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Mercredi 29 avril 2026, retrouvez Stéphane Déo (Senior Portfolio Manager chez Eleva Capital et membre de l'Éco à venir), Alexandre ATTAL (Directeur de la Gestion Multi-actifs, France, RUSSELL INVESTMENTS) et Nicolas Sopel (Stratégiste en chef, Banque Privée Quintet) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:06Générique
00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Alexandre Attal est avec nous, le directeur de la gestion multi-actifs de Russell Investments France.
00:17Bonsoir Alexandre.
00:18Bonsoir.
00:18Stéphane Déo nous accompagne, gérant senior chez Eleva Capital.
00:22Bonsoir Stéphane.
00:23Bonsoir.
00:24Et Nicolas Sopel est également à nos côtés, stratégiste en chef chez Quintet Banque Privée.
00:28Bonsoir Nicolas.
00:29Bonsoir Nicolas.
00:30Bon, 117 dollars sur le baril de Brent, c'est quand même un niveau qui nous ramène dans le haut
00:35de la fourchette qu'on connaît depuis le début de ce conflit.
00:38On est sur des niveaux qui prévalaient avant l'annonce du cessez-le-feu par Donald Trump notamment, je crois
00:44que c'était le 13 avril, si je ne dis pas de bêtises, enfin mi-avril.
00:49Qu'est-ce que le marché pétrolier nous dit à ce stade de la situation ?
00:53Alors que je le disais en présentation, on semble, personne n'a très envie de contempler à nouveau un redémarrage
00:59des frappes intensives sur le plan militaire dans le Golfe.
01:03Bref, donc, la stratégie s'oriente plutôt vers l'idée d'un blocus économique.
01:07Oui, tout à fait. Maintenant, après, la stratégie militaire, c'est la stratégie économique, s'attaquer au portefeuille des Iraniens,
01:14à se fixer un petit peu le pays.
01:18Maintenant, d'un point de vue conséquence économique, on arrive vraiment au niveau charnière, on est proche des 120, c
01:24'est-à-dire un pétrole qui aurait doublé par rapport au début d'avant le conflit.
01:31Et beaucoup d'analyses montrent qu'un choc de, on va dire, deux trimestres sur un prix du pétrole à
01:37120 dollars, c'est-à-dire à fois deux, c'est les niveaux sur lesquels on va commencer à s
01:42'inquiéter sur la croissance.
01:44Donc, bon, on est à deux mois et un jour dans ce conflit, c'est deux mois et un jour
01:48de trop.
01:50Donc, on a encore un petit peu de marge, mais c'est ce qui fait que le marché commence à
01:56repricer un petit peu cette impulsion de stagflation,
01:59c'est-à-dire de ralentissement de la croissance due à une augmentation de l'inflation du haut prix de
02:04l'énergie.
02:05On va parler des marchés actions, bien sûr, et de l'IA qui vit de manière un peu décorrélée, d
02:10'ailleurs, de ce conflit. Et pourquoi pas ?
02:12C'est vrai que quand on écoute beaucoup de traders, brokers sur des matières premières, je parle de gérants de
02:19matières premières physiques,
02:21à les écouter, on n'a encore rien vu de ce qui pouvait découler de cette situation de blocage,
02:27quand bien même elle s'arrêtait ou elle s'arrêterait dans les prochains jours ou les prochaines semaines.
02:32Oui, mais ne serait-ce que juste à regarder le pétrole. Déjà, rouvrir le détroit d'Hormuz, on ne sait
02:38pas combien de temps ça va prendre.
02:39On a réparé les lignes de production qui ont été endommagées par les frappes militaires, ça va reprendre du temps.
02:44Mais c'est vrai que par le détroit d'Hormuz, il y a tout un tas de matières premières qui
02:48circulent,
02:49qui sont centrales, les fertilizers, etc.,
02:53qui risquent de rajouter cette pression inflationniste, un choc sur l'offre,
02:58malheureusement, auxquelles les réponses vont être, les réponses politiques,
03:05qu'elles soient politiques, monétaires ou budgétaires.
03:07Ça va être compliqué. Monétaires, je pense qu'on va en discuter.
03:11On pourra s'accepter dans tous les sens.
03:13Le problème, il reste quand même à Hormuz et dans Hormuz.
03:16Oui, voilà, parce que même si c'est 20% des flots du pétrole
03:21qu'on vit dans une économie maintenant qui est légèrement moins carbonée que par le passé,
03:27on peut travailler de la maison, on peut réduire les déplacements,
03:32la place des véhicules électriques est plus importante, etc.
03:35Mais ça reste malgré tout central.
03:36Nous vivons dans un monde carboné, donc ça reste essentiellement central.
03:41et le marché price ce blocage du détroit d'Hormuz et ce blocage du conflit
03:49à travers les puits du pétrole et ça ruisselle malheureusement de manière un petit peu négative.
03:55Donc, on est encore dans une zone pas extrême d'un point de vue choc sur l'économie,
04:02mais il ne faudrait pas que ça dure d'un point de vue évidemment humain,
04:05mais aussi pour nous, pour l'économie.
04:07Ça vaut ce que ça vaut, mais tout le monde regarde les marchés de prédiction désormais.
04:10Je voyais que sur Polymarket, ça fait rire quand on cite Polymarket,
04:1636% de chances que le détroit rouvre complètement d'ici la fin du mois de mai.
04:20Bon, ce n'est pas majoritaire quand même.
04:24Alexandre, sur la situation et les conséquences, on en parle tous les jours, bien sûr,
04:28mais plus de deux mois de conflit et de blocage du détroit,
04:32alors il n'était pas bloqué au début du conflit, mais depuis plusieurs semaines maintenant,
04:36est-ce que le marché intègre bien les conséquences à venir,
04:40quand bien même les conséquences seraient transitoires ?
04:44Le marché l'intègre déjà sur le pari du pétrole, un pétrole à 117.
04:47C'est le feu, c'était autour du 8-9 avril de mes mois, je crois.
04:49Oui, c'est ça, autant pour moi.
04:51Le 7, je crois, c'est la journée du 8 où on voit les cours, mais c'est 10%.
04:54Exactement, où tous les actualisations reprennent 10%, ce fameux mercredi 8 avril.
04:59Et effectivement, depuis, c'est le statu quo.
05:01C'est ça aussi que le marché est en train de repricer un petit peu depuis ces derniers jours.
05:03Alors, il y a l'effet tech, mais c'est le statu quo,
05:06parce qu'il n'y a pas d'avancée dans les négociations.
05:08Et Trump parle effectivement d'un blocage, ou d'un double blocage,
05:11que les Iraniens contrebloquent aussi le détroit d'Hormuz,
05:15qui part pour peut-être encore 60 jours.
05:17Donc, potentiellement, le marché réintègre cette prime sur les marchés de matière première.
05:21Le marché de l'or aussi, on voit l'or qui revient sur les 4500.
05:25Donc, cette prime de risque qu'on avait vue sur la première partie de la guerre,
05:29en mois de mars, où l'or ne jouait pas son rôle de valeur refuge.
05:33Là, il remonte, là, vous dites.
05:34Là, l'or qu'on rebaisse.
05:35Donc, finalement, on se remet dans la séquence boursière du mois de mars.
05:39J'entends.
05:40De la première quinzaine de mars, avec des matières premières énergétiques qui montent,
05:43des métiers précieux qui baissent, parce que moins d'activités,
05:46moins de transports, moins d'échanges,
05:48et des marchés de taux qui prient un phénomène d'inflation plus sticky,
05:53plus élevé sur les mois à venir.
05:56Alors, oui, les marchés d'action ont quand même bien rebondi,
05:59aidés par un certain nombre de valeurs,
06:02avec une très, très forte concentration.
06:04Si on regarde l'ensemble de la cote,
06:06tout le monde n'a pas repris, finalement,
06:08ce phénomène de risconne post-cesser le feu.
06:11Et, effectivement, aujourd'hui, le 3 d'Hormuz,
06:13c'est un moyen pour Trump d'asphyxier l'économie,
06:16peut-être en évitant de se mouiller politiquement.
06:20En tout cas, un peu moins politiquement,
06:22parce que les militaires sont...
06:22Le compteur de la guerre s'arrête, c'est ça ?
06:24Parce que la guerre coûte cher aussi, à financer.
06:26Donc là, il n'y a plus de frappe,
06:28il n'y a plus d'avions dans les airs,
06:30donc il faut aussi financer toute cette batterie militaire
06:33qui est déployée au Moyen-Orient.
06:34Donc, ça, ça coûte moins cher, puisque c'est à l'arrêt.
06:37Et, finalement, on asphyxie les Iraniens
06:39en essayant de jouer plus sur une révolte interne iranienne
06:45par une inflation galopante en Iran
06:47plutôt que par des missiles ou des tirs
06:50qui auraient pu, au contraire, peut-être fédérer la population
06:52autour de son gouvernement ou de son régime.
06:56Donc, c'est là le deal de Trump.
06:58Et peut-être un levier plutôt asymétrique,
07:00parce que ça lui coûte moins cher,
07:02ça renforce le prix du pétrole.
07:03On sait que les États-Unis sont aussi producteurs.
07:05Donc, finalement, certes, le consommateur paye,
07:08mais les entreprises américaines produisent
07:10et donc bénéficient de ces niveaux de pétrole
07:12qui sont plus élevés d'un point de vue économique,
07:14au détriment de l'Asie, au détriment de l'Europe.
07:17Donc, il faut aussi gagner du temps
07:18pour renforcer la prédominance américaine
07:21sur l'échec et mondial.
07:23Stéphane, est-ce que le levier économique
07:25peut produire de meilleurs résultats
07:27que le levier militaire ?
07:29Et toujours cette même question,
07:31à quel type de conséquences, chaque jour qui passe,
07:33à ce fait que les conséquences sont encore plus importantes
07:36que la veille,
07:38quel type de conséquences, là, on attend désormais ?
07:40Alors, vous parliez de Polymarket, moi, je suis aussi,
07:42mais il y a un autre moyen de regarder ce que dit le marché,
07:45c'est de regarder les futures, les marchés options, etc.
07:48Et je trouve ça assez intéressant,
07:49parce que ce que nous dit le marché à l'heure actuelle,
07:51si vous regardez les options en mois, deux mois,
07:54ça va rouvrir.
07:55C'est 150 et très peu probable sur le pétrole.
07:58Donc, le scénario Armageddon,
08:00où on a des prix du pétrole qui explosent
08:02à des niveaux jamais vus,
08:05et le marché n'y croit pas du tout, du tout.
08:07Donc, le scénario rupture non linéaire,
08:09ou effectivement la matérialisation d'un risque physique énorme, etc.
08:13Alors, le marché a toujours raison, évidemment,
08:15mais ça ne veut pas dire que la prévision...
08:17Ça n'arrivera pas.
08:17Mais en tout cas, le marché dit
08:19ce scénario catastrophe n'est pas sur la table,
08:23ou en tout cas avec une probabilité extrêmement faible.
08:24Par contre, la probabilité de rester au-dessus de 100 dollars le baril
08:28pendant plusieurs mois est pricée avec...
08:31Enfin, c'est le scénario central qui est très, très loin.
08:34Pourquoi ?
08:35Parce que si, d'un coup de baguette magique,
08:36vous réouvrez le détroit d'Ormouz, là, cet après-midi,
08:40il faut d'abord que les bateaux chargent, qu'ils sortent.
08:44Il faut deux, trois semaines pour arriver à l'Europe ou à l'Asie.
08:47Il faut relancer la production.
08:49Il faut relancer les raffineries,
08:51qui ont été arrêtées du jour au lendemain.
08:53Ce n'est pas très, très bien d'arrêter une raffinerie.
08:55Enfin, bon, bref.
08:56Je ne veux pas rentrer dans tous les détails techniques.
08:58Mais du coup, dans le meilleur scénario,
09:00qui est un peu utopique,
09:01où tout s'arrête cet après-midi,
09:04même dans ce cas-là,
09:05on reste sur des prix élevés pendant longtemps.
09:08Donc, il y a un effet durable.
09:09Il y a un effet mémoire qui sera fort.
09:13Et en plus, on a beaucoup, beaucoup tapé sur les réserves.
09:16Donc, il faudra reconstituer les réserves.
09:18Donc, si le prix du pétrole baisse,
09:19vous allez reconstituer les réserves,
09:21donc vous allez acheter beaucoup plus.
09:21Donc, le prix du pétrole ne peut pas baisser.
09:24Donc, en fait, vous avez aussi un espèce de plancher
09:26que vous mettez sur le cours du pétrole.
09:28Alors, ça n'a pas duré indéfiniment.
09:30Mais pendant quelques mois,
09:32ou au moins jusqu'au début de l'hiver,
09:34c'est quasiment impossible.
09:37Il ne faut jamais dire jamais.
09:38Mais c'est très peu probable
09:40qu'on passe en dessous de 80 dollars,
09:43dans le meilleur des cas,
09:44si on a une solution très rapide.
09:47Il faut quand même se souvenir,
09:48enfin, tout le monde s'en souvient,
09:49mais qu'avant le démarrage du conflit,
09:52le marché était en surcapacité,
09:55en suroffre, le marché pétrolier.
09:57Oui.
09:58Il y avait le marché pétrolier
09:59et il y avait le marché gazier aussi.
10:02Énormément de capacités gazières
10:04qui devaient arriver cette année et l'année prochaine.
10:06Bon, là, ça a été bombardé.
10:07Donc, évidemment, c'est plus compliqué.
10:09Et du coup, il y avait tout un débat
10:11sur le prix du gaz va s'effondrer
10:13et donc ça va être substitué.
10:15Donc, il y aura moins de demandes
10:16pour le pétrole, etc.
10:18Dans cet argument, vous le prenez,
10:19vous le mettez à la poubelle,
10:20on le ressortira dans quelques années.
10:21Mais il y a vraiment...
10:23On a cassé aussi cette dynamique sur le gaz.
10:26Est-ce que le fait que les Émirats arabes unis
10:28décident de sortir de l'OPEP
10:29après 60 ans de présence,
10:31est-ce que ça peut générer l'idée
10:34qu'il y aura quand même
10:35un approvisionnement supplémentaire
10:37de la part de ces Émirats, bof ?
10:40Bof, parce que je suis désolé.
10:42À la marge, quoi.
10:44On consomme à peu près 100 millions de barils,
10:46genre, dans le monde.
10:47Alors, ce n'est pas vrai,
10:47c'est un peu plus, c'est 110.
10:48C'est 5, 107, 110.
10:49Oui, je vous le fais à 100,
10:50comme ça, c'est un chiffre rond.
10:51Oui, facile.
10:51D'accord ?
10:52Il y a 20 millions de barils
10:53qui passent par le détroit d'Hormuz.
10:55Donc là, on en a perdu, en fait, 10 millions
10:57parce qu'on en fait passer par un pipeline.
10:59Il y a d'autres zones dans le monde
11:00qui produisent, qui compensent un petit peu.
11:03Donc, en gros, on a perdu 10 millions.
11:07Alors, ces 2,5 millions peuvent monter
11:09à 3,5 millions.
11:10Donc, on rajoute un million.
11:12C'est sympathique,
11:13mais ce n'est pas ça qui va changer
11:15fondamentalement la donne.
11:17La vraie question, c'est,
11:18est-ce que c'est un départ
11:19ou est-ce que l'OPEP explose ?
11:22Alors, ça, c'est une autre histoire.
11:23Là, honnêtement, je pense qu'il y a des problèmes
11:27géopolitiques, internes,
11:28que je ne maîtrise pas complètement.
11:30Mais si vous faites exploser l'OPEP,
11:32là, c'est une autre histoire.
11:33Mais les Émirats Arabes Unis, tout seuls,
11:36oui, à la marge, ça fait baisser.
11:38Mais pour moi, c'est l'original.
11:40D'ailleurs, le marché n'a pas réagi
11:41sur la nouvelle.
11:42Non, mais ce n'est pas une petite nouvelle,
11:43quand même, quand on suit
11:45les affaires pétrolières, le cartel, etc.
11:47Comment vous lisez cette nouvelle,
11:50ce départ des Émirats Arabes Unis
11:52du cartel ?
11:54Je lis avec un pétrole à 117.
11:56Voilà, c'est, Stéphane le disait,
11:59c'est à la marge,
12:00un petit peu plus de production.
12:02Donc, effectivement, une fois que le détroit d'Ormous
12:05sera réouvert,
12:06que la situation revient à la normale,
12:09on aura un petit peu plus de production,
12:11donc à la marge,
12:13plutôt baissier sur le pétrole,
12:18mais vraiment modérément.
12:19Mais pour le moment,
12:20c'est absolument pas...
12:21On voit le marché.
12:23Eux, à part réagir sur cette nouvelle.
12:25Alexandre ?
12:26Le point, vraiment,
12:27c'est est-ce qu'il y a un éclatement
12:28de l'OPEP ou pas ?
12:28Après, chacun part dans sa propre direction,
12:31gère ses propres besoins,
12:32gère sa propre directive,
12:35ses propres besoins internes,
12:36et géopolitiques, surtout,
12:37parce que l'OPEP,
12:38c'est aussi un organisme
12:39qui vient contrebalancer
12:40certaines forces de rappel géopolitiques.
12:42Et là, le risque,
12:43c'est finalement de se dire
12:44est-ce qu'il y a un éclatement
12:45de l'OPEP ?
12:46Et donc, les directions,
12:48ou en tout cas les enjeux,
12:49peuvent devenir plus personnels
12:50que globaux,
12:51tels qu'ils sont aujourd'hui
12:52en termes de gestion
12:53de la production
12:54et donc aussi du prix.
12:55Éclatement de l'OPEP,
12:55ça veut dire
12:57guerre des parts de marché,
12:58ça veut dire que chacun
13:01inondera au maximum le marché ?
13:03À hauteur des besoins
13:05et de son point mort.
13:06Une production moins tenue ?
13:07Une production moins tenue,
13:08à hauteur aussi
13:08de chacun de son point mort
13:09de production,
13:10qui n'est pas forcément
13:11le même entre les différents pays,
13:13donc pour gérer sa rentabilité
13:15et aussi ses besoins budgétaires.
13:17Donc, effectivement,
13:19des conséquences
13:20qui peuvent être
13:22plus difficilement
13:24gérables au point de vue
13:24du niveau global
13:25dans un marché
13:26qui est quand même globalisé
13:27et utilisé de manière globale,
13:29avec des besoins locaux
13:30qui pourraient finalement
13:31créer des divergences économiques,
13:34divergences politiques
13:34et aussi des forces
13:36de rappel monétaire
13:37et d'inflation.
13:38C'est un vieux débat,
13:39mais qui revient régulièrement
13:40face au cartel des producteurs.
13:41On se demande toujours
13:42est-ce qu'on ne mettrait pas
13:43en place un cartel
13:43des consommateurs ?
13:44Un cartel des acheteurs ?
13:47Non, non, non,
13:48mais ça s'appelle
13:50un monopsom.
13:52Oui, voilà, déjà,
13:53c'est bon.
13:53On a des mots, c'est beau.
13:57Non, c'est possible.
13:58Je revois cette idée
13:59revenir de temps en temps.
14:01Ce qui se passe,
14:02tout simplement,
14:02c'est que vous avez
14:04de plus en plus
14:04de sources de production.
14:05C'est-à-dire que
14:06le premier producteur mondial,
14:07ce sont les Etats-Unis
14:08à l'heure actuelle.
14:09Alors que ce n'est pas du tout
14:10le cas.
14:11Il y a 15 ans.
14:12Il y a 15 ans.
14:13Donc, vous avez
14:13un producteur qui arrive.
14:14vous parliez de Total.
14:16Ils ont trouvé
14:18beaucoup de pétrole
14:18en imbibie.
14:20Il y a eu juste
14:21deux forages,
14:22enfin, deux concessions
14:24qui ont été données.
14:25Il y en a probablement
14:25d'autres.
14:26Vous avez le Brésil
14:27qui devrait rajouter,
14:28si mes souvenirs sont bons,
14:292 millions de barils le jour
14:30d'ici quelques années.
14:32Vous avez la Guyane.
14:33Donc, on continue.
14:34L'exploration n'est pas terminée.
14:35Vous avez le Venezuela
14:36grâce à ce cher Donald,
14:37évidemment,
14:38qui est revenu sur le marché,
14:39etc.
14:40Donc, en fait,
14:41il y a peut-être
14:41l'OPEP
14:42à un moment aussi.
14:42Donc, vous voyez,
14:43petit à petit,
14:45en fait,
14:45on diversifie énormément.
14:46Et puis,
14:47c'est ce que vous disiez.
14:48Juste un chiffre.
14:50Depuis le début du siècle,
14:51c'est-à-dire depuis 2000,
14:52le PIB mondial
14:53a été multiplié par deux.
14:56La production,
14:57la consommation de pétrole
14:58a augmenté
14:59de 30 à 40 %.
15:00D'accord.
15:00Donc, on a besoin
15:03de beaucoup,
15:04beaucoup moins de pétrole
15:05qu'avant
15:05pour produire
15:07le même niveau
15:08de PIB.
15:08C'est aussi pour ça
15:09que l'économie,
15:10malgré le pétrole
15:11à 100, 120.
15:13Alors, ce n'est pas
15:13la fête, évidemment,
15:14mais elle tient
15:15probablement beaucoup plus
15:16que ce qu'on aurait attendu
15:17il y a 20 ans
15:18ou il y a 50 ans.
15:21Bon, dans ce contexte
15:22et ces perspectives
15:22dont on discute,
15:25Nicolas,
15:25qu'est-ce que vous attendez
15:26des banques centrales,
15:28la Fed ce soir,
15:29avec en plus
15:30la question
15:31de la passation de pouvoir
15:32entre Powell
15:32et Walsh,
15:34et puis la BCE,
15:35pour ne citer qu'elle,
15:36demain ?
15:38vaste sujet.
15:40Bon, pour ce soir,
15:42on va, je pense,
15:44la faire court
15:44avec la dernière danse
15:46de Jérôme Powell.
15:48On ne va pas s'attendre
15:49à de grosses surprises,
15:51voire aucune surprise
15:52dans la communication,
15:54dans la décision.
15:54Donc, évidemment,
15:55la BCE
15:57devrait très, très,
15:58très probablement
15:59laisser ses taux
16:00là où ils sont.
16:02moins de...
16:04Et puis toujours,
16:05on va dire,
16:06une lecture
16:06entre une économie
16:08qui reste résiliente
16:09aux États-Unis,
16:11la croissance
16:12sur l'emploi
16:13qui reste faible,
16:15mais pour des raisons
16:17maintenant structurelles,
16:18et les incertitudes
16:19qui viennent du conflit
16:21au Moyen-Orient.
16:22Donc, je pense que ça,
16:23ça va être,
16:23grosso modo,
16:24la communication
16:26de Jérôme Powell,
16:27peut-être légèrement
16:29hawkish,
16:30donc c'est-à-dire
16:31un petit peu plus
16:33restrictif
16:34de ce point de vue.
16:36C'est le tilt du moment,
16:37c'est le biais forcément
16:38du moment.
16:39Voilà.
16:40Après,
16:41ce que maintenant,
16:42comme Kevin Warch
16:43a été confirmé
16:44comme étant le prochain
16:47patron de la Fed,
16:50arrivé à ce moment-là,
16:53j'aimerais pas vraiment
16:54être dans sa position
16:57parce qu'il va falloir
16:59qu'il fasse face
17:01aux pressions
17:02de Donald Trump
17:03qui est toujours
17:06très vocal,
17:07qui veulent toujours
17:08les taux les plus bas du monde
17:10pour satisfaire
17:11sa politique budgétaire
17:14par rapport
17:14au coût de la dette.
17:16Donc, en fait,
17:16il va rentrer
17:17dans une période
17:18où il va être
17:19en période d'essai
17:21avec le marché
17:22et baisser trop vite
17:23les taux.
17:24Je pense pas
17:24que Kevin Warch
17:25veut être le nouveau
17:26Arthur Burns
17:28parce que les parallèles
17:29avec les années 70
17:30sont quand même
17:31assez importants
17:32étant donné
17:33le conflit
17:35et le choc
17:36sur pétrole.
17:37Donc,
17:37il pourrait perdre
17:37toute la crédibilité
17:38du marché,
17:39ce qui pourrait avoir
17:40des effets
17:42négatifs
17:42sur le dollar,
17:42mais quel effet
17:44sur les
17:46tréjuries
17:48américains ?
17:48Maintenant,
17:49on voit qu'il commence
17:50à essayer
17:50d'amener un petit peu
17:51cette rhétorique
17:53de dire
17:53on pourrait
17:55éventuellement
17:56baisser les taux
17:56parce que
17:57toute cette révolution
17:58l'IA
17:59va être un gain
18:00de productivité
18:02et des inflationnistes.
18:03Mais il faut se rappeler
18:04que c'est quelque chose
18:05que Greenspan avait dit
18:06aussi à l'époque
18:07au début
18:08de la digitalisation
18:09de l'économie américaine.
18:11Donc, peut-être
18:11que Greenspan avait gardé
18:12justement un bien
18:13un petit peu plus
18:13accommodant
18:14pendant longtemps
18:15et on a vu
18:16où ça avait pu arriver
18:18avec une surchauffe
18:19de l'économie.
18:20Donc, il va falloir
18:20en fait, peut-être
18:21que le problème
18:21n'est pas la politique
18:22monétaire américaine
18:23mais sa politique
18:25budgétaire.
18:26Parce que, voilà,
18:27Donald Trump
18:27a implémenté
18:29un soutien fiscal
18:30quand même
18:31relativement important.
18:33On le voit
18:33dans les tax returns
18:34actuellement,
18:35le prix du pétrole
18:36ça pique un petit peu
18:37à la pompe
18:38aux Etats-Unis
18:39mais les Américains
18:40bénéficiaient...
18:40Une partie est compensée
18:41quand même ?
18:41Une partie est compensée
18:42peut-être pas autant
18:43qu'espéré
18:44mais une partie est compensée
18:45parce qu'il y a
18:46ce soutien fiscal
18:48sans précédent
18:49alors que l'économie
18:50était en bonne
18:51santé.
18:51Donc, voilà,
18:52c'est un plémane.
18:53Donc, maintenant,
18:54en toute indépendance,
18:56ça va être un petit peu
18:58compliqué.
18:58C'est vrai que
18:59on peut réentendre
19:01un peu
19:01les discours
19:01de Nixon
19:03qui
19:06accueillait
19:07Arthur Burns
19:07en disant
19:08j'espère qu'en toute
19:08indépendance
19:10il va accompagner
19:12ma baisse des taux.
19:13Donc, voilà,
19:14situation un petit peu
19:16tendue
19:17aux Etats-Unis
19:18de ce point de vue-là
19:19et vraiment,
19:19évidemment,
19:20à surveiller.
19:21Bon, alors,
19:21sur Worsche,
19:22puisque ça va être
19:22le sujet quand même
19:23ce soir.
19:24Ça va être le sujet
19:25de ce soir,
19:25de la première
19:26quinzaine de mai,
19:27j'ai envie de dire
19:27qu'il n'y a pas
19:27qu'à Roland-Garros
19:28qui aura des balles
19:28neuves le mois prochain
19:29à Washington aussi
19:32avec Kevin Worsche
19:33qui va désormais
19:34maintenant être
19:37le gourou
19:37qu'on va suivre.
19:39L'oracle, oui.
19:40L'oracle va suivre
19:41à chaque réunion
19:43de politique monétaire.
19:44Alors, effectivement,
19:44aujourd'hui,
19:45il est dans une position
19:46qui est peut-être
19:46un petit peu inconfortable
19:48vu la séquence
19:48dans laquelle il est.
19:50Pression de Trump,
19:51des prix du pétrole
19:52en hausse,
19:53donc une inflation
19:54qui pourrait repartir
19:55et donc à court terme
19:57potentiellement
19:57un peu bloqué.
19:58Même s'il est aidé
19:59par, pour l'instant,
20:00un marché de l'emploi
20:00qui tient.
20:01Donc, il n'y a pas
20:02urgence à baisser les taux
20:03non plus
20:04d'un point de vue
20:05de l'économie américaine
20:06parce qu'elle est
20:06relativement résiliente
20:07et les résultats
20:08d'entreprise
20:09que l'on voit
20:09au fur et à mesure
20:10de la publication,
20:10on en a une grande
20:12flopée ce soir,
20:13ils montrent
20:13qu'une économie
20:14qui tient,
20:14qu'il n'y a pas besoin
20:15d'une baisse des taux
20:16pour tout de suite
20:17relancer la machine.
20:18Il n'y a pas de
20:20soft landing,
20:21on aura le chiffre
20:22de croissance demain
20:23mais pour l'instant,
20:24une économie qui tient.
20:25Donc, il n'y a pas
20:25non plus d'urgence
20:26à ce qu'il baisse les taux
20:27hormis peut-être
20:27la pression que Trump
20:28lui mettra sur le doigt
20:29à partir du 16 mai
20:31mais d'un autre côté,
20:33son pari de la productivité
20:34de l'IA permet
20:36de gagner du temps.
20:37C'est une affaire
20:37plutôt long terme,
20:38plutôt structurelle.
20:39À court terme,
20:40je pense qu'il va être
20:41effectivement sous période
20:43d'essai,
20:43il ne va peut-être pas
20:44tout dégainer tout de suite,
20:45il sera vigilant
20:46pour la deuxième partie
20:47de l'année,
20:48donc à partir de septembre
20:50ou une baisse des taux
20:51en fonction de la longévité
20:53qu'on aura du blocage
20:53des droits d'hormouze
20:54et des prix de pétrole
20:55qui restent au-dessus
20:55des 100 dollars,
20:56lui donnera un petit peu
20:57de marge de manœuvre
20:57pour la deuxième partie
20:58de l'année.
20:58Aujourd'hui,
21:00ça donne un petit peu
21:00d'opportunités
21:01sur les marchés obligataires
21:02en tant qu'investisseurs.
21:03C'est ça aussi
21:03qui peut-être
21:04si on analyse les marchés
21:06mais on voit aussi
21:06les conséquences concrètes
21:08avec des taux américains
21:09qui retutoient les 4,50,
21:114,40 aujourd'hui
21:12mais qui commencent
21:12à retutoyer les 4,50.
21:14Potentiellement,
21:15rajouter un petit peu
21:16de durations
21:16dans les portefeuilles
21:18pour essayer de capturer
21:19un mouvement de baisse des taux.
21:20C'est des points d'entrée
21:20qui permettent de rallonger
21:21ou de remettre
21:22un peu de durations éventuellement.
21:24dans le portefeuille multiactif,
21:254,50,
21:26on l'a fait.
21:28Ça a été souvent
21:31on a racheté de la duration
21:32puisqu'on a été chercher
21:33les 4,47, 4,48
21:34au mois de mars,
21:35midi mars
21:36et donc on a remis
21:37de la duration
21:37dans les portefeuilles.
21:39On ne l'a pas sorti.
21:40Donc là,
21:41on revient sur des niveaux
21:42peut-être de reconstitution
21:43de position
21:43dans nos portefeuilles.
21:45C'est aussi de fonctionner
21:46par palier
21:46qu'on se rend des positions
21:48dans la durée
21:48et parfois,
21:49le marché nous donne
21:50à plusieurs reprises
21:51des opportunités.
21:52Et je pense que
21:52sur les prochaines semaines,
21:54avec un Walsh
21:55qui va être un petit peu
21:56sous vigilance,
21:58on pourra tester
21:58le marché obligataire.
21:59Est-ce que le risque Walsh,
22:01est-ce qu'il est dans
22:02la conduite
22:03de la politique monétaire
22:04à court terme ?
22:05Je parle de 2026
22:06ou est-ce qu'il est
22:07un peu plus
22:08quand même aussi
22:09dans sa vision
22:10qu'il a
22:11du rôle
22:11de l'institution,
22:13du poids
22:13que doit avoir la Fed
22:15et de ce fameux
22:16régime change
22:17pour lequel
22:17il a été aussi nommé
22:18en partie.
22:20Trump veut des taux bars.
22:21Il veut aussi,
22:22sans doute,
22:22une Fed
22:22qui fonctionne
22:23un peu différemment
22:24que la manière
22:25dont elle a fonctionné
22:26depuis 20 ans.
22:27Je vais être honnête
22:28avec vous,
22:28je ne sais pas.
22:29Pourquoi ?
22:30Parce que...
22:31On dirait Jérôme Poel
22:31en conférence de presse.
22:33We don't know.
22:35Merci.
22:36C'est un bel hommage.
22:37Ah bah ouais.
22:39Sauf qu'il a perdu
22:40son job
22:41dans quelques mois.
22:42Non.
22:44Le problème avec Walsh,
22:45c'est qu'on lui fait dire
22:46beaucoup de choses.
22:46En fait,
22:47il n'a pas tellement parlé.
22:48On lui fait dire
22:49qu'il veut baisser les taux.
22:50Il l'a dit ça
22:51il y a six mois,
22:52un an, je crois.
22:52Il n'est jamais revenu
22:54sur le sujet.
22:54Et ce n'est pas
22:55dans les auditions
22:56qu'il s'est exprimé
22:57ou qu'il a pris de Paris
22:58sur la conduite immédiate
23:00de la politique monétaire.
23:01C'était pas le sujet
23:01des auditions.
23:02C'est exactement
23:03ce que je voulais dire.
23:04En fait,
23:04il n'a pas vraiment
23:05clarifié sa position.
23:06Il a été d'une prudence
23:07de chat
23:08et c'est très malheureux.
23:09Du coup,
23:10je pense que
23:10si vous regardez
23:11la première,
23:12le premier FOMC
23:14de Powell
23:15ou de Yellen,
23:16ça ne s'est pas
23:17très bien passé
23:17parce que c'est un animal
23:20différent
23:21avec une présentation
23:23différente,
23:23un style différent.
23:24Donc,
23:24je ne serais pas étonné
23:25qu'il y ait une période
23:26où on jouait avec ça.
23:29Après,
23:30moi,
23:31ce que j'ai cru comprendre,
23:32c'est qu'il n'était pas
23:33confortable
23:34avec l'idée
23:35que le bilan de la Fed
23:37serve à financer l'État.
23:40Ce qui me semble
23:41tout à fait raisonnable.
23:43Donc,
23:43en fait,
23:43il y a une théorie
23:44que j'aime bien
23:45qui s'appelle,
23:46vous savez,
23:46il y a eu le quantitative easing,
23:48le quantitative tightening,
23:49là,
23:49c'est le quantitative replacement.
23:51Alors,
23:52le quantitative replacement,
23:53c'est quoi ?
23:54C'est que vous baissez
23:54les taux directeurs,
23:56donc les taux courts,
23:58et vous assouplissez
24:00considérablement
24:02la réglementation
24:03pour les banques.
24:03Du coup,
24:04les banques peuvent
24:05emprunter à la Fed
24:05à des taux assez bas
24:06et acheter des tréjuries
24:08à des taux plus élevés
24:09et elles s'assillent
24:10sur ce qu'on appelle
24:11un carri.
24:12C'est ce qu'on a commencé à faire,
24:13la déréglementation bancaire
24:14va dans tout ce temps.
24:15Exactement.
24:16Et du coup,
24:16là où je veux en venir,
24:17c'est qu'on parle beaucoup
24:18de taux d'intérêt,
24:19etc.
24:20Il ne faut pas oublier
24:21qu'il y a une dimension
24:24de réglement,
24:24enfin de régulation
24:26qui est extrêmement importante
24:27et c'est peut-être là
24:28où ça va bouger.
24:29Alors,
24:30j'ai regardé la part
24:31des tréjuries
24:31dans les banques américaines.
24:33Il y a de la place,
24:34en fait.
24:34Ah oui,
24:34pour en remettre ?
24:35Oui.
24:36On est sur des niveaux
24:37qui sont élevés
24:38par rapport au niveau historique,
24:39mais on est déjà allé
24:40beaucoup,
24:41beaucoup plus haut.
24:41D'accord.
24:42Et si,
24:43en plus,
24:44on rajoute une couche
24:45de déréglementation
24:46ou de réglementation
24:47plus laxiste,
24:51ça permettrait
24:52de libérer
24:54du bilan
24:54des banques.
24:55Oui,
24:56donc il y a une vraie cohérence
24:56quand même
24:56dans sa vision des choses.
24:58Voilà.
24:59Donc après,
24:59je ne vous dis pas
24:59que c'est ce qu'il va faire,
25:00mais il peut y avoir
25:01cette cohérence-là
25:02et donc dans ce cas-là,
25:04ça veut dire que les taux longs
25:04ne peuvent pas partir
25:06non plus n'importe où
25:08et parce que...
25:08Ça,
25:08c'est la mission principale.
25:10Oui.
25:10Avant de payer les taux,
25:12c'est que les taux longs
25:14soient sous contrôle.
25:15C'est l'obsession
25:15de Bessent,
25:17le secrétaire d'État
25:18au Trésor,
25:18c'est faire baisser
25:19les taux longs
25:20pour relancer
25:20le marché immobilier.
25:21Parce que si vous regardez
25:22les taux longs,
25:23ils sont beaucoup,
25:23beaucoup plus importants
25:25pour l'économie
25:25que les taux courts.
25:26quand vous empruntez
25:27pour acheter un appartement
25:29ou etc.,
25:30vous n'empruntez pas
25:31à 6 mois,
25:31vous empruntez à 10 ans,
25:32à 20 ans ou à 30 ans.
25:34Les entreprises aussi.
25:36Donc,
25:36il y a une vraie question
25:37sur comment je fais
25:39pour que la partie longue
25:41de la courbe,
25:42c'est-à-dire les taux longs,
25:43n'explose pas
25:45et cette solution
25:47de tout mettre
25:48sur le bilan
25:49des banques.
25:50privés, commerciales ?
25:51Pareil,
25:52ça n'a pas duré
25:52pour les siècles et les siècles,
25:53mais on le fait à l'américaine.
25:54Ce n'est pas duré
25:556 mois,
25:551 an,
25:562 ans,
25:56et puis après,
25:57on fera bien,
25:58on trouvera notre truc.
26:00Au-delà du super plombier,
26:02donc Kevin Warch,
26:03tout ce qui jette
26:04quand même un petit peu
26:05comme indication,
26:06alors la mesure
26:07Corp.ce,
26:08bof,
26:09ce n'est pas la meilleure,
26:09il y a d'autres mesures
26:10d'inflation tronquées,
26:12moyennées
26:12qui seraient plus pertinentes,
26:14la communication,
26:15est-ce qu'on a besoin
26:15de tous parler
26:16tout le temps ?
26:17Est-ce qu'on a besoin
26:18d'avoir des grandes conférences
26:19de presse
26:19à tous les meetings,
26:21etc.
26:23Voilà,
26:24il suggère quand même
26:25un fonctionnement,
26:26un poids de la Fed
26:27aussi très différent.
26:29Oui,
26:30oui,
26:30complètement.
26:30Alors,
26:30sur les mesures d'inflation,
26:32par exemple,
26:33il y avait une bonne interview
26:34de Mervyn King
26:35qui était aussi
26:36le gouverneur d'Angleterre
26:38qui disait
26:39pour faire une politique monétaire,
26:40on a besoin de données
26:41qui n'existent pas.
26:42Et en particulier,
26:43on a besoin
26:44des attentes d'inflation,
26:45alors on a des enquêtes,
26:46on a plein de trucs,
26:47mais on n'a pas
26:48le vrai chiffre.
26:49Bon,
26:50sans vouloir être trop technique,
26:51on a besoin
26:51de la output gap,
26:52c'est-à-dire
26:54l'écart à la croissance potentielle.
26:55Voilà,
26:56l'écart à la croissance potentielle.
26:57Ça,
26:57on le mesure
26:58assez bien,
26:59mais cinq ans plus tard.
27:00Oui.
27:00Donc,
27:01il y a énormément
27:02de données comme ça.
27:02Comme le teneutre,
27:03c'est des trucs
27:04qui ont un peu son avis
27:05et on le voit
27:06qu'à la postérieure.
27:07Voilà,
27:07exactement.
27:08Et donc,
27:09oui,
27:09il y a des débats
27:10un peu sibylins
27:11sur le sujet.
27:13Je ne suis pas convaincu
27:15que passer du corse de vie
27:17ou ça change fondamentalement
27:19l'histoire.
27:19Enfin,
27:20je pense.
27:21Bon,
27:21on verra ce que...
27:23Oui,
27:24non,
27:24non,
27:24mais ça,
27:25c'est sûr.
27:25Forcément,
27:26c'est sûr.
27:26Est-ce qu'on regardait
27:27un indicateur
27:28plutôt que un indicateur
27:29fréquence ou pas
27:30des discussions,
27:31il va chercher
27:32à imprimer sa marque
27:33et après,
27:33peut-être être attrapé
27:34aussi par la force
27:35de l'institution ?
27:36Oui,
27:36oui,
27:36oui.
27:37Non,
27:37mais on verra.
27:38Ce sera forcément intéressant
27:40et donc,
27:40premier meeting,
27:41c'est juin pour lui,
27:41je crois.
27:42C'est ça,
27:43effectivement.
27:45C'est confirmé.
27:46C'est confirmé.
27:48La commission bancaire
27:49du Sénat a validé.
27:50D'ailleurs,
27:50si,
27:51petite parenthèse,
27:51contrairement à Powell
27:53où les deux camps
27:57bipartisans
27:57votaient,
27:58j'allais dire,
27:58comme d'un seul homme,
27:59là,
28:00on a vraiment,
28:00il n'y a pas un seul démocrate
28:01qui a voté
28:02en faveur de la nomination
28:03de Warchant.
28:03Quelque chose
28:04qui reflète à nouveau
28:05la polarisation
28:06et la muraille
28:08qu'il y a désormais
28:08entre les deux camps.
28:11D'où la dernière
28:12décharge
28:13qui voulait s'opposer
28:16tant que l'enquête
28:16est en cours.
28:17On voit bien,
28:18effectivement,
28:19qu'il n'y a pas consensus
28:20et même chez les Républicains,
28:22il n'y a pas consensus.
28:23Oui,
28:23il y a des forces
28:24de résistance,
28:24y compris chez les Républicains.
28:27Du côté de la Banque Centrale Européenne,
28:29donc,
28:30bon,
28:30je crois que la vigilance
28:31est de mise.
28:32L'institution a bien fait passer
28:34le message.
28:35Est-ce que cette vigilance
28:37peut malgré tout
28:38être à un moment
28:41évacuée
28:42si la situation
28:43venait à s'améliorer ?
28:45Est-ce que c'est encore possible
28:46ou est-ce qu'il est déjà
28:47trop tard ?
28:48Est-ce qu'une,
28:49voire deux,
28:49hausses de taux
28:50de la BCE cette année
28:51semble inévitable ?
28:53En tout cas,
28:54elle semble bien anticipée
28:55par le marché.
28:56Maintenant,
28:57on en discutait
28:57un petit peu au préalable.
28:59Augmenter les taux,
29:00ça ne va pas rouvrir
29:01le détroit d'Hormuz.
29:02Donc,
29:03c'est en fait
29:05le dilemme
29:06qu'elle fait face
29:07à toute banque centrale
29:08quand il y a un choc
29:09sur l'offre.
29:11Donc,
29:11ce n'est pas ça
29:12qui va augmenter
29:16les taux,
29:16ne va pas faire
29:18mécaniquement baisser
29:19les prix du pétrole
29:20et les prix
29:21de tout ce qui
29:22pourrait délever.
29:23mais ça empêcherait
29:24que le reste s'emballe.
29:25C'est l'argumentaire.
29:27C'est l'argumentaire,
29:29mais c'est vrai
29:30que dans ce qu'on apprend,
29:31c'est que remonter les taux,
29:33c'est pour justement
29:34contrôler la demande
29:35quand la demande
29:36est en surchauffe.
29:37Dans un contexte inflationniste
29:40qui,
29:40pour l'instant,
29:41n'est pas encore
29:42dans cette situation,
29:43mais qui pourrait
29:44avoir un mécanisme
29:46de contagion,
29:48cette hausse de taux
29:49pourrait être
29:51dommageable.
29:52on pense à toutes
29:53ces personnes
29:54qui empruntent,
29:56qui ont déjà emprunté,
29:57qui ont un emprunt
30:00sur le variable,
30:01que ce soit
30:01l'immobilier,
30:03la construction,
30:04etc.
30:05Donc c'est aussi
30:06un dilemme.
30:06Et c'est vrai
30:07qu'on a eu...
30:08Bon,
30:08le reste avant,
30:08c'est vrai que la communication
30:09de la BCE
30:10s'est plus orientée
30:11de ce côté un petit peu
30:12assurantiel,
30:13de se dire
30:13qu'on se couvre
30:14de cette façon-là.
30:15Mais il y avait encore
30:16il y a quelques semaines
30:18des débats
30:19à ce sujet.
30:20Donc oui,
30:21une hausse,
30:22on attend une hausse
30:23des taux de la BCE.
30:25Pas demain ?
30:26Non, non, pas demain.
30:27Oui, oui, oui.
30:28Oui, non, pas demain.
30:29Oui, effectivement.
30:29Probablement en juin.
30:31Mais bon,
30:31je ne veux pas paraphraser
30:32quelqu'un,
30:33mais moi,
30:33président de la BCE,
30:36est-ce que je le ferais ?
30:38On peut poser la question
30:39autour de la table.
30:40Je ne le pense pas.
30:42Maintenant, oui.
30:42Dans les marchés,
30:43je connais assez peu de gens
30:44qui votent en faveur
30:45des hausses de taux.
30:46Je l'ai ambitie
30:46pour dire des choses.
30:47De manière générale,
30:48oui,
30:48mais c'est vrai qu'après,
30:49il faut essayer de contrôler
30:50un petit peu
30:51ses attentes sur l'inflation.
30:52Est-ce que ça vient
30:53abîmer encore un peu plus
30:54le cas,
30:55parce qu'on va parler
30:55des marchés aussi quand même,
30:56est-ce que cette perspective
30:58de voir une BCE,
31:00qui fera ce que la BCE
31:03est mandatée pour faire ?
31:04Sans doute,
31:05est-ce que ça participe
31:06à abîmer encore un peu plus
31:07le cas d'investissement
31:08pour les actions européennes ?
31:09On en est où ?
31:10On partait encore une fois
31:11en début d'année
31:12avec tous les vent porteurs
31:15possibles
31:15pour soutenir
31:16le thème et le cycle,
31:18qui l'a repris cyclique
31:19en Europe ?
31:20Tout à fait.
31:21Mais bon,
31:21malgré tout,
31:22il faut nuancer un petit peu.
31:23On parle d'une
31:23à deux hausses de taux,
31:2525 ou 50 points de base.
31:27On ne repart pas
31:28dans un cycle
31:28comme on l'a connu en 2022,
31:29parce qu'en 2022,
31:30effectivement,
31:31il y avait eu
31:31le conflit,
31:32l'invasion en Ukraine
31:34par la Russie,
31:35qui était combiné
31:35avec justement
31:36cette poussée sur la demande
31:37liée à la réouverture
31:38post-pandémie.
31:41Donc,
31:41les points de départs
31:42ne sont pas les mêmes.
31:43on est à 2%.
31:44En 2022,
31:45on était encore négatif.
31:47Donc,
31:47c'est une hausse modérée.
31:49Je ne pense pas
31:50que c'est cette hausse
31:51qui va vraiment,
31:54on va dire,
31:56détruire d'une certaine façon
31:57les perspectives
31:58les plus optimistes
31:59qu'on avait
31:59en début d'année.
32:01Malgré tout,
32:01pour le moment,
32:04être prudent
32:04sur la zone euro
32:06d'un point de vue,
32:06on va dire,
32:07d'un point de vue marché à l'action,
32:08d'être soit neutre,
32:09soit légèrement sous-pondéré,
32:11ça fait un petit peu du sens,
32:13d'autant plus
32:13que l'Europe
32:14est un importeur d'énergie
32:18pour le moment
32:18et on le voit
32:19en fait depuis,
32:21alors après le cessez-le-feu,
32:22mais c'est à partir
32:23du 17,
32:24du 17 je crois,
32:25avril,
32:26enfin bon,
32:26peu importe la date,
32:27où on se rend compte
32:28qu'en fait,
32:30le blocus
32:31dans le détroit d'Hormuz
32:33risque de perdurer.
32:34On a ce choc,
32:35cet explosionniste
32:36qui s'amplifie
32:38et on voit
32:38cette sous-performance
32:39relative
32:40des marchés européens
32:41par rapport notamment
32:42au marché américain.
32:44Donc voilà,
32:44on nuance un petit peu
32:45le propos malgré tout.
32:48Maintenant,
32:49on va dire
32:49en point de vue tactique,
32:51plutôt prudent
32:52sur la zone euro
32:54de ce point de vue-là.
32:54Sur la partie marché,
32:55il nous reste quelques minutes,
32:56on suivra la BCE
32:57évidemment demain,
32:58mais oui,
32:59alors le cas
33:00des actions européennes
33:01par rapport
33:01aux Etats-Unis notamment,
33:03est-ce qu'il faut réévaluer
33:04quand même
33:05beaucoup les choses ?
33:06Encore une fois,
33:07je redonne toujours
33:07un peu la perspective,
33:08mais 2025 a été une année
33:10où s'exposer
33:11sur les marchés actions
33:12en dehors du seul marché
33:14américain
33:14n'était pas une mauvaise idée,
33:16c'est plutôt une idée
33:16qui a bien payé
33:17et c'est en cet état d'esprit
33:19qu'on débutait
33:20cette année 2026,
33:21Alexandre.
33:22Tout à fait,
33:23avec la petite nuance
33:24qu'il y a aussi
33:25un effet de devise
33:25qui est venu apporter
33:28de la valeur
33:28sur les actifs or américains
33:30par rapport aux actifs américains
33:31qu'on reconvertit
33:32notamment nous,
33:32investisseurs européens,
33:33en euros.
33:33C'est venu aussi,
33:34mais effectivement,
33:35il y avait un cas
33:35d'investissement
33:36en actions européennes
33:36en 2025
33:38qui était reprise du cycle,
33:41impact de la demande,
33:43défense aussi,
33:45en termes de soutien
33:46à l'économie,
33:47et une BCE
33:48qui était plutôt accommodante.
33:50Avant même la guerre en Iran,
33:53on avait quand même eu
33:53quelques discours
33:54de certains membres
33:55de la BCE
33:55qui laissaient entendre
33:57potentiellement
33:58un phénomène
33:59de hausse des taux.
34:00Oui, le débat était
34:00beaucoup plus ouvert en Europe
34:03qu'aux US.
34:04Avant même la guerre en Iran,
34:06la guerre en Iran,
34:07on est venu,
34:08je veux dire,
34:09faciliter le travail
34:10à potentiellement
34:11une ou deux hausses des taux.
34:12Alors, je partage
34:14le fait que
34:14ce n'est pas ça
34:15qui changera
34:16la phase de l'économie européenne
34:18sur les prochains semestres,
34:20le fait qu'on passe
34:20de 2 à 3%,
34:22à 2,50,
34:23il y a 25 ou 50 points
34:24de base de hausse des taux,
34:25et que le comparatif
34:26à 2022
34:27est totalement différent.
34:28On était sur un choc
34:30de demande
34:31en plus d'un choc d'offres.
34:32Aujourd'hui,
34:33ce n'est pas le cas.
34:33Donc, pour moi,
34:35ce serait plutôt
34:35un mauvais signal.
34:36Est-ce qu'il faut reprendre
34:36des actions européennes
34:37ou est-ce qu'il faut se reconcentrer
34:38sur le marché américain ?
34:39C'est ça la...
34:40Pour nous,
34:41on a privilégié
34:41les actions américaines.
34:43Et on l'a fait
34:44dans les portefeuilles
34:44lorsqu'on a voulu
34:47faire sur les 8 dernières semaines.
34:49On a privilégié
34:50les actions américaines,
34:51actions globales parfois,
34:53mais une action globale,
34:53c'est 80% d'actions américaines,
34:55on ne va pas se le cacher.
34:56Très peu d'actions européennes,
34:57le poids a quand même
34:58beaucoup, beaucoup baissé.
34:59Et donc,
35:00on a préféré plutôt
35:02l'action américaine
35:03en se disant,
35:04un,
35:05une BCE
35:05qui peut envoyer
35:07des mauvais signaux,
35:08une difficulté
35:09plutôt de croissance économique
35:10plus faible
35:11et tendancement plus faible
35:12en Europe qu'aux US,
35:13et aussi un euro,
35:14un euro fort
35:15qui pénalise
35:16les grandes valeurs
35:17et la grande thématique
35:19qui sont des valeurs
35:20du luxe
35:21en Europe.
35:22C'est notre tech à nous.
35:24Et un euro,
35:25un 18,
35:26ce n'est pas bon,
35:26et on l'a vu
35:27avec l'Aderbus
35:27qui ont été mentionnés
35:29aussi,
35:29en termes d'exportation,
35:31ce n'est pas bon.
35:32Donc,
35:32d'avoir un euro aussi fort
35:33en termes de croissance.
35:34Donc,
35:34c'est pour ça que nous,
35:35dans l'un de côté,
35:36dans nos portefeuilles
35:36multiactifs,
35:38plutôt de la croissance américaine,
35:39dans nos expositions
35:41à actions,
35:42ça veut dire
35:42qu'on efface les Europes,
35:44mais on évite
35:46d'en remettre aujourd'hui
35:46sur ces niveaux.
35:47Jusqu'où la crise du Golfe
35:48a redistribué les cartes
35:50en matière de marché,
35:52de stratégie d'investissement,
35:53Stéphane ?
35:54Sur l'Europe,
35:55c'est un peu toujours pareil,
35:56c'est où est-ce qu'on met
35:57le curseur
35:57en termes de pessimisme.
35:59Alors,
35:59le choc pétrolier,
36:01évidemment,
36:01est plus négatif
36:02pour l'Europe
36:03que pour les Etats-Unis.
36:04Je ne vais pas enfoncer
36:04des portes ouvertes.
36:06Moi,
36:06je suis un peu dubitatif
36:07parce que ce que j'ai vu,
36:08c'est des révisions
36:10à la baisse
36:10très marquées
36:11de beaucoup d'économistes
36:13sur la croissance européenne
36:15et je trouve
36:16qu'ils ont été
36:17peut-être un petit peu
36:18trop rapides,
36:18trop forts.
36:19Alors,
36:19si vous gardez
36:22le détroit fermé
36:23six mois,
36:24évidemment,
36:25je me serais trompé.
36:27Mais si vous voulez,
36:28quand vous prenez,
36:30pareil,
36:30je ne veux pas rentrer
36:30trop dans la cuisine
36:31des modèles économétriques,
36:33mais si vous me donnez
36:341% d'inflation en plus,
36:36ce qui est grosso modo
36:37le choc,
36:39vous devrez enlever
36:40un quart de croissance
36:43entre 0,2 et 0,3.
36:44C'est à peu près
36:45ce que vous disent
36:45les modèles.
36:460,2 et 0,3,
36:47oui,
36:48c'est désagréable,
36:48mais ce n'est pas
36:49la fin du monde.
36:51Sur la BCE,
36:52vous l'avez dit,
36:53on parlait tout à l'heure
36:54des taux neutres,
36:55on ne sait pas
36:55où ils sont
36:55les taux neutres,
36:56mais le chief économiste
37:00de la BCE
37:01dit que c'est entre
37:022 et 2,5.
37:03On est en bas
37:04de la fourchette,
37:04s'ils font une ou deux
37:05hausses de taux,
37:07on reste dans la zone
37:08du taux neutre.
37:08Pareil.
37:09Donc,
37:10là aussi,
37:11c'est désagréable,
37:12je préférerais
37:12que ça aille dans
37:13l'autre sens.
37:14Et vous voyez,
37:15il faut faire attention,
37:16je vois beaucoup de gens
37:17qui versent
37:18ce que je trouve
37:19être un excès
37:20de pessimisme
37:21en disant
37:21c'est fichu l'Europe,
37:23etc.
37:25je suis un petit peu
37:26plus dubitatif
37:27et du coup,
37:28ça donne des opportunités
37:29d'achat sur...
37:31Nous,
37:31on voit des secteurs
37:32qui ne sont vraiment
37:32pas chers en Europe.
37:34Bon,
37:34sortons d'une vision
37:35trop pessimiste
37:36peut-être de l'Europe.
37:38Bon,
37:38merci beaucoup messieurs
37:39d'avoir été des invités
37:40de Planète Marché
37:40ce soir.
37:41Stéphane Deo
37:42à nos côtés,
37:43gérant senior
37:43chez Eleva Capital,
37:44Nicolas Sopel,
37:45stratégiste en chef
37:46chez Quintet Banque Privée
37:47et Alexandre Attal,
37:48directeur de la gestion
37:49multiactif
37:49de Russell Investments France.
37:51à nos côtés.
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