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  • il y a 8 heures
Mercredi 27 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie, Jean-Philippe Cartier, fondateur de H8 Invest, François Ruffin, député de la Somme et président de Debout !, Christine Lavarde, sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Alexandre Loubet, député RN de la Moselle, et Marie Sermadiras, directrice générale de Terre & Ciel Studio, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00:01Émission spéciale Cap PME sur BFM Business.
00:00:06Bonsoir ou bonjour.
00:00:09On a vraiment eu des témoignages absolument formidables.
00:00:12Maintenant on va essayer de voir qu'est-ce qu'en pense justement le politique.
00:00:15Est-ce qu'il est prêt à prendre des mesures ? Est-ce qu'il va essayer de sauver la
00:00:17France ?
00:00:18En tous les cas, c'est une tâche difficile.
00:00:20Mon invité, c'est donc Sébastien Martin, le ministre délégué en charge de l'industrie.
00:00:25Bonsoir Sébastien Martin.
00:00:26Bonsoir à vous.
00:00:27Alors vous regardez votre cravate, vous avez vu qu'il n'y en avait aucun avec une cravate ?
00:00:32Moi je suis un peu old school.
00:00:33D'accord, vous avez le droit de la garder.
00:00:35Beaucoup de questions à vous poser plus sérieusement.
00:00:39J'ai croisé un entrepreneur tout à l'heure et qui me dit
00:00:42« Ah vous recevez Sébastien Martin, dites-lui de faire au niveau de la France ce qu'il a fait
00:00:48au niveau de Chalon. »
00:00:50Parce qu'il a réussi à faire venir des entreprises, il y avait Koda qui fermait
00:00:54et il a réussi une alchimie, il a réussi à les faire venir.
00:00:57Voilà, c'est ça qu'il faut réussir au niveau de la France.
00:01:00Vous voyez, la barre est assez haute.
00:01:03Lorsqu'on regarde ce qui se passe, on voit qu'il y a des données qui sont difficiles,
00:01:08il y a des révisions de croissance à la baisse, il y a une crise économique,
00:01:11il y a un coût de l'énergie qui explose, il y a un nombre de faillites qui explose.
00:01:14Quelle est un peu votre vision, vous, de la situation au jour d'aujourd'hui ?
00:01:20Déjà, vous avez dépeint une situation apocalyptique.
00:01:25Non, c'est factuel.
00:01:26Non, mais qui explose, qui explose, qui explose.
00:01:28La situation, je ne vais pas vous dire qu'elle est simple
00:01:32parce qu'il y a plein d'éléments qui font qu'elle n'est effectivement pas simple.
00:01:38Particulièrement depuis, on va dire, fin 2024.
00:01:40Moi, je me souviens très bien, à l'époque, vous avez parlé de mon expérience
00:01:43quand j'étais élu local à Châlons-sur-Saône.
00:01:46Je faisais le même genre de forum en tant que président de mon agglomération.
00:01:50Je rencontrais les chefs d'entreprise.
00:01:52Et en gros, jusqu'à fin 2024, le principal sujet des chefs d'entreprise,
00:01:55c'était comment on recrute.
00:01:57Ce n'était pas il y a si longtemps.
00:01:58Ce n'était pas il y a si longtemps.
00:02:00Ça ne veut pas dire que, bien évidemment, il faut nier la situation telle qu'elle est aujourd'hui.
00:02:04On a une croissance qui s'est ralentie.
00:02:06On a une situation internationale qui s'est aggravée
00:02:09avec la crise de l'Iran.
00:02:12Et on a, on voit bien, depuis notamment l'élection de M. Trump
00:02:16qui a fermé le marché américain,
00:02:19ce qu'on appelle des volumes supplémentaires,
00:02:22des surcapacités asiatiques
00:02:24qui arrivent sur le marché européen
00:02:26et qui mettent en difficulté un certain nombre de secteurs industriels.
00:02:30À côté de ça, on a aussi eu des exemples,
00:02:31vous les avez vus autour de la table tout à l'heure,
00:02:33de gens qui entreprennent, de gens qui y croient.
00:02:35Et j'ai beaucoup aimé quelqu'un qui a rappelé,
00:02:38n'oubliez pas de continuer à expliquer que, oui, ce pays a une vocation industrielle.
00:02:44On ne peut pas croire qu'il y a un an et demi,
00:02:45le principal problème, c'était comment on va faire pour recruter ?
00:02:48On n'y arrive pas et qu'aujourd'hui, tout soit terminé.
00:02:50Moi, je me bats contre ça tous les jours.
00:02:51Oui, la situation, elle est compliquée,
00:02:53mais expliquer que tout est foutu
00:02:55parce que la situation est difficile en ce moment,
00:02:57c'est un non-sens.
00:02:58Parce qu'on ne va pas, on ne peut pas dans le même temps dire
00:03:00il faut amener nos jeunes dans les usines,
00:03:02il faut qu'ils reconnaissent les métiers industriels,
00:03:05il faut que, et puis dans le même temps dire
00:03:06tout est foutu, ce n'est pas vrai.
00:03:08Parce que c'est un combat de long terme.
00:03:10Pendant des décennies, on a dit il n'y aura plus d'usines dans ce pays.
00:03:12Très bien, parfait, on a vu le résultat.
00:03:15Et maintenant, on veut que nos jeunes retournent dans les usines.
00:03:18Si on veut que nos jeunes retournent dans les usines,
00:03:19ça veut dire qu'il faut tenir sur le long terme.
00:03:21Et même si c'est difficile en même temps,
00:03:22il faut toujours fixer et se tenir le cap de l'objectif.
00:03:26Oui, mais ce que disait Guy Oujibaud,
00:03:28le fondateur et le président du Slip français,
00:03:30il disait qu'il y a une espèce de...
00:03:35On n'aime pas l'industrie en France.
00:03:37On adore la tech, ici on est à la station F,
00:03:39on adore le digital, on adore les services.
00:03:42Mais c'est presque un gros mot, l'industrie manufacturière.
00:03:44Donc il faut changer, changer de mentalité.
00:03:46C'est ce qu'il essaie de faire du reste,
00:03:47certains lobbies pour l'industrie.
00:03:49On voit que c'est difficile en France.
00:03:52C'est bien pour ça qu'il faut tenir le cap.
00:03:57Je veux dire par là que, effectivement, ce pays,
00:04:02pendant des décennies, et d'ailleurs,
00:04:04ce n'est pas forcément des politiques qui l'avaient dit.
00:04:06M. Turuc qui raconte que la France sans usine...
00:04:10M. Turuc, à ce que je sache, il n'était pas député,
00:04:14il n'était pas ministre.
00:04:14C'est un industriel qui a dit...
00:04:17Et qui a dit, c'est très bien s'il n'y a plus d'usine dans ce pays.
00:04:20Je voudrais juste le rappeler des fois.
00:04:22Et qui a dit, c'est très bien s'il n'y a plus d'usine dans ce pays.
00:04:24Bon, très bien.
00:04:25Moi, j'ai 48 ans, 49 ans.
00:04:27Donc j'ai grandi plutôt dans toute cette période-là,
00:04:31dans toute cette époque-là.
00:04:32On a dit, ce n'est pas grave.
00:04:34Et puis, on a dit, les gamins,
00:04:36allez donc en fac de droit,
00:04:37allez donc faire du commerce et du marketing,
00:04:40allez faire de la santé,
00:04:41allez faire tout ce que vous voulez,
00:04:42mais surtout, n'allez pas dans l'industrie.
00:04:45Et puis maintenant, du jour au lendemain,
00:04:47on croit que, clac, par un coup de baguette magique,
00:04:50tout va s'inverser,
00:04:51et que d'un coup, d'un seul,
00:04:53les gens vont ré-aimer l'industrie
00:04:54de manière comme si c'était une grande déclaration d'amour.
00:04:56Non.
00:04:57Il faut du temps.
00:04:58Oui, il faut du temps.
00:04:59J'ai envie de dire simplement,
00:05:00on a quand même le président Macron,
00:05:01c'était une des...
00:05:02C'est quasiment sa première feuille de route
00:05:04de réindustrialiser la France.
00:05:05Ça fait quand même quelques années qu'il est là.
00:05:07Et que les...
00:05:08Bon, ben, les chiffres sont là.
00:05:09Je les ai devant moi.
00:05:11C'est la 2025 qui a été...
00:05:132026, enfin 2025,
00:05:14elle a pire année en termes des industrialisations.
00:05:17Si vous regardez les chiffres,
00:05:18il y a 57 usines en moins en 2025.
00:05:21Et quand on regarde le solde net,
00:05:23ouverture, fermeture,
00:05:24c'est plus 19, mais c'est des petits.
00:05:26Oui, je peux vous poser des questions ?
00:05:28Oui, allez-y.
00:05:29Voilà, d'accord.
00:05:29Entre 2018 et 2024,
00:05:31je crois, on a recréé des emplois industriels dans ce pays.
00:05:33180 000 emplois industriels recréés dans ce pays.
00:05:36Par contre, entre 2005 et 2015,
00:05:39combien on a détruit d'emplois industriels ?
00:05:40Puisque vous dites que c'est la pire des années,
00:05:42l'année 2025.
00:05:43On a détruit plus d'un million d'emplois industriels dans ce pays.
00:05:46On a détruit plus d'un million d'emplois industriels
00:05:48entre 2005 et 2015 dans ce pays.
00:05:512018, 2024,
00:05:53on a enfin inversé cette tendance.
00:05:56On a redonné, effectivement.
00:05:58Et d'ailleurs, je veux dire,
00:05:59on faisait les mêmes plateaux il y a deux ans et demi.
00:06:01C'était vive la réindustrialisation, c'est parti, c'est génial.
00:06:04Et donc, je veux dire par là
00:06:08que sur le long terme,
00:06:10il y a toujours des moments de haut
00:06:12et des moments de bas.
00:06:14Toujours.
00:06:14Et il ne faut pas s'ultra enthousiasmer
00:06:17quand ça va bien.
00:06:18Et il ne faut pas non plus dire
00:06:19que tout est foutu quand ça va mal.
00:06:21parce que ce cap de la réindustrialisation,
00:06:24il n'est pas simplement nécessaire,
00:06:26il est indispensable à notre pays.
00:06:28Et ne croyons pas que ce pays
00:06:29n'est pas capable de faire beaucoup de choses.
00:06:31Quelle est la part de l'industrie ?
00:06:33On est autour de 10% du PIB.
00:06:35On est autour de 10% du PIB.
00:06:36Donc, c'est là où...
00:06:38On a stoppé...
00:06:39Je veux le dire.
00:06:40On reste un peu scotché.
00:06:41Le phénomène, il a été stoppé à un moment.
00:06:44Et en ce moment,
00:06:45quel est le visage de notre industrie ?
00:06:47Il faut regarder les choses telles qu'elles sont.
00:06:49On a des secteurs industriels
00:06:51qui, en France, cartonnent.
00:06:54Dans le domaine de l'énergie,
00:06:56prenez filière de l'énergie autour du nucléaire,
00:06:58mais aussi de certains secteurs du renouvelable.
00:07:01Prenez le secteur de la défense
00:07:03et de l'armement qui cartonnent également.
00:07:06Vous allez chez Alstom
00:07:08qui construit des trains,
00:07:09qui est un secteur qui cartonne également.
00:07:11Vous prenez le luxe,
00:07:12même s'il y a des difficultés liées au Moyen-Orient,
00:07:14c'est un secteur qui cartonne également.
00:07:16Puis vous avez des secteurs
00:07:16qui connaissent des grandes difficultés.
00:07:18La métallurgie, l'automobile
00:07:21et puis aussi la chimie.
00:07:24Parce que ce sont trois secteurs
00:07:25qui sont extrêmement aussi ouverts
00:07:27à une concurrence internationale assez difficile.
00:07:31Je prends l'acier.
00:07:33Il y a des mesures de protection
00:07:34qui arrivent au 1er juillet.
00:07:36Et c'est heureux.
00:07:37Sur la chimie,
00:07:38on se bat aussi au niveau européen
00:07:40sur le sujet.
00:07:41Sur l'automobile,
00:07:42il y a la transition vers l'électrique,
00:07:43mais pas que.
00:07:44Il y a plein d'éléments
00:07:45qui expliquent aussi
00:07:46que ce soit un moment difficile.
00:07:48Parce qu'on vendait à peu près,
00:07:49il y avait 2,2 millions
00:07:50d'immatriculations en 2019.
00:07:53Aujourd'hui,
00:07:53en fin 2025,
00:07:55on est à 1,6 millions
00:07:57d'immatriculations.
00:07:58Ça veut dire qu'on a perdu
00:07:59à peu près 20% du marché.
00:08:01Sans doute qu'il y a une part vers
00:08:02est-ce que je vais vers la transition,
00:08:04est-ce que je vais vers l'électrique
00:08:05qui explique cela.
00:08:06Mais il y a d'autres éléments.
00:08:08Il y a aussi d'autres éléments
00:08:09qui expliquent cette difficulté
00:08:11de transformation du marché
00:08:12de l'automobile.
00:08:13Oui.
00:08:14Il y a quand même
00:08:15une dimension européenne
00:08:16qui n'est pas négligeable.
00:08:17Vous êtes d'accord avec moi ?
00:08:18C'est parce que,
00:08:18Martin,
00:08:18sur l'automobile,
00:08:19les décisions qui ont été prises
00:08:20quand même à marche forcée
00:08:22fait qu'il y a eu
00:08:23une destruction d'emplois,
00:08:24notamment chez les constructeurs
00:08:25d'automobiles,
00:08:26mais aussi chez les sous-traitants.
00:08:28Non, en 2020...
00:08:30Il faut forcément mesurer l'impact.
00:08:31De la transition vers l'électrique ?
00:08:33Oui.
00:08:33De la transition vers l'électrique ?
00:08:34Aussi rapide, aussi rapide.
00:08:35En 2020,
00:08:36on vendait 1,2%
00:08:38de véhicules électriques.
00:08:39J'ai du mal à comprendre
00:08:40comment 1,2% de vente
00:08:42serait responsable
00:08:43de la chute globale du marché.
00:08:45Ah non, mais c'est...
00:08:45Il y a plein d'autres éléments.
00:08:47Il y a le coût des véhicules,
00:08:48la montagne...
00:08:49Non, non, non, non, non.
00:08:50C'est le fait de mettre
00:08:50un coup près le 2035
00:08:51sur les volets thermiques.
00:08:532035, c'est pas...
00:08:54Aujourd'hui,
00:08:55si vous allez dans une concession,
00:08:57vous pouvez toujours acheter
00:08:58un véhicule thermique.
00:08:59Personne ne vous oblige
00:09:00à acheter un véhicule électrique.
00:09:01D'ailleurs, j'ai plutôt l'impression
00:09:02qu'en ce moment,
00:09:03les gens ont envie d'acheter
00:09:03des véhicules électriques.
00:09:04En ce moment,
00:09:05j'ai envie de dire merci Trump.
00:09:06C'est sûr qu'il y a une explosion.
00:09:08Je parlais hier avec Aurélien.
00:09:09Oui, merci Trump,
00:09:10parce que grâce à cette crise
00:09:12qui est quand même terrible...
00:09:13Moi, je n'ai pas très envie
00:09:14de dire merci à Trump quand même.
00:09:15Je veux dire,
00:09:16tu as montré
00:09:17qu'il y a quand même
00:09:17un côté positif.
00:09:18C'est que du coup,
00:09:19on se précipite effectivement
00:09:22vers les véhicules électriques.
00:09:23Et puis, il y a aussi...
00:09:24Le taux d'immatriculation
00:09:25est absolument incroyable.
00:09:26Et il y a aussi
00:09:26une meilleure,
00:09:27comment dirais-je,
00:09:30technologie.
00:09:31Oui.
00:09:31Et je le dis aussi,
00:09:33française.
00:09:34Le véhicule électrique
00:09:35le plus vendu en France,
00:09:37il est fabriqué à Douai
00:09:38et c'est la R5 électrique.
00:09:40Il n'est pas fabriqué en Chine.
00:09:42Pourquoi aussi ?
00:09:42Parce que la France
00:09:43est un des rares pays
00:09:44au niveau européen
00:09:45à avoir mis en place,
00:09:46outre les droits de douane
00:09:48qui là existent
00:09:49au niveau européen
00:09:49sur le véhicule électrique.
00:09:51On y reviendra sans doute
00:09:52tout à l'heure
00:09:52parce que ce n'est pas la même chose
00:09:54sur les véhicules hybrides
00:09:55et avoir mis en place
00:09:56l'éco-score
00:09:57qui fait qu'en France,
00:09:58quand vous avez une aide de l'État
00:09:59pour acheter un véhicule électrique,
00:10:01vous achetez un véhicule
00:10:02qui est made in Europe
00:10:03ou made in France.
00:10:04Ce n'est pas le cas
00:10:05dans tous les pays,
00:10:06je tiens à le préciser.
00:10:07Et qu'aujourd'hui,
00:10:08qu'est-ce qu'on voit le plus
00:10:09dans les rues ?
00:10:10Ce n'est pas forcément
00:10:11des véhicules chinois électriques.
00:10:12D'ailleurs, je le dis au passage,
00:10:13je trouve un peu dommage
00:10:14dans une émission
00:10:15et dans un forum
00:10:16qui défend l'usine française,
00:10:18le made in France,
00:10:18que ce soit partenaire BYD.
00:10:21Je me permets de le dire au passage
00:10:22parce que ça m'a un peu choqué
00:10:23en arrivant.
00:10:26Mais, parenthèse fermée.
00:10:27Oui, c'est bien aussi
00:10:28qu'on soit tous raccords
00:10:29sur nos principes.
00:10:31Parenthèse fermée.
00:10:33Je le dis parce qu'aujourd'hui,
00:10:35quand on dit
00:10:36qu'il ne faut surtout pas
00:10:36de véhicules électriques,
00:10:37alors qu'en réalité,
00:10:38qu'est-ce qui est en train
00:10:39d'envahir le marché européen ?
00:10:40Personne ne dit ça.
00:10:41Non, je le dis, je le dis.
00:10:43Je le dis.
00:10:44Qu'est-ce qui envahit
00:10:45surtout le marché ?
00:10:46C'est plutôt des véhicules hybrides
00:10:49asiatiques
00:10:49que les véhicules électriques
00:10:51asiatiques
00:10:51qui envahissent le marché
00:10:52parce qu'il y a
00:10:53et des droits de douane
00:10:54et les co-scores en France
00:10:55qui font qu'on favorise
00:10:56l'industrie française
00:10:57automobile et électrique.
00:10:58Alors, une question quand même,
00:10:59Sébastien Martin.
00:11:00Si on...
00:11:01Je ne sais pas,
00:11:02à la fin de votre mandat,
00:11:04dans un an,
00:11:04vous pensez qu'on pourra...
00:11:05Vous aurez pu inverser
00:11:08la courbe d'industrialisation
00:11:10de la France ?
00:11:11Alors, je ne vais pas faire
00:11:12du françois-hollandisme
00:11:14sur les inversions de la courbe.
00:11:15Parce que ça ne leur a pas réussi.
00:11:18Vous voyez ?
00:11:19Ce, par contre,
00:11:20moi, mon combat,
00:11:22c'est que ce cap-là,
00:11:25cette volonté politique,
00:11:28exprimée, partagée...
00:11:29Tout à l'heure,
00:11:29vous allez recevoir
00:11:30des parlementaires
00:11:31de tous bords.
00:11:32Oui, il y a même François Ruffin
00:11:33que je salue,
00:11:34que je salue les parlementaires
00:11:35qui sont ici.
00:11:38Tout le monde ne partageait pas.
00:11:39Il y a quelques années en arrière,
00:11:41j'ai fait des débats
00:11:42à l'Assemblée nationale
00:11:42ou au Sénat.
00:11:44Aujourd'hui,
00:11:45sur tous les bancs,
00:11:46tout le monde dit
00:11:47oui,
00:11:48ça a été une erreur
00:11:49par le passé,
00:11:49ce qui s'est passé.
00:11:50Tout le monde le dit.
00:11:51Et tout le monde dit
00:11:52oui,
00:11:53l'industrie est absolument
00:11:54indispensable
00:11:55pour notre pays.
00:11:56Et tout le monde dit aussi,
00:11:58effectivement,
00:11:58les formations scientifiques,
00:12:00les formations techniques,
00:12:01orienter plus de jeunes
00:12:02vers ces formations,
00:12:03c'est indispensable.
00:12:04Et tout le monde est en train
00:12:04de se rendre compte aussi
00:12:06que contrairement à l'image
00:12:07d'Épinal que l'on avait,
00:12:08enfin,
00:12:09d'Épinal ou de Zola,
00:12:11de ce qu'était l'industrie,
00:12:12en réalité,
00:12:13chacune et chacun voit
00:12:14que l'industrie,
00:12:15c'est autre chose
00:12:16que cette image d'Épinal.
00:12:18Et surtout,
00:12:19et surtout,
00:12:21arrêtons aussi un peu
00:12:22parfois de nous sous-estimer.
00:12:24Je parlais du véhicule électrique,
00:12:25c'était peut-être compliqué,
00:12:26mais en France,
00:12:27on est capable de faire
00:12:28des véhicules électriques.
00:12:29On est capable de faire
00:12:30des ordinateurs quantiques,
00:12:32qui est un des trucs
00:12:32les plus compliqués.
00:12:33on est sans doute
00:12:34un des pays
00:12:34les plus en avance là-dessus.
00:12:35J'étais la semaine dernière
00:12:37à Cherbourg,
00:12:39chez Naval Group.
00:12:41On m'a expliqué quand même
00:12:42que faire un sous-marin nucléaire,
00:12:45lanceur d'engin,
00:12:46c'est l'objet technologique
00:12:47le plus compliqué
00:12:48au monde à faire.
00:12:49Le plus compliqué
00:12:50au monde à faire.
00:12:52Dans un aussi petit espace,
00:12:53vous mélangez
00:12:54et des technologies de défense
00:12:55et des technologies du nucléaire
00:12:57et des questions d'énergie
00:12:58et des questions d'eau.
00:12:59Il y a tout aussi peu.
00:13:01Combien de pays au monde
00:13:02savent faire ça ?
00:13:02Combien ?
00:13:03La France,
00:13:05les Etats-Unis,
00:13:06la Russie
00:13:08et il semblerait les Chinois.
00:13:10Avec les Chinois,
00:13:11on ne sait jamais exactement
00:13:11comment ça se passe.
00:13:12Avec les Russes non plus.
00:13:14Et avec les Russes non plus.
00:13:15Mais il n'y a pas tant
00:13:17de pays que ça
00:13:18qui savent faire
00:13:20tout ce que nous savons faire.
00:13:21Il n'y en a pas tant que ça.
00:13:23Alors le sujet,
00:13:24c'est bien évidemment
00:13:25de savoir protéger
00:13:27là où c'est nécessaire
00:13:28de protéger.
00:13:29C'est de savoir encourager
00:13:31là où c'est nécessaire
00:13:32d'encourager.
00:13:33C'est de ne pas être
00:13:33que dans les ruptures technologiques.
00:13:35Je suis assez d'accord avec ça.
00:13:36France 2030 est très marquée
00:13:37par les ruptures technologiques.
00:13:39Je pense qu'on a aussi besoin
00:13:40de plus de soutien
00:13:40à la modernisation
00:13:41de notre tissu industriel
00:13:43pour gagner en compétitivité.
00:13:44Et d'ailleurs, je vais annoncer
00:13:46avec les régions
00:13:47un volet de France 2030
00:13:48régionalisé
00:13:49dédié au volet
00:13:51modernisation
00:13:51de nos outils industriels
00:13:52Donc vous allez revisiter un peu
00:13:54les objectifs de France 2030.
00:13:56Je vais avoir
00:13:57avec les conseils régionaux
00:13:58parce que je pense que
00:13:59les régions aussi
00:14:00ont des outils
00:14:01pour accompagner
00:14:01la modernisation
00:14:02de notre tissu industriel.
00:14:04Un volet spécifique
00:14:05là-dessus.
00:14:06On a à peu près
00:14:06200 millions d'euros
00:14:07qui peuvent être consacrés
00:14:08à ça.
00:14:09Un volet spécifique
00:14:10pour la modernisation
00:14:11des outils industriels.
00:14:12Parce que,
00:14:13pourquoi je dis ça ?
00:14:14On est ici à Cap PME.
00:14:16Vous savez, dans notre pays,
00:14:17il y a plein d'outils
00:14:18qui existent.
00:14:19Quand on est une start-up,
00:14:20il y a plein d'outils
00:14:21qui sont là.
00:14:22Quand on est un grand groupe,
00:14:23il y a aussi des outils
00:14:24qui sont là
00:14:25et on sait s'en saisir.
00:14:26Mais vous êtes la PME industrielle
00:14:28qui est présente
00:14:29dans une sous-préfecture
00:14:30ou une ville moyenne
00:14:31depuis des décennies.
00:14:32Des décennies.
00:14:33Qui ne demande jamais rien
00:14:33à personne.
00:14:34Et qui en plus
00:14:35n'a pas forcément les moyens
00:14:36de faire des dossiers,
00:14:37etc.
00:14:38Pour elle,
00:14:39il n'y a jamais
00:14:39vraiment grand-chose.
00:14:41Moi, j'ai envie
00:14:41de me demander si j'ai envie
00:14:43de faire quelque chose
00:14:44d'ici la fin de ce quinquennat
00:14:45à la responsabilité
00:14:46qui est la mienne.
00:14:46J'ai aussi envie
00:14:48d'envoyer le message
00:14:49à tout ce tissu
00:14:50de PME industrielle,
00:14:51de petites ETI
00:14:52qui font de l'aménagement
00:14:53du territoire
00:14:54aussi qu'on est là pour eux.
00:14:56C'est qu'il faut
00:14:58essayer de sortir
00:14:59de cet enfer
00:14:59technocratique
00:15:00ou bureaucratique.
00:15:01Il faut simplifier
00:15:02les procédures.
00:15:03C'est ça dont elle rêve.
00:15:05Parce que tout est
00:15:06tellement compliqué
00:15:06que souvent,
00:15:07elle n'arrive même pas.
00:15:08C'est vrai en plus
00:15:09au niveau européen.
00:15:10C'est-à-dire qu'elles n'ont
00:15:11même pas accès aux aides
00:15:12parce que c'est trop compliqué.
00:15:14Elles n'ont pas
00:15:14un service juridique
00:15:15comme dans les grandes entreprises.
00:15:17C'est bien pour ça
00:15:17que je me tourne aussi
00:15:18vers les PME.
00:15:19Je pense au partenariat
00:15:20avec les collectivités territoriales.
00:15:22On doit être encore mieux organisé.
00:15:23Vous avez parlé
00:15:24de mon expérience
00:15:24quand j'étais élu
00:15:25à Chalons-sur-Saône
00:15:26et quand j'étais président
00:15:27de l'agglo.
00:15:28Oui, j'ai fait sortir
00:15:2810 usines de terre.
00:15:30Ce n'était peut-être
00:15:31pas plus simple
00:15:32à Chalons-sur-Saône
00:15:33qu'ailleurs.
00:15:33Pourtant, on y est arrivé
00:15:34parce qu'il y a une question
00:15:35d'alignement
00:15:36et d'organisation.
00:15:38Il est indispensable
00:15:39que nous soyons
00:15:40mieux alignés
00:15:41et mieux organisés
00:15:42partout sur les territoires.
00:15:43Il y a encore trop
00:15:44parfois
00:15:45et la CCI fait son truc
00:15:46et l'agglo fait son truc
00:15:47et la région fait son truc
00:15:49et les organisations patronales
00:15:52font leur truc.
00:15:52Ils font un meilleur alignement
00:15:53pour les chefs d'entreprise,
00:15:54pour les accompagner
00:15:55dans leurs projets
00:15:56et beaucoup de territoires
00:15:57s'organisent face à ça.
00:15:59Ne passons pas notre temps
00:16:00à dire qu'il n'y a que
00:16:01des trucs qui ne marchent pas.
00:16:02Il y a aussi plein de territoires
00:16:03qui savent se prendre en main,
00:16:04s'organiser.
00:16:05Pas partout,
00:16:06c'est parfois plus compliqué,
00:16:07on n'a parfois pas
00:16:07la même ingénierie,
00:16:09on n'a pas toujours
00:16:09les mêmes moyens
00:16:10mais il y a beaucoup de gens
00:16:11qui se prennent en main
00:16:11et qui arrivent à le faire.
00:16:13Toute dernière question,
00:16:14ça fera le lien
00:16:14avec la table ronde suivante
00:16:16qui est autour de...
00:16:18Est-ce que les patrons
00:16:19et les politiques
00:16:19peuvent ensemble
00:16:21relever la France ?
00:16:23Oui.
00:16:24Vous pensez que c'est possible ?
00:16:25C'est même indispensable.
00:16:26Parce que les politiques
00:16:27ne connaissent pas beaucoup
00:16:28l'entreprise
00:16:28et j'ai envie de dire,
00:16:29même si ici on est à 4 PME,
00:16:31que c'est aussi
00:16:31un peu l'inverse.
00:16:34Vous dites qu'il y a plein
00:16:35de politiques
00:16:35qui ne connaissent pas
00:16:36l'entreprise.
00:16:37De PME.
00:16:38De PME.
00:16:39Oui.
00:16:41Ben écoutez...
00:16:42Ah non, de politique, pardon.
00:16:43Oui, de politique.
00:16:44C'est ce que vous avez dit.
00:16:44Oui, oui, excusez-moi.
00:16:45C'est ce que vous avez dit.
00:16:46Bon.
00:16:46Moi, il se trouve
00:16:47que je connais aussi
00:16:48plein de politiques,
00:16:49élus locaux
00:16:50ou même parlementaires
00:16:51qui connaissent
00:16:52le monde de l'entreprise,
00:16:53qui visitent régulièrement
00:16:54des entreprises,
00:16:55qui dialoguent régulièrement
00:16:56avec des entreprises.
00:16:58Et c'est vrai que la confiance,
00:16:59ce n'est pas facile
00:17:00à construire.
00:17:01je vous fais part
00:17:02de ma propre expérience.
00:17:04Au début,
00:17:05lorsque j'ai été élu,
00:17:07je voulais absolument
00:17:09que le monde politique
00:17:10dans mon territoire
00:17:11et le monde économique,
00:17:12nous allions ensemble.
00:17:15Parce que vous ne pouvez pas
00:17:15attirer dans votre territoire
00:17:17si vous n'êtes pas unis
00:17:20et si vous n'avez pas
00:17:22des porte-parole
00:17:22que sont les chefs d'entreprise.
00:17:24Et donc,
00:17:24cette confiance,
00:17:24il faut la créer.
00:17:25Et je me souviens,
00:17:25au début,
00:17:26j'organisais des rencontres
00:17:28et des dîners
00:17:29à quelques chefs d'entreprise.
00:17:30Ils me demandaient
00:17:30« Mais pourquoi
00:17:31vous voulez nous inviter ? »
00:17:32Mais juste parce que
00:17:33je pense qu'on a besoin
00:17:33de se parler.
00:17:35Et après,
00:17:35on a créé la confiance.
00:17:36Et quand vous créez la confiance,
00:17:37vous pouvez avancer.
00:17:38Et je sais qu'au niveau national,
00:17:39il y a aussi des enjeux.
00:17:41Merci beaucoup Sébastien Martin.
00:17:42On va essayer de se parler.
00:17:44Merci beaucoup Sébastien Martin.
00:17:45Le ministre de l'Industrie
00:17:47était notre invité.
00:17:48Il y croit.
00:17:50Émission spéciale
00:17:51Cap PME
00:17:51sur BFM Business.
00:17:54Vous êtes bien
00:17:54toujours à Cap PME
00:17:56à la station F
00:17:57où on va parler
00:17:58de politique et d'entreprise
00:17:59et puis on va essayer
00:18:00de voir
00:18:00si on peut,
00:18:01s'ils peuvent,
00:18:02ceux qui sont autour de moi,
00:18:05relever ensemble
00:18:06la France.
00:18:07Je vais peut-être commencer
00:18:07par les chefs d'entreprise
00:18:09qui sont à mes côtés.
00:18:10Marie-Sermardiras,
00:18:12entrepreneuse,
00:18:12dirigeante,
00:18:13investisseuse.
00:18:14Bonsoir Marie.
00:18:14Marie, merci d'être avec nous.
00:18:16Bonsoir Edwige.
00:18:17Voilà.
00:18:17Vous avez un parcours
00:18:18un peu incroyable.
00:18:21Vous êtes une,
00:18:22vous avez été membre
00:18:23du comité exécutif de L'Oréal
00:18:24et puis vous avez maintenant
00:18:25vous dirigez une entreprise.
00:18:26Alors pas de L'Oréal
00:18:28malheureusement
00:18:28mais d'une des divisions
00:18:29de L'Oréal
00:18:29et j'ai créé
00:18:31plusieurs start-up
00:18:33et j'en ai repris
00:18:34donc entrepreneur
00:18:35au fond du fond.
00:18:37Voilà et avec un S donc.
00:18:39À vos côtés
00:18:39Jean-Philippe Cartier
00:18:40qui est fondateur
00:18:41de H8 Invest.
00:18:42Bonsoir Jean-Philippe.
00:18:43Bonsoir Edwige.
00:18:44Bonsoir.
00:18:45Alors vous êtes investisseur
00:18:46je crois que vous avez
00:18:46une quarantaine de participations
00:18:47je dis ça.
00:18:48Je suis entrepreneur avant tout.
00:18:49Oui.
00:18:49Je crée une entreprise
00:18:51il y a maintenant
00:18:51plus de 30 ans
00:18:52que j'ai revendue
00:18:53et depuis via
00:18:54mon leading personnel
00:18:55que je dirige
00:18:56j'investis dans des tas
00:18:57de secteurs d'activité
00:18:58qui vont de la restauration
00:18:59l'hôtellerie de luxe.
00:19:01Et vous avez décidé
00:19:02plein de choses.
00:19:03Oui.
00:19:03Et vous avez décidé
00:19:04de vous mettre un peu
00:19:05un peu,
00:19:05de mettre un doigt de pied
00:19:06en politique
00:19:06non on peut dire ça comme ça ?
00:19:07Un doigt de pied en politique
00:19:08non parce que
00:19:10juste
00:19:11encore une fois
00:19:12quand on entend
00:19:13tout ce qu'on entend
00:19:14on est obligé
00:19:16nous chefs d'entreprise
00:19:16d'intervenir dans le débat
00:19:17dans le cadre
00:19:18de l'échéance 2027
00:19:20puisque
00:19:21on a des entrepreneurs
00:19:22formidables
00:19:23vous les avez interviewés
00:19:24il y a moins d'une demi-heure
00:19:25et on a des politiques
00:19:26qui sont
00:19:27beaucoup trop souvent
00:19:28déconnectées de nos réalités
00:19:29donc je pense
00:19:30pour la première fois
00:19:31que tous d'ailleurs
00:19:32on le voit
00:19:32à travers des tas de mouvements
00:19:33qui sont en train de se créer
00:19:35on veut absolument
00:19:35faire partie du débat
00:19:36pour que l'économie
00:19:38devienne vraiment
00:19:38un axe extrêmement fort
00:19:41de l'enjeu de 2027
00:19:43peu importe
00:19:44quel sera le candidat final
00:19:45qui finira par gagner
00:19:46cette élection
00:19:46donc pour peser
00:19:47il faut parler
00:19:47et prendre la parole
00:19:48parce qu'évidemment
00:19:49on a, Marie et moi-même
00:19:50puisqu'on travaille
00:19:51sur les mêmes idées
00:19:52d'autres choses à faire
00:19:53à cette heure-ci
00:19:54vous imaginez bien
00:19:55Vous êtes plutôt libérales
00:19:58tous les deux
00:19:58on peut dire ça
00:19:59plutôt libérales
00:20:00c'est juste comme ça
00:20:01il y a des idées
00:20:02que je partage
00:20:02d'où il faut parler
00:20:04parce que
00:20:05non non
00:20:05je pense qu'il ne faut pas
00:20:06tout mélanger
00:20:06on peut être libéral
00:20:09et ça veut dire quoi
00:20:10vouloir de la liberté
00:20:10vouloir pouvoir créer facilement
00:20:12entreprendre facilement
00:20:14mais on veut aussi
00:20:16vivre dans un monde social
00:20:18et qui permette
00:20:18de défendre nos salariés
00:20:19mon combat
00:20:20juste pour finir
00:20:21principal
00:20:21c'est de pouvoir augmenter
00:20:22payer mieux nos salariés
00:20:24c'est avant tout
00:20:24notre sujet numéro un
00:20:25d'entrepreneurs de PME
00:20:26et bien ça tombe bien
00:20:27on va en parler
00:20:27évidemment
00:20:28alors maintenant
00:20:29les politiques
00:20:30alors il y en a trois
00:20:30il y en a trois face à vous
00:20:32moi je suis au milieu
00:20:33on va voir
00:20:34juste à côté de moi
00:20:35François Ruffin
00:20:36député de la Somme
00:20:38bonsoir
00:20:38ou bonjour
00:20:39bonsoir
00:20:39merci d'être avec nous
00:20:41candidat éventuellement
00:20:42à l'élection présidentielle
00:20:43il y a deux candidats
00:20:45à gauche à l'élection présidentielle
00:20:46aujourd'hui
00:20:47il y a Jean-Luc Mélenchon
00:20:48et moi
00:20:48d'accord
00:20:49ok donc il est candidat
00:20:50donc c'est bon
00:20:51alors vous votre fête gloire
00:20:52puisqu'on parle d'entreprise
00:20:54c'est ce fameux film
00:20:55ça fait tout juste dix ans
00:20:56c'est ça
00:20:57oui
00:20:58en 2016
00:20:59merci patron
00:21:00donc c'était sur Bernard Arnault
00:21:02j'ai envie de dire
00:21:02c'est ça en tous les cas
00:21:03qui dans l'univers
00:21:06de l'économie
00:21:07c'est ça qui vous a rendu
00:21:08célèbre
00:21:08mais aussi en France
00:21:09derrière le mot patron
00:21:10enfin vous savez
00:21:11le mot patron
00:21:11c'est comme le mot poisson
00:21:12dedans il y a les requins
00:21:13il y a les sardines
00:21:14et je ne confonds absolument pas
00:21:16les grands patrons
00:21:17de firmes multinationales
00:21:18telles LVMH
00:21:19et le patron de PME
00:21:21dans mon coin à Amiens
00:21:23d'accord comme ça
00:21:25Christine Lavarde
00:21:25à vos côtés
00:21:26sénatrice
00:21:27Les Républicains
00:21:27des Hauts-de-Seine
00:21:28bonsoir
00:21:29bonsoir
00:21:29merci d'être avec nous
00:21:31vous êtes sénatrice
00:21:32depuis 2017
00:21:32vous êtes ingénieure
00:21:34dans le corps des ponts
00:21:34et chaussés
00:21:35et alors moi surtout
00:21:36ce que j'ai regardé
00:21:37vous faites du triathlon
00:21:39vous êtes vice-championne
00:21:40de France par équipe
00:21:41sur le format longue distance
00:21:42vous avez fait
00:21:43l'Ironman de Roth
00:21:44bon bref
00:21:44vous êtes une championne
00:21:46toute catégorie
00:21:48sur la durée
00:21:49sur la durée
00:21:50exactement
00:21:50vous aimez le long terme
00:21:51l'éthique sportive
00:21:52a beaucoup à apprendre
00:21:53au monde de l'entreprise
00:21:54et au monde de la politique
00:21:55mais je voudrais aussi dire
00:21:57que les chefs d'entreprise
00:21:59savent aussi
00:21:59s'engager en politique
00:22:00et un exemple
00:22:01moi je suis élue aussi locale
00:22:03à Boulogne-Biancourt
00:22:04aux dernières élections municipales
00:22:05on a deux chefs d'entreprise
00:22:06qui nous ont rejoints
00:22:08dont Jules Simian
00:22:08donc c'est un hasard
00:22:09puisqu'il était là juste avant
00:22:10et en fait
00:22:11ils ont beaucoup à nous apprendre
00:22:13parce que gérer une collectivité
00:22:14c'est comme gérer une PME
00:22:15et donc finalement
00:22:17si je n'ai pas une carrière
00:22:18dans l'entreprise
00:22:19j'ai l'habitude
00:22:19d'en côtoyer
00:22:20j'ai été très heureuse
00:22:21la semaine dernière
00:22:22de passer plus de deux heures
00:22:23à voir les prix
00:22:25des entreprises innovantes
00:22:26des Hauts-de-Seine
00:22:26donc on n'a pas forcément
00:22:28ce passé
00:22:29mais pour autant
00:22:30on a des liens naturels
00:22:31entre les politiques
00:22:32et les entreprises
00:22:33notamment les petites
00:22:35qui sont la richesse
00:22:36de nos territoires
00:22:36alors on verra ça tout à l'heure
00:22:38Alexandre Loubet
00:22:39vous êtes vous député
00:22:40Rassemblement National
00:22:41du Tarn-et-Garonne
00:22:42bonsoir
00:22:43ah bon pas du tout
00:22:44de la Moselle
00:22:44ah mais la plus
00:22:45oui pourquoi
00:22:46terre d'industrie par excellence
00:22:47absolument de la Moselle
00:22:48tout à fait
00:22:49en plus terre d'industrie
00:22:50oui enfin il faut le dire vite
00:22:52parce que c'était vrai
00:22:53c'est un tout petit peu
00:22:54moins vrai maintenant
00:22:54sans laquelle jamais la France
00:22:56n'aurait connu
00:22:57l'essor économique
00:22:57qu'elle a pu avoir
00:22:58il reste une terre d'industrie
00:23:00puisque j'ai l'honneur
00:23:00d'avoir dans ma circonscription
00:23:02l'une des plus importantes
00:23:03plateformes chimiques de France
00:23:05la plateforme de Carlin
00:23:06dont je salue
00:23:07les industriels
00:23:07notamment
00:23:08est-ce que vous avez déjà fait
00:23:09un stage en entreprise
00:23:11oui je vous remercie
00:23:12et vous
00:23:12non oui
00:23:13ah ben moi oui
00:23:13beaucoup
00:23:14oui
00:23:15de manière très concrète
00:23:16et puis en plus
00:23:17moi je travaille dans une entreprise
00:23:18mais c'est pas tout à fait la même
00:23:19je suis d'accord
00:23:19c'est pas de l'industrie
00:23:21étant donné que vous avez présenté
00:23:22les autres politiques
00:23:23j'ai eu le plaisir de mener
00:23:24pour le groupe
00:23:25que je représente
00:23:26le Rassemblement National
00:23:27une commission d'enquête
00:23:28sur les freins
00:23:28à la réindustrialisation
00:23:29de la France
00:23:30qui a duré près de 5 mois
00:23:33avec l'audition
00:23:34de près de 147 personnalités
00:23:35issues de tous les horizons
00:23:37à la fois des acteurs industriels
00:23:40comme les acteurs
00:23:40des pouvoirs publics
00:23:41ou même des représentants
00:23:43de start-up
00:23:43afin d'identifier
00:23:44les principaux freins
00:23:45à la réindustrialisation
00:23:48de notre pays
00:23:49à la relance économique
00:23:50et j'ai la conviction
00:23:51pour répondre
00:23:52pour répondre au sujet
00:23:53de cette table ronde
00:23:55et bien que politique
00:23:56et milieu économique
00:23:58doivent absolument
00:23:59impérativement
00:24:00avancer de pair
00:24:01et il revient même
00:24:02aux politiques
00:24:03non pas de se substituer
00:24:05au monde économique
00:24:06mais bien de créer
00:24:07les conditions
00:24:07de réussite
00:24:08du monde économique
00:24:08alors moi ce que je propose
00:24:09c'est que
00:24:10j'ai posé la question
00:24:11aux deux chefs d'entreprise
00:24:12qu'est-ce qu'ils attendent
00:24:14des politiques
00:24:14notamment pour l'élection
00:24:16présidentielle
00:24:17en quelques minutes
00:24:18très très rapidement
00:24:19et après je vous demanderai
00:24:20vous qu'est-ce que vous attendez
00:24:21parce qu'après tout
00:24:22est-ce que l'entreprise
00:24:23qui est le rôle
00:24:23vous voyez
00:24:23pour les entrepreneurs
00:24:25dans le cadre
00:24:25de cette campagne présidentielle
00:24:26qu'est-ce qu'il peut vous apporter
00:24:28qu'est-ce qu'il peut apporter
00:24:29à la France
00:24:30à vous Marie
00:24:32alors moi je pense
00:24:32qu'il faut essayer
00:24:33de s'inspirer au maximum
00:24:34des entreprises
00:24:35et des entrepreneurs
00:24:37au quotidien
00:24:37c'est-à-dire
00:24:38un entrepreneur
00:24:39a besoin d'une vision
00:24:40et on a l'impression
00:24:41que ces dernières années
00:24:42on n'a pas eu
00:24:43une vision très claire
00:24:44de la direction
00:24:44dans laquelle on allait
00:24:45et qui dit vision
00:24:46dit plan
00:24:47dit pilier stratégique
00:24:48dit arbitrage
00:24:49et dit budget
00:24:51et ce sont des choses
00:24:51qui nous ont beaucoup manqué
00:24:52j'ai l'impression
00:24:53ces dernières années
00:24:54on a l'impression
00:24:55qu'on ne fait pas d'arbitrage
00:24:57qu'on a envie de satisfaire
00:24:58de cocher toutes les cases
00:24:59plutôt que de renoncer
00:25:00à certaines choses
00:25:01on a l'impression
00:25:02que dans la case budget
00:25:03investissement et dépenses
00:25:04sont mélangés
00:25:05un patron
00:25:06qui ferait le mélange
00:25:07entre les deux
00:25:09aurait un véritable problème
00:25:10et surtout
00:25:11dans les temps difficiles
00:25:12on a tendance
00:25:13à couper les dépenses
00:25:13pour essayer
00:25:14d'appuyer
00:25:15sur les investissements
00:25:16quand j'ai l'impression
00:25:17qu'on fait le contraire
00:25:18au niveau national
00:25:19et puis c'est surtout
00:25:20comprendre que l'économie
00:25:21ce n'est pas que
00:25:21des grands agrégats économiques
00:25:22ce n'est pas seulement
00:25:23des grands chiffres
00:25:24comme le chômage
00:25:25la dette
00:25:25c'est évidemment ça
00:25:26mais c'est aussi
00:25:27de la microéconomie
00:25:28et un terrain de PME
00:25:29qui a vraiment besoin
00:25:30en effet
00:25:31de réconcilier
00:25:32ses travailleurs
00:25:33et ses entrepreneurs
00:25:34et aujourd'hui
00:25:35j'ai l'impression
00:25:35qu'on est dans un monde
00:25:36où il y a de moins
00:25:37en moins de confiance
00:25:39entre les entrepreneurs
00:25:40leurs équipes
00:25:41et puis malheureusement
00:25:42les politiques
00:25:44à vous
00:25:45Jean-Philippe
00:25:47c'est un peu ce que dit Marie
00:25:48c'est un peu dans le même sens
00:25:49c'est comment on peut réinventer
00:25:51un espèce de rêve français
00:25:52c'est-à-dire que depuis 35 ans
00:25:54moi j'ai commencé à entreprendre
00:25:56j'avais 17 ans
00:25:56comme Jules
00:25:57sur Christine
00:25:57qui fait partie du mouvement
00:25:58que j'ai monté
00:25:59qui s'appelle
00:25:59le port de l'action
00:26:00donc on aura la chance
00:26:00de le côtoyer tous les deux
00:26:01et il travaille à nos côtés
00:26:02donc de 7 à 77 ans
00:26:04nous aussi on travaille
00:26:05avec des plus jeunes
00:26:07en fait
00:26:07il y a 35 ans
00:26:09l'idée c'est pas de taper
00:26:10c'est pas l'idée
00:26:10il y a 35 ans de décisions
00:26:13selon nous
00:26:14de plus en plus mauvaises
00:26:15pour la partie économique
00:26:16et quand j'entends
00:26:18même des jeunes comme Jules
00:26:18qui pensent régulièrement
00:26:20à partir ou à bouger
00:26:22mécaniquement
00:26:22il y a quelque chose
00:26:23qui ne va pas
00:26:23j'ai été en Chine
00:26:25j'invite vraiment
00:26:26tous les hommes politiques
00:26:27qui avaient passé 7 jours
00:26:29hors caméra
00:26:29hors champ
00:26:30pour aller comprendre
00:26:30on y était il y a 15 jours
00:26:31Jules était avec nous
00:26:32la seule information
00:26:34que je recevais
00:26:35sur mon whatsapp français
00:26:36c'était allons-nous pouvoir
00:26:37travailler le 1er mai en France
00:26:39donc il y a quelque chose
00:26:40qui ne va plus du tout
00:26:41on est d'accord
00:26:42que le constat
00:26:43des 7 dernières années
00:26:448, enfin bientôt 10
00:26:46n'a pas été mené
00:26:48tel qu'on ne pouvait l'imaginer
00:26:50et on est d'accord
00:26:51que les 20 prochaines années
00:26:52vont être tellement importantes
00:26:53moi j'ai 2 enfants
00:26:54de 4 et 12 ans
00:26:55il faut qu'on est obligé
00:26:57d'avoir des politiques
00:26:58qui intègrent
00:26:59notre volonté
00:27:00à savoir
00:27:01celles qui nous permettent
00:27:02de travailler plus simplement
00:27:04et qui entendent
00:27:05j'aime pas le mot revendication
00:27:07mais les problématiques
00:27:08et je vais juste rebondir
00:27:09monsieur Ruffin
00:27:09sur le mot patron
00:27:10je sais que c'est
00:27:10je ne vous le dis pas
00:27:11de manière désagréable
00:27:12mais il y a un peu
00:27:12une fixation
00:27:13moi j'appelle ça
00:27:14très souvent
00:27:15les créateurs d'emploi
00:27:16voilà
00:27:16très très très souvent
00:27:17alors vous avez une fixette
00:27:18sur Bernard Arnault
00:27:19moi j'aimerais qu'on en ait 20
00:27:19en France
00:27:20ça c'est notre petit point
00:27:21de désaccord
00:27:22mais je pense qu'aujourd'hui
00:27:23dans tous les problèmes politiques
00:27:24que je vois
00:27:25j'étais avec une femme politique
00:27:26assez connue
00:27:26pas loin d'Edouard Philippe hier
00:27:29je ne vois aucune forme
00:27:30de vision aujourd'hui
00:27:31dans ce que je vois
00:27:32et je ne vois aucun projet
00:27:33qui nous permette
00:27:34soit par la retraite à 62 ans
00:27:35soit par des votes de budget
00:27:37des LR extrêmement dangereux
00:27:38donc je pense
00:27:39avec Guillaume Gibault
00:27:39qui parle mieux que personne
00:27:41de la réindustrialisation française
00:27:45on avait un parfait ministre
00:27:46de l'industrie
00:27:47on a tout ce qu'il faut
00:27:49il faut s'inspirer
00:27:50du monde économique
00:27:51juste un mot très rapide
00:27:52parce qu'après
00:27:52j'ai quand même
00:27:53la parole aux politiques
00:27:54est-ce que vous parlez
00:27:56quand vous parlez
00:27:56au nom des entrepreneurs
00:27:57mais justement
00:27:58est-ce que vous parlez
00:27:59aussi bien au nom
00:28:00des grandes entreprises
00:28:02des entrepreneurs
00:28:03qui dirigent
00:28:03des groupes du CAC 40
00:28:04parce que souvent
00:28:05les politiques opposent
00:28:06les PME
00:28:07et les grandes entreprises
00:28:08en tous les cas
00:28:09ils font un distinguo
00:28:11assez fort
00:28:11mais vous savez
00:28:11c'est mal qu'on connait
00:28:12l'entrepreneuriat français
00:28:13parce que les PME français
00:28:14c'est près de 7 à 8 millions
00:28:17d'emplois
00:28:18enfin 90% des gens
00:28:19avec qui on parle
00:28:20c'est des gens
00:28:20qui ont des entreprises
00:28:217, 8, 10, 15, 20, 40, 80 salariés
00:28:24alors on peut parler
00:28:25de Bernard Arnault
00:28:25toute la journée
00:28:26ou de Patrick Pouyanné
00:28:26qui n'est pas le propriétaire
00:28:28de son entreprise
00:28:28Patrick Pouyanné
00:28:29mais nous ce qu'on vit au quotidien
00:28:31quand on recroise
00:28:32nos informations
00:28:33on vit tous la même chose
00:28:34des complexités
00:28:35de recrutement absolu
00:28:36un coût du travail
00:28:38exorbitant
00:28:38une volonté
00:28:39de payer plus les gens
00:28:40c'est strictement impossible
00:28:41et un système
00:28:42dans sa globalité
00:28:43qui ne fonctionne plus
00:28:44François Ruffin
00:28:45qu'est-ce que vous avez entendu
00:28:47je trouve qu'ils plaident bien
00:28:48leur cause
00:28:48en tous les cas
00:28:49ils expriment
00:28:50ce qu'ils attendraient
00:28:51de politique
00:28:53est-ce que vous comprenez
00:28:54leur message
00:28:55et après vous
00:28:56vous avez vos réponses
00:28:57d'abord dire que moi
00:28:58j'ai été un petit patron
00:29:00d'entreprise
00:29:01j'ai fondé ma boîte
00:29:02mon journal
00:29:02avec mon livret A
00:29:04et j'ai le mené
00:29:04pendant 20 ans
00:29:05et à la fin
00:29:06j'avais 7 salariés
00:29:07donc je sais ce que c'est
00:29:08que de recevoir du CICE
00:29:09je sais ce que c'est
00:29:10d'avoir un contrôle URSAF
00:29:11je connais ça par coeur
00:29:13et de l'intérieur
00:29:14dire que
00:29:15dans ma carrière de journaliste
00:29:16chaque fois que j'ai eu
00:29:17la possibilité
00:29:18de rencontrer un patron
00:29:19un entrepreneur
00:29:20et bien je l'ai fait
00:29:21pourquoi ?
00:29:21d'abord par curiosité
00:29:22de voir le monde
00:29:24avec un autre regard
00:29:25que le mien
00:29:26et ensuite parce que
00:29:27je savais qu'il y avait
00:29:27en fond une alliance objective
00:29:29ma bataille
00:29:30c'est la bataille de l'industrie
00:29:31ma bataille
00:29:31c'est le retour
00:29:32de secteurs industriels
00:29:34dans notre pays
00:29:35et dès la première rencontre
00:29:37que j'ai eu par exemple
00:29:37avec Laurent Bernard
00:29:39qui était le patron
00:29:39de lui-même
00:29:40de la métallurgie
00:29:41dans la Somme
00:29:41et de l'office
00:29:43du piston français
00:29:44et qui me dit
00:29:44voilà regardez
00:29:46j'ai des ordres
00:29:47de mes clients
00:29:48donneurs d'ordre
00:29:50Faurecia Valeo
00:29:51qui me disent
00:29:52maintenant il faut partir
00:29:52dans les pays de l'Est
00:29:53et il faut faire mes boutiques ici
00:29:54et bien je comprends
00:29:55l'alliance qu'il peut y avoir
00:29:57entre les patrons de PME
00:29:59qui ont à subir ça
00:30:00et l'emploi industriel
00:30:02l'emploi ouvrier
00:30:03que je défends
00:30:04dans un territoire
00:30:04comme le mien
00:30:05et à mon sens
00:30:08vous voyez
00:30:08vous avez eu
00:30:09un président
00:30:10pro-business
00:30:12vous avez eu
00:30:13un président
00:30:14start-up nation
00:30:14vous avez eu
00:30:16un président
00:30:16banquier d'affaires
00:30:17pendant 10 ans
00:30:18et vous mesurez
00:30:19la déception
00:30:20à l'arrivée
00:30:22avec le taux
00:30:23la part
00:30:24de l'industrie
00:30:25dans le PIB
00:30:25qui est passée
00:30:26sous les 10%
00:30:26non qui n'est pas passée
00:30:27sous les 10%
00:30:28qui est juste
00:30:28au niveau des 10%
00:30:29elle est passée
00:30:31sous les 10%
00:30:33avec une dette publique
00:30:35de plus de 1000 milliards d'euros
00:30:37et sans même
00:30:38que ça soit
00:30:38de l'investissement
00:30:39avec aujourd'hui
00:30:41une défaillance
00:30:42un taux de défaillance
00:30:43des petites entreprises
00:30:44qui est gigantesque
00:30:45et donc
00:30:46je veux vous le dire
00:30:47je considère
00:30:48que ceux
00:30:49qui voudraient faire
00:30:49du Macron après Macron
00:30:50du super Macron
00:30:51du Macron en grand
00:30:52et avoir un discours
00:30:54plus libéral
00:30:54au fond
00:30:55je ne pense pas
00:30:56qu'ils vous rendent service
00:30:56et je pense que des gens
00:30:58qui viennent dire
00:30:59aujourd'hui
00:30:59il y a besoin
00:31:00de grandes règles
00:31:01il y a besoin
00:31:01d'une vision
00:31:02de plan
00:31:03il y a besoin
00:31:04d'un plan
00:31:04il y a besoin
00:31:05je dirais
00:31:05d'un horizon
00:31:06et je pense que
00:31:07le pays
00:31:08il meurt
00:31:09matériellement
00:31:10quand on voit
00:31:11que les français
00:31:12sont maintenant
00:31:12plus pauvres
00:31:13que la moyenne européenne
00:31:14produisent moins
00:31:15que la moyenne européenne
00:31:15et qu'évidemment
00:31:16il y a pour moi
00:31:17un grand défi
00:31:18le défi productif
00:31:19dans notre pays
00:31:19qu'on est passé
00:31:21l'inégalité
00:31:22dans notre pays
00:31:23et maintenant
00:31:23au-dessus
00:31:24de la moyenne européenne
00:31:24donc il y a
00:31:25un problème matériel
00:31:26mais à mon sens
00:31:27le problème
00:31:27presque pire
00:31:28c'est le problème
00:31:29spirituel
00:31:31chez mes grands-parents
00:31:32il y avait une assiette
00:31:33en porcelaine
00:31:33dans laquelle
00:31:34il était marqué
00:31:35s'aimer
00:31:36ce n'est pas
00:31:36se regarder l'un l'autre
00:31:37c'est regarder ensemble
00:31:38dans la même direction
00:31:39et c'est un exupéry
00:31:41et à mon sens
00:31:42ce qui vaut pour un couple
00:31:43vaut aussi pour une nation
00:31:43François Ruffin
00:31:44qui cite cet exupéry
00:31:45et sans difficulté
00:31:46mais si vous saviez
00:31:47comment j'embrasse large
00:31:48parce que la France
00:31:49elle est grande
00:31:50et elle ne se regarde pas
00:31:51sur un périmètre étroit
00:31:53mais ce qui vaut pour un couple
00:31:54vaut aussi pour une nation
00:31:56de se dire
00:31:57voilà
00:31:57il nous faut un horizon commun
00:31:58nous avons des défis à relever
00:31:59aujourd'hui
00:32:00le défi productif
00:32:01pas de grand pays
00:32:02sans grande industrie
00:32:03et sans grande agriculture
00:32:04le défi démographique
00:32:06de plus en plus
00:32:06de personnes âgées
00:32:07dont il faut s'occuper
00:32:08le défi enfin climatique
00:32:10on le voit aujourd'hui
00:32:11avec la canicule
00:32:11qui suppose
00:32:12de tout transformer
00:32:13logement
00:32:14déplachement
00:32:14culture
00:32:15agriculture
00:32:16industrie
00:32:16énergie
00:32:17je termine
00:32:17et tout ça
00:32:19ça repose sur une chose
00:32:20qui est le travail
00:32:21qui est le travail
00:32:22je suis le travail
00:32:23le travail
00:32:24et dans ce travail
00:32:25je comprends à la fois
00:32:26le travail des salariés
00:32:27des fonctionnaires
00:32:28de l'hôpital
00:32:30des écoles
00:32:30et des entrepreneurs
00:32:32et je sais combien
00:32:33notre pays ne se relèvera pas
00:32:35par des grandes décisions
00:32:36des ministères
00:32:37mais se relèvera pas
00:32:38aussi de l'initiative
00:32:39privée d'en bas
00:32:41et le loco
00:32:42association
00:32:42et entrepreneurs
00:32:43par contre je vais vous dire
00:32:44un truc
00:32:44vous avez bien fait
00:32:45de changer de carrière
00:32:46vous êtes excellent
00:32:47dans votre domaine
00:32:47et vous êtes
00:32:49complètement aligné
00:32:50avec le fait
00:32:50que vous avez
00:32:50un grand talent politique
00:32:52à aucun moment
00:32:52je pense que vous avez
00:32:53un grand talent
00:32:54journalistique
00:32:54mais je vais vous dire
00:32:55un truc
00:32:55à aucun moment
00:32:58à chaque fois
00:32:58que vous parlez
00:32:59des dirigeants
00:32:59quels qu'ils soient
00:33:00on parle du macronisme
00:33:02on rappelle
00:33:03Emmanuel Macron
00:33:04est quand même
00:33:04un homme politique
00:33:05depuis un certain nombre
00:33:05d'années
00:33:05était technocrate
00:33:06nous on est deux
00:33:07patrons de PME
00:33:09alors à chaque fois
00:33:09il y a toujours
00:33:10le grand discours
00:33:10la réindustrialisation
00:33:11le macronisme
00:33:12les pro-business
00:33:12nous on vous dit
00:33:13strictement l'inverse
00:33:14on vous dit en fait
00:33:15de droite comme de gauche
00:33:16on voudrait juste
00:33:17pouvoir travailler
00:33:18en fait
00:33:18vous connaissez tous
00:33:19le monde de l'entreprise
00:33:20mais vous ne la connaissez
00:33:21pas du tout
00:33:21moi j'en ai 40
00:33:2240 je les ai créées
00:33:23j'ai eu mon PEL
00:33:24comme vous
00:33:25avec ma maman
00:33:26infirmière
00:33:27comme vous peut-être
00:33:28chaque fois il faut arriver
00:33:29vers le côté perso
00:33:30de la vie
00:33:31qui montre qu'on a une histoire
00:33:32un peu compliquée
00:33:32et ma maman en plus
00:33:33en ayant payé
00:33:34des millions d'euros d'impôts
00:33:35pas comme vous
00:33:35elle est morte
00:33:36à l'hôpital public
00:33:37pendant 7 heures d'attente
00:33:38il y a exactement
00:33:39un an et demi
00:33:40et ça m'a donné envie
00:33:41de m'engager
00:33:41d'autant plus
00:33:42en me sens comment
00:33:43on a pu en arriver là
00:33:44donc le macronisme
00:33:45des 10 dernières années
00:33:45on aura au moins
00:33:46un point commun
00:33:46sur le fait que
00:33:47c'est pas une extrême victoire
00:33:49pour le pays France
00:33:50on a une énorme différence
00:33:51je termine
00:33:52on voyage beaucoup
00:33:52ça nous permet de comprendre
00:33:54ce qui se passe ailleurs
00:33:54donc nous la seule chose
00:33:56qu'on demande
00:33:56c'est assez simple
00:33:57c'est d'écouter
00:33:58ceux qui savent
00:33:58parce que le problème
00:34:00actuel du politique
00:34:01c'est qu'ils n'écoutent pas
00:34:02ceux qui savent
00:34:02je pense que vous n'êtes pas arrivé
00:34:03il y a une demi-heure
00:34:04c'est très dommage
00:34:05j'ai eu 4 entrepreneurs
00:34:05si j'étais là
00:34:06j'étais dans la salle
00:34:07et j'ai entendu
00:34:07les entrepreneurs auparavant
00:34:09du slip français
00:34:10des fonds d'investissement
00:34:11j'ai discuté avec eux
00:34:12avec une personne
00:34:13je pense que vous avez
00:34:15vous avez compris
00:34:16qu'on avait des très bons
00:34:17entrepreneurs et entrepreneuses
00:34:19et que redresser ce pays
00:34:20c'est quelques mesures
00:34:21pas très compliquées
00:34:22mais sur la partie économique
00:34:23je ne vais pas sur les autres
00:34:24après je vous laisserai parler
00:34:25pardonnez-moi
00:34:25donc j'espère
00:34:26moi je considère
00:34:27moi ma tribune
00:34:28elle part d'une sortie
00:34:30où j'ai dit
00:34:31je me bats ou je me barre
00:34:32c'est qu'à un moment donné
00:34:33on ne peut plus voir
00:34:34tout le monde partir
00:34:35et regarder le train qui passe
00:34:37ce n'est plus possible
00:34:38il faut que nos politiques
00:34:39de droite comme de gauche
00:34:39le comprennent
00:34:40dans l'intérêt du pays
00:34:41Christine Lavard
00:34:42et après Alexandre Loubet
00:34:43et après c'est Marie
00:34:44pour faire tourner le micro
00:34:47qui répondra
00:34:48alors juste je ne sais pas
00:34:49si j'ai le droit
00:34:49de poser deux questions
00:34:50à mon voisin
00:34:50mais je l'ai écouté
00:34:52avec attention
00:34:52je pense qu'il a oublié
00:34:53de dire
00:34:54qu'il s'est opposé
00:34:55au pacte d'Utreil
00:34:57et qu'il était prêt
00:34:57à le supprimer
00:34:58qu'il a porté
00:34:59la taxe Zuckman
00:35:01dont on sait bien
00:35:02qu'une des conséquences
00:35:03si elle était appliquée
00:35:04serait d'entraîner
00:35:06la vente
00:35:06de part
00:35:07des entreprises
00:35:08parce qu'on confond
00:35:09la richesse potentielle
00:35:12qui est liée
00:35:13à la valorisation boursière
00:35:14d'une société
00:35:15quelle que soit sa taille
00:35:16et la richesse réelle
00:35:17on a bien vu
00:35:18dans des mouvements
00:35:19antérieurs
00:35:20que la richesse potentielle
00:35:21elle peut s'écrouler
00:35:22d'un coup
00:35:22si jamais la technologie
00:35:24ne perdure pas
00:35:26donc voilà
00:35:26je lui adresse
00:35:27ces deux questions
00:35:28j'aurais pu être d'accord
00:35:29quasiment avec tout ce qu'il a dit
00:35:30parce que je suis d'accord
00:35:31comme lui
00:35:31notre vrai problème
00:35:33aujourd'hui
00:35:33c'est qu'il faut
00:35:34revaloriser le travail
00:35:35notamment pour avoir
00:35:37un narratif
00:35:37un récit
00:35:38pour pouvoir faire comprendre
00:35:40aux français
00:35:40que c'est dans leur intérêt
00:35:42qu'il faut prendre
00:35:43un certain nombre
00:35:44de mesures
00:35:44qui ne seront peut-être
00:35:45pas agréables
00:35:46à court terme
00:35:47mais qui vont permettre
00:35:48de redresser ce pays
00:35:49sur le long terme
00:35:51parce que j'ai bien aimé
00:35:52quand vous avez parlé
00:35:53de vos enfants
00:35:54moi aussi j'ai des jeunes enfants
00:35:55et tous les jours
00:35:56je suis en train de me dire
00:35:57on va leur léguer
00:35:583500 milliards de dettes
00:36:00tout ce qu'on ne fait pas
00:36:01aujourd'hui
00:36:01c'est finalement une dette
00:36:03qu'on leur lègue
00:36:03on fait juste que reporter
00:36:04à plus tard
00:36:05les efforts qu'on ne veut pas faire
00:36:06et c'est pour ça
00:36:07que par exemple
00:36:08moi j'ai porté des mesures
00:36:09pour aller diminuer
00:36:11les abattements
00:36:12sur les retraités aisés
00:36:13ça peut vous paraître bizarre
00:36:14je suis de droite
00:36:15et bien pourtant
00:36:15oui je le pense
00:36:16parce qu'il faut vraiment
00:36:18qu'on pense aux générations futures
00:36:19et pour vous dire
00:36:21plus tard qu'hier
00:36:23j'ai beaucoup travaillé
00:36:24sur la question
00:36:25du financement des PME
00:36:26et on a un vrai problème
00:36:27aujourd'hui
00:36:28comment se fait-il
00:36:29que le PEA-PME
00:36:31soit accessible
00:36:32uniquement
00:36:32à 4500 entreprises
00:36:34il n'y a pas que 4500 PME
00:36:36dans notre pays
00:36:37on a tellement réduit
00:36:38les critères d'éligibilité
00:36:39qu'on en a complètement
00:36:41dénaturé l'objet
00:36:41j'entendais aussi
00:36:43des structures de financement
00:36:44avec lesquelles je travaillais
00:36:45qu'elles ont besoin
00:36:47de visibilité
00:36:47de long terme
00:36:48sur la trajectoire du pays
00:36:49pour pouvoir attirer
00:36:51des placements
00:36:52et des fonds
00:36:52quant à l'instant
00:36:53j'ai entendu le ministre
00:36:54nous dire
00:36:55que dans l'enveloppe
00:36:56de France 2030
00:36:57on allait faire
00:36:58des réallocations
00:36:59pour créer
00:37:00des dispositifs régionaux
00:37:01mais en fait
00:37:02philosophiquement
00:37:03on se trompe
00:37:04France 2030
00:37:04à l'origine
00:37:05c'était créé
00:37:06pour avoir des crédits
00:37:09c'était la suite
00:37:10des investissements
00:37:10d'avenir
00:37:11et les investissements
00:37:11d'avenir
00:37:12gardons ça en tête
00:37:13c'était des crédits
00:37:14extra budgétaires
00:37:15qui devaient échapper
00:37:17à la contingence
00:37:17du politique
00:37:18et des décisions
00:37:19on est en train
00:37:20de faire complètement
00:37:21autre chose
00:37:21quand on réalloue
00:37:22comme ça
00:37:23et qu'en fait
00:37:23on retravaille
00:37:24dans l'enveloppe fermée
00:37:24quand le président
00:37:25de la république
00:37:26annonce
00:37:262 milliards
00:37:29sur l'IA
00:37:29alors qu'en fait
00:37:30c'est que du recyclage
00:37:31et que c'est un moyen
00:37:32d'aller chercher
00:37:33certains projets
00:37:33plutôt que d'autres
00:37:34et qu'est-ce qui se passe
00:37:35sur France 2030
00:37:37objectivement
00:37:37c'est ce qui fait l'objet
00:37:38de toutes les coupes budgétaires
00:37:39en fin d'année
00:37:39je vous dis juste un truc
00:37:40Christine
00:37:41pardon Marie
00:37:42France 2030
00:37:42je connais à titre personnel
00:37:43deux entreprises
00:37:44qui ont touché 7 millions d'euros
00:37:45qui sont en dépôt de bilan
00:37:46il n'y a eu aucun contrôle de fait
00:37:47et leur business model est mort
00:37:49voilà
00:37:49on parle de 14 millions d'euros
00:37:51elles vont vivre dessus
00:37:51pendant 3 ans
00:37:52voilà
00:37:52c'est clair
00:37:53c'est net
00:37:53c'est compris
00:37:54je reviens sur la holding
00:37:54et le financement
00:37:55on oublie un paramètre
00:37:56moi j'ai des millions d'euros
00:37:57investis dans les PME françaises
00:37:58j'étais avec 3 députés
00:37:59sur une de vos émissions
00:38:00sur BFM
00:38:01je ne sais plus laquelle
00:38:02un samedi soir
00:38:03personne ne connaissait
00:38:04le fonctionnement de la holding
00:38:05personne
00:38:06on s'est fait taper dessus
00:38:06pendant 8 mois
00:38:07vous connaissez le réemploi
00:38:083 députés sur 3
00:38:11ne savaient même pas
00:38:11de quoi en parler
00:38:12l'obligation de réemployer l'argent
00:38:14vous savez
00:38:14on ne le garde pas chez nous
00:38:15on ne le compte pas tous les matins
00:38:16en ce moment
00:38:16l'obligation de réemployer l'argent
00:38:19qu'on a gagné par notre travail
00:38:20je ne sais pas ce que ça vous dit
00:38:21donc je veux juste exprimer
00:38:22un point là-dessus
00:38:23c'est toujours un peu technique
00:38:25parce que vous dites
00:38:26les gens ils veulent de la simplicité
00:38:28on veut
00:38:29c'est simple
00:38:29et si on doit le défendre nous-mêmes
00:38:31on le défendra nous-mêmes
00:38:31on veut que le travail coûte moins cher
00:38:33on veut pouvoir mieux payer les gens
00:38:35on veut pouvoir les faire travailler
00:38:37plus simplement
00:38:37il y a 3 points importants
00:38:38c'est pas très compliqué
00:38:39je suis complètement d'accord avec vous
00:38:40mais ça je n'ai pas de problème à fait
00:38:42on aimerait que chaque dirigeant de PME
00:38:44qui monte sa première entreprise
00:38:45puisse avoir une exonération totale
00:38:48sur le premier emploi
00:38:48des choses basiques
00:38:49quand on voit les dépenses
00:38:50quand on voit les dettes abyssales
00:38:52le train de vie avec les gyrophares
00:38:53en permanence
00:38:54et je ne donnerai pas l'exemple
00:38:55j'en connais 40
00:38:55parce que j'en connais beaucoup
00:38:56de votre environnement
00:38:57je suis mis en vélo
00:38:58donc les gyrophares
00:38:59je vous dis
00:39:00il faut qu'à un moment donné
00:39:01l'exemple doit prévaloir
00:39:04et il faut comprendre
00:39:05que ceux qui gagnent en 2027
00:39:06vous devrez faire
00:39:07avec ceux qui font tourner la boutique
00:39:09et ceux qui font tourner la boutique
00:39:10c'est les entrepreneurs
00:39:12femmes et hommes françaises
00:39:13et ça c'est la base
00:39:13à mon avis il faut aussi
00:39:14que vous fassiez une conversion
00:39:15comme celle de François Ruffin
00:39:16parce que vous n'êtes pas mauvais aussi
00:39:17ah c'est prévu
00:39:18bon d'accord ok
00:39:19Alexandre Loubet
00:39:20député Moselle
00:39:21donc
00:39:22enfin je vous passe la parole
00:39:23vous comment est-ce que
00:39:24vous avez répondu
00:39:25différentes interpellations
00:39:29la France manque
00:39:30d'une vision économique
00:39:32d'un véritable cap
00:39:33on l'a bien vu
00:39:34avec le saupoudrage des aides
00:39:36à travers le plan France 2030
00:39:37on le voit bien
00:39:38avec les altermoiements
00:39:40les va-et-vient
00:39:40par exemple
00:39:41sur la question du nucléaire
00:39:42et je pourrais donner
00:39:42beaucoup d'autres exemples
00:39:43donc il faut
00:39:44un
00:39:45se donner
00:39:46et se doter
00:39:47d'une stratégie nationale
00:39:48de réindustrialisation
00:39:49de relance
00:39:50de la croissance économique
00:39:51de se donner
00:39:53les moyens
00:39:53de ses ambitions
00:39:54un
00:39:54relancer
00:39:55la croissance économique
00:39:57par une stratégie
00:39:58cette stratégie
00:39:59à mes yeux
00:39:59elle doit reposer
00:40:01sur trois impératifs
00:40:02le premier impératif
00:40:03c'est celui de puissance
00:40:04c'est-à-dire qu'il faut
00:40:05développer les innovations
00:40:06de rupture
00:40:06pour réussir dans la mondialisation
00:40:08sans quoi
00:40:08on loupera le train
00:40:09justement
00:40:10de
00:40:12la technologie
00:40:13de la course technologique
00:40:14dans le monde
00:40:15deux
00:40:15après la puissance
00:40:16l'indépendance
00:40:17parce qu'aujourd'hui
00:40:18en France
00:40:19malheureusement
00:40:20on se retrouve
00:40:21avec un déficit
00:40:22commercial
00:40:22dramatique
00:40:23de près de 70 milliards
00:40:24d'euros
00:40:24l'année dernière
00:40:25il faut développer
00:40:26les filières
00:40:27de substitution
00:40:28aux importations
00:40:29sur le sol national
00:40:30lorsque c'est possible
00:40:31et sécuriser
00:40:32les chaînes d'approvisionnement
00:40:33de nos industries
00:40:35essentiellement stratégiques
00:40:36trois
00:40:37il faut moderniser
00:40:39l'appareil productif
00:40:40c'est d'ailleurs
00:40:40l'une des conclusions
00:40:41de la commission d'enquête
00:40:43que j'avais menée
00:40:43en critiquant
00:40:44le plan France 2030
00:40:46dont l'intention initiale
00:40:47est tout à fait louable
00:40:48d'aller soutenir évidemment
00:40:49les innovations de rupture
00:40:49mais il ne faut pas oublier
00:40:50ce sur quoi reposent
00:40:52les deux tiers du potentiel
00:40:53de réindustrialisation
00:40:54de la France
00:40:54c'est à dire
00:40:55nos PME
00:40:56et nos ETI
00:40:57pour s'en donner les moyens
00:40:58trois leviers
00:41:00essentiels
00:41:00il y en aurait beaucoup d'autres
00:41:01premier levier
00:41:02revoir les politiques
00:41:04d'achat de public
00:41:04justement en libérant
00:41:06les règles de la commande publique
00:41:07il faut assumer
00:41:08de favoriser
00:41:09le
00:41:10made in France
00:41:11la préférence nationale
00:41:12et la préférence européenne
00:41:13mais la vraie
00:41:14pas celle qui est en train
00:41:15de nous vendre
00:41:15la commission européenne actuellement
00:41:16deux
00:41:17si je peux me permettre
00:41:18Mme Chabrillon
00:41:18deux
00:41:19il faut libérer
00:41:20les financements
00:41:21nécessaires à notre économie
00:41:22pour réindustrialiser la France
00:41:24de 9 à 15%
00:41:25du PIB
00:41:26en 10 ans
00:41:26ce qui semble
00:41:27très difficile
00:41:28voire impossible
00:41:29il faudrait 20 milliards d'euros par an
00:41:30ça représente à peine
00:41:32et trois
00:41:32c'est qu'on puisse vous répondre
00:41:33ça représente à peine
00:41:331%
00:41:34de l'encours
00:41:35de l'assurance vie
00:41:37et du PER
00:41:37troisième point
00:41:39un véritable choc de compétitivité
00:41:41pour créer les conditions
00:41:42de la réussite
00:41:42des entreprises
00:41:44d'abord en baissant
00:41:45la fiscalité de production
00:41:47et en renforçant
00:41:48le pacte du TREI
00:41:49ensuite en rétablissant
00:41:50un prix français d'énergie
00:41:51parce qu'aujourd'hui
00:41:52les entreprises
00:41:52paient une électricité
00:41:53qui est 2,8 fois plus chère
00:41:55que ce qu'elle nous coûte
00:41:56à produire en France
00:41:57c'est un scandale
00:41:593,3
00:41:59un véritable chantier
00:42:01de simplification
00:42:02non je réponds juste après
00:42:03un véritable chantier
00:42:04de simplification
00:42:06normative
00:42:06et à ce titre
00:42:06Marine Le Pen
00:42:07et Jean-Dane Bardella
00:42:08nous ont demandé
00:42:09de faire le tour
00:42:10de l'ensemble
00:42:10des filières professionnelles
00:42:11pour recenser
00:42:12les normes
00:42:12parce que c'est pas nous
00:42:14qui connaissons ces normes
00:42:16c'est vous qui les connaissez
00:42:17par conséquent
00:42:18nous les recensons
00:42:19pour les faire sauter
00:42:20qu'est-ce que vous répondez
00:42:21à tout ce qui a été
00:42:22les propos qui ont été tenus
00:42:23sur le fond
00:42:24puis après je voudrais
00:42:25qu'on prenne 3 dossiers
00:42:26alors il y a beaucoup de choses
00:42:28oui il y a beaucoup
00:42:28c'est pour ça que je vous laisse
00:42:29justement il y a beaucoup
00:42:30et si on veut une vision
00:42:31encore une fois
00:42:32il va falloir qu'on ait
00:42:33des choses très simples
00:42:33donc je vais revenir
00:42:34sur ce que disait Jean-Philippe
00:42:35mais le premier problème
00:42:36que j'entends
00:42:37c'est comment est-ce qu'on peut
00:42:38payer davantage
00:42:39les gens qui portent
00:42:40notre économie aujourd'hui
00:42:41les valoriser davantage
00:42:42et je me permets de reprendre
00:42:44monsieur Huffin là-dessus
00:42:45mais comment on leur apporte
00:42:46de la joie
00:42:46aujourd'hui moi ce qui me heurte
00:42:48le plus c'est que j'ai l'impression
00:42:49que les gens ne sont pas heureux
00:42:50en France
00:42:50on a toutes les raisons
00:42:52d'être heureux
00:42:52on est un des plus beaux pays
00:42:53du monde
00:42:54et on est un foutu
00:42:55d'être heureux
00:42:56travailler c'est dur
00:42:57mais on peut y trouver du sens
00:42:59et je pense
00:42:59j'ai espoir qu'on puisse
00:43:00le trouver dans tous les métiers
00:43:01donc la première chose
00:43:02c'est de revaloriser
00:43:02ces personnes-là
00:43:04pardonnez-moi de nouveau
00:43:05monsieur Huffin
00:43:05mais vous parliez
00:43:06de petits patrons
00:43:07pour moi il n'y a pas
00:43:07de petits patrons
00:43:08il n'y a pas de petits métiers
00:43:09il n'y a que des
00:43:10toutes les personnes
00:43:11qui travaillent
00:43:11elles se valent
00:43:12tous les patrons se valent
00:43:13tous les salariés aussi
00:43:16dire petits finalement
00:43:17ça les dévalorise
00:43:19je trouve
00:43:20et on a plutôt envie
00:43:21de rassembler
00:43:21donc pour moi
00:43:22c'est déjà est-ce qu'on arrive
00:43:23à trouver un moyen
00:43:24de rassembler tout le monde
00:43:26et de faire en sorte
00:43:27qu'on arrive à davantage
00:43:28communiquer entre politique
00:43:30et monde entrepreneurial
00:43:31est-ce qu'on arrive
00:43:32à créer des liens
00:43:33davantage entre les patrons
00:43:34et leurs salariés
00:43:35est-ce qu'on arrive
00:43:35à mieux les payer
00:43:35pour recréer de l'harmonie
00:43:36aujourd'hui je trouve
00:43:37que c'est ça
00:43:38la première chose qui manque
00:43:39si on a envie de construire
00:43:40et de mettre en place
00:43:41toutes les mesures
00:43:41dont vous discutiez
00:43:42je pense qu'il va falloir
00:43:43qu'on ait davantage d'harmonie
00:43:44et pour cette harmonie-là
00:43:45la première chose
00:43:46c'est qu'aujourd'hui
00:43:47on puisse payer mieux les gens
00:43:48et qu'ils commencent
00:43:49à reprendre du sens
00:43:50dans leur travail
00:43:51rapprocher le brut
00:43:52du net
00:43:54c'est évidemment
00:43:55le net du total chargé
00:43:56que ce soit pas
00:43:57un vase déverseur
00:43:59dans l'un
00:44:00juste sur la question
00:44:01petit patron
00:44:02François Ruffin
00:44:02c'est une expression
00:44:03que vous employez
00:44:03vous comprenez
00:44:05que c'est un côté
00:44:07un peu péjoratif
00:44:08je le perçois pas
00:44:09pour moi
00:44:09et comme péjoratif
00:44:11en tout cas
00:44:11je ne le suis pas
00:44:12de cette manière-là
00:44:12mais oui
00:44:13j'opère un distinguo
00:44:14et je vois même
00:44:15une stratégie
00:44:16des grands groupes
00:44:17et des grands patrons
00:44:18de venir
00:44:19comme c'était le cas
00:44:20sous l'ancien régime
00:44:22on avait l'archevêque
00:44:23qui baignait dans le strupe
00:44:24et la luxure
00:44:26et qui se venait
00:44:26se cacher
00:44:27derrière la vertu
00:44:29du petit curé de campagne
00:44:30et bien aujourd'hui
00:44:31on a le grand patron
00:44:32qui se prend des stocks options
00:44:34et qui se paye en millions
00:44:36et qui vient se cacher
00:44:37derrière la vertu
00:44:39du patron de PME
00:44:41et vous dire
00:44:42qu'il y a quand même
00:44:42une différence
00:44:43entre les deux
00:44:44on a d'un côté
00:44:45des firmes
00:44:47qui aujourd'hui
00:44:48payent moins d'impôts
00:44:49en proportion
00:44:50que les PME
00:44:51on a des firmes
00:44:53qui captent
00:44:54davantage d'aides
00:44:55et on a des firmes
00:44:56qui sur 10 ans
00:44:57ont supprimé
00:44:58200 000 emplois
00:44:59tandis que de l'autre côté
00:45:00on a des PME ETI
00:45:02qui touchent moins d'aides
00:45:03qui payent davantage d'impôts
00:45:05et qui ont créé
00:45:07plus d'un million d'emplois
00:45:08donc là
00:45:08on a une différence
00:45:10entre les deux
00:45:11et pour moi
00:45:11une large captation
00:45:13de la plus-value
00:45:13par quelques sociétés
00:45:15de tête
00:45:15qui ont pu
00:45:16l'année dernière
00:45:16augmenter les dividendes
00:45:18pour leurs actionnaires
00:45:18de 10%
00:45:19et donc
00:45:20en laissant moins
00:45:21pour les salariés
00:45:21en laissant moins
00:45:22pour l'investissement
00:45:23mais en laissant moins
00:45:24aussi
00:45:24pour les entreprises
00:45:25sous-traitantes
00:45:26et sous-traitantes
00:45:29il y a évidemment
00:45:31une différence
00:45:31mais pour avoir été
00:45:32sous-traitant
00:45:32de ces gens-là
00:45:33moi je suis heureuse
00:45:33qu'il y en ait en France
00:45:34parce qu'ils nous nourrissent
00:45:35aussi nous
00:45:35petites PME
00:45:36et il en faut
00:45:37et la deuxième chose
00:45:38c'est que je pense
00:45:38qu'on n'a jamais
00:45:39réussi à s'enrichir
00:45:40en appauvrissant les riches
00:45:41je pense sincèrement
00:45:43qu'on a besoin
00:45:43de ces riches
00:45:44et que plus il y en a
00:45:45et plus ils apporteront
00:45:47en revanche
00:45:48qu'on crée une harmonie
00:45:48qu'on crée des règles
00:45:49pour faire en sorte
00:45:52que certains ne s'approprient
00:45:53pas la richesse de tous
00:45:54oui
00:45:54mais je pense
00:45:55qu'on n'en est pas encore là
00:45:56mon souhait
00:45:57est un rééquilibrage
00:45:58et en particulier
00:45:59sur les aides publiques
00:46:00je pense que les aides publiques
00:46:01qui ont fait l'objet
00:46:02d'un arrosage
00:46:03et d'un arrosage
00:46:04tout à fait colossal
00:46:05depuis des décennies
00:46:06en particulier
00:46:07le CICE
00:46:08devraient faire l'objet
00:46:09d'un ciblage
00:46:10et je demande
00:46:11que ça soit ciblé
00:46:12en deux directions
00:46:13sur l'industrie
00:46:14de manière générale
00:46:15parce qu'elle est de fait
00:46:16en compétition
00:46:17à l'international
00:46:17et que ça soit ciblé
00:46:19sur les PME
00:46:20pourquoi ?
00:46:21parce qu'on sait
00:46:21que le potentiel
00:46:22de création d'entreprise
00:46:23il n'est pas dans les grands groupes existants
00:46:24ou qui
00:46:25s'il touche
00:46:2610 000, 50 000
00:46:271 million d'euros supplémentaires
00:46:29ça ne fera pas la différence
00:46:30tandis que sur une PME
00:46:31ça peut faire la différence
00:46:33donc je demande moi
00:46:34à ce qu'en particulier
00:46:35dans les aides publiques
00:46:36ça fasse l'objet d'un ciblage
00:46:37quand je vois
00:46:38que sur les crédits impôts
00:46:39compétitivité emploi
00:46:40les 3 principaux bénéficiaires
00:46:42étaient Auchan
00:46:43Casino et Carrefour
00:46:44je dis
00:46:44tout ça n'a pas de sens
00:46:46je me permets
00:46:48pour rebondir sur ce qu'a dit Marie
00:46:50il y a une phrase
00:46:50que j'aime bien
00:46:51que disait mon papa
00:46:52quand les gros poissons maigrissent
00:46:53les petits poissons crèvent
00:46:54donc en général
00:46:55ce n'est pas parce que les gros s'appauvrissent
00:46:57que ça va enrichir ceux du dessous
00:46:58ça c'est une certitude absolue
00:47:00d'un chef d'entreprise
00:47:01je vous invite à me suivre une semaine
00:47:02vous allez faire un reportage très intéressant
00:47:03venez avec moi
00:47:04vous verrez
00:47:04ce n'est pas tout à fait la même histoire
00:47:07sur le reste
00:47:07encore une fois
00:47:09j'entends
00:47:09il y a des enjeux
00:47:10je ne sais pas si vous suivez
00:47:11peut-être monsieur Retailleau
00:47:12j'en ai aucune idée
00:47:12je n'ai pas suivi
00:47:14LR donc
00:47:14ou le RN
00:47:15qui potentiellement en passe
00:47:17d'être potentiellement élu
00:47:18en tous les cas
00:47:19il y a plein de phrases dites
00:47:21c'est quoi le sujet
00:47:22que vous voulez dire
00:47:24qu'est-ce que vous êtes prêt
00:47:25à adresser au PME
00:47:26si demain
00:47:26monsieur Retailleau
00:47:27monsieur Bardella
00:47:28madame Le Pen
00:47:29monsieur Ruffin
00:47:30c'est quoi le sujet
00:47:31parce que là
00:47:31il n'y a personne qui a compris
00:47:32ce qu'un entrepreneur
00:47:33qui part en disant
00:47:34si vous gagnez
00:47:35vous gagnez
00:47:35vous gagnez
00:47:36alors c'est 20% de baisse
00:47:38sur le coût du travail
00:47:39jusqu'à 3000 euros brut
00:47:40c'est plus de CGRDS
00:47:43pour les moins de 30 ans
00:47:44par contre en contrepartie
00:47:45c'est plus 18 mois de chômage
00:47:47c'est 6 ou 8
00:47:47parce qu'il faut remettre
00:47:48les gens au travail
00:47:49parce que je ne vais pas
00:47:49encore une fois vous raconter ma vie
00:47:50mais comme j'ai beaucoup de salariés
00:47:52quand dans l'hôtellerie
00:47:53notamment
00:47:53les gens s'arrêtent le 15 octobre
00:47:54vous voulez qu'ils reviennent
00:47:56le 15 mars
00:47:56mais ils ne veulent pas
00:47:57parce qu'ils sont trop bien à Bali
00:47:58et qu'ils reviennent le 15 juin
00:47:59et qu'ils touchent chacun
00:48:001800 euros par mois
00:48:01fois deux
00:48:01un couple formidable
00:48:02ça c'est nos impôts
00:48:03ça me dérange
00:48:03c'est aussi l'impôt des petits salariés
00:48:05c'est l'impôt de tout le monde
00:48:07mais en fait
00:48:08je vais vous expliquer quelque chose
00:48:09Edwige
00:48:10en fait les français
00:48:11ils ne sont pas idiots
00:48:11il faut arrêter de les prendre
00:48:12pour des débiles
00:48:13ni des feignants
00:48:14en fait ils ont compris
00:48:15qu'en travaillant moins
00:48:16c'était plus ou prou
00:48:17la même chose que travailler
00:48:19donc ils comprennent tous
00:48:20pas plus tard
00:48:20qu'il y a trois semaines
00:48:21en bas de mon bureau
00:48:22j'entends une jeune femme dire
00:48:23génial
00:48:23j'ai réussi à négocier
00:48:25ma rupture conventionnelle
00:48:27et je ne reprendrai jamais
00:48:27avant septembre
00:48:28quoi qu'il arrive
00:48:28je veux juste terminer ce point
00:48:30c'est un point fondamental
00:48:31mais c'est un point fondamental
00:48:32des enjeux de demain
00:48:34comment remettre les gens au travail
00:48:35comment les faire réunir leur travail
00:48:37comment faire l'actionnariat
00:48:38salarié
00:48:39fondamental
00:48:40nous dans nos entreprises
00:48:41nous intéressons les gens
00:48:42moi je reçois un nombre de messages
00:48:43depuis qu'on a notre action
00:48:44de gens qui ont envie
00:48:45qui nous avaient raison
00:48:46on a envie de bosser
00:48:47mais par contre ceux qui ne foutent rien
00:48:48et qui reviennent au bout de sept mois
00:48:49et qui ont toujours un problème
00:48:50ceux-là ils nous dévalorisent notre travail
00:48:52comment on fait
00:48:53personne ne donne envie
00:48:54de suivre un projet
00:48:56donc donnez-nous
00:48:56vous devriez suivre
00:48:59avec plus d'attention
00:49:00ce que font les LR
00:49:01puisque en décembre 2025
00:49:03il y a un document
00:49:05on essaie de dépasser
00:49:05un tout petit peu
00:49:06l'équivage politique
00:49:07qui est sorti
00:49:08et qui s'appelle
00:49:08travail gagnant
00:49:09et un des premiers actes
00:49:11c'est mieux rémunérer le travail
00:49:12trois propositions
00:49:14seuil de cotisation
00:49:15à 1623 heures
00:49:16au-delà
00:49:17plus aucune cotisation
00:49:18ce qui a été
00:49:19qui se traduit
00:49:20par 3500 euros net
00:49:22de plus par an
00:49:23pour un salarié médian
00:49:24et 35%
00:49:25de coûts en moins
00:49:26pour l'employeur
00:49:27je poursuis
00:49:28et vous avez dit
00:49:28il faut développer
00:49:29l'actionnariat salarié
00:49:30il s'avère que j'ai été
00:49:32co-auteur
00:49:33d'une proposition de loi
00:49:34qui a été adoptée
00:49:35au Sénat
00:49:35justement pour venir
00:49:37revaloriser
00:49:38l'actionnariat salarié
00:49:41donc aujourd'hui
00:49:41le texte
00:49:42il est dans la navette
00:49:43il sera peut-être
00:49:44un jour étudié
00:49:45à l'Assemblée nationale
00:49:46mais si vous regardez bien
00:49:48c'est un sujet
00:49:48je suis 200% d'accord
00:49:50avec ce que vous dites
00:49:51on essaie par petites touches
00:49:53d'instiller des changements
00:49:55mais quand vous voyez
00:49:56que de l'autre côté
00:49:56vous êtes pour l'actionnariat salarié
00:49:58François Ruffin
00:49:59après il faut une révolution
00:50:01mais là pour l'instant
00:50:02c'est un programme présidentiel
00:50:04c'est le programme présidentiel
00:50:05vous me dites
00:50:05est-ce que vous avez fait
00:50:06des choses avant
00:50:06j'essaie de vous dire
00:50:07que oui
00:50:08on essaie de faire
00:50:08des choses avant
00:50:09avec les moyens
00:50:09qui sont à notre disposition
00:50:10et là où je vous rejoins
00:50:12c'est que tous les sujets
00:50:13dont on parle aujourd'hui
00:50:14ils doivent être débattus
00:50:15entre ceux qui seront candidats
00:50:16de manière à ce que
00:50:17le président élu
00:50:18en avril 2027
00:50:20par son élection
00:50:21il ait un mandat démocratique
00:50:23qui lui permette
00:50:24d'entreprendre
00:50:25de vraies réformes
00:50:25et dans de ces vraies réformes
00:50:27il y en aura forcément certaines
00:50:28qui auront aussi
00:50:30un impact
00:50:31négatif
00:50:32sur certains
00:50:32il faut avoir le courage
00:50:33de le dire
00:50:33parce qu'aujourd'hui
00:50:34la situation de finance publique
00:50:35c'est pas open bar
00:50:36on pourra pas tout financer
00:50:38pour tout le monde
00:50:38partout
00:50:39donc celui qui sera au lieu
00:50:40aura défini des priorités
00:50:42j'espère qu'il aura eu
00:50:43l'honnêteté
00:50:44d'avoir un programme
00:50:44finançable
00:50:45et de dire
00:50:45comment il le finance
00:50:46je pense aussi
00:50:47qu'il faut dire
00:50:48qu'aujourd'hui
00:50:49penser qu'on va équilibrer
00:50:50un programme politique
00:50:51par la lutte contre
00:50:52la fraude fiscale
00:50:52et la lutte contre
00:50:53la fraude sociale
00:50:54c'est faux
00:50:54penser à dire
00:50:55qu'on va financer
00:50:56un programme politique
00:50:57en allant supprimer
00:50:58les agences
00:50:58et les opérateurs
00:50:59de l'état
00:50:59c'est faux
00:50:59il faut dire qu'on supprime
00:51:00des politiques publiques
00:51:01voilà je dis ça
00:51:02et ensuite on pourra avoir
00:51:03un débat
00:51:04on revient quand même
00:51:04la confrontation
00:51:06entre les entreprises
00:51:07et les politiques
00:51:08c'est drôle que les politiques
00:51:10vous êtes toujours
00:51:10dans votre campagne
00:51:11c'est normal
00:51:12c'est votre métier
00:51:13vous êtes LR
00:51:14et on a compris
00:51:15que vous étiez LR
00:51:16c'est pas une confrontation
00:51:18c'est qu'aujourd'hui
00:51:18il y a un chiffre qui est important
00:51:19c'est qu'il y a 9%
00:51:20des français
00:51:20qui font confiance
00:51:21dans leurs hommes politiques
00:51:22je le dis souvent
00:51:23mais si nous il y avait
00:51:239% des gens
00:51:24qui ont confiance
00:51:26dans ma manière
00:51:26de diriger mes entreprises
00:51:27ça ferait longtemps
00:51:28je serais parti
00:51:29Alexandre Loubet
00:51:30c'est un point clé
00:51:32c'est qu'on a besoin
00:51:32de comprendre
00:51:33l'enjeu politique
00:51:35de 2027
00:51:36et bien c'est ce qu'on
00:51:37essaie de faire
00:51:38mais on va pas faire ça
00:51:39en trois quarts d'heure
00:51:40bien je réagis sur un point
00:51:42que vous avez évoqué
00:51:42monsieur Cartier
00:51:43ne présentez pas le programme
00:51:43avant de vous répondre
00:51:44non mais je tiens juste
00:51:45à préciser
00:51:46vous m'avez dit
00:51:46qu'on ne pouvait pas percevoir
00:51:48ce qui attendrait
00:51:49les PME
00:51:49les entreprises
00:51:50si l'URN est arrivé au pouvoir
00:51:51c'est que vous ne m'avez pas
00:51:52écouté
00:51:52ou que vous n'avez pas
00:51:53été attentif
00:51:53puisque je voulais précisément
00:51:55décliner
00:51:56ensuite
00:51:56deuxième élément
00:51:57je parle sur le coût du travail
00:51:58deuxième élément
00:51:59sur le coût du travail
00:51:59répétez-le alors
00:52:00sur le coût du travail
00:52:01j'ai pas entendu
00:52:01alors répétez-le moi
00:52:02sur le coût du travail
00:52:03je vous demande
00:52:03de dire ce que vous avez annoncé
00:52:05que je n'ai pas entendu
00:52:05sur le coût du travail
00:52:06j'espère que vous êtes
00:52:07le conseillant avec vos salariés
00:52:08que vous les laissez parler
00:52:09en l'occurrence
00:52:11renseignez-vous
00:52:11en l'occurrence
00:52:12monsieur Cartier
00:52:13laissez-moi répondre
00:52:14je vous prie
00:52:14un d'abord
00:52:15c'est pas nous
00:52:15qui avons renchéri
00:52:16le coût du travail
00:52:16ceux qui ont renchéri
00:52:18le coût du travail
00:52:18ce sont ceux
00:52:19j'entends
00:52:20mais ce sont ceux
00:52:21qui ont supprimé
00:52:22des exonérations
00:52:23pour les apprentis
00:52:23et qui viennent
00:52:24de geler le barème
00:52:25des exonérations
00:52:26des cotisations patronales
00:52:27on s'y oppose
00:52:28ensuite
00:52:28le deuxième sujet
00:52:29c'est que
00:52:30pour justement
00:52:31regarder demain
00:52:32nous ce que nous avons proposé
00:52:34depuis 2022
00:52:34nous sommes en train
00:52:35d'étudier
00:52:36d'autres propositions
00:52:37mais je vous évoque
00:52:38celle-là
00:52:38c'est de donner la possibilité
00:52:40aux employeurs
00:52:41qui le souhaitent
00:52:41comme c'est votre cas
00:52:42de pouvoir augmenter
00:52:44le salaire
00:52:45de ses salariés
00:52:46jusqu'à 10%
00:52:47en contrepartie
00:52:48d'exonérations
00:52:49de charges patronales
00:52:50jusqu'à 3 fois le SMIC
00:52:51pour qu'il n'y ait pas
00:52:52trop d'abus
00:52:53mais si je peux me permettre
00:52:54le problème est bien plus profond
00:52:55il faut remettre la France
00:52:56au travail
00:52:57parce que
00:52:58de manière objective
00:52:59aujourd'hui
00:52:59on est toujours en train
00:53:00de taxer
00:53:01la France qui travaille
00:53:03ou la France qui a travaillé
00:53:04ou qui veut travailler
00:53:05et la réalité
00:53:06c'est qu'on se retrouve
00:53:07avec un taux d'emploi
00:53:07dans notre pays
00:53:08à 69%
00:53:1069%
00:53:10si on avait
00:53:11le même taux d'emploi
00:53:12que les Pays-Bas
00:53:13qui sont à plus de 80%
00:53:14le déficit des retraites
00:53:16serait largement comblé
00:53:17et le système
00:53:18serait largement
00:53:19à l'équilibre
00:53:19j'ajoute un dernier élément
00:53:21dans l'un des points
00:53:21que j'ai évoqué tout à l'heure
00:53:23dans l'un des points
00:53:24que j'ai évoqué tout à l'heure
00:53:24monsieur Cartier
00:53:26j'ai évoqué brièvement
00:53:28la nécessité
00:53:28de libérer les financements
00:53:29pour réindustrialiser le pays
00:53:31et soutenir
00:53:31l'économie réelle
00:53:32l'innovation
00:53:33ça passe notamment
00:53:33par la création
00:53:34d'un fonds souverain
00:53:35il nous reste 5 minutes
00:53:36il permettrait
00:53:37la capitalisation collective
00:53:39des français
00:53:40autrement dit
00:53:41qu'ils le veulent
00:53:41je le précise
00:53:42parce qu'on va piocher
00:53:43l'épargne des gens
00:53:44autrement dit
00:53:45sur la base du volontariat
00:53:46madame Chevrillon
00:53:47les français pourront
00:53:49capitaliser
00:53:49dans l'économie réelle
00:53:51dans l'innovation
00:53:52pour avoir de l'épargne
00:53:53long terme
00:53:54qui permettra justement
00:53:55est-ce qu'on paye
00:53:55trop d'impôts en France
00:53:56de constituer un revenu
00:53:58complémentaire
00:53:59pour leur retraite
00:54:00François Ruffin
00:54:00c'est en tous les cas
00:54:01ce que disent
00:54:02les chefs d'entreprise
00:54:03c'est que la fiscalité
00:54:04pas simple
00:54:05avec les retraites
00:54:05à 62 ans
00:54:06pas simple
00:54:08pardonnez-moi monsieur Cartier
00:54:09vous voulez mieux payer
00:54:11vos salariés
00:54:11très bien
00:54:12mais vous savez que
00:54:13l'âge effectif de départ
00:54:14à la retraite
00:54:14aujourd'hui en France
00:54:15c'est 63 ans
00:54:16en Allemagne
00:54:17c'est 67 ans
00:54:17l'âge légal
00:54:18mais l'âge effectif
00:54:19c'est 63 ans et demi
00:54:20autrement dit
00:54:20si vous décalez
00:54:21l'âge de départ
00:54:21à la retraite
00:54:22comme vous semblez
00:54:23vouloir le préconiser
00:54:23vous prétendez vouloir
00:54:24mieux payer vos salariés
00:54:25aujourd'hui
00:54:25mais ils seront moins
00:54:26moins payés demain
00:54:27lorsqu'ils seront à la retraite
00:54:28parce qu'ils partiront
00:54:29avec une décote
00:54:29et déjà avec le système actuel
00:54:30nous on est pour la retraite
00:54:31par capitalisation
00:54:32on a fait des calculs
00:54:33dans tous les sens
00:54:33ça marche 50 fois mieux
00:54:35alors on va rester
00:54:35sur la retraite
00:54:36comme nous l'avons
00:54:36aujourd'hui
00:54:38ça veut dire
00:54:3820 milliards d'euros
00:54:39au moins
00:54:40de fiscalité supplémentaire
00:54:41sur les entreprises
00:54:41Alexandre Loubet
00:54:44François Ruffin
00:54:44sur la question de la retraite
00:54:45puisqu'ils sont partis
00:54:46sur la question de la retraite
00:54:47moi je voulais absolument
00:54:48qu'on parle quand même
00:54:49de fiscalité
00:54:49parce que je pense
00:54:50que c'est un sujet important
00:54:51pour les chefs d'entreprise
00:54:52et là je crois
00:54:53qu'on n'a pas le temps
00:54:54restons sur la réforme
00:54:56des retraites
00:54:56vous préconisez quoi ?
00:54:58écoutez
00:54:59moi je viens
00:55:00je vais vous dire
00:55:01plusieurs choses
00:55:02d'abord que
00:55:03dans le temps de crise
00:55:04qui est le nôtre
00:55:06ce n'est que successif
00:55:07on a eu
00:55:09la crise des gilets jaunes
00:55:10la crise Covid
00:55:12la guerre en Ukraine
00:55:13maintenant c'est le détroit d'Ormuz
00:55:15et en vérité
00:55:15par-dessus ça
00:55:16on a une crise climatique
00:55:17qui est installée
00:55:18dans la durée
00:55:18je pense que la discussion
00:55:20entre dirigeants politiques
00:55:21et dirigeants économiques
00:55:23doit être
00:55:23quel est le rôle
00:55:24de l'Etat là-dedans
00:55:25et le rôle de l'Etat
00:55:27ça ne peut pas être
00:55:27juste reculer
00:55:28reculer
00:55:28reculer
00:55:29je pense qu'il y a
00:55:30la nécessité
00:55:31d'avoir un Etat stratège
00:55:32à l'intérieur de tout ça
00:55:33un Etat qui aide
00:55:35par exemple
00:55:35sur les questions
00:55:36de formation
00:55:37qui me paraît
00:55:37une question centrale
00:55:38quand on va avoir affaire
00:55:40face à la crise démographique
00:55:41ça veut dire
00:55:42des pénuries de personnel
00:55:44potentiellement
00:55:45donc quelle est la stratégie
00:55:46qu'on met en place
00:55:47pour avoir
00:55:48des formations
00:55:49qui correspondent
00:55:50ça veut dire
00:55:51un Etat qui pense
00:55:52à l'usage du capital
00:55:53quand on a
00:55:542000 milliards
00:55:54d'assurance vie
00:55:55dans notre pays
00:55:55comment ça se fait
00:55:56qu'il n'y en a que
00:55:573 ou 4%
00:55:58qui sont orientés
00:55:59vers les PME
00:56:01à mon sens
00:56:02une discussion
00:56:03qui se limite
00:56:04à regarder
00:56:05les cotisations
00:56:05et moi je suis prêt
00:56:06à avoir des grands
00:56:07étés
00:56:08justement ça permet
00:56:09d'alléger
00:56:10à ce moment
00:56:10les cotisations
00:56:11qui peuvent
00:56:11peser sur les salaires
00:56:14donc ça peut
00:56:15donner plus
00:56:16de pouvoir d'achat
00:56:16mais il faut quand même
00:56:17financer ses dépenses sociales
00:56:19donc vous voyez
00:56:19on rentre dans une machine
00:56:21je vais vous dire
00:56:22je suis pas sûr
00:56:22vous prenez la solution
00:56:23en 2027
00:56:24nous avons un Etat
00:56:25qui est devenu
00:56:26de plus en plus
00:56:26un Etat subvention
00:56:28subvention aux entreprises
00:56:30subvention à l'agriculture
00:56:31subvention au logement
00:56:33subvention à la prime d'activité
00:56:34et qui en fait
00:56:35du coup
00:56:35prend beaucoup
00:56:36mais non pas pour être
00:56:38un Etat action
00:56:38donc il faut se recentrer
00:56:40sur un Etat action
00:56:41mais un autre point
00:56:42quand on parle
00:56:42de pouvoir d'achat
00:56:43il y a deux manières
00:56:44de résoudre le problème
00:56:45il faut augmenter les salaires
00:56:47et je suis favorable
00:56:48à une indexation
00:56:49des salaires sur l'inflation
00:56:50qui fasse que
00:56:51quand il y a
00:56:52l'essence qui monte
00:56:53mais derrière
00:56:54c'est l'alimentation qui monte
00:56:55c'est à peu près tout qui monte
00:56:56et bien
00:56:57naturellement
00:56:58il en soit de même
00:56:59pour les salaires
00:57:00j'entends que ça vous plaise pas
00:57:01mais le deuxième volet
00:57:04pour maintenir
00:57:05le pouvoir d'achat
00:57:05en vérité
00:57:06la grande question
00:57:07qui devrait être la nôtre
00:57:07votre mot
00:57:08et possiblement
00:57:09on a un chemin
00:57:10de rapprochement
00:57:11c'est la question du logement
00:57:12la question du logement
00:57:13quand on parle
00:57:14de pouvoir d'achat
00:57:15là François Ruffin
00:57:15je suis désolé
00:57:16j'aurais adoré
00:57:16qu'on puisse continuer
00:57:18mais là on est en direct
00:57:19mais c'est moins une minute
00:57:20mais oui mais d'accord
00:57:20alors attendez
00:57:21c'est incroyable
00:57:22que quand on prononce
00:57:24le mot logement
00:57:25soit interrompu
00:57:26quand la question
00:57:27du pouvoir d'achat
00:57:28est centralement
00:57:29la question du logement
00:57:29quand la question
00:57:30de la natalité
00:57:31c'est la question du logement
00:57:32et même quand la question
00:57:33de la mobilité professionnelle
00:57:34je voulais rester sur des sujets
00:57:36parce que la natalité
00:57:37je suis sûre que ça les concerne
00:57:39les chefs d'entreprise
00:57:40évidemment
00:57:41mais c'est pas au coeur du sujet
00:57:42si je vous dis que
00:57:43je vous dis madame
00:57:45que c'est au coeur du sujet
00:57:46parce qu'il y a deux moyens
00:57:47d'augmenter le pouvoir d'achat
00:57:49des salariés
00:57:49il y a un premier moyen
00:57:50c'est de jouer sur la hausse
00:57:52des salaires
00:57:52et du coup on voit
00:57:53les difficultés
00:57:54qui peuvent être les vôtres
00:57:55et il y a un deuxième moyen
00:57:56c'est de peser
00:57:57sur les dépenses contraintes
00:57:58et la première
00:57:59des dépenses contraintes
00:58:00c'est le logement
00:58:01le logement est toujours
00:58:02un noeud
00:58:04c'est un kyste
00:58:05pour les français
00:58:05parce que c'est un tiers
00:58:06dans la moyenne des français
00:58:07mais en vérité
00:58:08on est à la moitié
00:58:09voire les deux tiers
00:58:10pour un certain nombre de personnes
00:58:11il faudrait que chacun
00:58:12arrive à me faire
00:58:13très rapidement
00:58:14on me fait déjà des gros yeux
00:58:16un mot de conclusion
00:58:18un mot
00:58:19si vous avez un message
00:58:20c'est quoi ?
00:58:21un mot
00:58:21tout simplement
00:58:22qu'au Rassemblement National
00:58:23nous avons la conviction
00:58:24que la France a tous les atouts
00:58:25pour redevenir une puissance économique
00:58:26encore faut-il le vouloir
00:58:27encore faut-il travailler
00:58:29avec les chefs d'entreprise
00:58:30qu'ils le veuillent
00:58:31mais aussi les salariés
00:58:32nous y sommes prêts
00:58:33nous le faisons
00:58:34alors moi j'aurais pas un mot
00:58:36mais j'inviterais plutôt
00:58:37monsieur Cartier
00:58:38à venir discuter avec moi
00:58:39dans le détail
00:58:40pour mettre en oeuvre
00:58:41des propositions
00:58:42parce que notamment
00:58:43sur cette question
00:58:43la mise en oeuvre
00:58:45de l'actionnariat salarié
00:58:46et du financement de retraite
00:58:48je pense qu'aujourd'hui
00:58:48effectivement
00:58:49il y a des choses
00:58:49à aller faire du côté des PME
00:58:51parce qu'aujourd'hui
00:58:51tous nos dispositifs
00:58:52sont conçus
00:58:53notamment pour des salariés
00:58:54qui sont fiscalisés
00:58:55c'est là où il y a
00:58:56des incitations
00:58:56pour se tourner
00:58:57vers des dispositifs
00:58:58de capitalisation
00:58:59il faut qu'on fasse
00:59:00entrer les entreprises
00:59:01dans la donne
00:59:02parce que c'est ce qui va nous sauver
00:59:03et en tout cas sauver
00:59:04notre système social
00:59:05vous avez déjà parlé
00:59:06vous avez déjà parlé
00:59:07quand même
00:59:08je vais crier à la censure
00:59:09attention
00:59:11je crois que vous pourrez crier
00:59:12mais j'ai pas mal de témoins
00:59:13je pense
00:59:14allez-y
00:59:15moi j'en ai deux mots
00:59:16j'en ai un
00:59:16qui est le principe de réalité
00:59:17c'est-à-dire qu'il va falloir
00:59:18qu'on se fixe
00:59:18à un vrai principe de réalité
00:59:19il y a plein de choses
00:59:20qui seraient chouettes à faire
00:59:21mais il y a plein de choses
00:59:22qui sont impossibles
00:59:23et en tant qu'entrepreneur
00:59:24on joue avec un jeu de contraintes
00:59:25il faudrait que nos hommes politiques
00:59:27et nos femmes politiques
00:59:27fassent pareil
00:59:28et le second
00:59:29c'est de pas trouver
00:59:30de bouc émissaire
00:59:30j'ai l'impression
00:59:31qu'on cherche trop de bouc émissaire
00:59:32et nous les premiers
00:59:33la preuve
00:59:33on a dit les politiques
00:59:34les politiques
00:59:34et c'est pas bien
00:59:34pardonnez-nous pour ça
00:59:36mais les entrepreneurs
00:59:37les patrons
00:59:38quels qu'ils soient
00:59:39peuvent pas être
00:59:39les bouc émissaires
00:59:40permanents
00:59:40de tout ce qui va pas
00:59:41ah il faudrait augmenter les charges
00:59:43il faudrait ceci
00:59:43il faudrait cela
00:59:44on peut pas être
00:59:45les bouc émissaires permanents
00:59:46ça serait pas sain
00:59:46pour notre économie non plus
00:59:47Jean-Philippe
00:59:48alors vraiment un mot
00:59:49parce que
00:59:50oui très rapide
00:59:50pas à la fin
00:59:51François Ruffin s'il vous plaît
00:59:52encore une fois
00:59:53on espère de tout coeur
00:59:54que les 35 ans
00:59:54de mauvaise décision politique
00:59:56vont évoluer dans le bon sens
00:59:58dans les 12 prochains mois
01:00:00à commencer par 2027
01:00:01pour ceux que ça intéresse
01:00:02Jean-Philippe Christine également
01:00:04on a travaillé avec Jules
01:00:06avec Marie
01:00:06avec tout un certain nombre
01:00:07d'entrepreneurs
01:00:08entrepreneuses femmes
01:00:08et salariés impliqués
01:00:09sur 12 réformes économiques
01:00:11sur notre temps
01:00:12hors travail
01:00:13le soir
01:00:14qui s'appelle
01:00:14le poire de l'action
01:00:15et on fera tout ce qu'on peut
01:00:16pour être écoutés
01:00:16parce que les chefs d'entreprise
01:00:18et les PME françaises
01:00:19ne vont pas très bien
01:00:19le pouvoir de l'action
01:00:21et il faut juste que le politique
01:00:21l'entende et les aide
01:00:22merci beaucoup
01:00:23merci
01:00:24émission spéciale
01:00:254 PME
01:00:26sur BFM Business
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