
32:53tout ce qui se passe.
32:54Je ne vois pas comment
32:55ça va se solutionner.
32:56Voilà, donc mon avis,
32:57s'il y a un rebond
32:58parce qu'on est survendu,
32:59que les gens sont pessimistes,
33:00que les trucs,
33:01et que les flux rentrent,
33:02parce qu'il y a des niveaux d'épargne
33:03qui permettent
33:03que des flux rentrent,
33:04très bien.
33:05Moi, on m'intéresse pas.
33:06Mais ça ne changera pas
33:06la situation réelle
33:07telle que vous l'avez.
33:08On est loin du compte.
33:10Très loin du compte.
33:11Mike, le risque macro,
33:13il a forcément augmenté,
33:14j'imagine,
33:15depuis cette nouvelle crise,
33:17cette guerre dans le Golfe,
33:18pour dire les choses.
33:20Qui a le plus à perdre ?
33:21Ou est-ce que le risque macro
33:22vous paraît le plus important
33:23aujourd'hui ?
33:24Est-ce que l'économie américaine
33:26peut être passablement fragilisée ?
33:29Oui, pour traper
33:31le commentaire de Julien,
33:32je pense que nous sommes
33:33sur une séparation
33:35des réalités,
33:36des mondes,
33:37dans la bourse.
33:38Les investisseurs
33:39sont plutôt résilients,
33:42optimistes,
33:43sur « buy the dip ».
33:45On achète la croissance
33:46future, bien sûr.
33:48Mais dans la géopolitique
33:50et dans l'économie,
33:52nous sommes sur une accumulation
33:53des risques.
33:55Après la guerre commerciale
33:57de l'année dernière,
33:59Trump, maintenant,
34:00il impose des coûts
34:01sur les pays asiatiques,
34:04sur l'Europe.
34:06nous sommes aussi
34:07dans le contexte
34:08du monde endetté.
34:10Donc, moi,
34:11sur l'économie,
34:13je suis assez
34:17optimiste
34:18pour aller
34:21jusqu'en
34:222028.
34:23Mais il faut
34:24un moment,
34:25comme vous l'avez dit,
34:27une chute vraie.
34:30on n'a plus
34:30ces phénomènes
34:31de récession.
34:33C'est ça,
34:33oui,
34:34pour émettre
34:35l'ordre économique.
34:37C'est ça,
34:37oui.
34:39Et ça,
34:39c'est un risque
34:40quand même
34:40qui grandit
34:41au fur et à mesure.
34:43ça grandit
34:43parce qu'il y a
34:44une accumulation.
34:45On a l'impression
34:45que c'est un risque
34:46qui n'existe plus,
34:47en fait.
34:47Oui,
34:47ça n'existe plus
34:48dans les générations
34:51plus jeunes.
34:52Pas peut-être
34:53chez nous,
34:54mais parce que
34:57pour une jeune investisseur
34:58de 30 ans,
35:00elle n'a jamais vu
35:03une récession
35:03ou une vraie crise économique.
35:05donc ce n'est pas
35:06dans le paramètre
35:09des jeunes gens.
35:11Et du coup,
35:12vous regardez les marchés
35:13comme étant assez,
35:14les actifs risqués,
35:15les actions étant
35:16assez déconnectées
35:17de cette histoire économique-là ?
35:19Je pense que
35:19les marchés
35:20sont vraiment déconnectés
35:22de la vie réelle
35:23des gens,
35:25de l'économie
35:27et aussi
35:27de la géopolitique.
35:29Et dans la géopolitique,
35:31nous sommes dans un monde
35:31qui est en train
35:32de se déchirer
35:34des camps.
35:36Pourtant,
35:36on va le voir
35:37avec les résultats
35:38d'entreprise,
35:38Mike,
35:39on va voir
35:39que la tech américaine
35:40peut voir des bénéfices
35:42progresser encore
35:43de 30, 40, 50%
35:44peut-être cette année.
35:46On va voir un secteur
35:47comme l'Oil & Gas
35:48qui va forcément
35:49voir ses bénéfices
35:51progresser,
35:52etc.
35:53Peut-être que
35:54le secteur bancaire
35:55aussi est encore
35:55en bonne position
35:56pour faire croître
35:58ses profits
35:59et ses bénéfices
36:00tout au long
36:01de cette année
36:012026,
36:02quelle que soit
36:03la situation
36:03d'Ormouz,
36:04j'allais dire,
36:05dans deux ou trois semaines,
36:06Mike.
36:07Ça,
36:07c'est quand même
36:08une réalité aussi
36:09pour les investisseurs
36:10boursiers.
36:11C'est ça.
36:12Et pour moi,
36:12le vrai test,
36:16ce sera
36:16les résultats
36:18des magas
36:19Amazon,
36:20Google,
36:21et de voir
36:22ou comprendre
36:22comment ils gèrent
36:24le flux
36:25d'IA
36:26sur leur modèle
36:28économique.
36:29Et on voit,
36:30par exemple,
36:31avec le modèle
36:31Mythos de Cloud,
36:32ça pourrait
36:34déchirer
36:36l'industrie
36:37de la cybersécurité.
36:39C'est ça.
36:40Donc,
36:41tout ce qu'on vivait
36:42avant le conflit,
36:43ce qu'on appelait
36:43le Saspocalypse
36:44ou Sasmaguedo,
36:45cette crise
36:46du logiciel,
36:47est-ce que l'IA
36:48crée de la valeur
36:49ou en détruit
36:50avant tout ?
36:51Ce débat-là
36:52dans le marché,
36:52cette discussion,
36:53elle n'est pas finie.
36:54Elle n'est pas terminée.
36:55Pas du tout finie.
36:55Pas du tout.
36:57On verra,
36:58les résultats
36:58des magas,
36:59c'est encore
36:59dans quelques temps.
36:59Pour l'instant,
37:00on va avoir
37:00les banques
37:01et le luxe,
37:02notamment,
37:04sur la situation
37:06de marché aussi.
37:07Valentine,
37:08peut-être qu'on peut
37:08dire un mot
37:09des résultats
37:10de l'élection
37:10en Hongrie.
37:11Donc,
37:12c'est quand même
37:12un changement
37:13assez profond
37:15de pouvoir
37:16puisque 16 ans
37:17de régime
37:18Orban.
37:19Pauline le disait
37:20tout à l'heure
37:21dans son point bourse,
37:23peut-être que
37:23depuis la chute
37:24du mur,
37:24on n'a pas vu
37:25un basculement
37:26aussi important
37:27de régime
37:28dans un pays
37:29d'Europe centrale
37:31et de l'Est,
37:31en l'occurrence.
37:33Pour la Hongrie,
37:34évidemment,
37:34ça veut dire
37:35quelque chose
37:35de manière
37:36très immédiate.
37:37Pour l'Europe,
37:39comme animal économique,
37:40animal politique,
37:42et donc pour les investisseurs.
37:44Je pense que
37:44les investisseurs
37:45aujourd'hui
37:45sont très focalisés
37:47sur le conflit
37:49au Moyen-Orient.
37:50Oui,
37:50mais quand même,
37:51je trouve que la Hongrie
37:51a une bonne place
37:52aussi dans l'actualité
37:53quand même.
37:54ce lundi.
37:55La Hongrie,
37:56oui,
37:56elle a une place,
37:57mais je pense que
37:58le conflit
37:58et les tweets
38:01de Trump
38:02ont beaucoup plus
38:03d'impact.
38:04Mais on va devoir avancer.
38:06Je trouve,
38:06une des conséquences
38:07de ce conflit
38:08et de ce qu'on voit
38:09en Europe,
38:09c'est d'avancer
38:10vers plus d'Europe
38:10et très très rapidement,
38:12notamment sur l'énergie
38:13et sur la défense.
38:15Donc,
38:15toutes les bonnes nouvelles
38:16qui vont,
38:17il faut quand même
38:17prendre les bonnes nouvelles
38:18quand il y en a,
38:19qui vont dans le sens
38:20où on peut avoir
38:20un peu plus d'Europe,
38:22c'est quand même,
38:22c'est une bonne chose.
38:24J'ai bien peur
38:25que,
38:26vu le rôle
38:27qu'a joué l'Europe
38:28dans ce conflit,
38:29que Trump
38:30se désengage
38:31un peu plus
38:32de l'OTAN
38:32ou réclame
38:33plus de dépenses
38:34de la part
38:35des pays européens.
38:36Et on voit quand même
38:37qu'il y a certains pays européens,
38:38pas tous quand même,
38:39parce qu'on a quand même
38:41une marge de manœuvre budgétaire,
38:43je dirais en Europe
38:44un peu plus
38:44qu'aux Etats-Unis,
38:45des pays comme l'Allemagne,
38:47enfin tous les...
38:47Ah bah l'Allemagne,
38:48oui.
38:49Oui, il y a quand même
38:50certains pays
38:51qui ont quand même
38:51de la marge
38:51de manœuvre budgétaire,
38:52d'autres moins.
38:54Mais bon,
38:55si tous les pays
38:56de la zone euro
38:57doivent réaugmenter
38:58leurs dépenses
38:59sur la défense,
38:59ça peut quand même
39:00mettre des grosses pressions.
39:01Vous dites là
39:02le montant
39:04d'investissement
39:05et de dépenses
39:06nécessaires,
39:06il n'est pas encore
39:07au niveau ?
39:07On n'y est pas,
39:08on n'y est pas.
39:08Et puis certains pays
39:09ont très peu
39:09des pays comme l'Italie
39:11ou la France
39:12ou l'Espagne
39:13n'en a aucune envie.
39:14L'Italie,
39:15on a l'impression
39:15qu'on sort un peu
39:16du mirage
39:17next-gen EU
39:18et on voit d'ailleurs
39:18Georgia Mellon
39:19qui est tout de suite
39:21friande
39:21de demander
39:22à suspendre
39:23les règles européennes.
39:24Mais non,
39:25mais oui,
39:25mais parce que
39:26les effets du plan européen
39:28se dissipent
39:29au moment
39:29où les tensions
39:30reprennent.
39:32Et moi,
39:33sur ce risque
39:35macro
39:37aujourd'hui,
39:37moi je partage
39:39quand même
39:39ce point de vue
39:40qu'il y a une partie
39:40de l'économie américaine
39:41aujourd'hui
39:42qui est en récession.
39:43Les ménages
39:44les moins aisés,
39:44les petites entreprises
39:45qui subissent les deux cours,
39:47l'immobilier résidentiel
39:48aux Etats-Unis
39:49totalement à l'arrêt.
39:50On voit aussi
39:50que l'immobilier en Europe...
39:52Or,
39:52IA,
39:52Data Center,
39:53vous dites,
39:53il y a une bonne partie
39:54de l'économie américaine
39:55qui est plus haut niveau.
39:56Effet richesse,
39:57consommation des ménages
39:58les plus riches
39:59et puis les investissements
40:00dans l'IA
40:01de cinq entreprises.
40:02Cinq entreprises !
40:03On voit qu'il y a
40:03une partie de l'économie américaine
40:05aujourd'hui
40:05qui fait face
40:06à des conditions de financement
40:07qui sont difficiles.
40:08On voit qu'en Europe,
40:09on a du mal à voir
40:13et quand même en difficulté.
40:15Donc pour moi,
40:15une des conséquences
40:16de cette crise,
40:16c'est qu'on ne va pas pouvoir
40:17baisser les taux
40:18ou on va les monter,
40:19ou on va reporter les baisses.
40:21Donc attention à l'impact
40:22de ce resserrement
40:23sur les conditions de financement
40:24et sur les économies.
40:25Le crédit,
40:25elle nous dit quoi
40:26par rapport à ça,
40:27Valentine ?
40:27Tu n'as pas l'impression
40:28que le crédit
40:28nous alerte de grand-chose ?
40:29Non, le crédit,
40:30on est sur un scénario central
40:32qui tient.
40:33Après,
40:34les entreprises sur le crédit
40:35sont extrêmement résilientes.
40:37Je suis impressionnée
40:38de la résilience
40:39de ces grandes entreprises
40:40qui font face
40:41au choc Covid,
40:43les droits de la hausse
40:44des prix de gaz.
40:45Elles ont bâti
40:45des modèles économiques
40:47très résilients.
40:47Depuis le Covid,
40:48elles sont extrêmement prudentes
40:50dans la gestion
40:51de leurs bilans.
40:52On voit qu'elles se désendettent.
40:54Elles ont bénéficié
40:57jusqu'à présent
40:58de marchés primaires
40:59très dynamiques,
41:00d'une très forte demande
41:01des investisseurs.
41:02Il n'y a pas de mur de dette
41:04à refinancer
41:04comme en 2008.
41:05Elles ont vraiment échelonné
41:07leur refinancement.
41:09Jusqu'à présent,
41:09on a eu un marché primaire
41:11peut-être un peu plus chaotique
41:12ces derniers jours,
41:12mais bon an, mal an
41:13qui est resté ouvert
41:14pour les émetteurs.
41:15Il n'y a pas de sujet.
41:16Elles ont vraiment
41:17des bons fondamentaux.
41:18Certes,
41:19les spreads sont un peu serrés,
41:20mais on a les rendements
41:21qui sont plus attractifs.
41:22On voit les rendements
41:23sur l'IG,
41:24sur l'investissement.
41:26Et on voit qu'il y a une partie
41:27des investisseurs
41:28qui sont des investisseurs
41:29de rendement,
41:29ils font de pensions,
41:30les assureurs.
41:31Et donc tout de suite,
41:31on revient ?
41:32Qu'ils reviennent.
41:33Parce que même s'il y a
41:35peut-être du ralentissement,
41:36il se dit que ces entreprises-là
41:37vont bien tenir,
41:38donc ils reviennent.
41:39Comment réfléchir
41:40à la construction
41:40d'une allocation d'actifs
41:42sur des horizons de temps
41:43un peu stratégiques ?
41:44Julien, justement,
41:45dans cet environnement,
41:47qu'est-ce qu'il y a à faire ?
41:53Depuis décembre,
41:53où j'en avais parlé
41:54dans votre émission,
41:55je ne fais rien.
41:57Et en fait,
41:57je ne voudrais pas être impoli,
41:59mais je ne vais rien faire.
42:00Il n'y a rien de plus à faire
42:01que rien.
42:03Dans le portefeuille
42:03le plus dynamique,
42:04il y a 20% d'actions.
42:06Et ces actions sont composées
42:07uniquement de ressources
42:08de base et de pétrole.
42:09D'accord.
42:10Non, mais c'est bien,
42:10ça pose au moins le...
42:11Et le reste,
42:12c'est quasiment que du cash.
42:13D'accord.
42:14Alors, je vous ai fait
42:14le plus dynamique,
42:15je peux faire le sécuritaire,
42:16si vous n'avez pas...
42:17Non, mais je comprends.
42:18Je suis désolé d'être très court,
42:20mais je ne vois aucune raison
42:20de changer.
42:21Ça, c'est un peu lié
42:22à ce que j'ai dit avant.
42:23Je pense qu'on est
42:24très très loin du compte.
42:25Et toujours pas envie
42:25d'avoir plus que nécessaire
42:27des taux ou de l'obligataire
42:28ou de la duration
42:29dans un portefeuille
42:31aujourd'hui ?
42:32Non.
42:33C'est-à-dire acheter...
42:36Acheter la dette,
42:38les obligations,
42:39acheter de la dette.
42:40Acheter de la dette
42:41dans un monde
42:41qui a besoin
42:42de tellement d'argent en plus
42:44pour faire tellement
42:45de choses en plus.
42:47Il va y avoir des gains.
42:48100% sur du 30 ans,
42:49ça peut quand même
42:50se regarder.
42:51Je ne sais pas,
42:51quand on est assureur,
42:52il y a des taux réels positifs,
42:54quand on veut verrouiller
42:56quand même du rendement
42:57sur la durée,
42:58il y a peut-être quand même
42:59des moments
42:59où ça peut être intéressant.
43:01Et je vais revenir
43:02très vite fait
43:03sur le cycle
43:03de l'inflation.
43:0573,
43:06géopolitique,
43:06premier pic d'inflation.
43:08ça passe dans les entreprises,
43:10ça passe dans les ménages,
43:1179 géopolitiques à nouveau.
43:13Second pic d'inflation,
43:15Thatcher,
43:16Reagan,
43:17on n'a pas de pétrole
43:18mais on a les idées.
43:19Il se passe des choses
43:20extrêmement fortes.
43:21Donc c'est ça
43:21qu'il y a devant nous.
43:22Alors là-dedans,
43:23prendre des décisions stratégiques.
43:24Parce que votre question
43:26c'est stratégie,
43:27moi je n'en ai pas.
43:28Est-ce que c'est le bon moment
43:29de vendre le dollar,
43:31de se débarrasser du dollar ?
43:33Chaque fois je sors mon joker,
43:34je n'ai jamais su
43:36ce qu'il fallait réellement
43:37penser du dollar.
43:38Le fond de ma pensée,
43:40c'est de suivre le cycle
43:42de 110, 120 ans,
43:43c'est la disparition
43:44de la monnaie qui a dominé,
43:45la disparition.
43:47Ça perd de valeur relative
43:48aux autres.
43:49C'est ce qui s'est passé
43:50pour le Sterlin,
43:50deux fois,
43:51pour le Florin,
43:52avant,
43:52donc c'est ce qui se passe.
43:53Qu'est-ce que vous en dites
43:54vous, Mike,
43:55du dollar, justement ?
43:56Qui a retrouvé en partie
43:58son statut de refuge,
43:59même si pendant la crise du Golfe,
44:02le dollar n'a pas explosé
44:03de 10% à la hausse.
44:03Nous lisons les mêmes livres,
44:06Galbraith,
44:07Barry Eichengren,
44:09aussi l'économiste américain.
44:11Et pour moi,
44:12nous sommes au début,
44:13peut-être,
44:14au début de la chute
44:15de l'empire,
44:15la chute,
44:17l'onde chute
44:19de l'empire américain.
44:21Donc,
44:22court terme,
44:22je suis plutôt
44:23pessimiste pour le dollar.
44:25Réservé sur,
44:25effectivement,
44:26une poursuite
44:26de la réappréciation
44:28du dollar.
44:29Et on a vu,
44:29dès que le cessez-le-feu
44:30a été décrété,
44:31l'euro-dollar,
44:32comme une flèche,
44:32est reparti à un 17.
44:33Ça n'a pas duré
44:34très très longtemps.
44:35Merci beaucoup
44:36à vous trois.
44:36Merci d'avoir été
44:37les invités
44:38de Planète Marché ce soir.
44:39Maïko Sullivan,
44:40chef économiste
44:40de Moonfair,
44:42Valentin Enouz,
44:42responsable de la stratégie
44:43Fixed Income
44:44chez Amundi Investment Institute
44:46et Julien Nebenzal,
44:47le président
44:47de Itoro Patrimoine.
44:54Le dernier quart d'heure
44:55de Smartbourg,
44:55chaque soir,
44:56c'est le quart d'heure
44:56thématique
44:57et chaque lundi,
44:58nous faisons un point
44:59sur la vie politique,
45:01économique
45:01et financière
45:03américaine
45:04avec notre correspondant
45:05américain,
45:05Pierre-Yves Dugas,
45:06qui est à distance
45:07avec nous.
45:08Bonsoir et bienvenue,
45:09Pierre-Yves.
45:09Merci d'être là,
45:11ravi de vous retrouver.
45:12Nouvelle semaine
45:13donc dans cette crise
45:15du Golfe,
45:16nouvelle semaine
45:16et nouvelle stratégie
45:18ou tactique
45:19américaine
45:20après la séquence
45:21des ultimatums,
45:23nous voilà dans la séquence
45:24blocus
45:24du Détroit d'Hormuz.
45:27Si vous aimez
45:28les zigzags
45:29avec Donald Trump,
45:30vous êtes toujours comblé.
45:32Il a fait beaucoup
45:33de zigzags
45:33en matière
45:34de politique commerciale
45:35et là,
45:35au bout de six semaines,
45:37il a déjà procédé
45:38à plusieurs zigzags.
45:39On a quand même
45:40l'impression
45:41que ce dernier zigzag
45:43est plus marqué
45:44que d'autres
45:45parce que d'abord,
45:46au bout de six semaines,
45:47il est difficile
45:48de dire que la guerre
45:49est finie
45:49et qu'elle est gagnée.
45:51Elle n'est clairement
45:52pas finie
45:53et elle n'est clairement
45:53pas gagnée
45:54et le narratif triomphant
45:57affiché par Donald Trump
45:59depuis déjà
46:00au moins deux ou trois semaines
46:02est quand même démenti
46:04par les faits
46:05puisque nous observons
46:06une forme
46:06de réescalade
46:08avec ce blocus
46:10Je vous avoue
46:12que ce matin,
46:14quand Washington
46:15s'est réveillé,
46:17on avait du mal
46:18à comprendre
46:18que la solution
46:19au blocage
46:21de la libre circulation
46:22dans le détroit d'Hormuz
46:23était d'imposer
46:26le blocage
46:27de la circulation
46:28dans le détroit d'Hormuz.
46:29Il a fallu
46:30un certain temps
46:30pour comprendre
46:31ce que voulait faire
46:33Donald Trump.
46:34on essaye
46:36on essaye
46:37de deviner
46:38son intention
46:39pour faire simple
46:40il veut retourner
46:42l'arme économique
46:42qui est en train
46:44de faire du mal
46:45aux économies
46:45de l'Asie
46:47de l'Europe
46:47et également
46:48des Etats-Unis
46:50retourner cette arme
46:51contre l'Iran
46:52et revenir
46:53sur cette aberration
46:54depuis six semaines
46:55à savoir que
46:56l'Iran a continué
46:58d'exporter du pétrole
47:00en interdisant
47:02désormais
47:02aux ports
47:03iraniens
47:04de servir
47:06de point de départ
47:07pour l'exportation
47:08de pétrole
47:08mais en laissant
47:09en théorie
47:10les autres cargos
47:12venus
47:13du Koweït
47:14d'Arabie Saoudite
47:15des Émirats
47:17du Qatar
47:17etc.
47:19vendre
47:19et exporter
47:20leur pétrole
47:21leur gaz
47:21et le reste
47:22de leur denrée
47:23théoriquement
47:24on retourne
47:25l'arme économique
47:26contre l'Iran.
47:27Le problème
47:28de cela
47:29c'est que même
47:29à supposer
47:30qu'on y parvienne
47:31ça ne sera pas
47:32une solution
47:32rapide au conflit
47:33et depuis le début
47:36beaucoup d'analystes
47:38considèrent
47:39que la rapidité
47:40est absolument
47:41essentielle
47:41pour que cette crise
47:43ne soit qu'un sursaut
47:46pour l'économie mondiale
47:47un sursaut
47:48dans les prix
47:48de l'énergie
47:49qui soit corrigé
47:50ensuite
47:50et plus elle dure
47:51et avec l'instauration
47:53de ce blocus
47:53elle va durer
47:55plus il est évident
47:56que la récession
47:58s'impose
47:59pour plusieurs pays
48:00d'Asie
48:01pour l'Europe
48:02voire aussi
48:02pour les Etats-Unis
48:03un certain nombre
48:04de choses
48:05étaient censées
48:05se produire
48:06dans le cernerio
48:07court et idyllique
48:09on peut retourner
48:10à nos conversations
48:12d'il y a
48:13cinq semaines
48:14on devait avoir
48:15des formes
48:16de sédition
48:17dans l'armée iranienne
48:18il n'y en a pas
48:19on devait avoir
48:19des formes
48:20de soulèvement
48:21de l'opinion iranienne
48:23on ne les voit pas
48:24on devait avoir
48:25une destruction
48:28suffisante
48:28des capacités
48:29de riposte
48:30de l'Iran
48:30elles ne sont pas
48:31suffisantes
48:32on devait éviter
48:34que les infrastructures
48:36pétrolières
48:37et gazières
48:38des pays arabes
48:38de la région
48:40soient bombardées
48:41dans des représailles
48:43ça n'est pas le cas
48:44non plus
48:44toutes ces choses
48:45importantes
48:45qui étaient censées
48:46se produire
48:47ou ne pas se produire
48:48ne sont pas
48:49au rendez-vous
48:50donc on rentre
48:51dans un conflit
48:51qui semble-t-il
48:52va durer
48:54il n'est plus possible
48:54de crier victoire
48:56et peut-être
48:57que la Chine
48:58est une des clés
48:59maintenant
49:00de ce problème
49:02parce que la Chine
49:04est indirectement
49:05et même on peut le dire
49:06directement visée
49:07par ce que veulent faire
49:08les Etats-Unis
49:09puisque la Chine
49:09est le premier client
49:10qui achète du pétrole
49:12à l'Iran
49:12justement on peut imaginer
49:13là
49:14alors ça fait un peu
49:15théorie des jeux
49:17des équilibres
49:18un peu complexes
49:18mais se dire
49:20que
49:21le détroit d'Hormuz
49:22c'est
49:23soit tout le monde
49:24y passe
49:24soit personne
49:25y passe
49:25et donc là
49:26Donald Trump
49:27a décidé
49:27que personne
49:28n'y passerait
49:29puisqu'il ne veut pas
49:30se laisser dicter
49:31quand même
49:32le tempo
49:33et le trafic
49:34maritime
49:35par Terran
49:36est-ce que ça peut
49:37quand même
49:37amener une pression
49:38et j'allais dire
49:40presque un rassemblement
49:41autour de Trump
49:43de pays
49:43qui sont attachés
49:44à la libre circulation
49:46sur les mers
49:47c'est-à-dire
49:47décentrer un petit peu
49:49le débat
49:49pour se recentrer
49:50sur
49:51la règlement internationale
49:53qui régit
49:54la libre circulation
49:55en mer
49:56notamment
49:56beaucoup de pays
49:57dans le monde
49:58sont attachés
49:59à ces règles-là
50:00Pierre-Yves
50:02oui
50:03la Chine
50:04en particulier
50:05à moins
50:06qu'indirectement
50:07on considère
50:08que ce qui se passe
50:08dans le détroit
50:09d'Hormuz
50:10soit le prélude
50:11à un contrôle
50:12beaucoup plus strict
50:13en mer de Chine
50:15si on revient
50:16sur le principe
50:17fondamental
50:17de la gratuité
50:19de la libre circulation
50:20si tout le monde
50:21commence à imposer
50:23des péages
50:23un peu partout
50:24alors là
50:25c'est l'effondrement
50:26du commerce international
50:28tel que nous
50:28l'avons connu
50:31le blocus
50:32je ne sais pas
50:34quel terme
50:34employer
50:34que cherche
50:36à imposer
50:37Donald Trump
50:39et qui depuis
50:39quelques heures
50:40s'est mis en place
50:41semble-t-il
50:42est sélectif
50:43il ne concerne
50:44que les navires
50:45iraniens
50:46tout ce qui va venir
50:47du Koweït
50:48des Émirats
50:49arabes saoudites
50:49etc
50:50est censé pouvoir passer
50:51ça ne sera pas facile
50:53à mettre en oeuvre
50:55et puis
50:56on se demande
50:57combien de temps
51:01les Américains
51:02vont supporter
51:03le galon d'essence
51:05à plus de 4 dollars
51:06presque 5
51:07voire 6
51:07maintenant
51:08sur la côte ouest
51:10il est surprenant
51:12de voir que le message
51:13de Donald Trump
51:13à ce propos
51:14au cours du week-end
51:15a changé
51:15il a lâché
51:16que bah oui
51:17il était possible
51:18que finalement
51:20non seulement
51:20l'essence
51:21ne voit pas son prix
51:23baisser
51:23rapidement
51:24mais qu'elle augmente
51:25encore
51:25et que d'ici
51:26les élections
51:27de Bimbanda
51:27début novembre
51:28elles sont encore
51:28très chères
51:29on sent qu'il y a
51:30une certaine forme
51:31de renoncement
51:34de la part
51:34de Donald Trump
51:35qui après nous avoir
51:36tenu un discours
51:37j'ai gagné
51:38la guerre est finie
51:40maintenant
51:40est en train
51:41de nous dire
51:41bah ouais
51:42bon
51:43on va supporter
51:44l'essence
51:44un peu plus cher
51:45mais ce n'est pas
51:46si grave que ça
51:46toute une partie
51:48de son électorat
51:48ne va pas apprécier
51:49ce renoncement
51:50non non
51:50mais je me souviens
51:51qu'il tenait
51:51des propos similaires
51:52aussi pendant le choc
51:53de Liberation Day
51:54en nous vendant
51:55un peu l'idée
51:55qu'il fallait
51:57il y aurait un coup
51:58il y aurait des efforts
51:59mais que ces efforts
52:00permettaient évidemment
52:01d'avancer sur le chemin
52:03de la grande Amérique
52:06et de l'âge d'or
52:07pardon
52:07de l'Amérique
52:09bon on verra
52:09jusqu'où la situation
52:11se développe évidemment
52:12dans les prochains jours
52:13les prochaines semaines
52:14l'autre pan de l'actualité
52:15c'est ce qui s'est passé
52:16je crois en fin de semaine
52:17dernière
52:18avec Scott Besant
52:20au Trésor
52:20qui a organisé
52:21une grande réunion
52:21avec les banques
52:22de Wall Street
52:23pour parler
52:23IA et cybersécurité
52:26oui alors
52:26c'est pas tous les jours
52:27que non seulement
52:29le secrétaire au Trésor
52:30mais le patron
52:31de la réserve fédérale
52:33deux hommes
52:34qui ne s'apprécient pas
52:36beaucoup semble-t-il
52:38sont réunis
52:39pour inviter
52:41les patrons
52:43des plus grandes
52:44banques américaines
52:45alors il en manquait
52:46quelques-unes
52:46notamment
52:47Jimmy Diamond
52:47de JP Morgan Chase
52:49n'était pas là
52:49mais enfin
52:50la plupart des autres
52:50étaient là
52:51et pour leur dire
52:53attention
52:53les règles du jeu
52:54en matière de cybersécurité
52:56ont changé
52:58et nous avons
52:59la société
53:00Anthropic
53:00qui vient de sortir
53:01un nouveau modèle
53:02qui est la première
53:03à le dire
53:03qui refuse
53:05de diffuser
53:06ce nouveau produit
53:09à grande échelle
53:10parce qu'elle estime
53:11qu'il est trop dangereux
53:13et cette réunion
53:15avait
53:16je dois dire
53:17moi sur le coup
53:17je n'avais pas percuté
53:18là-dessus
53:19un objectif juridique
53:21important
53:22c'est que
53:22d'ores et déjà
53:23maintenant
53:24les plus grands
53:25établissements
53:26considérés comme
53:27systémiques
53:28par le régulateur
53:29américain
53:29au terme de la loi
53:31ont été mis en garde
53:33la balle est maintenant
53:35dans leur camp
53:36vous avez été
53:36formellement mis en garde
53:38contre l'irruption
53:39de nouveaux dangers
53:40de nouveaux risques
53:41pour la stabilité
53:42du système financier
53:43il vous incombe
53:45de procéder
53:46à un test
53:47général
53:48de tous vos systèmes
53:49informatiques
53:50en employant
53:51des normes
53:52de vérification
53:53de faille
53:54qui est supérieure
53:56à ce que vous avez fait
53:57jusqu'à présent
53:57parce que c'est la stabilité
53:59du système financier
54:00entière
54:01qui est en jeu
54:01ce nouveau modèle
54:03mythos
54:03de la société
54:04entropic
54:05mais il va y en avoir
54:06d'autres
54:06qui ne manqueront pas
54:07de sortir
54:08dans les prochaines semaines
54:09venant de Google
54:10venant également
54:12de
54:15OpenAI
54:15est à même
54:17d'identifier
54:18des failles
54:19beaucoup plus rapidement
54:21que les systèmes
54:22précédents
54:23et
54:24j'ai appris un mot
54:25au cours des
54:2540 dernières heures
54:27de nous faire
54:28du
54:28Zero Day
54:30Exploit
54:31qu'est-ce que
54:31le Zero Day
54:32Exploit
54:33et bien c'est la capacité
54:34pour un
54:35pirate
54:36informatique
54:37dès le premier jour
54:39dès la découverte
54:40d'une faille
54:40de l'exploiter
54:41jusqu'à présent
54:43d'après ce que je comprends
54:44je ne suis pas un expert
54:45en cybersécurité
54:46mais l'essentiel
54:47de la cybersécurité
54:48consistait à
54:50comparer
54:51l'efficacité
54:52et l'absence
54:53de failles
54:53dans un système
54:54à une liste
54:55de failles connues
54:56avec l'introduction
54:58de Mythos
54:59les règles du jeu
54:59ont changé
55:00parce que Mythos
55:01permet
55:01d'identifier
55:03très rapidement
55:03des failles
55:04et de les exploiter
55:05très rapidement
55:05par le même modèle
55:06donc on a
55:08peut-être
55:09potentiellement
55:10un jour
55:10dans les mains
55:11des pirates
55:12des modèles
55:12qui trouvent
55:13des failles
55:14dans les navigateurs
55:15internet
55:16et dans des systèmes
55:18informatiques
55:18qui ont été codés
55:19il y a 30 ans
55:20d'où l'urgence
55:22pour les géants
55:23de la finance américaine
55:24systémique
55:25de nettoyer
55:26complètement leur système
55:27avant que ces armes
55:28potentielles
55:29soient dans les mains
55:29de tout le monde
55:30oui effectivement
55:30l'IA
55:31créatrice
55:32et destructrice
55:33de valeurs
55:33l'IA
55:34qui est à la fois
55:35une opportunité
55:36bien sûr
55:37mais aussi un risque
55:38tout dépend
55:38de quel point de vue
55:40on se place
55:41et donc un nouveau risque
55:42effectivement
55:42pour ce secteur bancaire
55:44et ces grandes banques
55:45systémiques américaines
55:46qui vont toutes publier
55:47leurs résultats
55:48dans les prochains jours
55:49on a déjà eu
55:49ce de Godmall Sachs
55:50aujourd'hui
55:50nous en aurons d'autres
55:51encore
55:51dès demain
55:52merci beaucoup
55:53Pierre-Yves
55:53Pierre-Yves Dugas
55:54avec nous
55:54chaque lundi
55:55dans ce quart d'heure
55:56américain
55:57de Smart Bourse
55:57notre correspondant américain
55:59un quart d'heure
56:00que vous retrouvez
56:01comme toutes nos émissions
56:02en replay
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