- il y a 10 heures
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:00Et nous sommes de retour en plateau pour revenir sur les temps forts de cette séance des questions au gouvernement
00:05avec nos invités, deux députés, Ludovic Mendes pour le groupe Ensemble pour la République,
00:10Jordane Guitton pour le groupe du Rassemblement National.
00:13Et aujourd'hui on a le plaisir d'accueillir trois citoyens, Rachid, Lilou et Mario.
00:18Ils viendront avec leurs interpellations pour les députés.
00:22Dario Borgogno, vous étiez en tribune lors de la séance des questions au gouvernement.
00:26Vous avez tout observé et vous retenez un échange assez tendu entre la gauche et la ministre de la Culture
00:32sur le cas Bolloré et la tribune.
00:35Effectivement, à peine s'est premièrement entamée, la députée Eléfi, Sarah Legrain, a été accueillie par des mots-criés et
00:41des rires
00:42du côté des députés du Rassemblement National en expliquant qu'il fallait soutenir ces artistes
00:47qui ont signé cette tribune zappée Bolloré avec qui maintenant le patron de Canal Plus ne veut plus travailler.
00:52Plusieurs députés du RN ont hurlé que les Insoumis voulaient faire de la « cancel culture »
00:57en référence à cette pratique de dénonciation publique et de boycott de certaines personnalités
01:02à cause de propos ou d'actes jugés problématiques.
01:05La ministre de la Culture a voulu détendre la situation en rappelant à quel point le festival de Cannes
01:12qui se tient actuellement est une réussite, ce qui a encore plus agacé les députés Insoumis
01:16qui ont hurlé qu'elle était à côté de la plaque, que ce n'était pas du tout le sujet.
01:20Et les cris de frustration ont continué contre la ministre qui a quand même regretté
01:24que la réponse disproportionnée du patron de Canal Plus, pour rappel, cette pétition zappée Bolloré,
01:32a revendiqué à 16h plus de 2000 signatures.
01:35Merci beaucoup, Dario Borgogno.
01:37Autre thème abordé lors de la séance des questions au gouvernement, c'est le cas toutes les semaines.
01:41Maintenant, la question des carburants, c'est le président du groupe Horizon qui a interrogé le Premier ministre.
01:46Écoutez sa réponse.
01:48Je rappelle que celles et ceux qui se sont succédés sur les plateaux de télévision à l'automne et à
01:54l'hiver dernier
01:55et qui ont été expliqués droit dans les yeux, en montant aux Françaises et aux Français,
01:59qu'on pouvait ne pas avoir de budget et que nous pouvions rester en loi spéciale,
02:04mettant la pression sur l'ensemble des groupes politiques de cet hémicycle pour qu'il n'y ait pas de
02:08budget.
02:09S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'aide.
02:12S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'accompagnement,
02:14ni pour les pêcheurs, ni pour les agriculteurs, ni pour le BTP, ni pour les transporteurs.
02:20S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas de loi de programmation militaire.
02:23S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas eu une niche de relance pour le
02:26logement.
02:27Halte à votre cynisme !
02:29Ce sont des guerres qui menacent la sécurité des Françaises et des Français, des Européens, notre économie.
02:34Maintenant, il est temps d'être patriote, d'avoir le canne des vieilles troupes
02:38et enfin de traiter les problèmes à la racine.
02:41Alors heureusement qu'on a un budget, dit Sébastien Lecornu,
02:44et en même temps, Ludovic Mendes, pour l'instant, les aides restent très ciblées.
02:48Or, tout le monde est touché par la hausse du prix des carburants.
02:50Ciblé parce qu'on accompagne ceux qui ont le plus besoin.
02:53On vient de parler des pêcheurs, des transporteurs routiers,
02:55des libéraux qui ont besoin aussi tous les jours d'aller travailler,
02:58des personnes qui habitent loin de leur travail.
03:00Est-ce que malheureusement, dans les zones rurales, c'est ce qui est le cas ?
03:03C'est un peu moins le cas en région parisienne ou dans les grandes métropoles
03:05où on a des transports en public, on a toutes des réponses à apporter
03:08par rapport à ces besoins-là.
03:09Et puis, ça a un coût.
03:11Au bout d'un moment, je veux dire, on nous a reproché le quoi qu'il en coûte
03:15en disant que ça avait coûté beaucoup d'argent,
03:16que ça avait fait que la dette avait explosé.
03:18Tout ça, ça a un coût pour l'État.
03:20Et l'État, c'est nous, c'est l'ensemble des citoyens français et françaises.
03:24Et la réalité, c'est qu'aujourd'hui, si on continue à ne pas encaisser et à décaisser,
03:28il faudra récupérer cet argent d'un ou un autre.
03:30Et on ne veut pas aggraver la dette.
03:32Il faut garder le calme des vieilles troupes, dit Sébastien Lecornu.
03:35Jardin-Guiton, en disant qu'il faut aussi être réaliste par rapport à l'état de nos finances publiques.
03:40Mais qui a mis les finances publiques dans cet État ?
03:42C'est le gouvernement macroniste depuis neuf ans.
03:44Ça fait neuf ans qu'Emmanuel Macron est aux responsabilités,
03:47qu'il nomme des ministres qui ne font rien.
03:49Et les prix du carburant, ce n'est pas un débat qui est nouveau.
03:51Souvenons-nous, Édouard Philippe, en 2018, avec l'affaire des Gilets jaunes,
03:55il avait déjà provoqué, avec l'augmentation des taxes de l'époque,
03:58la TICPE, des manifestations de Gilets jaunes.
04:00Là, c'est la géopolitique, dit Sébastien Lecornu.
04:02On n'y est pour rien ?
04:03On y est quand même pour quelque chose.
04:04Lorsque les Français font leur plein, qu'ils payent sur 100 euros de carburant,
04:08ils payent plus de 60 euros de taxes.
04:09Donc à un moment donné, nous, au Rassemblement National,
04:11on le demande depuis des années,
04:13on demande de baisser la TVA pour les particuliers et pour les professionnels,
04:16en cas de forte hausse des prix, comme c'est le cas actuellement,
04:20pour les agriculteurs, pour les libéraux, de baisser la TICPE.
04:23La mesure de long terme de TVA, ça coûte 12 milliards par an.
04:26Mais combien ça rentre d'argent dans les finances publiques ?
04:29Car c'est un choc de consommation que nous proposons dans notre programme politique.
04:32Aujourd'hui, si vous redonnez quelques dizaines d'euros de pouvoir d'achat par mois aux Françaises et aux Français,
04:37ce qu'ils ne mettront pas dans le carburant, ils le mettront dans leur panier de course,
04:40ils le mettront dans leurs loisirs, dans les petits commerces de proximité,
04:42qu'on soutient dans nos circonscriptions.
04:44Et moi, je pense que nous devons avoir un nouveau modèle.
04:46Évidemment, il faudra aller chercher ces 12 milliards ailleurs.
04:48Mais au Rassemblement National, nous saurons faire des économies sur l'État,
04:51sur les strates, sur l'immigration, sur la conférence nationale.
04:54– Mendes, sur ce que propose le Rassemblement National, baisse de la TVA,
04:58l'extrême-gauche propose plutôt un blocage des prix.
05:01Est-ce que vous, vous pouvez continuer à justifier que les mesures restent ciblées ?
05:05Vous dites honnêtes ceux qu'on a le plus besoin,
05:06mais les plafonds sont très très bas pour pouvoir bénéficier,
05:09notamment du dispositif gros rouleur.
05:11Sébastien Lecornu fait une conférence de presse jeudi.
05:13Est-ce qu'il faut quand même ouvrir un peu, sans généraliser, les aides ?
05:16– Il y aura d'autres annonces, on va attendre les annonces faites par le gouvernement,
05:19parce que ça a un coût, donc il faut le calculer.
05:20Je rappelle juste quand même qu'en moyenne, on utilise son véhicule
05:22pour faire 3,7 km par jour.
05:26Globalement, souvent, on peut ne pas utiliser son véhicule
05:28pour faire ces 3,7 km.
05:29Il y a l'autopartage…
05:30– Souvent, on ne peut pas l'utiliser, mais souvent, on est obligé de le faire aussi.
05:32– Alors, quand on est obligé, on est obligé.
05:34Et ça, c'est le débat qu'on a toujours posé.
05:36On ne pose pas les gens qui utilisent leur véhicule à ceux qui ne l'utilisent pas.
05:39Mais la réalité, c'est qu'il faut rappeler quand même
05:40que c'est 3,7 km par jour maximum.
05:43Donc, souvent, on peut trouver une solution pour répondre à ça.
05:45Et le débat que nous sommes en train d'ouvrir aujourd'hui,
05:48moi, j'en parlais tout à l'heure avec des députés portugais
05:50qui ont été reçus à l'Assemblée nationale française
05:52et qui ont les mêmes problématiques.
05:53C'est l'ensemble de l'Europe qui est concernée par ça.
05:55Et je rappelle que dans d'autres pays du monde aujourd'hui,
05:58on n'a même plus la capacité de mettre de l'essence, en fait,
06:00parce que les stations sont dépourvues d'essence.
06:02On a de la chance d'avoir ce débat parce qu'on est dans un pays très développé.
06:05– Et dans d'autres pays, le prix est plus bas qu'en France,
06:09il y en a d'autres, mais je suis à la frontière luxembourgeoise,
06:11allemande et belge, donc je peux en parler.
06:12Et malgré tout, les prix ont explosé aussi dans ces pays-là.
06:15La réalité, c'est qu'on pousse pour faire en sorte
06:17qu'on ait des véhicules les plus propres possibles
06:18parce que c'est bon pour le climat, c'est bon aussi pour la consommation
06:21et on est plus dépendant de la géopolitique.
06:23L'avantage du nucléaire, c'est qu'on peut faire du véhicule électrique
06:25plus facilement dans notre pays.
06:26– Jordan Guiton, vous citiez Édouard Philippe.
06:28Quand il a mis en place le quoi qu'il en coûte après le Covid,
06:31ça a agrévé les finances publiques
06:32et à la fin, personne ne voulait revenir non plus sur les mesures.
06:35C'est ça que le gouvernement veut éviter.
06:36– Mais nous l'avions dit dès le départ avec Marine Le Pen,
06:38moi je me souviens, je suis arrivé dans cette assemblée en juillet 2022,
06:41on avait dit le quoi qu'il en coûte et la politique des chèques,
06:44ça doit cesser, nous devons trouver des mesures de long terme.
06:46Et donc nous, à la place des chèques, je me souviens
06:48qu'il y avait même des personnes qui n'avaient pas le permis de conduire,
06:50qui recevaient le chèque carburant dans ma circonscription
06:51pour dire la gabegie financière que ça représentait.
06:54Nous, nous voulons des mesures de long terme,
06:56baisser la TVA sur des produits de priorité nécessité,
06:58sur toutes les énergies, même l'électricité,
07:00pour redonner du pouvoir d'achat aux Français
07:02et indirectement, les Français vont pouvoir mieux consommer
07:04et donc ça reviendra quand même dans les caisses de l'État à la fin des fins.
07:07Je pense que c'est ça qu'il faut faire et qu'il faut changer.
07:09– Rachid, un mot sur cette question,
07:11on vous entendra tout à l'heure, Rachid Belkaïd,
07:13mais sur cette question des carburants,
07:16vous, vous voyez bien quand vous faites votre plein,
07:18ça commence à être de plus en plus compliqué ?
07:19– Un plein, c'est minimum 100 euros.
07:20Quand on est au SMIC, ce n'est pas mon cas,
07:23mais quand on est au SMIC, c'est un sacré budget
07:26pour une personne qui gagne 1300 euros net.
07:30Donc les aides sont toujours les bienvenues, évidemment,
07:33mais ça fait quand même plusieurs crises qu'on connaît,
07:39crise de l'essence, crise d'augmentation de l'essence.
07:42Pourquoi rien n'est...
07:43Pourquoi ? C'est peut-être une question naïve,
07:46mais pourquoi rien n'est anticipé ?
07:47Pourquoi à chaque fois, brutalement,
07:49on se retrouve avec des hausses ?
07:51Nous, simples citoyens,
07:53on se retrouve du jour au lendemain avec une hausse...
07:56On doit faire face à une hausse qui...
07:58– Et Sébastien Lecornu va devoir s'y habituer, justement.
08:02– Pourquoi n'y a-t-il pas d'alternative ?
08:04Ça fait quand même depuis 1973
08:06que nous sommes dépendants du pétrole.
08:08Pourquoi aucune alternative n'a été mise en place depuis ?
08:12– Ludovic Mendes, on a attendu d'être un peu au pied du mur pour...
08:15– Non, la réalité, c'est qu'il y a des alternatives.
08:17On parle de l'easing social sur les véhicules électriques,
08:19il y a des accompagnements,
08:20il y a le développement des transports publics dans les métropoles.
08:22On a recréé des zones, du moins des chemins ferrés qui n'existaient plus.
08:28Il y a aussi ces réalités qu'on doit prendre en considération.
08:29Après, personne n'a prévu que Trump attaque le Venezuela
08:32ou l'Iran du jour au lendemain, que la Grande-de-de-Or,
08:34un matin parce qu'il a marché du mauvais pied.
08:37La réalité, elle est aussi là.
08:38Donc on est tributaire de ça.
08:40On vit aujourd'hui...
08:40L'Europe vit dans une crise mondiale entre la Chine et les États-Unis.
08:44Nous, nous sommes au milieu et indirectement,
08:46on est tenu par rapport à ça.
08:47Et on est sur un marché mondialisé.
08:49Donc on peut faire ce qu'on veut,
08:50on n'est pas producteur de pétrole.
08:52On n'a pas de pétrole.
08:53Donc il faut trouver des alternatives.
08:54On a des idées.
08:54L'alternative, c'est aussi le côté plutôt écologique et climat,
08:59donc trouver des véhicules, le transport doux, le vélo,
09:01et toutes ces stratégies,
09:02mais aussi le véhicule électrique.
09:04Mais la réalité, c'est que,
09:06de plus en plus,
09:07on va être confronté à ces problèmes mondiaux.
09:09Pourquoi ?
09:10Parce que c'est instable
09:11et qu'on a de plus en plus de personnes,
09:13nationalistes majoritairement,
09:14qui prennent le pouvoir dans leur pays
09:16et qui oublient qu'il faut une stabilité mondiale
09:19et pas simplement penser à son propre projet.
09:20Rapidement, Jordan Guido,
09:21parce qu'il y a des choses qui ont été mises en place,
09:23le plan vélo notamment,
09:24le développement de l'électrique,
09:26mais bon, on est encore très dépendant quand même à la voiture.
09:29Le gouvernement socialiste avait mis en place cette taxe flottante
09:31à l'époque, dans les débuts des années 2000-90,
09:35qui avait été maintenue pendant un certain temps,
09:37parce que le pétrole fluctuait en permanence,
09:39et malgré tout, ça avait un impact de 2 ou 3 centimes.
09:41Jordan Guido, votre réponse,
09:43puisqu'après on va passer aux interpellations des citoyens.
09:45– Parce que moi, je comprends les Françaises et les Français
09:47qui aujourd'hui ont du mal à boucler leur fin de mois.
09:50En moyenne, ils font 30 kilomètres pour aller travailler,
09:51notamment dans la ruralité.
09:53Il y a ceux qui prennent la voiture,
09:53il y a ceux qui ne la prennent pas,
09:54mais la majeure partie des Français habitent quand même
09:56dans des villages ruraux et sont obligés de la prendre.
09:58Et moi, je pense qu'il faut avoir des dispositifs de long terme,
10:00donc baisser la TVA,
10:01il faudra aller chercher les économies ailleurs,
10:03parce qu'aujourd'hui, c'est un gain de pouvoir d'achat
10:04pour les Françaises et les Français.
10:05Ensuite, il y a une mesure de court terme,
10:07où est-ce qu'il faut anticiper sur la TICPE,
10:09notamment pour les professionnels, les agriculteurs,
10:11les chefs d'entreprise,
10:12et elle doit pouvoir baisser quand les prix sont hauts.
10:15Parce que je tiens quand même à rappeler que dans notre pays,
10:16plus de 60% du prix du carburant, c'est de la taxe.
10:19Ça ne dépend pas du cours du baril
10:21ni de la situation au Moyen-Orient.
10:23Ça, c'est une excuse du gouvernement macroniste.
10:25Ça dépend de la taxe qui est fixée par le gouvernement
10:27et par le projet de loi de finances
10:29que l'on vote chaque année à l'Assemblée.
10:30Donc, il faut des bords baisser les taxes,
10:32parce que moi, je constate que lorsque le prix du baril
10:34baisse avec la situation internationale,
10:35c'est arrivé en fonction des déclarations
10:37de Donald Trump, etc.,
10:38mais le prix du carburant, il ne baisse pas.
10:40Par contre, lorsque le prix du carburant, il augmente,
10:41dans les 48 heures à la pompe,
10:42on se retrouve avec des prix de carburant
10:44qui sont à 2 euros, 2,10 euros le litre.
10:46Et ça, ce n'est pas possible et pas tenable
10:47pour les Françaises et les Français.
10:48On va clore ce débat sur les carburants,
10:50mais il n'est pas clos absolument,
10:51puisque le Premier ministre prend une conférence de presse
10:53aussi jeudi avec de nouvelles annonces.
10:55Je vous propose de passer à présent
10:56à la séance citoyenne.
11:03Vous avez l'habitude, vous députés,
11:05d'interpeller les ministres.
11:06Vous allez être aujourd'hui interpellés par les citoyens.
11:10Je vous dis également que si vous souhaitez participer
11:13à cette séance citoyenne,
11:14n'hésitez pas de flasher le QR code
11:15ou d'aller sur le site internet www.lcp.fr
11:18pour candidater.
11:19On va commencer avec vous, Lilou.
11:21Lilou Isambert, vous avez 18 ans,
11:22vous êtes étudiante,
11:23vous venez de Montaisson dans les Yvelines.
11:25Une question sur l'intelligence artificielle.
11:27Dites-nous.
11:28Messieurs les députés, bonjour.
11:30Étant donné la période actuelle,
11:31nous pouvons constater une expansion de l'IA
11:34à tous les niveaux et notamment dans le niveau scolaire
11:36ainsi qu'une absence de réglementation au niveau national.
11:40Étant étudiante, j'utilise moi-même
11:42l'intelligence artificielle régulièrement
11:44mais qui reste toutefois un outil.
11:46Et je voulais aujourd'hui vous demander
11:48si selon vous, il serait pertinent d'intervenir
11:50au niveau national pour réglementer
11:52l'utilisation de l'IA
11:53et si l'IA pourrait mener à terme
11:55à des transformations, des changements
11:57dans la manière d'enseigner.
11:59Alors, limitation, comme vous dites Lilou,
12:02réglementation, ça ne veut pas dire interdiction
12:03d'après vous, mais bonne pratique.
12:05Oui, bonne pratique pour aider
12:06à l'utiliser intelligemment.
12:08Jordan Guitton, on en utilise de plus en plus de l'IA.
12:11Lilou dit réglementation nécessaire.
12:12Évidemment, pour avoir été sur les bancs
12:14de la fac de droit, il n'y a encore pas
12:15si longtemps que ça pour moi il y a quelques années,
12:17à la faculté de Troyes, évidemment,
12:19il n'y avait pas encore toute cette forme
12:20d'intelligence artificielle.
12:22Moi, je pense qu'il faut faire confiance
12:23aux professionnels dans les universités,
12:25aux professeurs pour laisser chaque université
12:27développer des formes de protection.
12:29Il y a quand même des examens écrits
12:30sans téléphone portable, sans ordinateur,
12:33et ça, c'est très bien pour donner
12:34une forme de méritocratie aux résultats scolaires.
12:36Maintenant, est-ce qu'on doit s'emparer
12:38de ce sujet lié à l'IA ?
12:39Oui. Est-ce qu'on doit donner des barrières
12:41et protéger les citoyens, peut-être des copies,
12:44des malversations ?
12:45Oui. Maintenant, il ne faut pas paraître rétrograde.
12:47L'intelligence artificielle, elle touchera nos vies
12:49de plus en plus, dans de plus en plus de métiers,
12:51dans les formes éducatives,
12:52et je pense qu'il faut s'en servir
12:54de la meilleure des manières.
12:55L'encadrer à terme, pourquoi pas,
12:56mais moi, je pense qu'il faut faire avant tout
12:58confiance aux universités,
13:00aux directeurs d'universités
13:01et aux professeurs dans les universités
13:03pour qu'ils choisissent chacun
13:05comme ils veulent obtempérer sur ce sujet.
13:07Ludovic Mendes, mais est-ce qu'ils sont tous les clés ?
13:09Est-ce que c'est à chaque université
13:11de mettre en place des règles ?
13:12Non, il faut que l'IA reste un outil.
13:15Il ne doit pas faire à la place d'eux.
13:16En fait, je pense que c'est là
13:17le débat de fond qui est posé.
13:19De plus en plus, de toute manière,
13:20les enseignants ont des sites
13:22qui peuvent leur démontrer
13:23que ça a été fait totalement par l'IA
13:24ou que ça a été plus ou moins accompagné.
13:26Que ça corrige un document,
13:28que ça le remette en forme,
13:29que ça l'adapte, ça paraît logique
13:30puisque c'est un outil
13:31qui est censé faire pour ça.
13:32Que ça puisse nous ouvrir
13:33des nouvelles connaissances
13:35pour agrémenter un cours
13:36ou des connaissances, oui.
13:38Mais il ne faut surtout pas
13:39que l'IA remplace l'étudiant.
13:41Si ça remplace l'étudiant,
13:42il faudra vraiment le réglementer
13:43et même peut-être l'interdire
13:44dans cette démarche-là.
13:45Mais je crois qu'aujourd'hui,
13:46tout le monde a compris
13:46qu'il n'avait pas d'intérêt,
13:47je crois que l'étudiant en lui-même,
13:49de se faire remplacer par son IA
13:50parce qu'en fait,
13:51dans son boulot,
13:52il se fera aussi remplacer
13:52par son IA.
13:53Donc il faut aussi
13:54le prendre en considération.
13:54Il faut de la réglementation
13:56pour l'université
13:57mais il le faut dans tous les milieux
13:58parce qu'en fait,
13:58l'IA intervient partout aujourd'hui.
14:00Elle est même dans nos voitures,
14:01elle est en train
14:02de remplacer certains métiers.
14:03On fait de l'art avec de l'IA,
14:05on la met vraiment
14:06dans tous les domaines
14:07et donc il faudra la réglementer
14:08pour que ça ne détruise pas
14:10tout de suite
14:11mais ça détruira finalement
14:12à terme certains domaines
14:13de métier
14:14et il faut le prendre en considération
14:15dès maintenant
14:16pour préparer cette transition-là.
14:17Lilou, vous dites réglementer
14:18parce que c'est vrai
14:19que sur cette question,
14:19on a le sentiment
14:20qu'il y a vraiment deux écoles.
14:21C'est soit interdiction totale
14:23soit je l'utilise matin, midi et soir.
14:26Vous parmi vos camarades,
14:27c'est un peu les deux lignes qu'il y a
14:28ou est-ce que maintenant
14:29à 18 ans,
14:29on utilise tous de l'IA
14:30pour faire ses devoirs ?
14:31Est-ce que vos professeurs
14:32arrivent à vous dire
14:33tiens ça, ça n'a pas été fait
14:35que par ton cerveau ?
14:37Alors c'est vrai que
14:39je suis rentrée à la fac cette année
14:40et je me suis retrouvée
14:42entourée de professeurs
14:44et parfois il y a des explications
14:46qui ne sont pas claires
14:47donc j'utilise l'IA
14:47et c'est vraiment un outil
14:49c'est-à-dire que ça m'aide
14:49à éclaircir des points etc.
14:52Mais le problème c'est que
14:53et les professeurs le soulignent
14:54ils sont parfois désespérés
14:57les étudiants ils l'utilisent
14:58mais finalement presque
14:59pour faire le travail à leur place
15:01et comme on n'a pas le recul
15:02pour justement céder de l'IA
15:04et constater que ce qu'elle fait
15:06c'est pas bien
15:07et corriger justement
15:08on n'a pas ce recul
15:10et donc parfois ça amène presque
15:12à remplacer le travail de l'étudiant
15:14et moi beaucoup de mes professeurs
15:17n'ont pas les clés
15:18et ne savent pas comment empêcher ça
15:19parce que ça concerne
15:20les étudiants chez eux
15:21Alors est-ce qu'il faudrait peut-être
15:23même donner des cours
15:24de bonne utilisation de l'IA
15:25même aux plus jeunes maintenant
15:27Ludovic Mendes ?
15:28Ça se fait de plus en plus
15:29et je crois que même
15:29on voit derrière un enseignant
15:31avec un tableau connecté
15:32donc même les tableaux connectés
15:33sont rentrés dans les classes
15:34dès le primaire
15:35voire même la maternelle
15:36donc ça montre que
15:38l'informatique évolue
15:39et donc l'IA prend toute sa place
15:40mais ce débat il y a 20 ans
15:41a été posé sur l'informatique
15:43moi je suis arrivé au collège
15:44on était à fond dans l'informatique
15:46on apprenait même à coder et autres
15:47donc on nous a appris aussi
15:48à servir de l'ordinateur
15:49il faut apprendre à servir de l'IA
15:50comme on sert d'un outil numérique
15:52parce que c'est un outil numérique
15:53mais après est-ce que l'IA
15:54va être générative ou pas
15:55est-ce qu'elle va faire le travail
15:57à notre place ou pas
15:58c'est ça le débat de fond
15:59qu'on doit se poser aujourd'hui
16:00et vous avez raison sur un point
16:01c'est de s'en servir en tant qu'outil
16:02oui
16:03s'en servir pour les enseignants
16:04oui
16:05former les gens à s'en servir
16:06pour mieux comprendre
16:07parce qu'en fait ça nous permet aussi
16:08d'avoir un pied d'égalité
16:09face à l'incompréhension
16:11du monde extérieur
16:12on ne comprend pas toujours
16:13le discours d'un enseignant
16:13l'avantage c'est que l'IA
16:15peut aussi traduire différemment
16:16pour que vous puissiez
16:17la comprendre plus facilement
16:17donc c'est un très bon outil
16:19il faut former les personnes
16:20l'encadrer
16:21et accompagner
16:22c'est l'accompagnement
16:23qui fait vraiment toute la différence
16:24et se demander aussi
16:25Jordan Guitton
16:26dans plusieurs domaines
16:27l'intelligence artificielle
16:28ça peut être une menace
16:30on sait que les guerres
16:31elles peuvent être aussi virtuelles
16:32qui alimente
16:32l'intelligence artificielle
16:34ça peut dire beaucoup aussi
16:35sur les résultats
16:36qu'on peut trouver
16:37des ingérences étrangères notamment ?
16:38Bien sûr
16:39je pense que cette intelligence artificielle
16:40elle remet en cause
16:41complètement le travail à la maison
16:43ça remplace
16:43le travail de l'étudiant
16:44d'une dissertation
16:45d'une compréhension de texte
16:47mais ça ne remettra
16:48et ça ne remplacera jamais
16:49l'étudiant à l'université
16:50lorsqu'il y a des galops d'essais
16:51lorsqu'il y a les tests à l'université
16:53donc je pense qu'il est important
16:54de maintenir le lien humain
16:55entre le professeur et ses élèves
16:57et c'est aux universités
16:58je pense
16:58d'améliorer ces liens humains
17:01et de peut-être
17:02avoir plus de travaux
17:03dans des salles
17:04sans ordinateur
17:05sans internet
17:07papier à l'ancienne
17:08pour éviter que les élèves
17:10fassent trahir
17:11l'intelligence artificielle
17:11à leur place
17:13Trouver le bon équilibre
17:14et je rappelle
17:14alors c'est pas tout à fait
17:15de l'intelligence artificielle
17:16mais ce petit QR code
17:17vous propose
17:18justement de candidater
17:19pour venir poser vos questions
17:20merci beaucoup Lilou
17:21on va passer à vous
17:22Mario
17:22Mario Santos
17:23Fegelson
17:24vous avez 18 ans
17:25étudiant en histoire à Paris
17:26vous revenez sur une loi
17:28votée en Israël
17:29qui vous choque Mario
17:29c'est bien cela
17:30alors bonjour
17:31messieurs les députés
17:32merci de votre présence
17:33donc je pense qu'il y a
17:36une certaine remise en contexte
17:38une contextualisation
17:39qui est nécessaire
17:40puisque pas tout le monde
17:41a pu suivre l'actualité étrangère
17:44notamment pour ce qui se passe
17:45en Israël
17:46le 30 mars 2026
17:47la Knesset israélienne
17:49a adopté une loi
17:49dite sur la peine de mort
17:51pour les terroristes
17:53concrètement
17:53cette loi s'applique
17:54quasi exclusivement
17:55aux palestiniens
17:56de Cisjordanie occupés
17:57jugés devant des tribunaux militaires
17:59avec la pendaison
18:00comme peine par défaut
18:01sans possibilité de grâce
18:03et avec une exécution
18:04dans les 90 jours
18:06après le verdict
18:08les colons israéliens
18:10commettant les mêmes actes
18:12sur le même territoire
18:13en sont explicitement exclus
18:14l'ONU parle de crimes
18:16de guerre potentielle
18:17Amnesty International
18:18de l'une des lois
18:20sur la peine de mort
18:21les plus extrêmes au monde
18:23en 1981
18:24Robert Badinter
18:25se tenait ici
18:26à l'Assemblée Nationale
18:27et prononçait son fameux discours
18:29appelant à l'abolition
18:30de la peine de mort
18:31la France a apporté
18:35cette abolition
18:38au sein de notre Constitution
18:41et se présente aujourd'hui
18:43sur la scène internationale
18:44comme le pays des droits de l'homme
18:45ma question est donc la suivante
18:47en tant que représentant
18:48de la République française
18:49condamnez-vous cette loi
18:50et cette atteinte
18:53aux droits humains
18:53et quelles réactions
18:55prenez-vous
18:56face à un État
18:56qui bafoue toujours
18:57de plus en plus
18:59chaque jour
19:00les libertés
19:01les plus fondamentales ?
19:02Ludovic Mendes
19:02sur cette loi
19:04C'est une loi
19:05qui a été mal pensée
19:06mal écrite
19:07et qui aujourd'hui
19:08n'a pas été validée
19:08par le Conseil
19:10pas constitutionnel
19:11la Cour suprême israélienne
19:13qui risque d'ailleurs
19:14de le faire tomber
19:14je rappelle que la peine de mort
19:16existe depuis des années
19:17en Israël
19:18elle n'a jamais été abolie
19:19par rapport à d'autres pays
19:20elle a été utilisée deux fois
19:22en 48 et en 62
19:2562 pour Eschman
19:26crime de guerre nazie
19:27et en 48 pour une personne
19:28qui a été accusée
19:29de haute trahison
19:29et malheureusement
19:30c'était une erreur judiciaire
19:31la mémoire israélienne
19:32retient aussi ça
19:33ça veut dire que
19:34dans l'âme israélienne
19:34il y a ce côté
19:35attention on a tué quelqu'un
19:37qui n'aurait jamais dû être tué
19:39et la réalité
19:40c'est que l'extrême droite
19:42et la droite aujourd'hui
19:43au gouvernement israélien
19:45a pensé cette logique
19:46vous le dites
19:47pour les palestiniens
19:48même si ils disent
19:48les étrangers
19:49parce que ça concerne
19:50d'abord les étrangers
19:51parce que la peine de mort
19:52était sur les crimes commis
19:53sur le territoire national
19:54elle n'a pas été abolie
19:55elle était encore appliquée
19:56elle n'est jamais mise en place
19:57il n'y a personne
19:59qui est condamné
19:59à la peine de mort
20:01en Israël
20:02la réalité c'est que
20:03le message n'est pas bon
20:03au niveau international
20:04il n'est pas bon
20:05au niveau national
20:05on est nombreux
20:07à contester cette loi
20:09et cette pression
20:10qui a été mise par la Knesset
20:12et même
20:13certains collègues
20:14qui ont été
20:14très fortement critiqués
20:16au sein de mon groupe
20:17parlementaire
20:17ont dit à quel point
20:18c'était une aberration
20:19et qu'on ne pouvait pas
20:20aller dans ce sens là
20:20donc la réalité c'est que
20:21elle est mal écrite
20:22c'est pour faire plaisir
20:23à une partie de la population
20:24israélienne
20:25mais vraiment en partie
20:26majoritairement d'extrême droite
20:27et que la Cour suprême
20:29israélienne
20:29devrait revenir sur cette loi
20:31en disant qu'elle n'est pas
20:31elle ne correspond pas
20:32aux valeurs du Tamud
20:33et du conseil constitutionnel
20:35du moins du système
20:36constitutionnel israélien
20:36qui n'existe pas vraiment
20:37parce qu'il n'y a pas
20:38de constitution israélienne
20:39Jordan Guiton
20:40votre réponse à Mario
20:41sur cette loi
20:41vous posez là
20:42un débat complexe
20:44qui touche
20:45à la fois
20:46le droit international
20:46et le droit national
20:47israélien
20:48moi je suis modestement
20:49parlementaire français
20:50donc je tiens quand même
20:52à la souveraineté
20:52des nations
20:53le parlement israélien
20:55a décidé
20:55de faire passer
20:57cette loi
20:58moi à titre personnel
20:58avec mon parti politique
20:59on n'a jamais remis en cause
21:00l'abolition de la peine de mort
21:02donc évidemment
21:02le sujet n'est pas national
21:04il est international
21:05s'il doit y avoir un débat
21:06il doit y avoir un débat
21:08évidemment avec les nations unies
21:10je pense qu'ils pourraient intervenir
21:11si la Cour constitutionnelle israélienne
21:14remet en cause
21:15ou pas cette loi
21:16moi je ne me vois pas
21:17en tant que parlementaire français
21:19commenter
21:20ce choix
21:21souverain
21:21et législatif
21:24israélien
21:24je prends acte
21:25de ce choix
21:26et je laisse
21:27les institutions israéliennes
21:28et demain peut-être
21:28les institutions internationales
21:30agir si ça ne respecte pas
21:31les conventions
21:32des droits de l'homme
21:32mais ça peut vous choquer
21:33ou non
21:34moi personnellement
21:35je ne tiens pas
21:36à ce que la peine de mort
21:38existe dans mon pays
21:39après c'est aux israéliens
21:40de décider
21:41et souverainement
21:42de décider
21:43pour leur législation nationale
21:44c'est pas à moi de le dire
21:45c'est pas à moi de m'ingérer
21:46dans les affaires israéliennes
21:47je vais vous redonner
21:48la parole
21:49mais Mario
21:50votre question
21:51c'était aussi
21:51sur la relation
21:52qu'a la France
21:53avec Israël
21:53en ce moment
21:54tout à fait
21:55il faut savoir
21:56que certaines personnes
21:58ont pu
22:00ont pu par exemple
22:01ont pu dire que
22:03ont pu constater
22:04que les relations
22:05entre la France
22:06et Israël
22:06s'étaient dégradées
22:07mais certaines personnes
22:09de l'échec politique
22:10aujourd'hui en France
22:11souhaitent redorer
22:12ou non
22:14cette relation
22:15c'est un débat
22:16qu'il faut quand même
22:18ramener
22:18dans le débat public
22:20à savoir que
22:20Israël quand même
22:22en tout cas
22:23ses dirigeants
22:23notamment Benjamin Netanyahou
22:25et certains de ses ministres
22:27ont des mandats
22:28de la Cour pénale internationale
22:29émis à leur encontre
22:31ce qui pose quand même
22:32une certaine question
22:33sur le droit
22:34par exemple
22:34à commercer
22:35avec Israël
22:36et sur cet accord
22:37d'association
22:37il y a des remises
22:39en question
22:39parfois à l'Assemblée nationale
22:40même Emmanuel Macron
22:41dit
22:41ça peut être une interrogation
22:42légitime
22:43Ludovic Mentes
22:43c'est légitime
22:44oui parce que
22:46nos relations
22:46ne sont pas très bonnes
22:48voire même
22:48de mauvaise qualité
22:49en ce moment
22:50entre les gouvernements
22:50israéliens
22:51et le gouvernement
22:52français
22:52et l'État français
22:54qu'après on soutienne
22:55le peuple israélien
22:55c'est autre chose
22:56il y a une dérive
22:57aujourd'hui
22:58de Benjamin Netanyahou
22:59et d'une partie
23:00de son gouvernement
23:01c'est une réalité
23:02je crois que personne
23:02ne peut le contester
23:03il y a la Cour pénale internationale
23:06qui a été saisie
23:06qui a pris une décision
23:07et il y a un mandat d'arrêt
23:08qui a été lancé
23:09et on peut se poser des questions
23:11sur ce qui se passe au Liban
23:12je veux dire
23:12on a quand même
23:13un militaire français
23:14constitué
23:16en partie avec le Hezbollah
23:17oui c'est vrai
23:18deux maintenant
23:18parce que le deuxième
23:19est décédé
23:20peu de temps après
23:21entre le Hezbollah
23:22et Israël
23:22alors qu'ils sont là
23:23pour le maintien de la paix
23:24et on aurait pu laisser
23:25justement la finule
23:26faire son travail correctement
23:27et ne pas envahir ce territoire
23:29comme ils sont mal comportés
23:31sur Gaza
23:32et ça a été dit
23:32à plusieurs reprises
23:33comme ce qu'il se passe en Iran
23:34mais malgré tout
23:36je suis désolé
23:37mais en tant que parlementaire français
23:38on a le droit
23:38de prendre position
23:39pour dire que
23:40cette loi
23:40ne paraît pas adaptée
23:42du tout
23:42à la réalité
23:43de ce qu'on doit faire
23:44que ce n'est pas comme ça
23:45qu'on va lutter
23:45contre le terrorisme
23:46et je rappelle qu'en 2015
23:47certains des membres
23:48du rassemblement national
23:49demandaient le retour
23:49de la peine de mort
23:50malgré ce que vous êtes
23:51en train de dire
23:52si si on retrouvera
23:53s'il faut
23:55les choses
23:55et je vous garantis
23:56que c'est une réalité
23:57et je l'ai même entendu
23:58pour les crimes
23:58sur les enfants
24:00la pédocriminalité
24:01la pédocriminalité
24:02donc ça c'est une réalité
24:03qu'on doit prendre en considération
24:03pour finir
24:04puisque Jordan Guitton
24:04juste pour terminer là-dessus
24:05vous avez raison sur un point
24:06c'est qu'on ne doit plus
24:07toujours tout accepter
24:08il y a des règles internationales
24:09qui existent
24:10comme aujourd'hui
24:10on critique le gouvernement
24:12de Donald Trump
24:13et la manière dont il se comporte
24:14en Iran et ailleurs
24:15qui ont un impact
24:16indirectement sur nous
24:17Jordan Guitton
24:17sur nos relations
24:18avec Israël
24:19Emmanuel Macron
24:20met en garde parfois
24:21notamment sur les incursions
24:22au Liban
24:23est-ce que c'est un ton
24:25suffisamment élevé ?
24:26Je pense qu'il faut être
24:27quand même prudent
24:27sur ces relations internationales
24:29il y a une tension
24:30au Moyen-Orient
24:30une situation de guerre
24:31qui est complexe
24:32la situation entre Israël
24:34la Palestine
24:35les Etats voisins
24:35il y a des choses
24:36à éclaircir
24:37je pense que c'est aux Nations Unies
24:39de s'emparer
24:39il y a un droit international
24:41qui est solide
24:41moi je crois
24:42à ces institutions
24:43et si demain
24:44il doit y avoir des condamnations
24:45elles doivent être faites
24:46et la France doit suivre
24:47mais moi je pense
24:48qu'il faut être très prudent
24:49dans cette guerre
24:50Israël
24:50évidemment
24:51peut-être le gouvernement
24:52n'agit pas toujours
24:54et il faut évidemment
24:55distinguer le peuple
24:56israélien
24:57qu'on peut soutenir
24:58qui essayent de se battre
24:59quand même des régimes voisins
25:00qui veulent la destruction
25:01de l'Etat d'Israël
25:02donc on est quand même
25:03dans une situation
25:03très complexe
25:04et je pense que c'est
25:05au droit international
25:06et évidemment
25:07aux relations diplomatiques
25:08de la France
25:08d'intervenir
25:09mais il faut vraiment
25:10prendre cette situation-là
25:10avec des pincettes
25:11et voir qu'il y a
25:12évidemment des situations
25:14humanitaires
25:14catastrophiques
25:15dans cette région
25:16et on va finir avec vous
25:17Rachid
25:18on vous retrouve
25:19Rachid Belkaïd
25:2054 en intermittent
25:21du spectacle
25:21à Livry Gargan
25:23vous venez de nous parler
25:24d'un sujet
25:24un vaste sujet
25:25sentiment de défiance
25:27vis-à-vis de la classe politique
25:28dites-nous Rachid
25:28Oui alors c'est ma question
25:30et également une inquiétude
25:32parce que vous ne pouvez pas savoir
25:34qu'il y a un sentiment
25:35de méfiance
25:36qui grandit
25:38envers presque même
25:39de dégoût
25:39envers la politique
25:41et donc
25:42envers ses représentants
25:45on voit
25:46on constate
25:47que pratiquement
25:47la moitié du corps électoral
25:49ne vote plus
25:50que la pauvreté
25:51ça ajoute à cela
25:52que la pauvreté
25:53qui augmente
25:54il y a des études
25:55qui montrent
25:57que ces
25:57ça va jusqu'à
25:59une personne sur sept
26:00en France
26:01qui est touchée
26:02par la pauvreté
26:04et en même temps
26:06on a
26:06une colère
26:07une colère rouge
26:08et
26:09une haine brune
26:11qui monte
26:11dans le pays
26:12donc
26:13je me demande
26:15je me demande
26:16et
26:16j'ai envie
26:17de venir à ma question
26:18je me demande
26:19si la cinquième république
26:20n'est pas à bout de souffle
26:21si elle est pas
26:22si elle est sans
26:24imagination
26:25pardon
26:25et si elle n'est pas
26:26sclérosée
26:27également
26:28dans une routine
26:28institutionnelle
26:30et
26:32je
26:32je
26:34me permets
26:35de vous demander
26:36si
26:37vous avez des solutions
26:39ou si vous auriez
26:39des solutions
26:40pour
26:40redynamiser
26:41cet
26:43idéal
26:44républicain
26:44et
26:46de la
26:47redynamiser
26:48d'un nouvel élan
26:49plus de démocratie
26:51quelles seraient
26:52les solutions
26:52pour
26:52on va dire
26:54faire ramener
26:56nos concitoyens
26:57dans le
26:58giron démocratique
26:59en allant voter
27:00et en prenant part
27:00à la vie de la cité
27:01vos solutions
27:02Jordan Guitton
27:03tout d'abord je pense
27:04qu'il faut se réjouir
27:04d'une chose
27:05c'est qu'aux dernières
27:05élections législatives
27:06de provoquer
27:07la dissolution
27:08du président de la république
27:09de juillet 2024
27:10il n'y a jamais eu
27:11autant de participation
27:12je crois 70%
27:13que depuis 1986
27:14c'est contre vous
27:15je crois
27:15il faut
27:16c'est contre vous
27:17il faut
27:17il faut s'en réjouir
27:19je crois pas
27:19on a fait 11 millions
27:21d'électeurs
27:21c'est un record historique
27:22pour notre famille politique
27:23bref
27:23si on sort
27:24de la politique politicienne
27:26et qu'on en vient
27:27au fond du sujet
27:28nous au rassemblement national
27:29on tient évidemment
27:30aux institutions
27:30de la cinquième république
27:31on y a toujours tenu
27:32je pense qu'il faut
27:33à mon avis
27:34relancer
27:35effectivement
27:36notamment deux choses
27:37un les référendums
27:38on n'a pas eu de référendum
27:39depuis 2005
27:40c'est quelque chose
27:40qui je pense
27:41on entend beaucoup parler
27:42dans la société
27:43on ne fait plus confiance
27:44au peuple français
27:44il y a beaucoup de sujets
27:45sur lesquels
27:45on pourrait demander
27:46parfois on a des débats sociétaux
27:49pourquoi pas demander
27:50au peuple français son avis
27:51parfois on a des débats
27:51plus régalien
27:53sur l'immigration
27:53sur la sécurité
27:54pourquoi pas aussi demander
27:55au peuple français son débat
27:56et la deuxième chose
27:57vous avez raison
27:58je pense que
27:58si on prend la situation
27:59depuis dix ans
28:00les français ont essayé
28:01la droite
28:01Sarkozy
28:01la gauche
28:02Hollande
28:03à peu près le centre
28:04et le mélange des deux
28:04avec Macron
28:05et ça ne fonctionne pas
28:06donc il y a des alternatives
28:07la cinquième république
28:08est bien faite
28:08elle tient
28:09celle de monsieur Debré
28:10et monsieur De Gaulle
28:11et donc cette cinquième république
28:12elle doit être utilisée
28:13par les françaises
28:13et les françaises
28:14dans les urnes
28:14pour chercher
28:15une nouvelle alternance
28:16et excusez-moi de vous dire
28:18que le détournement
28:19qu'il y a eu
28:20notamment au moment
28:21de ces élections législatives
28:22notamment de Gabriel Attal
28:24qui appelle à voter LFI
28:25et qui refuse derrière
28:26de gouverner avec LFI
28:27et bien ça contribue
28:28je pense moi
28:29à la méfiance des citoyens
28:30envers les représentants
28:32envers les intérêts
28:33mais aussi l'échec
28:34des politiques
28:34et notamment
28:35de tous ceux
28:35qui nous gouvernent
28:36depuis 2007
28:37je vais vous donner la parole
28:38Ludovic Menès
28:39mais Rachid
28:39vous comprenez
28:40ce que dit Jordan Guitton
28:41c'est qu'en gros
28:42si les autres sont déçus
28:43moi c'est pas mon interrogation
28:46comment vous faites vous
28:48pour faire peuple
28:49c'est ça que je demande
28:50là ce que vous me dites
28:51c'est que vous
28:52vous mettez
28:54vous séparer
28:55la France en deux camps
28:56voire en trois camps
28:58c'est pas le but
29:00je pense que
29:01s'il y a
29:02plus de la moitié
29:03des gens
29:04qui ne veulent plus voter
29:05c'est parce qu'ils
29:06ne se reconnaissent
29:06ni en vous
29:07ni aux
29:08mais à quelle élection
29:10il y a la moitié des gens
29:11qui ne votent pas
29:12aux européennes
29:13il y a eu plus de 50%
29:15aux présidentielles
29:16aux présidentielles
29:17aux municipales
29:19il y a
29:20plus de 40%
29:22il y avait un nouveau
29:23mode de scrutin
29:23un peu spécial
29:24dans la ruralité
29:25je comprends
29:27alors Ludovic Menès
29:28votre réponse
29:29juste pour terminer
29:30juste pour finir
29:30je pense qu'il faudrait
29:33que vous vous interrogiez
29:33je sais que vous êtes
29:34vous êtes élu
29:35mais vous êtes élu
29:36d'une certaine manière
29:37par défaut
29:38donc il faudrait quand même
29:40penser à une adhésion
29:41plus large
29:42vous avez raison
29:43des gens
29:43parce que
29:45de plus en plus
29:46je trouve que
29:47la société se délite
29:49on est en perte démocratique
29:51donc je pense
29:52que vous
29:53nos représentants
29:54puisque vous nous représentez
29:56ça doit
29:56je pense que ça doit
29:57vous interpeller
29:58alors votre réponse
29:58Ludovic Menès
29:59on a entendu
30:00Jordien Nguitton
30:00la vôtre
30:01non non mais la réalité
30:02c'est que bien sûr
30:02que ça m'interpelle
30:04j'ai eu de la chance
30:04de me faire élire
30:05en 2017
30:06j'avais 30 ans
30:07c'est très tôt
30:09pour beaucoup
30:10dans l'histoire
30:10je crois que
30:12d'autres sont arrivés
30:12encore après
30:13plus jeunes
30:13mais déjà
30:14il y a un renouvellement
30:15qui n'existait pas
30:16c'est-à-dire que pendant longtemps
30:17on avait beaucoup de personnes
30:19plus âgées
30:20bien installées
30:22qui gouvernaient
30:22et qui étaient dans une forme
30:23de routine
30:25démocratique
30:26la réalité
30:26c'est qu'aujourd'hui
30:26la cinquième fonctionne bien
30:28mais je crois qu'on attend
30:29trop d'un ou d'une personne
30:31providentielle
30:31qui ne peut pas arriver
30:32d'ailleurs on parle souvent
30:34du président de la république
30:35alors que c'est nous
30:35qui écrivons les lois
30:36c'est nous qui les votons
30:36et c'est nous qui essayons
30:37de faire en sorte
30:38qu'elles soient appliquées
30:38correctement
30:39lui ne fait que signer
30:40le décret de fin
30:42donc on pourrait aussi
30:42repenser la manière
30:43dont c'est organisé
30:45moi je pense que
30:46l'élection législative
30:47ne doit plus être corréée
30:48avec l'élection présidentielle
30:49justement
30:49on doit aussi
30:50c'est un débat
30:51pour l'année prochaine
30:52dissolution
30:53pas dissolution
30:53on maintient
30:54parce que le parlement
30:55on a été élu pour 5 ans
30:56on va jusqu'au bout du mandat
30:58ça c'est un vrai débat de fond
30:59qu'on peut poser aussi
30:59parce qu'en l'état
31:00ça nous oblige à discuter
31:02l'arrêté c'est qu'on a aussi
31:03un fonctionnement politique
31:04qui ne fonctionne pas
31:05opposition
31:06majorité
31:07on s'oppose
31:08on n'est pas d'accord
31:09on avance
31:10pourtant il y a des débats
31:11de fond
31:12qui se posent
31:13et il y a des accords potentiels
31:14alors vous pouvez lever
31:15les yeux au ciel
31:15vous comprendrez
31:17qu'on est nombreux
31:17à ne pas vouloir
31:18dealer avec l'extrême droite
31:20et jamais avec l'extrême droite
31:21comme on ne veut pas
31:22être avec l'extrême gauche
31:23non plus
31:23parce que tout ce qui est extrême
31:24nous divise
31:25vous le dites depuis tout à l'heure
31:26il y a la peur rouge
31:27et il y a la haine brune
31:29donc il faut qu'on le prenne
31:29en considération
31:30on n'a pas tout bien réussi
31:31mais je crois qu'on attend aussi
31:32parfois beaucoup trop de l'état
31:33et on oublie une chose
31:34c'est que l'état c'est nous tous
31:35c'est pas simplement
31:36la classe politique
31:37c'est nous tous
31:37parce qu'on paye nos cotisations
31:39on s'en sert aussi derrière
31:40on paye nos impôts
31:41on a des bénéfices de ces impôts
31:42et quand on demande à l'état
31:43de garantir sur l'essence
31:45sur tous ces sujets là
31:46indirectement
31:46c'est un choix des citoyens
31:48que les politiques mettent en place
31:49Merci beaucoup
31:50merci beaucoup
31:51Lilou, Mario et Rachid
31:53vous inquiétez pas
31:54le débat continue toujours
31:55un petit peu hors plateau
31:56merci beaucoup Ludovic Mendes
31:57Jordan-Guitton
31:58d'avoir accepté
31:59de participer
32:00à cette séance citoyenne
32:01merci à vous de nous avoir suivis
32:02tous les mardis
32:03séance des questions au gouvernement
32:05et on retrouve ensuite
32:06les citoyens en plateau
32:07et le mercredi
32:07on se donne rendez-vous
32:08à 13h55
32:09bonne fin d'après-midi
32:10sur LCP évidemment
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