- il y a 9 heures
Deux semaines après le coup d'envoi dans l'hémicycle, les députés se prononcent sur le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030. Le texte, présenté en conseil des ministres le 8 avril dernier, prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires pour les Armées, notamment pour les munitions, la défense sol-air, la lutte anti-drones ou encore la préparation opérationnelle. Retrouvez les explications de vote et le vote du projet de loi. Le texte sera ensuite examiné par les sénateurs.
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00:00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Dans ce numéro, nous allons revenir sur le vote solennel de la loi actualisant la programmation militaire pour les années
00:00:182024 à 2030.
00:00:20Nous sommes le mardi 19 mai dans l'hémicycle.
00:00:23Madame la Présidente, Madame la Ministre, Messieurs les rapporteurs, chers collègues, mettons d'emblée fin à un suspens qui n
00:00:36'en est pas vraiment un.
00:00:37En cohérence avec nos votes lors du débat 50-1 de décembre dernier sur la stratégie de défense nationale, les
00:00:44moyens supplémentaires et les inforts industriels à engager,
00:00:47et celui sur la mission défense du dernier projet de loi de finances, le groupe socialiste et apparenté votera pour
00:00:54ce projet de loi d'actualisation de la programmation militaire.
00:00:59Au regard du bouleversement en profondeur de l'ordre international, marqué par des ruptures géopolitiques majeures,
00:01:06le retour des logiques impérialistes, des rhétoriques belliqueuses et des nouvelles menaces sécuritaires qui pèsent sur la France et les
00:01:13démocraties libérales occidentales,
00:01:15après tant d'années de paix, nous ne pouvons pas priver nos armées des crédits nécessaires à leur adaptation stratégique.
00:01:23Mais disons-le, au regard des débats qui ont eu lieu ici ces derniers jours, ce texte n'est pas
00:01:27seulement une occasion manquée,
00:01:29un véritable effort a été réalisé pour éviter tous les sujets et toutes les transformations qui font pourtant notre actualité.
00:01:37Pas un mot sur la construction d'une nouvelle architecture de sécurité collective du continent européen et le rôle que
00:01:44vont y jouer nos armées.
00:01:46Pourtant, dans la revue nationale stratégique 2025,
00:01:49pas un mot sur les nécessaires adaptations, tant de notre format que de notre doctrine,
00:01:56ou bien de notre BITD pour être un partenaire fiable et efficace dans le nouveau contexte géostratégique que nous vivons.
00:02:03Là encore, il s'agissait pourtant d'un enjeu identifié par la dernière RNS.
00:02:09Pas un mot sur l'adaptation des contrats opérationnels de nos armées,
00:02:13alors que certaines d'entre elles outrepassent allègrement leurs contrats opérationnels initials.
00:02:18Pas un mot sur la notion d'épaulement de la dissuasion élargie avec nos partenaires européens volontaires.
00:02:25En bref, pas un mot pour objectiver, légitimer les décisions que nous prenons auprès de nos concitoyens.
00:02:32Plus de 440 milliards d'euros sur 6 ans, absolument essentiels à nos armées.
00:02:38Mais nous n'avons rien entendu qui aurait permis d'éclairer le débat pour les néophytes.
00:02:43Vous avez même laissé croire à une forme de hiérarchie entre les intérêts européens et nos intérêts vitaux.
00:02:51Ce faisant, vous avez flatté la frange la plus nationaliste de cet hémicycle,
00:02:55alors que cela va à l'encontre des intérêts de la nation.
00:02:58Les acteurs de la défense ne peuvent plus se contenter de patchs successifs,
00:03:03raison pour laquelle nous réclamons l'élaboration d'une stratégie globale pour notre défense autour d'une question essentielle.
00:03:10Quelle puissance militaire souhaitons-nous être ?
00:03:14Avec qui ? Comment ? Dans quelle architecture ?
00:03:17Et puis, nous le redisons, cette loi n'a d'actualisation que le nom.
00:03:21Vous en avez même fini par en modifier le nom,
00:03:23puisque ça s'est transformé en loi de programmation rectificative.
00:03:27La loi de programmation initiale était sous-financée.
00:03:31Nous l'avions déjà dénoncée en 2023 et nous avons eu de cesse de le répéter depuis lors.
00:03:35Les débats des dernières semaines ne nous ont d'ailleurs pas fait changer d'avis.
00:03:39Ne vous en déplaisez, la loi que nous nous apprêtons à voter est en réalité une loi de sincérisation budgétaire,
00:03:45un pansement visant à soutenir un format jusqu'ici sous-financé.
00:03:48Le Conseil d'État, dans son avis sur le texte, ne dit d'ailleurs pas autre chose et vous le
00:03:53savez.
00:03:54Par ailleurs, nous manquons cruellement d'informations quant aux modalités de financement de ces ressources supplémentaires,
00:03:59alors même que le HCF a précisé que des ajustements seraient nécessaires
00:04:03pour rendre cette trajectoire compatible avec nos engagements nationaux et européens.
00:04:08L'OEF doit être un débat technique.
00:04:10Cet ajustement devra faire l'objet d'un débat politique éclairé,
00:04:13couvrant la juste répartition de l'effort entre les Françaises et les Français.
00:04:16Deux autres points apparaissent comme des irritants nous concernant.
00:04:20S'agissant du nouveau dispositif d'État d'alerte de sécurité nationale,
00:04:24nous regrettons le rejet de nos amendements visant à acquatre le contrôle et l'information du Parlement,
00:04:30condition pourtant légitime à l'acceptabilité d'un tel régime.
00:04:33Nous dénonçons le remplacement de l'actuelle journée de défense et citoyenneté
00:04:37par une journée de mobilisation à la connotation exagérément militariste.
00:04:42Cette tentative d'acculturation des Françaises et des Français à la sémantique militaire est un signal faible.
00:04:47De la façon dont vous concevez le lien armée-nation,
00:04:51cette conception n'est pas la nôtre.
00:04:53A la propagande au sein des dispositifs remilitarisés,
00:04:56nous préférons le triptyque information, communication, orientation de l'actuelle JDC,
00:05:02quand bien même celle-ci est encore perfectible.
00:05:04Vous l'aurez compris, si nous sommes en phase avec la nécessité d'accentuer l'effort national de défense,
00:05:11celui-ci ne pourra pas être réalisé à n'importe quel prix
00:05:15et nous serons particulièrement vigilants à ce propos lors des prochains débats budgétaires.
00:05:21Je vous remercie.
00:05:23Merci beaucoup Madame la députée.
00:05:25La parole est à présent à Monsieur Jean-Louis Thieriot pour le groupe Droite Républicaine.
00:05:34Merci Madame la Présidente, Madame la Ministre, mes chers collègues.
00:05:39En ces temps de montée des périls, d'exacerbation de la conflictualité
00:05:44et d'incertitude sur la solidité de nos alliances,
00:05:48notre vote d'aujourd'hui sur l'actualisation de la loi de programmation militaire
00:05:53ne sera pas un vote ordinaire.
00:05:56C'est un vote pour l'histoire qui certainement en appellera d'autres dans les années à venir.
00:06:03Cette loi est une loi de cohérence, nous l'avons dit Madame la Ministre,
00:06:07pas une loi de format.
00:06:09Elle a mis en lumière quatre lignes de force.
00:06:12Un état d'esprit, une réponse aux urgences,
00:06:16des jalons plantés et une espérance à faire aboutir.
00:06:22Parce qu'on débattait de l'essentiel, de la pérennité de la nation
00:06:26et in fine de la vie et de la mort de ceux qui portent les armes de la France,
00:06:32nous avons su débattre sereinement et dignement
00:06:36en ayant à l'esprit le bien commun.
00:06:40C'est dire toute notre surprise d'avoir entendu la présidente du groupe LFI
00:06:45dire qu'elle ne voterait pas ces 36 milliards supplémentaires
00:06:49que rien ne justifie, je cite.
00:06:52Quel aveuglement, quelle soumission !
00:06:56Soumission à la Russie de Poutine,
00:06:59soumission au Hamas, qualifié d'organisation de résistance,
00:07:04soumission à la Chine,
00:07:05dont M. Mélenchon a récemment validé
00:07:08les prétentions sur Taïwan donnant carte blanche aux puissances révisionnistes.
00:07:15À ce stade, ce n'est plus de la soumission,
00:07:18c'est de la complicité.
00:07:21Ceux qui ne voulaient pas mourir pour Danzig
00:07:24ont décidément des héritiers.
00:07:27Mais oublions cette tâche sur notre représentation nationale.
00:07:33Cette actualisation répond aux urgences
00:07:36et à l'accélération de la menace
00:07:38en matière de drones, de DSA, de LAD, d'intelligence artificielle.
00:07:43Elle comble certains trous capacitaires
00:07:46et elle ne sacrifie pas l'avenir,
00:07:48même s'il faudrait faire plus et plus vite.
00:07:51Elle pose aussi des jalons.
00:07:54Bien sûr qu'il faudra remettre l'ouvrage sur le métier
00:07:58dans le cadre d'un futur livre blanc
00:08:00ou d'une LPM qui devra succéder à celle-ci
00:08:03après l'élection présidentielle,
00:08:06le grand débat démocratique à venir.
00:08:09Merci, Madame la Ministre, de nous avoir écoutés.
00:08:12Merci d'avoir accepté certains de nos amendements
00:08:15qui posent la question du format de la flotte de navires de premier rang,
00:08:19de la trame-chasse et des moyens organiques de corps d'armée.
00:08:23Merci d'avoir réaffirmé l'objectif d'un poids de forme à 100 milliards.
00:08:27Merci d'avoir donné un avis favorable
00:08:30à l'objectif de 3,5% du PIB en 2035.
00:08:35C'est ce qui est nécessaire
00:08:36pour réparer 30 ans d'illusion des dividendes de la paix.
00:08:41Les effets du début du réarmement,
00:08:44commencés en 2017 avec Florence Parly,
00:08:47puis avec Sébastien Lecornu et avec vous aujourd'hui,
00:08:51se font sentir partout sur notre territoire,
00:08:53dans nos usines de la BITD.
00:08:55Je vois un symbole fort dans le fait
00:08:59que nous votions cette actualisation le jour même
00:09:03où est annoncé l'achat de quatre frégates par la Suède,
00:09:08frégates construites par Naval Group.
00:09:10Notre effort produit des coopérations industrielles
00:09:14et stratégiques équilibrées
00:09:16qui contribuent à la fois à la sécurité de l'Europe
00:09:20et à la prospérité globale.
00:09:22Pour conclure, notre groupe souhaite partager
00:09:26avec vous une espérance
00:09:28qu'unit pour la plupart
00:09:30sur la nécessaire défense de notre pays,
00:09:33de notre continent
00:09:35et de ses valeurs libérales,
00:09:37nos candidats,
00:09:39quelques partis qu'ils représentent
00:09:41face du prisme stratégique et de la défense,
00:09:45une priorité.
00:09:46A chacun de le décliner ensuite
00:09:49selon ses principes politiques,
00:09:52mais l'essentiel est de partager le but.
00:09:55A nous, représentation nationale,
00:09:58d'en être les ambassadeurs.
00:09:59En attendant,
00:10:02notre groupe de la droite républicaine
00:10:03votera cette actualisation.
00:10:06Elle le votera d'autant plus
00:10:07que certains de ses amendements capacitaires
00:10:10ont été adoptés.
00:10:11Nous ferons toujours nôtre
00:10:13ce principe hérité
00:10:15du général de Gaulle.
00:10:16La nation doit avoir l'armée
00:10:19de ses besoins,
00:10:20non celle de ses habitudes.
00:10:22Cette actualisation
00:10:23y répond largement.
00:10:25Merci beaucoup,
00:10:27monsieur le député.
00:10:28La parole est à présent
00:10:30à madame Catherine Hervieux
00:10:31pour le groupe Écologiste et Social.
00:10:34Madame la Présidente,
00:10:36Madame la Ministre,
00:10:37Messieurs les rapporteurs,
00:10:38chers collègues,
00:10:39la France est à la croisée des chemins
00:10:41et à un moment de bascule politique,
00:10:43sociale, morale, climatique et budgétaire.
00:10:46Notre manque de vision globale
00:10:48repose sur le cloisonnement
00:10:50de ces différentes approches
00:10:51depuis bien trop longtemps.
00:10:53Et pourtant,
00:10:54nous devons nous mobiliser
00:10:55face aux menaces réelles
00:10:56que nous vivons déjà
00:10:57sur notre territoire.
00:10:59Il nous faut une stratégie
00:11:01de long terme.
00:11:02Posons-nous la question.
00:11:04Que défendons-nous ?
00:11:05Quelles valeurs ?
00:11:06Quels intérêts ?
00:11:07Quelles identités ?
00:11:08Quelles identités ?
00:11:09Aujourd'hui,
00:11:10quel est notre projet ?
00:11:12Celui du jour
00:11:13est un projet sans lendemain
00:11:14voué à être refondé
00:11:16dès 2027.
00:11:17Il ne répond pas
00:11:18aux enjeux cruciaux
00:11:20pour la défense nationale
00:11:21au mépris de l'information
00:11:22de la population.
00:11:24En effet,
00:11:25le gouvernement a posé
00:11:26une méthode brutale.
00:11:28calendrier contraint,
00:11:29projet reçu au dernier moment,
00:11:31accélération du débat,
00:11:33absence de concertation.
00:11:35La défense nationale
00:11:36devrait nous réunir,
00:11:38pas nous diviser.
00:11:39Et là,
00:11:39c'est le fiasco,
00:11:40il n'en est rien.
00:11:41Comment sera financée
00:11:42la défense ?
00:11:43Par la dette,
00:11:44la casse sociale,
00:11:45le gel de toutes
00:11:45les dépenses sociales ?
00:11:47Nous refusons
00:11:48que l'augmentation
00:11:48des crédits de la défense
00:11:50serve de prétexte
00:11:51pour affaiblir
00:11:51notre démocratie.
00:11:53Nous étions prêts
00:11:54à voter un projet
00:11:55d'actualisation
00:11:56de la programmation militaire.
00:11:58Vous avez choisi
00:11:59d'en faire un projet
00:12:01liberticide,
00:12:02écocide,
00:12:03glissant vers
00:12:03l'illibéralisme.
00:12:04Plusieurs dispositions
00:12:05du texte
00:12:06nous inquiètent fortement.
00:12:08La création
00:12:09d'un état d'alerte
00:12:10de sécurité nationale
00:12:12aux contours flous
00:12:13occasionnerait
00:12:14des atteintes profondes
00:12:15aux droits du travail,
00:12:16de la commande publique
00:12:17et de l'environnement.
00:12:18Le recours
00:12:19à des dispositifs
00:12:20de surveillance
00:12:21algorithmiques
00:12:22sans contrôle indépendant
00:12:23censurés
00:12:24par le Conseil constitutionnel
00:12:26favoriseraient
00:12:27des dérives
00:12:27sur lesquelles
00:12:28nous voulons alerter.
00:12:30Parlons également
00:12:31du rôle du Parlement
00:12:32et donc
00:12:33de la consultation
00:12:34des citoyens.
00:12:35Avec ce texte,
00:12:36c'est le refus
00:12:37qu'il joue son rôle
00:12:38dans un état d'exception.
00:12:40L'histoire retiendra
00:12:41la décision prise aujourd'hui,
00:12:43une attaque
00:12:43à la pérennité
00:12:44de la démocratie
00:12:45et de nos valeurs humanistes.
00:12:46Vous sécurisez
00:12:48l'adoption
00:12:48de dispositifs
00:12:49liberticides
00:12:50en pariant
00:12:51sur le concours
00:12:52des partis
00:12:53qui nous ont amen
00:12:54à cette situation.
00:12:55Et disons-le clairement,
00:12:57vous êtes en collision
00:12:58avec le RN,
00:12:59un parti financé
00:13:00par un ennemi,
00:13:01la Russie,
00:13:02relais de la propagande
00:13:04d'agents étrangers
00:13:05et que vous prétendez
00:13:06combattre.
00:13:08Où est la concorde ?
00:13:10Où est le lien
00:13:11armé-citoyen ?
00:13:13À qui sert
00:13:14cette actualisation ?
00:13:15En tout cas,
00:13:16ni à la démocratie,
00:13:18ni aux armées,
00:13:19ni aux industriels
00:13:20et surtout pas
00:13:21aux concitoyens.
00:13:23La prise de conscience
00:13:24des trous capacitaires
00:13:25dans nos armées
00:13:26était inespérée
00:13:28pour les munitions
00:13:29et pour les drones.
00:13:30Nous avons soutenu cela,
00:13:32mais nous en laissons
00:13:33aussi du côté
00:13:34comme le génie.
00:13:35C'est pourquoi
00:13:35le groupe écologiste
00:13:36et social
00:13:37apporte des propositions.
00:13:38mettre le Parlement
00:13:40au centre
00:13:40de la décision,
00:13:41transformer notre modèle
00:13:42d'armée
00:13:43avec une revalorisation
00:13:44de l'armée terre,
00:13:45renforcer les coopérations
00:13:47européennes
00:13:48en résistant
00:13:48au repli national,
00:13:50faire de la réserve
00:13:51opérationnelle
00:13:52une véritable garde nationale.
00:13:54Et parce que
00:13:55la défense
00:13:56n'est pas que militaire,
00:13:57nous promouvons
00:13:58une approche globale
00:13:59de la sécurité.
00:14:01Il est vital
00:14:02de construire
00:14:02une défense européenne
00:14:04indépendante
00:14:05des Etats-Unis,
00:14:06autonome et coordonnée
00:14:07face aux menaces hybrides,
00:14:09aux conflits
00:14:10de haute intensité,
00:14:11aux recompositions
00:14:12géopolitiques.
00:14:13Nous faisons face
00:14:15à des tensions
00:14:15croissantes
00:14:16autour des ressources
00:14:17stratégiques
00:14:18et de l'énergie.
00:14:19Il est essentiel
00:14:20de réduire
00:14:21nos dépendances
00:14:22et d'anticiper
00:14:23les impacts
00:14:23du changement climatique
00:14:25sur les conflits futurs.
00:14:26Nous proposons
00:14:27de renforcer
00:14:28la présence militaire
00:14:29française en Outre-mer
00:14:30afin de protéger
00:14:31nos intérêts stratégiques
00:14:32et notre souveraineté.
00:14:34Il est nécessaire
00:14:35de conjuguer
00:14:35dissuasion nucléaire,
00:14:37capacité conventionnelle
00:14:38dans le respect
00:14:39des traités
00:14:39de désarmement
00:14:40fondés sur la transparence
00:14:42et la stricte suffisance.
00:14:44Dans ce contexte,
00:14:46la France doit assumer
00:14:47un pivot stratégique
00:14:48vers l'Europe
00:14:49en garantissant
00:14:50sa profondeur stratégique
00:14:51tout en conservant
00:14:52une capacité
00:14:53de projection extérieure.
00:14:55Des solutions existent
00:14:56pour aligner
00:14:57nos finances publiques,
00:14:58nos objectifs de paix
00:14:59et redonner de la puissance
00:15:00aux forces morales
00:15:01et sociales de notre pays.
00:15:02Faire participer
00:15:04les plus hauts revenus
00:15:05du pays
00:15:05en attente
00:15:06de leur patriotisme.
00:15:08Encadrer
00:15:09les profiteurs
00:15:10de crise.
00:15:10Développer
00:15:11une stratégie globale
00:15:12grâce à une loi
00:15:13de programmation
00:15:15diplomatique
00:15:15et une loi
00:15:16de programmation
00:15:16militaire.
00:15:17Investir massivement
00:15:19dans ce qui constitue
00:15:20profondément
00:15:20notre société
00:15:21éducation,
00:15:22santé et justice,
00:15:23culture.
00:15:23Nous avons voté
00:15:24pour les articles
00:15:25programmatiques
00:15:26en augmentant
00:15:26de 36 milliards
00:15:28le budget de la défense.
00:15:29et la leçon donnée
00:15:30par des partis
00:15:30précédemment
00:15:31au pouvoir
00:15:32et une majorité
00:15:32actuelle
00:15:33complètement en déliquescence
00:15:35d'agir
00:15:36en responsabilité
00:15:37est tubuesque.
00:15:38Nous voterons
00:15:38contre un texte
00:15:39qui bafoue
00:15:40les libertés démocratiques
00:15:41et la démocratie.
00:15:43Merci beaucoup
00:15:44Madame la députée.
00:15:46La parole est à présent
00:15:48à Madame Josie Poitou
00:15:50pour le groupe
00:15:50Les Démocrates.
00:15:53Madame la Présidente,
00:15:55Madame la Ministre,
00:15:57Monsieur le Président
00:15:58de la Commission,
00:15:59Messieurs les rapporteurs,
00:16:00mes chers collègues,
00:16:02la paix n'est plus un acquis.
00:16:04Nous avons longtemps cru
00:16:05que le droit international
00:16:06suffisait à contenir
00:16:08les ambitions impériales,
00:16:10les logiques de puissance
00:16:11et les rapports de force.
00:16:12Mais le monde a changé.
00:16:14Aujourd'hui,
00:16:15notre pays doit choisir,
00:16:17subir le retour
00:16:18de la loi du plus fort
00:16:19ou préserver sa capacité
00:16:21à décider librement
00:16:22de son destin.
00:16:23Aujourd'hui,
00:16:24notre pays doit se donner
00:16:26les moyens
00:16:26de protéger sa souveraineté,
00:16:28son modèle démocratique
00:16:29et son modèle économique.
00:16:31Aujourd'hui,
00:16:32notre pays doit protéger
00:16:33ses citoyens.
00:16:35Certains,
00:16:35dans cet hémicycle,
00:16:36regardent les 36 milliards d'euros
00:16:37comme une dépense
00:16:39mal investie
00:16:39ou excessive.
00:16:42au groupe démocrate,
00:16:43nous regardons le monde
00:16:44tel qu'il est
00:16:45et voyons dans cette augmentation
00:16:47le prix de notre indépendance.
00:16:49Ils permettront
00:16:50d'accélérer
00:16:51la reconstitution
00:16:52de nos stocks stratégiques
00:16:53et de nos stocks
00:16:54de munitions
00:16:55ainsi que d'accélérer
00:16:56les acquisitions
00:16:57de matériel.
00:16:58Ils permettront
00:16:59d'adapter
00:17:00nos équipements
00:17:01aux évolutions
00:17:02des conflits
00:17:02en renforçant
00:17:03notre capacité
00:17:04de défense aérienne,
00:17:07notre cyberdéfense,
00:17:08nos drones.
00:17:09Ils permettront
00:17:10à la France
00:17:10de conserver
00:17:11une armée crédible
00:17:12capable de nous protéger,
00:17:14de soutenir
00:17:14nos alliés
00:17:15et de dissuader.
00:17:16C'est à ce prix
00:17:17que la France
00:17:18restera un pilier
00:17:19de défense fiable.
00:17:20Nous le savons,
00:17:22la défense
00:17:23de notre pays
00:17:23repose aussi
00:17:24sur la résilience
00:17:25de ses citoyens.
00:17:26C'est pourquoi
00:17:27ce texte a une ambition
00:17:28bien plus large,
00:17:29nous préparer tous
00:17:30à faire face
00:17:31aux crises à venir.
00:17:32Cette actualisation
00:17:33est également
00:17:34un choix industriel majeur.
00:17:36La base industrielle
00:17:37et technologique
00:17:38de défense
00:17:39ainsi que l'ensemble
00:17:40des sous-traitants
00:17:40de la défense
00:17:41sont une force stratégique
00:17:43essentielle
00:17:44pour notre pays.
00:17:45Avec ce texte,
00:17:46nous donnons davantage
00:17:47de visibilité
00:17:48et de possibilité
00:17:49d'agir
00:17:50à nos industriels
00:17:51en cas de crise.
00:17:52Nous renforçons
00:17:53notre capacité
00:17:54d'innovation
00:17:54dans les technologies
00:17:56de demain.
00:17:57En huit ans,
00:17:58notre pays a ainsi
00:17:59redonné des moyens
00:17:59à ses armées
00:18:00portant le budget
00:18:01de 32,3 milliards
00:18:03à 57,1 milliards
00:18:05d'euros.
00:18:06Avec cette actualisation,
00:18:07nous portons
00:18:08notre ambition
00:18:09à 76,3 milliards
00:18:10d'euros
00:18:11pour 2030.
00:18:13Nous rejoignons ainsi
00:18:14nombre de nos voisins
00:18:15européens
00:18:16et de nos alliés
00:18:17en portant l'effort
00:18:18de défense
00:18:18à 2,5%
00:18:20du PIB.
00:18:21En moins de 15 ans,
00:18:22le budget
00:18:23de nos armées
00:18:23aura plus que doublé.
00:18:26Je veux saluer
00:18:27le travail collectif
00:18:28mené sur ce texte.
00:18:29Tous,
00:18:30ou presque,
00:18:30nous avons su mettre
00:18:31nos différents côtés
00:18:32pour travailler
00:18:33avec une même exigence,
00:18:35assurer notre liberté
00:18:36et notre souveraineté.
00:18:39Le groupe démocrate
00:18:41vous remercie,
00:18:41Madame la Ministre,
00:18:42d'avoir su réunir
00:18:43une grande partie
00:18:44de cet hémicycle
00:18:45sur ce texte.
00:18:46Je tiens ainsi
00:18:47à saluer
00:18:48la qualité
00:18:49de nos débats,
00:18:50même si je déplore
00:18:51la volonté de certains
00:18:52de réduire
00:18:53à peau de chagrin
00:18:54les ambitions
00:18:54portées par ce texte.
00:18:56Notre groupe
00:18:57a su faire évoluer
00:18:58le texte aussi,
00:18:59afin de sécuriser
00:19:00et de renforcer
00:19:01plusieurs dispositifs
00:19:02essentiels.
00:19:03Notre rapporteur,
00:19:04Sabine Thilaï,
00:19:06s'est ainsi efforcée
00:19:07d'apporter
00:19:07le plus de garanties
00:19:08possible
00:19:09à la restauration
00:19:10de l'usage
00:19:10des URL
00:19:11dans les algorithmes
00:19:13utilisés
00:19:14par les services
00:19:14de renseignement
00:19:15afin de concilier
00:19:17efficacité opérationnelle
00:19:19et protection
00:19:19des libertés publiques.
00:19:21Nous avons également
00:19:22souhaité renforcer
00:19:23le rôle du correspondant
00:19:24en défense
00:19:24et j'associe
00:19:25notre président
00:19:26Jean-Michel Jacques
00:19:27à cette démarche
00:19:28parce que ça lui tient
00:19:29autant à cœur
00:19:30qu'à moi
00:19:30et qu'à nous tous
00:19:31je suppose
00:19:32et j'imagine
00:19:33et donc essentiel
00:19:34pour nos communes.
00:19:35Nous avons ainsi
00:19:36comblé un vide juridique
00:19:37en inscrivant
00:19:38dans la loi
00:19:39les modalités
00:19:40de leur désignation.
00:19:41Il s'agit d'une part
00:19:42de sécuriser
00:19:44juridiquement
00:19:44leur nomination
00:19:45en prévoyant explicitement
00:19:47la compétence
00:19:47du maire de la commune
00:19:49et d'autre part
00:19:50de garantir
00:19:51une plus grande homogénéité
00:19:52sur l'ensemble
00:19:53du territoire national.
00:19:54Une telle clarification
00:19:56renforcera
00:19:57leur légitimité
00:19:58leur visibilité
00:19:59et leur rôle essentiel
00:20:01dans le lien
00:20:02entre la nation
00:20:02et ses armées.
00:20:04Aujourd'hui
00:20:04le groupe démocrate
00:20:05fait un choix évident
00:20:06celui d'une France
00:20:08résiliente
00:20:08souveraine
00:20:09munie des moyens
00:20:10d'action nécessaires
00:20:11pour se protéger
00:20:12protéger ses citoyens
00:20:14et soutenir ses alliés.
00:20:16Notre groupe
00:20:17votera
00:20:18bien évidemment
00:20:18et avec enthousiasme
00:20:20pour ce texte.
00:20:21Je vous remercie.
00:20:22Merci beaucoup
00:20:22Madame la députée.
00:20:24La parole est à présent
00:20:26à Madame Lise Manier
00:20:27pour le groupe
00:20:28Horizon Indépendant.
00:20:35Merci Madame la Présidente,
00:20:37Madame la Ministre,
00:20:38Monsieur le Président
00:20:39de la Commission
00:20:40de la Défense Nationale
00:20:41et des Forces Armées,
00:20:42Messieurs les deux rapporteurs,
00:20:44mes chers collègues.
00:20:45Je veux être claire.
00:20:48Cette actualisation
00:20:49de notre programmation militaire
00:20:51est nécessaire.
00:20:53Et elle est nécessaire
00:20:54parce que le monde
00:20:55a changé
00:20:57profondément,
00:20:58brutalement.
00:21:00Depuis le 24 février 2022,
00:21:02la guerre est en Europe.
00:21:03Elle s'est installée
00:21:05et elle dure.
00:21:06Cette guerre aussi,
00:21:07elle enseigne.
00:21:08Et en cela,
00:21:09elle nous oblige
00:21:10à assumer les décisions
00:21:11qui s'imposent.
00:21:12Cette guerre en Ukraine
00:21:14nous rappelle chaque jour
00:21:15depuis quatre ans
00:21:16ce que signifie
00:21:17un conflit
00:21:18de haute intensité.
00:21:20Des millions d'obus,
00:21:22des centaines
00:21:22de milliers de drones,
00:21:24des flux logistiques
00:21:25colossaux,
00:21:26une industrie mobilisée
00:21:2724 heures sur 24,
00:21:29notamment pour relever
00:21:30les défis
00:21:31d'obsolescence technologique
00:21:32accélérée.
00:21:33Depuis juillet 2025,
00:21:36notre revue nationale stratégique
00:21:38est claire
00:21:38et sans détour.
00:21:39Nous avons franchi
00:21:41un point de bascule
00:21:42avec un risque avéré
00:21:44de conflits majeurs
00:21:45nous engageant directement.
00:21:48Face à cette réalité,
00:21:49notre loi de programmation
00:21:51militaire de 2023,
00:21:52pourtant ambitieuse,
00:21:53n'est déjà plus suffisante.
00:21:56Et c'est pour cela
00:21:57que nous votons
00:21:57dès aujourd'hui
00:21:58son actualisation
00:21:59en avance
00:22:00par rapport à ce qui était
00:22:02initialement prévu.
00:22:03Ce sont ainsi
00:22:0436 milliards d'euros
00:22:05supplémentaires
00:22:06pour la période
00:22:072026-2030
00:22:08que nous dédierons
00:22:10à nos forces armées
00:22:11avec des priorités
00:22:12claires
00:22:12que nos militaires
00:22:13attendent.
00:22:14Des munitions,
00:22:15des drones
00:22:16et des moyens
00:22:16de lutte anti-drones,
00:22:17une capacité de frappe
00:22:19dans la profondeur
00:22:19renouvelée,
00:22:20l'investissement nécessaire
00:22:22dans nos capacités spatiales
00:22:23et le rehaussement
00:22:24de notre arsenal nucléaire.
00:22:26Nous assumons ainsi
00:22:27un budget de défense
00:22:28qui aura doublé
00:22:29en 10 ans.
00:22:30Nous assumons ainsi
00:22:32notre objectif
00:22:32de 2,5% du PIB
00:22:34consacré à notre défense
00:22:35nationale en 2030.
00:22:36Mais au-delà
00:22:38du capacitaire,
00:22:39ce projet de loi
00:22:40inclut aussi
00:22:40des avancées normatives
00:22:42essentielles
00:22:43pour renforcer
00:22:44la résilience
00:22:44de notre nation
00:22:45tout entière.
00:22:46La refonte
00:22:47de la JDC
00:22:48vers une nouvelle
00:22:48journée de mobilisation
00:22:50pour sensibiliser
00:22:51tous les jeunes français
00:22:53à notre défense nationale.
00:22:55La création
00:22:56d'un service national
00:22:57volontaire
00:22:57pour permettre
00:22:58à nos jeunes français
00:22:59de s'engager,
00:23:00de se former,
00:23:02de s'aguerrir
00:23:02et de servir.
00:23:04Le renforcement
00:23:05des moyens d'action
00:23:06de nos opérateurs
00:23:07d'importance vitale
00:23:07pour assurer
00:23:09la continuité
00:23:09de notre fonctionnement
00:23:10national
00:23:11et un nouveau régime
00:23:12d'alerte
00:23:13de sécurité nationale
00:23:14pour protéger
00:23:15notre pays
00:23:16face aux nouvelles menaces.
00:23:18Nos débats
00:23:19ont permis
00:23:19d'enrichir le texte.
00:23:21Pour le groupe
00:23:21Horizon et Indépendant,
00:23:22nous avons su apporter
00:23:23notre pierre à l'édifice,
00:23:25d'abord en commission,
00:23:26puis ici en séance.
00:23:28Le rapport annexé
00:23:29fixe nos objectifs budgétaires
00:23:31en cohérence
00:23:32avec nos besoins capacitaires
00:23:34avec un objectif
00:23:35de 3,5% du PIB
00:23:36consacré
00:23:37à notre défense nationale
00:23:38d'ici 2035.
00:23:40Le rapport annexé
00:23:42fixe également
00:23:42à présent
00:23:43de manière explicite
00:23:45la priorité donnée
00:23:46aux capacités industrielles
00:23:47nationales
00:23:48et européennes.
00:23:50Nous avons également
00:23:51inscrit dans la loi
00:23:52la reconnaissance
00:23:52accordée
00:23:53par notre nation
00:23:54à nos sous-mariniers
00:23:55par la carte du combattant.
00:23:57Nous précisons
00:23:58le régime pénal
00:23:59pour le survol
00:24:00d'emprises militaires
00:24:00par des drones,
00:24:02nous complétons
00:24:02la journée de mobilisation
00:24:04par la sensibilisation
00:24:05des jeunes français
00:24:05aux enjeux majeurs
00:24:07des menaces hybrides,
00:24:08de manipulation
00:24:09de l'information
00:24:09et des ingérences étrangères.
00:24:11Enfin, nous avons souhaité
00:24:12l'inscription claire
00:24:14du plan Fidélisation 360
00:24:16dans cette programmation militaire
00:24:18parce que nous ne pouvons pas
00:24:19parler de nos armées
00:24:20sans parler
00:24:22des femmes
00:24:22et des hommes
00:24:23qui les font
00:24:24et que je veux sincèrement saluer
00:24:26au nom du groupe
00:24:27Horizon et Indépendant
00:24:28aujourd'hui.
00:24:29Je tiens à remercier
00:24:30mesdames les ministres,
00:24:32monsieur le président
00:24:32de la commission
00:24:33et nos deux co-rapporteurs
00:24:35pour la qualité
00:24:36de nos échanges,
00:24:37de nos débats
00:24:37et pour leur engagement
00:24:38total
00:24:39pour faire aboutir
00:24:40un texte précis
00:24:41d'actualisation
00:24:43des moyens
00:24:43que la nation
00:24:44entend consentir
00:24:45à notre défense,
00:24:47à nos armées.
00:24:48Mes chers collègues,
00:24:50nous aurons désormais
00:24:51rendez-vous à l'automne
00:24:52lors de nos débats budgétaires
00:24:54pour confirmer
00:24:55ces moyens
00:24:55et cette trajectoire
00:24:56et ne pas trahir
00:24:58la confiance
00:24:59de nos forces armées.
00:25:01Dans le monde
00:25:01d'aujourd'hui
00:25:02et de demain,
00:25:03nous,
00:25:04représentants
00:25:04de la nation,
00:25:05nous devons permettre
00:25:06à notre pays
00:25:07d'être fort.
00:25:08Pour être forte,
00:25:09la France doit être crédible.
00:25:11Ce texte permet
00:25:12précisément
00:25:13de renforcer
00:25:14notre crédibilité
00:25:15vis-à-vis
00:25:16de nos alliés
00:25:17et aux yeux
00:25:18de nos compétiteurs.
00:25:19Pour toutes ces raisons,
00:25:20le groupe
00:25:21Horizon et Indépendant
00:25:22votera
00:25:22pour l'actualisation
00:25:24de la programmation
00:25:25des moyens militaires
00:25:26de la France.
00:25:27Je vous remercie.
00:25:28Merci beaucoup,
00:25:29Madame la députée.
00:25:30La parole est à présent
00:25:32à M. Yannick Favnek-Bécaud
00:25:33pour le groupe Liotte.
00:25:41Merci,
00:25:42Madame la Présidente,
00:25:43Madame la Ministre,
00:25:44M. le Président
00:25:45de la Commission,
00:25:46M. les rapporteurs.
00:25:47Mes chers collègues,
00:25:48le monde
00:25:48dans lequel nous vivons
00:25:50s'est profondément durci.
00:25:52Les conflits
00:25:52de haute intensité
00:25:54ne sont plus
00:25:54une hypothèse théorique
00:25:56mais une réalité
00:25:57aux portes
00:25:58de l'Europe.
00:26:00Dans ce contexte,
00:26:01l'actualisation
00:26:02de notre programmation
00:26:03militaire
00:26:03était une nécessité.
00:26:05Notre groupe
00:26:06prend acte
00:26:07de l'effort significatif
00:26:09qui est mis
00:26:09sur la table.
00:26:10Ce texte permettra
00:26:12de porter l'enveloppe
00:26:13dédiée à nos armées
00:26:14de 400 à 436 milliards
00:26:17d'euros
00:26:18d'ici 2030.
00:26:19C'est un signal
00:26:21fort
00:26:21adressé
00:26:22à nos armées,
00:26:23à nos alliés
00:26:23mais aussi
00:26:25à nos adversaires.
00:26:27Cet effort
00:26:28traduit
00:26:29une prise
00:26:29de conscience
00:26:30et donne
00:26:30davantage
00:26:32de visibilité
00:26:33à nos armées
00:26:33et aux entreprises
00:26:36de notre BITD.
00:26:38Notre groupe
00:26:39soutient
00:26:40en particulier
00:26:40les choix faits
00:26:41en matière
00:26:42de stock
00:26:42de munitions,
00:26:44de drones,
00:26:44de défense
00:26:45sol-air
00:26:46et de préparation
00:26:48opérationnelle.
00:26:49Les enseignements
00:26:50des conflits
00:26:51contemporains
00:26:52sont ainsi
00:26:53pleinement intégrés.
00:26:55Toutefois,
00:26:56cette trajectoire
00:26:56n'aura de valeur
00:26:57que si elle est tenue.
00:26:59Chacun ici
00:27:00connaît l'état
00:27:01de nos finances publiques
00:27:02et le Haut Conseil
00:27:03des finances publiques
00:27:04continue de souligner
00:27:05les risques
00:27:06qui entourent
00:27:07cette programmation.
00:27:09Il y a également
00:27:10une question
00:27:10d'acceptation
00:27:12politique et sociale
00:27:13de ces hausses
00:27:14pour notre défense
00:27:15au moment
00:27:16où les coupes
00:27:17touchent
00:27:17tous les autres
00:27:18services publics.
00:27:20Madame la Ministre,
00:27:21notre groupe
00:27:22ne doute pas
00:27:22un instant
00:27:23de l'utilité
00:27:24des crédits alloués
00:27:25pour préserver
00:27:26notre souveraineté
00:27:27mais ce budget
00:27:28vous oblige
00:27:29et impose
00:27:30de l'exemplarité
00:27:31si nous voulons
00:27:32emporter
00:27:33l'adhésion
00:27:34de nos concitoyens.
00:27:37De plus,
00:27:37cette actualisation
00:27:38reste davantage
00:27:39une adaptation
00:27:40qu'une véritable
00:27:41transformation
00:27:42de notre format
00:27:43d'armée.
00:27:43nous investissons
00:27:46plus
00:27:46mais des grands
00:27:47équilibres
00:27:48évoluent peu.
00:27:49Le nombre
00:27:50de rafales,
00:27:50de frégates
00:27:51ou de chars
00:27:51reste globalement
00:27:53inchangé.
00:27:54Cela peut se comprendre
00:27:55dans l'immédiat
00:27:56mais la question
00:27:58de fond
00:27:58demeure entière.
00:28:00Notre modèle
00:28:00d'armée
00:28:00est-il calibré
00:28:02pour les conflits
00:28:03de haute intensité
00:28:05qui se dessinent ?
00:28:07Au début
00:28:08de l'examen
00:28:08de ce texte,
00:28:09notre groupe
00:28:09a alerté
00:28:09spécifiquement
00:28:10sur deux aspects
00:28:12relégués
00:28:13au second plan.
00:28:13D'abord
00:28:14l'aspect humain.
00:28:16Une armée
00:28:17a certes
00:28:17besoin d'équipement
00:28:18mais elle s'appuie
00:28:20avant tout
00:28:20sur les femmes
00:28:21et les hommes
00:28:22qui servent
00:28:23notre nation
00:28:24et je tiens
00:28:24à cet instant
00:28:25bien sûr
00:28:25à leur rendre
00:28:26hommage.
00:28:28Nos débats
00:28:28ont permis
00:28:28d'intégrer
00:28:29le plan
00:28:29famille 2
00:28:30dans ce texte
00:28:31et notre groupe
00:28:31salue
00:28:32cette avancée.
00:28:34Nous aurions aimé
00:28:35aller plus loin
00:28:36en particulier
00:28:37sur la question
00:28:37du logement
00:28:38et de la fidélisation.
00:28:41Ensuite,
00:28:41les territoires
00:28:42ultramarins.
00:28:43notre groupe
00:28:44a tenté
00:28:44de faire adopter
00:28:45des amendements
00:28:45pour mieux inclure
00:28:47les Outre-mer.
00:28:48Nous regrettons
00:28:49de voir
00:28:50que nos demandes
00:28:50en particulier
00:28:51celles concernant
00:28:52les moyens
00:28:52de la marine
00:28:53et les infrastructures
00:28:54portuaires
00:28:55à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:28:56et à Mayotte
00:28:57aient été repoussées.
00:28:59Nous aurions souhaité
00:29:00une ambition
00:29:01plus forte
00:29:01face à la menace
00:29:03qui pèse
00:29:03sur ces territoires.
00:29:06Au fond,
00:29:08ce texte
00:29:08reflète
00:29:09un moment
00:29:09de bascule
00:29:10et marque
00:29:11un effort
00:29:12réel
00:29:13que nous,
00:29:13nous devons
00:29:14de reconnaître
00:29:15tout en laissant
00:29:17ouverte
00:29:17plusieurs questions
00:29:19majeures.
00:29:20La soutenabilité
00:29:21budgétaire,
00:29:22le modèle
00:29:23d'armée,
00:29:24la place
00:29:25des territoires
00:29:26et surtout,
00:29:27surtout,
00:29:27la condition
00:29:28humaine
00:29:29des militaires.
00:29:30En dépit
00:29:31de ses réserves,
00:29:33de nos réserves,
00:29:33le groupe
00:29:34Liot votera
00:29:35pour ce projet
00:29:36de loi
00:29:37d'actualisation.
00:29:39Merci beaucoup
00:29:40Monsieur le député.
00:29:42La parole est à présent
00:29:43Monsieur Edouard Bénard
00:29:44pour le groupe
00:29:44Gauche, Démocrate et Républicaine.
00:29:47Applaudissements
00:30:02Madame la Présidente,
00:30:04Madame la Ministre,
00:30:06Messieurs les rapporteurs,
00:30:06chers collègues,
00:30:07nous voilà au terme
00:30:08de nos débats
00:30:09quant à l'actualisation
00:30:10de la loi
00:30:10de programmation militaire
00:30:12que vous nous proposez.
00:30:13Enfin,
00:30:14plus qu'une actualisation,
00:30:16la confirmation
00:30:16d'un choix
00:30:17de société.
00:30:18Un basculement latent
00:30:19mais assumé
00:30:21vers une économie de guerre,
00:30:22une société
00:30:22de mobilisation
00:30:23permanente
00:30:24tendante
00:30:25à un affaiblissement
00:30:26progressif
00:30:26des libertés publiques.
00:30:28Car derrière
00:30:28les chiffres
00:30:29et les tableaux budgétaires,
00:30:30nous avons un devoir
00:30:30de vérité.
00:30:31Nous enterrinons
00:30:32par ce vote
00:30:33l'entrée de notre pays
00:30:35dans une logique
00:30:35de confrontation durable.
00:30:3836 milliards
00:30:38d'euros supplémentaires.
00:30:40Pendant ce temps,
00:30:41l'austère Valls
00:30:42se découpe budgétaire
00:30:43dans les services publics,
00:30:44dans la sécurité sociale,
00:30:45dans les politiques sociales
00:30:46continuent.
00:30:47L'hôpital manque de lits,
00:30:48l'école manque de professeurs,
00:30:49les universités s'effondrent
00:30:50sous la précarité étudiante,
00:30:51mais pour les industriels
00:30:52de l'armement,
00:30:53l'angélus est sonné.
00:30:55La résilience impose
00:30:57l'acceptabilité.
00:30:59La recomposition
00:31:00de notre défense nationale
00:31:01dans un contexte
00:31:02de choc
00:31:02des prédations
00:31:03nous astreint
00:31:04à de grands défis
00:31:05auxquels seul
00:31:05un peuple soigné
00:31:06instruit en pleine sécurité sociale,
00:31:08conduit par une boussole
00:31:10stratégique
00:31:10ne souffrant
00:31:11d'aucune ambiguïté,
00:31:12c'est répondre.
00:31:13Cette logique
00:31:14déborde largement
00:31:16le cadre militaire,
00:31:17cela est certain.
00:31:18Mais une militarisation
00:31:20à marche forcée
00:31:20pressant
00:31:21l'enrôlement civil
00:31:22permanent
00:31:22ne saurait être une réponse.
00:31:24Nous n'avons de cesse
00:31:25de le répéter,
00:31:27derrière les persuasions
00:31:28bellicistes
00:31:29demeurent une hypocrisie.
00:31:31Comment prétendre
00:31:32acter une telle surmarche
00:31:33au titre de la défense
00:31:35de l'autonomie stratégique française,
00:31:36alors même que notre dépendance
00:31:37technologique
00:31:38ne cesse de s'accroître ?
00:31:40Je l'évoquais
00:31:41en préambule
00:31:42de mon propos,
00:31:44nous ne nous prononçons pas
00:31:45sur un simple exercice
00:31:46de sincérité budgétaire
00:31:48dû à nos armées.
00:31:50Ce texte étend
00:31:51les techniques de renseignement,
00:31:52renforce le contrôle
00:31:53de la recherche,
00:31:54facilite les dérogations
00:31:55aux droits essentiels
00:31:55et environnementaux
00:31:56et crée un nouvel état
00:31:58d'alerte
00:31:58de sécurité nationale
00:32:00permettant au gouvernement
00:32:01de contourner le Parlement.
00:32:03Comme nous le rappellent
00:32:05ONG et syndicats,
00:32:06le spectre de la guerre
00:32:07ne doit pas servir
00:32:08à caporaliser notre société,
00:32:10à faire reculer
00:32:11les droits et libertés
00:32:12et à tout subordonner
00:32:13au dogme du profit
00:32:14et de l'efficacité économique.
00:32:17Ne comptez pas sur nous
00:32:18non plus
00:32:19pour transformer
00:32:19la jeunesse
00:32:20en variable d'ajustement
00:32:21de cette stratégie militaire.
00:32:23La journée citoyenne
00:32:24deviendra demain
00:32:25une journée de mobilisation.
00:32:27Le recensement évolue
00:32:28vers un suivi administratif
00:32:29permanent.
00:32:30Le service national
00:32:31devient un outil
00:32:32d'intégration militaire
00:32:33déguisé en opportunités sociales
00:32:35et la création
00:32:36de la troisième division
00:32:37de l'armée de terre
00:32:37constituée d'une grande part
00:32:39de réservistes
00:32:39ne fait que confirmer
00:32:41que nous les préparons
00:32:42à une guerre
00:32:43qui plus est otanienne.
00:32:45Enfin, au creux de nos échanges
00:32:48remonte l'écho
00:32:49du discours présidentiel
00:32:50de l'île longue.
00:32:51Celui-ci a confirmé
00:32:53l'engagement de la France
00:32:54à renforcer et moderniser
00:32:55son arsenal nucléaire.
00:32:57En droit international,
00:32:59le développement performatif
00:33:01de la bombe atomique
00:33:02porte un nom,
00:33:03c'est de la prolifération.
00:33:04Il convient de cesser
00:33:06de maquiller cette orientation
00:33:07stratégique et de l'assumer
00:33:09et en retour,
00:33:10nous assumons que cela
00:33:11constitue une faute politique.
00:33:12Si nous sommes de ceux
00:33:14qui affirment la nécessité
00:33:15d'un désarmement nucléaire
00:33:16partagé, mondial,
00:33:18partageant la position
00:33:19historique de la France
00:33:20consistant à dire
00:33:21qu'aucun désarmement crédible
00:33:23ne peut être unilatéral
00:33:24et qu'il doit s'inscrire
00:33:25dans un cadre collectif,
00:33:27c'est bien à ce titre
00:33:28également que nous considérons
00:33:30que cette position
00:33:31devrait conduire la France
00:33:33à participer,
00:33:33au moins comme observatrice,
00:33:35au traité d'interdiction
00:33:36des armes nucléaires.
00:33:38Dans ce climat
00:33:39de réarmement généralisé,
00:33:40chaque puissance
00:33:42prétend répondre
00:33:42à la menace de l'autre
00:33:44par l'avantage des armes
00:33:45et l'accélération
00:33:45de ces doctrines de dissuasion
00:33:47qui ne dissuadent
00:33:48pourtant plus
00:33:48la haute intensité.
00:33:50Mais cette logique
00:33:51est une impasse historique.
00:33:54La prolifération nucléaire
00:33:56ne garantit pas la paix.
00:33:57Elle multiplie
00:33:58les risques d'escalade
00:33:59et de catastrophes
00:34:00irréversibles.
00:34:01Nous refusons
00:34:02cette fatalité.
00:34:05Oui, la France
00:34:05doit disposer
00:34:06d'une défense crédible.
00:34:08Nous avons besoin
00:34:09d'une voie diplomatique
00:34:10forte, celle de la France,
00:34:12et savons qu'il n'est pas
00:34:13de diplomatie efficace
00:34:15sans défense dissuasive.
00:34:17Oui, le contexte international
00:34:18exige lucidité
00:34:20et souveraineté.
00:34:21Mais la souveraineté
00:34:22ne peut pas signifier
00:34:24l'alignement
00:34:24sur les exigences
00:34:26de l'OTAN
00:34:26et encore moins
00:34:27une bascule
00:34:28du droit intérieur
00:34:29couvrant
00:34:30la perte d'adhésion populaire.
00:34:32Parce qu'au fond,
00:34:33ce texte ne prépare
00:34:34pas seulement les armées,
00:34:35il prépare les esprits
00:34:36à accepter la guerre
00:34:38comme normalité politique.
00:34:40Et c'est précisément
00:34:41cela que nous refusons.
00:34:42C'est pourquoi,
00:34:43avec mes collègues
00:34:44de la gauche
00:34:45démocrate et républicaine,
00:34:47nous voterons
00:34:47contre cette actualisation
00:34:49de la loi
00:34:49de programmation militaire.
00:34:52Merci beaucoup,
00:34:53monsieur le député.
00:34:54La parole est à présent
00:34:55à monsieur Mathieu Bloch
00:34:56pour le groupe
00:34:57Union des droites
00:34:57pour la République.
00:35:15Madame la Présidente,
00:35:16Madame la Ministre,
00:35:18Messieurs les rapporteurs,
00:35:19mes chers collègues,
00:35:20permettez-moi tout d'abord
00:35:22de rendre hommage
00:35:23aux femmes et aux hommes
00:35:24qui sont engagés
00:35:25dans nos armées
00:35:26pour défendre nos libertés
00:35:27et notre nation
00:35:29quelquefois
00:35:30au péril de leur vie.
00:35:31C'est dans un contexte
00:35:32géopolitique
00:35:33chaque jour plus tendu
00:35:34que ces braves
00:35:35sont engagés.
00:35:36La guerre rugit
00:35:37aux portes de l'Europe.
00:35:39L'Iran massacre
00:35:40son propre peuple
00:35:41tout en armant
00:35:42nos adversaires.
00:35:43La Chine muscle
00:35:44sa puissance militaire
00:35:46à un rythme
00:35:46que l'Occident
00:35:47peine à mesurer.
00:35:49La vérité est brutale,
00:35:50nous avons replongé
00:35:51dans un monde
00:35:52où seul compte
00:35:53le rapport de force.
00:35:55Dans ce monde-là,
00:35:56la France recule.
00:35:57Dans les détroits d'Hormuz,
00:35:59nous regardons.
00:36:00Dans l'Indo-Pacifique,
00:36:02nous subissons.
00:36:03En Afrique,
00:36:04nous disparaissons.
00:36:05En Europe,
00:36:06nous gesticulons
00:36:07pendant que Bruxelles
00:36:08nous dicte
00:36:09nos choix stratégiques.
00:36:10Ce n'est pas
00:36:11un déclassement
00:36:12conjoncturel,
00:36:13c'est le résultat
00:36:14d'une illusion
00:36:14entretenue depuis 30 ans,
00:36:16celle qu'une grande nation
00:36:17peut rester grande
00:36:18sans investir
00:36:19dans sa défense.
00:36:20Sous le général de Gaulle,
00:36:22la puissance militaire
00:36:24n'était pas négociable.
00:36:255% du PIB.
00:36:27Aujourd'hui,
00:36:28nous atteignons péniblement
00:36:29les 2%
00:36:30après des décennies
00:36:32de renoncements
00:36:33qui ont vidé
00:36:34nos arsenaux,
00:36:35appauvri nos régiments
00:36:36et affaibli
00:36:37notre industrie de défense.
00:36:39La loi de programmation
00:36:40militaire de 2023
00:36:42était déjà insuffisante
00:36:44à l'heure de son adoption.
00:36:45L'actualisation
00:36:47que vous nous présentez
00:36:48aujourd'hui
00:36:48ne fait que l'admettre.
00:36:50Alors oui,
00:36:51Madame la Ministre,
00:36:52les 36 milliards
00:36:53d'euros supplémentaires,
00:36:54nous les acceptons.
00:36:55Les efforts
00:36:56sur les munitions,
00:36:57la dronisation,
00:36:58la défense solaire,
00:37:00tout ça va
00:37:00dans le bon sens.
00:37:02Mais admettons-le
00:37:03franchement,
00:37:04ce n'est pas une ambition,
00:37:05c'est un rattrapage.
00:37:07Un rattrapage contraint
00:37:08par des années
00:37:09de gestion financière
00:37:10désastreuses.
00:37:12Vous reconnaissez
00:37:13vous-même
00:37:13le besoin
00:37:14de 30 Rafales
00:37:15et trois frégates
00:37:15supplémentaires.
00:37:16Vous ne les financez pas.
00:37:18Pourquoi ?
00:37:19Parce que les gouvernements
00:37:20socialo-macronistes
00:37:21qui se sont succédés
00:37:23depuis 2007
00:37:23ont triplé
00:37:24la dette nationale,
00:37:25transformé l'État
00:37:26en débiteur chronique,
00:37:28incapable de tenir
00:37:29ses engagements régaliens.
00:37:30Le comble,
00:37:3270% de l'effort
00:37:33est reporté
00:37:34après 2027.
00:37:35Vous n'aurez
00:37:36armé pas la France,
00:37:37vous transmettez
00:37:38la facture
00:37:38à vos successeurs
00:37:39tout en leur léguant
00:37:40un gouffre financier
00:37:41de votre fabrication.
00:37:42Des économies
00:37:44existaient pourtant,
00:37:45au moins 15 milliards
00:37:46sur l'immigration,
00:37:487 milliards
00:37:48sur notre contribution
00:37:49au budget européen,
00:37:515 milliards
00:37:52sur les agences
00:37:52de l'État.
00:37:53Vous avez choisi
00:37:54de ne pas les faire,
00:37:56nous en prenons acte.
00:37:57Le groupe UDR
00:37:58a donc défendu
00:37:59des amendements
00:37:59concrets et ambitieux,
00:38:01rehausser la cible
00:38:02des lances-roquettes
00:38:03unitaires,
00:38:04protéger nos PME
00:38:05de défense
00:38:06par un cadre juridique
00:38:07souverain,
00:38:08imposer un contrôle strict
00:38:09sur toute session
00:38:10d'actifs stratégiques
00:38:11à l'étranger.
00:38:12Et évidemment,
00:38:13sortir des impasses
00:38:14industrielles
00:38:15que sont devenus
00:38:16le SCAF
00:38:16et le MGCS.
00:38:18Tous ont été rejetés.
00:38:20La France a construit
00:38:22seul le Rafale,
00:38:23le meilleur avion
00:38:23de combat polyvalent
00:38:24au monde.
00:38:25Elle a conçu
00:38:26seul le Leclerc,
00:38:27seul char au monde
00:38:28capable de tirer
00:38:29en roulant.
00:38:30Elle aurait pu,
00:38:31si la volonté politique
00:38:32avait été au rendez-vous,
00:38:34bâtir seuls
00:38:35les systèmes de demain.
00:38:36Vous avez préféré
00:38:38vous en remettre
00:38:39à des programmes européens
00:38:40dont personne ne maîtrise
00:38:41ni le calendrier,
00:38:43ni l'issue,
00:38:44ni même la réalité
00:38:45industrielle,
00:38:46sacrifiant encore
00:38:47notre souveraineté
00:38:48sur l'autel
00:38:49de chimère
00:38:50von der Leyenist.
00:38:51Parce que la défense
00:38:53de la nation
00:38:53transcende
00:38:54les clivages partisans
00:38:55et parce que nous ne pratiquons
00:38:56pas la politique du pire,
00:38:58le groupe UDR votera
00:38:59toutefois
00:38:59pour cette actualisation.
00:39:01Mais que les Français
00:39:02le sachent,
00:39:03ce vote est celui
00:39:04de la responsabilité,
00:39:05non de l'approbation.
00:39:07Si en 2027
00:39:09ils nous accordent
00:39:10leur confiance,
00:39:11nous engagerons
00:39:11avec nos alliés
00:39:12du Rassemblement national
00:39:13le vrai redressement,
00:39:15celui que ce gouvernement
00:39:16n'a ni la vision,
00:39:17ni le courage,
00:39:19ni les moyens
00:39:19d'accomplir.
00:39:22Je vous remercie
00:39:23Monsieur le député.
00:39:24La parole est à présent
00:39:25à Monsieur Franck Giletti
00:39:26pour le Rassemblement national.
00:39:29Applaudissements
00:39:44Merci Madame la Présidente,
00:39:46Madame la Ministre,
00:39:47Messieurs les rapporteurs,
00:39:48Monsieur le Président de Commission,
00:39:49mes chers collègues.
00:39:50Le général MacArthur a dit
00:39:51les batailles perdues
00:39:52se résument en deux mots.
00:39:54Trop tard.
00:39:55Nous sommes appelés aujourd'hui
00:39:56à nous prononcer
00:39:57sur l'actualisation
00:39:58de la loi de programmation militaire.
00:40:00Ce vote,
00:40:01nous ne pouvons pas l'aborder
00:40:02comme un simple exercice budgétaire
00:40:04ou comme une correction technique
00:40:05d'un texte adopté
00:40:06il y a trois ans.
00:40:07Il intervient
00:40:08dans un moment grave.
00:40:09Et avant toute chose,
00:40:11puisque c'est bien d'eux
00:40:11dont il est question,
00:40:13j'aimerais avoir une pensée
00:40:14pour les militaires
00:40:15que nous avons perdus
00:40:15ces derniers mois,
00:40:16que ce soit à l'entraînement
00:40:17ou au combat,
00:40:18comme pour ceux qui en ressortent
00:40:20avec des blessures indélébiles.
00:40:21Nous, Français,
00:40:23leur devons pleine reconnaissance.
00:40:24Le conflit entre l'Ukraine
00:40:26et la Russie
00:40:27a fait revenir la guerre
00:40:27de haute intensité
00:40:28au port de l'Europe.
00:40:29Le Moyen-Orient
00:40:30menace à tout instant
00:40:31de s'embraser.
00:40:32Les tensions en Indo-Pacifique
00:40:34s'aggravent.
00:40:35Le détroit d'Hormuz
00:40:35rappelle notre dépendance
00:40:36à des routes stratégiques fragiles
00:40:38tandis qu'en Afrique,
00:40:39l'influence française
00:40:40recule,
00:40:40pour ne pas dire disparaît.
00:40:43Ce constat,
00:40:43le groupe Rassemblement National
00:40:44le formule depuis longtemps.
00:40:46Il ne s'agit pas
00:40:47d'alimenter la peur
00:40:48mais de faire preuve
00:40:49de lucidité,
00:40:50laquelle s'impose
00:40:50à notre pays
00:40:51de se préparer
00:40:52à l'hypothèse
00:40:53d'un conflit de haute intensité
00:40:54dans 4, 5 ou 6 prochaines années.
00:40:57Dans le domaine militaire,
00:40:584 ou 5 ans,
00:40:59ce n'est pas loin.
00:41:00C'est demain.
00:41:01C'est à peine le temps
00:41:02de commander,
00:41:02de produire,
00:41:03de recruter,
00:41:04de former
00:41:04et de constituer des stocks.
00:41:06Lorsque la crise éclate,
00:41:08il est trop tard
00:41:08pour découvrir
00:41:09que les munitions manquent,
00:41:10que les formats
00:41:11sont trop étroits,
00:41:12que les capacités industrielles
00:41:13ne suivent pas
00:41:14ou que les équipements essentiels
00:41:16n'ont pas été prévus.
00:41:17Une guerre
00:41:17ne se prépare pas
00:41:19le jour
00:41:20où elle commence.
00:41:21Elle se prépare avant
00:41:22ou elle se subit.
00:41:25Autrement dit,
00:41:26il faut gagner la guerre
00:41:27avant la guerre.
00:41:28Face à cette réalité,
00:41:30que nous proposons ?
00:41:30Une actualisation ?
00:41:32Non.
00:41:32En vérité,
00:41:33il s'agit tout au plus
00:41:34d'une correction,
00:41:35d'un ajustement,
00:41:36un pansement budgétaire
00:41:37posé sur les insuffisances
00:41:38d'une LPM
00:41:39initialement mal calibrée.
00:41:41Or,
00:41:42on ne répond pas
00:41:42au basculement du monde
00:41:43par un simple rattrapage.
00:41:45En 2023,
00:41:46la guerre en Ukraine
00:41:47avait déjà commencé.
00:41:48Depuis,
00:41:49la situation internationale
00:41:50s'est encore dégradée.
00:41:51Alors oui,
00:41:52cette actualisation apporte
00:41:53certains ajustements utiles,
00:41:55mais elle manque toujours
00:41:56de l'essentiel,
00:41:57à savoir de la vision
00:41:58et de l'ambition.
00:41:59On nous explique
00:42:00que des missions supplémentaires
00:42:01sont prévues,
00:42:02très bien,
00:42:03mais comment peut-on
00:42:03se satisfaire de rajouter
00:42:04aujourd'hui
00:42:05ce qui manquait déjà hier ?
00:42:07Aux rapporteurs
00:42:07qui nous disent
00:42:08parfois que nous ne sommes
00:42:09ni la DGA
00:42:10ni le chef d'état-major des armées,
00:42:11nous répondons simplement
00:42:12que nous sommes
00:42:13les représentants de la nation
00:42:14et en ce sens,
00:42:15nous écoutons
00:42:16ce que demandent les armées.
00:42:17Mieux,
00:42:18nous ne faisons que réclamer
00:42:19ce qu'Emmanuel Macron
00:42:20et le Premier ministre
00:42:21eux-mêmes ont annoncé.
00:42:23A force de célébrer
00:42:25des annonces
00:42:25qui ne se traduisent pas
00:42:26dans les crédits,
00:42:27on finit par confondre
00:42:28la communication stratégique
00:42:30avec la stratégie elle-même.
00:42:32Où sont les 30
00:42:33rafales supplémentaires ?
00:42:34Où sont les 3 frigates
00:42:35de 1er rang manquantes ?
00:42:36Comment justifier
00:42:37leur absence
00:42:38dans cette actualisation
00:42:38alors même
00:42:39que chacun reconnaît
00:42:40que le format compte ?
00:42:41Oui,
00:42:42je le répète,
00:42:42le format compte.
00:42:43Il était déjà réclamé
00:42:45lorsque Général Burkard
00:42:46était chef d'état-major
00:42:47des armées.
00:42:47Le format compte
00:42:48pour durer dans un conflit,
00:42:49pour tenir plusieurs théâtres
00:42:51à la fois.
00:42:51Il compte pour protéger
00:42:52nos outre-mer,
00:42:53notre zone économique exclusive,
00:42:54nos ressortissants
00:42:55et nos intérêts stratégiques.
00:42:57Une armée excellente
00:42:58mais trop réduite
00:42:59reste une armée exposée.
00:43:01Une armée courageuse
00:43:02mais sans stock
00:43:02reste une armée vulnérable.
00:43:04D'ailleurs,
00:43:05le sujet n'est pas seulement
00:43:05capacitaire,
00:43:06il est aussi politique
00:43:07car ne l'oublions pas,
00:43:08il touche à notre souveraineté.
00:43:10Il est impératif
00:43:11que nous mettions un frein
00:43:12à la dérive fédéraliste
00:43:13qui mine notre défense nationale.
00:43:15Nous ne condamnons pas
00:43:16par principe
00:43:16les coopérations
00:43:17entre pays européens
00:43:17lorsqu'elles sont intergouvernementales
00:43:19et répondent à nos intérêts
00:43:20ainsi qu'à un besoin opérationnel.
00:43:22Mais nous refusons
00:43:23que la Commission européenne
00:43:24s'ingère dans notre défense
00:43:26avec l'argent des Français.
00:43:27Dans le cadre
00:43:28du prochain budget
00:43:30de l'Union européenne
00:43:312028-2034,
00:43:32la Commission prévoit
00:43:33de mobiliser
00:43:34130 milliards d'euros
00:43:35pour la défense.
00:43:36Pour la France,
00:43:37cela représenterait
00:43:37une charge estimée
00:43:38à 24 milliards d'euros
00:43:39soit 4 milliards d'euros par an.
00:43:41Le groupe RN ne dit pas
00:43:43que la France
00:43:43ne doit jamais soutenir
00:43:45ses partenaires.
00:43:45Nous disons
00:43:46que l'argent français
00:43:47doit d'abord renforcer
00:43:48la défense française.
00:43:50Ces 4 milliards d'euros
00:43:51doivent servir
00:43:52nos militaires,
00:43:53nos stocks,
00:43:54nos équipements,
00:43:55notre BTD,
00:43:56notre souveraineté.
00:43:58Force est de constater
00:43:59qu'il faudra faire preuve
00:44:00de patience
00:44:01jusqu'à 2027
00:44:02afin que d'autres candidats
00:44:03à l'élection présidentielle
00:44:04soient en mesure
00:44:05de proposer une LPM
00:44:05qui réponde
00:44:06aux enjeux stratégiques
00:44:07de notre monde.
00:44:08Mais malgré ses limites,
00:44:09ses faiblesses,
00:44:09son manque de vision,
00:44:10cette actualisation apporte
00:44:11tout de même
00:44:11à nos armées
00:44:12une partie des moyens
00:44:13dont elle avait déjà besoin
00:44:14en 2023.
00:44:15Nos lignes rouges
00:44:16ont été respectées
00:44:17et plusieurs amendements
00:44:18RN ont été adoptés.
00:44:19Nous avons obtenu
00:44:20la priorité nationale
00:44:21à défaut européenne
00:44:22sur les achats de matériel,
00:44:23le retrait de la mention
00:44:24récurrente à l'Allemagne,
00:44:25un rapport parlementaire
00:44:26sur les recettes extra-budgétaires,
00:44:27la délivrance
00:44:28de la carte du combattant
00:44:29de manière rétroactive
00:44:30au personnel
00:44:30ayant participé
00:44:31de manière continue
00:44:31aux missions
00:44:32de dissuasion nucléaire,
00:44:34la revalorisation
00:44:35de l'allocation du combattant
00:44:36ou plus encore
00:44:37le renforcement
00:44:38des crédits
00:44:39pour les infrastructures
00:44:40et les petits équipements
00:44:41de nos militaires.
00:44:42Nous n'en priverons pas
00:44:43donc nos armées.
00:44:44Elles n'ont pas à payer
00:44:45le prix des hésitations
00:44:46de l'exécutif.
00:44:47Le groupe RN
00:44:48votera donc
00:44:49pour cette actualisation
00:44:50sans illusion
00:44:51ni blanc-seing,
00:44:52mais avec le sens
00:44:53des responsabilités
00:44:54pour nos armées,
00:44:55pour notre souveraineté
00:44:56et pour le succès
00:44:57des armes de la France.
00:44:59Merci, monsieur le député.
00:45:01Je fais annoncer
00:45:02le scrutin
00:45:03dans l'ensemble
00:45:04de l'Assemblée nationale.
00:45:05La parole est à présent
00:45:07à monsieur François Cormier-Boulijon
00:45:08pour le groupe
00:45:09Ensemble pour la République.
00:45:13Merci, madame la présidente.
00:45:16Madame la ministre,
00:45:18monsieur le président
00:45:18de la Commission
00:45:19de la Défense nationale,
00:45:20messieurs les rapporteurs,
00:45:22chers collègues,
00:45:23les causes profondes
00:45:25de la défaite
00:45:25remontaient à loin.
00:45:28Alors que nos chefs
00:45:29ont prétendu renouveler
00:45:31la guerre de 14-18,
00:45:33les Allemands
00:45:34faisaient celle
00:45:35de 1940.
00:45:37Voilà ce qu'écrivait
00:45:38le valeureux Marc Bloch
00:45:40dans l'étrange défaite.
00:45:42Il faut toujours lire
00:45:43et relire Marc Bloch.
00:45:46Depuis 2017,
00:45:47oui,
00:45:48nous préparons
00:45:49la guerre de demain.
00:45:51Sous l'impulsion
00:45:51du président de la République,
00:45:53Emmanuel Macron,
00:45:54nous avons rompu
00:45:55avec la naïveté coupable
00:45:57de ceux qui pensent
00:45:58dans cette histoire finie
00:45:59et qui,
00:46:01depuis la chute
00:46:02du mur de Berlin,
00:46:03pensaient pouvoir profiter
00:46:04des dividendes
00:46:06de la paix.
00:46:07Une paix éternelle,
00:46:08pensaient-ils,
00:46:09au point de faire le choix
00:46:11pendant de trop longues années
00:46:13de désinvestir
00:46:14dans notre défense nationale.
00:46:17Fermeture de régiments
00:46:18et diminution d'investissement
00:46:20se sont ainsi succédées.
00:46:23certes,
00:46:24l'armée française
00:46:25est restée
00:46:26la première armée
00:46:27d'Europe
00:46:28grâce à la vision lucide
00:46:30du général de Gaulle.
00:46:32Nous n'avons jamais cru
00:46:34aux parapluies américains.
00:46:36Nous avons investi
00:46:37dans une dissuasion
00:46:39souveraine
00:46:40protégeant
00:46:41notre sol national.
00:46:43et nous avons continué
00:46:45à entretenir
00:46:47avec la DGA,
00:46:49avec nos entreprises
00:46:50françaises de défense,
00:46:51avec nos états-majors,
00:46:53avec nos soldats,
00:46:55une armée forte,
00:46:57professionnalisée,
00:46:58opérationnelle
00:46:59et capable
00:47:00de démontrer
00:47:00son efficacité
00:47:01en mains en droit
00:47:03de la planète.
00:47:04Mais tout ceci
00:47:05s'est révélé
00:47:06bien insuffisant
00:47:07quand l'histoire,
00:47:09la géographie,
00:47:10la géopolitique
00:47:12nous ont rattrapés.
00:47:14Dès 2017,
00:47:16oui,
00:47:16avec le président
00:47:18de la République,
00:47:19nous avons anticipé cela
00:47:21et nous pouvons en être
00:47:23collectivement fiers.
00:47:25D'un montant
00:47:26de 195 milliards d'euros
00:47:28sous la présidence
00:47:30de M. Hollande,
00:47:32nous sommes passés
00:47:33à une loi de programmation
00:47:34militaire
00:47:35de 295 milliards d'euros
00:47:38lors de la 15e législature
00:47:40avec Florence Parly.
00:47:43Sous la 16e législature,
00:47:45avec Sébastien Lecornu,
00:47:47nous sommes passés
00:47:48à une loi de programmation
00:47:49militaire
00:47:50de 413 milliards d'euros.
00:47:52Et sous la 17e législature,
00:47:55avec Mme Catherine Vautrin,
00:47:57nous actualisons
00:47:58cette loi de programmation
00:47:59militaire
00:47:59en l'augmentant
00:48:01de 36 milliards d'euros.
00:48:03Pourquoi ces 36 milliards d'euros ?
00:48:05Pour garantir notre autonomie stratégique
00:48:07en renforçant les moyens
00:48:09technologiques et humains
00:48:10de nos armées.
00:48:12Hausses des effectifs
00:48:13pour atteindre
00:48:14275 000 ETP,
00:48:178,5 milliards d'euros
00:48:19supplémentaires
00:48:19pour les munitions,
00:48:218,4 milliards d'euros
00:48:22pour la dronisation,
00:48:241 milliard d'euros
00:48:25dans l'innovation
00:48:26pour développer
00:48:27des missiles balistiques,
00:48:28mais aussi
00:48:29pour préparer
00:48:30le réarmement juridique,
00:48:32économique et moral
00:48:33de la France,
00:48:34sécurisation
00:48:35de l'approvisionnement
00:48:36des forces armées
00:48:37pour les besoins
00:48:38logistiques,
00:48:39énergétiques
00:48:39et sanitaires,
00:48:41constitution
00:48:42d'un stock
00:48:42minimal de matière,
00:48:44de composants,
00:48:45de pièces de rechange
00:48:46ou produits
00:48:46finis
00:48:47et semi-chinis
00:48:48stratégiques,
00:48:49création
00:48:50d'un nouvel état
00:48:51d'alerte
00:48:51de sécurité nationale,
00:48:52création
00:48:53du service national,
00:48:56journée
00:48:56de mobilisation
00:48:57recentrée
00:48:58sur les fondamentaux
00:48:59de la défense nationale
00:49:01et l'identification
00:49:02des aptitudes
00:49:03à servir.
00:49:04Alors,
00:49:05le groupe parlementaire
00:49:06Ensemble pour la République
00:49:07a contribué
00:49:09à enrichir
00:49:09ce texte
00:49:10et je remercie
00:49:11Madame la Ministre
00:49:12pour la qualité
00:49:13de son écoute
00:49:14et sa volonté
00:49:15de co-construction
00:49:16du texte
00:49:17avec l'Assemblée nationale.
00:49:20Nous avons enrichi
00:49:21ce texte
00:49:21sur la condition militaire
00:49:23avec l'inscription
00:49:24dans le rapport
00:49:24annexé
00:49:25de l'amélioration
00:49:25de la condition militaire
00:49:27comme le dit
00:49:27d'attractivité
00:49:29et de fidélisation,
00:49:30l'attribution
00:49:31de la prime
00:49:32de commandement
00:49:32aux réservistes
00:49:33en fonction
00:49:34d'encadrement,
00:49:35la carte
00:49:36du combattant
00:49:37étendue
00:49:37aux sous-mariniers
00:49:39des SNLE
00:49:40voulus
00:49:40par le président
00:49:41Jean-Michel Jacques
00:49:42pour l'industrie
00:49:43de défense
00:49:44et la souveraineté
00:49:45avec la réaffirmation
00:49:47de l'économie de guerre
00:49:47et le renforcement
00:49:48du maillage
00:49:49des attachés
00:49:50d'industries
00:49:51de défense
00:49:51en région,
00:49:53l'accès
00:49:53aux PME,
00:49:54aux ZTI,
00:49:55aux grands programmes
00:49:55de défense,
00:49:56l'étude
00:49:57de faisabilité
00:49:57sur la relocalisation
00:49:59de la production
00:50:01de munitions
00:50:01de petits calibres,
00:50:04les équipements
00:50:05et la capacité
00:50:06Iris Carré
00:50:07désignée
00:50:07comme priorité
00:50:08stratégique
00:50:08pour les communications
00:50:09souveraines,
00:50:10le lancement
00:50:11des études
00:50:11sur le char
00:50:12intermédiaire
00:50:12avant fin
00:50:132026
00:50:14et la correction
00:50:15du calendrier
00:50:16pour son développement
00:50:16avant 2030,
00:50:18l'étude
00:50:19de faisabilité
00:50:20pour les catapultes
00:50:23électroméniatiques
00:50:24souveraines
00:50:24pour le futur
00:50:25porte-avions,
00:50:27la France libre,
00:50:28la coopération
00:50:29hélicoptère-drône
00:50:30inscrite
00:50:30comme priorité
00:50:31de l'aéreo-combat
00:50:32et l'intelligence
00:50:32artificielle
00:50:33intégrée.
00:50:36Voilà quelques exemples
00:50:37de nos différents
00:50:38apports dans cette loi
00:50:39et tous les groupes
00:50:40ou presque
00:50:41ont pu contribuer.
00:50:42Je veux d'ailleurs
00:50:43les en remercier
00:50:44et souligner
00:50:45le sérieux
00:50:46de nos débats
00:50:47tant en commission
00:50:48qu'en séance.
00:50:49Une nation
00:50:50se perd
00:50:51lorsqu'elle cesse
00:50:52de croire
00:50:53à son propre avenir.
00:50:55Oui,
00:50:56décidément,
00:50:56Marc Bloch
00:50:57voyait juste
00:50:57en votant
00:50:59cette actualisation
00:51:00de la loi
00:51:00de programmation
00:51:01militaire,
00:51:01ce que les députés
00:51:03du groupe
00:51:03Ensemble
00:51:03pour la République
00:51:04feront.
00:51:05Nous lui disons
00:51:06par-delà l'espace
00:51:07et par-delà le temps
00:51:08que nous avons
00:51:09entendu son message.
00:51:11Merci.
00:51:12Merci,
00:51:12monsieur le député.
00:51:20Alors,
00:51:21je vais appeler
00:51:21le dernier orateur.
00:51:23Je vous demande
00:51:23s'il vous plaît
00:51:24de respecter
00:51:25un peu de silence.
00:51:27Monsieur Aurélien Saint-Toul
00:51:27pour la France Insoumise.
00:51:36Merci beaucoup.
00:51:42Allez,
00:51:43un peu de silence,
00:51:44s'il vous plaît.
00:51:45Merci,
00:51:45madame la présidente.
00:51:46Madame la ministre,
00:51:48monsieur le président,
00:51:49messieurs les rapporteurs,
00:51:50collègues,
00:51:51voter contre la loi
00:51:52de programmation militaire
00:51:53où son actualisation
00:51:54n'a rien de simple.
00:51:55Nous savons tous
00:51:56combien il est aisé
00:51:57par une sorte
00:51:58de chantage,
00:51:58de suggérer
00:51:59que nous privons
00:52:01les femmes
00:52:01et les hommes
00:52:01de la défense
00:52:02des moyens
00:52:02d'accomplir
00:52:03leurs devoirs
00:52:04qui est sans doute
00:52:05le plus dangereux,
00:52:06le plus fondamental
00:52:07dans la République.
00:52:08Fort heureusement,
00:52:09ils et elles
00:52:10savent notre gratitude
00:52:11à leur égard
00:52:12et combien les mots
00:52:13d'hommage
00:52:13que nous avons prononcés
00:52:14ces dernières semaines,
00:52:15chaque fois que nos armées
00:52:17ont été frappées
00:52:18par le deuil,
00:52:19ont été sincèrement
00:52:20pensées et ressenties.
00:52:22Ils et elles
00:52:23savent notre exigence
00:52:24et notre ambition
00:52:25pour la patrie
00:52:26et pour ceux
00:52:27qui la servent.
00:52:29Notre vote
00:52:30est dans le droit
00:52:31fil de celui
00:52:31de 2023
00:52:32et je vous invite
00:52:33à vous reporter
00:52:34à ce que je disais
00:52:35depuis cette tribune
00:52:36il y a trois ans.
00:52:38J'avais affirmé
00:52:39que la LPM
00:52:39ne faisait pas
00:52:40les choix structurants
00:52:41qui permettraient
00:52:42de faire face
00:52:43aux nouvelles conflictualités,
00:52:44que les secteurs
00:52:46que nous appelons nous
00:52:46les nouvelles frontières
00:52:47de l'humanité,
00:52:48le cyber,
00:52:49l'IA,
00:52:50le quantique,
00:52:51l'espace et la mer
00:52:52n'étaient pas
00:52:52pleinement investis.
00:52:54Avant même
00:52:55la guerre en Ukraine,
00:52:56nous avions dit
00:52:56combien la dronisation
00:52:57représentait
00:52:58un défi majeur
00:52:59et il aura fallu
00:53:00cette actualisation
00:53:01pour que vous en conveniez.
00:53:04Nous soulignons aussi
00:53:05que les Outre-mer
00:53:06étaient négligés,
00:53:07traités comme une périphérie
00:53:08de la France
00:53:09alors qu'ils sont
00:53:10en son cœur,
00:53:11ce qui fait de nous
00:53:12une nation universelle,
00:53:13plus créolisée
00:53:14qu'aucune autre en Europe
00:53:16et vouée à parler au monde
00:53:17la langue de la fraternité
00:53:19et de la paix.
00:53:20Enfin,
00:53:21nous déplorions
00:53:21que vous refusiez
00:53:22d'agir en faveur
00:53:23de l'indépendance
00:53:24de la France
00:53:25quand il était clair
00:53:26que le retour
00:53:26de Donald Trump
00:53:27aux affaires
00:53:28rendrait notre alignement
00:53:29de plus en plus
00:53:30intenable
00:53:31et humiliant.
00:53:32Hélas,
00:53:33le génocide à Gaza,
00:53:35la guerre en Iran
00:53:36ont montré
00:53:36ad nauseum
00:53:37combien nous avions raison.
00:53:39Le nouveau contrat
00:53:40de Palantir
00:53:41avec l'OTAN
00:53:42montre aussi
00:53:43que nous ne sommes
00:53:44toujours pas échappés
00:53:45de ces dépendances
00:53:46dangereuses.
00:53:46Vous n'avez toujours pas
00:53:47fait une croix non plus
00:53:48sur les désastreuses
00:53:49coopérations franco-allemandes,
00:53:51MGCS ou SCAF,
00:53:54obstination délétère.
00:53:55À ces griefs
00:53:56toujours valables
00:53:57s'en sont ajoutés
00:53:58plusieurs.
00:53:59Tout d'abord,
00:54:00disons-le,
00:54:01nous récusons
00:54:01les termes du débat
00:54:02que vous avez installé
00:54:03depuis 2024
00:54:04et la frénésie
00:54:06antidémocratique
00:54:07qui a empêché
00:54:08d'accéder au pouvoir
00:54:09ceux qui avaient pourtant
00:54:10remporté l'élection
00:54:11au profit de ceux
00:54:12qui incontestablement
00:54:14l'avaient perdu
00:54:14et qui depuis
00:54:16s'échinent à faire subir
00:54:17au peuple français
00:54:18des coupes budgétaires
00:54:20toujours plus profondes,
00:54:21toujours plus destructrices.
00:54:23Dans un tel contexte,
00:54:24il est clair
00:54:25que vous utilisez
00:54:26la défense nationale
00:54:27et ses exigences
00:54:28pour organiser
00:54:29l'austérité généralisée,
00:54:31que vous mettez en concurrence
00:54:32ce service public vital
00:54:33avec tous les autres
00:54:35services publics.
00:54:36Avec nous,
00:54:37nous serons peut-être
00:54:38nous serons demain
00:54:39en mesure
00:54:40avec vous,
00:54:41nous serons peut-être
00:54:41demain en mesure
00:54:42de défendre quelque chose
00:54:44mais quoi
00:54:45puisque vous aurez détruit
00:54:47l'école,
00:54:47l'hôpital,
00:54:48tout ce qui fait
00:54:49le lien social,
00:54:50que la vie a du sens
00:54:51et du goût.
00:54:52Ne venez plus
00:54:53après cela
00:54:54nous dire
00:54:54qu'il faut des forces morales.
00:54:56Nous soutenons-nous
00:54:58au contraire
00:54:58que le juste niveau
00:54:59d'impôt prélevé,
00:55:00y compris chez les plus riches,
00:55:02permet de répondre
00:55:03à tous les besoins.
00:55:05Et c'est ce que nous ferons
00:55:06une fois
00:55:07Jean-Luc Mélenchon
00:55:08président.
00:55:08Les déserteurs fiscaux,
00:55:10ceux-là
00:55:11qui sapent
00:55:12la cohésion nationale,
00:55:13qui privent
00:55:14la patrie
00:55:14des moyens
00:55:15de sa défense,
00:55:16ceux-là
00:55:16seront rappelés
00:55:17à leur devoir.
00:55:18Avec cette actualisation,
00:55:20vous faites désormais
00:55:21payer 36 milliards
00:55:22de plus
00:55:22que la LPM initiale
00:55:25mais,
00:55:25fait plus que troublant,
00:55:27il est impossible
00:55:27de mettre en face
00:55:28les nouveaux objets
00:55:30qu'ils doivent permettre
00:55:31d'acheter.
00:55:31D'autant que la réalisation
00:55:33de certains programmes
00:55:34est elle-même remise
00:55:35à plus tard.
00:55:36Dès lors,
00:55:37nous disons avec force
00:55:38que la LPM initiale
00:55:40était insincère.
00:55:41Vous nous avez menti
00:55:43sur le besoin,
00:55:44sur la dépense.
00:55:45Nous ne vous faisons pas
00:55:47confiance aujourd'hui.
00:55:48D'ailleurs,
00:55:49vous avez observé,
00:55:50Madame la Ministre,
00:55:51un silence têtu
00:55:52chaque fois que vous fût
00:55:53demandé
00:55:54quelle stratégie industrielle
00:55:56venait soutenir
00:55:56ces crédits.
00:55:57Et pour cause,
00:55:58il n'y en a aucune.
00:56:01En 2023,
00:56:02on s'opoudrait.
00:56:04En 2026,
00:56:05on arrose.
00:56:06Il n'y a pas de raison
00:56:07de s'en réjouir
00:56:08parce que gouverner
00:56:09demande autre chose.
00:56:10Autre chose
00:56:11que les coups de menton,
00:56:12les effets de communication
00:56:13qui figurent aussi
00:56:14dans ce texte.
00:56:15Renommer la journée
00:56:17de défense et citoyenneté
00:56:18en journée de mobilisation.
00:56:20Tenter de faire oublier
00:56:21le fiasco
00:56:22du service national universel
00:56:23en instaurant
00:56:24un service national volontaire.
00:56:26C'est envoyer un signal
00:56:28d'embrigadement
00:56:28de la jeunesse.
00:56:30Nous le disons,
00:56:31le civisme vrai,
00:56:32le patriotisme authentique
00:56:34sont l'apanage
00:56:35d'esprits libres et critiques
00:56:37et non de jeunes gens
00:56:38qu'on catéchise.
00:56:39De fait,
00:56:40votre service national volontaire
00:56:42sera une trappe à précarité
00:56:44dont la portée sera
00:56:45sans rapport avec son coût.
00:56:47Il recrutera des jeunes gens
00:56:48pleins de bonne volonté
00:56:49mais pour rien.
00:56:50Avec Jean-Luc Mélenchon,
00:56:51président,
00:56:52nous instaurerons
00:56:53la conscription citoyenne
00:56:54qui répond aux besoins
00:56:56de notre temps.
00:56:58Enfin,
00:56:58cette loi instaure
00:57:00un nouveau régime
00:57:01d'exception,
00:57:01l'alerte de sécurité nationale
00:57:03qui,
00:57:04sur l'initiative
00:57:05de l'exécutif,
00:57:06sans avis du Parlement,
00:57:08à la faveur
00:57:08d'événements
00:57:09dont le rapporteur
00:57:10nous a dit
00:57:10qu'il pourrait
00:57:11ne pas être révélé
00:57:13au public
00:57:13en vertu du secret
00:57:15de la défense nationale
00:57:16permettra au gouvernement
00:57:18de s'affranchir
00:57:19du droit commun
00:57:20dans une multitude
00:57:21de domaines
00:57:22et en particulier
00:57:23d'organiser l'entrée
00:57:25sur le territoire national
00:57:26de soldats étrangers.
00:57:28Permettre ce genre
00:57:29de fait accompli
00:57:30n'entre pas
00:57:31dans le mandat
00:57:31de parlementaire
00:57:32authentiquement républicain
00:57:34et nous ne le permettrons pas.
00:57:37Après les explications
00:57:38de vote
00:57:38des groupes parlementaires,
00:57:40place au scrutin.
00:57:41Je vais mettre
00:57:41au voie le projet.
00:57:42On va attendre
00:57:45que le dernier orateur
00:57:46regagne sa place.
00:57:53Donc le scrutin
00:57:55est ouvert.
00:57:58Le scrutin
00:58:00est clos.
00:58:05Voici le résultat
00:58:07du scrutin.
00:58:07Votant 566
00:58:09exprimés 562
00:58:10majorité 282
00:58:12pour 440
00:58:14contre 122
00:58:15l'Assemblée nationale
00:58:16a adopté.
00:58:17Madame la Ministre,
00:58:19vous souhaitez vous exprimer
00:58:20au nom du gouvernement.
00:58:22Merci Madame la Présidente.
00:58:24Mesdames et Messieurs
00:58:25les députés,
00:58:25simplement vous dire
00:58:26en quelques mots
00:58:27qu'évidemment
00:58:28les bouleversements
00:58:29de l'ordre international
00:58:30ont généré
00:58:31cette actualisation
00:58:33de notre LPM
00:58:35qui était prévue
00:58:35à l'article 8
00:58:37de celle
00:58:37qui avait été votée
00:58:38en 23.
00:58:39C'est incontestablement
00:58:41un texte de cohérence
00:58:42et à ce moment
00:58:43je pense évidemment
00:58:44à mon prédécesseur
00:58:45notre Premier ministre
00:58:46Sébastien Lecolaire
00:58:47à la Première Ministre
00:58:49Elisabeth Borne
00:58:49qui avait été là
00:58:51au moment du vote
00:58:52de la LPM.
00:58:53Alors aujourd'hui
00:58:53cette loi permet
00:58:54de répondre
00:58:55à l'accélération
00:58:57de la menace.
00:58:58Plus de munitions,
00:58:59plus de drones,
00:59:00une trame chasse renouvelée,
00:59:02une trame char repensée,
00:59:04un espace reconquis.
00:59:06Voilà ce que nous vous proposons
00:59:08dans ce texte.
00:59:09Quelle plus belle illustration
00:59:10que ce matin
00:59:12le choix par la Suède
00:59:13d'acheter 4 FDI,
00:59:16c'est typiquement
00:59:17le partenariat européen
00:59:19que nous aimons.
00:59:20C'est cela,
00:59:21la BITD française
00:59:22au service
00:59:24de la défense de l'Europe.
00:59:26Alors bien sûr,
00:59:27il faudra
00:59:27que cette actualisation
00:59:29soit suivie
00:59:30d'une nouvelle loi
00:59:32qui soit celle
00:59:33d'un nouveau format.
00:59:34Et ça,
00:59:35cela doit être précédé
00:59:36d'un nouveau livre blanc
00:59:38qui est actualité
00:59:39eu égard à l'évolution
00:59:41de la situation géostratégique.
00:59:43Maintenant,
00:59:44un mot sur
00:59:45cette notion
00:59:46de résilience
00:59:47et sur l'approche normative
00:59:48dont je rappelle
00:59:50qu'elle a été
00:59:50totalement validée
00:59:51tant par le Conseil d'Etat
00:59:53que par la CNIL.
00:59:54Et ces éléments
00:59:55sont extrêmement importants.
00:59:57Je voudrais remercier
00:59:58l'ensemble des parlementaires
01:00:00parce qu'une centaine
01:00:01d'amendements
01:00:02venant de tous les bancs
01:00:04a été adopté.
01:00:05Et c'est cela
01:00:06le sens du dialogue
01:00:07du gouvernement
01:00:08pouvoir écouter
01:00:10les propositions
01:00:11des uns et des autres.
01:00:13Parce que finalement,
01:00:14notre défense
01:00:14reste axée
01:00:15sur ces deux fondamentaux.
01:00:17La dissuasion d'un côté,
01:00:19le conventionnel de l'autre,
01:00:20avec, mesdames et messieurs
01:00:22les députés,
01:00:23un respect absolu
01:00:25des traités
01:00:26de non-prolifération.
01:00:28J'insiste,
01:00:29un respect absolu
01:00:31des traités
01:00:32de non-prolifération.
01:00:33Alors, évidemment,
01:00:35au moment de conclure,
01:00:36je voudrais remercier
01:00:37les co-rapporteurs,
01:00:39madame la rapporteure
01:00:40pour la commission des lois,
01:00:41le président
01:00:42de la commission
01:00:42de la défense,
01:00:43chacun des orateurs
01:00:45et des membres
01:00:46des différents groupes
01:00:46qui ont participé
01:00:47à nos débats.
01:00:48Et vous ne serez pas surpris
01:00:50d'entendre que mes derniers mots
01:00:51sont évidemment
01:00:52pour les femmes
01:00:53et les hommes
01:00:54qui composent nos armées,
01:00:55celles et ceux
01:00:56qui, malheureusement,
01:00:57sont tombés au feu,
01:00:59leurs frères d'armes,
01:01:00et dire que finalement,
01:01:01c'est la mobilisation
01:01:02de chacune
01:01:04et de chacun d'entre eux
01:01:05qui sont au cœur
01:01:06de notre engagement.
01:01:07Merci à chacune
01:01:08et chacun d'entre vous.
01:01:10Vous l'avez compris,
01:01:11la loi de programmation militaire
01:01:12a été adoptée.
01:01:14Elle va à présent
01:01:14être examinée par le Sénat.
01:01:16Voilà pour ce numéro
01:01:17de La Séance est ouverte.
01:01:18A très vite sur LCP.
01:01:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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