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Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Roua.
00:07Et il est quasiment midi 2 sur BFM Business, l'heure des experts de l'IMO, mais avant cela, un
00:11rappel des principaux titres de l'actualité,
00:14actualité économique, marquée par un rendez-vous aujourd'hui, la prise de parole du nouveau patron de la réserve fédérale
00:19américaine au forum annuel de la Banque Centrale Européenne à Sintra au Portugal,
00:23première grande apparition internationale de Kevin Walsh avec un discours particulièrement attendu par les investisseurs en quête d'indications sur
00:31la politique future de la Fed,
00:32d'autant plus attendus que seront publiés demain les derniers chiffres de l'emploi américain.
00:37En France, le secteur automobile se maintient, les ventes de voitures neuves terminent le premier semestre en hausse de quasiment
00:442%, plus 11% même sur le seul mois de juin,
00:46même si cette forte hausse du mois dernier est essentiellement liée aux deux jours ouvrés supplémentaires par rapport à l
00:52'an dernier.
00:53L'électrique poursuit sa montée en puissance et pèse désormais 30% du marché.
00:58Enfin, ce mercredi 1er juillet, sachez qu'il n'y aura pas de hausse des allocations chômage, pas de revalorisation
01:04pour la première fois depuis 10 ans,
01:06faute d'accord entre les partenaires sociaux qui gèrent l'UNEDIC. Allez, c'est l'heure des experts de l
01:10'IMO.
01:23BFM Business présente les experts de l'IMO. Marie-Cœur Deroura.
01:27Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business.
01:32Une demi-heure pour parler de nos logements, de notre immobilier.
01:35Comme tous les jours, ça démarre par cette séquence qui vous concerne, amis professionnels de ce secteur au sens large,
01:40des témoignages terrain de vos métiers, des tendances qui émergent, qui se confirment parfois.
01:46Et aujourd'hui, par exemple, on va aller faire construire sa maison, non pas pour y vivre toute l'année,
01:51pas encore en tout cas,
01:52mais bien pour installer sa résidence secondaire. Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
01:57Un agent immobilier, une courtière, ce sera parfait pour faire un point d'étape sur ce vaste marché de l
02:03'immobilier existant.
02:04Mais d'abord, c'est l'heure du pro de l'IMO.
02:08Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
02:11Et on est en ligne avec Maxime Retel, directeur général de Maison MCA. Bonjour Maxime.
02:16Bonjour.
02:17Je le disais, vous êtes constructeur de maison et ce que vous constatez,
02:21c'est qu'en fait, désormais, parce qu'on a l'image de celui, de celle, de ce couple, de
02:26ce ménage,
02:26de cette famille qui fait construire sa maison pour y vivre très très vite, tout de suite,
02:31et bien maintenant, vous avez aussi des clients qui font construire leur résidence secondaire.
02:36Bien sûr, et de plus en plus.
02:39Alors après, c'est une catégorie clientèle qui va essentiellement se situer,
02:43donc nous, on est en Nouvelle-Aquitaine, sur le secteur du bassin de Arcachon,
02:46de la Côte-Landaise et du Pays-Basque.
02:49Donc, les biens concernés, ils seront surtout très personnalisés,
02:54c'est l'avantage du neuf, design, confort, ils vont être aux normes énergétiques modernes,
02:58ils vont être adaptables, bien sûr, parce qu'on peut également vieillir dans ce logement,
03:03et ils vont avoir une forte valeur patrimoniale.
03:06Mais alors, je vous interromps Maxime, parce qu'en fait, c'est vrai que sur le papier,
03:10alors après, en plus, on m'accuse souvent de faire la promo des constructeurs de maisons,
03:13mais c'est vrai qu'il y avait tout un tas d'arguments qui étaient de dire,
03:16notamment sur les conditions d'emprunt, avoir un prêt à taux zéro, par exemple, tout ça,
03:20ça c'est mort si c'est ma résidence secondaire que je fais construire,
03:24je n'ai pas de conditions de financement plus favorables que les autres, du coup ?
03:27Pas du tout, pas du tout.
03:29On va quand même être sur une clientèle qui a nettement plus de revenus.
03:33La clientèle en question, on y reviendra, j'imagine,
03:37mais c'est une clientèle essentiellement composée de deux variables.
03:40Vous avez les futurs retraités qui ont une soixantaine d'années,
03:44et de l'autre côté, vous avez à avoir des cadres et professions libérales autour de 45 ans
03:48qui, effectivement, ont des budgets plus importants.
03:51Justement, c'est quoi les budgets ?
03:53Parce que là, j'ai Alban en régie, notre réalisateur,
03:54qui est toujours partie prenante de l'émission, qui me dit
03:56« Mais du coup, ça doit être quand même des budgets qui ne sont pas du tout les mêmes
03:59que quand on fait construire sa maison pour sa famille,
04:02sur le marché traditionnel de la construction de maisons. »
04:05On parle de budgets qui sont beaucoup plus élevés, effectivement, non ?
04:08Il faut distinguer deux choses.
04:10En réalité, plus vous êtes sur des secteurs prisés, plus le terrain va être cher.
04:15En revanche, la construction en elle-même, elle ne va pas exploser de manière exponentielle.
04:20Donc, effectivement, vous allez avoir une clientèle qui a plus de budget
04:23parce qu'ils peuvent avoir des terrains plus chers.
04:25Pour vous donner un petit exemple sur le bassin d'Arcachon,
04:29vous cherchez une petite maison, allez, on va dire 95 mètres carrés
04:34pour aller passer votre retraite, enfin, prendre d'abord une résidence secondaire,
04:39puis se projeter en RP plus tard.
04:41Vous allez avoir un ticket d'entrée à 450 000, 500 000 euros.
04:44Eh bien, ça, c'est le coût sur du neuf, actuellement, aujourd'hui.
04:49En revanche, vous allez dans l'ancien, vous allez avoir également une faible offre
04:53sur des petites surfaces et au prix également de 450 000, 500 000 euros.
04:57Sauf que là, il faudra rajouter une enveloppe budgétaire assez importante
05:01pour rénover la maison et la faire à ses goûts.
05:04Parce que vous imaginez bien que pour mettre la climatisation,
05:08rendre accessible une maison, la remettre au goût du jour, c'est un billet.
05:12Oui, parce que l'idée, c'est aussi que vous, enfin, voilà, c'est l'idée,
05:15c'est comme on veut finir nos vieux jours là-bas,
05:17l'idée, c'est aussi que ce soit accès aux personnes à mobilité réduite.
05:22C'est ça le sujet aussi que permet le neuf aujourd'hui
05:24et qui demande peut-être moins de frais à la fin.
05:27Exactement, parce que dès le départ, alors après, il y a des normes constructives.
05:30Donc effectivement, alors pour une maison individuelle,
05:33quand on la construit pour son compte, on n'a pas d'obligation très poussée en termes de PMR.
05:36Mais en revanche, sur ces clientèles, notamment futurs retraités
05:39qui prennent une résidence secondaire au départ,
05:41ils vont être attentifs, effectivement, à ce que les maisons soient accessibles.
05:43Notamment, vous avez des maisons très communicantes intérieure-extérieure.
05:47Vous avez le type, c'est des maisons avec un séjour ouvert,
05:50avec une grande baie, en continuité avec une terrasse et un espace extérieur.
05:53Et vous êtes sur un secteur où il y a toute commodité en général à proximité,
05:57donc c'est idéal pour se projeter.
05:59Non, bien sûr, après, bon, on arrive un petit peu au bout de notre séquence,
06:02mais quand même, il y avait quand même un autre exemple que vous donniez
06:04sur ces fameux cadres de 30-45 ans, plutôt 45 ans,
06:09ou alors ils ont vraiment beaucoup de chance.
06:10Quand ils peuvent dépenser un million d'euros pour faire construire leur maison,
06:14là, on est quand même sur des budgets considérables.
06:17Oui, mais le bien a une autre fonction.
06:19Il sert effectivement à aller en vacances le week-end
06:22ou en vacances dans sa maison secondaire,
06:23mais il peut être aussi loué sur les plateformes de location saisonnière,
06:26comme vous le savez, et c'est un complément de revenu.
06:28De même, c'est un investissement à court ou moyen terme,
06:30parce que ce qu'on constate sur les dernières années,
06:32de toute manière, c'est que la côte a toujours augmenté en termes de tarifs.
06:37Donc, c'est un très bon investissement, mais effectivement,
06:39avec des budgets plus importants.
06:40Et là, on est où, là, sur ce budget ?
06:43Toujours, pareil, tu es dans le bassin.
06:44Le budget à un million d'euros, là, c'est le cas, c'est…
06:45Vous êtes à Carcan.
06:46Donc, c'est une petite ville bassin avec un lac,
06:49un très beau lac qui est assez connu.
06:51Le terrain en lui-même coûtait 300 000 euros,
06:54mais effectivement, les gens dessus vont édifier une maison à 600 000 euros.
06:57Vous rajoutez la piscine, les jardins, les aménagements,
07:00vous êtes sur un budget très cossu.
07:02Mais par contre, la valeur du bien est réelle.
07:04C'est un très bon investissement patrimonial.
07:06Et bien voilà, comment on fait construire sa maison
07:08pour une résidence secondaire
07:10et peut-être même une future résidence principale pour nos retraités.
07:14Merci de votre témoignage, Maxime.
07:15Maxime Bretel, directeur général de Maison MCA,
07:18qui était dans notre pro de l'IMO du jour.
07:20Si, comme Maxime, vous avez des témoignages terrain à nous apporter,
07:23n'hésitez pas à nous écrire.
07:24On a une adresse mail, lesexperts de l'IMO,
07:26arrobas bfmbusiness.fr
07:31Les experts de l'IMO, le débat.
07:34Je le disais en préambule, une courtière, un agent immobilier, c'est parfait.
07:37Notre courtière en chef, Sandrine Allonnier, porte-parole de vous financée.
07:41Bonjour Sandrine.
07:42Bonjour Marie.
07:42Et Brice Cardi, le patron du réseau L'Adresse, est également avec nous.
07:46Bonjour Brice.
07:46Bonjour Marie et bonjour Sandrine.
07:48C'est bien, ils sont tous dit bonjour.
07:50On va pouvoir commencer parce que là, grâce à vos compétences
07:53et votre analyse très fine du marché à tous les deux,
07:56on va pouvoir faire finalement un point global sur l'état du marché actuel.
08:01Pour l'instant, on a eu la publication de tous les grands réseaux,
08:04dont le vôtre, Brice, l'Adresse, qui a publié aussi cette semaine.
08:07Pour l'instant, on a le sentiment qu'on avait démarré l'année plutôt pas trop mal,
08:12que le premier semestre se termine un peu difficilement.
08:16Maintenant qu'on a effectivement des perspectives, des espoirs, d'apaisement au Moyen-Orient,
08:21est-ce qu'on peut se dire que là, ça y est, on a passé le plus dur
08:25et la deuxième partie de l'année s'annonce meilleure ?
08:29Vous avez bien entamé le sujet.
08:32En effet, ça se matérialise par un premier trimestre
08:34où on a tout simplement, si on le compare avec celui de l'année dernière,
08:38on était à plus de 10% en termes de volume de vente.
08:41Donc c'était plutôt cool.
08:42C'était même plutôt bien.
08:43Et on a un petit peu cassé l'ambiance
08:46avec plein de raisons qu'on aura peut-être le temps d'évoquer.
08:48Ce qui fait qu'on termine le semestre à moins 4%
08:52si on le compare également à la même période.
08:54Donc prise en compte de ce deuxième trimestre qui n'est quand même pas tip-top.
08:57Mais c'est quoi qui a plombé le marché ?
08:59Il y a plein d'éléments.
09:00Il y a le début de la crise, en effet, au Moyen-Orient.
09:03La conséquence visible chez nous en France,
09:05c'est l'inflation et notamment l'augmentation conséquente de l'essence.
09:09On s'est aperçu pour la énième fois, on avait déjà débattu sur l'histoire du Covid et du confinement,
09:15que finalement on fait un métier où les gens ont besoin de se mobiliser,
09:18ce qui est plutôt rassurant dans une ère où beaucoup de choses évoluent, changent, se transforment avec l'IA.
09:23Donc là, ce qui est rassurant pour nous, agents mobiliers,
09:25c'est que les clients ont besoin de se déplacer,
09:28de sentir, de prendre l'ambiance, l'atmosphère avant de se prononcer sur leur acquisition.
09:32Donc clairement, il y a eu le premier sujet, l'inflation, l'essence.
09:34Quand l'essence coûte cher et que se déplacer coûte très cher,
09:37généralement, on va aux priorités et on ne va pas forcément aux obligations.
09:41Donc ça, c'est un premier constat.
09:43On a eu ensuite un mois de mai avec des ponts qui se sont mal succédés.
09:49Je crois que ça fait partie des années un peu records,
09:51où ce n'est plus des trous dans la raquette,
09:52c'est carrément une raquette où il n'y a plus de filet.
09:57Et puis enfin, on a eu un mois de juin qui a repris des couleurs.
09:59Je ne sais pas si Sandrine le confirmera,
10:01mais on a eu un mois de juin qui a repris des couleurs.
10:04Et hop, est arrivée la canicule.
10:06Et pareil, vous allez me dire qu'à l'époque,
10:07vous vous moquiez un peu de moi quand je se piquais.
10:09Rappelez-vous, il y a eu une crue pas possible.
10:11Il ne s'était pas arrêté de pleuvoir à Paris et ailleurs en France
10:14pendant pratiquement trois semaines.
10:15Et je vous avais dit exactement le même constat.
10:17Quand il pleut, on a moins envie de se déplacer, de sortir de chez soi.
10:19Eh bien, la canicule, clairement, je vous le dis, ça a été...
10:21Oui, mais là, je ne me moque pas de vous, Brice.
10:23Je pense qu'on a tous eu conscience des répercussions.
10:26Et là, clairement, et c'est marrant que j'avais une réunion
10:29avec d'autres associés d'autres endroits que l'Île-de-France,
10:33et ils m'ont tous communiqué le même constat.
10:35Lorsqu'il fait très chaud et qu'on a envie de se rafraîchir là où on peut,
10:39on évite de se déplacer dans les transports communs et autres.
10:41Donc là, pareil, il y a eu carrément une dizaine de jours
10:43où le marché a été pratiquement à l'arrêt.
10:46Sandrine, de ce qu'a dit Brice,
10:48de ce résumé assez complet quand même de ce premier semestre,
10:51il y a quand même un élément clé qui est ce sujet de l'inflation
10:53qui l'a mis beaucoup en avant et c'est évident qu'on en a beaucoup parlé.
10:56Pourquoi ? Parce que ça a eu une incidence directe sur nos crédits immobiliers.
11:01Alors, la hausse qu'on a constatée, elle n'est pas énorme,
11:05mais n'empêche, ça a quand même eu ça aussi,
11:07un effet psychologique sur les acheteurs.
11:09Oui, oui, tout à fait.
11:10Et là, pour répondre à ce que vous disiez avant,
11:13je pense qu'on a évité le pire en termes de hausse des taux de crédit.
11:17On a eu très chaud sur les taux,
11:19puisqu'on a quand même eu des taux d'emprunt d'État
11:21qui ont dépassé les 4% au mois de mai.
11:24Là, on est redescendu en dessous des 3,6%.
11:27On a une inflation qui a atteint également plus de 2,5%.
11:31Là, on est redescendu à 1,8%.
11:33Donc, finalement, les craintes qu'on a eues sur les taux de crédit
11:35sont restées assez limitées.
11:37Pourquoi ? Parce que, justement,
11:39cette baisse de la demande qu'ont pu constater les agents immobiliers,
11:42les banques l'ont ressentie également.
11:44Sauf qu'elles, elles ont des objectifs de production de crédit à faire.
11:47Elles veulent faire plus de 10% à peu près que l'année dernière.
11:50Et pour ça, il faut qu'elles soient compétitives,
11:52qu'elles prêtent vraiment à des taux très bas.
11:54Donc, on a eu ces offres spéciales de la part de banques nationales,
11:59dont une grande banque nationale qui a fait son taux unique à 3,10%.
12:03C'est ce qui est général, on va en parler.
12:06Elle communique suffisamment massivement partout là-dessus.
12:09Et qui va prolonger.
12:11Donc, ça, on va en parler après.
12:12Et donc, finalement, on a eu une hausse de taux qui restait très limitée,
12:14mais avec des écarts qui se sont creusés
12:16entre des banques moins offensives
12:18et plus attentives à leur rentabilité
12:20et d'autres qui étaient là, vraiment.
12:22Donc, je dirais qu'aujourd'hui,
12:24les taux de crédit, ce ne sont plus vraiment le problème ni le frein.
12:28Vraiment, c'est l'état psychologique
12:30et la volonté des gens d'acheter, de se déplacer
12:33et de ne pas repousser leur projet à d'autres moments.
12:36Alors, vous dites qu'il y a quand même, effectivement,
12:37un sujet psychologique, on la connaît,
12:39l'auto-censure, finalement, des gens qui disent
12:40« Oh là là, les taux remontent, je ne pourrais pas acheter ».
12:42N'empêche, il y a quand même eu vraiment une petite,
12:45mais une augmentation des taux.
12:46Puisqu'on est passé, je crois, en début d'année,
12:48autour de 3,20, 3,30.
12:50Là, on est plutôt autour de 3,5 en moyenne, quand même.
12:52C'est à peu près ça.
12:53Oui, tout à fait.
12:53Donc, oui, il y a eu cette remontée des taux,
12:56mais elle est restée limitée,
12:57avec des banques qui sont toujours restées flexibles sur l'apport.
13:00Donc, finalement, il y a eu peu d'éviction.
13:04Technique mathématique.
13:04Voilà, il y a eu peu d'éviction mathématique,
13:06mais plutôt une auto-censure que les banques ont dû combattre
13:09en proposant, justement, ces pré-aidés,
13:12ces offres spéciales,
13:13mais qui sont peut-être arrivées un peu tardivement.
13:15Finalement, elles se sont réveillées
13:17sur le mois de mai, juin,
13:19quand c'était déjà un peu tard
13:20et que la demande était déjà un peu plus limitée.
13:23Alors, justement, une question, Brice,
13:25par rapport à cette demande,
13:26ce côté un peu auto-censure
13:29et le fait qu'il y ait eu des jours
13:31où il ne se soit rien passé pendant la canicule
13:33ou là, il y a eu les ponts du mois de mai.
13:36Est-ce que, finalement,
13:37cette demande qui baisse quand même réellement,
13:40est-ce qu'elle a incité
13:41nos chers et tendres amis vendeurs
13:44à revoir leurs tarifs ?
13:46On en est où du côté des prix ?
13:47On en est exactement, justement,
13:49un endroit qui fait et qui prend tout son sens.
13:52Comme vous le savez,
13:54les consultants qu'on appelle chez nous
13:55sont les négociateurs immobiliers.
13:56Donc là, je peux vous dire
13:57qu'on est complètement dans le vrai.
13:59Et cette période, finalement,
14:00un peu compliquée en dents de scie,
14:02on aura peut-être le temps d'en parler,
14:03on a fait un sondage
14:03et aujourd'hui, ce sont deux tiers
14:05de nos agences d'adresse
14:07qui ont répondu qu'ils connaissaient
14:09un marché en dents de scie.
14:09Si on rajoute les 25%
14:11de ceux qui trouvent que le marché est au ralenti,
14:13on a pratiquement 90%
14:14d'un marché compliqué.
14:16Compliquée, ça veut dire qu'il faut s'adapter,
14:18il faut être professionnel,
14:19il faut avoir des propos,
14:20il faut avoir des solutions, des services.
14:22Bref, les vendeurs, aujourd'hui,
14:24sont à l'écoute.
14:26Plus qu'au moment de la crise inflationniste
14:27de l'Ukraine en 2022 ?
14:30C'est le temps qui fait les choses.
14:31Et pareil, je vais peut-être avoir
14:32un peu moins de précision dans les chiffres,
14:34mais je crois que si on ajoute
14:36les baisses de prix entre 4 et 8%
14:38et celles qui sont entre 8 et 15%,
14:40je crois que ce n'est pas loin
14:42des deux tiers des agences
14:43qui répondent aujourd'hui
14:44que les ventes qui sont rendues possibles
14:46sont de deux types.
14:48Soit celles qui sont des mandats
14:49finalement fraîchement rentrés
14:51avec des vendeurs complètement aguerris,
14:54avec un projet d'acquisition dans l'autre sens
14:55et qui savent très bien
14:56que le temps ne va pas forcément jouer à leur faveur.
14:58Ces mandats-là se vendent généralement
15:00pratiquement au prix.
15:01On a aujourd'hui des ventes...
15:02Quand le prix est bon...
15:03Voilà.
15:04Et puis l'autre type de vente,
15:05parfois avec des mandats
15:06qui sont là depuis un peu plus longtemps,
15:08où là, clairement, je vous le dis,
15:09il va falloir entendre parfois des baisses
15:12jusqu'à 8, 10, 12%
15:13pour que les planètes s'alignent.
15:16Mais là, votre réseau, l'adresse,
15:19mais tous les autres qui ont publié
15:20ces derniers jours,
15:21ils constatent quand même
15:22un allongement des délais de vente.
15:24Oui, il y a un allongement
15:25parce qu'en effet,
15:26il y a beaucoup de vendeurs
15:27qui tentent leur chance.
15:29Ils se disent pour telle et telle raison.
15:32Vous savez, si demain,
15:33on devait écrire une pièce de théâtre
15:34sur l'immobilier,
15:34je dirais je ne suis pas pressé.
15:36Le client lambda,
15:37il vous répond toujours
15:38quand vous essayez d'essayer
15:39de le convaincre
15:39qu'il faut entendre raison,
15:42il vous dit de toute façon,
15:43je ne suis pas pressé.
15:44Jusqu'au jour où il le devient.
15:45Exactement.
15:46Et c'est ceux-là, finalement,
15:47qui font que les délais se rallongent
15:50et que généralement,
15:51ils sont perdants en bout de ligne.
15:53Mais ce qui est certain aujourd'hui,
15:55c'est qu'on a deux typologies
15:57qui font le dynamisme
15:58quoi qu'on en dise du marché
16:00parce qu'aujourd'hui,
16:01en termes de nombre de ventes,
16:02on est sur 12 mois glissant,
16:06on est à pas loin de 900,
16:07950 000 transactions,
16:09ce qui est quand même
16:10un volume suffisant
16:11pour que tous les acteurs
16:12qui sont concernés par ce métier
16:13s'y retrouvent.
16:15Aujourd'hui, très clairement,
16:17les vendeurs sont beaucoup plus à l'écoute
16:20et ont bien compris
16:21qu'ils n'avaient pas deux fois l'occasion
16:22de faire une bonne impression
16:23sur la mise en vente de leurs biens.
16:24Et la tendance, clairement,
16:26reste pour ceux qui tentent leur chance
16:27avec des baisses
16:28qui sont parfois concernées.
16:29Belle négo, quoi.
16:30Belle négo en perspective.
16:31Et ça, c'est une vertu, justement,
16:32de ces hausses de taux
16:33qu'on a annoncées,
16:34c'est que quand on annonce
16:35des hausses de taux,
16:36les vendeurs comprennent bien également
16:38que ce n'est pas le moment
16:39de gonfler les prix,
16:40bien au contraire,
16:41et que finalement,
16:43la capacité d'emprunt
16:44va être diminuée.
16:45Et comme Brice le dit souvent,
16:46ce n'est pas une question
16:47de vouloir acheter au prix,
16:49c'est une question
16:49de pouvoir acheter
16:50et à quel prix.
16:51Donc c'est vrai que
16:52les annonces de ces hausses de taux
16:54ont permis aussi aux vendeurs
16:55de comprendre aussi plus vite
16:57avec le travail des agents immobiliers
16:59qu'il fallait baisser les prix.
17:00Et finalement,
17:01il y a ces planètes
17:02qui sont finalement alignées,
17:03mais sur un marché
17:04qui s'est réduit
17:05pour cause d'attentisme
17:07lié à cette guerre.
17:08Et c'est pour ça
17:08que le travail des banques
17:10aujourd'hui,
17:10d'inciter à passer à l'action
17:12avec des offres spéciales,
17:14des prêts à taux aidés
17:15qui se prolongent là
17:17sur le mois de juillet,
17:18il va être crucial
17:19pour relancer la machine
17:21qui est quand même
17:21déjà repartie.
17:22Nous, on l'a vu
17:23au mois de mai,
17:24au mois de juin, pardon,
17:26avec après un mois de mai
17:27beaucoup plus calme aussi.
17:28Et sur le mois de juin,
17:2925% de demandes supplémentaires
17:31par rapport au mois de mai.
17:33Et au global,
17:34sur le premier semestre,
17:35il y a 7% de demandes supplémentaires
17:37par rapport à l'année dernière.
17:38Au premier semestre de l'année dernière.
17:39Voilà,
17:40qui avait déjà été
17:40un très bon niveau.
17:41Donc on reste pour l'instant
17:42sur une année
17:43qui pourrait être positive finalement.
17:45C'est-à-dire que
17:45quand vous disiez
17:46on a peut-être évité le pire,
17:48je vais même essayer
17:49de tirer à la ligne
17:50et vous demander
17:51est-ce que finalement
17:52on ne va pas avoir là
17:53des baisses de taux
17:54qui se profilent ?
17:54Parce que vous parliez
17:56des offres commerciales
17:59des banques.
17:59On a parlé de la Société Générale,
18:00mais il y en a d'autres.
18:01Il y a le Crédit Agricole,
18:02etc.
18:02Vous pourriez nous en donner
18:03quelques-unes sans problème.
18:05Mais le sujet,
18:06c'est est-ce qu'en bout de bout,
18:07au-delà de ces prêts bonifiés,
18:09de ces offres un peu dédiées,
18:12ponctuelles,
18:12est-ce qu'on va avoir
18:13le 3,5% du moment
18:15passé peut-être
18:16à 3,4%,
18:17à 3,3%,
18:18à 3,2% en fin d'année ?
18:19Il serait possible,
18:20mais ce n'est pas pour ça
18:21qu'il faut attendre,
18:22mais il serait possible
18:23avec une inflation qui baisse,
18:25si la Banque Centrale Européenne
18:26ne remonte pas ses taux
18:27comme on l'avait envisagé
18:28au mois de septembre,
18:29même si cette perspective
18:30s'éloigne,
18:31il serait possible
18:32que pour que les banques
18:33bouclent leurs objectifs,
18:35il serait possible
18:35qu'en septembre,
18:36on ait à nouveau
18:38quelques baisses de taux.
18:39Là, déjà sur le mois de juillet,
18:40on a une banque,
18:41bon spécialisée,
18:42mais qui a baissé ses taux
18:44de 0,20%,
18:45toutes les autres
18:45qui les ont maintenus stables.
18:47Donc c'est vraiment
18:47ce jeu de l'offre
18:48et la demande
18:49et les banques
18:50qui vont avoir besoin
18:52et envie
18:52de stimuler à nouveau
18:53les emprunteurs.
18:55Donc quelques baisses de taux
18:56ne seraient pas exclues.
18:58Et quand je repense
18:58à certains experts
19:00qui en début d'année
19:00disaient qu'on terminerait
19:01l'année avec des taux
19:02à 4%,
19:04aujourd'hui,
19:05ce n'est pas du tout envisageable
19:07et c'est quand même
19:07une bonne nouvelle.
19:08Oui, mais enfin bon,
19:09à chaque jour suffit sa peine,
19:10Sandrine,
19:10on n'est pas à l'abri
19:11d'une nouvelle crise inflationniste
19:13et un nouveau problème géopolitique.
19:14Mais enfin,
19:15le sujet d'aujourd'hui,
19:16c'est qu'on va peut-être avoir,
19:17vous parliez de planètes
19:18qui s'alignent.
19:19Donc on va peut-être avoir
19:21possiblement une baisse de taux
19:22et une baisse de prix.
19:24Alors moi,
19:24vous savez que je suis
19:25personnellement très optimiste.
19:27Maintenant,
19:27je reviens sur le sondage
19:28qu'on a effectué
19:29auprès du Réseul Adresse.
19:31Autant le dernier sondage
19:32d'il y a 3 mois,
19:34on avait eu
19:35un nombre important
19:36de nos associés
19:38qui pensaient
19:39que le marché serait meilleur
19:40dans le deuxième semestre.
19:41On a constaté
19:42dans le dernier sondage
19:43qui date d'il y a quelques semaines
19:44que cette tendance
19:44était inversée.
19:45C'est-à-dire qu'on est passé
19:47de deux tiers
19:47qui étaient optimistes
19:48à deux tiers
19:48qui sont plutôt pessimistes.
19:49C'est-à-dire qu'il y en a certains
19:50qui pensent que
19:51le deuxième semestre
19:52va être à l'identique
19:53et pour un nombre
19:54qui a doublé,
19:55ils pensent que ça va être pire.
19:56Donc,
19:56on ne s'emballe pas.
19:57Mais moi,
19:58vous savez,
19:58j'ai un adage que j'aime beaucoup,
19:59c'est ce qu'est prix
20:00n'est plus à prendre.
20:01J'aimerais rappeler
20:02sous le contrôle de Sandrine
20:03qui maîtrise bien évidemment
20:04beaucoup mieux le sujet que moi
20:05que quand on parle
20:06d'augmentation des taux,
20:07je rappelle pour celles
20:08et ceux qui nous écoutent,
20:090,20%
20:10d'augmentation des taux.
20:11Si on prend le foyer,
20:12le ménage classique
20:13pour emprunter un bien
20:15avec 200 000 euros d'emprunt,
20:160,20,
20:17c'est demander au foyer
20:19de passer de 4 500 euros
20:20de revenus nets
20:21à 4 800 de revenus nets.
20:25300 euros nets aujourd'hui,
20:26ce n'est pas loin
20:27de 450-500 euros
20:28d'augmentation brute.
20:29Ce n'est pas la tendance
20:30aujourd'hui
20:30du contexte économique.
20:32Et c'est pour cette raison
20:33qu'on perd des acquéreurs.
20:34Une fois de plus,
20:35vouloir pouvoir.
20:36L'effet un peu yo-yo
20:37où on ne comprend pas,
20:38on met un bien en vente,
20:39on est persuadé,
20:40nous, à Jean-Ébédier,
20:40que ce bien va susciter
20:41grand nombre d'appels,
20:42visites, offres et ventes.
20:44Et puis finalement,
20:44on n'a pratiquement pas d'appels,
20:46peu de visites et pas d'offres.
20:47Pourquoi ?
20:48Ce n'est pas des acteurs
20:49qui ont décidé de se dire
20:49je boude le marché,
20:50c'est qu'ils ont tout simplement
20:52disparu du marché.
20:53Et aujourd'hui, clairement,
20:54j'entends et j'apprécie en effet
20:55qu'on ait peut-être
20:56un scénario avec une baisse des taux,
20:59mais ce n'est pas ce qu'on disait
21:00sur ce même plateau
21:00il y a quelques semaines.
21:01On disait qu'on était plutôt...
21:02On est quand même très duré
21:04et très prudent.
21:05Et je pense que ça,
21:06à défaut d'avoir perdu,
21:08parce que clairement,
21:09pour les raisons
21:09que je viens de vous évoquer,
21:10on a perdu aujourd'hui
21:12des acteurs,
21:13des acquéreurs potentiels,
21:15primo notamment,
21:16beaucoup de primo,
21:16même s'ils sont encore nombreux,
21:17tant mieux pour eux,
21:18on en a perdu.
21:19Ce sont ceux-là
21:20qui sont extrêmement actifs
21:23avec cette notion
21:24de il vaut mieux un tien
21:25que deux tu l'auras,
21:26sans faire un mauvais jeu de mots.
21:27Et juste parce qu'il ne nous reste
21:28que quatre minutes
21:29et que le temps s'écoule hyper vite,
21:30justement,
21:31en fait,
21:31si on se projette un peu
21:34sur ce qui peut aussi amener
21:36finalement la bonne négociation
21:38avec notre banquier
21:39et avec nos amis vendeurs
21:40pour ceux qui veulent acheter,
21:41par exemple,
21:42il y a quels arguments
21:43qu'on peut faire valoir
21:44parce qu'on ne va pas se cacher
21:45derrière notre petit doigt,
21:46il se passe deux, trois trucs
21:46au niveau du climat.
21:47Est-ce que, par exemple,
21:49sur les diagnostics
21:50de performance énergétique,
21:51la résistance du bâti
21:53aux fortes chaleurs,
21:55au froid, etc.,
21:56est-ce que c'est des choses
21:56à faire valoir
21:57quand on négocie
21:58soit avec son banquier,
21:59soit avec son vendeur ?
22:02Je fais très court
22:03pour que sans rien
22:03ait le temps de répondre.
22:04C'est marrant
22:04parce que le DPE,
22:05vous m'auriez interrogé
22:06il y a encore un mois,
22:08je vous aurais dit,
22:08c'est pas finalement,
22:09autant ça a été
22:10une grosse tendance,
22:11ça a été le premier frein,
22:12la première anxiède,
22:13le premier truc
22:14qui se gêne dans l'achat,
22:15la première chose,
22:16on avait un peu perdu
22:18cette démarche du DPE,
22:19les gens finalement
22:20avaient fini par s'y habituer,
22:22comprendre qu'un problème,
22:23il y a toujours une solution.
22:24Avec ce sujet de canicule
22:26où tout le monde aura compris,
22:27surtout s'il y a
22:27une deuxième vacarie
22:28dans une quinzaine de jours,
22:29que c'est peut-être
22:30quelque chose
22:30qui va devenir finalement habituel,
22:32l'histoire du DPE,
22:34plus pour ne pas avoir froid,
22:35mais pour éviter d'avoir chaud,
22:37revient complètement sur le sujet.
22:38Oui, ça y est,
22:39on revient avec aujourd'hui
22:40des biens qui sont malheureusement
22:41mal notés
22:42et qui sont beaucoup plus dépréciés
22:43que les autres.
22:44Alors pour l'instant,
22:45pas d'impact
22:46sur l'obtention des crédits.
22:48Pour négocier avec son banquier,
22:50là aussi c'est le moment
22:51puisqu'on a dit
22:51qu'il y a quand même
22:52moins d'acheteurs
22:52et des banques
22:54qui veulent prêter,
22:54donc non,
22:55la canicule n'a rien à faire là-dedans.
22:57Ça va être toujours
22:58quand même l'apport personnel
22:59parce que ça va quand même
23:00réduire le risque pour la banque.
23:02Des comptes bien tenus,
23:04on est en période
23:04de Coupe du Monde,
23:05pas trop de paris sportifs,
23:07pas des montants trop élevés
23:08sur les paris sportifs.
23:09Pas trop de boissons le soir.
23:11Et puis voilà,
23:12montrer une bonne tenue des comptes,
23:14un peu d'apport personnel
23:15et un projet qui tient la route
23:17et on doit pouvoir
23:18dégocier un bon taux.
23:18Non, non, bien sûr,
23:18Sandrine,
23:19mais par rapport à ce diagnostic
23:20de performance énergétique,
23:21pour revenir un peu
23:22boucler la boucle là-dessus,
23:23est-ce que c'est un argument
23:24à faire valoir auprès de la banque
23:25quand il est bon ?
23:26Comment je fais pour passer
23:26justement outre le fait
23:28qu'il soit mauvais,
23:29par exemple,
23:29auprès de la banque
23:30puisqu'on a dit très longtemps
23:31que c'était un sujet
23:32pour les banques ?
23:33Est-ce qu'il y a des conditions
23:34spécifiques toujours en ce moment
23:36en fonction des diagnostics ?
23:37Non, ce qui pourrait devenir
23:38un peu préoccupant,
23:40c'est avec l'utilisation
23:42des clims,
23:42des ventilateurs,
23:43etc.,
23:43si ça fait s'envoler
23:45les factures d'électricité,
23:46parce que je crois
23:47qu'on va vite constater
23:48que ça a quand même un impact
23:49et là, ça pourrait du coup
23:50être pris en compte
23:53dans les charges
23:54et elle pourrait être
23:55plus attentive
23:55aux dépenses énergétiques
23:57des logements
23:58et du coup,
23:58à nouveau,
23:59au DPE,
23:59comme ça avait été le cas
24:00au moment où elle a flambé
24:01du coût de l'énergie.
24:02Donc ça,
24:03attention quand même
24:04climatisation,
24:04attention à l'impact
24:05sur les factures.
24:06Et la banque peut nous demander
24:07s'il y a la clim
24:07dans notre logement ?
24:09Elle peut voir le DPE
24:11et peut-être à terme
24:12regarder les dépenses énergétiques.
24:15Oui, non mais c'est intéressant
24:16parce que justement,
24:17le diagnostic actuel
24:18était censé aller au-delà
24:18des simples dépenses
24:19qui finalement parlaient
24:20beaucoup des usages
24:21mais pas tant
24:22de la structure du bâti.
24:23Et si demain,
24:24on nous demande justement
24:25avec quoi...
24:26Comme les charges
24:26de copropriété,
24:27si ça continue à augmenter,
24:28ce sera de plus en plus
24:29aussi regardé
24:30parce que ça va venir
24:31dans toutes les dépenses
24:32additionnelles d'usage
24:33qui viennent se rajouter
24:34au crédit
24:35quand on est propriétaire.
24:36Allez,
24:36vous avez 30 secondes chacun
24:37pour me dire
24:38votre perspective
24:38de taux d'intérêt moyen
24:40sur 20 ans en fin d'année
24:41et nombre de transactions
24:42pour cette année 2026.
24:43Et prix ?
24:44Donc on y est.
24:46Vous commencez ?
24:47Je vais me prononcer
24:48sur les taux.
24:49Je pense qu'en moyenne,
24:50on va rester aux alentours
24:51de 3,5%
24:52avec des écarts évidemment
24:54importants en fonction
24:54des profils.
24:56Pour plein de raisons
24:57que je n'ai plus le temps
24:58d'évoquer,
24:58je reste positif
25:00et je reste convaincu
25:01que le deuxième semestre
25:03sera à minima
25:04aussi bon,
25:05quoi qu'on en dise,
25:06que le premier,
25:06voire meilleur.
25:07Donc ça veut dire
25:08combien de volume de vente ?
25:09950 comme l'an dernier ?
25:10Je pense qu'on va encore
25:11être à 950 comme l'an dernier.
25:13Et des prix en haut
25:13s'en baissent ?
25:14Là-dessus,
25:15ne nous emballons pas.
25:16Les planètes ont besoin
25:17encore de s'admiser,
25:18d'autant,
25:18comme je le dis,
25:198 ventes sur 10
25:20sur un marché dynamique
25:21passe par la case banque.
25:22Si les taux restent
25:24à 3,50,
25:24il faudra encore
25:26entendre raison
25:26sur les prix,
25:27c'est-à-dire des prix
25:28qui soient stables,
25:29voire pour certains
25:29cibles de biens
25:30à la baisse.
25:31Non mais je vous embête
25:31Brice,
25:32mais il y en a certains.
25:33Alors je vous le dis,
25:34il y a des réseaux
25:34qui tablent sur une baisse
25:35de prix de 3%
25:36sur l'ensemble
25:37de cette année 2026
25:38et qui auraient préféré
25:39moins 5%
25:40mais qui ne pensent pas
25:40que ce sera jouable.
25:45à un moment donné
25:46quand les volumes sont repartis
25:47vous avez voulu m'embarquer
25:48sur on dit
25:48que les prix augmentent
25:49et bon bref
25:50on n'a pas le temps
25:50de dire que c'était
25:51sur une courte durée
25:52de compas.
25:53Si vous me dites
25:53que mes homologues
25:54et néanmoins confrères
25:56me disent
25:57que c'est les prix
25:57plutôt à la baisse
25:58je soutiens complètement
25:59cette voie-là.
26:00C'est celle de la raison
26:01et c'est celle qui permettra
26:02notamment avec des vendeurs
26:03qui savent entendre
26:04que le marché
26:05c'est l'acquéreur
26:06qui détermine le marché
26:07c'est grâce à ça
26:08qu'on arrivera à faire
26:08beaucoup de volume
26:09et une belle rentrée
26:11stabilité des taux
26:11stabilité des volumes
26:12baisse de prix
26:13mais formidable
26:14cette fin d'année 2026
26:16grâce à vous
26:16Brice Cardi
26:17président du réseau
26:18La Dresse
26:18c'est Sandrine Dallonnier
26:19la porte-parole
26:20de vous financer avec nous
26:21dans les experts de l'IMO
26:22sur BFM Business
26:23on revient demain
26:24à l'heure de votre déjeuner.
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