- il y a 2 jours
La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public,?créée à la demande du groupe d'Éric Ciotti (Union des droites pour la République),?poursuit ses travaux. Après le report de l'audition, fin février, les députés ont finalement auditionné Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Jérôme Nommé, président France du fonds d'investissement américain KKR, actionnaires de la société Mediawan. Le groupe Mediawan, créé en 2015 par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, regroupe aujourd'hui plus de 80 sociétés de production opérant dans 14 pays différents. Parmi les programmes produits par Mediawan et diffusés en France?: HPI, Dix pour cent, C à vous, Miraculous ou encore Joséphine Ange Gardien. Retrouvez?les temps forts de?leurs échanges.
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00:00:06...
00:00:07Bienvenue dans ce nouvel épisode de la séance est ouverte sur LCP.
00:00:10Nous sommes le jeudi 2 avril, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
00:00:14auditionne trois actionnaires de MediaOne.
00:00:17Cette société de production fabrique plusieurs émissions phares de France Télévisions.
00:00:22Parmi les personnes entendues aujourd'hui, Xavier Niel et Mathieu Pigasse.
00:00:26Regardez.
00:00:28Monsieur le Président, Monsieur le rapporteur, Mesdames et Messieurs les députés, bonjour.
00:00:33Exiger la transparence sur l'usage de l'argent des Français est nécessaire.
00:00:37Je pense que vous avez entièrement raison de le faire.
00:00:40Mais je pense qu'il était possible de le faire, Monsieur le rapporteur Charles-Henri Aloncle,
00:00:45sans transformer votre commission en cirque.
00:00:50Merci pour l'invitation, mais je ne suis pas un Claude.
00:00:52Vous avez propagé beaucoup d'approximations de fake news, de mensonges ici et sur vos réseaux sociaux sans contradictoire,
00:00:58sans aucune forme de contradictoire.
00:00:59Je ne vais pas revenir sur tous, seulement sur celles, ceux que vous avez pu prononcer concernant MediaOne et me
00:01:05concernant.
00:01:06La première, la plus grosse, et je vais commencer à la prononcer avant même l'existence de votre commission d
00:01:11'enquête,
00:01:12c'est de dire que MediaOne serait une entreprise française.
00:01:16Sûrement, mais ce n'est pas ça le mensonge.
00:01:17Le mensonge, c'est de dire que MediaOne est une entreprise américaine, excusez-moi.
00:01:21Et ça, toujours, ça arrive.
00:01:24Ah, je ne savais pas, pardon, Monsieur le rapporteur.
00:01:27Voilà, je travaille assez.
00:01:29Des choses que nous partageons, Monsieur le rapporteur.
00:01:32Allez-y, Monsieur le rapporteur.
00:01:34Merci de respecter les invités, Monsieur le rapporteur.
00:01:36Je vous propose d'avancer, allez-y, Monsieur le rapporteur.
00:01:39Je vous laisse terminer. Je vous laisse continuer, d'ailleurs.
00:01:42Allez, on laisse, si vous plaît, chère collègue, on laisse, Monsieur Niel.
00:01:45Allez, au bout de son propos, allez-y, Monsieur Niel.
00:01:46D'après vous, donc, MediaOne serait une entreprise américaine.
00:01:49Vous l'avez prononcée, je pense, avant le début de cette commission.
00:01:52Et après, c'est faux.
00:01:54Pierre-Antoine Capeton est français, je suis français, je crois que Mathieu Pigas est français, il vous le confirmera.
00:01:59Normand est français, je suis aussi normand, d'ailleurs.
00:02:02Le siège, excusez-moi, nous y avons du copinage dans cette commission.
00:02:08Avec un siège à Paris.
00:02:09Un contrôle intégralement et exclusivement français.
00:02:14Et je suis un peu étonné parce que ça fait, je viens dans des commissions d'enquête, je crois, tous
00:02:18les ans.
00:02:18Je ne suis pas venu en 2025, mais je suis venu en 2024, 2023, 2022.
00:02:22Depuis, je ne sais pas, une quinzaine d'années, je crois que je viens tous les ans dans une commission
00:02:24d'enquête.
00:02:25Et en général, on se plaint.
00:02:26Qu'est-ce qu'on dit ? On dit, on n'a pas assez de champions français.
00:02:28On ne crée pas assez de champions français.
00:02:30Monsieur Niel, est-ce que vous n'avez pas une idée pour qu'on crée des champions français ?
00:02:33Comment on fait pour créer des groupes mondiaux au départ de la France ?
00:02:35Là, vous en avez un.
00:02:36Il s'appelle MediaOne.
00:02:37Vous avez un champion mondial qui a été créé principalement par Pierre-Antoine Capeton, qui est d'une origine modeste,
00:02:44et qui est devenu un groupe mondial, un champion européen, puis maintenant un champion mondial.
00:02:49Et j'ai l'impression que pour vous, c'est louche.
00:02:51Des entrepreneurs français qui réussissent et qui créent un truc mondial, qu'est-ce que c'est louche ?
00:02:56Ça ne peut pas marcher.
00:02:56Des Français qui font un truc, ça ne peut pas marcher.
00:02:58Excusez-moi, moi, je ne suis pas défaitiste.
00:03:00Je pense exactement l'inverse.
00:03:02Et dans la production audiovisuelle, en France, on est plutôt bon.
00:03:05On a des groupes incroyables.
00:03:07Si vous prenez Stéphane Courby, qui a également une origine modeste,
00:03:10il a créé un groupe incroyable, Banijay, un champion mondial.
00:03:14Si vous prenez ce qu'ont fait Vincent Bolloré et Maxime Saada, c'est incroyable.
00:03:20Il n'y a pas un film, les plus grands films européens qui sont produits, Canal+, et à leur
00:03:24capitale.
00:03:25Et ce sont des fiertés nationales.
00:03:27Et ce n'est pas parce que Canal+, est coté à la Bourse de Londres que ce n'est
00:03:30pas une société française ou un groupe français.
00:03:32Ce n'est pas parce que Banijay a des actionnaires qataris qu'il est coté à la Bourse d'Amsterdam
00:03:37que ce n'est pas un groupe français.
00:03:38Toutes ces sociétés sont françaises.
00:03:40Ce sont des groupes incroyables français.
00:03:42Un autre mensonge que j'ai entendu et que vous avez propagé,
00:03:45c'est que d'après vous, MediaOne aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination de Madame Ernotte.
00:03:52Allez-y, ce n'est pas...
00:03:56Monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur.
00:03:57Non, non, mais oui, mais j'allais le faire.
00:04:01Monsieur Niel, effectivement, je vous laisse terminer.
00:04:04Ce n'est pas monsieur le rapporteur qui l'a dit, c'est...
00:04:06Oui, oui, je peux préciser, je peux préciser et je laisse, pardon, je crois avoir...
00:04:12Mais reprenez mon propos, mais écoutez, mot à mot et on va faire la dialectique.
00:04:15Et vous allez voir, parce que je vais apporter la preuve de votre propos,
00:04:17d'après vous, MediaOne aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination de Madame Ernotte.
00:04:21C'est écrit sur votre compte Twitter, monsieur le rapporteur.
00:04:24Alors, bon, c'est écrit...
00:04:25Alors, monsieur Niel, monsieur le rapporteur, c'est un syndicaliste, monsieur Cordival qui l'a dit,
00:04:30et comme il s'est avéré que c'est faux, je suis en train d'examiner une procédure pour parjure.
00:04:35Puis je vous pose une question, est-ce que c'est encore un tweet posté par monsieur le rapporteur ?
00:04:38La réponse est oui, et je peux même vous citer le tweet, je dois avoir la date du tweet dans
00:04:42un coin.
00:04:43Il y a toujours un tweet de monsieur le rapporteur apportant cette information-là.
00:04:46Et c'est-à-dire, c'est exactement ce que je vous reproche.
00:04:49Mais alors, vous savez que c'est faux ?
00:04:51Est-ce que vous savez que c'est faux aujourd'hui ?
00:04:53Est-ce que vous savez que c'est faux aujourd'hui ?
00:04:55Vous n'êtes pas sur ces mains ? Moi, je suis sous serment.
00:04:57Je vous dis qu'aujourd'hui, sur votre compte Twitter, c'est posté.
00:05:00Je vous propose d'avancer, et le cas échéant, puisque c'est faux, je regarde pour engager une procédure pour
00:05:05parjure.
00:05:06D'après vous, Media One, excusez-moi, vous me laissez six minutes, je passe mon temps et vous me laissez
00:05:10couper.
00:05:11Si vous souhaitez, je m'en vais, ou je ne sais pas, dites-moi.
00:05:13Je me crois à l'Assemblée nationale, monsieur le rapporteur, dans un cirque que vous avez créé.
00:05:19Monsieur le rapporteur, continuez, je vous en prie.
00:05:20D'après vous, Media One aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination ?
00:05:26Est-ce que vous m'accordez la liberté d'expression ?
00:05:29Monsieur Niel, monsieur le rapporteur, j'ai précisé que le rapporteur a relayé une vidéo d'un syndicaliste, il semblerait
00:05:39qu'effectivement ce soit faux.
00:05:41Monsieur Captain nous a expliqué que c'était faux, et je me réserve le droit d'engager une procédure pour
00:05:47parjure, non pas contre le rapporteur, mais contre monsieur Cordival.
00:05:49C'est non pas contre le rapporteur, parce que ce n'est pas le rapporteur qui l'a dit, il
00:05:53a relayé une information qui nous a été donnée ici, qui s'avère ne pas être une information puisqu'elle
00:05:57est fausse,
00:05:58et que je suis en train d'examiner de manière très précise avec les services de l'Assemblée, une procédure
00:06:03pour parjure, car effectivement,
00:06:05cette soirée n'était pas pour la recondition des Delphine-Ernotes, mais était un événement privé organisé par monsieur Captain.
00:06:12Je vous laisse continuer.
00:06:13Tweet de monsieur Charles-Henri Aloncle, du 25 février à Chez Pâleur.
00:06:19Les dirigeants de MediaOne ont privatisé Maxime, restaurant et boîte de nuit UP parisienne, pour célébrer en sa présence la
00:06:27recondition Delphine-Ernotes à l'atteinte de France Télévisions, avant même le vote officiel.
00:06:32Ok, donc d'après vous, MediaOne aurait privatisé un restaurant pour fêter la nomination de madame Ernotes.
00:06:37Tweet du 25 de... Retrouvez vos tweets !
00:06:39On va avancer sinon... On va avancer. Je suis pas pour deux minutes. Monsieur Niel, je vous laisse reprendre pour
00:06:45vos propos introductifs.
00:06:46Donc mon deuxième, selon moi, mensonge que vous avez prononcé, je vais lire votre tweet,
00:06:52les dirigeants de MediaOne auraient privatisé Maxime, restaurant et boîte de nuit UP parisienne,
00:06:57pour célébrer en sa présence la recondition Delphine-Ernotes à la tête de France Télévisions,
00:07:01avant même le vote officiel. C'est ce que nous révèle sous serment M. Jean-Jacques Cordival.
00:07:06C'est ce qu'il nous révèle. C'est faux. C'est faux. On le sait.
00:07:10Et pourtant, ce tweet complotiste est toujours en ligne. Ce tweet complotiste est toujours en ligne.
00:07:14Une troisième chose, ou un troisième mensonge, un troisième mensonge que j'ai entendu,
00:07:18je vous ai entendu prononcer, M. le rapporteur Charles-Henri Alloncle,
00:07:21c'est que MediaOne aurait des liens avec le président de votre commission.
00:07:25Ça, c'est quelque chose que vous avez dit. C'est enregistré. On a une vidéo.
00:07:28Celle-là, vous n'allez pas la contester. On est d'accord.
00:07:30Alors moi, je tiens à vous dire, je ne vous ai jamais vu.
00:07:32Moi, personnellement, je ne vous ai jamais vu, M. le rapporteur, avant cette commission.
00:07:35Je n'ai jamais vu le président avant cette commission.
00:07:38Je pense que Mathieu Pigasse, mais il vous le dira, ne vous a jamais vu, aucun d'entre vous.
00:07:42Et Pierre-Antoine.
00:07:42Je confirme.
00:07:43Voilà, ni Pierre-Antoine Capton.
00:07:44MediaOne a autant de liens avec le président de la commission qu'avec vous, M. le rapporteur.
00:07:49Exactement le même niveau de liens.
00:07:50Le quatrième mensonge que je vous ai entendu prononcer, c'est de mettre dans ma bouche,
00:07:56de dire que je mettrai les médias dont je suis actionnaire au service du combat contre l'extrême droite.
00:08:04Tweet, tweet, tweet, tweet, tweet du 6 décembre, tweet du 6 décembre 2025.
00:08:12Pouvons-nous lire le tweet du 6 décembre 2025 ?
00:08:14Pouvons-nous lire le tweet du 6 décembre 2025 ?
00:08:17Et on va le lire mot à mot.
00:08:18Il a fait un amalgame.
00:08:19Oui, vous avez fait un amalgame, M. le Président.
00:08:21Tweet du 6 décembre 2025.
00:08:22M. le rapporteur, pardon.
00:08:23M. le rapporteur, pardon.
00:08:26Charles...
00:08:26Allez-y, laissez finir, M. Niel.
00:08:281 milliard d'euros par an, c'est que ce coûte la production des programmes de France Télévisions, MediaOne,
00:08:33le groupe détenu par Mathieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton, et le premier à en profiter.
00:08:37Ces mêmes acteurs revendiquent ENT.
00:08:42Moi, à l'école, on m'a appris que ENT, ça veut dire plusieurs personnes.
00:08:44Ouvertement, un agenda politique affiché comme un combat contre l'extrême droite.
00:08:49Ils l'ont dit eux-mêmes.
00:08:50Ils utiliseront tous les moyens à leur disposition pour mener ce combat.
00:08:55Autrement dit, vos impôts, vos argents, votre argent, vos chaînes publiques.
00:08:59Ma commission d'enquête a aussi pour mission de lever le voile sur cette utilisation des fonds publics.
00:09:04De vous dire, enfin, où va l'argent ?
00:09:05Qu'est-ce que c'est beau.
00:09:06Ça, c'est votre phrase, M. le rapporteur.
00:09:08Et ce tout-là, vous allez le contester aussi ?
00:09:12Mais, attendez, vous ne parlez pas français, c'est mon problème.
00:09:14Ces mêmes acteurs revendiquent ENT, ouvertement.
00:09:17C'est pas vous, ça ?
00:09:18Ça ne m'intègre pas ?
00:09:19C'est au pluriel.
00:09:20C'est au pluriel.
00:09:21C'est pas le vu français ?
00:09:22Donc, le troisième mensonge, M. le rapporteur, et j'en suis à trois minutes, ça va être long.
00:09:26D'après vous, je mettrai les médias dont je suis actionnaire au service du combat contre l'extrême droite.
00:09:35Je revendiquerai ouvertement un agenda politique affiché comme un combat contre l'extrême droite.
00:09:40C'est faux.
00:09:42Je suis désolé, M. le rapporteur, vous dites des bêtises.
00:09:45C'est faux.
00:09:46C'est faux, comme d'habitude.
00:09:47J'écris un très bon livre que je vous invite à lire, dans lequel j'ai dit, texto, et vous
00:09:52allez voir, ça va vous plaire plus.
00:09:55Tu as, il y a 35, voire peut-être 40, page 191, il y a 35, peut-être 40%
00:10:00des Français qui votent pour l'extrême droite ou la droite dure,
00:10:02qui votent potentiellement pour vous, ou identitaires.
00:10:04Appelez-la comme vous voulez.
00:10:06Ces 35 à 40% disposent de médias conformes à leur sensibilité, que c'est, pardon,
00:10:10que ces 35 à 40% de Français disposent de médias conformes à leur sensibilité politique ne me choque pas.
00:10:16D'accord ?
00:10:17J'ai dit exactement, j'ai écrit exactement l'inverse.
00:10:20Donc c'était de nouveau un quatrième mensonge.
00:10:21Je ne revendique pas ouvertement un agenda politique.
00:10:23Le cinquième mensonge, vous avez affirmé que je pourrais acheter des journalistes.
00:10:28C'est faux.
00:10:29De nouveau, je n'ai jamais dit ça.
00:10:32J'ai démenti sous serment, il y a quatre ans, dans une autre commission d'enquête.
00:10:36Je veux bien venir dire régulièrement, qu'on pose régulièrement les mêmes questions,
00:10:39tous les ans dans les commissions d'enquête, et que tous les ans, je ramène, j'apporte la même réponse,
00:10:45mais c'est une perte de temps pour moi.
00:10:48Mais à la limite, la perte de temps pour moi, elle coûte zéro.
00:10:50Elle n'est pas très chère.
00:10:52Mais votre temps à vous, il coûte cher aux Français.
00:10:55Votre temps à vous, il coûte cher aux Français.
00:10:57Il nous coûte cher à nous tous.
00:11:00Et monsieur le rapporteur, il coûte très cher.
00:11:03Vous coûtez 11 000 euros par mois aux Français.
00:11:07Vos collaborateurs coûtent 17 000 euros par mois aux Français.
00:11:09La dotation de fonctionnement parlementaire, votre dotation, coûte 7 000 euros par mois.
00:11:13Vous arrivez à 35 000 euros.
00:11:14Puissent les salaires, il y a 30 points dans cette commission.
00:11:18Monsieur Niel, je pense que là, on sort un peu du périmètre de la commission.
00:11:20Non, on ne sort pas du périmètre, vous allez voir.
00:11:21Laissez-moi atterrir, s'il vous plaît.
00:11:23Non, mais laissez-moi atterrir.
00:11:24Monsieur Niel, que vous...
00:11:26Vous me laissez 10 minutes, j'en suis à 4 minutes 30, et je n'arrive pas à parler.
00:11:29Monsieur Niel, je vous laissez parler.
00:11:30J'ai essayé de modérer les échanges un peu vigoureux entre vous et le rapporteur.
00:11:34J'ai essayé de faire au mieux, ce qui n'est pas toujours évident, compte tenu de la vigueur de
00:11:37vos échanges.
00:11:37Je vous indique juste, monsieur Niel, vous pouvez contester les méthodes du rapporteur.
00:11:41C'est votre droit, je vous ai laissé aller au bout.
00:11:43Je vous ai écouté, on vous a écouté.
00:11:45Je dis juste, ne contester pas le principe d'une commission d'enquête, des députés présents.
00:11:49Je ne conteste pas son principe.
00:11:51Je dis juste, déjà le premier élément, je sais qu'il y a un certain nombre de personnes...
00:11:54Je vous le dis avec un trait du mot, monsieur Niel, un journaliste m'a demandé du quotidien, est-ce
00:12:02que les commissions d'enquête coûtaient cher ?
00:12:04J'ai dit, elles faisaient leur travail, mais par exemple, quand vous ne vous êtes pas présenté le jeudi 26
00:12:08février devant notre commission d'enquête, nous avons effectivement perdu notre rémidi.
00:12:10C'est dommage parce qu'il y avait deux personnes de présents et c'est vous qui n'avez pas
00:12:13souhaité les entendre séparément de nous.
00:12:14Parce que je pense qu'on aurait pu faire ça d'une manière plus intelligente.
00:12:17Je vous laisse continuer, monsieur Niel, je vous laisse continuer.
00:12:19Je vous dis juste que...
00:12:20Non, mais je sais que dans cette commission, il y a des gens qui aimeraient censurer ou museler l'audiovisuel
00:12:25public.
00:12:25Moi, je ne fais pas partie de l'audiovisuel public et donc je n'ai pas envie d'être censuré.
00:12:28Donc censurer les gens de l'audiovisuel public, certains d'entre vous sentent le souhaiter, ce n'est pas ma
00:12:32volonté.
00:12:33Ce n'est pas mon soin non plus et ce n'est pas le soin de...
00:12:34Et donc au bout, cette commission, si vous prenez les salaires des emplois publics auditionnés, les gens de l'ARCOM,
00:12:39les dirigeants, les syndicalistes, les salariés, les journalistes de France TV,
00:12:41les dirigeants, les syndicalistes, les salariés, les journalistes de Radio France, les dirigeants de l'Institut national d'audiovisuel, les
00:12:46représentants de la troisième chambre de la Cour des comptes,
00:12:47des inspecteurs, des finances, des députés, des sénateurs, des ministres, on vous serait laissé aller, on aurait même eu deux
00:12:52présidents de la République.
00:12:53Pour tous ces gens, préparer des auditions, venir dans vous, passer du temps, ça a coûté des fortunes aux Français.
00:12:58Et ça, ce n'est pas l'argent de l'Assemblée nationale, c'est l'argent de toutes ces sociétés
00:13:02publiques.
00:13:02Et ce coût, c'est des dizaines de millions d'euros que l'ensemble des Français vont avoir à débourser
00:13:07liés à cette commission d'enquête.
00:13:08Mais M. Niel, pardon, excusez-moi, j'essaye de... Vous pouvez... Non, mais pardon, excusez-moi, je le laisse terminer.
00:13:15On ne va pas contester le principe d'une commission d'enquête, on est tous parlementaires ici.
00:13:18Je ne conteste pas le principe d'une commission d'enquête, je parle de son coût.
00:13:22Mais je parle de son coût, puisqu'on parle d'argent. Parlons d'argent.
00:13:25Au total, ce sont des dizaines de millions d'euros. Je trouve que ça fait cher l'émission de télé.
00:13:30Je ne sais pas, je ne sais pas, les gens de l'audiovisuel public qui viennent ici ne travaillent pas
00:13:34sur l'audiovisuel.
00:13:34Quand nous, on est ici, on ne travaille pas dans nos sociétés, on fait autre chose et on essaye de
00:13:38se...
00:13:40C'est une commission qui parle d'argent public.
00:13:42Ça fait cher l'émission et je pense que MediaOne aurait pu la produire pour beaucoup moins cher.
00:13:45Et vous auriez mieux fait de filer ça à MediaOne en termes de production.
00:13:49Bon, merci M. Niel. Là, je crois qu'on a dépassé...
00:13:51Non, je suis à 6 minutes.
00:13:52Non, non, mais là, c'est un manque de respect. Je vous laissez 10 minutes. Je vous laissez la parole
00:13:55à M. Nommé.
00:13:57Si vous ne voulez pas m'entendre...
00:13:57Je vous entends.
00:13:59Non, vous ne voulez pas m'entendre. Vous ne laissez pas m'entendre.
00:14:00C'est 10 minutes de propos intructifs.
00:14:01M. Niel, M. Niel, M. Niel, M. Niel, M. Niel, M. Niel, si vous voulez bien, si vous avez la
00:14:10gentillesse de bien vouloir...
00:14:11Vous me laissez terminer mes 3 dernières minutes.
00:14:12Je vais vous laisser terminer.
00:14:13D'accord.
00:14:14Je vous dis simplement, et vous le savez parfaitement, que vous êtes un chef d'entreprise, un homme de médias
00:14:20et que le propos liminaire, on avait envie de vous entendre sur vos activités dans les médias, votre travail pour
00:14:25MediaOne.
00:14:25C'est un propos liminaire où je pouvais dire ce que je voulais. Et déjà, j'ai été censuré 6
00:14:29fois en 6 minutes.
00:14:32M. Niel, je ne vous ai pas censuré.
00:14:33Mais si vous venez de m'arrêter, vous venez de m'interrompre.
00:14:34Je ne vous ai pas censuré. Je vous ai juste simplement dit, attention, quand on conteste le financement, la démocratie
00:14:40a un coût, vous pouvez contester les méthodes.
00:14:42Vous pouvez contester les méthodes, mais ne contester pas les principes.
00:14:45Je donne son coût de ce que vous appelez la démocratie.
00:14:46Quand vous expliquez que MediaOne aurait produit une commission d'enquête pour moins cher, je suis obligé, comme président de
00:14:51la commission d'enquête, de vous reprendre.
00:14:52L'émission, parce que c'est un show.
00:14:55Et vous y contribuez, je crois, actuellement.
00:14:57Malheureusement, gratuitement, dans mon cas présent.
00:14:59Parce que ça fait cher l'émission et MediaOne aurait pu la produire pour beaucoup moins cher.
00:15:02Ce sont des dizaines de millions d'euros, M. le rapporteur, que vous avez pris dans la poche des Français
00:15:06pour servir votre notoriété personnelle.
00:15:08Je pense que les Français, ils ne sont pas dupes.
00:15:10Votre commission d'enquête, elle n'a pas pour but de faire la lumière sur les dépenses de l'audiovisuel
00:15:13public, malheureusement.
00:15:14Elle a pour but de vous donner une tribune pour parler à votre électorat.
00:15:17Elle a pour but de vous faire émerger comme une figure politique de ce pays.
00:15:20Je laisse les juristes et les Français, parce que je ne suis pas juriste,
00:15:23juger si l'utilisation des fonds publics à des fins d'intérêt personnel a un nom dans notre droit.
00:15:29Je ne suis pas suffisamment juriste pour répondre à ça.
00:15:30Mais j'ai une pensée pour vos collègues et ceux qui sont là, notamment aujourd'hui, qui n'ont rien
00:15:34demandé.
00:15:35Et moi, j'ai beaucoup de respect, contrairement à ce que vous aviez l'air d'insulner, pour votre travail.
00:15:39Parce que je pense que vous faites un travail extrêmement difficile.
00:15:41Vous êtes des élus, vous êtes des représentants, vous représentez l'ensemble des Français.
00:15:45Et vous assistez à un spectacle, parce que c'est un spectacle, parce que c'est un show, parce que
00:15:49c'est devenu un show,
00:15:51qui n'a pas un grand intérêt dans un cadre qui est celui-là.
00:15:55L'Assemblée nationale se déshonore avec des auditions spectacles.
00:15:58Ce n'est pas mes mots, c'est celle d'une de vos collègues qui vous a quitté hier et
00:16:01qui a démissionné de la Commission.
00:16:04Vous êtes nombreux, vous êtes nombreux, je sais, ça n'empêche pas d'avoir un avis.
00:16:09La liberté d'expression, ça a l'air difficile pour certains d'entre vous ici.
00:16:12Non mais monsieur Niel, pardon, monsieur Niel, monsieur Niel, pardon, monsieur Niel, la liberté, ne me faites pas dire ce
00:16:16que je n'ai pas dit,
00:16:17la liberté d'expression, elle est totale, j'essaye de la garantir, la liberté d'expression...
00:16:20Non, mais monsieur Niel, vous avez rappelé, pardon, vous avez rappelé le rapporteur à l'ordre
00:16:29quand vous considérez qu'il propagait des fausses informations.
00:16:31Je me permets juste, la liberté d'expression se conjugue avec la vérité des faits.
00:16:35Je dois rappeler que cette collègue, donc je vais vous citer, n'a jamais siégé une seule fois dans une
00:16:39audition,
00:16:39n'a jamais participé à une réunion de bureau.
00:16:41Donc voilà, elle a du mal à juger nos travaux.
00:16:45Elle n'a pas pu regarder ce qui se passait ici.
00:16:48Mais je sais que vous êtes nombreux à considérer cette Commission comme celle de ceux qui finissent par ternir l
00:16:53'Assemblée nationale,
00:16:53et c'est aussi mon avis.
00:16:55Et vraiment, je suis incroyablement gêné qu'elle soit devenue la Commission personnelle d'un seul,
00:17:01d'entre vous.
00:17:02Et puis j'ai une énorme pensée pour les salariés de l'audiovisuel public,
00:17:06qui voient ces auditions depuis maintenant des mois, c'est plus de 200 auditions,
00:17:10on est dans les 4 auditions,
00:17:16et qui sont dénigrés depuis des mois sans possibilité de se défendre.
00:17:19Les Français aiment l'audiovisuel public, moi j'adore l'audiovisuel public,
00:17:22j'ai grandi avec Dorothée Récradeau, j'ai grandi avec les enfants du roc,
00:17:24j'ai grandi avec une fois l'homme, mes enfants ont grandi avec C'est pas sorcier,
00:17:27mes enfants ont grandi avec N'oubliez pas les paroles ou le grand échiquet.
00:17:31Alors je vais répondre à toutes vos questions avec un grand plaisir,
00:17:34mais vous allez être énormément déçus.
00:17:36Vous allez être très déçus parce que je ne fais rien chez MediaOne,
00:17:38je n'interviens dans aucun choix de production.
00:17:41Je suis un actionnaire de contrôle, oui, je ne suis pas dirigeant,
00:17:45je suis actionnaire de plus d'un millier de sociétés en France,
00:17:48j'ai quelques obligations de représentation avec MediaOne,
00:17:51j'ai accompagné un entrepreneur incroyable, je vous l'ai dit tout à l'heure,
00:17:53Pierre-Antoine Capton, comme j'ai accompagné des milliers d'autres entrepreneurs dans ce pays.
00:17:57Si vous aimiez vraiment la France, monsieur le rapporteur Charles-Henri Allon,
00:17:59vous auriez laissé les équipes de MediaOne travailler,
00:18:02plutôt que de leur faire perdre leur temps,
00:18:03plutôt que de perdre votre temps, parce que votre temps c'est de l'argent,
00:18:06et surtout c'est l'argent des Français.
00:18:08Merci monsieur Nial, je vais donner la parole à monsieur Nommé,
00:18:12qui doit se poser la question s'il va continuer d'investir en France.
00:18:15Allez-y monsieur Nommé, entre 5 et 10 minutes.
00:18:21Monsieur le Président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés,
00:18:28merci évidemment de me donner l'occasion de m'exprimer au nom de KKR,
00:18:33devant votre commission, de vous présenter KKR, je pense que c'est important,
00:18:38d'expliquer le sens de notre investissement au sein de MediaOne,
00:18:41beaucoup de choses ont été dites, et de répondre ensuite de manière factuelle à vos questions.
00:18:47Peut-être quelques mots sur ce qu'est KKR, c'est une société d'investissement mondiale,
00:18:53présente sur l'ensemble des grandes classes d'actifs,
00:18:55on parle de capital investissement, c'est ce qui nous concerne ici,
00:18:59on peut parler d'investissement dans l'infrastructure, dans l'immobilier, dans le crédit,
00:19:03tout ça est très large, mais par contre, la mission, elle, est simple et constante,
00:19:10et j'insiste sur le terme constant, KKR fêtera cette année son 50e anniversaire,
00:19:16ce qui est une preuve également du succès de son modèle,
00:19:22et cette mission, c'est d'accompagner, d'accompagner, non pas de diriger,
00:19:28d'accompagner des entreprises, des entrepreneurs, tels que Pierre-Antoine Capeton,
00:19:33de les aider à renforcer leur compétitivité, soutenir leur croissance sur le long terme,
00:19:41pour l'ensemble des parties prenantes.
00:19:43Alors, le mot long terme est également important,
00:19:47on parle souvent de private equity, égale investissement dans le court terme,
00:19:51c'est tout l'inverse, nos fonds sont levés pour des durées de 10 à 12 ans,
00:19:57et nous pouvons aller au-delà,
00:19:59et dans cette durée, sans la pression du cours de bourse, par exemple,
00:20:05puisque les entreprises sont privées,
00:20:07nous accompagnons les équipes de direction des entreprises dans lesquelles nous investissons.
00:20:12Et l'objectif est d'en faire des champions.
00:20:17Et je pense que l'aventure MediaOne,
00:20:19auxquelles nous participons depuis 2020,
00:20:22mais qui avait démarré bien avant que nous montions à bord,
00:20:26en est une parfaite illustration.
00:20:29Un champion français qui devient un champion européen,
00:20:32et qui va prendre pied aux Etats-Unis,
00:20:35marché, évidemment, gigantesque et mythique du secteur.
00:20:40Alors, je suis français, je ne suis pas normand,
00:20:42mais à ce titre, je pense que nous devons tous être très fiers,
00:20:47avant tout, de ce parcours.
00:20:50Je le redis, nous sommes un investisseur financier.
00:20:54Nous ne sommes pas un opérateur industriel,
00:20:57et certainement pas un opérateur éditorial.
00:21:01Nous ne gérons pas les entreprises au quotidien,
00:21:04pas plus que nous intervenons dans les choix stratégiques.
00:21:09KKR est coté à la Bourse de New York, comme vous le savez.
00:21:11Son actionnariat est extrêmement large, diversifié.
00:21:14Il inclut ses fondateurs et des dirigeants de l'entreprise.
00:21:18Mais avant tout, KKR gère, pour le compte d'investisseurs institutionnels,
00:21:22du monde entier, des fonds.
00:21:24Des fonds qui sont investis dans des entreprises telles que MediaOne.
00:21:28C'est ça, notre mission.
00:21:30Et ces investisseurs institutionnels sont des compagnies d'assurance,
00:21:33sont des institutions financières,
00:21:35sont des fonds de pension, sont des fonds souverains.
00:21:37Ces investisseurs sont ce qu'on appelle passifs
00:21:40et n'exercent aucun pouvoir opérationnel
00:21:43sur les sociétés dans lesquelles nous investissons.
00:21:46Alors, en France, nous opérons depuis 25 ans.
00:21:50Nous avons célébré l'année dernière
00:21:51les 20 ans de la présence physique.
00:21:53Nous avons des équipes en France
00:21:55qui couvrent tous les domaines d'activité dont je vous ai parlé.
00:21:59Et c'est important aussi parce que c'est un métier de relation.
00:22:03Et si nous rejoignons l'aventure MediaOne,
00:22:06c'est parce que les fondateurs de MediaOne,
00:22:08Pierre-Antoine Capeton, Xavier Niel et Mathieu Pigas,
00:22:11nous ont fait confiance.
00:22:13Nous avons eu ensemble envie d'écrire le chapitre suivant.
00:22:19C'est un ancrage français, j'insiste.
00:22:22Je vis en France, ma famille est en France.
00:22:25Ce n'est pas un ancrage récent,
00:22:27ce n'est pas un ancrage opportuniste.
00:22:29Et encore une fois,
00:22:31c'est basé sur des relations de confiance.
00:22:33MediaOne est un exemple,
00:22:34mais sur les dernières 25 années,
00:22:36les exemples sont nombreux.
00:22:39Cela se traduit également au plus haut niveau
00:22:42de la gouvernance de KKR.
00:22:44Comme vous le savez,
00:22:45M. Xavier Niel est administrateur
00:22:47de KKR au niveau mondial,
00:22:50et ce, depuis 2018.
00:22:55Cela illustre la place que la France occupe
00:22:59au sein de la stratégie de KKR,
00:23:03mais je pense et j'insiste
00:23:04que c'est aussi la reconnaissance
00:23:06de l'expertise entrepreneuriale française
00:23:09au sein de KKR.
00:23:13Alors, après cette brève présentation,
00:23:15vous me direz combien de minutes il me reste ?
00:23:17Cinq.
00:23:17Peu ? Cinq ?
00:23:18C'est à la moitié.
00:23:21Cinq, très bien.
00:23:22Allez-y.
00:23:22Mais tu en as eu quinze.
00:23:24Du coup, ce sera sept.
00:23:25Voilà.
00:23:25Sans vouloir vous censurer,
00:23:27allez-y, je vous laisse pas.
00:23:27Après cette brève présentation,
00:23:28qui me semblait tout de même importante,
00:23:31venons-en au sujet qui nous réunit aujourd'hui.
00:23:34Les fonds KKR, comme je le disais,
00:23:36ont investi dans MediaOne en 2020.
00:23:38La stratégie était très claire,
00:23:40et cela n'avait rien à voir avec les contrats
00:23:43que MediaOne pouvait avoir
00:23:44ou aurait pu avoir dans le futur avec France TV.
00:23:48Rien à voir.
00:23:49Je pense que ça n'a même pas été mentionné
00:23:50dans les notes de comité d'investissement.
00:23:53La thèse d'investissement repose sur deux constats.
00:23:55La croissance structurelle de la demande mondiale
00:23:59de contenu de qualité,
00:24:01et ce sont ces contenus de qualité
00:24:03que produisent MediaOne et les équipes de MediaOne
00:24:05tous les jours,
00:24:06et la nécessité pour les producteurs français et européens
00:24:09de disposer d'une taille critique,
00:24:12de moyens financiers suffisants
00:24:13pour justement se développer en France,
00:24:16en Europe et à l'international,
00:24:18tout en conservant leur identité créative.
00:24:20Et je pense que les six dernières années
00:24:22confirment cela.
00:24:23C'était bien sûr le cas avant également.
00:24:26Donc, encore une fois,
00:24:28c'est un investissement financier nous concernant.
00:24:30C'est aussi pour cela
00:24:32que nous n'avons perçu aucun dividende
00:24:34depuis notre investissement.
00:24:36L'objectif, c'est la croissance industrielle
00:24:38et stratégique de la société.
00:24:42Ces financements ont permis, vous le savez,
00:24:44à MediaOne d'accélérer sa croissance,
00:24:46et notamment de faire des acquisitions
00:24:48en Italie, en Espagne, en Allemagne,
00:24:51en Angleterre, mais aussi aux Etats-Unis.
00:24:54Et cette société, pendant tout ce temps
00:24:56et encore aujourd'hui,
00:24:58est restée une société française
00:25:00sous contrôle français.
00:25:04Effectivement, au cours des auditions précédentes,
00:25:08nous avons relevé plusieurs questions,
00:25:10mais elles sont légitimes,
00:25:11sur l'actionnariat de MediaOne.
00:25:15Je vais être parfaitement clair.
00:25:18Et effectivement, je parle sous serment.
00:25:22À ce jour, les fonds KKR
00:25:23ne détiennent pas la majorité du capital de MediaOne.
00:25:26Ils n'ont jamais détenu cette majorité
00:25:29depuis 2020.
00:25:32Surtout, KKR ne contrôle pas MediaOne.
00:25:35C'est le sujet.
00:25:36Il y a une décorrélation, comme vous le savez,
00:25:38entre les parts en capital et les droits de vote.
00:25:41Ce qui compte, ce sont les droits de vote.
00:25:42Depuis 2020, le contrôle de MediaOne
00:25:44est exercé exclusivement par ses fondateurs,
00:25:47messieurs Capeton, Niel et Pigasse.
00:25:49Et nous n'avons aucun objectif
00:25:51quant à changer cela.
00:25:54Les fonds KKR ne disposent
00:25:55ni du contrôle juridique,
00:25:56ni du contrôle de fait,
00:25:58ni seul, ni conjointement,
00:26:00ni directement, ni indirectement.
00:26:02Et comme vous le savez,
00:26:02cela a été validé par l'autorité administrative
00:26:04compétente en 2020,
00:26:06c'est-à-dire l'autorité de la concurrence.
00:26:08Et sachez que c'est ce que nous souhaitons.
00:26:12C'est une chance pour nous
00:26:13d'avoir des fondateurs,
00:26:15et en particulier Pierre-Antoine Capeton,
00:26:17qui est le dirigeant,
00:26:18qui reste en contrôle.
00:26:19Et comme il vous l'a dit,
00:26:20il ne veut pas de chef.
00:26:21Et nous ne souhaitons pas qu'il en ait un.
00:26:24Et il faut que ça continue comme cela.
00:26:27Nous n'avons ni le pouvoir,
00:26:29ni la vocation, ni l'ambition,
00:26:30et j'allais dire,
00:26:31ni l'expérience
00:26:33de prendre le contrôle,
00:26:35de diriger une entreprise
00:26:37telle que MediaOne.
00:26:39Les décisions éditoriales
00:26:40relèvent exclusivement des équipes
00:26:42et du management de MediaOne.
00:26:43Les mécanismes de gouvernance
00:26:44mis en place lors de l'entrée au capital
00:26:47visaient à garantir cette indépendance
00:26:49et sont, bien sûr, toujours en place.
00:26:51Monsieur le Président,
00:26:52Monsieur le rapporteur,
00:26:53Mesdames et Messieurs les députés,
00:26:55en résumé,
00:26:57je me demande un petit peu
00:26:58ce que je fais ici.
00:27:00Pour être très franc,
00:27:02je suis ravi d'être ici, bien évidemment,
00:27:04et de répondre à toutes vos questions.
00:27:05Toutes les questions
00:27:06de la représentation nationale
00:27:08sont légitimes
00:27:08et je le pense vraiment.
00:27:11Mais nous sommes
00:27:13un investisseur financier.
00:27:15Nous sommes ravis
00:27:16d'avoir pu contribuer
00:27:17à cette magnifique aventure.
00:27:20Je m'attendais d'une certaine manière
00:27:21à ce qu'on vienne nous dire
00:27:22« good job »,
00:27:24comme disent les Américains.
00:27:27Nous avons accompagné
00:27:29un acteur français.
00:27:30Nous sommes fiers
00:27:31que MediaOne
00:27:32soit un champion audiovisuel européen
00:27:35et mondial.
00:27:36Nous n'en contrôlons
00:27:37ni la gouvernance,
00:27:38ni la stratégie,
00:27:39ni la ligne éditoriale,
00:27:41ni les contenus qu'il produit.
00:27:42J'ai appris lors de ces auditions
00:27:44qu'elle était la part
00:27:45de l'audiovisuel public
00:27:45dans le chiffre d'affaires
00:27:46de MediaOne.
00:27:47Je ne le savais pas.
00:27:48Je ne le savais pas.
00:27:49J'ai également appris
00:27:50que la contribution était négative.
00:27:52Ça m'a chagriné,
00:27:53mais ça, finalement,
00:27:54ne me concerne pas.
00:27:55Donc, ceci dit,
00:27:56je me tiens évidemment
00:27:57à votre entière disposition
00:27:58pour répondre à vos questions
00:28:00et je vous remercie à nouveau.
00:28:01Merci.
00:28:02Effectivement,
00:28:03la commission d'enquête
00:28:04a fait le choix d'auditionner
00:28:06monsieur Nommé
00:28:07les actionnaires,
00:28:08y compris minoritaires
00:28:10ou en tout cas financiers
00:28:11ou dormants,
00:28:12pour reprendre un terme,
00:28:12employés par un autre actionnaire
00:28:13d'une autre société de production.
00:28:15En tout cas,
00:28:15le choix a été fait
00:28:16d'auditionner différents actionnaires
00:28:17des sociétés de production
00:28:18avec lesquelles travaille
00:28:19France Télévisions.
00:28:21Et si vous n'êtes pas majoritaire,
00:28:22peut-être tout à l'heure,
00:28:23nous direz-vous
00:28:24si vous êtes l'actionnaire principal.
00:28:27Monsieur Pigas,
00:28:28je vous laisse la parole.
00:28:32Je ne sais pas si ça fonctionne.
00:28:34Bonjour.
00:28:35Moi, écoutez,
00:28:35au risque de vous étonner
00:28:37ou de vous surprendre,
00:28:38je suis très heureux d'être là.
00:28:39Il est toujours à cette heure.
00:28:41J'ai toujours dit
00:28:42que j'étais à la disposition
00:28:44de la représentation nationale,
00:28:46de votre commission
00:28:47et de vous
00:28:48pour répondre
00:28:50aux questions
00:28:50que vous pouvez avoir.
00:28:52Je l'ai dit notamment
00:28:52lorsque monsieur Sterrin,
00:28:54lui,
00:28:54a refusé à deux reprises
00:28:56de répondre à la convocation
00:28:58d'une commission d'enquête
00:28:59qui, je crois,
00:29:00était, me semble-t-il,
00:29:01sur le financement des élections
00:29:02au motif que
00:29:04cette commission d'enquête
00:29:04avait été formée
00:29:06à l'initiative
00:29:08d'un groupe politique
00:29:09opposé à ces idées.
00:29:11Moi, je considère
00:29:12que c'est une exigence démocratique
00:29:14d'être ici aujourd'hui
00:29:16et de vous répondre.
00:29:18Je suis d'ailleurs
00:29:18d'autant plus heureux
00:29:19d'être là
00:29:20pour revenir sur la Normandie
00:29:22que ma présence
00:29:23et le sujet
00:29:24que vous abordez
00:29:25font écho,
00:29:25au fond,
00:29:26aux engagements
00:29:26qui sont les miens.
00:29:29Moi, j'ai grandi
00:29:30dans un tout petit village
00:29:31de la Manche
00:29:32le long du Contintin.
00:29:34Il n'y avait pas
00:29:35chez moi
00:29:36de chapelle dans le jardin.
00:29:38En vrai, d'ailleurs,
00:29:39personne n'a de chapelle
00:29:40dans le jardin
00:29:41à part Vincent Bolloré.
00:29:43Je n'ai pas joué aux cartes
00:29:44sur le perron de ma maison
00:29:46avec le président Pompidou,
00:29:47mais je suis allé
00:29:48à l'école de la République
00:29:49et c'est l'école de la République
00:29:50qui m'a permis
00:29:51d'entrer dans la fonction publique,
00:29:52comme vous l'avez dit,
00:29:53d'y passer un peu moins
00:29:55de dix ans
00:29:56et notamment au ministère
00:29:57des Finances.
00:29:57J'en ai gardé
00:29:59un attachement profond
00:30:01aux valeurs
00:30:02de la République,
00:30:03la démocratie,
00:30:04le pluralisme,
00:30:06la laïcité.
00:30:07Donc, moi,
00:30:07je ne réciterai pas
00:30:08toute ou partie
00:30:09d'une autre paire
00:30:10dans cette enceinte républicaine.
00:30:12l'égalité,
00:30:14la lutte contre
00:30:15toutes formes
00:30:16de discrimination
00:30:17et d'oppression,
00:30:18les libertés
00:30:19et au premier rang desquelles,
00:30:20évidemment,
00:30:20la liberté d'expression.
00:30:22C'est ça, d'ailleurs,
00:30:23qui explique
00:30:24l'engagement
00:30:25dans les médias
00:30:25qui est le mien
00:30:26et la création
00:30:27du groupe Combat
00:30:30du journal
00:30:31d'Albert Camus.
00:30:33Je ne vais pas revenir
00:30:34sur les différents médias
00:30:35du groupe Combat.
00:30:36Vous les avez cités,
00:30:37Monsieur le Président.
00:30:38Juste dire que moi,
00:30:39je suis fier et heureux
00:30:40de ce qu'ils disent,
00:30:41de ce qu'ils sont,
00:30:42de ce qu'ils font,
00:30:44ces médias,
00:30:44et en l'occurrence,
00:30:46la liberté,
00:30:46l'indépendance,
00:30:47la diversité,
00:30:49la mixité
00:30:50et l'acceptation
00:30:53de la différence.
00:30:55Je vais juste ajouter
00:30:56un dernier point
00:30:56sur ce groupe
00:30:57pour dire que j'en suis
00:30:58le seul actionnaire
00:30:59et j'en ai toujours été
00:31:00le seul actionnaire.
00:31:01Moi, je ne suis pas
00:31:02le propriétaire
00:31:03d'un groupe industriel
00:31:04et de services par ailleurs
00:31:04par lequel j'investirais
00:31:06dans le groupe.
00:31:06Je le fais moi-même
00:31:07à titre personnel,
00:31:08directement,
00:31:09et parfois lourdement.
00:31:11J'en viens au sujet
00:31:12qui est le vôtre
00:31:13et qui est donc le nôtre,
00:31:15l'audiovisuel public,
00:31:15parce qu'en fait,
00:31:16il faut le rappeler,
00:31:17la commission d'enquête
00:31:17n'est pas sur MediaOne,
00:31:19elle est sur l'audiovisuel public.
00:31:21Moi, je trouve
00:31:22tout à fait légitime,
00:31:25sain et naturel
00:31:27de s'interroger,
00:31:28comme vous le faites,
00:31:28sur l'audiovisuel public.
00:31:32L'audiovisuel public
00:31:33est financé par tous,
00:31:34c'est donc l'affaire de tous.
00:31:35Et je pense qu'il faut en effet
00:31:36être capable de l'aborder,
00:31:38de le traiter,
00:31:40sans totem ni tabou.
00:31:41Au fond,
00:31:42c'est le média de la nation.
00:31:44Simplement pour avoir suivi
00:31:45un certain nombre
00:31:46de vos auditions,
00:31:48j'observe que vous avez parlé
00:31:49beaucoup de frais de cocktail,
00:31:51qui n'existaient pas vraiment,
00:31:53de frais de maquillage,
00:31:55de voitures de fonction,
00:31:57avec ou sans chauffeur,
00:31:59de vie privée,
00:32:01d'engagements militants
00:32:03ou syndicaux
00:32:04qui dataient parfois
00:32:05de 30, 40 ou 50 ans
00:32:07en arrière,
00:32:08mais très peu de télévision,
00:32:09de programmes,
00:32:11d'audience ou d'objectifs.
00:32:13Donc moi,
00:32:13je vais profiter
00:32:14des 10 minutes ici
00:32:15pour dire haut et fort
00:32:16que l'audiovisuel public
00:32:18joue, à mon sens,
00:32:20un rôle absolument central
00:32:22et essentiel
00:32:23dans le paysage
00:32:25qui est le nôtre,
00:32:26et notamment dans un contexte
00:32:27qui est marqué
00:32:28par l'essor des plateformes
00:32:31internationales,
00:32:32en l'occurrence américaines,
00:32:33qui affectent
00:32:34notre souveraineté culturelle
00:32:36et à un moment
00:32:37où la diffusion de l'information,
00:32:39je devrais dire d'ailleurs
00:32:39de la désinformation,
00:32:40se fait essentiellement
00:32:42par les réseaux sociaux.
00:32:43Donc l'audiovisuel public,
00:32:44pour moi,
00:32:45c'est le garant de la démocratie
00:32:46ou un des garants
00:32:47de la démocratie
00:32:48et de la cohésion sociale.
00:32:50Au fond,
00:32:51c'est lui,
00:32:51l'audiovisuel public,
00:32:53qui permet l'accès de tous
00:32:55par une programmation exigeante
00:32:57à la culture,
00:32:59qui est un instrument,
00:32:59évidemment,
00:33:00d'émancipation
00:33:01et d'accès au savoir.
00:33:03C'est lui qui permet
00:33:05la représentation équilibrée
00:33:07des territoires
00:33:08et des sensibilités.
00:33:09Et c'est lui qui permet aussi,
00:33:10j'allais dire surtout,
00:33:11une diffusion de l'information
00:33:13de qualité,
00:33:14fiable,
00:33:15c'est-à-dire en fait,
00:33:15des faits
00:33:16et pas des opinions.
00:33:18Et je vais vous donner
00:33:19un exemple à contrario.
00:33:21Radio Nova,
00:33:22que vous avez eu
00:33:23l'amabilité de citer au début,
00:33:25à diffuser un communiqué
00:33:27hier ou avant-hier
00:33:29expliquant que Michel Sardou
00:33:30avait saisi l'ARCOM
00:33:34pour protester
00:33:35contre le fait exact
00:33:36qu'il n'y a pas
00:33:37de variété française
00:33:38sur Radio Nova.
00:33:40Et dans ce même communiqué,
00:33:41Nova expliquait
00:33:42que l'ARCOM nous avait
00:33:42enjoint de modifier
00:33:43la ligne éditoriale
00:33:44et de passer
00:33:45de la variété française.
00:33:46Il s'agissait évidemment
00:33:48d'un canular
00:33:48et d'un poisson d'avril.
00:33:50Mais ce qui est intéressant,
00:33:51c'est que le seul média,
00:33:52le seul qui en France
00:33:54a relevé ce canular
00:33:56en en faisant une information,
00:33:58en en faisant un article
00:33:59et en mettant un titre
00:34:01sensationnaliste,
00:34:02c'est le journal du dimanche,
00:34:04c'est-à-dire un média
00:34:05du groupe Bolloré.
00:34:07Vous avez là
00:34:08les méthodes typiques
00:34:09de ces médias.
00:34:10Aucune vérification,
00:34:12aucun fait,
00:34:13juste la volonté
00:34:15de faire quelque chose
00:34:15de sensationnaliste.
00:34:16Le titre, c'était d'ailleurs,
00:34:17je crois,
00:34:18Michel Sardou
00:34:18a fait plier la Radio Nova.
00:34:21Et évidemment,
00:34:23la volonté de cliver.
00:34:24Donc oui,
00:34:25moi, je considère
00:34:26qu'ayant dit tout cela,
00:34:28affaiblir l'audiovisuel public,
00:34:30c'est affaiblir la démocratie.
00:34:32Je vais dire un dernier mot
00:34:33sur votre commission d'enquête.
00:34:35Je ne vais pas revenir
00:34:36sur ce qui a été dit.
00:34:38Mais quand même,
00:34:39une commission d'enquête,
00:34:40et vous le savez particulièrement,
00:34:42c'est évidemment
00:34:42un instrument puissant,
00:34:44très légitime,
00:34:46mais dont la légitimité repose,
00:34:48notamment,
00:34:49sur la retenue,
00:34:51la rigueur
00:34:52et la neutralité
00:34:54de ceux qui l'amènent.
00:34:55Or, moi,
00:34:56je m'étonne
00:34:57qu'un rapporteur
00:34:58de commission d'enquête
00:34:59puisse mettre en cause,
00:35:01nommément,
00:35:02nominativement,
00:35:03publiquement,
00:35:03des personnes,
00:35:04sans même
00:35:05les avoir auditionnées,
00:35:07avant de les avoir auditionnées.
00:35:08Et monsieur le rapporteur,
00:35:09vous nous avez couvert debout,
00:35:12Xavier Niel et moi,
00:35:13à l'occasion
00:35:13de vos très nombreuses
00:35:15interventions médiatiques.
00:35:16Je m'étonne d'ailleurs aussi
00:35:18qu'un rapporteur
00:35:19de commission d'enquête
00:35:20puisse multiplier
00:35:21des interventions médiatiques,
00:35:23le plus souvent d'ailleurs
00:35:24dans des médias d'extrême droite,
00:35:25en donnant des informations
00:35:28fausses,
00:35:28non vérifiées,
00:35:29et avant même
00:35:30que les entreprises
00:35:31ou les personnes concernées
00:35:32aient été auditionnées.
00:35:33Je m'étonne d'ailleurs aussi
00:35:35qu'un rapporteur
00:35:36de commission d'enquête
00:35:37puisse poser
00:35:38quasi systématiquement
00:35:39des questions à charge
00:35:40qui mêlent
00:35:41pseudo-démonstration,
00:35:43insinuation,
00:35:44doute.
00:35:44Moi, je m'étonne aussi,
00:35:46je suis désolé,
00:35:47je continue,
00:35:48mais comme il y en reste
00:35:49encore un peu de temps,
00:35:49qu'un rapporteur
00:35:50de commission d'enquête
00:35:51puisse donner le sentiment
00:35:53qu'au fond,
00:35:54le rapport a été rédigé
00:35:55avant même
00:35:55la fin des auditions.
00:35:57J'allais dire d'ailleurs
00:35:58avant même le début,
00:35:59puisque vous avez commencé
00:36:00à vous exprimer sur nous
00:36:00et sur MediaOne
00:36:02avant le début des auditions.
00:36:04Et donc, je m'étonne,
00:36:05je m'arrête là,
00:36:06mais qu'un rapporteur
00:36:07de commission d'enquête
00:36:09puisse utiliser
00:36:10une commission d'enquête
00:36:11qui est à nouveau
00:36:12un instrument de contrôle
00:36:13tout à fait légitime
00:36:14comme un outil de combat
00:36:15idéologique.
00:36:16Donc moi, le seul souhait
00:36:17que j'ai aujourd'hui,
00:36:18c'est qu'on puisse en effet
00:36:19traiter des questions
00:36:21liées à l'audiovisuel public.
00:36:22J'entends bien
00:36:23que vous avez des questions
00:36:23sur MediaOne,
00:36:24mais enfin,
00:36:24le cœur de la commission d'enquête,
00:36:25c'est l'audiovisuel public
00:36:26et on va répondre
00:36:27de manière factuelle
00:36:28et qu'on puisse le faire
00:36:29dans la sérénité.
00:36:31Merci.
00:36:32Je vous remercie
00:36:33tous les trois.
00:36:33Je vais laisser le rapporteur
00:36:34vous poser des questions
00:36:36pour une première série
00:36:36de 45 minutes.
00:36:41Merci, M. le Président.
00:36:43Merci, messieurs,
00:36:44d'être venus
00:36:45cet après-midi
00:36:46après quelques péripéties
00:36:48pour vous avoir réunis
00:36:49tous les trois.
00:36:50En tout cas,
00:36:50je vous remercie,
00:36:51parce que votre parole
00:36:52est précieuse
00:36:53et je pense qu'elle pourra
00:36:54éclairer aussi
00:36:54toutes les questions
00:36:55qu'on se pose
00:36:56sur MediaOne.
00:36:58MediaOne, c'est important
00:36:59parce que,
00:36:59pour rappeler le contexte,
00:37:00c'est la société de production
00:37:02qui bénéficie du plus
00:37:03de contrats
00:37:04avec France Télévisions.
00:37:05C'est 110 millions d'euros par an.
00:37:07C'est un budget
00:37:08qui est important.
00:37:09Vous êtes,
00:37:09M. Pigas et M. Niel,
00:37:12cofondateurs de MediaOne.
00:37:13Vous êtes actionnaire.
00:37:15Important.
00:37:16M. Nommé,
00:37:17vous êtes représentant
00:37:17de CACR.
00:37:18Donc, tout ça
00:37:19pour vous remercier
00:37:21et vous dire aussi
00:37:21qu'une commission d'enquête
00:37:23est là,
00:37:24non pas pour faire plaisir
00:37:25aux personnes
00:37:26qui sont auditionnées,
00:37:27mais ce n'est pas
00:37:28une mission d'information.
00:37:29Elle est là
00:37:29pour mettre le doigt
00:37:30sur des potentiels dérives,
00:37:33dysfonctionnements
00:37:33qu'il faut soulever,
00:37:35vérifier
00:37:35et peut-être aussi
00:37:37proposer des recommandations
00:37:39pour mieux les résoudre.
00:37:41Donc,
00:37:42c'est tout l'objectif
00:37:43de notre mission
00:37:44et on arrive
00:37:45à la fin.
00:37:46Quasiment,
00:37:46il ne nous reste plus
00:37:47que quelques auditions.
00:37:48Je voudrais commencer
00:37:49par une question
00:37:50assez large
00:37:50qui vous concerne
00:37:51tous les trois.
00:37:53Vous êtes tous les trois
00:37:54actionnaires de MediaOne.
00:37:56M. Niel,
00:37:57M. Pigas,
00:37:57je l'ai rappelé,
00:37:58vous avez cofondé
00:37:59MediaOne
00:38:00avec M. Capton,
00:38:01M. le président,
00:38:03le CACR France.
00:38:03Vous êtes,
00:38:04à minima,
00:38:05on peut le dire,
00:38:05un actionnaire de référence
00:38:07puisque vous détenez
00:38:07une part significative
00:38:09de capital
00:38:09de la holding
00:38:10MediaOne Alliance.
00:38:12Peut-être êtes vous-même,
00:38:14mais ce sera l'une
00:38:14de mes questions,
00:38:15le premier actionnaire
00:38:16de MediaOne.
00:38:17Vous allez peut-être
00:38:18pouvoir nous le dire.
00:38:20Mais avant de vous interroger
00:38:22sur les raisons
00:38:22qui vous ont conduit
00:38:23à investir chacun
00:38:24dans MediaOne
00:38:25et plus largement
00:38:25investir dans les domaines
00:38:26culturels et médiatiques,
00:38:28je voudrais simplement
00:38:29vous poser une question
00:38:29assez précise
00:38:30mais importante.
00:38:31Est-ce que vous pourriez,
00:38:32s'il vous plaît,
00:38:33nous préciser
00:38:33la part exacte
00:38:36que vous détenez
00:38:36chacun
00:38:37dans la holding
00:38:38MediaOne Alliance ?
00:38:44Personnellement,
00:38:44je ne connais pas
00:38:45le chiffre exact.
00:38:45Je sais que c'est en dessous
00:38:46de 10 %,
00:38:46je ne connais pas
00:38:47le chiffre exact,
00:38:47M. le rapporteur.
00:38:50Et moi,
00:38:50je vais compléter
00:38:52un micro défectueux.
00:38:55Non,
00:38:55je vais compléter
00:38:56la réponse en disant
00:38:57d'abord,
00:38:57ça relève du secret
00:38:58des affaires.
00:38:59Je sais que ma réponse
00:39:00ne va pas vous étonner
00:39:00puisque vous avez posé
00:39:01la même question
00:39:02au dirigeant de MediaOne
00:39:03qui était Pierre-Antoine Capeton
00:39:04qui vous a fait
00:39:05la même réponse.
00:39:06La seule chose
00:39:06que je vais ajouter,
00:39:08si vous m'écoutez,
00:39:09M. le rapporteur,
00:39:10si vous voulez bien.
00:39:11Non,
00:39:12la réponse vous intéresse ?
00:39:15Tu me permets de réagir ?
00:39:16Oui.
00:39:17Je vérifie auprès
00:39:18des administrateurs,
00:39:19le secret des affaires
00:39:20n'est pas opposable
00:39:21à cette commission d'enquête.
00:39:23Alors,
00:39:23on peut vous laisser,
00:39:23si vous le souhaitez,
00:39:25nous répondre par écrit.
00:39:26C'est une option
00:39:27qu'on vous laisse.
00:39:28Mais à nouveau,
00:39:28je ne peux pas vous laisser dire
00:39:30tout et n'importe quoi.
00:39:31Le secret des affaires
00:39:32n'est pas opposable.
00:39:33Le n'importe quoi
00:39:34n'est pas de notre côté.
00:39:36Ce que je voulais ajouter
00:39:37comme précision,
00:39:38c'est que
00:39:38la participation
00:39:40dans la holding,
00:39:41en tout cas,
00:39:42au plus haut
00:39:43de Xavier Niel,
00:39:44Pierre-Antoine Capetan
00:39:45est la même,
00:39:46et la mienne,
00:39:47pardon,
00:39:47sont exactement les mêmes.
00:39:49C'est-à-dire qu'on a
00:39:49exactement le même
00:39:50nombre d'actions
00:39:51et le même nombre
00:39:51de droits de vote
00:39:52dans la holding de tête
00:39:54tous les trois fondateurs.
00:39:55Et on y reviendra sûrement
00:39:56d'ailleurs sur les questions
00:39:57que vous avez
00:39:57sur le contrôle.
00:39:59Très bien.
00:40:00Monsieur,
00:40:01nommez la question,
00:40:01est-ce que vous êtes
00:40:01le premier actionnaire
00:40:03de Médiawan ?
00:40:07Ça ne vous surprendra pas,
00:40:09je pense.
00:40:10On ne vous entend pas,
00:40:11il faut parler dans le micro.
00:40:12Est-ce que vous m'entendez ?
00:40:13Là, c'est mieux.
00:40:15Ça ne vous surprendra pas,
00:40:17j'imagine,
00:40:18mais mes réponses
00:40:20seront parfaitement alignées
00:40:21avec celles
00:40:22que vous ont fournies
00:40:23les dirigeants
00:40:25de Médiawan.
00:40:26J'insiste tout de même
00:40:28sur un point,
00:40:28l'amalgame est fait
00:40:29entre les parts au capital
00:40:31et les droits de vote.
00:40:33Ce qui compte,
00:40:35c'est la notion de contrôle,
00:40:37si je suis les débats
00:40:38correctement depuis le début,
00:40:40et je le redis,
00:40:41les fonds qu'acquérent
00:40:42ne contrôlent pas.
00:40:45Médiawan,
00:40:46le contrôle est exercé
00:40:48par les trois fondateurs,
00:40:50c'est dans les statuts.
00:40:51Ils ont la majorité
00:40:52de droits de vote
00:40:53à l'Assemblée générale,
00:40:54ils ont la majorité
00:40:54des sièges
00:40:55au Conseil de surveillance,
00:40:56CACR a deux représentants
00:40:58au Conseil de surveillance.
00:40:59Nous n'avons pas le contrôle.
00:41:00Pour ce qui est du capital,
00:41:01tout de même,
00:41:02ce que je vais vous dire
00:41:03et ce que vous savez,
00:41:04c'est que nous n'avons pas,
00:41:06les fonds CACR
00:41:07n'ont pas la majorité
00:41:08du capital.
00:41:09Je ne répondrai pas
00:41:10à la question
00:41:11sur quel pourcentage,
00:41:13ni pour CACR,
00:41:14ni pour les autres investisseurs.
00:41:16Selon nous,
00:41:17cela est une information
00:41:20confidentielle
00:41:20et savoir
00:41:21si nous avons
00:41:22le premier,
00:41:23le deuxième
00:41:23ou le troisième rang
00:41:24et qui est le deuxième,
00:41:25le troisième,
00:41:25le quatrième
00:41:26en termes de part au capital,
00:41:27selon moi,
00:41:29n'apporte rien.
00:41:30Et nous ne divulguons jamais,
00:41:31ce n'est pas propre
00:41:31à cet investissement,
00:41:32ces informations,
00:41:34à fortiori devant les caméras.
00:41:37Merci.
00:41:41Vous pourrez donc
00:41:42m'apporter en tout cas
00:41:43ces informations par écrit
00:41:45parce qu'à nouveau,
00:41:46c'est l'une des questions centrales
00:41:49qui concerne cette entreprise
00:41:50MediaOne
00:41:51qui est la première société
00:41:52de production
00:41:52à bénéficier des contrats
00:41:53avec France Tavision.
00:41:54c'est la part capitalistique
00:41:55et notamment l'importance
00:41:57d'un fonds d'investissement
00:41:58américain
00:41:58qui bénéficie d'ailleurs
00:42:00de contrats
00:42:01du service public.
00:42:02Donc je crois
00:42:03que M. Pigasse
00:42:04et M. Niel
00:42:06nous ont expliqué
00:42:07qu'ils pourraient nous envoyer
00:42:08par écrit
00:42:09leur montant de participation.
00:42:10Vous,
00:42:12alors vous ne voulez pas
00:42:13nous envoyer
00:42:13même par écrit,
00:42:14alors je vous laisse répondre,
00:42:16vous ne voulez absolument
00:42:16pas répondre
00:42:17ni par écrit
00:42:17ni par oral
00:42:18au pourcentage
00:42:19de détention de MediaOne ?
00:42:21Au cas où je n'étais pas clair,
00:42:22je ne m'engage pas
00:42:23à répondre par écrit.
00:42:24Vous pouvez nous envoyer
00:42:25vos questions,
00:42:26nous en prendrons connaissance
00:42:27avec nos conseils
00:42:28mais je ne m'y engage
00:42:29clairement pas.
00:42:32Encore une fois,
00:42:34CACR n'a pas
00:42:34le contrôle
00:42:36de MediaOne
00:42:38contrairement
00:42:38à ce qui est sous-entendu.
00:42:41Ce n'est pas
00:42:42une entreprise américaine,
00:42:43c'est une entreprise française
00:42:44et permettez-moi
00:42:45de prendre un peu de recul
00:42:46et de nous mettre
00:42:47dans la vraie vie.
00:42:49Les contrats
00:42:49de France TV
00:42:50représentent
00:42:51à ma connaissance
00:42:52moins de 5%
00:42:53du chiffre d'affaires
00:42:55de MediaOne
00:42:56avec une contribution
00:42:57qui est négative.
00:42:59Vous imaginez bien
00:43:00que pour un investisseur,
00:43:01ce n'est pas
00:43:02l'alpha et l'oméga
00:43:03de la thèse
00:43:05d'investissement
00:43:05dont je vous ai rappelé
00:43:06les piliers principaux.
00:43:09Ce n'est pas du tout
00:43:10notre sujet.
00:43:12Nous ne sommes pas
00:43:13après l'argent public
00:43:15en investissant
00:43:15dans MediaOne.
00:43:16Soyons très clairs.
00:43:18Merci de votre réponse.
00:43:20M. Pigaz,
00:43:20vous voulez compléter ?
00:43:21Oui, moi,
00:43:21je veux bien.
00:43:23J'imagine que vous avez
00:43:24d'autres questions
00:43:25sur le contrôle
00:43:25de MediaOne,
00:43:26mais je vais quand même
00:43:27essayer de les préempter
00:43:29si tu veux bien.
00:43:31Jérôme.
00:43:33La première question,
00:43:34par écrit,
00:43:34est-ce que vous voulez
00:43:35transmettre aux rapporteurs
00:43:36par écrit
00:43:38ces chiffres,
00:43:38sachant que
00:43:40j'ai précisé
00:43:40les règles,
00:43:41l'obligation
00:43:42est pour les entreprises
00:43:42publiques,
00:43:43les entreprises privées
00:43:44ne sont pas tenues
00:43:45de le faire ?
00:43:45Maintenant,
00:43:46est-ce que vous souhaitez
00:43:46faire la transparence ?
00:43:50Monsieur le Président,
00:43:51si je peux intervenir,
00:43:52excusez-moi.
00:43:54Cette question,
00:43:55je trouve cette question
00:43:56très particulière
00:43:57et très bizarre.
00:43:58On parle
00:43:59de société anonyme.
00:44:01Que veut dire
00:44:01le mot anonyme
00:44:03dans la société ?
00:44:04C'est que les actionnaires
00:44:06peuvent échanger
00:44:06leurs actions.
00:44:07Et vous pouvez avoir
00:44:08des actionnaires
00:44:09qu'on ne connaît pas
00:44:09chez MediaOne.
00:44:10Chez MediaOne,
00:44:10je crois qu'il y a
00:44:11plus de 70 associés,
00:44:12plus de 70 actionnaires.
00:44:14Et donc,
00:44:15en fait,
00:44:15la question de fond
00:44:16que vous nous posez,
00:44:16c'est de nous dire
00:44:17est-ce que MediaOne
00:44:18est une société française
00:44:19ou pas une société française ?
00:44:20Et ça dépendrait
00:44:21donc de son actionnariat.
00:44:23Savez-vous
00:44:23quel est le pourcentage
00:44:24de Français,
00:44:25quel est le pourcentage
00:44:26du capital de Danone
00:44:27qui est détenu
00:44:28par des Français ?
00:44:29Entre 10 et 20 %.
00:44:30Est-ce que Danone
00:44:31est une société française ?
00:44:32Moi,
00:44:33j'ai l'impression que oui.
00:44:34Quel est le pourcentage
00:44:35du capital d'accord
00:44:36qui est détenu
00:44:36par des Français ?
00:44:37Entre 25 et 30 %.
00:44:39Est-ce que c'est
00:44:39une société française ?
00:44:41Oui.
00:44:41Est-ce qu'il y a
00:44:42des clients du public
00:44:44qui vont dans les hôtels
00:44:45d'accord ?
00:44:45Oui.
00:44:46Est-ce qu'on demande
00:44:46à accord
00:44:46si c'est une société française
00:44:47ou pas ?
00:44:48Non.
00:44:48Donc,
00:44:49cette question répétitive
00:44:50qui existe depuis des mois,
00:44:52on vous dit
00:44:52que le contrôle de MediaOne
00:44:53est français.
00:44:54Il est exclusivement tenu
00:44:56par trois personnes,
00:44:57Pierre-Antoine Caption,
00:44:58Mathieu Pigas
00:44:59et moi-même.
00:44:59Donc,
00:45:00on peut tourner autour du pot
00:45:01pendant des années.
00:45:01Je vous ai dit,
00:45:02on est un peu en dessous
00:45:03de 10 %.
00:45:04Mathieu et moi-même.
00:45:05Voilà,
00:45:06ça nous amène à un bout,
00:45:07ça vous donne un bout.
00:45:07Et on vous dit
00:45:08que KKR est en dessous
00:45:10de 50 %.
00:45:10Je crois même significativement
00:45:12toutes 50 %.
00:45:12Je pense qu'on a répondu
00:45:13à cette question.
00:45:14On peut y passer
00:45:15des dizaines d'heures,
00:45:16mais je pense qu'on va
00:45:17tourner en rond.
00:45:21Oui,
00:45:22mais merci de vos réponses.
00:45:23Mes questions sont assez simples.
00:45:25Et à nouveau,
00:45:25le point n'est pas
00:45:28la dépendance de MediaOne
00:45:29au service public,
00:45:30c'est la dépendance
00:45:30du service public à MediaOne.
00:45:32C'est la raison de nos questions.
00:45:33C'est 110 millions d'euros
00:45:34de contrats par an
00:45:36et MediaOne est la première société,
00:45:37encore une fois,
00:45:38à bénéficier
00:45:38des contrats de France Lévision.
00:45:39Donc vous voyez
00:45:40que la question
00:45:41de la détention capitalistique,
00:45:43et on y reviendra
00:45:44un peu plus tard,
00:45:45est une question
00:45:45qui est importante.
00:45:47Et c'est aussi
00:45:48un sujet de transparence
00:45:49puisqu'il s'agit
00:45:50de l'argent des Français.
00:45:51C'est important
00:45:52de savoir
00:45:53à quelle hauteur
00:45:54et à qui
00:45:54les Français
00:45:55financent
00:45:56des sociétés
00:45:57de production,
00:45:58quelle est leur détention.
00:46:00Donc en tout cas,
00:46:01je prends acte
00:46:01que tous les trois,
00:46:03vous ne voulez pas
00:46:03nous communiquer
00:46:04votre pourcentage
00:46:06de détention
00:46:06de MediaOne.
00:46:08Je vais apporter
00:46:09un complément
00:46:10de réponse.
00:46:12Il y a deux sujets
00:46:13différents dans ce que
00:46:13vous avez dit d'ailleurs.
00:46:14Il y a la notion
00:46:15de contrôle
00:46:16et la notion
00:46:17de concentration.
00:46:18D'ailleurs,
00:46:18vous,
00:46:18vous ne parlez pas
00:46:19de concentration,
00:46:20vous parlez
00:46:20d'hyperconcentration
00:46:21ou de méga-concentration
00:46:22avec une part de marché
00:46:23de 11%.
00:46:24Je laisse ce sujet
00:46:25de côté,
00:46:25on y reviendra.
00:46:26Sur le contrôle
00:46:27de MediaOne,
00:46:28je vais essayer
00:46:28d'être le...
00:46:29C'est une espèce
00:46:30d'obsession
00:46:31et de fantasme.
00:46:32Je vais essayer
00:46:32d'être le plus clair,
00:46:34le terme est faible,
00:46:35je vais essayer
00:46:35d'être le plus clair
00:46:36possible.
00:46:38Xavier Agniel,
00:46:39Pierre-Antoine Capeton
00:46:40et moi-même,
00:46:40nous ne détenons pas
00:46:42MediaOne,
00:46:43mais nous le contrôlons.
00:46:44Alors,
00:46:45je vais maintenant
00:46:45essayer d'expliquer
00:46:46en faisant deux points.
00:46:48Le premier point
00:46:48sur KKR
00:46:49qui est ici présent
00:46:50pour dire que KKR
00:46:51ne contrôle pas
00:46:54donc MediaOne
00:46:55et ne détient pas
00:46:56une participation majoritaire.
00:46:58Monsieur le rapporteur,
00:46:59vous avez donné
00:47:00des chiffres
00:47:01tout au long
00:47:02des mois
00:47:03abracadabrantesques
00:47:04sur la participation
00:47:04de KKR
00:47:05dans MediaOne.
00:47:06Ici même
00:47:06et lors de vos
00:47:07interventions médiatiques,
00:47:08vous avez dit
00:47:08qu'ils détiennent 80%.
00:47:09Ah non,
00:47:10finalement 70%.
00:47:11Ah non,
00:47:1250%.
00:47:13Ah,
00:47:13on ne sait plus très bien.
00:47:15La réalité,
00:47:16c'est que,
00:47:17je crois,
00:47:17comme vous l'avez dit
00:47:18ou comme l'a dit Xavier,
00:47:18il y a 70 actionnaires,
00:47:20un peu plus de 70 actionnaires
00:47:21dans MediaOne
00:47:22et je le redis
00:47:24et je vais le dire
00:47:25autrement d'ailleurs,
00:47:26KKR détient
00:47:26moins de 50%
00:47:28du capital
00:47:28pour être très clair
00:47:29et donc n'a pas
00:47:30de participation
00:47:32contrôlante.
00:47:33Pourquoi ?
00:47:33C'est le deuxième point,
00:47:35je vais rebondir
00:47:35sur ce qu'il y a d'Xavier
00:47:36qui est le plus important.
00:47:38En droit français,
00:47:40contrairement là aussi
00:47:40à ce que vous avez dit,
00:47:42monsieur le rapporteur,
00:47:43parce que je veux quand même
00:47:43vous rappeler le droit
00:47:45et la loi,
00:47:46c'est l'article L233.3
00:47:48du Code de commerce,
00:47:49monsieur le président,
00:47:50vous avez cité
00:47:50d'ailleurs à plusieurs reprises
00:47:51ce qui fonde
00:47:51la nationalité
00:47:52d'une entreprise,
00:47:53ce n'est pas son capital,
00:47:55d'où le point d'ailleurs
00:47:55de Xavier.
00:47:56C'est en l'occurrence
00:47:58ces droits de vote
00:48:00et c'est donc
00:48:01le contrôle de la société.
00:48:02Il se trouve que
00:48:03dans MediaOne,
00:48:04en application des statuts,
00:48:05il y a une dissociation
00:48:06entre d'une part
00:48:07les droits économiques
00:48:08et d'autre part
00:48:09les droits de vote.
00:48:10Et nous avons,
00:48:11en application des statuts,
00:48:12je vais aller jusqu'au bout,
00:48:13je pense que c'est important
00:48:14puisque c'est une obsession
00:48:15du rapporteur,
00:48:16nous avons,
00:48:17Xavier,
00:48:18Niel,
00:48:19Pierre-Antoine Capeton
00:48:19et moi-même,
00:48:21plus de 50%
00:48:22des droits de vote
00:48:22et la majorité
00:48:23du conseil de surveillance.
00:48:25C'est donc nous,
00:48:25nous trois,
00:48:27et nous trois seuls
00:48:28qui, ensemble,
00:48:29contrôlons cette société,
00:48:30déterminons ensemble
00:48:32sa stratégie générale,
00:48:34son orientation,
00:48:36arrêtons son budget,
00:48:37évidemment,
00:48:37dans le cadre
00:48:38du conseil de surveillance.
00:48:39D'ailleurs,
00:48:39ce point,
00:48:40et vous le savez très bien,
00:48:42a été examiné
00:48:43par l'autorité
00:48:44de la concurrence,
00:48:45a été validé
00:48:46par l'autorité
00:48:47de la concurrence,
00:48:47qui a des critères
00:48:48très stricts et précis
00:48:49dans ce domaine,
00:48:50lors d'une décision,
00:48:51si ma mémoire est bonne,
00:48:52mais j'ai bonne mémoire,
00:48:53le 21 septembre 2020,
00:48:55est confirmée
00:48:56par le CNC.
00:48:58Je termine
00:48:58et je conclue.
00:48:59Il n'y a donc aucun doute
00:49:01possible,
00:49:01et je pense qu'il faut
00:49:02passer à autre chose
00:49:03à un moment,
00:49:04le contrôle de MediaOne
00:49:07est un contrôle français
00:49:08entre nos mains
00:49:09aux trois fondateurs.
00:49:10Cette question
00:49:11s'adresse à M. Pigas.
00:49:13Je vais faire référence
00:49:14à la une de Libération
00:49:16du 13 janvier 2025,
00:49:18qui titre,
00:49:18avec vos mots,
00:49:19je vous cite,
00:49:20« Je veux mettre
00:49:21les médias que je contrôle
00:49:22dans le combat
00:49:23contre la droite radicale. »
00:49:25Tout le monde parle
00:49:26de Vincent Bolloré,
00:49:27mais Vincent Bolloré
00:49:28n'a jamais dit ça.
00:49:30Vous, M. Pigas,
00:49:31vous l'avez dit.
00:49:33Vous êtes le seul
00:49:34propriétaire de Média en France
00:49:35à avoir revendiqué
00:49:36publiquement,
00:49:38explicitement,
00:49:38sans ambiguïté,
00:49:40vouloir mettre
00:49:41ses propres médias
00:49:42au service
00:49:42d'un combat politique.
00:49:44Et votre ligne éditoriale
00:49:45a le visage
00:49:46de Guillaume Meurice,
00:49:47chassé de France Inter
00:49:48pour ses propos
00:49:49et recruté aussitôt
00:49:50par votre radio
00:49:51Nova.
00:49:53Une radio
00:49:54qui est devenue
00:49:54émission après émission
00:49:56la caisse de résonance
00:49:57de l'extrême-gauche
00:49:58Antifa.
00:49:59Alors,
00:49:59permettez-moi aujourd'hui
00:50:00de vous prendre au mot.
00:50:01Vous dites que vous assumez
00:50:02très bien.
00:50:04assumez-vous aussi
00:50:05encaisser 100 millions d'euros
00:50:06par an d'argent public.
00:50:08Assumez-vous
00:50:08que c'est à vous,
00:50:10c'est dans l'air,
00:50:10vos magazines politiques
00:50:11produits pour le service public,
00:50:13soit les vitrines quotidiennes
00:50:15de votre bataille culturelle.
00:50:17Assumez-vous
00:50:18vouloir mettre
00:50:18le service public
00:50:19dans votre combat politique.
00:50:21Vous voyez le problème ?
00:50:22Ce n'est pas votre combat
00:50:23qui est scandaleux.
00:50:24Vous êtes libres.
00:50:25C'est qui le finance ?
00:50:27Les Français paient
00:50:28pour votre guerre
00:50:29sans le savoir,
00:50:30sans l'avoir choisi.
00:50:31Des millions de Français
00:50:32qui votent pour le camp national
00:50:33à toutes les élections.
00:50:35Ce racket idéologique
00:50:36subventionné
00:50:37par leur propre argent
00:50:37est insupportable.
00:50:39Vous voulez mener
00:50:40un combat contre la droite ?
00:50:41Ayez au moins le courage
00:50:42et l'honnêteté
00:50:43de l'auto-financement.
00:50:45A ce sujet,
00:50:46Marion Maréchal
00:50:47a posé une question essentielle.
00:50:48Je la cite.
00:50:49Pourquoi le service public
00:50:51audiovisuel
00:50:52traque,
00:50:53persécute,
00:50:54harcèle
00:50:54les entrepreneurs
00:50:55Vincent Bolloré
00:50:56et Pierre-Édouard Sterrin
00:50:57dans toutes ses émissions
00:50:58mais ne dit mot
00:50:59sur Mathieu Pigasse
00:51:00qui veut mettre ses médias
00:51:02au service de ses idées
00:51:02de gauche extrême ?
00:51:04Est-ce que Spasquet
00:51:05produit des émissions
00:51:06sur ce même service public ?
00:51:08Vous lui avez répondu,
00:51:09je vous cite encore,
00:51:10j'assume,
00:51:11je ne me cache pas.
00:51:13Alors,
00:51:13ma question est simple.
00:51:14Vous venez de dire
00:51:15que l'audiovisuel public
00:51:15doit être la représentation
00:51:17des territoires
00:51:17et des sensibilités.
00:51:18Considérez-vous
00:51:19comme morale,
00:51:20honnête,
00:51:21éthique
00:51:21que l'argent des Français
00:51:22que vous combattez
00:51:23finance votre bataille idéologique ?
00:51:26Je vous remercie.
00:51:27Merci M. Sicard.
00:51:27Mme Calves
00:51:28pour deux minutes
00:51:29pour Ensemble pour la République.
00:51:32Merci M. le Président.
00:51:33Messieurs,
00:51:34vous avez décidé
00:51:34d'investir
00:51:35dans un groupe
00:51:36de sociétés
00:51:36de production
00:51:37audiovisuel
00:51:38dont les réussites
00:51:39et les performances
00:51:39sont dynamiques
00:51:40en France
00:51:41mais aussi dans le monde.
00:51:42La loi de 1986
00:51:43relative à la liberté
00:51:44de communication
00:51:45instaurait et instaure toujours
00:51:47des obligations
00:51:47de diffusion
00:51:48de production indépendante.
00:51:49Et à l'époque,
00:51:50c'était pour limiter
00:51:51le pouvoir
00:51:51de quelques chaînes existantes
00:51:53et soutenir ainsi
00:51:54la diversité culturelle.
00:51:55Aujourd'hui,
00:51:56le nombre de diffuseurs
00:51:57a explosé,
00:51:58les plateformes d'ASVOD,
00:51:59les chaînes thématiques
00:52:00et autres services en ligne.
00:52:01Vous l'avez déjà souligné.
00:52:03Et les producteurs aussi
00:52:04se sont concentrés,
00:52:05ce qui pose la question
00:52:07éventuelle
00:52:07d'un déséquilibre inverse.
00:52:08C'est-à-dire qu'on aurait
00:52:09une poignée
00:52:10de grands groupes
00:52:10de production
00:52:11face à une multitude
00:52:12de diffuseurs.
00:52:14L'audiovisuel public
00:52:15est soumis à des missions
00:52:16de services publics
00:52:17spécifiques
00:52:17mais se retrouve
00:52:18en concurrence directe
00:52:19avec les chaînes privées,
00:52:20les autres diffuseurs
00:52:21nationaux
00:52:22voire internationaux
00:52:23pour l'acquisition
00:52:24de contenus
00:52:25auprès des mêmes
00:52:26grands producteurs.
00:52:28Alors,
00:52:28quel rapport de force
00:52:29s'instaure alors ?
00:52:30Faut-il faire évoluer
00:52:31cette législation
00:52:32au regard de l'évolution
00:52:34du paysage médiatique ?
00:52:35Puisque l'audiovisuel public
00:52:37a des missions spécifiques
00:52:38à remplir,
00:52:39ne faudrait-il pas
00:52:40l'extraire un peu plus
00:52:42de la logique de concurrence
00:52:43avec les chaînes privées
00:52:44qui se fournissent aussi
00:52:45auprès de ces mêmes
00:52:46sociétés de production
00:52:47dont celle
00:52:49dont vous êtes actionnaire ?
00:52:50Et ainsi,
00:52:51redéfinir autrement
00:52:52les rapports
00:52:53de l'audiovisuel public
00:52:54avec les sociétés
00:52:56de production audiovisuelle.
00:52:57Alors,
00:52:58lui donner un accès prioritaire
00:52:59ou des tarifs préférentiels
00:53:00sur certaines productions,
00:53:02créer des fonds dédiés
00:53:03pour financer des contenus
00:53:05spécifiques à ses missions,
00:53:06parmi lesquelles
00:53:07l'éducation ou l'information,
00:53:09ou lui accorder des droits
00:53:10plus importants
00:53:11sur l'exploitation
00:53:12de l'œuvre
00:53:12que l'audiovisuel public
00:53:14finance.
00:53:15Une manière ainsi
00:53:16de renforcer
00:53:17l'audiovisuel public
00:53:18et donc de renforcer
00:53:19la démocratie.
00:53:21Merci chers collègues
00:53:22pour le groupe socialiste
00:53:24Madame Aïda Adizadeh.
00:53:26Merci Monsieur le Président.
00:53:27Moi, je vais vous poser
00:53:28trois questions
00:53:29que je vais lire attentivement.
00:53:32Dans le cadre
00:53:32de cette commission d'enquête,
00:53:33on s'est largement penché
00:53:34sur les situations
00:53:35de conflits d'intérêt,
00:53:36notamment les cas
00:53:37de pantouflage
00:53:38qui pouvaient exister
00:53:38entre les sociétés
00:53:39de production privée
00:53:40et l'audiovisuel public.
00:53:41Est-ce que vous estimez
00:53:43d'un point de vue extérieur
00:53:44que ce type de situation
00:53:45est déontologiquement problématique
00:53:48et peut nuire aux missions
00:53:49de l'audiovisuel public ?
00:53:51Deuxième question.
00:53:52Est-ce que vous
00:53:52ou vos représentants
00:53:53au Conseil d'administration
00:53:54veillez à ce que le groupe
00:53:55contribue activement
00:53:56à la promotion
00:53:57du savoir-faire culturel français,
00:53:59à la création d'emplois,
00:54:00par exemple,
00:54:00sur le territoire national
00:54:01ou par exemple aussi
00:54:03au maintien effectif
00:54:04d'un contrôle actionnarial français ?
00:54:06Comment est-ce que cela se traduit ?
00:54:07Troisième question.
00:54:08Est-ce que vous considérez
00:54:10d'un regard un peu plus extérieur
00:54:11que c'est la vocation
00:54:12du service public
00:54:13de proposer autant de divertissement
00:54:15ou est-ce qu'on ne pourrait pas
00:54:16trouver un axe
00:54:16plus différenciant
00:54:17sur le service public
00:54:18par rapport aux chaînes privées
00:54:19et commerciales ?
00:54:20Si j'ai lu ces trois questions
00:54:22attentivement,
00:54:22c'est que ce sont trois questions,
00:54:24entre autres,
00:54:25que le rapporteur a posées
00:54:26avec beaucoup de respect
00:54:27et de déférences,
00:54:28comme il se doit
00:54:28pour chaque personne
00:54:30éditionnée,
00:54:31à M. Vincent Bolloré,
00:54:32en se souvient bien sûr
00:54:33à chaque fois
00:54:34qu'il était actionnaire dormant
00:54:35et qu'il avait
00:54:35un regard extérieur
00:54:36un peu extérieur.
00:54:37On l'a interrogé
00:54:38sur sa vision
00:54:39de l'audiovisuel public.
00:54:40Il ne s'est pas privé
00:54:42de la donnée.
00:54:43Pour lui,
00:54:43un bon audiovisuel public
00:54:45est un audiovisuel
00:54:46entièrement financé
00:54:47par la pub.
00:54:48Et d'ailleurs,
00:54:48on voit ce que ça veut dire.
00:54:49Ça veut dire privé
00:54:49de recettes publicitaires
00:54:50d'autres acteurs privés
00:54:52comme TF1 et M6.
00:54:53Il nous a donné
00:54:54une espèce de cours
00:54:57sur comment renforcer
00:54:58l'audiovisuel public
00:54:59en l'affaiblissant.
00:55:02Moi, je n'ai pas choisi
00:55:03de démissionner
00:55:04de cette commission d'enquête,
00:55:06contrairement à une autre députée
00:55:07qui n'a pas mis les pieds
00:55:08dans cette commission d'enquête,
00:55:09malheureusement.
00:55:10Mais parfois,
00:55:10je me demande
00:55:12évidemment ce qu'on fait là
00:55:13et si on participe
00:55:14à enquêter
00:55:16pour renforcer
00:55:16l'audiovisuel public
00:55:17ou bien à le nuire.
00:55:18Vous pouvez évidemment,
00:55:20avec toute la différence
00:55:21que M. Bolloré a mis
00:55:23dans ses réponses,
00:55:23répondre aux mêmes questions
00:55:24que celles que M. le rapporteur
00:55:26lui a posées.
00:55:27Ce sera sans doute
00:55:27très intéressant et instructif
00:55:28pour les nombreux Français
00:55:30qui nous écoutent.
00:55:31Je vous remercie.
00:55:32Merci, chers collègues.
00:55:33Pour la France insoumise,
00:55:34M. Saint-Houle.
00:55:36Merci, M. le Président.
00:55:37Merci, Messieurs.
00:55:39J'ai suivi votre audition
00:55:41depuis mon bureau,
00:55:41donc je vous demande pardon,
00:55:42mais n'imaginez pas
00:55:43que je ne vous ai pas suivi.
00:55:45J'ai vu le spectacle.
00:55:47Et j'ai donc une question
00:55:49en réalité
00:55:51qui porte sur vos
00:55:54sur vos appréciations,
00:55:55sur l'état du marché
00:55:56en fait de l'audiovisuel
00:55:57et ce que représenterait
00:55:58la privatisation
00:55:59de l'audiovisuel public
00:56:00parce qu'on ne va pas
00:56:02se cacher derrière
00:56:02son petit doigt.
00:56:03Tout le monde sait
00:56:04que c'est l'objectif
00:56:04de l'extrême droite
00:56:05désormais que de privatiser
00:56:07l'audiovisuel public.
00:56:08On ne sait pas exactement
00:56:09selon quelle modalité,
00:56:10mais enfin,
00:56:11on voit bien
00:56:11qu'il y aurait
00:56:13sans doute
00:56:13des places à prendre,
00:56:15un gros morceau
00:56:16de gâteau
00:56:17à manger.
00:56:18Et donc,
00:56:19comme vous êtes,
00:56:20comme la dernière fois,
00:56:21je vous l'avais dit,
00:56:21monsieur Niel,
00:56:23vous êtes le grand capitaliste
00:56:24dans cette pièce.
00:56:25Vous êtes sans doute
00:56:26beaucoup plus compétent
00:56:26que moi
00:56:27sur ces questions.
00:56:29J'aimerais bien savoir
00:56:30comment vous envisageriez,
00:56:31comment vous verriez
00:56:32évoluer le marché
00:56:32si d'aventure
00:56:33on arrivait
00:56:34jusqu'à vouloir privatiser.
00:56:36Qui pourrait mettre
00:56:36la main sur des actifs
00:56:38de cette nature ?
00:56:40Combien ça pourrait rapporter ?
00:56:41J'imagine que vous avez
00:56:43toujours un coup d'avance
00:56:43et que vous avez réfléchi
00:56:44à ces questions.
00:56:45Donc, voilà,
00:56:46j'aimerais bien vous entendre.
00:56:47Merci, monsieur Saint-Toul.
00:56:48Madame Taillé-Pollian
00:56:49pour le groupe écologiste
00:56:50et social.
00:56:52Merci, monsieur le président.
00:56:54Donc, je ne démissionnerai pas
00:56:55de la convention d'enquête,
00:56:56mais j'avoue que c'est bientôt fini,
00:56:58bientôt la quille.
00:57:00J'ai hâte.
00:57:01J'ai hâte, j'ai hâte,
00:57:02même si les questions
00:57:03pour certaines d'entre elles
00:57:04sont essentielles.
00:57:05Elles ont été posées
00:57:06avec beaucoup de malhonnêteté,
00:57:07notamment le fait, monsieur le rapporteur,
00:57:09que vous n'ayez cessé
00:57:10de parler de concentration,
00:57:11finalement,
00:57:12par une forme de détournement.
00:57:14Comme, évidemment,
00:57:14on était très axés
00:57:15sur le combat
00:57:16contre la concentration
00:57:17dans les médias.
00:57:17Vous avez pris ce terme
00:57:18et vous l'avez posé
00:57:19dans un autre champ
00:57:20afin que le débat public
00:57:21se déplace
00:57:22et qu'il soit finalement
00:57:24contre l'audiovisuel public
00:57:26et non plus sur la question
00:57:27de la maîtrise
00:57:28par une grande diversité
00:57:30d'acteurs
00:57:32des sociétés de presse
00:57:35garantissant le pluralisme.
00:57:37Alors, monsieur Pigas,
00:57:38vous avez évoqué
00:57:39ce qu'était la concentration
00:57:40au titre
00:57:40de la législation du commerce.
00:57:43Il y a quand même
00:57:44une législation spéciale
00:57:45concernant les médias
00:57:47parce que c'est un sujet spécifique
00:57:49et il serait très important,
00:57:51je crois,
00:57:51que nous puissions avoir
00:57:52les éléments
00:57:53de transparence actionnariale.
00:57:56Moi, aujourd'hui,
00:57:56je suis très engagée
00:57:57dans le débat
00:57:57contre la concentration
00:57:59des médias
00:57:59entre quelques mains uniquement.
00:58:02Pour ce faire,
00:58:02nous avons un problème.
00:58:04C'est de savoir exactement
00:58:06à qui appartient quoi
00:58:08et à quel niveau.
00:58:09Vous avez certains
00:58:11autour de...
00:58:12Enfin, en face,
00:58:13monsieur Niel,
00:58:14nommé Pigas,
00:58:16évoqué le secret des affaires.
00:58:18Ne pensez-vous pas
00:58:19que la concentration
00:58:20et la lutte
00:58:20contre la concentration
00:58:21des médias
00:58:22étant un point essentiel
00:58:25pour sauvegarder
00:58:25la démocratie,
00:58:27il serait absolument
00:58:28indispensable
00:58:29que nous puissions avoir
00:58:30que la démocratie
00:58:32puisse savoir
00:58:33à qui appartient quoi.
00:58:39Merci, Mme Télé-Polluant.
00:58:40M. Balanant
00:58:41pour le groupe démocrate.
00:58:42Oui, merci,
00:58:44M. le Président.
00:58:47Vous êtes des hommes d'affaires.
00:58:50Si vous investissez
00:58:54dans la petite habitude
00:58:56du rapporteur
00:58:57à chaque fois
00:58:57que je pose une question,
00:58:58il sort,
00:58:59donc pour les gens
00:59:00qui n'ont pas l'image.
00:59:03Donc, vous avez donc...
00:59:04Vous êtes des hommes d'affaires.
00:59:05Vous investissez.
00:59:07Et si vous investissez,
00:59:08ce n'est évidemment
00:59:09pas complètement
00:59:10à but philanthropique.
00:59:12Ça prouve que l'audiovisuel,
00:59:15la culture dans notre pays
00:59:16est une puissance aussi
00:59:21de production de valeurs.
00:59:23Ça produit beaucoup d'argent.
00:59:24En 2022,
00:59:25c'était 100 milliards de valeurs
00:59:26qui étaient produites
00:59:27par toute la culture française.
00:59:29Et contrairement
00:59:30à ce qu'on pense souvent,
00:59:31ce n'est pas une culture
00:59:32qui est très subventionnée.
00:59:34Elle n'est pas plus
00:59:35que beaucoup d'autres domaines
00:59:37de l'industrie
00:59:38ou de l'agriculture,
00:59:40par exemple.
00:59:41Donc, aujourd'hui,
00:59:43à côté de cette manne financière,
00:59:46enfin, manne financière
00:59:47est un terme un peu péjoratif,
00:59:48à côté de cette production de valeurs,
00:59:50la culture,
00:59:52on le voit au niveau mondial,
00:59:53devient un enjeu terrible
00:59:55de souveraineté.
00:59:56C'est le moyen,
00:59:58l'information,
00:59:59la culture,
01:00:00c'est le moyen
01:00:00de véhiculer
01:00:01un certain nombre d'idées,
01:00:03un certain nombre
01:00:04de projets politiques.
01:00:06Comment voyez-vous,
01:00:08aujourd'hui,
01:00:08face à la concentration
01:00:09des autres,
01:00:11via les plateformes essentiellement,
01:00:13la défense
01:00:14de notre modèle culturel
01:00:15qui a longtemps été considéré
01:00:17comme un petit soft power
01:00:19bien gentil,
01:00:20alors qu'aujourd'hui,
01:00:21il me semble
01:00:21que c'est un véritable
01:00:22hard power
01:00:23à construire ?
01:00:25Quelle orientation
01:00:28législative
01:00:28imaginez-vous
01:00:29pour que notre modèle
01:00:31puisse rester concurrentiel
01:00:32face à l'ultra-concentration
01:00:35des GAFAM
01:00:36partout dans le monde ?
01:00:38Merci,
01:00:38chers collègues.
01:00:39Pour la gauche démocrate
01:00:40et républicaine,
01:00:40M. Morel.
01:00:43Oui,
01:00:43c'était une bonne question.
01:00:44J'avais posé la même.
01:00:45Merci,
01:00:46merci,
01:00:47messieurs.
01:00:47Je voulais juste me dire
01:00:48à M. Niel
01:00:49qui craignait
01:00:49que cette commission
01:00:50ne se transforme en cirque.
01:00:51C'est en effet un risque
01:00:52que nous mesurons à chaque fois.
01:00:54Il y a aussi dans cette commission
01:00:55des gens sérieux
01:00:56qui se sont attachés
01:00:57à l'audiovisuel public,
01:00:59même s'il y a des questions
01:01:00légitimes à se poser,
01:01:01y compris des questions financières.
01:01:03Quand on lit le rapport
01:01:03de la Cour des comptes,
01:01:05il y a des questions à se poser.
01:01:06Il y a aussi des députés
01:01:07qui sont attachés
01:01:08à l'exception culturelle française
01:01:09et qu'en effet,
01:01:10il y a un enjeu majeur pour nous
01:01:11et la question
01:01:12de l'audiovisuel public
01:01:13y participe.
01:01:15Bon,
01:01:15M. Balanant
01:01:16m'a piqué ma première question,
01:01:17mais je vais passer
01:01:17à la deuxième.
01:01:18Moi,
01:01:18j'ai une question
01:01:20pour vous tous.
01:01:21J'avoue que j'ai toujours du mal
01:01:23au terme de ces plusieurs semaines
01:01:25de commission
01:01:26à comprendre le recours
01:01:28que je juge presque abusif
01:01:30de la part de l'audiovisuel public
01:01:31aux sociétés de production privée.
01:01:34Parce qu'autant je comprends
01:01:35qu'on puisse avoir recours
01:01:36à une société de production
01:01:38sur la fiction, par exemple.
01:01:40C'est sûr que ce n'est pas
01:01:41un cœur de métier.
01:01:42Ou sur les documentaires.
01:01:43Mais pour des émissions,
01:01:45par exemple,
01:01:45de débat,
01:01:46j'avoue que je continue
01:01:47à me poser de la question.
01:01:49Prenons un exemple,
01:01:50apostrophe,
01:01:51on va dire,
01:01:51je prends un exemple
01:01:52dans notre grand patrimoine
01:01:53national audiovisuel.
01:01:55Ce n'était pas
01:01:56un animateur-producteur.
01:01:57M. Pivot,
01:01:58il n'y avait pas record
01:01:59à une société de production
01:02:00et pourtant,
01:02:01ça n'empêchait pas la qualité.
01:02:02Vraiment,
01:02:03c'est une question sincère
01:02:04que je me pose.
01:02:05Je ne comprends pas
01:02:05ce tournant.
01:02:06Alors, société de production,
01:02:08animateur-producteur
01:02:09qui a eu lieu au moment
01:02:10des années Elkabach,
01:02:11je ne comprends pas.
01:02:12Et je voudrais avoir
01:02:13votre avis là-dessus.
01:02:14Après,
01:02:15une deuxième question
01:02:16qui rejoint un peu
01:02:17ce qu'avait dit Mme Calvez,
01:02:18c'est qu'on a quand même
01:02:19une mutation profonde
01:02:21du paysage audiovisuel,
01:02:24la baisse du linéaire,
01:02:26l'augmentation des replays,
01:02:27la prégnance des réseaux sociaux,
01:02:28la multiplication des diffuseurs.
01:02:31Et c'est quoi
01:02:32votre réflexion prospective
01:02:33par rapport à ce que c'est
01:02:34que la production audiovisuelle
01:02:36de demain ?
01:02:36Comment on fait
01:02:37pour lutter, bien sûr,
01:02:39contre la mainmise
01:02:39des GAFAM,
01:02:40ça c'est évident,
01:02:41mais aussi,
01:02:41comment on fait
01:02:42dans un monde où en réalité
01:02:43la télé telle qu'on l'a connue
01:02:45est en train de disparaître ?
01:02:46Peut-être même
01:02:47qu'elle est déjà morte.
01:02:48C'était la question
01:02:48qu'on se posait
01:02:49notamment avec M.
01:02:50Drucker,
01:02:51qui en matière de télévision
01:02:53s'y connaît,
01:02:53en tout cas en termes
01:02:54de longévité.
01:02:55Voilà.
01:02:57Je m'arrête là pour l'instant.
01:03:00Merci.
01:03:01On verra.
01:03:01Peut-être qu'on pourra
01:03:02poursuivre les échanges.
01:03:03Je crois qu'il y a une question
01:03:03de M. Ballard pour une minute
01:03:04et puis je vous laisserai répondre
01:03:07à ces nombreuses
01:03:09et différentes questions.
01:03:09Allez-y, M. Ballard.
01:03:11Merci, Président.
01:03:12Alors, je rappelle
01:03:13que j'ai été journaliste
01:03:13pendant 40 ans
01:03:14dans le service public
01:03:16comme dans des chaînes privées.
01:03:18Alors, j'ai des gens...
01:03:18J'avoue que je suis un peu
01:03:20resté sur ma faim
01:03:20parce que j'aime bien
01:03:21la transparence par ADN
01:03:22si je puis dire,
01:03:23mais là, ça brille un peu
01:03:25par son opacité quand même.
01:03:27Deuxième question.
01:03:28Il n'a pas été question
01:03:29des marges.
01:03:30Est-ce que vous pouvez nous donner
01:03:31les marges qui sont réalisées
01:03:32sur chaque émission ?
01:03:33C'est un petit monde.
01:03:34Moi, je connais encore des gens
01:03:35qui travaillent chez vous,
01:03:37chez MediaOne.
01:03:38Quand ils voient le montant
01:03:39de la facture,
01:03:40100 millions,
01:03:41c'est quatre taxis à commander
01:03:43pour faire un plateau.
01:03:44C'est effectivement
01:03:45le présentateur
01:03:46ou la présentatrice
01:03:47à rémunérer
01:03:47du personnel technique,
01:03:50mais c'est tout.
01:03:51Sur la composition des plateaux,
01:03:53on a pu remarquer
01:03:54ces dernières semaines,
01:03:54alors est-ce qu'il y a un lien
01:03:55avec le début
01:03:56de la commission d'enquête ?
01:03:56J'en sais rien.
01:03:57Je vous pose la question
01:03:58que les plateaux,
01:03:59notamment, je pense,
01:04:00aux émissions de la 5,
01:04:01sont beaucoup plus pluralistes.
01:04:04Voilà.
01:04:04Encore une fois,
01:04:04j'ai été juriste 40 ans,
01:04:05donc ce n'est pas un vieux singe
01:04:06qu'on apprend à faire la grimace.
01:04:08On remarque qu'il y a des gens
01:04:09qui n'étaient jamais invités
01:04:10et qui sont maintenant,
01:04:11par miracle, invités.
01:04:14Alors, sur Caroline Roux,
01:04:15là, j'ai appris que j'étais
01:04:15un peu stupéfait de votre réponse,
01:04:17M. Pigard,
01:04:18parce que ça va à l'encontre,
01:04:19en fait,
01:04:19de ce que vous avez répondu,
01:04:20de ce que vous vouliez démontrer
01:04:22en disant,
01:04:23Caroline Roux, c'est vrai,
01:04:24elle est salariée
01:04:25de France Télévisions.
01:04:27Enfin, moi,
01:04:27quand j'ai entendu ça,
01:04:27je me suis dit,
01:04:28il y a une accointance
01:04:29entre Media One
01:04:30et France Télé
01:04:32pour ne pas dévoiler
01:04:34les taux d'un emboutisant.
01:04:35Dernière question,
01:04:36M. Niel,
01:04:36on a auditionné
01:04:37les syndicats
01:04:38et la société des journalistes.
01:04:40Donc, les salariés
01:04:41du service public
01:04:42ont été entendus.
01:04:43Merci, M. Ballard.
01:04:46Alors, on a beaucoup de questions,
01:04:48je vais vous demander
01:04:49et des questions importantes,
01:04:52même certaines essentielles.
01:04:53Je vais essayer de répondre
01:04:54de la manière la plus concise possible.
01:04:57Nous, on prend le temps
01:04:57de répondre de manière précise
01:04:59et factuelle,
01:04:59en toute transparence.
01:05:00Tu veux démarrer, Xavier ?
01:05:01Et ensuite,
01:05:02je redonnerai la parole
01:05:02au rapporteur
01:05:03qui a encore de nombreuses questions.
01:05:04On a pris des notes.
01:05:05Jérôme, tu peux répondre.
01:05:07Allez-y, M. Niel.
01:05:08Non, je vous rappelle,
01:05:10juste pour répondre
01:05:10à vos questions,
01:05:11nous ne sommes pas,
01:05:11encore une fois,
01:05:12je suis désolé de vous le répéter,
01:05:13nous ne sommes pas
01:05:14dirigeants de Media One,
01:05:15on est juste actionnaires.
01:05:17J'essaie de vous les reprendre
01:05:18très rapidement
01:05:18dans un sens inverse.
01:05:20Juste, M. Niel,
01:05:21je ne veux pas rallonger les débats,
01:05:22mais quand M. Nommé parle,
01:05:23il dit qu'il y a trois cofondateurs,
01:05:25il y a trois personnes en charge.
01:05:27Non, tout à fait,
01:05:27mais nous ne sommes pas dirigeants,
01:05:28actionnaires.
01:05:28Oui, oui, j'ai compris.
01:05:29Trois cofondateurs,
01:05:30dirigeants, non dirigeants.
01:05:30Ce que je veux dire,
01:05:31c'est que...
01:05:31Non, non, non, non,
01:05:32je définis cette notion de contrôle.
01:05:34Oui, oui, j'ai bien compris.
01:05:35Non, mais je ne veux pas prolonger.
01:05:36Trois coactionnaires
01:05:37qui ont le contrôle de la société,
01:05:39ça n'a rien à voir
01:05:40avec la notion de dirigeants.
01:05:41C'est ça, j'ai bien compris.
01:05:42Ce n'est pas ce que je disais,
01:05:43c'est que vous avez mis
01:05:44M. Capeton, M. Niel
01:05:46et M. Pigasse
01:05:46au même niveau
01:05:47quand vous vous êtes exprimés.
01:05:48En tant qu'actionnaire.
01:05:49Oui, j'ai bien compris.
01:05:50En tant qu'actionnaire.
01:05:51En tant qu'actionnaire.
01:05:52J'ai bien compris, M. Nommé,
01:05:53ce que vous avez dit.
01:05:54Alors, je vais le formuler autrement
01:05:55pour avancer.
01:05:56Je vais vous laisser répondre,
01:05:58M. Niel.
01:05:59J'indique quand même,
01:06:00et c'est d'ailleurs
01:06:01ce que M. Pigasse nous a dit,
01:06:03qu'il nous a expliqué
01:06:04que c'était quand même votre idée
01:06:05de créer cette société de production.
01:06:06Vous êtes présentés partout
01:06:07dans la presse
01:06:07comme les cofondateurs
01:06:08de cette société de production.
01:06:10Je pense que vous n'avez pas
01:06:11le même statut à MediaOne
01:06:12qui est une société
01:06:12que vous avez confondée
01:06:13qu'à la Société Générale
01:06:14parce que vous avez cité cette banque.
01:06:15C'est tout.
01:06:15On ne va pas revenir sur le sujet.
01:06:18Mais vous avez été cofondateur
01:06:20de MediaOne,
01:06:21pas de la Société Générale.
01:06:22Je vous laisse répondre
01:06:22aux questions des députés.
01:06:25Allez-y, M. Niel.
01:06:27Allez-y.
01:06:29Donc, il y a un certain nombre
01:06:30de questions
01:06:30qui, je pense,
01:06:31très difficiles pour nous
01:06:32de répondre
01:06:32parce que nous sommes,
01:06:33encore une fois,
01:06:34cofondateur, actionnaire,
01:06:35mais pas dirigeant
01:06:37de MediaOne.
01:06:38Donc, on n'intervient pas
01:06:40sur les choix de production,
01:06:41ce qui est mis en œuvre.
01:06:43Il y a une stratégie générale
01:06:45qui est définie
01:06:46au Conseil d'administration.
01:06:47Et le Conseil d'administration,
01:06:48ensuite, donne tous les pouvoirs
01:06:49à Pierre-Antoine Capeton
01:06:50pour mettre en œuvre
01:06:51le fonctionnement de la société.
01:06:52Les émissions produites
01:06:53pour le service public,
01:06:54on vous le redit,
01:06:54sont marginales.
01:06:55C'est quelques pourcents
01:06:56du chiffre d'affaires
01:06:57de MediaOne.
01:06:59Et dans le même temps,
01:07:00c'est aussi quelques pourcents
01:07:04des médias audiovisuels,
01:07:06c'est quelques pourcents
01:07:07de leurs achats
01:07:07qui sont faits
01:07:08chez MediaOne.
01:07:10Donc, ce que je comprends,
01:07:11ce n'est pas que
01:07:12des émissions de flux.
01:07:13Il y a aussi énormément
01:07:15de fictions.
01:07:16Des fictions comme 10%
01:07:17sont produites par MediaOne
01:07:18et vous avez
01:07:19de nombreuses fictions.
01:07:19Donc, je ne connais pas
01:07:21la répartition,
01:07:21mais ce n'est pas
01:07:22que des émissions de flux.
01:07:23Et je pense que...
01:07:24Mais encore une fois,
01:07:24c'est une question
01:07:24à poser à Pierre-Antoine Capeton
01:07:25et qui saurait mieux
01:07:26vous répondre,
01:07:27mais j'ai l'impression
01:07:27que la fiction coûte plus cher
01:07:29que les émissions de flux.
01:07:30Et donc, à partir de ce moment-là,
01:07:32ce n'est pas là
01:07:33où il y a du volume.
01:07:36Moi, j'aime l'audiovisuel public
01:07:37et je pense qu'on a besoin
01:07:38d'un audiovisuel public fort.
01:07:40J'entends qu'on parle ici
01:07:41du coût de l'audiovisuel public,
01:07:42mais je vous rappellerai
01:07:43qu'il est du double
01:07:44en Angleterre
01:07:44ou le double en Allemagne.
01:07:45Le coût de l'audiovisuel public
01:07:46en Allemagne est de 8 milliards
01:07:47et le coût de l'audiovisuel public
01:07:49en Angleterre est de 8 milliards.
01:07:50Il est du double.
01:07:51Donc, on a probablement
01:07:52des défauts.
01:07:52On peut sûrement faire mieux.
01:07:54Mais je pense qu'on fait
01:07:56en France
01:07:56quelque chose de pas mal.
01:07:57Ça peut toujours s'améliorer.
01:08:00On pourrait remettre
01:08:01de la publicité.
01:08:02On pourrait faire plein de choses.
01:08:02On peut inventer plein de choses
01:08:03pour améliorer
01:08:04le fonctionnement
01:08:05de l'audiovisuel public.
01:08:06Mais encore une fois,
01:08:06c'est à votre main.
01:08:07C'est vous qui définissez
01:08:09chaque année
01:08:10le budget de l'audiovisuel public.
01:08:12Nous, on nous passe des commandes.
01:08:14Alors, pourquoi France Télévisions
01:08:18ou Radio France
01:08:18passent des commandes
01:08:19à des producteurs externes ?
01:08:21Parce que, un,
01:08:21ça permet d'apporter de la diversité.
01:08:24Deux, parce que parfois,
01:08:26c'est moins cher.
01:08:27Oui, oui.
01:08:28Parfois, c'est moins cher
01:08:29de produire en externe
01:08:29parce qu'il y a des sociétés
01:08:30spécialisées
01:08:31sur certains types de contenus,
01:08:33sur certains types de sujets.
01:08:34Et donc, comme c'est moins cher,
01:08:36on peut trouver
01:08:37un sens économique
01:08:39à l'extérieur.
01:08:39Mais poser la question
01:08:40sur la privatisation
01:08:43potentiellement de chaînes
01:08:44de télévision,
01:08:44moi, j'adorerais acheter
01:08:46ces chaînes.
01:08:46C'est des chaînes fantastiques.
01:08:48C'est des chaînes fantastiques.
01:08:49C'est des chaînes incroyables.
01:08:50Moi, je suis très fier
01:08:51en tant que Français
01:08:52d'avoir ces chaînes de télévision.
01:08:53Elles sont probablement imparfaites.
01:08:55Mais personnellement,
01:08:56si demain,
01:08:57elles devraient être privatisées,
01:08:58je serais ravi
01:08:59de les regarder
01:09:01et potentiellement
01:09:01de les acheter.
01:09:02Vous m'aviez interrogé,
01:09:03M. Santoul,
01:09:03sur le fait
01:09:04que j'étais intéressé
01:09:05par M6
01:09:06il y a un an ou deux ans,
01:09:08j'ai oublié
01:09:08quelle commission d'enquête.
01:09:10Je n'ai pas changé d'avis.
01:09:11Je serais toujours intéressé
01:09:12par acheter
01:09:13une chaîne de télévision.
01:09:14Les chaînes de France Télévisions
01:09:15sont incroyables.
01:09:15Les radios de Radio France
01:09:16sont incroyables.
01:09:17On a des médias publics
01:09:19incroyables.
01:09:20J'espère qu'elles resteront publiques.
01:09:22Mais si elles deviennent privées,
01:09:23je serais ravi
01:09:23de participer
01:09:25aux appels d'oeuvres
01:09:26qui pourraient se produire
01:09:27pour les acheter.
01:09:28Un autre élément
01:09:28qui me paraît important,
01:09:29c'est quoi ?
01:09:30Vous avez posé la question.
01:09:32C'est quoi l'intérêt
01:09:33d'avoir des...
01:09:35En fait,
01:09:36est-ce qu'au niveau
01:09:36du conseil d'administration,
01:09:37vous poussez la France
01:09:38ou vous aidez la France
01:09:41au-delà des sujets ?
01:09:42J'ai l'impression
01:09:42que votre question
01:09:43était au-delà de France Télévisions.
01:09:44Est-ce que vous aidez la France
01:09:45en faisant ce que vous faites
01:09:46chez MediaOne ?
01:09:47Si vous voulez,
01:09:48quand MediaOne produit
01:09:49le film Formula One,
01:09:51qui est un des plus grands succès
01:09:52de l'année dernière,
01:09:54il y a un peu de France.
01:09:55Il y a plein de choses
01:09:55qui sont passées
01:09:56dans le bureau de MediaOne
01:09:57à Paris.
01:09:57Il y a eu de la création,
01:09:58de la discussion
01:09:59au sein des équipes
01:10:00de MediaOne
01:10:01pour aller produire ce film.
01:10:03Et je pense que
01:10:04quand vous mettez
01:10:04un peu de France,
01:10:05quand vous mettez
01:10:06un peu le doigt
01:10:07dans ces productions de films
01:10:09et surtout quand c'est des succès,
01:10:10mais que ce soit
01:10:11des succès d'audience
01:10:12ou des succès
01:10:14en termes de reconnaissance,
01:10:15je pense que c'est
01:10:16incroyablement important
01:10:17qu'on ait ce type de choses.
01:10:18Quand Banijay
01:10:19ou Canal+,
01:10:20je vous dis tout à l'heure,
01:10:21produit un film,
01:10:22quand Canal+,
01:10:23en Afrique du Sud,
01:10:24fait des choses incroyables,
01:10:25on fait des choses,
01:10:26MediaOne fait des choses
01:10:27avec Canal+,
01:10:28en Afrique,
01:10:29c'est incroyable.
01:10:30Oui,
01:10:31on amène
01:10:31ce qu'est la France,
01:10:32notre savoir-faire français
01:10:33dans ces pays,
01:10:34on amène l'image
01:10:35de la France,
01:10:35la manière,
01:10:36ce n'est pas du colonialisme,
01:10:37mais la manière
01:10:37dont on pense,
01:10:38la manière dont on réfléchit,
01:10:39on est capable
01:10:40de la propager
01:10:40et on propage
01:10:41la culture française.
01:10:42Donc je pense que
01:10:42le travail de MediaOne,
01:10:44au-delà d'être
01:10:44une société commerciale
01:10:45qui est là
01:10:46pour gagner de l'argent,
01:10:48c'est une société commerciale,
01:10:49on est capable
01:10:51de propager
01:10:52cette image
01:10:52de la France,
01:10:53cette envie de France
01:10:54et de donner envie
01:10:55à d'autres
01:10:55d'aimer la France
01:10:56comme on l'aime.
01:11:01Vous avez des questions
01:11:02après encore,
01:11:02monsieur le rapporteur ?
01:11:03Oui, oui.
01:11:04D'accord, ok.
01:11:05Non, je vais essayer
01:11:06de répondre de manière rapide
01:11:07à un certain nombre
01:11:07de questions
01:11:08qui ont été posées
01:11:09et j'espère le faire fidèlement.
01:11:11D'abord,
01:11:12sur la notion
01:11:12de bataille culturelle,
01:11:14vous avez raison,
01:11:15madame,
01:11:15moi, je l'assume.
01:11:17Pour ce qui me concerne,
01:11:19Vincent Bolloré
01:11:19ne le dit pas,
01:11:20mais le fait.
01:11:21Monsieur Sterrin le fait,
01:11:22mais se cache fiscalement
01:11:24en Belgique.
01:11:24Moi, je dis
01:11:26ce que je fais
01:11:27et je fais ce que je dis.
01:11:28Ça ne devrait pas
01:11:29vous faire peur
01:11:29puisque monsieur Bolloré
01:11:30a expliqué ici
01:11:31qu'il avait 80 000 salariés
01:11:33et que mon groupe,
01:11:34je le cite,
01:11:34était un tout petit groupe
01:11:35de rien du tout
01:11:36avec 200 personnes.
01:11:38Vous savez quoi ?
01:11:39On en est fiers.
01:11:39On a un côté village d'Astérix.
01:11:42On va résister
01:11:43à l'envahisseur
01:11:44et à ceux
01:11:45qui ont des valeurs
01:11:45qui nous paraissent contraires
01:11:46à celles de la République
01:11:47et de la démocratie
01:11:48et on va le faire
01:11:49avec force.
01:11:50Et donc,
01:11:50personne ne nous fera taire.
01:11:52Ça,
01:11:53c'est le premier point.
01:11:54Le deuxième point
01:11:54sur le financement,
01:11:55je rebondis.
01:11:56Moi,
01:11:57au risque de vous étonner,
01:11:58je m'autofinance
01:11:59en réalité.
01:12:00Je l'ai dit d'ailleurs
01:12:00au début
01:12:01dans la déclaration liminaire.
01:12:02Je suis le seul actionnaire
01:12:03de ce groupe
01:12:04qui est le groupe Combat.
01:12:07Il m'arrive d'ailleurs
01:12:08de refuser
01:12:10de l'argent public.
01:12:11D'ailleurs,
01:12:11je bénéficie
01:12:12d'aucun argent public,
01:12:13je devrais le dire comme ça,
01:12:15au titre des médias
01:12:16de ce groupe.
01:12:17Il m'arrive même
01:12:18de refuser
01:12:18des subventions publiques
01:12:20lorsque je fais jouer
01:12:21dans les festivals
01:12:22qui sont les miens
01:12:22puisqu'on a parlé
01:12:23des festivals,
01:12:24des groupes
01:12:24qui ne plaisent pas
01:12:25à telle ou telle
01:12:26collectivité locale,
01:12:27par exemple,
01:12:28la région Île-de-France.
01:12:29Et vous savez quoi ?
01:12:30Je maintiens
01:12:31la programmation
01:12:32de ces groupes
01:12:33pour refuser
01:12:34parce que je refuse
01:12:34toute censure
01:12:35et je me passe
01:12:36d'argent public.
01:12:38Je m'en passe
01:12:38d'autant plus
01:12:39que je reviens
01:12:40sur MediaOne,
01:12:41je ne reviens pas
01:12:41sur le fait
01:12:42qu'on est juste
01:12:43actionnaire
01:12:43et co-contrôlant,
01:12:44mais quand même,
01:12:45moi,
01:12:45je vais vous répondre
01:12:46sur MediaOne
01:12:48et je vais reprendre
01:12:49les chiffres
01:12:49qu'a donnés ici même
01:12:50Pierre-Antoine Capeton.
01:12:52Il n'y a aucune
01:12:53dépendance de MediaOne
01:12:55d'aucune façon
01:12:57à l'audiovisuel public
01:12:58puisque la part
01:12:58de l'audiovisuel public,
01:12:59d'ailleurs,
01:12:59je crois que tu l'as dit,
01:13:00Jérôme,
01:13:00représente moins de 5%
01:13:02du chiffre d'affaires
01:13:03de MediaOne
01:13:04et par ailleurs,
01:13:05et d'ailleurs,
01:13:06Jérôme Nommé l'a dit
01:13:07au début
01:13:07et Pierre-Antoine Capeton
01:13:08l'avait dit,
01:13:09les marges,
01:13:10pour répondre
01:13:10à vos différentes questions,
01:13:13sont,
01:13:13et Pierre-Antoine Capeton
01:13:14l'a dit,
01:13:14donc je vais répéter
01:13:15ce qu'il a dit,
01:13:16sont avec le service public
01:13:18dans certains cas
01:13:19déficitaires
01:13:20et elles sont
01:13:21en moyenne,
01:13:22si on les lisse,
01:13:22inférieures à 5%.
01:13:25Premier point.
01:13:26Le deuxième point,
01:13:27je reviens
01:13:28sur la question
01:13:29sur l'échange
01:13:32très amical
01:13:33qui a eu lieu
01:13:34avec Vincent Bolloré ici.
01:13:35Moi,
01:13:36j'aimerais juste rebondir
01:13:36sur ce qu'il a dit
01:13:38sur les 4 milliards,
01:13:40parce qu'il a répété
01:13:40à de très nombreuses reprises
01:13:41que le coût
01:13:42du service
01:13:43de l'audiovisuel public
01:13:44c'était 4 milliards
01:13:45et que c'était scandaleux,
01:13:46etc.
01:13:47Je ne reviens pas
01:13:48sur ce que Xavier a dit,
01:13:49mais si quand même,
01:13:49d'ailleurs,
01:13:49je vais le répéter,
01:13:504 milliards,
01:13:51ça se compare
01:13:51à 10 milliards
01:13:52en Allemagne,
01:13:528 milliards
01:13:54en Grande-Bretagne.
01:13:54D'ailleurs,
01:13:55on est au 14e rang européen
01:13:57en coût par habitant,
01:13:59c'est-à-dire
01:13:59sous la médiane européenne,
01:14:02juste pour quand même
01:14:04rappeler un certain nombre
01:14:05de chiffres.
01:14:05Mais je vais le dire autrement
01:14:07et toujours pour rebondir
01:14:08sur la question,
01:14:10si on rapporte
01:14:11en coût par habitant,
01:14:12ça fait à peu près,
01:14:13je pense,
01:14:13plus de 50 euros
01:14:14par habitant annuel
01:14:15et ça fait environ
01:14:164 euros
01:14:18par habitant
01:14:19par mois.
01:14:204 euros par habitant,
01:14:21vous avez quoi
01:14:22pour 4 euros ?
01:14:23Je parle à l'expert mondial
01:14:24de ces sujets,
01:14:25Xavier,
01:14:26vous avez la 2,
01:14:27la 3,
01:14:28la 4,
01:14:29la 5,
01:14:30vous avez Arte,
01:14:32vous avez France Info TV,
01:14:34vous avez les archives
01:14:35de l'INA,
01:14:36vous avez,
01:14:36je vais oublier
01:14:37plein de choses,
01:14:38mais c'est pas grave,
01:14:38tout Radio France,
01:14:39tout ça pour 4 euros
01:14:40par mois.
01:14:41Chez M. Bolloré,
01:14:42puisqu'il a fait ici
01:14:43la comparaison,
01:14:44le coût moyen,
01:14:45ça doit être 30 ou 40 euros
01:14:46par mois pour avoir
01:14:47quelques matchs de football
01:14:48et de rugby.
01:14:49Bon,
01:14:49faites votre choix.
01:14:50D'ailleurs,
01:14:51je voudrais juste rebondir
01:14:52aussi sur ce qu'il a dit.
01:14:53il a expliqué
01:14:55avec beaucoup de démagogie
01:14:56que les 4 milliards,
01:14:58finalement,
01:14:59on ferait mieux
01:14:59de donner 1000 euros
01:15:01par mois
01:15:01aux pêcheurs
01:15:02et aux agriculteurs.
01:15:03D'abord,
01:15:03il s'est trompé dans le chiffre
01:15:04parce que si vous faites ça,
01:15:05c'est pas 4 milliards,
01:15:06c'est 5 milliards.
01:15:07M. Bolloré,
01:15:07il n'est pas un milliard près.
01:15:09Mais surtout,
01:15:09je vais lui suggérer
01:15:10autre chose.
01:15:11Il suffirait de mettre en place
01:15:12une taxation
01:15:13sur les ultra-riches
01:15:14type Tax-Zuckman
01:15:15avec un taux de 0,2%.
01:15:17Vous avez 4 milliards
01:15:18et vous avez de quoi financer
01:15:21l'audiovisuel public.
01:15:22Je continue.
01:15:24Oui ?
01:15:24Mais si,
01:15:28tu es d'accord.
01:15:28Je le sais.
01:15:30Je continue.
01:15:32Sur l'externalisation,
01:15:34c'est une question
01:15:34très importante
01:15:35que vous avez posée
01:15:36et que le rapporteur
01:15:38d'ailleurs pose
01:15:40justement
01:15:40à poser
01:15:42à de nombreuses reprises.
01:15:43Moi,
01:15:43je vais vous donner
01:15:44la réponse
01:15:45qui est la mienne,
01:15:46en l'occurrence
01:15:46qui est la nôtre.
01:15:46Mais tu as touché
01:15:48le sujet du doigt.
01:15:49Je vous dirai
01:15:49la chose suivante.
01:15:53aucune plateforme mondiale
01:15:54du type
01:15:55Netflix,
01:15:56Amazon
01:15:56ou autre.
01:15:58Aucun groupe
01:15:59audiovisuel
01:16:00dans le monde,
01:16:01privé
01:16:01ou public,
01:16:02n'a internalisé
01:16:03en tout cas
01:16:04totalement
01:16:04sa fonction de production.
01:16:06Pourquoi ?
01:16:06Parce que
01:16:07les métiers
01:16:08de diffuseur
01:16:09et les métiers
01:16:09de producteur
01:16:10sont totalement différents
01:16:11et n'ont rien à voir.
01:16:12Ils répondent
01:16:13à des rythmes,
01:16:14à des objectifs
01:16:15et à des compétences
01:16:15totalement différents.
01:16:17Je ne vais pas répéter
01:16:18ce que j'ai dit tout à l'heure
01:16:18mais le diffuseur
01:16:19il a pour objectif
01:16:21de construire
01:16:22une offre éditoriale
01:16:23la meilleure possible.
01:16:24Le producteur
01:16:25il livre
01:16:25un certain nombre
01:16:26d'émissions
01:16:27par exemple
01:16:27de flux
01:16:28ou de stock
01:16:29et il s'insère
01:16:30dans cette offre éditoriale.
01:16:31C'est deux métiers différents
01:16:32et au fond
01:16:33d'ailleurs je vais vous dire
01:16:33c'est parce que
01:16:34en France
01:16:35prenons l'exemple français
01:16:37le secteur
01:16:38de la production
01:16:38est aussi concurrentiel
01:16:40il y a près de 9000
01:16:41producteurs en France
01:16:42qu'il y a un tel niveau
01:16:44à mon sens
01:16:45de créativité
01:16:46d'innovation
01:16:47et de différenciation
01:16:48donc c'est quelque chose
01:16:50à mon sens
01:16:50qu'il faut absolument
01:16:53maintenir.
01:16:54J'allais faire une boutade
01:16:55sur le pluralisme
01:16:57mais au risque
01:17:00pour dire que
01:17:01effectivement
01:17:02si vous regardez bien
01:17:04je sais que je vais déplaire
01:17:06en disant ça
01:17:06mais si vous regardez bien
01:17:07la participation
01:17:08des différents groupes politiques
01:17:10notamment dans les émissions
01:17:11de flux de MediaOne
01:17:11vous verrez que
01:17:12je parle moi
01:17:13en tant que citoyen
01:17:14cette fois-ci
01:17:14pas en tant qu'actionnaire
01:17:17co-contrôlant
01:17:18mais la gauche
01:17:19a été à mon sens
01:17:20très largement
01:17:21sous-représentée
01:17:21merci
01:17:25je vous laisse compléter
01:17:28pardon deux secondes
01:17:29sur la transparence
01:17:30actionnarielle
01:17:30vous avez un très bon journal
01:17:31qui s'appelle
01:17:31le Monde Diplomatique
01:17:32excusez-moi
01:17:33je fais de la publicité
01:17:33du Monde Diplomatique
01:17:35qui publie chaque année
01:17:36une carte
01:17:37qui publie une carte
01:17:38de la propriété
01:17:39des médias
01:17:42si vous êtes un journal
01:17:43de presse écrite
01:17:44enfin les médias d'opinion
01:17:46je ne sais pas
01:17:47ce qu'il en est
01:17:47pour les médias télé
01:17:48parce que je ne suis pas
01:17:49je ne contrôle pas
01:17:51de médias télé
01:17:51mais pour la presse écrite
01:17:52il y a une obligation
01:17:52de transparence
01:17:53des actionnaires
01:17:54donc sur tous les maigres
01:17:55écrits
01:17:55il y a une obligation
01:17:56de transparence
01:17:56des actionnaires
01:17:57mais encore une fois
01:17:58je pense que ce qui est
01:17:58important dans les médias
01:18:00d'une manière générale
01:18:01c'est de connaître
01:18:02ceux qui ont le contrôle
01:18:03vous pouvez regarder
01:18:03les actionnaires
01:18:04ils ont une part
01:18:06ils ont une part
01:18:07des revenus
01:18:07ou des profits
01:18:08qui peuvent exister
01:18:08mais je pense que
01:18:09le contrôle est beaucoup
01:18:10plus important
01:18:10et le contrôle lui
01:18:12vous prenez
01:18:13vous prenez
01:18:14vous avez plein de sites
01:18:15en ligne
01:18:16qui vous indiquent
01:18:17qui sont les contrôlants
01:18:18ou les bénéficiaires économiques
01:18:19d'une société
01:18:20et c'est eux
01:18:21les vrais contrôlants
01:18:22d'une société
01:18:24comment ?
01:18:26si vous regardez
01:18:27vous allez retrouver
01:18:27je pense que
01:18:28si vous allez retrouver
01:18:29vous allez remonter
01:18:29jusqu'en haut de la chaîne
01:18:30et vous allez avoir son nom
01:18:31vous regardez
01:18:31qui est le bénéficiaire économique
01:18:34de Vivendi
01:18:34et je pense que vous retrouverez
01:18:35pour répondre à votre question
01:18:36Vincent Bolloré
01:18:37mais ça me paraît
01:18:39quelque chose de sain
01:18:40j'aimerais rajouter
01:18:41quelque chose
01:18:42parce que Mathieu
01:18:42veut me taxer
01:18:43là comme ça
01:18:43je n'ai rien dit
01:18:44et je me retrouve taxé
01:18:47je ne suis pas d'accord
01:18:48avec tout ce que dit
01:18:50Mathieu
01:18:50je ne suis pas d'accord
01:18:51avec tout ce que dit
01:18:52monsieur le rapporteur
01:18:53mais je crois que
01:18:56je crois que c'est un sujet
01:18:57que je partage
01:18:57avec nombreuses personnes
01:18:58dans cette salle
01:18:59c'est que moi
01:18:59j'ai envie qu'on puisse
01:19:00exprimer toute forme
01:19:01de position et d'avis
01:19:03et j'ai envie de vivre
01:19:04dans un pays
01:19:04où tous les médias
01:19:05y compris les médias publics
01:19:06puissent exprimer
01:19:07toute forme d'avis
01:19:08tout avis
01:19:09quel qu'il soit
01:19:10et que le débat puisse exister
01:19:12que le débat soit
01:19:13le plus serein possible
01:19:14et c'est pour ça
01:19:15que
01:19:16et Mathieu vous l'a dit
01:19:16tout à l'heure
01:19:17il est tellement désagréable
01:19:20d'arriver ici
01:19:21après s'être fait
01:19:22attaquer publiquement
01:19:23pendant des mois
01:19:25et franchement
01:19:25je pense que le débat
01:19:27et vous faites un métier dur
01:19:29et vous ne pouvez pas imaginer
01:19:31à quel point j'aime
01:19:31notre démocratie
01:19:32à quel point j'admire
01:19:33le travail que vous faites
01:19:34parce que c'est pas
01:19:35un travail facile
01:19:35parce que vous vous faites agresser
01:19:37et que nous on se fait
01:19:38probablement moins agresser
01:19:39que vous
01:19:39et je trouve tellement
01:19:42pas ignoble
01:19:43parce que le mot est trop fort
01:19:43mais tellement
01:19:45non constructif
01:19:46tellement bête
01:19:47de commencer à attaquer des gens
01:19:49plutôt que de permettre
01:19:50d'avoir un débat
01:19:51constructif
01:19:51entre nous
01:19:52et donc un très grand merci
01:19:53pour vos questions
01:19:54parce que même si elle ne concernait
01:19:55pas toute la commission d'enquête
01:19:56je l'ai trouvé incroyablement
01:19:58constructif
01:19:58merci
01:19:59moi j'ai encore une question
01:20:00à vous poser
01:20:00qui me paraît être une question
01:20:02importante à laquelle nous
01:20:03il me semble que
01:20:04nous n'avons pas répondu
01:20:05et comme vous êtes
01:20:06trois personnes
01:20:07qui vous intéressaient
01:20:08aux médias
01:20:09j'aimerais vous entendre
01:20:10là dessus
01:20:11il y a une question
01:20:12qui m'apparaît essentielle
01:20:14finalement
01:20:15et ce matin
01:20:15Patrick de Carolis
01:20:16le disait très bien
01:20:17c'est finalement
01:20:17on prend quand on s'intéresse
01:20:19à l'audiovisuel public
01:20:19le sujet à l'envers
01:20:21on s'intéresse sur le budget
01:20:22sur les moyens
01:20:23sur la gouvernance
01:20:24avant de se poser la question
01:20:26de la raison d'être
01:20:27de l'audiovisuel public
01:20:28et de ce que devrait être
01:20:29l'audiovisuel public
01:20:31vous êtes à la
01:20:32vous possédez
01:20:35directement
01:20:35indirectement
01:20:36des médias privés
01:20:38notamment dans la presse écrite
01:20:40ou des médias
01:20:40des journaux
01:20:41en ligne
01:20:42moi j'aimerais vous demander
01:20:44pour vous
01:20:44quelle est la raison d'être
01:20:45de l'audiovisuel public
01:20:46est-ce que l'audiovisuel privé
01:20:47ne fait pas
01:20:48ou ne pourrait pas faire
01:20:49ou ne devrait pas faire
01:20:50que l'audiovisuel public
01:20:52devrait faire
01:20:53et je vous le demande
01:20:54parce que monsieur Nel
01:20:54d'ailleurs tout à l'heure
01:20:55vous avez dit
01:20:55moi je serais intéressé
01:20:56un jour
01:20:56s'il devait être privatisé
01:20:57vous ne le souhaitez pas
01:20:58mais si
01:21:00certains responsables politiques
01:21:01ici
01:21:02accédaient au pouvoir
01:21:03et souhaitaient privatiser
01:21:04l'audiovisuel public
01:21:05ce qui à titre personnel
01:21:06n'est pas mon souhait
01:21:07vous avez indiqué
01:21:08être intéressé
01:21:09parce que pour vous
01:21:10qu'est-ce que
01:21:10qu'est-ce que fait
01:21:11l'audiovisuel public
01:21:12que l'audiovisuel privé
01:21:12ne ferait pas
01:21:14et la deuxième question
01:21:15que j'ai
01:21:15c'est une question
01:21:15qui m'apparaît aussi importante
01:21:17on a en France
01:21:18effectivement
01:21:18la loi de 86
01:21:20qui encadre
01:21:22l'information
01:21:23dans notre pays
01:21:23l'information dans les médias
01:21:25et c'est des règles
01:21:26de pluralisme
01:21:26d'impartialité
01:21:27d'honnêteté
01:21:27de l'information
01:21:29il y a quelques semaines
01:21:29Mme Ernotte a dit
01:21:30finalement
01:21:31dans les médias
01:21:32privés
01:21:32on pourrait
01:21:34assumer
01:21:34que ce pluralisme
01:21:35interne
01:21:36n'a plus lieu d'être
01:21:37et évoluer
01:21:38vers des médias
01:21:38d'opinion
01:21:39comme fonctionne
01:21:40la presse écrite
01:21:41et quel est votre point
01:21:42de vue là-dessus
01:21:42est-ce qu'il faut conserver
01:21:43le pluralisme interne
01:21:44c'est-à-dire conserver
01:21:45l'obligation pour les chaînes privées
01:21:47d'inviter finalement
01:21:48tous les responsables politiques
01:21:49de donner la parole
01:21:50à tous les courants de pensée
01:21:51les courants politiques
01:21:51est-ce que ces règles
01:21:53de pluralisme
01:21:53internes sont importantes
01:21:54ou est-ce qu'il faut
01:21:55faire évoluer les médias
01:21:56je parle là de la radio
01:21:56et de la télévision
01:21:58vers la presse écrite
01:21:59c'est-à-dire sans ces règles
01:22:01de pluralisme
01:22:03Sioniel
01:22:03je voulais vous lire
01:22:04et commencer
01:22:05merci
01:22:07je crois que vous avez
01:22:07déjà doré déjà
01:22:08de fait des médias
01:22:09d'opinion en France
01:22:10même s'ils ne portent pas
01:22:12ce nom
01:22:13et moi je trouve
01:22:13que c'est une bonne chose
01:22:14l'important c'est que
01:22:15quand on regarde un média
01:22:16on sache quelle est son étiquette
01:22:17et de ne pas
01:22:18et de ne pas être trompeur
01:22:20sur son étiquette
01:22:20et je suis ravi
01:22:21d'avoir des médias
01:22:22qui sont qualifiés
01:22:23comme étant
01:22:24d'extrême droite
01:22:25ou potentiellement
01:22:26d'extrême gauche
01:22:26je les trouve extrêmement
01:22:27importants à l'expression
01:22:28de la démocratie
01:22:29ou de droite
01:22:29ou de gauche
01:22:30peu importe
01:22:30mais politiquement
01:22:32incarnés
01:22:32et je pense qu'on l'a
01:22:33alors ces chaînes
01:22:35souvent sont obligées
01:22:36de jouer avec la loi de 86
01:22:37et de diffuser la nuit
01:22:40des opinions contraires
01:22:41je trouve ça idiot
01:22:41je pense qu'à un moment
01:22:42il faut qu'on s'assume
01:22:43et qu'on aille dans ce sens là
01:22:44le nombre de canals
01:22:45de diffusion est important
01:22:46il nous reste un problème
01:22:48qui est la numérotation
01:22:49des chaînes
01:22:49c'est comment on est sûr
01:22:51que l'ensemble
01:22:51des chaînes
01:22:53soient traitées
01:22:53de la même manière
01:22:54et que donc
01:22:55il n'y ait pas
01:22:55une forme de domination
01:22:57dans un groupe de chaînes
01:22:58qui sont les premières chaînes
01:22:59parce que la chaîne
01:23:00c'est toujours important
01:23:00une domination
01:23:02d'une chaîne
01:23:04pardon
01:23:04d'un groupe de chaînes
01:23:05sur une position
01:23:08sur une position
01:23:11donnée
01:23:12vous avez posé la question
01:23:13du rôle de l'audiovisuel public
01:23:15c'est de s'adresser à tous
01:23:15et c'est d'aller chercher
01:23:17ou de mettre en oeuvre
01:23:18notamment
01:23:18notamment
01:23:19des choses
01:23:21qui sont
01:23:22qui s'adressent
01:23:23à des publics
01:23:24et où il n'y a pas
01:23:25de rentabilité économique
01:23:26et je trouve ça
01:23:27important
01:23:28et c'est ce que fait
01:23:28l'audiovisuel public
01:23:29dans un certain nombre de cas
01:23:30d'avoir des contenus
01:23:31qu'on ne pourrait pas trouver
01:23:32ou qu'on ne peut pas trouver ailleurs
01:23:33parce que l'audience
01:23:35qui va être générée
01:23:36ne permet pas une rentabilité
01:23:37on le voit sur Arte
01:23:38et on le voit sur un certain
01:23:39nombre d'autres chaînes
01:23:39ce qui n'empêche pas
01:23:40à côté de ça
01:23:41d'avoir des contenus
01:23:41qui permettent de générer
01:23:42des recettes
01:23:43à l'audiovisuel public
01:23:44on a vu Nagui
01:23:46qui produit des contenus
01:23:47qui sont rentables
01:23:48je crois que
01:23:48un grand nombre
01:23:50enfin en tout cas
01:23:50je ne sais pas
01:23:50si c'est un grand nombre
01:23:51un nombre significatif
01:23:52de contenus
01:23:53de Menia One
01:23:54sont rentables
01:23:54pour l'audiovisuel public
01:23:56c'est-à-dire qu'entre
01:23:56le prix dépensé
01:23:57et la recette générée
01:23:58on a une rentabilité
01:24:00et ça me paraît
01:24:02incroyablement important
01:24:03je vous l'ai dit tout à l'heure
01:24:04j'ai grandi avec des émissions
01:24:05et Crécré à deux
01:24:07les émissions pour enfants
01:24:08ne sont pas des émissions
01:24:09qui rapportent de l'argent
01:24:10parce qu'on ne peut pas
01:24:10mettre de publicité dedans
01:24:12Dorothée c'est pas mal
01:24:12et elle
01:24:13j'habitais Créteil
01:24:14donc c'était peut-être pas
01:24:16c'était pas un endroit
01:24:18fantastique
01:24:18enfin c'est une très belle ville
01:24:19et j'adore cette ville
01:24:20je ne peux pas dire ça
01:24:20mais c'était peut-être pas
01:24:22l'endroit le plus riche
01:24:23de ce pays
01:24:23j'ai grandi dans une famille moyenne
01:24:25et j'étais content
01:24:26d'avoir ça
01:24:27parce que c'était un contenu accessible
01:24:28on n'avait pas l'argent nécessaire
01:24:29pour s'abonner
01:24:30ça n'existait pas
01:24:31mais même si ça avait existé
01:24:32on n'aurait pas eu l'argent nécessaire
01:24:33à la maison
01:24:33pour s'abonner
01:24:35pour s'abonner à autre chose
01:24:36donc je pense que c'est ça
01:24:37l'oeuvre
01:24:38ce que doit mettre en oeuvre
01:24:39le service public
01:24:40à côté des émissions
01:24:43rentables
01:24:44j'aimerais juste rajouter un truc
01:24:45parce qu'on a beaucoup parlé
01:24:47de l'audiovisuel public
01:24:49le travail de MediaOne
01:24:51c'est d'être partenaire
01:24:52avec toutes les chaînes
01:24:55donc l'un des premiers partenaires
01:24:57de MediaOne
01:24:57c'est Canal
01:24:58moi je suis ravi
01:24:59de l'existence de Canal
01:25:00et de Canal Plus
01:25:00je n'ai rien contre l'existence
01:25:02de CNews
01:25:02moi je suis ravi
01:25:02que CNews existe
01:25:04c'est peut-être pas la chaîne
01:25:05où je suis toujours le plus d'accord
01:25:06avec ce qu'ils racontent
01:25:07c'est ça
01:25:08mais je suis ravi
01:25:09que CNews existe
01:25:10et de la même manière
01:25:11on est ravi de travailler
01:25:12avec TF1
01:25:12avec M6
01:25:13avec Netflix
01:25:14elles ont chacune
01:25:15leur spécificité
01:25:15et le travail de MediaOne
01:25:17c'est de s'adresser
01:25:17à l'ensemble des médias
01:25:20à l'ensemble des diffuseurs
01:25:21et de produire pour eux
01:25:22des choses
01:25:23qui sont de qualité
01:25:24puis un dernier élément
01:25:27parce que je ne suis pas sûr
01:25:28que nous en reparlerons après
01:25:29c'est de vous remercier
01:25:30d'avoir eu cette qualité d'écoute
01:25:32je vous l'ai dit
01:25:33je regrette juste
01:25:34que nous ayons été attaqués
01:25:35en dehors de cette enceinte
01:25:37et que nous n'ayons pas répondu
01:25:38ni Mathieu
01:25:39ni moi
01:25:39ni Pierre-Antoine
01:25:40en dehors de cette enceinte
01:25:41et je trouverais
01:25:43sain que ces débats
01:25:44se passent exclusivement
01:25:45à l'intérieur de cette enceinte
01:25:46parce que c'est très facile
01:25:47de donner des interviews
01:25:48au-delà de cette enceinte
01:25:49mais ça n'accorde pas
01:25:50ou ça ne permet pas
01:25:53une forme de pluralisme
01:25:55dans les avis
01:25:55et je félicite
01:25:57les députés
01:25:58qui sont là depuis tout à l'heure
01:25:59à nous subir
01:26:01et à me subir
01:26:01j'en ai aucun doute
01:26:02que je peux être pénible
01:26:03et j'ai un côté pénible
01:26:04mais je pense
01:26:06qu'à partir du moment
01:26:06où le débat est sorti
01:26:08de cette commission
01:26:09d'enquête
01:26:10vous lui avez donné
01:26:11et encore une fois
01:26:12c'est ce que je disais
01:26:12tout à l'heure
01:26:13monsieur le rapporteur
01:26:13vous lui avez donné
01:26:14une importance
01:26:15qui n'a que des fins
01:26:17qu'à des fins politiques
01:26:18personnelles
01:26:19en vous scandalisant
01:26:20systématiquement
01:26:21des dépenses d'argent
01:26:21public
01:26:22etc.
01:26:22c'est tellement facile
01:26:24d'être démago sur le sujet
01:26:24c'est tellement facile
01:26:25d'être démago
01:26:26et quand derrière
01:26:27vous attaquez
01:26:27des tiers
01:26:28que nous sommes
01:26:29ne vous étonnez pas
01:26:30que quand on vous a en face
01:26:31parce que nous
01:26:32nous ne faisons pas ça
01:26:32par derrière
01:26:33nous faisons ça en face
01:26:33que quand vous nous avez
01:26:34en face de vous
01:26:35vous pouviez
01:26:36nous trouvez un petit peu
01:26:37agressifs
01:26:37donc je m'en excuse
01:26:38si vous nous avez
01:26:38trouvé agressifs
01:26:39c'est la fin
01:26:40de cet épisode
01:26:41à bientôt sur LCP
01:26:42Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:47Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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