- il y a 5 heures
Ce jeudi 2 avril, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, et Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco, se sont penchés sur la négociation entre Oman et l'Iran pour la gestion du droit de passage sur le détroit d'Ormuz, le marché obligataire qui se stabilise, ainsi que la réticence des investisseurs en raison de la forte volatilité des marchés boursiers, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03À l'heure du brûle de Claresco, bonjour.
00:06Bonjour Antoine.
00:06Merci d'être en direct avec nous.
00:07Et on retrouve Christopher Dembic, PICTAM,
00:10qu'on vous retrouve d'ailleurs demain pour un mois de soirée.
00:12Tout à fait, la 11h.
00:13Effectivement, avec un TPI hebdomadaire,
00:16toujours riche en géopolitique
00:18et en réflexion sur les différentes stratégies
00:21en termes de business, en termes de commerce,
00:23en termes tout simplement de stratégie.
00:26Et autant dire que votre expertise
00:29va être vraiment éprouvé pendant ce club.
00:32Donc, le dernier développement, là.
00:34Il s'agirait, en fait, c'est Oman,
00:37qui est un petit peu un entremetteur structurel
00:42dans cette zone du Golfe,
00:43qui essaie de négocier un accord avec l'Iran
00:46pour mettre en place une sorte d'administration commune
00:50du détroit d'Hormuz.
00:51Ce n'est pas précisé,
00:52mais on suppose qu'ils vont demander un petit billet
00:55au passage à chaque bateau qui passe.
00:57Est-ce qu'au final,
00:59déjà, la question, c'est de se dire
01:01avec qui il négocie en Iran,
01:02parce qu'il n'y a plus personne,
01:03en gros, à part le président Prézequian,
01:06Oman a un rôle, alors pour le coup,
01:08de neutralité et d'administration,
01:12de procédés de bon usage dans la région.
01:15Est-ce que ce ne serait pas, finalement,
01:16le moindre mal et une solution
01:18un petit peu entre deux
01:19qui satisfierait tout le monde ?
01:21Alors, tout dépend du droit de passage.
01:23Aujourd'hui, on a quelques éléments
01:25de la part d'armateurs,
01:26notamment en Chine,
01:27qui ont été approchés par les Iraniens,
01:29donc avant, effectivement, cette information,
01:31où les navires qui passent par l'étroit d'Hormuz
01:35sont obligés de passer près des îles
01:36pour qu'ils soient inspectés
01:38par les gardiens de la Révolution
01:39et ils ont l'autorisation de passer
01:41s'ils payent un droit de passage
01:42qui peut monter jusqu'à 2 millions de dollars.
01:44Donc, typiquement,
01:44des grands armateurs chinois refusent.
01:46Et ce n'est pas un petit billet, là ?
01:46Ce n'est pas un petit billet.
01:47Donc, bien sûr, tout va dépendre
01:49si on avance dans cette direction.
01:51Ça va dépendre, effectivement,
01:52du droit de passage
01:53parce que, légitimement,
01:54on peut s'attendre à ce qu'il y en ait un.
01:55On verrait mal si cette situation
01:57ne pas se mettre en place.
01:58Et si on va sur cette direction-là,
02:00ça ne résout finalement pas grand-chose
02:02parce que, bon,
02:03Oman est certes un médiateur,
02:05mais on sait qu'ils ont quand même
02:06une proximité aussi avec l'Iran
02:08qui est assez importante,
02:09ce qui leur permet d'être négociateurs.
02:11Mais je pense qu'il y aura
02:12un problème de confiance
02:13de la part aussi bien, par exemple,
02:15des autres pays de la péninsule arabique
02:17que des États-Unis
02:18de laisser complètement Oman
02:19dans cette direction.
02:20Donc, je pense que c'est plus
02:22un coup de bluff.
02:23À mon avis,
02:23et vous l'avez dit à juste titre,
02:25l'un des problèmes
02:26pour sortir du conflit,
02:27c'est outre, bien sûr, ce détroit,
02:29c'est avec qui vous négociez
02:30en Iran aujourd'hui.
02:32On sait que les États-Unis
02:33négocient avec le président du Parlement,
02:35mais qui n'a pas une marge de manœuvre
02:36qui est extrêmement importante,
02:37qui n'a notamment pas d'assises
02:38avec les gardiens de la Révolution.
02:40Au niveau des gardiens de la Révolution,
02:42c'est très éclaté
02:42puisque la direction
02:43est systématiquement décimée.
02:46Donc, c'est très compliqué
02:47de voir comment on pourrait
02:48avoir une sortie par le haut.
02:49Il y a quelques éléments
02:50qui font qu'on a des voies
02:52de passage alternatives
02:53pour contrer le détroit d'Hormuz.
02:55Si on regarde, par exemple,
02:56l'Arabie saoudite nous dit,
02:58alors c'est un moindre mal,
02:59mais que 30% de son pétrole
03:00qui passait d'habitude
03:01par le détroit d'Hormuz,
03:02ils ont réussi à le faire passer
03:03par l'eau éleudique est-ouest,
03:05ce n'est pas à pleine capacité.
03:07C'est très bien qu'on n'ira pas à 100%,
03:09il n'y a pas de doute à cet égard.
03:10Mais en tout cas,
03:11on peut espérer que si l'Arabie saoudite
03:14joue son rôle,
03:15on montera à 50%,
03:16ça réduira un peu la pression.
03:18Donc, il peut y avoir
03:19des voies maritimes alternatives
03:20qui se mettent en place.
03:21En revanche, c'est vrai
03:22qu'il faudra à un certain stade
03:23quand même avoir ce canal
03:25qui soit pleinement opérationnel.
03:27Et même si demain,
03:28il est pleinement navigable,
03:30il faut avoir en tête
03:31que ça mettra un certain temps
03:32avant un retour à la normale.
03:34Nous, on estime que ça mettra
03:35de 6 à 9 mois
03:36pour avoir un retour à la normale.
03:38les raffineries de la région
03:40qui n'ont pas été impactées
03:41directement par des missiles iraniens,
03:42elles mettront à peu près 6 semaines
03:44pour revenir pleinement à la normale.
03:46Celles impactées,
03:47bien sûr,
03:47c'est des investissements
03:48sur le temps long.
03:48Donc, dans tous les cas,
03:49les dommages sont là,
03:50ils sont déjà très conséquents.
03:51Fils durables.
03:52Ah, complètement.
03:52Le Qatar nous l'avait dit,
03:54ça m'arrive assez souvent,
03:56Christophe.
03:56Détends-toi, il n'y a pas de soucis.
03:57D'habitude, on ne m'appelle pas.
03:59Mais effectivement,
04:00ça va être des problèmes
04:01qui vont être durables.
04:02C'est ça, vraiment le sujet.
04:03Le Qatar avait dit 3 à 5 ans
04:04pour réparer l'ensemble
04:05des installations,
04:06notamment du côté du gaz.
04:08Alain Dubrul,
04:09on le disait il y a quelques jours,
04:12on a eu l'impression,
04:14alors si on se fondait vraiment
04:15uniquement sur les indicateurs techniques,
04:17en gros,
04:17les marges qu'on gagne
04:19en vendant le marché
04:20et les marges qu'on gagne
04:22en le rachetant.
04:23Tout ça arrivait à peu près
04:24à l'équilibre,
04:25ce qui dessinait
04:26une sorte de creux de la vague
04:28qui permettait
04:29de construire une stratégie.
04:30Et on l'a vu
04:31avant cette séance
04:32très volatile d'aujourd'hui,
04:33le marché était en train
04:34de repartir à la hausse.
04:35Un rebond un petit peu fragile,
04:36mais voilà,
04:37on repartait à la hausse.
04:39Ce qui nous manque,
04:40c'est vraiment
04:40de l'apaisement fondamental.
04:42Techniquement,
04:42on sent que le marché
04:43arrive encore à peu près
04:44à tenir.
04:44Gilles Petit nous le disait
04:45tout à l'heure,
04:46il nous disait,
04:46c'est même quasiment
04:47de la complaisance.
04:48Là, on aurait dû s'écrouler
04:49après le discours de Trump hier.
04:53Non, le marché garde des assises,
04:55garde des supports,
04:55on y va prudemment.
04:57La poussière n'a peut-être
04:58pas forcément fini de tomber,
05:00mais au moins,
05:00on commence à voir le sol.
05:01Est-ce que c'est votre sentiment ?
05:03Oui, je dirais oui,
05:05parce qu'en fait,
05:05c'est qu'il n'y a pas
05:06de capitulation de marché
05:07depuis un mois.
05:08C'est le terme que je cherchais.
05:10Il n'y a toujours pas de capitulation.
05:11Pourquoi ?
05:11Parce que, en fait,
05:13tout le monde se rend bien compte
05:14que personne,
05:15mais même l'Iran,
05:16n'a intérêt
05:16à ce que ce conflit
05:18dure éternellement.
05:19Même s'ils ne sont plus
05:20millénaristes, martyrs
05:21et tout ce qu'on voudra.
05:22Ça dure depuis Darvus.
05:23Quelque part,
05:25Trump,
05:25il a des élections
05:27dans quelques temps,
05:27donc il y a une sorte
05:29de pression.
05:30Visiblement,
05:31il voit bien que ça ne marche pas.
05:33Donc, on sent que depuis
05:34au moins deux semaines,
05:35ils cherchent une porte de sortie.
05:37Maintenant,
05:37cette porte de sortie,
05:38il va falloir la trouver.
05:39Ce n'est pas évident.
05:40Il y a les Israéliens
05:40qui sont beaucoup plus maximalistes
05:42que les Américains
05:43sur ce sujet.
05:44Ils n'ont pas l'intention
05:45d'arrêter la guerre.
05:46Et puis, il y a cette question
05:46du détroit d'Hormuz.
05:47Sur le détroit d'Hormuz,
05:48quand on parle de 2 millions
05:49de dollars par bateau,
05:50il faut juste voir
05:50à quoi ça correspond.
05:51Un tanker de 200 000 tonnes,
05:53c'est à peu près
05:531,5 million de barils.
05:54Donc, payer un péage
05:56d'un peu plus d'un dollar
05:57par baril
05:58dans le marché actuel.
06:00Malheureux,
06:00c'est honteux,
06:01mais quelque part,
06:02dans une logique de marché,
06:04ça se considère.
06:05Maintenant,
06:06les flux vont prendre du temps
06:07à se remettre.
06:09La vraie question,
06:10c'est combien de temps
06:11ça va durer ?
06:12Et je pense qu'à terme,
06:12même l'Iran lui-même
06:13n'a pas envie
06:14d'être complètement coupé
06:15du monde.
06:16Ensuite,
06:17à moyen terme,
06:18qu'est-ce qu'on va avoir ?
06:19Quelle que soit l'issue,
06:20je pense qu'on aura
06:20une prime de risque
06:21sur la région.
06:22Donc, même si les flux
06:23reviennent,
06:24la préoccupation
06:25des investisseurs,
06:26des économies,
06:27c'est déjà qu'on s'était
06:28rendu compte
06:28que se passer du gaz russe,
06:29c'était compliqué.
06:30Et donc,
06:31des pays vont vouloir
06:32peut-être booster
06:33leur recherche pétrolière
06:34dans leur zone
06:34pour sécuriser
06:36les approvisionnements
06:36qu'ils n'avaient pas avant.
06:37C'est pour ça
06:38qu'on peut être
06:38assez constructif,
06:39je pense,
06:40justement,
06:41sur tous les services pétroliers.
06:42Les parapétroliers.
06:42Parce que même si ça revient,
06:44les Saoudiens,
06:45ils avaient déjà fait
06:46un premier pipeline
06:47pour éviter le golfe.
06:48Ils vont peut-être
06:48être tentés d'en faire
06:49un deuxième.
06:50Les Émirats,
06:50ils vont peut-être
06:51faire d'autres pipelines
06:51qui iront plus vers le sud.
06:52Et puis,
06:54on tentera aussi
06:54d'avoir plus de stocks
06:55de précautions,
06:56plus de diversification.
06:58Donc,
06:58tout ça,
06:58évidemment,
06:59ça va booster le secteur
07:00et ça sera favorable.
07:01Et même si les flux reviennent,
07:02il y aura toujours
07:03une sorte de prime de risque
07:04qu'on a eu dans le passé
07:05quand il y avait
07:06des situations instables.
07:08Voilà.
07:08Maintenant,
07:09l'année dernière,
07:09on a eu les tarifs douaniers
07:11qui étaient supposés
07:11mettre l'économie par terre
07:12et on a vu que finalement,
07:13il ne s'était rien passé.
07:14D'ailleurs,
07:15ce qui est même paradoxal,
07:16si on se regarde
07:19par action des entreprises,
07:21au mois de mars,
07:22on a même eu une hausse
07:23en Europe
07:23des attentes de BPA
07:24parce que les années
07:25sont tout de suite reflétées
07:26sur le secteur pétrolier,
07:28les hausses de résultats
07:30qu'on peut attendre
07:30des prix élevés.
07:31Mais ils se sont pour l'instant
07:33gardés de chiffrer
07:35toutes les baisses
07:36de résultats
07:37qu'on devrait avoir ailleurs
07:37et objectivement,
07:38sur un certain nombre
07:39de secteurs,
07:39on va en avoir.
07:40Donc,
07:41le marché,
07:41en apparence,
07:42est moins cher
07:43mais attention
07:44aux dégradations de résultats
07:45ou aux warnings éventuels
07:46qu'on pourrait avoir
07:47sur tel ou tel secteur.
07:48Maintenant,
07:49on est sur un secteur
07:49des valorisations,
07:50en tout cas en Europe,
07:51qui ne sont pas
07:52extrêmement élevées
07:54et globalement,
07:55pour l'instant,
07:56le marché est assez constructif
07:57parce qu'il pense
07:57qu'il ne va pas durer.
07:59Et ce côté un peu constructif,
08:01on va dire,
08:01enfin pas excessif,
08:02on le retrouve aussi
08:03du côté des marchés de taux.
08:05Christopher,
08:05sur les rendements longs,
08:06sur les 10 ans,
08:09là aussi,
08:09il y a certaines pointes
08:10d'anxiété des marchés.
08:11On se disait,
08:12bon,
08:12ça va repartir du côté
08:13des 4,5%
08:14pour la dette américaine
08:1610 ans.
08:17Finalement,
08:18là aussi,
08:19il y a une forme
08:19de rationalisme,
08:21alors peut-être pas
08:21rationalisme des marchés
08:22parce que parallèlement,
08:23on a des banquiers centraux
08:24qui disent,
08:24non mais vous n'avez
08:25toujours pas compris
08:26là où on va
08:27et le mur qu'on va se prendre.
08:28Christine Lagarde,
08:29elle le dit quasiment
08:29comme ça.
08:32Et parallèlement,
08:33voilà,
08:33on a un marché
08:33qui ne veut pas trop
08:34se faire peur
08:35et qui du coup
08:36ne fait pas bouger
08:37les taux tant que ça.
08:38Ils ont été plus volatiles
08:39ces dernières semaines.
08:41Est-ce que selon vous,
08:42c'est paradoxalement
08:43un bon
08:43ou un mauvais signe ?
08:45Plutôt un bon signe
08:46parce que j'ai tendance
08:47à croire que le marché
08:48obligataire a plus souvent
08:49raison que le marché
08:50action et même d'ailleurs
08:51que les banquiers centraux.
08:53La réalité,
08:54c'est que
08:55si on regarde,
08:56aujourd'hui,
08:56on est sur un choc
08:57d'offres pétroliers.
08:58Et je trouve
08:59que la BCE,
09:00peut-être c'est l'ADN
09:01de la Bundesbank,
09:02mais est un peu
09:02trop pessimiste
09:04concernant l'impact,
09:05en termes d'inflation
09:06en tout cas.
09:07Historiquement,
09:07quand vous regardez
09:08les différentes études
09:09qui ont été faites
09:09par la Fed,
09:10notamment,
09:10les chocs d'offres pétroliers,
09:12c'est un sujet
09:13en termes de croissance.
09:14Donc, légitimement,
09:15ça valide plutôt
09:16des baisses de taux
09:17par la suite,
09:18bien plus qu'en termes
09:19d'inflation.
09:20Si vous regardez,
09:21par exemple,
09:21le choc pétrolier
09:22de la guerre du Golfe,
09:24vous avez toutes les banques
09:25centrales qui ont fait
09:26la pause habituelle,
09:26ont fait le dos rond,
09:27on essaye de voir
09:28les statistiques.
09:28Par la suite,
09:29qu'est-ce qu'elles ont fait ?
09:30Elles ont baissé les taux.
09:31La seule exception,
09:32c'était la Bundesbank
09:32pour des raisons historiques
09:33dont on se doute,
09:34mais finalement,
09:35toutes ont baissé les taux.
09:36Et d'ailleurs,
09:37vous avez eu plusieurs membres
09:38du comité de politique monétaire
09:40de la Banque d'Angleterre
09:40cette semaine
09:41qui se sont exprimés.
09:42La Banque d'Angleterre
09:43avait eu un ton un peu au quiche
09:44lors de sa réunion
09:45au mois de mars.
09:47Les différents membres
09:48ont été assez clairs,
09:48c'est-à-dire que les baisses
09:49de taux qui étaient prévues
09:50avant le conflit,
09:51elles sont toujours d'actualité,
09:53simplement,
09:54elles sont probablement
09:54décalées dans le temps.
09:56Donc, pour moi,
09:56il y aura certes
09:57ce choc inflationniste,
10:02pour une banque centrale,
10:03c'est est-ce qu'on est juste
10:03sur un choc au niveau énergétique
10:05avec un peu au niveau
10:06des chaînes d'approvisionnement
10:07ou est-ce que c'est plus global ?
10:08À l'instant T,
10:09pour moi,
10:09je pense que c'est énergétique
10:10avec quelques déstabilisations
10:12des chaînes d'approvisionnement.
10:13Donc, ça ne nécessite pas
10:14une surréaction
10:14des marchés financiers.
10:15Ça ne nécessite pas
10:16des hausses de taux aujourd'hui.
10:18Donc, c'est pour ça
10:18que je pense que Christine Lagarde,
10:20alors, a une pression,
10:21bien sûr,
10:22extrêmement importante
10:23et il faut montrer
10:24que l'inflation
10:25est bien sûr ancrée,
10:26etc.,
10:27les attentes d'inflation.
10:28Mais à mon avis,
10:29à la toute fin,
10:29le vrai sujet
10:30pour les banques centrales,
10:31en tout cas la plupart,
10:32ça va être un sujet
10:32de croissance,
10:33donc plutôt de baisse des taux.
10:34On poursuit sur ce qui devait
10:35être anticipé initialement.
10:36Christopher,
10:37vous avez parlé
10:38d'un aspect des choses
10:39qui est resté un petit peu
10:41sous le tapis
10:42au milieu de toute cette
10:45agitation géopolitique
10:45autour de Trump.
10:46Vous avez parlé
10:47du Royaume-Uni.
10:49Moi, j'ai lu
10:49deux, trois postes
10:50de Mohamed El-Erian
10:53sur la situation
10:55des taux
10:55qui étaient quand même
10:56assez critiques.
10:57du côté anglais
11:00avec des taux
11:01qui ont finalement
11:02baissé ces derniers jours.
11:03Alors, il y a eu
11:03deux nouvelles.
11:05Premièrement,
11:06Larry, le chat
11:06du Tendorning Street,
11:07a chopé sa première souris
11:09en 14 ans.
11:09J'ai vu aussi.
11:10Il l'avait vu.
11:11C'est incroyable.
11:11Excusez-nous,
11:12on aime bien les chats.
11:14Mais l'autre nouvelle,
11:15c'est Keith Starmer
11:16qui regarde du côté
11:17de l'Europe
11:17et qui dit
11:17l'autre fou,
11:19c'est terminé,
11:20il ne faut plus compter
11:21sur lui.
11:22S'il vous plaît,
11:23on peut revenir
11:24parce que là,
11:25il va falloir
11:25qu'on s'entende
11:26niveau défense,
11:26niveau investissement.
11:28Nous, on est fort
11:28dans certains secteurs.
11:31On parlait
11:32des énergies renouvelables
11:33tout à l'heure,
11:34ils sont redoutables
11:35là-dessus.
11:36La défense,
11:37on a besoin d'eux aussi,
11:38de leur position stratégique
11:39et de leur matériel.
11:42Est-ce que vous pensez
11:43que c'est peut-être
11:43une des clés
11:44pour la zone euro
11:45ces prochains mois
11:47essayer de vraiment
11:48raffermir les liens
11:48et de profiter
11:49de cette phase
11:50pour raffermir nos liens
11:51avec le Royaume-Uni ?
11:52Il y a un enjeu
11:53dans tous les cas
11:53qui est très clair
11:54effectivement,
11:55c'est que ce qui avait
11:56pu être rompu
11:56avec le Brexit,
11:57il faut revenir en arrière.
11:59On voit que ça va être compliqué
12:00bien sûr
12:00parce que politiquement
12:01aussi du côté britannique
12:02ils doivent vendre cela.
12:03Même en Europe aussi,
12:04il faut quand même
12:04du côté de l'Union européenne,
12:06il faut vendre le fait
12:07qu'on accepte un pays
12:08de nouveau
12:09qui a été exclu
12:10et certainement
12:11avec une procédure
12:11qui serait plus rapide
12:12que pour d'autres.
12:13Mais force est de constater
12:14que du point de vue économique,
12:15du point de vue politique,
12:16défense, etc.,
12:17ça fait sens d'avoir
12:18une approche
12:18qui est beaucoup plus importante.
12:20Je pense aussi
12:21que du côté même britannique
12:22parce que c'est vrai
12:22qu'il y a des tensions
12:23assez épisodiques
12:24sur la dette britannique
12:25depuis très longtemps
12:25qui ne sont pas
12:26uniquement liées à Trump.
12:28On a eu bien sûr
12:28l'épisode de l'East Trust,
12:30il n'y a pas que la guerre
12:30en Iran.
12:31Et d'ailleurs,
12:32le budget,
12:32ça a toujours été compliqué.
12:34Quand il y a des points
12:35de tension sur le marché,
12:36on voit que c'est d'abord
12:37du côté britannique
12:38que ça commence à augmenter.
12:39Donc il y a un sujet pur
12:40du côté britannique.
12:41Ça pourrait permettre
12:42un tout petit peu
12:43de rassurer.
12:44Et en plus,
12:45les Britanniques,
12:45je pense qu'on commençait,
12:47en tout cas,
12:47le gouvernement britannique
12:48a commencé à faire
12:49des simulations.
12:50C'est toujours
12:51un peu prématuré.
12:53Mais ce qu'on voit,
12:54c'est que du côté
12:56impact pur de la guerre,
12:58ça va être plus un sujet
12:59pour eux en termes
13:00de croissance.
13:00Ils vont être très nettement
13:01impact en termes de croissance
13:02que d'inflation.
13:03Et donc, bien évidemment,
13:04il faut trouver
13:04des relais de croissance
13:05et ça passe notamment
13:06par un commerce
13:07avec l'Union européenne.
13:08Donc il y a un sujet
13:09de long terme
13:10qui sera sur la table
13:10très très clairement.
13:12Après, il faut voir
13:13en interne,
13:13ça va être compliqué
13:14pour le Premier ministre britannique
13:15qui a eu des élections municipales
13:17au mois de mai,
13:18si je ne me trompe pas.
13:19A priori,
13:20d'après les sondages
13:20qui sont plutôt fiables
13:21à ce stade,
13:22il devrait perdre.
13:22Il n'est pas certain
13:23de rester aussi Premier ministre.
13:24Il peut être challengé
13:25dans son propre parti.
13:26Il est sur assez l'aide
13:27depuis pas mal d'années.
13:29Plus que 12 minutes
13:31avant la fin
13:32des cotations à Paris.
13:33Moins 0,39% pour le CAC.
13:367 950 points.
13:37Ça va un peu mieux
13:38sur les marchés
13:38alors que la tendance
13:39est évidemment très volatile
13:40et très négative
13:42après le discours
13:42de Donald Trump
13:44résolu à continuer la guerre
13:45pour au moins
13:45deux ou trois semaines.
13:47C'était hier soir.
13:48Et puis depuis,
13:48les choses se sont
13:49un petit peu apaisées
13:50avec ces sources officieuses
13:51qui nous parlent
13:52d'un éventuel projet d'accord
13:54entre Iran
13:55et le Sultanat Oman
13:56pour une administration
13:57commune
13:57du détroit d'Hormuz.
13:59Sans plus de précision
14:00pour le moment.
14:01Ça a détendu légèrement
14:02les prix du brut
14:02avec un Brent
14:03qui est à 106,34$.
14:05Mais 108,85$
14:07toujours pour le brut
14:08léger américain
14:08qui est devant,
14:09qui est passé devant.
14:11Un petit coup d'œil
14:12sur les taux d'intérêt.
14:13On est à 3,69%
14:14sur le 10 ans français
14:15de 99%
14:16pour le 10 ans allemand
14:16qui est repassé
14:17sous les 3.
14:184,3%
14:19pour le 10 ans américain
14:20qui s'est très légèrement détendu.
14:22Du côté de Paris,
14:23c'est Total Energy
14:23qui mobilise
14:24les capitaux à la hausse.
14:25Le titre gagne
14:262,7%
14:27à 79,68€
14:28et ça nous permet
14:29du fait de cette très forte
14:30pondération totale
14:31de faire un petit peu mieux
14:32que les autres indices européens.
14:34Mais à noter
14:34que Stellantis
14:35a pris la tête des progressions
14:37assez largement,
14:38plus 3,6%
14:39à 6,54€.
14:40À la baisse,
14:41c'est le secteur bancaire
14:42qui s'ouvre le plus
14:43avec Société Générale
14:44moins 2,9%
14:4464,04€
14:45BNP Paribas
14:46moins 2,9€
14:47à 82,91€
14:49ST Microelectronics
14:50ferme la marche du CAC 40
14:51moins 3,12€
14:52à 29€.
14:53Alain Dubrul
14:54Claresco
14:55Christopher Dembic
14:56PICT AM
14:58Au milieu de tout ça,
14:59c'est vrai qu'on regarde
15:00beaucoup les chiffres
15:01des flux d'investissement
15:02et notamment ceux
15:02de Bank of America
15:03Mary Lynch
15:04en fin de semaine
15:06qui nous disent un petit peu
15:07d'où viennent les ordres
15:08d'achat
15:09ou les ordres de vente.
15:10Et c'est vrai que si on fait
15:11la moyenne toujours,
15:11on a une cartographie
15:13assez exacte
15:14de ce que donnent
15:14les intentions d'achat
15:15et les stratégies
15:16d'investissement.
15:17Là, il y a quand même
15:17un truc depuis quelques semaines,
15:19guerre aidant,
15:21enfin n'aidant pas justement,
15:22le retail,
15:23les flux retail,
15:24les flux particuliers
15:26sont vraiment au plus bas.
15:27Et on a vu que ça servait
15:28vraiment à équilibrer
15:29le marché
15:30lors de phases de volatilité
15:31qu'on a pu connaître
15:33les mois précédents.
15:34Là, non seulement
15:35ils ne sont pas là,
15:36premièrement,
15:36ils ont l'air échaudés
15:37par la volatilité.
15:38Deuxièmement,
15:40est-ce qu'on peut continuer
15:41à attirer les flux
15:42des particuliers
15:43quand on voit
15:44par dizaines
15:45des postes
15:46sur les réseaux sociaux
15:47qui disent
15:47tel ministre a passé
15:49tel ordre de bourse,
15:50Donald Trump a pris
15:51tant avec son affaire crypto,
15:52ceci, cela.
15:53Est-ce qu'il n'y a pas
15:54un sentiment diffus
15:55qui commence à naître ?
15:56Parce que, voilà,
15:58le particulier américain,
15:59c'est celui qui est
16:00un des piliers
16:00vraiment de sa propre bourse.
16:02Est-ce qu'il n'y a pas
16:03un sentiment diffus
16:03qui est en train de naître
16:04en disant non mais
16:05on ne va pas mettre
16:05les doigts dans ce marché,
16:07c'est escroquerie
16:07sur escroquerie,
16:09il va falloir être prudent ?
16:11Est-ce que vous pensez ?
16:12Vous avez un sentiment
16:13de manipulation de marché ?
16:14Mais totalement, oui.
16:15Oui, alors du côté de Trump,
16:16il y a un moment
16:16où la question se pose,
16:18évidemment.
16:19Maintenant,
16:19ce n'est pas
16:19des petits profits individuels
16:21ou de sa clique
16:22qui en soi peuvent
16:22influencer le marché.
16:24C'est plus la structure.
16:25La question quand on investit,
16:26c'est est-ce qu'on a confiance
16:27dans les entreprises
16:27dans lesquelles on investit ?
16:29Donc ça, je ne pense pas.
16:30En revanche,
16:30il y a deux phénomènes à voir.
16:34Objectivement,
16:35depuis plus de 18 mois,
16:37le retail US
16:38a été très dynamique,
16:41très présent
16:42dans la hausse du marché.
16:43Quand il y a un peu plus
16:44de volatilité,
16:44ils sont un petit peu
16:46moins habitués
16:46que les institutionnels,
16:47donc ils sont un petit peu
16:48en retrait.
16:48Ce n'est pas anormal.
16:50On est aussi dans une période
16:51où aux Etats-Unis,
16:52c'est le moment où on va bientôt
16:52avoir les remboursements d'impôts.
16:54Donc au niveau trésorerie,
16:55on est un petit peu moins.
16:56Et puis enfin,
16:56du côté des entreprises,
16:57on est à la veille
16:59de la publication des résultats,
17:00donc il n'y a pas
17:01de rachat d'action.
17:02Or aux Etats-Unis,
17:03rachat d'action,
17:03c'est quand même
17:04un gros volume.
17:05Donc tous ces facteurs techniques
17:06expliquent qu'il y a
17:07un petit peu moins
17:07de demandes en ce moment.
17:09Et puis,
17:09vous avez toujours ces fonds
17:10qui sont gérés,
17:11il n'y en a pas beaucoup,
17:12mais qui sont gérés
17:12sur la volatilité
17:13et qui ont des objectifs
17:15de volatilité.
17:15Donc quand la volatilité augmente,
17:16ils réduisent le risque
17:18mécaniquement.
17:19Effectivement.
17:20Christopher,
17:20en parlant justement
17:21de l'état d'esprit
17:22des traders,
17:23mais aussi des particuliers,
17:25il y a un tweet
17:25qui a dû vous faire rire
17:27cette semaine.
17:28C'est celui du porte-parole
17:29du Parlement iranien
17:32qui donnait...
17:32On va le voir,
17:33on va le voir.
17:34Il est là.
17:34Petit conseil.
17:35Les soi-disant nouvelles
17:36ou vérités d'avant-marché
17:37ne sont souvent
17:37que des manipulations
17:38destinées à prendre
17:39des bénéfices.
17:39Ce sont en réalité
17:40des indicateurs inversés.
17:41Faites donc l'inverse.
17:42S'ils font monter
17:43le marché,
17:43vendez.
17:44S'ils vendent le marché,
17:44achetez.
17:45Vous remarquez quelque chose
17:46demain ?
17:47Vous aurez tout compris.
17:48Vous aurez tout compris.
17:49Il le dit
17:49comme un New York Aide.
17:51You know the drill.
17:52Il le dit comme ça.
17:54Et on a l'impression,
17:55évidemment,
17:55tous les rigolos
17:56de la finosphère
17:58sur Twitter
17:59se sont enthousiasmés
18:01là-dessus,
18:01le comparant
18:02à Jim Cramer.
18:03C'est-à-dire qu'en gros,
18:04faites exactement
18:05l'inverse de ce qu'il dit,
18:05vous gagnerez de l'argent.
18:08Est-ce qu'il n'y a pas
18:08un côté guérilla psychologique ?
18:11Là,
18:11il est en train
18:12de nous dire
18:12vous savez,
18:13on a tout compris,
18:13c'est bon,
18:14arrêtez.
18:16Faisons quelque chose
18:16de constructif,
18:17quasiment,
18:18c'est assez fou.
18:19Est-ce qu'il n'y a pas
18:20justement un petit peu
18:21de ça sur les marchés
18:22de se dire
18:23mais finalement
18:24tout est bidonné
18:24depuis le début,
18:25c'est l'ouge.
18:27C'est difficile
18:27de construire des stratégies
18:28sur cet état d'esprit quand même.
18:30Alors,
18:30en tout cas,
18:30ce qui est assez évident
18:32et j'en ai parlé récemment
18:33avec un membre
18:33de l'Atlantic Council
18:34qui est basé à Washington,
18:35c'est que sur les délits
18:36d'initié que vous évoquez,
18:38aujourd'hui,
18:39ce qui est assez frappant
18:40c'est que ça ne se cache pas.
18:42On le voit sur le marché
18:43mais même à Washington,
18:44on le disait,
18:44on le voit très nettement
18:46que les affaires
18:46se font de manière
18:47très publique.
18:47Et d'autant que
18:48celui qui en a plus souffert
18:50c'est le ministre de la guerre,
18:51donc pitexé,
18:53parce qu'il ne l'a pas fait,
18:54parce qu'il s'est planté.
18:55Il a voulu le faire
18:56et en définitive,
18:57finalement,
18:58il y a eu des brouilles techniques
18:59sur ses positions,
19:00il ne l'a pas fait.
19:01Et c'est lui
19:01qui s'est fait le plus taper
19:02sur les doigts
19:02par l'opinion publique.
19:04Parce que Donald Trump,
19:04maintenant,
19:04ne dit plus rien.
19:05C'est bon,
19:06il arrive en conférence de presse,
19:07il a dit,
19:07oh lui,
19:08il s'est fait 200 millions
19:09en une journée,
19:10c'est grâce à moi
19:10parce que j'avais dit le matin
19:11qu'il fallait acheter le marché.
19:13C'est fou.
19:19C'est fou
19:21outre Trump 1,
19:23bien sûr,
19:23mais c'est la première fois
19:24qu'on a une administration
19:25américaine
19:25qui regarde autant la bourse.
19:27Vous vous en souvenez,
19:27on parlait du marché obligataire
19:28pendant la foulée
19:30du jour de la libération,
19:31mais le marché des actions
19:32est certainement
19:32un baromètre encore plus important
19:33pour Donald Trump.
19:35Et on le voit,
19:36vous avez l'obligation
19:37pour les parlementaires américains
19:39de publier
19:40les positions qu'ils font.
19:42C'est ça en comparaison
19:43avec ce qu'on a en Europe
19:44ou même en France.
19:45Et indéniablement,
19:46quand on voit
19:47les fluctuations sur le pétrole,
19:49vous avez très certainement
19:50beaucoup de spéculations,
19:52des délits d'initiés.
19:53Les derniers chiffres
19:54montrent que sur les matières premières,
19:55le pétrole,
19:56WTI et Brent
19:57sont les plus échangés
19:58au niveau des matières premières.
20:00Les fonds spéculatifs
20:01y vont aussi complètement.
20:03Je n'irais pas sur le point
20:04que les marchés sont manipulés
20:05dans le sens où il faudrait
20:06une force de frappe
20:06qui est très importante,
20:07mais on voit
20:08qu'il y a indéniablement
20:10des délits d'initiés
20:11et ça peut poser un problème
20:12en termes de confiance.
20:14Et certains en profitent
20:14très nettement.
20:15Du coup,
20:16le marché européen
20:17il est plus calme.
20:19Juste un point là-dessus,
20:20mais d'abord,
20:21dans les guerres,
20:21il y a beaucoup de bluffs.
20:23On l'a vu,
20:23enfin,
20:24on est un peu trop jeune,
20:25on est trop vieux,
20:26enfin trop jeune plutôt
20:26pour avoir vécu
20:27la deuxième guerre mondiale,
20:27mais on se rend bien compte
20:28que tout ce qu'on sait
20:29sur une guerre,
20:30c'est parce qu'on a écrit
20:31les choses après,
20:32mais que pendant,
20:32on n'est pas au courant.
20:33Objectivement,
20:34sur la guerre d'Ukraine,
20:34il y a énormément de bluffs,
20:35on ne sait pas
20:35quelle est la vraie réalité.
20:37Donc,
20:39quand Trump dit
20:39qu'il y a des négociations
20:40avec l'Iran
20:41ou je ne sais quoi,
20:42le seul qui sait s'il bluffe,
20:44c'est précisément
20:44le négociateur iranien.
20:46De toute façon,
20:47il est bien placé.
20:47S'il existe d'ailleurs.
20:49En tout cas,
20:50quand Trump raconte des choses,
20:51le seul qui est vraiment au courant
20:52s'il bullshit ou pas,
20:53c'est précisément les Iraniens.
20:55Donc,
20:55qu'il s'amuse en le dénonçant,
20:57ce n'est pas illogique,
20:57mais ça retrace le fait
20:59que pendant les guerres,
20:59en fait,
21:00on est rarement au courant
21:00de ce qui se passe vraiment.
21:02Ça veut peut-être dire aussi
21:02que peut-être que l'Iran
21:04est sur le point de craquer,
21:05on ne sait pas,
21:06après tout.
21:06Peut-être qu'un jour,
21:07l'État va s'effondrer
21:08le jour de main
21:15ces choses qui peuvent arriver.
21:16Maintenant,
21:16pour venir sur les taux,
21:19en théorie,
21:20moi,
21:20je pars du principe
21:21que tout ça,
21:22c'est plutôt pas très bon
21:23pour la croissance,
21:23donc ça devrait modérer
21:24les taux longs.
21:25Et les banques centrales,
21:27surtout en Europe,
21:27devraient être raisonnables
21:28et ne pas augmenter.
21:29Mais malheureusement,
21:30il faut quand même garder en tête
21:31que dans la période
21:33post-guerre en Ukraine,
21:35les banques centrales
21:36se sont fait avoir.
21:37Elles ont dit au départ
21:38que tout ça,
21:39c'est de l'inflation temporaire,
21:40etc.
21:40Et puis finalement,
21:41l'inflation temporaire
21:43est devenue assez durable.
21:44Et du coup,
21:45les banques centrales,
21:46notamment la Fed,
21:46mais même la BC,
21:47ont dû agir un peu
21:48avec retard
21:49et de manière un peu violente.
21:51Donc attention quand même
21:52parce qu'elles ont encore
21:52ça en tête.
21:53Et là,
21:53si on peut penser
21:55qu'elles voudront
21:57étouffer dans l'œuf
21:58le tout départ d'inflation,
22:00donc même si je le regrette moi,
22:02le risque qu'il y ait
22:04une erreur,
22:05à mon avis,
22:05des banques centrales
22:06avec une petite hausse
22:06d'ici l'été,
22:07ça pourrait être
22:08un élément de marché
22:09un peu pénible.
22:09Bon,
22:10l'os triché.
22:11Oui,
22:11le triché 2008.
22:13C'est ça.
22:15Il y a eu une jurisprudence.
22:17Il y a 3-4 ans,
22:18ils se sont fait avoir.
22:19Ils n'ont pas envie
22:20de laisser l'inflation
22:21sortir de la niche.
22:22Pour autant,
22:23Christine Lagarde,
22:24quand elle dit
22:24moi j'ai le doigt sur le bouton
22:26et ça va tomber,
22:28ne vous inquiétez pas,
22:29c'est prêt,
22:29elle n'y va pas
22:30un petit peu fort.
22:31Justement,
22:31on a l'impression
22:32de Donald Trump
22:32d'un air de dur,
22:34je vais les pulvériser,
22:35les renvoyer à l'âge de pierre.
22:36C'est martial,
22:36mais c'est une histoire
22:37en fait de dire aux opérateurs
22:39ne montez pas trop vos prix
22:40parce que tout ça
22:41est transitoire.
22:41Là aussi,
22:42c'est du mieux.
22:43Le problème,
22:44c'est que
22:45quand on apprend
22:46que par exemple
22:46il y a des fonderies
22:48d'aluminium
22:48qui ont été détruites
22:49dans le Golfe,
22:50etc.,
22:51ça c'est des trucs
22:51qui vont parvenir
22:52du jour au lendemain
22:53et ça ou les engrais
22:54où on manque aussi
22:55pas mal de capacités
22:56et même si ça rouvre demain,
22:57je crois que pour
22:58certaines semailles
22:59aux Etats-Unis,
22:59on est mal placé.
23:00Donc,
23:01il y aura à horizon
23:026, 12, 18 mois
23:03de l'inflation alimentaire
23:05de manière inévitable.
23:06Donc,
23:06il y a quand même
23:07un certain nombre
23:07d'éléments
23:08qui font que
23:08même si les choses
23:09se stabilisent,
23:10on aura un impact
23:12inflationniste durable
23:13de tout ça.
23:14Donc,
23:14attention quand même.
23:15Allez,
23:15on va se garder
23:16un petit peu de temps
23:17parce que vos datas
23:18sont très intéressantes.
23:20un petit peu de temps
23:20et on va se garder
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