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  • il y a 9 heures
Ce vendredi 10 avril, Raphaël Legendre a reçu Thomas Grjebine, responsable du programme macroéconomie et finance internationales au CEPII, Carine Rouvier, PDG d’EuropAmiante et du Domaine LEO, et Rayan Nezzar, professeur à Sciences Po, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:04BFM Business et La Tribune présente
00:07Les experts, Raphaël Lejean
00:11Bonjour à tous, il est presque 10h vous êtes en direct sur BFM Business
00:15C'est les experts, combien de temps va durer la crise ?
00:20C'est la question qui se pose ce matin à la veille de l'ouverture des négociations critiques
00:25entre américains et iraniens samedi à Islamabad
00:28et alors que les tensions ne diminuent pas entre Israël et le Sud-Liban
00:34Quelle que soit l'issue de ces négociations, les dégâts sur l'économie seront durables
00:40prévient la directrice générale du FMI, Kristalina Georgievia
00:44La croissance sera plus lente, dit-elle, même si la paix est durable
00:50Voilà l'avertissement avant l'Assemblée Générale de printemps de l'institution la semaine prochaine
00:57Et malheureusement, les marges de manœuvre budgétaire pour répondre à ce ralentissement
01:02De la croissance sont très limités, ajoute le FMI
01:06Alors comment réagir dans ce contexte compliqué ?
01:09Pendant combien de temps va-t-on payer cette crise que nous n'avons pas choisie ?
01:14Faut-il faire sauter le verrou des 3% de déficit ?
01:18Comme le propose la présidente du Conseil italien, Georgia Meloni
01:22Ce sera le premier thème du débat des experts ce matin
01:26Et si on baissait les dépenses plutôt ?
01:29En France, le gouvernement a présenté hier un vaste plan qui vise à renforcer les contrôles des arrêts maladie
01:35Oui, des arrêts qui ont bondi de 45% depuis le Covid
01:41Il y en a quand même pour 18 milliards d'euros aujourd'hui
01:44Alors arrêt maladie, comment contrôler les abus ?
01:46Ce sera le deuxième thème du jour
01:48Faut-il supprimer le 1er mai ?
01:51Ce sera la troisième question
01:53Alors qu'une proposition de loi Renaissance arrive devant les bancs de l'Assemblée cet après-midi
01:58Et enfin, pour terminer, école commence à adapter au déclin démographique
02:04500 000 élèves vont disparaître des classes durant ce quinquennat
02:07Et d'ici 2035, c'est 1,7 million d'enfants en moins sur les bancs de l'école
02:13Comment s'adapter ? Ce sera la dernière question des experts aujourd'hui
02:19Voilà pour le programme, il est 10h, passez de 1 minute
02:22Vous êtes en direct sur BFM Business, c'est les experts
02:24Allez, c'est parti
02:28Les experts, débats et controverses sur BFM Business
02:35Et pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau
02:40Karine Rougier, bonjour Karine
02:42Bonjour
02:42PDG d'Europe Amiante et de Domaine de Léo
02:46Oui
02:47Et de diverses entreprises
02:48De diverses entreprises
02:49Première participation dans les experts, ravie de vous accueillir
02:52Bonjour Karine, à vos côtés
02:53Thomas Grébine, bonjour Thomas
02:54Bonjour
02:55Économiste, responsable du programme Macroéconomie et Finances Internationales
03:00OCPI et face à vous, Rayane Nezard
03:02Bonjour Rayane
03:03Bonjour
03:03Professeur à Sciences Po et cette première question
03:06Ce premier thème, celui qui se répète un peu tous les jours
03:12Depuis 5 semaines, maintenant on analyse ensemble les conséquences économiques du conflit en Iran
03:20Le FMI, c'est le FMI qui tire la sonnette d'alarme cette fois-ci
03:24Qui tiendra son Assemblée Générale de printemps la semaine prochaine à Washington
03:29Grand rendez-vous de la finance internationale deux fois par an
03:33Sa directrice générale, Cristalina Georgievia, prévient même dans les scénarios les plus optimistes
03:40La croissance va baisser
03:42Je commence avec vous Thomas Grébine
03:45Je rappelle, vous êtes responsable du programme Macroéconomie et Finances Internationales OCPI
03:51C'est le cœur de vos sujets, de vos réflexions
03:53Quel impact sur la croissance en 2026 et peut-être en 2027
03:58Combien de temps on va devoir payer les conséquences économiques de cette crise, nous Français et nous Européens ?
04:05Ça dépendra si c'est le conflit, donc là il y a une trêve, on verra si ça dure
04:10Ce qu'on ne sait pas non plus, c'est dans quelle mesure les infrastructures pétrolières et gazières ont été
04:16impactées
04:16On sait déjà qu'une partie des infrastructures notamment de gaz au Qatar ont été significativement impactées
04:23Donc ça il faudra des mois voire des années pour revenir à la normale
04:27Un site représente 93% de la production de GNL du Moyen-Orient
04:33Et le Qatar c'était 20% de la production de GNL mondiale
04:38Donc c'était un site de production très significatif
04:42Quand on voit d'ores et déjà les chiffres qui sont annoncés, on voit que c'est mauvais évidemment pour
04:48la croissance
04:49L'OFCE a publié mercredi ses prévisions
04:53Pas facile de faire des prévisions j'imagine dans un contexte aussi mouvant
04:57Et donc sur une hypothèse où ils supposent que le prix du baril va rester autour de 90 dollars pendant
05:03quelques mois
05:03Et puis après en fin d'année on retournera autour de 70 dollars
05:06Eux ils estiment que ça ferait une baisse du PIB français autour de 0,2 points de PIB
05:11Ce qui est significatif quand vous avez une croissance faible
05:140,2 à 0,3
05:15Et la commission européenne est encore plus négative ou pessimiste
05:19Puisque la commission européenne estime qu'au mieux on aura une baisse du PIB européen de 0,2 à 0
05:26,4 points de PIB
05:27Donc de nouveau avec une croissance très faible
05:29On est proche de la stagnation
05:32Et voire on pourrait avoir 0,4 à 0,6 points de PIB de baisse d'ici la fin de
05:38l'année
05:38C'est un choc très important, les points de PIB comme ça on part de 0,2, 0,3
05:42C'est un choc très important
05:43Pas forcément beaucoup aux gens, c'est un choc très important
05:46Oui c'est un choc très important
05:47Bien sûr
05:48Et donc on risque de revenir dans un scénario de stagflation
05:52C'est-à-dire une stagnation de l'activité économique
05:57Avec une hausse de l'inflation qui au niveau de la zone euro pourrait passer de 2 à 3%
06:01Donc ce qui est de nouveau une très mauvaise nouvelle
06:03Notamment pour le pouvoir d'achat des ménages
06:05Karine Rouvier, vous êtes chef d'entreprise
06:07Est-ce que vous sentez d'ores et déjà une baisse de l'activité autour de vous ?
06:10Est-ce que ça impacte votre quotidien cette crise ?
06:13Alors ça n'impacte pas directement notre quotidien en tant qu'opérationnel
06:16Par contre ça impacte l'état d'esprit et l'amorosité des affaires
06:20C'est-à-dire qu'on se prépare à de l'incertitude
06:24Est-ce qu'on y va ? Est-ce qu'on n'y va pas ?
06:25Est-ce que ça va fonctionner ? Est-ce que ça ne va pas fonctionner ?
06:28Est-ce que les entreprises vont investir ?
06:30Est-ce que les maîtres d'ouvrage ?
06:32Est-ce qu'il y a de l'investissement à un an, à trois ans, à cinq ans ?
06:36Il n'y avait déjà pas beaucoup de visibilité avec l'instabilité politique
06:39Qu'on connaît depuis 18-24 mois
06:42C'est ça, c'était déjà compliqué
06:43Ça rajoute une couche d'incertitude
06:45Les investissements étaient déjà assez compliqués autour de nous
06:49On a des affaires qui se...
06:50En fait les affaires tournent
06:51C'est-à-dire qu'on vous interroge, on vous demande
06:54C'est ok, c'est pas ok
06:55Mais au final, il n'y a pas grand-chose qui signe
06:59Et vraiment l'incertitude sur l'avenir
07:01Ça c'est un vrai sujet en fait
07:02C'est-à-dire que les investisseurs sont toujours là
07:05Mais ils sont dans l'attente
07:06Alors à quel moment ils vont se dire que
07:08Guerre ou pas guerre, on y va quand même
07:10Je pense qu'on va finir par ça en fait
07:12Parce qu'à force de nous tirer des sonnettes d'alarme partout
07:14Il faut quand même que la vie continue tous les jours
07:16Et quand vous avez des investissements lourds à faire
07:18Que ce soit pour un outil de production ou pour de l'immobilier
07:20À un moment donné, il va falloir y aller quoi
07:22Donc voilà
07:22Et on avait vu qu'en 2025, la croissance avait finalement plutôt bien tenue
07:26On avait tiré la sonnette d'alarme toute l'année
07:28En disant, il y a un tel bazar à l'Assemblée
07:31Aucune perspective, on ne sait pas où on va
07:32Ça va forcément impacter l'économie française
07:36L'OFCE l'avait même chiffrée
07:38Et puis finalement, on a fait mieux que prévu au final
07:40L'économie continue de tourner
07:41Quand est-ce qu'on va la voir cette baisse d'activité, Ryan Nezard ?
07:44Je rejoins ce qui a été dit par Karine et Thomas
07:46On a peu de certitudes dans cette crise
07:48Que ce soit au plan géopolitique ou au plan macroéconomique
07:51Il y a quand même, je crois, trois certitudes
07:52Qu'on peut partager aujourd'hui
07:54La première, et je dis ça parce que ça a été un débat
07:56Des derniers jours et des dernières semaines
07:57C'est pas vrai que l'État s'enrichit
07:59Avec la crise et la guerre en Iran
08:01Au contraire, l'État s'appauvrit
08:03Si on prend simplement les éléments qui ont été évoqués
08:07Il y a un effet sur la TVA au mois de mars
08:10De rentrée supplémentaire
08:11Mais cet effet est directement grignoté
08:14Par la hausse des taux d'intérêt
08:15TVA sur la hausse des carburants
08:17Ça a été chiffré par Bercy à 270 millions d'euros
08:20Sur le seul mois de mars
08:21Probablement moins sur les mois suivants
08:23Puisqu'il y avait aussi un effet de stockage
08:26Au début de la guerre
08:27Mais en tout cas, c'est d'ores et déjà grignoté
08:30Parce que parallèlement, les taux d'intérêt ont augmenté
08:32Sur la dette française comme sur toutes les dettes souveraines
08:34De 300 millions d'euros par mois
08:36Donc vous voyez que déjà, ce seul effet
08:39Certains ont parlé d'une cagnotte
08:39Donc ce qu'on gagne sur le carburant
08:41Ça repart dans la charge de la dette
08:43Certains ont parlé de cagnotte
08:44En réalité, il n'y a pas de cagnotte
08:44Il y a un déficit
08:45Et si on regarde ensuite les prévisions de croissance
08:48En effet, l'OFCE a dit potentiellement
08:500,2 point de croissance en moins
08:51La Banque de France, il y a quelques semaines
08:53Avait fait une prévision un peu plus dégradée
08:55Mais parce qu'il partait
08:56Alors c'était avant le cessez-le-feu
08:58Ce qui sera pérenne ou temporaire
09:00On ne le sait pas
09:01Mais la Banque de France prévoyait
09:02Dans un scénario dégradé
09:040,3 point de croissance en moins
09:06En 2026 pour la France
09:07Alors c'est des chiffres abstraits
09:09Si on le traduit pour les finances publiques
09:11Ça veut dire 4,5 milliards de déficit
09:13En plus pour la France
09:15Sur l'année
09:16Sur l'année, c'est l'équivalent du salaire
09:18De 100 000 professeurs
09:19Pour le traduire dans des ordres de grandeur
09:21C'est très clair
09:21Qu'on peut comprendre
09:22Donc à la fin des fins
09:23Il n'y a vraiment pas de cagnotte
09:25Il y a un déficit pour l'État
09:26Et pour les pouvoirs publics
09:27La deuxième certitude qu'on peut partager
09:29J'anticipe peut-être sur un débat qu'on va avoir
09:31S'il y a déficit, est-ce qu'il faut faire sauter
09:33Les règles autour du déficit ?
09:35D'abord les questions sur les taxes
09:36Parce qu'on voit aujourd'hui que certains disent
09:38Il faut imiter Giorgia Meloni
09:40Vous l'avez mentionné tout à l'heure
09:41Il faut baisser les taxes sur le carburant
09:44Il faut baisser la TVA
09:45Ou ce qu'on appelle les axes sur le carburant
09:47Bref, ce que les gens payent à la pompe
09:48En réalité, Giorgia Meloni
09:51Elle a baissé de 25 centimes par litre
09:53Les taxes
09:53Ça n'a pas empêché le diesel
09:55De passer au-delà de 2 euros le litre
09:56Et ça n'a pas empêché un coût
09:57Pour les finances publiques italiennes
09:59Pour le contribuable italien
10:00De 500 millions d'euros par mois
10:02Donc beaucoup plus élevé
10:03Que ce qui est fait aujourd'hui en France
10:05Par ailleurs, et je termine là-dessus
10:06On sait que les baisses de taxes sur la consommation
10:09Ne se répercutent jamais totalement sur les prix
10:12C'est vrai
10:12Fameux exemple de la TVA sur la restauration
10:14C'était passé à 5,5 en 2009
10:16La baisse sur les prix, c'était seulement 1,9%
10:19Ça, c'était l'Institut des politiques publiques
10:21Qui l'avait chiffré
10:22Donc, je pense qu'en tout cas
10:24On a des certitudes qu'on peut partager
10:26C'est pas une crise qui se fait
10:28Pour enrichir l'État
10:30En tout cas en France
10:31Au contraire, ça appauvrit
10:32Ça nous appauvrit collectivement
10:33Puisqu'en fait, on paye un impôt
10:35Pour le reste du monde
10:36Pour les producteurs d'hydrocarbures
10:39Deuxièmement, des mesures
10:40Généralisées de baisse de taxes
10:41De soutien généralisé
10:43Sont pas les plus appropriées
10:44Et puis troisièmement
10:45Mais on y reviendra peut-être
10:46C'est probablement pas une crise
10:48Temporaire au plan économique
10:49Elle risque de laisser des séquelles durables
10:51Sur lesquelles il va falloir agir
10:52Oui
10:53Le message du FMI
10:54C'est aux États
10:55Surtout ne faites rien
10:56C'est ce qu'a dit hier
10:58Dans une conférence de presse
11:00Cristalina-Georghevia
11:01On n'a plus les moyens
11:03Il y a trop de dettes autour du monde
11:04Les finances publiques
11:06Sont globalement exsangues
11:07Donc surtout pas de mesures généralisées
11:10Et de baisse de taxes
11:11Comme l'évoquait
11:12Ryan Neza
11:13Effectivement
11:14Le modèle italien
11:16Pourtant il y en a eu un en Europe
11:17C'est pas un bon modèle ça
11:20Thomas Grébine ?
11:21On voit déjà
11:22L'Italie en moins d'un mois
11:25Le coût fiscal des mesures
11:27Décidées par Giordia Lemelloni
11:29C'est presque un milliard d'euros
11:31Pour les finances publiques italiennes
11:33Donc si ça devait durer plusieurs mois
11:36C'est évidemment pas soutenable
11:38Donc inévitablement
11:40La question du relâchement
11:43Des règles européennes va se poser
11:44Alors c'est une question
11:45Qui est relativement théorique
11:47Inévitablement
11:47Parce que c'est les seuls
11:48Les Italiens pour l'instant
11:50Non on les a jamais respectés
11:52Donc c'est plus simple
11:52La question elle se pose pas vraiment
11:54Pour la France
11:54On les respecte sur les dépenses maintenant
11:55C'est vrai
11:56Quand vous avez plus de 5% de déficit
11:59Évidemment vous êtes très loin
12:00Des 3%
12:02Je rappelle que l'Italie est à près de 3%
12:04Oui et ça c'est un second aspect
12:07Du discours de Giordia Lemelloni
12:09C'est à dire qu'elle appelle pas seulement
12:11Une suspension des règles européennes
12:12Elle appelle aussi un nouveau plan d'aide européen
12:15Sur le modèle de ce qui avait été fait
12:17Pendant le Covid
12:19Je rappelle que l'Italie était le premier bénéficiaire
12:22240 milliards
12:24En subvention l'Italie avait reçu autour de 70 milliards
12:27Et il se trouve qu'elle reçoit différents versements
12:31Et la fin de ces versements c'est à la fin de l'année
12:34Donc là ce serait de bon ton pour l'Italie
12:37Qu'il y ait un nouveau plan d'aide
12:40Et ça allégerait ces finances publiques
12:42On remettrait bien une petite tournée
12:44Giordia Lemelloni
12:45Mais évidemment cette question
12:46Il me semble elle ne se pose pas dans le cas français
12:50Où on a un problème de déficit public
12:53Qui sont non maîtrisés
12:55Alors on parlera tout à l'heure
12:57De différentes questions
12:59Comme les arrêts maladie
13:00Oui on va y venir
13:02Mais oui donc il y a un problème structurel
13:04Et je pense qu'aujourd'hui
13:06Cette question des règles européennes
13:08C'est une question relativement secondaire
13:10Parce qu'on est en fait tellement loin du compte
13:12En tout cas dans le cas français
13:13Que ce n'est pas une contrainte qui est très forte
13:16Bon il va falloir s'habituer à cette crise
13:18Les amis une crise qui va durer
13:20On a parlé hier aussi
13:22Un choc qui arrive en fin d'année
13:23Très probablement
13:24Troisième, quatrième trimestre
13:25Et 2027 ne sera certainement pas facile
13:28Vous évoquez les arrêts maladie
13:31On va y venir tout de suite Thomas Gréby
13:33Une arrêt maladie
13:34Comment contrer les abus
13:35Le gouvernement a présenté hier un plan
13:37Qui vise à renforcer les contrôles
13:41Des arrêts maladie
13:42Et à faciliter le signalement
13:45Par les employeurs
13:46Il y a un bouton qui va être installé
13:48Pour les employeurs
13:52Est-ce que c'est une bonne idée ?
13:54Est-ce que vous êtes beaucoup confronté
13:56A la hausse des arrêts maladie
13:58Dans vos entreprises
14:00Karine Rouvier ?
14:01Je le disais en introduction
14:02Plus 45% depuis 2019
14:04Moi ça me semble dingue
14:05C'est UBS qu'en effet
14:07Ça paraît dingue
14:08Alors moi dans mes entreprises
14:09Je n'ai pas ce problème là
14:10J'ai des gens qui sont assez intègres
14:11Et qui bossent plutôt bien
14:13Enfin voilà
14:14Mais par contre oui
14:15C'est quand même quelque chose
14:15Que j'entends partout autour de moi
14:17J'ai beaucoup de chefs d'entreprise
14:18Oui c'est un vrai sujet
14:19Les arrêts maladie
14:20Parce qu'aujourd'hui
14:20On s'en sert comme
14:22Un coupon gratuit
14:23Pour partir en vacances
14:24On s'en sert
14:26Parce que
14:27Au final je suis parti en vacances
14:28Je vais revenir en vacances
14:28Ce qui est parfaitement illégal
14:29Je le rappelle
14:30Il me semble que
14:30Quand on est arrêté par son médecin
14:33On est censé rester chez soi
14:34Merci de le préciser
14:35C'est sympa
14:37Non mais oui
14:37On voit aussi
14:38En tant qu'employeur
14:39Il y a quand même une vraie difficulté
14:40C'est que moi en tout cas
14:41Je fais la différence
14:42Entre un vrai arrêt maladie
14:43Entre guillemets
14:44Avec des gens qui sont vraiment malades
14:45En difficulté
14:45Oui ça arrive aussi
14:46Ceux qui effectivement
14:47Parfois en profitent
14:48On n'a aucun moyen d'action
14:49En fait vraiment aucun moyen
14:50On le voit aussi par exemple
14:51Alors j'écarte un peu le débat
14:52Sur les accidents de travail
14:53Vous avez des accidents de travail
14:54Parfois qui sont un peu simulés
14:56Et on sait ce que ça coûte
14:58A la collectivité
14:59Et aux entreprises
14:59Parce qu'au fin du compte
15:00C'est les entreprises
15:01Qui payent les accidents de travail
15:03On n'a aucun moyen
15:04En fait vraiment aucun moyen
15:05J'ai tenté
15:06Moi j'ai eu le cas
15:06Il n'y a pas longtemps
15:07Et non vous ne pouvez rien faire
15:08Vous ne pouvez que subir
15:09Vous pouvez écrire
15:10A la sécurité sociale
15:10Pour leur expliquer votre point de vue
15:11Mais ça ne change rien
15:13Il n'y a aucun contrôle
15:14Si vous soupçonnez
15:15Un arrêt de complaisance
15:17Aujourd'hui
15:18Les chefs d'entreprise
15:19Ne peuvent rien faire
15:20On écrit
15:20On demande effectivement
15:21Qu'il y a un contrôle qui est fait
15:22Mais le contrôle n'est pas fait
15:24Dans l'idée
15:25D'aller voir
15:26La situation économique globale
15:27De l'arrêt de travail
15:28C'est-à-dire si c'est justifié
15:29Ou pas économiquement
15:30C'est plutôt voir
15:31Si la personne est malade ou pas
15:32Mais bon
15:32Moi je vous dis
15:33Que j'ai mal au dos
15:33J'ai mal au ventre
15:34Et voilà
15:34Je suis malade
15:35Donc voilà
15:36Ryan Hazard
15:38Cette évolution
15:39De plus de 45%
15:40Quand même
15:41Qui moi me stupéfie
15:42On a quand même une santé
15:43Qui s'améliore
15:44Normalement
15:44Au fur et à mesure des années
15:46Alors c'est vrai
15:46Que le Covid aussi
15:47Est passé par là
15:48C'est le signe de quoi
15:50D'une société
15:50Qui n'est pas en forme
15:53D'une augmentation
15:53Des maladies
15:54Ça peut arriver
15:55Ou d'une explosion
15:56Des abus
15:58Et des certificats
15:59De complaisance
15:59Alors il y a beaucoup de facteurs
16:00D'abord juste pour revenir
16:02Sur les ordres de grandeur
16:03Parce que vous posiez la question
16:04Combien ça coûte
16:04A la collectivité
16:05En 2025
16:06Les arrêts maladies
16:07Je dis strictement maladies
16:08Donc je mets de côté
16:09Accidents de travail
16:10Et maladies professionnelles
16:12Les indemnités journalières
16:13Maladies comme on dit
16:14C'est 12 milliards d'euros
16:16C'est colossal
16:16En 2025
16:17C'est le budget de la justice
16:18C'est plus 60
16:19C'est même plus
16:20C'est plus 65%
16:21En 10 ans
16:23Sauf que derrière ce chiffre
16:24Il y a plusieurs facteurs
16:25C'est pas que des facteurs
16:26Comportementaux
16:27Qui existent bien sûr
16:27Mais il y a aussi
16:28Des éléments qu'on oublie parfois
16:29C'est qu'en 10 ans
16:30Les salaires ont augmenté
16:31Alors comme vous le savez
16:32Les indemnités journalières
16:33Elles sont calculées
16:34En fonction des salaires
16:35Deuxième facteur
16:36Il y a plus de personnes
16:37Qui travaillent
16:38Il y a à peu près
16:393 millions
16:40J'arrondis
16:40D'emplois
16:41Qui ont été créés
16:42En net
16:42En 10 ans
16:43Et donc
16:44Vous avez plus de population
16:45Au travail
16:46Et donc
16:47Mécaniquement
16:47Plus d'arrêts de travail
16:48Et puis par ailleurs
16:49Vous avez en effet
16:50Des facteurs comportementaux
16:51Avec davantage de jours
16:53D'arrêts
16:53Maladies
16:54Qui sont constatés
16:55On est capable de faire
16:57La proportion
16:58De ces différents facteurs
16:59De ce qu'ils représentent
17:00Dans l'augmentation
17:00C'est assez difficile
17:01Certains s'y sont essayés
17:02Je ne peux pas vous citer
17:03De chiffres de mémoire
17:04Mais en effet
17:05Ça a été une réflexion
17:07Notamment de l'inspection générale
17:08Des affaires sociales
17:08Il y a deux ans je crois
17:09Qui a travaillé là-dessus
17:10Mais ce que je veux dire
17:11C'est qu'il n'y a pas
17:12Que les facteurs comportementaux
17:13Ça ne veut pas dire
17:14Que ça n'existe pas
17:14Si on regarde spécifiquement
17:16Le cas des fraudes
17:17Qui est notamment ciblée
17:18Puisque vous citiez
17:19Le plan du gouvernement
17:21Les fraudes aujourd'hui
17:22Il faut être très honnête
17:24Elles sont très minoritairement
17:26Détectées
17:27Et arrêtées
17:27Par l'assurance maladie
17:28Même s'il y a des progrès
17:29Qui ont été faits
17:30Donc on manque de contrôle
17:31Alors il n'y a pas que ça
17:32Mais l'an dernier
17:33C'était 50 millions d'euros
17:35Qui étaient détectés
17:36Et stoppés
17:36Par l'assurance maladie
17:37De faux arrêts de travail
17:38Alors on connaît tous
17:39Cette tendance
17:40Par exemple sur les réseaux sociaux
17:41Maintenant sur Snapchat par exemple
17:43À avoir des kits
17:44De faux arrêts de travail
17:45Qui sont vendus
17:46Et qui sont ensuite utilisés
17:47C'est des filières
17:48Que l'assurance maladie
17:48Essaie de détecter
17:49De tracer
17:50De remonter
17:50Pardon pardon pardon
17:51Moi je
17:52Ah oui mais ça
17:53C'est les nouvelles tendances
17:55Des kits d'arrêt travail
17:56Alors on ne va pas pousser
17:57À la consommation
17:58Mais c'est quoi
17:58Un kit arrêt de travail
18:00C'est un modèle
18:02De faux arrêt de travail
18:03Qui peut ensuite
18:04Réutiliser
18:05Vis-à-vis de son employeur
18:06Et donc face à cela
18:07Évidemment
18:08L'assurance maladie
18:09Essaie d'agir
18:10Je ne dis pas que c'est parfait
18:10Mais elle a par exemple
18:12Fait en sorte
18:12Que les formulaires
18:13Soient sécurisés
18:14Depuis l'an dernier
18:14C'est des formulaires
18:15Qui sont beaucoup plus difficiles
18:16À falsifier
18:17Il y a aussi toute l'histoire
18:18Des contrôles
18:19Vous citiez le fait
18:21Qu'en effet
18:21L'assurance maladie
18:22Ne déclenchait pas
18:24Automatiquement un contrôle
18:24Quand il y avait un signalement
18:26L'an dernier
18:27Je crois que c'est
18:28230 000
18:29Convocations
18:30À un examen médical
18:31Complémentaire
18:31Qui ont été faits
18:32Alors on peut dire
18:32C'est pas assez
18:33Enfin dans un tiers des cas
18:35Ça a permis de montrer
18:36Que l'arrêt
18:36N'était pas justifié
18:37Dans un tiers des cas
18:3830%
18:39C'est quand même
18:41C'est énorme
18:42On voit que c'est pas inutile
18:44Mais moi je vais plus loin
18:45Parce que
18:46L'État veut monter
18:46À 680 000
18:48Absolument
18:48Mais là c'est le contrôle
18:49Des salariés
18:50Et donc évidemment
18:50Il y a des abus qui existent
18:51Mais il y a aussi
18:52Le contrôle des prescripteurs
18:53Des médecins
18:54Qui prescrivent les arrêts
18:55Parce que c'est pas que
18:55Des faux arrêts
18:56Il y a aussi des arrêts
18:57Qui sont vraiment prescrits
18:58Par de vrais médecins
18:59Et donc là
18:59Ce qui a été engagé
19:01Et qui a quand même
19:01Suscité un mouvement
19:03Social
19:03Puisqu'il y a eu une grève
19:04Il y a quelques mois
19:05Des médecins libéraux
19:06C'était le fait de mettre
19:08Comment on dit
19:08Sous objectif
19:09Des médecins
19:10Qui dépassaient de très loin
19:11Les moyennes
19:12De prescriptions
19:13D'arrêt de travail
19:14Est-ce qu'on peut pas
19:15Les cibler
19:16Les identifier
19:17Assez facilement
19:18C'est ce qui a été fait
19:18L'an dernier
19:18Il y a 500 médecins
19:19Qui ont été
19:20C'est minoritaire
19:21Mais 500 médecins
19:22Qui ont été mis
19:23Sous objectif
19:23Et l'assurance maladie
19:25Nous dit
19:25Que ça a permis
19:26De baisser de 30%
19:27Là aussi
19:28Les prescriptions
19:29D'arrêt
19:29Bon bref
19:29Tout ça pour dire que
19:30Sur les abus
19:31Et sur les fraudes
19:32On n'est pas complètement démuni
19:33Mais je pense que
19:34Le gouvernement a raison
19:36De vouloir aller
19:36Beaucoup plus loin
19:37Parce qu'il y a clairement
19:38Encore des sujets
19:39Qui demeurent
19:40Il faudra qu'on réponde
19:41Après à la question
19:42Plus en profondeur
19:43Parce que là
19:43On traite on va dire
19:44Les symptômes
19:45Mais il faut aussi
19:46Qu'on traite les causes
19:47De ce mal-être au travail
19:48Est-ce que le plan
19:50Je peux juste rajouter
19:50Quelque chose
19:51Parce que vous parlez
19:52De l'augmentation
19:53Du coût
19:55Parce que les salaires augmentent
19:56Néanmoins
19:57Les remboursements
19:57Sont plafonnés
19:58Et du fait
19:59Qu'ils sont plafonnés
20:00Je ne pense pas
20:01Que ça fasse augmenter
20:02Le coût global
20:03Par contre
20:04Mais le SMIC a augmenté
20:05Oui mais c'est quand même
20:06Toujours plafonné
20:07Donc c'est quand même
20:07Les entreprises
20:08Qui à la fin
20:09Prennent la charge
20:10A moins d'avoir
20:11Effectivement
20:11Des organismes
20:12Qui couvrent ça
20:13Mais c'est quand même
20:13Les entreprises
20:14Qui à chaque fois
20:15Prennent la charge
20:16Au fur et à mesure
20:16Ça on n'en parle pas aussi
20:17Et les complémentaires santé
20:18C'est ça
20:18Donc c'est quand même
20:19Le coût économique
20:22Global
20:22Est encore plus élevé
20:23Mais il ne faut pas oublier
20:24Que le coût des entreprises
20:25C'est bien de rappeler
20:26Que les entreprises
20:27Effectivement
20:28Compensent
20:29En plus du salarié absent
20:30Pour les salariés
20:31Voilà
20:31Thomas Grébine
20:32Comment vous le trouvez
20:34Ce plan efficace
20:35Ou plutôt
20:36Mou du genou
20:38Pour parler clairement
20:39Ce qui me semble intéressant
20:41C'est qu'en fait
20:42On a une augmentation
20:43Pas seulement depuis le Covid
20:44Mais en fait depuis 2016
20:46Quand on prend
20:47Les arrêts maladie
20:48Plus les arrêts de travail
20:49C'est presque
20:50Un milliard d'euros par an
20:51En plus
20:52Chaque année
20:53Et ce qui explose
20:55En particulier
20:55Depuis la période Covid
20:57C'est les arrêts
20:58De courte durée
20:59Et qui prend surtout
21:00Ces arrêts de courte durée
21:02C'est chez les jeunes
21:03Oui
21:03Donc il y a un phénomène
21:04Spécifique
21:05Chez les jeunes
21:06Qui prennent
21:07De plus en plus
21:08D'arrêts de courte durée
21:09Maintenant quand on regarde
21:10Le coût total
21:11Des arrêts maladie
21:1270% du coût
21:14C'est
21:15Les arrêts de longue durée
21:17Et donc là
21:17Les arrêts de longue durée
21:18C'est un coût
21:19Qui est beaucoup plus important
21:20Et c'est un public
21:21Un peu différent
21:22Donc là on parle surtout
21:24Des maladies chroniques
21:25Qui jouent un rôle
21:26De plus en plus important
21:27On estime qu'en 2030
21:29Il y aura 40% des français
21:30Qui souffriront
21:31De maladies chroniques
21:33Donc on voit bien
21:34Les enjeux budgétaires
21:35Derrière
21:36Et il y a un autre facteur
21:38Qui augmente
21:39Très fortement
21:40C'est tout ce qui est
21:41Maladie mentale
21:42Oui
21:42Et notamment chez les jeunes
21:43Et notamment chez les jeunes
21:44Et ça il y a un coût
21:45Aujourd'hui c'est le deuxième
21:47Le deuxième contributeur
21:49Des arrêts maladie
21:50De longue durée
21:52Et ça c'est quelque chose
21:52Qui monte fortement
21:54Et donc ça
21:55Ça renvoie aussi
21:56Sur toutes les questions
21:57De malaise au travail
21:58Et ça c'est évidemment
21:59Vous parliez
21:59Est-ce que le plan
22:00Est suffisant
22:01Le plan ne traite pas
22:03Ces questions
22:04De mal-être au travail
22:05De prévention
22:05Les causes structurelles
22:07Qui font que depuis 10 ans
22:09Il y a une augmentation
22:10Chaque année
22:10Des maladies
22:11Donc il y a évidemment
22:12Une partie de personnes
22:13Qui ne jouent pas le jeu
22:16Mais je pense que
22:17Structurellement
22:18C'est pas ça
22:19C'est pas ça
22:20Aujourd'hui
22:21Le plus gros problème
22:23En tout cas
22:24D'un point de vue budgétaire
22:25Et c'est là
22:26On est beaucoup plus démuni
22:28Comment on fait face
22:29A ce mal-être au travail
22:31Comment on fait face
22:32A ces maladies mentales
22:33Qui sont de plus en plus fortes
22:35Ça vous fait réagir
22:36Sur mon compte twitter
22:37Arrobas le genre
22:38Avec des réactions
22:38Très différentes d'ailleurs
22:39C'est intéressant
22:40Vous avez Valence 83
22:41Qui nous dit
22:42Que l'explosion
22:43Des arrêts maladie
22:44Est le reflet de cette société
22:45Où l'éducation nationale
22:46Ne leur a demandé
22:47Aucun effort
22:48Pendant la scolarité
22:49Plus de devoirs
22:50Plus de notes
22:51Plus de sanctions
22:52Ils font pareil
22:53Face à leurs employeurs
22:55Comme à leurs professeurs
22:57Auparavant
22:57Et puis vous avez
22:59Davidia
22:59Fidèle auditeur
23:00Qu'on salue
23:01Davidia666
23:02Qui nous dit
23:02Il faudrait peut-être
23:03Améliorer les conditions
23:04De travail
23:05Aussi en France
23:06Par rapport au Danemark
23:07Par exemple
23:08Où il y a plus de télétravail
23:10Et où la journée
23:11Finit à 16h
23:12Donc on balance toujours
23:13Entre ces deux visions
23:14Et la vérité
23:15Sûrement entre les deux
23:16Entre le discours
23:19De cette jeunesse
23:20Qui ne veut plus
23:21Travailler
23:22Et qui se met
23:23Bien davantage
23:25En IJ
23:26Et puis d'autres
23:27Qui disent
23:27Il y a peut-être
23:27Un véritable malaise
23:28Avec le rapport
23:29Au travail
23:29En France aussi
23:30Une étude récente
23:30Le prouvait encore
23:31On est en Europe
23:32Ceux qui
23:34Nous sommes
23:35En Europe
23:36Ceux qui ont
23:36Le rapport au travail
23:37Le plus compliqué
23:39Karine Rouvier
23:40Vous en pensez quoi ?
23:41On fait un tour de
23:41J'en pense que
23:42Notre rapport au travail
23:43Il est à l'égal
23:45Du fait que les Français
23:46Arrallent tout le temps
23:46On n'est pas si mal dotis
23:47Que ça
23:48En tout cas
23:48Moi en tant qu'employeur
23:49Je trouve que c'est pas mal
23:49Et puis vraiment
23:50Il faut arrêter
23:50D'attaquer les jeunes
23:51Moi je trouve que
23:51C'est injuste pour eux
23:54Ils vivent sous pression
23:55Bien plus que nous
23:56Nous étions nous avant
23:58Ils ont des téléphones partout
23:59Ils sont pistés partout
24:00On leur demande d'être rapide
24:01On leur demande tellement de choses
24:02Que oui
24:03L'école n'a peut-être
24:04Pas fait son job
24:04Mais les employeurs
24:05Ont un rôle aussi
24:06A jouer vis-à-vis des jeunes
24:08Qui arrivent dans les entreprises
24:09D'ailleurs ça va être le sujet
24:10De tout à l'heure
24:10Il va y avoir moins ou moins de jeunes
24:11Donc qu'est-ce qu'on va en faire
24:12On va en parler de l'école
24:13Oui non je pense
24:14Le rapport au travail
24:15Est un peu délicat
24:15Mais je pense que
24:16Les entreprises ont aussi un rôle
24:17Et il y en a beaucoup
24:17Qui tiennent ce rôle quand même
24:19Rayad Nezard
24:20Mais aujourd'hui
24:20Les arrêts de travail
24:21On le touche du doigt
24:22Sont devenus dans certains cas
24:23Un mode de régulation
24:25Des relations professionnelles
24:28Et traduisent
24:28Ce mal-être au travail
24:29Et une forme d'échec
24:31Du monde du travail
24:31En France
24:32Si on se compare en tout cas
24:33A d'autres pays européens
24:34On ne va pas se comparer
24:34Aux Etats-Unis
24:35Ou à des pays
24:36Dans d'autres continents
24:37Mais si on se compare
24:38A d'autres pays européens
24:38On voit bien que
24:39Les relations de confiance
24:40Dans le monde professionnel
24:42Comme d'ailleurs
24:42Dans le monde politique
24:43Sont plus érodées
24:45Plus fragiles
24:45Dans notre pays
24:46Que dans d'autres sociétés
24:48Et d'ailleurs pour moi
24:48Ça ne touche pas
24:49Que les nouvelles générations
24:50Quand on regarde
24:50La hausse des arrêts de travail
24:51Elle est plus dynamique
24:53Chez les cadres
24:54Que chez les non-cadres
24:54Et là où elle est d'ailleurs
24:56Les plus dynamiques
24:57C'est chez les trentenaires
24:58Et pas chez la génération
25:00Qui vient d'entrer
25:01Sur le manager du travail
25:03Exactement
25:03Et donc de mon point de vue
25:05Il va falloir travailler
25:06Mais très sérieusement
25:07Et j'espère que ce sera
25:08Un des sujets de la présidentielle
25:09Au-delà des questions financières
25:11Budgétaires, économiques
25:12Qui sont importantes
25:13Il va falloir travailler
25:14Sur trois champs
25:15Le premier c'est repenser
25:16L'organisation du travail
25:18Répartir différemment
25:19La charge du travail
25:20Repenser
25:21Je suis désolé de le dire
25:21Mais l'équilibre
25:22Entre la vie professionnelle
25:23Et la vie privée
25:24On ne peut pas avoir
25:25D'un côté des discours politiques
25:26Où on dit
25:27Il faut faire des enfants
25:28Il faut encourager la natalité
25:29Il faut encourager la vie familiale
25:30Et puis de l'autre côté
25:31D'autres discours qui disent
25:32Oui mais il faut tout donner
25:33Pour le travail
25:33Ça doit être un équilibre
25:34Est-ce qu'on est encore
25:36Dans une logique
25:37De il faut tout donner
25:38Au travail ou à l'entreprise
25:39Dans certains secteurs d'activité
25:40Oui en partie
25:41Pas partout
25:42Mais dans certains secteurs d'activité
25:43Oui
25:43Le deuxième champ
25:44C'est la place des salariés
25:46Dans l'entreprise
25:46Il faut qu'on travaille
25:47Ça vaut d'ailleurs
25:48Je dis dans l'entreprise
25:49Ça vaut de même
25:50Pour les administrations publiques
25:51Il faut travailler sur
25:52La reconnaissance
25:53Sur l'écoute
25:54Des choses simples
25:55Comme la circulation
25:56De l'information
25:57Dans un collectif de travail
25:58Vous avez de plus en plus
26:00D'arrêts de travail
26:01Qui sont motivés
26:01Par une relation conflictuelle
26:03Entre collègues
26:03Ou entre un collègue
26:04Et la hiérarchie
26:05Et puis le troisième facteur
26:07C'est travailler sur
26:08Le sens du travail
26:09Redonner de la qualité
26:10Au travail
26:11Redonner du sens
26:12Alors qu'on a l'automatisation
26:13Et il y a qui sont partout
26:14Il y a des métiers
26:15Dont le cœur de métier
26:17Doit évoluer
26:18Et que les Français
26:19J'en termine par là
26:20Puissent retrouver
26:21Une valeur
26:22Qui leur est chère
26:22En réalité
26:23Contrairement à ce qu'on peut
26:24Parfois entendre
26:24C'est l'amour du travail
26:25Bien fait
26:26Mais aujourd'hui
26:27Il est perdu
26:27Dans beaucoup de secteurs
26:28D'activité
26:29Thomas Grévin
26:30Je pense qu'il y a un quatrième
26:32Thème
26:32Je suis d'accord
26:32Avec ce qui a été dit
26:33Mais pour la présidentielle
26:34C'est aussi
26:35Malgré tout
26:35Les enjeux budgétaires
26:37C'est-à-dire que là
26:38On a une hausse
26:39Tendancielle
26:40De ces arrêts de travail
26:42Je ne vois pas bien
26:42Ce qui va
26:44Les freiner
26:45Aujourd'hui
26:46Ça représente
26:47Autour de 6-7%
26:50Des dépenses
26:51De l'assurance maladie
26:54Mais de nouveau
26:56Quand on prend
26:56De façon plus large
26:57Notamment quand on évoque
26:59Le cas des maladies chroniques
27:01Ce qu'il faut voir
27:01C'est qu'aujourd'hui
27:02Par exemple
27:02Les affections
27:03Longue durée
27:04En termes de remboursement
27:06C'est autour
27:07De 115 milliards par an
27:08Donc c'est 60%
27:09Des remboursements
27:11De l'assurance maladie
27:13Donc les arrêts de travail
27:15C'est 6%
27:16Les affections
27:17Longue durée
27:18C'est 60%
27:19Et si en 2030
27:21Il y a 40%
27:21Des français
27:22Qui sont atteints
27:22De maladies chroniques
27:24Ça veut dire
27:24Que ces dépenses
27:25Ne vont faire
27:26Qu'augmenter
27:27Donc il y a véritablement
27:28Un enjeu majeur
27:29Dans les années qui viennent
27:31La politique de santé publique
27:32Aussi pour freiner
27:33Ces maladies chroniques
27:34Bien sûr
27:34Mais in fine
27:36Il y a quand même
27:36Un enjeu majeur
27:37C'est comment on fait
27:38Pour financer
27:39La protection sociale
27:40Dans les années
27:42Qui viennent
27:42Et ce qui va renvoyer
27:44Aussi sur le débat
27:44Sur l'école
27:45C'est où on fait
27:46Où on fait les choix
27:47Est-ce qu'on fait les choix
27:49En fait
27:49De facto
27:50Sur les seniors
27:52Parce que quand on parle
27:53Parce que quand on parle
27:53D'affection longue durée
27:54Quand on parle
27:54De dépenses
27:55De retraite
27:56Qui sont 2 à 3 points
27:57Plus élevées
27:57Que chez nos voisins
27:59Et quand on parle
28:00Malgré tout
28:00En termes de
28:02De masse budgétaire
28:04Des arrêts maladie
28:07On parle quand même
28:08Des catégories d'âge
28:09Un peu plus âgées
28:10Donc il y a un choix
28:11Est-ce qu'on privilégie
28:12Dans notre société
28:14Les plus anciens
28:15Pour le dire
28:16Ou est-ce qu'on privilégie
28:18Est-ce qu'on privilégie
28:19Davantage les jeunes
28:20Et donc ça
28:21On va revenir
28:21Sur le débat
28:22Sur l'éducation
28:22Mais in fine
28:23Derrière tout ça
28:24Il y a ce débat
28:25Il me semble fondamental
28:26Sur quelle société
28:27On veut avoir
28:28Dans les années
28:29Ou les décennies
28:30Qui viennent
28:30Une alternance
28:31Me rappelle sur Twitter
28:32Un papier BFM
28:33Qu'on avait publié
28:34Il y a un an
28:35A peu près
28:36Où on rappelait
28:37Que la France
28:37Était loin d'être
28:38Le premier des pays européens
28:41En termes d'absentéisme
28:42Au travail
28:43L'Allemagne
28:44Est très largement
28:46Devant nous
28:46La Lettonie
28:48La République Tchèque
28:49Des pays comme l'Espagne
28:50La Slovénie
28:51Les Pays-Bas
28:51Ou le Luxembourg
28:52Ont tous
28:53Selon l'OCDE
28:54Des nombres moyens
28:55De jours d'arrêt
28:56Maladie
28:57Supérieurs
28:58A la France
28:59Quand on se compare
29:00Parfois
29:01On se console
29:02Allez on se retrouve
29:02Après une courte pause
29:04Publicitaire
29:05On se retrouve dans une minute
29:06Pour parler
29:06Premier mai
29:08Travail
29:08Faut-il supprimer
29:09Le premier mai
29:10Ce sera le troisième débat
29:12Et puis on va finir
29:12Par l'école
29:13Effectivement
29:13Face à la bombe démographique
29:15A tout de suite
29:21BFM Business
29:22Et la Tribune
29:23Présente
29:24Les experts
29:25Raphaël Lejean
29:27Allez on est de retour
29:28Pour la seconde partie
29:29De l'émission
29:30Il est 10h31
29:30Vous êtes toujours en direct
29:31Sur BFM Business
29:33C'est les experts
29:34Avec Karine Rouvier
29:35PDG
29:35D'Europe Amiante
29:37Et du domaine
29:38De Léo
29:39Thomas Grébine
29:39Responsable du programme
29:40Macro-économie
29:41Et finances internationales
29:43Au CEPI
29:43Et Ryan Nezard
29:45Professeur à Sciences Po
29:47On va parler
29:48Premier mai
29:49Faut-il supprimer
29:50Le premier mai
29:52C'est la question
29:54Polémique
29:55Qui va être posée
29:56Cet après-midi
29:57A nos députés
29:58L'ambiance risque
29:59D'être chaude
30:00Sur les bancs
30:00De l'Assemblée nationale
30:02C'est le groupe
30:03Renaissance
30:03Qui va présenter
30:05Une proposition de loi
30:06Qui était déjà passée
30:07Au Sénat
30:08L'année dernière
30:09En réalité
30:12Pour assouplir
30:14Le travail
30:16Le dimanche
30:17Une honte
30:18Dénonce
30:18Sophie Binet
30:20De la CGT
30:21Marie-Lise Léon
30:21De la CFDT
30:22A dit tout le mal
30:23Qu'elle pensait
30:23De la mesure
30:25Aussi
30:25Allez Ryan Nezard
30:26Je commence avec vous
30:27Qu'est-ce qu'elle contient
30:28D'abord cette proposition
30:29De loi
30:29Pourquoi on demande
30:31À assouplir
30:31Les conditions d'embauche
30:33Le 1er mai
30:34Et pour qui
30:35Alors aujourd'hui
30:36Le 1er mai
30:37C'est un jour
30:37Non seulement férié
30:38Il y a 11 jours fériés
30:39En France
30:39Comme vous le savez
30:40Mais c'est en plus
30:41Un jour
30:42Et c'est le seul
30:43Où les salariés
30:44N'ont pas le droit
30:45De travailler
30:45J'ai bien les salariés
30:46Et ce qui fait
30:47Que vous avez
30:48Aujourd'hui
30:48Des secteurs d'activité
30:50Qui sont ouverts
30:51Le dimanche
30:51Qui peuvent ouvrir
30:52Le dimanche
30:52Avec des salariés
30:53Qui peuvent travailler
30:54Le dimanche
30:55Toujours sur la base
30:55Du volontariat
30:56Avec une majoration
30:58De salaire
30:58Et un repos compensatoire
30:59Mais qui ne peuvent pas
31:00Travailler le 1er mai
31:01Même si ça tombe
31:01Un jour de semaine
31:02Et c'est ce sujet là
31:04Qui est pointé
31:04Par cette proposition de loi
31:05Ça représente
31:07Alors selon
31:07Le périmètre qu'on choisit
31:09Entre 400 000
31:10Et 1 400 000 salariés
31:12En France
31:12C'est des secteurs
31:13Comme la boulangerie
31:14La jardinerie
31:15C'est
31:16Y compris même
31:17Les théâtres
31:18Les cinémas
31:19Les fleuristes
31:20Bien sûr
31:20Et donc
31:21C'est cette spécificité là
31:24Qui est
31:26Visée
31:27Par la proposition de loi
31:28Je dis par ailleurs
31:29Spécificité
31:30Parce que
31:30En fait
31:31Quand on regarde
31:32Dans l'Union Européenne
31:32Il n'y a que 3 pays
31:34Qui ne permettent pas
31:35Aux salariés
31:35De travailler le 1er mai
31:36La France
31:37L'Espagne
31:38Et la Pologne
31:38Par ailleurs
31:39En Espagne
31:40Dans certaines régions
31:41C'est permis
31:41Il y a des exceptions
31:42Et en Pologne
31:42Dans certains secteurs
31:43C'est permis
31:44Il y a des exceptions
31:44Donc en fait
31:45La France
31:45C'est essentiellement
31:46Le seul pays
31:46Dans lequel
31:47C'est assez largement
31:48Interdit de travailler
31:49Pour les salariés
31:50Le 1er mai
31:51Alors ce que disent
31:52Les syndicalistes
31:53Et d'ailleurs
31:53C'est la journée internationale
31:55Du travail
31:55Par le sang
31:57Mais ce que disent
31:59Les syndicalistes
32:00Est pas complètement faux
32:01Au sens où
32:03Une boulangerie
32:04Par exemple
32:04Peut ouvrir
32:05Le 1er mai
32:06Mais il n'y a que le gérant
32:07Qui a le droit de travailler
32:08Ou alors
32:09Avec des proches
32:09Qui ne sont pas rémunérés
32:10Donc si je peux me permettre
32:12C'est un tout petit peu hypocrite
32:13Comme situation
32:14Et il faut revenir
32:15Je termine par là
32:16Sur historiquement
32:17D'où vient le 1er mai
32:18Le 1er mai
32:19C'est un jour
32:20Qui est obligatoirement chômé
32:21En France
32:21Depuis la Libération
32:22Mais en fait
32:23C'est un jour férié
32:24Et ça restera un jour férié
32:26Même avec cette proposition de loi
32:27Depuis plus longtemps
32:28C'était le congrès
32:29De la deuxième internationale
32:31Socialiste en 1889
32:32Qui avait souhaité faire
32:34De la journée
32:34Du 1er mai
32:35La journée internationale
32:36Des travailleurs
32:37Et c'est devenu
32:37Donc un jour férié
32:38En 47 en France
32:39Et pourquoi
32:40Ce 1er mai
32:41Parce qu'en 1886
32:43A Chicago
32:44Aux Etats-Unis
32:45Donc ce qui peut paraître étonnant
32:46Que ça vienne des Etats-Unis
32:48Il y avait une grande manifestation
32:51A l'époque
32:51C'était la semaine de 60 heures
32:52Et la revendication
32:54Des travailleurs
32:55C'était de ne pas travailler
32:56Plus de 8 heures par jour
32:57Et à Chicago
32:58Cette manifestation
32:59S'était terminée dans le sang
33:01Puisqu'il y avait eu 12 morts
33:02Et 130 blessés
33:03Et c'est ce traumatisme
33:04Cette mémoire-là
33:05Qui a fait du 1er mai
33:06A juste titre
33:07Un emblème
33:07De droit des travailleurs
33:08Simplement depuis
33:09Les conditions de travail
33:10Ont fort heureusement
33:11Beaucoup évolué
33:11On ne vit plus tout à fait
33:12Dans le même monde
33:13Et on voit bien
33:14Qu'il y a aussi
33:15Une demande économique
33:16Et sociale
33:17Pour libérer l'activité
33:18Ben oui
33:18Les français ont
33:20Moi ce mot
33:21L'interdiction
33:22Aux gens
33:23De travailler
33:24Cette phrase
33:24Me semble
33:25Parfaitement lunaire
33:26Ce que veulent les français
33:27Aujourd'hui
33:28C'est du pouvoir d'achat
33:28Caroline Rouvier
33:29Vos salariés
33:30Je ne sais pas s'ils travaillent
33:31Pour certains
33:32Le 1er mai
33:33Mais si on leur propose
33:35D'être payés double
33:36Est-ce qu'ils seraient forcément
33:37Vous allez avoir des contrôles
33:38C'est exactement
33:39Ce que j'étais en train de dire
33:41Je me dis
33:41Si je réponds oui
33:42Ben non
33:43Non non
33:44On ne travaille pas le 1er mai
33:45Mais effectivement
33:46Tout le monde
33:47Dans son entourage
33:47Des gens qui sont forcés
33:48De travailler le 1er mai
33:49Les milieux hospitaliers
33:50Etc
33:51Oui le pouvoir d'achat
33:52C'est important
33:52Bien sûr que les gens
33:54Qui sont
33:55Comme le dimanche
33:55Ceux qui sont volontaires
33:56Le dimanche
33:57Le 1er mai
33:58Pas le 1er mai
33:58Peu importe
33:59Cette interdiction
34:00Je pense que c'est
34:00Une espèce de vieille
34:03Vieille routine
34:04Qu'on nous remet
34:04Tous les ans
34:05On nous explique
34:06Que le 1er mai
34:06Travailler
34:07Pas travailler
34:07J'ai envie de vous dire
34:08Aujourd'hui
34:08Le principal
34:09Ce n'est pas tellement
34:09Le 1er mai
34:10Est-ce qu'on peut
34:11Travailler sur la flexibilité
34:12Du travail
34:12Est-ce qu'on peut
34:13Permettre aux gens
34:14D'avoir un peu plus
34:14De télétravail
34:15Est-ce qu'on peut
34:16Organiser les journées
34:17De travail différemment
34:18On voit par exemple
34:18C'est un petit détail
34:20Mais en Ile-de-France
34:21On est blindé
34:22Avec les embouteillages
34:22Est-ce qu'on ne peut pas
34:24Accepter de travailler différemment
34:25Il y a effectivement
34:26Un vrai problème de société
34:27Sur comment est-ce qu'on respecte
34:29La vie privée
34:29Et la vie pro
34:30Pour moi le 1er mai
34:31C'est vraiment pas un sujet central
34:32Je pense qu'on nous a lancé ça
34:33Juste un peu avant
34:34Là le 1er mai
34:35On s'est dit
34:35Tiens comme il y a la guerre
34:36On va essayer de leur envoyer
34:37Un petit truc un peu sympa
34:38Pour les occuper
34:39Donc voilà
34:39Non mais alors on peut dire
34:40Ça va nous occuper
34:40La promotion de loi
34:41Elle a été déposée avant
34:42Elle a été déposée avant
34:43Et le Célocien
34:44L'a déjà examiné
34:46L'année dernière
34:47C'était suite à une polémique
34:48Qui avait éclaté
34:50Après quelques contrôles
34:51D'inspecteurs du travail
34:52Sur des boulangeries
34:54Sur des fleuristes
34:55Ils avaient été
34:55Un petit peu raides
34:56Ce qu'on expliquait
34:58L'année dernière
34:59Au sein de l'exécutif
35:01En off
35:02C'était que
35:02En réalité
35:03Tous les ans
35:04On laisse à peu près bosser
35:06Les fleuristes
35:07Comme les boulangers
35:07Et qu'on avait eu là
35:09Juste 4-5 inspecteurs du travail
35:11Un peu zélés
35:11Qui avaient fait
35:12Un peu trop bien
35:14Leur boulot
35:14C'est aussi l'occasion
35:16Pour Renaissance
35:16De continuer
35:17A séduire les milieux économiques
35:19Je rappelle que
35:20Gabriel Attal
35:20A accueilli
35:21157 entreprises
35:22Des ETI
35:24La semaine dernière
35:25Thomas Grébine
35:26C'est une bonne ou mauvaise idée
35:27Cette PPL ?
35:28Non je pense pas
35:29Que ce soit une très bonne idée
35:29Parce que c'est un enjeu
35:30Qui est avant tout
35:31Symbolique
35:32Je pense qu'il n'y a
35:32Aucun impact économique
35:34L'INSEE avait estimé
35:37Qu'un jour férié
35:39Ça coûte
35:401,5 milliard d'euros
35:43Donc c'est 0,06%
35:47Vous dites inversement
35:48Ça rapporterait
35:491,5 milliard à 2 milliards d'euros
35:51Si on travaillait
35:52Si on supprimait un jour
35:53Je pense
35:53C'est un peu
35:54Le dernier des tabous
35:55Puisque maintenant
35:56On peut travailler le dimanche
35:58On peut considérer
35:58Que c'est une très bonne chose
35:59Et le 1er mai
36:00C'est un peu
36:01Le dernier emblème
36:03Symbolique
36:04Qui résiste
36:05Donc on comprend
36:05Du point de vue
36:06De la CGT
36:07Qu'elle en fait
36:09Un peu un totem
36:10Après moi je pense
36:11Que comme c'est pas
36:11Un enjeu macroéconomique
36:14Il faut pas non plus
36:16Passer trop de temps dessus
36:17Parce que le risque
36:18C'est de passer
36:18Beaucoup de temps
36:19On va changer le sujet
36:20C'est ça
36:20Non mais c'est révélateur
36:22On a parlé beaucoup
36:24De l'attaque Zuckmann
36:26On aurait pu
36:28Parler
36:29Est-ce qu'il faut taxer
36:30Les profiteurs de guerre
36:31Type Total
36:32Donc il y a chaque fois
36:33Un peu des enjeux
36:34Très symboliques
36:35Qui focus
36:37Le débat
36:38Mais d'un point de vue
36:40Budgétaire
36:40Et d'un point de vue
36:42Macroéconomique
36:42C'est relativement
36:43Marginal
36:44Et donc si
36:45On avait en tête
36:46Les grands ordres
36:48De grandeur
36:48Par exemple
36:49La suspension
36:50De la réforme
36:51Des retraites
36:53En 2026
36:54Ça va être autour
36:55De 2 milliards
36:56Donc on peut dire
36:57Que c'est à peu près
36:57Le coût
36:58Pour le coup
36:58C'est à peu près
36:59Le coût
37:00Du 1er mai
37:01Mais voilà
37:02Je pense que
37:03Ce qui est important
37:03C'est l'enjeu idéologique
37:04Effectivement
37:05Est-ce qu'on veut
37:06Laissez bosser
37:07Les gens
37:08Ou pas
37:08Oui bien sûr
37:09Non non bien sûr
37:11Et c'est limité
37:12Et c'est sur le volontariat
37:13Alors c'est une vraie question ça
37:14Ce que disent
37:15Marie-Lise Léon
37:16Et Sophie Binet
37:17C'est qu'il n'y a pas
37:18De volontariat
37:18En réalité
37:19Il y a un lien
37:20De subordination
37:21Du salarié
37:22Au chef d'entreprise
37:23Qui fait que le salarié
37:24N'a pas vraiment le choix
37:25Elles ont raison ou pas
37:26Rien n'est ça ?
37:26En fait c'est difficile à dire
37:28Mais quand
37:28Je crois que c'était
37:29L'IFOP
37:30Un institut de sondage
37:31Qui avait essayé
37:31De regarder il y a quelques années
37:32Par rapport au travail du dimanche
37:35Si les salariés
37:36Travaillaient le dimanche
37:37Parce qu'ils subissaient
37:37Une pression
37:38Il y avait très peu de salariés
37:40Qui le déclaraient comme tel
37:41En revanche
37:41La plupart
37:42C'est ce que
37:43Vous disiez tout à l'heure
37:44La plupart
37:45Dissent travailler
37:45Pour des raisons financières
37:47Pour gagner davantage
37:48Et pas forcément
37:49Par souhait
37:50D'aller au travail
37:51Spécifiquement le dimanche
37:52Donc c'est sûr
37:53Que si on laissait
37:53La possibilité
37:54De choisir de travailler
37:55Ou pas travailler
37:56Beaucoup de personnes
37:57Choisiraient de pas travailler
37:58Mais elles le font
37:59Pour des raisons
38:00Essentiellement financières
38:01Qui se comprennent
38:02Qui se comprennent
38:03D'autant mieux
38:03Je t'aime pas là
38:04Que c'est
38:06Peut-être qu'on l'oublie
38:06Mais le 1er mai
38:07Est payé aujourd'hui
38:08Les jours fériés
38:09Sont rémunérés
38:10Là ce dont il s'agit
38:11C'est de permettre
38:12A ces salariés
38:13De travailler le 1er mai
38:15Et d'avoir une double
38:16Rémunération ce jour-là
38:18Karine Rouvier
38:19Et puis ensuite Thomas
38:19Mais Karine Rouvier
38:20La chef d'entreprise
38:22Sur ce rapport
38:24Du salarié
38:25Au chef d'entreprise
38:26Ça dépend des chefs d'entreprise
38:28Oui oui
38:28Le sujet est vaste
38:29Et chaque chef d'entreprise
38:30Va gérer ça
38:31Comme il l'entend
38:32Mais je suis assez d'accord
38:33Sur le fait que
38:34Les salariés
38:35Ce qu'ils veulent
38:36Surtout aujourd'hui
38:36Avec la baisse du pouvoir d'achat
38:37Ce qu'ils veulent
38:38C'est effectivement gagner plus
38:39Et le 1er mai
38:40Est vraiment une belle occasion
38:41D'avoir un peu plus d'argent
38:42C'est clair
38:44Mais moi en tout cas
38:45Je n'ai pas l'impression
38:46Que les chefs d'entreprise
38:48Soient vraiment dans
38:49L'obligation
38:50De faire travailler les gens
38:51Absolument
38:51Les faire venir par obligation
38:53J'entends les statistiques
38:55Que vous évoquez
38:55Je pense qu'effectivement
38:56Il n'y a pas d'obligation
38:57Majeure absolue
38:58Et moi je vois les jours fériés
39:00On travaille les autres
39:01Jours fériés
39:01Pas le 1er mai
39:02J'ai toujours beaucoup
39:03De volontaires
39:03Qui acceptent de venir
39:04Parce que c'est payé plus
39:05Ce n'est pas juste
39:06Parce qu'ils ont envie
39:06De bosser ce jour-là
39:07Mais voilà
39:07Et c'est une réalité économique
39:09De toute façon
39:09Les gens ont besoin
39:10De plus d'argent
39:11Thomas Gabine
39:12Il y a aussi un problème
39:13D'attractivité de ces métiers
39:14On parle de la boulangerie
39:16On peut parler aussi
39:17De la restauration
39:19C'est des métiers
39:20Où en particulier
39:21Depuis le Covid
39:23Il y a eu beaucoup de problèmes
39:24Pour embaucher
39:25Il y a des turnovers
39:26Qui sont assez importants
39:27Et une des problématiques
39:29Dans ces métiers
39:31C'est justement
39:31Comment vous arrivez
39:32A concilier votre vie personnelle
39:34Et votre vie familiale
39:36C'est ce qui explique
39:37Notamment qu'une partie
39:38Des restaurants
39:40En région parisienne
39:41Sont fermés maintenant
39:43Le week-end
39:45Parce que les cadres
39:46Partent dans leur résidence
39:48Secondaire le week-end
39:49Et que
39:49C'est plus difficile
39:52Aussi de trouver
39:53De la main d'oeuvre
39:55Qui accepte
39:56De travailler
39:57Le week-end
39:58Et donc il y a un moment
39:59On se retrouve aussi
40:00Un peu devant
40:00Cette contradiction
40:02C'est que c'est vrai
40:02Que d'un point de vue
40:03De l'activité économique
40:04Ça paraît
40:06Une bonne chose
40:07De travailler
40:08Le 1er mai
40:09Même si c'est un apport
40:10Macro-économique
40:11Assez faible
40:12Mais en même temps
40:13Il y a cette question
40:14Comment on fait
40:15Pour attirer
40:16Et maintenir
40:16L'attractivité
40:17De ces métiers
40:18Et ça on voit bien
40:18Que c'est justement
40:20Les métiers
40:21Qui ont le plus de mal
40:22À attirer aujourd'hui
40:23C'est ceux qui potentiellement
40:24Pourraient faire travailler
40:26Le 1er mai
40:26Donc oui évidemment
40:27Il y a une question
40:28Du pouvoir d'achat
40:29Qui est fondamentale
40:30Mais en même temps
40:31On voit bien
40:32Que si vous êtes
40:33Une famille monoparentale
40:34Une mère seule
40:35Avec deux jeunes enfants
40:36Ce qui est quand même
40:37Malgré tout
40:37Souvent quand vous allez
40:38Dans une boulangerie
40:39C'est un peu souvent
40:40Le type de salarié
40:44Ça pose évidemment
40:45Un problème
40:46Quand vous travaillez
40:47Le dimanche
40:48Même si c'est
40:48Une rémunération
40:49Supplémentaire
40:50Et a fortiori
40:51Le 1er mai
40:52Donc on voit bien
40:52Qu'il y a un peu
40:53Ces deux problématiques
40:54Qui se percutent
40:56Bon et pendant
40:57Que nous discutons ensemble
40:58Sophie Binet
40:59Est devant l'Assemblée nationale
41:01Et dénonce
41:02Un passage en force
41:03Qui se paiera
41:04Très cher
41:05Dit la secrétaire générale
41:07De la CGT
41:09Alors que
41:10Les députés
41:11S'apprêtent à
41:12Étudier
41:13Examiner
41:13Cette proposition
41:15De loi
41:15Un dernier
41:17Tour de table
41:18Sur une question bête
41:18On a la question
41:19Du 1er mai
41:19D'accord
41:20Sur la question
41:21De la quantité
41:21De travail global
41:22En France
41:23J'en parlais ce matin
41:25Dans la matinale
41:26On est quand même
41:27On travaille
41:28Une à deux semaines
41:29De moins
41:29Que les Allemands
41:306 à 8 semaines
41:32De moins
41:32Que les Américains
41:33Et la Chine
41:34Où c'est parfaitement illégal
41:36Mais la norme
41:37Devient la semaine de travail
41:38A 70-72 heures
41:40On bosse
41:41Moitié moins
41:42Dans l'année
41:43On n'a pas
41:44Est-ce qu'on n'a pas
41:44Un problème global
41:45De production
41:46Quand même
41:47En France
41:48De quantité
41:49De travail
41:50Par rapport
41:50A toute la compétition
41:52Internationale
41:53Ryan Neza
41:53Mais le premier problème
41:54En France
41:55C'est le taux d'emploi
41:56Des jeunes
41:56Et le taux d'emploi
41:57Des seniors
41:57Et on sait très bien
41:58Pourquoi
41:58Parce que
41:59Le niveau de formation
42:00On va en parler
42:01En parlant de l'école
42:02Des jeunes
42:03Qui arrivent
42:03Sur le marché
42:04De l'emploi
42:05Et pas adaptés
42:07Aux emplois
42:07Qui se créent
42:08Et aux perspectives
42:10Professionnelles
42:10Qui peuvent trouver
42:11C'est notamment le cas
42:12Des jeunes qui sortent
42:13De lycées professionnels
42:14Où on sait
42:14Qu'il y a des
42:15Parfois
42:16Si vous prenez une classe
42:17Vous avez un jeune sur 4
42:18Voir un jeune sur 3
42:19Qui ne va pas trouver
42:20D'emploi
42:21Même plusieurs années
42:22Après
42:22Et ensuite
42:23Du côté des seniors
42:24On sait très bien
42:25On en a débattu ici
42:26Plusieurs fois
42:26C'est la question
42:27De l'âge de départ
42:28A la retraite
42:28Et donc
42:29On ne peut pas
42:30D'un côté
42:31J'aimerais souligner
42:33L'exception française
42:35Qui consiste à dire
42:36Que par rapport
42:36A l'Allemagne
42:37Par rapport
42:37A d'autres pays
42:38Les français
42:40Collectivement
42:40Attention
42:40Ce n'est pas
42:41Chaque français
42:42Collectivement
42:43Travaillent moins
42:43Et donc
42:44Produisent moins
42:45Et donc
42:45Ont moins de ressources
42:46Pour financer
42:47Des services publics
42:48De qualité
42:48Pour avoir du pouvoir
42:50D'achat
42:50Améliorer leur qualité de vie
42:51Et dans le même temps
42:52Pas faire les réformes
42:53Pour l'emploi des jeunes
42:54Ou pour l'emploi des seniors
42:55Il faut être un petit peu cohérent
42:57C'est vrai qu'on ne l'a pas
42:58Toujours été
42:58Ces dernières années
42:59Thomas Grébine
43:00Non je suis d'accord
43:01Je pense que le principal enjeu
43:02Et on dirait
43:03La principale réussite
43:04Depuis 10 ans
43:05C'est d'avoir réussi
43:05A augmenter
43:06Le taux d'emploi
43:07De près de 5 points
43:09Après il reste de la marge
43:11Par rapport
43:12A l'Allemagne
43:13On est presque
43:14Encore à 10 points d'écart
43:15En termes de taux d'emploi
43:17Par rapport à l'Allemagne
43:18Et ça c'est évidemment
43:19Sur les seniors
43:20Oui
43:20Et ça c'est évidemment
43:22Un enjeu majeur
43:23D'un point de vue macroéconomique
43:24Et puis l'autre enjeu
43:26C'est la production
43:27Qui est évidemment
43:28Liée en partie
43:29Au taux d'emploi
43:30Mais qui est aussi
43:31Liée à la désindustrialisation
43:32Et à la perte
43:33De compétitivité
43:34De l'économie française
43:35Européenne
43:36On ne va pas refaire
43:37Ce débat
43:37Bon on peut passer
43:39Une émission spéciale
43:40Moi je n'ai pas une vue macro
43:40Comme ces messieurs
43:41Merci beaucoup
43:41C'est très intéressant
43:42Moi je voulais juste
43:43Revenir sur l'idée
43:44Du 1er mai
43:44Avec une casquette
43:45De chef d'entreprise
43:45Moi je pense que c'est
43:47Un faux débat
43:47Étant donné que
43:48La plupart des entreprises
43:49À qui on va peut-être
43:50Laisser la possibilité
43:51D'ouvrir le 1er mai
43:52Vont devoir payer double
43:53Leur salarié
43:54Donc faire un chiffre d'affaires
43:55Si possible double aussi
43:56Parce que sinon
43:57On va se retrouver
43:58Avec des entreprises
43:58Qui vont ouvrir
43:59Pour perdre de l'argent
44:00Donc ça va être
44:01Très très très peu
44:02D'entreprises in fine
44:03Parce que la condition
44:05Étant de faire
44:05Un double chiffre d'affaires
44:06Parce que si en France
44:07On pouvait faire
44:08Le même chiffre d'affaires
44:09Et payer double les salariés
44:10Ça se saurait
44:11Et on serait tous
44:11Bien contents
44:12Les chefs d'entreprise
44:13De pouvoir mieux
44:13Payer nos salariés
44:14Donc voilà
44:15Je voulais juste te dire
44:15Par rapport à ça
44:16C'est un pchit à mon avis
44:17C'est vraiment très anecdotique
44:19Très bien
44:20Affaire conclue
44:21Faut-il assouplir le 1er mai ?
44:23Ça c'est fait
44:24Le dernier débat
44:25C'est sur l'école
44:26Allez
44:27Il nous reste
44:27Une grosse dizaine de minutes
44:28Il est 10h46
44:29Vous êtes toujours en direct
44:30Sur BFM Business
44:32Vous écoutez les experts
44:33Merci pour cela
44:35École commence à adapter
44:36Au déclin de la démographie
44:38Ces chiffres sont
44:40Spectaculaires
44:40La bombe démographique
44:41On n'en parlait pas beaucoup
44:42On en parle quand même
44:43De plus en plus
44:43Le sujet est en train d'arriver
44:44Dans le débat public
44:45Et c'est tant mieux
44:46500 000 élèves
44:47Vont disparaître
44:48Des classes
44:49
44:50Sur ce quinquennat
44:51Entre 2022
44:52Et 2027
44:53Et l'éducation nationale
44:55Vient de sortir
44:56D'autres chiffres
44:57D'ici 2035
44:58C'est 1,7 million
45:01D'enfants
45:02Qui vont quitter
45:03Les bancs
45:04De l'école
45:04Une baisse de 14%
45:06Qui va jusqu'à
45:07Moins 30%
45:09A Paris
45:102035
45:11C'est demain
45:12Ces chiffres sont absolument
45:14Spectaculaires
45:15Ryan Nezard
45:16Comment on s'adapte
45:17A un tel changement ?
45:18Cette baisse du nombre
45:19D'élèves à l'école
45:20C'est le corollaire mécanique
45:21De la baisse de la natalité
45:22Vous l'avez dit
45:231,7 million d'élèves
45:25En moins
45:25D'ici 2035
45:27Alors face à cela
45:28Il y a deux scénarios
45:29Un peu extrêmes
45:29Je pense que
45:30Il ne faudra pas choisir
45:32Ces scénarios extrêmes
45:32Mais je les expose quand même
45:33Le premier c'est
45:34D'avoir massivement
45:36Moins de professeurs
45:37Dans les classes
45:38Pour traduire
45:39Cette baisse du nombre d'élèves
45:40Ça voudrait dire
45:41A peu près
45:4170 000 professeurs
45:42Non remplacés
45:43D'ici 2035
45:45Si on traduit
45:46En termes
45:47Le ministre de l'éducation nationale
45:48Par même de 100 000 profs
45:49Il dit
45:49Il y a 800 000 profs
45:50Une baisse de 14%
45:51C'est 100 000
45:53Mais la réalité
45:54Des établissements
45:55Et des écoles
45:55Fait qu'on ne peut pas
45:56Supprimer proportionnellement
45:58Autant de profs
45:58Mais en tout cas
45:5970 000
46:00Postes d'enseignants
46:01Ça veut dire qu'on va
46:04Réduire massivement
46:04Le nombre de postes
46:05Ouverts au concours
46:06Que ça va être encore
46:07Moins attractif
46:07Etc
46:08Donc c'est probablement
46:09Pas souhaitable
46:09Deuxième scénario extrême
46:11D'avoir
46:12Autant de professeurs
46:13Dans les classes
46:14Mais
46:15Moins d'élèves
46:15Donc ça voudrait dire
46:16Par exemple
46:17Que dans le primaire
46:18Dans les écoles
46:19Maternelles
46:20Dans les écoles élémentaires
46:21On aurait
46:21En moyenne
46:22Je dis en moyenne
46:23Parce qu'il y a toujours
46:23Des plus et des moins
46:2418 élèves par classe
46:26En 2035
46:27Ce qui serait pour le coup
46:28Moins que la moyenne européenne
46:29Alors qu'aujourd'hui
46:30On est au-dessus
46:31Je pense que la réalité
46:32Sera entre les deux
46:33Il ne faut pas être
46:35Je pense qu'il ne faut pas
46:35Trop dramatiser
46:36Cette question
46:37De la démographie
46:38A l'école
46:39C'est un corollaire
46:39De la natalité
46:40En revanche
46:41Il faut du point de vue
46:42Des pouvoirs publics
46:43Le prendre comme une opportunité
46:44Pour transformer
46:46Ce service public
46:47Qu'est l'éducation nationale
46:48Je vais prendre simplement
46:51Quelques comparaisons
46:52Un pays comme le Portugal
46:53Au cours de la décennie 2000
46:55Et de la décennie 2010
46:56En 10 ans
46:57A fait des réformes
46:58Qui lui ont fait progresser
46:59Quasiment de 30 points
47:00Dans les classements PISA
47:02Notamment en mathématiques
47:03Ah bah analyse en place
47:03Suivre
47:04Parce que nous on n'avait pas baissé
47:05Depuis 10 ans
47:05Absolument
47:07Un état aux Etats-Unis
47:08Comme le Mississippi
47:09Qui était avant-dernier
47:10Sur les 50 états américains
47:11En lecture par exemple
47:13A fait des réformes
47:14Là aussi en 10 ans
47:15Et est devenu
47:16Alors ils ne sont pas les premiers
47:17Mais est devenu 21ème état
47:19Sur 50
47:19Ce qui veut dire
47:20Que quand on réforme
47:21Son système éducatif
47:22On peut produire
47:23A l'échelle d'une décennie
47:25Des résultats
47:26Or il se trouve
47:26Qu'on va justement
47:27Vivre cette baisse démographique
47:29A l'échelle d'une décennie
47:30Donc de mon point de vue
47:31Il faut en profiter
47:32Pour en parallèle
47:34Avoir certes
47:35Moins d'élèves par classe
47:36Et peut-être
47:36Un peu moins de professeurs
47:38Mais un équilibre
47:38Entre les deux
47:39Et pas ces scénarios extrêmes
47:40Que j'évoquais tout à l'heure
47:41Mais surtout en profiter
47:42Pour avoir des programmes
47:44Plus explicites
47:45Davantage d'évaluation
47:46Tout ce qui a montré
47:47Que ça fonctionnait
47:48A l'international
47:49Pour élever le niveau
47:49Des élèves
47:50Des professeurs
47:51Mieux formés
47:52Mieux valorisés
47:53Aussi la question
47:54Parce qu'on parlait
47:55Du mal-être au travail
47:56Il y a aussi un mal-être
47:57A l'école aujourd'hui
47:57Des élèves
47:58Comme des personnels
47:59Faire reculer le harcèlement
48:01Faire reculer la place
48:02Des écrans dans les écoles
48:03Faire reculer aussi
48:04Les violences
48:05En milieu scolaire
48:06Et puis enfin
48:06Remettre
48:07Ces savoirs fondamentaux
48:09Les fameux savoirs fondamentaux
48:09La culture scientifique
48:11La culture mathématique
48:12Au cœur des enseignements
48:13Tout ça
48:14On peut y arriver
48:15Si on se donne
48:16Finalement un agenda
48:17De réforme de 10 ans
48:18A l'éducation
48:18On peut y arriver
48:19Dans notre pays
48:20Il n'y a pas de raison
48:20On n'est pas plus bête
48:21Que les portugais
48:22Ou que les habitants
48:23Du Mississippi
48:23Et c'est un vrai enjeu
48:24D'égalité des chances
48:25Notamment dans le monde
48:26De l'IA
48:27Dans lequel on est rentré
48:27Et un enjeu
48:28De souveraineté technologique
48:29Pour notre pays
48:30Compte tenu des défis économiques
48:31Qu'on a devant nous
48:32Donc finalement
48:33La démographie
48:34N'est pas tant le sujet
48:34On s'adaptera
48:35Vous nous dites
48:36Ryan Nezard
48:37C'est pas mécanique
48:37Il faut faire des choix
48:38Le fond du sujet
48:39C'est plutôt
48:40Les réformes pédagogiques
48:41A mener pour réformer
48:43L'école
48:43Thomas Grébine
48:45Je suis d'accord
48:45Mais je dirais
48:46Que c'est potentiellement
48:47Une opportunité
48:48A court terme
48:50Pour les raisons
48:50Qui ont été évoquées
48:52Et une catastrophe
48:54La chute de la natalité
48:57A moyen terme
48:58Des conséquences macroéconomiques
48:59Majeures
48:59C'est évident
49:00A court terme
49:02Il y a les paramètres
49:04Qui ont été évoqués
49:05Il y en a un autre
49:05C'est le manque
49:06D'attractivité
49:07Du métier
49:08De professeur
49:10Et donc
49:10Si on suppose
49:11Qu'il y a 14%
49:12D'élèves en moins
49:13D'ici 2035
49:15A la louche
49:16Ça veut dire
49:17Que s'il y a 900 000 profs
49:18Et si on fait
49:19Une règle proportionnelle
49:21Qui est évidemment
49:22Extrême
49:22Mais ça voudrait dire
49:23Qu'on pourrait avoir
49:2414% de profs en moins
49:26Et donc
49:27De nouveau à la louche
49:28On pourrait au maximum
49:30Augmenter les salaires
49:31Si on devait le faire
49:32Autour de 15%
49:34Donc c'est vraiment
49:35Un scénario extrême
49:36Donc au maximum
49:37Si on ne remplaçait pas
49:38Les profs
49:39Et qu'on substituait
49:40Des profs en moins
49:41Entre guillemets
49:42Par du salaire
49:43Ça pourrait faire
49:43Une augmentation
49:44De salaire
49:45De 15%
49:46Il faut voir
49:47Qu'entre la France
49:48Et l'Allemagne
49:48Quand on prend par exemple
49:49Les profs du primaire
49:50Il y a environ 40%
49:52D'écart de salaire
49:54En milieu de carrière
50:52Plus de 2100 euros
51:22Après il y a l'enjeu
51:24On veut pour demain
51:24Et on voit bien
51:25Et on voit bien que derrière
51:26Cette question de l'école
51:28Et du choc au niveau de l'école
51:31Il y a plus généralement
51:32Quels moyens on met
51:33Et ça sera
51:34Je pense
51:34Ça devrait être un débat majeur
51:36Pour 2017
51:36Quels moyens on met
51:37Pour l'enseignement
51:51En 2027
51:52Alors c'est très intéressant
51:53Parce qu'en fait
51:54Quand j'entends
51:55Votre version extrémiste
51:57En tant que chef d'entreprise
51:58Je me dis
51:59Ce que je récupère
52:00Sur les profs
52:00Comme il y a un problème
52:01Sur les retraites
52:03Je vais le donner aux retraites
52:03Directement
52:04Puis là voilà
52:04Faire les classer
52:05Donc on enlève les profs
52:06L'argent
52:07On le remet chez la retraite
52:08Du coup on a réglé
52:09Le débat des retraites
52:10Voilà
52:10C'est pas mal comme idée
52:11Au milieu de tout ça
52:12Effectivement les enfants
52:13On va les retrouver
52:14Dans des situations
52:14Extrêmement compliquées
52:16Je pense que dans le débat
52:17Il faut rajouter aussi
52:18L'arrivée de l'intelligence artificielle
52:20On a beau essayer
52:21De freiner des cas de fer
52:22Elle arrive dans l'enseignement
52:23Elle va arriver partout
52:24Il va y avoir un problème
52:25De formation des profs
52:25Absolument pas près
52:26L'éducation nationale
52:27L'éducation nationale
52:28Elle n'y est pas
52:29Moi je récupère des jeunes
52:30Qui sortent de l'école
52:31Je leur dis
52:31Bon l'IA tu connais
52:32Oui je joue à Tchat GPT
52:33Chez moi
52:33A l'école
52:34Vous en avez fait quoi en fait
52:35Alors il y en a quelques-uns
52:36Quand même qui arrivent
52:36Il ne faut pas trop
52:37Mais donc je pense que là
52:38Il y a vraiment des enjeux de taille
52:39C'est remettre l'intelligence artificielle
52:41Au sein de l'éducation nationale
52:43Pour permettre
52:43Quel que soit le nombre d'enfants
52:4518 ou 30
52:46Peu importe
52:46Mais pour permettre
52:46La personnalisation
52:48De l'éducation des enfants
52:49On parlait de la santé mentale
52:51Des jeunes
52:51Je crois qu'on est effectivement dedans
52:52L'IA peut aider peut-être
52:54Les profs
52:54A mieux comprendre les enfants
52:55Par rapport à ça
52:56Je ne suis pas prof
52:57Et puis il y a aussi
52:59Ramener les entreprises
52:59Un peu plus tôt
53:00A travers des métiers
53:01Qui sont en pleine transformation
53:03Que les enfants puissent voir
53:04Les entreprises bien plus tôt
53:05Alors je suis pas
53:07Rentrer un peu plus l'entreprise
53:08Je pense que l'entreprise
53:09Devrait pouvoir rentrer
53:09Alors pas sous forme
53:11Monétaire et économique
53:12Parce que ça
53:13Ce n'est pas raisonnable
53:14Mais on a plein de métiers
53:15Qui se transforment
53:16On a des métiers
53:17Qui changent tous les jours
53:18Moi j'ai l'exemple
53:19Par exemple je dis souvent
53:20Le boulanger d'il y a 50 ans
53:21Le boulanger d'aujourd'hui
53:22Et celui d'en 20 ans
53:23Ce n'est plus du tout
53:23Pourtant ils fournissent
53:24Toujours du pain à la fin
53:25Donc je pense qu'il y a vraiment
53:26Des choses à faire
53:27Vraiment en mettant
53:28Les entreprises
53:29Et les métiers dedans
53:30Et c'est toujours la même chose
53:31On sépare toujours
53:32Voilà
53:33On a fait des clivages
53:34Alors qu'en fait
53:35C'est une chaîne continue
53:36Et je pense qu'il y a vraiment
53:37Des choses à repenser
53:38Par rapport à ça
53:39Voilà
53:41Juste un point sur la question
53:42De l'attractivité
53:43Évidemment les salaires
53:44Ce sont le sujet majeur
53:45Et on a en fait
53:46Partout dans le monde aujourd'hui
53:47Une pénurie de professeurs
53:48Comme on a une pénurie de soignants
53:50Tous ces métiers
53:50Qui sont essentiels
53:51Au fonctionnement de notre société
53:52Et de nos services publics
53:53Sur lesquels
53:55La valorisation
53:56Et salariale
53:57Et sociale
53:57Est insuffisante
53:58Et donc l'attractivité
54:00Empathie
54:00Il y a quand même
54:01Deux autres sujets
54:02Qui concernent spécifiquement
54:03Les professeurs
54:04Dans notre pays
54:04Le premier sujet
54:05C'est la charge de travail
54:07Moi j'ai entendu des politiques
54:08Je ne vais pas donner de nom
54:09Pour pas aller dans un sens
54:11Ni dans l'autre
54:11Mais dans une période récente
54:13Il y a quelque temps
54:14Dire
54:14Les professeurs
54:15Travaillent pas assez
54:16Ça fait longtemps
54:17Qu'on l'entend
54:18Dans la République
54:19On peut le dire
54:19Il y a 20 ans déjà
54:20J'invite à faire ce métier
54:21Et à voir
54:22La difficulté de ce métier
54:24Devant les classes
54:25D'élèves
54:26Telles qu'ils sont aujourd'hui
54:27Mais en tout cas
54:28Une vraie demande aussi sociale
54:29La part des professeurs
54:30C'est d'alléger la charge de travail
54:31Dans la semaine
54:32Leur permettre par exemple
54:33D'avoir du temps de formation
54:34Tout au long de la carrière
54:35Ce qui aujourd'hui
54:36Existe très très peu
54:37Dans ce métier
54:38Alors qu'on le sait
54:38C'est un des premiers facteurs
54:40Pour améliorer la qualité
54:41De l'enseignement
54:42Et le cas échéant
54:43Est allé davantage
54:45La durée des cours
54:46Sur l'année
54:47On sait aussi
54:48Que la question
54:48De la durée des vacances scolaires
54:49En France
54:50Nous singularise
54:51Par rapport à nos voisins
54:52Et le deuxième sujet
54:54Qui est aussi très important
54:55Pour les professeurs
54:56Aujourd'hui
54:56Dont on ne parle pas assez
54:57De mon point de vue
54:58C'est le respect
54:59De leur autorité
55:00Et derrière elle
55:01Le respect de l'autorité
55:02Des savoirs
55:03Que les professeurs
55:04Sont chargés de transmettre
55:05Et ça ne s'adresse pas
55:07Simplement aux élèves
55:08Parce que souvent on se dit
55:08C'est la question
55:09Du téléphone portable en classe
55:11Des chahutages
55:11Et évidemment
55:12Que c'est le quotidien
55:14Des professeurs
55:15Mais c'est derrière aussi
55:16La manière dont les parents d'élèves
55:18Se comportent vis-à-vis de l'école
55:19Ce n'est pas un self-service
55:19Et c'est aussi
55:20De manière générale
55:21Comment le débat public
55:22Parle de l'école
55:23Et donc il faut redorer le prestige social
55:25De cette institution
55:26Et de ce métier
55:27Si on veut le rendre aussi attractif
55:28L'appel est lancé
55:29Merci à tous les trois
55:31Carine Rouvier
55:32Thomas Grébine
55:32Et Ariane Nezard
55:33Pour cette émission passionnante
55:35Disponible en podcast
55:36Et replay
55:37Sur l'application BFM Business
55:39Et sur toutes les plateformes
55:41De diffusion
55:43Tout de suite
55:44C'est la masterclass
55:45De tout pour investir
55:46Avec Christopher Dembic
55:47Quant à moi
55:49Je vous retrouve lundi
55:50Même heure
55:50Même endroit
55:5010h en direct
55:52Sur BFM Business
55:53Très bonne journée à tous
55:54Très bon week-end
55:54A lundi
55:59Les experts
56:01Merci beaucoup
56:01Pour qu'on vous présente
56:02Sur BFM Business
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