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  • il y a 22 heures
"VIP Very Important Paysans", une émission consacrée au monde agricole, du champ à l'assiette ! Ce nouveau numéro s'intéresse au cochon, dont le mode d'élevage est souvent critiqué, ainsi qu'à l'oignon, un légume incontournable de nos cuisines.

Frédérique Courtadon et ses chroniqueurs reçoivent en plateau :
- Anne Postic, éleveuse de cochons dans le Finistère,
- Charles de Courson, député LIOT de la Marne,
- Charles Perdereau, producteur d'oignons en Eure-et-Loire.

Tout est-il vraiment bon dans le cochon ?
On en mange 31 kilos par an, mais son mode d'élevage est souvent critiqué... on mène l'enquête sur le cochon !
Ils s'occupent de vos oignons !
Vous saurez tout sur un produit que nous avons tous dans notre cuisine, mais que nous ne connaissons pas assez : l'oignon !

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News
Transcription
00:02Musique
00:07Chaque matin, ils sont debout aux aurores.
00:09Ils prennent soin de leurs champs, de leurs bêtes, de leurs fermes,
00:12pour nourrir chacun d'entre nous.
00:14Ce sont nos 600 000 héros du quotidien, des VIP, des Very Important Paysans.
00:21Amis des campagnes, amis des villes, bonjour !
00:24Soyez les bienvenus sur LCP pour un nouveau numéro de VIP,
00:27Very Important Paysans, la première émission d'information consacrée au monde agricole
00:32et à celles et ceux qui s'engagent chaque jour pour nous nourrir.
00:35Alors, ils vont nous rejoindre dans quelques instants
00:37pour parler de leur vie d'agriculteur, de leurs produits et surtout de leur savoir-faire.
00:41Alors, ok, il y a le savoir-faire et il y a aussi le faire savoir.
00:44Et pour ça, on peut compter sur nos VIP, nos Very Important partenaires.
00:48Bonjour Louise !
00:49Bonjour Fred !
00:49Comment ça va ?
00:50Ça va très bien, merci !
00:51Alors Louise, aujourd'hui, vous allez nous parler d'un artisan, éleveur, basque,
00:55qui finalement a réveillé toute une vallée endormie.
00:58Exactement, je vais vous parler de Pierre Otaïsaille, je suis ravie de vous partager son parcours.
01:01Eh bien, on attend ça avec plaisir.
01:02À vos côtés, il y a l'agriculteur du plateau, mais oui, c'est Jean-Baptiste Verdi, messieurs-dames,
01:06on l'applaudit très fort !
01:08Il nous vient de la marme, comme d'habitude.
01:10Oui, ça n'a pas changé.
01:11C'est ça ?
01:11Ça n'a pas changé.
01:12Moi, j'ai fini dans l'échange, j'ai semé mes maïs,
01:15j'ai mis des époux en taille parce que les corbeaux viennent tout bouffer,
01:18mais sinon, maintenant, je peux venir en plateau pour faire cette épouse.
01:21Ça, c'est très bien.
01:21Et puis, je suis sûre que vous avez des solutions pour effrayer les corbeaux, comme d'habitude.
01:25Il a toujours des solutions, cet homme.
01:27Ce qu'on ne dit pas, c'est qu'il a son fan club.
01:29On en a parlé tout à l'heure avec Olivier.
01:31Ah, ça y est, il a son fan club qui demande tous,
01:34mais qui est donc ce beau garçon, ce bel agriculteur ?
01:37J'ai une boîte à chaussures pleine de lettres, déjà.
01:40Eh bien, on vous donnera son 06 tout à l'heure, ou son 07,
01:43parce qu'il est très jeune, finalement.
01:45Alors, de l'autre côté, nous avons Olivier Mévelle.
01:46Bonjour, Olivier.
01:47Bonjour, Fred.
01:47Vous êtes le spécialiste de la consommation pour VIP.
01:51Avec vous, on va, bien sûr, décortiquer les prix,
01:54voir ce qui se cache, surtout, derrière ces produits qu'on achète,
01:56notamment en supermarché.
01:58Tout à fait.
01:59Et puis, ravi de revenir en troisième semaine,
02:01au sein de la Magic Team, puisque je vais la qualifier comme ça.
02:04Oh là là, j'adore cet homme, quel flatteur.
02:06On est ravi que vous soyez là.
02:08Et puis, bien sûr, le nerveux de la bande, c'est Antoine Robin.
02:11Comment il va ?
02:12Regardez, c'est des asperges que vous avez sur la banque.
02:15Oui, ce sont des asperges, c'est la pleine saison, donc on en profite.
02:18Voilà, il y a un petit peu de tout.
02:19J'ai fait mon marché aujourd'hui sur mes vêtements.
02:22Avec vous, bien sûr, on décortique l'actualité rurale, agricole,
02:26savoir ce qui s'est passé dernièrement dans nos campagnes.
02:28Elle est dans cette actualité, elle est dans.
02:29Oui, vous allez nous en parler dans quelques secondes.
02:31Et puis, bien sûr, on ouvre le débat avec vous.
02:33Toujours avec franchise, audace et envie.
02:36C'est parti.
02:37Tout de suite, on découvre le sommaire.
02:39C'est avec le poulet, la viande préférée des Français,
02:42mais son mode d'élevage.
02:43Et sous le feu des critiques, nous parlerons du cochon.
02:46Et puis, nous recevons Charles de Courson.
02:48Il est député liottes de la Marne.
02:49Et enfin, jaune, rouge, nouveau.
02:52Vous saurez tout, tout, tout sur les oignons.
02:54Le condiment le plus consommé en France.
02:56Mais d'abord, que s'est-il passé dans nos campagnes ces dernières semaines ?
02:59Eh bien, Antoine a fait le point pour nous.
03:01C'est notre very important de presse.
03:08Alors Antoine, quoi de neuf sur la planète agriculture ?
03:11Alors Fred, on sait que les agriculteurs, quand ils ne sont pas contents,
03:13ils le font savoir et c'est souvent assez démonstratif.
03:16On met des barricades, on bloque des routes et ainsi de suite.
03:18Ça peut barder.
03:18Ça peut barder.
03:19Mais là, il y a une connerre sourde qui est en train de monter,
03:21qui est un petit peu moins spectaculaire et pourtant,
03:23qui est symboliquement, je trouve, ravageuse.
03:25On sait que depuis cette année, dans plusieurs régions,
03:28des céréaliers ont décidé de ne pas planter de blé et de maïs dans leurs champs.
03:34Pourquoi ?
03:34Parce qu'évidemment, on sait que ce sont des cours qui sont extrêmement volatiles,
03:37celui du blé et du maïs.
03:38Et puis aussi parce que le coût des intrants, on en parlait dans les émissions précédentes de VIP,
03:41a explosé, parfois plus de 20, plus de 30%.
03:44Et c'est un phénomène qui est en train de grandir.
03:47Ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a des agriculteurs qui renoncent à faire leur métier.
03:52Non pas parce qu'ils ne savent pas faire leur métier,
03:53mais parce qu'ils ont peur de le faire aujourd'hui.
03:55Alors, c'est vrai que quand ils ne plantent pas du maïs et du blé,
03:58ils vont planter autre chose.
03:59On en parle avec JB.
04:00Oui, tout à fait.
04:01En fait, ce n'est pas qu'ils ne font pas une manif quand ils font ça.
04:04C'est juste qu'ils calculent.
04:06Entre le coût de l'engrais et le prix qu'on peut vendre les récoltes,
04:11en fait, tu arbitres.
04:12Donc plutôt qu'un maïs, là, au printemps, il y en a qui vont faire plus de tournesols
04:15parce que ça consomme moins d'engrais, donc c'est moins de dépenses déjà au départ.
04:19Mais ça reste un grève-cœur pour un agriculteur,
04:20que pas de planter, de ne pas faire son métier.
04:22Oui, en tout cas, ton entreprise est obligée de la gérer.
04:24Donc tu ne peux pas te dire, je fais quand même...
04:27Alors après, on est aussi lié, c'est-à-dire qu'on ne va pas tout remplacer
04:30puisqu'on est quand même lié à des rotations.
04:32On ne peut pas complètement remplacer des cultures par rapport à une autre.
04:35Mais on est obligé de compter parce qu'on voit bien
04:37que sinon, on va aller dans le mur économique.
04:39En tout cas, je confirme, dans les Landes, c'est une terre historique de maïs
04:41et il y a beaucoup de producteurs qui ont décidé de ne pas semer,
04:43ce qui est assez historique.
04:44Enfin, tout ça n'est pas un bon signe.
04:46Et puis surtout, moi, je trouve qu'il y a une valeur symbolique
04:47parce que le blé, c'est les moissons.
04:50Et les moissons, c'est quand même presque un totem, j'allais dire, national.
04:53C'est un moment extrêmement fort, symbolique pour les agriculteurs.
04:55Et de ne pas faire ces moissons-là, c'est dur.
04:57Et même si, actuellement, on peut dire que les semis se réalisent,
05:01on peut dire aussi que c'est l'année prochaine
05:03qu'on verra véritablement les conséquences de ce mouvement.
05:06Là où ça serait vraiment grave, c'est qu'au lieu de remplacer par une autre culture,
05:09c'est qu'on fasse déjà cher.
05:10Et c'est ce qui est en train d'augmenter.
05:11C'est-à-dire que plutôt que de semer quelque chose,
05:14on met de l'herbe et on ne touche plus à rien.
05:15Ça, c'est ce qui se passe en mode.
05:15Ce n'est plus du tout de l'alimentaire.
05:17Eh bien, faire à suivre.
05:18Et on va parler tout de suite d'un stand-up-ur qui traîne dans les campagnes.
05:23Il s'appelle Nicolas Mérieux.
05:24C'est un ami de JB.
05:25C'est un stand-up-ur des campagnes avec de la terre sous les ongles.
05:28Alors, il est intéressant parce qu'il est humoriste de formation.
05:30Il est agriculteur dans les Landes.
05:31Il fait de l'agriculture bio et du maraîchage.
05:34Mais surtout, il fait des vannes.
05:36Et il fait des vannes comment ?
05:37Il s'est tourné, il les fait dans des stabulations, dans des fermes.
05:40Alors, il faut venir avec sa chaise pilante, ainsi de suite.
05:45Et donc, il a, évidemment, ce qu'on appelle le farm tour.
05:48Donc, il va de ferme en ferme.
05:49Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'il va parler quoi ?
05:51Il va parler du climat.
05:52Oui, ça se voit.
05:53Sur la fiche, ça se voit très bien.
05:54Mais c'est une bonne ambiance au spectacle, là, quand même.
05:57Il va se moquer de la Pâque et puis de ces innombrables paperasseries
06:02qui embêtent terriblement les agriculteurs.
06:04Il va parler aussi des neuroraux qui ne sont pas contents
06:06parce qu'ils entendent le coq hurler le matin.
06:08Ou, évidemment, les odeurs de lisier et de vache.
06:11Tout ce qui dérange les parisiens.
06:12Il va se produire à partir de juillet.
06:15partout en France, dans des fermes.
06:17Et je trouve que, là, pour le coup, c'est une manière extrêmement joyeuse
06:20et marrant de parler de l'agriculture.
06:21Oui, et puis, il est passé du viac à faucon.
06:23Il était humoriste.
06:24Il est devenu agriculteur parce qu'il voulait voir ce que ça faisait.
06:26Et du coup, il voit que c'est passé, ça.
06:29Et c'est là qu'il est hyper intéressant.
06:30Et bim !
06:31Merci beaucoup, Antoine, pour ces nouvelles fraîches de nos belles campagnes.
06:35Alors oui, la campagne, elle est belle en ce moment puisque les beaux jours sont de retour.
06:39Et qu'est-ce qu'on fait, nous, les Français, quand il fait beau ?
06:42En fin de journée, on prend l'apéro, bien sûr, toujours avec modération.
06:46Et il se trouve que la charcuterie reste un incontournable de ces moments de convivialité.
06:50Et oui !
06:50Alors, comment on choisit bien son jambon, son saucisson et où on est la filière française ?
06:55Puis surtout, comment progresser face aux critiques, notamment sur le bien-être animal et la pollution ?
07:00Bref, tout est-il vraiment bon dans le cochon ?
07:03Eh bien, on va démêler ça tout de suite.
07:05C'est notre premier very important produit.
07:12Et pour tout savoir sur le cochon, nous accueillons Anne Posty,
07:16qu'elle veste de port dans le Finistère.
07:17Bonjour, Anne.
07:18Merci d'être avec nous sur le plateau de VIP.
07:22Vous disiez tout à l'heure que vous étiez plus à l'aise avec vos cochons que sur un plateau
07:25de télé.
07:25C'est ma première en télé, donc ça fait un peu bizarre.
07:29Bienvenue, ça va aller.
07:31Ça va aller, ça va aller.
07:32Oui, on a envie de tout savoir, bien sûr, sur vous, sur votre métier, votre exploitation.
07:36Vous avez 40 ans, vous êtes installé à la tête d'un élevage seul, de 210 truies.
07:41Vous faites partie des 10 000 éleveurs de porcs français, c'est énorme.
07:45Et comme la moitié d'entre eux, vous êtes situés en Bretagne.
07:50Et ce n'est pas qu'en Bretagne, c'est dans le Finistère Nord.
07:53C'est-à-dire dans le Léon, un pays qui nous échoue par un territoire magique.
07:58Alors, on aimerait bien savoir comment s'est développée cette exploitation d'élevage de porcs.
08:04À la base, est-ce que c'était une exploitation familiale ?
08:07Ou est-ce que vous, vous avez décidé de reprendre une exploitation toute seule comme une grande ?
08:11En fait, moi, je ne suis pas du tout issue du milieu agricole, mais j'ai toujours aimé les animaux.
08:16Et puis, ça s'est fait par un stage d'été, en fait, où je suis allée travailler dans une
08:20exploitation.
08:21Et on va dire que je suis tombée un peu amoureuse de l'animal, de la technique.
08:25Et je me suis perfectionnée là-dedans, dans mes études et tout ça.
08:29Et pour moi, c'était une évidence, je ne regrette pas du tout mon choix.
08:33Et pour moi, c'est le plus beau métier du monde.
08:35Ça, c'est magnifique d'entendre ça.
08:37Ça fait du bien, ça fait plaisir.
08:39C'est le plus beau métier du monde, mais c'est un métier rigoureux qui demande beaucoup d'engagement, beaucoup
08:43de temps.
08:44Vous êtes quand même mère de famille, vous avez des enfants.
08:46Trois, trois garçons.
08:47Trois garçons ? Waouh ! Quel âge ?
08:49Alors, le plus grand va avoir 10 ans, le deuxième a 8 ans et le petit dernier aura 5 ans
08:55en fin d'année.
08:56Est-ce qu'il joue dans l'exploitation ? Est-ce qu'il vient de vous voir ?
08:58Parce que je crois que vous n'êtes pas très loin de votre...
09:00Non, je suis à 8 minutes de chez moi.
09:02Et quand c'est les vacances ou le mercredi, ça leur arrive de venir à l'exploitation et puis de
09:10donner un coup de main.
09:11Ah, déjà !
09:11Ils s'intéressent, ils posent des questions et je trouve ça super de pouvoir leur transmettre ma passion, leur expliquer.
09:18Et puis, sur trois garçons, j'espère peut-être que...
09:21C'est ça, la question.
09:22...la société des vocations et qu'il y en a un qui reprendra l'exploitation dans quelques années.
09:26C'est le décalage entre votre enthousiasme à vous, fierté du métier, mère de famille, et on se projette sur
09:32l'avenir, sur un secteur d'activité qui est sans doute un des secteurs les plus décriés du moment.
09:37Vous vivez...
09:37Mais pas trop bien aimé, en général.
09:39Mais comment vous le vivez, ça, vous ? Comment vous le vivez ?
09:41C'est une habitude puisque ça fait quand même pas mal de temps que je travaille dans la production porcine.
09:47Donc j'ai été salariée d'abord avant d'avoir mon exploitation, c'était déjà comme ça.
09:51Et après, on mise sur les jeunes, sur des gens comme moi ou d'autres qui ont envie de transmettre
09:58et puis de donner la vraie image.
10:01Parce que ce qu'on voit beaucoup sur les réseaux sociaux ou dans la presse, c'est pas la réalité
10:06des choses.
10:07Et les gens ne savent pas ce qu'on fait, en fait.
10:10Quelle est la critique la moins fondée, selon vous, sur votre profession ?
10:14La critique la moins...
10:15Quelle qui vous baisse le plus, ou qui vous fait le plus mal ?
10:17Quelle qui vous baisse le plus.
10:19Moi, particulièrement, c'est qu'on maltraite les animaux.
10:22Le mot maltraitance, alors que c'est pas...
10:24Le bien-être animal, effectivement, on s'engage de plus en plus là-dessus.
10:27On va en parler dans cette interview.
10:31J'aimerais qu'on aille, sur votre exploitation, 210 truies, c'est ça ?
10:35Mais combien de bêtes en tout ?
10:36Ça fait à peu près, quand toute l'exploitation est remplie, quasiment 4000 animaux, on va dire.
10:43Ah ouais ! Sur une surface de combien, à peu près ?
10:46Là, ils sont en bâtiment, et après, on a 164 hectares de terre, et à peu près 130, on va
10:53dire, cultivables.
10:54C'est une exploitation moyenne, Anne, finalement, que vous avez ?
10:57Je dirais même une exploitation familiale, par rapport à certaines fermes qui ont des structures quand même plus grosses, en
11:03Bretagne.
11:03En Bretagne, après, si on prend Europe, c'est encore plus gros, et si on prend Mondial, on va en
11:10Chine, là, c'est des immeubles.
11:11On pourrait comprendre l'affection que l'éleveuse a pour des vaches, des agneaux, des moutons, des petits cochons, c
11:19'est mignon, c'est tout.
11:41Il vient sur nous, enfin, il nous reconnaît à la voix, il vient, moi, mes truies sont en parc, donc
11:47je passe tous les jours parmi elles pour voir si tout va bien.
11:51Certaines, on les reconnaît, elle vient, elle veut sa petite caresse, et il y a une sorte de feeling qui
11:57passe, quoi.
11:58Et si nous, on aime nos animaux et qu'on les traite bien, ben, eux, ils nous le rendent bien
12:03aussi, quoi.
12:03On ne peut pas dire non plus qu'il y a des mauvais élèves dans le monde des éleveurs porcins,
12:08L214.
12:09Ah ben, il y en a forcément...
12:10On peut critiquer, fait aussi son métier, et a mis à jour, quand même, des...
12:13Il y en a forcément, comme dans tous les métiers, je pense, mais après, il ne faut pas en faire
12:17une généralité, quoi.
12:19On n'est pas là... Après, on est une entreprise aussi, nos animaux nous servent à vivre.
12:24On n'est pas là pour les maltraiter, on est là pour faire de la qualité, quoi.
12:28Justement, est-ce que c'est possible de trouver un compromis entre marge de l'éleveur et bien-être animal
12:33?
12:33Parce que les pratiques de bien-être animal, elles ont un coût aussi, pour vous.
12:37Oui, mais bon, de toute façon, on n'a pas le choix, puisqu'elles passent au fur et à mesure,
12:40donc on est bien obligés de se mettre aux normes.
12:43Après, les animaux, ils sont d'autant mieux, mais j'ai envie de dire qu'on n'a pas forcément
12:49eu le retour de l'investissement, quoi.
12:53On a des frais pour le bien-être animal, pour la biosécurité, et le kilo de cochon n'a pas
13:00forcément augmenté.
13:00Il n'y a pas un label sur le packaging ?
13:02Oui, oui, c'est ça, mais justement, qu'est-ce que...
13:04Vous pouvez expliquer ça, peut-être que, dans le fond, depuis 2012, vous avez investi dans des jouets pour les
13:09truies,
13:09dans un certain nombre, je dirais, de processus de bien-être animal,
13:14mais est-ce que le consommateur accepte de payer pour le bien-être animal ?
13:18Je...
13:19Vous n'avez pas de retour là-dessus ?
13:21Je ne sais pas.
13:21C'est ça qui est important.
13:22Oui, c'est une vraie bonne question, d'ailleurs.
13:24Est-ce que le consommateur, aussi, bon, ils ont, on va dire, avec tout ce qui se passe, la crise,
13:29les inflations, il y a moins d'argent.
13:31Le consommateur a envie de bien manger, mais est-ce qu'il a le prix ?
13:34Ça reste accessible, quand même.
13:36Oui, ça reste accessible.
13:37On pourrait quand même accepter de payer, quand même...
13:40Un petit peu plus pour, voilà, penser à ce bien-être.
13:43Quand on va dans les grandes surfaces, ils veulent acheter de la qualité, ils veulent acheter français, c'est pas
13:47forcément ça, quoi.
13:48Il y a quelques personnes qui se posent beaucoup la question du bien-être,
13:51et beaucoup qui, en fait, n'achètent et ne font pas du tout le lien avec la production.
13:56On va rester sur cette idée de bien-être animal, qui, quand même, interpelle pas mal de gens,
14:01et de plus en plus, notamment la jeune génération, évidemment.
14:03Alors, c'est vrai que les éleveurs pour seins reçoivent pas mal de critiques.
14:06Comment ça se fait que 95% des cochons en France sont élevés, justement, en bâtiment fermé, sur Caille-Bauty,
14:12avec une forte population et sans accès à l'extérieur ?
14:16Il y a une raison à ça ?
14:17Ça, c'est... ça date d'avant.
14:20Racontez-nous, ça nous intéresse.
14:22Les anciens ont commencé, bon, avec deux cochons, trois cochons dans des fermes,
14:26et après, bon, ils ont voulu, de par la consommation qui augmentait aussi, il fallait produire plus,
14:32donc il fallait stocker plus d'animaux,
14:33et le bâtiment, c'est la méthode, on va dire, la plus facile pour l'éleveur,
14:39pour pouvoir bien surveiller ses animaux,
14:40et, contrairement à ce qu'on peut penser, même s'ils n'ont pas d'accès extérieur,
14:44ils ont toutes les conditions optimales pour être bien, quoi.
14:47Il y a du chauffage, il y a de la lumière, il y a de l'eau, il y a
14:51des jouets,
14:52c'est lavé à chaque fois que les animaux qu'on vit de la salle, c'est propre,
14:58donc ils sont dans de bonnes conditions.
14:59Il faut comprendre aussi que ça permet d'avoir un jambon à un bon prix,
15:02parce que là, tout à l'heure, je vais vous parler de Pierre Otaïsa,
15:05cochon en liberté, valisez à vie de Pays-Bas,
15:07on n'est pas du tout sur les mêmes prix,
15:09donc à un moment aussi, il faut allier la rémunération de l'agriculteur,
15:12le prix pour le consommateur, le bien-être animal.
15:14Tu le dis, il y a un vrai sujet sanitaire, c'est pour ça que c'est fermé,
15:17c'est comme pour les, on l'a dit, sur d'autres émissions, sur les serres,
15:20où en fait, quand tu maîtrises l'extérieur, ou en élevage agricole,
15:23c'est-à-dire, les animaux qui sont protégés en bâtiment,
15:26c'est ce que tu vas gérer, toute maladie qui peut arriver à l'extérieur,
15:33on est quasiment sûr de ne pas l'attraper.
15:36Est-ce que vous comprenez les critiques du grand public sur les queues coupées ?
15:39Parce que ça, c'est sûr, quand on voit ça dans des vidéos,
15:43on est plutôt estomaqués.
15:45Oui, vous vous le faites, la coupe de la queue, pourquoi ?
15:47Après, moi, je fais la coupe des queues, j'ai essayé de ne pas la faire,
15:52les résultats n'ont pas été très concluants.
15:55Je vais vous expliquer à ceux qui regardent pourquoi on coupe la queue du cochon.
15:58Moi, je coupe la queue parce qu'en fait, ils sont en groupe,
16:01il y a plusieurs cochons.
16:02Et ils commencent à se mordiller, en fait, la queue.
16:06Et puis, la queue, c'est le prolongement de la colonne vertébrale.
16:09Et ça peut entraîner des paralysies, notamment.
16:12Ça peut entraîner des paralysies.
16:12Un cochon paralysé, on est obligé de l'autonasier.
16:16De l'abattre, évidemment.
16:16Mais pourquoi il se mange la queue ?
16:19C'est quoi ? Parce que c'est un peu un trouble du comportement.
16:21Alors, tout le monde cherche.
16:23Ça peut être l'ambiance.
16:25Peut-être la compétitivité, le fait d'accéder à la nourriture.
16:28Ça peut être la surcharge dans les salles.
16:30Et il y a des études qui sont faites sur ça.
16:33La conséquence de ça, c'est qu'il y a certains éleveurs
16:34qui liment les dents aussi des cochons.
16:36Alors là, limer les dents, c'est pareil.
16:38Moi, je ne le fais pas.
16:40Mais après, c'est pour le bien-être, on fait dire, de la truie.
16:44Parce qu'il y a certains qui sont plus gourmands.
16:46Et puis, mon petit cochon, ça a des dents très pointues, en fait.
16:49Et ils leur font mal.
16:50Et ça peut faire aussi des blessures sur la mère.
16:54Pourquoi vous ne lui mettez pas les dents ?
16:55Parce que ça se passe bien chez vous, c'est ça ?
16:56Parce que moi, mes truies, elles sont super maternelles.
16:59Elles sont cool.
16:59Ça se passe très bien.
17:01Après, j'essaye de trouver des méthodes un peu alternatives.
17:03Quand je vois que ça commence à mordiller un peu,
17:06je vais rajouter de la paille dans les cases.
17:08Ils puissent m'achouiller un peu, c'est ça, oui.
17:10Je vais ouvrir mes cases, en fait, sur l'avant
17:12pour qu'ils puissent circuler plus facilement,
17:15aller faire un petit tour.
17:16Et puis, ils reviennent dans la case avec leur mère.
17:17Et pendant qu'ils font ça, ils ne s'occupent pas de leur maman.
17:20Alors, les petits cochons de Anne, ils vont grandir.
17:23Et puis, ils vont aller vers leur destin, j'ai envie de dire.
17:26On va les transformer.
17:27Vous, vous ne les transformez pas, c'est ça ?
17:29Non, non.
17:29Moi, je les élève.
17:30Et puis, après, ils partent.
17:32Donc, ils partent à l'abattoir, c'est ça ?
17:34Et après, ils sont transformés par une entreprise.
17:37Ils sont transformés pour aller dans les grandes surfaces.
17:39C'est ça.
17:40Et justement, mais voilà, parlons de la charcuterie,
17:42puisque c'est quand même ce qu'on mange le plus,
17:46avec le cochon ou dans le cochon.
17:48D'ailleurs, c'est quoi votre charcuterie préférée, Louise ?
17:50Bah, Louise, évidemment, je l'ai dit.
17:53À part le sud-ouest, il y a quoi ?
17:54Il y a un Nord de Bigorre aussi.
17:56Moi, je suis d'accord.
17:57Moi, je dirais pour Nord de Bigorre aussi.
17:59Jean-Baptiste ?
17:59Moi, je mange tout.
18:00Je mange tout.
18:01Tout est bon dans le cochon.
18:03Ah oui, oui.
18:04C'est un rillette, un saucisson, du jambon blanc.
18:05C'est bon, ça aussi.
18:06Une petite côte de porc bien épaisse, grillée.
18:09Moi, je trouve que ce qui a perdu le plus en goût et en qualité,
18:12et qu'on a besoin d'en trouver, c'est le bon jambon blanc.
18:14Et oui, et on va en parler de ça, du jambon blanc.
18:17Et on va en parler parce que je trouve que...
18:18Qui est très rose quand même pour un jambon blanc, dis-donc.
18:21Exactement.
18:21Pour plein de raisons, et je trouve qu'il a un peu perdu de sa superbe,
18:24et il a trouvé de noblesse.
18:25Voilà, c'est Olivier qui va nous en parler.
18:28Parce que c'est vrai qu'Olivier, ce n'est pas facile de s'y retrouver.
18:30En tout cas, au supermarché, on ne va pas tous chercher le boucher,
18:32mais on nous dit que le bon jambon doit être gris, mais pas rose.
18:35Bon, moi, on joue du rose partout.
18:36C'est du malabar partout.
18:38Et puis au niveau des prix aussi, ça fluctue énormément.
18:41Nitrite, panitrite.
18:42Vous allez nous en parler tout de suite ?
18:43Tout à fait, Fred.
18:44Alors, le jambon, c'est compliqué, Anne.
18:46Parce que quand on va faire ses courses,
18:48finalement, la première des choses à faire,
18:50c'est de vérifier l'origine.
18:54Et l'origine, il y a un moyen qui est simple, fiable,
18:57pour vérifier l'origine, c'est le petit label,
19:00le porc français, tout de suite.
19:01Le porc français, ça signifie, en fin de compte,
19:04que le porc, il est né, il a été élevé,
19:07il a été abattu et transformé.
19:09Donc, quatre opérations en France.
19:11Ne prenez pas de jambon sans ce label, le porc français.
19:14Ensuite, vous avez le choix entre trois qualités de jambon.
19:18La première qualité, le standard,
19:20vous êtes entre 8 et 12 euros le kilo
19:21et vous avez un jambon qui est fait, on va dire,
19:25avec les bas morceaux.
19:26C'est un jambon qui est reconstitué.
19:28Et les gens doivent savoir, sur ce jambon reconstitué,
19:30il y a plusieurs ADN de porc différents
19:32dans une même tranche de jambon.
19:34C'est un porc dans lequel on va rajouter de la saumure,
19:37on va rajouter des additifs, notamment le E452,
19:40pour garder de l'eau.
19:41Et on va rajouter aussi des nitrites
19:43pour lui donner sa couleur rose.
19:44Ce jambon, il est dit standard.
19:46Juste au-dessus, vous avez un jambon de qualité supérieure.
19:49Et là, effectivement, vous avez encore des nitrites,
19:52mais vous n'avez plus le E452.
19:54Il faut choisir, quoi, en fait.
19:55Il faut choisir.
19:56Entre la peste et le choléra.
19:57Le jambon, il est quand même reconstitué
19:59pour que les tranches aient la même forme.
20:01Et comme les consommateurs veulent des jambons
20:03qui aient la même tranche,
20:04on reconstitue, en fin de compte, le jambon
20:06dans des barres et on le débite ensuite.
20:10Alors, derrière, vous me direz,
20:11qu'est-ce qu'il faut choisir ?
20:13Et puis, il y a les petites merveilles.
20:15Les petites merveilles, c'est chez votre boucher,
20:17c'est-à-dire le jambon d'un seul porc.
20:20C'est-à-dire une tranche égale un porc,
20:23égale un seul ADN, égale une origine
20:26chez l'éleveur.
20:27On n'est pas sur les mêmes prix.
20:28Et on n'est pas sur les mêmes prix.
20:29On est sur, là, 18 à 28 euros le kilo.
20:31Mais c'est vraiment pour se faire plaisir.
20:33Parce que, là, vous pouvez aussi aller
20:35jusqu'au label rouge avec un porc
20:37qui, finalement, aura été élevé sans antibiotiques.
20:40Et on a du goût.
20:42Parce que ce jambon a été saumuré
20:44dans des bonnes conditions.
20:46Seulement...
20:47Saumuré, ça veut dire quoi ?
20:48Saumuré, ça veut dire qu'on va le mettre
20:49dans une soupe avec des légumes,
20:52avec du sel.
20:53Le petit bouillon, quoi, comme à la maison.
20:55Le petit bouillon qui va lui donner du goût.
20:56Et puis, il faut aussi accepter que,
21:00comme il y a une cuisse de porc,
21:01il y a un talon de départ,
21:03il y a un talon d'arrivée.
21:04Ça veut dire que toutes les tranches
21:05n'ont pas la même taille
21:06parce que c'est le jambon.
21:07Et donc, quand on retire l'os,
21:08quand le boucher retire l'os,
21:09il y a un trou au milieu.
21:10Et c'est bon signe.
21:11Ça veut dire que c'est un jambon
21:13d'un seul porc.
21:14Donc, dans le jambon,
21:15quand le prix baisse,
21:16ça veut dire qu'on est
21:17sur un jambon très industriel.
21:19Quand le prix monte,
21:19ça veut dire qu'on est
21:21dans un jambon qui est d'un seul porc.
21:23Le problème du cochon,
21:25c'est aussi la valorisation
21:26de l'ensemble de la bête.
21:28On ne mange qu'aujourd'hui
21:29qu'une petite partie.
21:30Le reste, pour des questions
21:31de pratique presque gastronomique,
21:34on les a abandonnés.
21:35Et c'est compliqué.
21:36On fait quoi de ces morceaux
21:36qu'on ne mange plus ?
21:37On les exporte.
21:38On les exporte en Chine,
21:39notamment en Chine.
21:40On sont très friands.
21:41Les oreilles de cochon.
21:42Oui, les fameuses oreilles de cochon.
21:44Évidemment.
21:45Sauf que nous, on ne mange plus.
21:46Ça part.
21:47Ça part à l'étranger.
21:50Oui, j'imagine.
21:50J'imagine bien.
21:51Pardon de parler encore
21:52des choses qui fâchent,
21:53une autre conséquence,
21:54j'allais dire, un peu négative,
21:56notamment dans l'élevage porcin,
21:58c'est l'Élysée.
22:00Eh oui.
22:00Et qui ont pour conséquence
22:01notamment un travail écologique
22:02en ce moment de la Bretagne.
22:03On va en parler avec JB.
22:05Avec JB.
22:06Parce que JB,
22:06il a plein d'informations
22:07à nous donner là-dessus.
22:09C'est la chronique.
22:10Oui, c'est ça, chronique.
22:13Qu'est-ce que c'est JB ?
22:14Sauf que JB,
22:16vous allez nous prouver
22:17que tout n'est pas si négatif que ça.
22:19Ah non.
22:19Voilà.
22:20Et c'est d'ailleurs
22:20l'objet de notre
22:21très importante pratique.
22:28Alors,
22:28dans le cochon,
22:29on dit que tout est bon.
22:30Oui.
22:30On se pose rarement
22:31la question de ce qui sort
22:32derrière.
22:33Ah non ?
22:34Oui, parce que derrière,
22:35on venait de parler du lisier,
22:37effectivement.
22:37Il y a des excréments
22:38qui sortent.
22:39Oui, c'est normal.
22:40Donc, pour certains,
22:40c'est des déchets.
22:41Pour les agriculteurs,
22:42c'est de l'engrais.
22:43Parce qu'en fait,
22:44c'est chargé en azote,
22:46en phosphore,
22:47en potassium.
22:47Et ça va nous aider,
22:48enfin, ça va nous servir
22:49à fertiliser les parcelles.
22:52Alors, souvent,
22:53le lisier, justement,
22:54tu allais dire,
22:54c'est un peu polémique ça.
22:55Depuis les années 90,
22:57ça s'est réglementé
22:58et réglementé
22:59et réglementé.
23:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
23:01les éleveurs,
23:02ils doivent stocker
23:03en fait leurs lisiers.
23:05Ils ont du coup
23:05des investissements importants
23:06dans des grosses fosses.
23:07Ils doivent déterminer
23:09en fait dans un calendrier
23:10des pendages
23:10des dates bien précises,
23:12des dates bien précises.
23:13Donc, c'est hyper encadré.
23:15On ne fait plus ce qu'on veut
23:16parce que, un,
23:17oui, derrière les lisiers,
23:19c'est des valeurs
23:19qui fertilisent les parcelles.
23:21Donc, on va essayer
23:21de ne pas gaspiller ça.
23:23Et deux,
23:23c'est vrai que dans l'histoire,
23:24il y a peut-être eu
23:25un peu quelques pollutions
23:27à droite, à gauche.
23:29Elles sont visibles
23:29dans la baie de Bordonnais.
23:31Oui, oui, oui.
23:31Ça peut aller jusqu'à
23:33sur cette pollution-là.
23:34Alors, il faut se dire
23:35que c'est du phosphore.
23:36Il n'y a pas que le sujet
23:37du lisier.
23:37Il y a aussi le phosphore,
23:39des stations d'épuration.
23:40Les machines à laver,
23:41les lave-linges.
23:42Parce qu'en fait,
23:43dans la baie de Bordonnais,
23:43comme partout en Bretagne,
23:45quand on parle des algues vertes,
23:46on oublie de dire
23:47que beaucoup de maisons
23:48ne sont pas raccordées
23:49au tout à l'égout.
23:50Et que, donc,
23:52l'absence de raccordement
23:53au tout à l'égout
23:54amène des phosphates
23:56à couler jusqu'à la mer.
23:57Donc, ce n'est pas que
23:58l'histoire dans le cochon,
24:00c'est trop facile.
24:00On est d'accord, bien sûr.
24:01Ce n'est pas que la faute
24:02aux élèves vertes.
24:03L'évolution des pratiques
24:04fait qu'on n'est plus
24:06dans un simple épandage.
24:08Maintenant,
24:08c'est de plus en plus précis.
24:10Il y a des tonalysiers
24:12comme on voit à l'écran
24:13où vous allez avoir
24:15même des capteurs
24:16qui vont analyser
24:17en temps réel
24:18la quantité d'engrais
24:20qu'il peut y avoir
24:21pour juste ajuster
24:22les bonnes doses.
24:22On va avoir des systèmes
24:24qui vont amener le lisier
24:25au plus près de la plante,
24:26voire même l'enfouir
24:27en fait dans le sol,
24:29là encore,
24:29pour éviter justement
24:30que ce lisier
24:31coule en surface.
24:33Aussi,
24:33les problèmes
24:34de la hausse d'odeur
24:34parce que le lisier,
24:36des fois,
24:36ça ne fait pas rêver
24:37parce que quand on l'épend,
24:39on le sent.
24:39Mais l'avantage,
24:40c'est que c'est de l'engrais.
24:41Français,
24:42ça évite d'acheter
24:43de l'engrais à l'extérieur.
24:43C'est naturel.
24:44Ça sent un petit peu.
24:46On parlait de l'urée,
24:50on tente d'avoir
24:51des effluents de porc
24:52si la crise continue.
24:54Bon, après,
24:54l'autre utilisation,
24:55et je m'arrêterai là
24:56parce que ce sera
24:56l'objet d'une autre chronique,
24:58de plus en plus,
24:59le lisier a été valorisé aussi
25:00dans la production
25:01de biogaz
25:02pour faire de la méthanisation
25:04et donc produire
25:05ou de la chaleur,
25:06l'électricité
25:07et du gaz
25:08qu'on peut retrouver
25:09justement sous sa poêle
25:10pour faire chauffer
25:11une petite cône.
25:11Par exemple,
25:12Anne,
25:13oui,
25:13Anne,
25:14comment elle en pense
25:15en local
25:15vis-à-vis de ses soucis
25:17environnement,
25:19agriculture,
25:19comment vous le vivez
25:20en tant que productrice ?
25:21Vos enfants,
25:22ils vont à l'école aussi ?
25:23Est-ce qu'il y a
25:25des conflits locaux
25:25autour de tout ça ?
25:26Pas des conflits locaux
25:29mais on entend
25:30un peu parler.
25:31Oui,
25:32un producteur de porc,
25:33est-ce qu'il pollue ?
25:35Il y a des plages
25:36pas très loin de chez moi,
25:37il y a eu des algues vertes
25:38dessus.
25:39Tout de suite,
25:40c'est nous qui sommes visés.
25:41Après,
25:42on essaie d'être pédagogue,
25:43on explique
25:44et on explique
25:45et on réexplique
25:46pour essayer de faire comprendre
25:47et de dire que oui,
25:48ça évolue
25:49et qu'on est réglementé,
25:51on est surveillé
25:51par l'administration
25:52et qu'on ne fait pas
25:53n'importe quoi
25:54et que notre but
25:56agriculteur,
25:57c'est de base la terre,
25:59on n'est pas là
25:59pour la détruire.
26:00Mais en même temps,
26:01on ne peut pas sauver
26:02tout ce qui a pu être fait
26:04avant aussi
26:04par nos ancêtres
26:06parce qu'eux ne savaient pas
26:07et on ne leur a pas expliqué.
26:09C'est vrai,
26:09c'est vrai.
26:10On rappelle tous quand même
26:11que c'est le général de Gaulle
26:12qui a abandonné,
26:13désigné la Bretagne
26:14comme l'endroit
26:15où le porc serait élevé
26:17et nourrirait la France.
26:18Anne nourrit les Français
26:18et aujourd'hui,
26:19on a divisé par deux
26:20en 15 ans
26:21le nombre d'éleveurs de porcs
26:22alors même qu'aujourd'hui,
26:24tout le monde souhaite
26:24manger du jambon blanc.
26:26Et donc,
26:26il y a une vraie paradoxe
26:28à considérer
26:28que d'un côté,
26:29on vient de taper
26:30sur des éleveurs de porcs
26:31ce qui veut faire
26:32qu'on va importer
26:33plus de porcs espagnols
26:34encore qu'on ne le fait
26:35aujourd'hui
26:40Vous en faites quoi
26:41de votre lisier ?
26:41Parce qu'on a vu des fosses
26:42et ça,
26:43ce sont des stations d'épuration.
26:44Vous avez ces mêmes systèmes modèles ?
26:45Moi, j'ai trois grandes fosses à lisier
26:47avec des systèmes de tuyaux
26:49de mes salles,
26:50ça va directement dans les fosses.
26:52Et puis après,
26:53je m'en sers exclusivement
26:55pour mes céréales.
26:57Pour compléter,
26:58Fred,
26:58le fumier et l'usier,
26:59il y a de moins en moins
27:00d'élevage.
27:00Du coup,
27:00le fumier et l'usier
27:01ont de plus en plus de valeur
27:02parce qu'on a besoin
27:03d'engrais organiques.
27:04Et je voyais un éleveur
27:04en Gironde
27:05où il n'y a quasiment
27:05que beaucoup de viticultures
27:06en tout cas
27:07qui vend son fumier
27:08à prix d'or
27:08avec une marque,
27:09des packagings.
27:10Ça fait 20%
27:11de son chiffre d'affaires
27:12de l'exploitation.
27:12Ça, c'est une très bonne nouvelle.
27:14On va parler après, Louis.
27:16Vous avez des ouvriers agricoles,
27:17évidemment.
27:18Et aujourd'hui,
27:19avec tout l'ensemble
27:20de ces sujets polémiques
27:21dont on a parlé,
27:21est-ce que vous arrivez
27:22à recruter ?
27:23J'ai cru comprendre
27:23que c'était compliqué
27:24aujourd'hui
27:24de trouver des jeunes.
27:26C'est de plus en plus compliqué
27:27parce que c'est quand même
27:28un métier qui est dur,
27:30qui est technique.
27:31Vous avez un salarié,
27:33vous, Anne,
27:33sur votre expérience.
27:33Moi, j'ai une salariée.
27:34Une femme.
27:35Une femme.
27:36100% féminin.
27:37Après, j'ai mon mari aussi,
27:38mais lui,
27:39c'est plus sur la partie terre.
27:40Mais vraiment,
27:41la partie cochon,
27:42on est deux femmes.
27:43Et c'est de plus en plus dur
27:45de recruter
27:46parce que ce n'est pas un métier
27:48qui va forcément donner envie
27:49alors que c'est un métier passionnant.
27:52Quand on vous écoute,
27:53on a envie de s'installer.
27:54Il faut qu'il y ait des jeunes
27:55qui viennent.
27:56Alors, on n'a pas beaucoup parlé
27:57du jambon cru, finalement,
27:59parce qu'on adore ça.
28:00Et quand on dit jambon cru,
28:01on pense souvent au sud-ouest.
28:03Alors, Louise,
28:03vous, vous avez choisi
28:04de nous parler
28:05de cet éleveur très particulier,
28:07un homme, finalement,
28:08qui, grâce à l'agriculture,
28:09a redonné vie à sa vallée.
28:11Et oui,
28:12c'est notre verie importante personne.
28:18Et oui,
28:18aujourd'hui,
28:19je vais vous parler
28:19d'un endroit un peu à part,
28:21un endroit où le temps
28:21ne se mesure pas en minutes,
28:23mais en saison.
28:23Bienvenue dans la vallée
28:24des Aldudes,
28:25au Pays Basque.
28:26Alors, ici,
28:27au milieu des montagnes,
28:27on élève des cochons,
28:29des cochons noirs et blancs,
28:30en liberté.
28:31Et derrière ces cochons,
28:32il y a un homme,
28:33béré sur la tête,
28:34regard franc,
28:35et une conviction chevillée au corps,
28:37la valeur doit rester au pays.
28:38Oui.
28:39Alors,
28:39l'histoire de Pierre,
28:40elle commence un peu par hasard.
28:41Au Salon de l'agriculture,
28:42en 1989,
28:43il découvre une race oubliée,
28:45le port basque.
28:46Et à l'époque,
28:46il en reste 25,
28:47autant dire presque rien.
28:49Et alors,
28:50certains y auraient vu
28:50une curiosité.
28:51Lui,
28:51il voit une opportunité,
28:53une responsabilité même,
28:54celle de préserver une race,
28:55un savoir-faire
28:56et puis finalement,
28:57un ancrage local.
28:59Alors,
28:59avec quelques voisins,
29:00il récupère des bêtes,
29:01il crée une filière
29:02et puis il relance
29:03toute une production.
29:04Alors,
29:04il en est où aujourd'hui ?
29:06Eh bien,
29:0640 ans plus tard,
29:07l'entreprise de notre éleveur artisan,
29:09elle compte 70 salariés,
29:10des boutiques partout en France
29:12et il exporte ses produits
29:13dans 25 pays à l'étranger,
29:15dont le Japon,
29:16puisque visiblement,
29:17du pays du soleil levant
29:18à la vallée des Aldudes,
29:19il n'y a qu'un pas.
29:20C'est beau !
29:21Tu peux donner les prix,
29:22parce que oui.
29:22Je les regarderai,
29:23je te les dirai,
29:24mais tu peux peut-être...
29:25Moi, je sais,
29:25parce que souvent,
29:26je vois le porc noir corse,
29:28puisqu'en fait,
29:29il y a un AOP
29:30et aujourd'hui,
29:31les porcs noirs,
29:32c'est entre 70 et 100 euros
29:33le kilo.
29:34Seulement, Fred,
29:35on ne les mange pas
29:36comme on mange du jambon blanc.
29:37On les mange en chiffonnade,
29:39c'est coupé très fin
29:41et ça fond.
29:41Et à une période
29:42où les Français
29:43plébiscident le snacking,
29:45ce genre de produit
29:45a toute leur place,
29:47ils ont toute leur place
29:47sur les tables.
29:48On est sur un produit d'exception.
29:49Et donc,
29:50Pierre Otaïsa,
29:51finalement,
29:51tout ce qu'il a fait,
29:52ça a profité
29:54en partie grâce au travail
29:55de Pierre Lavallée
29:56a retrouvé son dynamisme
29:57parce qu'au fond,
29:58cette aventure,
29:59elle n'est pas que économique,
30:00elle est aussi territoriale
30:01et humaine.
30:02C'est de permettre
30:03à des jeunes
30:03de vivre et de travailler
30:04là où ils sont nés
30:05sans avoir à s'expatrier
30:07vers d'autres contrées
30:08et on sait que pour les Basques,
30:09c'est important.
30:10Oh que oui !
30:11Alors, Fred,
30:12c'est peut-être ça
30:12un verrier important de paysan.
30:14Ce n'est pas seulement
30:14quelqu'un qui produit,
30:15mais c'est quelqu'un
30:16qui transmet,
30:16qui fédère
30:17et qui permet aux autres
30:18de s'inscrire dans sa lignée.
30:19Elle a tout dit.
30:20Merci beaucoup, Louise.
30:22Mais oui,
30:23on applaudit doucement,
30:24mais on applaudit quand même
30:26et bien sûr,
30:27Pierre Oteysa,
30:27c'est un personnage incroyable
30:29qu'on peut rencontrer
30:30si on va dans ce coin-là.
30:31Il est chaleureux
30:32et puis il est...
30:33Il a une boutique,
30:33il fait visiter un village,
30:35il ne faut pas visiter
30:36un restaurant.
30:37Ah oui,
30:37c'est un personnage incroyable
30:39comme il n'en existe plus beaucoup,
30:40en tout cas,
30:41de cette génération.
30:43Ma chère Anne,
30:44merci beaucoup
30:45d'avoir été avec nous.
30:46Merci d'avoir ouvert.
30:48J'ai envie de parler de mon métier
30:49et puis de donner une bonne image
30:52de la production professionnelle.
30:52Pour une première entraînée,
30:53moi aussi,
30:54j'ai encore envie de dire bravo.
30:55Oui, bravo, bravo.
30:56C'est formidablement bien.
30:56Puis les sujets ne sont pas évidents.
30:58On vous souhaite un bon retour
30:58dans le Finistère
30:59et puis voilà,
31:01continuez dans cette belle exploitation
31:03et peut-être qu'un jour,
31:04un de vos garçons
31:05prendra la relève.
31:06Parce que je leur souhaite.
31:07Merci beaucoup
31:08d'être venus sur notre plateau.
31:10L'agriculture,
31:11vous le savez,
31:12c'est aussi politique
31:13et dans VIP,
31:14il nous tient à cœur
31:15de recevoir des hommes
31:16et des femmes engagées
31:17pour l'agriculture.
31:18C'est notre verrie importante politique.
31:25Et aujourd'hui,
31:26nous recevons Charles Decourson.
31:28Bonjour,
31:28monsieur Decourson.
31:29Bonjour.
31:30Merci d'être avec nous
31:31sur le plateau de VIP.
31:33Vous êtes député de la main
31:34depuis 1993.
31:35Je crois que c'est un record
31:36de longévité,
31:37n'est-ce pas ?
31:38C'est exact, oui.
31:39Je suis le dernier
31:40qui a fait huit mandats consécutifs.
31:42Mon Dieu,
31:43vous nous expliquerez en coulisses
31:44comment vous avez fait.
31:45Bref,
31:45et vous êtes dans le groupe centriste
31:47Liott Liberté,
31:48indépendant Outre-mer
31:49et Territoire.
31:50Alors,
31:51on a une tradition
31:51dans cette émission.
31:52On commence toujours
31:53pour nos invités politiques
31:55avec un petit portrait chinois
31:56agricole.
31:57Et on va vous demander
31:59si vous étiez un animal
32:00de la ferme,
32:01lequel seriez-vous ?
32:06J'aime beaucoup les canards.
32:09Pourquoi ?
32:10Mon père était pisciculteur
32:12et mon frère aussi,
32:13d'ailleurs.
32:15Et j'aimais beaucoup
32:16me balader
32:17sur les nombreux étangs
32:20de mon père.
32:21Et j'aimais beaucoup
32:23les canards.
32:23Ils sont très résistants.
32:25Ils veulent vite.
32:28En piquet en particulier.
32:29Un peu comme vous,
32:30résistants,
32:31ils veulent en piquer.
32:33C'est ça,
32:33je vois la référence.
32:35Une autre question,
32:36si vous deviez choisir
32:37un aliment fétiche,
32:38un produit fétiche
32:39de nos campagnes.
32:41J'aime le poisson.
32:42Alors,
32:43pourquoi j'aime le poisson ?
32:44Mon père était pisciculteur.
32:45On mangeait beaucoup
32:46de poissons à la maison.
32:47On adorait le brochet,
32:48les perches.
32:50Donc,
32:50vous seriez un poisson.
32:51Il faisait beaucoup de carpe.
32:52Alors,
32:52on aimait plutôt la carpe,
32:54la farce de la carpe
32:55plutôt que la carpe.
32:57qui a un goût particulier.
32:59Donc,
32:59un poisson,
33:00OK.
33:00Allez,
33:01plus sérieusement,
33:01où vous connaissez surtout
33:02pour votre indépendance d'esprit,
33:05votre expertise en finances publiques.
33:07Vous avez notamment été
33:08le rapporteur général du budget
33:11l'an dernier.
33:12Alors,
33:12on va rentrer tout de suite
33:13dans le vif du sujet.
33:14Ce qui nous préoccupe beaucoup
33:15et ce qui préoccupe
33:15les gens qui nous regardent,
33:16c'est bien sûr
33:16cette crise énergétique.
33:18Du coup,
33:18beaucoup d'agriculteurs
33:19sont en situation difficile.
33:21qu'est-ce que vous pensez
33:22de ces situations ?
33:25Cette crise,
33:26si vous voulez,
33:26elle arrive sur un monde
33:28agricole
33:28dans lequel
33:30le revenu s'est effondré.
33:32Je vous donne
33:33les chiffres
33:33de la Marne
33:34qui est considérée
33:35comme l'un des départements
33:36agricoles les plus riches.
33:38Vous voyez,
33:38sur le plateau,
33:39on est tombé
33:40à 100 euros l'hectare
33:41de revenus.
33:42100 euros l'hectare.
33:44Et toutes les zones
33:45périphériques marnaises
33:46qui font quand même
33:46presque le tiers
33:48de la Marne
33:49sont en négatif.
33:5150, 100 euros de pertes.
33:53Alors,
33:54les agriculteurs
33:55sont habitués
33:57à avoir
33:57des très bonnes années
33:58et des mauvaises années.
34:00Mais si ceci
34:01devait durer
34:02encore un an ou deux,
34:04c'est énormément
34:06de liquidation.
34:07La crise pétrolière,
34:09enfin,
34:09disons,
34:09énergétique,
34:10arrive
34:11sur une agriculture
34:13très affaiblie.
34:15Et donc,
34:16le gouvernement,
34:17je trouve,
34:17a tardé à réagir.
34:19Il a commencé
34:19par donner
34:204 centimes
34:21du litre.
34:22Royalement.
34:23Expliquez
34:23pour les téléspectateurs
34:25qui l'ont guère.
34:25Donc,
34:25il y a effectivement
34:26une mesure gouvernementale
34:27qui a été prise
34:27pour aider financièrement
34:29ces agriculteurs.
34:30Pour essayer
34:30de soulager.
34:324 centimes.
34:33Et puis,
34:34là,
34:34on vient de monter
34:34à 15 centimes.
34:35L'augmentation,
34:36elle est entre
34:3730 et 40 centimes
34:38le litre.
34:41Et l'agriculture
34:42est extrêmement
34:44énergétivore,
34:44comme on dit.
34:46Consomme énormément,
34:46soit directement,
34:48mais aussi indirectement,
34:49à travers les engrais,
34:50notamment les engrais azotés.
34:52Vous avez un agriculteur
34:53de la Marne à côté,
34:54justement,
34:55Jean-Baptiste.
34:55Vous savez,
34:56de combien ça a augmenté.
34:57T'as perdu,
34:57toi ?
34:58Ah oui,
34:58c'est clair,
34:59c'est ça.
35:00Après,
35:00il y a quand même
35:01une question,
35:02c'est qu'on se dit ça,
35:04c'est vrai qu'on subit
35:05une augmentation
35:06des coûts du fuel
35:07et des engrais.
35:09Alors,
35:09on se tourne vers l'État
35:10pour dire,
35:11aidez-nous,
35:12aidez-nous.
35:12Vous savez mieux que d'autres
35:14que les finances
35:15d'un pays
35:16sont peut-être
35:16pour la fois florissante.
35:18Est-ce qu'on peut espérer,
35:19malgré tout,
35:19qu'un État
35:20nous aide
35:21pour un court terme
35:21ou est-ce qu'il n'y a pas
35:22des décisions
35:22à long terme,
35:24structurante
35:25à imaginer
35:26parce qu'en fait,
35:27on n'a plus l'argent
35:28pour faire des pansements
35:29même si on en a besoin.
35:30Alors,
35:30il y a le court terme
35:33parce que nul ne sait
35:34combien de temps
35:34ça va durer
35:36sur le gasoil.
35:38Par contre,
35:39sur les engrais,
35:40on a augmenté
35:41de 154%
35:43depuis l'avant-crise
35:45ukrainienne.
35:46Donc,
35:47ça avait déjà commencé
35:48puisque les engrais azotés,
35:50c'est essentiellement
35:50du gaz,
35:51le coût de production.
35:52Donc,
35:53le gaz
35:54a fortement augmenté
35:55avec la crise ukrainienne
35:56et a de nouveau
35:57énormément augmenté
35:58parce que les États du Golfe,
36:00ils ont commencé
36:01à faire des usines
36:01d'engrais
36:02et donc une partie
36:03des engrais azotés
36:04européens
36:05viennent en fait
36:06du Golfe Persique
36:07et donc,
36:08comme les approvisionnements
36:09se sont arrêtés,
36:10naturellement,
36:10les prix se sont envoyés.
36:12Vous avez peur
36:12pour les rendements ?
36:13Comment ?
36:14Vous avez peur
36:14pour les rendements
36:15des terres dans la marne ?
36:16C'est mécanique.
36:16Tout le monde peut vous dire
36:17si vous réduisez
36:19fortement
36:20les engrais azotés
36:21sur des terres
36:21comme sur le plateau
36:22champenois,
36:23vous êtes sûr du résultat.
36:25On va parler
36:25d'un autre sujet
36:27qui vous tient à cœur,
36:28c'est le renouvellement
36:29des générations
36:30parce qu'actuellement,
36:31un agriculteur sur deux
36:32qui par la traite
36:33risque de ne pas être remplacé
36:34dans les prochaines années
36:36et vous défendez-vous notamment
36:38une exonération
36:40fiscale
36:40sur le foncier.
36:41D'ailleurs,
36:41la France, je crois,
36:42est le seul pays européen
36:43qui a une fiscalité
36:45sur le foncier non bâti,
36:46c'est ça ?
36:46Alors, oui.
36:47Il y a plusieurs anomalies
36:49françaises, là encore.
36:50Le foncier non bâti,
36:51vous me direz,
36:52c'est un milliard.
36:52Bon, d'accord.
36:53Enfin, c'est un milliard.
36:54C'est un surcoûte.
36:55C'est un surcoûte
36:56par rapport aux autres.
36:58Alors,
36:58du temps de Chirac,
36:59on avait réduit de 20%.
37:00Et puis là,
37:02on a baissé de nouveau
37:03de 10%.
37:04Vous voyez,
37:04on bricole.
37:06Il faut des grandes mesures.
37:07Il faut dire,
37:08vous êtes dans un marché unique,
37:10eh bien,
37:10il faut offrir
37:11à nos agriculteurs
37:12et à nos viticulteurs
37:13les mêmes conditions
37:15d'exploitation.
37:16Vous n'attirerez des jeunes
37:18dans l'agriculture
37:19c'est que si vous leur offrez
37:20des perspectives.
37:22Alors,
37:22les perspectives,
37:23elles ne sont pas données.
37:24C'est aussi le fruit
37:25de la bonne gestion
37:25de chaque exploitation.
37:28Mais leur donner
37:28une perspective
37:29d'un revenu
37:30cohérent
37:31avec le reste
37:31de la société.
37:33Quand vous travaillez
37:3460-70 heures
37:35par semaine
37:36et qu'il ne vous reste rien,
37:38même pas un SMIG,
37:40vous savez qu'actuellement,
37:41on a un tiers
37:43des agriculteurs français
37:44qui ne gagnent pas
37:45le SMIG.
37:46J'ai peut-être une idée
37:47pour vous quand même.
37:48Et ce sera la dernière.
37:50Ce sera la dernière.
37:52Celle de notre agriculteur
37:53de la Marne.
37:54C'est pour faire le lien
37:54avec ce que vous avez,
37:55le sujet d'avant,
37:56l'engrais et des perspectives.
37:58Moi, je me dis,
37:59on est dans un moment
38:00comme vous connaissez
38:02bien l'histoire
38:02de l'agriculture
38:03où aujourd'hui,
38:04on n'a pas d'énergie.
38:05On a un détroit
38:06d'Hormuz qui est fermé,
38:08tout ça.
38:08On n'a pas forcément
38:10de carburant.
38:10Il y a d'autres pays,
38:11ils n'ont pas rigolé.
38:12Vous prenez le Brésil,
38:14ils ont fait par 30
38:15la production d'éthanol.
38:17Ils l'ont multiplié
38:18par 30 en 10 ans.
38:19L'Indonésie,
38:20en 20 ans,
38:21ils sont passés
38:21de 2,5 %
38:23d'incorporation
38:24d'éthanol
38:25dans l'essence
38:25à 50 %.
38:27Donc, nous,
38:27on est super en retard.
38:29C'est potentiellement
38:30des perspectives
38:31pour le pays
38:32et l'agricole
38:32pour dire
38:33à la fois,
38:34je vais chercher
38:34de l'autonomie énergétique
38:35et à la fois,
38:36je vais soutenir
38:37une production.
38:38Ça, ça pourrait donner
38:39une impulsion.
38:40Le dernier mot
38:41pour M. Decorso.
38:42puisque j'ai défendu
38:43les biocarburants
38:44depuis, même avant
38:46d'être élu député
38:48quand j'étais au ministère
38:49de l'Industrie.
38:50Voilà.
38:50Et que le début
38:51de la défiscalisation,
38:53le début de la défiscalisation,
38:55c'est l'abondement
38:56de Courson.
38:57Voilà.
38:58Eh bien oui.
38:59Attendez, attendez la suite.
39:02Et les technos
39:03ont toujours tout fait
39:05pour essayer
39:05de détruire
39:06cette défiscalisation.
39:07Le fondement
39:08de cette défiscalisation,
39:09elle était liée
39:10à l'environnement
39:12puisque ça permet
39:13de réduire
39:13d'une façon considérable
39:15les émissions.
39:15Ça ne les supprime pas,
39:16c'est vrai,
39:16mais ça les réduit
39:18considérablement.
39:19Et donc,
39:19dans le dernier projet
39:20de loi de finances,
39:21le gouvernement est arrivé
39:22pour le supprimer.
39:23Je peux vous dire
39:24qu'il n'a pas tenu longtemps.
39:25Alors là,
39:26j'ai sorti mon revolver.
39:28Ça suffit.
39:29Le peu boy de pourcent.
39:31Un peu de réflexion.
39:32Un peu de réflexion.
39:33Oui, on pourrait aller
39:34plus loin.
39:36Et actuellement,
39:37vous voyez,
39:37les betteraves
39:38qu'on produit dans la Marne,
39:39on est à plus de 20%
39:41qui sont transformés
39:42en bioéthanol.
39:43Voilà.
39:44Et sur les oléogénéos,
39:47la proportion est moindre
39:49parce qu'on en importe
39:50une partie.
39:50On va peut-être
39:51la bonbon Verville.
39:52On va voir la bonbon
39:52Jean-Baptiste Verville.
39:53On va en parler,
39:54on va y travailler
39:54et on va terminer là-dessus.
39:56Et donc,
39:57on pourrait encore
39:57améliorer le dispositif
39:59pour augmenter
40:00les taux d'incorporation.
40:01Là,
40:02on pourrait le prendre là,
40:03les décisions.
40:03Si on avait un peu de courage.
40:06Peut-être que cette petite graine
40:08évoluera.
40:10Allez,
40:10on les prend,
40:11bien sûr,
40:12ces initiatives.
40:13Merci beaucoup,
40:14monsieur le député,
40:15d'avoir été avec nous
40:15sur le plateau de VIP.
40:17Bon retour dans la Marne
40:18ou à l'Assemblée.
40:19Merci encore.
40:20Et alors,
40:21sans transition du tout,
40:21je vais vous surprendre,
40:22mais je voudrais qu'on fasse
40:23un petit tour de table.
40:24Qui est-ce qui achète
40:25des oignons régulièrement
40:26ici ?
40:27Moi.
40:28Alors,
40:28Jean-Baptiste,
40:29oui,
40:29Louise ?
40:30Tout le monde.
40:30Tout le monde,
40:31oui,
40:31moi aussi,
40:32évidemment,
40:33et vous aussi,
40:33monsieur le député,
40:34j'imagine.
40:35J'adore la soupe aux oignons.
40:36Ah ben,
40:37on est copains,
40:38on va se faire une soupe aux oignons.
40:39Au réveillon,
40:39pas qu'au réveillon.
40:40Je vais vous dire
40:41que j'ai du mal à trouver
40:42quand je suis au restaurant.
40:44Il y en a à l'Assemblée
40:45de temps en temps.
40:46Ah ben voilà,
40:46c'est ça la bonne nouvelle.
40:47Bon,
40:48alors,
40:48est-ce que vous êtes plutôt...
40:49Quand vous demandez
40:50dans un restaurant
40:51une soupe le soir,
40:52moi je prends toujours
40:53une soupe le soir,
40:54on vous regarde en disant
40:55mais d'où il sort celui-là ?
40:56c'est ça,
40:57c'est d'un autre temps.
40:58D'un côté du lac du Dère.
41:00Un cutéreux,
41:01un cutéreux.
41:03On va se concentrer
41:04sur nos oignons.
41:05Ben oui,
41:05on va vous parler des oignons,
41:06évidemment.
41:07Jaune,
41:08rouge,
41:08nouveau.
41:10C'est le condiment
41:11le plus consommé
41:11par les Français.
41:12L'oignon que vous adorez tant,
41:1485% des ménages
41:15en achètent au moins
41:16une fois par an
41:17et en moyenne,
41:18on en mange 5 kilos
41:19par personne
41:20et par an.
41:21Alors,
41:21comment on les choisit
41:22nos oignons ?
41:23Et puis d'abord,
41:23quelles sont les différences
41:24entre les variétés
41:25et surtout,
41:26comment se porte
41:27le marché français ?
41:28Eh bien,
41:28on vous dit tout
41:28avec notre deuxième
41:29very important produit.
41:36Et pour parler des oignons,
41:37eh bien,
41:37nous recevons Charles Perderot.
41:39Bonjour Charles.
41:40Bonjour.
41:40Bienvenue sur VIP.
41:42Jolie chevise.
41:44Jolis yeux aussi,
41:45j'ai envie de dire.
41:46Ça va.
41:46J'ai le droit quand même.
41:48Toutes les couleurs
41:49comme dans l'oignon.
41:50C'est beau.
41:51Charles,
41:52vous êtes producteur
41:52d'oignons
41:53dans le Loiret
41:54et vous êtes venu,
41:56bien sûr,
41:56nous parler de votre métier,
41:58de votre quotidien.
41:59Alors Charles,
42:00on a envie de faire connaissance
42:01un peu avec vous.
42:01Vous avez 36 ans,
42:03vous êtes un papa,
42:04vous avez deux enfants
42:05en bas âge,
42:06c'est ça ?
42:06C'est ça.
42:07Et une compagne,
42:07bien évidemment.
42:08Vous êtes issu
42:08d'une famille d'agriculteurs.
42:10Vos grands-parents,
42:11eux,
42:11étaient céréaliers.
42:13Du coup,
42:14comment vous,
42:14vous êtes passé
42:15de la céréale
42:16à l'oignon ?
42:17Eh bien,
42:18donc,
42:18mes parents des deux côtés
42:20étaient agriculteurs,
42:21agricultrices pour ma maman,
42:23les grands-parents également.
42:24Donc,
42:24on a baigné tout jeune
42:25dans le milieu
42:26de l'exploitation agricole.
42:28Et après,
42:29on est parti,
42:30donc,
42:31il y a eu l'évolution.
42:33La bosse a beaucoup changé
42:33dans les années 92
42:34avec la nouvelle PAC
42:36où il y avait
42:36beaucoup de crainte
42:37et chaque exploitation
42:39avait essayé
42:40de se diversifier.
42:41Il y en a
42:42qui avaient ramené
42:42de l'élevage,
42:43même on avait fait
42:44un petit peu d'élevage
42:45à une époque.
42:46Et dans les années 2000,
42:48on a rejoint
42:48un collectif d'agriculteurs
42:49qui était parti
42:51à se lancer
42:51dans les condiments
42:52et un petit peu
42:53de la pomme de terre
42:53mais qu'on fait chouette
42:54vraiment de se spécialiser
42:55dans les condiments.
42:56Et c'est à partir de là
42:57qu'on a développé
42:59et qu'on fait des condiments
43:00sur l'exploitation familiale.
43:01Condiments,
43:02c'est aïe,
43:02oignon,
43:02échalote ?
43:03Oui,
43:04toute la gamme.
43:04Il y a une rotation ?
43:05Il y a une rotation globale.
43:06Sur les oignons,
43:07on ne revient que
43:08tous les 6 ans
43:08sur une parcelle.
43:09Si on peut plus,
43:10on va plus loin.
43:11Parce que si on fait
43:12vraiment de l'intensif
43:14entre guillemets,
43:15on ne fait que des oignons,
43:16etc.
43:16Et là,
43:17ça ne va pas bien.
43:18Une année,
43:18deux années,
43:18trois années.
43:19À un moment donné,
43:20il y aura des phénomènes
43:20de parasites du sol,
43:22de maladies
43:23qui vont se développer
43:24et on sait que
43:24ça ne sera pas durable
43:25dans le temps.
43:26C'est quoi les grandes...
43:28On fait des céréales,
43:29on fait des betteraves sucrières,
43:30on fait du maïs.
43:32Certains font des haricots
43:33de conserve,
43:34des cultures de printemps,
43:35on peut faire du lin.
43:38On essaye de diversifier
43:39au maximum
43:39et de plus en plus
43:40nos exploitations,
43:42justement,
43:42pour répondre aussi
43:43au changement
43:45des différents types
43:45de marchés
43:46qu'on peut voir,
43:47le marché des céréales,
43:48etc.
43:49Donc on se remet régulièrement
43:50en question sur...
43:51Ce qu'il faut savoir,
43:52c'est que ça complexifie
43:53beaucoup le métier
43:53parce qu'en fait,
43:54sur chaque parcelle,
43:55il faut prévoir
43:55les assolements
43:56sur minimum 5 ans,
43:57penser une culture
43:58par rapport à une autre,
43:59il ne faut pas implanter
43:59n'importe quoi,
44:00n'importe quand.
44:01Donc là,
44:02agronomiquement,
44:03il y a vraiment
44:03des compétences à avoir
44:05pour gérer tout ça
44:06correctement.
44:07Il y a ça
44:07et puis il y a aussi
44:08tout le phénomène
44:09réglementaire,
44:10administratif et de la PAC
44:11où il ne faut pas
44:12qu'on oublie
44:12à mettre des intercultures
44:14à tel moment
44:14avec des dates à respecter.
44:17Par exemple,
44:17on commence à planter
44:18certaines haies
44:19dans des parcelles,
44:19on a les dates de...
44:21On a plein de choses
44:22qui font qu'il faut
44:23toujours être en alerte
44:24tout le temps
44:24sur tout ce qui se passe.
44:25C'est un métier.
44:26Ça, on le sait,
44:27monsieur,
44:27que c'est un métier.
44:28On le sait que c'est un métier.
44:29Alors, moi,
44:30j'aimerais qu'on parle
44:31des oignons,
44:32des variétés
44:32parce que finalement,
44:33là, on voit sur le plateau
44:34que vous êtes venus
44:35avec des variétés différentes.
44:36Nous, on en mange
44:37toute l'année,
44:37des oignons.
44:38Du coup,
44:38quelles sont les grandes étapes
44:39de cette culture ?
44:41Les oignons,
44:42on va jouer sur...
44:44En fait,
44:45notre objectif,
44:45c'est de faire du France
44:46toute l'année.
44:47Ce que vous faites,
44:47de l'origine France
44:48toute l'année,
44:48à travers notre groupement
44:50de producteurs,
44:51on a 180 salariés
44:54à l'année
44:54avec une soixantaine
44:56d'agriculteurs
44:57avec nos collègues
44:58de la Drôme.
44:59Et on va semer,
45:03désherber.
45:03Et après,
45:04on va à la récolte.
45:05Quand tout se passe bien,
45:06on fait la récolte,
45:07le stockage
45:08et après,
45:08on va conditionner
45:09toute l'année
45:10sur différentes gammes
45:10de produits.
45:13Basiques et du produit
45:14haut de gamme
45:15qu'on va préparer
45:15à la main,
45:16qu'on va essayer
45:16de mettre en valeur
45:17à travers du marketing.
45:18Ça coûte combien,
45:19alors,
45:19de produire ces oignons,
45:21Charles ?
45:21Aujourd'hui,
45:22c'est quoi le coût
45:22de production
45:22d'un kilo d'oignons ?
45:23Toujours l'argent, lui.
45:25Toujours.
45:25Il en faut bien un.
45:27En moyenne,
45:27il faudrait qu'on soit
45:28autour de 200 euros
45:29à la tonne
45:30achetée au producteur.
45:32Donc 20 centimes.
45:3320 centimes du kilo.
45:34Vous avez un député
45:35de chez vous,
45:36du Loiret,
45:36qui était sur ce plateau
45:38il n'y a pas longtemps
45:38et qui nous disait
45:39que, dans certains cas,
45:41on achetait à 7 centimes
45:43au producteur
45:44et on vendait
45:45à 2,90 euros
45:46en grande distribution.
45:47C'est une belle cul-but.
45:48Comment vous réagissez
45:49par rapport à ça ?
45:50En fait,
45:51la problématique,
45:51c'est l'offre et la demande
45:53du marché.
45:55On a des années,
45:55on a une offre faible
45:56et on a des prix faibles.
45:57C'est un produit
45:57qui est très fluctuant.
45:58C'est météo sensible ?
45:59Et c'est météo sensible aussi.
46:01Quand il fait beau,
46:02les salades,
46:02du coup il y a de l'oignon
46:03et puis l'hiver
46:04peut-être un peu moins ?
46:04Oui,
46:04en fait,
46:05il y a plusieurs facteurs
46:06parce que ce n'est pas aussi
46:07des salades
46:08qu'on va maîtriser
46:08un peu avec les serres,
46:09etc.
46:11En plein chance,
46:12il y a des cycles
46:12beaucoup plus courts.
46:13C'est un cycle
46:14qu'on va récolter,
46:15on va se mettre
46:15au mois de mars,
46:18la principale,
46:18et on va récolter
46:19au mois de septembre,
46:20octobre.
46:21Donc on va voir
46:21les coups de chaud
46:22du mois de juin,
46:23des excès d'humidité.
46:24En fait,
46:24les quatre saisons
46:25qu'on a connues
46:25il y a encore
46:27quelques années
46:28en France,
46:29des fois,
46:29on n'en a plus qu'une
46:30avec ses prix.
46:31Sur le prix.
46:32Et sur le prix,
46:33en fait,
46:33si on a un rendement
46:35correct,
46:36etc.,
46:36si en France,
46:37on a plus d'oignons
46:38sur le marché
46:39que de la demande,
46:41on a connu,
46:43mes parents,
46:43ils ont connu
46:44des oignons
46:44à 20 centimes
46:45du kilo,
46:46à 2 centimes
46:47du kilo,
46:47donc 20 euros
46:47la tonne.
46:49Mais là,
46:50le paysan,
46:50il se sent floué.
46:52Après,
46:52on est au contact
46:54du marché.
46:55nous,
46:56l'avantage qu'on a,
46:56c'est qu'on fait
46:57toute la filière.
46:58On va se mettre
46:59dans les parcelles
47:00et on va les mettre
47:00jusqu'à faire
47:01la mise en rayon
47:01dans les magasins.
47:02Tout ce qu'on produit
47:04aujourd'hui,
47:04ça 90% part
47:05à la grande distribution.
47:07Effectivement,
47:07chacun prend sa marge.
47:08Après,
47:09il y a le transformateur
47:11pour le travail
47:11qui est fait.
47:12Nous,
47:12l'avantage,
47:13c'est que la structure
47:14qui vend,
47:15c'est la structure
47:15qu'on maîtrise
47:16et qu'on est actionnaire
47:17dedans en tant qu'agriculteur.
47:18Ce qui nous permet
47:19d'avoir un oeil
47:20attentif sur le sujet,
47:21c'est les producteurs
47:22qui définissent
47:23le prix de vente.
47:24Donc 20 centimes
47:24le coût de production,
47:25le prix de vente
47:26à la grande distribution ?
47:27Quand au moment
47:28où ils partent chez nous
47:29et mis en rayon,
47:30c'est qu'on va dire
47:31en moyenne,
47:32ça dépend des gammes
47:32de produits,
47:33mais il va prendre
47:33presque 250,
47:35il va faire x2.
47:36Justement,
47:37selon les variétés,
47:38selon les variétés,
47:39est-ce que le prix fluctue ?
47:39Par exemple,
47:40moi je suis une dingue
47:40d'oignons rouges,
47:41j'ai découvert ça
47:42il y a quelques années.
47:43Les variétés,
47:43ça va être surtout
47:43sur les gammes de produits.
47:46L'oignon jaune,
47:52l'oignon rouge,
47:53il a un prix
47:53un peu plus soutenu.
47:55On peut aller
47:55à 30 centimes,
47:57à 40 centimes
47:58le producteur,
47:59voire un peu plus.
48:00C'est une demande
48:01que si l'oignon rouge
48:02commence à devenir
48:03à la mode
48:03dans les salades l'été,
48:05ça amène de la couleur,
48:06etc.
48:07Ah mais ça devient
48:07super à la mode,
48:08il est plus doux,
48:10il est très tendance.
48:12On a fait des augmentations
48:14de surface.
48:15Après,
48:15il y a l'échalote
48:16qui est un peu
48:17un marché à part
48:17et après,
48:18il y a encore l'ail
48:18qui est un autre marché à part.
48:19Comment vous les conservez ?
48:20Ce qu'il faut,
48:21c'est éviter
48:21les fluctuations
48:22de température.
48:23Donc je peux laisser
48:23à l'extérieur,
48:24à l'abri de la lumière ?
48:25À l'abri dans le noir.
48:26Ce qu'il faut,
48:27c'est pas qu'il y ait
48:27trop d'humidité.
48:29Après,
48:29nous,
48:29on les stocke en frigo
48:30justement pour faire la boucle,
48:32pour assurer un volume,
48:33etc.
48:34Une fois qu'ils ressortent,
48:35ça ne sert à rien
48:35de le remettre en frigo.
48:36Vous avez une AOP ?
48:37Parce qu'on sait
48:37qu'il y a une cinquantaine
48:38d'oignons,
48:38il y a le nom de Roscoff
48:39qu'on connaît.
48:40Absolument.
48:41Vous avez une AOP ?
48:43Non,
48:43on a nos collègues
48:44de la Drôme
48:44avec qui on travaille beaucoup,
48:46qui font partie
48:46de notre organisation
48:47de producteurs
48:48qui ont l'IGP
48:49de l'Aïdromois
48:50parce que c'est
48:51le premier département
48:51producteur d'Aïdromois.
48:52Est-ce que l'on parlait
48:53de l'Aïdromois ?
48:53Et sur l'Oignon ?
48:54Et sur l'Oignon,
48:55nous,
48:55en tant que tel,
48:56on n'y est pas
48:56mais on réfléchit
48:58à pourquoi pas
48:59l'IGP de l'Aïdromois
49:00de l'Oignon de la Bosse,
49:01pardon.
49:02Quel est l'intérêt
49:03pour vous
49:03d'avoir une IGP ?
49:05Ça permet,
49:06on est là,
49:06aujourd'hui,
49:07le Réloir
49:08et le Loiret
49:09avec qui on est
49:09la première région.
49:10Le Réloir,
49:11c'est le premier département,
49:13le Loiret,
49:13c'est le deuxième.
49:14Donc grâce à l'irrigation,
49:15on a une concentration
49:17un peu de la production
49:17de condiments
49:18et de se dire
49:19de se démarquer
49:20et c'est aussi
49:21un moyen de communiquer
49:21sur nos produits
49:23qu'on fait
49:23à travers une IGP.
49:26Donc vous ressentez
49:27le besoin de monter en gamme,
49:28c'est par rapport
49:29à la concurrence étrangère
49:30aussi,
49:30se démarquer de qui,
49:31de quoi ?
49:32Un oignon,
49:34entre guillemets,
49:35que ce soit Pierre Poloja
49:36qui le fait,
49:37ça reste un oignon.
49:37On n'a pas un produit
49:40marketé de notre marque.
49:41Mais vous avez
49:41une concurrence étrangère
49:44comme...
49:44Il y a les gros,
49:45les Chines,
49:46l'Inde,
49:46l'États-Unis.
49:47La Chine,
49:48en France,
49:49non.
49:50Sur les condiments,
49:51c'est les Pays-Bas
49:51qui mènent la danse,
49:53qu'ils exportent
49:5390% de ce qu'ils produisent.
49:55Donc s'ils ne sont pas
49:56au grand export,
49:57ils viennent attaquer
49:57le marché français,
49:59européen.
49:59Et là,
50:00tout de suite,
50:01ça pèse sur les prix.
50:02Avec quel différentiel
50:03de prix par rapport à vous ?
50:06Après,
50:06ils tapent toujours
50:08en dessous.
50:09C'est un jeu de...
50:10Mais ça peut être
50:1110, 20, 30%
50:12à la recherche.
50:13Pourquoi on ne fait pas
50:13d'oignon blanc ?
50:14Parce que je sais
50:14qu'en Italie,
50:15en Espagne,
50:16dans les cultures
50:17méditerranéennes,
50:17pourquoi nous,
50:18en France,
50:18il n'y a pas
50:19d'oignon blanc disponible ?
50:20L'oignon blanc,
50:21on en fait un tout petit peu.
50:23Parce qu'il y a
50:24peu de demandes.
50:25Il n'est pas en consommation,
50:26ce ne sont pas
50:27des lignes de consommation
50:28qui vont tirer énormément.
50:31Et après,
50:32il faut vraiment
50:33un terroir
50:33pour arriver à le maintenir
50:35le plus blanc possible
50:37à la récolte.
50:37C'est ça,
50:38la difficulté ?
50:39Si on sort
50:39un oignon blanc
50:40qui n'est pas blanc
50:40à la récolte,
50:41avec un peu de taux d'argile,
50:43etc.,
50:43si on n'a pas
50:45un fin de cycle
50:46relativement sec,
50:47on sait qu'il ne sera pas
50:48très blanc
50:49et ça sera du déchet,
50:51ça plaira
50:52pour le consommateur.
50:52J'aimerais qu'on parle
50:54aussi de la ressource
50:54en eau qui devient rare
50:56et on sait que l'oignon
50:58requiert beaucoup d'eau
50:59pour sa production.
51:00Comment vous faites,
51:01vous,
51:01pour gérer la ressource ?
51:03La nappe de Beauce.
51:04La nappe de Beauce.
51:04La nappe de Beauce,
51:05le fameux,
51:06c'est ça.
51:07Le réservoir.
51:07Déjà,
51:08on a cette chance-là
51:09que tout le monde n'a pas
51:11d'avoir un accès à l'eau
51:12relativement facile
51:14et après,
51:14en fait,
51:14chaque exploitation
51:16a un quota d'eau.
51:18Donc,
51:18on a le droit
51:18à attendre
51:19de mètres cubes
51:19prélevables par an
51:20et en fonction de ce quota,
51:22après,
51:23on a un coefficient
51:23qui vient s'appliquer ou non.
51:25Si la nappe,
51:25l'hiver,
51:26elle s'est bien rechargée,
51:27on a un coefficient 1.
51:28Si pendant plusieurs années,
51:29l'hiver,
51:30on voit que le niveau descend,
51:32on a un coef à 0,8.
51:33Et ça vous arrive
51:34d'être en pénurie ?
51:36Deux, trois ans,
51:36on était pratiquement
51:37au niveau le plus bas
51:39de la nappe de Vos.
51:41Donc,
51:41on avait des coefficients
51:42de 30% de moins.
51:45Et deux ans après,
51:46on est quasiment
51:47au niveau
51:47au plus haut historique.
51:48Ça impacte, du coup,
51:49sur la taille
51:50et le gabarit,
51:51le rendement ?
51:52Ça va,
51:53notamment sur notre organisation
51:55sur l'asseulement général
51:56de l'exploitation,
51:57c'est de se dire
51:58qu'est-ce qu'on va prioriter ?
51:59Est-ce qu'on va être obligé
52:00d'arroser du blé
52:01à cette époque-ci ?
52:02Il y en a
52:03qui ont arrose
52:03un peu de blé.
52:04Est-ce qu'on n'a pas eu d'eau
52:05depuis trois semaines,
52:06un mois où c'est
52:07avec un vent
52:07plutôt asséchant ?
52:09Donc après,
52:10on est obligé
52:10de faire des arbitrages
52:11parce qu'on le sait
52:12qu'en début de campagne,
52:13au mois d'avril,
52:14on va savoir
52:15quel coiff on a.
52:16Et après,
52:17ça va être
52:17une responsabilité
52:19de chef d'exploitation,
52:20c'est de se dire
52:20qu'on n'arrose pas
52:23telle et telle culture
52:24et on va prioriser
52:25nos volumes d'eau
52:25sur une autre culture.
52:27Des fois,
52:27la nature est bien faite
52:28et ça permet
52:29de déséquilibrer,
52:30mais il faut vraiment
52:31être vigilant là-dessus.
52:32Mais les solutions,
52:32c'est quoi, du coup ?
52:34Les solutions,
52:34c'est de la piloter au mieux.
52:36Nous, par exemple,
52:36dans toutes nos parcelles
52:37de condiments,
52:38on a des sondes
52:38tensiométriques.
52:39Ça veut dire
52:40qu'on a mis des capteurs
52:42dans les sols
52:42et en fonction
52:43de la croissance
52:43du condiment,
52:45de l'oignon,
52:45on va déclencher
52:46ou non l'irrigation.
52:48Cette mesure,
52:48l'humidité du sol
52:50et ça permet de dire
52:50entre ce qu'on a besoin
52:51de la plante
52:52et ce qu'il y a en sol,
52:53hop, on déclenche.
52:54Parce qu'en fait,
52:54le truc que tu n'as pas dit,
52:56c'est que
52:56quand on déclenche
52:57l'irrigation,
52:58c'est que c'est pour compenser
52:59un manque de pluométrie.
53:01Mais quand on a commencé,
53:02la plante,
53:02tu ne peux pas lui dire
53:03on arrête,
53:04parce qu'elle ne va pas aimer.
53:05Donc en fait,
53:06quand tu es parti,
53:07il faut maintenir le cycle.
53:09Alors,
53:09plus tu pars tard,
53:10mieux ça vaut.
53:11Mais c'est tout
53:12le pilotage,
53:13en fait,
53:14fin
53:14que vous devez faire.
53:15C'est ce qu'il faut comprendre aussi,
53:16c'est qu'il y a besoin
53:17d'eau pour produire
53:18et c'est pour ça
53:18que les agriculteurs
53:19demandent à stocker l'eau.
53:20C'est aussi pour qu'on mange
53:22et qu'on ait le temps
53:23de s'adapter
53:24au changement climatique
53:24et de faire évoluer
53:25les pratiques
53:26à cette raréfaction d'eau.
53:28Tous les deux,
53:28vous parlez de choc hydrique,
53:29donc on vit des chocs hydriques
53:31aujourd'hui ?
53:32Oui,
53:33parce qu'on parle
53:33de raréfaction,
53:35ça peut être intéressant
53:36d'avoir ton regard,
53:37parce qu'on dit souvent ça,
53:38mais est-ce qu'il y a
53:39de moins en moins d'eau
53:40dans ton secteur à toi ?
53:42Parce que c'est différent.
53:43Si on regarde
53:44sur la pluviométrie annuelle,
53:45on a quasiment
53:45les mêmes pluviométries.
53:48Certains météorologues
53:49disent qu'on aura
53:50de plus en plus
53:51de la pluviométrie
53:52devraient développer
53:53dans le bon sens,
53:55devraient augmenter
53:56dans les années à venir
53:57avec le réchauffement climatique,
53:58sauf qu'elle va plus tomber
54:00sur des cycles,
54:01on va avoir
54:02des excès d'eau à gérer.
54:03C'est pour ça
54:04qu'il faut être toujours vigilant
54:05à gérer les excès d'eau.
54:07Soit on envoie tout à la mer
54:08et personne n'en profite
54:10et c'est bien dommage,
54:11soit on veut garder
54:12une agriculture diversifiée
54:13sur nos territoires.
54:14Et on fait des bassines.
54:15Et on garde des bassines.
54:16Et on a du rendement.
54:18C'est primordial.
54:20Parce qu'aujourd'hui,
54:21on veut toujours
54:22faire plus de biodiversité,
54:23etc.
54:24Mais il faut des productions
54:25qui répondent à un marché.
54:26Parce que le produit,
54:27si personne ne va acheter
54:29le produit à la fois,
54:30il n'y a aucun intérêt.
54:30Il n'y a aucun intérêt.
54:31Donc directement,
54:32le consommateur est acteur
54:33qui faut de la biodiversité,
54:35est acteur qui faut de l'eau
54:36sur nos exploitations
54:37et que tout le monde
54:38s'y retrouve
54:39et qu'on arrive
54:40à avoir un gain économique
54:43pour tout le monde.
54:44C'est la base.
54:44Merci beaucoup,
54:45Charles Perde de Rau
54:47d'être venu nous voir
54:48et de nous avoir ouvert
54:49les portes
54:50de cette activité.
54:52L'oignon,
54:53on adore.
54:54On va se régaler.
54:55D'ailleurs,
54:55continuer avec l'oignon français.
54:56On vous souhaite
54:57un bon retour dans le Loiret.
54:59Merci beaucoup à vous.
55:00Merci à vous.
55:01N'hésitez pas à déguster
55:02l'ail noir.
55:03Justement,
55:03on va demander à Antoine
55:04de croquer un oignon en direct.
55:06Et de l'ail noir.
55:07Pour les boomers,
55:08c'est bon pour le cholestérol
55:13et c'est plein d'antioxydants.
55:15Manger des oignons,
55:16évidemment,
55:17mais français.
55:18Et de l'ail aussi.
55:19Allez,
55:19VIP,
55:19c'est fini pour aujourd'hui.
55:21Avant de se quitter,
55:22un mini tour de table.
55:23Qu'est-ce qui vous a marqué
55:25aujourd'hui ?
55:25Là,
55:26c'est tout juste
55:26les discussions sur l'eau
55:28parce que c'est impératif
55:28qu'on trouve une solution
55:29pour stocker cette eau
55:31pour pouvoir continuer
55:31de produire.
55:33Merci,
55:33Louise.
55:34JB ?
55:34Eh bien,
55:35moi,
55:35j'ai bien aimé
55:36notre éleveuse,
55:37désolé,
55:38mais notre éleveuse,
55:38Porcine.
55:39Pareil,
55:40Anne Postic.
55:40Elle était très fort,
55:41extraordinaire.
55:42Elle est impliquée
55:42avec un beau message,
55:43je pense,
55:43sur l'élevage.
55:45Merci,
55:45Olivier ?
55:46Le débat qu'on a eu
55:47avec Madame Postic,
55:48effectivement,
55:49où on a démystifié
55:50l'élevage de porcs
55:52et je trouve que c'est important
55:54de redonner sa noblesse
55:55aux éleveurs de porcs.
55:56Antoine ?
55:56Non,
55:57moi,
55:57je trouve que Charles
55:57a eu le courage
55:58d'abandonner sa baisse
55:59sans manche
55:59pour mettre
55:59cette magnifique chemise.
56:01Je tiens à dire
56:02que c'est très important
56:03d'avoir les éleveurs.
56:03C'est lui qui va avoir
56:03le plus de lettres,
56:05s'il vous plaît.
56:06Le fan club,
56:08effectivement,
56:08merci à tous nos invités,
56:10bien sûr,
56:11à la bande
56:11et à tous ceux
56:12qui nous aident
56:13à préparer cette émission.
56:15On espère bien sûr
56:16que nos échanges
56:16vous ont nourris.
56:18En tout cas,
56:18on peut dire,
56:19ça c'est sûr,
56:19que notre agriculture
56:20n'a pas fini
56:21de nous surprendre.
56:22On vous le prouve,
56:24dans 15 jours,
56:24à la même heure,
56:25sur LCP
56:26pour un nouveau numéro.
56:27Et d'ici là,
56:27bien sûr,
56:28vous pouvez nous retrouver,
56:28mais oui,
56:29en replay,
56:29et sur les réseaux
56:30de LCP.
56:31À très, très bientôt
56:32et vive l'agriculture française !
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