Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Ce mardi 7 avril, Alain Pitous, senior advisor chez ESG, et Stéphane Deo, Senior Portfolio Manager chez Eleva Capital, se sont penchés sur la résilience du marché face à la crise énergétique, Donald Trump qui nourrit l'inquiétude sur le conflit au Moyen-Orient, le cours de l'or qui reprend un peu du moral, ainsi que le pari de nos experts sur les marchés boursiers, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Stéphane Déo de l'Eva Capital, bonjour.
00:06Bonjour Antoine.
00:07Merci d'être avec nous en direct.
00:08Et Alain Pitous, senior advisor ESG, bonjour.
00:11Bonjour.
00:12Notre invité régulier.
00:13Alors, démarcher encore sur le pied de guerre.
00:16Crise énergétique comme jamais on a observé,
00:19nous dit l'Agence internationale de l'énergie.
00:20Alors ça c'est une problématique qui vous plaît quand même Alain.
00:23Oui.
00:23Enfin qui vous plaît.
00:24Oui, on va faire ça parler.
00:25C'est pas la pénurie et l'éruption d'approvisionnement qui vous plaisent.
00:28Mais enfin, il y a de quoi changer de paradigme là-dedans.
00:31Pas de capitulation des marchés pour le moment.
00:35Des arbitrages techniques qui font que les marchés tiennent.
00:38Est-ce que, voilà, on est dans le moment du cyclone,
00:42donc le dernier moment de calme avant l'enfer total ?
00:45Bon, c'est une question qu'on se pose un petit peu tous les jours Alain,
00:48mais quelles sont vos convictions là en ce moment ?
00:49Alors, ma première conviction c'est d'être risk-off, clairement,
00:53d'être très largement sous-investi, voire même peu investi,
00:57dans des périodes comme en ce moment, c'est pas très gênant.
01:01D'autant que je pense que les investisseurs sont comme on est sur les marchés en ce moment,
01:07c'est-à-dire en fait un peu en baisse par rapport au plus haut qu'on a connu il
01:11y a quelques semaines,
01:12c'est pas si vieux.
01:14Et l'idée c'est que tout le monde pense la même chose,
01:17c'est-à-dire que la guerre va être assez courte,
01:19et qu'une fois que la guerre sera passée, on va rebondir,
01:21et puis on reprendra les affaires courantes.
01:24Ce que je crois pas tout à fait en fait, c'est-à-dire que je pense qu'effectivement
01:27il va y avoir un rebond à la fin de cette période,
01:29j'espère qu'elle sera quand même pas trop longue,
01:31pour tout le monde, je pense qu'on en reparlera après,
01:35mais je pense qu'il y a pas mal d'indicateurs,
01:38et pas mal de choses qui sont en train de se matérialiser,
01:42et de se mettre en place,
01:43qui font que même après le rebond initial, après la fin de la guerre,
01:48les choses seront pas si évidentes que ça,
01:50et il y aura des opportunités d'arbitrage pour revenir tranquillement sur le marché,
01:55donc je pense qu'il y a beaucoup trop d'incertitudes pour aujourd'hui rester investi pleinement,
02:00et que je pense que c'est un peu ce que fait le marché,
02:03c'est-à-dire qu'en fait le marché a pris quelques couvertures,
02:07espère une sortie de crise,
02:09je pense quand même que le marché est un peu plus optimiste que moi,
02:12donc à suivre.
02:15Stéphane Néo ?
02:16Oui, c'est un peu le même son de cloche,
02:18je me suis un peu amusé avec les options sur les futurs sur le pétrole,
02:22en fait ce qui est intéressant,
02:24c'est que la probabilité que le pétrole passe au-dessus de 150 dollars a baissé,
02:28c'est-à-dire que le scénario Armageddon,
02:31avec des prix très très élevés,
02:33est de plus en plus exclu par le marché,
02:35par contre la probabilité qu'on reste au-dessus de 100 dollars a augmenté,
02:40elle. Donc en gros on s'installe sur un prix du pétrole élevé pour longtemps,
02:45il y a la queue de distribution, c'est-à-dire le scénario catastrophe,
02:48qui disparaît d'après les marchés,
02:50après on verra ce que ce cher Donald nous fait ce soir,
02:54mais ça veut dire qu'on ne va pas revenir à la situation exantée rapidement,
02:59ça veut dire que ça a un impact sur la consommation,
03:03parce que c'est une facture énergétique qui augmente,
03:05ça a un impact sur le bénéfice des entreprises,
03:07parce que c'est des coûts qui progressent,
03:09donc oui je pense qu'il va y avoir un effet mémoire,
03:12et qui va être important,
03:13parce qu'en plus il va falloir reconstituer les stocks,
03:16il va falloir relancer toute la machine,
03:18ça ne se fait pas du jour au lendemain.
03:19Les Émirats nous disent plusieurs années,
03:21pour réparer tout ce qui a été détruit.
03:24Oui alors ça c'est pour le gaz,
03:26où effectivement ça peut prendre pas mal de temps,
03:28mais même sur le pétrole,
03:29le Koweït a dit trois mois minimum,
03:31le Koweït ils en les font,
03:32ils peuvent aller très vite,
03:35même avec toutes les capacités,
03:37les fonds quasiment,
03:39je ne vais pas dire infinis,
03:40mais très larges,
03:42il faut quand même trois mois,
03:43donc effectivement ça va,
03:45on ne va pas retomber à 50 ou 60 dollars le pétrole immédiatement,
03:49ça va prendre un petit peu de temps.
03:50Juste un point qui est un peu sourire,
03:52c'est le détroit d'Hormuz,
03:54enfin ça sourit,
03:54enfin façon de parler,
03:55j'entends régulièrement,
03:58ça y est le trafic reprend un petit peu,
04:00il y a 20 bateaux qui sont passés dans le détroit d'Hormuz,
04:02c'est ce que,
04:03attendez,
04:04un truc qui est quand même marrant,
04:05c'est qu'en fait ils ne sont que dans la sens de la sortie,
04:08c'est à dire qu'en fait aucun bateau ne rentre,
04:10il y a encore 1200 bateaux à sortir je crois,
04:12quelque chose comme ça,
04:13donc un coup de 20 bateaux par jour,
04:14même si on repasse à 50 dans quelques semaines,
04:17on n'aura pas encore remis les chaînes de logistique en route,
04:22avant un bon moment,
04:23parce que,
04:24comment on appelle ça,
04:26le niveau des assurances pour rentrer dans le détroit d'Hormuz,
04:29ce n'est pas demain la veille qu'on va revenir au prix d'avant,
04:32surtout si en plus on met 2 millions par bateau
04:35pour faire le transit par le détroit d'Hormuz,
04:37donc tout ça fait que,
04:40Donald Trump a lancé un gros pavé dans la mare,
04:44mais il va y avoir un peu du clapot pendant quelques semaines,
04:46je pense quand même.
04:47Vous avez vu en quoi ils font payer justement les noms de passage ?
04:49Oui, en yuan et en stablecoin.
04:54Oui, ça aussi, c'est un point qui va être post-crise,
04:58qui va être durablement pénalisant.
05:00Bien sûr.
05:01On avait donc le dollar qui baissait depuis quelques temps,
05:03il y avait une conviction assez forte de tout le monde
05:04que le dollar allait baisser,
05:06finalement le dollar s'est redressé dans la période récente,
05:08j'entends dire que c'est retour de la valeur refus,
05:11ça me fait marrer,
05:11c'est en fait tout simplement,
05:14beaucoup de positions de levier qui se sont débouclées,
05:16on l'a vu douloureusement sur l'or, l'argent,
05:19on en parlait tout à l'heure,
05:20et d'autres qui se sont débouclées,
05:23donc ça a généré, c'était des emprunts en dollars,
05:25donc tout ça,
05:26alors c'est pas suffisant pour faire monter le dollar,
05:29mais dans des périodes comme en ce moment,
05:31ça suffit pour arrêter des tendances,
05:33d'autant qu'il y a quand même effectivement
05:35un peu d'arbitrage retour vers des obligations courtes US,
05:40mais le lendemain de crise,
05:41pour l'hégémonie américaine,
05:43va être assez longue à remettre en place
05:46pour la confiance vis-à-vis des Etats-Unis.
05:48Et puis j'allais dire nous,
05:50c'est pas la première fois
05:52qu'on a le patron de l'Agence internationale de l'énergie,
05:55même Christine Lagarde,
05:57même l'essentiel des responsables de haut rang au niveau européen,
06:02qui nous disent,
06:03attendez, vous avez pas compris là,
06:04le mur dans lequel on allait,
06:06enfin qui sont archi alarmistes,
06:08donc moi je suis en train de me dire,
06:12est-ce que finalement ça va pas commencer à piquer,
06:14mais là, maintenant ?
06:16On commence à le voir,
06:17on a eu les PMI ce matin,
06:19qui n'étaient pas très très encourageants,
06:21pour le dire poliment,
06:23et puis il y a les composantes les plus forward-looking,
06:27c'est les plus en avance,
06:28qui effectivement commencent à se détériorer.
06:30Alors les PMI,
06:31c'est une enquête dans l'industrie et dans les services,
06:34qui est faite quelque part au milieu du mois.
06:36Donc évidemment,
06:37on était encore au début de la crise,
06:39on était à un moment où on pouvait imaginer
06:41que ce serait de court terme.
06:43Je pense que si on refaisait l'enquête aujourd'hui,
06:46ce serait moins bien.
06:47Après, le pire n'est jamais parfait,
06:49et jamais...
06:50Parfait non plus,
06:52Et jamais certain, pardon.
06:56Si vous avez une résolution dans un avenir pas très lointain,
07:01et effectivement,
07:01GDVN semblait aller dans ce sens-là,
07:05on a une situation qui est très compliquée,
07:07en particulier pour les banques centrales,
07:08parce que vous avez un choc inflationniste,
07:10il faut monter les taux,
07:11un choc récessif,
07:12il faut baisser les taux en même temps.
07:14Donc l'un dans l'autre,
07:15c'est le pire pour les banques centrales,
07:17elle déteste ce genre de situation-là.
07:19Mais on n'est pas non plus encore
07:22sur une situation qui vous met en récession immédiatement.
07:27Ce qui est paradoxal aussi,
07:29c'est que j'entends Trump qui a parlé de négociation,
07:32de report d'ultimatum, etc.
07:35Et j'entends GDVN qui dit
07:37nos objectifs sont atteints,
07:38on peut arriver à trouver une solution rapidement.
07:41Il peut dire ce qu'il veut,
07:42c'est pas lui qui décide.
07:43Donc c'est pas que c'est Trump qui décide,
07:45ce sont les Iraniens qui vont décider
07:47d'un moment donné,
07:50mais vu leur demande,
07:51on part de très, très, très, très loin.
07:54Aujourd'hui, je ne vois pas
07:56les choses se mettre en place
07:57pour une négociation.
07:59C'est-à-dire que
08:00les Iraniens n'ont aucun intérêt aujourd'hui
08:03à négocier quoi que ce soit avec les Américains.
08:05Alors j'ai vu,
08:06en venant tout à l'heure sur les écrans
08:08qui sont dans les couloirs,
08:09que les Iraniens mettaient des chaînes humaines
08:11sur les infrastructures.
08:13Oui, ils demandaient à faire ça.
08:15Saddam Hussein avait demandé ça.
08:16Oui, mais vous imaginez des Américains
08:19tirés sur des endroits
08:20où il y a des civils.
08:23Tout ça fait que...
08:24Je crois que Trump a été clair là-dessus.
08:27Il n'en a un peu rien à faire.
08:30Moi, je lis surtout,
08:31et je l'ai vu sur un gros titre
08:33de la presse financière américaine,
08:34c'était en fin de matinée.
08:37Trump est arrivé à faire de l'Iran
08:38un super power,
08:40une super puissance.
08:42Est-ce qu'on n'en est pas là, finalement ?
08:45Une super puissance, non,
08:47mais c'est vrai qu'il...
08:49Moi, là où je suis un petit peu plus optimiste
08:51que M. Pitou,
08:56c'est que vous avez quand même
08:57des négociations qui sont en train
08:59de se mettre en place
09:00sans les États-Unis.
09:01La semaine dernière, en particulier.
09:03Oui, voilà.
09:04C'est ça que je voulais dire en réalité.
09:06Le point de bascule, pour moi,
09:09c'est la négociation
09:10entre l'Iran et Oman.
09:11Alors, je ne suis pas du tout spécialiste
09:12de géopolitique,
09:13donc là, vous me décalez
09:15sur quelque chose que je connais mal,
09:17mais il y a une négociation
09:19entre Oman et l'Iran
09:21pour avoir une charte
09:23sur le détroit d'Ormuz.
09:24Donc, en gros, ils vont faire payer le passage
09:26et puis ils vont laisser passer
09:27ce qu'ils veulent.
09:28Donc, on laisse les États-Unis de côté
09:30parce qu'on sait que négocier avec Trump,
09:32c'est extrêmement compliqué
09:33pour le dire poliment, là aussi.
09:36Et on essaye de trouver une solution.
09:39Vous avez la même chose
09:40avec la conférence à Londres,
09:43avec les pays développés
09:44qui vont essayer aussi
09:45de trouver une solution.
09:47Donc, peut-être que ça progresse,
09:49mais la conclusion, c'est oui,
09:51pour les marchés financiers,
09:52les États-Unis sont de plus en plus marginalisés.
09:55et donc, le rallye sur le dollar,
09:57alors, tu as donné pas mal de raisons.
09:59Il y a aussi simplement le fait
10:00que le prix du pétrole a augmenté,
10:02donc il vaut plus de dollars pour payer,
10:03donc il faut acheter du dollar
10:04pour ne pas payer derrière.
10:06Mais moi, c'est plutôt
10:08un rebond de court terme,
10:10à mon avis,
10:12que quelque chose de structurel.
10:14Il y a un vrai sujet sur le dollar
10:16comme modèle de réserve
10:17à moyen terme.
10:18Alors, en parlant de ça, justement,
10:20il y a quelques indices
10:21qui tentent à prouver
10:22qu'on a peut-être touché
10:23le fond du côté de l'or.
10:27Il y a quelques petits ferments de reprise
10:29et les analystes techniques
10:31sont plutôt positifs là-dessus.
10:33Et c'est vrai qu'on a perdu,
10:35allez, entre 9 et 10 % en un mois,
10:37que pour l'or, c'est du jamais vu.
10:40Fait que les gains, justement,
10:41c'était du jamais vu aussi.
10:43Mais est-ce qu'il n'y a pas
10:45une fenêtre de tir pour se dire
10:46est-ce que l'or n'est pas en train
10:48de reprendre sa marche à la hausse ?
10:50Alors, je pense qu'il y a deux choses.
10:53La première, c'est qu'il y a
10:54beaucoup d'institutionnels
10:55ou de particuliers
10:56qui ont des positions,
10:57les banques privées, etc.,
10:59qui ont des 3, 4, 5 % de positions.
11:01Ceux-là n'ont pas beaucoup bougé
11:03dans la période récente.
11:05Après, il y a eu quand même
11:06deux acteurs majeurs
11:09qui ont vendu beaucoup d'or récemment.
11:11C'est la France et la Turquie
11:12qui ont quand même vendu massivement.
11:14Alors, la France,
11:14ils ont fait un arbitrage
11:15et cet arbitrage,
11:16ils l'ont bien géré.
11:17Ils ont gagné 13 milliards apparemment.
11:20Donc, c'est bien.
11:20Ça permet de, je sais quoi,
11:21ces quelques semaines
11:23pour payer les retraites.
11:24Ah, génial !
11:25Oui, c'est pas mal.
11:28En fait, on avait de l'or
11:29qui était stocké
11:30aux Etats-Unis.
11:31Voilà.
11:32Ils l'ont vendu là-bas.
11:33Voilà.
11:34On l'a vendu là-bas.
11:35Et ils ont acheté...
11:36Alors, ils n'ont pas dû le faire
11:37exactement en même temps.
11:38Et donc, ils ont dû pouvoir
11:40profiter d'un écart de cours.
11:41Ils ont gagné...
11:43C'est un siège, oui.
11:54depuis quelques mois
11:55qui se sont débouclés.
11:57Donc, ça a fait très mal
11:58deux fois.
11:58La première fois
11:59dans la période
12:00de la très forte chute
12:01qu'il y a eu,
12:02je crois que c'est janvier, février.
12:04Et puis là,
12:05récemment, encore une fois,
12:06avec quelque chose
12:07qui a été mis en place
12:08que je trouve totalement absurde.
12:10Mais bon,
12:10c'est des fois
12:10les trucs de marché comme ça.
12:11c'est des gens
12:12qui achetaient du pétrole
12:13et qui vendaient de l'or
12:13en même temps.
12:14Et on avait ce truc moutonnier
12:16où chaque fois que l'or...
12:18Enfin, chaque fois
12:18que le pétrole gagnait un dollar,
12:20il fallait qu'on ajuste
12:20avec autant de...
12:22C'était devenu un crowd of trade.
12:24Et ça, au bout d'un moment,
12:25ça finit par s'arrêter
12:25parce que quand vous rencontrez
12:27des physiques en face
12:28qui achètent structurellement...
12:30Oui, et qui ne sont pas là
12:31pour plaisanter eux.
12:31Oui, et qui ne sont pas là
12:32pour quelques semaines.
12:33Donc, ça finit par se calmer.
12:34Et effectivement,
12:35je pense qu'on est sur un palier.
12:37Alors, je n'irai pas
12:38joué en spéculation,
12:39mais pour ceux qui
12:41avaient raté un peu
12:42le mouvement
12:42de la période précédente,
12:43revenir sur ces niveaux...
12:46Sur du très long terme,
12:47pourquoi pas ?
12:47Mais il faut réagir
12:48comme une banque centrale,
12:49c'est-à-dire qu'il faut
12:49le mettre de côté
12:50et puis attendre que ça se passe.
12:51Mais je ne pense pas
12:53que ça soit un coup
12:53à quelques semaines.
12:54Ils ne sont pas plus bêtes que nous,
12:56ces gens-là,
12:56on devrait pouvoir y arriver.
12:58Allez, un petit coup d'œil
12:59sur les marchés.
13:00Il reste un petit peu
13:01moins d'un quart d'heure
13:02de coté sur la banque de Paris.
13:03Moins 0,84%,
13:077896 points.
13:08pour l'indice parisien.
13:09C'est moche.
13:09Vous vous rendez compte ?
13:10Oui, on était au-delà
13:11des 8000 en milieu de matinée.
13:14Puis là, on est sous les 7900.
13:16Alors ça, si j'ai un conseil
13:18à donner, quand vous avez
13:19des positions,
13:20qu'elles soient vendeuses,
13:21si vous êtes vraiment
13:22persuadé que ça va craquer,
13:23ou au contraire,
13:24que vous êtes persuadé
13:25qu'une fois qu'on aura passé
13:27tout ça, les DCA,
13:28les gens qui font
13:29des achats progressifs,
13:30etc., vous ne regardez pas.
13:32Non.
13:33Vous écoutez l'émission,
13:34parce que c'est intéressant,
13:35mais vous ne regardez pas
13:36les cours en même temps.
13:37Surtout pas.
13:37Je suis le premier à le dire,
13:38mais la même chose
13:39avec TPI de 11h à midi.
13:42Ne passez pas votre temps
13:43à regarder.
13:44L'impact sur le portu de solde.
13:46Non, mais non.
13:48L'argent qu'il y a en bourse,
13:49on l'oublie.
13:50Il est bien.
13:52Et puis, 10 ans après,
13:53on fait « Waouh ! »
13:55Et puis, c'est très bien.
13:56Et c'est comme ça
13:56qu'il faut s'en servir.
13:57Donc, 0,8 pour le CAC 40,
13:59qui était effectivement
13:59en hausse d'un et demi
14:00tout à l'heure.
14:017 899.
14:02Plus forte au CST Micro,
14:04plus 4,31.
14:04On est à 30,34 euros.
14:06Stellantis, moins 3,86 à 6,32.
14:08On va en reparler
14:09dans quelques instants,
14:10mais ça...
14:12Comment dire ?
14:13Ça étincelle
14:13dans la galaxie Vivendi.
14:15Vivendi qui gagne 10,3%
14:17à 2,02 euros.
14:18Plus forte baisse,
14:19Worldline, moins 12,9%
14:20à 25 centimes.
14:22L'euro 1,15,75.
14:24Alors, phénomène
14:24dont on a parlé tout à l'heure
14:25avec Christopher Dembic
14:27dans l'éco du monde
14:28tout à l'heure
14:29et qui est en train
14:30de s'installer.
14:31Il y a un trade aussi,
14:32« Crowded Trade »,
14:33ces fameux trades populaires
14:35qui sont en train
14:36de s'installer.
14:37Ça se détend,
14:38alors ça se tend
14:39de manière générale
14:40du côté du marché obligataire
14:41en ce moment.
14:42On est quasiment à 3,8%
14:44pour la France
14:45sur le 10 ans.
14:463,79.
14:463,08 pour l'Allemagne.
14:48On s'est tendu
14:48de plusieurs points de base
14:49depuis ce matin.
14:514,37 pour le 10 ans américain.
14:52Mais attention,
14:53si on regarde
14:54un petit peu plus long terme,
14:56ça se tend
14:56de manière un petit peu plus corsée
14:59du côté des dettes européennes
15:00alors que ça a tendance
15:01à se détendre
15:02un tout petit peu
15:02sur le 10 ans américain.
15:04Le pétrole,
15:04on en a parlé.
15:05111,35 pour le Brent de Mer du Nord.
15:08117,33 pour le brut léger américain.
15:10Messieurs,
15:12Alain Pitous,
15:12Stéphane Deo,
15:13j'avais juste
15:16une petite question
15:19sur ce qui est en train
15:20d'arriver autour
15:21de Universal Music Group.
15:22tous les investisseurs
15:25que j'ai depuis le début
15:26de l'émission
15:27disent
15:27« Oh là là,
15:28dossier compliqué.
15:30Bolloré,
15:31c'est compliqué.
15:31Bill Ackman,
15:32c'est compliqué.
15:33L'opération,
15:33elle s'annonce compliquée
15:34techniquement
15:35et en plus
15:35sur un secteur compliqué. »
15:38Attendez,
15:38il n'y a pas une nouvelle
15:39là-dedans
15:39qui est que
15:41les entreprises,
15:42les investisseurs,
15:43les gros,
15:44les grosses mains
15:45ont quand même
15:46tendance à avoir recours
15:47à la bourse
15:47pour faire de grosses opérations
15:49même si elles sont
15:51compliquées
15:52fois quatre.
15:55On garde un marché
15:56qui est quand même
15:57attrayant,
15:57qui est quand même
15:58liquide,
15:58qui est quand même
15:58efficace
15:59et de plus en plus
16:00de grosses opérations
16:02en ce moment.
16:03Si,
16:03il y a de grosses IPOs
16:05aussi qui doivent arriver.
16:06Honnêtement,
16:06sur ce secteur-là,
16:07nous,
16:07on n'a pas regardé
16:08en détail
16:08parce que c'est
16:09effectivement un secteur
16:10compliqué.
16:10Je ne suis pas sûr
16:11que ce soit
16:12le secteur le plus porteur
16:14à court terme.
16:15Donc,
16:15sur l'opération,
16:16je n'ai pas vraiment
16:16de valeur ajoutée
16:17à donner.
16:19Mais dans le même
16:20ordre d'idée,
16:20vous avez l'IPO
16:21de SpaceX
16:22qui arrive
16:23avec une valorisation
16:24qui est extraordinaire.
16:27On parle de
16:272 000 milliards.
16:28Ça,
16:29c'est ce que voudrait
16:29ce cher Elon Musk.
16:30On va voir si on y arrive.
16:32mais c'est des volumes
16:34qui sont extrêmement importants.
16:36Donc,
16:36il y a encore
16:37beaucoup de liquidités
16:38sur le marché.
16:38De manière beaucoup plus simple.
16:40C'est vrai que ça,
16:40c'est une opération
16:41à 64 milliards
16:42si elle se fait
16:43encore une fois.
16:44Juste avant,
16:44on a Unilever
16:45qui commence à en avoir marre
16:46de l'alimentaire.
16:47Bon,
16:47ils n'y arrivent pas.
16:49Ils sont en train
16:50d'accoler ça
16:50à McCormick
16:51qui est un spécialiste
16:52des ingrédients
16:54américano-italien.
16:55Enfin,
16:55là aussi,
16:55c'est assez compliqué.
16:57Et il y en a
16:57pour plus de 60 milliards
16:58de dollars.
16:59Et là,
17:00que ce soit
17:01Universal Music
17:01Group,
17:02que ce soit Unilever,
17:02on est sur
17:04du top 6
17:05depuis le début
17:06de la décennie.
17:07Ça reste quand même
17:07des opérations
17:08très importantes
17:08et on a l'impression
17:09que la bourse
17:10est quand même
17:11le théâtre
17:11de ces gros échanges.
17:13Il y a 2-3 ans,
17:14tout ça,
17:14ça serait passé
17:14par des fonds
17:15qui auraient fait
17:17grosso modo
17:18ce qu'on appelle
17:19du private equity
17:20qui auraient sorti
17:21ces titres-là
17:22de la bourse
17:22au moins pour une partie
17:23pour la filiale
17:24ou je ne sais pas quoi.
17:26Là,
17:26aujourd'hui,
17:27alors peut-être
17:27que le cas Universal
17:28est encore un truc
17:29un peu particulier
17:29parce que même
17:30la structure
17:30est un peu bizarre
17:31mais surtout le reste,
17:33les exemples
17:33que vous évoquez,
17:34il y a eu des opérations,
17:35Pernod Ricard,
17:35ce truc-là,
17:37il y a quelque temps,
17:38ça se serait fait
17:38hors de la bourse
17:39et là,
17:39on revient sur la bourse
17:40parce qu'en fait,
17:41il y a aussi un truc,
17:41c'est que déjà,
17:43les fonds,
17:43ils ont d'autres soucis
17:44en ce moment
17:45d'aller faire
17:46les ozos
17:46sur les marchés.
17:47Ils ont peut-être
17:47un petit truc
17:48qui s'appelle
17:48crédit privé ?
17:49C'est un autre compartiment
17:51mais bien souvent,
17:53les titres qui sont
17:54dans le crédit privé
17:54sont,
17:55les obligations
17:56qui sont dans le crédit privé,
17:57les titres sont dans
17:59les fonds de private equity.
18:01Oui,
18:01on les retrouve toujours
18:02quelque part.
18:02C'est un peu les mêmes,
18:03mais enfin,
18:04globalement,
18:04et puis,
18:05il y avait un problème
18:05de valo,
18:06c'est-à-dire qu'en fait,
18:08il y a très longtemps,
18:09là,
18:09on remonte à une dizaine
18:11d'années,
18:11quand vous alliez
18:12sur le private equity,
18:13vous étiez moins cher
18:14que sur la bourse.
18:15Là,
18:16aujourd'hui,
18:16c'est clairement l'inverse,
18:17donc ça génère aussi
18:19des appétits,
18:19c'est-à-dire qu'en fait,
18:20vous pouvez gagner de l'argent
18:21sur 10 ans
18:21en achetant des titres en bourse
18:23que vous ne pouviez pas faire
18:24il y a quelques années,
18:24donc ça change la donne,
18:26les industriels sont très,
18:28là-dessus,
18:28ils sont très pragmatiques,
18:30donc voilà,
18:31je pense que c'est une des raisons
18:32essentielles,
18:32c'est la valo,
18:33tout simplement.
18:34Bon,
18:35Stéphane Déo,
18:35c'est une question
18:36de fenêtre d'opportunité
18:37qui est en train de souffrir ?
18:38Oui,
18:38c'est ça,
18:38vous avez une rentabilité
18:39des fonds propres
18:40qui est supérieure
18:41au taux d'emprunt
18:42dans pas mal
18:43de ces opérations,
18:44donc c'est jouable.
18:47Ça va assez vite,
18:48on a vu ça dans la pharma
18:49il y a quelques années aussi,
18:50où vous aviez en fait
18:52des coûts de financement
18:54qui étaient inférieurs
18:55au profit des entreprises,
18:57donc faire des fusions
18:58faisait énormément de sens,
19:00donc c'est une logique
19:01purement financière,
19:02mais voilà,
19:03ça marche.
19:04Bon,
19:04au milieu de tout ça,
19:06l'allocation d'actifs,
19:07qu'est-ce qu'on fait ?
19:09Parce que là,
19:10on a vu par exemple
19:11Amérique Didet
19:12qui nous disait
19:14il serait peut-être temps aussi
19:15de faire un petit peu
19:16comme certains investisseurs,
19:19réduire la voile
19:20sur les Etats-Unis
19:21de manière un petit peu
19:22plus franche
19:23et aller regarder
19:23du côté de l'Asie,
19:25du Brésil,
19:26alors c'est vrai que l'Asie
19:26il y a quelques cas particuliers
19:28qui font que le marché
19:29est assez volatil,
19:29notamment tout ce qui se passe
19:30en Corée du Sud,
19:31autour du sujet
19:32de la mémoire
19:33qui surconcentre
19:35un petit peu les capitaux,
19:36enfin sur le Japon,
19:38pourquoi pas sur la Chine,
19:40est-ce qu'il n'y a pas
19:41des idées
19:42de diversification
19:43et d'envie d'ailleurs ?
19:45Comment on dirait ?
19:46Alors envie d'ailleurs,
19:48moi j'aime bien la Chine,
19:49vous savez,
19:50les économistes
19:51se crêpent le chignon
19:52pour savoir
19:52si c'est 3,5,
19:544 de croissance,
19:55etc.
19:56Honnêtement,
19:56pour moi,
19:57ce n'est pas du tout
19:57le sujet.
19:58Si on est à 4 de croissance,
19:59sachant qu'il y a une bonne
20:00partie de l'économie
20:01qui est à 0,
20:02c'est-à-dire que vous avez
20:03une partie qui doit compenser
20:04et qui est à 10%,
20:04voire plus.
20:05Et on est d'accord.
20:06Et c'est la tech,
20:07et c'est les Alibaba,
20:09les Tencent.
20:10tous ces gens-là
20:10qui,
20:11et donc,
20:12pour aller en Chine,
20:13nous,
20:14on est investis,
20:15mais il ne faut surtout
20:16pas prendre un indice chinois,
20:17il faut aller faire
20:18du stock picking,
20:19c'est-à-dire choisir
20:20les secteurs qui vont bien,
20:21les secteurs qui vont
20:22de forte croissance.
20:24Et là,
20:24il y a beaucoup de perles
20:26à aller chercher,
20:27effectivement.
20:28Juste pour vous donner
20:29un exemple,
20:29nous,
20:29on est actionnaire
20:30de Pony et AI,
20:32qui est,
20:33c'est des voitures,
20:34c'est des voitures
20:37indépendantes,
20:37donc guidées.
20:39Oui,
20:40les voitures autonomes.
20:41Oui,
20:41c'est ça.
20:42Et en fait,
20:43c'est le seul
20:43qui a la licence 6,
20:45c'est-à-dire la licence
20:46où vous n'avez
20:47aucune intervention humaine.
20:48Donc,
20:49ça marche très bien.
20:49Ils ont une exclue là-dessus ?
20:51Oui,
20:51parce qu'ils ont la technologie.
20:53Si vous allez,
20:53par exemple,
20:54utiliser des Wimo
20:55à San Francisco,
20:57il y a en permanence
20:58la capacité
20:59d'un humain
21:00de reprendre le contrôle.
21:01Il y a toujours
21:02un volant dans la voiture.
21:03Voilà,
21:03exactement.
21:05Et donc,
21:05vous avez
21:06des entreprises comme ça,
21:07vous avez tout ce qui est
21:09Human Robotics,
21:10aussi,
21:11qui est en train
21:11d'exploser complètement.
21:13Donc,
21:13il y a beaucoup
21:14de choses à faire en Chine,
21:16mais une fois de plus,
21:16il ne faut pas y aller
21:17avec un indice,
21:18à mon avis.
21:19Il faut cibler
21:21certains secteurs
21:22et certaines valeurs.
21:23Et en haute technologie,
21:25il y a de très,
21:26très belles choses à faire.
21:28LMP,
21:29LMP tous,
21:30il est beaucoup plus prudent
21:31que ça.
21:31En fait,
21:33je suis un portefeuille,
21:33je participe souvent
21:34à l'émission
21:35C'est votre argent,
21:35je suis un portefeuille régulièrement
21:37sur Twitter,
21:38je le mets en disposition.
21:39Il marche bien ?
21:40Il est profilé.
21:40Oui,
21:41il est sur mon profil,
21:42vous pouvez le suivre.
21:43Là,
21:43aujourd'hui,
21:43je suis complètement à la cape,
21:45c'est-à-dire qu'en fait,
21:46je suis à 10% d'actions,
21:47d'actions européennes,
21:48avec des actions dans l'énergie,
21:51nouvelle énergie,
21:51pas le pétrole.
21:53Les Iberdrola,
21:54les...
21:54Voilà,
21:55exactement.
21:5610% d'utilities,
21:58des valeurs,
21:59voilà,
21:59qui résistent,
22:00en fait,
22:00depuis quelques temps.
22:01Du bon rendement.
22:01Voilà,
22:02du bon rendement,
22:03bien chez nous.
22:0560% d'obligations courtes,
22:08dont une large partie
22:09en France-Suisse.
22:10Donc,
22:11là,
22:12c'est vraiment
22:12tous aux abris.
22:13Et puis,
22:15deux paris,
22:15on va dire,
22:16qui jouent sur les pénuries
22:17qui devraient,
22:18je pense,
22:18arriver,
22:19c'est un pari
22:20sur l'agriculture
22:21et un pari
22:21sur les matières premières
22:22agricoles,
22:23donc,
22:23et un pari
22:24sur les métaux,
22:25les métaux pas précieux,
22:26les métaux industriels,
22:27les métaux critiques,
22:28l'éminium,
22:28par exemple,
22:29qui sont sous tension
22:31aujourd'hui et qui,
22:32malgré une activité économique
22:33qui devrait un peu réduire,
22:35ont parfaitement résisté.
22:36Alors,
22:36je ne vais pas rester 50 ans
22:38sur cette allocation-là,
22:40j'attends les opportunités
22:41pour revenir,
22:41mais quand je vois,
22:42enfin,
22:43si vous voulez,
22:43pour moi,
22:43c'est dissymétrique aujourd'hui,
22:44c'est-à-dire qu'en fait,
22:45le risque d'un carreau énorme
22:48sur les marchés
22:48est encore réel.
22:50Inversement,
22:51si ça remonte,
22:51je pense qu'il va falloir
22:52à un moment donné
22:53que la poussière retombe,
22:54donc il y aura des opportunités.
22:56Alors,
22:56je reviens sur ce que tu disais
22:57tout à l'heure
22:57sur le pétrole à 150,
22:59c'est-à-dire que le marché
23:00fait ce pari,
23:02mais le marché ne joue plus
23:04du tout une explosion du pétrole
23:05qui pourrait durer
23:06quelques semaines
23:08et c'est aussi pour ça
23:09que même avec un baril
23:10de pétrole à 150,
23:11si on est à 150
23:12pendant trois semaines
23:13jusqu'à la fin d'avril,
23:17je pense que les marchés asiatiques
23:19ne résisteront pas.
23:20C'est-à-dire qu'en fait,
23:21on n'est carrément plus
23:21avec des problèmes de prix,
23:22on est avec des problèmes
23:23de pénurie.
23:24C'est totalement absurde
23:26de prendre ce pari-là
23:27aujourd'hui pour moi.
23:30Moi,
23:30j'ai une vision des choses
23:31où je me dis,
23:32tant qu'à faire,
23:33tant pis de temps en temps
23:34rater un mouvement de hausse,
23:35mais éviter les grosses gamelles.
23:37Alors,
23:38c'est un peu contredit
23:40par la statistique,
23:41mais aujourd'hui,
23:42je trouve que la statistique,
23:43elle n'est pas favorable
23:45à prendre des risques,
23:47à rester investi
23:48en attendant que ça se passe.
23:49C'est mon avis.
23:50Ce qui est effrayant,
23:51c'est de voir comment le marché
23:52arrive à se faire à tout,
23:53dans le sens où,
23:54ce dont on parlait,
23:56pointe à 150,
23:57mais en gros,
23:58ça veut dire
23:59pendant un petit temps,
24:01un pétrole qui sera
24:01entre 100 et 120.
24:03Mais justement,
24:04au début des hostilités,
24:05c'était le scénario noir.
24:07Donc,
24:08là,
24:08c'est déjà le scénario noir foncé.
24:11pour revenir sur ce que disait Alain,
24:13moi,
24:13ce qui m'inquiète,
24:14justement,
24:14c'est que le scénario 150,
24:16on est en train de me dire
24:17non,
24:17mais vous inquiétez pas,
24:18il n'arrivera pas.
24:20Donc,
24:20s'il arrive,
24:20le marché n'est pas du tout préparé.
24:24C'est paradoxal parce qu'il y a un truc
24:27que j'entends aussi souvent,
24:28c'est qu'il y a d'énormes positions
24:30sur les options.
24:31C'est-à-dire qu'en fait,
24:32beaucoup d'investisseurs
24:32sont positionnés sur les options.
24:35Mais je crois que c'est ça
24:38qui est un peu trouble
24:39par rapport à d'habitude.
24:40D'habitude,
24:40on a des positions,
24:42les investisseurs ont allégé
24:43leur position action,
24:44position risquée globalement,
24:46et pris des options de vente.
24:47Donc,
24:47effectivement,
24:48quand il y a ça
24:48et qu'il y en a beaucoup,
24:50le jour où le marché remonte,
24:51ils sont obligés de racheter du cash,
24:52ils sont obligés de vendre
24:53leurs options de vente.
24:54Mais aujourd'hui,
24:54ce qu'ont fait les investisseurs,
24:55ce que je constate,
24:56moi je regarde les performances
24:57des gros fonds allocataires,
24:59ils ont gardé leur position cash
25:01et ils ont pris des options de vente.
25:03Donc,
25:04le potentiel de poudre sèche
25:06pour racheter,
25:07il n'est pas si important que ça
25:08parce que quand vous prenez
25:10des gamelles sur vos positions cash,
25:11vous êtes bien content
25:12d'avoir vos poudres pour protéger,
25:13mais ça ne vous donne pas envie
25:15de racheter au moindre mouvement
25:16de haut sain.
Commentaires

Recommandations