- il y a 6 semaines
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie Coeur d'Aurora.
00:08Et il est midi sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela un rappel des principaux
00:12titres de l'actualité,
00:13la prudence qui reste de mise ce midi sur les marchés, en attendant le début des négociations entre les américains
00:18et les iraniens au troisième jour de trêve.
00:20Le pétrole reste proche des 100 dollars, on est autour des 98 dollars ce midi, le prix du baril de
00:27Brent,
00:27alors que Total Energy annonce l'arrêt de la deuxième plus grosse raffinerie saoudienne après des frappes en début de
00:33semaine, juste avant de cesser le feu.
00:35Dans la foulée, le marché obligataire repart lui à la hausse, le 10 ans français flirte de nouveau avec les
00:403,7% et le 10 ans allemand est au-delà des 3%.
00:44Sur le front diplomatique, le Pakistan doit donc accueillir aujourd'hui les délégations iraniennes et américaines pour des discussions de
00:50paix.
00:50La participation des iraniens qui reste tout de même incertaine, Téhéran ayant conditionné ses rencontres à l'arrêt des frappes
00:58israéliennes sur le Liban,
00:59alors que Benyamin Netanyahou s'est dit ouvert à des négociations directes avec les Libanais,
01:03un responsable américain assure lui que des discussions sont d'ores et déjà prévues la semaine prochaine à Washington.
01:09Allez, c'est l'heure des experts de Liban.
01:11Une bonne journée commence avec de bonnes infos.
01:14C'était votre programme avec Ikea pour les pros.
01:16Toute l'offre et les services d'Ikea dédiés aux pros.
01:19Ikea !
01:20C'était votre rendez-vous avec JLM, votre partenaire pour réussir vos opérations immobilières.
01:31BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Rouen.
01:35Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business.
01:39Tous les jours, on fait le point sur l'actualité de ce secteur de l'immobilier au sens large.
01:44Et tous les vendredis, on aborde tout un tas de sujets passionnants avec les meilleurs journalistes du secteur.
01:51Et pas que, parce qu'aujourd'hui, on a l'un des meilleurs experts, j'ai envie de dire un
01:55tout au fil de l'immobilier et du logement,
01:57en l'occurrence Henri Buzicazo, qui sera avec Marine Richard Dufigaro pour faire le débrief de l'actualité immobilière et
02:04du logement.
02:04Alors, on démarre comme tous les vendredis par le taux poteau de la semaine.
02:08Bon, on ne va pas se mentir, les taux, ils montent, ils montent.
02:11Mais est-ce qu'ils vont monter encore longtemps après tout ?
02:13Après tout, cette trêve, ces négociations de paix, est-ce qu'on peut s'attendre à ce que ça se
02:18calme ces prochaines semaines,
02:20voire ces prochains mois sur le marché du crédit immobilier ?
02:23Et puis, quoi qu'il arrive, est-ce que ça ne pourrait pas être une bonne nouvelle pour les prix
02:26de l'immobilier ?
02:27Est-ce que finalement, avec cette petite hausse de taux, on ne va pas avoir plus rapidement que la fois
02:32dernière une baisse des prix ?
02:33On posera ces questions et on essaiera quand même d'y répondre.
02:36Également au programme de nos échanges, les projets du ministre Vincent Jambrun entre l'installation du comité de suivi de
02:41son plan de relance du logement
02:42et le couac dans le lancement de sa mission sur les rapports locatifs.
02:46On parlera aussi logements neufs et impressions 3D.
02:50Henri nous parlera de l'avenir incertain de l'Agence Nationale de l'Habitat.
02:53Vous savez, celui qui nous distribue ma prime rénov', vous en souvenez quand même.
02:57Et puis, Marine évoquera une décision de la Cour de cassation qui va sans doute intéresser tout un tas de
03:01vendeurs
03:02qui cherchent à vendre leurs biens et qui seraient peut-être un peu trop gentils avec les potentiels acheteurs.
03:07On verra ça dans quelques instants et on démarre tout de suite nos échanges.
03:15Et oui, il n'est pas journaliste, mais il est quand même avec nous un vendredi.
03:19Henri Buzikaz, président fondateur de l'Institut du Management des Services Immobiliers.
03:23Bonjour Henri.
03:23Bonjour Marie. Je mériterais d'être journaliste, je trouve.
03:26Mais quoi ? Voilà.
03:27Et bien Marine valide. Marine qui est, les journalistes.
03:30Marine Richard, journaliste immobilier au Figaro.
03:32Le Figaro recrute ou pas ?
03:34On recrute Henri, allez.
03:36En tout cas, il va se prêter au même jeu que vous, journalistes habituels.
03:40Et on démarre, comme les vendredis s'imposent, par le...
03:44Topoto.
03:45Les experts de l'IMO, le Topoto de la semaine.
03:49C'est un challenge qu'elle se fixe, Marine Richard, avec Guillaume Hérard du Figaro.
03:52C'est pendant le jingle du Topoto, essayer de le chanter en même temps.
03:55Moi, j'adore, j'adore. Il faudrait qu'on s'enregistre tous.
03:58Bref, le Topoto, il est d'autant plus intéressant en ce moment, c'est vendredi,
04:02que, bon, on voit ce qui se passe du côté de notre fameuse OAT,
04:06la dette de l'État français à 10 ans, qui grimpe.
04:08Alors, on a eu une petite chute au moment de l'annonce de la trêve
04:12entre les Américains et les Iraniens.
04:14Pour autant, je le disais dans les titres de l'actualité,
04:16on est autour de 3,7% ce midi.
04:183,66% visiblement ce midi.
04:21Bon, on a eu les premières hausses de taux des banques, Marine.
04:25Est-ce que ça commence à piquer pour les emprunteurs ?
04:29Est-ce que ça va encore ?
04:30Est-ce que ça présage du pire ?
04:33Effectivement, en fait, il y a eu quand même l'annonce
04:35du cessez-le-feu cette semaine.
04:36Donc, on s'est dit, est-ce que ça va se faire ressentir tout de suite ?
04:39On était descendu à 3,50, 55 ?
04:41Voilà, exactement.
04:42Mais en fait, c'est quand même un temps long, l'immobilier.
04:45Et donc, le temps que les banques réagissent,
04:47il faut dire aussi qu'elles sont habituées
04:49aux annonces intenses pestives de Donald Trump
04:51qui n'arrêtent pas de faire volte-face.
04:54Donc, elles vont peut-être attendre de voir
04:55s'il y a un accord de paix qui aboutit vraiment à l'issue de cette trêve
05:01qui est quand même temporaire, 15 jours.
05:03C'est quand même un laps de temps très court.
05:05Et hier, il y avait une conférence du courtier Meilleur Taux
05:08qui indiquait qu'il faut quand même dédramatiser la situation.
05:13Pour l'instant, c'est des taux normaux,
05:15mais qu'il y a un impact psychologique des acquéreurs
05:18qu'eux redoutent encore plus que les banques
05:21parce que les banques, elles, elles sont prêteuses.
05:23C'est le printemps, c'est une saison stratégique.
05:25Mais les acheteurs, eux, peuvent se dire
05:28ce n'est pas le bon moment.
05:30Ils peuvent s'alarmer, reporter leur projet à plus tard.
05:33On a eu, que ce soit Sandrine Allonnier de Vous Financer
05:37ou Haute Courtier Meilleur Taux
05:38qui nous ont parlé d'exemples d'acquéreurs
05:41qu'ils avaient réussi à obtenir leurs prêts.
05:44Tout allait bien.
05:45Et en fait, ils se sont dit
05:46non, non, on va tout stopper net notre projet
05:49parce que notre futur logement
05:52va être trop loin de notre travail
05:54à une quarantaine de kilomètres
05:55et avec les prix du carburant.
05:58Ça recommence.
05:59Ça recommence.
06:00Voilà.
06:00Ça recommence.
06:01Et welcome back en 2022
06:03au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, Henri.
06:05Il y a les deux sujets.
06:07D'abord, je le dis souvent ici,
06:10il faut se garder le discours de riche.
06:12Quand on prend 20, 25, 30 points de base
06:15par rapport à ce qu'on a connu il y a quelques semaines,
06:18ça n'est pas rien.
06:19Pour un ménage moyen,
06:20quand on calcule ce que va devenir sa mensualité,
06:22tout simplement, ça passe ou ça casse
06:24ou ça va l'obliger à revoir son projet.
06:26Donc, ce n'est pas indifférent.
06:27Et puis, ça envoie un signal, en effet, qui n'est pas bon.
06:30On est dans un univers qui est complètement anxiogène.
06:32Ça vient rajouter un élément.
06:34On pensait qu'on n'avait plus.
06:36On se stabilisait un peu au-dessus des trois.
06:39On allait vivre comme ça pendant des années.
06:41Ce n'est pas le cas.
06:42Et puis, il y a la question, évidemment,
06:43des conséquences de ce dernier conflit
06:45qui s'ajoute à d'autres sur le prix des carburants.
06:48Et là, j'écoutais tout à l'heure sur BFM
06:53Michel-Édouard Leclerc,
06:55qui disait très clairement que la baisse,
06:57on aura le Premier ministre ce soir qui va s'exprimer là-dessus,
07:00mais sans parler d'aide ou pas d'aide de l'État,
07:01la baisse, elle risque de se faire très lentement
07:06et de ne pas nous ramener au niveau qu'on connaissait avant.
07:09Donc, là encore, l'impact sur un ménage moyen,
07:11il faut être très clair,
07:12en fonction de l'éloignement qu'il va avoir
07:14de son logement actuel au futur,
07:16ça va être quoi ?
07:17Ça va être 100, 200, 300, 400 euros sur un mois de plus.
07:22C'est monumental.
07:23Donc, ne pas se cacher que ces éléments-là,
07:25ils plombent le moral des ménages.
07:27Oui, au-delà même de la politique des banques commerciales.
07:29Au-delà, alors c'est très bien justement,
07:32parce que moi je suis favorable à ce que les ménages
07:34ne soient pas inquiétés de trop,
07:36mais qu'on leur dise la vérité, c'est ainsi.
07:38Je ne suis pas sur le scénario catastrophe
07:40qui dit qu'on y arriverait très vite à un taux d'usure,
07:43mais certains le disent.
07:44En fait, je crois surtout, Henri,
07:46que les courtiers chaillent chaudés, tout ça, tout ça.
07:48C'est-à-dire que ce qu'on a vécu en 2022
07:51et le manque de réactivité de la Banque de France
07:52à ce moment-là quand même,
07:53où on était quand même pris dans ce fameux effet ciseau terrible,
07:57où là ils disent, attention, autant prévenir
08:00plutôt que guérir, comme la fois dernière.
08:02Je pense que c'est plutôt...
08:03C'est très bien.
08:03Mais vous savez, imaginez qu'un ménage
08:05va faire abstraction de tout ça
08:06pour s'engager sur 20 ans ou 25 ans,
08:10pour son logement, résidence principale,
08:12ou pour investir, eh bien c'est compliqué.
08:15Donc tout ce qu'on pourra faire,
08:17on a un rôle à jouer là-dessus,
08:18pour rassurer et dire vraiment
08:20ce qu'est la réalité aux ménages,
08:22ce sera bienvenu, mais il va y avoir du dégât.
08:24Et sur les prix, puisque tout à l'heure
08:26vous avez bien voulu anticiper là-dessus,
08:28moi je crois que la bonne nouvelle,
08:29ça peut être, c'est mécanique,
08:30que cette hausse des taux, on l'a aujourd'hui,
08:34induise une baisse, une correction,
08:36on va dire, sur les prix.
08:37Ils étaient repartis dans le mauvais sens.
08:39Oui, bien sûr.
08:40J'appelle ça le mauvais sens,
08:41pour les acquéras, il faut être très clair.
08:43Sans que ce soit pénalisant pour les vendeurs,
08:46mais qu'il y ait une correction.
08:47Est-ce qu'on perd d'un côté avec le coût du crédit ?
08:49Il faut qu'on le retrouve sur le prix du bien.
08:51On est bien d'accord.
08:52Mais là, en l'occurrence, justement,
08:53sur la réalité, vous le dites parfaitement, Henri,
08:55c'est-à-dire rappeler à celles et ceux
08:57qui nous écoutent et qui nous regardent,
08:58les conditions d'emprunt à ce stade,
08:59elles ne sont quand même pas mauvaises.
09:01On est autour de 3,45, c'est ça ?
09:02C'est ça.
09:03Il y a même certains établissements bancaires
09:06qui baissent leurs taux.
09:07Ah ouais ?
09:08Donc, certains.
09:09Lesquels ?
09:10Alors, je n'ai pas les noms exacts,
09:11mais des courtiers m'ont remonté
09:14que certains, quand même, paradoxalement,
09:17peut-être dans ce contexte, baissaient.
09:18Oui, alors peut-être que ce n'étaient pas
09:20les mieux disantes au départ,
09:21les banques qui baissent les taux
09:22parce que, précisément,
09:23il y en a quand même quelques-unes,
09:25celles qui avaient baissé les taux
09:25en début d'année,
09:26qui les ont, elles, pour le courrier augmenté.
09:28Et encore une fois,
09:30je fais le parallèle entre les vendeurs
09:32et les banquiers.
09:33Les banquiers sont souvent
09:34beaucoup plus rapides à remonter les taux
09:36quand ça se tend
09:36qu'à les baisser quand ça se détend.
09:39Donc, petit message,
09:40parce qu'en réalité, vous disiez,
09:41effectivement, est-ce que cette détente,
09:43elle va se traduire par une baisse des taux, etc.
09:45Pas sûr et ça va prendre du temps.
09:46En revanche,
09:48même pas deux, trois semaines
09:49après le déclenchement de la guerre
09:50au Moyen-Orient,
09:52on avait déjà une première hausse de taux
09:53dans certaines banques.
09:55Je ne citerai pas de marque,
09:57encore une fois,
09:57mais il y a une banque
09:58qui a augmenté ses taux
09:59avant la fin du mois de mars.
10:01Elle fait tout de suite à l'armée.
10:02Donc, voilà.
10:03Donc, il y a quand même une réalité,
10:04même si elles sont prêteuses en ce moment,
10:06que c'est le printemps de l'immobilier,
10:07tout ça.
10:08Voilà, il y a quand même une réalité.
10:10Et donc, je voudrais revenir sur les prix
10:11parce qu'Henri,
10:12c'est vraiment le corrélaire de tout ça.
10:13Juste, petit point d'alerte.
10:15Alors, je sais que je salue Sophie Autong,
10:17la patronne de Finance Conseil,
10:19qui disait, je pense sincèrement
10:20que cette fois-ci,
10:22les vendeurs seront plus rapides
10:24à baisser leurs prix
10:24si on devait avoir
10:26les hausses de taux qui se poursuivent
10:28que la fois dernière.
10:30N'empêche, ça reste une vraie question aussi.
10:32C'est pour ça que je faisais le parallèle
10:33entre les vendeurs et les banquiers.
10:35En 2022, ils ont mis du temps,
10:36les vendeurs, à comprendre
10:37que les taux étaient remontés
10:38et qu'il fallait ajuster les prix.
10:39Est-ce que vous croyez sincèrement
10:40tous les deux
10:42qu'on va avoir un mouvement plus rapide
10:44du côté des prix
10:45si les taux devaient rester orientés à la hausse ?
10:47Moi, je crois que les négociateurs,
10:49mais toutes les transactions
10:50ne se font pas avec l'intermédiation
10:53d'un conseiller ou d'un négociateur,
10:56sont en train de comprendre,
10:57je dis ça parce que j'en rencontrais ce matin,
11:01que ce monde d'incertitude
11:03exige une grande agilité
11:04de leur part
11:05et de la part des vendeurs
11:06comme des acquéreurs,
11:08pour les années qui viennent,
11:09on va être très clair,
11:10un monde d'incertitude,
11:11et que donc les mouvements lents
11:13ont réfléchi pendant six mois
11:15avant d'accepter une baisse de prix,
11:16etc.
11:17Je crois, Marie,
11:18qu'on va avoir
11:19une plus grande réactivité des vendeurs.
11:22Je le crois et je l'espère
11:23parce que de toute façon,
11:25c'est mécanique.
11:26Un vendeur qui refuse une baisse
11:27de souvent mineur,
11:29enfin mineur pour un bien,
11:30je ne sais pas,
11:31de 300 000 euros,
11:31qui refuse de baisser de 10 000
11:33ou de 15 000
11:34et qui pour ça
11:35bloquent une opération,
11:38on peut le comprendre,
11:39c'est un bien qu'il aime,
11:40etc.
11:40Mais c'est un marché
11:41et dans ce marché,
11:43il faut que les deux parties
11:44arrivent à se retrouver.
11:45Je pense que ça va aller plus vite
11:46cette fois-ci.
11:47Oui, je le crois vraiment.
11:48Oui, je suis d'accord
11:49avec Henri aussi.
11:50Je pense que la dernière fois,
11:51ils ont mis du temps
11:51mais là justement,
11:52ils auront compris
11:52parce qu'ils ont déjà eu
11:54ce contexte.
11:55Donc là,
11:56ils auront peut-être compris
11:56et même pour eux,
11:57ils ont tout intérêt
11:58à ce que leur bien
11:59parte rapidement
12:00et donc pour qu'ils partent
12:01rapidement,
12:02il faut arriver
12:02à se mettre d'accord.
12:04Surtout si effectivement
12:05la hausse de taux perdus
12:06et que ça amène
12:07une correction encore plus forte.
12:09Effectivement,
12:09penser vendeur
12:10à garder ce marché fluide,
12:12un tien vaut mieux
12:13que deux du l'aura,
12:14c'est quand même
12:15la morale de l'histoire
12:17à chaque fois.
12:18Bon, dans tout ça,
12:19on a quand même un ministre
12:20qu'on aime ou qu'on n'aime pas
12:21qui est très actif.
12:23Et donc,
12:24cette semaine,
12:25on a eu le droit
12:25à l'installation
12:26du comité de suivi
12:28du plan de relance
12:29du logement
12:29par notre ministre
12:30Vincent Jambrin,
12:31Marine,
12:32qu'est-ce qu'on a eu
12:33comme annonce ?
12:34Alors,
12:34très honnêtement entre nous,
12:36moi,
12:37je n'ai pas vu
12:37d'annonce forte,
12:39mais bon.
12:41Il y a eu quand même
12:42quelques annonces,
12:43notamment un observatoire
12:45des coûts
12:46du prix
12:47des matières premières,
12:47des matériaux,
12:48que je trouvais
12:49assez intéressant
12:50parce qu'avec ce contexte
12:52de guerre au Moyen-Orient,
12:53ces matériaux ont flambé.
12:55Mais la Fédération française
12:56du bâtiment
12:57le fait déjà, non, ça ?
12:58Oui, mais là,
12:59ça sera en fait
13:00une sorte d'équipe
13:01de France du logement,
13:02comme le dit
13:03Vincent Jambrin,
13:05qui réunit
13:06plusieurs fédérations.
13:07Il y a la Fédération française
13:08du bâtiment,
13:09il y a les promoteurs,
13:10il y a la FNAIM,
13:11il y a Action Logement.
13:12Donc, ils vont pouvoir
13:13contrôler ça
13:14de manière plus collective
13:16et l'objectif,
13:17c'est de voir
13:17si cette hausse,
13:18elle est justifiée partout
13:19ou si, dans certains endroits,
13:23c'est une envolée
13:25qui ne se justifie pas.
13:26La crainte,
13:27ce serait de répercuter
13:28des hausses de coûts
13:28qui n'existent pas.
13:29C'est ça.
13:30Il y a un effet d'aubaine
13:31dans ces endroits-là.
13:32Et justement,
13:33la CAPEB aujourd'hui,
13:34qui est une confédération
13:36d'artisanat
13:37et de petites entreprises
13:38du bâtiment,
13:39réclame une aide
13:40au gouvernement,
13:41un plan de sauvegarde
13:42des très petites entreprises
13:44et donc demande pour cela
13:46une baisse de la TVA
13:48à 5,5%
13:49pour ne pas rebuter
13:52justement leur clientèle
13:53et ne pas perdre des clients
13:54parce que le marché du neuf
13:55ne se porte déjà pas très bien.
13:57Ils n'avaient pas besoin
13:58en plus de cette envolée
13:59du coût des matériaux.
14:00Oui.
14:01Ça, je ne veux pas...
14:02Ce n'est pas à moi
14:03de répondre à la CAPEB
14:04mais bon,
14:04on ne va pas se mentir
14:05jusqu'à présent.
14:06Les messages n'étaient pas
14:07forcément favorables
14:08à des...
14:08Pas toujours entendu.
14:09Voilà, exactement.
14:10L'autre annonce quand même...
14:12Enfin, bon, bref,
14:13cette annonce
14:13et l'autre annonce
14:15concerne le fameux
14:15Jean Brun dans l'ancien
14:17qui à ce stade
14:18est quand même
14:18tout pourri
14:19parce qu'on va le redire
14:20le dispositif
14:21d'aide à l'investissement
14:22locatif
14:23censé redonner envie
14:24aux gens d'acheter
14:25pour mettre à la location
14:26il était destiné
14:28pour le neuf
14:29et aussi pour l'ancien
14:30mais moyennant
14:31des conditions
14:32quand même ultra restrictives
14:33qui faisaient que
14:34ce n'était même pas intéressant.
14:35Depuis le début,
14:36Vincent Jean Brun
14:37nous dit que ça va être corrigé.
14:37on en sait un peu plus maintenant.
14:40Oui, apparemment là
14:41normalement on devait faire
14:42pour l'ancien
14:43des travaux
14:44qui représentaient quand même
14:4530% du prix du bien
14:46là la quotité
14:47serait abaissée
14:48à 20%.
14:49Ça serait quand même
14:50un peu plus intéressant.
14:52De même,
14:53il fallait viser
14:53carrément une étiquette énergétique
14:55de A ou B
14:56là
14:57on descendrait
14:58à un minima
14:59sortie B
14:59et il faudrait quand même
15:01faire un saut...
15:01Ah, ça ne serait pas
15:01le gain de deux notes ?
15:03Il faudrait un saut
15:04de deux étiquettes.
15:05D'accord, mais on a pu...
15:06Et un minima
15:07le B quand même.
15:08Ah oui ?
15:08Alors là, je préviens
15:10ça ne va pas le faire
15:11dans le collectif.
15:12Je vais m'exprimer
15:13sur le sujet.
15:13Bah, allez-y
15:15parce que...
15:15Alors attends,
15:15juste un mot quand même Marine
15:18ça, ça fait des semaines
15:19qu'il nous le répète.
15:20C'est quand ?
15:22Alors on n'a pas la date...
15:23Bah oui, parce qu'en fait
15:23le sujet c'est...
15:24On a compris qu'il avait compris
15:25que ce n'était pas bien
15:26qu'il fallait le corriger.
15:27En tout cas,
15:28il entend les requêtes.
15:30Tout le monde doit être sûr.
15:31C'est pour ça que je disais
15:31qu'en termes d'annonce...
15:32Bon, voilà, on se pose là.
15:33Oui, réaction ?
15:35Deux réactions.
15:36L'équipe de France
15:38du logement.
15:40D'abord, on a un ministre sportif,
15:41amateur de rugby, je le dis.
15:43Bon, bah voilà.
15:45C'était une super réaction.
15:46C'est une information.
15:48Mais dans une équipe de rugby,
15:50il y a 15 joueurs.
15:51Bon.
15:52Là, il en manque
15:53dans l'équipe de France.
15:55Si on veut vraiment
15:56une observation fine
15:58de la réussite du Jean-Brun,
16:00éventuellement,
16:00bien sûr,
16:01de la hausse des matériaux aussi.
16:03Il manque,
16:04par exemple,
16:05il y a une grande organisation
16:06d'administrateurs de biens
16:08ou d'agents immobiliers
16:09qui commercialisent
16:10des logements neufs
16:11qui les gèrent,
16:12qui font défaut.
16:13Je citerai l'UNIS.
16:14Les conseils en gestion de patrimoine,
16:16ils se réunissaient hier
16:17en Assemblée Générale.
16:18Ce sont les principaux distributeurs
16:21aux côtés des promoteurs
16:22de ces logements neufs
16:24pour louer.
16:26Ils ne sont pas dans la team.
16:28Les élus locaux,
16:29l'Association des maires de France,
16:31ils ont été élus ou réélus.
16:33S'ils ne donnent pas
16:34les permis de construire,
16:35ça aussi,
16:35il faut être vigilant aujourd'hui.
16:36Est-ce que tous ceux
16:37qui ont dit
16:37la main sur le cœur
16:38« Allez, on va construire
16:38dans ma commune »,
16:39ils ont été élus,
16:40ça tombe bien,
16:40il faut qu'ils le fassent maintenant.
16:41Donc l'équipe de France
16:42est incomplète.
16:43Je fais cette observation.
16:44Pour le reste,
16:45c'est une très bonne idée
16:46et puis ça s'envoie
16:47un beau terme,
16:48ça s'envoie les noms.
16:49Alors,
16:49révision du Jean-Brun.
16:51D'abord,
16:51en effet,
16:52le Premier ministre,
16:54le ministre de la Ville
16:54et du Logement,
16:55nous disent depuis
16:56que,
16:57avant même que l'encre
16:58soit sèche dans le loi de finances,
16:59on va retoucher l'ancien,
17:01là-dessus ça ne va pas,
17:02ce n'est pas bon.
17:02Bon,
17:03c'est totalement irréaliste.
17:04On a en effet
17:0530% de logement
17:07avec des étiquettes A ou B.
17:08mais ça correspond
17:10à très très peu de réalité.
17:12Il faut faire quoi ?
17:13Et là,
17:14je voudrais dire
17:15que Valérie Létard,
17:16l'ancienne ministre,
17:16a déposé,
17:17avant-hier,
17:18une proposition de loi
17:19dans laquelle,
17:20il y a trois articles,
17:21dont un,
17:22qui réécrit le scénario
17:24et qui propose 20%
17:25point,
17:27sans viser de lettres,
17:28de croissance,
17:29etc.
17:30On verra comment
17:30se fera le débat.
17:32Je sais que Vincent Jean-Brun
17:33voit d'un bon oeil
17:34cette initiative parlementaire,
17:35la soutiendra.
17:36Il faut que le texte
17:37soit inscrit
17:37à l'ordre du jour.
17:38Il devrait l'être
17:38très rapidement.
17:39On a déjà ce support.
17:41Il était promis.
17:42Autrement que ce soit
17:42le projet de loi
17:43sur la décentralisation,
17:45qui normalement
17:45devrait être déposé,
17:46je crois,
17:47le 18 de ce mois
17:48sur le bureau du Sénat,
17:50qui comporterait
17:51la modification.
17:52Moi,
17:52j'attends de lire
17:54vraiment ce que veut
17:55le gouvernement.
17:56Et là encore,
17:57si c'est mettre encore
17:58des contraintes
18:00difficilement atteignables,
18:01on va se rater.
18:03On a besoin
18:04d'offres locatives.
18:05Et la plus grande offre,
18:06je le dis,
18:07les gens du neuf
18:08ne contredisent pas,
18:10elle vient de l'organisation
18:11du parc de l'ancien.
18:13Donc,
18:13il faut très,
18:15très,
18:15très rapidement,
18:16ça relève de l'urgence.
18:17Il faut arrêter
18:18de le promettre.
18:18Il faut vraiment le faire.
18:20Juste Henri,
18:20puisqu'on était sur
18:21Vincent Jambrun,
18:22ce n'est pas que j'ai décidé
18:22de m'attaquer à lui,
18:23mais c'est que là,
18:24pour l'instant,
18:24on attend des améliorations
18:26qui ne viennent pas.
18:26Sérane,
18:27Sérane ne voit-tu rien venir.
18:28Même chose du côté
18:30de sa volonté
18:32de revoir
18:32les rapports locatifs.
18:33Alors,
18:33je dis rapports locatifs,
18:34non.
18:35De s'attaquer aux impayés,
18:36et c'est bien là
18:37où il y a eu le couac.
18:39D'abord,
18:40on va reconnaître
18:41à Vincent Jambrun
18:44la volonté
18:44d'ouvrir des dossiers
18:45qui méritait d'être ouverts
18:47et qui ne l'avaient pas été
18:48au cours des dernières années.
18:49Oh,
18:49oh,
18:49oh,
18:49oh,
18:51Henri.
18:52Bon,
18:52je dis ce que je pense.
18:53Depuis des années ?
18:54Je vais en citer un
18:56qui l'ouvre,
18:57qui n'est pas à l'ordre du jour,
18:58mais qui est dans les rapports locatifs.
18:59La liste des charges récupérables.
19:01Bon.
19:02Elle relève
19:03d'un décret de 1987.
19:05Elle n'a jamais été revue.
19:07Les immeubles ne sont plus
19:08ce qu'ils sont.
19:08Ils ont des équipements
19:09qui n'existaient pas en 1987.
19:10La réciproque est vraie.
19:13Certains n'ont plus cours.
19:14Eh bien,
19:15il y a un groupe de travail
19:16qu'il a nommé.
19:17Il a missionné
19:18deux personnalités.
19:19On va retoucher,
19:20ça se fait par décret,
19:21cette liste.
19:21C'est sa volonté.
19:22J'espère qu'il le fera
19:23tant qu'il est ministre.
19:25Deuxièmement,
19:25les rapports entre propriétaires
19:27et locataires.
19:28Il a dit,
19:29sa prédécesseur
19:30avait aussi été ouverte
19:32à cette discussion,
19:33cette loi de 89,
19:35mais qui a été retouchée
19:36plein de fois,
19:37elle a été retouchée,
19:38je crois,
19:3916 fois depuis 89.
19:41C'est précis.
19:42C'est précis.
19:42C'est précis.
19:44Elle mérite de savoir
19:46si elle vit bien
19:47avec son temps,
19:48etc.
19:49Est-ce qu'elle est toujours
19:49équilibrée entre propriétaires
19:50et locataires ?
19:51Le problème,
19:51c'est qu'il ne l'a pas vendue
19:52comme ça,
19:53Vincent Jean-Bruns.
19:53Alors,
19:54on va être très clair.
19:55Je vous dis
19:56qu'il l'a mal vendue.
19:57Bon,
19:57parce que le sujet
19:58est vaste
20:00et il a appuyé
20:02sur quelque chose
20:03qui fait mal,
20:03sans doute,
20:04c'est les impayés
20:06durables de mauvaise foi.
20:07C'est un sujet.
20:08Je ne vais pas vous dire
20:09que ce n'est pas un sujet.
20:10Et puis,
20:10le squat,
20:11et on a fait
20:12l'assimilation aux deux,
20:13c'est-à-dire celui
20:13qui ne paie pas durablement
20:14son loyer,
20:14c'est un squatteur
20:15et donc,
20:16on va le mettre dehors.
20:18En mettant un focus là-dessus
20:20et en ne parlant pas
20:21de tous les autres sujets
20:22qui étaient dans la lettre de mission.
20:23Et ce qui fait
20:24qu'il avait mandaté
20:25un professeur
20:26pour s'occuper
20:27de cette mission
20:27et qui a dit
20:28de très grande modération
20:29et de très grande
20:31intégrité intellectuelle
20:32et cet universitaire
20:33qui préside aussi
20:34le Conseil national
20:35de la transaction
20:36et la gestion
20:38agrégé de droit
20:38a dit
20:39moi,
20:39j'ai le sentiment
20:40que les conditions
20:41d'un examen serein
20:43du dossier
20:43expert
20:44et objectif
20:46objectif
20:46ne sont pas réunis
20:48et donc,
20:49il n'a pas poursuivi.
20:51Alors,
20:51moi,
20:51j'appelle de mes voeux
20:52parce que c'est un beau sujet
20:54que soit trouvé
20:55une personnalité
20:56ou deux,
20:57c'est bien aussi deux,
20:58une qui va être
20:59un peu plus sensibilité locataire,
21:01un peu plus sensibilité propriétaire,
21:03ça ménagera une modération
21:04mais que ce dossier
21:06soit sereinement ouvert
21:07et ne soit pas de nature.
21:09Comment on fait dans ce pays
21:10pour le mettre à feu et à sang ?
21:11Il n'y a pas 36 solutions.
21:12Il y a le débat
21:13sur l'école libre,
21:14ça marche encore,
21:15les rapports locatifs
21:16et donc,
21:18au lendemain de ces propos,
21:19eh bien,
21:19droit au logement
21:20a manifesté
21:21et c'est normal,
21:23d'accord ?
21:24Donc,
21:24de la modération,
21:25beaucoup de tact.
21:27Moi,
21:27j'étais,
21:27pardon,
21:28un point d'histoire,
21:29j'ai été auprès du ministre
21:31qui a revu la loi de 82
21:33qui était la loi Quillot,
21:34qui était très favorable
21:35au locataire,
21:36qui s'appelait
21:37Pierre Méhanuri.
21:37Il l'a retouché
21:38et puis ensuite,
21:39après lui,
21:39deux autres l'ont retouché
21:40et c'est devenu la loi de 89.
21:42Donc,
21:42il faut peser ça
21:43au trébuchet.
21:44C'est un sujet
21:45hyper sensible
21:46dans votre pays.
21:46hyper sensible,
21:47faire dans la dentelle,
21:47il nous reste 4 minutes,
21:48on n'aura absolument pas
21:49le temps d'aborder
21:49tous les sujets.
21:51Je vois la tête de Marine,
21:52mais quand même,
21:52parce que ça,
21:53moi j'aime bien,
21:54on va parler impression 3D.
21:55Ce n'est pas la première fois
21:56qu'on construit
21:57en impression 3D,
21:58mais quand même
21:58un projet
21:58qui voit le jour
21:59du côté de Reims
22:01et on parle de collectif
22:02en impression 3D.
22:04C'est ça l'avenir
22:05du logement neuf,
22:05Marine ?
22:06Alors,
22:07est-ce que c'est l'avenir ?
22:08On ne sait pas
22:09parce que ça représente
22:10quand même un surcoût
22:11de 30%
22:11par rapport
22:12à un chantier classique.
22:14Alors qu'on pensait
22:15que c'était peut-être
22:15finalement ce qui était
22:17la force
22:17de ces nouvelles techniques
22:18de construction ?
22:19Le souci,
22:19c'est qu'il existe
22:20quand même peu d'imprimantes.
22:21Aujourd'hui,
22:22il y en a une centaine
22:22dans le monde.
22:23Il faut faire quand même
22:24beaucoup d'études,
22:25de recherches
22:26qui sont coûteuses.
22:28Donc là,
22:28c'était un projet
22:29de Pluriel Novilia,
22:31une filiale d'Action Logement
22:32qui nous expliquait
22:32que là,
22:33c'est 12 logements,
22:34donc c'est possible,
22:35mais ils ne pourraient pas
22:36faire la moitié
22:37de leur parc en 3D.
22:40Mais par contre,
22:41l'avantage,
22:42accélère quand même
22:43la production.
22:45Il y a 12 mois de chantier
22:46au lieu de 15,
22:47donc on gagne quand même
22:483 mois.
22:49On réduit aussi
22:50les déchets de chantier,
22:51on les divise par 2.
22:52Et donc les nuisances
22:53pour les riverains
22:54et l'acceptation.
22:55Les nuisances,
22:55et donc les riverains
22:56vont peut-être
22:56moins déposer de recours
22:58contre le permis de construire.
22:59Ça va permettre aussi
23:00d'aller plus vite
23:01et peut-être de créer
23:02plus de logements
23:02en période de crise.
23:03Ça peut être
23:04une bonne solution quand même.
23:06Oui, alors il y a
23:07un impératif
23:08dans notre pays,
23:10c'est de réduire
23:11le coût de production
23:12dans le logement.
23:14Les promoteurs,
23:15les constructeurs
23:16ont vécu,
23:18vivent encore
23:18sur des procédés
23:20anciens
23:21qui fonctionnent bien
23:22mais qui coûtent cher.
23:24La construction hors site,
23:25il faut en parler.
23:26La construction sur site
23:28avec le recours
23:29aux matériaux
23:29de l'endroit
23:30et donc pas d'empreinte
23:31carrière pour transporter.
23:32emploi.
23:34La maquette numérique,
23:36le BIM.
23:37Le BIM.
23:375%
23:385%
23:39aujourd'hui
23:40des immeubles construits
23:42sont issus
23:43du recours au BIM.
23:46La construction 3D,
23:47un jour,
23:49il faut l'industrialiser,
23:50elle conduira
23:51à une baisse du coût.
23:52Oui, c'est ça.
23:53Aujourd'hui,
23:54à ce stade,
23:54ça ne peut pas
23:55mais à terme,
23:55ça peut.
23:56Il faut faire ses efforts,
23:57on va dire,
23:57techniques,
23:58technologiques.
23:59on a du retard,
24:00ça urge.
24:01Et deuxièmement,
24:02la simplification,
24:02ça conduit à reparler
24:04du ministre Vincent Jambroin.
24:06Il a promis
24:06un projet de loi
24:07JO,
24:09Jeux Olympiques.
24:09On se rappelle
24:10qu'il y avait une loi spéciale
24:12pour construire
24:12Saint-Denis,
24:12le village olympique.
24:14Et on l'a construit
24:15en deux fois moins de temps
24:16avec beaucoup moins
24:17de contraintes.
24:18Il est sorti
24:19des immeubles
24:19qui sont techniquement
24:21de grande qualité,
24:22etc.
24:23et plutôt moins chers.
24:24Et donc,
24:25il dit,
24:25c'était aussi un propos
24:26du Premier ministre
24:27François Bayrou à l'époque,
24:28qu'on va faire
24:29ce projet de loi.
24:30Là encore,
24:30ça urge,
24:33simplifions les process
24:35administratifs
24:35au profit des mairies,
24:36au profit des promoteurs.
24:37Il faut qu'on baisse,
24:38je vais même vous dire
24:39de combien.
24:39Il faudrait qu'on arrive
24:40à baisser de 15%
24:42le coût de production
24:44des logements.
24:44Voilà.
24:45Ce n'est pas rien.
24:46On peut le faire.
24:47On peut le faire
24:48en additionnant
24:49toutes ces baisses
24:49et en simplifiant
24:51aussi les normes.
24:51Alors la simplification,
24:52c'est un serpent de mer.
24:53Mais je pense
24:54qu'on est dos au mur là.
24:55Parce qu'il ne faut pas croire
24:56que les taux d'intérêt
24:58vont tomber à 1%,
24:59par exemple.
25:00Il ne faut pas croire
25:01que le pouvoir d'achat
25:03des ménages
25:04va doubler
25:05parce qu'on va doubler
25:05les salaires.
25:06Donc il y a des variables
25:07sur lesquelles on ne peut pas jouer.
25:08Jouons sur celles
25:09qui peuvent fonctionner.
25:11Vincent Jean-Brun,
25:11justement,
25:12dans son plan de relance
25:13du logement,
25:14a aussi,
25:15en troisième annonce,
25:16proposé de simplifier
25:17un peu ces procédures
25:18contraignantes
25:19en lançant
25:20ce qu'il appelle
25:20des OIL,
25:21des opérations
25:22d'intérêt local
25:22qui pourraient être déclenchées
25:24à la demande du maire
25:25contre signature du préfet
25:27et qui permettraient
25:29de reconnaître
25:29un projet
25:30d'intérêt général
25:32et de simplifier,
25:33de passer un peu
25:34outre
25:34toutes ces complications,
25:36d'obtenir des dérogations
25:38au droit de l'urbanisme
25:39et d'aller un peu plus vite aussi.
25:41Un peu à l'image
25:42de ce qu'on avait pu faire
25:43pour Notre-Dame.
25:44C'était à peu près l'idée.
25:45Absolument.
25:46J'aurais bien aimé
25:47vous lancer
25:47sur cette décision.
25:49Rapidos,
25:49vous pouvez nous le dire,
25:50Marine.
25:50Ça y est,
25:51ils ont mis ça y est.
25:52Bon,
25:52il y a la musique
25:53de la fin de l'émission.
25:54Juste rapidos,
25:54c'est quoi cette décision
25:55de la cour de cassation ?
25:56C'est une décision
25:57qui peut être un bon conseil
25:59pour tous les vendeurs.
26:00C'est de ne pas donner
26:02les clés aux acquéreurs
26:04avant vraiment
26:05que l'acte définitif
26:06soit signé
26:07parce que là,
26:07en l'occurrence,
26:08il y a eu un incendie.
26:09Les acquéreurs
26:10avaient donné les clés
26:11avant la signature
26:11de l'acte définitif
26:12et ils avaient arrêté
26:14de s'assurer.
26:15Le problème,
26:16c'est que les acquéreurs
26:17ont dit,
26:17bon,
26:18nous,
26:18on n'achète plus.
26:18Du coup,
26:19on a une clause
26:20qui ne nous permet
26:20de ne plus acheter.
26:21Et donc,
26:22voilà,
26:22ils se sont retrouvés
26:22avec une maison brûlée
26:23à devoir tout réparer
26:25et ils ont perdu
26:26tout l'argent de la vente.
26:27Et ben voilà,
26:27le petit conseil
26:28de Marine Richard,
26:29vous vendez,
26:30attendez l'acte de vente
26:31pour filer les clés
26:32aux acheteurs.
26:32Merci beaucoup.
26:34Je suis désolée.
26:35Je vous coupe la chic
26:35à tous les deux.
26:36Alban en régie
26:37a mis la musique
26:38depuis 10 minutes
26:39en lisant Marie,
26:39il faut rendre l'antenne.
26:40Merci à Henri Buzikazot,
26:41président fondateur
26:42de l'Institut du Management
26:44et des Services Immobiliers.
26:45Marine Richard,
26:46journaliste au Figaro.
26:47Merci de nous avoir suivis.
26:48On parlera de l'ANA
26:49la prochaine fois.
26:49On parlera de l'ANA,
26:50l'agence nationale de l'habitat
26:51la prochaine fois.
26:52Promis,
26:52j'aurais craché.
26:53Enfin, pas craché.
26:53Bref,
26:54je vous dis à l'heure.
26:57Les experts de l'IMO
26:59sur BFM Business.
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