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  • il y a 2 jours
Ce lundi 13 avril, dans sa chronique USA Today, Thierry Guille, président de Raymond James France, s'est penché sur les attentes sur les publications des entreprises aux États-Unis, le solide résultat de Goldman Sachs, le blocus des États-Unis sur tous les navires liés à l'Iran dans le détroit d'Ormuz, les perspectives de la croissance américaine, et les allocations d'actifs au vue du contexte géopolitique actuel, et la hausse de Intel en huit séances. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.


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Transcription
00:02L'ouverture à Wall Street, votre Paris-New York de l'après-midi, il est 9h30 là-bas à New
00:06York et notre Dream Team en place aujourd'hui.
00:09Il vient de nous rejoindre Thierry Guy, président de Raymond James France. Bonjour Thierry, bienvenue.
00:12Bonjour Guillaume.
00:13Et Antoine Larigauderie en fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:16Re-bonjour Guillaume.
00:16Re-puisque ce matin, tout pour investir, c'était de 11h à midi, désormais disponible en podcast et replay.
00:21Oui, avec une statistique intéressante, les chiffres du retail, donc de l'actionnariat particulier du côté de Wall Street, sont
00:31en position les plus vendeuses depuis 20 ans.
00:35Avant, on avait cette impression que les investisseurs avaient tendance à vendre le marché et le retail, prendre leur lait
00:41pour faire remonter la cote.
00:43Là, premièrement, c'est moins le cas. Deuxièmement, on se perd un peu en conjecture à savoir ce que ça
00:47veut dire.
00:47Est-ce que les investisseurs institutionnels sont en train de prendre le pas pour refaire la tendance ?
00:53Ou est-ce qu'on a effectivement à la charge en règle de la part de l'actionnariat particulier des
00:57États-Unis ?
00:57On se posait la question ce matin, notamment avec Gustave Sanden de Colbert, Mathias Baccino, Trade Republic.
01:03Puis aussi Julien Nebenzal d'Itoro avec l'angle un petit peu plus finance comportementale, mais c'était riche d
01:08'enseignements.
01:08Très intéressant à les retrouver en podcast et replay.
01:10Thierry, les particuliers comme les institutionnels, là, se réparent encore une semaine dense.
01:14D'abord, c'est la septième semaine du conflit qui débute en Iran, on va en parler.
01:17Et puis une semaine aussi du côté des entreprises très riches avec le coût d'envoi des publications.
01:22Ça démarre aujourd'hui, d'ailleurs, Goldman Sachs qui a publié, on va rentrer dans le détail dans un instant.
01:25Mais vous attendez quoi, vous, de cette saison qui démarre aux États-Unis ?
01:28Une bonne saison des résultats.
01:30On tape sur des croissances sur le Q1 aux États-Unis, des croissances de l'ordre de 13%.
01:35Ce qui est un peu surprenant, c'est d'avoir noté qu'en fait, ces derniers mois, depuis le début
01:39du conflit le 27 février,
01:40il y a eu des révisions haussières sur les profits du trimestre et sur l'ensemble de l'année.
01:44Et contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, une forme de prudence, en fait, ce sont des attentes qui
01:49ont été revues à la hausse.
01:50Sur l'année 2026, pour vous donner un ordre de grandeur, on est sur des attentes de croissance à 16%.
01:56Donc ça reste hyper solide.
01:58Enfin, comment on explique cette solidité ?
02:00En plus, sur les perspectives aussi, on attend des bonnes nouvelles.
02:02Malgré la guerre et les conflits qui se poursuivent en Iran, l'impact sur le pétrole,
02:05on reste optimiste même en termes de perspectives.
02:07Comment tout ça, vous l'expliquez ?
02:08Alors, à court terme, on peut l'expliquer par les gains des sociétés de l'architecture de l'énergie, c
02:12'est évident.
02:13Maintenant, le poids dans l'indice américain est relativement marginal, aux alentours de 3-4%.
02:18On l'explique surtout par une rotation de secteurs.
02:20En fait, on voit des tas de secteurs aux États-Unis dans lesquels on pense moins.
02:23Beaucoup de gens ont les yeux rivés au moment de l'IA sur la tech.
02:25Mais vous avez des secteurs qui s'en sortent très bien.
02:27Alors, ça peut donner un signe à mancoureur.
02:29On a eu la semaine dernière dans le secteur de transport Delta Airlines, qui a publié des résultats,
02:33qui étaient très bons, largement au-dessus des attentes.
02:35Et dans un autre secteur, qui est la consommation, vous avez l'Ivarice, qui a publié de très bons résultats
02:40également.
02:41Mais il y a des secteurs qui s'en sortent plutôt bien.
02:44On aura peut-être l'occasion d'en parler, mais le secteur des valeurs cycliques se comporte particulièrement bien.
02:49Oui, et Wall Street qui vient donc d'ouvrir, Antoine, depuis deux minutes, ça y est,
02:52les cotations ont démarré pour cette nouvelle semaine boursière.
02:55Comment vont les indices américains ?
02:57Eh bien, ils vont plutôt pas mal.
02:58Moins 0,3% pour le Nasdaq.
03:00Moins 0,7% pour le Dow Jones.
03:02Et moins 0,3% pour le S&P 500.
03:04C'est-à-dire qu'après le week-end un petit peu compliqué qu'on a passé du point de
03:07vue géopolitique,
03:08on peut dire que la baisse est contenue, un petit peu comme en Europe où le CAC 40 perd 0
03:12,77%.
03:13Du côté du pétrole, on est en hausse, assez forte, mais relativement contenue.
03:19On peut le dire aussi.
03:19101,99$ pour le Brent de Mer du Nord, 103,73$ pour le brut léger américain.
03:25La volatilité remonte un petit peu, mais enfin pas tant que ça, du côté des 20 points pour l'indice
03:28VIX.
03:29En revanche, ça se tend du côté des taux d'intérêt sur le marché obligataire et singulièrement côté européen,
03:353,74$ pour la dette française disant, 3,08$ pour la dette allemande, 4,32$ pour la
03:40dette américaine.
03:41Avec des cours du pétrole qui repartent à la hausse,
03:43les craintes toujours sur l'impact en matière de taux d'intérêt de la part de la Banque Centrale Européenne.
03:48Mais Wall Street qui parvient donc à limiter les dégâts, Thierry.
03:50On a une publication, celle de Goldman Sachs, ça y est, coup d'envoi des publications, on le disait,
03:54et par le secteur bancaire, comme c'est désormais la tradition, Goldman Sachs.
03:57Alors on pensait que le titre reculerait à l'ouverture, petite déception dans ce qui a été annoncé.
04:02Non, il est en petite hausse Goldman Sachs, alors que Wall Street recule, le titre Goldman Sachs gagne 0,5%.
04:07Oui, dans les restos de Goldman qui ont été publiés il y a moins d'une heure,
04:10il y a plusieurs choses qu'on peut remarquer.
04:11D'abord l'activité equity trading, donc les titres ont été largement au-dessus des attentes.
04:17Ça s'est lié en partie à l'activité de prédaction.
04:20Ce qui a déçu, c'est la partie fixed income qui était plutôt décevante,
04:23mais dans l'ordre de grandeur, l'un annule l'autre en quelque sorte.
04:26Et le troisième paramètre qui explique peut-être pourquoi le titre réagit mieux qu'on ne le pensait sur l
04:30'ouverture,
04:31c'est que la partie banque d'investissement a vu une croissance de près de 89%,
04:35ce sont donc d'excellents chiffres.
04:38Le trimestre dernier a été quand même assez volatil.
04:40Il aurait été étonnant quand même que cette banque d'affaires,
04:43qui est l'une des plus importantes dans le secteur avec Morgan Stanley,
04:45ne tire pas les marrons du feu en quelque sorte.
04:49Maintenant on aura plus de résultats demain,
04:51trois grandes banques ont encore publié demain, dont Wells Fargo.
04:54Et cette semaine on aura pratiquement toutes les grandes banques qui auront publié,
04:58dont BOFA, Morgan Stanley comme je l'évoquais,
05:02Citi entre autres.
05:03Voilà, avec des perspectives bien sûr incertaines pour la suite.
05:06On en vient à ce blocus désormais du détroit d'Hormuz,
05:10blocus des Etats-Unis sur tous les navires liés à l'Iran.
05:13On a le sentiment que Donald Trump commence à se ficher complètement
05:16de la perspective des élections de mid-terme.
05:18Il a lui-même dit hier Donald Trump que les prix du pétrole allaient rester au niveau actuel,
05:22voire un peu plus pendant encore plusieurs mois.
05:25Il l'a dit hier, malgré les mid-termes qui approchent.
05:27Oui, alors ce que tout le monde s'accorde à reconnaître aujourd'hui,
05:31c'est que les prix vont rester durablement au-dessus de ce qu'ils étaient avant le 27 février.
05:36En disant cela, on est sûr de ne pas trop se tromper.
05:40La question c'est où ça peut se situer.
05:43Nos analystes ont estimé qu'un cours du baril moyen au-dessus de 95 dollars,
05:48de manière durable, on s'entend sur des niveaux qui dépasseraient un semestre,
05:54pourra avoir un impact assez sensible.
05:56Et en gros, pour vous donner un ordre de grandeur,
05:58c'est que dans quelques semaines, les Américains vont pouvoir toucher des chèques de remboursement,
06:04des impôts, comme on pouvait s'imaginer avec la mise en place du plan de Trump.
06:08Ceci, on parle d'un montant de 140 milliards,
06:11il serait pratiquement totalement annulé
06:13si jamais on était sur des niveaux aussi élevés pendant six mois.
06:17À court terme, le consensus de place, c'est qu'un baril à 80 dollars,
06:21une fois que le conflit se réemportait forcément et qu'on ait réouvert le Détroit,
06:26on devrait se stabiliser sur des niveaux de 80 dollars.
06:28Oui, mais au bout de combien de temps ?
06:29Parce que les infrastructures ont en partie été endommagées aussi dans le Golfe,
06:32il va falloir reparvenir à produire ce fameux pétrole,
06:36puis l'acheminer par le Détroit quand le Détroit rouvrira.
06:38Et donc cette question de la durée, effectivement, reste majeure.
06:42Et l'impact sur la croissance, vous le disiez,
06:44pour relancer la consommation, ces chèques doivent arriver.
06:46Les chèques qui étaient supposés compenser l'impact des droits de douane,
06:49l'impact inflationniste des droits de douane.
06:51Donc il y avait ces chèques qui devaient arriver,
06:52mais dont l'effet sur ces chèques sera lui-même annulé
06:56par la hausse des cours du pétrole.
06:57C'est très compliqué à suivre.
06:58Comment est-ce que vous voyez les perspectives de la croissance américaine pour la suite ?
07:01Alors, quand on regarde les différents agents économiques,
07:03du côté des particuliers, déjà il y aura une bonne prise de température,
07:07c'est du côté des banques.
07:09Avec les banques, on aura forcément les utilisations de cartes de crédit,
07:12les taux de défaut, les découverts,
07:14et ça va donner un petit peu le pouls du sentiment au niveau du particulier.
07:20De ce côté-là, on est relativement confiant au vu des derniers chiffres macro
07:24qui ont été publiés aux Etats-Unis le mois dernier.
07:26Du côté des entreprises, il sera intéressant de savoir un petit peu quel est le message.
07:31Raymond James a tenu sa conférence annuelle il y a un mois,
07:34où nous avons invité environ plus de 300 entreprises.
07:36Le message est de se montrer plutôt assez constructif.
07:39Donc c'est un deuxième agent qui nous rassure pour l'instant dans les perspectives.
07:42Comme je le disais tout à l'heure en préambule,
07:43les révisions de profit ont été faites plutôt à la hausse plutôt qu'à la baisse ces dernières semaines.
07:47Après, il faudra savoir ce qui se passe du côté du gouvernement américain
07:50et des agents d'Etat.
07:52Ça sera une autre histoire.
07:53Mais globalement, on est sur un scénario plutôt constructif.
07:56Ça peut surprendre compte tenu effectivement du système actuel
08:02et des inquiétudes liées à la crise du Golfe.
08:04Mais n'oubliez pas que l'impact sera probablement aux Etats-Unis
08:07peut-être le plus faible par rapport à ce qui peut impacter l'Asie ou l'Europe.
08:12Oui, ce ne sont pas les Etats-Unis les plus exposés à ce conflit effectivement,
08:15même si bien sûr ils sont aussi en partie éclaboussés.
08:17Le Congrès en plus va rentrer en jeu.
08:19Il y a des décisions, des votes importants à suivre du Congrès ces prochaines semaines ?
08:24Dans l'immédiateté, le seul véritable sujet c'est Clarity.
08:27C'est-à-dire en fait prendre une décision sur ce projet américain,
08:31de ce qu'on appelle les stable coins, c'est-à-dire les monnaies
08:34qui elles sont liées directement à une devise.
08:36Donc c'est un sujet où on devrait avancer.
08:39Il n'y a pas de véritable autre sujet.
08:41Il y a d'autres échéances pour Trump dans les prochaines semaines
08:43qui dépassent un peu le Congrès, qui sont celui de la Cour suprême,
08:47entre autres sur la possible condamnation ou non d'une personne de la Fed.
08:51Cette femme qui avait effectivement, semblerait-il,
08:54utilisé des crédits personnels qu'elle n'aurait pas dû faire
08:59pour l'obtention d'un bien privé.
09:02Et aussi le débat sur le droit du sol aux Etats-Unis.
09:06Wall Street a ouvert il y a quelques minutes, il y a maintenant 9 minutes précisément.
09:10On est en petite baisse, on parvient quand même à bien limiter les dégâts.
09:12On ne perd sur le S&P que 0,3%, sur le Nasdaq que 0,3%.
09:16Comme depuis des semaines, Wall Street fait mieux que l'Europe,
09:18résiste mieux que l'Europe pour les raisons que vous avez décrites,
09:20parce que l'économie américaine aussi est quand même un peu moins exposée
09:23que l'économie européenne ou les économies asiatiques.
09:25à ce qui se passe en ce moment dans le détroit d'Ormouz.
09:28Du coup, en termes d'allocations, vous faites quoi en ce moment chez Raymond Jeanne ?
09:31En quoi choisissez-vous d'investir ou de ne plus investir ?
09:33Alors, le biais qu'on a pris depuis le mois de novembre dernier,
09:36c'est le pari de la rotation sectorielle et du choix des valeurs cycliques.
09:39Donc on a plutôt privilégié les acteurs mid-cap que les grosses valeurs,
09:43et plutôt des valeurs cycliques.
09:44Alors par des valeurs cycliques, on parle de certains secteurs comme les materials.
09:50On met à profit la baisse récente pour revenir un petit peu sur des valeurs financières.
09:54Les valeurs industrielles ont bien tenu.
09:56Un des secteurs qui est bien tenu dans la thématique industrielle,
09:58ce sont les valeurs de transport.
10:00C'est assez surprenant avec un baril à plus de 100 dollars.
10:03Quand vous regardez sur le marché américain,
10:05vous avez des sociétés qui caracolent vers de nouveaux records,
10:07comme FedEx, ou des sociétés de transport routier comme Old Dominion,
10:12qui sont peut-être moins connues ici en France.
10:15Mais c'est un petit peu surprenant.
10:18Donc on est un peu sur cette thématique,
10:19et cette thématique, on a envie de continuer à la jouer.
10:22Il y a un paradoxe, effectivement, qui est assez troublant.
10:25Quand vous avez des situations de stress sur le marché,
10:27en général, les valeurs qui ont tendance un petit peu à montrer de la résilience,
10:31surtout depuis le début du conflit,
10:33c'est les valeurs dites défensives, style santé ou staples,
10:36comme Procter, Colgate ou autres.
10:38En fait, ces valeurs-là chutent plus.
10:39C'est un peu troublant.
10:40Et de la même manière, pour finir,
10:42on peut imaginer aussi que lorsqu'il y a des corrections,
10:45les valeurs de mid-cap souffrent plus.
10:47En fait, il y a une très bonne résilience de cette thématique.
10:49Donc le secteur domestique américain tient bien.
10:51Et vous avez là, face à vous, vous qui nous êtes suivis,
10:54qui nous regardez en direct, un spécialiste des marchés américains,
10:57une valeur brille vraiment de mille feux,
11:00mais surperforme.
11:01C'est la valeur chaude brûlante de Wall Street en ce moment.
11:03Elle a gagné 51% en 8 séances.
11:05100 milliards de dollars de capitalisation gagnés en à peine 8 séances.
11:08En moins de 2 semaines, 100 milliards de dollars de capitalisation,
11:10c'est Intel.
11:10Qu'est-ce qui se passe sur Intel ?
11:11Vous la suivez cette étoile, j'imagine ?
11:13Oui, alors c'est une société Intel qui effectivement est revenue
11:18sur le devant de la scène.
11:19Tout le monde a en tête en dernier de jouer plutôt les acteurs
11:22qui font des cartes graphiques comme Nvidia entre autres.
11:25Et Intel, on est beaucoup plus dans un secteur d'analogique.
11:27Elle a signé d'énormes moments de gros contrats,
11:29des partenariats en l'occurrence avec des grands acteurs dans la tech.
11:32Et en fait, c'était un petit peu la vailleur oubliée du secteur.
11:34Et il n'y a pas de véritable raison en dehors du fait
11:37d'être sur une thématique qui est assez porteur.
11:40Il n'y a pas qu'elle d'ailleurs dans le secteur de l'analogique.
11:42Vous avez d'autres noms comme Micron,
11:45qui, bien évidemment, contrairement à Intel,
11:48a marqué un repli, mais qui sont en train de repartir également à la hausse.
11:51Oui, voilà.
11:52Wall Street en petite baisse.
11:53Si vous avez des questions sur vos portefeuilles,
11:54tout à l'heure, Culture Bourse, Julie Cohen-Eurton et ses experts vous répondront.
11:58Vous pouvez nous envoyer, nous adresser vos questions,
11:59en flashant, en scannant le QR code qui va apparaître sur vos écrans
12:02tout au long de l'après-midi,
12:03qui est en train à l'instant d'apparaître sur vos écrans.
12:06On est attentif d'ailleurs à l'ensemble de vos questions.
12:09Christophe, qui nous a écrit sur le fil XBFM Bourse ce week-end,
12:12je vous livre sa question, Thierry,
12:14et ce sera à vous de lui répondre dans un instant.
12:16À l'heure de la guerre au Moyen-Orient
12:17et de la mission Artemis II,
12:19qui a eu lieu il y a quelques jours,
12:20quel sera dans les années à venir le secteur le plus porteur,
12:23d'après vous ?
12:23Plutôt l'armement ou le spatial ?
12:25C'est sa question.
12:26Alors, j'avais vu la question,
12:28je n'ai pas eu de faire de choix,
12:29parce que je serais bien embêté
12:31de pouvoir lequel va tirer mieux les épingles du jeu.
12:33Je pense que l'armement est un secteur qui nous intéresse
12:37dans le sens où la récurrence des contrats signés
12:41peut conduire un petit peu cette industrie
12:43à valoriser différemment.
12:44Et je cite en exemple à certains de mes clients
12:47la comparaison avec le secteur des boîtes de logiciels
12:49avec des valorisations en discount cash flow,
12:51parce que n'oublions pas qu'une fois que vous avez vendu des armements,
12:53il faut apporter derrière tout le service après-vente,
12:57en quelque sorte, les munitions, les pièces détachées, etc.
13:00Et ça peut conduire à un re-rating du secteur.
13:03Sur le spatial, j'ai envie de dire,
13:04vous allez avoir un élément de réponse,
13:06ça va être la probable introduction en bourse prochainement
13:08de SpaceX, dont on parle beaucoup,
13:12avec une valorisation excessivement élevée.
13:14On parle de 2 trillions de dollars,
13:16mais certains parlent du fait qu'on pourrait avoir
13:18dans la foulée une fusion avec X et I,
13:21et ça pourrait amener une valorisation à près de 3 trillions.
13:23Je pense que ça peut remettre en exergue
13:25tout un secteur très fort.
13:27Et aggraver encore la concentration des indices américains,
13:29à la concentration tech, en l'occurrence.
13:3033% toujours aujourd'hui.
13:32C'est un poids, même si ça a légèrement baissé,
13:34qui reste toujours très élevé.
13:35Thierry Guy, avec nous, le président de Raymond James France.
13:38Merci beaucoup.
13:38Thierry, cette ouverture des marchés américains,
13:40USA Today en direct, il est 9h43,
13:42Wall Street, petite baisse, mais vraiment limitée,
13:44rien de très méchant,
13:45alors que le baril de pétrole est à plus de 100 dollars.
13:47On est à 17 minutes maintenant,
13:49du début du blocus américain,
13:51blocus américain sur le détroit d'Hormuz,
13:52sur les navires liés à l'Iran dans le détroit d'Hormuz,
13:54puisque ce début du blocus est prévu pour 10h,
13:57heure de Washington.
13:59heure de Paris.
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