- il y a 5 heures
Ce vendredi 10 avril, Thierry Le Clercq, président de Alphajet Fair Investors, et Alexandre Taieb, analyste et gérant chez Sycomore AM, se sont penchés sur le retour au calme des marchés et les secteurs impactés suite à l'accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient, la volatilité du marché obligataire, les bons résultats de TSMC au T1, la belle croissance de Brunello Cucinelli, ainsi que le pari de nos experts sur les marchés boursiers, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03On retrouve Alexandre Tailleb, Sikomora M, bonjour.
00:07Bonjour Antoine.
00:07Ainsi que Thierry Leclerc, Alphaget, Ferry Masters.
00:10Bonjour Antoine.
00:11On le disait en avant-propos, avant même d'ouvrir l'antenne,
00:15ouais ça fait du bien.
00:16On a des nouvelles d'entreprises, on voit, voilà, il y a des chiffres économiques,
00:21il y a des annonces, alors qu'elles soient bonnes ou mauvaises,
00:23il y a Sodexo, bon, pas terrible, TSMC, c'est extraordinaire.
00:25Il y a l'inflation américaine, il y a l'emploi américain la semaine prochaine,
00:29bon, back to basics, on va peut-être avoir un marché qui va à nouveau s'intéresser
00:34aux fondamentaux, et ça, ça fait peut-être du bien quand même au moral.
00:38C'est un peu plus agréable pour nous de regarder effectivement les fondamentaux,
00:42que ce soit les résultats d'entreprises ou les chiffres macroéconomiques.
00:45Petit bémol néanmoins, il regarde le passé, on l'a vu avec l'inflation américaine,
00:50qui est très soft, très douce aujourd'hui, même un petit peu en dessous des attentes
00:54pour l'inflation cœur.
00:57Bon, ça ne prend pas du tout en compte l'effet du baril qui explose les 100 dollars,
01:03qui revient autour des 100, donc on attend de voir l'effet, l'effet sur le transport,
01:07sur le shipping, ça va prendre des mois à se matérialiser.
01:12On est sûr que ça aura un effet, plutôt un effet, j'allais dire positif sur l'inflation,
01:18donc négatif au total pour l'économie.
01:21Mais donc, oui, ça fait du bien de se reconcentrer sur le fondamental.
01:27J'espère que la saison de publication va prendre le relais de la géopolitique.
01:33Ce n'est pas sûr.
01:34Le cessez-le-feu qui n'en est pas un, vous le disiez, on en a pour deux semaines,
01:39donc d'ici dix jours, il faudra revoir ce sujet-là.
01:43Il est possible que la saison de publication soit un petit peu polluée, malheureusement, ce trimestre.
01:49Néanmoins, il y a quelque chose sur lequel on va se concentrer, c'est les guidance, les prévisions.
01:58Vous posiez la question, vague de warning à venir.
02:02Je ne sais pas, je pense qu'il va y avoir beaucoup d'incertitudes dans les perspectives.
02:08Et celles, en revanche, qui donnent des perspectives plus certaines, plus positives,
02:13seront probablement plus récompensées par le marché.
02:16D'accord.
02:17Thierry Leclerc, vous avez ce même sentiment, back to basics,
02:20il va quand même peut-être falloir se réatteler aux fondamentaux de l'économie ?
02:23Qu'on le veuille ou non, oui, parce que la saison des résultats s'ouvre.
02:29Donc, la semaine prochaine, en France, par exemple, on aura des valeurs du luxe.
02:33On a toutes les banques américaines qui vont publier la semaine prochaine.
02:36Donc, de toute manière qu'on le veuille ou non, on est quand même...
02:38Enfin, si on s'intéresse au marché, c'est forcément ce qu'on regarde quand même.
02:43Et oui, ça fait du bien, non ? Je suis tout à fait d'accord avec vous.
02:47Bon, ben, enfin, voilà, le facteur Trump, il est quand même...
02:52C'est pas que c'est compliqué à gérer.
02:54On a compris comment ça fonctionnait.
02:56Mais bon, il fonctionne quand même à chaque fois.
02:58Donc, on subit, on n'aime pas trop ça.
03:01Alors que bon, tout ce qui est plus fondamental,
03:04on peut quand même avoir une vision, des convictions.
03:08Bon, avoir une conviction sur ce que va faire Trump,
03:10c'est quand même un peu compliqué.
03:12Donc, on ne sait pas...
03:13À nouveau, vous avez l'introduction à ce qu'Alexandre a dit,
03:16c'est qu'on ne sait pas comment les discussions
03:19qui s'ouvrent au Pakistan vont évoluer.
03:22Néanmoins, on peut quand même,
03:24à la fois par rapport à cette saison des résultats qui s'ouvrent,
03:28premièrement, et deuxièmement,
03:32par rapport à ce qui se met en place,
03:34penser que peut-être le plus dur est derrière nous.
03:37En tout cas, d'intensité sur ce conflit.
03:42Alors, évidemment, c'est un conflit armé.
03:45C'est quand même...
03:47Il y a un coût humain important.
03:51Mais nous, on regarde l'économie,
03:53et le coût économique, effectivement, était très important.
03:56Juste pour avoir en tête, on va quand même...
03:58On est à peu près certains aujourd'hui que ce...
04:00Enfin, certains.
04:01En tout cas, les estimations les plus fines que j'ai pu trouver
04:04laissent à penser qu'on va avoir une perte du PIB,
04:09de la croissance du PIB aux États-Unis d'à peu près 0,5%.
04:12Enfin, 0,5%.
04:14Donc, on revient à un 8%.
04:15Je peux vous dire qu'en tant que béotien de l'économie,
04:17ça me semble très peu.
04:19Enfin, ils ont quand même mis des moyens totalement délirants.
04:22Oui, enfin, non, mais on attendait une très bonne année de 2026 initialement,
04:26avec les stimulus fiscaux, pardon,
04:31et puis les dépenses IA, les investissements dans l'IA.
04:34Donc, ça devait faire à peu près une croissance autour de 2, 3, 2, 4.
04:38Donc, ce qui est quand même supérieur au potentiel et à la moyenne des dernières années.
04:43Donc là, on a coupé ça quand même de 0,5.
04:46Donc, c'est important.
04:47Et en même temps, ce que disait Alexandre,
04:50on a l'inflation, elle, pour le coup, qui a été revue à la hausse.
04:53Et donc, simplement, pour avoir un ordre de grandeur,
04:59si on veut un peu s'extraire de la période actuelle,
05:02donc si on regarde un petit peu plus loin, quelques trimestres plus loin,
05:05on attendait 3,1...
05:09Enfin, l'inflation attendue pour le quatrième trimestre 2026
05:13est aujourd'hui supérieur à 4 %, voilà, aux États-Unis.
05:17Donc, on était plutôt autour de 3 %.
05:20Donc, on a pris, si on normalise un petit peu les choses,
05:24on a pris quand même un sacré jump d'inflation
05:28sur un trimestre qui, normalement, ne serait plus censé être sujet autant,
05:32enfin, on l'espère, aux conflits et au blocage de l'offre sur le pétrole.
05:39Bon, du coup, encore une fois, malgré le back to basics,
05:43si, back to basics, c'est que c'est des taux qui vont tout faire.
05:46Et si on regarde le marché obligataire, ça...
05:48Voilà, on s'est, bon, maintenant rivés sur les 4,3 %.
05:534,3 % du côté du disant américain, ça veut dire, bon, Trump s'est calmé.
05:58On est passé trop près de 4,5 %.
06:00Donc, voilà, on revient à un niveau intermédiaire.
06:03Ça, ça veut dire que, pour étalonner une politique monétaire
06:07dans des conditions comme ça, et vu les anticipations de marché,
06:09pour la Fed, c'est très, très, très compliqué.
06:16Alors, sur les taux, vous avez tout dit, les taux sont tout.
06:21Ils ont déjà été tout, en fait.
06:23À partir du moment où ils effleurent entre 4,40 et 4,5,
06:29on a un Trump qui tacot, enfin, qui recule sur ses positions quasi systématiquement.
06:35Ça a touché trois fois en une semaine.
06:37Il a reculé trois fois en une semaine en nous envoyant des tweets sur son réseau social
06:42beaucoup plus calme et détendu.
06:45Donc, on a l'impression, effectivement, que c'est la frontière qu'il ne faut absolument pas dépasser.
06:52Et qu'on ne dépassera pas.
06:54Parce que la Fed, justement, a un triple mandat inflation, croissance, emploi.
07:01Que, en tout cas, dans mon scénario, ce conflit aura plus un impact récessif qu'inflationniste.
07:10Je vais reprendre le discours de Powell, qui parlait d'inflation transitoire, peut-être au mauvais moment.
07:16Je pense qu'on peut en parler ici.
07:20Et donc, cette inflation, si elle est transitoire, c'est pour une raison précise.
07:25C'est qu'en 2022, quand elle ne l'était pas, on avait un choc d'offres et un choc
07:31de demandes.
07:32Le choc d'offres lié au conflit Russie-Ukraine, le choc de demandes lié au redémarrage post-Covid.
07:36Aujourd'hui, on n'a absolument pas ce choc de demandes.
07:39La demande tient relativement bien aux États-Unis.
07:42Elle est relativement fragile en Europe.
07:45Elle tient aussi en Asie, mais jusqu'à quand ?
07:49Et donc, je pense que la consommation va tout simplement s'adapter.
07:53Alors, ce n'est pas forcément ce qu'on voit dans les résultats de certaines entreprises de consommation.
07:58Là, les quelques qui ont publié ont plutôt bien publié.
08:01Mais ça va peut-être s'adapter.
08:04Et donc, la Fed aura tout loisir d'opérer de manière accommodante, à mon sens, cette année.
08:12Et pas forcément en baissant les taux.
08:14Baisser les taux courts, ce n'est pas spécialement la solution.
08:18Il faut plutôt regarder la partie longue de la courbe.
08:20De là à faire un quantitative easing, pas du tout.
08:22La situation ne le permet pas.
08:24Il n'y a pas d'urgence.
08:25C'est encore moins défendable, oui.
08:26Voilà, clairement, ce n'est pas défendable.
08:28En revanche, d'être à minima stable et en soutien si nécessaire,
08:35ça me paraît être le scénario central pour la Fed cette année.
08:37On va regarder un petit peu les secteurs qui sont les plus actifs en ce moment.
08:42Je regardais les résultats de TSMC ce matin, les performances d'STMicro, de Soitech, etc.
08:49Est-ce qu'on peut encore avoir un portefeuille exposé Action sans avoir un minimum de semi-conducteurs dedans ?
08:55Question.
08:56Moi, je ne pense pas, non, effectivement.
08:58Il en faut.
08:59Oui, il en faut.
09:00Déjà, c'est 45% de la tech.
09:03Donc là, je suis aux US, les semi-conducteurs, c'est quand même la majoritaire.
09:09Les équipements, en gros, c'est vraiment énormément.
09:11Apple, c'est 30% et les logiciels, c'est le reste, c'est 25%.
09:16Donc, c'est un poids très important de la tech américaine.
09:20Et puis, oui, on l'a dit plusieurs fois, vous l'avez dit plusieurs fois dans l'émission,
09:26les résultats, l'annonce du chiffre d'affaires du mois de mars de TSMC,
09:31qui est en croissance de 45% sur ce mois par rapport au mois précédent.
09:3845%, je veux dire, ça parle de soi.
09:41Le titre, il est en hausse de plus de 30% depuis le début de l'année.
09:45Tout va bien de ce côté-là.
09:47La demande reste très forte.
09:49Donc, oui, je veux dire, on n'est pas là pour chercher des poux là où il n'y en
09:54a pas.
09:55Le secteur se porte bien.
10:00TSMC, c'est vraiment la boîte à surveiller de très près.
10:03Donc, c'est vraiment très bien qu'on en parle dans l'émission.
10:05Je pense que c'est le fournisseur, c'est celui qui fabrique les puces pour pratiquement tout le monde.
10:12Donc, s'il y a un problème de ce côté-là, ça veut dire qu'il y a un problème
10:16pratiquement sur toute la tech.
10:18Et là, il faudra se poser.
10:20Mais ce n'est pas le cas actuellement.
10:22Donc, on ne va pas extrapoler les résultats à venir.
10:25Mais en tout cas, ce qu'on a aujourd'hui nous permet de rester confiants sur le secteur des semi
10:29-conducteurs.
10:29Cela dit, Thierry Leclerc, vous m'offrez une transition absolument géniale sur un truc.
10:34Je voulais vous faire réagir à ça.
10:35C'est le tweet d'un gars qui s'appelle Ali Al-Salim.
10:39C'est un investisseur institutionnel séoudien qui nous dit...
10:42Il a une manière de voir les choses que j'adore.
10:44Il dit, les gens croient investir dans la tech américaine.
10:48En fait, ils mettent une étiquette de prix sur le risque de Taïwan, sur le détroit de Formos.
10:54Est-ce que ça ne va pas devenir le nouveau détroit d'Hormuz ?
10:57Un point chaud qui va devenir quelque chose qui va un petit peu exciter les convoitises et peut-être énerver
11:04la Chine.
11:05Et le tableau qui donne...
11:06Bon, ce n'est pas très objectif parce qu'il nous met Saoudi Aramco n'est pas exposé à TSMC.
11:12On s'en doute, mais bon, voilà.
11:15Le reste, ça explique aussi l'omniprésence de TSMC et du rôle, non seulement business, mais aussi géopolitique de Taïwan
11:25et de TSMC à l'intérieur de cet ensemble de la tech et de l'IA.
11:29Oui, TSMC partout, il en manque d'ailleurs sur son tweet, mais ça ouvre aussi la porte au secteur de
11:36la défense, au secteur de la santé.
11:37Il y a des puces pour tous ces secteurs-là.
11:39On pense souvent à la tech, mais il y en a d'autres.
11:41Je rejoins complètement ce qui a été dit par Thierry, c'est totalement indispensable d'avoir le secteur des semi
11:46-conducteurs aujourd'hui dans un portefeuille.
11:49Si c'est 45% de la tech, c'est que c'est une grosse part des indices mondiaux généraux,
11:54puisque la tech est surpondérée dans ces indices-là.
11:57Donc nous, en tant que gérants, je ne dis pas qu'on est obligé de se coller à l'indice,
12:00mais ne pas du tout avoir un secteur qui est surreprésenté dans l'indice,
12:05c'est un risque très très fort qu'aujourd'hui il serait, à mon sens, téméraire de prendre.
12:12Et puis en plus, très bonne publication.
12:16Effectivement, on peut se poser la question sur l'IA, est-ce que la demande ne va pas ralentir, justement,
12:19liée aux difficultés de production d'hélium, etc.
12:25Il y a vraiment des sujets, néanmoins, ce n'est pas forcément sur TSMC en particulier que ça va retomber.
12:33Et donc, il y aura un problème plus général sur la tech, on se sous-pondérera à ce moment-là.
12:36Mais pour l'instant, on ne le voit pas du tout.
12:39L'IA n'est pas une mode, c'est une méga tendance.
12:41Donc, on continue d'être investi dessus.
12:43Donc, on est dedans.
12:45Le CAC 40, un peu plus d'un quart d'heure de la clôture.
12:49Qui grimpe de 0,34%, on est à 8273 points.
12:52Ça chemine vers une semaine très positive, évidemment, avec la séance un peu hors norme de mercredi.
12:57L'Euronext Tech Leaders en très grande forme, et on en a parlé, bien sûr.
13:02Résultat éclatant de TSMC et leur impact positif sur l'ensemble du secteur des semi-conducteurs.
13:07L'Eurostock 50, plus 0,75%, plus 0,29% pour le DAX à Francfort, plus 0,6% pour
13:13l'Ibex à Madrid.
13:14Un petit coup d'œil sur Londres.
13:16Londres qui est casé, a changé.
13:17Et plus 0,72% pour le Mib à Milan, la plus forte hausse du CAC 40.
13:24ST Microelectronics, évidemment, plus 3,4%.
13:2733,80, plus forte hausse du SBF 120.
13:30Soitec, plus 20,2% à 64,40€.
13:33On a l'impression d'investir dans les semi-conducteurs avec un effet de levier.
13:37Avec Soitec, le titre est toujours très, très remuant.
13:40En revanche, Sodexo, plus forte baisse du SBF 120, moins 9,6% après un profit warning.
13:4640,06€.
13:47Les marchés taux, les 10 ans, 3,69€ pour le 10 ans français, 3,04€ pour le 10 ans allemand.
13:52Le 10 ans américain, 4,3%.
13:55Le pétrole, on est bien bien sous les 100$.
13:58Maintenant, 95,93€ pour le Brent de Mer du Nord.
14:0298,62€ pour le brut léger américain.
14:05Alexandre Tailleb, Sycomore Asset Management, Thierry Leclerc, AlphaJet, Fair Investors.
14:10On continue de parler des secteurs qui animent la cote.
14:13Il y a un secteur qui a toujours fait notre force à Paris, vu sa pondération dans le CAC 40
14:18-C, le secteur du luxe.
14:19Et là, on a eu une bonne indication.
14:20C'est les résultats de Brunello Cuccinelli.
14:23Alors, un groupe quand même de taille plutôt réduite par rapport aux mastodontes que sont Kering ou LVMH.
14:31Maintenant, ce secteur sur lequel on se faisait quand même des soucis de fond est en train de montrer de
14:37vraies, vraies, vraies capacités de résilience.
14:39Est-ce que, vous, ça vous inspire, Thierry Leclerc ?
14:45Là, tout de suite, c'est une bonne nouvelle.
14:48Il est bien discrétionnaire.
14:49Pour le luxe quand même, on va parler du luxe.
14:52Moi, je vais quand même attendre lundi.
14:54Honnêtement, lundi soir, LVMH, on va voir ce qu'il raconte.
14:57Je ne vais pas commencer à m'aventurer avant, clairement.
15:00Mais oui, Brunello Cuccinelli, ils ont annoncé des bons chiffres qui ont battu le consensus.
15:06Une bonne croissance, 14%.
15:09Il y avait à peu près 10% de croissance attendue par le consensus.
15:12Donc, c'est très bien.
15:13Et des très bons chiffres en Asie et aux États-Unis.
15:1620% en Asie, 18% de croissance aux US.
15:20Donc, non, c'est bien.
15:23Alors, ils sont assez peu exposés au Moyen-Orient.
15:275% de leur chiffre d'affaires.
15:29Donc, bon, est-ce que c'est réplicable à tout le secteur du luxe ?
15:34Je ne sais pas.
15:36Je ne sais pas exactement dans quelle mesure c'est l'expo au Moyen-Orient pour tout le secteur.
15:42Et donc, oui, voilà.
15:43On va voir.
15:44C'est dans deux jours.
15:45Oui, oui, c'est aussi.
15:46Fin de prochaine séance.
15:47Il y a Hermès aussi la semaine prochaine.
15:49Donc, on va voir.
15:51Mais moi, en tout cas, vous l'avez compris, je ne suis pas forcément…
15:55Oui, plutôt prudent.
15:56Enfin, on a été prudent.
15:58Je pense à juste titre depuis un moment.
15:59Oui, oui.
16:00Donc, attendons.
16:01Enfin, vous voyez, laisser des tendances très longues.
16:04On n'achète jamais ces titres au plus bas.
16:07Il vaut mieux se repositionner quand il y a une bonne tendance confirmée.
16:11Parce qu'il y a eu quand même une sorte de feu de paille en août, septembre, octobre l'année
16:16dernière.
16:17Un peu, oui.
16:17Et donc, bon, tout le monde a commencé à bien se réchauffer sur le secteur du luxe.
16:21Nous, enfin, on n'a pas de boule de cristal, mais on était un peu prudent quand même.
16:25Parce qu'il manquait certains ingrédients pour qu'on soit…
16:28Vraiment, les planètes sont alignées.
16:30Puis finalement, le soufflet est retombé.
16:32Je ne sais pas si on est dans la même configuration.
16:35Donc, on va voir.
16:36On va prendre les résultats.
16:37Enfin, là, c'est des chiffres d'affaires plutôt la semaine prochaine.
16:40Oui, mais ça sera déjà une bonne indication.
16:41Oui, oui, ça sera déjà une bonne indication.
16:43Tout à fait.
16:44Alexandre Tailleb, le luxe, les biens discrétionnaires.
16:47Est-ce que ça pourrait être la bonne surprise de cette saison de résultats ?
16:51Je rejoins la lecture qui a été faite.
16:54L'hirondelle ne fait pas forcément le printemps.
16:56Exactement.
16:57Et puis, quand on regarde les mastodontes, justement, les guidance étaient plutôt prudentes déjà.
17:04Donc, j'attends de voir ce que ça va donner.
17:07Il faudrait battre ces guidance prudentes.
17:09Donc, effectivement, on va attendre lundi LVMH.
17:13J'aurais aimé dire, c'est le point bas, allez-y.
17:16Je pense que c'est encore un peu trop tôt, ne serait-ce que par le comportement du marché.
17:22Quand on regarde des séances comme aujourd'hui ou même comme avant-hier, la grosse séance de rebond très, très
17:30fort.
17:31Bon, ce n'est pas le luxe, ce n'est pas la consommation discrétionnaire qui repart droit devant en tête.
17:38Vous avez cité les valeurs qui tiennent la tête du CAC 40 aujourd'hui.
17:42Je ne vois pas les valeurs du luxe.
17:43Donc, de l'autre côté, il y a une certaine asymétrie malheureusement négative pour le secteur du luxe.
17:50Quand le marché baisse lié typiquement aux craintes sur le conflit, le luxe peut faire partie des plus fortes baisses.
17:56Donc, je ne sais pas si on a atteint ce fameux fond du fond.
18:03J'aurais plutôt tendance à dire que c'est trop tôt et qu'il y a d'autres secteurs pour
18:07profiter d'une poursuite du rebond de marché.
18:10D'accord.
18:10Et à ce moment-là, peut-être avoir un style de gestion encore un petit peu value.
18:16On n'est pas en train de commencer à mettre les munitions pour repasser dans une stratégie de croissance.
18:22Il faut d'abord corriger les excès, on va dire.
18:25D'abord, value reprise du cycle, entre guillemets, ou moindre détérioration du cycle.
18:32On le voit aujourd'hui.
18:33En général, vraiment, c'est à court terme.
18:36Donc, j'ai dit en général, mais ce n'est pas en général.
18:38Sur les dernières séances, on le voit sur les séances de rebond, en général, vous en avez deux qui sortent
18:45du lot.
18:47Soggen, ArcelorMittal.
18:48À chaque fois, il y a les deux.
18:50Donc là, il y a aussi un petit peu de STMicro.
18:53Tout ça, c'est du très cyclique.
18:55Ça reste encore du value.
18:57Donc voilà, si on a un scénario relativement optimiste pour la suite sur le marché, on se met là-dessus.
19:03À l'inverse, si on a un scénario un peu plus tempéré, voire un peu plus négatif, les valeurs de
19:11rendement, ce n'est pas stupide.
19:13Ce que j'allais vous proposer aussi, les valeurs à coupons, l'infrastructure.
19:18Il y a trois semaines, on en avait parlé, les valeurs ennuyeuses.
19:21En plus, elles ne sont pas si ennuyeuses que ça.
19:24C'est ça, elles ont changé de profil.
19:25On a un peu du multisecteur.
19:28Alors, on pense un peu aux télécoms, mais on a aussi les banques qui sont loin d'être ennuyeuses en
19:33termes de performances récentes.
19:35On a certaines valeurs de l'énergie.
19:39Donc, on peut aller chercher des choses qui donnent du dividende et qui sont encore relativement cheap et intéressantes,
19:48alors même qu'elles ont fait une bonne performance sur les derniers mois.
19:51Donc, pourquoi pas, si on a un scénario un peu plus prudent, d'aller sur les valeurs de rendement, ce
19:57n'est pas idiot.
19:59Thierry Leclerc aussi, ça peut être une bonne option.
20:02Valeurs de rendement et puis gestion value tranquillement, en attendant que le cycle reprenne des couleurs.
20:09Oui, alors deux points.
20:10Enfin, simplement, orange, on est au-dessus de 18 euros.
20:12Enfin, oui, si on s'était dit ça il y a un an, ce n'était pas forcément...
20:17Enfin, c'est quand même des très belles performances, sans faire beaucoup de bruit, effectivement.
20:22Et donc, je ne sais pas si c'est vraiment extrapolable, mais c'est vrai que les banques, personne n
20:27'en parlait,
20:28mais le mouvement, il est quand même...
20:30Maintenant, il date depuis plus de trois ans.
20:33Enfin, il est profond, il est puissant et personne n'en parlait trop au départ.
20:37Il fallait, bon, être assez...
20:39Vraiment le voir, commencer à détecter, commencer à...
20:42Donc, ça, c'est vrai que c'est des choses qu'on aime bien.
20:45C'est là où, très concrètement, on peut gagner énormément d'argent
20:47quand on arrive à être pas trop, trop tard sur un cycle puissant comme ça qui redémarre.
20:53Et donc, oui, ça n'a pas besoin de faire la une des journaux pour attirer l'œil des investisseurs.
20:59Enfin, d'ailleurs, c'est en grande partie notre boulot de ne pas forcément aller là où tout le monde
21:02va.
21:04Mais d'un autre côté, comme on l'a dit,
21:06enfin, voilà, moi, typiquement, le luxe, je n'ai pas encore de visibilité,
21:09je ne me précipite pas dessus.
21:12Et puis, sur la croissance, pour répondre à votre question,
21:16bon, enfin, il y a quand même un chiffre à avoir en tête.
21:18C'est au premier trimestre de cette année,
21:22l'écart de performance aux États-Unis,
21:25l'écart de performance entre la value et la croissance,
21:29il est 14%, 14,1%.
21:31Oui, quand même, oui.
21:32Voilà, donc, plus 5,5 et moins 8,6 des deux côtés.
21:36La dernière fois qu'on a vu un tel écart, c'était en 2020.
21:39C'est super polarisé.
21:41Voilà, donc c'est très, très puissant.
21:43Et l'histoire montre quand même que ce genre de cycle croissance-value,
21:50ce n'est pas la petite semaine, c'est puissant.
21:53Donc bon, après, si vous voulez, c'est un fourre-tout.
21:55Dans la value, il y a plein de boîtes.
21:58Donc c'est difficile d'avoir une lecture très précise.
22:03Mais en tout cas, aujourd'hui, le vent souffle clairement pour la value,
22:08pour plusieurs raisons.
22:11Et nous, écoutez, on voit où le vent souffle,
22:15et puis on essaye de le prendre et puis de naviguer avec ça.
22:19Donc ça nous va très bien.
22:21Et puis c'est vrai que c'est plutôt plus sympa d'acheter des valeurs
22:23qui ne sont pas trop chers, qu'à des pays très élevés,
22:26mais on sait le faire aussi.
22:28Mais bon, c'est toujours, on se dit, au fond de nous,
22:31on préfère payer quelque chose dix fois que vingt fois.
22:34Enfin, ça semble assez évident, mais on peut gagner autant d'argent sur les deux.
22:37C'est ça mon message.
22:39Alexandre Tailleau.
22:39Il y a des valeurs maintenant qui se payent vingt fois,
22:42où on est presque content de les trouver à vingt fois.
22:46Aujourd'hui, est-ce que Microsoft est value ou croissance ?
22:49Je me pose presque la question.
22:51C'est exactement ça.
22:51On se les posait toute la semaine.
22:54Microsoft, tout le monde la regarde avec des yeux comme ça,
22:56en disant que ce n'est pas possible que ça tombe comme ça.
22:58Oui, le problème, c'est qu'il y a des petites mauvaises nouvelles de ci-de-là
23:02qui entachent un peu la tendance sur Microsoft
23:06et qui justifient au moins une partie de la décrochante.
23:10Mais effectivement, à ces prix-là,
23:12on commence à la regarder tous avec des gros yeux.
23:14Est-ce que tout le monde va passer à l'action ?
23:16Point d'interrogation.
23:17Bon, et de manière un petit peu plus générale, pour terminer,
23:19enfin, je trouve qu'on attend l'intro de SpaceX
23:23et de différents très gros intervenants de l'intelligence artificielle.
23:27Il y a le retour de batailles boursières,
23:29autour de Braun Forman, il y a Pernod Ricard,
23:32il y a un chevalier blanc qui vient de se déclarer du côté des États-Unis.
23:34Il y a la lutte de pouvoir au sein du capital de Gatling,
23:38entre les Benetton et Eiffage.
23:40Il y a des tas d'entreprises qui ont décidé de finalement
23:45ne plus regarder le private equity comme avant
23:47et de s'introduire en bourse.
23:49Voilà, l'investissement en bourse, il a l'air de bien fonctionner
23:53et avec en plus des investisseurs de plus en plus jeunes,
23:56de plus en plus actifs.
23:58Est-ce que vous sentez ce vent frais là qui est en train de...
24:00Est-ce qu'il y a quelque chose d'intéressant qui n'existait pas ?
24:04Vraiment en mettant de côté l'actualité géopolitique, etc.
24:07Mais la bourse en tant que terre d'investissement,
24:11c'est en train de retrouver des petites lettres de noblesse intéressantes.
24:16Je le souhaite.
24:17Il y a une chose que je résumerai en une phrase que j'ai remarquée,
24:21c'est que quand j'ai commencé, c'était il n'y a pas si longtemps,
24:252011, si c'est loin déjà.
24:27Non, non, non.
24:29Le marché dépendait quand même beaucoup de l'économie.
24:33On est dans une situation où l'économie dépend beaucoup du marché.
24:37D'accord.
24:39Si l'économie dépend de la consommation, notamment aux Etats-Unis,
24:44c'est en partie le marché boursier qui va déterminer l'évolution de cette consommation.
24:49Bien sûr.
24:51Et donc, oui, de plus en plus de gens sont investis, de plus en plus jeunes.
24:56Peut-être aussi, malheureusement, ça c'est le revers de la médaille,
24:59parce qu'on a l'impression qu'on peut gagner de l'argent facilement.
25:04C'est vrai.
25:05On peut aussi en perdre facilement.
25:07Oui.
25:07Mais parallèlement, on est sûr d'en perdre avec nos futures retraites.
25:10Donc, voilà.
25:12Donc, effectivement, il y a un coup d'opportunité, il y a une étude à faire.
25:16Donc, c'est très bien qu'il y ait à nouveau ce vent frais sur la bourse.
25:23Effectivement, le private equity a peut-être un peu moins bonne presse qu'il y a quelques années.
25:29Donc, oui, c'est très bien, pourvu que ça dure.
25:32Donc, c'est très bien.
Commentaires