- il y a 5 jours
Ce lundi 20 avril, Daniel Gerino, président de Carlton Sélection, et François Chaulet, président de Montségur Finance, sont revenus sur le blocage du détroit d'Ormuz, la pluie de records à Wall Street, et le risque de pénurie de kérosène pour le secteur aérien, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Daniel Gérineau, le président de Carlton Sélection.
00:08Bonsoir Daniel.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:09Bienvenue.
00:10Et François Chollet.
00:11Bonsoir François.
00:11Bonsoir.
00:12Président de Montségur Finance.
00:14C'est un échange entre présidents ce soir.
00:17On est ravis de vous accueillir.
00:18Et Aude, bien sûr, en fil rouge.
00:19On suit cette actualité géopolitique de près, de l'intérieur.
00:22On est toujours vraiment, vraiment entre deux eaux.
00:25Alors oui, sur le détroit d'Ormousse, c'est facile à dire, bien sûr.
00:28Mais aussi sur le plan du cessez-le-feu.
00:31Le cessez-le-feu entre Américains et Iraniens doit s'arrêter, doit expirer après-demain.
00:35On ne sait pas si ce cessez-le-feu sera renouvelé.
00:37Et on ne sait même pas si les négociations à Islamabad pourront avoir lieu.
00:41J.D. Vance doit décoller ce soir pour Islamabad pour y rencontrer les Iraniens.
00:45Les Iraniens, eux, expliquent qu'ils ne comptent toujours pas y aller
00:49tant que le détroit d'Ormousse est bloqué.
00:50Et il y a de nouvelles nouvelles encore à l'instant, Daniel,
00:53que vous avez repéré des annonces de Donald Trump sur le sujet du blocage du détroit d'Ormousse.
00:56Oui, tout à fait. Il vient d'indiquer que, en fait,
01:00tant que les négociations ne seront pas signées,
01:04il gardera un blocage sur le détroit d'Ormousse.
01:07Ça, c'est la version officielle.
01:09Maintenant, il y a une autre information qui est passée par les Iraniens
01:12en indiquant qu'officiellement, ils ne veulent pas négocier,
01:16mais ils viendraient quand même demain aux négociations.
01:20Mais ils ne veulent absolument pas le dire.
01:21Donc, on est vraiment dans des négociations très, très compliquées
01:25entre les États-Unis et l'Iran, chacun essayant de tirer la couverture à lui.
01:29C'est bien normal, mais avec des faux semblants permanents.
01:32Donc, ça complique terriblement le jeu entre les États-Unis et l'Iran.
01:36Donc, officiellement, ils ne seront pas présents,
01:39mais ils font passer le message selon lequel, bon,
01:42ils seraient quand même présents, mais il ne faut pas le dire.
01:43– Et on ne voit pas comment tout cela pourrait se dénouer
01:47d'une façon positive pour les uns et les autres,
01:49parce que les Iraniens disent qu'on ne va pas discuter
01:51tant que le blocus américain sur le détroit se poursuit,
01:53et Donald Trump, donc, à l'instant, explique que le blocus se poursuivra
01:56tant que l'accord avec les Iraniens ne sera pas signé à l'issue des négociations.
02:00– Il y a une conclusion, c'est que le blocus du blocus
02:03semble très efficace et, par conséquent,
02:06ramène tout le monde à une thème de négociations,
02:08tout simplement parce qu'on voit bien que le blocus américain,
02:12qui paraissait être un peu farfelu, peut-être,
02:14quand il a été annoncé, s'est montré d'une redoutable efficacité
02:18et vis-à-vis des Iraniens, et vis-à-vis même des partenaires de l'Iran,
02:23je pense à la Chine notamment,
02:24à qui le blocus fait actuellement très mal au quotidien
02:27et qui devrait faire, à mon sens, pression
02:30pour amener tout le monde à cette table de négociations.
02:32Donc je pense que le blocus du blocus
02:34était plutôt une idée forte dans les négociations,
02:38peut-être même meilleure que l'idée militaire
02:40que nous avons connue dans une première phase.
02:43Et le deuxième point, c'est que ça nous donne un calendrier,
02:46pour le coup, qui, lui, se restreint.
02:48Et ça, c'est plutôt favorable pour les marchés,
02:50dès lors qu'on sait que ce blocus ne pourra pas être éternel,
02:54tout simplement parce qu'il est insupportable pour toutes les parties.
02:57Et donc ça donne un calendrier qui redonne de l'espoir au marché.
03:00Je pense d'ailleurs que le fait que le marché se soit
03:04emballé dans une mesure assez historique,
03:06qu'on peut le dire, côté américain et même côté européen,
03:09on a eu un vrai rebond significatif courant de la semaine dernière.
03:13Eh bien, on voit bien qu'aujourd'hui,
03:14la consolidation est relativement calme.
03:18Et donc le marché considère que ce qui a été accompli à ce stade
03:23est un pas majeur vers la résolution du conflit
03:27dans un délai raisonnable pour toutes les parties.
03:29Le blocus du blocus, moins, fin, moins, égale, plus.
03:33Le marché se dit, moins, fin, moins, c'est plus.
03:35C'est ce qui se passe.
03:35Mais vous avez raison, c'est la Chine qui est intervenue.
03:37Xi Jinping aujourd'hui, qui, enfin, ça a été publié
03:41par l'agence de presse chinoise,
03:43qui a dit que le D3 devait rester ouvert.
03:46Et c'est aussi intéressant ce qui s'est passé.
03:48Je ne sais pas si vous l'avez vu passer.
03:50C'était dans le Wall Street Journal.
03:51Les Émirats arabes unis demandaient une ligne de liquidité
03:55à la Fed aux États-Unis, une ligne de swap,
03:58comme ça se fait souvent entre banques centrales,
04:00mais en disant, parce que forcément, en fait,
04:02comme ils vendent un peu moins de pétrole,
04:03ils ont moins de rentrées de devises et de dollars.
04:08Mais ils disaient en filigrane,
04:09bah oui, mais si en fait, vous nous empêchez
04:12de vendre le pétrole en dollars,
04:13on le vendra peut-être en yuan.
04:14Et c'est peut-être là que la Chine aussi
04:16a peut-être un coup à jouer.
04:19Alors là, on est vraiment dans quelque chose
04:21de très intéressant.
04:22C'est un point central, névralgique,
04:24pour ces négociations.
04:25C'est que tout le monde y a intérêt aujourd'hui.
04:27La Chine est complètement exempte
04:28parce qu'elle dépend énormément du pétrole
04:30qui passe par le Golfe.
04:31Tous les agriculteurs dépendent de l'urée,
04:37dépendent de l'hélium, dépendent du nafta,
04:39dépendent de toute une série de produits chimiques
04:42nécessaires aux engrais.
04:43D'un autre côté, Trump a les mi-terme.
04:46Et les gardiens de la Révolution,
04:48c'est une question de survie.
04:49Aujourd'hui, ils sont complètement exempts,
04:51c'est une question de survie.
04:52Donc là, je pense que les conditions sont réunies
04:54pour que chacun se mette autour d'une table.
04:56Maintenant, il faut se méfier
04:57parce qu'on est quand même avec...
04:59Les Perses sont des gens redoutables en négociation.
05:03Trump est également redoutable en négociation.
05:05Son opération, effectivement,
05:06qui avait été considérée comme un petit peu aventureuse,
05:10le fait de bloquer le détroit d'Hormuz
05:12a été remarquable.
05:13Et je pense que...
05:15Ça arrive un peu tard, mais...
05:16Pour cela, il y a quand même une stratégie
05:18qui est très très forte,
05:18parce que, regardez, le Venezuela,
05:20bloquer l'accès du pétrole aux Chinois.
05:23Le détroit d'Hormuz, bloquer l'accès du pétrole aux Chinois.
05:27Il y a une convergence d'intérêts,
05:30c'est-à-dire affaiblir la Chine
05:32et en même temps soutenir Israël,
05:34qui est dans une position de survie.
05:36Clairement, Israël souhaite évidemment
05:38que l'arme nucléaire n'apparaisse pas.
05:40Et tant mieux, parce que je pense que
05:43si cette arme nucléaire était aux mains des Iraniens,
05:46imaginez que tous les autres pays émergents
05:50seraient en droit de réclamer également l'arme nucléaire.
05:53C'est une prolifération d'armes nucléaires.
05:55Ça veut dire qu'on transformerait la Terre
05:57en véritable poudrière nucléaire.
05:59Donc il faut faire très attention.
06:01Regardez la Corée du Nord.
06:02La Corée du Nord, c'est typiquement un pays
06:03qui s'est doté de l'arme nucléaire
06:05et qui met tout son PIB dans la défense.
06:09La population vit totalement exsangue.
06:11L'Iran, c'est pareil.
06:13Quand les Iraniens disent
06:14« Ben finalement, nous, que ce soit les Américains
06:16ou que ce soit les gardiens de la Révolution,
06:17de toute façon, l'argent du pétrole, on ne le voit pas. »
06:20Donc c'est un peuple qui est meurtri.
06:21Et je pense que la stratégie de Trump,
06:24c'est d'arriver à faire un espèce d'entonnoir
06:26et d'arriver à bloquer l'énergie vitale de l'Iran,
06:30c'est-à-dire l'argent.
06:31Puisque quand vous voulez tuer une plante,
06:32vous enlevez l'eau.
06:33C'est pas compliqué, on enlève l'argent.
06:35Et ils enlèvent l'argent
06:37pour qu'à un moment donné, ils puissent dire au peuple iranien
06:39« C'est le moment de vous soulever
06:41et revenez vers l'une démocratie. »
06:43Et c'est tout ce qu'on peut espérer quand même
06:45pour le peuple iranien
06:46qui n'a rien à voir avec les dirigeants
06:49qui sont quand même plutôt des extrémistes.
06:53Oui, il n'y a pas de doute là-dessus.
06:55Mais donc, du point d'une démarche
06:57et si on se met dans la peau des marchés,
06:58on a raison de tenir les records de vendredi.
07:00Vendredi, on était sur un scénario de réouverture
07:02du détroit d'Hormuz.
07:03On est complètement dans autre chose aujourd'hui
07:05avec un risque au contraire de réescalade.
07:06Et pourtant, on tient les records.
07:07Le S&P perd à peine 0,4% à l'instant, François.
07:10Le marché est cohérent.
07:11Et en même temps, il y a un élément de calendrier
07:13qu'on a tendance à oublier.
07:15C'est bien avant les élections
07:16et la campagne électorale des élections,
07:18il y a une fête redoutable
07:19qui est le 4 juillet
07:20où on va fêter les 250 ans
07:23de l'indépendance américaine.
07:24Croyez-moi, s'il y a une fête
07:25que les Américains ne veulent pas manquer,
07:27c'est bien celle-là.
07:28Et revenir à cette fête
07:30dans une configuration géopolitique favorable
07:32en ayant engrangé une victoire,
07:35la victoire ne fait aucun doute pour M. Trump,
07:37quelle que soit l'issue de la négociation,
07:38mais politiquement, quoi qu'il en soit,
07:41il est urgent que le 4 juillet,
07:44qui est donc dans quelques jours finalement,
07:47soit préservé dans ce qui est attendu
07:50par les Américains,
07:51c'est-à-dire une grande fête nationale
07:52de réjouissance autour de cet anniversaire.
07:55Donc je crois que ce calendrier-là
07:56est de nature à nous rassurer
07:59et ramène encore un peu de certitude
08:01du fait que ces négociations,
08:03à un moment donné,
08:04soient vitales pour toutes les parties.
08:06– Je ne sais pas si les consommateurs
08:07célébreront avec autant d'enthousiasme
08:08parce que même si, imaginons,
08:10la paix est signée, est annoncée demain,
08:11voilà, on se réveille tous avec un accord,
08:13la paix, bon, peu importe,
08:14le pétrole ne va pas d'un seul coup s'effondrer,
08:17les cours du gaz, les engrais mondiaux,
08:19leurs cours ne vont pas d'un seul coup s'effondrer non plus,
08:21on se met à la place de l'électeur de Donald Trump
08:23dans le Midwest, qui justement a besoin d'engrais
08:26pour ses récoltes.
08:26Il est en train de souffrir fortement
08:28de ce qui est en train de se passer là en l'occurrence.
08:29Il n'y a pas que le calendrier d'essence qui coûte cher,
08:31il y a aussi les engrais pour cet électorat.
08:33– Oui, c'est très important
08:34parce que ça impacte évidemment l'inflation.
08:35Il est sûr qu'il y aura un petit peu plus d'inflation,
08:38ça c'est clair.
08:39Simplement, regardez les cours du pétrole sur les futurs,
08:41les cours sont à 68, 70 dollars maximum,
08:45donc on n'a pas quelque chose d'explosif.
08:47Après, le vrai sujet, c'est au niveau des pays asiatiques,
08:51parce que quand vous regardez le cours du gaz naturel,
08:54qui est un élément essentiel pour l'Inde, le Pakistan,
08:58mais également la Chine,
08:59le gaz naturel en Inde,
09:01enfin coté sur les marchés asiatiques, pardon,
09:04il est à 17, 18 dollars le million de BTU,
09:07alors c'est un truc un peu barbare,
09:09alors qu'aux États-Unis,
09:11il est de l'ordre de 2,7 à 3 dollars le million de BTU.
09:16Donc on est quasiment 6 à 8 fois plus cher.
09:19Alors, accessoirement, il y a un problème avec le gaz,
09:21c'est que les Indiens, pour les crématoriums,
09:23ils ont besoin de gaz,
09:24ils n'arrivent plus à aboutir.
09:27Donc, comme ils n'ont pas assez de gaz,
09:29ils rachètent du charbon.
09:31Je ne sais pas si vous avez le prix du charbon,
09:33mais ça a littéralement explosé.
09:34Donc, alors c'est une bonne nouvelle pour l'Europe,
09:36une mauvaise nouvelle pour la planète,
09:38parce que bien évidemment,
09:39c'est toute la Pologne en profite énormément.
09:43Mais on est sur un marché qui aujourd'hui considère
09:46que c'est littéralement une chance aujourd'hui,
09:49puisque les PE s'étaient littéralement effondrés
09:51sur le Nasdaq, le S&P.
09:53Les valorisations, oui.
09:54Ils étaient quand même descendus sur des niveaux de 20.
09:57Le Nasdaq était sur des niveaux de 29,
09:59il est passé à 22.
10:00Le S&P était à 24,
10:02on est passé à 20.
10:03Donc c'était une opportunité formidable.
10:05Et là, il fallait en profiter.
10:06Maintenant, il va y avoir l'après-guerre
10:08où le monde ne sera plus le même.
10:10Les problèmes sur le dollar,
10:12vous avez vu que le dollar a très fortement baissé,
10:14pas bon pour l'Europe.
10:15Et on va avoir aussi une forme de défiance
10:18sur le dollar,
10:19compte tenu de tout ce qui s'est passé.
10:21Le dollar n'est plus devenu une valeur refuge.
10:23Il a un tout petit peu monté,
10:24il est monté à 1,15 et quelques.
10:27Maintenant, il est repassé à 1,17,7.
10:29Et sur cette dédollarisation,
10:30vous pensez qu'elle va en fait s'accélérer
10:31à l'issue de ce conflit ?
10:32C'est-à-dire que même si les États-Unis sortaient gagnants,
10:34que le régime iranien tombait, etc.
10:36Bref, un best-case scénario,
10:37le dollar sortirait, affaiblit,
10:39la dédollarisation renforcée.
10:40Regardez ce qui s'est passé sur la BEI.
10:42La BEI a lancé un emprunt
10:44de 4 milliards de dollars.
10:474 milliards de dollars.
10:48Elle a eu en souscription
10:5033 milliards de dollars
10:52et elle a émis à 4 points de base
10:53au-dessus du taux souverain.
10:57Oui.
10:57Et les demandes sont très très fortes
10:59et toutes les demandes sont venues d'Asie.
11:01Donc il y a quelque chose
11:02qui est en train de se produire,
11:03une forme de dédollarisation.
11:05Alors les investisseurs asiatiques ont dit
11:06« Nous, on ne vend pas nos dollars.
11:10Par contre, toutes les tombées
11:11qu'on a sur le dollar
11:12au niveau des coupons et des remboursements,
11:14eh bien ces tombées-là,
11:15ils les mettent sur des supranationaux
11:17qui ont une qualité de signature,
11:19c'est du triple A,
11:21on se retrouve avec des très bonnes
11:23qualités de signature.
11:24Et on voit qu'il y a une bascule
11:25qui s'opère de certains pays souverains
11:28vers ces formes de supranationaux
11:30qui inspirent davantage confiance
11:33et qui apportent davantage de sécurité
11:36parce qu'ils sont en euros.
11:38Ce sont des émissions.
11:39La BEI, c'est un formidable outil
11:41de construction européenne.
11:42On n'en parle pas assez,
11:43mais c'est absolument génial.
11:44Et cette adjudication record,
11:45c'est donc autant d'argent
11:46qui est venu se flécher sur ces produits-là
11:47plutôt que sur la dette américaine,
11:49par exemple.
11:50C'est autant d'argent
11:50qui n'est pas sur la dette américaine.
11:51On est fléché maintenant
11:52vers ces supranationaux
11:53avec un objectif
11:55qui est un objectif de construction
11:56et pas un objectif de dette.
11:57La BEI, c'est des investissements.
11:59Les États-Unis, par définition,
12:00c'est supranational,
12:01c'est 50 États.
12:01C'est souverain.
12:03C'est les SSA,
12:05sovereign,
12:07supranationaux et agencies.
12:09Bon.
12:10En termes de valorisation
12:11sur les marchés actions,
12:12vous nous disiez,
12:13ça s'est bien dégonflé
12:14et on a retrouvé une forme de...
12:15On a retrouvé peut-être le potentiel
12:17qu'on n'avait plus
12:17depuis plusieurs trimestres.
12:18Est-ce que cet argument
12:19de la valorisation,
12:20il tient encore
12:21alors qu'on a, c'est vrai,
12:22quand même rattrapé...
12:22Alors, les marchés ont beaucoup reculé
12:24au début du conflit
12:25et puis depuis, ils ont progressé
12:26au point de toucher des records
12:27sur le S&P.
12:28En termes de valorisation,
12:29on peut être sur un record
12:30comme le S&P
12:31et pourtant moins cher
12:32qu'il y a deux ou trois mois, François ?
12:33Alors, la réponse est oui.
12:35Simplement, c'est le nominateur
12:37et le dénominateur
12:38qu'il faut regarder.
12:39La question, c'est les profits.
12:40Est-ce que ces profits attendus
12:42pour 2026
12:43vont être au rendez-vous
12:46malgré la conventure
12:47et la consommation américaine ?
12:48N'oubliez pas que c'est 68%
12:49de la consommation américaine du PIB.
12:52Donc, c'est un vrai sujet
12:54aux États-Unis.
12:55Et si tel est le cas,
12:57effectivement, on a retrouvé
12:58des niveaux d'entrée
12:59sur les indices américains.
13:00Alors, vous parliez
13:01du dégonflement des multiples,
13:03mais ce dégonflement,
13:04il a été extrêmement fort
13:07sur certains pans entiers
13:09de l'économie.
13:10Si vous prenez, par exemple,
13:11un secteur massif
13:12qui est le secteur du logiciel
13:14aux États-Unis,
13:15on a vu sur ce secteur-là
13:17une consolidation
13:17qui a démarré, évidemment,
13:19avant la guerre,
13:20mais qui s'est accentuée,
13:21évidemment, dans les craintes
13:23de l'intelligence artificielle
13:24et de son impact
13:25sur la valeur
13:26des fabricants de logiciels
13:27et des fournisseurs
13:29de logiciels à la demande,
13:31eh bien, clairement, là,
13:32on a vu une bulle exploser
13:34à peu près du même acabit
13:35de ce qu'on a connu
13:36sur le luxe en Europe.
13:37Sauf que là, on parle non pas
13:38d'un secteur à l'échelle
13:41de l'Europe,
13:41mais d'un secteur mondial
13:42avec des logiciels.
13:44Quand on pense à Salesforce,
13:46à des logiciels,
13:47même Microsoft,
13:48à consolider de plus de 20%.
13:50Donc, on a eu une vraie consolidation
13:52et c'est peut-être quelque chose
13:54qui est rassurant.
13:55Quand on regarde le régime
13:56des marchés, finalement,
13:57depuis plusieurs années maintenant,
13:59on a des marchés
14:00qui sont capables d'accepter
14:01de très fortes rotations sectorielles,
14:04de très forts arbitrages,
14:06des consolidations
14:07qui ressemblent quasiment
14:08à des cracks,
14:09à la vitesse suraccélérée
14:12et pourtant,
14:13des indices qui tiennent
14:13plutôt bien la route
14:14dans le même temps.
14:15On l'a vu en Europe,
14:16je parlais de la consolidation
14:17du secteur du luxe français,
14:20j'ai parlé de la consolidation,
14:21on pourrait parler
14:22de celle des grands
14:23comme ASML ou Novo Nordisk
14:25qui ont eu des parcours boursiers
14:26extrêmement artés
14:27et pourtant,
14:28ce sont les plus gros poids
14:29de nos indices européens.
14:31Cela n'a pas empêché
14:32de retrouver nos records
14:33côté européen
14:34et si vous regardez aux Etats-Unis,
14:35on a eu la même chose
14:35des pans entiers
14:37de l'économie
14:38complètement dévalorisée
14:40par le marché
14:40et pourtant,
14:41des indices
14:41qui ont maintenu
14:42leur tendance
14:43de fonds haussiers.
14:44Donc,
14:45on a un marché
14:45qui est quand même
14:45assez fort
14:46et on avait eu
14:47une première preuve
14:48en mars 2025
14:50avec les tarifs
14:51qui avaient propulsé
14:52les marchés
14:53dans une vague de baisse
14:54assez forte
14:54et pourtant,
14:55derrière,
14:55un rattrapage très puissant
14:57et on a un peu
14:58le sentiment
14:58de revivre
14:59le même exercice
15:00en 2026,
15:01un mois de mars
15:02très violent,
15:02des replis
15:04assez forts
15:04sur les indices
15:05actions
15:05sans oublier
15:06ce qui s'est passé
15:07sur les taux.
15:07On a eu des remontées
15:09de spread de crédit
15:10très élevées
15:10et de remontées
15:11de taux d'intérêt
15:12très élevées
15:12et ça a précipité
15:14les performances
15:14largement à la baisse
15:15sur le courant mars
15:16et puis là,
15:17au mois d'avril,
15:18absolument incroyable
15:20où les performances
15:21se reconstituaient
15:22à une vitesse
15:22qui est impensable
15:24tout simplement,
15:24on peut le dire.
15:25C'est un rallye
15:26assez historique,
15:2613 séances de hausse
15:27aux Etats-Unis
15:28sur le Nasdaq.
15:29C'est inédit
15:30depuis 92 de mémoire
15:32mais c'est quelque chose
15:33qui est tout à fait notable.
15:34Donc ça montre
15:35la puissance
15:36de ce marché
15:37qui, malgré
15:38des phases
15:38très anxiogènes,
15:41parvient à retrouver
15:41les fondamentaux
15:42et à retirer
15:43surtout l'épargne mondiale
15:44qui continue
15:45à aller se déverser
15:46de manière
15:46extrêmement régulière
15:48sur ces indices,
15:49sur ces actions
15:50avec une confiance
15:51assez inébranlable
15:53des investisseurs.
15:54Et ça a porté
15:55la hausse
15:55des dernières semaines
15:56et ça fait trois semaines
15:57de hausse d'affilée
15:57d'ailleurs pour New York,
15:58c'est pas mal.
15:59Et le CAC, finalement,
16:00même s'il recule aujourd'hui,
16:01il reste à à peine
16:014% de ses records.
16:03On a bien remonté
16:04aussi la pente
16:04mais est-ce que justement
16:05cette épargne disponible
16:06qui a porté le rebond
16:08depuis 2-3 semaines,
16:09elle est encore abondante
16:09pour la suite ?
16:10Est-ce qu'il en reste
16:10beaucoup de la poudre au sec,
16:12des liquidités prêtes
16:13à s'injecter
16:13pour nourrir
16:14une poursuite de la hausse ?
16:15Alors,
16:17la semaine passée,
16:18on a eu
16:20172 milliards de dollars
16:21qui sont sortis
16:22des six caves monétaires
16:23aux Etats-Unis.
16:24C'est colossal.
16:26C'est 3,2 fois plus
16:28que la moyenne
16:31hebdomadaire
16:31sur 10 ans.
16:33C'est énorme.
16:34Alors,
16:34pourquoi ?
16:34Il y a deux raisons.
16:35La première,
16:36c'est qu'il faut payer
16:36les impôts.
16:37C'est l'oncle Sam,
16:39il faut le rémunérer.
16:41Et la deuxième raison,
16:42c'est tout simplement
16:43l'opportunité.
16:44Et là,
16:45ça a été quelque chose
16:46d'absolument fabuleux
16:47parce qu'on voit
16:48qu'ils se sont remis
16:49sur les actions,
16:50ils se sont remis
16:50sur les obligations.
16:52Et en fait,
16:53tout le cash,
16:54c'est-à-dire
16:55toutes les six caves monétaires
16:56ont quitté la salle d'attente.
16:59Elles étaient en salle d'attente
17:01et elles ont quitté
17:02cette salle d'attente
17:03pour aller se réinvestir
17:04sur des classes d'actifs
17:06qui sont beaucoup
17:06plus rémunératrices.
17:08Donc,
17:08on a un vrai mouvement
17:09qui s'opère.
17:10Après,
17:10dans les marchés boursiers,
17:12oui,
17:12les PE ont baissé,
17:13mais quand vous regardez
17:15la baisse des PE,
17:16elle a été accélérée,
17:18notamment aux Etats-Unis,
17:19par toutes les boîtes
17:20de services sur la tech
17:22qui ont,
17:22à juste titre,
17:24été dépréciées
17:24parce qu'Anthropic
17:26va tailler littéralement
17:28dans ses sociétés,
17:29c'est considérable.
17:31Anthropic est en train
17:32de mettre à mal
17:33une quantité de boîtes
17:34de tech,
17:35c'est colossal.
17:36Donc,
17:36il ne faut vraiment pas
17:36se tromper sur la tech
17:37parce que vous avez
17:38des sociétés,
17:39vous citiez Salesforce
17:40à juste titre,
17:41vous pouvez faire
17:42avec Anthropic
17:43un CRM
17:44qui est largement suffisant
17:45en payant 77 dollars
17:48par mois
17:48ou 90 dollars,
17:50mais pas que.
17:51Vous avez
17:52toute une série
17:53de sociétés
17:54qui auparavant
17:56fournissaient
17:57des services informatiques
17:58qui aujourd'hui
17:59vont avoir
18:00énormément de mal.
18:01Et on va avoir
18:03un deuxième danger
18:04qui va arriver
18:04avec la tech,
18:06c'est notamment
18:06le dernier moteur
18:08d'Entropic
18:08qui s'appelle
18:09Mytho
18:09dont ils ont décidé
18:11de stopper
18:12la commercialisation
18:13aux particuliers.
18:14Et qui inquiète
18:14jusqu'à l'administration américaine.
18:16Ah mais plus que la...
18:17Trop fort, trop fort.
18:18Les banques centrales
18:19partout dans le monde
18:20se sont réussies
18:21ni cette semaine
18:21parce que Mytho
18:23a mis en avant
18:24le fait que 99%
18:26des institutions
18:27étaient sujets
18:29à attaques,
18:30de cyberattaques,
18:32sujets à des cyberattaques
18:33à telle enseigne...
18:35Du fait de cette IA ?
18:36Oui,
18:36mais parce que l'IA
18:38est capable
18:38de les détecter.
18:39Et cet outil
18:40est capable de vous dire
18:41la Banque de France
18:42a des failles
18:44de sécurité.
18:45D'accord.
18:45Et donc,
18:46ils ont décidé
18:46de couper le truc en deux
18:48en disant
18:48il y a les gentils
18:49et il y a les méchants.
18:50Les méchants,
18:51il faut absolument
18:51leur interdire
18:52d'accéder à ce logiciel
18:53et les gentils,
18:55oui.
18:55Donc ça va être
18:56uniquement réservé
18:57à des sociétés
18:58triées sur le volet.
19:00Quel monde,
19:01c'est impressionnant
19:02ce qu'on est en train de vivre.
19:02Ah oui, ça bouge
19:03à une vitesse folle.
19:04On continue d'échanger
19:04sur tout ça.
19:05Bien sûr,
19:05on va revenir
19:06sur les publications
19:06des entreprises,
19:08y compris la tech.
19:08On aura Intel
19:09à suivre cette série.
19:10C'est un carton
19:10en ce moment
19:11à Wall Street,
19:11le titre Intel,
19:12Tesla aussi,
19:13puis les autres
19:147 magnifiques,
19:14ce sera surtout
19:15la semaine prochaine.
19:16On est à 10 minutes
19:17de la clôture.
19:17On accélère.
19:19Dans la dernière ligne droite
19:20de cette séance,
19:21le CAC 40 perd
19:21un peu plus d'un pour cent.
19:22Alors oui,
19:22c'est une consolidation
19:23par rapport à vendredi,
19:24mais vraiment très limitée
19:25cette baisse du jour,
19:26alors que les risques
19:27de réescalade
19:29quand même occupent
19:30les esprits.
19:31On verra si les négociations
19:32ont bel et bien lieu
19:33à partir de demain
19:34à Islamabad
19:35entre Américains et Iraniens.
19:36Pour l'instant,
19:36c'est toujours
19:37très très incertain.
19:38Les valeurs qui se distinguent
19:39et si l'Orluxotica
19:40qui doit publier
19:41cette semaine ses résultats
19:42et si l'Orluxotica,
19:43le titre abandonne
19:44en ce moment
19:44un peu plus de 3,8%.
19:46Safran aussi recule
19:47de 3,9%.
19:48Et puis à la hausse,
19:49Orange plus 3,
19:50le titre avait souffert vendredi.
19:51Total Energy profite
19:52de son côté
19:52des cours du pétrole
19:53bien orientés
19:54du fait du retour
19:55des risques au Moyen-Orient.
19:56Ils n'étaient pas partis
19:57les risques,
19:57mais là,
19:58ils reviennent vraiment
19:59sur le devant de la semaine
20:01avec plus de puissance.
20:02Le titre Total Energy
20:04profite de rebond
20:05des cours du pétrole
20:06plus 3%,
20:072%,
20:08plus 2%
20:08ce titre Total Energy.
20:09On en parle ce soir
20:10avec François Chollet
20:11et Daniel Gérineau.
20:12Les publications
20:12des entreprises,
20:13un tiers du CAC
20:14cette semaine, François,
20:15un tiers du CAC
20:16va publier ces résultats.
20:17Ils seront à la hauteur
20:18du rebond récent des marchés,
20:19les résultats là ?
20:20Est-ce que vous attendez
20:21un discours précis
20:21des entreprises
20:22sur leur perspective
20:23ou sera impossible
20:24compte tenu du contexte
20:25géopolitique
20:25et des incertitudes ?
20:26Alors,
20:26il est probable
20:27que les publications
20:28et surtout les commentaires
20:30de ces publications
20:31par les dirigeants
20:31soient prudents
20:32dans un contexte
20:33où la visibilité
20:34s'est un peu reculée
20:36tout au fil
20:37de ce trimestre.
20:38Donc,
20:38on a eu des signaux
20:40déjà
20:40de communication
20:41sur certains secteurs
20:42puisqu'il y a certaines boîtes
20:43qui ont commencé
20:44à publier notre risque
20:45en termes de chiffre d'affaires
20:46ou qui ont déjà commencé
20:47à lancer des avertissements
20:49sur leurs résultats.
20:51Je pense à l'Estom
20:51la semaine dernière.
20:52On a vu que la sanction
20:53avait été extrêmement forte.
20:55Mais on peut s'attendre
20:56à quelque chose
20:57d'assez modéré.
20:59Je ne vois pas très bien
21:00l'intérêt
21:00pour un dirigeant
21:01aujourd'hui d'entreprise
21:02d'aller prendre des risques
21:06et prendre le risque
21:08surtout de décevoir
21:09le marché
21:09lors des trimestres
21:10qui suivent.
21:11On aura effectivement
21:13un calendrier.
21:13Pour autant,
21:16il n'y a pas
21:17de crainte particulière
21:19sur la publication
21:20des trimestres écoulés
21:21parce que,
21:22en vérité,
21:23une bonne partie
21:24des arbitrages
21:24étaient à peu près connus
21:25et ils étaient connus
21:27dès la communication
21:29qu'on a pu avoir
21:29en début d'année
21:30qui était plutôt
21:32modérément optimiste
21:33sur 2026.
21:34Et d'ailleurs,
21:34si on regarde
21:35les attentes du consensus
21:36pour la totalité
21:37de l'exercice 2026,
21:39elles ont été finalement
21:39assez modérément
21:41revues à la baisse
21:41et ce qui est plutôt rassurant.
21:43Mais tout cela dépend de quoi ?
21:45De la durée
21:46de ce conflit
21:48et de la durée
21:49de cette ponction
21:50sur l'énergie
21:51qui aujourd'hui
21:52touche effectivement
21:53l'ensemble des secteurs
21:54et notamment la consommation
21:55et ça,
21:56c'est quelque chose
21:57qui est mondial.
21:57On peut tabler
21:58sur des scénarios
21:59mais il est clair
22:00que c'est le temps
22:01et ce temps-là,
22:02il est très important
22:04les semaines comptent
22:05et donc on va
22:07nous aussi les compter
22:08parce qu'on pourra
22:09disconter petit à petit
22:10chaque semaine supplémentaire
22:12va nous permettre
22:13de disconter
22:14un petit peu
22:14les attentes de profit
22:15au titre de 2026.
22:17Souvent,
22:18elles sont reportées
22:18sur 2027
22:20ces attentes de profit.
22:21Pour l'instant en tout cas,
22:22on n'a pas eu
22:23de révision de 2027
22:24mais 2026,
22:25les révisions sont
22:26assez modérées.
22:27Donc ça veut dire
22:27que la confiance est là
22:28même si on devrait avoir
22:29une communication
22:30encore une fois
22:31prudente
22:31de la part des dirigeants.
22:33Oui,
22:33il y a un secteur
22:33sur lequel
22:34le compte à rebours
22:35vraiment est enclenché
22:36lié à la géopolitique,
22:37c'est le secteur de l'aérien.
22:38C'est l'AIE qui estime
22:39que les compagnies aériennes
22:40européennes,
22:41européennes ont devant elles
22:42six semaines de réserve
22:43de kérosène,
22:44pas davantage,
22:45six semaines.
22:45Le prix du kérosène
22:47qui augmente,
22:48il est passé de 25%
22:49du total des coûts
22:50d'une compagnie aérienne,
22:5125% avant la guerre
22:52à 45% aujourd'hui.
22:54Voilà où on en est
22:55effectivement.
22:56Alors on suivra.
22:57Est-ce qu'on a une idée
22:58du nombre de semaines
22:59où l'économie européenne,
23:00même si elle souffre
23:01aujourd'hui,
23:02peut tenir
23:03malgré les poursuites
23:04du conflit ?
23:06Alors les impacts
23:07sont simulés régulièrement.
23:11On avait l'ordre d'idées
23:13qui était le premier
23:14agenda fixé
23:16avant le pourparler
23:18que nous avons connu
23:19depuis une quinzaine de jours.
23:20C'était des impacts
23:21autour de 0,2-0,3%
23:23sur la croissance.
23:25Le vrai problème,
23:26c'est que ces impacts
23:27se démultiplient.
23:28Chaque semaine qui passe
23:29amène des conséquences
23:31en cascade.
23:32Et donc on a un effet
23:33un peu expansionniste
23:35de cet impact
23:36chaque semaine passant.
23:37Il s'avère que,
23:39pour l'instant,
23:39en tout cas,
23:40côté européen,
23:41on a des impacts,
23:42encore une fois,
23:43qui sont macroéconomiquement
23:44mesurés.
23:45On n'a pas,
23:47en tout cas,
23:48ce n'est pas notre scénario,
23:49l'idée que la Banque centrale
23:51soit tenue de remonter
23:52ses taux d'ici cet été.
23:55Et ça,
23:56ce n'est possible
23:57que dans la mesure
23:58où les impacts
23:59s'arrêtent dans un terme,
24:00on va dire,
24:01dans les trois ou quatre
24:02prochaines semaines,
24:03c'est-à-dire
24:03dans un délai
24:05encore raisonnable.
24:06C'est-à-dire que
24:07les perspectives
24:07de l'ensemble de l'année
24:08vont se jouer
24:09dans les trois,
24:09quatre semaines
24:09qui viennent probablement.
24:10Avec un impact monétaire
24:11des trois, quatre semaines.
24:12Avec peut-être une crainte,
24:12mais ça c'est plutôt
24:13par rapport au timing,
24:14c'est qu'on imagine bien
24:16que les périodes
24:17de finalisation
24:18de négociations
24:19sont des périodes
24:19de tensions extrêmes
24:22où l'ensemble
24:22des belligérants
24:23se mettent
24:25à essayer
24:26d'intimider
24:27les contreparties.
24:28La chance qu'on a quand même,
24:29c'est qu'en Europe,
24:30bien sûr,
24:30on peut craindre
24:31un retour de l'inflation,
24:31etc.,
24:32avec la hausse des cours
24:32du pétrole,
24:33mais la chance qu'on a,
24:33c'est que sur le gaz,
24:34alors autant pour l'Inde,
24:35le gaz,
24:35les cours sont très élevés,
24:36autant en Europe,
24:37on est surpris,
24:38ils restent assez bas
24:39quand même les cours du gaz,
24:40contrairement aux cours du pétrole.
24:41Il y a un autre problème,
24:42c'est qu'on a des stocks
24:44de gaz extrêmement bas.
24:45On n'a plus que 30%
24:46de stocks.
24:48Et en fait,
24:49et c'est logique,
24:50on arrive à la fin
24:51de la saison hivernale,
24:52on déstocke
24:53et on a déstocké.
24:55Aux Etats-Unis,
24:56ils font très attention
24:57parce qu'il y a
24:57la driving season
24:58qui arrive,
24:59plus la cooling season
25:00qui est beaucoup moins forte
25:01chez nous.
25:02C'est les climatiseurs.
25:05Et ça joue énormément
25:06parce qu'on le voit,
25:07quand vous allez aux Etats-Unis,
25:09en plein été,
25:10il faut prendre une doudoune
25:11tellement il climatise glacial.
25:13Et ça,
25:13ça coûte énormément.
25:15Mais est-ce que vous diriez
25:16du coup que l'Allemagne,
25:18parce qu'on en parlait
25:18tout à l'heure
25:20avec Julien,
25:21l'Allemagne va être
25:22la plus touchée
25:22en Europe
25:24et du coup,
25:24forcément,
25:25ça entraîne
25:25un petit peu du bloc.
25:27Regardez la croissance
25:28prévue en Allemagne,
25:29elle est très très faible.
25:30L'Allemagne,
25:30encore une fois,
25:31a fait à peu près
25:31toutes les erreurs.
25:33Ils sont très bons
25:33dans l'industrie,
25:34mais enfin,
25:34qu'est-ce qu'ils ont fait ?
25:35Ils ont donné
25:36toute leur consommation
25:37aux Chinois,
25:38ils ont donné
25:40leur défense
25:41aux Américains
25:41et leur énergie
25:42aux Russes.
25:43Bon,
25:43ils ont tapé à côté
25:44à peu près
25:45sur les trois segments.
25:46Aujourd'hui,
25:47la Commission européenne
25:48pousse aux voitures électriques,
25:49c'est-à-dire vers la Chine
25:51et pas vers l'Allemagne,
25:52qui a beaucoup de mal
25:52à s'en sortir
25:53et la gouvernance
25:55n'est pas très bonne.
25:57Ils ont beaucoup de mal.
25:57Regardez l'Espagne,
25:58ils ont des taux
25:59de croissance remarquables.
26:01L'Italie,
26:02c'est pas terrible,
26:02la croissance est très faible,
26:04mais il y a
26:05une balance commerciale
26:06qui est positive
26:07et ce que l'on ne regarde pas,
26:09c'est le solde
26:11de la balance
26:11des paiements courants
26:12d'un pays.
26:13Et ça,
26:14il faut le regarder
26:14parce que c'est l'enrichissement
26:15ou l'appauvrissement
26:16du pays.
26:17Il y a très,
26:18très peu de pays
26:18qui ont des balances
26:19de paiements courants
26:20positifs.
26:21L'Espagne,
26:22il y en a,
26:22la Pologne,
26:23il y en a.
26:23La Pologne,
26:24il y a une croissance
26:25qui est assez bonne,
26:26ils ont un taux de croissance
26:28qui est assez fort.
26:28Et c'est la complexité
26:30de la Banque Centrale Européenne,
26:31c'est de se retrouver
26:31avec des pays
26:32comme l'Autriche
26:33qui a une inflation
26:34quasiment à 4%,
26:35la France
26:36qui a une toute petite inflation.
26:39On pourrait saluer
26:40la performance
26:42vers l'Europe de l'Est
26:43qui réalise
26:44un parcours brossier
26:44absolument exceptionnel
26:46depuis le début de l'année,
26:47l'Italie également.
26:48Juste pour modérer
26:49les craintes
26:49sur le déstockage du gaz
26:51et notamment en France,
26:53le niveau de 30%
26:54est assez normal
26:55pour cette saison
26:56puisque c'est à partir
26:57de maintenant
26:57qu'on va reconstituer
26:58les réserves
26:59pour l'hiver prochain.
27:00Et donc,
27:01le report actuel
27:02n'est pas assuré.
27:03C'est ça le problème.
27:04Voilà,
27:05c'est simplement
27:05que ce n'est qu'un report
27:06pour l'instant.
27:07Je ne comprends pas
27:08pourquoi les cours
27:08ne présentent pas de risque
27:09pour la France à ce stade.
27:10Compris,
27:12qu'on parle au cours du pétrole.
27:13On dépend beaucoup moins
27:14d'Ormouz et du Golfe
27:15pour le gaz
27:16que sur le pétrole.
27:16Ça fait longtemps
27:17qu'on a organisé
27:18un approvisionnement alternatif.
27:20D'accord.
27:20Il y a plus de leur gaz.
27:22Quand on regarde
27:22les Etats-Unis,
27:23n'oubliez pas à l'heure actuelle
27:24qu'effectivement
27:26le consommateur américain
27:27souffre de l'augmentation
27:28du prix de l'énergie
27:29à la pompe
27:29mais que le pays
27:30en lui-même
27:31étant le principal
27:32exportateur de pétrole
27:33et de gaz
27:35aujourd'hui
27:36en bénéficie
27:36dans ces balances
27:37d'une manière
27:38extrêmement confortable.
27:39Oui,
27:40c'est une chance
27:40quand même pour l'Europe
27:41que les cours du gaz
27:42n'augmentent pas trop
27:43dans la mesure
27:43où nos prix d'électricité
27:44sont indexés
27:45beaucoup plus au gaz
27:45qu'au pétrole largement
27:46et donc c'est un peu
27:47moins d'inflation
27:48que ce qu'on aurait pu
27:48redouter quand même.
27:50C'est un peu
27:51une fausse information.
27:54Oui,
27:54l'électricité
27:55est indexée au gaz
27:56mais c'est la dernière
27:57unité produite
27:59et si la dernière
27:59unité produite
28:00provient d'éoliennes
28:01elle n'est pas si élevée
28:02que ça,
28:03on a un peu tendance
28:03à dire
28:04que les prix du gaz
28:06flambent
28:06alors l'électricité
28:07flambent
28:08ce n'est pas aussi
28:11alors nous on est quand même
28:12gâtés parce que
28:13alors j'entendais le président
28:14aujourd'hui parler
28:15de redéploiement
28:16encore de centrales nucléaires
28:18on a eu cette chance
28:20c'est d'avoir eu
28:20des dirigeants
28:21par le passé
28:22qui étaient clairvoyants
28:23et qui ont ouvert
28:24un grand nombre
28:25de centrales nucléaires
28:26dont la capacité
28:28technologique
28:29fiabilité est excellente
28:30la France est un modèle
28:31dans le genre
28:32et ça nous sert
28:34énormément.
28:35Tiens,
28:35une valeur qui va
28:36s'introduire bientôt
28:37à Wall Street
28:37c'est John Placard
28:38qui nous l'a présenté
28:39dans USA Today
28:39tout à l'heure
28:40Cerebras
28:41ce concurrent direct
28:42d'Nvidia
28:42qui va s'introduire
28:43en bourse
28:44figurez-vous
28:44il nous a présenté
28:45ce titre
28:45et pourquoi pas
28:46son potentiel à venir
28:47Cerebras
28:47une fois introduit
28:48à Wall Street
28:49John Placard
28:49USA Today
28:50cette séquence
28:51est disponible
28:51en replay
28:52sur l'application
28:52BFM Business
28:53et qui va s'introduire
Commentaires