Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures
Ce vendredi 10 juillet, Kevin Le Nouail, directeur associé, gestion de fortune chez Avant-Garde Family Office, s'est penché sur la fin de l'indulgence au deuxième semestre pour les marchés-actions, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Il nous rejoint Kevin Lenoir, directeur associé d'Avangard Family Office.
00:03Bonjour Kevin, bonjour Guillaume, 15h41, quelques minutes à passer ensemble,
00:07pareil pour offrir un peu de perspective à ceux qui nous suivent.
00:09Vous allez rendre votre verdict face au marché, dans un instant.
00:14Ce verdict que vous allez rendre sur le moment qu'on va vivre ensemble,
00:16est-ce que Kevin, vous l'assumez vraiment ?
00:17Oui, je l'assume totalement.
00:19Alors on vous écoute.
00:20Eh bien nous disons qu'au second semestre, les marchés ne récompenseront plus les bonnes nouvelles,
00:24ils sanctionneront les déceptions.
00:26D'accord.
00:28Les marchés, au second semestre, ne récompenseront plus les bonnes nouvelles,
00:31ils sanctionneront les déceptions.
00:32Donc plus de capacité à réagir à la hausse, seulement à réagir à la baisse.
00:35En tout cas un peu moins.
00:36Il faut avoir en tête que le premier semestre a été quand même relativement exceptionnel et résilient,
00:40bien entendu, avec des marchés actions notamment qui sont pour beaucoup au plus haut historique de ce point de vue
00:46-là.
00:46Et il y a des conditions qui l'expliquent.
00:47Bien entendu, une croissance macroéconomique qui est très résiliente,
00:51une inflation qui devrait se normaliser, espérons-le, malgré le coup de semence du printemps,
00:55des bénéfices par action bien sûr qui sont assez exceptionnels,
00:58et puis globalement, j'allais dire, des banques centrales qui restent fermes sans trop l'être.
01:03Et donc ça, c'est plutôt effectivement la bonne nouvelle.
01:05Le problème, il est justement là, c'est que dans un tel scénario,
01:08eh bien ce retour à la normale, c'est la normalité.
01:11Vous savez, parfois on parle un peu de scénario Goldilocks de ce point de vue-là.
01:14Et ça, c'est très intéressant parce que dans ce type de scénario-là,
01:17dans ce type de marché-là, eh bien ce que l'on juge,
01:19c'est que le potentiel de revalorisation, il est relativement limité quant aux bonnes nouvelles.
01:23Par contre, le coût du risque, le risque de la déception, lui, il augmente très fortement.
01:27Et donc ce que nous disons, c'est attention à la volatilité,
01:29même si nous pouvons rester positifs.
01:31Parce qu'on sort d'une phase un peu trop Goldilocks, voilà, sur l'approche des entreprises.
01:35Donc là, attention au moment où justement,
01:38il y a cet adage qui dit, le réel, c'est quand on se cogne.
01:41Là, on risque de se cogner au réel avec les publications qui arrivent.
01:44Publications, on a deux éléments en fait.
01:45Macro-micro, on peut même regarder les deux.
01:47Publications très intéressantes.
01:49Je pense qu'il y a un exemple qui donne tout cette semaine, c'est Samsung.
01:52Samsung, c'est assez représentatif de ce risque-là.
01:54On a une publication trimestrielle qui est, somme toute,
01:57me semble-t-il, d'excellente facture, au moins dans l'absolu.
01:59Rappelons que le résultat bénéficiaire, il augmente quasiment de 19 fois
02:03en glissement annuel sur un an.
02:051800%, c'est assez exceptionnel.
02:07Et pourtant, on a une séance boursière de lundi,
02:09moins 7%, et Samsung, ça doit être moins 20 depuis son pic du mois de juin.
02:13Pourquoi ? Parce que déjà, les fondamentaux étaient très bons
02:15et étaient attendus de ce point de vue-là.
02:17Les résultats passés étaient déjà dans les cours.
02:19Et puis surtout, cette publication de Samsung, finalement,
02:22elle était relativement attendue.
02:23Il n'y a pas de bonne surprise, pas de bonne surprise.
02:25Sanction immédiate quasiment pour le marché.
02:26Ça, c'est très illustratif, effectivement,
02:28de ce que l'on peut craindre, effectivement,
02:30de ce point de vue-là au second semestre.
02:31D'accord, ce qui est arrivé à Samsung risque de donner là
02:33et d'être un facteur qui permet d'anticiper
02:36ce qui attend les entreprises.
02:37Mais est-ce que les attentes sont si élevées que ça
02:38pour cette saison de publication ?
02:39Parce que, j'achète votre discours,
02:41si les attentes sont irréalistes,
02:42mais le sont-elles irréalistes ?
02:43Elles ne sont pas irréalistes.
02:44Vous avez entièrement raison.
02:45On dit simplement qu'elles sont élevées
02:47de ce point de vue-là.
02:48Ça dépend, évidemment, des secteurs.
02:49C'est très net.
02:50Évidemment, si vous prochez sur un secteur technologique
02:52dont vous venez de parler,
02:53le secteur, par exemple, des semi-conducteurs,
02:55les attentes, elles sont très fortes.
02:56C'est un segment qui est en revalorisation massive
02:58depuis maintenant deux ans.
03:00La moindre déception dans les carnets de commandes,
03:02dans les marges potentielles de ce type de segment-là,
03:04elles peuvent les amener au tapis.
03:06Donc, encore une fois,
03:06elles ne sont pas trop élevées,
03:07mais à mesure que vos valorisations, elles progressent,
03:09eh bien, pendant ça, c'est naturel,
03:11c'est que vos hypothèses,
03:12elles sont de plus en plus tendues.
03:13Et autant dire que la moindre déception,
03:15le choc est d'autant plus violent.
03:16On se cogne au réel, comme vous le dites très bien.
03:18Là, vous avez cité la tech.
03:19Bien sûr.
03:20Mais quand on regarde les autres secteurs,
03:22parce que là, on parle beaucoup des États-Unis,
03:24mais on peut aussi réfléchir en matière ici,
03:26la location européenne.
03:27Est-ce que quand on regarde au-delà de la tech,
03:28et ça va être certaines variations absolument hallucinantes,
03:31on se dit, attention, parce que le marché,
03:33ce que vous nous disiez,
03:34sera plus prompt à cogner ceux qui déçoivent
03:36qu'à saluer ceux qui surprennent positivement ?
03:38C'est la même chose en Europe.
03:39On a certes une valorisation qui est moins bien élevée,
03:41mais là aussi, tout est intégré dans le cours,
03:43on ne l'apprend pas.
03:44Et le scénario, encore une fois, il est tendu de ce point de vue-là.
03:47Si on rebondit sur l'exemple européen,
03:49c'est quasiment plus macro pour moi.
03:50Le problème aujourd'hui,
03:51prenons l'exemple de la guerre au Moyen-Orient.
03:53Cette guerre au Moyen-Orient,
03:54si on juge qu'aujourd'hui,
03:55ce que l'on vit cette semaine avec le retour des frappes,
03:57c'est un sous-brosseau de la négociation,
03:59on peut se dire, comme au printemps,
04:00on va sortir par le haut de cette négociation,
04:02le marché va rebondir.
04:03Je ne le crois absolument pas.
04:04Pourquoi ?
04:04Parce que justement, le retour à la normale,
04:06ça fait déjà trois mois qu'il est dans les cours,
04:08et donc, de ce point de vue-là,
04:09le potentiel retour au réel,
04:10c'est cette asymétrie sur le Moyen-Orient.
04:12Vous avez un retour des frappes qui est beaucoup plus fort.
04:14Le marché n'attend absolument pas
04:16une nouvelle explosion à la hausse des prix pétroliers,
04:18par exemple, bien entendu.
04:19Et donc, là aussi, l'Europe pourrait se cogner au réel.
04:21Donc, sur l'ensemble des marchés,
04:23effectivement, ce retour, cette asymétrie,
04:25il faut l'avoir en tête, je crois.
04:26En Europe, ASML va publier mercredi prochain.
04:29Ce sera intéressant de suivre ASML.
04:30Aux Etats-Unis, on attend sur la tech
04:3262% de croissance des bénéfices.
04:3562%.
04:35Et dans l'énergie, encore plus,
04:36plus 120% du fait de la hausse des cours de l'énergie.
04:39C'est assez exceptionnel.
04:41Les secteurs, donc, on en parlait à l'instant.
04:44Et au-delà des secteurs, il y a le contexte.
04:47Macroéconomiquement, est-ce que vous vous dites
04:48qu'en plus, le vent souffle contre les marchés
04:50ou qu'au contraire, ça tient ?
04:52Qu'on va peut-être, fin d'année ou l'an prochain,
04:55vers, pourquoi pas, des baisses de taux
04:56avec des effets de base sur le pétrole un peu plus favorables.
04:58Et donc, cette phase un peu difficile
05:00que vous attendez sur les résultats du deuxième trimestre,
05:02la façon dont les marchés vont les digérer,
05:04sera sans doute transitoire et provisoire,
05:05sera pour mieux rebondir après.
05:07Est-ce qu'on peut l'imaginer comme ça ?
05:07Oui, absolument.
05:08Et je tiens à insister là-dessus.
05:10Nous ne sommes pas du tout négatifs sur le second semestre.
05:12Disons simplement, attention,
05:13on est dans le calme aujourd'hui.
05:15On considère que tout est bien aligné.
05:17Et c'est dans ce cas-là, comme vous le dites très bien,
05:18qu'on se cogne au réel, c'est-à-dire
05:19attention au retour de bâton.
05:21Aujourd'hui, est-ce que macroéconomiquement,
05:23les choses sont solides ?
05:25Complètement.
05:25Quand on voit la résilience aujourd'hui,
05:27y compris de la consommation d'ailleurs dans le monde entier,
05:29on peut globalement estimer qu'effectivement,
05:31non seulement cette fin de phase au Moyen-Orient,
05:33elle permet d'avoir une très grande sensibilité
05:35au rebond potentiel.
05:36Et puis, encore une fois,
05:37quand on va derrière ces craintes que j'évoque,
05:40parce qu'il faut bien les évoquer,
05:41on voit qu'en l'occurrence,
05:42on a des secteurs qui sont extrêmement solides,
05:44des entreprises qui sont certes chèrement valorisées,
05:46mais qui, sur les publications,
05:48arrivent encore à délivrer.
05:49Vous citez à l'ASML,
05:50ça va être très représentatif de ce que le marché attend.
05:52On doit être à 40 fois les bénéfices,
05:53peut-être qu'Antoine me corrigera.
05:55Bénéfices anticipés,
05:56on est sur quelque chose d'assez exceptionnel,
05:57mais globalement, sur ces niveaux-là,
06:00on peut espérer, effectivement,
06:01qu'on matche les attentes.
06:02La semaine prochaine, à l'ASML publique,
06:03il y aura aussi de TSMC,
06:04ce sera intéressant.
06:05Au-delà de tout ça,
06:06quels grands enjeux allez-vous suivre ?
06:08Il y a plein d'enjeux politiques,
06:09il y aura les élections au Brésil,
06:10cet automne, par exemple,
06:12il y a le début de la campagne présidentielle en France,
06:13on suit les taux français,
06:14qui ont tendance à se tendre,
06:16quand même, structurellement.
06:17Christine Lagarde,
06:17qui dit qu'elle pourrait quitter la tête de la BCE
06:19de façon anticipée,
06:20parce qu'elle veut participer à la campagne.
06:21Qu'est-ce que vous allez particulièrement suivre, vous ?
06:23Ce que l'on va suivre,
06:24je ne me répéterai pas,
06:25mais la saison des publications,
06:26bien entendu, on vient de le dire,
06:27ça c'est vraiment le premier point.
06:28À court terme, encore une fois,
06:30la politique monétaire, pour nous,
06:31elle va être fondamentale.
06:32Parce que, vous le dites très bien,
06:33globalement,
06:34il y a certes ce potentiel retour du Moyen-Orient,
06:36mais il n'y a pas le droit à l'erreur,
06:37de ce point de vue-là.
06:38Il faut quand même rappeler qu'aujourd'hui,
06:39on se pose la question de
06:40est-ce qu'on va encore augmenter les taux en Europe,
06:42et est-ce que la Banque centrale américaine
06:44va les augmenter d'ici la fin de l'année ?
06:45Revenons six mois en arrière,
06:47on imaginait une, deux, trois baisses de taux
06:49pour les Etats-Unis,
06:50et on attendait Kevin Warsh,
06:51plutôt accommodant.
06:52Donc, on a complètement renversé le discours,
06:54ça se passe plutôt très bien du côté américain,
06:56disons-le,
06:56mais ça, c'est un vrai sujet,
06:57il ne faut pas, à mon avis,
06:58que les banques centrales soient trop fermes
07:00vis-à-vis du marché,
07:00c'est très important de ce point de vue-là.
07:02Antoine ?
07:02Une question qui est peut-être liée,
07:04on a pas mal de banques qui commencent,
07:06et à JP Morgan en particulier,
07:07qui commencent à dire,
07:08attention, au second semestre,
07:09il pourrait y avoir un retour de balancier violent
07:11autour du dollar,
07:13que le dollar, d'un seul coup, décroche,
07:15et que les effets de change
07:16pourraient causer des frottements
07:18pour énormément d'entreprises,
07:19notamment au milieu des flux commerciaux,
07:22et sans même parler du détroit d'Ormous,
07:24est-ce que ça pourrait être un enjeu aussi,
07:27une espèce de retour de balancier autour du dollar,
07:29et donc, possiblement, de l'euro et des monnaies émergentes ?
07:31Totalement, absolument,
07:32c'est un vrai sujet, évidemment,
07:33pour les entreprises que l'on va suivre,
07:35elles l'ont déjà vécu l'année dernière,
07:36rappelons que la peine était très lourde,
07:37on doit être à 13 points de perte
07:39pour les entreprises, de ce point de vue-là,
07:41si elles ne s'étaient pas couvertes,
07:42donc, évidemment, ça va être un vrai enjeu.
07:44La bonne nouvelle, de ce côté-là,
07:45c'est peut-être le retour d'expérience,
07:47c'est-à-dire qu'on sait que l'année dernière
07:47a tellement été douloureuse,
07:49là, aujourd'hui, de retour sur les 1,14,
07:51sans acheter déjà un scénario autour de 1,23,
07:54par exemple, sur l'euro-dollar,
07:55on se dit que remonter progressivement sur les 1,20
07:57peut être beaucoup plus digeste pour les entreprises.
08:00Et puis, je vais me placer du côté des investisseurs,
08:01de nos clients,
08:02oui, là aussi, c'est un sujet extrêmement important
08:05dans les portefeuilles,
08:06parce qu'il y a eu beaucoup de souffrance,
08:07beaucoup de peine,
08:08si vous n'étiez pas couvert l'année dernière,
08:09là aussi, dans les portefeuilles.
08:10Et donc, il est très clair comme enjeu pour nous,
08:12en tant que gestion privée,
08:13c'est typiquement la devise,
08:14parce que, oui, le dollar, aujourd'hui,
08:16va devoir être couvert.
08:17On est sur des zones qui sont, aujourd'hui,
08:18assez confortables pour se faire,
08:20et les prix de couverture qui sont assez resserrés
08:22du fait de l'écart d'auto.
08:23Donc, profitons-en.
08:24Vous abordez l'été, là, avec vos clients,
08:26avant-garde familier office.
08:28Qu'est-ce qu'on dit à ses clients pour l'été ?
08:29Surtout, ne regardez plus tout ça.
08:31Même vous, comment est-ce qu'on aborde
08:33une phase estivale, celle qui arrive ?
08:35Je vous pose la question,
08:35parce que l'été est souvent extrêmement volatile.
08:37Il y a des enjeux, aussi, là,
08:39sur le niveau des taux japonais, par exemple,
08:41et c'est parfois du Japon que l'été
08:42que les problèmes viennent en bourse.
08:44Comment on fait, là, pour gérer, effectivement,
08:46les portefeuilles de ses clients en plein été ?
08:47Je dirais qu'en interne, évidemment,
08:49il faut rester attentif.
08:50On l'est tous, bien entendu.
08:51Il y a une continuité, de ce point de vue-là,
08:52sur l'été.
08:53Vous le dites très bien,
08:54on a souvent moins de volume dans l'été,
08:55et ça a très bien été dit.
08:57On a souvent des publications
08:58qui sont, en tout cas,
08:59des attentes bénéficiaires
09:00qui sont plutôt à la baisse,
09:01de ce point de vue-là.
09:02Donc, beaucoup, effectivement,
09:03d'attention de ce côté-là
09:04pour être réactif.
09:05Il ne faut absolument pas considérer,
09:07comme l'été,
09:07comme une morne pleine dans nos portefeuilles.
09:09Absolument pas.
09:10Bien au contraire, d'ailleurs,
09:11ça peut être un très bon sujet d'investissement.
09:13Et puis, l'autre sujet,
09:14c'est plutôt de la discipline,
09:15si vous me permettez.
09:16On a, en tout cas, en interne,
09:18une habitude de gestion qui est particulière.
09:19On se repose sur des fondamentaux.
09:21On passe beaucoup de temps
09:21à sélectionner nos dossiers.
09:23Donc, il ne faut pas, ici, par contre,
09:24réagir de manière un peu erratique,
09:26j'allais dire, de ce point de vue-là.
09:28Il faudra être concentré,
09:29vérifier si un dossier volatile l'est
09:31parce qu'il y a une cassure structurelle
09:33ou est-ce qu'on est simplement
09:34dans du conjoncturel.
09:35Si c'est du conjoncturel,
09:36encore une fois, profitons-en.
09:37Je pense notamment à certains dossiers
09:38qu'on a en portefeuille
09:39depuis de longues années
09:40et de ce point de vue-là,
09:41à part rupture structurelle,
09:43il n'y a pas de raison d'en changer.
09:44Donc, ce que l'on dit, c'est
09:45soyons attentifs,
09:45soyons opportunistes
09:47si on peut l'être.
09:48Par contre, ne paniquons pas
09:49de ce point de vue-là.
09:50Il faut garder une discipline
09:51forte en portefeuille.
09:52Les valeurs que l'on a,
09:53on souhaite les accompagner
09:53pendant des années
09:54auprès de nos clients.
09:56Kevin Lenoir,
09:56et merci beaucoup, Kevin,
09:57de nous avoir accompagné
09:58pour Avant-Garde Family Office.
09:59Il est fort,
10:00il nous accompagne régulièrement.
10:01Salut, Kevin.
10:01Bon été, du coup.
10:02Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations