- il y a 23 heures
Mardi 21 avril 2026, retrouvez Marie-Astrid Raoult (Directrice de la Solidarité et de la Fondation, Carrefour), Pascal Dubuc (président, Beissier), Fabienne Lambert (secrétaire générale, Les Restos du Cœur), Jean-Paul Torris (président du pôle agri-agro, MEDEF international) et Jean-Baptiste Petricoul (Fondateur, Virgo Move) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:07Bonjour, bonjour à toutes et à tous, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:12notre économie.
00:13Et voici le sommaire du jour. C'est Jean-Paul Thoris, président du pôle agri-agro du MEDEF International, conseiller
00:19du président de Saventia,
00:20qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour savoir comment concilier compétitivité, souveraineté agricole
00:28et transition.
00:30Mais d'abord, je reçois Pascal Dubuc, président de Bessier, fabricant d'enduit et de peinture, qui s'est donné
00:36pour objectif de réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.
00:41Le débat de notre émission, il sera consacré à la lutte contre la précarité infantile.
00:46On verra notamment comment la Fondation Carrefour, lauréate du Grand Prix de la Philanthropie, s'engage auprès des Restos du
00:53Coeur.
00:53Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez les casques protecteurs de VirgoMove.
01:00On parlera mobilité, sécurité et partage de l'espace urbain.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:12L'invité de ce Smart Impact, c'est Pascal Dubuc, bonjour.
01:16Bonjour Thomas.
01:17Vous êtes le président de Bessier.
01:18Alors c'est une, j'adore moi ces histoires-là, c'est une vénérable.
01:21Elle existe depuis quand cette entreprise ?
01:22Alors Bessier est une entreprise industrielle qui a plus de 150 ans d'âge.
01:27On est basé aujourd'hui à Fontainebleau.
01:30Et puis on est sur ce site avec une centaine de salariés.
01:35Nous sommes les leaders français des enduits pour le peintre, avec deux marques reconnues, Prestonette et Bayard.
01:43Et cette entreprise, elle a toujours fait de la peinture ?
01:45Ça a toujours été son métier ou alors il y a eu plein d'évolutions ?
01:49Elle fait des enduits depuis les années, depuis les années 30 à peu près.
01:53Mais avant, elle a fait un peu de peinture, elle a fait des badijons.
01:55C'est une société qui était située au cœur de Paris et qui, pour des raisons environnementales déjà,
02:01a dû bouger de Paris dans les années 70 pour s'installer près de Fontainebleau.
02:05Alors votre force aujourd'hui, vous l'avez dit, ce sont les enduits.
02:09Qu'est-ce qui fait de vous le leader français des enduits ?
02:11Alors ce qu'il fait de nous le leader, c'est trois choses.
02:14La première, c'est l'innovation.
02:16On est en permanence en train de développer les produits de demain.
02:19Alors nouveaux produits ou nouvelles formules, justement, pour suivre les normes environnementales
02:25et même pour aller plus loin.
02:27C'est également une expertise métier très forte.
02:30Nous sommes les ultra spécialisés des enduits du peintre.
02:33On ne fait que des enduits.
02:34Et puis enfin, une proximité avec nos clients, à la fois distributeurs,
02:38puisqu'on passe par la distribution pour commercialiser nos enduits,
02:41mais également avec les applicateurs qui sont au quotidien à utiliser nos produits sur les chantiers.
02:45Cette ultra spécialisation, elle est récente.
02:49Vous faisiez autre chose avant.
02:51Vous vous avez dit, il faut qu'on soit les meilleurs sur ce produit.
02:54Elle s'est renforcée ces dix dernières années.
02:57Aujourd'hui, on ne fait plus que de l'enduit.
03:00Mais on a eu d'autres activités annexes.
03:02Mais depuis très, très longtemps, on a été focalisé sur les enduits.
03:06Leader français, vous regardez vers le marché international
03:10ou alors c'est trop compliqué de s'étendre vers le marché international aujourd'hui ?
03:13Alors, on se développe en Europe.
03:15Nous sommes présents en Belgique, nous sommes présents en Angleterre,
03:19nous sommes présents en Italie, Espagne.
03:22Les produits d'enduit sont des produits pondéreux
03:25et donc supportent assez mal le transport en termes de coûts.
03:29Et donc, voilà, on se limite à l'Europe, proximité de l'Europe.
03:33Ça veut dire quoi, des produits pondéreux ?
03:34Ça veut dire qu'ils sont lourds et le coût de transport pèse très lourd dans le coût.
03:40Voilà, j'aurais appris un mot grâce à vous.
03:43Merci.
03:44Bessier s'est doté d'une feuille de route RSE baptisée Cap 2030.
03:49Déjà, sur le principe général, en quoi elle consiste cette feuille de route ?
03:52Alors, Cap 2030, c'est notre boussole stratégique.
03:55Nous avons réalisé la Convention des entreprises pour le climat il y a deux ans
04:00au cours de laquelle nous avons dessiné une feuille de route
04:03avec une conviction forte, c'est qu'une entreprise, aujourd'hui,
04:06elle ne peut plus simplement produire et vendre.
04:09Elle doit se poser des questions.
04:12Comment elle produit ? Avec quel impact ?
04:14À quoi elle contribue ?
04:16Et donc, toute cette feuille de route est née de cette réflexion
04:20dans laquelle on a emmené également toutes nos équipes
04:22pour que ça impacte vraiment au sein de l'entreprise.
04:26Et nous avons écrit quatre piliers très forts.
04:31Un pilier innovation, puisqu'il y a un gros travail à faire sur les formules
04:35pour décarboner nos formules.
04:37Un pilier environnement, et c'est tout ce qui concerne nos consommations d'énergie,
04:43les déchets, de multiples sujets, dont également la consommation carbone.
04:49Une feuille de route sur nos collaborateurs, également un pilier collaborateur.
04:52On a un objectif de zéro accident.
04:55Alors, on en a très peu, mais on travaille en permanence
04:57pour améliorer la sécurité de nos collègues.
05:01Et enfin, un pilier sur la résilience du territoire, partie prenante externe,
05:06où on travaille justement à l'avenir à fédérer les entreprises du territoire.
05:12Alors, c'est intéressant. On va revenir sur ces piliers.
05:14Mais je reviens d'abord sur la Convention des entreprises pour le climat
05:16qu'on accompagne depuis des années dans notre émission.
05:20On a reçu chaque mois des représentants d'entreprises
05:24qui racontaient un peu la claque climatique qu'ils avaient prise dans la première session.
05:29Est-ce que vous l'avez ressenti, ça ?
05:30Oui, violemment. Vraiment violemment.
05:32On prend vraiment conscience qu'il faut faire les choses autrement,
05:36qu'il faut vraiment repartir de zéro.
05:38Et c'est la raison pour laquelle, chez Bessier,
05:41on a mis la RSE au cœur de la stratégie.
05:43Ce n'est pas un service à côté.
05:44Il n'y a pas de service RSE chez nous.
05:46En fait, chacun, chaque membre de la société s'est emparé du sujet
05:50et tout est regardé au travers du prisme de la RSE.
05:54En fait, oui, la claque, elle a été énorme.
05:56On prend vraiment conscience qu'on n'a plus de temps et il faut vraiment agir.
05:59Avec donc, par exemple, vous dites décarboner les formules.
06:02Je veux même qu'on rentre un peu dans le détail.
06:04Ouvrez le capot de la voiture.
06:07Alors, clairement, aujourd'hui, en toute unité, on n'a pas toutes les solutions.
06:10On y travaille.
06:11Décarboner, ça veut dire qu'aujourd'hui, on utilise des matières premières
06:14qui sont issues des carrières et qui, par essence, sont carbonées, non renouvelables.
06:19Même si c'est 97 ou 98% de nos formules sont naturelles,
06:23puisqu'il n'y a pas de produits chimiques ou très, très peu dans nos formules.
06:27Mais elles sont issues de carrières.
06:30Il faut les transporter pour les faire venir à l'usine.
06:33Et donc, décarboner, ça veut dire trouver des alternatives
06:36avec des matières renouvelables pour mettre dans nos formules.
06:38Ça veut dire trouver des nouveaux moyens pour les transporter.
06:42Voilà.
06:43Donc, le travail...
06:44On touche au modèle économique, à ce qui fait le métier de fabricant d'enduit depuis toujours.
06:50Exactement.
06:51Et sur chaque formule, on a complètement décomposé
06:54pour connaître sur chaque matière première l'impact carbone de chaque matière première
06:58et sur chaque matière première, sa partie transport et sa partie matière.
07:01Donc, voilà.
07:02Parce qu'en fait, on ne peut travailler que sur ce que l'on compte.
07:06Et donc, la base du travail était celle-ci.
07:10On voit bien l'importance majeure de l'innovation de la R&D
07:12pour trouver les solutions en question.
07:14Vous parliez des déchets.
07:15Qu'est-ce que vous êtes en train d'améliorer, par exemple, sur la gestion des déchets ?
07:18Alors, sur la gestion des déchets, nous avons des phases de nettoyage
07:23dans nos process de fabrication.
07:26Et donc, on presse.
07:28Donc, c'est une pâte qui est un peu humide.
07:31Donc, déjà, on la presse pour en retirer l'eau qui est propre,
07:33qui retourne d'ailleurs dans la station d'épuration.
07:35Et la ville est très contente.
07:36Cette eau est propre.
07:37Mais après, on se retrouve avec des galettes d'enduit.
07:40Et ces galettes d'enduit, aujourd'hui, il n'y a pas de solution pour les retraités.
07:44Donc, on travaille avec d'autres acteurs, avec des acteurs du territoire également,
07:48pour essayer de les recycler, soit les réutiliser sur d'autres chantiers.
07:54Vous parliez de résilience des territoires.
07:57Il y a la question de l'eau, vous venez de l'évoquer, qui est évidemment majeure.
08:01Je vois de plus en plus de chefs d'entreprise ou de représentants d'entreprise qui nous disent
08:05la question du risque climatique, elle devient assez centrale dans notre réflexion stratégique.
08:11On voit les arrêtés, par exemple, de restrictions d'eau qui peuvent être prises dans des départements
08:15et pas forcément les départements du sud de la France auxquels on pense habituellement.
08:20Est-ce que vous avez dû ou vous êtes en train d'intégrer ça, justement, à votre réflexion stratégique ?
08:24Alors, ça a été réfléchi et mis en œuvre, puisqu'effectivement, il peut y avoir des risques de restrictions d
08:32'eau,
08:32y compris d'ailleurs dans nos départements proche Paris.
08:35Et donc, il y a un an, nous avons démarré un projet pour installer une citerne de 400 millilitres
08:45pour récupérer toutes les eaux de pluie, installer une mini-station de traitement,
08:50puisque nos enduits, on ne peut pas se permettre d'avoir une eau qui n'est pas complètement propre.
08:56Et donc, cette unité va nous permettre de réduire de 30% de notre consommation d'eau issue du réseau
09:04afin de laisser l'eau aux habitants, puisqu'on habite, l'entreprise est située sur une petite communauté de 2000
09:13habitants.
09:14Et donc, l'objectif, c'est de laisser l'eau aux habitants.
09:17Alors, tout ça, c'est un coût, un coût d'investissement, un coût de traitement d'eau,
09:21bien plus cher que celle que l'on prenait auparavant.
09:25Mais, dans nos démarches RSE, il nous a semblé essentiel.
09:28Et pour la pérennité de l'entreprise, également, c'est une question de pérennité.
09:31Les chaînes de fabrication vont tourner, même en cas d'arrêter de récoltes.
09:33Exactement, oui, parce qu'en cas d'arrêté, nous, on serait obligés d'arrêter aussi notre fabrication.
09:38Donc, voilà, il y a différents enjeux qu'il faut combiner,
09:41des décisions permanentes à prendre entre environnement, compétitivité.
09:46Alors, vous devancez ma question suivante.
09:48Non, mais c'est très bien, vous m'offrez la transition.
09:51Tous ces investissements que vous avez menés,
09:53comment faites-vous en sorte que ça ne nuise pas à la rentabilité, à la compétitivité de l'entreprise ?
09:59La vision est claire pour nous.
10:01Cette convention des entreprises nous a vraiment permis de dessiner une vision claire.
10:05Après la difficulté du quotidien, c'est effectivement les arbitrages,
10:09puisqu'il faut en permanence arbitrer entre les investissements, la compétitivité.
10:15Donc, c'est des choix sur lesquels il faut arbitrer au quotidien.
10:20Ce n'est pas toujours facile, mais de notre point de vue, c'est indispensable pour l'avenir.
10:26Ça ne rend pas vos produits plus chers pour vos clients ?
10:28Ça peut rendre les produits un peu plus chers.
10:30Est-ce qu'ils y sont sensibles ?
10:32Parce qu'on peut rentrer dans une chaîne de valeur, dans un écosystème,
10:35où tout le monde, finalement, poursuit un peu le même objectif.
10:39Et donc, vous répondez, même en étant un peu plus chers, à une demande de vos clients.
10:43Oui, tout à fait.
10:44Les clients sont de plus en plus sensibles.
10:47Ils sont plus sensibles à l'engagement de leurs fournisseurs,
10:51plus sensibles à la question environnementale.
10:52Ça, c'est clair.
10:53Mais néanmoins, la compétitivité et l'aspect technique,
10:57qu'il faut également concilier,
11:00ils restent très exigeants sur ces sujets.
11:02Quand vous discutez de RSE, de ces engagements environnementaux,
11:07avec d'autres entrepreneurs autour de vous,
11:11est-ce que certains vous disent, c'est un luxe qu'on ne peut pas se permettre ?
11:14Ça peut arriver, effectivement, de moins en moins.
11:19Est-ce que c'est un luxe qu'on ne peut pas se permettre ?
11:22Moi, je retourne toujours la question.
11:24Est-ce que ne pas le faire n'est pas un luxe qu'on peut se permettre ?
11:28Donc, je pense que ceux qui ne le font pas vont prendre du retard.
11:32Et peut-être mettre en périlor.
11:34Et peut-être, on joue la pérennité, à mon avis, de l'entreprise,
11:37à une dizaine d'années.
11:38Vous parliez de claques au début de notre entretien.
11:42Il est clair que quand vous prenez une claque
11:44et que vous comprenez vraiment les enjeux,
11:46vous comprenez que ce n'est plus un luxe.
11:48Donc, voilà, c'est de l'investissement, c'est beaucoup d'engagement.
11:51Mais également, des fois, c'est aussi du bon sens
11:54et de réfléchir autrement.
11:56Et ce n'est pas toujours coûteux, en fait.
11:58On peut démarrer par des petites actions qui ne sont pas coûteuses
12:01et qui permettent de se mettre sur la route.
12:04Et dernier mot, vraiment rapidement,
12:06sur l'entraînement des équipes, des salariés.
12:09Ça joue un rôle important ?
12:10C'est un rôle essentiel.
12:12Le dirigeant, il ne peut pas faire ça tout seul.
12:15Donc, quand on a fait la Convention des entreprises pour le climat,
12:18à chaque fois que l'on revenait des sessions,
12:20on faisait les mêmes sessions avec nos équipes.
12:23Et aujourd'hui, toute l'entreprise est embarquée.
12:25Mais vraiment, toute l'entreprise.
12:27Il y a des groupes de travail RSE.
12:30Nos salariés sont fiers, engagés.
12:32Et c'est quelque chose qui nous permet d'attirer aussi des candidats,
12:38puisque les recrutements ne sont pas toujours faciles dans les entreprises.
12:41Et ça a vraiment des effets bénéfiques sur beaucoup de sujets
12:44et même sur la fierté des collaborateurs à travailler chez nous.
12:47Merci beaucoup, Pascal Dubuc.
12:49Et à bientôt sur Be Smart for Change.
12:50On passe à notre débat.
12:52La précarité infantile au programme.
12:59C'est le débat de ce Smart Impact.
13:02On parle de lutte contre la précarité infantile avec Marie-Astrid Raoult.
13:06Bonjour, bienvenue.
13:07Vous êtes présidente de la Fondation Carrefour.
13:09Fabienne Lambert, bonjour.
13:10Bonjour.
13:10Secrétaire Générale des Restos du Coeur.
13:12On va présenter la Fondation Carrefour.
13:14Vous êtes déjà venu dans cette émission,
13:16mais en quelques mots,
13:17vous avez remporté le Grand Prix de la Philanthropie cette année.
13:21C'est quoi la Fondation Carrefour ?
13:23C'est mission en quelque sorte.
13:24Mission principalement comme la raison d'être de notre groupe
13:27sur la précarité alimentaire et l'éducation nutritionnelle,
13:31savoir aussi rendre accessible une alimentation saine
13:35avec des habitudes alimentaires pour les publics les plus vulnérables et fragiles.
13:39et dans ce cadre-là du Grand Prix.
13:42Alors pourquoi vous avez reçu ce Grand Prix ?
13:43C'était pour quelles actions ?
13:45Principalement sur la sécurité alimentaire
13:47et on rejoint par là aussi
13:49c'est quoi la sécurité alimentaire dans son ensemble.
13:52Et nous, on a des focus et notamment les familles
13:55et notamment aussi cette précarité infantile
13:59qui nous permet d'être là aujourd'hui et d'en discuter.
14:02Fabienne Lambert, juste avant que l'émission démarre,
14:04on m'a dit secrétaire générale bénévole des Restos du Coeur.
14:07Je pense que c'est important de le dire aussi à nos téléspectateurs.
14:09Oui, effectivement, je suis bénévole.
14:11Une bénévole parmi les 78 000 bénévoles des Restos du Coeur.
14:15C'est une association qui a plus de 40 ans
14:17qui repose essentiellement, un de ses piliers essentiels,
14:20c'est le bénévolat.
14:21Et on lutte contre toutes sortes d'exclusions.
14:25Et au cours de la dernière année,
14:26on a accueilli 1,3 million de personnes.
14:30Voilà, on est connus pour l'aide alimentaire.
14:32Donc on a distribué 161 millions de repas.
14:34Mais on ne fait pas que ça, puisqu'on a tout un volet d'aide.
14:38Par ailleurs, ça peut être du soutien à recherche d'emploi,
14:41de l'accès aux droits sociaux et bien sûr,
14:42tout un axe pour aider la petite enfance.
14:45Et sur la précarité alimentaire,
14:47je voyais ces chiffres, un enfant sur cinq
14:49concerné par la précarité infantile.
14:5241% des enfants de familles monoparentales qui sont pauvres.
14:55On va faire le lien avec la Fondation Carrefour
14:57et ce défi de l'accompagnement nutritionnel des tout-petits.
15:03Quel rôle jouent les Restos du Coeur dans ce cadre particulier ?
15:06Alors déjà, on part d'un constat.
15:08En fait, il faut savoir qu'au Restos du Coeur,
15:1040% des personnes que nous accueillons sont des mineurs.
15:14Voilà.
15:15Ça, c'est le premier point.
15:17Et en fait, on voit de nombreuses familles
15:20qui basculent dans la précarité.
15:22Il faut voir qu'en ce moment,
15:24même selon l'INSEE,
15:25on est sur des pics de pauvreté, malheureusement.
15:28Puisqu'on a atteint un pic de pauvreté depuis 1996,
15:31il y a 15% des personnes
15:35qui sont en dessous du seuil de pauvreté.
15:37Et au Restos du Coeur,
15:3970% des familles que nous accueillons
15:41ont moins de la moitié du seuil de pauvreté,
15:44c'est-à-dire moins de 644 euros par mois.
15:47Et 42% n'ont plus rien
15:49après avoir payé leur charge, pas un euro.
15:52Et malheureusement,
15:53comme l'a fait remarquer l'INSEE,
15:55nous voyons beaucoup de familles monoparentales,
15:57d'enfants, parmi ces enfants précaires.
15:59Donc c'est vraiment un axe
16:01sur lequel on a voulu travailler
16:03et pour lequel on a été heureux
16:05que la Fondation Coeur d'Interfonds nous aide.
16:07Pourquoi cette...
16:08On parle souvent des mille premiers jours,
16:10Maria Sridrault,
16:11à quel point c'est majeur
16:13dans la structuration d'un enfant
16:14et donc la précarité alimentaire,
16:17à quel point elle peut aussi
16:18avoir des conséquences néfastes ?
16:20Tout à fait, on le disait,
16:21dans une des émissions
16:23sur la précarité étudiante,
16:24c'est important pour le déploiement
16:26nutritionnel,
16:27de leur capacité à pouvoir apprendre,
16:29à pouvoir se développer,
16:30leur aspect cognitif,
16:32le lien social aussi,
16:34de pouvoir aussi avoir une alimentation
16:35autour de la famille,
16:37avec la famille.
16:38Et voilà, c'est aussi un des sujets
16:40sur lesquels nous,
16:40on s'est beaucoup axés.
16:42Alors, on a des programmes
16:43sur l'ensemble des enfants
16:45de 0 à 18 ans, bien sûr,
16:47mais on a aussi cet axe 0 à 3 ans
16:50qui, je pense, est primordial
16:51parce que c'est vraiment
16:52les premiers pas
16:53et je pense que c'est là aussi
16:54que tout se joue
16:55et les études le montrent aussi.
16:56Pourquoi et comment
16:57vous accompagnez
16:58les Restos du Coeur ?
16:59On accompagne sur plusieurs volets.
17:01Sur le volet d'urgence,
17:03pouvoir, sur ce volet 0 à 3 ans,
17:06donner de l'aide alimentaire appropriée,
17:09c'est-à-dire avec des produits spécifiques.
17:11Donc, c'est des enveloppes
17:13d'achat de denrées spécifiques
17:15sur ces enfants
17:16qui sont en lien aussi
17:18avec le PNNS.
17:19Enfin, voilà, une régularité.
17:21Ensuite, on a aussi
17:22l'accompagnement des bénévoles
17:23et la formation des bénévoles
17:25à pouvoir accompagner
17:26ces espaces petites-enfances.
17:28Ils sont nombreux en France.
17:30Et puis, déployer tous ces espaces
17:32et aussi ces ateliers d'accompagnement
17:36sur comment on peut alimenter notre enfant,
17:39comment on peut prendre des habitudes
17:41de plus saines de pouvoir les alimenter.
17:44Et puis, malheureusement,
17:45de faire un constat
17:45que de plus en plus
17:47de familles monoparentales,
17:49d'enfants,
17:51sont touchées
17:52et viennent dans ce réseau d'aide alimentaire.
17:54Ça veut dire, Fabienne Lambert,
17:56que votre action au Restos du Coeur
17:57pour ces tout-petits,
17:59elle va au-delà de l'aide d'urgence.
18:02Exactement.
18:02En fait, nous avons accueilli
18:04l'an dernier 110 000 enfants
18:06entre 0 et 3 ans.
18:07Nous constatons une hausse de la pauvreté.
18:09Nous avons près d'un quart des familles
18:11qui sont des familles monoparentales.
18:13Et donc, nous nous sommes mobilisés
18:14avec l'aide de partenaires
18:16dont la Fondation Carrefour
18:17pour adapter notre aide
18:18vis-à-vis de la petite-enfance.
18:20Donc, c'est à la fois
18:22adapter l'aide alimentaire
18:24par rapport aux besoins nutritionnels,
18:27mais c'est également
18:29créer ces espaces petite-enfance.
18:31Nous avons 773 espaces petite-enfance
18:34et ça a vocation à augmenter.
18:36Voilà, ces espaces sont dans des centres Restos du Coeur.
18:40Nous avons plus de 2300 centres Restos du Coeur.
18:43Donc, on va pouvoir augmenter ce centre d'accueil.
18:46Et donc, dans ces espaces petite-enfance,
18:48on va avoir à la fois une aide alimentaire
18:50et à la fois, on va avoir des bénévoles formés
18:53pour accueillir, conseiller.
18:55C'est un espace de partage
18:57avec les parents,
18:59avec les bénévoles,
19:00d'orientation.
19:01Et on va faire un certain nombre d'actions.
19:03Donc, des actions sur le plan nutritionnel,
19:05notamment avec des ateliers Baby Cook
19:07pour lesquels la Fondation Carrefour nous aide.
19:11Alors, qu'est-ce que c'est qu'un atelier Baby Cook ?
19:13Alors, un atelier Baby Cook,
19:14c'est un atelier où vous allez, en général,
19:16trouver des mamans.
19:17Parce que ce sont souvent les mamans
19:19qui viennent dans les centres Restos du Coeur.
19:21Vous allez trouver des mamans
19:22qui vont utiliser les fruits et légumes frais
19:25que nous leur donnons.
19:27Nous leur fournissons aussi des recettes.
19:29Et avec ça, elles vont fabriquer des purées,
19:32des compotes fraîches
19:33qu'elles vont pouvoir ramener à la maison.
19:35Et comme ça, elles vont apprendre
19:36à fabriquer elles-mêmes les produits
19:38et avoir des produits sains
19:39qu'elles puissent fabriquer elles-mêmes
19:40et moins chers.
19:40Il y a une sorte de défi
19:42à transformer les dons
19:44que vous recevez dans les magasins
19:47en repas équilibrés pour les enfants.
19:49C'est-à-dire que ce n'est pas forcément adapté ?
19:51Alors, en fait, on a toujours donné
19:54des repas équilibrés.
19:55Par contre, le grand mouvement qu'on a fait,
19:57c'est face au constat de ce nombre d'enfants,
20:00je rappelle 110 000 enfants de 0 à 3 ans,
20:02près d'un quart des familles monoparentales,
20:05nous avons voulu, en 2024,
20:08lancer la nouvelle aide Restos
20:09avec une priorisation sur la petite enfance,
20:12notamment, en adaptant nos repas
20:14pour qu'ils répondent
20:15aux besoins nutritionnels de l'enfant.
20:17Mais quand vous donnez à manger un enfant,
20:20quand vous donnez à manger une maman
20:21pour un enfant, en fait,
20:22il faut derrière que la maman
20:24sache utiliser les produits.
20:26Parce que ce que nous voulons,
20:27c'est apprendre aux mamans aussi
20:28à consommer, à utiliser des produits frais.
20:31Donc, c'est en ce sens-là, par exemple,
20:33qu'on fait ces ateliers.
20:36Carrefour, ce n'est pas seulement le financement,
20:37on l'a bien compris.
20:39Les magasins, ils peuvent se transformer
20:41en lieu de solidarité aussi ?
20:42Toujours.
20:44On en parlait juste là,
20:46on a fait le bilan un peu de la collecte,
20:48on a quand même 1 500 magasins,
20:49on a récolté, pour les magasins Carrefour,
20:521 700 tonnes pratiquement de produits.
20:55Et dans tout ça,
20:56il y a aussi le don de nos clients,
20:59de nos collaborateurs aussi,
21:01qui permettent aussi
21:02d'approvisionner en produits,
21:05que ce soit de l'hygiène aussi.
21:07Nous accompagnons aussi
21:09sur les produits d'hygiène,
21:10je pense qu'il y a aussi besoin
21:11de toute cette partie-là d'accompagnement.
21:13Ce n'est pas que l'alimentation, parfois.
21:15C'est très important aujourd'hui.
21:17Et donc, ça fait partie des dons
21:18qui sont aussi donnés par les clients
21:20et qui sont récoltés
21:21par toutes les antennes des Restos du Coeur
21:23sur toute la France pendant la collecte.
21:24À quel moment vous vous dites
21:25que ça ne peut pas être seulement,
21:27c'est déjà très bien,
21:28de donner de la nourriture,
21:31des produits d'hygiène,
21:32mais il faut aussi,
21:33d'une certaine façon,
21:35rajouter à une brique
21:38conseil, formation, aide aux familles ?
21:40Parce que je pense
21:41qu'on est dans un modèle
21:42qui a quand même changé.
21:44On sait qu'il faut
21:44qu'on consomme aussi différemment,
21:46que ça vient aussi sur le coût
21:49que ça peut représenter de se nourrir.
21:52Et de faire,
21:53et d'apprendre à faire,
21:55peut aussi engendrer tous ces sujets.
21:57Et puis de lien social.
21:58Enfin, faire ensemble,
22:01faire avec les enfants,
22:02montrer aux enfants.
22:04Je pense que c'est une dynamique
22:05collective de la société,
22:07d'aller aussi vers ça,
22:08que ce soit dans les cantines scolaires,
22:11que ce soit dans les accompagnements,
22:13d'autres,
22:14on accompagne d'autres structures,
22:15on n'accompagne pas
22:16que les restos du cœur,
22:18mais ils ont été,
22:18ils ont pris,
22:19voilà,
22:19c'est un grand axe
22:20qu'ils ont pris il y a 2-3 ans,
22:22et sur lequel on a été
22:23très heureux de les accompagner
22:25dès le début.
22:25Mais voilà,
22:26on accompagne d'autres formats,
22:29de redonner en tout cas
22:31cette envie de faire à manger
22:33aussi ensemble.
22:34Quel retour d'expérience
22:35vous avez des familles
22:36et à quel point
22:37ça peut transformer,
22:40si c'est possible,
22:41la façon de cuisiner,
22:42de préparer,
22:43pour les petits-enfants,
22:44mais peut-être pour la famille
22:45en général ?
22:45Alors,
22:46des histoires,
22:47moi je voudrais écouter
22:47des histoires très simples,
22:48des histoires vécues.
22:49En fait,
22:50ce sont des mamans
22:51qui,
22:52au départ,
22:53moi je me souviens
22:53d'une maman
22:54qui au départ venait,
22:56déjà elle n'aimait pas trop
22:57les fruits et légumes frais,
22:58elle préférait les conserves
22:59et tout,
23:00et puis,
23:01avec cette émulation,
23:02elle a fait venir
23:03en voyant les autres mamans,
23:04en fait c'est un moment
23:05de partage entre elles,
23:06de discussion,
23:07et c'est surtout après
23:08quand elle a vu
23:09la façon avec laquelle
23:10son enfant aimait.
23:11Il y avait comme un geste
23:12de transmission,
23:13d'amour de la maman,
23:15et elle a pris conscience
23:16de l'importance
23:17de la nutrition,
23:17et quand je parlais
23:18de ces espaces
23:19et de mes petits-enfants,
23:20ce sont aussi
23:21des espaces de conseils,
23:22ce sont des espaces
23:22où on va les aider
23:23sur le vestiaire,
23:24on va les aider
23:25sur l'hygiène,
23:26voilà.
23:27Donc,
23:27c'est tout un mouvement
23:30où elles peuvent aussi
23:31se retrouver entre elles,
23:32échanger,
23:33et après créer du lien
23:35social entre elles
23:36et créer du lien social
23:37au niveau de ces enfants
23:38qui sont petits,
23:38qui ne vont pas encore
23:39à l'école.
23:40Alors,
23:40peut-être que c'est un fantasme
23:42que j'ai là,
23:43c'est illusoire,
23:44mais est-ce que
23:44cette démarche,
23:45elle permet aussi
23:47d'activer une sortie
23:48ou ça facilite
23:50une sortie de la précarité ?
23:51Alors,
23:52oui.
23:53Si vous permettez,
23:54je vais vous raconter
23:54quelque chose
23:55que j'ai vécu.
23:56Donc,
23:57c'est une maman
23:59qui était dans ses ateliers,
24:01qui n'a pas tout exprimé
24:02tout de suite,
24:03c'est une maman
24:03qui était seule,
24:05qui était logée
24:06chez son oncle.
24:07Et en fait,
24:07cette maman sentait
24:08qu'il y avait quelque chose
24:09qui n'allait pas bien
24:10parce que cette maman,
24:11elle était angoissée.
24:11Elle était angoissée,
24:12en fait,
24:13parce que son oncle
24:16menaçait régulièrement
24:17de la renvoyer de chez elle.
24:19Et donc,
24:19elle se voyait à la rue.
24:20Et en fait,
24:21elle s'est livrée aussi
24:22parce qu'elle nous en a parlé
24:23plus ouvertement
24:24parce que dans ses ateliers,
24:25c'est créé un lien de confiance.
24:27Il y avait d'autres choses
24:28à côté,
24:28bien évidemment.
24:29Mais ça a créé
24:30un lien de confiance.
24:31Du coup,
24:32on l'a aidée.
24:32On l'a aidée
24:33à trouver un emploi
24:34avec des services sociaux.
24:35À trouver d'abord,
24:36pardon,
24:37un logement
24:37avec les services d'aventure.
24:39Et puis,
24:39on a pu continuer
24:40l'accompagnement
24:41une fois qu'elle était
24:41dans son nouveau logement.
24:42Ça a pris quand même six mois.
24:44Et après,
24:44on l'a aidée.
24:45Et quelques mois plus tard,
24:46on l'a aidée
24:46à trouver un emploi.
24:48Et cette maman,
24:49on ne l'a pas revue
24:50parce qu'elle n'a pas eu besoin de nous.
24:52Elle nous a juste dit
24:52qu'elle a trouvé un emploi.
24:53Mais elle est partie.
24:54Je veux dire,
24:55c'était le démarrage
24:56d'une action
24:56qui a fait que maintenant,
24:58cette maman
24:59n'a plus besoin de nous.
25:00Je sais qu'elle...
25:01Je suis persuadée
25:01que maintenant,
25:02elle cuisine,
25:03elle fait attention
25:04à l'équipe nutritionnelle
25:05de ses enfants
25:06et qu'elle vit
25:07dans de bien meilleures conditions.
25:08Voilà un exemple.
25:09On termine sur cette
25:09très belle histoire.
25:10Merci beaucoup
25:11à toutes les deux
25:12d'avoir participé
25:13à notre émission.
25:16Philanthropie.
25:17A bientôt sur Bsmart4Chain.
25:19C'est l'heure du grand entretien
25:20de ce Smart Impact
25:21avec le président
25:22du pôle agri-agro
25:23du MEDEF International.
25:29Prêt pour l'impact ?
25:30C'est la question que je pose
25:31chaque jour
25:31à une personnalité
25:32qui compte dans notre économie.
25:34Et je reçois aujourd'hui
25:35Jean-Paul Touriste.
25:36Bonjour.
25:36Bonjour.
25:37Vous êtes le président
25:38du pôle agri-agro
25:39du MEDEF International.
25:41Ça représente
25:41quelle filière ?
25:42Combien d'entreprises ?
25:44Comme son nom l'indique,
25:45tout l'agroalimentaire.
25:47Je suis aussi
25:47administrateur de l'ANIA
25:49et je représente
25:51la FNIL,
25:51la Fédération Nationale
25:52de l'Industrie Laitière.
25:54Donc l'agroalimentaire
25:56en France,
25:57c'est la première
25:57industrie de France.
25:58Nous sommes
26:0120 000 entreprises
26:03à peu près,
26:042 millions et demi
26:05de salariés
26:08et la première économie
26:11française
26:11mais bien entendu
26:13avec un impact
26:14puisque c'est le nom
26:14de votre émission
26:16fantastique sur l'économie
26:17puisque nous avons
26:20tout l'amont agricole
26:21dont nous transformons
26:2280% de la production.
26:25Donc c'est une grande filière
26:29et c'est toute cette filière-là
26:31que je représente
26:32au sein du MEDEF
26:33international
26:34et aussi à l'ANIA.
26:36Et l'industrie laitière,
26:37comment elle se porte
26:38aujourd'hui ?
26:39Écoutez,
26:40comme le reste
26:41de l'économie agricole
26:43et alimentaire française,
26:45moyennement.
26:472025 a été une année
26:49pour notre souveraineté alimentaire
26:52qui a été médiocre.
26:55Notre balance commerciale
26:56qui était toujours
26:58une des plus positives,
26:59on exportait plus
27:02que l'automobile,
27:03que l'acier,
27:05que beaucoup d'autres filières,
27:07très importante pour la France,
27:08est presque à zéro.
27:10Oui, j'ai vu ces chiffres.
27:11Un excédent quand même
27:12de 361 millions d'euros
27:14sur les sept premiers mois
27:15de 2025.
27:17Je n'ai pas les derniers,
27:18mais c'est quand même
27:19le plus bas niveau
27:19depuis 25 ans.
27:20Non, c'est quasiment zéro
27:22sur l'année 2025.
27:22C'est le plus bas niveau.
27:24Pour vous donner
27:24une autre idée
27:26de la dégringolade
27:27de la part de marché
27:28de la France agroalimentaire,
27:31en 1990,
27:32on avait 10%
27:33du commerce mondial agroalimentaire.
27:35En 2024,
27:37on n'a pas encore
27:38les chiffres 2025,
27:39on est tombé à 4%.
27:41Donc, on peut dire
27:42que la France perd
27:43une part de marché mondiale
27:46énorme.
27:47Comment ça s'explique ?
27:48C'est la compétence
27:48des autres pays ?
27:50C'est des choix réglementaires
27:52qui ont été contre-productifs ?
27:54Comment vous voulez ?
27:54Il y a un mot très simple
27:56pour résumer la chute
27:57de l'agroalimentaire français
27:59à tous les niveaux
28:00de la chaîne de valeur.
28:01C'est compétitivité.
28:03C'est tout simple.
28:04C'est tout simple.
28:06nous perdons
28:06de la compétitivité
28:07et ce qui est préoccupant,
28:10c'est que c'est essentiellement
28:11par rapport
28:11à nos partenaires européens.
28:13C'est-à-dire que nous perdons
28:14la part de marché
28:15par rapport
28:16à nos partenaires européens
28:17qui sont,
28:18comme nous,
28:19sur un marché unique,
28:20libre circulation
28:21des marchandises
28:22et des biens.
28:24Notre excédent
28:24qui nous restait,
28:26c'était avec
28:27les pays tiers.
28:28Et les pays tiers,
28:29c'est un peu plus compliqué
28:30de les pays tiers européens.
28:31vous avez entendu parler
28:32des problèmes
28:33que nous avons
28:33avec la Chine.
28:34Nous, spécifiquement,
28:35d'ailleurs,
28:35dans l'industrie laitière,
28:36nous venons de subir
28:38une sanction importante
28:40de la part
28:40des autorités chinoises
28:42en représailles
28:42de la guerre
28:43entre l'Europe
28:44et la Chine
28:45sur les batteries
28:46et les voitures électriques,
28:48comme le cognac,
28:49comme la charcuterie.
28:51Et puis,
28:53les premiers clients
28:54de notre industrie
28:55dans le monde,
28:57hors Europe,
28:58c'est la Chine,
28:59tout premier importateur
29:01du monde,
29:01les Etats-Unis,
29:02je n'ai pas besoin
29:03de vous dire
29:03que M. Trump
29:04ne s'est pas réservé
29:05de bons soupers,
29:06l'Algérie,
29:08la Russie
29:09qui nous a mis
29:10sous embargo
29:10depuis 2014.
29:13Donc,
29:13c'est vrai que
29:15du côté des pays tiers,
29:17le paysage se gâte.
29:18mais du côté européen,
29:20il est profondément dégradé.
29:22Mais alors,
29:22est-ce que c'est
29:23le moment
29:24de signer
29:26des accords
29:26de libre-échange
29:27avec d'autres régions
29:28du monde ?
29:30Si ces marchés
29:32historiques se compliquent,
29:33est-ce qu'il ne faut pas
29:34aller en chercher d'autres ?
29:35Évidemment,
29:36je vais parler
29:37d'Australie,
29:38d'Amérique du Sud,
29:40du Canada,
29:41etc.
29:42Alors,
29:43là,
29:43c'est une opinion personnelle.
29:44Si j'avais à côté de moi
29:46les syndicats agricoles,
29:48vous entendriez peut-être
29:50un son de cloche
29:51différent.
29:53C'est bien simple.
29:54C'est vrai que
29:55nos amis historiques,
29:56les Chinois,
29:57les Américains,
29:58nous claquent
29:59la porte au nez.
30:01C'est vrai que
30:04je fais partie
30:05de ceux
30:05qui pensent
30:07que la France
30:08doit passer
30:08d'une position
30:09permanente de défense
30:10à une position
30:11plus de conquête.
30:13C'est ce que je défends
30:14au BDF international
30:15et que par conséquent,
30:17quand on perd
30:17ses anciens amis,
30:19il est positif
30:21de s'en faire
30:21de nouveau.
30:22Alors,
30:23c'est vrai
30:23qu'on dit beaucoup
30:24dans les milieux
30:25de syndicats agricoles
30:26que nous sommes
30:28la variable
30:28d'ajustement
30:29pour sécuriser
30:30les intrants stratégiques,
30:32les métaux,
30:32les terres rares
30:33et tout ce
30:34dont nos autres industries
30:35ont besoin
30:36pour...
30:36C'est-à-dire
30:37ces accords
30:37de libre-échange,
30:38ils vont profiter
30:39globalement
30:39à l'économie française
30:40mais au détriment
30:41de l'agriculture.
30:42Je ne suis pas du tout
30:43d'accord.
30:44Ce qu'il y a de sûr,
30:46c'est vrai,
30:47alors on dirait
30:48l'industrie laitière
30:48est quelque chose
30:49de particulier,
30:50c'est que pour moi,
30:51donc je vais être
30:52un petit peu focalisé,
30:53ces accords comprennent
30:55des traités
30:55de libre-échange
30:56qui sont positifs
30:58pour certaines branches
30:59de l'agroalimentaire
31:00qui sont dangereux
31:02pour d'autres.
31:04Cela étant,
31:05pour les premiers accords
31:06qu'on nous a reprochés,
31:07qu'on a reprochés
31:08à l'Union européenne
31:09comme le CETA
31:10avec le Canada,
31:13regardez globalement,
31:14le résultat est extrêmement
31:15positif.
31:16Extrêmement positif
31:17pour notre balance
31:18commerciale européenne.
31:19Alors qu'on entendait
31:21les mêmes...
31:21Et alors qu'on entendait
31:22des écroulements,
31:24qu'on nous voyait inondés
31:25de bœufs hormonés,
31:28et ce qui n'a pas du tout
31:29été le cas.
31:30Parce que je pense
31:32que l'Europe joue le jeu
31:35de demander
31:36des clauses miroirs,
31:37des respects
31:38de nos normes
31:40environnementales
31:41et sociales
31:43qui sont globalement...
31:45qui seront globalement respectées.
31:48Alors on me dirait
31:49que c'est une question de contrôle,
31:50mais moi je suis positif.
31:51En tout cas,
31:52je pense qu'il faut exploiter
31:53les opportunités
31:54de ces nouveaux accords.
31:55Et il faut les signer.
31:57Il y a une perspective
31:59qui est très lointaine,
32:00mais bon,
32:01certains souhaitent
32:02qu'on l'accélère,
32:04c'est l'entrée de l'Ukraine
32:05dans l'Union européenne.
32:06Est-ce que pour vous,
32:06c'est un...
32:07Alors, on voit bien symboliquement
32:10ce que ça représente,
32:12ce pays agressé par la Russie
32:13depuis plus de 4 ans,
32:15voilà le symbole
32:16qu'on renvoie
32:18aux Ukrainiens
32:19qui résistent,
32:19mais en termes économiques.
32:21Est-ce que vous pensez
32:21que notre agriculture
32:22elle est prête à ça ?
32:23Alors,
32:25effectivement,
32:25l'agriculture française
32:28a beaucoup souffert
32:31de la tolérance
32:32de l'Union européenne
32:33qui voulait donner
32:33un coup de main
32:35justifié,
32:35à mon avis,
32:36à ce pays,
32:37de lever les barrières
32:38douanières à l'importation
32:39des produits agricoles
32:41ukrainiens.
32:42Et on en a beaucoup parlé
32:43dans la filière volaille,
32:45les oeufs,
32:47les huiles,
32:48etc.
32:50L'autre jour,
32:51j'ai reçu en compagnie,
32:53à l'intérieur d'un club
32:55qui s'appelle Déméter,
32:56que je vous recommande,
32:57Sébastien Abyss,
32:58nous avons reçu
32:59une délégation ukrainienne
33:01qui venait
33:03faire un plaidoyer
33:06vibrant
33:07pour rentrer
33:09dans l'Union européenne
33:11une fois la guerre terminée,
33:13ce qu'on espère
33:14tous proches.
33:19C'est vrai que
33:20ça provoque
33:21beaucoup d'inquiétudes.
33:24Mais avons-nous le choix ?
33:26Je vous répète
33:28la formule
33:29d'un de mes grands amis
33:30de la filière
33:31des céréales
33:32qui est concernée
33:33au premier chef.
33:34Ah oui,
33:34qui est son premier livre.
33:35La Russie et l'Ukraine
33:36sont les plus gros
33:38les plus gros exportateurs
33:39de céréales du monde.
33:41Et il disait,
33:42une formule
33:43qui résume tout pour moi,
33:44il vaudra quand même mieux
33:46les avoir avec nous
33:47que contre nous.
33:48Moi, je pense
33:49que nous n'avons pas le choix
33:49en tant qu'Européens.
33:51Nous n'avons pas le choix.
33:53Donc, effectivement,
33:54il faudra qu'on affronte.
33:55Par contre,
33:55ça va renforcer le problème
33:57puisque vous m'avez posé
33:58la question
33:58pourquoi ce déclin
34:00agricole et alimentaire français ?
34:03C'est une question
34:03de compétitivité.
34:04Donc, ça va nous pousser,
34:07pousser, pousser
34:07vers le renfort
34:10de notre compétitivité
34:12si nous ne devons pas sombrer.
34:14De toute façon,
34:15ça ne peut pas
34:16aggraver les choses
34:17puisqu'on est déjà
34:18en accord temporaire,
34:20certes,
34:21qui dure depuis très longtemps
34:24d'entrer des produits
34:25ukrainiens
34:26au sein de l'Europe.
34:27Donc, ça ne devrait pas
34:28aggraver les choses.
34:29Par contre,
34:30nous n'avons pas le choix.
34:32Il faut qu'ils rentrent
34:33en Europe.
34:35Imaginez
34:36qu'ils rentrent
34:37devant ceux
34:38qui sont devenus
34:39un de nos premiers concurrents
34:40dans le monde
34:41très agressifs,
34:42les Russes.
34:44Vous voyez ?
34:45Il faut qu'ils soient
34:46arrimés à l'Europe
34:47qu'à la Russie.
34:47Moi, j'ai connu
34:49en 2014,
34:50parce que,
34:51pour nous,
34:52l'agroalimentaire,
34:53la guerre a commencé
34:54en 2014.
34:54Pour les Ukrainiens aussi.
34:56Sanctions européennes.
34:58En contrepartie,
35:00la Russie déclare
35:01l'embargo total
35:02sur les importations
35:04européennes.
35:05Donc, pour nous,
35:06en 2014,
35:06on perd le marché russe
35:08en 2014.
35:09On licencie
35:10toutes nos équipes locales.
35:11On recommence
35:12le business.
35:13Bon, alors,
35:14moi,
35:15dirigeant un groupe mondial
35:16à l'époque,
35:17nous avons pu
35:18rediriger des flux
35:19venus d'or
35:20de l'Union européenne
35:21vers la Russie.
35:22Tout le monde
35:23n'a pas eu cette chance
35:24et donc l'Europe
35:24a perdu énormément,
35:26énormément,
35:26énormément.
35:28Et qu'est-ce
35:28qui s'est passé depuis ?
35:30En 2014,
35:32la Russie
35:33n'était autonome
35:34en rien.
35:34C'est pour ça
35:35que c'était
35:35le premier client
35:35de l'Union européenne
35:36pour les produits
35:37agricoles et alimentaires.
35:38Ce qu'on peut dire
35:39du dirigeant russe,
35:41c'est qu'il a peut-être
35:42beaucoup de défauts,
35:43mais il est extrêmement
35:45stratège.
35:46Parce qu'en 2022,
35:48quand éclate le conflit,
35:49la Russie est autonome
35:51et devient le premier
35:53exportateur de céréales
35:54du monde,
35:55alors qu'elle était
35:55en déficit.
35:56Elle est autonome
35:57en viande,
35:58elle est autonome
35:59en produits laitiers
36:00avec ses satellites,
36:01avec la Biélorussie.
36:02Et donc,
36:03il sait
36:05que la souveraineté alimentaire
36:07est une des clés
36:08du pouvoir
36:08et que pouvoir nourrir
36:10sa population,
36:11on peut se priver
36:12parfois de liberté,
36:14mais de manger jamais.
36:14Alors, on a beaucoup
36:16parlé, et à juste titre,
36:17de souveraineté alimentaire,
36:19de compétitivité,
36:20et on va consacrer
36:22maintenant la seconde partie
36:23de cet entretien
36:24à la compatibilité
36:26de ces enjeux
36:27avec la transformation
36:30environnementale.
36:31C'est le sens de la question
36:32que celle qui était
36:32à votre place
36:33la semaine dernière.
36:34Fanny Piccard,
36:34la présidente d'Alter Equity,
36:36a décidé de vous poser.
36:37On l'écoute tout de suite.
36:38Bonjour Jean-Paul.
36:40Qu'est-ce que les entreprises
36:41agroalimentaires
36:42peuvent faire
36:43pour accompagner
36:44les agriculteurs
36:45de sorte
36:46qu'ils changent
36:47leurs pratiques,
36:48leurs usages,
36:50pour permettre
36:51une meilleure
36:52alimentation
36:53des Français
36:54et un meilleur respect
36:55de l'environnement ?
36:57Est-ce que ce sont
36:58les industriels
36:59qui donnent l'impulsion ?
37:00Ou est-ce que ça part
37:01des agriculteurs
37:02sur le terrain ?
37:03Je vais être clair,
37:05les deux,
37:06mais les industriels
37:07évidemment.
37:09Je crois que
37:10si vous prenez
37:11Saventia,
37:11que j'ai dirigé
37:14pendant très longtemps,
37:15c'est l'ancien groupe
37:16Bongrain,
37:17c'est ça ?
37:17L'ancien groupe Bongrain.
37:18Vous êtes encore
37:18le conseil du président.
37:19Vous prenez
37:20l'affirmation très claire
37:22du projet de Saventia
37:24qui est la double performance.
37:26La performance économique,
37:27bien sûr,
37:28mais la performance
37:29extra-financière,
37:32RSE,
37:34sociale,
37:35sociétale.
37:36Et donc,
37:37on a effectivement
37:38meilleure alimentation,
37:40c'est un terme
37:42très vaste.
37:43Saventia,
37:44d'ailleurs,
37:44a sa mission,
37:45c'est entreprendre
37:46pour bien nourrir l'homme.
37:47Mais c'est quoi bien ?
37:48Alors,
37:48c'est bien sûr
37:49une alimentation saine
37:52et aussi durable.
37:54Voilà.
37:55Alors,
37:55saine et goûteuse,
37:56j'ajouterais,
37:58bien sûr,
37:58le bon goût.
38:00Donc,
38:00nous nourrissons les gens,
38:02c'est une mission
38:03essentielle,
38:04et bien les nourrir,
38:05c'est ce double aspect,
38:08goûteux,
38:08sain et durable.
38:10Et alors,
38:10je vais vous citer,
38:11l'industrie agroalimentaire française
38:12est profondément
38:13interdépendante
38:14avec l'agriculture,
38:14c'est assez une évidence.
38:16Il ne peut y avoir
38:17une filière forte
38:17sans une agriculture forte
38:18et vice-versa.
38:19Ce lien,
38:21il est structurel.
38:22Ça veut dire que
38:25comment vous accompagnez
38:27des agriculteurs
38:28qui veulent aller
38:29vers des modes
38:30de production
38:31qui sont effectivement
38:32plus durables,
38:33parfois bio,
38:34agriculture raisonnée,
38:35etc.
38:36Alors,
38:37pour une entreprise
38:37laitière
38:39et pour l'essentiel
38:41d'ailleurs des industriels
38:42agroalimentaires,
38:43l'impact,
38:45c'est ce qu'on qualifie
38:46de scope 3.
38:4890% de l'impact
38:49qu'on aura
38:51provient de nos achats
38:54essentiellement agricoles
38:55et puis le reste des achats,
38:57beaucoup d'emballages aussi.
38:58Disons que si on quantifie
39:01le scope 3,
39:03mais surtout l'agriculture,
39:05surtout quand on est
39:05dans l'élevage.
39:06Vous connaissez
39:07le problème numéro 1
39:08de l'élevage,
39:10le reproche numéro 1
39:11qu'on fait à l'élevage,
39:13c'est le méthane.
39:14Le méthane émis
39:15par les vaches.
39:16Émis naturellement
39:16par les vaches.
39:17Émis naturellement
39:18par les vaches,
39:18par la digestion des vaches
39:19et qui rejette
39:21un gaz à effet de serre
39:23qui est beaucoup plus
39:25impactant
39:25que le carbone.
39:27Donc,
39:28c'est un défi
39:28extraordinaire
39:29de réduire
39:31cet impact
39:34et
39:35je dirais que donc
39:37la nature
39:38et l'agriculture,
39:39ce sont notre
39:40problème principal.
39:41premièrement,
39:43faut-il
39:45comme certains le disent
39:49faire disparaître
39:50l'élevage
39:50de la planète ?
39:52Parce que
39:52certains extrémistes
39:53disent,
39:54j'ai entendu ça déjà,
39:56vous avez beaucoup de gens
39:57qui au nom de tas
39:58de raisons d'ailleurs
39:59disent
39:59il ne faudrait plus
40:00se nourrir
40:01de...
40:01Oui,
40:02il y a un courant
40:03qu'on peut respecter
40:04de véganisme,
40:07de arrêtons de manger
40:08de la viande,
40:08de véganistes,
40:09de voilà,
40:10plus rien d'animal
40:11et extrême.
40:13Alors,
40:14la première réponse,
40:16c'est que nous,
40:17l'industrie laitière,
40:18en tout cas,
40:18nous sommes très fiers
40:19de faire du lait
40:20et nous avons
40:22des scientifiques,
40:24récemment,
40:25nous avons eu
40:26une réunion
40:26avec des parlementaires
40:28où deux grands scientifiques
40:29sont venus démontrer
40:31que l'humanité
40:32ne peut pas se priver
40:34de protéines
40:35d'origine animale.
40:36Et moi,
40:37je vais faire
40:38une petite campagne
40:39de pub pour le lait.
40:41La vache laitière
40:42est un animal extraordinaire
40:43parce que c'est
40:44le seul animal
40:46et donc la seule
40:48source d'alimentation
40:49qui produit
40:50plus de protéines
40:51pendant sa vie
40:52qu'elle n'en consomme
40:54d'origine végétale.
40:56Donc,
40:57cette brave vache
40:58qui vous produit
40:58du lait
40:58toute sa vie,
41:01pourvu
41:01qu'elle finisse
41:02quand même
41:02en steak haché.
41:04Voilà,
41:04il faut être clair.
41:06Elle va être
41:06une source
41:07de production
41:08de protéines
41:08d'excellente qualité
41:11toute sa vie.
41:12Après,
41:13il y a les...
41:13Moi,
41:14je mange de la viande,
41:15je suis assez tranquille
41:16avec ça,
41:16mais il y a la question
41:17des modes de production.
41:19Bien sûr.
41:21L'élevage
41:22n'est pas le même
41:23en France
41:23qu'aux Etats-Unis.
41:25C'est des choix
41:25qui sont à faire.
41:27Et derrière ma question,
41:28c'est est-ce qu'on peut
41:30être compétitif,
41:31être souverain
41:32avec un modèle agricole
41:35de plus en plus bio
41:38ou de plus en plus raisonné.
41:39C'est cet équilibre-là
41:41qui n'est peut-être
41:41pas si facile à trouver.
41:43Alors,
41:43bien entendu,
41:43nous prenons
41:45un élevage durable.
41:48Premièrement,
41:48la vache,
41:49qu'est-ce qu'elle mange ?
41:50De l'herbe.
41:51Donc,
41:51la première méthode
41:54que nous préconisons
41:55pour nos agriculteurs,
41:57c'est la prairie permanente
41:59et le couvert permanent.
42:00Voilà.
42:01Parce que la vache
42:02va manger chaque année
42:03une bonne herbe fraîche
42:06qui est la meilleure forme
42:07d'alimentation
42:07pour réduire ses émissions
42:09et que fait l'herbe
42:10chaque année ?
42:11Elle séquestre aussi
42:13et elle envoie
42:14dans le sol le carbone.
42:15Donc,
42:15cette première méthode
42:17de rotation des cultures
42:19et de faire
42:19de la prairie permanente
42:20fait que la vache
42:21va brouter
42:23quelque chose
42:24qui n'est pas en concurrence
42:25avec l'alimentation humaine
42:26parce que vous ne mangez
42:27pas d'herbe,
42:27je ne mange pas d'herbe.
42:29Alors,
42:30la plus belle forme,
42:31c'est la vache
42:31que j'aime le plus,
42:33c'est la vache d'alpage
42:34parce qu'elle,
42:35elle va aller chercher
42:36pour faire
42:36ces magnifiques fromages
42:38que j'espère vous adorer,
42:39elle va chercher
42:40de l'herbe
42:41très très haut
42:41dans des endroits
42:42où de toute façon
42:43on ne va cultiver
42:43rien d'autre.
42:44D'ailleurs,
42:45on ne cultive pas,
42:45l'herbe pousse toute seule.
42:47Et elle va manger
42:49une herbe
42:50qui va repousser
42:50chaque année
42:50en séquestrant.
42:52Donc ça,
42:52c'est la première pratique
42:55qu'on recommande.
42:58la deuxième pratique
42:59qu'on recommande,
43:00c'est
43:04l'autonomie protéique
43:06de l'élevage,
43:07c'est-à-dire
43:07de cultiver
43:08dans la même ferme
43:10de la culture végétale
43:12qui va lui servir
43:14d'aliments
43:14et fourrage
43:15parce qu'on a besoin
43:18pendant l'hiver
43:19en particulier
43:19quand elles sont
43:20à l'étable
43:21de les nourrir
43:23avec des fourrages.
43:24Et ces fourrages-là aussi,
43:25il y a des méthodes
43:26d'agriculture régénératrice,
43:28vous avez certainement
43:28entendu parler
43:29sur ce mot.
43:30On en parle souvent
43:30dans cette émission.
43:31Voilà.
43:32D'agriculture régénératrice
43:34qui permettent aussi
43:37d'avoir un impact positif
43:38et de séquestrer
43:40le couvert permanent,
43:41etc.
43:42Et puis vous avez aussi
43:45des externalités positives
43:47à l'élevage,
43:50dont une que je trouve
43:52admirable
43:53qui est la méthanisation
43:55des lisiers,
43:57des effluents
43:58des animaux.
44:00Jusqu'ici,
44:01on produit du gaz,
44:03du gaz vert
44:04à partir de déchets.
44:06Et le double bénéfice,
44:10c'est qu'au lieu
44:10de se décomposer
44:11en émettant
44:12des gaz à effet de serre,
44:15ils vont produire du gaz
44:16qui va être utilisé
44:17pour faire une énergie verte.
44:19Il faudrait d'ailleurs
44:20à cet égard
44:21que la France évolue un peu
44:22et comme beaucoup
44:23d'autres pays
44:25considèrent que ce n'est pas
44:26un déchet,
44:27mais bien un coproduit
44:29d'une grande valeur.
44:30Et il faudrait aussi
44:31que la France
44:31mette en place
44:33les circuits
44:35de distribution
44:36de l'électricité verte
44:37parce que beaucoup
44:38de ces projets
44:39sont arrêtés
44:40par le manque
44:41de continuité
44:42de la France
44:43dans sa politique
44:43d'énergie renouvelable
44:44et par le manque
44:45de circuits
44:46de distribution.
44:47C'est quoi la bonne taille
44:48pour une exploitation ?
44:49Parce qu'en France,
44:50on a plutôt
44:50des exploitations
44:51de moyenne taille
44:53par rapport à d'autres pays
44:54d'Europe ou du monde.
44:55Alors vous voyez ça,
44:56c'est une question
44:57typiquement française,
44:58je me permets.
44:59Très bien, moi j'adore.
45:00Parce que la France,
45:01c'est le modèle unique.
45:03C'est la pensée unique.
45:05Ah non, je ne dis pas
45:05qu'il faut une, une, un...
45:06Et moi je dis,
45:07ce n'est pas où,
45:08il n'y a pas la taille idéale.
45:09Il en faut.
45:10Et il y a plusieurs modèles.
45:13Il y a le modèle,
45:14je vous ai parlé
45:14des vaches d'alpage,
45:15il y a le modèle
45:17des petites exploitations
45:18à très haute valeur ajoutée
45:21et cette vache
45:22qui va pètre
45:23sur le sommet,
45:25elle est formidable
45:26en impact
45:27mais elle a un prix
45:28de revient,
45:29le lait.
45:31Donc je vais vous dire,
45:32nous dans le lait,
45:33le prix moyen du lait
45:34c'est 50 centimes
45:35en ce moment,
45:36le litre.
45:37Dans le Beaufort d'alpage,
45:39on paye 90 centimes.
45:41Mais c'est un modèle
45:43tout à fait vertueux.
45:45Pourquoi ?
45:46Parce qu'on va valoriser
45:47le produit
45:49à très très haute valeur.
45:52Alors le prix au kilo,
45:53vous allez le trouver cher,
45:54mais quand vous goûtez
45:55le fromage,
45:56vous vous dites,
45:56voilà.
45:57Et de l'autre côté,
45:59il y a la nécessité
46:01d'être compétitif
46:01avec le lait.
46:02La France exporte
46:034 litres de lait
46:04sur 10
46:06sur le marché mondial
46:08et on ne peut pas nier
46:10que sur ce marché-là,
46:12il faut un lait
46:12dont le prix de revient
46:14soit compétitif
46:15avec nos voisins.
46:16Et donc là,
46:16il faut faire grandir
46:17nos fermes.
46:17Et là,
46:18il faut des fermes
46:18plus grandes,
46:19plus intensives,
46:22plus modernisées,
46:23plus robotisées,
46:25plus digitalisées.
46:27Aujourd'hui,
46:27toutes les techniques
46:28et l'innovation,
46:31l'agri-tech,
46:32comme on dit,
46:33permettent de produire
46:34de façon durable
46:34durable et compétitive.
46:37Est-ce qu'il y a
46:38toujours un courant
46:39de conversion
46:40vers le bio
46:41chez les agriculteurs,
46:43producteurs laitiers ?
46:44Parce que c'est vrai
46:45qu'il y a eu quand même,
46:46et alors là,
46:47ça vient des consommateurs,
46:48il y a eu quand même
46:49une baisse de consommation
46:50du bio.
46:51Il y a même eu,
46:51je crois,
46:52une période,
46:52je ne sais pas
46:52si c'est encore vrai
46:53aujourd'hui,
46:53où certains producteurs
46:55de lait bio
46:57vendaient leur lait
46:58au tout venant
46:59parce qu'il n'y avait
47:00plus le marché
47:00pour le bio.
47:01C'était une période
47:02très difficile
47:03pour nous,
47:04le marché du bio
47:05et pour nos producteurs
47:07qu'on a orienté
47:08vers le bio
47:09puisqu'on a donné
47:10des primes de conversion,
47:12on a converti
47:13et puis effectivement
47:14le coût d'arrêt
47:15du bio
47:16qui est essentiellement
47:17un coût d'arrêt
47:18lié au prix
47:19a été dramatique
47:21puisque nous,
47:22les industriels,
47:23nous collections
47:23du lait bio
47:25qui était excédentaire
47:26et que nous revendions
47:27au prix du lait
47:29conventionnel
47:29donc en perdant
47:30beaucoup d'argent.
47:31De la même façon,
47:33les agriculteurs
47:33qui avaient entrepris
47:34des grands efforts
47:35de conversion
47:36et à qui on a demandé
47:39d'arrêter
47:39et ça a été
47:40un très grand choc.
47:43Aujourd'hui,
47:45je vois une lueur
47:47d'espoir
47:47dans le redémarrage
47:49de la filière bio.
47:52il y a d'ailleurs
47:53des chaînes spécialisées
47:54de distribution
47:55comme Biocop
47:56qui vont très très bien
47:58et qui,
47:59c'est vrai,
48:01se sont recentrées
48:02aussi sur le vrai bio
48:03parce que je pense
48:04qu'il y a eu
48:04beaucoup de confusion.
48:06C'est vrai que
48:07le lait bio,
48:09un petit passage,
48:12le lait bio,
48:13c'est des méthodes
48:14d'élevage
48:15qui sont favorables
48:16pour la planète
48:17mais qui n'ont
48:18aucun impact
48:19au niveau du consommateur
48:20parce que,
48:21si j'ose dire,
48:21la vache est un grand filtre
48:24et donc,
48:24dans le lait,
48:25on n'a jamais retrouvé
48:26de traces de pesticides
48:27ou de quoi que ce soit.
48:28Donc,
48:28vous voyez,
48:29le bénéfice
48:30pour le consommateur
48:31est moins évident
48:33que pour les filières
48:34végétales,
48:35pour les fruits,
48:36les légumes,
48:36etc.
48:37Mais à part ça,
48:38je crois que c'est surtout
48:39la question du prix
48:40qui a freiné
48:41les achats.
48:43Aujourd'hui,
48:43ça se calme.
48:44Il y a encore des conversions
48:45ou il y a plus de déconversions ?
48:47Non, ça va être très difficile.
48:48Vous savez,
48:49je participe
48:49à quelques organismes
48:51dans lesquels
48:52on se retrouve
48:52entre toutes les filières
48:54comme France Agrimaire
48:56et on voit
48:58l'agence bio
49:00qui souffre,
49:01qui souffre beaucoup,
49:04essayer de se redonner
49:05de l'espoir.
49:06Moi,
49:06je leur dis
49:08qu'un agriculteur
49:10était obligé d'arrêter
49:11avant de le convaincre,
49:13de se reconvertir.
49:15Mais disons qu'au moins
49:16que la production
49:18actuelle de bio
49:20connaît un bon redémarrage
49:23des ventes
49:23des produits transformés.
49:24Et donc,
49:25je pense,
49:26et avec des chaînes spécialisées
49:27qui...
49:28Parce que,
49:29si vous voulez,
49:30dans le bio,
49:30on a tout mis.
49:31Si vous mettiez un avocat
49:33à avoir importé
49:34du bout du monde,
49:35certes cultivé bio,
49:37mais passant par
49:38un mûrissage en cale
49:40de bateau
49:42et venant très très loin,
49:43il y a eu quelques absurdités.
49:45Le label bio
49:45a couvert beaucoup de choses
49:47qui l'ont un peu décribilisé.
49:49Mais pour le vrai bio,
49:51tel que, par exemple,
49:52des chaînes comme BioCop
49:53le sélectionnent,
49:55ils ne vous demanderont jamais
49:56que des fruits et des légumes
49:57locaux et de saison,
50:00je pense que ça redémarre.
50:02Ça redémarre.
50:03Quand vous voyez
50:04les attentes des gens,
50:05des consommateurs...
50:07Ils veulent plus du local
50:08que du bio aujourd'hui, non ?
50:10Alors, c'est vrai que nous...
50:13C'est vrai que les Français
50:14aiment beaucoup
50:15leurs produits laitiers
50:17et leurs fromages en particulier.
50:18Et c'est vrai que pour nous,
50:20on a la chance
50:21qu'ils considèrent
50:21qu'un fromage
50:22d'appellation d'origine,
50:24local,
50:24d'on sait d'où il vient,
50:25comment il est cultivé.
50:27Je parle de mon fromage d'alpage,
50:30j'y reviens toujours à lui,
50:31il est naturellement bio.
50:32Et c'est vrai que les Français
50:34ont confiance
50:34dans l'origine,
50:36le local,
50:36et ils ont
50:40effectivement tendance
50:41à considérer
50:41que c'est plus bio
50:44et plus naturel
50:45que le reste.
50:47Voilà.
50:48C'est déjà une forme
50:49d'engagement d'acheter local,
50:50en fait.
50:50C'est une forme d'engagement
50:52d'acheter local.
50:53C'est ce que j'entends beaucoup,
50:53de la part de consommateurs.
50:54Et les consommateurs
50:55sont très tournés vers ça.
50:56Alors, c'est surtout français,
50:58vous voyez,
50:59pour revenir au problème
50:59de compétitivité
51:01et de perte de part de marché,
51:02on est très fort
51:03sur les fromages haut de gamme,
51:05AOP, exportation, etc.
51:07Et on est très mauvais
51:09sur les fromages d'ingrédients,
51:11ceux qui n'ont pas besoin
51:12de revendiquer
51:13une très haute qualité.
51:15Merci beaucoup,
51:16Jean-Paul Thauris,
51:16et à bientôt
51:17sur Bismarck for Change.
51:18On passe à notre rubrique
51:20Start-up et innovation.
51:27Smart Ideas,
51:28c'est notre rubrique consacrée
51:29aux start-up,
51:30à l'innovation.
51:31J'accueille Jean-Baptiste Petricoule.
51:32Bonjour.
51:32Bonjour.
51:33Vous êtes le fondateur
51:34de Virgo Move
51:35que vous avez créé
51:35en 2023.
51:37C'était la première campagne
51:38de financement participatif,
51:40entreprise basée
51:41dans le Vaucluse,
51:42à Avignon.
51:42C'était quoi l'idée de départ ?
51:44Alors, le projet Virgo Move
51:45est né il y a quelques années
51:46après l'accident d'un ami
51:47qui s'est blessé assez gravement
51:48au niveau du visage
51:49en tombant en vélo.
51:50J'ai voulu créer
51:51un casque intégral
51:52qui protège l'intégralité
51:53du visage
51:54et qui en même temps
51:55s'adapte
51:55aux nouveaux véhicules électriques,
51:57que ce soit les vélos
51:58ou les trottinettes électriques,
51:59et qui permettent
52:00d'avoir un casque
52:03à ces véhicules
52:03qui vont beaucoup plus vite
52:04que les vélos traditionnels.
52:06Et donc,
52:06quelles caractéristiques
52:07vos casques ?
52:10Ils sont légers,
52:11mais protecteurs ?
52:12Comment vous les avez
52:14imaginés, pensés ?
52:14C'est ça.
52:15On a voulu créer
52:16le meilleur ratio
52:16entre le poids
52:17et la protection
52:18en créant le casque intégral
52:19le plus léger
52:20sur le marché
52:20et en suivant également
52:22des normes spécifiques
52:23pour les mobilités électriques,
52:24donc pour des véhicules
52:25qui vont entre 25 et 45 km heure
52:26et qui vont demander
52:28des matériaux
52:28et des contraintes différentes.
52:30Et alors,
52:30quel choix vous avez fait ?
52:31Alors, nous,
52:32on a travaillé justement
52:33avec des matériaux
52:33assez proches
52:34de ce qui se fait
52:34dans le casque moto,
52:35notamment une coque en ABS,
52:37et on y a ajouté également
52:39des éléments
52:39qui sont inédits
52:40sur le marché du vélo
52:40comme une visière,
52:41puisqu'on est le seul
52:42casque intégral
52:42avec une visière
52:43pour être protégé
52:44de la vitesse
52:44et de la pluie,
52:45un phare arrière
52:46qui permet d'être plus visible
52:47sur la route,
52:48et on a intégré également
52:49d'autres accessoires
52:51et éléments de sécurité
52:52comme la technologie MIPS
52:53qui permet d'absorber
52:54mieux l'énergie
52:55lors d'un impact.
52:56Alors ça,
52:56je veux bien
52:57que vous nous décriviez
52:57comment ça marche,
52:58c'est un peu comme
53:00dans nos voitures,
53:01il y a les matériaux
53:03qui vont absorber
53:04le choc en quelque sorte ?
53:05Alors,
53:05c'est différent,
53:06mais l'idée sur un casque,
53:08c'est que l'objectif
53:09est de pouvoir dissiper
53:10l'énergie que subit le cerveau
53:12en créant du mouvement
53:13entre le casque
53:13et la tête.
53:14Donc,
53:14c'est ça l'idée
53:15de cette technologie-là,
53:16c'est de faire en sorte
53:17que l'énergie de l'impact
53:18devienne une rotation
53:19et évite d'avoir
53:20des dommages cérébraux
53:22trop importants.
53:23Oui,
53:24parce que sinon,
53:24c'est si le cerveau
53:25bouge et tape
53:26contre la boîte crânienne
53:27que les dommages
53:28peuvent être importants.
53:31C'est quoi vos canaux
53:32de distribution aujourd'hui ?
53:33On les trouve comment
53:34les casques Virgomou ?
53:35Alors,
53:35à l'heure actuelle,
53:36on est principalement
53:37sur du e-commerce,
53:38que ce soit sur notre site internet,
53:39sur le site internet
53:39de Decathlon
53:40ou chez Amazon
53:41et on est en train
53:42de se développer
53:43sur du physique
53:43puisqu'on a une problématique
53:44de taille,
53:45nous,
53:45on a voulu faire en sorte
53:46que notre casque s'adapte
53:47à toutes les morphologies
53:48donc on a travaillé
53:48avec plein de tailles différentes
53:49aussi bien pour les adultes
53:53points de revente
53:54notamment sur Paris
53:55donc plutôt dans
53:56les petites boutiques
53:57de quartier.
53:57Alors,
53:58vous êtes évidemment
54:00interdépendant
54:01avec le marché
54:02de la mobilité,
54:03des nouvelles mobilités.
54:05Vous êtes une vigie intéressante
54:08pour voir si ce marché
54:09continue de progresser ?
54:10Alors,
54:11c'est un marché
54:11qui a eu
54:13une très grosse explosion
54:14après le Covid
54:15avec un soufflet
54:16qui est retombé
54:16surtout sur 2024,
54:172025
54:18mais qui est encore
54:19nourri par des nouvelles innovations
54:21notamment au niveau
54:21des véhicules.
54:22Vous avez maintenant
54:22l'arrivée des fat bikes
54:23qui est devenue
54:24extrêmement populaire
54:25et qui est le type
54:27de véhicule
54:27qui a la plus grosse croissance
54:29ces dernières années
54:30et vous avez quand même
54:31une sorte de stagnation
54:32au niveau des vélos électriques
54:33et des trottinettes
54:34qui fait que ça reste
54:35quand même assez haut
54:35au niveau des ventes.
54:36À quel point vos casques
54:38sont plus protecteurs
54:39que les casques
54:40on va dire classiques
54:41qu'on peut utiliser
54:42quand on fait effectivement
54:43du vélo en ville ?
54:45Alors,
54:45il y a deux problématiques
54:46avec les casques de vélo
54:48traditionnels.
54:48C'est déjà
54:49leur vitesse de test
54:51puisqu'elles sont généralement
54:52testées en dessous
54:52des 20 km heure
54:53qui est généralement
54:54les vitesses à laquelle
54:55on voit en vélo.
54:56Et l'autre problématique
54:57qu'on a avec un casque de vélo
54:58c'est que ça ne protège pas
54:59la partie basse du visage
55:00notamment le menton,
55:01la bouche, le nez
55:02et c'est des zones
55:03où il y a énormément
55:04de blessures
55:05lors des accidents
55:07et notre idée
55:08c'est justement
55:08de pouvoir couvrir
55:09ces zones-là
55:10qui sont généralement
55:10laissées nues
55:11par les casques traditionnels.
55:13Vous êtes passé à l'émission
55:14de M6 qui veut être mon associé.
55:16Il y a eu un effet ?
55:17Parce que moi,
55:18j'ai des sons de cloche
55:19un peu différents
55:19en fonction des participants.
55:21Oui, alors c'est...
55:23Nous, on ne peut pas dire
55:24qu'on a eu un effet extraordinaire
55:25mais on a eu un effet quand même.
55:27Donc après,
55:28on n'est pas forcément
55:29dans la saison
55:29où les gens s'équipent
55:30puisque c'est plutôt
55:31sur le printemps
55:31que les gens ont commencé
55:32à penser à s'équiper
55:33pour le vélo.
55:34Donc là,
55:34on commence à rentrer
55:35justement dans cette phase
55:36où on a plus de ventes
55:37et ça nous permet
55:37de continuer notre croissance
55:38et de commencer à réfléchir
55:40à d'autres produits
55:41autour du secteur
55:43de la mobilité
55:43puisque notre idée
55:44c'est vraiment
55:45de pouvoir proposer
55:46une panoplie d'accessoires
55:47qui permettent
55:48de mieux protéger les gens
55:49sur ces mobilités électriques.
55:50Alors ça pourrait être quoi ?
55:51Ça pourrait être
55:52des protections corporelles,
55:53des équipements sur les vélos
55:54pour améliorer la visibilité
55:55ou également
55:56essayer de ne pas
55:57se faire voler son véhicule
55:58qui est une autre problématique
55:59de ce type de véhicule
56:01et de faire en sorte
56:03que la sécurité
56:05soit adaptée
56:05à ces nouveaux véhicules
56:06qui ont des contraintes
56:07bien différentes
56:08de celles du vélo traditionnel.
56:09Merci beaucoup
56:10Jean-Baptiste Petricourt
56:11et bon vent
56:11à vos casques Virgo Move.
56:13Voilà,
56:14c'est la fin de ce Smart Impact.
56:16Merci à toutes et à tous
56:17de votre fidélité.
56:19Avis Smart for Change
56:19à la chaîne des affaires.
56:21A très vite
56:22sur notre antenne.
56:22Sous-titrage Société Radio-Canada
56:29Sous-titrage Société Radio-Canada
56:30Sous-titrage Société Radio-Canada
56:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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