- il y a 6 semaines
Mardi 31 mars 2026, retrouvez Florent Wabont (Économiste, ECOFI), Joachim Jan (Directeur de la gestion Actions, Mansartis) et Léa Dunand-Chatellet (Gérante et directrice de l'investissement responsable, DNCA Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:05Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Léa Dunant-Châtelet est à nos côtés, directrice de l'investissement responsable de DNCA.
00:17Bonsoir Léa.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19A vos côtés Joachim Ijean, le directeur de la gestion action de Mansartis.
00:22Bonsoir Joachim.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:24Et Florent Vabon est également à nos côtés, économiste chez ECOFI.
00:27Bonsoir Florent.
00:28Bonsoir Grégoire.
00:28C'est le scénario peut-être auquel il faut se référer.
00:32Désormais, selon le Wall Street Journal, Donald Trump semble prêt à déconnecter la guerre d'Iran
00:38et les opérations militaires américaines contre l'Iran et ses alliés de la situation du détroit d'Hormuz
00:47qui reste très largement contrôlé évidemment par les forces du régime iranien.
00:53Ce scénario de déconnexion des deux guerres, si je puis dire,
00:56qu'est-ce qu'il apporte au débat et qu'est-ce qu'il ouvre comme perspective ?
01:01Encore plus de confusion.
01:03Déjà, c'est le premier point.
01:04Après ça, ce qu'il dit aujourd'hui, nous n'en avons pas la certitude que ça va être la
01:09même chose demain.
01:11Donc déjà, peut-on encore le croire d'une certaine manière ?
01:15C'est-à-dire qu'à chaque jour, son nouveau lot de phrases un peu chocs et de changements de
01:21stratégie.
01:22On a compris a priori qu'il y avait des négociations qui étaient en cours,
01:26des rencontres qui sont aussi a priori prévues, mais on n'en sait pas grand-chose non plus.
01:29C'est des choses qui sont évoquées.
01:30Donc, c'est compliqué.
01:35Je ne peux pas vous dire autre chose, malheureusement.
01:38Mais est-ce qu'on peut se mettre dans un schéma où effectivement,
01:40parce qu'on commence à, enfin on comprend depuis le début,
01:43mais le centre de gravité de cette guerre, c'est quand même bien le détroit d'Hormuz
01:47avec toute la dimension économique et le levier économique que ça peut apporter,
01:54ou le frein économique en l'occurrence, quand on se place de notre côté.
01:59On peut imaginer effectivement une fin des opérations
02:01et un détroit qui resterait largement impraticable.
02:06Ça peut vouloir dire que ce qu'on voit aujourd'hui sur les prix du pétrole,
02:10on pourrait le voir dans une durée beaucoup plus longue
02:12que la seule fin des opérations militaires américaines.
02:16Voire même une augmentation supplémentaire des pétroles.
02:17Voire une augmentation supplémentaire, oui.
02:19Après, on peut essayer de voir les choses de manière, entre guillemets, un petit peu plus oppriste.
02:22On peut se dire que ça ouvre la voie à des négociations plus larges,
02:25puisque cette fois-ci, ça concerne tout le monde.
02:27Si on se dit que les États-Unis s'en vont et qu'ils laissent le détroit à l'abandon,
02:33il faut absolument que la situation soit résolue, d'une certaine façon.
02:38Soit, on l'a vu, certains étants, on peut pratiquer le détroit en payant.
02:43Alors, est-ce que c'est ça la nouvelle norme ?
02:44Est-ce qu'il faut payer pour passer ?
02:46Dans ce cas-là, ça renchérit de toute manière le coût du transport de manière intrinsèque.
02:50Est-ce qu'il faut négocier avec les Iraniens ?
02:54Je ne parle pas des États-Unis, je parle de la France, par exemple, ou de l'Europe, etc.
02:58C'est une situation géopolitique qui n'est pas du tout comme d'autres périodes qu'on a pu vivre
03:05dans l'histoire.
03:06Donc, on n'a pas de référentiel, on ne sait pas véritablement comment ça peut se produire.
03:09C'est le levier de l'Iran, ça vous l'avez évoqué, mais, d'une certaine manière, c'est une
03:15position que l'Iran ne peut pas tenir ad vitam aeternam non plus.
03:19Cette région ne peut pas rester de la sorte pendant...
03:23C'est un point névralgique aussi pour l'Iran.
03:26L'Iran doit aussi...
03:28Le point de douleur maximal, pour les uns et les autres, a peut-être pas encore été atteint, mais il
03:32existe.
03:33Exactement.
03:33C'est ça.
03:34Il y a aussi un point de douleur pour l'Iran, même si l'Iran arrive à exporter et vendre
03:39très bien son pétrole, toujours aujourd'hui.
03:41Tout à fait, mais ils ont quand même annoncé que la production était en baisse, donc les revenus sont en
03:47baisse aussi.
03:48Évidemment, le fait que la région s'embrasse, c'est pas non plus très bon pour leur économie.
03:53Il faut pouvoir maintenir le régime aussi et les personnes qui l'entourent, les personnes qui soutiennent ce régime.
03:58C'est une grosse économie, si je puis dire.
04:01Donc il y a aussi cet aspect-là à prendre en compte.
04:04Le Détroit, il y a aussi beaucoup d'autres choses qui passent.
04:07Il n'y a pas que des hydroduriers, il n'y a pas que du gaz.
04:09On parle aussi de potentielle pénurie alimentaire aussi du côté de l'Iran, même si on a du mal à
04:14avoir de véritables informations de terre.
04:17Il n'y a rien qui sent et il n'y a rien qui rentre aussi aujourd'hui.
04:19Je pense qu'il ne faut pas croire non plus que les Iraniens jouent cette carte sans qu'il y
04:25ait derrière de conséquences pour eux aussi.
04:28Maintenant, moi je ne suis pas spécialiste en géopolitique, donc je n'arrive pas à déterminer de quelle manière l
04:34'un est plus fort que l'autre dans cette négociation.
04:36Mais je ne suis pas sûr qu'il y en ait forcément un qui soit vainqueur et un qui soit
04:41perdant.
04:41Les deux sont perdants.
04:42Il y a un coût pour tout le monde.
04:43Maintenant, c'est l'intensité de la perte, si je puis dire, qui reste à déterminer.
04:48Bon, Donald Trump a l'air de vouloir renvoyer quand même la responsabilité de la gestion d'Hormuz à ses
04:53alliés, entre guillemets.
04:55En tout cas, il n'a pas l'air d'avoir dit qu'on ne servait à rien.
05:01Oui, mais enfin, on essaye de suivre.
05:03C'est Donald Trump.
05:03Mais oui, visiblement, il y a quand même un sujet sur Hormuz.
05:07Le dernier, enfin, le message du matin de Donald Trump, c'est aller récupérer vous-même votre pétrole dans Hormuz
05:13si vous en avez besoin.
05:14Nous, sous-entendu aux Etats-Unis, d'ailleurs, on peut vous en vendre au passage du gaz naturel liquéfié.
05:19On sait faire et on sait le transporter.
05:22Quelles sont les réflexions que ça amène, effectivement ?
05:25Et c'est vrai que les questions qu'on se posait au premier jour étaient de savoir combien de temps
05:30le choc allait durer,
05:31est-ce qu'on allait revenir à l'état des choses antérieures ?
05:35J'ai l'impression qu'aujourd'hui, plus personne n'imagine, quelle que soit la fin de ce conflit et
05:39sa durée,
05:40plus personne n'imagine qu'on va revenir dans un état qui prévalait avant le 28 février, dans cette région
05:45en tout cas.
05:47Absolument.
05:48Petite réponse à la boutade de Trump, avant de répondre à la question plus générale,
05:53quand on nous a coupé, effectivement, en Europe, les gazoducs suite à l'invasion de l'Ukraine,
05:58on a effectivement pu importer assez facilement le gaz américain.
06:02Donc on peut imaginer que ce soit une porte de sortie et un élément de renégociation,
06:06d'ailleurs géopolitique et commercial, entre les Etats-Unis et l'Europe.
06:10Parenthèse refermée, on a démarré l'année 2026, il faut le rappeler,
06:14avec, je pense, la meilleure visibilité qu'on pouvait avoir sur les marchés depuis très longtemps.
06:17On avait écarté énormément d'éléments.
06:19Il faut le rappeler quand même, parce qu'on a eu quasiment deux mois de marché tranquille,
06:23mais surtout lisible.
06:24Ça ne veut pas dire la même chose.
06:25Lisible, ça veut dire qu'on savait où étaient les grands plans d'investissement,
06:28où étaient les grands éléments d'activité économique.
06:31Et la question qui s'est posée au démarrage de ce conflit, c'est est-ce que finalement,
06:35ce conflit va remettre en question les éléments qui vont faire le marché de 2026, 2027, 2028,
06:40à savoir le moteur d'investissement d'intelligence artificielle, le bazooka allemand.
06:45Je les remets dans le contexte, parce que c'est ça qu'il va falloir regarder maintenant.
06:48L'année était très bien balisée.
06:50Exactement.
06:51Ce qui a été sûr très rapidement, c'est qu'un mois de conflit commençait à devenir déjà une limite
06:56peu acceptable,
06:57notamment d'un point de vue microéconomique.
06:59Et ça, je pense qu'on a franchi cette limite.
07:02Même si les marchés, aujourd'hui, ne veulent pas vraiment l'entendre,
07:04et que le consensus décale un petit peu cette limite.
07:07Elle a décalé la limite du temps, elle a décalé la limite également du prix du baril.
07:10On a beaucoup entendu parler, je le rappelle, au début du conflit, d'un baril au-delà de 100.
07:14Ça devient très compliqué, si c'est durable, si ça reste.
07:17Bon, il est largement au-dessus de 100 déjà depuis un moment.
07:19Maintenant, on entend la limite des 120, des 150.
07:21On entend les grandes majors pétrolières qui font des business plans maintenant sur un baril à 150.
07:27C'est pas neutre quand même.
07:28Et donc, cette première limite où les stratégistes et les économistes expliquaient qu'à partir de 100 dollars le baril,
07:34structurellement, sur une année comme 2026, plus un mois ou moins de conflit,
07:39on allait aller très rapidement sur des niveaux d'inflation extrêmement élevés.
07:43Bon, force est de constater qu'on est yé, il y a deux scénarios maintenant.
07:46Je pense que celui qui est le plus facile à garder en tête,
07:50c'est quand même pas un embrasement qui va durer jusqu'à la fin 2026.
07:54Et je retiens quand même ce qu'a dit la BCE lors de la dernière intervention de Christine Lagarde.
07:59Elle a quand même évoqué que le conflit tel qu'il était à l'heure actuelle,
08:02donc il y a à peu près 15 jours, ça nous ramenait à un retour à la normale pas avant
08:06Q3, Q4 2026.
08:08Donc en fait, l'année 2026, elle est pliée.
08:10Et là, je pense que ce qui va être un tournant très intéressant,
08:13et qui commence à s'amorcer avec ce qu'on appelle les pré-close call des entreprises,
08:16c'est-à-dire que les entreprises parlent maintenant trois semaines à un mois avant leur publication.
08:20On arrive au Q1, on avait eu des très bonnes publications en Europe et aux Etats-Unis
08:25pour la fin de l'année 2025,
08:27et là on commence à entendre dire qu'il y a des répercussions,
08:29notamment des commandes qui sont soit annulées, soit retardées,
08:32et on est dans une situation qui est quand même totalement différente de celle du Covid.
08:37Similaire d'une certaine manière, on ne va pas avoir de visibilité,
08:39on va décaler régulièrement.
08:41Est-ce qu'on referme ? Est-ce qu'on a à nouveau un close, un lockdown ?
08:44Est-ce qu'on ne l'a pas ?
08:45On va être dans cette incertitude-là parce que le conflit va se gangréner d'une certaine manière.
08:50Mais ce qui est sûr, c'est que les entreprises, elles,
08:52se retrouvent dans une situation où en fait leurs propres clients sont dans l'incertitude
08:56et elles vont accuser en plus une deuxième lame de fond qui est la hausse de leur coentrant.
09:00C'est mécanique.
09:02Donc, je ne vois pas comment...
09:03C'est déjà de la perte d'activité où il y a quand même l'idée dans ces pré-close
09:06-call des entreprises,
09:08comme vous le disiez, peut-être que l'année est pliée,
09:10mais il y a la perspective ou en tout cas la possibilité de regarder à travers ces deux, trois trimestres
09:16qui vont être sans doute un peu compliqués.
09:18Et l'idée qu'il y aura quand même un rattrapage de l'activité perdue dans l'intervalle ?
09:22Ce qui est sûr en tout cas, c'est que le changement de temps s'est fait dans les 15
09:25derniers jours.
09:25Ce qui veut dire quand même le poids de ce conflit.
09:28Il y a 15 jours, les entreprises qu'on rencontrait, plutôt à l'occasion de la publication de leurs résultats
09:32annuels,
09:33nous maintenaient leur guidance, donc leur perspective à peu près inchangée,
09:37en expliquant que pour l'instant c'était un peu business as usual.
09:4015 jours plus tard, c'est-à-dire à peu près maintenant,
09:42on arrive à une situation où les entreprises nous disent
09:45là, le premier trimestre, le deuxième trimestre, ça va être compliqué, ça impacte directement l'activité,
09:50ça peut être des reports, mais ça peut être aussi des pertes de marché.
09:52Tout sèche, tout sèche.
09:54Et puis d'une certaine manière, tout ce qu'on va donner comme perspective,
09:58et à mon avis on n'en aura pas beaucoup,
10:00seront exempts de la hausse des prix des matières premières
10:03et des taux d'intérêt évidemment.
10:07Joachim, l'analyse que vous faites de la situation,
10:09et cette histoire effectivement de points de non-retour,
10:13quels sont les points de non-retour qu'on a pu franchir,
10:16du point de vue des marchés, du point de vue de l'investissement,
10:19et est-ce qu'il y a quand même matière à se dire qu'une partie du choc
10:22reste potentiellement réversible également en cas de fin de conflit, j'entends ?
10:28Je pense, si je prends l'exemple de ma zone de prédilection,
10:32l'Asie, puisqu'on l'a évoqué notamment sur les fortes baisses
10:35que connaissent les marchés asiatiques en ce moment,
10:39on n'est pas dans une zone de non-retour.
10:41C'est-à-dire que si on prend les éléments par exemple
10:44qui ont fortement impacté les marchés asiatiques,
10:47si on se positionne par exemple en tant qu'allocataire,
10:50l'Asie était plutôt vue d'une manière positive
10:53avant le conflit iranien comme zone de diversification
10:57en dehors de l'Europe et des Etats-Unis.
10:59Elle a subi de manière assez virulente
11:02le triptyque très mauvais pour les pays asiatiques émergents,
11:05c'est-à-dire un dollar plutôt fort,
11:09un pétrole qui progresse
11:12et puis un ton plutôt au quiche des banques centrales.
11:15Donc tout ça est plutôt mauvais.
11:16Qui plus est, on a, vous n'êtes pas sans savoir,
11:20quand même une correction majeure
11:21sur tout ce qui est industrie des mémoires.
11:25Or, les marchés asiatiques, juste pour rappel,
11:28la Corée et Taïwan représentent quasiment 40% aujourd'hui des marchés asiatiques
11:32et en Corée et en Taïwan, on a quasiment 50%
11:36qui est sur deux valeurs, Samsung et Sky Nix et TSMC.
11:39Ces valeurs-là appuient la correction asiatique
11:42et on est dans un phénomène,
11:43alors il y a eu du snuflo plutôt négatif,
11:46mais je pense que ça va se résorber à terme.
11:49Et puis on a la Chine qui est plutôt un élément
11:51qui va profiter, c'est étonnant à dire,
11:54de la fermeture temporaire du détroit d'Ormus
11:57puisque elle, elle a la possibilité notamment de s'apprévisionner auprès de l'Iran.
12:01Elle a des stocks assez conséquents qu'elle a pu acheter à prix assez faible.
12:07Aujourd'hui, ça prévisionne auprès de la Russie à des niveaux assez faibles.
12:10Et puis elle avait anticipé tout ça
12:12puisqu'en fait, elle avait notamment mis en place
12:15des stratégies de développement d'énergie renouvelable,
12:18je pense, en anticipation de ce que pouvait devenir le monde demain.
12:24Et il y a deux autres éléments assez importants
12:26qui peuvent justement permettre à ces marchés-là
12:28de rebondir, le temps de digérer.
12:30C'est vrai que là, ils sont aujourd'hui un peu dans la machine à laver,
12:33mais avec le temps, assez rapidement,
12:35on peut retrouver des éléments assez positifs.
12:38On l'a au niveau notamment de l'inflation
12:41puisqu'en fait, la Chine vient d'une période de déflation de trois ans et demi.
12:46Donc on a un niveau extrêmement faible.
12:47Donc à la limite, c'est plutôt bon que l'inflation reparte dans le pays.
12:52Et puis, on a quand même aussi, on le voit sur les deux premiers mois de l'année,
12:56une reprise assez bonne au niveau des indicateurs macroéconomiques en Chine.
12:59Donc là où, pendant quand même plusieurs trimestres,
13:02c'était mauvais, plutôt mauvais en Chine
13:04et très bon en Europe, aux Etats-Unis,
13:05au niveau des indicateurs macroéconomiques,
13:07on sent justement une inflexion en Chine
13:11et qui est drivée aussi par toute la thématique,
13:13notamment sur la technologie.
13:15On le voit avec une dynamique très forte, notamment sur les IPOs,
13:18sur toute la partie robotique et AI.
13:21Donc la Chine peut être dans cette situation, dans ce contexte,
13:24un facteur, si je puis dire, de stabilisation finalement macroéconomique de la région.
13:30C'est très dur à dire qu'on peut retrouver un refuge
13:34dans les actions chinoises en ce moment.
13:36Mais on le voit, il y a déjà deux grandes banques américaines
13:39ces derniers jours qui sont revenues plutôt positives
13:42dans cet environnement-là, sur les actions chinoises.
13:45Sur ce qui se passe, alors vous avez cité effectivement
13:48trois points névralgiques de la chaîne d'infrastructure IA,
13:52Samsung, INIX en Corée du Sud et TSMC à Taïwan.
13:55Je reprends ce que disait Léa tout à l'heure,
13:57sachant qu'on démarrait cette année 2026
14:00avec des plans de CAPEX plutôt bien balisés.
14:03Le thème de l'IA était porteur avec des dépenses d'investissement
14:06évidemment en plus que conséquente, stratosphériques.
14:09C'est une nouvelle limite qui vient s'imposer
14:12à la construction de ces infrastructures
14:14et de ces investissements dans l'IA
14:18à travers ces points critiques asiatiques.
14:22C'est vrai qu'indéniablement, on a une corrélation
14:25quand même avec le sentiment macroéconomique global
14:28et les dépenses de CAPEX qu'on peut avoir dans l'IA.
14:31Mais je pense qu'on est, à mon sens,
14:34pas encore au bout de la demande
14:36et de ce qui peut être...
14:37La demande, oui.
14:38Mais est-ce qu'il n'y a pas une limite supplémentaire
14:41à l'offre là, justement, avec, je ne sais pas,
14:43peut-être des Samsung, des INIX, des TSMC,
14:46moins en capacité de servir encore la demande justement.
14:50Alors c'est vrai, mais lorsqu'on regarde aujourd'hui
14:53la correction qu'a connue ces valeurs-là,
14:55elle n'est pas forcément directement totalement liée
14:58au problème d'approvisionnement.
14:59Alors c'est vrai que ça peut le devenir dans le temps.
15:02On a eu notamment une grosse correction
15:05sur les annonces de Google avec TurboQuant
15:07qui ont quand même fortement impacté ces valeurs-là.
15:10Maintenant, lorsqu'on regarde d'un point de vue boursier
15:12ces sociétés-là, on sait qu'elles ont des niveaux
15:15de valorisation tout à fait raisonnables,
15:17notamment en Asie.
15:18Et c'était d'ailleurs un play assez fort
15:20qui était plutôt joué par les investisseurs
15:22par rapport à ce qu'on pouvait avoir
15:23sur les marchés américains.
15:25Et aujourd'hui, non, je ne vois pas encore pour le moment
15:28vraiment cet impact dans la baisse qu'on a connue.
15:32Il y a vraiment eu des éléments spécifiques
15:34et puis une forte progression sur les derniers mois.
15:36Léa, est-ce que les choses se sont améliorées depuis 2022 ?
15:39Vous parlez de chaînes d'approvisionnement,
15:40de chaînes de valeurs.
15:42On a appris, enfin, les entreprises de la planète
15:44avec l'épisode de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
15:48Il y a eu la partie énergétique, mais il y a eu, avec le Covid,
15:52la grande disruption aussi des chaînes d'approvisionnement.
15:55Il y a de la résilience qui s'est bâtie, qui s'est construite.
15:59Il ne faut pas sous-estimer la capacité de perturbation d'Ormouz,
16:02justement, dans des chaînes de valeurs encore,
16:04peut-être, trop imbriquées.
16:06Oui, tout à fait.
16:06Ce qui est certain, en tout cas, c'est que le côté
16:10recentralisé d'un certain nombre d'entreprises
16:12va être bénéfique à ce qui est en train de se passer.
16:14Et ce mouvement, globalement, de toute façon,
16:15doit perdurer. En revanche,
16:18c'est l'avantage de la Chine, effectivement, en ce moment,
16:20c'est qu'ils sont autonomes sur la matière première.
16:23C'est ça qu'il faut voir, en fait.
16:24Notre problématique, elle va partir des éléments fondateurs
16:27de tous les produits et services dont on va avoir besoin.
16:30Et c'est là où, à mon avis,
16:32on est dans une difficulté.
16:33Certains acteurs, notamment des semi-conducteurs,
16:35ont évoqué les problèmes de rupture
16:38sur certains gaz.
16:39L'hélium, c'est ça ?
16:42Tout le monde a découvert l'hélium.
16:46On découvre le tableau de Mendeleïev.
16:48En fait, c'est exactement la même histoire
16:50que les terres rares dont on parlait il y a 2-3 ans.
16:53C'est-à-dire qu'en réalité, on se rend compte
16:54qu'ils sont très peu à les produire et à les traiter,
16:56à savoir, d'une certaine manière, les transformer.
16:59Moi, en revanche, ce que je vois,
17:02c'est que je ne trouve pas que la correction,
17:03pour l'instant, soit majeure.
17:05Les valeurs de la tech et de l'IA,
17:07de manière générale, ont quand même joué
17:08un rôle refuge très fort depuis le début du conflit.
17:10Ça vient juste de basculer.
17:12Mais au départ...
17:13Sur les premières semaines, c'est vrai.
17:15Ah, ça a extrêmement bien tenu.
17:16Non, non, mais c'est vrai.
17:17Même les logiciels ne baissaient plus.
17:19Et tous les fameux AI losers ont...
17:22Alors, à juste titre, pour des fondamentaux, évidemment.
17:25Je pense qu'il ne faut pas négliger, quand même,
17:27la situation dans laquelle on est.
17:28On est sur des corrections globales de marché
17:29qui sont relativement encore tranquilles.
17:33Modérées.
17:33Voilà.
17:34Par rapport au risque de distribution
17:36qu'on peut avoir dans ce conflit.
17:40Europe et crise énergétique ou choc énergétique.
17:43Nouvel épisode, Florent.
17:46Qu'est-ce que ça nous coûte par rapport à 2022 ?
17:51Alors, l'ampleur est complètement différente.
17:54Certains pays et l'Europe a quand même pivoté aussi
17:56un petit peu depuis 2022
17:59et la fin du pétrole et du gaz russe.
18:02Est-ce que ça permet d'avoir, là aussi,
18:05emmagasiner un peu de résilience
18:07dans le cadre d'un choc énergétique comme celui-là ?
18:09Oui, mais ça ne nous empêche pas d'être soumis
18:12aux mouvements de prix globaux.
18:15C'est pareil pour les Etats-Unis, d'ailleurs.
18:16Ils ont beau dire qu'ils sont indépendants énergétiquement,
18:19mais les prix à la pompe augmentent inexorablement.
18:22Oui, mais t'as 4 dollars le gallon, là.
18:23Exactement.
18:23En moyenne nationale.
18:25Ce que l'on peut dire, néanmoins,
18:27il y a deux choses.
18:28J'aimerais d'abord revenir sur une chose
18:29qui a été évoquée,
18:30cette idée qu'effectivement,
18:31on avait un peu de visibilité.
18:32On avait même,
18:33en tout cas, nous, c'était notre thèse,
18:34on en avait parlé à plusieurs reprises.
18:36La reprise !
18:36On était sur une réaccélération de l'activité en Europe.
18:38Donc, la question aujourd'hui,
18:40mais je n'ai pas la réponse,
18:41et je pense que personne ne l'a,
18:42c'est de savoir si cette réaccélération de l'activité,
18:46on casse définitivement cette tendance
18:48ou si on la décale.
18:50Et ça, c'est dépendant de la durée du conflit,
18:52de la manière dont le Détroit peut réouvrir,
18:55dans quelles conditions,
18:56comment ça se négocie,
18:58qui a intérêt à ce que ça a à peu près tout le monde,
19:00en réalité,
19:01mais comment ça se produit.
19:03Mais au moment où on se parle,
19:04on ne peut pas trancher définitivement cette question,
19:06vous dites Flan.
19:06Ça veut dire que la possibilité
19:07que cette reprise soit simplement reportée,
19:10peut-être un peu amoindrie,
19:12elle existe encore.
19:13Je pense que là, comment dire,
19:14au début du conflit,
19:16effectivement,
19:17on était tous partis bien en tête
19:20sur l'idée que le conflit allait durer
19:22relativement peu de temps.
19:23Parce qu'on connaît Donald Trump,
19:25on en a parlé longuement,
19:28cette manière de faire des revirements,
19:30des volte-face, etc.
19:31Sauf que plus le conflit s'est installé,
19:35là, on peut parler d'installation,
19:36d'une certaine façon,
19:37on est quand même dans le deuxième mois,
19:39plus on s'est rendu compte
19:40qu'il était d'une certaine manière piégé,
19:42et que même,
19:43vous avez vu,
19:44les tentatives de volte-face,
19:47les tentatives de rassurer les marchés,
19:49n'ont pas véritablement...
19:49Le taco marche un peu moins bien.
19:52Un jour, non.
19:54C'est un peu délicat.
19:56Donc,
19:57la limite des un mois a été mentionnée
19:59pour la partie micro-économique.
20:00En fait, c'est aussi vrai
20:01pour la partie macro-économique.
20:03Donc, pour l'Europe,
20:04pour répondre à votre question,
20:05c'est un choc énergétique.
20:06Lors et déjà,
20:07puisque, vous l'avez dit,
20:07ça se retranscrit dans les chiffres
20:09de l'inflation,
20:09et pas encore totalement.
20:11Donc, c'est une baisse
20:12de pouvoir d'achat
20:13pour les ménages.
20:13On sait en plus,
20:15le symbole
20:16que représentent
20:16les prix à la pompe,
20:18si on regarde juste
20:19dans l'hexagone.
20:20Mais partout,
20:21c'est comme ça.
20:21Ça conditionne aussi
20:22beaucoup les anticipations
20:23d'inflation.
20:25Et à partir du pétrole,
20:26on fait plein de choses.
20:27Vous avez parlé de l'hélium,
20:28il y a aussi les plastiques.
20:30Bien sûr.
20:30Il y a beaucoup de plastiques.
20:32Donc, il y a beaucoup de choses.
20:33Donc, ça veut dire
20:34que c'est un choc énergétique,
20:35mais même un peu plus large.
20:37Et là où...
20:39Il y a un choc de prix, quand même.
20:40Il y a un choc de prix
20:41qui ressemble un peu à 2022.
20:43Je dis bien qu'il ressemble un peu.
20:44Parce que c'est pas la même ampleur.
20:46Et surtout,
20:47on part pas du même point de départ.
20:49Enfin, pas le même point de départ.
20:50C'est à dire.
20:50Parce que ce qui est très important,
20:52c'est de jamais raisonner
20:53toute chose égale par ailleurs.
20:54Il faut regarder
20:55les conditions initiales
20:56de l'économie
20:57à partir du moment
20:58où le choc s'applique.
21:00Et là,
21:01on n'a pas
21:02toute la période Covid,
21:04les goulets d'étranglement,
21:05qui ont d'ailleurs
21:08incité
21:08les banques centrales,
21:09on va sans doute en parler,
21:10à patienter un petit peu
21:11en se disant que c'était
21:13transitoire.
21:14Vous avez perdu.
21:16Le premier qui dit transitoire
21:17a perdu.
21:18J'ai perdu.
21:20Exactement.
21:22Et ensuite,
21:22c'est venu se juxtaposer.
21:24Et puis par ailleurs,
21:25je pense que ça aussi,
21:25il faut le rappeler,
21:26on a eu des chocs
21:27de demandes positifs
21:28d'une certaine manière,
21:29ou en tout cas,
21:29des soutiens budgétaires.
21:31Donc,
21:31on n'est pas du tout
21:32dans la même situation.
21:32C'est un choc
21:34d'offre négatif
21:35qui entraîne
21:36un choc
21:36de demande négatif.
21:37D'accord.
21:38Donc,
21:38c'est véritablement
21:39un frein pour l'activité.
21:40D'accord.
21:41Juste d'ailleurs,
21:42la comparaison,
21:43alors on perd
21:43entre 15 et 20 millions
21:45de barils le jour
21:46de pétrole
21:48et de produits dérivés
21:51à travers le blocage
21:52d'Ormouz.
21:53Donc,
21:54c'est de l'offre
21:55en moins,
21:56mais ça correspond
21:57à la demande supplémentaire
21:59qu'on avait engrangée
22:00post-Covid
22:01dans ce moment
22:01de reprise
22:03et de croissance folle.
22:05Effectivement,
22:05donc on a un écart
22:07entre production,
22:08offre et demande
22:09qui est le même,
22:10sauf que pendant le Covid,
22:11c'était de la demande
22:12supplémentaire
22:13par rapport à une offre
22:14qui était stable.
22:14C'est-à-dire que des industriels
22:15vont être très contraints
22:16dans leur activité.
22:18Oui.
22:19Une fois qu'on a dit ça,
22:21Florent,
22:22et on l'explique tous les jours
22:23sur ce plateau
22:24depuis le début du conflit
22:25que ce n'est pas la même situation
22:27que 2022,
22:29dans quel monde
22:29est-ce que la Banque Centrale
22:31européenne
22:31pourrait être amenée
22:33à monter trois fois
22:34cette hausse cette année,
22:35voire plus ?
22:35Vous ne vous en souvenez
22:36peut-être pas,
22:37mais il y a deux mois et demi,
22:38trois mois,
22:38on avait eu une discussion
22:39un peu similaire.
22:40Oui, vous, vous étiez...
22:41Mais parce que le débat
22:41était déjà ouvert.
22:42Oui, mais je préférais
22:44ce moment-là.
22:44Mais moi, je m'en souviens très bien.
22:45Le débat, c'était
22:45est-ce qu'on va y avoir
22:46une petite baisse
22:47ou est-ce qu'il va y avoir
22:48une petite hausse pour...
22:50Et vous m'aviez dit
22:51mais quand même,
22:52les produits chinois importés
22:53font baisser l'inflation,
22:54etc.
22:55La BCE, dans leur logiciel,
22:57ils ne sont pas en train
22:57de se dire qu'ils sont en train
22:58de faire une erreur.
22:59Et on s'était dit,
23:01en fait, il ne faut pas
23:01essayer de pronostiquer
23:02ce qu'ils devraient faire,
23:03mais plutôt ce qu'ils vont faire,
23:05ce qu'ils pourraient faire.
23:06Et là, on est un peu
23:07dans ce cas de figure.
23:08Moi, pour le moment,
23:09je veux dire franchement,
23:10là, je me mouille un peu
23:11aujourd'hui,
23:12je me refuse,
23:13pour le moment,
23:14à marquer une hausse
23:16de taux de la BCE.
23:16Enfin, c'est un scénario, oui.
23:17Sur un scénario.
23:19Je ne vois pas,
23:21à ce stade,
23:23à ce stade,
23:24comment on peut justifier
23:25nos deux taux.
23:26En revanche,
23:26je pense qu'elles pourraient
23:27le faire.
23:29Parce que,
23:30si on arrive au 30 avril,
23:32qui est la date
23:33de la prochaine réunion,
23:33avec une situation
23:34qui ne s'est pas normalisée,
23:35voire même s'est empirée,
23:37par simple gestion des risques,
23:39ils vont durcir le ton,
23:41ils vont peut-être monter
23:42les taux,
23:42pour éviter ces fameux effets
23:44de second tour.
23:46Tu mets le risque dans l'œuf,
23:47plutôt que prendre le risque
23:49d'attendre trop longtemps
23:51et se retrouver face
23:52à une inflation
23:53qui,
23:54potentiellement,
23:54serait plus difficilement
23:55maîtrisable.
23:56Alors même que,
23:56pour le moment,
23:57c'est bien normal,
23:58on ne le voit pas
23:58dans les chiffres,
23:59cette propagation
24:00à l'inflation cœur,
24:01on a même eu des chiffres
24:01un petit peu meilleurs,
24:02en réalité.
24:02Oui, il est vrai.
24:03Donc,
24:04à mon avis,
24:05ça limite peut-être
24:05un peu ce spectre-là,
24:07à ce stade.
24:08Et je terminerai là-dessus.
24:10Si on en arrive
24:12à une hausse des taux
24:13le 30 avril 2026,
24:14parce que la situation
24:15ne s'est pas résolue,
24:16etc.,
24:17je pense que ce sera
24:18un problème parmi d'autres,
24:20puisqu'en termes
24:20d'activité économique,
24:21en termes d'incertitude
24:22géopolitique,
24:23d'incertitude tout court,
24:25je pense qu'on sera
24:25dans une autre dimension.
24:26Oui,
24:28si tout continue
24:29de se développer
24:30à ce rythme-là
24:30jusqu'au 30 avril,
24:32effectivement,
24:32la décision de la BCE
24:33ne sera qu'un problème
24:34parmi d'autres.
24:35sur le comportement
24:36des entreprises,
24:37Joachim,
24:38par rapport à 2022,
24:39est-ce que,
24:39effectivement,
24:40les grandes entreprises
24:42multinationales
24:43ont encore
24:43du pricing power
24:46à démontrer
24:48aujourd'hui ?
24:49Le coût des entrants
24:50va très très vite
24:51et on l'a vu
24:51dans les dernières enquêtes
24:52PMI,
24:53pareil,
24:53qui ne capturent pas
24:54évidemment toute la situation
24:55du mois de mars,
24:55mais on voit que,
24:56évidemment,
24:56le coût des entrants
24:57monte beaucoup plus vite
24:58que la capacité des entreprises
24:59à transmettre ça
25:00dans le prix final.
25:02Déjà,
25:03c'est notre métier
25:04d'aller chercher
25:04les valeurs
25:05qu'ont du pricing power.
25:06Déjà,
25:06on se protège
25:07à moitié là-dessus
25:08en allant chercher
25:09les valeurs
25:10qui ont le plus
25:11de possibilités
25:12d'augmenter les prix.
25:13Après,
25:14est-ce qu'on est
25:14dans l'environnement
25:15de 2022 ?
25:16Je ne pense pas.
25:17C'est vrai qu'on sort
25:19déjà de plusieurs trimestres
25:20où on se posait
25:20déjà la question
25:21sur les tarifs douaniers,
25:23dans quelle mesure
25:24les sociétés
25:25allaient pouvoir
25:26répliquer
25:28le prix
25:29sur le consommateur final.
25:30on vient rajouter ça.
25:32Très honnêtement,
25:33ça fait déjà
25:34depuis un an
25:35qu'on essaye de percevoir
25:37sur les publications
25:38de résultats
25:39si elles en sont capables.
25:40Je pense que là,
25:41honnêtement,
25:42on rentre
25:43dans une situation
25:43encore plus complexe
25:44puisqu'on a ce double effet
25:46avec cet effet,
25:47je pense,
25:48qui risque d'être
25:49encore plus violent
25:50pour les entreprises.
25:52Du coup,
25:52je pense que,
25:53honnêtement,
25:54cette saison
25:55de publication de résultats
25:56qui arrive,
25:56donc on aura un mois
25:58mais qui ne sera pas
26:00totale
26:00et qui est quand même
26:01décalée
26:01puisqu'on le voit,
26:03le prix du pétrole
26:04quand même
26:04au niveau des entreprises
26:05peut prendre
26:06un peu plus de temps
26:07à se rétablir.
26:07Il est encore sur les stocks.
26:08Voilà, exactement.
26:10Le dernier bateau
26:11qui a pu traverser
26:11Ormousse
26:12jusqu'à chez nous,
26:12il arrive là en ce moment.
26:14En fait,
26:14on va écouter
26:15ce que les entreprises
26:16nous disent
26:16sur des publications
26:17de résultats.
26:17Alors,
26:18elles peuvent aussi
26:19donner un peu
26:19de visibilité
26:20puisqu'elles vont publier
26:22au cours du mois de mai,
26:23donc on aura aussi
26:24un peu de visibilité
26:25sur avril,
26:26mais elles ne peuvent pas
26:26s'engager non plus
26:27sur des chiffres
26:28très stricts.
26:29Donc en fait,
26:30on va découvrir ça
26:31quasiment en juillet-août.
26:34Dans quatre mois,
26:35dans quelle mesure
26:36en fait,
26:36l'environnement
26:37aura encore
26:37totalement chamboulé.
26:38Donc c'est extrêmement difficile
26:40dans les métiers
26:41d'ailleurs
26:41de prendre des choix
26:43d'allocation
26:44ou d'achat-vente
26:45sur des entreprises
26:46sur uniquement
26:47ces postulats.
26:49C'est pour ça
26:50qu'on va chercher,
26:51on essaie d'aller chercher
26:51quoi qu'il arrive
26:53des sociétés
26:53qui ont du pricing power.
26:54Comme ça,
26:54si on a besoin
26:56d'augmenter les prix,
26:57on peut augmenter
26:58l'emprise
26:58sans bousculer les volets.
27:00Qui a encore du pricing power
27:01dans ce monde
27:01après une succession
27:02de crises
27:03à une fréquence inédite
27:04depuis cinq ans,
27:07Joachim ?
27:08C'est très compliqué
27:09puisque toutes les sociétés...
27:10Avant la réponse
27:11c'était le luxe.
27:11Oui,
27:12non mais...
27:13Là j'ai dit
27:14que je disais...
27:15Mais là...
27:17Le luxe,
27:18c'est compliqué aujourd'hui
27:19d'être positif
27:20quand même sur le luxe.
27:21On le voit,
27:21le pricing power
27:22à court terme
27:23de manière conjoncturelle,
27:24s'errôde un peu
27:25dans le luxe.
27:26On ne va pas se mentir.
27:28C'est pour ça que,
27:29au-delà du pricing power,
27:30je réponds un peu à côté...
27:32Non, non mais...
27:33C'est qu'on va chercher
27:34certaines grandes thématiques
27:36qui sont plus structurelles
27:38sur la demande.
27:39En Europe,
27:40on parle de souveraineté énergétique,
27:42de souveraineté numérique,
27:43tout ça.
27:44Voilà,
27:45là on sait
27:45qu'il n'y a pas trop de risques
27:46sur les prix
27:47et on a surtout des drivers
27:48assez forts.
27:48Et ce n'est pas la volatilité
27:49des prix à court terme
27:50qui change les convictions
27:51qu'on a sur ces thèmes-là.
27:52Au contraire,
27:53c'est peut-être que ces convictions
27:54sont même renforcées aujourd'hui.
27:55Je pense qu'elles sont
27:56renforcées aujourd'hui.
27:57Donc si vous me posez
27:57la question aujourd'hui
27:59d'une allocation,
28:00typiquement sur l'Europe,
28:01on va aller chercher
28:02toutes ces thématiques-là.
28:04Et après,
28:05individuellement,
28:05mais vraiment en stock picking,
28:07on va chercher du pricing power.
28:08Mais sur les grandes thématiques,
28:09par exemple en Europe,
28:10ça va être ça.
28:11Et le thème de la souveraineté énergétique
28:12en Europe,
28:12ce n'est pas encore surjoué ?
28:14Enfin, je veux dire,
28:14tout le monde
28:17est animé à peu près
28:18par les mêmes réflexions
28:19et pas besoin d'être
28:21grand clair
28:21pour se dire
28:22que la crise du Golfe
28:23ramène encore ce sujet-là.
28:24Ça n'a pas d'hier.
28:26Mais on est sur
28:27des grands éléments structurels,
28:29sur des pans de 5-10 ans.
28:31Donc à mon sens,
28:32il n'y a pas de risque
28:33de pull-back
28:35en se disant
28:36qu'on a déjà fait
28:36deux ans de très fortes
28:38surperformance
28:38puisqu'on est sur
28:39quand même des drivers structurels.
28:41Ah ouais.
28:41Bon, Léa,
28:41qui a encore du pricing power
28:43dans ce monde ?
28:43Et puis,
28:44effectivement,
28:45si le thème de la souveraineté
28:47se décline
28:48à travers plusieurs dimensions
28:49en Europe,
28:50le thème de la souveraineté énergétique
28:51en est un parmi d'autres.
28:53Est-ce que c'est un thème
28:54qui doit être renforcé
28:55dans les gestions ?
28:57Absolument.
28:58Alors, premièrement,
28:58le pricing power,
28:59moi je suis très inquiète
29:00sur ce thème
29:01puisqu'on vient d'une phase
29:03qui est quand même
29:03toute récente,
29:04post-Covid,
29:04donc ça fait 5 ans,
29:05je rajouterai là-dessus
29:06la guerre en Ukraine,
29:07qui a quand même fait
29:07des hausses sur les matériaux
29:08et pas que sur l'énergie,
29:10de hausses des prix
29:11dans à peu près
29:11toutes les industries
29:12et le luxe est le meilleur exemple
29:14qui montre
29:14qu'il y a un moment,
29:16le consommateur final,
29:17que ce soit une entreprise
29:18ou que ce soit un consommateur
29:19tout court,
29:20il ne peut plus absorber.
29:21Donc,
29:22ça va être quand même difficile
29:23de la faire passer
29:23cette hausse de prix supplémentaire.
29:25Donc,
29:25moi je suis très vigilante
29:26sur cette partie pricing power.
29:29Je pense également,
29:30pour revenir sur les propos
29:31des publications,
29:32que les entreprises
29:32ne nous donneront
29:33aucune visibilité.
29:34Ça y est,
29:35là aussi,
29:35elles sont bien rompues
29:36à l'exercice,
29:36post-Covid,
29:37post-gare en Ukraine,
29:39mieux vaut ne rien dire.
29:40Donc,
29:40on n'aura pas grand chose
29:41au premier trimestre,
29:42on va nous donner éventuellement
29:43les chiffres d'affaires,
29:44on aura peut-être un peu plus
29:45à la mi-année
29:46parce qu'on aura les marges
29:47et c'est là où le sujet
29:48du pricing power va arriver.
29:49Il n'arrivera pas maintenant,
29:50je ne crois pas.
29:51Pour ce qui est ensuite
29:52de ce que le marché
29:53nous a raconté,
29:53je pense que c'est important
29:54avant de passer
29:55à la partie souveraineté,
29:57le marché nous a donné
29:58des signaux très clairs
29:59ce mois-ci.
30:00Premièrement,
30:00vous voyez les banques,
30:01les banques qui ont quand même
30:02fait un rallye exceptionnel
30:04sur les trois dernières années
30:05qui représentent 25-30%
30:08de certains indices
30:08et qui sont en baisse significative,
30:12c'était déjà le cas
30:12un peu en début d'année
30:13mais c'était plus
30:14des prises de bénéfices,
30:15quand les banques baissent,
30:17on vous dit quoi ?
30:18On vous dit
30:18c'est une récession
30:19que le marché est en train
30:20de vous annoncer.
30:21La baisse des banques
30:21va au-delà de la simple logique
30:23de prise de profit ?
30:24Évidemment.
30:24Non, pas quand même.
30:25Évidemment.
30:25C'est-à-dire que
30:27normalement les banques,
30:28dans le scénario
30:28qu'on entrevoit tous,
30:30devraient bénéficier.
30:31L'inflation,
30:32c'est bénéfique aux banques,
30:32elles sont toutes extrêmement solides.
30:34A priori,
30:35la hausse des taux
30:36leur est bénéfique aussi,
30:37même si c'est un aplatissement.
30:39C'est ça le problème.
30:40Mais ça dépend.
30:41On peut jouer
30:41entre les banques du Nord
30:42et les banques du Sud.
30:44Elles ont toutes baissé
30:45et quand les banques baissent,
30:46c'est parce qu'on presse
30:46une récession.
30:47Et d'ailleurs,
30:48elles ont baissé
30:48plus fortement en Italie
30:49parce que le choc pétrolier
30:51en Italie,
30:52il est plus fort.
30:53Donc ça,
30:53c'est la première chose.
30:54La deuxième chose
30:54que le marché nous a dit,
30:55je parle des grandes masses
30:56parce que je trouve
30:57qu'elles sont intéressantes.
30:57Donc le secteur bancaire
30:58redevient un indicateur macro,
30:59là, vous dites.
30:59Voilà.
31:00Et celui-là,
31:00il pourrait être intéressant
31:01à regarder
31:01parce qu'il peut être gagnant
31:02dans beaucoup de scénarios.
31:03Parce que les actions bancaires
31:06baissaient.
31:06Et là,
31:07ce qu'on voit depuis hier,
31:09maintenant,
31:09c'est que les taux longs
31:10arrêtent de monter
31:11quand le pétrole monte.
31:12Voilà.
31:13C'est ça,
31:13c'est la fameuse décorrélation
31:15des actifs.
31:15On voit des investisseurs
31:16obligataires qui sont peut-être
31:17en train de se dire
31:18après un mois de guerre
31:19et de pétrole
31:19à plus de 100 dollars,
31:21peut-être que le bon mouvement,
31:23c'est pas de jouer
31:25l'inflation
31:25ou la prime d'inflation,
31:26peut-être que le bon mouvement,
31:27c'est de jouer
31:28la destruction d'activité.
31:30Exactement.
31:30Et les banques nous l'ont dit
31:31dès le début,
31:32en tout cas le secteur.
31:33Je ne parle pas,
31:34ce n'est pas les banques
31:34qui ont parlé,
31:35c'est le marché qui l'a joué.
31:36Et le deuxième secteur
31:37qui est très intéressant,
31:38qui nous donne aussi une indication,
31:39c'est l'immobilier
31:40qui est le plus sensible
31:40à la courbe des taux.
31:41Je mets de côté
31:42les fameux producteurs
31:43d'électricité
31:44qui sont très sensibles
31:45à la courbe des taux
31:45mais qui sont sauvés
31:46par la partie souveraineté.
31:47L'immobilier s'est effondré.
31:49L'immobilier coté
31:50s'est effondré
31:51après avoir fait
31:52un début d'année exceptionnel
31:53porté par toutes les bonnes tendances.
31:54Trois d'autos à venir.
31:55Et bien voilà.
31:56Donc, quelque part,
31:57le marché est en train de vous dire
31:57que c'est acté.
31:58Donc, qu'est-ce qui nous reste ?
31:59Effectivement,
32:00je souscris au sujet souveraineté
32:02mais il est tellement long
32:03et on le connaît par cœur.
32:05Mais c'est bien.
32:06C'est bien parce que ça nous réveille.
32:07Après la souveraineté
32:08sur les médicaments,
32:08maintenant c'est la souveraineté
32:09sur l'énergie,
32:10on a eu la souveraineté
32:11sur l'armement.
32:12On va peut-être enfin
32:12avoir une souveraineté...
32:13C'est pas surjoué.
32:14Non, ça je pense pas.
32:15Non, non, non.
32:16Pour le coup,
32:16il y a vraiment des opportunités
32:17encore très intéressantes.
32:18Le thème défense
32:18qui faisait quand même partie,
32:19qui était la première brique
32:20de la souveraineté,
32:21ce thème-là,
32:22depuis le début de la guerre,
32:22il baisse.
32:23Oui, c'est vrai.
32:24Et alors,
32:25à mon avis,
32:25c'est pas parce que c'est surjoué.
32:27En revanche,
32:27sur le thème de la souveraineté énergétique,
32:29on est le réseau,
32:30il faut quand même avoir un chiffre,
32:31enfin, c'est pas un chiffre
32:31mais en tout cas une idée en tête,
32:33le réseau européen
32:33en termes de distribution
32:35est le plus obsolète du monde désormais.
32:37Il est plus vieux
32:37que le réseau des Etats-Unis.
32:40Donc, on a plein d'acteurs
32:41encore très intéressants.
32:41Investir dans les réseaux,
32:43on est pile un an après,
32:44je crois,
32:44le blackout historique
32:46de la péninsule ibérique.
32:48Absolument.
32:48Lié notamment
32:50à la défectuosité du réseau.
32:52Absolument.
32:52Si on a bien compris
32:53ce qui s'était passé là-bas.
32:54Oui, de voir que le pétrole
32:55continue de monter
32:56ou se maintient des taux élevés
32:57et de voir les taux qui baissent
32:58là depuis hier.
33:00Le marché change un peu
33:01de vision peut-être ?
33:03Oui, oui, oui.
33:04C'était quelque chose
33:06nous, chez ECOFI,
33:06qu'on avait prévisible.
33:08C'est toujours facile
33:09rétrospectivement.
33:10À partir d'un certain moment...
33:12Mais disons qu'on se disait
33:12au début, effectivement,
33:13le marché joue
33:14le risque inflationniste,
33:15les hausses de taux,
33:17surtout sur la partie courte.
33:19Ça s'est beaucoup redressé.
33:20Maintenant,
33:21on commence à dire
33:22mais on en revient
33:23à cette fameuse limite.
33:24On se dit
33:24si ça s'installe,
33:25ça veut dire des gaz économiques.
33:27Ce qui veut dire aussi
33:28que pour les banques centrales,
33:29pour revenir à la BCE,
33:30parce que j'ai encore
33:31des choses à dire,
33:31c'est un sujet qui m'anime.
33:32C'est un sujet
33:33mais on peut dire
33:34un mot de la FED aussi.
33:35La différence qui peut y avoir
33:37c'est la FED.
33:37Je vais mettre les deux
33:38en même temps.
33:39Pour une banque centrale,
33:40dans une telle configuration,
33:42il n'y a que des coûts
33:43à prendre.
33:44Puisque c'est une inflation
33:46exogène,
33:46un choc d'offre négatif
33:47exogène
33:48sur une situation,
33:49on ne sait pas.
33:49On monte les taux
33:50parce que l'inflation augmente,
33:52on tue l'activité,
33:53enfin on baisse l'activité.
33:54On veut soutenir l'activité
33:55parce qu'on pense
33:56que l'inflation plus tard
33:57va baisser
33:58parce que la destruction
33:59de demandes va être telle.
34:00En soutenant l'activité,
34:04je trouve,
34:05pour leur donner du crédit,
34:06que la communication
34:07de la Banque Centrale Open,
34:08ce n'est pas forcément partagé,
34:10je la trouve assez bonne.
34:11Ah !
34:12Oui !
34:13Non, mais oui !
34:14En fait,
34:15il y a une manière
34:16de s'acheter du temps.
34:17Oui.
34:17En disant,
34:19mais de manière
34:20assez pragmatique.
34:21Et franchement,
34:21le travail qu'ils ont fait
34:22sur les scénarios
34:23de la Banque Centrale Open,
34:24c'est remarquable.
34:24C'est très pédagogique.
34:25C'est remarquable.
34:25Non, non, mais c'est vrai.
34:26C'est remarquable.
34:27Ils ont intégré très tôt les choses.
34:28Évidemment, le cut-off au 11 mars,
34:30ce n'est pas la même situation
34:31qu'aujourd'hui,
34:32mais franchement,
34:34chapeau.
34:34Et en termes de communication,
34:37il y a cette idée de dire
34:39la théorie veut qu'on regarde
34:42au travers de ce choc
34:44parce qu'il faut qu'on soit sûr
34:46que les anticipations
34:47d'inflation déravent,
34:47que les renégociations salariales
34:49se fassent,
34:49qu'il y ait des fameux effets
34:50de second tour.
34:51Là, on agit
34:51parce qu'il y a risque
34:52de propagation ailleurs.
34:54Ce n'est pas juste
34:55un choc transitoire.
34:56Mais en même temps,
34:58c'est là où c'est malin,
34:59ils disent qu'ils sont prêts
35:01à agir très rapidement
35:02et à se conformer
35:04au mandat de stabilité des prix.
35:05Ce qui veut dire
35:05que dans le même temps,
35:07ils ne cassent pas
35:07les anticipations de marché
35:08qui sont quand même
35:09vachement fortes.
35:10Élevées, bien sûr.
35:11Donc, pour revenir
35:12sur le marché de taux...
35:12Ça leur donne un peu
35:13de marge de manœuvre
35:14pour la suite.
35:14Sur les marchés de taux,
35:16sur la partie longue,
35:16on se dit qu'il y a quand même
35:17pas mal de choses
35:18qui sont intégrées.
35:20Alors, ils sont peut-être
35:21vraiment très malins.
35:22Non, mais vraiment.
35:24En termes de scénario,
35:25nous, on s'est dit
35:26si il y a hausse de taux,
35:27il n'y en aura pas trois.
35:28Oui.
35:29Donc, en fait,
35:29en matière de stratégie,
35:31si on essaie de coupler
35:31avec le scénario BCE,
35:33qui est un peu bancal
35:33parce que je dis statu quo,
35:34mais en même temps,
35:35c'est possible
35:35que ça le fasse,
35:37ça veut dire que sur les taux,
35:38il y a quand même
35:39pas mal de choses intégrées.
35:40C'est ça, c'est-à-dire
35:41que la communication
35:41est quand même
35:42vachement bien orchestrée.
35:45Mais ils le savent, tout ça.
35:46Je veux dire,
35:47tout ce qu'on se dit,
35:47évidemment,
35:48qu'ils ont ces débats-là.
35:49Les chocs d'offres négatifs,
35:50ça n'aurait pas...
35:50C'était semi-ironique.
35:52Voilà, pardon.
35:53Non, non, mais j'achète ce point.
35:55Le resserrement
35:56des conditions financières
35:57par le biais
35:57des anticipations
35:58d'hausses de taux,
35:59ça se rajoute
35:59au choc énergétique
36:00et frein sur l'activité.
36:02Oui, oui, bien sûr.
36:03Donc, d'une certaine manière...
36:04Ça règle le problème, quoi.
36:06Oui, j'aime pas trop ça.
36:07Non, mais...
36:08De toute façon,
36:08la situation est tellement
36:10inconfortable.
36:11Et pour la Fed...
36:12Est-ce qu'elle peut encore
36:12baisser ses taux, elle ?
36:13La Fed ?
36:14Oui.
36:14Bon, je ne pensais pas
36:16à grand-chose avant là-dessus.
36:17C'est vrai.
36:18Ça, c'est mon scénario personnel.
36:21Encore moins aujourd'hui,
36:22forcément.
36:23Après, il y a deux mandats.
36:25Jérôme Poel l'a rappelé,
36:26Christopher Waller l'a rappelé.
36:28Ils sont peut-être un peu,
36:29parfois, beaucoup plus sensibles
36:30à ce qui se passe sur l'emploi.
36:31Donc, si ça se dégrade sur l'emploi,
36:33on pourrait avoir baisse de taux.
36:33Mais en même temps,
36:35l'inflation est très élevée.
36:36Il y a le mandat de 2%
36:37qu'il faut essayer d'attraper,
36:41sachant qu'il rate la cible
36:42depuis quasiment 4-5 ans.
36:44Oui, oui.
36:45Parce qu'il y a des parallèles
36:46qui sont faits avec les années 90,
36:47l'invasion du Koweït par l'Irak.
36:49Mais à cette époque-ci,
36:50il n'y avait pas cette forward guidance
36:51sur les 2% aussi forte.
36:54Ils ont réagi parce que
36:55le taux de chômage avait augmenté.
36:56Mais la situation économique,
36:57on en revient aux conditions initiales,
36:58n'était pas tout à fait la même.
36:59C'était un peu plus bancal.
37:00Même si aujourd'hui,
37:01il y a des fragilités.
37:02Le consommateur américain
37:03a baissé son taux d'épargne.
37:05Les revenus ont baissé.
37:06La consommation commence un peu
37:07à se réduire, à ralentir.
37:09Même si elle est quand même
37:09sur des niveaux très corrects.
37:12Il y a un truc qui se joue sur la Fed.
37:14Mais la logique voudrait
37:16que ça soit un statut court.
37:18Oui, on verra.
37:19Les prochaines réunions sont fin avril.
37:2028-29 pour la Fed
37:21et 30 avril, je crois,
37:22pour la Banque Centrale Européenne
37:24et la Banque d'Angleterre.
37:26Un mot pour finir, Joachim.
37:28Je voyais ce petit chiffre
37:30autour du Nasdaq.
37:31Le PE forward du Nasdaq
37:33est quasiment identique
37:33à celui du S&P 500 aujourd'hui.
37:35L'écart est de moins de 2 points.
37:38Et c'est assez rare
37:39de voir en relatif
37:40le Nasdaq aussi peu cher,
37:42si je puis dire,
37:43par rapport au marché général.
37:45Oui, puisque je pense
37:46que c'est compliqué aujourd'hui
37:48pour les analystes
37:49de revoir de manière précise.
37:51C'est plus le signe
37:52que les analystes
37:52n'ont pas encore bougé.
37:53Voilà.
37:53Je pense que les analystes
37:54n'ont pas encore bougé.
37:56Et puis, on a eu quand même
37:56une forte baisse
37:57sur les Mac 7 aujourd'hui
37:59depuis le début de l'année.
38:00Donc, tout ça fait
38:02qu'on a un Nasdaq
38:04qui se paye quasiment moins cher
38:06que le S&P
38:07avec une vigilance
38:08à avoir quand même
38:09une sélection
38:10peut-être un peu plus importante
38:11du coup.
38:13Mais, encore une fois,
38:14les publications de résultats
38:15qui vont apporter
38:15beaucoup d'informations
38:16et sans doute des révisions.
38:18Donc, ça peut combler
38:20le gap de valeur.
38:21Jusqu'à présent,
38:22aux Etats-Unis,
38:23en tout cas,
38:23les perspectives bénéficiaires
38:26ont été revues à la hausse
38:27depuis le début de l'année
38:29au 27 mars
38:30jusqu'à la fin
38:31de la semaine dernière.
38:32Donc, on n'a pas encore eu
38:33effectivement l'intégration
38:34de ce mois de mars
38:35dans les nouvelles perspectives
38:37des analystes.
38:38Merci à vous trois
38:38d'avoir été invités
38:39de Manette Marché.
38:40Merci.
38:40Joachim Jean,
38:41Monsartis,
38:42Léa Dunant-Châtelet,
38:43DNCA et Florent Wabon
38:44et Kofi.
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