- il y a 10 heures
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France Insoumise à l'Assemblée nationale.
Avec :
Rémi Clément pour Challenges
Hervé Gattegno pour Radio Classique
Stéphanie Depierre pour LCP
Hugo au perchoir pour Twitch
Face à vous : Alain Fontaine, président de l'Association française des maîtres restaurateurs.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Avec :
Rémi Clément pour Challenges
Hervé Gattegno pour Radio Classique
Stéphanie Depierre pour LCP
Hugo au perchoir pour Twitch
Face à vous : Alain Fontaine, président de l'Association française des maîtres restaurateurs.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
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NewsTranscription
00:00:01L'économie française en berne, les prix à la consommation augmentent, le chômage repart à la hausse, la situation au
00:00:06Moyen-Orient n'y est pas étrangère.
00:00:07Du carburant pour les oppositions à un an de la présidentielle, du côté de la France insoumise, l'idée de
00:00:12bloquer les prix de l'essence et du gazole reste à l'ordre du jour.
00:00:15Mais sur l'emploi, quelles sont les propositions nouvelles éventuellement du parti de Jean-Luc Mélenchon ? Faut-il aller
00:00:20plus loin que l'augmentation du SMIC ?
00:00:21Le pouvoir d'achat, le travail vont être plus que jamais au cœur des débats dans les mois qui viennent.
00:00:26Mathilde Panot, présidente du groupe LFI de l'Assemblée nationale, députée du Val-de-Marne, est l'invité de LCP,
00:00:30l'Indice et Politique.
00:00:49Bonsoir et merci d'être fidèle au rendez-vous de l'Indice et Politique sur LCP. Bonsoir Mathilde Panot.
00:00:53On est avec nous sur ce plateau. Face à vous pour vous interroger ce soir, Hervé Gatignot pour Radio-Flexique.
00:00:59Bonsoir Hervé.
00:01:00Bonsoir Stéphanie. Stéphanie Lépierre pour LCP. Bonsoir Rémi. Rémi Clément pour Challenge, sans oublier Hugo Couturier.
00:01:05Bonsoir. Hugo au perchoir, la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale, sur laquelle les gens qui nous regardent en direct peuvent
00:01:11agir pour vous interpeller, vous poser des questions.
00:01:14Puis en fin d'émission, nous recevrons face à vous Alain Fontaine, je ne sais pas si vous le connaissez,
00:01:18il est président de l'Association française des maîtres restaurateurs.
00:01:20Et l'arrivée en masse de nouveaux types de restaurants, les Croustis par exemple, je donne ça par exemple, en
00:01:27Seine-Saint-Denis, fait débat.
00:01:28Et ce n'est pas seulement une question de goût, on le verra.
00:01:31Gérald Darmanin est en Algérie, troisième ministre à faire le déplacement depuis le début de l'année, après des mois
00:01:36de tensions entre la France et l'Algérie,
00:01:38notamment le bras de fer autour des ressortissants sous OQTF que l'Algérie refusait de retrouver sur son territoire.
00:01:43Il y a aussi eu la question du Sahara occidental, la France soutient le Maroc dans sa volonté d'administrer
00:01:48ce territoire.
00:01:49C'est ajouté l'incarcération de Christophe Gleize en mai 2024.
00:01:52Le journaliste sportif a été condamné à 7 ans de prison pour apologie du terrorisme.
00:01:57Qu'est-ce que vous attendez, vous Mathilde Panot, de ce voyage de Gérald Darmanin en Algérie ?
00:02:01Alors, monsieur Letellier, si vous me permettez, je veux juste dire un petit mot d'hommage à Offer Braunstein,
00:02:07dont on vient d'apprendre la disparition, qui était une voix très importante franco-israélienne,
00:02:12notamment contre le génocide du peuple palestinien.
00:02:15Et donc, je veux commencer par lui rendre hommage, si vous me le permettez,
00:02:18dans un moment où il va avoir une pensée pour le peuple palestinien très forte,
00:02:23et pour sa voix, qui était une voix qui va beaucoup nous manquer.
00:02:26Alors, sur la question de la guerre.
00:02:28Qu'est-ce que vous attendez du voyage de Gérald Darmanin en Algérie ?
00:02:32Bon, alors, d'abord, ce que j'attends de ce voyage en Algérie,
00:02:34c'est qu'on tourne définitivement la page du désastre de la gestion calamiteuse et dangereuse
00:02:40qu'avait Bruno Rotaillot d'avoir une relation de plus en plus tendue avec l'Algérie.
00:02:46Les maboules, comme avait dit Emmanuel Macron.
00:02:48Comment ?
00:02:48Les maboules, comme a dit Emmanuel Macron.
00:02:50Oui, enfin, vous avez une manière de gérer la relation avec l'Algérie,
00:02:54qui, je le rappelle, est un pays indépendant,
00:02:56qui a eu une longue histoire, y compris douloureuse, avec la France,
00:03:00et qui est un pays avec lequel nous devrons construire une relation respectueuse,
00:03:04une relation apaisée,
00:03:05et j'espère que dans ce voyage aussi,
00:03:08l'Algérie comprendra que c'est une priorité diplomatique pour la France
00:03:12que d'obtenir la libération de Christophe Gleize,
00:03:15ce journaliste qui est emprisonné dont vous parliez à l'instant.
00:03:17Alors, Gérald Darmanin, c'est le ministre de la Justice.
00:03:18Lui, il va aussi en Algérie pour espérer une collaboration de l'Algérie
00:03:21dans la lutte contre les trafiquants de drogue,
00:03:23en particulier ceux des aides-mafias qui sévissent à Marseille et dans la région.
00:03:27Vous le soutenez sur ce point ?
00:03:28Je crois que, oui, on peut avoir des coopérations avec les pays de la Méditerranée
00:03:33tant qu'elles sont, encore une fois, respectueuses
00:03:35et qu'elles sortent d'une forme de colonialisme
00:03:37qu'on a vu beaucoup avec beaucoup de pays africains.
00:03:40Je pense à Emmanuel Macron, lorsqu'il se déplaçait au Burkina Faso,
00:03:43qui disait du président burkinabé
00:03:45qu'il était sans doute parti réparer la clim.
00:03:48Et je pense à la scène que nous avons vue récemment au Kenya,
00:03:51où vous avez Emmanuel Macron qui sermonne toute une salle
00:03:54dans un style qui, je crois, nous met mal à l'aise
00:03:57et nous met mal à l'aise dans les relations respectueuses
00:03:59que nous devons construire avec l'État.
00:04:00Je reviens à l'Algérie et à la lutte contre les trafics de drogue.
00:04:02Il faut que l'Algérie collabore avec la France
00:04:05sur la lutte contre les narcotrafics ?
00:04:07Je vais le dire différemment.
00:04:09Il faut qu'on construise des coopérations
00:04:11dans à la fois la lutte contre les trafics de drogue,
00:04:15d'êtres humains, d'herbes, d'armes,
00:04:17mais aussi pour les grands défis dont on parle beaucoup moins,
00:04:19M. Le Tellier,
00:04:20et qui pourtant sont des défis qui nous intéressent particulièrement,
00:04:23nous qui sommes dans le bassin méditerranéen,
00:04:25notamment sur les grands défis écologiques,
00:04:28puisque je rappelle que la mer Méditerranée
00:04:30est une des mers qui se réchauffent le plus vite dans le monde
00:04:32et que nous avons, là aussi,
00:04:34des coopérations à construire
00:04:36avec les pays du bassin méditerranéen.
00:04:37En tout cas, ce voyage n'est pas du goût de tout le monde,
00:04:39notamment de votre collègue député et reine Laurent Jacobili.
00:04:43Ça fait des années que le président de la République
00:04:47fait l'appelaventrisme,
00:04:48met un genou à terre,
00:04:49que nos ministres vont battre leurs coulpes à Alger.
00:04:53Qu'est-ce qui se passe ?
00:04:54Eh bien, à chaque fois,
00:04:55le président Tebboum a des propos encore plus durs pour la France.
00:04:59Arrêtons la diplomatie de la courbette,
00:05:03essayons la diplomatie de la fermeté.
00:05:05En général, ça marche.
00:05:07Alors, Laurent Jacobili vise notamment des moments de l'histoire.
00:05:10Il se trouve que la semaine dernière,
00:05:11la France a appelé à regarder l'histoire en face
00:05:13en commémorant le massacre de Sétif du 8 mai 1945
00:05:17qui avait fait 45 000 morts selon Alger,
00:05:19moins selon la France.
00:05:20Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
00:05:22Est-ce que vous attendez d'autres gestes symboliques ?
00:05:24Oui, je pense que la France doit reconnaître comme un massacre d'État
00:05:29ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 dans notre pays
00:05:32où des Algériens ont été noyés dans la Seine.
00:05:35Donc, il est effectivement important qu'on se rappelle de l'autre 8 mai 1945.
00:05:41Et je ne suis pas étonnée d'entendre l'extrême droite parler ainsi
00:05:44car je rappelle qu'en octobre, il s'est passé quelque chose d'extrêmement grave
00:05:48dans notre Assemblée où, pour la première fois dans une niche parlementaire,
00:05:51le Rassemblement national a eu une victoire.
00:05:54C'était la première fois.
00:05:55Et cette victoire a eu lieu justement sur les accords de 1968.
00:05:59Pour les dénoncer.
00:06:00Pour les dénoncer.
00:06:01Avec du coup, une partie de la droite et une partie même de la Macronie,
00:06:05c'est-à-dire Horizon, qui ont voté en faveur de ce texte
00:06:08et qui ont permis à ce texte d'être adopté.
00:06:10Alors, c'est un texte qui est symbolique, c'est une résolution,
00:06:12mais je crois que le signal qui est envoyé est extrêmement mauvais.
00:06:15Alors, justement, il faut maintenir ces accords ?
00:06:17Il ne faut pas les toucher ?
00:06:18Il faut pas les revoir parce qu'ils datent quand même d'un bout de temps.
00:06:20Oui, ils ont été renégociés trois fois.
00:06:21Je tiens à dire quand même qu'ils ont été largement vidés de leur substance.
00:06:23Mais oui, bien sûr qu'il faut les garder.
00:06:26En l'état.
00:06:26Là où je disais que je ne suis pas étonnée.
00:06:28Non, on peut même les améliorer.
00:06:30Mais là où je ne suis pas étonnée de ce que fait l'extrême droite,
00:06:33c'est peut-être, vous en rappelez-vous,
00:06:35mais en 2022, celui qui était le doyen de notre Assemblée.
00:06:38Et lorsque nous nous installons, c'est le doyen de notre Assemblée
00:06:40qui préside l'Assemblée nationale.
00:06:42Et il avait fait un hommage à l'OAS.
00:06:44Donc, ces gens-là sont nostalgiques de l'Algérie française.
00:06:47Ces gens-là vivent dans l'idée qu'il faudrait refaire la guerre à l'Algérie.
00:06:51Eh bien, nous ne serons jamais d'accord avec cela et ils nous trouveront toujours sur leur chemin.
00:06:55En même temps, si vous considérez qu'aujourd'hui l'Algérie est un pays comme un autre,
00:06:58pourquoi garder des accords spécifiques, 60 ans après ?
00:07:00Eh bien, parce que peut-être nous avons 4 millions de binationaux,
00:07:03parce que nous avons des familles qui sont intriquées,
00:07:05parce que nous avons une histoire commune,
00:07:07et aussi douloureuse soit-elle, nous avons une histoire commune
00:07:09et que donc cela justifie d'avoir des accords qui peuvent péter...
00:07:13Un traitement à part pour l'Algérie, en fait, ça veut dire ?
00:07:15Oui, enfin, ça vous frappe ?
00:07:17Non, je vous pose la question, c'est un traitement à part pour l'Algérie.
00:07:19Ça ne me frappe pas, c'est issu d'une longue histoire,
00:07:23et je crois que, vu ce qui reste dans les accords aujourd'hui,
00:07:27contrairement à ce qui est expliqué partout,
00:07:29ça ne permet pas d'aller et venir comme on veut,
00:07:31mais ça permet d'être le fruit de l'histoire.
00:07:33Et je crois que, vu l'intrication des familles qu'il y a
00:07:37et des liens qu'il y a entre l'Algérie et la France,
00:07:40eh bien, je crois que c'est une bonne chose que de garder ces liens
00:07:43et de continuer à construire des liens entre le peuple français et le peuple algérien.
00:07:47Et ces accords, en l'occurrence, donc ?
00:07:49Exactement.
00:07:49Les ministres des Finances du G7 sont réunis à Paris,
00:07:52aujourd'hui et demain, à l'ordre du jour, bien sûr,
00:07:54les répercussions du conflit au Moyen-Orient
00:07:55et les conséquences économiques de la guerre.
00:07:57En premier lieu, le blocage du détroit d'Hormuz,
00:07:59lieu de transit pour les hydrocarbures et les engrais.
00:08:01Le ministre de l'Économie, force invitante Roland Descure,
00:08:05espère une coopération plus grande entre pays les plus riches.
00:08:10Je pense qu'aujourd'hui, on va montrer que le multilatéralisme,
00:08:12c'est utile et que ça fonctionne.
00:08:15On fait face à des défis majeurs,
00:08:16la guerre au Proche-Orient, évidemment,
00:08:18les déséquilibres multilatéraux qui sont aujourd'hui insoutenables,
00:08:23les enjeux de terres rares, de matériaux critiques,
00:08:25les enjeux d'aide au développement.
00:08:28Mathilde Panot, vous entendez ce qu'a dit Laurent Descure,
00:08:30ça fait quand même trois mois bientôt que la guerre contre l'Iran a été déclenchée,
00:08:33avec les conséquences économiques, je le disais,
00:08:35qu'on connaît et on va y revenir très largement.
00:08:36Et ça, ça va peser dans la prochaine campagne présidentielle ?
00:08:40Bien sûr, bien sûr, mais moi, je veux quand même commencer par dire
00:08:43que ça ne tombe pas du ciel, tout ça.
00:08:45Parce qu'on a l'air de dire, parfois, lors des déclarations guerrières,
00:08:49il faudrait libérer le détroit d'Hormuz.
00:08:50Mais pourquoi le détroit d'Hormuz est-il bloqué ?
00:08:53D'abord parce que Trump et Netanyahou ont déclenché une guerre illégale
00:08:56contre l'Iran, aujourd'hui contre le Liban,
00:08:59contre le peuple palestinien, ce qui continue.
00:09:01Donc, la première des choses à faire pour libérer le détroit d'Hormuz,
00:09:05c'est la paix.
00:09:06C'est d'imposer la fin de cette guerre illégale.
00:09:09Les conséquences économiques, elles sont au long cours.
00:09:11Donc, ça va être la toile de fond de la prochaine présidentielle ?
00:09:14Je pense que oui, que ça va avoir des conséquences au long terme.
00:09:16D'ailleurs, j'ai entendu qu'il y avait même des gens
00:09:19qui pensaient à construire un nouveau canal.
00:09:20C'est vous dire combien de temps ils pensent que cela pourrait durer.
00:09:23Donc, moi, je le dis, la première des choses à faire,
00:09:26c'est que la France dise haut et fort qu'elle refuse cette guerre illégale,
00:09:30et face, par exemple, comme l'Espagne,
00:09:32par exemple, le fait que la France permette
00:09:34que l'armée étatsunienne utilise les bases françaises
00:09:38et, je crois, en contradiction totale
00:09:41avec le fait de dire non à cette guerre.
00:09:42Et donc, nous demandons à ce que les actes soient alignés sur les mots.
00:09:45On en vient maintenant aux conséquences économiques en France, Hervé.
00:09:47Dans l'immédiat, Mathilde Panot,
00:09:49le Premier ministre va annoncer jeudi des aides supplémentaires
00:09:53pour aider, je le cite, les Français qui travaillent
00:09:56et les secteurs économiques les plus touchés
00:09:59par l'augmentation des prix du pétrole.
00:10:01Ça annonce des aides relativement importantes.
00:10:04Est-ce que vous partagez ce point de vue ?
00:10:07Est-ce qu'il a raison ?
00:10:07Je souris un peu quand vous dites ça
00:10:09parce que les conséquences sont évidemment dramatiques pour les gens.
00:10:11Je pense aux gens qui hésitent même à aller travailler
00:10:15tellement ça leur coûte cher d'aller travailler,
00:10:17qui renoncent à aller voir leur famille
00:10:18parce qu'ils ne peuvent plus faire le déplacement.
00:10:20Notamment en mai, on a la chance d'avoir parfois des plus longs week-ends
00:10:23et qui du coup ne vont plus voir ceux et celles qu'ils aiment
00:10:25parce qu'ils ne peuvent plus le faire,
00:10:27qui se retrouvent complètement étranglés.
00:10:30Donc les conséquences sont dramatiques.
00:10:32Mais là où je souris un peu,
00:10:33c'est que j'ai l'impression d'être dans un running gag.
00:10:35Ça fait maintenant trois mois.
00:10:36Trois mois que nous demandons le blocage des prix,
00:10:38qui est quelque chose qui ne coûte rien à l'État,
00:10:41qui ne prend pas dans les poches des Français et des Françaises
00:10:43qui n'ont pas à payer pour la guerre illégale de Trump et de Netanyahou,
00:10:46et qui permettrait de faire payer ceux qui s'engraissent véritablement
00:10:49sur la guerre, les profiteurs de guerre, et notamment Total,
00:10:53qui vient d'annoncer qu'il avait augmenté son chiffre d'affaires de 50%
00:10:58et qui a versé 100 milliards d'euros d'argent à ses actionnaires en seulement 10 ans.
00:11:05– Mais le gouvernement vous a répondu là-dessus, donc sur les aides.
00:11:07Est-ce que pour autant vous y êtes favorable ou pas ?
00:11:10– Oui, mais moi j'aimerais bien, toutes les semaines,
00:11:11M. Lecornu dit qu'il va annoncer de nouvelles aides.
00:11:13J'aimerais bien d'ailleurs qu'on fasse un suivi de ce qu'il a annoncé.
00:11:16Est-ce vraiment fait ?
00:11:17Par exemple, j'entendais qu'il y avait normalement des aides pour les chauffeurs de taxi.
00:11:20Lorsque je parle avec des chauffeurs de taxi,
00:11:22ils disent qu'ils n'ont pas accès à ces aides.
00:11:24– Parce que peut-être que les plateformes ne sont pas encore ouvertes,
00:11:26il y a des choses qui vont s'ouvrir à la fin du mois par exemple.
00:11:28– Ah oui, mais bon, si vous faites des annonces toutes les semaines,
00:11:29il faut que ça soit suivi d'effet, ça c'est la première chose.
00:11:31La deuxième chose, c'est qu'ils continuent de dire
00:11:33qu'il n'y aura pas d'annonce générale, etc.
00:11:36Le problème, c'est que ça ne suffira jamais,
00:11:38et qu'à la fin, on est en train de prendre de l'argent public,
00:11:40votre argent, tout l'argent qu'à chaque fois on met
00:11:43lorsqu'on paye des impôts, qu'on cotise, etc.
00:11:46Donc, l'argent public pour gaver directement les actionnaires de Total,
00:11:50et je ne suis pas d'accord avec cela.
00:11:51Donc, il existe une solution, ça s'appelle le blocage des prix.
00:11:54Il y a un pays qui le fait déjà, savez-vous lequel ?
00:11:56Il s'appelle la France.
00:11:58La France a d'ores et déjà, dans son histoire,
00:12:00fait un blocage des prix, et le fait en Outre-mer notamment.
00:12:03– Donc, sur le principe des aides, je n'ai pas bien compris votre position.
00:12:06– Eh bien, moi, je ne suis pas d'accord pour qu'on distribue de l'argent public
00:12:09qui aille directement dans les poches des actionnaires de Total.
00:12:11Je veux un blocage des prix qui permettrait à tout le monde
00:12:13de payer son carburant à 1,70€, comme c'était avant-guerre.
00:12:17– Ça vaut aussi pour les petites entreprises de transport, par exemple ?
00:12:20– Ça vaut pour tout le monde, on mettrait 1,70€.
00:12:22On revient à l'état d'avant-guerre, donc à l'état d'avant-spéculation.
00:12:26Parce que quand même, ce qu'il faut dire, c'est que l'essence,
00:12:29alors là, je ne sais pas exactement où on en est, il faudrait vérifier,
00:12:31mais pendant les trois mois, l'essence qui était à la pompe,
00:12:34que les Français et les Françaises payaient 2€, 2,20€, 2,40€,
00:12:38n'étaient pas de l'essence qui avait été achetée après la guerre,
00:12:41mais avant la guerre, donc avec un phénomène qui est purement
00:12:45un phénomène de spéculation de la part de multinationales de l'énergie,
00:12:49notamment de Total.
00:12:51Donc la spéculation sur le dos de gens qui souffrent, ça suffit.
00:12:54– Si on bloque les prix comme vous le demandez,
00:12:57est-ce que d'une certaine façon, ce n'est pas subventionner
00:13:00la circulation automobile alors que votre parti propose…
00:13:05– Pourquoi subventionner ? Quel argent public il y aurait dedans ?
00:13:07– D'une certaine façon, c'est encourager les citoyens,
00:13:09les automobilistes à prendre davantage leurs voitures
00:13:12pour aller circuler, y compris pour travailler,
00:13:14comme vous le disiez, donc est-ce que ça ne contredit pas
00:13:17votre position sur l'arrêt total le plus rapide possible ?
00:13:21– Alors, pas du tout, pourquoi ?
00:13:23– Des énergies carbonées, pardon.
00:13:25– Pourquoi ? Pas du tout.
00:13:27Pas du tout parce que, d'abord pour un point.
00:13:29D'abord, il n'y aura pas d'argent public,
00:13:31ça ne coûte pas d'argent public de faire le blocage des prix.
00:13:33On demande justement à ceux qui font des marges de coûter.
00:13:35– Oui, mais c'est une politique qui incite les gens à prendre leur voiture.
00:13:36– Oui, mais du coup, c'est juste pour répondre à votre subventionner,
00:13:38comme vous disiez subventionner, je préfère répondre là-dessus.
00:13:40– Oui, non, mais Hervé a précisé, oui.
00:13:42– La deuxième chose, vous avez raison,
00:13:43nous, nous voulons faire en sorte de développer les transports en commun,
00:13:46le transport ferroviaire, le fret ferroviaire, le plus possible.
00:13:50Bon, mais nous faire croire qu'on va le faire là, en deux minutes,
00:13:53ça n'existe pas.
00:13:54Par contre, depuis dix ans qu'il n'y ait pas eu les investissements nécessaires,
00:13:58qu'on ait fermé les petites gares,
00:13:59qu'on ait mis de plus en plus de marchandises sur des camions,
00:14:01qu'on ait éloigné les services publics qui nécessitent que les gens
00:14:04prennent de plus en plus les voitures,
00:14:07ça ne se râglera pas en deux minutes.
00:14:09Et donc, il faut une planification écologique,
00:14:11c'est ce que nous, nous défendons à la France Insoumise.
00:14:13– Dans vos autres propositions, il y a aussi la nationalisation totale,
00:14:16alors selon les chiffres,
00:14:18Total vaudrait 174 milliards d'euros, voire 250.
00:14:21Est-ce que ce n'est pas hors de portée pour les finances publiques,
00:14:24même si Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise,
00:14:27a dit que 70 milliards suffiraient ?
00:14:29Est-ce qu'on a les moyens ?
00:14:30– Alors, nous, si vous regardez exactement la proposition de loi
00:14:33qu'on a déposée, c'était uniquement la question des raffineries
00:14:37et de la logistique distribution.
00:14:39Donc, du coup, on était à 8 à 10 milliards.
00:14:41Mais même si on prend la moitié de la valeur boursière,
00:14:44si on prend la valeur boursière dont vous parliez juste avant,
00:14:47il se trouve que je disais qu'en 10 ans,
00:14:49Total a donné 100 milliards à ses actionnaires, en 10 ans.
00:14:54Donc, vous comprenez que si Total était resté public,
00:14:59comme ça l'a été jusqu'en 1993, de 1924 à 1993,
00:15:05c'est une partie de l'argent que nous aurions eu directement dans les caisses.
00:15:09Et que donc, nous, pourquoi est-ce qu'on a agité cette menace-là ?
00:15:11– Oui, mais aujourd'hui, est-ce qu'il y a les moyens ?
00:15:14Est-ce que l'État a les moyens d'acheter Total ?
00:15:15– Oui, parce que c'est rentable assez rapidement, M. Le Tellier.
00:15:18– Vous déboursez quand même 110 milliards.
00:15:19– Parce qu'il faut aussi débourser de l'argent après pour investir.
00:15:21– Non, parce que nous, c'est 8 à 10 milliards dans la proposition que nous avons faite immédiatement.
00:15:24– Mais même, même, même, même, même.
00:15:25– Mais y compris, c'est rentable assez rapidement.
00:15:28Mais moi, je vais vous dire, pourquoi est-ce qu'on a dégainé cette proposition-là ?
00:15:31C'est parce qu'on nous a dit, vous allez avoir tout de suite un effet de pénurie.
00:15:34Je n'y crois pas, ce n'est pas ce qui se passe en Outre-mer,
00:15:36ce n'est pas ce qui s'est passé au moment de la guerre du Golfe.
00:15:37– C'est ce qui s'est passé quand Total lui-même a bloqué ses prix.
00:15:41Ces stations d'essence ont été un peu en rupture d'approvisionnement.
00:15:43– Oui, pourquoi ? Parce que les blocages des prix n'étaient qu'uniquement dans les stations de Total
00:15:46qui étaient en plus de la concurrence déloyale par rapport notamment à des stations d'essence indépendante
00:15:51qui, elles, n'avaient pas la possibilité de le faire.
00:15:53– Si c'est 1,70€ partout, c'est 1,70€ partout.
00:15:56Bon, bref. Donc, attendez, je termine là-dessus.
00:15:59Donc, le fait est que si, donc, ils agitaient la menace de la pénurie.
00:16:04Nous avons dit, il y a toujours des possibilités.
00:16:06Si vraiment nous allions vers une pénurie, ce que je ne crois pas,
00:16:09il y a la possibilité pour le préfet de réquisitionner des moyens de production
00:16:13et il y a y compris la possibilité de nationaliser une partie des activités de Total
00:16:18qui serait, je le dis, très rapidement rentable pour le pays.
00:16:22Nous disions ça pour expliquer pourquoi le blocage des prix est la solution la plus immédiate
00:16:27qui ne coûte pas d'argent à l'État, qui ne prend pas dans les poches des Français
00:16:29mais va chercher dans ceux et celles qui sont en train de s'engresser.
00:16:32– En tout cas, ça coûte de plus en plus cher aux Français, si bien que la inflation augmente
00:16:35et le gouvernement a décidé d'augmenter le SMIC à partir de juin, Stéphanie.
00:16:38– Le SMIC va augmenter, c'est la logique, il est calé sur l'inflation.
00:16:42Mais le gouvernement ne veut pas indexer des allégements de charges
00:16:44de cotisations patronales sur l'augmentation du SMIC.
00:16:47Normalement, ça se fait, c'est mathématique, ça met en colère le MEDEF.
00:16:51C'est donc une exception. Est-ce que là, vous donnez raison à Sébastien Lecornu ?
00:16:54– Oui, moi je suis toujours d'accord lorsqu'on me propose de ne pas exonérer à tout va.
00:16:59J'explique pourquoi. Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas d'exonération en soi.
00:17:03C'est parce que derrière, c'est directement les cotisations de la sécurité sociale
00:17:07dont on nous explique derrière qu'elle est déficitaire et dont on nous explique derrière
00:17:10qu'il faut couper tant de milliards, comme on l'a fait cette année,
00:17:134 milliards à la santé publique alors que les hôpitaux publics ne t'aiment pas.
00:17:16– Très clairement, du tournant du gouvernement parce que c'est bien une première fois
00:17:19que ça ne s'aligne pas comme ça les allégements de cotisations patronales.
00:17:22– C'est vrai, c'est bien une première fois, mais là où je ne donne pas du tout foi
00:17:25au gouvernement,
00:17:26c'est que moi je ne demande pas 2,2%.
00:17:28Moi je demande qu'il y ait une véritable augmentation du SMIC.
00:17:30Vous savez que pendant longtemps, on a dit que nous voulions 1 600 euros net.
00:17:34Alors on verra dans le programme que nous sommes en train de réactualiser
00:17:37à combien nous serions.
00:17:38– Oui, parce que le PS est déjà à 1 690.
00:17:39– Qui permettrait ensuite… Comment ?
00:17:41– Le PS est déjà à 1 690.
00:17:43– Tout à fait, mais vous voyez, comme quoi il y a des choses qui…
00:17:46qui font de l'immigration, c'est plutôt pas mal, s'ils le faisaient vraiment.
00:17:50Mais comme c'est nous qui gagnerons, ça n'arrivera pas.
00:17:52– On verra, on va en parler tout à l'heure.
00:17:53– Donc je disais dans le programme de 2022, en tout cas c'était à 1 600 euros net,
00:17:58et du coup avec ensuite une conférence sur les salaires
00:18:01qui permettrait d'augmenter l'ensemble des salaires du pays.
00:18:04C'est ça qu'il faut faire.
00:18:05– Non mais je reviens à cette histoire quand même, parce que c'est quand même un tournant.
00:18:08Le gouvernement, qui est quand même pro-entreprise,
00:18:10qui dit on ne va pas céder aux revendications du MEDEF,
00:18:13on ne va pas alléger tout de suite, peut-être même jamais,
00:18:17mais pas tout de suite en tout cas, les cotisations patronales,
00:18:20parce que le SPIC augmente.
00:18:21– C'est bien après leur avoir donné 200 milliards d'euros d'aide publique par an.
00:18:24– Non mais c'est un vrai tournant, vous-même, politiquement.
00:18:26– Oui, peut-être qu'à force d'avoir donné 200 euros d'aide publique par an
00:18:29à des grandes entreprises sans aucune conditionnalité,
00:18:32peut-être qu'ils se disent que le trou dans la caisse est un peu trop grand, je ne sais
00:18:34pas.
00:18:35Peut-être qu'ils se disent qu'il y a des élections présidentielles qui arrivent
00:18:37et que du coup, il faut peut-être essayer de donner le change face à un bilan
00:18:41où il y a 1000 milliards de dettes qui ont été créées par le génie et le Mozart de la
00:18:46finance,
00:18:46comme il le disait à l'époque en parlant d'Emmanuel Macron.
00:18:48– Conséquence de cette augmentation du SMIC,
00:18:50de plus en plus de personnes vont être au SMIC
00:18:52et d'autres sont toujours calés en dessous.
00:18:54Selon la CFDT, il y a 47 branches où les salariés ont des salaires inférieurs au salaire minimum.
00:19:00Dans quelles entreprises faut-il augmenter les salaires ?
00:19:03Toutes ?
00:19:04– Toutes.
00:19:05– Est-ce qu'il n'y a pas un risque de fragiliser les plus petites
00:19:07qui ne pourront pas supporter une hausse de salaire ?
00:19:09– Alors justement, ça c'est une excellente question
00:19:11parce que c'est souvent une des choses qui nous est opposées sur l'augmentation du SMIC
00:19:14et donc l'augmentation après avec la conférence des salaires derrière.
00:19:17C'est souvent une des choses qui nous est opposées en nous disant
00:19:19que les toutes petites entreprises n'arriveront pas à augmenter le salaire de leurs salariés.
00:19:24Il se trouve que nous, ce qu'on propose dans le programme,
00:19:26c'est une caisse de péréquation inter-entreprise
00:19:28avec des cotisations qui sont faites par chacune des entreprises
00:19:31au-delà de 750 millions de chiffres d'affaires,
00:19:35donc qui cotisent et qui permettent ensuite de redistribuer à l'ensemble des entreprises,
00:19:40des petites entreprises,
00:19:41pour faire en sorte qu'elles puissent justement augmenter le SMIC
00:19:45à la hauteur de ce qu'on voudrait faire.
00:19:47Il se trouve que ça existe déjà.
00:19:48Savez-vous que ça existe dans le bâtiment, par exemple, depuis 150 ans,
00:19:52sur à la fois la gestion des intempéries, mais aussi sur la question des congés ?
00:19:56Donc en fait, on sait déjà faire ça.
00:19:58– Donc vous voulez dire que ce seraient les grosses entreprises
00:20:00qui paieraient les augmentations de salaire des petites entreprises ?
00:20:03– Et je vais vous dire, ça aura un effet très positif,
00:20:05parce que qu'est-ce qui est en train de se passer ?
00:20:06Qu'est-ce qu'on reproche au budget qui fait des milliards et des milliards de coupes ?
00:20:10Ce qu'on reproche, c'est l'effet récessif possible.
00:20:13C'est-à-dire que lorsque votre salaire réel baisse,
00:20:17qu'en plus, tout le coût de la vie est en train d'exploser,
00:20:22donc vous avez une vie chère qui est en train d'étrangler des millions de gens,
00:20:25que vous avez 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté
00:20:28depuis 9 ans de Macronie.
00:20:30Derrière, qu'est-ce que ça fait ?
00:20:31Ce sont des gens qui ne vont plus aller chez le fleuriste,
00:20:34chez le restaurateur, dont on parlera probablement tout à l'heure,
00:20:37qui ne vont plus aller se payer des petits plaisirs ici et là.
00:20:40Et donc en fait, c'est toute une économie qui derrière,
00:20:43puisque l'économie de la France est beaucoup basée sur la consommation populaire.
00:20:47C'est toute une économie qui s'effondre et qui fait peser un risque de récession.
00:20:51Donc ça aurait un effet en plus de relance de l'activité par la consommation populaire.
00:20:56– Dans son programme dévoilé il y a quelques semaines,
00:20:58le Parti Socialiste prône le retour de la taxe Zuckman et justement une hausse du SMIC.
00:21:03Est-ce que ça veut dire que c'est un programme de gauche auquel vous souscrivez ?
00:21:05– On va dire que la taxe Zuckman, oui, on l'a défendue
00:21:08et d'ailleurs on l'avait gagnée ensemble dans l'hémicycle.
00:21:11L'augmentation du SMIC, nous le portons, après nous ne portons pas que cela.
00:21:15Et peut-être que la différence que nous avons avec le Parti Socialiste,
00:21:18c'est que nous, nous sommes restés fidèles justement aux différents programmes
00:21:21que nous avons présentés devant les électeurs et les électrices,
00:21:24alors qu'eux leur ont tourné le dos,
00:21:26notamment lorsqu'ils ont refusé de voter la censure contre Sébastien Lecornu.
00:21:31Mais pire que ça, non seulement ils ont laissé la politique macroniste continuer,
00:21:34mais ils ont laissé les budgets passer.
00:21:36Et ces budgets-là sont désastreux pour le pays.
00:21:38– Et là, c'est un programme s'ils étaient au pouvoir,
00:21:40donc il faut peut-être leur laisser crédit de ça.
00:21:42– Oui, enfin oui, avec bientôt plus de candidats
00:21:45que d'adhérents au Parti Socialiste, mais ça c'est autre chose.
00:21:48– Vous pensez qu'ils n'appliqueront pas ce programme s'ils arrivent au pouvoir ?
00:21:50– C'est-à-dire que, par exemple, nous avons fait une promesse commune,
00:21:53c'était juste après le passage en force de la retraite à 64 ans,
00:21:56je le rappelle, contre tout un peuple, contre l'ensemble des syndicats,
00:21:59et y compris même contre l'Assemblée Nationale,
00:22:01qui était passée par le centième 49.3 de l'histoire de la Ve République,
00:22:05tout un symbole pour passer en force ces deux ans de vie volée.
00:22:08Eh bien, nous avions fait à l'époque, avec la NUPES, une promesse,
00:22:11l'ensemble des composantes, notamment le Parti Socialiste,
00:22:14de tout faire pour revenir à la retraite à 60 ans.
00:22:17Et je remarque que le Parti Socialiste ne porte absolument plus cela.
00:22:21Donc, quand vous n'êtes même pas au pouvoir et que déjà vous renoncez,
00:22:24c'est un mauvais signe.
00:22:25Et puis, nous nous rappelons, nous, du quinquennat François Hollande,
00:22:28avec la déchéance de nationalité, avec les lois El Khomri.
00:22:33– Et surtout, il y a eu une question…
00:22:34– Donc, ils nous ont fait des manières de Macron pendant 10 ans.
00:22:36– Et surtout, le temps de travail, la question du temps de travail aussi.
00:22:38– Autre point commun avec le Parti Socialiste,
00:22:40vous défendez la semaine de travail à 32 heures,
00:22:42est-ce que vous êtes certain que ça créerait de nouveaux emplois ?
00:22:44– Quand vous regardez les créations d'emplois du XXe siècle,
00:22:48la plus forte création d'emplois du XXIe siècle,
00:22:50c'est au moment où elles ont été mises en place les 35 heures,
00:22:52avec 350 000 emplois nets qui ont été créés à ce moment-là.
00:22:57Et non seulement, je pense que ça créerait de l'emploi,
00:23:00mais en plus de cela, cela correspond à ce que nous,
00:23:02nous portons sur la civilisation du temps libéré.
00:23:04D'avoir du temps pour les associations,
00:23:07du temps pour les gens qu'on aime, du temps pour soi.
00:23:10Et c'est pourquoi nous portons à la fois la diminution du temps de travail
00:23:13dans la semaine, 32 heures,
00:23:14mais aussi dans l'année, sixième semaine de congés payés,
00:23:17et dans la vie, évidemment, avec la retraite à 60 ans.
00:23:20– Justement, si c'est aussi bénéfique,
00:23:21pourquoi d'autres pays européens,
00:23:22avec une croissance parfois supérieure à celle de la France,
00:23:24ne le font pas ?
00:23:25Je pense à l'Espagne, par exemple, qui ne l'a pas fait, finalement.
00:23:27– Parce que les Espagnols font bien comme ils veulent,
00:23:29mais vous savez, nous, on a fait des choses dans notre histoire
00:23:31qu'aucun autre pays n'avait fait avant nous.
00:23:34On a fait, par exemple, un système de sécurité sociale
00:23:37qui était envié dans le monde entier
00:23:39et qui, j'espère, continuera de l'être
00:23:41si nous ne le détruisons pas entièrement.
00:23:43Donc, nous pouvons aussi inventer d'autres choses.
00:23:45Et par ailleurs, ça existe déjà, y compris en France,
00:23:48dans certaines entreprises qui, d'ores et déjà,
00:23:50pratiquent les 32 heures et y trouvent nombreuses…
00:23:52– Oui, alors c'est la semaine de 4 jours,
00:23:54des fois payée sur la base de 4 jours aussi.
00:23:56– Eh bien, nous, nous paierons…
00:23:57– Non, c'est ça que je veux dire.
00:23:58– Vous avez raison, mais non, mais vous avez raison.
00:24:00C'est un enjeu sur la question des salaires
00:24:02qui doivent continuer d'augmenter.
00:24:04– Hugo.
00:24:04– Oui, Madame Pannot, il y a une question pour vous
00:24:06de Drapeau qui vous demande,
00:24:07que pensez-vous de la proposition de Louis Sarkozy
00:24:10qui consiste à vouloir la suppression pure et somme du SMIC ?
00:24:12Je le cite, « Notre SMIC est un crime social,
00:24:14un salarié sur 10 y est coincé.
00:24:15Il faut le remplacer par un crédit d'impôt sur les bas salaires. »
00:24:19– Il n'est plus à une provocation près.
00:24:21Ça me fait même plaisir qu'on me dise ça
00:24:23parce que je n'avais pas entendu
00:24:24cette nouvelle absurdité qui a été faite.
00:24:27Bon, il est très clair que Louis Sarkozy,
00:24:29en plus de manier à la fois l'islamophobie
00:24:32et la haine dans notre pays,
00:24:33veut détruire absolument tout ce qui ont été
00:24:35les conquêtes sociales de notre pays.
00:24:37Et on le voit, on a des attaques très fortes.
00:24:40Alors lui parle d'enlever le SMIC,
00:24:42d'autres parlent de détruire le temps de travail,
00:24:44donc de sortir des 35 heures
00:24:46dont nous sommes déjà largement, malheureusement, sortis.
00:24:49Certains parlent de s'attaquer au 1er mai.
00:24:51Enfin, je trouve ça incroyable, je le dis quand même,
00:24:53que personne n'est remarqué
00:24:54qu'on a un pouvoir qui d'ores et déjà
00:24:56ne respecte plus le résultat des urnes.
00:24:58C'est ce qui s'est passé en 2024
00:24:59avec les élections législatives.
00:25:01Ne nous fait plus voter de budget depuis 3 ans.
00:25:04Il se passe en force par 49.3.
00:25:06Désormais décide tout seul
00:25:07qu'ils vont couper 6 milliards au choix,
00:25:11sans aucun débat ou vote démocratique.
00:25:13Et vous avez quand même un Premier ministre
00:25:15qui non seulement a appelé un boulanger
00:25:17qui avait été sanctionné par l'inspection du travail
00:25:19pour le féliciter d'avoir ouvert avec son salarié
00:25:22alors que c'est illégal
00:25:24et que c'est contre la loi d'aujourd'hui.
00:25:25Nous l'avions fait échouer.
00:25:27Mais en plus de ça,
00:25:27lui assurer personnellement
00:25:29qu'il n'aurait pas de suite à cela.
00:25:30Donc, nous sommes dans un moment
00:25:31où il y a une attaque très forte
00:25:33contre les conquêtes sociales.
00:25:34Et moi, ce que je veux dire
00:25:34dans l'élection présidentielle qui arrive,
00:25:36c'est que non seulement
00:25:37nous ne sommes pas condamnés
00:25:38à vivre toujours plus mal,
00:25:39mais même nous pouvons vivre mieux.
00:25:41Et c'est ce que nous allons démontrer
00:25:43dans cette campagne présidentielle.
00:25:44Vous parliez d'argent.
00:25:44Dans ce contexte international,
00:25:45le budget de la défense doit-il être prioritaire,
00:25:48voire même sacralisé ?
00:25:49Stéphanie ?
00:25:50La loi de programmation militaire
00:25:52va être votée demain à l'Assemblée nationale.
00:25:53Elle prévoyait de l'argent en plus pour l'armée.
00:25:56Et cette fois, c'est une nouvelle rallonge.
00:25:5836 milliards de plus.
00:25:59Est-ce que vous la voterez ?
00:26:01Alors non.
00:26:01Nous voterons contre.
00:26:03D'abord parce que ces 36 milliards,
00:26:04elles ne correspondent à aucun nouveau besoin.
00:26:06Donc, il faut comprendre,
00:26:07c'est une loi d'actualisation
00:26:08de la loi de programmation militaire
00:26:10qui nous avait été présentée,
00:26:11je crois, il y a deux ans.
00:26:13Donc, ça ne correspond à aucun nouveau besoin supplémentaire.
00:26:15Ce qui montre d'abord une première chose,
00:26:17c'est que la loi de programmation militaire
00:26:19qui nous avait d'abord été présentée
00:26:20était une loi de programmation militaire
00:26:22qui était insincère.
00:26:23Ce qui devrait quand même poser problème
00:26:25aux gens qui veulent respecter
00:26:27l'Assemblée nationale, la démocratie, etc.
00:26:30Donc, nous ne la voterons pas.
00:26:31Ça, c'est la première chose.
00:26:33Parce qu'il n'y a pas ces besoins.
00:26:34Est-ce qu'il n'y a pas de besoin ?
00:26:35Vous, vous estimez que dans le contexte
00:26:36international, il ne faut pas renforcer la défense ?
00:26:38Non.
00:26:39Ça ne répond pas à de nouveaux besoins.
00:26:41C'est pareil.
00:26:41L'argent n'est pas au bon endroit.
00:26:42C'est ça que vous dites ?
00:26:43Non, mais comprenez.
00:26:44Regardez.
00:26:44Si on nous disait, par exemple,
00:26:45il y a des nouveaux besoins,
00:26:46on va répondre à ces nouveaux besoins
00:26:48qui sont tentants.
00:26:49Là, on nous dit,
00:26:50il y a besoin de 36 milliards supplémentaires
00:26:51sur 4 ans.
00:26:52Il y a de l'argent fléché
00:26:53vers les drones, par exemple.
00:26:54Oui, mais d'accord.
00:26:55Mais vous comprenez que
00:26:57ça veut dire que la loi de programmation militaire
00:26:59qu'on nous a présentée au départ
00:27:01était une loi de programmation
00:27:02qui était insincère.
00:27:03Qui était en dessous des besoins,
00:27:04c'est ça que vous voulez dire ?
00:27:05Exactement.
00:27:05Sinon, on ne viendrait pas nous chercher.
00:27:08C'est un rattrapage.
00:27:09Non, ça veut dire que
00:27:10ce qu'on nous a présenté
00:27:11comme étant la loi de programmation militaire
00:27:13ne correspondait pas à la sincéralité.
00:27:15D'accord.
00:27:15Donc ça, c'est la première chose.
00:27:16Admettons, elle est insincère.
00:27:17La deuxième chose.
00:27:17C'est-à-dire qu'il manquait de l'argent,
00:27:18donc il faut peut-être en remettre, justement.
00:27:20D'accord, mais la deuxième chose,
00:27:21c'est justement pour répondre à quels besoins,
00:27:23si je reprends la question des besoins.
00:27:24Vous comprenez que les guerres actuelles
00:27:26ne sont plus les guerres traditionnelles
00:27:28comme nous avions auparavant.
00:27:30Et il faut pouvoir répondre à des nouveaux enjeux.
00:27:32Par exemple, nous avons entendu
00:27:33le président de la République dire
00:27:35que, par exemple, un hôpital français
00:27:36a été cyberattaqué.
00:27:38Bon, les cyberattaques vont être
00:27:40une nouvelle forme des guerres non traditionnelles.
00:27:44Est-ce qu'on va répondre à ça ?
00:27:45Non, on n'y répond pas
00:27:46dans cette loi de programmation militaire.
00:27:47Et pire que ça,
00:27:48nous avons un gouvernement
00:27:50qui décide de mettre en opposition
00:27:52les services publics
00:27:53et la défense nationale
00:27:55en décidant, du coup,
00:27:56qu'il faut encore rogner
00:27:57sur la santé et autres,
00:27:59ce qu'ils sont en train de faire
00:28:00avec les 6 milliards qu'ils annulent,
00:28:01pour pouvoir continuer
00:28:02une loi de programmation militaire
00:28:03qui, pour nous,
00:28:05est complètement anachronique.
00:28:06Donc, nous ne sommes pas d'accord avec cela.
00:28:08S'il y a besoin d'argent
00:28:09pour répondre à des besoins,
00:28:10alors il faut aller chercher cet argent
00:28:11dans les poches
00:28:12de ceux qui se sont enrichis,
00:28:14réaliser...
00:28:14Je vais juste vous donner un chiffre
00:28:15pour que vous réalisiez
00:28:16ce dont je suis en train de parler.
00:28:17En 1996,
00:28:19les 500 plus grandes fortunes
00:28:21de notre pays
00:28:22détenaient 6% du PIB.
00:28:25Aujourd'hui,
00:28:25ces mêmes 500 grandes fortunes
00:28:27détiennent 42% du PIB.
00:28:30Donc, maintenant,
00:28:30ça suffit d'avoir des très riches
00:28:32qui pillent notre pays.
00:28:33S'il y a des besoins,
00:28:34il faut y répondre,
00:28:35mais pas de la manière
00:28:36dont le fait le gouvernement actuellement.
00:28:37Sauf que si on n'y répond pas
00:28:38en termes de moyens,
00:28:40ça revient à rester
00:28:41sous le parapluie américain
00:28:42dont on a vu ces derniers mois
00:28:44qu'ils n'étaient pas toujours
00:28:45très prédisposés
00:28:46et venir aider l'Europe.
00:28:47Justement, là, par exemple,
00:28:48on reste toujours avec Microsoft,
00:28:50on reste toujours avec Palantir.
00:28:51Donc, en fait,
00:28:51on reste toujours
00:28:52dans des dépendances états-uniennes.
00:28:53Nous restons toujours dans l'OTAN,
00:28:55nous restons toujours
00:28:55dans la promesse
00:28:57qui a été faite
00:28:57sous menace à Donald Trump
00:28:59de donner 5%
00:29:00de notre économie
00:29:00aux dépenses militaires.
00:29:02Nous ne sommes pas d'accord
00:29:03avec cela.
00:29:04Vous savez que quand vous achetez
00:29:05différentes armes,
00:29:06avions, etc.,
00:29:07ce sont les États-Unis
00:29:08qui restent maîtres
00:29:09sur ce que vous achetez,
00:29:11même lorsque vous l'avez acheté.
00:29:12Donc, nous, évidemment,
00:29:14ça va coûter de l'argent
00:29:15d'être ce que nous nous proposons,
00:29:17c'est-à-dire
00:29:17d'être non-alignés
00:29:18au service de la paix,
00:29:19de pouvoir être indépendants
00:29:21et donc souverains
00:29:22sur notre propre défense,
00:29:23mais pas de la manière
00:29:24dont ils sont en train
00:29:25de le faire
00:29:25qui reste justement
00:29:26dans la domination états-unienne.
00:29:28Il y a un autre texte
00:29:29à l'ordre du jour
00:29:30cette semaine
00:29:30à l'Assemblée nationale.
00:29:31Stéphanie,
00:29:32c'est la loi d'urgence agricole.
00:29:33Elle veut, par exemple,
00:29:34faciliter la création
00:29:35de réserves d'eau,
00:29:36assouplir les démarches
00:29:37pour agrandir les élevages.
00:29:39Annie Genevard, la ministre,
00:29:40espère ainsi réconcilier
00:29:42agriculteur et écologiste.
00:29:43Là aussi,
00:29:43vous allez voter contre ?
00:29:44Bien sûr.
00:29:45D'abord parce que ce texte
00:29:46contient des régressions
00:29:47extrêmement graves.
00:29:48Vous avez parlé
00:29:49de la question de l'eau,
00:29:50de la question de fermes usines
00:29:52qui pourraient être facilité
00:29:54par ce texte
00:29:55comme si on n'avait absolument
00:29:56rien appris
00:29:57du fait que nous étions entrés
00:29:59dans l'ère des zoonoses,
00:30:00c'est-à-dire des maladies
00:30:02qui se transmettent
00:30:03des animaux
00:30:04vers les êtres humains.
00:30:05Ça, c'est la deuxième chose.
00:30:07Et puis surtout,
00:30:08ne soyons pas dupes
00:30:09de ce qui est en train
00:30:09de se passer.
00:30:10Nous, nous savons
00:30:10qu'au Sénat,
00:30:11un certain sénateur Duplon
00:30:13a prévu de réintroduire
00:30:14l'acétamipride dans ce texte.
00:30:16Et le gouvernement a dit
00:30:16qu'il n'accepterait pas,
00:30:18que ce n'était pas
00:30:18le sujet de ce texte-là.
00:30:19Moi, je ne crois absolument pas à ça.
00:30:21Ce qui est en train de se passer,
00:30:22c'est qu'ils essayent
00:30:22de passer par la fenêtre
00:30:23pour réintroduire,
00:30:24donc pour que tout le monde
00:30:25comprenne,
00:30:26ce néonicotinoïde
00:30:27qui est l'Assemblée
00:30:27de l'Alemme
00:30:28et qui avait provoqué
00:30:29notamment la signature
00:30:30de plus de 2 millions
00:30:32de nos concitoyens
00:30:33et concitoyennes
00:30:33en plein été,
00:30:34notamment parce que
00:30:35la Ligue contre le cancer,
00:30:36nombre de scientifiques...
00:30:37Donc vous dites que
00:30:38si la loi de l'urgence
00:30:38agricole est votée,
00:30:39c'est le retour
00:30:40de l'acétamipride ?
00:30:42En tout cas,
00:30:42ils veulent,
00:30:43les sénateurs républicains,
00:30:44ont dit qu'ils allaient
00:30:45essayer de leur réintroduire.
00:30:46Oui, mais ce n'est pas
00:30:47dans le texte.
00:30:47Et a priori,
00:30:48l'Assemblée aura le dernier mot.
00:30:49Donc vous l'Assemblée
00:30:50pourra s'y opposer.
00:30:51Qu'est-ce qui s'est passé
00:30:52la dernière fois
00:30:52lors de la loi Duplomb ?
00:30:54Qui a voté contre ?
00:30:55En commission...
00:30:55Vous étiez un minoritaire
00:30:56à voter contre.
00:30:57Là, en commission,
00:30:57le Bloc central s'est opposé
00:30:59à la réintroduction
00:30:59de cette année.
00:31:00Eh bien, je vais vous dire,
00:31:01nous verrons ce qui serait
00:31:02en train de se passer,
00:31:03mais moi, je veux lancer
00:31:03une alerte sur ce sujet.
00:31:05Parce que les citoyens
00:31:07et les citoyennes avaient raison
00:31:07de dire que c'est un système
00:31:09qui nous rend malades
00:31:10et que le fait d'avoir
00:31:11un cancer, par exemple,
00:31:12n'est pas le fait
00:31:14de pas de faute,
00:31:14pas de responsabilité,
00:31:15pas de chance.
00:31:16C'est d'abord un système
00:31:18qui directement rend malades
00:31:19les gens dans ce pays.
00:31:21Et donc nous,
00:31:21nous ne sommes pas d'accord
00:31:22avec le fait qu'on abaisse
00:31:23les normes environnementales
00:31:24et autres.
00:31:24Et si on veut vraiment
00:31:25aider les agriculteurs,
00:31:26le vrai scandale,
00:31:27c'est ce qui s'est passé
00:31:28le 1er mai dernier
00:31:29avec le fait d'avoir mis
00:31:31en application provisoire
00:31:33le traité avec le Mercosur
00:31:35sans aucun vote
00:31:36à l'Assemblée nationale,
00:31:37sans aucun vote
00:31:38au Parlement européen
00:31:39et qui va, pour le coup,
00:31:41amener dans notre territoire
00:31:42des centaines de pesticides
00:31:43interdits en France
00:31:44et en Europe.
00:31:44L'ordre du jour
00:31:45à l'Assemblée nationale,
00:31:45il est très varié.
00:31:46Il y a un sujet
00:31:46qui va revenir,
00:31:47c'est celui sur la fin de vie,
00:31:48Hervé.
00:31:49Oui, les sénateurs
00:31:50ont repoussé pour la deuxième fois
00:31:52la semaine dernière
00:31:53le texte sur l'aide à mourir.
00:31:55Le texte va revenir fin juin
00:31:56à l'Assemblée nationale.
00:31:58On voit mal,
00:31:59dans les conditions du débat,
00:32:00comment on pourrait déboucher
00:32:02sur un accord
00:32:03entre les différents
00:32:03groupes parlementaires.
00:32:05Bruno Retailleau
00:32:06propose un référendum
00:32:07sur la question
00:32:07de la fin de vie.
00:32:08Je voudrais savoir
00:32:09si vous trouvez
00:32:09que c'est une bonne idée.
00:32:11S'il y avait un référendum,
00:32:12nous le gagnerons.
00:32:13Oui, mais est-ce que c'est
00:32:14une bonne idée
00:32:14de faire un référendum ?
00:32:16Non, mais je le dis
00:32:17quand même pour commencer
00:32:18parce que si on avait
00:32:19un référendum,
00:32:20on le gagnerait largement.
00:32:21Donc vous dites
00:32:21qu'il faut un référendum ?
00:32:22Non, je vais vous expliquer
00:32:24pourquoi.
00:32:24C'est une idée
00:32:25qui s'est largement répandue
00:32:26dans la société
00:32:27et qui aujourd'hui
00:32:29est une attente très forte
00:32:30de millions et de millions
00:32:32de gens qui ont compris
00:32:33qu'il n'était pas possible
00:32:34de laisser souffrir des gens
00:32:35pendant des mois et des mois
00:32:37sans leur offrir la possibilité
00:32:40lorsqu'ils le souhaitent
00:32:41dans des critères très stricts
00:32:42la possibilité
00:32:43de choisir eux-mêmes
00:32:44d'éteindre la lumière.
00:32:45Pour que les gens
00:32:45choisissent aussi
00:32:46leur destin ?
00:32:47Oui, ça pourrait
00:32:49mais il se trouve
00:32:49que nous avons
00:32:50une procédure parlementaire
00:32:51et que cette procédure parlementaire
00:32:53est quasiment arrivée
00:32:54à son terme.
00:32:55Donc vous croyez encore
00:32:56que ça puisse déboucher ?
00:32:57C'est ça que vous voulez dire ?
00:32:58Bien sûr.
00:32:58Mais vous n'êtes pas
00:32:59pour un référendum.
00:32:59Vous pensez pouvoir trouver
00:33:00une majorité ?
00:33:01C'est une possibilité.
00:33:02Mais ce n'est pas
00:33:03votre possibilité première ?
00:33:05On va dire que c'est un peu
00:33:06le même choix qu'on avait
00:33:07lorsqu'on m'avait posé la question
00:33:09de savoir si je voulais
00:33:10un référendum
00:33:10sur le fait d'inscrire
00:33:12dans la Constitution
00:33:12le droit à l'avortement
00:33:14qui était une des possibilités.
00:33:15Soit on passe par le Congrès
00:33:16soit on passe par le référendum
00:33:17et vous savez...
00:33:17Vous dites vous
00:33:18que c'est les parlementaires
00:33:19qui doivent prendre
00:33:20leur responsabilité ?
00:33:21C'est-à-dire que nous avons
00:33:23tellement travaillé ce texte
00:33:25arrivé à des formes
00:33:26de compromis aussi
00:33:27sur les critères
00:33:27que nous voulons mettre
00:33:29travailler avec les uns
00:33:30et les autres
00:33:30qui sont à chaque fois
00:33:32c'est un texte
00:33:33qui renvoie quand même
00:33:34à des choses très intimes
00:33:35chez chacun et chacune.
00:33:36C'est peut-être aux Français
00:33:37de décider justement.
00:33:38Oui mais...
00:33:39Écoutez, si la question
00:33:41c'est est-ce que j'ai peur
00:33:42du référendum
00:33:42la réponse est non.
00:33:43Est-ce que vous voulez
00:33:44un référendum ?
00:33:44Ce n'était pas ma question.
00:33:45Non mais du coup
00:33:47ajoutons à ce que vous dites
00:33:48si finalement
00:33:50malgré votre pronostic
00:33:51vous n'arrivez pas
00:33:52à trouver une majorité
00:33:53sur ce texte
00:33:54alors à ce moment-là
00:33:55est-ce qu'un référendum
00:33:56peut être une bonne idée ?
00:33:57Oui pourquoi pas
00:33:58après il y a une élection
00:33:58présidentielle en 2027
00:34:01qui pourra aussi jouer
00:34:02le rôle du référendum
00:34:03puisque depuis des années
00:34:04nous nous proposons
00:34:05d'inscrire ce droit
00:34:06dans la Constitution
00:34:07dans la norme suprême
00:34:10mais encore une fois
00:34:11moi j'espère
00:34:11qu'on puisse arriver
00:34:12au terme
00:34:15des travaux législatifs
00:34:16notamment parce que
00:34:17c'est tellement attendu.
00:34:18Il faut quand même
00:34:18se rendre compte
00:34:19que la dernière fois...
00:34:20Oui mais justement
00:34:21monsieur Letellier
00:34:22la dernière fois
00:34:23on avait déjà eu
00:34:24une première discussion
00:34:25sur ce texte.
00:34:26Il se trouve qu'après
00:34:26je rappelle qu'il y a eu
00:34:28la dissolution.
00:34:28Je rappelle qu'à un moment
00:34:30ce texte a été reporté
00:34:31parce qu'il y avait
00:34:31une visite du pape
00:34:32etc.
00:34:34Donc ça fait très longtemps
00:34:35qu'on attend ce texte
00:34:36nous sommes à deux doigts
00:34:37d'aboutir.
00:34:38Vous soupçonnez
00:34:39Bruno Retailleau
00:34:40au fond
00:34:40de faire une manœuvre
00:34:42de retardement ?
00:34:43C'est-à-dire que
00:34:44je n'ai jamais vu
00:34:45la droite républicaine
00:34:47certains d'entre eux
00:34:48y sont favorables
00:34:49mais je ne l'ai jamais vu
00:34:50être très enthousiaste
00:34:52sur le fait
00:34:53d'avoir ce nouveau droit
00:34:54qui serait offert
00:34:56au peuple de France.
00:34:57Donc oui je soupçonne
00:34:59que ça puisse être aussi
00:35:00une manière de dire
00:35:01qu'on gagne du temps
00:35:01ou je ne sais quoi.
00:35:03Pour vous ça doit aller
00:35:04jusqu'au bout du travail parlementaire ?
00:35:05Oui moi je pense
00:35:06qu'on est à deux doigts
00:35:07d'aboutir
00:35:07et qu'il faut aboutir
00:35:08sur ce texte
00:35:09qui est encore une fois
00:35:10un texte très attendu.
00:35:10A propos de référendum
00:35:11vous avez noté quelque chose
00:35:12dans le programme
00:35:12de la France Insoumise Hergé ?
00:35:13Dans le programme
00:35:14de votre parti
00:35:16il est convenu
00:35:17qu'en cas d'élection
00:35:18de votre candidat
00:35:20à la présidentielle
00:35:22sa première décision
00:35:23serait de créer
00:35:23une assemblée constituante
00:35:25qui, j'ai lu votre texte
00:35:27serait chargée
00:35:28donc de préparer
00:35:28de nouvelles institutions
00:35:29qui travailleraient
00:35:30pendant deux ans
00:35:31et au bout de deux ans
00:35:32le texte qu'elle aurait produit
00:35:34cette constituante
00:35:35serait soumis
00:35:36à un référendum
00:35:37et je voudrais simplement savoir
00:35:38parce que je n'ai pas trouvé
00:35:39cette réponse
00:35:39dans votre projet
00:35:40qu'est-ce qu'on fait
00:35:41pendant les deux ans ?
00:35:42Comment le pays
00:35:42est-il gouverné
00:35:43en attendant
00:35:44cette proposition
00:35:45de référendum ?
00:35:46Alors vous en serez plus
00:35:48dans le projet
00:35:49programmatique
00:35:50que nous avons
00:35:50pour 2027
00:35:51puisque nous sommes en train
00:35:52à la fois d'avoir
00:35:53des contributions individuelles
00:35:54sur le programme
00:35:54mais aussi en train
00:35:55de faire des auditions
00:35:56de syndicats
00:35:57donc pendant deux ans
00:35:58c'est la cinquième république
00:35:58qui continue ?
00:36:00Là c'est pour le programme
00:36:01de 2027
00:36:01que vous pourrez trouver
00:36:03sur mélenchon2027.fr
00:36:05sur lequel on peut continuer
00:36:06de signer pour soutenir
00:36:07cette candidature
00:36:07pour avoir quelques infos
00:36:09en avant-première.
00:36:10Qu'est-ce qui se passerait
00:36:11le temps du travail
00:36:11de la constituante ?
00:36:12On a dit deux ans
00:36:13mais c'est une sorte d'idée
00:36:15généralement on s'est calé
00:36:16sur des pays
00:36:17qu'on avait vu faire
00:36:18des constituantes
00:36:18sur combien de temps
00:36:19il fallait de discussions
00:36:21de travail.
00:36:22Nous comment on imagine
00:36:23les choses ?
00:36:23D'abord il y a évidemment
00:36:24un gouvernement
00:36:25qui agit normalement
00:36:26c'est-à-dire prend
00:36:27toutes les mesures d'urgence
00:36:28que nous voulons faire
00:36:29fait des lois en lien
00:36:30avec l'Assemblée nationale
00:36:32Il y a les votes du budget
00:36:33comme tous les ans.
00:36:34Exactement.
00:36:34Je veux dire ça,
00:36:35ça continue.
00:36:36Mais dans le même temps
00:36:36vous avez du coup
00:36:37un processus constituant
00:36:38qui est travaillé
00:36:39donc nous on avait proposé
00:36:41qu'il y ait une élection
00:36:42pour la constituante
00:36:44avec par exemple
00:36:45nous on proposerait
00:36:46dans la constituante
00:36:47le fait d'avoir
00:36:48un référendum
00:36:49d'initiative citoyenne
00:36:50avec notamment
00:36:51le référendum révocatoire
00:36:52on proposerait
00:36:53de mettre des droits
00:36:53dans la constitution
00:36:54etc.
00:36:55D'autres proposeraient
00:36:56je ne sais pas
00:36:57une cinquième république bis
00:36:58chacun voteraient
00:36:59et puis on avait proposé
00:37:00de mettre un dernier bulletin
00:37:02qui est un bulletin
00:37:03tirage au sort
00:37:03où si par exemple
00:37:0510% des gens
00:37:05prennent le bulletin
00:37:06tirage au sort
00:37:07alors 10%
00:37:07de la constituante
00:37:08serait tirée au sort
00:37:09si c'est 20%
00:37:1020%
00:37:10et donc dans ce temps
00:37:12de travail
00:37:12vous avez à la fois
00:37:13le temps de travail
00:37:14où j'imagine
00:37:15que par exemple
00:37:16la constituante
00:37:16pourrait auditionner
00:37:17des experts
00:37:18des juristes
00:37:19qui se mettraient
00:37:19à disposition
00:37:20de la constituante
00:37:21sur un certain nombre
00:37:21de points
00:37:22et puis on imagine
00:37:23aussi qu'il y aurait
00:37:24une émulation
00:37:24un peu partout
00:37:25dans le pays
00:37:25avec des assemblées
00:37:27qui se réuniraient
00:37:28un peu partout
00:37:28et qui auraient
00:37:29un droit d'interpellation
00:37:30de la constituante
00:37:31et donc ils travailleraient
00:37:32un peu partout
00:37:32pendant ces deux ans
00:37:33imaginons
00:37:34le pays continue
00:37:35à tourner quand même
00:37:36et c'est les institutions
00:37:37de la cinquième république
00:37:37qui s'appliquent toujours
00:37:38bien sûr
00:37:39tant que le peuple
00:37:39n'a pas décidé
00:37:40de changer de constitution
00:37:41et donc de changer
00:37:42les règles du jeu
00:37:43c'est évidemment
00:37:43la cinquième république
00:37:44qui s'appliquera
00:37:58à la fin des deux ans
00:38:02lui-même
00:38:03et qui permettent
00:38:03au peuple surtout
00:38:04de garder le pouvoir
00:38:05et de ne pas juste
00:38:06voter une fois
00:38:06tous les cinq ans
00:38:07et ensuite
00:38:07de n'avoir plus rien à dire
00:38:08Autre date importante
00:38:09c'est mercredi
00:38:10à l'Assemblée
00:38:10Rémi
00:38:10Les députés vont devoir
00:38:11se prononcer
00:38:12sur la proposition
00:38:13de nommer Emmanuel Moulin
00:38:14à la tête de la Banque de France
00:38:15donc c'est l'ancien
00:38:16secrétaire général
00:38:16de l'Elysée
00:38:17soit Emmanuel Macron
00:38:18vous vous êtes contre
00:38:19pourquoi vous pensez
00:38:20qu'il n'a pas le niveau
00:38:20qu'il n'a pas les bonnes compétences
00:38:22C'est même pas ça
00:38:23c'est que nous
00:38:23on est révolté
00:38:24de voir la république
00:38:25des copains
00:38:26qui est en train
00:38:26d'installer Emmanuel Macron
00:38:27je veux dire
00:38:27c'est la première fois
00:38:28c'est inédit
00:38:29dans notre histoire
00:38:30que vous avez quelqu'un
00:38:31qui vient de l'exécutif
00:38:33de l'Elysée
00:38:33secrétaire général
00:38:34de l'Elysée
00:38:35qui arrive directement
00:38:36à un poste
00:38:37comme celui
00:38:38de la Banque de France
00:38:38dont il est pourtant dit
00:38:40dedans
00:38:40qu'il doit être
00:38:41indépendant de l'Etat
00:38:42et qui est contraire
00:38:43à la déontologie
00:38:44c'est un peu
00:38:45comme pour Améline Manchalin
00:38:46qui est aujourd'hui
00:38:48à la tête de la Cour des comptes
00:38:49et qui peut rester
00:38:50jusqu'en 2053
00:38:52d'accord
00:38:53et qui
00:38:54est à la Cour des comptes
00:38:55pour contrôler des budgets
00:38:56qu'elle a elle-même
00:38:57fait comme ministre
00:38:58ça, ça ne s'est jamais vu
00:39:00dans la 5ème République
00:39:00Il aurait fallu au moins
00:39:00un sac de décompression
00:39:02vous voulez dire
00:39:02de quelques années
00:39:03Oui, bien sûr
00:39:05il est inscrit dedans
00:39:06qu'ils doivent être indépendants
00:39:07je veux dire que
00:39:09généralement
00:39:09vous ayez des gens
00:39:10qui nomment
00:39:10des gens qui sont
00:39:11plutôt proches d'eux
00:39:12bon ça c'est une chose
00:39:13C'est pas nouveau
00:39:14c'est vu comme la 5ème République
00:39:15C'est pas nouveau
00:39:16c'est une chose
00:39:17qu'on peut critiquer
00:39:17mais c'est une chose
00:39:18mais d'avoir des gens
00:39:19qui passent de l'exécutif
00:39:20directement à des fonctions
00:39:22dont il est écrit
00:39:23qu'elles doivent être indépendantes
00:39:24ça c'est inédit
00:39:25et ça on n'est pas d'accord
00:39:27avec cela
00:39:27Sur le cas d'Emmanuel Moulin
00:39:29est-ce que vous appelez
00:39:29toutes les oppositions
00:39:30à se mettre ensemble
00:39:31pour bloquer cette
00:39:32Oui, enfin
00:39:33sauf que je rappelle
00:39:34que par exemple
00:39:34Richard Ferrand
00:39:35vous savez
00:39:35quand il a été élu
00:39:36à la présidence
00:39:37du Conseil constitutionnel
00:39:38il est passé grâce
00:39:40aux voix du RN
00:39:40et de l'UDR
00:39:41vous vous en rappelez
00:39:42et il se trouve que là
00:39:43par exemple
00:39:44pour que tout le monde comprenne
00:39:44pour que là
00:39:45il ne soit pas nommé
00:39:46à ce postre là
00:39:47il faut qu'il y ait
00:39:483 5ème des parlementaires
00:39:51qui s'y oppose
00:39:513 5ème ça veut dire
00:39:53par exemple
00:39:53que LR ne doit pas voter pour
00:39:55Or nous savons
00:39:57nous entendons
00:39:57des bruits de couloir
00:39:58qu'il y aurait
00:39:59un petit deal
00:40:00entre Moulin
00:40:01à la Banque de France
00:40:02et de l'autre côté
00:40:03il y aurait
00:40:04M. Buffet
00:40:05comme défenseur des droits
00:40:06qui est celui
00:40:06qui a par exemple
00:40:07voté contre
00:40:08l'inscription du droit
00:40:09à l'avortement
00:40:10dans la constitution
00:40:11qui était opposé
00:40:12au mariage pour tous
00:40:13et donc si ce genre
00:40:14de deal se reproduit
00:40:16bon vous voyez
00:40:17ce que ça crée
00:40:17donc moi j'appelle
00:40:18sans aucun espoir
00:40:19de rien
00:40:20à juste respecter
00:40:21les formes républicaines
00:40:22c'est à dire ?
00:40:23à voter contre
00:40:24à voter contre
00:40:24oui mais vous appelez
00:40:25tous les groupes
00:40:26d'opposition à le faire
00:40:27tout le monde
00:40:27après ils ont dit
00:40:29il y a peu de chance
00:40:29quand même
00:40:30chez Macron
00:40:30il y a peu de chance
00:40:31quand même
00:40:32vous savez en ce moment
00:40:33il y a tellement
00:40:34une ambiance de pourrissement
00:40:36et de délitement
00:40:36du pouvoir
00:40:37vous n'avez qu'à voir
00:40:38comme ils se détestent
00:40:39tous entre eux
00:40:39comme ils sont en train
00:40:40de créer des parties
00:40:41par là
00:40:42et des parties par ci
00:40:43vous n'excluez pas
00:40:44un coup de théâtre
00:40:44de ce côté là
00:40:45tout est possible
00:40:45vous savez qu'il y a 3 semaines
00:40:47on a quand même réussi
00:40:48en une seule semaine
00:40:49à faire battre
00:40:50la loi Yadant
00:40:51avec 700 000 personnes
00:40:52qui ont signé une pétition
00:40:53à faire battre
00:40:54la loi sur le 1er mai
00:40:55même si derrière
00:40:55ils ont essayé
00:40:56de passer ensuite
00:40:57et puis quand même
00:40:58monsieur Lothelier
00:40:58ils étaient tellement
00:40:59démobilisés à la fin
00:41:01tellement dépités
00:41:02de ce qu'on avait fait
00:41:02que nous la France Insoumise
00:41:04avec quelque chose
00:41:04comme 55 députés
00:41:05on devait être
00:41:06à ce moment là
00:41:06dans l'hémicycle
00:41:07nous étions majoritaires
00:41:08dans tout l'hémicycle
00:41:09et donc on leur a même cassé
00:41:10leur énième réforme
00:41:12de l'assurance chômage
00:41:12autant vous dire que
00:41:13la Macronie n'est pas
00:41:15au mieux de sa forme
00:41:16et qu'il est plus que temps
00:41:17que cette fin de règne
00:41:18se termine
00:41:19et il peut manquer des voix
00:41:20pour Emmanuel Moulin
00:41:20de ce côté-là vous pensez ?
00:41:22je ne sais pas
00:41:22je verrai
00:41:24en tout cas après la saison
00:41:25des déclarations de candidature
00:41:26pour la présidentielle
00:41:26voici celle des meetings
00:41:27qui arrivent
00:41:28Jean-Luc Mélenchon
00:41:28le 7 juin à Saint-Denis
00:41:29et la gauche en ordre
00:41:31dispersée Rémi
00:41:32justement en 2022
00:41:34après sa défaite
00:41:35à l'élection présidentielle
00:41:35Jean-Luc Mélenchon
00:41:36avait dit faite mieux
00:41:38aujourd'hui on voit
00:41:38qu'il est à nouveau candidat
00:41:39à l'élection présidentielle
00:41:41il y a eu un échec
00:41:42dans le renouvellement
00:41:43à la tête de la France Insoumise
00:41:44vous n'y êtes pas arrivée ?
00:41:45je ne crois pas
00:41:46au contraire
00:41:46dites-moi combien de personnes
00:41:48vous connaissez
00:41:48au groupe de la France Insoumise
00:41:50nous avons pour le coup
00:41:52Jean-Luc Mélenchon
00:41:53a été remplacé
00:41:54à la tête du groupe parlementaire
00:41:55je le sais très bien
00:41:56puisque c'est moi
00:41:56qui ai pris la présidence
00:41:58là on parle de l'Élysée
00:41:58attendez on va continuer
00:41:59on va continuer
00:42:00il a été remplacé
00:42:02à la tête du mouvement
00:42:03c'est Emmanuel Bompard
00:42:03qui est à la tête du mouvement
00:42:04à l'Élysée
00:42:05il est à la tête de la Boétie
00:42:07c'est Clémence Guettet
00:42:07qui est à la tête de la Boétie
00:42:08etc
00:42:09donc je vais vous dire
00:42:13par exemple si je vous demande
00:42:14qui est-ce que vous connaissez
00:42:15autour de M. Ruffin
00:42:16comme équipe
00:42:17qui est-ce que vous connaissez
00:42:19autour de M. Glucksmann
00:42:20qui est-ce que
00:42:21oui d'accord
00:42:22vous m'avez cité un nom
00:42:23c'est bien
00:42:24mais ce que je veux dire
00:42:25c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:42:26est le seul homme politique
00:42:28qui a fait émerger
00:42:30non seulement
00:42:31une équipe capable de gouverner
00:42:32mais en plus de cela
00:42:34un programme
00:42:34et nous nous avons un programme
00:42:36nous le faisons sérieusement
00:42:36et nous nous avons
00:42:37un seul candidat
00:42:38et tout de même
00:42:39pour votre génération
00:42:40les cadras de la France Insoumise
00:42:42il n'y a pas une frustration
00:42:43ça aurait dû être
00:42:44quelqu'un de votre génération
00:42:45qui serait candidat
00:42:46il n'y a aucune frustration
00:42:47juste une grande fierté
00:42:48de la force populaire
00:42:49que nous sommes en train
00:42:50de construire
00:42:51et je vais vous dire
00:42:52vous voyez autour de vous
00:42:53le Jordan Bardet
00:42:54c'est les nouvelles générations
00:42:55ça
00:42:55oui oui
00:42:56enfin
00:42:57c'est un peu
00:42:58c'est pas tout à fait
00:42:59les mêmes niveaux
00:43:00vous voyez
00:43:00Jean-Luc Mélenchon
00:43:01juste aux générations
00:43:03non pas personne
00:43:04n'a le niveau
00:43:05je ne dis pas ça
00:43:05mais nous on est un collectif
00:43:07nous on fait
00:43:07y compris de la politique
00:43:09contrairement à d'autres
00:43:10qui veulent simplement
00:43:11avoir à un moment
00:43:12leur place de ministre
00:43:13de premier ministre
00:43:14de président de la république
00:43:15nous nous n'aspirons pas
00:43:16à juste gouverner le pays
00:43:17comme des gestionnaires
00:43:18pendant cinq années
00:43:19nous nous plaçons
00:43:20dans une histoire longue
00:43:21de ce que nous portons
00:43:22et nous nous voulons
00:43:23changer la vie des gens
00:43:24changer ce pays
00:43:26donc c'est ça
00:43:27que nous sommes en train de faire
00:43:28et je vais vous dire
00:43:29Jean-Luc Mélenchon
00:43:29est quelqu'un qui a non seulement
00:43:30une profondeur politique
00:43:32historique
00:43:32et qui a
00:43:35contrairement à beaucoup d'autres
00:43:36la reconnaissance
00:43:37de chefs d'état internationaux
00:43:38parce que nous
00:43:39nous nous sommes toujours
00:43:39intéressés à l'international
00:43:41et donc je crois que
00:43:43qui peut faire mieux
00:43:44que Jean-Luc Mélenchon
00:43:44j'ai bien Jean-Luc Mélenchon
00:43:45avec nous
00:43:46en cas de second tour
00:43:46Jean-Luc Mélenchon
00:43:47il peut rassembler face au RN
00:43:48aujourd'hui on voit
00:43:49qu'il est largement battu
00:43:50dans les sondages
00:43:50vous savez les sondages
00:43:52à chaque fois
00:43:52on nous annonce le pire
00:43:54la dernière fois en 2024
00:43:5527 sondages sur 27
00:43:56donnaient l'extrême droite
00:43:57en tête
00:43:57et c'est nous qui l'avons
00:43:58emporté
00:43:59je vais vous dire
00:43:59dans votre sondage
00:44:00le sondage dont vous parlez
00:44:01il se trouve qu'il y a
00:44:0225% des socialistes
00:44:03qui voteraient pour
00:44:09est très loin
00:44:10de ce qui pourrait se passer
00:44:11et je vais vous dire
00:44:12avec qui vous pourriez rassembler
00:44:13là pourquoi est-ce qu'on commence
00:44:14la campagne présidentielle
00:44:15différemment
00:44:16d'abord parce que tout le monde
00:44:16explique qu'on pourrait être
00:44:17au second tour
00:44:18que nous avons eu
00:44:20les 150 000 parrainages citoyens
00:44:21sur Mélenchon
00:44:222027.fr
00:44:23en seulement
00:44:24moins de 24 heures
00:44:25en 23 heures exactement
00:44:27donc de manière
00:44:27extrêmement rapide
00:44:29et que je crois
00:44:30qu'il continuera
00:44:31d'avoir un rassemblement
00:44:32autour de la candidature
00:44:33de Jean-Luc Mélenchon
00:44:34et qu'au moment
00:44:35avec qui
00:44:35vraiment
00:44:37on a déjà des verres populaires
00:44:38vous allez voir
00:44:39dans la suite de la campagne
00:44:40vous verrez
00:44:40des départs
00:44:43c'est ce que vous dites
00:44:44chez les écologistes
00:44:46il y a déjà eu des départs
00:44:47je pensais que vous
00:44:47vouliez parler des départs
00:44:48chez nous
00:44:50vous pensez diviser
00:44:51les communistes
00:44:52les écologistes
00:44:52les socialistes
00:44:53non on ne pense pas
00:44:54les diviser
00:44:54on leur a même proposé
00:44:55une alliance
00:44:56qui a incuré
00:44:57les sénatoriales
00:44:57les présidentielles
00:44:58et les législatives
00:44:59qui est le bloc
00:45:00de la censure
00:45:01et donc de la rupture
00:45:02mais je vais vous dire
00:45:03au moment où
00:45:04si c'est vraiment nous
00:45:05au second tour
00:45:06contre l'extrême droite
00:45:07chacun devra choisir son camp
00:45:09chacun devra choisir son camp
00:45:10et j'ose espérer
00:45:11dans ce pays
00:45:12qu'un pays qui en 2024
00:45:13s'est mobilisé en masse
00:45:15pour battre l'extrême droite
00:45:16je ne crois pas
00:45:17que deux ou trois ans après
00:45:19d'un coup
00:45:19ce soit l'extrême droite
00:45:20qui arrive au pouvoir
00:45:21je n'y crois pas
00:45:22une seule seconde
00:45:22et nous nous mettrons
00:45:23toute notre énergie
00:45:24à faire en sorte
00:45:25que les gens reviennent
00:45:25aux urnes
00:45:26Hugo
00:45:26Oui Madame Panot
00:45:28j'avais une question
00:45:29en termes de cybersécurité
00:45:31LFI a été victime
00:45:32d'un hack
00:45:32qui concernerait
00:45:34120 000 adresses mail
00:45:3520 000 numéros de téléphone
00:45:36et des données personnelles
00:45:37couvrant de 2017 à 2026
00:45:39est-ce que vous confirmez
00:45:40ces chiffres-là
00:45:41il y a eu un signalement
00:45:42à la CNIL
00:45:44qui a eu lieu
00:45:44est-ce que vous confirmez
00:45:45ces chiffres-là
00:45:46et comment vous allez tenter
00:45:46de sécuriser les données
00:45:47de vos militants
00:45:48dans cette campagne ?
00:45:49Là je vais m'avouer
00:45:51incompétente
00:45:51il faut demander à Emmanuel Bompard
00:45:53je n'ai pas les détails
00:45:53je sais qu'il y a eu
00:45:54un signalement
00:45:55qui a été fait à la CNIL
00:45:56je sais qu'il y a eu
00:45:57un hack informatique
00:45:57je ne sais pas du tout
00:45:59et qui était avant
00:46:00le lancement de candidature
00:46:02de Jean-Luc Mélenchon
00:46:03pour 2027
00:46:04je ne sais pas
00:46:04combien de personnes
00:46:05Par contre c'était avant
00:46:05ça c'est déjà important
00:46:06Et ça a été révélé le 7 mai
00:46:07donc après la candidature
00:46:09Oui c'est ça
00:46:09mais je sais que ça a eu lieu avant
00:46:10mais je ne sais pas exactement
00:46:11combien de personnes
00:46:12ça concerne
00:46:13et j'imagine évidemment
00:46:15qu'on a mis
00:46:16toutes les mesures en place
00:46:17pour protéger
00:46:17le plus possible
00:46:18les données
00:46:19mais ça il faudra
00:46:20demander directement
00:46:21à Emmanuel Bompard
00:46:21parce que moi
00:46:22je n'ai pas
00:46:22les informations
00:46:24directement dessus
00:46:24Hervé
00:46:25Alors je reviens
00:46:26à votre programme
00:46:27dont vous nous avez dit
00:46:28qu'il n'est pas encore définitif
00:46:30mais en tout cas
00:46:30On y travaille
00:46:31mais c'est bien
00:46:31On y trouve beaucoup de choses
00:46:33et notamment
00:46:33j'ai lu que
00:46:34la France Insoumise
00:46:35promet de mettre fin
00:46:37à ce que vous appelez
00:46:38la monarchie présidentielle
00:46:39Oui
00:46:40parce que dites-vous
00:46:41elle permet l'avènement
00:46:42d'un pouvoir solitaire
00:46:44Alors quand on voit
00:46:45les conditions
00:46:46de désignation
00:46:47de votre candidat
00:46:48Jean-Luc Mélenchon
00:46:48est-ce que vous avez
00:46:49vraiment l'impression
00:46:50de donner le bon exemple
00:46:52en matière de lutte
00:46:53contre le pouvoir solitaire
00:46:55je rappelle
00:46:56pour ceux qui nous suivent
00:46:57une désignation accélérée
00:46:59un peu par surprise
00:47:00un dimanche matin
00:47:01en quelques heures
00:47:02par acclamation
00:47:02est-ce que c'est vraiment
00:47:04la panacée
00:47:05à l'intérieur
00:47:06d'un parti démocratique ?
00:47:07Alors ce n'est pas du tout
00:47:08comme ça que ça s'est passé
00:47:09Mais vous n'avez pas
00:47:09tout nous expliqué
00:47:10parce que le temps passe vite
00:47:11Non non
00:47:11alors nous avons fait
00:47:12d'abord
00:47:12proposition de la coordination
00:47:14qui a voté
00:47:15proposition de l'intergroupe
00:47:16dans lequel il y a
00:47:17les députés
00:47:18les députés européens
00:47:19mais aussi les maires
00:47:20de la France Insoumise
00:47:21qui ont eu aussi voté
00:47:23et ensuite
00:47:23nous avons proposé
00:47:25une procédure
00:47:26qui est une procédure
00:47:26que nous voudrions proposer
00:47:28à l'ensemble du pays
00:47:28qui est de dire
00:47:29soit les parrainages
00:47:30de 500 maires
00:47:31ce que les maires
00:47:32ne demandent pas
00:47:33qui est compliqué pour eux
00:47:34soit les parrainages
00:47:35de 150 000 citoyens
00:47:37et citoyennes
00:47:37et c'est ce que nous avons fait
00:47:39il se trouve qu'aujourd'hui
00:47:40il y a 275 000 personnes
00:47:42qui soutiennent la candidature
00:47:43de Jean-Luc Mélenchon
00:47:44ce qui n'est pas exactement rien
00:47:46ça c'est la première chose
00:47:47Vous moquiez tout à l'heure
00:47:47les partis où il y a
00:47:48beaucoup de candidats
00:47:49vous dans votre parti
00:47:49il y en a un seul
00:47:50c'est plus simple
00:47:50Ah bah c'est comme
00:47:52dit Jean-Luc Mélenchon
00:47:52nous c'est carré
00:47:53nous au moins
00:47:54c'est pas le bordel
00:47:54de partout
00:47:55Mais il n'y a pas de vote
00:47:55Excusez-nous
00:47:56Ah bah si on a voté
00:47:57je vous l'ai dit
00:47:58à deux reprises
00:47:59On a voté
00:48:00on a demandé
00:48:01s'il y avait d'autres candidatures
00:48:07que nous avons une équipe
00:48:09pour le coup
00:48:09et je pense que
00:48:11les gens la connaissent
00:48:12Je vous asticote un peu
00:48:12mais quand même
00:48:13votre parti
00:48:14est le parti en France
00:48:14Vous avez raison de m'asticoter
00:48:15mais moi je trouve que
00:48:16votre parti est le parti en France
00:48:18qui propose
00:48:19un seul candidat
00:48:20à l'élection présidentielle
00:48:22en son sein
00:48:23Nous proposons un seul programme
00:48:23et nous dirons exactement la même chose
00:48:25et donc le vote
00:48:25de ratification est plus facile
00:48:26Non comme nous le faisons
00:48:27comme députés
00:48:28comme nous avons à chaque fois
00:48:29respecté notre parole
00:48:30devant les électeurs
00:48:31et les électrices
00:48:31nous ferons la même chose au pouvoir
00:48:33Je vais vous dire
00:48:33je trouve que cela offre
00:48:35un spectacle
00:48:35qui n'est pas le spectacle
00:48:37lamentable
00:48:37que nous voyons
00:48:38dans toutes les autres formations politiques
00:48:40où tout le monde critique
00:48:41son camarade ou sa camarade
00:48:42pour expliquer
00:48:43qu'il serait plus beau
00:48:43avec telle cravate
00:48:44tel cheveu
00:48:45ou je ne sais quoi
00:48:46Nous
00:48:46nous savons
00:48:48ce que nous voulons proposer au pays
00:48:49nous savons
00:48:50pourquoi nous nous battons
00:48:51et je crois que ça offre
00:48:53justement
00:48:53l'image
00:48:54d'un mouvement politique
00:48:56qui est en ordre de bataille
00:48:57pour gagner ce pays
00:48:58pour faire en sorte
00:48:59qu'on invente
00:49:00un autre avenir collectivement
00:49:01et sur la monarchie présidentielle
00:49:03oui
00:49:04nous voulons en finir
00:49:05avec le fait
00:49:05qu'un homme
00:49:06puisse décider
00:49:07seul contre tout le monde
00:49:08c'est fait Emmanuel Macron
00:49:09et donc on redonne
00:49:10le pouvoir au peuple
00:49:11pour en revenir
00:49:12à la désignation des candidats
00:49:13avec les dissensions au PS
00:49:14la primaire à gauche
00:49:15semble bien mal partie
00:49:16voire en mort clinique
00:49:17est-ce que vous
00:49:18vous en félicitez
00:49:19comme François Hollande ?
00:49:20non je ne m'en félicite pas
00:49:21c'est leur problème
00:49:22c'est leur problème
00:49:23enfin qu'ils se débrouillent
00:49:24avec ça
00:49:24je le dis juste
00:49:26que puisqu'on appelle
00:49:27cette gauche
00:49:27la gauche non-mélenchoniste
00:49:29où il y a des votes
00:49:30où il y a des votes
00:49:31Jean-Luc Mélenchon
00:49:33il y a plein de votes
00:49:33vous savez nous aussi
00:49:34moi je suis président
00:49:35d'un groupe
00:49:35où on vote
00:49:36toutes les semaines
00:49:38mais détester
00:49:38Jean-Luc Mélenchon
00:49:39et détester
00:49:40la France insoumise
00:49:41n'est pas un programme
00:49:42à offrir au pays
00:49:42et si je pouvais
00:49:44me permettre
00:49:44un petit conseil
00:49:45peut-être qu'il devrait
00:49:46arrêter de parler de nous
00:49:47et enfin proposer
00:49:48des choses au pays
00:49:49vous l'avez évoqué
00:49:50tout à l'heure
00:49:50pour les législatives
00:49:51après la présidentielle
00:49:52donc Jean-Luc Mélenchon
00:49:53dit qu'il est d'accord
00:49:54pour faire un accord
00:49:55avec toute la gauche
00:49:56même le PS
00:49:57est-ce que cela veut dire
00:49:58en creux
00:49:59que les filles
00:49:59ne peuvent pas gouverner
00:50:00toutes seules
00:50:01où est-ce que vous avez
00:50:02vu cette phrase exactement
00:50:03il dit dans une interview
00:50:05que les écologistes
00:50:07ont proposé
00:50:08un accord global
00:50:10honorable
00:50:10et lui répond
00:50:11en disant
00:50:11que si c'est le cas
00:50:13nous sommes prêts
00:50:15à aller vers cet accord
00:50:16c'est pas vrai
00:50:17nous avons donc fait
00:50:18une proposition
00:50:19effectivement aux écologistes
00:50:20et aux communistes
00:50:21pour être précis
00:50:22il n'y avait pas
00:50:23les socialistes dedans
00:50:24je le dis parce que
00:50:25vous comprenez
00:50:26que les socialistes
00:50:26non seulement
00:50:27ils ont trahi le programme
00:50:28sur lequel ils ont été élus
00:50:29mais qu'en plus de ça
00:50:30ils changent d'alliance
00:50:31quand vous commencez
00:50:31à aller être un soutien
00:50:34sans participation
00:50:34du gouvernement
00:50:35sans même expliquer
00:50:36que Jean-Luc Mélenchon
00:50:37serait le pire candidat
00:50:38du second tour
00:50:39pour des gens
00:50:39qui ne seraient pas capables
00:50:40d'arriver au second tour
00:50:41ça pose des questions
00:50:42quand même de savoir
00:50:43où est-ce qu'ils sont
00:50:44en termes d'alliance
00:50:45donc oui
00:50:45nous nous proposons
00:50:46une forme d'alliance
00:50:47mais je vais vous dire
00:50:48on l'a fait à chaque instant
00:50:49il ne faut pas être surpris
00:50:50s'il y a des groupes parlementaires
00:50:52par exemple écologistes
00:50:52communistes
00:50:53et même socialistes
00:50:54aujourd'hui
00:50:54c'est parce que Jean-Luc Mélenchon
00:50:55après la présidentielle de 2022
00:50:57a dit nous jetons
00:50:58la rancune à la rivière
00:50:59en ayant fait 22%
00:51:00et que ensuite derrière
00:51:02il a fait la NUPES
00:51:03puis le NFP
00:51:03donc nous
00:51:04nous continuerons
00:51:05à dire
00:51:07que toutes celles et ceux
00:51:08qui sont d'accord
00:51:08sur notre programme
00:51:09sont les bienvenus
00:51:10donc y compris
00:51:10les socialistes
00:51:11cas échéants
00:51:12mais les socialistes
00:51:13écoutez ça devient
00:51:14quasi impossible
00:51:15puisqu'ils changent d'alliance
00:51:16ça devient quasi impossible
00:51:17oui mais ils étaient avec vous
00:51:18dans la NUPES
00:51:19écoutez le parti socialiste
00:51:20est en train de renouer
00:51:21avec l'époque d'Hollande
00:51:22où ils ne pouvaient même plus
00:51:24aller en manifestation
00:51:26sans derrière
00:51:27avoir des gens
00:51:28qui les apostrophaient
00:51:29qui leur demandaient des comptes
00:51:30etc
00:51:30donc ils reviennent
00:51:31à une époque
00:51:32où effectivement
00:51:33ils sont rejetés
00:51:34y compris des luttes sociales
00:51:36voilà je crois que
00:51:37donc l'accord législatif
00:51:38ne s'adresse pas à eux
00:51:39bah non
00:51:40il s'adresse aux gens
00:51:41qui sont d'accord
00:51:41avec un programme de rupture
00:51:42donc aux écologistes
00:51:43aux communistes
00:51:43avec la politique macroniste
00:51:44et je crains
00:51:46que ça ne soit pas
00:51:46la voie que prenne
00:51:47le parti socialiste
00:51:48alors dis-moi ce que tu manges
00:51:49je te dirai qui tu es
00:51:50vous connaissez ça
00:51:51depuis quelques mois
00:51:51on voit des croustilles
00:51:52ouvrir un peu partout
00:51:53la recette est simple
00:51:54un plat composé de riz
00:51:55de poulet
00:51:55d'une sauce aigre douce
00:51:57et surtout à prix abordable
00:51:58certains dénoncent la malbouffe
00:52:00d'autres en font un enjeu culturel
00:52:01pour défendre la cuisine
00:52:02et la culture française
00:52:03dans un instant
00:52:04vous allez débattre
00:52:05avec face à vous
00:52:05Alain Fontaine
00:52:06président de l'association
00:52:08française des maîtres et restaurateurs
00:52:10dont Marco Pommier
00:52:11nous dresse le portrait
00:52:12face à vous
00:52:14Mathilde Panot
00:52:15un défenseur du bien manger
00:52:17le gardien des bistrots français
00:52:20restaurateur
00:52:21chef et propriétaire
00:52:22du Mesturé à Paris
00:52:24il est à la tête
00:52:25de l'association française
00:52:26des maîtres restaurateurs
00:52:28depuis des années
00:52:29notre invité
00:52:30défend le fait maison
00:52:31et la restauration traditionnelle
00:52:34mais aujourd'hui
00:52:35il tire la sonnette d'alarme
00:52:36nous les bistrots
00:52:38les cafés
00:52:38on représente aujourd'hui
00:52:39la majorité
00:52:40de la restauration traditionnelle
00:52:42on est en train de disparaître
00:52:43170 000 établissements
00:52:45de ce type
00:52:46ont disparu
00:52:47depuis les années 60
00:52:48face à eux
00:52:50les enseignes de fast-food
00:52:51à bas prix
00:52:52McDo
00:52:53Burger King
00:52:54ou encore Master Poulet
00:52:56au coeur d'une polémique
00:52:57ces dernières semaines
00:52:58à Saint-Ouen
00:52:59le maire socialiste
00:53:01Karim Bouamran
00:53:02s'est opposé
00:53:02à l'installation
00:53:04de cette enseigne
00:53:04dans sa ville
00:53:05notre invité
00:53:06redoute la prolifération
00:53:08de la malbouffe
00:53:09dictée par les contraintes
00:53:11de pouvoir d'achat
00:53:12aujourd'hui
00:53:13il n'y a qu'une question
00:53:14j'en ai pour combien
00:53:15selon notre invité
00:53:16la restauration traditionnelle
00:53:18est désavantagée
00:53:19face aux géants
00:53:20du fast-food
00:53:21charge
00:53:22inflation
00:53:23coût des produits
00:53:24alors il porte un combat
00:53:25faire reconnaître
00:53:26les bistrots
00:53:27et cafés français
00:53:28au patrimoine immatériel
00:53:30de l'UNESCO
00:53:30cette reconnaissance
00:53:32peut-elle changer la donne
00:53:33comment protéger
00:53:34nos bistrots
00:53:35face à la restauration rapide
00:53:37face à vous
00:53:38Alain Fontaine
00:53:40nous accueillons Alain Fontaine
00:53:42sur le plateau
00:53:42de l'indicé politique
00:53:43je vous laisse saluer
00:53:44Mathilde Panot
00:53:45en tenue
00:53:45en tenue
00:53:47d'apparat
00:53:48j'allais dire
00:53:48bonsoir
00:53:49merci
00:53:49ça nous honore
00:53:50merci beaucoup
00:53:51asseyez-vous
00:53:52je vous en prie
00:53:52et je vous laisse évoquer
00:53:53avec Mathilde Panot
00:53:54notamment
00:53:55les bistrots traditionnels
00:53:56parce que c'est votre
00:53:57votre angle d'attaque
00:53:59et c'est votre
00:53:59votre profession
00:54:00il faut les défendre
00:54:02ces bistrots traditionnels
00:54:02il faut les défendre
00:54:03oui
00:54:04parce qu'il se passe
00:54:05dans ces bistrots
00:54:06il y a beaucoup de sociabilité
00:54:07c'est des catalyseurs
00:54:09de sociabilité
00:54:10depuis maintenant
00:54:11presque 200 ans
00:54:12c'est là où
00:54:13le monde ouvrier
00:54:14s'est monté
00:54:16le syndicalisme
00:54:17mais aussi
00:54:17les artistes
00:54:20se sont inspirés
00:54:20c'est des lieux inspirants
00:54:21c'est là où on se réunit
00:54:22c'est des concepts économiques
00:54:24plutôt bas
00:54:25c'est des
00:54:26on était 508 000
00:54:27en 1900
00:54:28aujourd'hui
00:54:29on est moins de 40 000
00:54:30alors un bistrot
00:54:31c'est ouvert
00:54:32toute la journée
00:54:33parce que des fois
00:54:34vous avez l'instruction de bistrot
00:54:35puis vous apercevez
00:54:35que c'est un restaurant
00:54:36un peu maquillé
00:54:37le bistrot s'est ouvert
00:54:38toute la journée
00:54:39avec une amplitude d'horreur
00:54:40qui va de 7h
00:54:418h du matin
00:54:42jusqu'à 20h
00:54:4222h
00:54:43on peut manger
00:54:44et boire au comptoir
00:54:45et on peut aussi
00:54:47s'asseoir en salle
00:54:48c'est des lieux de vie
00:54:49c'est des lieux de partage
00:54:51et quand j'entends
00:54:51les gens qui parlent
00:54:52du vivre ensemble
00:54:53ça se passe là
00:54:55et c'est vrai
00:54:55qu'on est en train
00:54:56de disparaître
00:54:57il y a 23 000 communes
00:54:58en France
00:54:59qui n'ont plus de commerce
00:55:00donc de facto
00:55:01plus de bistrot
00:55:02plus de café
00:55:02ça veut dire qu'il y a
00:55:04on parle de déserts médicaux
00:55:05on pourrait parler
00:55:06de déserts de sociabilité
00:55:08et comment on y répond
00:55:10c'est ça ?
00:55:10on y répond
00:55:11en les inscrivant
00:55:12à l'UNESCO
00:55:12alors ça on y reviendra
00:55:13tout à l'heure
00:55:14mais ce que vous voulez dire
00:55:15pardon
00:55:16c'est que les autres formes
00:55:17de restauration
00:55:18ont pris le dessus
00:55:19c'est ça ?
00:55:20oui depuis
00:55:22pardon je m'étouffe
00:55:25depuis un an
00:55:25depuis un an
00:55:26on a la bascule
00:55:27effectivement
00:55:27où la restauration rapide
00:55:30c'est 52%
00:55:32de la restauration
00:55:32donc ça a basculé
00:55:34c'est un modèle économique
00:55:35qui disparaît
00:55:36donc Mathilde Panot
00:55:38en fait c'est
00:55:38est-ce qu'il faut
00:55:39défendre les bistrots
00:55:40et cette gastronomie
00:55:41ou est-ce qu'il faut
00:55:43favoriser l'ouverture
00:55:43de nouvelles enseignes
00:55:44populaires ?
00:55:46non
00:55:46ça me parle
00:55:47ce que vous dites
00:55:48sur à la fois
00:55:49la sociabilité
00:55:49le vivre ensemble
00:55:51ce que vous disiez
00:55:52sur des villages
00:55:53ou des petites villes
00:55:54qui n'ont plus
00:55:55de lieu
00:55:56où les gens
00:55:56peuvent se rencontrer
00:55:58y compris d'ailleurs
00:55:59il y avait des travaux
00:56:00sociologiques très intéressants
00:56:01qui avaient été faits
00:56:03sur par exemple
00:56:03le fait que
00:56:04l'extrême droite
00:56:05montait dans des endroits
00:56:06où les gens
00:56:06n'avaient plus de lieu
00:56:07pour se rencontrer
00:56:08plus d'associations
00:56:09plus de cafés
00:56:09plus de bistrots
00:56:10donc non
00:56:11ça c'est des choses
00:56:12qui me parlent beaucoup
00:56:13après
00:56:13et d'ailleurs
00:56:14ça a été dit
00:56:14dans le portrait
00:56:15moi je pense
00:56:16qu'il faut pointer
00:56:16la principale responsabilité
00:56:18de ça
00:56:19alors il y a
00:56:19beaucoup de choses
00:56:20il y a le coût de l'énergie
00:56:21qui est subi
00:56:22par les restaurateurs
00:56:23mais le principal problème
00:56:25pour lequel les gens
00:56:26ne viennent plus au bistrot
00:56:27je regardais ce que
00:56:28vous aviez fait
00:56:28et vous disiez souvent
00:56:29que c'était le lieu
00:56:30des ouvriers
00:56:31vous en avez parlé
00:56:31juste avant
00:56:32le lieu des artistes
00:56:33vous disiez aussi
00:56:33le problème
00:56:35c'est que les ouvriers
00:56:35aujourd'hui
00:56:36ne peuvent plus
00:56:36aller régulièrement
00:56:37au bistrot
00:56:37pourquoi ?
00:56:38à cause de quoi ?
00:56:38des salaires
00:56:39ou des prix trop chers ?
00:56:40parce que
00:56:40il y a les deux
00:56:41qui se nourrissent entre eux
00:56:42mais notamment
00:56:43parce qu'il faut
00:56:44augmenter les salaires
00:56:45dans notre pays
00:56:45faire en sorte
00:56:46par exemple
00:56:46je voyais qu'un quart
00:56:48des étudiants
00:56:49parce que
00:56:49ce n'est pas forcément
00:56:50les mêmes personnes
00:56:51qui vont à Masterpoulet
00:56:53Croustipoulet
00:56:53je ne sais quoi
00:56:54c'est par exemple
00:56:55souvent des jeunes
00:56:5615-25 ans
00:56:57qui vont y aller
00:56:58je voyais que là
00:56:59un quart des étudiants
00:57:00avaient moins de 100 euros
00:57:02pour vivre
00:57:02lorsqu'ils ont payé
00:57:04leur loyer
00:57:05donc
00:57:07il faut comprendre
00:57:08que quand vous avez
00:57:09100 euros
00:57:09de reste à vivre
00:57:11vous n'avez pas
00:57:12derrière la possibilité
00:57:13de vous faire un plaisir
00:57:13dans un bistrot
00:57:15donc du coup
00:57:16par exemple
00:57:16il faut défendre avec nous
00:57:17la garantie d'autonomie
00:57:18des jeunes
00:57:18mais au-delà de ça
00:57:20aujourd'hui
00:57:20est-ce qu'il y a un problème
00:57:22justement
00:57:22c'est trop cher peut-être
00:57:23non
00:57:25c'est pas que c'est trop cher
00:57:25c'est que les gens
00:57:26ont plus d'argent
00:57:26je pose un prix
00:57:27si vous voulez
00:57:28c'est un juste prix
00:57:29c'est un juste prix
00:57:30par rapport à nos charges
00:57:32parce que c'est ça
00:57:33dont on ne parle pas
00:57:34on a des charges importantes
00:57:35puisqu'on a des compétences
00:57:36dans nos cuisines
00:57:37on a la pertinence du geste
00:57:39et puis
00:57:40on a également
00:57:41des coûts
00:57:43sur la matière
00:57:45quand on achète
00:57:45de la matière première
00:57:46on l'achète cher
00:57:47parce qu'on fait
00:57:48travailler l'agriculture
00:57:49donc les fast-food
00:57:50à côté de ça
00:57:50ils vous cassent le métier
00:57:53moi je ne veux pas
00:57:53m'imposer au fast-food
00:57:54mais je veux dire simplement
00:57:56que c'est dangereux
00:57:57que les français
00:57:57prennent conscience
00:57:58que cette malbouffe
00:58:00qui est en place
00:58:01puisque les fast-food
00:58:01c'est quand même ça
00:58:02je vous le rappelle
00:58:05c'est une augmentation
00:58:06en 30 ans
00:58:06de 25%
00:58:07d'obésité en 30 ans
00:58:08et c'est
00:58:1070%
00:58:10de ces 26%
00:58:11ce sont des jeunes
00:58:12c'est ceux des jeunes
00:58:13ça c'est une réalité
00:58:14ça aussi Mathilde Panot
00:58:15oui
00:58:16ok c'est moins cher
00:58:17mais c'est de la malbouffe
00:58:18est-ce qu'il faut promouvoir ça ?
00:58:20en fait le problème
00:58:21le problème
00:58:22monsieur Dételier
00:58:22c'est que
00:58:23il faut quand même
00:58:24si on reprend dans l'histoire
00:58:25les McDo
00:58:26se sont installés en France
00:58:27en 1972
00:58:28alors on parle des nouvelles formes
00:58:30là vous savez
00:58:30oui mais en fait
00:58:31du coup
00:58:31pourquoi est-ce qu'on parle
00:58:32que des nouvelles formes
00:58:33je le dis
00:58:34parce que
00:58:34ça pose un peu question
00:58:36de savoir pourquoi
00:58:37est-ce que maintenant
00:58:37on parle
00:58:38une des raisons
00:58:40pour lesquelles
00:58:41on s'est opposé
00:58:41par exemple
00:58:42à ce qui s'est passé
00:58:42à Saint-Ouen
00:58:43c'est parce qu'il y avait
00:58:44un deux poids deux mesures
00:58:45en face du Master Poulet
00:58:46il y a un Burger King
00:58:48enfin je veux dire
00:58:49en termes de malbouffe
00:58:50on est exactement
00:58:50sur la même chose
00:58:51il y a un deux poids deux mesures
00:58:52qui est révoltant
00:58:53et la raison pour laquelle
00:58:54lorsqu'on interroge
00:58:55les jeunes par exemple
00:58:56qui vont au Master Poulet
00:58:57pour donner un exemple
00:58:58qu'est-ce qu'ils disent ?
00:58:59ils disent
00:59:00ça cale
00:59:01c'est pas cher
00:59:02et du coup
00:59:03ça nous permet
00:59:04de remplir le ventre
00:59:05donc la question qui est posée
00:59:07c'est pas qu'ils sont trop chers
00:59:08les bistrots
00:59:08c'est pas ça la question
00:59:09déjà il faudrait
00:59:10qu'on sorte du marché européen
00:59:11de l'énergie
00:59:12pour faire en sorte
00:59:13qu'ils aient une énergie
00:59:14moins chère
00:59:14il faudrait faire en sorte
00:59:15qu'on ait un blocage
00:59:17des prix de première nécessité
00:59:18et qu'il y ait plus de local
00:59:20qu'on arrête avec les accords
00:59:21de libre-échange etc
00:59:22pour pouvoir faire en sorte
00:59:23d'avoir des bons produits
00:59:23bon ok
00:59:24mais du coup
00:59:26la question c'est pas
00:59:26qu'ils sont trop chers
00:59:27c'est qu'on a appauvri
00:59:28massivement les gens
00:59:29et c'est ça
00:59:30quand moi je parle
00:59:31à des restaurateurs
00:59:31ils m'expliquent
00:59:32qu'ils n'ont jamais vu ça
00:59:33par exemple
00:59:33il y a un couple qui vient
00:59:34et qui va par exemple
00:59:35manger à deux
00:59:36une seule viande
00:59:37ou qui renonce au dessert
00:59:39mais ce que disait Alain Fontaine
00:59:40aussi c'était intéressant
00:59:41je vous ai coupé à ce moment-là
00:59:41je vous ai dit
00:59:42on va y revenir
00:59:43c'est que pour reconnaître
00:59:44la gastronomie française
00:59:45il faut une démarche
00:59:46de reconnaissance officielle
00:59:47vous pensez à l'UNESCO
00:59:48oui parce qu'on se bat
00:59:50depuis maintenant huit ans
00:59:51pour que les pratiques sociales
00:59:53et culturelles
00:59:53vous voyez on n'est pas
00:59:54dans la nourriture
00:59:54dans les pratiques sociales
00:59:56et culturelles
00:59:57soient reconnues
00:59:58les pratiques sociales
00:59:59et culturelles
00:59:59dans les bistrots
01:00:00et cafés en France
01:00:00soient reconnues
01:00:02à l'UNESCO
01:00:02on a le soutien
01:00:04du président de la république
01:00:05depuis maintenant huit ans
01:00:06on a le soutien de beaucoup
01:00:07et c'est maintenant
01:00:08qu'il faut prendre la décision
01:00:09je ne vois pas
01:00:10ça serait impossible
01:00:12qu'il y ait un autre
01:00:13une autre fiche d'inventaire
01:00:15on appelle ça
01:00:15des fiches d'inventaire
01:00:16sorte
01:00:17c'est le président de la république
01:00:19qui doit prendre la décision
01:00:19dans les jours qui viennent
01:00:20et on ne voudrait pas voir
01:00:22une fiche d'inventaire
01:00:24plus élitiste
01:00:25qui sorte
01:00:25la nôtre est légitime
01:00:26parce qu'elle défend
01:00:28une façon de vivre ensemble
01:00:29c'est ce qui nous manque
01:00:30aujourd'hui vous savez
01:00:31ce vivre ensemble
01:00:32est-ce que ça passe
01:00:32par cette reconnaissance symbolique
01:00:34je pense que
01:00:35enfin ça en fait partie
01:00:36moi je suis tout à fait
01:00:38favorable à ce qui a été dit
01:00:39à l'instant
01:00:39mais la question c'est
01:00:39qu'est-ce qu'on met
01:00:40dans la gastronomie française
01:00:41ça peut comme le disait
01:00:42Anna Fontaine
01:00:42être extensible
01:00:44oui mais enfin
01:00:45ce qui était dit
01:00:45encore une fois
01:00:46ce qui était dit
01:00:47sur les bistrots
01:00:47comme lieu de discussion
01:00:49de rencontre
01:00:50de sociabilité
01:00:51de lutte contre
01:00:52la solitude
01:00:53qui grandit dans notre pays
01:00:54ça c'est des choses
01:00:55qui moi me parlent
01:00:56mais je continue de dire
01:00:58que cette mesure
01:01:00si elle est importante
01:01:01soutenue par les professionnels
01:01:02qui permettraient
01:01:03une reconnaissance forte
01:01:04ne suffira pas
01:01:05tant qu'on continuera
01:01:06à appauvrir les gens
01:01:07et donc nous
01:01:08on augmentera les salaires
01:01:09dans ce pays
01:01:09pour qu'ils puissent
01:01:10s'offrir des petits
01:01:10poursuités
01:01:10alors là maintenant
01:01:11je vous renvoie la question
01:01:12est-ce qu'il faut augmenter
01:01:12les salaires en France
01:01:13parce que vous êtes aussi
01:01:14employeur
01:01:14je suis employeur
01:01:16mais parlez lui
01:01:17de la caisse de péréquation
01:01:18ça va l'aider
01:01:18on a fait en sorte
01:01:22dans mon entreprise
01:01:23mais beaucoup d'autres entreprises
01:01:24on a mis la semaine
01:01:25de 4 jours
01:01:25et la semaine de 3 jours
01:01:27tous nos salaires
01:01:28ont été augmentés
01:01:29on fait en sorte
01:01:30que les gens
01:01:31tournent autour
01:01:31de 2000 euros net
01:01:32on fait très attention à ça
01:01:34on fait que le cadre
01:01:36l'environnement contractuel
01:01:37soit satisfaisant
01:01:39c'est clair
01:01:39c'est un exemple précis
01:01:40merci Alain Fontaine
01:01:41d'être venu sur le plateau
01:01:42de l'indicé politique
01:01:42merci Mathilde Panot
01:01:44d'être venu
01:01:45et rendez-vous le 7 juin
01:01:46à Saint-Denis
01:01:46pour notre premier meeting
01:01:47de campagne
01:01:48ok il y aura du croussipoul
01:01:49à côté
01:01:50on j'en sait rien
01:01:50peut-être
01:01:51il y aura surtout la basilique
01:01:53merci beaucoup
01:01:55merci à vous
01:01:56pour votre fidélité
01:01:56à bientôt
01:01:57dans l'indicé politique
01:01:58merci à tous
Commentaires