- il y a 9 heures
Ce mercredi 27 mai, Frédéric Delloye, propriétaire et président d'Anaïk, Macià Roca, directeur général de Sqorus, et Samuel Ronflé, président de Baker Tilly, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.
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00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Baillet.
00:15Voilà, on se retrouve cette semaine pour votre émission.
00:18L'émission des ETI, des entreprises de taille idéale.
00:23Et en fait, on a un plateau formidable, et je n'ai pas ce que vous dire, idéal.
00:27Avec Frédéric Deloy, le CEO d'Anaï, qui nous vient des Hauts-de-France.
00:31Bonjour à toi.
00:32Bonjour Patrice.
00:33Massia Rocca, le CEO de Scorrus.
00:36Alors, toi tu es en Ile-de-France, mais tu nous viens d'Espagne.
00:39Tout à fait, Giron.
00:40Giron, bienvenue à toi.
00:41Merci.
00:42Et puis Samuel Ronflé, le président du groupe Bacartili, des Pays de la Loire.
00:47Bienvenue, Angers précisément.
00:48Exactement, bonjour Patrice.
00:50Bon, tous les trois, Frédéric, Massia et Samuel, est-ce que vous êtes prêts ?
00:54On est prêts.
00:54Ils sont prêts ?
00:55En pleine forme.
00:55Voilà, ils sont en pleine forme, c'est prêt.
00:57Paris ETI, c'est parti.
01:03On démarre avec toi, mon cher Frédéric.
01:06Alors, CEO d'Anaï, mais qu'est-ce qu'Anaï ?
01:08En fait, ce n'est pas Anaï, je précise, c'est Anaï.
01:12Créateur innovant et créatif de cadeaux, packaging et accessoires sur mesure depuis 1973.
01:19Une entreprise référente internationale, Anaï qui accompagne les marchés de la beauté et de la distribution.
01:25Le siège social, on l'a dit, il est à Lille, mais vous êtes présents aussi à New York, à
01:29Paris, à Dubaï, à Hong Kong, à Shanghai.
01:31Et Frédéric, toi, tu es le dirigeant depuis 1998, l'année de la Coupe du Monde et de la victoire
01:36d'équipe de France.
01:37C'était un signe, ça.
01:39Principaux clients sur le marché de la beauté, Chanel, Dior, Clarins, Guerlain, L'Oréal.
01:45Tes principaux clients aussi dans la distribution, je te disais, je te vois un peu partout avec tous ces packagings.
01:50Nocibé, le groupe Beaumanoir qu'on salue de Bretagne, Yves Rocher, Sephora.
01:56Parle-nous un petit peu de cette activité, de ton activité de création sur mesure.
02:02Merci pour cette présentation.
02:04C'est une activité qui est totalement passionnante parce qu'en fait, nous sommes au service de nos clients dans
02:11le but de créer de la valeur ajoutée pour nos clients.
02:14Quand une marque ou un distributeur fait une promotion par le prix, elle détruit de la valeur parce qu'elle
02:19diminue sa marge.
02:20Tandis que quand elle fait une promotion avec un article qui a été conçu et fabriqué par Anaïc, elle crée
02:26de la valeur et elle crée une valeur relationnelle avec ses clients.
02:30Donc nous, notre métier, c'est de réenchanter la relation entre une marque et un distributeur et ses clients dans
02:36le cadre d'opérations promotionnelles, fêtes des mères, fêtes de fin d'année, Saint-Valentin, etc.
02:43Ton développement à l'international, il passe par quoi ?
02:46Alors, il passe par vraiment d'abord une volonté de ma part et de notre part, de la part de
02:51l'équipe, puisque très vite, j'ai voulu développer l'entreprise à l'international.
02:55C'était un rêve de gamin qui s'est réalisé grâce à l'entreprise et puis surtout dans un objectif
03:03qui est d'accompagner les besoins de nos clients au plus proche de leur clientèle,
03:08parce que les besoins d'une cliente japonaise ou d'une cliente américaine sont totalement différents, ne serait-ce que
03:14par la corpulence.
03:15Et donc, on peut très bien imaginer qu'il y a un vrai intérêt pour nos clients à avoir un
03:19fournisseur qui connaît bien l'ADN de leur marque et qui va être en capacité de concevoir des articles sur
03:25mesure pour eux.
03:27Tes prochains gros défis, quels sont-ils ?
03:30Les défis sont vraiment dans ce monde qui est très perturbé, très éclaté, c'est vraiment de concentrer nos activités
03:41à la fois dans la conception, le commercial et l'approvisionnement.
03:46Et donc, c'est un défi d'approvisionnement qui est d'être en capacité de produire sur les trois zones
03:53où nous sommes implantés, continent américain, continent européen et continent asiatique.
03:59Et donc, d'être en capacité de produire davantage en dehors de la Chine.
04:05Donc, on a eu et on mène beaucoup d'actions.
04:07On vient d'ouvrir un bureau au Portugal notamment et on développe de plus en plus le prochain port et
04:14aussi la production sur le marché américain.
04:16En fait, on sent au fond de toi, dans tes mots, une passion.
04:20Ça fait 28 ans que tu es à la tête du groupe.
04:22Tu es toujours aussi passionné, non ?
04:24C'est un métier de passion parce que c'est un métier de création, c'est un métier d'innovation.
04:28Donc, ce qui nous motive à nous tous, c'est de regarder de l'avant et surtout, c'est de
04:34le faire en équipe.
04:35C'est tous les jours un défi à relever, un brief client qui est ardu, qui est très contraignant et
04:41de trouver en équipe une issue pour pouvoir créer un produit qui va fonctionner
04:46et quel plaisir quand on entend un client en disant « Ok, votre produit, l'opération a super bien fonctionné
04:51».
04:52On sert à ça.
04:54En face de toi, Masia Roca, groupe Scorus.
04:58Tu es ingénieur informatique et expert en intelligence artificielle, originaire, tu l'as dit tout à l'heure, de Catalogne,
05:05une magnifique région de notre Europe.
05:07Tu as rejoint Scorus il y a 25 ans et tu as évolué dans la structure jusqu'à devenir récemment
05:14le CEO du groupe.
05:15Scorus, c'est un cabinet spécialisé dans la transformation digitale et durable des fonctions ressources humaines, finances, IT et EPM.
05:24Pourquoi as-tu décidé en fait de quitter cette Catalogne magnifique pour faire toute ta carrière en France et venir
05:32à Paris ?
05:32Je me pose encore la question parfois.
05:34C'est pour ça qu'on te la pose aux enfants.
05:35C'est l'hiver aussi long à Paris.
05:37À vrai dire, je devais aller à Londres à la base parce que je ne parlais pas français à l
05:41'époque.
05:42Et il y avait un projet, un partenariat avec l'université à laquelle j'étais, polytechnique, en Catalogne,
05:49avec Jussieu et le laboratoire de robotique de Paris.
05:52Et donc, c'est ce projet qui m'a plus séduit.
05:55J'étais déjà très intéressé par le domaine à l'époque.
05:58Et donc, je suis allé, je suis venu à Paris, j'ai appris le français.
06:03J'étais très séduit par, déjà, quand un étudiant, la vie parisienne,
06:08avec cette vie culturelle qu'il y a entre les expos, les concerts, le cinéma.
06:13Je suis un grand fan du cinéma.
06:15Et donc, fil en aiguille, j'ai eu une belle opportunité.
06:19C'est Scorus, justement, avec des projets internationaux, avec des grands groupes.
06:24Ça m'intéressait beaucoup, de voir comment ces grands groupes fonctionnaient derrière.
06:28Et avec notre domaine, donc les RAS, les institutions de talent, les finances,
06:34j'ai eu cette opportunité de voir.
06:37Toi, tu as été diplômé en intelligence artificielle en 2000, si je ne me trompe pas.
06:40Oui.
06:40C'est ça.
06:41Qu'est-ce qui a changé pour toi sur le sujet, aujourd'hui, depuis cette époque ?
06:45Ouf.
06:46Beaucoup de choses ont changé depuis.
06:48Puis, je peux dire que déjà, les bases qui sont utilisées aujourd'hui en termes d'algorithmiques
06:54restent assez similaires.
06:56Mais il manquait cette capacité de calcul, la donnée.
07:01Donc, on faisait des simulations avec des équipes de foot.
07:05On comparait la capacité des algorithmes, confrontant des équipes de foot,
07:08ce qui s'appelait la Robocop à l'époque.
07:11Mais ce que je peux dire, après, avec le big data, il y a eu cette capacité d'analyse
07:17phénoménale autour de la donnée.
07:19Et après, forcément, la capacité de calcul qui s'est multipliée énormément.
07:25Et aujourd'hui, on peut avoir la capacité d'entraîner tous ces modèles.
07:29Ou avant, franchement, on avait des petits ordinateurs.
07:32Ça faisait des heures pour compiler.
07:34Je peux vous dire que ce n'était pas fluide.
07:36Les choses ont changé.
07:37Massia, tu sais, on romantise parfois le rôle de dirigeant en France.
07:43Qu'est-ce qui te challenge le plus au quotidien en tant que CEO d'une ETI ?
07:52Peut-être, je dirais, c'est un choix permanent entre des décisions et des arbitrages,
07:59entre le court terme et la stratégie long terme.
08:02On est en permanence à faire ces choix au quotidien.
08:06On va en parler peut-être avec vous après, mais c'est vrai que c'est ça,
08:11plus le fait d'aujourd'hui être dans un mouvement, un environnement aussi instable
08:16et avec une dynamique technologique qui est super pour nous.
08:19En tout cas, moi, je trouve ça très intéressant, très stimulant.
08:23Mais ça demande une formation, une veille très forte et surtout une attitude,
08:30une méthodologie avec les équipes pour se dire, challenger ce qu'on fait tous les jours.
08:34Pourquoi on le fait ? Comment ?
08:36Et surtout, absorber ce qui arrive, les nouvelles solutions, les nouvelles technologies.
08:42Au quotidien, c'est beaucoup de choix entre ce court terme,
08:47entre ce que ça va apporter et la vision que nous avons en long terme stratégique pour l'entreprise.
08:53Qu'est-ce qui change entre les entreprises espagnoles et les entreprises françaises pour toi ?
08:59Les réunions.
09:00Je n'ai pas de doute là-dessus.
09:02On fait beaucoup plus de réunions en France.
09:05Sans ordre du jour et assez longue.
09:07Exactement.
09:08Ça, on y travaille toujours, mais les ordres du jour, c'est un vrai sujet.
09:12Mais oui, oui, les réunions, il y en a beaucoup.
09:14Mais blague à part, peut-être qu'en Espagne,
09:17il y a, en France, il y a beaucoup plus de formalisme.
09:21Et il y a, oui, non, globalement, ce n'est pas si différent que ça.
09:25Quand on regarde les équipes, on travaille bien avec les équipes franco-espagnoles,
09:30avec les équipes européennes.
09:32Je trouve qu'il y a plus de différences avec d'autres cultures,
09:35beaucoup plus marquées, déjà avec la culture agro-saxon.
09:38C'est un autre rythme, même un Pays-Bas, c'est beaucoup plus cash.
09:42Et bon, on ne parle pas de Japon, Chine, c'est encore une autre histoire.
09:48À tes côtés, Samuel Ronflé, le président du groupe Bakertili,
09:53c'est une société de conseils pluridisciplinaires
09:57qui nous vient des pays de la Loire.
09:59Quand on parle de pluridiscipline, on parle d'expertise comptable,
10:03on parle de social, qui est important, d'audit, de conseil.
10:07Un travail remarquable que vous faites auprès de vos clients,
10:09au service de dirigeants et des organisations.
10:13Vous affichez un sacré chiffre d'affaires de 219 millions d'euros,
10:17si je ne me trompe pas, en 2025.
10:1940 000 clients, ça fait rêver les gens.
10:232300 collaborateurs et 60 bureaux sur l'ensemble du territoire national,
10:28dont le siège, vous en êtes fier, est dans les pays de la Loire,
10:31à Angers précisément.
10:33Et vous êtes membre du réseau international Bakertili, d'ailleurs.
10:37Alors, aujourd'hui, les partenaires de confiance des entrepreneurs et des décideurs
10:43proposaient en fait une offre de service très diversifiée sur un modèle One Stop Shop.
10:48Tu peux nous en dire un mot ?
10:49Oui, en fait, ce qu'on appelle une offre de service One Stop Shop,
10:52c'est une offre de service 360 degrés,
10:54pour essayer vraiment de répondre à toutes les problématiques des dirigeants.
10:58Si je le dis de façon un peu banale, mais important pour nous,
11:02notre objectif, je vais rebondir sur ce que tu disais Frédéric,
11:06nous, on veut être créateur aussi,
11:07et on veut être créateur de sérénité.
11:09Et comment tu es créateur de sérénité ?
11:11En faisant en sorte que lorsqu'un dirigeant se lève le matin
11:13et qu'il a une problématique financière, fiscale, sociale, juridique,
11:18la première personne à qui il pense, c'est Bakertili.
11:21Et donc pour ça, il faut avoir cette offre de service 360 degrés
11:24pour pouvoir répondre à toutes ces problématiques lorsqu'il t'appelle le matin.
11:28Et créer le réflexe en fait.
11:30Et créer le réflexe que Bakertili est vraiment son interlocuteur principal
11:34et son partenaire de confiance.
11:36Parce que le choix dans ton secteur, il est large pour les chefs d'entreprise.
11:40En fait, on est vraiment sur une palette très très large.
11:44Et notre objectif, c'est vraiment de créer de la valeur
11:46sur toute cette chaîne finance, on va l'appeler comme ça,
11:50pour que le dirigeant se consacre à son job principal,
11:52qui est le développement du business.
11:54C'est ça.
11:54Pourquoi tu es quelqu'un d'ambitieux, avec une ambition collective,
11:58t'aimes bien le chasseur en meute ?
12:00Pourquoi une telle ambition de croissance à horizon 2030 ?
12:05En fait, on est sur un marché qui se concentre.
12:07Le marché du conseil se concentre actuellement.
12:10Nous, on a la chance d'être dans le top 10 France aujourd'hui.
12:13Et on se rend compte qu'on doit rester dans ce top 10.
12:16Donc, ce n'est pas une question forcément que d'aller chercher
12:21du business et du chiffre d'affaires.
12:22C'est juste en fait avoir la taille critique suffisante pour deux choses.
12:26Un, attirer les collaborateurs.
12:27C'est-à-dire que les collaborateurs sont quand même assez attirés
12:30lorsqu'ils sortent des écoles, des grandes écoles notamment,
12:32pour venir intégrer une entreprise du conseil dans le top 10.
12:35Et puis deux, ça attire les clients, puisque c'est rassurant.
12:38Quand on est dans le top 10, ça veut dire qu'on a l'offre de services
12:41qui est bien adaptée justement à ces problématiques quand tu es dirigeant.
12:44Donc, on doit rester dans cette taille critique.
12:46En préparant cette émission, mon cher Samuel,
12:48tu m'as évoqué une marque employeur forte.
12:52En quoi elle est si singulière que ça, la vôtre ?
12:56Écoute, ce groupe, il est né il y a 60 ans.
12:59Et dès le départ, il a mis l'humain vraiment au centre.
13:02Alors, comme je te le disais, lorsqu'on s'est entretenu,
13:05ça peut être galvaudé de dire je mets l'humain au centre.
13:08Mais chez nous, c'est vraiment un ADN, c'est profond.
13:13On a tout un dispositif vraiment pour faire monter en compétence les collaborateurs.
13:17On a des dispositifs annexes pour permettre à un collaborateur
13:20d'aller s'éclater sur d'autres sujets que son quotidien.
13:24C'est anecdotique, mais on va emmener 250 coureurs au Marathon de Londres en 2027.
13:30On a déjà fait le Marathon de New York, on a fait le Marathon de Berlin,
13:33le Marathon de Valence.
13:34Donc, ça a créé une émulation incroyable.
13:36Puis après, j'ai des exemples très factuels.
13:38Lorsque les dirigeants fondateurs ont créé ce groupe,
13:41il y a 60 ans, ils ont ouvert le capital aux jeunes, aux jeunes talents,
13:46en se disant, si on veut conserver ces talents, il faut qu'on partage la valeur.
13:50Et donc, aujourd'hui, Baker Tillis est détenu par 133 associés.
13:53Et donc, ce capital atomisé, partagé, c'est un curseur très, très fort de notre ADN
13:58et de cet humain qui est vraiment mis au milieu, au centre.
14:03Messieurs, aussi bien Frédéric, Massia, que toi, Samuel,
14:07vous êtes prêts pour débattre maintenant ?
14:09Avec plaisir, vous êtes prêts ?
14:11C'est parti, Paris ETI, le débat !
14:19On a l'habitude de dire que les ETI sont plus vertes que les autres entreprises.
14:25Est-ce que vous êtes d'accord avec ça, Frédéric ?
14:30Difficile de comparer.
14:32Ce qui est sûr, c'est que dans une ETI, la dimension humaine est très présente.
14:38Et dans l'engagement RSE d'Anaï, qui a démarré en 2008,
14:44c'est venu en équipe autour d'un café,
14:46où on s'est dit, ce serait bien, chiche, on aimerait bien faire ça, ça et ça.
14:52Et assez rapidement, c'est venu s'ancrer, s'enraciner dans l'ADN de l'entreprise
14:58et ça a diffusé dans toutes les stratégies de l'entreprise
15:01et dans tous les métiers de l'entreprise au quotidien maintenant.
15:04Donc c'est la dimension humaine qui fait que peut-être on est un peu plus vert.
15:08Massia ?
15:09Oui, pareil.
15:10Et nous, de nature, notre valeur, notre force, c'est l'humain,
15:16c'est nos équipes, c'est le talent.
15:18Donc, raison de plus, nous, on soigne énormément nos équipes,
15:22on est très attentifs à la culture de l'entreprise, aux valeurs humaines.
15:30Et ça fait une dizaine d'années qu'on a essayé le Great Place to Work.
15:34On a été inscrit pour avoir un peu cette enquête interne,
15:38pour voir qu'est-ce qu'on pouvait améliorer.
15:40Et donc, ça fait une dizaine d'années qu'on est rentré direct au palmarès.
15:43Nous en sommes fiers et on continue à travailler.
15:45Moi, je pense que c'est vraiment, on n'a pas le choix, il faut...
15:49L'ETI, déjà, il est plus proche du terrain, plus proche des besoins de nos clients.
15:58Et la partie RSE, elle est vraiment nécessaire.
16:03On ne peut pas se passer de l'RSE.
16:05Bien sûr.
16:07Je vais compléter les propos de Massia, je suis d'accord avec toi.
16:11Moi, je dis souvent qu'on n'a pas le droit à l'erreur.
16:12Les ETI et les PME, elles n'ont pas le droit à l'erreur.
16:14Pourquoi ? Parce qu'on est très proche de nos clients, très proche de nos collaborateurs.
16:18Et donc, on doit être aligné.
16:19Moi, je dis souvent qu'il faut dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit.
16:23Et donc, ces composants RSE, avec le volet social, sociétal et environnemental,
16:28c'est ce qui, aujourd'hui, quand même attire les jeunes.
16:31Les jeunes sont très, très vigilants sur ces sujets-là.
16:34Nos clients sont aussi vigilants là-dessus.
16:36Le monde financier, avec les banques, sont aussi vigilants.
16:39Et donc, si à un moment donné, on n'est pas exemplaire et donc vert,
16:43je pense qu'on peut se prendre les pieds dans le tapis.
16:45Je répète, nous, les ETI et les PME, on n'a pas le droit à l'erreur.
16:47Pas le droit à l'erreur et souvent avancer ensemble.
16:51Qui sont les compagnons de cordée des ETI ?
16:55Sur nos territoires, ils sont multiples.
16:58Il y a les régions ?
16:59Oui, alors, il y a évidemment les régions.
17:01Il y a les préfets, on n'en parle pas souvent, mais les préfets...
17:03Il faut les mettre à l'honneur, absolument.
17:05Il faut les mettre à l'honneur.
17:05Ils sont là pour faciliter, pour être facilitateurs.
17:09On a les banquiers, la Banque de France.
17:12Et puis, on a tout l'écosystème.
17:14On a aussi les dirigeants d'ETI.
17:16On se regroupe entre nous.
17:17On est un certain nombre à être présents dans des clubs d'ETI.
17:20Ça nous fait du bien pour progresser tout ce qu'on en est autour de cette table.
17:24Et puis, avoir accès à des choses que peut-être, nous, ETI, on a peut-être moins accès que les
17:28grands comptes.
17:29Et donc, je reprends ton expression, Patrice.
17:31Quand tu chasses en meute, tu as accès à ces choses dont accès les grands comptes.
17:35C'est ça, Mathia ?
17:36Qui sont les compagnons de cordée de ton entreprise ?
17:40Ce sont d'autres ETI aussi.
17:42Nous, on a un réseau de partenariats sur lesquels on s'appuie fortement.
17:46C'est important pour nous.
17:49On pense que ça nous donne une agilité, une flexibilité aussi pour adresser certains besoins et dans certains contextes.
17:57Et après, il y a certaines associations, on pourrait venir au sujet RSE.
18:03On a des associations d'insertion qu'on utilise pour tout un tas de tâches qu'on effectue.
18:09Et du coup, on a des bons partenaires aussi avec des partenaires RSE.
18:15Frédéric ?
18:17Assurément, je crois qu'une ETI, elle est très ancrée dans son territoire et dans son écosystème.
18:22Et ce que je constate, c'est que beaucoup d'ETI ont une durée beaucoup plus longue et offrent davantage
18:30de stabilité dans le management.
18:33Ce qui fait que ça permet de vraiment constituer un réseau avec des compagnons de cordée.
18:41Moi, je constate que nos partenaires banquiers, conseils, avocats, finalement n'ont pas changé depuis 28 ans.
18:52Et je trouve que ça donne beaucoup de stabilité à l'entreprise et à nos collaborateurs dans un monde qui
19:00est complètement fragmenté ou en mouvement en ce moment.
19:03Et ça, ça inspire confiance et ça nous rend sereins pour l'avenir.
19:09Je vais rester avec toi en tant que super patron. C'est quoi les qualités de super patron ?
19:15Alors, merci pour la question.
19:19Je pense qu'en tout cas, dans ce que moi j'ai appris, dans ce qui me plaît le plus
19:25dans mon métier, c'est deux choses.
19:28Un, c'est réfléchir à l'avenir et à un projet et donc d'avoir une vision et une ambition
19:33pour le projet de l'entreprise et d'avoir conscience de cette responsabilité-là et de le faire avec une
19:40équipe parce qu'un projet sans équipe ne se réalise pas.
19:44Et donc, c'est ça qui me semble le plus important.
19:47Si j'étais à la tête d'une entreprise industrielle, je penserais vraisemblablement différemment et je penserais à des investissements,
19:55à des brevets, à des innovations.
19:58Mais dans les entreprises de service, le moteur, c'est vraiment l'équipe.
20:02Samuel ?
20:03Je vais être dans la même lignée.
20:05Je pense qu'une des qualités premières, c'est de savoir embarquer, donner envie à nos collaborateurs puisque les ETI,
20:11elles ne marchent que s'il y a un collectif fort.
20:14Et donc, il faut embarquer ce collectif.
20:16Je crois qu'une de nos principales qualités, c'est qu'on suive d'avoir la vision puisque je pense
20:20qu'on est là aussi pour impulser une vision stratégique.
20:22La deuxième qualité, c'est vraiment cette capacité à embarquer les personnes autour de nous.
20:26Mathia, les qualités d'un patron aujourd'hui, en 2026, c'est quoi ?
20:29J'ai beaucoup moins de recul, mais effectivement, je trouve que ce côté pour engager les équipes est clé.
20:37Donc, nous, on s'appuie, on travaille avec les équipes et s'il n'y a pas cette envie, on
20:43ne leur donne pas le sens nécessaire.
20:46On est moins armés et on se soint pas.
20:49C'est avec eux qu'on y va, c'est nos équipes qui font qu'on soit là aujourd'hui.
20:54Et c'est donner cette envie.
20:56Donner cette envie.
20:58Je reste avec toi.
20:59Comment améliorer l'attractivité, notamment auprès des jeunes, pour qu'ils viennent dans vos entreprises ?
21:06Je sais que c'est une des questions importantes pour toi, Mathia.
21:09C'est tout à fait une vraie question.
21:11Pour nous, on doit revenir sur le sujet du sens et sur le sujet de pourquoi on fait le travail
21:16qu'on fait et dans quel écosystème.
21:19Pour nous, pour revenir aux questions éthiques et aussi écologiques, il faut, à chaque fois qu'on fait un nouveau
21:25projet,
21:26et notamment maintenant avec la technologie, il faut se poser la question de quel est l'impact.
21:32En même temps, il y a beaucoup de greenwashing aujourd'hui.
21:34On parle beaucoup de tout le monde est vert, tout le monde fait plein de belles choses.
21:38Mais effectivement, il y a du travail et avec l'IA, ça a difficulté un peu plus parce que l
21:44'IA aujourd'hui a un fort impact énergivore.
21:48Mais il y a des solutions, il y a des approches qui permettent d'économiser chez nos clients et d
21:53'apporter la valeur sans tout cet impact.
21:56Mais juste pour revenir sur ta question, c'est surtout comment les attirer, mais comment les garder derrière, qui va
22:03être important.
22:04La fidélisation.
22:05La fidélisation, c'est ce qui est clé.
22:08Et encore une fois, on revient dans le sens de ce que tu évoquais tout à l'heure, c'est
22:11dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit.
22:14Frédéric ?
22:15Ce qui me semble clé, c'est d'écouter.
22:20J'ai la chance d'avoir 100 collaborateurs dans l'entreprise, dans les différents pays.
22:2549 sont actionnaires.
22:27Et donc, on est société à mission, donc avec une gouvernance élargie.
22:33Et donc, ça nous donne l'opportunité d'écouter.
22:35Dans un monde où tout s'accélère, il me semble vraiment clé de pouvoir écouter les micro-signaux.
22:43Et ensuite, le rôle du dirigeant est vraiment d'en faire une synthèse et d'être en capacité de trancher.
22:50C'est un élément important dans une ETI.
22:52On est confronté à tous les problèmes du monde.
22:55Néanmoins, on n'a pas les moyens d'une grosse boîte.
22:57Donc, le dirigeant et l'équipe dirigeante doivent être extrêmement sharp et les collaborateurs doivent l'être également.
23:04Et puis, le troisième point qui me semble vraiment clé, c'est la reconnaissance.
23:08On parle beaucoup de donner du sens, de l'attractivité, de la marque employeur, etc.
23:14Ça passe pour moi des éléments basiques.
23:16J'ai eu la chance d'être issu d'une famille d'entrepreneurs.
23:21Et ce que m'a appris mon grand-père, c'est qu'on allait voir les ouvriers le dimanche après
23:25-midi chez eux et on allait prendre un café.
23:27C'est ce qui m'a fait comprendre qu'une entreprise, c'est d'abord et avant tout une équipe
23:30humaine.
23:33Samuel, comment on améliore cette attractivité chez les jeunes pour venir chez toi ?
23:38On a parlé d'alignement, ça c'est indispensable.
23:41Un élément complémentaire aussi, c'est de leur montrer à quel point on va leur faire confiance.
23:45On va leur donner des responsabilités et on va les rendre autonomes.
23:50Tu nous as fait remarquer qu'on était un peu plus âgés que toi, Mathien, tu as raison.
23:53Et en 30 ans de carrière...
23:55C'est fait poliment.
23:56Oui, mais c'était très subtil, bravo.
23:58Je taquine.
24:00Ce que je me rends compte avec plus de 30 ans de carrière, c'est la capacité de l'être
24:04humain à progresser et à apporter des choses incroyables dans les entreprises.
24:08Et ça, ça ne peut se faire que si on met en responsabilité, on leur donne de l'autonomie et
24:12on leur montre qu'on a confiance en eux.
24:14Et les êtres humains se révèlent incroyables quand c'est comme ça.
24:17Et là, il y a vraiment un collectif qui se met en branle-bas de combat.
24:19Et là, c'est très très puissant dans les ETI quand ça se met en branle-bas de combat.
24:22De la responsabilité, de la simplicité, de la proximité humaine, de la volonté, de l'optimisme.
24:29C'est ce que vous avez transcrit durant cette émission.
24:31Merci beaucoup à toi, Frédéric Deloy, CEO d'Anaïque.
24:35Amacia Roca, le CEO de Scorus.
24:37Et à toi, Samuel Ronflé, le président du groupe Backer Tilly.
24:41Un message également.
24:43Un grand merci, on peut leur dire, à ceux qui ont préparé cette émission à mes côtés.
24:47Camille, depuis plus de 4 ans.
24:48Merci à la réalisation, Maxime, chef de plateau, Justine.
24:52Au son, Guillaume, à l'image, Léo.
24:55Ça, c'est l'équipe de Paris ETI.
24:57C'est une équipe qui est très performante et c'est une équipe de vie.
25:01Merci, à la semaine prochaine.
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