Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 heures
Mardi 7 avril 2026, retrouvez Pierre-Henri Grenier (directeur exécutif, Banque de la Transition Énergétique), Olivier Sibuet (fondateur, Fetchef), Cevan Torossian (Directeur du département Etudes & Recherche, Arthur Loyd), Antoine Huard (Cofondateur et directeur général, Verso Energy) et Lénaïc Pineau (Directrice de la stratégie RSE, JCDecaux) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Voici le sommaire, c'est Pierre-Henri Grenier, directeur exécutif de la Banque de la Transition Énergétique
00:18qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes pour comprendre comment cette structure de la
00:24Banque Populaire
00:24met l'épargne verte au service des transformations énergétiques et environnementales.
00:30D'abord je reçois Lénaïc Pinault qui est la directrice du développement durable de JC Decaux.
00:35Quelle est la trajectoire de décarbonation du groupe ? Réponse dans une minute.
00:39Le débat de ce Smart Impact, il sera consacré à l'industrie verte, au dynamisme des métropoles.
00:45On détaillera les résultats de l'étude du réseau d'agence immobilière Arthur Lloyd avec un bilan 2025,
00:51une hausse de 13% des projets de l'industrie verte en France.
00:55Et puis dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, je vous présenterai Fête Chef,
01:00c'est une plateforme de réservation de services gastronomiques.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:13L'invité de ce Smart Impact, c'est Lénaïc Pinault. Bonjour.
01:16Bonjour Thomas.
01:17Bienvenue, vous êtes la directrice du développement durable de JC Decaux,
01:20un groupe très connu des Français dans nos villes, dans nos vies quotidiennes.
01:24Comment se porte le groupe aujourd'hui ?
01:26Écoutez, le groupe se porte très bien, avec une belle croissance, une croissance en conscience,
01:31avec une belle performance extra-financière également.
01:34Et je suis ravie de vous présenter un peu plus en détail aujourd'hui nos éléments.
01:38Oui, alors justement, quand on parle de trajectoire de décarbonation,
01:41quels objectifs vous vous étiez donnés ? Où vous en êtes aujourd'hui ?
01:45Alors, en fait, il faut bien remettre en perspective cette ambition
01:49qui s'inscrit véritablement en lien avec notre business model,
01:52puisque depuis la création de l'entreprise, on est une entreprise à impact.
01:56Parce que ce que je voudrais vous rappeler, c'est que la communication extérieure des grandes marques
02:01finance l'intégralité des mobiliers que nous concevons, déployons et entretenons sur le territoire,
02:09sans peser sur le budget des collectivités, ni le pouvoir d'achat des consommateurs, des citoyens.
02:16D'accord.
02:16Et donc, fort de ce business model où la frugalité, la sobriété étaient vraiment des maîtres mots dans notre activité,
02:25nous avons voulu aller plus loin et nous avons effectivement défini une stratégie climat ambitieuse
02:30qui a été validée en 2024 par la Science Based Target Initiative.
02:36Et donc, notre objectif est d'atteindre le net zéro en 2050,
02:39donc réduire de 90% nos émissions carbone, Scope 1, 2 et 3 en absolu.
02:46Mais nous avons également un objectif à plus court terme, 2030,
02:51de réduire le Scope 1 et 2 de 74% et de près de 50% notre Scope 3.
02:57Donc, c'est très ambitieux.
02:59L'année de référence, c'était quoi ?
03:002019, effectivement.
03:022019, d'accord.
03:03Et donc, vous en êtes tout pour 2030, parce que cette échéance approche.
03:06Eh oui, c'est demain. Donc, effectivement, il est grand temps d'agir et nous avons aujourd'hui une belle
03:11performance
03:11puisque nous sommes à moins 40% d'émissions carbone en 2025 versus 2019 sur l'ensemble de nos scopes.
03:20Alors, sur quoi ? Sur quel levier vous agissez pour obtenir ces résultats ?
03:24Alors, on a plusieurs leviers, effectivement.
03:26Le premier, c'est l'énergie.
03:28L'énergie, la consommation énergétique de nos mobiliers, c'est depuis toujours un engagement fort du groupe
03:34et nous déployons les meilleures technologies, nous faisons de l'extinction de nuit,
03:39de la modulation de l'intensité lumineuse, ce qui nous permet de contrôler cette énergie.
03:43Ensuite, bien évidemment, la flotte de véhicules et cette transition vers des véhicules bas carbone, électriques
03:50ou toute autre solution pertinente en fonction des marchés, mais surtout nos mobiliers.
03:56Et donc là, quand on parle de nos mobiliers, on va faire référence à l'économie circulaire
04:01avec d'une part l'éco-conception de nos mobiliers, mais aussi et surtout le reconditionnement, la rénovation de nos
04:09mobiliers.
04:09Et ça, c'est nouveau ? C'est très nouveau le fait de se dire, tiens, ce mobilier urbain,
04:16on va peut-être lui donner une seconde vie, voire une troisième vie ?
04:19Alors, dès le début, dès la création de l'entreprise, l'objectif, c'était la création longue durée de nos
04:27mobiliers.
04:28On est contre l'obsolescence programmée, on est sur la qualité programmée,
04:32avec des mobiliers qui peuvent durer en moyenne 30 ans, mais nos contrats sont plutôt autour de 15 ans.
04:37Donc, dès le début, notre objectif était de pouvoir les rénover, grâce aussi à la maintenance qualitative que nous effectuons.
04:45Mais cette décision ne nous appartient pas.
04:48C'est bien évidemment les collectivités locales.
04:50Et c'est là l'enjeu que nous avons aujourd'hui, c'est de sensibiliser la commande publique,
04:55au verdissement de la commande publique,
04:58et l'intégration de critères développement durable,
05:02et notamment la possibilité de rénover ces mobiliers.
05:04Vous avez créé d'ailleurs un index qui s'appelle l'Eco-Design Index.
05:09C'est ça, cet outil de mesure de la performance environnementale ou énergétique de vos produits,
05:15c'est ça qui va aider les collectivités à faire les choix ?
05:19Alors, c'est l'un des leviers.
05:20Effectivement, c'est un de nos outils qui permet, comme le Nustri-Score,
05:24d'évaluer la performance environnementale de nos mobiliers dans une même famille.
05:29Et donc, à titre personnel, au sein de l'entreprise,
05:32ça nous permet d'évaluer et d'optimiser nos mobiliers,
05:35mais aussi de partager ces informations
05:38pour prendre une décision plus éclairée pour les collectivités.
05:43Et effectivement, on en a grandement besoin.
05:45Est-ce que vous voyez de plus en plus, dans les appels d'offres des dites collectivités,
05:50ces enjeux environnementaux prendre de la place, de plus en plus de place ?
05:54Ça ne va pas assez vite.
05:56Ça ne va pas assez vite, il faut véritablement qu'on accélère.
05:59La bonne nouvelle, c'est qu'en France, le marché devient de plus en plus mature
06:03et demain, il y aura la loi Climat et Résilience.
06:06Donc, à partir d'août 2026,
06:09l'intégralité des appels d'offres de la commande publique
06:12devront intégrer des critères RSE.
06:15Mais le reste du monde ne s'est pas encore saisi de ces sujets-là
06:18au regard de notre expérience et des appels d'offres auxquels nous répondons.
06:21Donc, on a un véritable boulevard d'amélioration et d'optimisation
06:25pour atteindre notre objectif commun, la décarbonation de nos activités.
06:30Ça veut dire que la France est plutôt en avance ?
06:32Tout à fait.
06:32Sur ce sujet-là, oui.
06:33Et d'un point de vue réglementaire, on va accélérer.
06:36Nous, déjà en 2025, la quasi-totalité de nos appels d'offres intègrent des critères RSE.
06:43Mais l'enjeu, ça va être le poids, véritablement leur intégration et leur reconnaissance.
06:50Et après, la capacité des collectivités locales à discriminer une entreprise
06:55véritablement sur ses pratiques responsables.
06:56À la choisir sur ses bonnes pratiques.
06:59On a parlé de cet Eco-Design Index.
07:01Il y a un autre outil que vous appelez le 360 Footprint.
07:05Alors, c'est quoi ? C'est un calculateur d'empreintes carbone, c'est ça ?
07:07Alors, plus que ça.
07:09Alors, racontez-moi.
07:10Alors, en fait, c'est un outil pionnier sur le marché
07:13puisqu'il intègre plusieurs dimensions.
07:16La partie empreinte environnementale, avec le carbone et l'eau,
07:20mais aussi les externalités positives de la communication, avec l'empreinte, le socio-éco.
07:24Donc là, c'est pas... Pardon, on s'interrompt pour être sûr de bien comprendre.
07:28C'est pas le mobilier, c'est la campagne d'affichage qu'on va évaluer, c'est ça ?
07:33Exactement.
07:34C'est véritablement pour nos annonceurs et les agences médias
07:38pour qu'elles puissent comprendre l'impact de leur campagne,
07:42diffuser sur nos mobiliers et avoir cette vision holistique
07:46de l'empreinte d'une campagne pour prendre conscience
07:50de l'impact de nos activités
07:52et surtout engager une réflexion sur comment optimiser, bien évidemment, nos impacts.
07:57Mais alors, je vais vous poser une question de Béossien.
08:00C'est quoi ? C'est une affiche qu'on met sur un panneau.
08:03Donc, comment on peut faire...
08:04En quoi cette campagne, elle va avoir plus ou moins d'impact carbone, biodiversité, eau, etc.
08:11Alors déjà, ce qui est important de regarder,
08:13c'est notre média dans l'univers global des médias.
08:17L'affichage extérieur sur des panneaux numériques,
08:20c'est 0,04% des consommations énergétiques d'éthique en France.
08:276 fois moins qu'Internet et 17 fois moins que la télé.
08:32Donc déjà, ce sont des grandes données.
08:34Et ensuite, sur nos mobiliers, on va prendre en considération,
08:38bien évidemment, nos activités d'opération, de maintenance des mobiliers,
08:42mais aussi la conception de ces mobiliers
08:45dans une vision globale, holistique,
08:48et surtout le mix énergétique des pays.
08:50Puisque ce produit a été lancé en France,
08:53mais aussi en Allemagne, au Brésil, en Italie,
08:56demain en Chine, Hong Kong, Pays-Bas, Espagne, Portugal.
09:00Et donc là, on va voir une vraie variation
09:03de l'empreinte carbone, eau et socio-éco des campagnes.
09:07Donc là, vous êtes en train de le déployer à l'international.
09:10Exactement.
09:10D'accord.
09:11Donc on a vu ce calculateur d'empreintes carbone
09:15pour les campagnes publicitaires,
09:16l'outil de mesure de la performance environnementale
09:18pour les produits de eau.
09:20Ça se concrétise par une reconnaissance,
09:25d'une certaine façon, J.C. Decaux,
09:27et pour la troisième année consécutive,
09:29dans la liste A du Carbon Disclosure Project.
09:32Qu'est-ce que ça représente pour vous, cette continuité ?
09:36C'est très important.
09:38Avoir des engagements ambitieux
09:41en matière environnementale, sociale et sociétale,
09:45c'est bien.
09:45Avoir une reconnaissance externe, c'est mieux.
09:48Et notamment pour convaincre nos clients,
09:51nos partenaires, collectivités et annonceurs,
09:54c'est indispensable aujourd'hui d'avoir des preuves.
09:56Nous devons rester humbles.
09:58Nous avons encore beaucoup à délivrer,
10:01à faire avec notre écosystème.
10:03Mais aujourd'hui, c'est un gage de référence sur le marché
10:07que nous sommes engagés dans une trajectoire ambitieuse
10:11et responsable pour optimiser nos impacts.
10:13C'est assez exigeant, on va dire, le CDP,
10:18le Carbon Disclosure Project.
10:19Qu'est-ce que ça suppose comme effort de votre part
10:23pour rester dans cette liste A ?
10:26C'est une remise en question au quotidien.
10:30Il ne faut pas oublier que chaque année,
10:33le CDP augmente son niveau d'exigence.
10:36Ça veut dire qu'on était le leader hier,
10:38mais si on veut le rester demain,
10:40il faut continuer de prendre des engagements,
10:43de délivrer ces engagements
10:44et de déployer des plans d'action.
10:47Donc nous, au quotidien...
10:48La liste A, ça représente quoi ?
10:51C'est les 4-5% d'entreprises ?
10:554% des 20 000 entreprises évaluées par le CDP, effectivement.
11:00Et donc, sur le climat,
11:02aujourd'hui, on a fait le travail sur le Scope 1 et le Scope 2,
11:05c'est-à-dire notre flotte de véhicules,
11:07les consommations énergétiques de nos mobiliers,
11:09et maintenant, c'est véritablement le Scope 3.
11:12Et seul, on va plus vite,
11:15mais là, on a vraiment besoin de notre écosystème
11:17pour atteindre nos objectifs,
11:19et notamment sur les mobiliers.
11:20Un dernier mot sur l'éditorial, en fait,
11:24sur le rôle, finalement,
11:25qu'une campagne de communication extérieure peut avoir.
11:29On parle beaucoup de nouveaux imaginaires,
11:31de nouveaux récits.
11:32Est-ce que vous l'intégrez,
11:33vous le voyez à l'œuvre, aujourd'hui, un peu plus ?
11:35Tout à fait.
11:37Nous sommes convaincus
11:38qu'il n'y aura pas de transition sans communication.
11:41Le rôle de la communication,
11:43c'est justement de projeter les imaginaires,
11:47de raconter un nouveau récit
11:49pour accompagner cette transformation
11:51de la société qui est nécessaire
11:53et rendre plus désirables
11:55les comportements de demain.
11:56Et donc, concrètement,
11:58ça passe par la mise en avant
12:00de nouveaux produits,
12:01de nouveaux réflexes,
12:02d'une société plus inclusive
12:04à travers les campagnes de communication.
12:06Merci beaucoup, Lénèque Pinault.
12:08A bientôt sur Be Smart for Change.
12:10C'est l'heure de notre débat.
12:12On parle d'industrie verte.
12:20On parle d'industrie verte tout de suite
12:22dans le débat de ce Smart Impact
12:24avec Sévan Torossian.
12:25Bonjour.
12:26Bonjour, Antoine.
12:27Bienvenue.
12:27Vous êtes directeur études et recherches
12:29d'Arthur Lloyd France.
12:30Antoine Huard, bonjour.
12:31Bienvenue.
12:32Vous êtes le directeur général
12:33de Verso Energy,
12:35le réseau d'agences immobilières
12:37Arthur Lloyd,
12:37qui publie une étude,
12:39alors à la fois sur le dynamisme
12:41des métropoles,
12:42mais sur cette question
12:42d'industrie verte.
12:43Pourquoi un réseau d'agences immobilières
12:46s'intéresse à l'industrie verte ?
12:48Eh bien, c'est une excellente question.
12:49En fait, nous sommes à un conseil.
12:51Nous accompagnons les entreprises
12:52sur le volet immobilier.
12:53Il s'agisse de bureaux,
12:54de locaux d'activité,
12:56de locaux logistiques,
12:57de commerce.
12:58Et donc, il nous faut décrypter
12:59les nouvelles tendances,
13:00les nouveaux écosystèmes
13:01qui émergent dans les territoires.
13:03Tout d'abord, pour comprendre
13:04ce qu'il se passe dans nos territoires,
13:06les mutations du tissu industriel,
13:08mais également pour mieux accompagner,
13:10pour mieux accompagner nos clients
13:12qui sont en fait des entreprises
13:13et qui sont à la recherche
13:14de locaux professionnels.
13:15et donc, ça permet aussi,
13:18et là, ça fait écho à notre maillage,
13:21ça permet à notre réseau
13:23qui est très implanté en France
13:24avec un ancrage en 70 implantations,
13:27eh bien, d'être en avant-poste
13:30du développement économique des territoires.
13:32Oui, c'est un peu comme une vigie
13:34et donc, il faut détecter
13:35les signaux, les évolutions.
13:37VersoEnergie, vous êtes déjà venu
13:39dans l'émission, Antoine Huard,
13:40mais je veux bien que vous nous présentiez
13:41l'entreprise en quelques mots.
13:42Oui, bonjour et merci de votre invitation.
13:45Donc, VersoEnergie, en quelques mots,
13:46on est un énergéticien,
13:47on s'est fixé pour mission
13:50à la fois deux objectifs,
13:52la décarbonation et la réduction
13:53de la dépendance aux énergies fossiles.
13:55Et donc, on fait ça en produisant
13:57à la fois de l'électricité renouvelable
13:59en France et également
14:01de la production de molécules synthétiques.
14:03Ce qu'on appelle les molécules synthétiques,
14:05elles sont partout, on l'ignore,
14:06mais par exemple, le pétrole,
14:09on peut le remplacer
14:10avec du carburant synthétique.
14:12Le charbon, on peut le remplacer
14:13avec de l'hydrogène produit
14:14de manière synthétique.
14:15Donc, c'est ce qu'on fait
14:16avec VersoEnergie
14:16pour à la fois décarboner
14:18des usages difficiles à décarboner,
14:20comme l'industrie.
14:21C'est très difficile de décarboner,
14:23par exemple, une usine
14:24qui produit de l'acier
14:25ou une raffinerie.
14:26On peut le faire aujourd'hui
14:27avec de l'hydrogène.
14:28Et puis, décarboner également
14:29des moyens de transport
14:30qu'on juge également très difficiles
14:32à décarboner,
14:32comme l'aviation
14:33ou le transport maritime.
14:34Ça, c'est possible
14:34avec ces molécules synthétiques
14:36qui peuvent être produites
14:37sur notre territoire
14:38et qui peuvent demain remplacer
14:39les importations fossiles.
14:40Alors, effectivement,
14:41cette notion de territoire,
14:43de dynamisme des territoires,
14:45c'est ce dont on va parler
14:46avec une industrie verte
14:47qui est peut-être en train
14:48de redessiner
14:49la carte économique française.
14:52C'est l'interessant.
14:53Est-ce que c'est une transformation
14:55assez profonde, finalement,
14:56du tissu économique
14:57à laquelle on est en train d'assister ?
14:59Oui, je pense que c'est vraiment ça.
15:01C'est une transformation, en fait,
15:02du tissu économique.
15:04Il n'a échappé à personne,
15:05effectivement,
15:06qu'on était dans un cycle économique
15:08un peu ralenti depuis trois ans.
15:10On peut dire ça.
15:10Même très affecté, on va dire.
15:12Et donc, c'est vrai
15:13qu'il y a une mutation
15:14du tissu industriel
15:14avec des secteurs économiques
15:16qui sont en souffrance
15:17et d'autres qui émergent.
15:19C'est la fameuse destruction
15:20créatrice chumpeterienne.
15:21Donc, on est peut-être
15:24entré dans une phase
15:25où la transition énergétique
15:29permet véritablement
15:30de faire émerger
15:31de nouvelles filières en France.
15:33Et c'est plutôt positif,
15:34je crois, pour notre territoire,
15:35de voir que de nouvelles filières
15:37peuvent émerger,
15:38notamment dans les industries vertes.
15:39Et est-ce qu'il y a des régions
15:41qui sont plus dynamiques
15:42ou un peu plus pionnières
15:44que d'autres en la matière ?
15:46Alors, oui,
15:47au niveau national,
15:49donc 25 milliards d'euros
15:50qui ont été investis.
15:51Et effectivement,
15:51certaines régions
15:54qui avaient auparavant
15:56déjà une tradition industrielle,
15:58un savoir-faire,
15:59des compétences,
16:00émergent, bien évidemment.
16:01Je pense notamment
16:02en Hauts-de-France,
16:03je pense notamment
16:04à la Nouvelle-Aquitaine,
16:05la Normandie aussi,
16:07des régions
16:08qui ont une base industrielle
16:10solide,
16:11parfois aussi portuaire,
16:12et qui ont réussi finalement
16:14à attirer des capitaux,
16:16à faire émerger des projets
16:18en faveur de la transition énergétique.
16:20En tenueur,
16:20vous êtes dans quelle région ?
16:22Pour la production
16:23d'énergie renouvelable,
16:24on est partout,
16:25mais pour les projets industriels
16:26qu'on porte,
16:27pour la production
16:27de molécules synthétiques,
16:28on est principalement
16:29en région Grand Est,
16:30en région Nouvelle-Aquitaine,
16:32en région Normandie.
16:34Donc, Grand Est,
16:35avec un projet
16:35de production d'hydrogène
16:36qui va produire de l'hydrogène
16:39dès l'année 2029,
16:40la construction va démarrer
16:41dès l'année 2027
16:41de cette nouvelle usine
16:42pour livrer de l'hydrogène
16:44à un sidérurgiste
16:44de l'autre côté
16:45de la frontière,
16:46en Allemagne,
16:47et également avec un projet
16:49de carburant de synthèse
16:50à Epinal,
16:50dans les Vosges,
16:50qui lui sera plutôt
16:51mis en service en 2031,
16:53pour produire du carburant
16:54pour l'aviation.
16:55Et pourquoi la région Grand Est ?
16:57Eh bien,
16:59du fait de cette empreinte
17:00industrielle
17:01que vous évoquiez,
17:02parce qu'effectivement,
17:03il y a un savoir-faire industriel,
17:05des territoires qui accueillent
17:06des projets industriels,
17:09et donc une acceptabilité,
17:10ça c'est un facteur
17:10très important.
17:11Et là,
17:11Normandie,
17:12la Nouvelle-Aquitaine,
17:13c'est un peu pour les mêmes raisons
17:13aussi,
17:14le choix de ces territoires
17:16qui nous ont accueillis
17:17et qui aussi présentaient,
17:18on y reviendra peut-être,
17:20des facteurs
17:21qui sont importants
17:22pour nos projets,
17:22mais qui ne peuvent pas forcément
17:23être généralisés
17:24aux autres projets industriels,
17:25c'est que nous,
17:25nos projets ont besoin
17:26de certains intrants
17:27comme l'électricité
17:28ou le CO2 biogénique,
17:30c'est des choses
17:31qu'on ne trouve pas partout
17:32et on en trouvait
17:32dans ces régions.
17:33Est-ce que ça veut dire
17:34que vous vous implantez
17:36plutôt dans des territoires ruraux,
17:38ou pas forcément d'ailleurs,
17:40et est-ce que ça fait partie,
17:42est-ce que c'est dans votre
17:44logique économique
17:44ou est-ce que c'est vraiment
17:46un choix pour redynamiser
17:47des secteurs ?
17:49Alors,
17:50pour répondre clairement,
17:51je distinguerais
17:52la production d'hydrogène
17:53où on s'implante plutôt
17:54dans des zones industrielles
17:55parce que les clients
17:56qui vont nous acheter
17:56cet hydrogène
17:57sont des industriels
17:58et l'hydrogène
17:59est difficile à transporter,
18:01donc il vaut mieux
18:01aller tout près.
18:01C'est pour ça qu'en région
18:03Grand Est,
18:03on est dans la zone
18:04industrielle de Saint-Avold,
18:06un endroit qui s'appelle
18:07Carlin,
18:07où il y a déjà
18:08beaucoup d'industries installées
18:09et où on est très proche
18:10aussi des zones
18:10industrielles allemandes,
18:11on peut se raccorder
18:12pour transporter l'hydrogène
18:13sur une petite distance.
18:14En revanche,
18:15pour faire du carburant synthétique,
18:17pour remplacer le pétrole
18:18dans les avions
18:18ou dans les bateaux,
18:20on a besoin de capter
18:22du dioxyde de carbone
18:24non fossile
18:24parce que c'est un intrant
18:26de base
18:26dans notre carburant.
18:28Par exemple,
18:29une papeterie,
18:29ils utilisent du bois
18:30pour faire du papier
18:31et ils vont émettre
18:32dans l'atmosphère
18:33du CO2
18:33et ce CO2 ne vient pas
18:34du pétrole ou du gaz,
18:35il vient de l'arbre,
18:36il vient donc de l'atmosphère.
18:38Et ça,
18:38des papeteries,
18:39on en trouve dans les zones rurales.
18:40On en trouve
18:40parce qu'ils ont besoin de bois,
18:41donc ils sont proches
18:42des zones rurales.
18:44Et donc,
18:44c'est un formidable vecteur
18:45d'industrialisation aussi
18:47et de développement
18:48de l'emploi
18:48dans ces territoires ruraux
18:49qui ont pu être un peu
18:50parfois laissés pour compte
18:51de vouloir implanter
18:53ces usines de carburant synthétique
18:54dans ces territoires ruraux
18:56et ils ne peuvent pas
18:56s'implanter ailleurs.
18:57Quelques chiffres,
18:58vous en avez donné un
18:59sur le financement
19:00de l'industrie verte
19:00en France,
19:02près de 25 milliards d'euros
19:03investis en 2025,
19:05463 projets industriels recensés,
19:08c'est une hausse
19:08de 13% en un an
19:10avec un niveau
19:11d'investissement
19:13globalement stable.
19:14que nous disent
19:15ces projets-là
19:16qui finalement
19:18ne sont pas isolés
19:19sur la transformation
19:21de ces écosystèmes locaux
19:23dont on parlait ?
19:24Eh bien,
19:25alors,
19:25ça nous dit
19:25qu'effectivement,
19:27cette transition énergétique,
19:29qu'il s'agisse
19:29d'hydrogène vert,
19:32de construction
19:33de panneaux solaires,
19:34de fermes éoliennes
19:35et d'ailleurs,
19:37il y a eu des annoncières
19:37sur de nouveaux appels
19:38d'offres
19:39sur l'éolien en mer,
19:41ça nous dit tout simplement
19:41que ces projets
19:44s'appuient de plus en plus
19:45sur une base industrielle
19:46elle aussi locale.
19:48On a des usines
19:50de production,
19:50par exemple,
19:52de panneaux photovoltaïques,
19:54d'éoliennes en France
19:55et donc ça permet
19:56de faire émerger,
19:57encore une fois,
19:57des écosystèmes
19:58et donc des créations
19:59d'emplois
20:00dans nos bassins industriels,
20:01dans nos bassins de vie
20:03et donc encore une fois,
20:05je pense que c'est plutôt positif
20:07de se dire que tel ou tel projet
20:09va pouvoir créer 200,
20:10400,
20:11500 emplois.
20:12Et pourtant,
20:13il y a des freins.
20:14Quels freins vous voyez
20:15à ces projets
20:16d'industrie verte ?
20:17Alors,
20:18les freins sont nombreux
20:19et je pense que monsieur
20:21pourra aussi en parler.
20:22Ils sont d'abord réglementaires,
20:23normatifs,
20:25aussi bien au niveau
20:26de l'Union européenne
20:27qu'au niveau français.
20:29Il faut évidemment
20:30un cadre clair,
20:32prévisible.
20:33Les acteurs industriels
20:34ont besoin
20:34de pouvoir prévoir
20:36un cycle industriel.
20:38Un projet industriel,
20:39c'est 10, 20, 30 ans.
20:41On n'est pas du tout
20:42sur des projets de court terme.
20:44Donc,
20:44on a le cadre,
20:45on a bien évidemment
20:47la capacité d'accueil
20:48du territoire.
20:49On parlait tout à l'heure
20:50de foncier.
20:51Et effectivement,
20:52tous les territoires
20:52ne sont pas égaux
20:53sur le foncier industriel.
20:54Et là aussi,
20:55le cadre réglementaire
20:56ne nous aide pas toujours.
20:58Et évidemment,
21:01être appuyé
21:02par des compétences,
21:03par un volontarisme
21:04politique local,
21:05ça compte,
21:06bien évidemment.
21:07Et puis,
21:07il y a la question
21:08de l'accès à l'énergie,
21:08on y reviendra tout à l'heure,
21:09mais je veux bien
21:10vous entendre effectivement
21:10sur les freins
21:11ou les difficultés,
21:13peut-être réglementaires
21:14ou autres d'ailleurs,
21:15que vous avez rencontrés.
21:16C'est très intéressant
21:17parce qu'on est dans
21:17une activité
21:19qui à la fois
21:20peut souffrir
21:20de réglementations
21:21mal conçues,
21:22mais dépend aussi
21:23beaucoup de réglementations
21:24si elles sont bien conçues.
21:25Par exemple,
21:25les carburants synthétiques,
21:26on peut en vendre
21:27alors qu'ils coûtent plus cher
21:29on peut en vendre aux compagnies aériennes
21:31parce qu'elles vont avoir
21:31une obligation réglementaire
21:32d'en consommer.
21:33Sans cette réglementation,
21:34il n'y a pas
21:35de projet industriel
21:36qui peut se concrétiser.
21:37Donc nous,
21:38on n'est pas contre
21:38toutes les réglementations,
21:39on pense en revanche
21:40que certaines réglementations
21:41peuvent être inadaptées
21:43au développement de ces projets.
21:44Je prends l'exemple
21:44du développement
21:45des projets de production renouvelable,
21:47il faut aujourd'hui
21:48entre 5 et 10 ans en France
21:49pour développer,
21:50je ne parle pas du temps
21:50de construction,
21:51mais juste obtenir
21:51toutes les autorisations requises
21:53pour faire un parc solaire
21:54ou un parc éolien
21:55parce qu'on applique
21:56à ces objets
21:58des réglementations
21:59qui ne leur sont pas adaptés.
22:00Un parc solaire,
22:00une fois que vous l'avez construit,
22:0120 ans après,
22:02vous pouvez le démanteler,
22:03vous restituer le terrain
22:03dans son état initial.
22:04Est-ce que c'est normal
22:05qu'il s'inscrive
22:06dans le même cadre
22:07qu'un parking souterrain
22:08ou qu'une tour à la défense ?
22:09Vous voyez ce que je veux dire ?
22:10Ça pose un certain nombre
22:12de questions.
22:13Donc nous,
22:13on milite pour qu'un cadre
22:14soit adapté
22:16de manière à ce que
22:16ces projets puissent sortir plus vite.
22:18Ça ne veut pas dire
22:18que ça doit être le Far West,
22:19mais ils doivent pouvoir
22:20sortir plus vite
22:21de manière à être plus réactifs
22:22face aux enjeux aussi du monde.
22:24Dans la crise énergétique
22:25qui s'annonce là
22:26dans la situation actuelle,
22:27mettre 5 ou 10 ans
22:28à sortir de terre
22:29des projets comme ça,
22:31c'est irresponsable en fait.
22:33Je pense qu'en Chine,
22:34ça va plus vite
22:34pour sortir.
22:35Alors en Chine,
22:36ça met pour un parc solaire
22:38de 700 MW,
22:39ils mettent 8 mois de développement.
22:40On en a vu un récemment.
22:43Et nous,
22:43on mettrait probablement
22:45entre 5 et 10 ans,
22:46oui,
22:46probablement plus proche de 10 ans
22:47pour un parc de cette taille.
22:48Ça donne bien
22:49la dimension de la concurrence.
22:51Parlons de l'accès à l'énergie.
22:53À quel point
22:53c'est effectivement
22:54un critère
22:56d'implantation industrielle
22:57majeur ?
22:58Alors,
22:59en fait,
23:00ça dépend vraiment là aussi
23:01des industries
23:02et de quoi on parle.
23:03C'est vrai qu'il y a des sous-catégories
23:05qui sont beaucoup plus
23:05électro-intensives.
23:06Je pense notamment
23:07aux gigafactories de batteries.
23:10C'est évidemment
23:11l'exemple qui me vient en tête.
23:12Mais d'autres secteurs
23:13également.
23:14Et là,
23:15effectivement,
23:16la proximité
23:17de centrales
23:18et la bonne connexion
23:20d'avoir les bons tuyaux
23:21si je peux dire,
23:22avec une puissance électrique
23:24très importante
23:25est devenue
23:25un atout majeur.
23:27Je pense notamment
23:28à la gigafactory
23:31qui s'implantera
23:32près d'Amien
23:34Tiamat,
23:34donc gigafactory
23:35de batteries.
23:36Voilà,
23:36si les planètes
23:38ne s'étaient pas alignées
23:39pour faire arriver
23:40les réseaux électriques
23:41suffisants
23:41pour permettre
23:42à cette gigafactory
23:43de fonctionner,
23:45elle n'aurait jamais pu émerger.
23:46Donc oui,
23:46c'est majeur.
23:47Mais là aussi,
23:48on peut dire
23:49que la France
23:50a plutôt des atouts.
23:51C'est-à-dire que
23:52si on se compare
23:53à d'autres pays européens,
23:54on a une énergie décarbonée,
23:56massivement décarbonée
23:57avec le nucléaire
23:58et le renouvelable aussi,
23:59d'ailleurs.
23:59En fait,
24:00la France,
24:00c'est une terre bénie
24:01pour l'implantation
24:01de ces nouveaux projets industriels
24:02qui ont un point commun,
24:03quel que soit le secteur,
24:04c'est qu'ils vont avoir besoin
24:05d'électricité.
24:06On est dans l'électrification
24:07du mix.
24:08Ce n'est pas que
24:09pour des raisons climatiques,
24:10c'est aussi parce que
24:11c'est comme ça
24:11que fonctionne aujourd'hui
24:12l'industrie la plus moderne
24:13et la Chine a déjà atteint
24:15un taux d'électrification
24:16de son mix énergétique
24:16plus élevé que le nôtre.
24:17Ils sont à 30%,
24:18on est à 25%
24:19et on doit viser 50%
24:21et au-delà.
24:22On a une chance,
24:23c'est qu'on est surcapacitaire
24:24aujourd'hui,
24:24on a plus de production
24:25d'électricité
24:26que de demande
24:27pour plein de raisons
24:28qui découlent aussi
24:29de la désindustrialisation
24:30et des efforts
24:31d'efficacité énergétique
24:32qui ont été faits.
24:33Donc,
24:33on a de la marge
24:34pour implanter
24:34des nouveaux projets
24:35et aujourd'hui,
24:36on est dans un malheureusement
24:37souvent quand on parle
24:38de cette surcapacité,
24:39cette surproduction électrique,
24:41la conclusion qui en est tirée
24:42c'est de dire
24:42« Ah bah,
24:43il faut arrêter
24:43d'installer
24:43des nouveaux moyens
24:44de production ».
24:45Les tenants
24:45de l'anti-renouvelable
24:47vont dire
24:47« Il faut arrêter
24:48les renouvelables »
24:48et les tenants
24:49de l'anti-nucléaire
24:49vont dire
24:49« Il faut arrêter
24:50le nouveau réacteur nucléaire ».
24:52Mais c'est absurde,
24:53ce serait une erreur magistrale
24:54alors qu'au contraire,
24:55cette surcapacité
24:56nous offre l'opportunité
24:57d'avoir des prix plus bas,
24:58d'attirer plus d'industriels
24:59mais les prix plus bas
25:00aujourd'hui
25:00ne vont pas suffire
25:01à l'attirer les industriels.
25:02Pour qu'ils viennent,
25:03il faut qu'ils aient
25:03la certitude
25:04que pendant de nombreuses années
25:05ils vont avoir des prix bas
25:06et ça,
25:06c'est en leur envoyant le signal
25:07qu'on va continuer
25:08à installer
25:09des nouveaux moyens de production
25:10pour accompagner
25:10cette hausse de la consommation.
25:12C'est pour ça que
25:13cette situation surcapacitaire
25:15ne doit pas nous conduire
25:16à réduire le rythme
25:17de déploiement
25:17mais au contraire
25:18à accélérer
25:19et à envoyer le signal
25:20à tout le monde
25:20que ce soit des data centers,
25:21des gigafactories,
25:22des usines d'hydrogène
25:24et puis aussi aux gens
25:24qui veulent acheter
25:25des véhicules électriques.
25:26Ben voilà,
25:26le carburant coûte 2,50 euros
25:27à la pompe,
25:28vous pouvez avoir
25:28de l'électricité pas chère
25:29si vous passez aux véhicules électriques.
25:31Tout ça,
25:31ça s'inscrit
25:32dans cette question
25:33du prix de l'électricité
25:34en France.
25:35On a cet atout majeur
25:36par rapport à d'autres pays.
25:37Si on prend l'exemple
25:37des Etats-Unis par exemple,
25:39les data centers aux Etats-Unis
25:40ne trouvent plus d'électricité.
25:41Ils installent
25:42des groupes électrogènes
25:43pour faire fonctionner
25:43leurs data centers.
25:45On n'est pas loin
25:48d'être aujourd'hui
25:49l'un des rares pays
25:50pouvant être en concurrence
25:52avec ça
25:52et pouvant attirer
25:53ces investissements.
25:54Il ne faut pas qu'on laisse passer
25:55cette opportunité historique.
25:56Merci beaucoup
25:57à tous les deux
25:58et à bientôt
25:59sur Bismarck for Change.
26:00C'est l'heure du grand entretien
26:02de ce Smart Impact
26:03avec Pierre-Henri Grenier,
26:04le directeur exécutif
26:05de la Banque
26:06de la Transition Énergétique.
26:12Prêt pour l'impact ?
26:14C'est la question que je pose
26:15chaque jour
26:15à une personnalité
26:16qui compte dans notre économie.
26:18Je reçois aujourd'hui
26:19Pierre-Henri Grenier.
26:20Bonjour, bienvenue.
26:21Vous êtes le directeur exécutif
26:22de la Banque
26:23de la Transition Énergétique.
26:25C'est quoi la Banque
26:25de la Transition Énergétique ?
26:27C'est au sein
26:29de la Banque Populaire
26:30Auvergne-Rhône-Alpes
26:31qu'on a eu cette volonté
26:34d'accélérer
26:35la transition
26:36de nos clients.
26:37On est une banque coopérative.
26:38Une banque coopérative
26:39sur Auvergne-Rhône-Alpes,
26:41une clientèle
26:41beaucoup de PME.
26:45Je commençais à voir
26:46qu'on avait
26:47parmi nos clients
26:49des enjeux
26:50de compétitivité
26:51pour beaucoup d'entreprises
26:52qui n'arrivaient plus
26:53à satisfaire
26:54aux demandes
26:54des grands donneurs d'ordre.
26:55C'est beaucoup de sous-traitants
26:56de rang 1, de rang 2,
26:58de fournisseurs.
26:58Et puis pour une question
27:00environnementale,
27:00il fallait accélérer
27:03la transition
27:03auprès de nos clients PME.
27:06Et je me dis
27:07qu'en tant que banque,
27:08on peut avoir
27:11une double réponse.
27:12On peut être des acteurs,
27:14des accélérateurs,
27:15d'une part au niveau
27:16macroéconomique
27:16et au niveau microéconomique.
27:18Au niveau macro,
27:19c'est simple.
27:22Le rapport Pizéni-Ferri
27:23a parlé de 36 milliards
27:24d'investissements
27:25nécessaires par an
27:26pour respecter
27:27les accords de Paris
27:27avec un État
27:29un peu surendetté,
27:31avec 6400 milliards
27:33d'épargne des Français.
27:34On se dit,
27:35on flècherait que 1%
27:36de cette épargne
27:37en résout l'équation.
27:38Et qui est-ce
27:39qui sait faire ça,
27:40qui sait faire le lien
27:42entre l'épargne
27:42et les crédits ?
27:43C'est nous,
27:43les banques régionales.
27:44Donc cette idée de dire
27:45qu'on va proposer
27:46à nos clients
27:47des livrets,
27:48des comptes à terme
27:49avec cette promesse
27:50que toutes les pannes
27:52qui vont collecter
27:53sur ces livrets
27:54vont être exclusivement
27:55utilisées
27:56pour des investissements,
27:58des projets,
27:58des financements
27:59de transition.
28:00Ça, c'était le premier point.
28:01Et puis le deuxième point,
28:02c'était sur l'aspect
28:03microéconomique.
28:04Nous, on a un actif
28:06gigantesque à la banque
28:07qui n'est pas
28:08dans notre bilan comptable.
28:09C'est la confiance
28:10de nos clients PME.
28:11Vous savez,
28:11un patron de PME,
28:13il fait un peu de tout.
28:14quand on lui parle
28:15de transition énergétique
28:16que son client lui dit
28:17qu'il faut qu'il respecte
28:18certaines...
28:18Il ne sait pas comment faire.
28:20Ce n'est pas sa priorité.
28:22Ça peut le devenir,
28:23mais spontanément,
28:24ça ne l'était pas.
28:24Ça ne l'était pas forcément
28:25au départ,
28:26mais il s'aperçoit
28:27que pour répondre
28:27à des appels d'offres,
28:28il faut qu'il ne montre pas de verte.
28:29C'est de plus en plus obligatoire.
28:30C'est obligatoire.
28:31Il ne faut montrer pas de verte.
28:31Alors c'est aussi des opportunités
28:32pour conquérir des nouveaux marchés,
28:34pour se différencier.
28:38Et ce chef d'entreprise PME,
28:39il fait confiance à deux personnes,
28:41son expert comptable
28:41et son banquier.
28:43Et je me dis que si nous,
28:44en tant que banquiers,
28:45le point de commun
28:46de toutes les PME,
28:47c'est qu'elles ont une banque.
28:48Si c'est le banquier
28:51qui va proposer,
28:52même pas des financements,
28:53bien en amont,
28:53des solutions opérationnelles,
28:54on va être écouté.
28:56C'est pour ça qu'on a créé
28:57tout un écosystème
28:58d'entreprises partenaires
29:00sur tous les sujets
29:01de la transition
29:01qu'on va pouvoir prescrire
29:02à nos clients.
29:03Et puis si nos partenaires
29:04et nos clients font affaire,
29:05on sera là pour financer
29:06derrière les investissements
29:07nécessaires.
29:08Quelques chiffres
29:09pour bien comprendre
29:11le levier
29:12de la Banque
29:12de la Transition Énergétique.
29:14508 millions d'euros
29:15collectés en 2025,
29:17814 millions
29:18d'encours
29:19et qui sont répartis
29:20de cette façon.
29:2241% pour des projets
29:23d'énergie renouvelable,
29:2459% pour des projets
29:26de performance énergétique
29:28et environnementale.
29:31Si on reprend,
29:31tiens, par exemple,
29:32les projets
29:32d'énergie renouvelable,
29:33alors c'est,
29:34j'imagine,
29:35il doit y avoir
29:35du photovoltaïque,
29:36ça se dispatche comment ?
29:38Alors,
29:38il y a beaucoup
29:39de photovoltaïques.
29:40L'objectif,
29:41c'était vraiment
29:42d'accompagner nos clients.
29:43Donc,
29:43on a beaucoup accompagné
29:44en autoconsum.
29:45On a financé
29:46plus de 1050 centrales
29:47en l'espace de 4 ans.
29:48Ok.
29:49Et c'est des petites,
29:50entre 100 et 500 kilos.
29:52C'est des panneaux
29:52sur le toit.
29:53Des panneaux sur le toit,
29:54des ombrières,
29:54c'est vraiment ça.
29:56Pour qu'elles permettent
29:57de produire
29:58leur propre énergie.
29:59On était aussi
30:00avec 2022-2023
30:01dans une crise d'énergie.
30:03Donc,
30:03c'était pour elles
30:04une capacité aussi
30:05à s'affranchir
30:06des prix de l'ELEC.
30:08Donc,
30:08beaucoup de photovoltaïques
30:09en autoconsum
30:12pour des clients.
30:13Et voilà,
30:14ça,
30:14c'est une accélération énorme.
30:15Et puis,
30:16en Auvergne-Rhône-Alpes,
30:17on a une autre chance,
30:18c'est qu'on a
30:18du dénivelé et de l'eau.
30:20Donc,
30:20beaucoup de centrales hydro aussi.
30:22On a encore
30:22des centrales hydro à financer
30:24et puis un peu
30:25de méthanisation.
30:26On crée
30:27de nouvelles centrales hydroïques ?
30:28Il y a beaucoup
30:28de re-powering à faire.
30:30Il y a des centrales
30:31qui étaient anciennes.
30:32Alors,
30:32il y en a quelques-unes
30:33qu'on arrive à créer de nouveaux.
30:34C'est long parce que
30:35il y a des contraintes
30:36environnementales qui sont réelles.
30:37Il faut assurer
30:38la continuité écologique
30:39du cours d'eau,
30:39ce qui est absolument naturel,
30:41ce qui n'était pas forcément
30:41fait au départ.
30:42Et il y a beaucoup
30:43d'anciennes centrales,
30:44justement,
30:45où il y avait des conduites
30:45forcées un peu,
30:47qui dénaturaient un peu
30:48la continuité écologique,
30:50sur lesquelles
30:50il y a des investissements
30:51à faire.
30:51Et donc,
30:51on finance aussi
30:52ces investissements
30:53pour leur redonner
30:54une capacité de produire.
30:57sur les projets
30:58de performance énergétique,
31:00on est plutôt
31:01dans quel secteur ?
31:02On va être
31:02performance énergétique,
31:04on va être à la fois
31:04sur du particulier,
31:07avec de la rénovation énergétique
31:09d'ampleur.
31:10Dans les différents partenaires,
31:12j'avais un peu de mal
31:13à trouver des partenaires
31:15hyper fiables,
31:15parce que c'est vrai
31:16que quand on envoie
31:17un partenaire à un client,
31:18il faut qu'il soit fiable.
31:19On met en jeu
31:20l'image de la banque.
31:22Et donc,
31:23j'avais un peu de mal
31:24à trouver.
31:25Cette fois-ci,
31:26malgré exceptionnel,
31:27on a racheté une entreprise
31:27qui s'appelle Cosinergy,
31:29qui est notre filiale maintenant,
31:30pour justement apporter
31:32des solutions
31:32de rénovation d'ampleur,
31:34de qualité
31:35à nos clients particuliers.
31:37Et là,
31:37je suis en train de lancer aussi
31:38à la même chose
31:39sur les copropriétés,
31:40parce qu'il y a un énorme enjeu
31:41sur les copropriétés
31:42de rénovation.
31:43Et puis,
31:44alors ça,
31:44c'est pour les particuliers.
31:46Beaucoup de...
31:46Sur le tertiaire,
31:48il y a beaucoup
31:48de rénovation énergétique
31:49aussi à faire.
31:51Il est certain
31:52que les grands bailleurs,
31:53les foncières,
31:54elles voient bien
31:55que si elles ne permettent
31:56pas d'offrir à leurs clients
31:57des mètres carrés décarbonés,
31:58ils ne seront pas pris.
32:00Donc,
32:00ils ont aussi un enjeu
32:01de décarbonés.
32:02Donc,
32:02on a pas mal de partenaires
32:03qui permettent aussi
32:05de...
32:09surtout
32:09d'investir
32:11en beau moment
32:12dans l'immobilier.
32:13Ça veut dire
32:14d'essayer de calibrer
32:14les travaux
32:16pour respecter
32:17le décret tertiaire
32:18et puis aussi
32:18pour avoir une offre
32:19de mètres carrés
32:20qui soit utile.
32:23Vous êtes présent aussi
32:23sur des projets
32:24de mobilité,
32:25par exemple ?
32:25Alors,
32:25on a de la mobilité.
32:26Mobilité décarbonée,
32:27c'est à peu près
32:27un quart de nos financements.
32:29OK.
32:31Et alors,
32:31c'est quoi ?
32:31C'est accompagner
32:32des entreprises
32:33dans le verdissement
32:34de leurs flottes,
32:34par exemple ?
32:35C'est tout simple.
32:35Là,
32:36c'est vraiment
32:36le financement
32:37des flottes
32:37d'entreprises
32:39vers de l'hybride
32:40et de plus en plus
32:40vers de l'électrique
32:42avec les bornes
32:43qui vont bien.
32:44Enfin,
32:45ça se diffuse bien.
32:46Il y a une grosse demande
32:47sur les véhicules électriques
32:49en entreprise.
32:50Et puis,
32:50on a toute la partie industrielle
32:51qui est absolument...
32:54Enfin,
32:55où là,
32:56il y a beaucoup...
32:56C'est du cas par cas,
32:58mais il y a de la récupération
32:59de chaleur fatale.
33:00C'est incroyable
33:01comme la crise de l'énergie
33:02a permis
33:04de se rendre compte
33:05qu'on avait
33:07de l'énergie
33:08qui partait
33:08à l'air libre
33:10et qu'on pouvait réutiliser,
33:12qu'on pouvait faire
33:13de la récupération.
33:14Il y a de l'électrification
33:15de processus aussi,
33:16pas mal.
33:17Donc ça,
33:18c'est vraiment
33:18sur la partie industrielle.
33:19on utilise un partenaire
33:20qui est Neldeo,
33:21qui est un partenaire
33:21sur vraiment
33:22tout ce qui est industrie.
33:24Et puis,
33:24on a ensuite
33:25l'accompagnement
33:27de start-up
33:27dans l'innovation,
33:28des start-up
33:29qui, elles,
33:29vont être spécialisées
33:32pour l'apport
33:32de solutions
33:33de transition
33:33à nos clients.
33:35Et puis là,
33:35je suis en train
33:35d'ouvrir un énorme sujet,
33:37c'est la transition hydrique.
33:38Alors l'eau,
33:38on en parle dans un instant
33:39parce que c'est très important
33:40et on y consacrera
33:41de longues minutes
33:42dans cet entretien.
33:43Mais là,
33:43on vient de détailler
33:44un peu
33:46les secteurs.
33:47On va rentrer
33:47peut-être dans le détail
33:48des projets
33:49avec cette question
33:50posée par Cécile Denormandie
33:52qui était à votre place
33:53ici la semaine dernière,
33:55déléguée générale
33:56de l'association
33:57Entreprises
33:58pour l'Environnement.
33:59Question très courte
34:00qui va susciter
34:02une réponse précise.
34:04Bonjour Pierre-Henri.
34:06Moi,
34:06j'aurais aimé savoir
34:07quel était le projet
34:09que vous avez financé
34:10et dont vous êtes
34:10le plus fier.
34:13C'est difficile de choisir.
34:15On a financé
34:15plus de 13 000.
34:17Alors un financement récent
34:18peut-être.
34:18C'est celui que je préfère,
34:19vraiment mon coup de cœur.
34:21Ça s'appelle
34:22Matéco Recyclage.
34:23C'est une boîte lyonnaise
34:26qui va revitaliser
34:28les terres de chantier
34:29qui va,
34:31donc tous les gravats
34:32autour des chantiers
34:33qui va les trier,
34:34concasser
34:36et revitaliser
34:37avec le compost
34:38de la métropole de Lyon
34:40et qui en refait
34:40de la terre fertile.
34:42Ça, c'est extraordinaire
34:42parce que c'est vraiment
34:43le côté régénératif.
34:46Donc, c'est des gros investissements
34:47parce que pour concasser
34:48toute la terre de chantier,
34:49il faut des gros matériels
34:52et donc je suis très fier
34:53d'avoir financé ça.
34:54Comment vous choisissez
34:55les projets que vous financez ?
34:57Est-ce que,
34:57parce qu'il y a des choix
34:58qui sont des choix,
35:01alors il y a des coups de cœur,
35:02il y a des modèles économiques,
35:04mais il y a aussi,
35:04est-ce que la solution
35:07environnementale
35:07qu'on nous propose
35:08est forcément la bonne ?
35:09Vous voyez ce que je veux dire ?
35:10Est-ce que vous êtes obligés
35:11d'aller chercher parfois
35:11des experts pour dire
35:13là on est dans la bonne direction
35:14ou au contraire
35:15peut-être qu'on n'en est pas sûr ?
35:16Oui, oui, bien sûr.
35:17Oui, oui.
35:18On va vérifier.
35:20Moi, la promesse
35:21que j'ai faite
35:21à mes épargnants,
35:22c'est qu'on va décarboner.
35:24On est allé économiser
35:25121 000 tonnes de carbone
35:26avec nos financements
35:28et l'objectif,
35:29c'est vraiment
35:29de s'assurer
35:30que les solutions
35:31qui nous sont proposées
35:32sont des solutions
35:33qui sont efficaces.
35:34Alors,
35:34quand on n'a pas la compétence,
35:36on a tout un écosystème
35:38qu'on va mobiliser.
35:40J'ai créé
35:40un comité consultatif
35:41au sein de la Banque
35:42de Transition énergétique
35:43avec des experts
35:46de transition,
35:47des pôles de compétitivité,
35:49l'ADEME,
35:50et donc,
35:50c'est aussi des experts
35:51qui peuvent me conforter
35:53ou pas
35:54quand il y a un doute
35:54sur la solution
35:55qui m'est proposée.
35:56Alors,
35:56vous vouliez parler
35:57de l'eau.
35:58Effectivement,
35:58c'est un enjeu majeur.
36:02Déjà,
36:02sur le constat,
36:05les entreprises
36:06que vous conseillez
36:08qui viennent vous voir,
36:09qui se financent
36:10grâce à vous,
36:11est-ce qu'elles ont pris conscience
36:14de l'enjeu
36:15à la fois
36:16du stress hydrique,
36:19de la sécheresse,
36:20parfois des inondations,
36:22est-ce que c'est devenu
36:22un enjeu majeur
36:23pour ces entreprises ?
36:24C'est un enjeu majeur,
36:24mais on n'en a pas conscience.
36:26D'accord.
36:26C'est vraiment là
36:27où on a fait...
36:28J'ai fait faire
36:29une étude de marché
36:30sur Auvergne-Rhône-Alpes
36:30pour identifier,
36:33entreprise par entreprise,
36:35leur fragilité hydrique.
36:38À partir de 2035,
36:40on va manquer d'eau
36:41systématiquement,
36:42de manière récurrente,
36:44en été.
36:47La ressource estivale
36:48va être vraiment problématique.
36:52Donc on va voir
36:52ce qu'on a vu,
36:53pardon que je vous interromps,
36:54mais ce qu'on a vu à l'œuvre,
36:55c'est-à-dire des arrêtés
36:56préfectoraux
36:57de restrictions d'eau.
36:59On en a vu même
36:59jusqu'en Normandie
37:01l'été dernier.
37:02On va aller voir
37:03se multiplier.
37:04On va se multiplier.
37:05C'est très inégal d'ailleurs
37:05parce que ça ne dépend pas
37:07de l'eau qui tombe du ciel
37:08mais du sol qui reçoit les eaux.
37:09Sur les sols argileux,
37:11ça va être beaucoup plus compliqué.
37:13Et effectivement,
37:14le risque pour les entreprises,
37:15et c'est ça qui les motive,
37:17parce que le prix de l'eau
37:18est tellement peu cher
37:19que ce n'est pas
37:19l'économie débit de dalle,
37:21l'économie de charge
37:22qui va les faire bouger.
37:23C'est vraiment ce risque
37:24que le préfet coupe le robinet,
37:28d'arrêté préfectoral,
37:30d'arrêté sécheresse,
37:31de mise en chômage technique.
37:33Et c'est vrai
37:34que les entreprises,
37:35elles consomment plus ou moins d'eau
37:37dans leur processus industriel.
37:39Donc, il y a des solutions
37:40de sobriété hydrique
37:42à faire dès maintenant.
37:43Parce que c'est maintenant
37:46le stress hydrique généralisé.
37:47C'est 2035.
37:48Donc, c'est maintenant
37:48qu'il faut faire les investissements.
37:50Et puis,
37:50des solutions de re-out aussi.
37:53Donc, des réutilisations de l'eau
37:54de passer en économie circulaire
37:55sur l'eau.
37:56Donc, l'eau qu'on consomme,
37:57on la nettoie
37:58et on la réutilise
37:59dans le processus industriel.
38:00Donc, c'est des gros investissements
38:01à faire aujourd'hui.
38:02Et nous, on a un travail
38:04aujourd'hui un peu
38:04d'évangélisation
38:05auprès de nos clients
38:06pour leur dire
38:06attention, c'est maintenant
38:07qu'il faut agir sur l'eau.
38:09Ça veut dire que vous êtes
38:09à l'initiative ?
38:12Oui, oui.
38:12Nous, même sur l'énergie,
38:14au début de la transition énergétique,
38:16il y a eu la crise énergétique
38:17qui a tout accéléré.
38:18Mais en 2020...
38:20D'ailleurs, vous dites
38:20que les entrepreneurs
38:21ne veulent plus revivre 2022.
38:22Ce qu'on peut comprendre
38:24vu la flambée des prix...
38:25Ça a été un choc
38:27qui n'était pas du tout anticipé.
38:29L'énergie n'était pas chère,
38:30elle était abondante.
38:32Et le fait de certaines entreprises
38:33qui ont vu leurs factures
38:34multipliées par 8,
38:37elles avaient un enjeu
38:38de réduction de leur consommation
38:40et puis de production,
38:42d'autoconso.
38:43Donc, ça a été un accélérateur.
38:45Sur l'eau,
38:46il y a aussi cet enjeu
38:47de sobriété très fort.
38:48Les processus, aujourd'hui,
38:50ne sont pas adaptés
38:50au manque d'eau.
38:52Souvent, on utilise de l'eau
38:53de manière abondante,
38:55alors que quelques modifications
38:56de process,
38:57sans gros investissements,
38:59permettent de réduire énormément.
39:00Moi, j'avais l'exemple
39:01d'une entreprise
39:03qui faisait des dragées
39:06avec différents parfums.
39:08Et à chaque fois qu'elle changeait
39:10le parfum,
39:10on nettoyait les cuves
39:11à grande eau.
39:12Et quelquefois,
39:12on les nettoyait les cuves
39:13quatre fois dans la journée.
39:14Il suffit de dire
39:15que tel jour de la semaine,
39:16on fait tel parfum
39:17et on divise par quatre
39:18le volume d'eau.
39:20C'est tout bête.
39:21C'est vraiment tout bête,
39:21mais c'est beaucoup
39:22de petites choses comme ça.
39:23Et puis,
39:24ce qu'elles n'ont pas,
39:24les entreprises,
39:25c'est qu'elles, souvent,
39:25ne connaissent pas
39:26la mesure de leur consommation.
39:28Et ça,
39:29on ne peut pas attaquer
39:31un processus
39:32de sobriété hydrique
39:33quand on ne sait pas
39:33combien de mètres cubes
39:34on utilise dans chaque process.
39:35Mais on en est tous là,
39:37même chaque citoyen français.
39:39Comme l'eau n'est pas chère,
39:40ce n'est pas une facture
39:41qu'on regarde.
39:42Et donc,
39:43il y a un enjeu aussi
39:43de connaître
39:45les volumes d'eau
39:46consommés
39:46à chaque étape
39:47du process de production.
39:48Et moi,
39:49j'ai trouvé
39:50une start-up
39:51sur Lyon
39:53qui a fait
39:55le Linky de l'eau.
39:56Donc,
39:57c'est un compteur,
39:58en fait ?
39:59Les capteurs ?
39:59C'est encore plus...
40:00Ce n'est même pas des capteurs.
40:01Enfin,
40:01c'est un capteur
40:02sur le compteur.
40:02OK.
40:03Parce que le compteur,
40:04il y a une roue comptée
40:06qui tourne.
40:06Il suffit de voir
40:07quand elle tourne,
40:08mettre un capteur.
40:09Et puis,
40:09dans ces cas-là,
40:10on peut avoir
40:10en temps réel
40:13sa consommation d'eau.
40:14Et dès lors
40:15qu'on peut modéliser
40:16sa consommation d'eau
40:17dans la journée,
40:18sur les processus,
40:19là,
40:19on peut enfin passer
40:20à l'action
40:20pour réduire
40:21sa consommation.
40:23C'est vraiment...
40:24Donc,
40:24il y a beaucoup de choses
40:24qui bougent en ce moment
40:25sur cette capacité
40:27de sobriété.
40:28Avec des outils
40:31de l'innovation
40:32qui permettent,
40:32par exemple,
40:33je pense aux fuites,
40:34parce que c'est vrai
40:34que le réseau,
40:35il est vieillissant.
40:37Et donc,
40:38on sait très bien
40:39qu'il y a une déperdition
40:40qui est hyper importante.
40:41Il y a des outils
40:42technologiques
40:43qui permettent d'avancer,
40:43là ?
40:44Là,
40:44avec le petit capteur
40:45en temps réel,
40:45dès qu'il y a une fuite,
40:46on voit que tout d'un coup
40:47la consommation,
40:47elle explose.
40:48Donc,
40:48on sait qu'il y a une fuite.
40:49Alors,
40:49sur les fuites,
40:50les écologues nous diront
40:51que c'est très bon,
40:52ça remplit les d'innovation.
40:53ça remplit les d'innovation.
40:54OK.
40:55Mais c'est de l'eau traité,
40:56donc économiquement,
40:56c'est une aberration quand même.
40:57Oui,
40:58effectivement.
40:59Je reviens sur la question énergétique
41:01parce qu'il y a eu 2022
41:04et donc,
41:04il y a eu un certain nombre
41:06d'entreprises,
41:06beaucoup d'entreprises
41:07qui,
41:08voilà,
41:09ont changé leur pratique.
41:10Est-ce que ça veut dire
41:11qu'on est aujourd'hui
41:14plus résilients,
41:15plus forts
41:15pour résister au choc
41:17qui est en cours ?
41:18Qui n'est pas exactement le même.
41:20Ce n'est pas le même.
41:20Ce n'est pas le même.
41:22Le prix de l'ELEC
41:22n'a pas beaucoup bougé.
41:24n'a pas beaucoup bougé.
41:25Aujourd'hui,
41:25on n'a pas fait tourner
41:26les turbines à gaz.
41:27En particulier,
41:28parce que les centrales
41:30produisent
41:30et puis qu'on a aussi
41:31de l'énergie renouvelable
41:32qui produit.
41:32Alors qu'en 2022,
41:33on avait des centrales nucléaires
41:34qui étaient en pleine rénovation.
41:37Donc,
41:37c'était vraiment ça
41:38le sujet,
41:39le prix de l'électricité
41:39qui avait bondi.
41:40Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
41:42Mais,
41:43ça repose la question,
41:44malgré tout,
41:45de la sortie du fossile.
41:47Vraiment,
41:48les projets du gouvernement
41:49d'électrification,
41:51de la sortie du fossile,
41:51c'est quelque chose
41:52qui est absolument indispensable.
41:54Et là,
41:54je pense qu'il y aura
41:55deux...
41:57la transition énergétique,
41:58c'était un peu...
41:59Les enjeux énergétiques
42:02pour les entreprises
42:03étaient passés
42:03un peu au deuxième rang
42:05avec la baisse du prix.
42:06Là,
42:06on retrouve
42:07qu'il y a un enjeu
42:07qui revient vraiment
42:08tout en haut de la pile,
42:09c'est de sortir du fossile.
42:10Vraiment,
42:11ça,
42:11c'est majeur.
42:12Et ça veut dire,
42:13vous parliez
42:13des projets
42:15d'électrification
42:16des flottes mobiles.
42:18J'imagine que là,
42:20ceux qui hésitaient
42:21n'hésitent plus.
42:22Ça va revenir beaucoup.
42:23Il y aura des pompes
42:24à chaleur aussi
42:25qui vont se développer
42:25en faisant attention
42:27qu'elles ne cannibalisent
42:29pas l'isolation quand même
42:30parce que normalement
42:32dans une rénovation énergétique,
42:34on commence par isoler,
42:35on fait la ventilation
42:36et puis après,
42:37on calibre correctement
42:38la pompe à chaleur
42:39ou l'outil.
42:40Ce serait bête
42:41de mettre des pompes
42:41à chaleur
42:42dans les placeoires énergétiques.
42:44Mais oui,
42:45les pompes à chaleur,
42:46il faut que ça se développe aussi.
42:47On a cette chance
42:49d'avoir de l'électricité
42:50en France,
42:52d'électricité décarbonée
42:53et c'est une opportunité
42:56extraordinaire
42:57de sortir du fossile.
42:59Je voudrais qu'on revienne
42:59sur le modèle
43:01de cette Banque
43:03de la Transition énergétique
43:03qui donc s'appuie
43:04sur l'épargne
43:06des Français.
43:08Déjà,
43:09est-ce que c'est une demande
43:11des épargnants
43:12ou est-ce qu'il faut
43:13les convaincre
43:14de verdir
43:15leurs projets ?
43:17Quand j'ai lancé
43:18la BTE,
43:19c'était en 2020
43:19post-Covid.
43:22Vraiment,
43:22c'était...
43:23Et là,
43:24il y avait
43:25vraiment
43:26une dynamique
43:27post-Covid
43:28de donner du sens
43:29à son épargne.
43:30Vraiment très clair.
43:32J'avais fait
43:32une étude de marché
43:33avant de lancer
43:33la BTE.
43:3480% de nos clients
43:35sociétaires
43:36voulaient donner du sens
43:36à leur épargne.
43:38Mais 75%
43:39de ces 80%
43:40nous soupçonnaient
43:40de greenwashing.
43:42donc,
43:42il y a aussi
43:43cette image
43:44des banques
43:44qui n'est pas
43:45forcément bonne.
43:46Ils disent beaucoup
43:47de choses
43:48et puis ils ne le font pas.
43:49Donc,
43:50tout l'enjeu
43:50qu'on avait eu
43:51à la BTE
43:52et qu'on continue,
43:53c'est d'avoir
43:53une rigueur
43:54exceptionnelle
43:54sur la traçabilité
43:57des crédits
43:58qu'on met en face
43:58de l'épargne,
43:59de cette mesure
44:01de l'impact.
44:02Je parlais tout à l'heure
44:03des 121 000 tonnes
44:04de CO2 évitées.
44:05Je pense qu'il n'y a pas
44:06beaucoup de produits
44:07bancaires monétaires,
44:08de livrets
44:09ou de comptes à terme
44:09qui sont capables
44:10de mesurer l'impact
44:12des financements.
44:13Donc,
44:14vous avez mis en place
44:14des outils
44:15pour pouvoir
44:16prouver
44:16que les investissements
44:18que vous proposez
44:19aux épargnants
44:20sont efficaces
44:20en matière.
44:20Il y a un élément
44:21de preuve
44:21absolument indispensable
44:23à avoir.
44:24Ce risque de greenwashing
44:25est réel
44:25et il faut l'évacuer
44:27avec des éléments
44:29de preuve,
44:29des chiffres.
44:30Là,
44:30je le fais chiffrer
44:31par un cabinet extérieur.
44:32Donc,
44:33demande forte
44:34dans la foulée
44:35de la crise Covid
44:362020.
44:37Est-ce qu'elle est
44:37moins forte aujourd'hui ?
44:38Elle est moins forte,
44:39oui.
44:39Moi,
44:39je sens qu'elle est moins forte
44:41côté particulier.
44:44Côté particulier,
44:45c'est vrai que
44:48la question
44:49de la rémunération
44:50des produits
44:51d'épargne
44:51est passée
44:51vraiment devant.
44:55Et,
44:56en revanche,
44:57côté entreprise,
44:57c'est le contraire.
44:58On a beaucoup
44:59d'entreprises
44:59qui veulent
45:01que leur trésorerie
45:02disponible,
45:03quand ils la placent,
45:04ait un impact.
45:05Donc,
45:06on voit progressivement
45:07dans notre collecte
45:08d'épargne,
45:08un changement
45:12de mix
45:12avec,
45:15au début,
45:15on était à 80%
45:16de particuliers,
45:1720% d'entreprises,
45:18maintenant,
45:18on est quasiment
45:18à 50-50.
45:19Les entreprises
45:20ont envie aussi,
45:21pour des raisons
45:22aussi d'engagement
45:24ou de rapports
45:26extra-financiers,
45:27je ne sais pas,
45:27mais de pouvoir montrer
45:29que leur trésorerie
45:30a de l'impact.
45:31Est-ce qu'il faut
45:31une aide
45:35gouvernementale,
45:36c'est-à-dire une réglementation
45:37qui pousse
45:38l'épargne
45:39des Français
45:40vers ces projets ?
45:42Alors,
45:43l'enjeu,
45:44il est pour
45:44la transition énergétique,
45:46il est pour
45:46toute autre chose,
45:47par exemple,
45:47le financement
45:48d'un effort militaire
45:49auquel on ne va pas
45:50pouvoir y passer.
45:51Est-ce que vous avez
45:52besoin d'un aiguillon
45:54réglementaire
45:54ou pas forcément ?
45:55Vous n'en avez pas eu
45:56besoin jusqu'à présent.
45:57Réglementaire,
45:57je ne pense pas,
45:58mais qu'il y ait une demande
45:59de la part des épargnants
46:00de savoir à quoi sert
46:01leur épargne,
46:02ça c'est vraiment
46:02un mouvement de fond.
46:04Et qu'on leur laisse
46:05le choix de dire
46:06mon épargne,
46:07elle va servir
46:08à la transition,
46:09servir à la défense,
46:10servir à l'éducation,
46:11je ne sais pas,
46:12je pense que c'est important.
46:14Et ça,
46:14ça nécessite aussi
46:16de vérifier
46:17qu'il n'y a pas
46:18de fausses promesses.
46:19Donc,
46:19comment on fait
46:20pour tracer ?
46:21Mais je pense que oui,
46:22je pense que le mouvement
46:23pour donner du sens
46:24à l'épargne,
46:25c'est un mouvement
46:25qui ne s'arrêtera pas.
46:28Effectivement,
46:28alors vous l'avez évoqué
46:29très rapidement,
46:30on a parlé de l'eau
46:31qui était un thème
46:31très important,
46:32mais moi je vois bien
46:33qu'on parle aussi
46:33des copropriétés
46:35parce que vous en avez
46:36parlé très vite
46:37et je pense qu'il y a là
46:38un levier de décarbonation
46:41qui est quand même majeur.
46:43Oui,
46:43qui est majeur
46:44et qui est mal adressé.
46:45Alors les copropriétés,
46:47les HLM,
46:47déjà il y a eu
46:48des gros efforts de fait.
46:49Là je parle
46:50de la copropriété privée,
46:51ce qui n'est pas toujours
46:52très simple.
46:53La copropriété privée,
46:54il faut mettre d'accord
46:55l'Assemblée générale,
46:56il y a un alignement
46:58d'intérêts
46:59qui est toujours évident.
47:01Ce qu'on voit,
47:02c'est qu'avec
47:04l'interdiction
47:04de location
47:05des passoires énergétiques,
47:06les bailleurs,
47:07qui au début,
47:08ils me disaient,
47:08vous savez,
47:09ce n'est pas nous
47:09qui payons le prix
47:10de l'électricité,
47:11donc on n'est pas
47:11très motivés.
47:12Dès lors qu'ils voient
47:13qu'il y a un risque
47:14de ne plus pouvoir louer
47:17des passoires énergétiques,
47:18que les bailleurs sont
47:18vraiment très favorables
47:20à faire des travaux,
47:21pour les propriétaires
47:22occupants,
47:22il faut les convaincre
47:23et il y a,
47:25objectivement,
47:26on a vu avec
47:28le rapport
47:29des notaires cette année,
47:31il y a une valeur
47:32patrimoniale
47:32qui augmente
47:33en fonction du DPE
47:45des...
47:46Donc oui,
47:47il y a un enjeu.
47:48Aujourd'hui,
47:49je trouve que le marché
47:50de la rénovation
47:50des copropriétés
47:51s'est enfin réveillé
47:52et il y a une grosse demande.
47:54Après,
47:54le financement est compliqué
47:56parce qu'est-ce qu'on finance
47:57chaque copropriétaire ?
47:58Est-ce qu'on finance
47:59collectivement
47:59le syndicat des copropriétés ?
48:01Le syndicat des copropriétés
48:03a une personnalité morale
48:04qui n'est pas évidente
48:05à appréhender.
48:06Donc là,
48:07vous faites comment ?
48:08C'est au cas par cas ?
48:09Là,
48:10on a développé une offre
48:11de prêts collectifs,
48:12donc on prête
48:13au syndicat des copropriétés.
48:15Eux-mêmes,
48:15chaque copropriétaire
48:16ayant le choix
48:17ou pas d'adhérer
48:18aux prêts collectifs.
48:19Est-ce qu'il y a une forme
48:20de...
48:20Je ne sais pas quel terme employer
48:21mais d'évangélisation ?
48:23Vous disiez tout à l'heure
48:24qu'il faut parfois
48:25qu'on soit nous à l'initiative,
48:26par exemple sur l'eau,
48:27le risque hydrique
48:28pour aller convaincre
48:29les chefs d'entreprise.
48:30Est-ce que de la même façon,
48:31vous êtes obligé
48:32de prendre votre bâton de pèlerin
48:33pour convaincre
48:34les copropriétés ?
48:35J'avais fait une étude
48:36que j'avais créée
48:37avec Grenoble École Management
48:39une chaire
48:39où j'avais fait travailler
48:40sur la sociologie des copros
48:41pour voir justement
48:42les freins et les leviers.
48:44Alors, ça rend très humble
48:46parce que l'un des freins
48:47majeurs qu'on a identifiés,
48:49c'était la crainte
48:51du désagrément lié aux travaux
48:53et du risque de cambriolage
48:54lié aux échafaudages qu'on met.
48:57Donc, il faut savoir
48:58que c'est très concret.
49:00Et là, il y a des solutions
49:01pour rassurer.
49:02Et en revanche,
49:03le levier principal
49:04qu'on voit émerger,
49:05et ça, je pense,
49:06qui va encore s'accentuer
49:08dans les années à venir,
49:10c'est le confort d'été.
49:12On voit, étonnamment,
49:13la réduction de la facture
49:14n'était pas en premier.
49:16Mais le confort d'été
49:17arrive vraiment tout en haut.
49:19On aura, dans les villes,
49:20on aura un vrai sujet
49:21de confort d'été.
49:22Et si on n'isole pas,
49:24ce n'est pas que de la clim
49:24qu'on va s'en sortir.
49:25Est-ce que cette transition,
49:27elle est dépendante
49:29de subventions publiques ?
49:31Et d'une manière générale,
49:32est-ce que l'efficacité
49:34d'une transition
49:35n'est pas inversement proportionnelle
49:38à sa dépendance
49:39aux subventions ?
49:40Vous voyez ce que je veux dire ?
49:41Dans la rénovation,
49:45les subventions
49:45comptent beaucoup.
49:46Elles comptent beaucoup.
49:49Ce qui pose un vrai sujet
49:51avec les variantes
49:52changements réglementaires
49:53qu'on a sur ma prime rénov'
49:55avec du stop-and-go permanent.
49:57Oui, je pense qu'il faut
49:58une stabilité des aides.
49:59Ça, c'est absolument indispensable.
50:03et puis faire comprendre aussi
50:05que la rénovation énergétique,
50:07au-delà de l'aspect financier,
50:10c'est du confort en plus.
50:11Je pense qu'on va vraiment
50:12insister sur le confort d'été,
50:14confort d'hiver,
50:15et puis sur la valorisation patrimoniale
50:17que ça va engendrer.
50:19Et donc,
50:19ce n'est pas uniquement
50:20un effet d'aubaine
50:21pour aller chercher
50:23des subventions.
50:25Vous êtes une vigie,
50:26en quelque sorte.
50:26Vous avez parlé de l'eau.
50:27Il y a d'autres sujets
50:29comme ça que vous voyez émerger ?
50:30Il y a des sujets
50:31que je n'arrive pas à adresser.
50:33La partie environnementale,
50:36biodiversité.
50:37Je ne sais pas comment
50:38l'appréhender, par exemple.
50:39Comment trouver un modèle économique
50:41pour l'appréhender ?
50:42Ça, j'ai beaucoup de mal.
50:43On travaille beaucoup
50:44avec le monde agri.
50:45Il y aura des enjeux
50:46sur le monde agri
50:46qui sont énormes,
50:47mais je n'arrive pas aujourd'hui
50:48à identifier le modèle économique
50:50qui est associé à ça.
50:52Il n'y a plus qu'un.
50:52On va essayer collectivement
50:54de trouver la réponse.
50:55Merci beaucoup.
50:56T'es Henri Grenier
50:57et à bientôt
50:57sur Be Smart for Change.
50:59On passe tout de suite
50:59à notre rubrique
51:01consacrée aux startups,
51:02aux innovations.
51:03C'est parti.
51:10Smart Ideas,
51:11c'est notre rubrique
51:12consacrée aux startups,
51:13aux innovations.
51:14J'accueille Olivier Sibuet.
51:15Bonjour.
51:15Bonjour.
51:16Vous êtes le fondateur
51:17de Fetchef
51:18que vous avez créé
51:19en 2023
51:20après plusieurs années
51:21de maturation.
51:22Elle vient d'où l'idée ?
51:23C'est quoi l'idée de Fetchef ?
51:24L'idée,
51:25c'était de permettre
51:27au départ
51:27de proposer un service
51:31rapide,
51:31haut de gamme,
51:32à table,
51:32au restaurant.
51:33OK.
51:34Avec possibilité
51:35de réserver
51:37un service précommandé,
51:38en fait.
51:38Donc, on l'imagine
51:39très bien
51:40pour des groupes,
51:41des groupes d'entreprises,
51:43de particuliers,
51:44etc.,
51:44qui ont un temps imparti
51:47à table.
51:47et pour s'assurer
51:49que ce temps imparti
51:50soit aussi de qualité,
51:51de bien manger,
51:52etc.,
51:53on propose à chacun
51:54de précommander
51:55à l'avance
51:55son repas
51:57avec une app
51:58qui facilite
51:59cette prise de commande
52:00à distance
52:00de façon individuelle
52:01et consolidée.
52:02C'est une appli,
52:02une plateforme
52:03où on commande
52:05un service gastronomique
52:06en quelque sorte,
52:07on peut dire ça comme ça ?
52:08Oui.
52:08Service gastronomique
52:10ou bistronomique,
52:11c'est vraiment fait
52:12pour la cuisine
52:14fait maison
52:16qui prend du temps
52:17à cuisiner.
52:19Et cette idée-là,
52:21finalement,
52:21je l'ai validée
52:21avec des chefs
52:22pendant le Covid,
52:23ils étaient tous disponibles.
52:25ils ont trouvé
52:26que ça a apporté
52:26finalement beaucoup
52:27de facilité
52:29sur l'organisation
52:30parce que souvent,
52:31si c'est pour des entreprises
52:32qui viennent,
52:33il y a une personne
52:34qui s'occupe
52:34de récupérer
52:36toutes les commandes
52:37des uns,
52:37des autres,
52:37les intolérances,
52:38les régimes,
52:39ça devient de plus en plus compliqué.
52:41Et finalement,
52:42ce canal-là
52:43permet en cinq minutes
52:44de laisser chacun
52:46s'exprimer
52:47et puis surtout
52:48aux chefs
52:48et aux cuisines
52:49d'avoir moins de stress
52:50et moins de coups de feu
52:51du midi,
52:52par exemple,
52:53parce qu'ils auront
52:54pu anticiper
52:55dans les justes quantités,
52:57sans stress,
52:58aller plus loin
52:59que la mise en place.
53:00C'est la question
53:01que j'allais vous poser aussi
53:02sur l'anticipation
53:03des commandes
53:04et peut-être
53:05la lutte contre le gaspillage
53:06si on va d'un côté
53:07ou de l'autre.
53:08Exactement.
53:09Finalement,
53:10c'est un système
53:11qui permet,
53:13en engageant
53:14quelque part
53:14le client
53:14sur cette méthode,
53:17sur cette approche,
53:18d'aller beaucoup plus loin
53:19dans la réduction
53:20des déchets
53:20parce qu'on va vraiment
53:22à la limite
53:22faire ses stocks
53:23et cuisiner
53:24exactement dans
53:25les bonnes quantités.
53:26Qui sont vos clients ?
53:27Les clients,
53:28je m'allresse,
53:29c'est vrai,
53:29aujourd'hui,
53:30beaucoup aux entreprises
53:32qui ont ces besoins
53:33d'événementiel,
53:34de gastronomie,
53:35de qualité.
53:37Sur la plateforme,
53:39on va pouvoir trouver
53:39des restaurants,
53:40des chefs privés,
53:41des traiteurs
53:41pour la partie gastronomique,
53:43mais aussi tous les acteurs
53:43de l'événementiel.
53:45Mais vraiment,
53:45pour la partie gastronomique,
53:47finalement,
53:48au restaurant,
53:49comme ça devient
53:49une plateforme
53:50de réservation en ligne
53:52d'un autre genre,
53:53on va dire,
53:53plus engagé,
53:54plus solidaire,
53:55mais c'est un vrai outil
53:56de réservation en ligne,
53:57ça s'adresse à tout le monde.
53:59Mais avec cette possibilité
54:01pour les restaurants
54:03de créer,
54:03alors là,
54:04j'ai insisté
54:04sur le service
54:05rapide à table,
54:06mais en fait,
54:06quand on se rend compte
54:07de l'expérience
54:08que ça apporte,
54:09on est aussi
54:10dans des codes du luxe,
54:12dans une expérience
54:13incroyable,
54:13parce qu'on arrive,
54:14on est attendu
54:15par le restaurateur,
54:16par les équipes,
54:17ils savent déjà
54:18ce qu'on souhaite,
54:19éventuellement
54:20ce qu'on a oublié aussi,
54:22mais on a un moment
54:23à table
54:24d'une qualité incroyable,
54:25donc moi-même,
54:26j'étais le premier surpris
54:27en le testant
54:28avec mes copains
54:29au départ,
54:29mais oui.
54:30C'est quoi le modèle
54:31économique de Faitchef ?
54:32Alors,
54:33le modèle économique,
54:34on l'a voulu
54:35très solidaire
54:37et engagé,
54:38donc pour les restaurants,
54:40finalement,
54:41on propose
54:42une plateforme
54:42de réservation en ligne
54:44qui peut leur être
54:45offerte,
54:46souvent c'est des outils
54:47qui coûtent assez cher,
54:48c'est de la haute technologie
54:49et puis on va de plus
54:50en plus loin
54:51dans le développement,
54:52ça coûte très cher,
54:54en fait,
54:54on va engager le client
54:55au moment de réserver
54:57avec un acte citoyen
54:59qui donne du sens,
55:00c'est ce qu'on a appelé
55:01la filantro-réservation
55:03qui permet finalement
55:04au client
55:05qui veut réserver
55:07dans un établissement
55:07qui a choisi Faitchef
55:08de confirmer sa réservation
55:10par un micro-don,
55:11une micro-participation,
55:13une partie finance le système
55:14mais surtout jusqu'à 50%
55:16sont redonnées
55:17à des actions caritatives,
55:18des associations
55:19et là on retombe
55:21un peu dans la RSE amplifiée,
55:23donc c'est pas seulement
55:24le gaspille,
55:25ça peut être aussi
55:25l'acte citoyen
55:26déjà engagé
55:27parce qu'il y a beaucoup
55:29de gaspille
55:29qui est lié au no-show
55:31parce qu'on prévoit
55:33des sur-quantités,
55:34si les tables
55:34ne sont pas occupées,
55:36tout ça c'est quand même
55:37aussi du gaspille
55:39et avec notre système
55:41de précommande
55:42on va encore plus loin
55:43pour certaines situations
55:45ou pour des services spéciaux
55:46que ce soit du gastronomique,
55:48du rapide
55:49ou du sur-mesure
55:50ou un menu événementiel
55:52pour certaines dates
55:52de fête
55:53ou autre,
55:54on va vraiment cuisiner
55:56dans les bonnes quantités
55:57donc zéro gaspille,
55:58zéro stress,
55:59zéro attente,
56:00fluidité
56:01et expérience
56:03optimale finalement.
56:04Merci beaucoup
56:05Olivier Sibuet
56:06et bon vent
56:06à FEDCHEF
56:07voilà c'est la fin
56:08de ce Smart Impact
56:10merci à toutes et à tous
56:11de votre fidélité
56:12à BeSmart
56:13ForChange
56:13la chaîne des affaires
56:14salut
Commentaires

Recommandations