- il y a 4 mois
Lundi 22 septembre 2025, retrouvez Julien Nebenzhal (Président, eToro Patrimoine), Léa Dunand-Chatellet (Gérante et directrice de l'investissement responsable, DNCA Investments) et Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Léa Dunant-Châtelet est avec nous, gérante et directrice de l'investissement responsable de DNCA.
00:17Bonsoir Léa.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19A vos côtés, Julien Nebbenzal, le président d'Itoropatrimoine.
00:22Bonsoir Julien.
00:23Bonsoir Grégoire.
00:23Et Florent Delamme qui nous accompagne également avec nous autour de cette table,
00:27stratégiste chez M&G Investments.
00:29Bonsoir Florent.
00:30Bonsoir.
00:31Partons peut-être de la réunion de la Fed qui a vu, je le disais, une baisse de taux de 25 points de base la semaine dernière.
00:36La première depuis décembre 2024.
00:39Florent, quelques séances de digestion sont derrière nous.
00:43Qu'est-ce que vous retenez du message et surtout de l'impact ou des impacts à attendre
00:49de cette première baisse de taux de la réserve fédérale américaine depuis l'an dernier ?
00:54C'est une baisse de taux qui est attendue par les intervenants de marché
00:58et qui nous semble cohérente compte tenu de la dégradation du marché de l'emploi aux États-Unis,
01:06qui est quand même l'élément qu'on regarde le plus.
01:11Et c'est vrai qu'il était difficile de justifier, de maintenir les taux directeurs au niveau auquel ils étaient.
01:18Donc la Fed avance avec prudence parce qu'on a encore des données d'inflation qui montrent qu'on a des régimes d'inflation
01:29qui sont un peu supérieurs à ce qu'on avait l'habitude d'avoir.
01:32Donc la Fed cherche une ligne de crête pour à la fois préserver la croissance américaine sans pour autant laisser filer les prix.
01:43Cette première baisse, elle n'était pas difficile, elle était plutôt facile.
01:50Oui, nécessaire.
01:52Et les suivantes le seront aussi.
01:57Les deux prochaines que tout le monde anticipe semblent aussi cohérentes avec l'état de l'économie américaine,
02:05qui est en décélération assez marquée.
02:08Et donc la Réserve fédérale, évidemment, veut éviter la récession.
02:13C'est dans son mandat.
02:16Et quitte à mettre temporairement de côté cet objectif de 2% d'inflation qui n'est pas si impératif que ça,
02:27puisqu'en réalité, compte tenu du stock de dette de l'état américain,
02:32il serait plutôt raisonnable d'avoir des régimes d'inflation un peu supérieurs à ce qu'on avait l'habitude d'avoir,
02:40d'un point de vue strictement économique.
02:42Ça ne poserait pas de problème majeur aux entreprises.
02:47C'est plutôt l'inverse d'ailleurs, avoir entre 2 et 3% d'inflation en soi, ce n'est pas un vrai problème.
02:54Et ça permet quand même, dans la durée, de contribuer au désendettement de l'état fédéral.
02:57Donc ça semble être un régime assez efficient, on essaye de préserver la croissance et maintenir un petit peu d'inflation,
03:04même si ce n'est pas dit en ces termes, ça nous semble cohérent.
03:07Non, eux, ils s'attachent quand même au mandat, quand bien même il est double,
03:11mais il y a quand même un objectif de stabilité des prix autour de 2%.
03:14Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la Fed essaye aussi de préserver, alors c'est l'économie d'abord,
03:20mais pour les marchés, ça veut dire que la Fed préserve un espèce de sweet spot pour des actifs risqués,
03:25pour le marché actions américain, par exemple, Florent ?
03:31Oui, il nous semble que la séquence de baisse de taux vers laquelle on s'oriente va soutenir...
03:38Ça ne va pas être un signal négatif pour les investisseurs ?
03:41Non, dans la mesure où on y va par palier de 25 points de base,
03:44et qu'on reste quand même à des niveaux de taux directeurs assez élevés,
03:47pour nous, ce n'est pas du tout un signal négatif,
03:51c'est plutôt le signe que la Fed sera en soutien dans une séquence de ralentissement de l'économie américaine.
03:59Et le deuxième facteur de soutien, ce sera aussi les mesures votées par le Congrès
04:05qui viendront contribuer à la relance de l'économie américaine,
04:08et donc, à la fois les baisses de taux à venir plus la relance budgétaire
04:14sont de nature à soutenir les marchés actions,
04:17donc effectivement, on est plutôt constructif sur les actions américaines.
04:23Julien, est-ce qu'effectivement, la baisse de taux de la Fed,
04:27les quelques autres peut-être à venir,
04:30la relance budgétaire qu'on peut voir peut-être arriver pour 2026 aux États-Unis,
04:35est-ce que tout ça apporte un nouveau souffle ?
04:37Est-il besoin d'un nouveau souffle pour les actions américaines
04:41qui sont déjà, je crois qu'on est à 27 records du S&P 500
04:44sur moins de 40 semaines déjà écoulées en 2025 ?
04:49Oui, les marchés d'actions, est-ce qu'ils ont anticipé quelque chose ?
04:53En tout cas, ils suivent l'état des bénéfices,
04:56et puis la politique monétaire, elle est ce qu'elle est,
04:59il n'y a pas eu, je crois, de mouvement particulier à la suite de la baisse de taux.
05:03Quand vous dites pas de mouvement particulier, c'est quoi ?
05:07Sur le dollar, sur les taux ?
05:09Oui, les marchés devaient s'attendre à ça, ce qui vient d'être dit à l'instant.
05:15Après, en écoutant justement les émissions comme ici,
05:18je m'aperçois que la discussion est toujours sur la complexité de la décision
05:22de la banque centrale américaine,
05:25avec d'un côté l'emploi dont on dit qu'en se dégradant,
05:29peut-être qu'il préfigure d'un ralentissement économique,
05:33je suis un peu surpris parce que l'emploi est plutôt un indicateur retardé,
05:37mais je pose juste ça comme idée.
05:41Et puis l'inflation qui ne baisserait pas,
05:43la réalité c'est qu'elle ne baisse pas,
05:45et que ça rend l'équation complexe.
05:47Moi, je trouve que ça rend l'équation relativement simple,
05:50personnellement,
05:51et je pense que pour elle,
05:52moi je n'ai pas l'impression que ce soit si stressé que ça,
05:55alors c'est vrai que le président Trump ne le ménage pas,
05:57mais je pense qu'il a justement deux forces contradictoires,
06:00et que ces forces sont en train de travailler,
06:02et que la décision qui a été prise là,
06:04c'est une décision, je pense qu'on peut qualifier de prudence.
06:09Gestion du risque.
06:10Moi, je ne pense pas que ce soit un pivot,
06:11personnellement, je ne l'anticipe pas comme un pivot,
06:13alors j'ai des raisons,
06:15c'est la position de tout ça à l'intérieur du cycle économique,
06:17du cycle de l'inflation, etc.,
06:18et du cycle géopolitique.
06:19Pivot, ça voudrait dire quoi pour vous, Julien ?
06:21Que la fête va aller en accommodation,
06:23en soutien d'une économie chancelante,
06:25voire en contraction ?
06:27Oui, succession de bases de taux.
06:29Pivot, c'est la perspective d'un cycle relativement long de bases de taux.
06:32C'est les 300 points de base que demande Donald Trump.
06:34Ce que je dis,
06:36j'étais fin 2022, début 2023,
06:41en avril 2022, les taux commencent à monter.
06:43Ça s'arrêtera en juillet.
06:45Et à partir de début 2023,
06:46et jusqu'à quasiment fin 2024,
06:49tout le monde anticipe une récession de ce qu'il y a.
06:51On anticipe une baisse de taux,
06:52parfois 6, 7, 8, 9.
06:53Oui, oui, bien sûr.
06:54Ça ne se passe pas.
06:55Mais on a passé un an et demi à...
06:56Et pour ma part,
06:58je ne pouvais pas l'anticiper, ça,
07:00de récession et surtout de nouveau cycle de baisse de taux,
07:04parce que le cycle économique,
07:06dans justement la lecture de Kitchin,
07:07c'est-à-dire l'esquête de 3 ans et demi en moyenne,
07:10le point bas était autour de fin 2022.
07:12Ce qui veut dire que ce qui était devant nous,
07:13c'était un parti...
07:14Une expansion.
07:15Un parti d'ascension du cycle économique.
07:18Or, on avait une hausse de taux.
07:19Mais on n'est pas habitué,
07:21et elle est atypique,
07:21on n'est pas habitué à avoir une hausse de taux
07:23depuis un point bas d'activité économique.
07:25C'est ça qui rendait la chose très délicate.
07:29Et là, en ce moment,
07:30on pense à une baisse de taux,
07:31on anticipe une baisse de taux
07:33au motif qu'il y a un ralentissement,
07:34mais on est encore dans les conséquences de l'ascension.
07:37C'est-à-dire que le point bas de l'activité économique
07:40ne peut pas se situer avant la fin de l'année prochaine.
07:42Alors, il peut se situer pour des raisons diverses
07:44avant ou après.
07:45Je n'ai pas de boule de cristal.
07:47Mais les vraies indications ne peuvent pas être là.
07:50Et moi, je trouve qu'elles ne sont pas là.
07:52Puisque l'inflation reste solide,
07:54le taux de chômage reste bas,
07:56et s'il y a un problème sur le marché de l'emploi,
07:57à nouveau, c'est une indication, pour moi,
08:00qui est retardée.
08:00Donc, le commentaire que je ferai là,
08:03c'est de dire,
08:04Powell, il avait un job dans son mandat,
08:07c'est la normalisation de la politique monétaire
08:09sans casser la machine.
08:10Je crois qu'il l'a réussi.
08:12Et aujourd'hui, il se situe avec une marge de manœuvre
08:15en termes de taux,
08:16et des marchés actions et une économie solide.
08:18Ça veut dire que tout le travail de Powell
08:20et de ceux qui vont parler dans le sillage
08:23de la réunion de la semaine dernière
08:24va être quand même de faire comprendre au marché
08:26que d'anticiper trop de baisse de taux,
08:28ce n'est peut-être pas approprié aujourd'hui.
08:31On va essayer d'en retirer un petit peu
08:33de ce que le marché anticipe aujourd'hui.
08:35Une fameuse expression,
08:36je ne sais plus si c'est de Mazarin ou de Richelieu,
08:37je serais tenté de dire que c'est Mazarin,
08:39on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détrimatrice.
08:42D'accord.
08:43Je pense que l'ambiguïté va persister
08:45pour une raison simple,
08:46c'est que les deux forces s'opposent.
08:47Ah oui, je comprends.
08:47Et que gesticuler n'a pas spécialement de sens.
08:50Maintenant que le marché anticipe
08:52des séries de baisse de taux,
08:53c'est une hypothèse qui se comprend.
08:54Je dis juste qu'en termes de cycle,
08:56ça ne me paraît pas encore logique.
08:58Ça me paraît arriver plus tard
08:59que les semaines qui viennent.
09:01J'entends.
09:01Comment vous avez interprété effectivement
09:03cette décision très commentée
09:04déjà de la réserve fédérale américaine
09:06chez DNCA, l'EA,
09:08et par rapport au pricing de marché ?
09:10C'est vrai que le marché attend toujours plus
09:12de baisse de taux.
09:14Et je crois que ce point de vue-là,
09:15même après la réunion,
09:16les choses n'ont pas beaucoup évolué.
09:17C'est-à-dire encore deux baisses cette année,
09:20le FOMC le signal lui-même,
09:21et peut-être trois encore
09:23au cours de l'année 2026.
09:25Oui, la problématique que l'on a
09:27finalement aujourd'hui,
09:29c'est qui va l'emporter
09:30à la tête de la Fed
09:31dans les six prochains mois ?
09:32C'est comme ça qu'on va avoir
09:34la réponse à l'ampleur
09:36de la baisse des taux.
09:37Et je pense que déjà le signal
09:40qui a été donné par Jérôme Powell
09:41était très intéressant
09:43parce qu'il a quand même formulé
09:45une certaine inquiétude
09:46quant à l'inflation,
09:47qui est quand même le sujet de fond.
09:49Et je crois que beaucoup
09:50nous l'ont confirmé
09:51dans les discours entreprises,
09:54mais également politiques
09:55de ces trois derniers mois,
09:56l'impact des tarifs douaniers
09:57est malheureusement pas du tout,
09:59du tout encore présent
10:00dans l'économie américaine.
10:01On pourrait des estimations,
10:0340% des droits de douane
10:05ont été passés aujourd'hui.
10:06C'est-à-dire qu'il en reste
10:07une bonne majorité
10:08qui n'ont pas encore été retranscrits
10:11dans des prix finaux
10:12pour le consommateur
10:13ou les utilisateurs.
10:14Et d'une part, ceci,
10:16et puis ce n'est pas
10:17sur une année pleine.
10:18Donc il faut vraiment
10:19se positionner maintenant
10:20comme une économie
10:22qui a fait ses annonces
10:24et la plupart des négociations
10:25sur ce sujet-là
10:26ont eu lieu pendant l'été.
10:28Donc l'effet plein
10:30de ces augmentations de prix
10:31n'arrivera pas avant six mois.
10:33Et donc,
10:34Jérôme Powell nous dit
10:35tout simplement
10:35vigilance
10:36parce que si à cause de ça
10:38on a une surchauffe
10:39de l'économie
10:40dans les prochains mois
10:41et qu'on s'est amusé
10:42quelque part à baisser
10:43un petit peu trop rapidement
10:44les taux,
10:45on risque d'avoir
10:45des swings un peu dangereux.
10:47Ça, je dirais,
10:49c'est la position rationnelle
10:50de l'économie
10:51et de ce point de vue-là,
10:52je pense que Jérôme Powell
10:53a réussi à faire
10:54ce qu'il fallait
10:54pour aller dans le sens
10:57de Trump d'une part,
10:58son président,
10:59mais également
10:59de ce que les marchés
11:00pouvaient
11:01anticiper
11:02et d'ailleurs
11:02ils n'ont pas réagi
11:03parce que c'était
11:04complètement anticipé.
11:05Maintenant,
11:06je pense que la vraie fenêtre
11:07c'est celle
11:07de la nouvelle mandature
11:10à la tête de la Fed
11:12et de ces marges de manœuvre
11:13vis-à-vis de ce que demande
11:14le président.
11:15D'accord.
11:15Et le marché
11:16en intégrant autant
11:17de baisses de taux
11:17en 2026
11:18fait le pari
11:19qu'un prochain président
11:20sera peut-être
11:21plus poreux
11:22ou plus sensible
11:24à la question politique
11:25et à la question
11:26de la trajectoire
11:28de finances publiques
11:28derrière.
11:29Bien sûr,
11:29et je pense qu'il y a
11:30un effet
11:30qu'il va falloir suivre
11:31de très près,
11:31c'est la pontification
11:32des taux aux Etats-Unis.
11:33C'est-à-dire que cet effet
11:34de baisse des taux courts
11:36ne se répercute pas
11:38dans les taux longs
11:39et ça va avoir
11:39des effets
11:40assez conséquents
11:42sur l'économie
11:42mais aussi sur certains secteurs.
11:43Donc ces mouvements
11:44de pontification,
11:45ils restent valables
11:45pour vous
11:46dans des stratégies
11:47crédits,
11:48par exemple
11:48chez DNCA ?
11:50Et pas que.
11:51C'est un stocking
11:52parce que le secteur financier
11:54qui a vécu
11:54exactement la même chose
11:55en Europe...
11:56Donc ce n'est pas
11:56des baisses de taux
11:56qui vont faire baisser
11:57les taux longs américains ?
11:59Pas forcément.
11:59Pas forcément.
12:00Sur le dollar,
12:01qu'est-ce que vous en dites
12:01chez DNCA ?
12:02Alors le dollar,
12:05c'est plus compliqué
12:05parce qu'effectivement...
12:06Ne vous inquiétez pas,
12:07je vais poser la question
12:07aux autres aussi.
12:09Je vous raconte.
12:09Je laisse les spécialistes.
12:11Non mais c'est vrai
12:11qu'un atterrissage
12:12autour de 1,20,
12:141,18, 1,20,
12:15c'est ce qu'il y a
12:16dans les modèles
12:17de tout le monde
12:17et c'est ce qu'il y a
12:18dans les modèles
12:18des entreprises.
12:19D'accord.
12:20Donc jusqu'à 1,20,
12:21on est en terrain connu.
12:22Si l'euro-dollar
12:23devait aller à 1,20,
12:24on serait, pour vous,
12:25en tant que professionnel
12:25de la gestion d'actifs,
12:26on serait en terrain connu.
12:27Ah oui, complètement.
12:28Et ça, ça serait pour le coup
12:29une très mauvaise nouvelle
12:30d'un point de vue microéconomique.
12:31Oui, pour l'Europe.
12:33Ah, pour l'Europe, bien sûr.
12:33Et puis, tout simplement,
12:35pour la perspective aussi
12:37de toutes ces entreprises européennes
12:38qui sont très présentes
12:39aux États-Unis
12:39qui auraient un peu
12:40la double peine.
12:40Ah, c'est la double peine.
12:41Les 15% de tarifs
12:42et la hausse de l'euro
12:44contre la baisse du dollar.
12:46Sur le dollar,
12:47qu'est-ce que vous dites ?
12:48Qu'est-ce que votre analyse
12:48dit à ce stade, Julien ?
12:50Est-ce qu'on a déjà consommé
12:52une bonne partie
12:52du potentiel de baisse ?
12:53On ne baisse plus
12:54depuis la décision de la Fed
12:55mercredi.
12:56Je vais utiliser mon joker.
12:58Oui ?
12:58Oui.
12:59J'ai travaillé sur beaucoup
13:00de modèles en économie
13:01et en finance
13:02avec des taux de réussite
13:04au sens où les modèles
13:05sont prédictifs de 80%.
13:07Sur le dollar,
13:08je n'ai rien atteint du tout.
13:09D'accord.
13:09Ok.
13:10Je ne peux pas vous aider.
13:11Merci pour ces précisions.
13:12Après, je peux faire
13:12un discours très général,
13:14très consensuel sur le dollar.
13:15Je ne vais pas le faire.
13:17Je vais juste relier
13:17le dollar avec...
13:20Ce qui va donc dire
13:21que je ne suis quand même
13:22pas très positif
13:22sur l'évolution du dollar,
13:24c'est qu'on a 15%
13:25de tarifs douaniers.
13:28On rajoute 15%
13:29de dépréciation
13:29depuis Trump.
13:31On est à peu près
13:31à 30%.
13:32Et ça, c'est la définition
13:35du nouvel ordre
13:35que veulent les Américains.
13:37Et ça se retrouve
13:38en géopolitique.
13:39Ça, si on ne le voit pas,
13:40voilà.
13:40Mais ça se retrouve aussi
13:41à l'intérieur.
13:42Parce qu'on a parlé
13:43de Powell juste avant.
13:45C'est le dernier coin
13:46qui n'est pas tout à fait
13:48tromptien dans l'équation.
13:49Mais si on regarde,
13:50le régime autoritaire
13:51se met en place.
13:52Alors, un régime autoritaire
13:53qui se met en place,
13:54normalement,
13:54il est quand même
13:55très centré sur lui-même,
13:56au-delà des petites annexions
13:58possibles de type
13:59Canada, Groenland,
14:01mais très centré
14:02sur lui-même.
14:02Donc, en fait,
14:03la devise est encore moins
14:04son sujet.
14:05Je comprends.
14:05Donc, la logique pour moi,
14:07ce n'est quand même pas
14:07que le dollar remonte.
14:08Il n'y a pas de filet
14:08de sécurité, en fait.
14:09Ajoutez à ça,
14:11on pourra parler,
14:12peut-être qu'on va parler
14:13de l'Asie,
14:14mais comme l'Asie remonte,
14:15comme l'Asie se tient mieux,
14:16surperforme,
14:16en tout cas,
14:17à certains moments.
14:18Ça veut quand même dire
14:19que l'attention des capitaux,
14:20elle a bougé un peu.
14:21Et si elle a bougé un peu,
14:22ce n'est pas spécialement
14:23pour revenir sur le dollar.
14:25Mais que là-dedans,
14:26l'Europe s'est retrouvée seule,
14:27maintenant, c'est évident.
14:28Enfin, l'OTAN,
14:29il reste un petit peu de trucs.
14:30Mais enfin, l'Europe est seule.
14:32Le conflit peut s'aggraver.
14:33Ce qui veut dire,
14:34là aussi,
14:35le contexte géopolitique
14:36devient encore plus difficile,
14:38que la réaction du dollar,
14:40ça va être encore plus
14:41de volatilité
14:41et donc probablement pas
14:43dans le bon sens.
14:44Donc, voilà,
14:45je n'ai pas de modèle.
14:46Non, mais c'est quand même
14:46une forme de réponse, Julien.
14:48Je ne vois pas trop
14:49le dollar remonter.
14:50Qu'est-ce qui va faire
14:52bouger le dollar
14:53partant des niveaux atteints
14:54aujourd'hui,
14:55partant de ce que le marché
14:56a intégré, Florent ?
14:58Et est-ce que le sens
14:59est encore plutôt
14:59un risque à la baisse
15:01sur le dollar ?
15:03Donc, il y a un consensus
15:04dans le sens baissier
15:07pour le dollar.
15:08Effectivement,
15:09tout le monde cite
15:09ces chiffres de 1,20
15:11parce que, finalement,
15:12c'est assez rassurant
15:13de se dire
15:14qu'on a fait
15:15l'essentiel du chemin.
15:18Et puis, certains,
15:19à l'inverse,
15:20pronostiquent vraiment
15:21un débasement complet
15:24du dollar
15:25et du coup,
15:25une rupture
15:26dans l'ordre
15:28financier mondial
15:30puisque le dollar
15:31est pivot du système.
15:32S'il y a un décrochage
15:33trop important,
15:34ça amène
15:34des chiffres multiples.
15:37Donc, où est-ce
15:37qu'on se situe, nous,
15:38par rapport à ça ?
15:40On élimine
15:41l'hypothèse
15:44d'un changement
15:45de régime complet
15:48avec un dollar
15:49qui décrocherait
15:49à un point tel
15:50que l'ensemble
15:51des valorisations
15:53de tous les actifs
15:54serait fortement...
15:55Pas là, maintenant,
15:56comme ça, quoi.
15:57Ça nous semble
15:57peu probable,
15:58même si,
15:59je reprends les précautions
16:00qui ont déjà été données,
16:02les devises,
16:03c'est un sujet
16:04extrêmement complexe,
16:05très difficile
16:06à modéliser.
16:08Donc, évidemment,
16:10il serait présomptueux
16:11de faire une prévision
16:13avec une grande assurance,
16:14mais tout ça
16:17est un jeu relatif.
16:18Donc, si on raisonne
16:18par rapport à l'euro,
16:20en l'occurrence,
16:21il nous semble
16:22que la zone euro
16:23n'est pas dans
16:25une situation
16:25politique,
16:28économique
16:29et même géopolitique
16:30suffisamment florissante
16:32pour voir l'euro
16:33durablement s'apprécier
16:35par rapport au dollar,
16:37ça semble
16:37quelque chose
16:39d'assez improbable.
16:41Il faudrait
16:41des finances publiques
16:43beaucoup plus saines,
16:43une croissance potentielle
16:44beaucoup plus élevée,
16:46une productivité,
16:47donc...
16:48D'accord.
16:48Donc, faire le rapport
16:49Draghi en six mois, quoi.
16:50Exactement.
16:51Voilà.
16:52Donc, ça,
16:52ça nous semble être
16:54un frein quand même
16:55à la dégringolade
16:56que certains prédisent
16:59sur le dollar.
17:00Il n'y a pas assez
17:00d'alternatives crédibles ?
17:02Voilà.
17:02Ce n'est pas que
17:03les États-Unis
17:04sont dans une situation
17:06où intrinsèquement
17:07ils conservent
17:08toute leur force.
17:11On a bien compris
17:11qu'effectivement,
17:12l'administration Trump,
17:14par ses politiques
17:16consistant à chercher
17:17à faire pression
17:17sur la Fed,
17:19instaurer des tarifs
17:20douaniers
17:21ou même à remettre
17:21en cause
17:22le cadre légal
17:24américain,
17:25puisqu'il teste
17:26les limites
17:27en permanence
17:27de l'État de droit.
17:30Évidemment,
17:30tout ça est de nature
17:31à interpeller
17:34et donc fait
17:36qu'un certain nombre
17:36d'investisseurs
17:37se retirent
17:39des actifs américains.
17:40Mais pour aller où,
17:42en fait ?
17:43On peut à la marge
17:44procéder à des réallocations,
17:46mais il faut quand même
17:49rappeler que,
17:50un,
17:51les États-Unis,
17:52via leur puissance militaire,
17:53restent un des pivots
17:55essentiels
17:55de l'ordre international,
17:56puisque la monnaie
17:57est quand même
17:57très très liée
17:58aux forces armées,
18:01il faut le dire
18:02en ces termes,
18:02ce n'est pas que
18:03de l'économie.
18:04Deuxièmement,
18:05la technologie américaine,
18:07l'innovation américaine,
18:08c'est aussi une force
18:09d'attraction formidable
18:10qui,
18:11sur le long terme,
18:12sur le moyen terme,
18:13soutient quand même
18:14le dollar.
18:14C'est difficile
18:15de soutenir l'idée
18:16qu'il faut acheter
18:17de la tech américaine,
18:19mais que le dollar,
18:21lui,
18:21s'enfoncerait
18:22indéniablement.
18:23intuitivement,
18:25on comprend plutôt
18:25que les deux vont
18:26quand même un peu
18:26de pair dans la durée,
18:27que si les États-Unis
18:28rayonnent par leur technologie,
18:30on ne voit pas
18:30comment le dollar
18:30pourrait s'effondrer.
18:33Et puis enfin,
18:34il ne faut pas
18:35surestimer quand même
18:36la puissance
18:39de l'administration Trump.
18:40Les États-Unis
18:41restent quand même
18:41un État de droit,
18:42ils testent les limites
18:43en permanence,
18:44mais entre tester
18:45les limites
18:45et réussir
18:47à faire chuter
18:49l'État de droit,
18:50il y a un chemin immense
18:51qu'il n'a pas
18:52les moyens de franchir
18:53à ce stade.
18:54Et donc,
18:54l'État de droit américain
18:55reste bel et bien là.
18:57Donc,
18:57c'est suffisamment
18:58de garde-fou
18:59pour rester confiant
19:01dans l'économie américaine.
19:03La tech américaine,
19:04elle garde évidemment
19:05tout son pouvoir
19:05d'attractivité,
19:07l'affaire des visas
19:08H-1B,
19:09c'est nature
19:11à fragiliser aussi
19:12peut-être l'intérêt
19:13que les investisseurs
19:14peuvent avoir
19:14pour des grandes valeurs
19:16technologiques américaines,
19:18limiter la capacité
19:20des talents
19:20à venir travailler
19:22pour la tech américaine.
19:24Ça peut
19:25saper aussi
19:27ce qui a fait
19:28justement
19:28l'essor
19:30et la gloire
19:32de cette même
19:33technologie américaine.
19:35Deux questions.
19:36La technologie américaine,
19:38on est tous d'accord
19:38pour dire qu'effectivement,
19:39on touche quand même
19:41les niveaux supérieurs
19:42de valorisation.
19:43Le marché est tendu,
19:44il n'y a pas beaucoup
19:45de place
19:47pour mieux valoriser ça.
19:49Il y a 34%
19:50des entreprises
19:50du S&P 500
19:51qui sont valorisées
19:52plus de 10 fois
19:53leur vente.
19:54Voilà.
19:55On parle des ventes.
19:56Tout à fait.
19:57Mais...
19:58C'est pas mal.
19:59Voilà.
20:00Mais en même temps,
20:01quand on lit
20:01les multiples études
20:03sur les perspectives
20:04de développement
20:05d'intelligence artificielle
20:06et de l'écosystème
20:08qui entoure
20:09l'intelligence artificielle,
20:11des chiffres d'affaires
20:13qui progressent
20:13de 30% par an,
20:14ça semble être
20:15quelque chose
20:16qui est assez validé
20:17par les multiples
20:18spécialistes du domaine.
20:20Donc oui,
20:20les valorisations
20:21sont tendues,
20:22mais ça ne semble pas
20:22complètement aberrant
20:23compte tenu de la
20:24révolution technologique
20:26et sociétale.
20:26Et donc,
20:27on peut se permettre
20:27de mettre un visa H-1B
20:29à 100 000 dollars
20:30au lieu de quelques centaines
20:31précédemment.
20:32Alors,
20:32donc effectivement,
20:33je crois qu'il serait
20:36imprudent de considérer
20:38qu'il y a une superbe
20:39sur la tech américaine
20:40et qu'il faut s'en tenir
20:41à l'écart.
20:41Sur la question précise
20:42qui anime les débats
20:44depuis 24 heures,
20:47en réalité,
20:49100 000 dollars,
20:52c'est assez peu
20:53si on est convaincu
20:54qu'il y a vraiment
20:55un spécialiste
20:56de très haut niveau.
20:58Pour recruter une star
20:58de l'IA,
20:59c'est 100 millions
20:59aujourd'hui.
21:00Voilà.
21:00donc moi,
21:03j'ai l'impression
21:03qu'on en fait
21:03un peu trop
21:04sur cette idée
21:05qu'un droit d'entrée
21:06de 100 000 dollars
21:07pour faire venir
21:07un super professionnel
21:08de l'intelligence artificielle
21:10ou de la technologie...
21:11Si la tech américaine
21:12le veut,
21:12elle le paiera.
21:13Si la tech le veut,
21:13franchement,
21:14c'est dérisoire
21:14pour ces boîtes-là.
21:16Et s'il s'agit
21:16effectivement
21:17de recruter
21:17un informaticien
21:19de bon niveau
21:20mais qui ne va pas
21:21apporter quelque chose
21:21d'essentiel,
21:22ce que dit Trump,
21:23si vous n'êtes pas prêt
21:24à mettre 100 000 dollars,
21:25c'est que franchement
21:26votre informaticien
21:27il est moyen
21:28et vous le prenez
21:28et vous le trouverez
21:29le même ici.
21:30Exactement.
21:30Donc ce n'est pas
21:31non plus complètement
21:32incohérent.
21:33Encore une fois,
21:33100 000 dollars,
21:34c'est rien
21:34si vous voulez avoir
21:35une super star.
21:36Il y a le signal
21:37et puis la réalité des choses.
21:38Alors c'est vrai
21:38que le signal
21:39surprend un peu tout le monde
21:40y compris la tech américaine.
21:41On a vu des boîtes
21:42de consulting,
21:43etc.
21:44baisser quand même
21:44sur la nouvelle
21:45qui font appel
21:46à beaucoup d'Indiens
21:47notamment qui sont
21:48les premiers
21:48à profiter de ces visas-là
21:50mais sur cette affaire-là.
21:51C'est un peu démagogique
21:55dans ce qui a été dit.
21:57Vous pouvez t'estimer
21:57à 14 milliards
21:58au regard des nouveaux visas
22:00que délivre chaque année
22:02l'administration américaine.
22:03Tout est bon pour ramener
22:04de l'argent dans les caisses.
22:05En tout cas,
22:05de ce point de vue-là,
22:06la politique de Donald Trump
22:08est très claire.
22:09Ce qui est intéressant
22:10dans ce que vous venez de dire
22:11pour moi,
22:12c'est ce qui se passe
22:12sur les marchés
22:13actions américains
22:15sur lesquels
22:15on est probablement
22:16un peu plus prudent
22:17parce que finalement
22:18quand on regarde
22:19la hausse très récente
22:20et très rapide,
22:20elle se concentre
22:21à 60%
22:22sur les secteurs
22:24de la tech
22:24et de l'intelligence artificielle,
22:26c'est de l'hypercroissance.
22:27Donc effectivement,
22:28la valorisation,
22:28je suis d'accord,
22:29ce n'est pas un problème
22:30en réalité.
22:31On voit très bien
22:31que la tendance de fonds
22:32sur ce secteur-là
22:33est amorcée
22:35et les entreprises
22:36dont il est question
22:37ont des perspectives
22:38très très positives.
22:40Ce qui est plus inquiétant,
22:40moi je trouve,
22:41sur le fond,
22:42c'est finalement
22:43tout le reste
22:43de la cotation américaine.
22:45Et d'ailleurs,
22:45quand on compare
22:46avec la cotation européenne,
22:47puisque cette année,
22:48on est sur une année européenne
22:50en tout cas au démarrage
22:50et puis finalement
22:51où à peu près
22:52tous les indices se comportent bien,
22:53c'est intéressant de voir
22:54qu'on n'a pas du tout
22:54les mêmes moteurs de performance.
22:56En Europe,
22:57nos moteurs de performance
22:58se concentrent sur deux secteurs
22:59pour 80% de la performance,
23:01les financières et la défense.
23:02On joue un plan de relance.
23:03Les Etats-Unis,
23:04on n'a pas encore joué
23:05le plan de relance.
23:05Là, on est sur l'économie interne
23:07qui fonctionne bien,
23:08sur son innovation,
23:09sur sa capacité effectivement
23:10à sortir des entreprises,
23:13des licornes
23:13qui deviennent des mastodontes
23:15en très peu de temps.
23:16Alors que nous,
23:16on a eu un marché action européen
23:18qui ne s'est pas du tout
23:19concentré sur les mêmes secteurs
23:20parce que les moteurs
23:21ne sont pas les mêmes.
23:22Et c'est là où finalement
23:23cette notion,
23:24parce qu'on parlait
23:25de l'euro-dollar,
23:26va devenir un peu cruciale,
23:28en tout cas pour l'Europe,
23:29parce que les industries
23:30qui fonctionnent aujourd'hui
23:31en Europe
23:31sont très dépendantes.
23:33Là, ce dont on parle,
23:34finalement,
23:34ces entreprises américaines-là,
23:36elles ne seront pas impactées
23:37par l'effet de vie.
23:39Ce n'est pas un sujet.
23:40Et donc,
23:40la macroéconomie aujourd'hui
23:41et la lecture des marchés,
23:43elle est complexe
23:43et elle se traduit
23:44par des divergences
23:46très très fortes
23:46entre l'Europe
23:47et les Etats-Unis.
23:48Oui, Julien,
23:49des régimes de marché
23:50différents entre les Etats-Unis
23:52et l'Europe.
23:53Est-ce qu'il faut imaginer
23:54que ça perdure ?
23:56Est-ce qu'il y a
23:57des risques asymétriques
23:59désormais sur le marché américain
24:00qui amènent
24:01de la prudence ?
24:02Est-ce qu'il faut envisager,
24:03je ne sais pas,
24:04des rotations,
24:05des grands mouvements
24:05de rotation un peu de fond
24:07qui permettraient,
24:08alors à la logique indicielle,
24:10de se poursuivre ?
24:12On parlait justement
24:16de politique monétaire
24:17un peu avant,
24:18ça va être difficile
24:19de faire des estimations
24:21là-dessus à mon avis
24:22parce qu'en plus,
24:23il y a une fragmentation
24:24monétaire très claire
24:25maintenant,
24:25il n'y a plus du tout
24:26de convergence.
24:27Une désynchronisation
24:28dite des politiques monétaires.
24:29qui aboutit à une fragmentation
24:30à mon avis.
24:32La Fed commence à baisser,
24:33la BCE pour l'instant
24:34en pause
24:35et la Banque du Japon
24:36doit encore en délivrer une.
24:38Elle n'a pas fait
24:39sa normalisation jusqu'à vous.
24:41Donc quand on voit
24:42toutes ces choses-là,
24:42on sait que d'un rythme économique
24:44on est différent
24:44et d'un rythme financier
24:45on est forcément différent
24:46puisque les taux sont différents
24:47et les perspectives de taux
24:48sont différentes.
24:50Ensuite,
24:51il y a une homogénéité
24:53en Europe
24:53qui est quand même
24:54assez intéressante.
24:55Je ne dis pas
24:56que c'est lié
24:56à la géopolitique
24:57mais enfin,
24:58on a quand même
24:58globalement
24:58une convergence.
24:59Il y a juste la France
25:00qui fait étonnamment
25:01son cavalier seul
25:02mais en dehors de ça,
25:04il y a quand même...
25:05D'accord.
25:05Pour arriver à mettre
25:0627 pays d'accord
25:07sur un certain nombre
25:08de sujets,
25:08ce n'est pas facile,
25:09ça ne l'a jamais été
25:09et là en ce moment
25:10ils trouvent quand même
25:11beaucoup de points
25:11sur lesquels ils s'entendent.
25:13Ce qui dans le fond
25:14est plutôt pas mal.
25:15On peut rajouter aussi
25:16les dépenses d'investissement.
25:18On pourrait dire en France
25:19qu'on a tendance
25:20à s'endetter
25:21pour la dépense courante,
25:23c'est-à-dire
25:23pas pour créer un actif.
25:24Là, on parle en Europe
25:26d'endettement
25:26qui peuvent permettre
25:28de créer des actifs
25:29à commencer par la défense.
25:30C'est quand même
25:30des déterminants
25:31qui sont extrêmement forts
25:32pour un marché
25:33qui représente
25:34selon ce qu'on regarde
25:3520, 22, 23%
25:36du PIB mondial.
25:38Donc, il y a des éléments
25:40qui sont très intéressants.
25:41Maintenant,
25:41si on revient
25:42à presque la question du début
25:43et donc la valeur des entreprises
25:45est-ce que la bourse
25:46devrait monter
25:46avec la politique monétaire ?
25:48Ce sont les profits
25:48qui guident quand même
25:49les valeurs des bourses.
25:51En tout cas,
25:51sur longue période,
25:52c'est comme ça
25:52que ça fonctionne.
25:53Et de tout ce que je viens
25:54de décrire en Europe,
25:55des leviers de profit
25:56dans notre niveau de croissance
25:58qui n'est pas si robuste que ça,
25:59ce n'est pas les mêmes leviers
26:00que certains secteurs
26:01aux Etats-Unis
26:02sur lesquels le niveau de croissance,
26:04je ne vais pas redire
26:04ce qui a été dit,
26:05mais est tellement fort
26:05qu'on a forcément
26:06des valorisations qui se tendent
26:08et des indices boursiers
26:08qui sont plus costauds.
26:09Mais une fois qu'on a dit tout ça,
26:11on a en fait tout dit.
26:12Il n'y a rien de plus à dire.
26:13Il n'y a pas à dire
26:14qu'il va y avoir
26:15des arbitrages particuliers.
26:16Je crois que les lignes
26:17sont tracées.
26:18La fragmentation monétaire
26:19le qualifie.
26:20C'est-à-dire qu'elle est en train
26:21de figer tout cela.
26:23Et donc tout ça
26:23va prendre de l'ampleur encore.
26:24Ces tendances-là
26:25vont encore prendre de l'ampleur.
26:26La difficulté aujourd'hui,
26:28moi je n'ai pas d'avis
26:29sur la valorisation
26:30des entreprises du Nasdaq
26:31parce que ce n'est pas
26:31tout à fait mon métier,
26:33mais je comprends
26:34ce qu'on me dit
26:34quand on me dit
26:35le Nasdaq 35 de PFR,
26:36c'est très cher,
26:37j'entends.
26:38Je dis dans ces cas-là
26:38souvent pourquoi pas
26:3950 d'abord
26:40et puis voyons
26:40ce qui se passe ensuite.
26:41Ça c'est mon approche
26:42un peu en rupture.
26:44Mais du point de vue
26:45par exemple du comportement,
26:47on peut aller sur
26:47l'analyse technique
26:48et l'analyse technique
26:49montre évidemment
26:50une tendance haussière
26:51mais montre un niveau
26:52de surachat chronique
26:53permanent
26:54qui est régulièrement repoussé
26:56de 3 mois en 3 mois
26:57en 3 mois en 3 mois.
26:58Donc ça,
26:59c'est quelque chose
27:00dont je pense
27:01à l'ombre de l'histoire
27:03des prix,
27:04je pense qu'on ne peut pas
27:05trouver le moment
27:05où ça va s'arrêter.
27:06Je crois que c'est très difficile
27:07parce que soit
27:08ça se termine
27:09avec une accélérance financière
27:10ou ça se termine
27:11avec un vrai ralentissement
27:12de prix classique,
27:13on ne sait pas.
27:14Il y aurait pu y avoir
27:14une vraie formation de bulles
27:16sur l'IA,
27:16il n'y a pas eu pour le moment.
27:17On est plutôt
27:17sur un marché haussier.
27:18Mais tout ça pour dire
27:19qu'à un moment,
27:20cette partie-là,
27:21alors ça,
27:21de ça,
27:21je suis certain
27:22qu'il y aurait une évidence,
27:24d'ici deux ans,
27:25il va se passer
27:25un grand mouvement
27:26de correction.
27:26D'accord.
27:27Les acheteurs
27:28qui sont insensibles
27:29aux prix aujourd'hui
27:30deviendront sensibles
27:31quand même
27:31à ces questions
27:32de prix et de valorisation
27:33à un moment ou à un autre.
27:34Un,
27:35est-ce que ça partira
27:36à 35 de PER
27:37ou à 50 ?
27:38Je n'en sais rien.
27:38Je n'ai pas d'avis là-dessus.
27:40Je ne peux pas dire
27:40comment les prix
27:41seront formés
27:42avant que ça se produise.
27:43Mais ce que je sais,
27:44c'est que ce niveau
27:45de surachat
27:45et le contexte
27:46que je décris,
27:47normalement,
27:47se résorber.
27:48Et je termine juste
27:49en disant
27:49pourquoi aussi
27:50je suis plutôt à l'aise
27:52avec ce genre
27:53de scénario.
27:55C'est que
27:55point bas,
27:56fin 2022,
27:57début 2023
27:57de la croissance,
27:58type de kitchen,
27:59prochain point bas
28:00de l'activité
28:00fin d'année prochaine,
28:02fin d'année prochaine,
28:02plus ou moins six mois.
28:04Donc,
28:04les choses vont se rejoindre.
28:06Et là,
28:07je pense que
28:07si on parle de baisse de taux,
28:09je ne serais pas
28:10la même nature
28:11que baisse de taux.
28:11Je serais peut-être
28:12plus enthousiaste.
28:13Sauf que
28:14toute la problématique actuelle,
28:16c'est pour ça
28:17qu'il y a de la pression
28:17sur Powell,
28:18c'est le déficit américain.
28:19Et où est-ce qu'il sera
28:20à ce moment-là ?
28:21Ça va être encore
28:21une autre question.
28:22Rien n'est simple
28:23en la matière.
28:24Sur les émergents,
28:25qu'est-ce que vous dites,
28:26Julien ?
28:26Il y a quelque chose
28:27qui est en train
28:27de prendre forme,
28:28de se construire.
28:29c'est des actions
28:30qui surperforment,
28:31emmenées notamment
28:31par la Chine.
28:32Et dans les actions chinoises,
28:34c'est l'effet tech chinoise
28:35qui semble l'emporter.
28:37Là aussi,
28:37est-ce qu'il y a quelque chose
28:38de...
28:38Oui,
28:39la Chine qui se distingue
28:40par la tech
28:40et la valorisation
28:41qui est très faible.
28:41Mais c'est comme si je vous disais,
28:42j'ai une bonne entreprise
28:43à vous proposer
28:44pour investir, Grégoire.
28:45Elle n'est pas chère,
28:46elle vaut 10 de PER.
28:47Il y a 20% de l'armement.
28:48Elle n'a pas de croissance.
28:50Elle a un super actif
28:51dont personne ne veut,
28:52c'est-à-dire l'immobilier.
28:54Est-ce que ça peut tourner ?
28:55Ça tombe pas à ce point de vue-là ?
28:57Non, mais c'est normal
28:58que ça ne va pas très cher.
28:59Donc,
29:00fragmentation monétaire,
29:02isolationnisme américain,
29:04situation problématique
29:05géopolitique de l'Europe
29:06qui pourtant se construit là-dedans,
29:07donc à venir à moyen,
29:08à long terme,
29:08d'accord.
29:09Mais c'est normal
29:09que des capitaux se dirigent,
29:11ce que je disais tout à l'heure,
29:12vers cette zone.
29:13Et je rajoute à ça
29:14un petit truc géopolitique,
29:15mais pour moi
29:16qui a du sens.
29:17Quand on voit
29:17la Chine
29:19son défilé militaire,
29:22avec en gros
29:23tous les pays
29:23dits du sud global
29:24qui sont derrière,
29:25c'est quand même
29:26une manière de dire
29:26je suis votre parapluie.
29:28Donc,
29:28ça veut dire
29:29que toute cette zone-là
29:30qui était présente là,
29:32elle est quand même
29:32très à l'écart
29:33de toute la problématique
29:34créée par Trump,
29:35du changement,
29:36du nouvel ordre mondial
29:37qu'il veut.
29:37En tout cas,
29:38les Chinois essaient
29:38de créer
29:39leur propre parapluie
29:41économique.
29:41Il y a la Pax China
29:42versus la Pax Americana.
29:44Voilà.
29:44Et donc,
29:45ce n'est pas si mal
29:45pour les investisseurs
29:46de se dire
29:47on va mettre
29:47un peu plus d'Asie.
29:49Je terminerai juste
29:49pour que la pondération
29:50à ma connaissance
29:51de la Chine
29:52dans les portefeuilles
29:52internationaux
29:53est très en-deçà
29:54de ce qu'elle pourrait être.
29:56Pour des raisons,
29:57il n'y a pas de croissance,
29:59démographie mauvaise,
30:00pour toutes les bonnes raisons.
30:01Mais il y a quand même
30:01de la place.
30:02Puis des secteurs tech
30:03qui ont été quand même
30:03fracassés dans la période
30:04de Covid.
30:05Il faut s'en souvenir
30:06où on voyait
30:07les patrons de la tech
30:08disparaître les uns
30:08après les autres
30:09sur les actions émergentes
30:10et notamment asiatiques
30:11et en particulier chinoises.
30:13Qu'est-ce que vous dites
30:13chez M&G, Florent ?
30:15Est-ce qu'il y a
30:15de matière à être constructif ?
30:17L'autre jour,
30:17un invité me disait
30:18on n'a peut-être pas vu
30:19un alignement de planètes
30:20aussi intéressant
30:21pour ces actifs-là
30:22depuis très longtemps.
30:26C'est vrai que la baisse
30:28du dollar depuis plusieurs mois
30:30favorise les investissements
30:33dans le monde émergent
30:34et en Chine en particulier.
30:37Pour notre part,
30:38effectivement,
30:39ce sont des investissements
30:40qui ont été réactivés
30:41à la faveur
30:43de la baisse du dollar
30:45et des niveaux
30:46de valorisation
30:46extrêmement faibles
30:47qu'on pouvait observer
30:47sur la Chine.
30:51Maintenant,
30:51évidemment,
30:52on a quand même
30:53une base d'investisseurs
30:54qui sont des investisseurs
30:54européens
30:55et pour lesquels
30:56la diversification
30:56vers les marchés émergents
30:59reste quand même
31:01à la marge.
31:03Donc,
31:03on peut difficilement
31:04aller très très loin.
31:07D'autant plus
31:08qu'il ne faut quand même
31:08pas perdre de vue
31:09de ce qui nous avait fait
31:09quitter la zone
31:10il y a quelques années
31:12à savoir
31:13effectivement
31:14l'incertitude politique
31:16et juridique
31:17autour des investissements
31:18là-bas.
31:19Et de ce point de vue-là,
31:19quelques années après,
31:20on n'est pas rassuré.
31:22Il y a eu des annonces,
31:23des promesses,
31:24une manière de faire
31:25peut-être aussi
31:26un peu différente
31:27vis-à-vis de la tech
31:28en particulier.
31:30Xi Jinping
31:30accorde quand même
31:31de l'importance
31:32à la tech
31:32aujourd'hui.
31:34Il a fait revenir
31:34Jack Ma,
31:35etc.
31:37Suffisamment rassuré
31:38pour constituer
31:38une position.
31:39mais de là
31:42à dire que
31:42c'est un écosystème
31:44où on investit
31:45parfaitement
31:46sereinement,
31:47c'est quand même
31:47compliqué
31:48puisque c'est un lieu
31:50commun
31:50que de dire
31:51qu'effectivement
31:52on a un déploiement
31:55d'une rivalité
31:56géopolitique
31:58et militaire
31:58entre
31:59le monde occidental
32:01d'un côté
32:02et la Chine
32:02de l'autre
32:03et qu'on ne sait
32:06pas
32:06où cette rivalité
32:07va nous mener.
32:09Donc on ne peut pas
32:10se tenir à l'écart
32:10de ce monde
32:13asiatique
32:14et notamment
32:14chinois
32:14puisqu'il y a aussi
32:15une effervescence
32:16technologique.
32:17Donc au regard
32:17de ce que j'ai pu dire
32:18tout à l'heure
32:18ce serait quand même
32:19surprenant
32:19uniquement sur la base
32:21de craintes
32:22juridiques
32:23ou géopolitiques
32:24de se couper
32:24complètement
32:25du bouillonnement
32:26technologique chinois
32:27qui est indéniable
32:28et formidable.
32:30Mais c'est vrai
32:30qu'on est quand même
32:30toujours un peu
32:31limité
32:31par
32:33ce conflit
32:35larvé
32:36entre la Chine
32:38et les Etats-Unis.
32:39Léa,
32:40qu'est-ce que vous en dites
32:41chez DNCA
32:41sur l'aspect émergent
32:43l'aspect Chine
32:44avec un
32:45encore une fois
32:45une dernière prise de parole
32:47de Xi Jinping
32:47alors on a
32:48les reportings
32:49toujours un peu
32:50en décalé
32:50mais il veut
32:52s'attaquer
32:52désormais
32:53alors ce qu'ils appellent
32:54l'involution
32:54c'est la concurrence
32:56improductive.
32:57Ils sont en train
32:58quand même
32:58d'essayer de bouger
32:59certains paramètres
33:00en se disant
33:01la concurrence c'est bien
33:02je ne sais pas combien
33:02il y a de constructeurs
33:03automobiles en Chine
33:03ils sont peut-être
33:04200 ou 250
33:04évidemment
33:05ils n'ont pas vocation
33:06à tous rester en vie
33:08donc ça crée quand même
33:09toujours cette problématique
33:10de surproduction
33:11de déflation
33:13etc.
33:13Donc on a l'impression
33:14qu'ils essayent de bouger
33:15ce curseur un peu structurel
33:16aussi d'une économie
33:17très productiviste
33:18qu'il restera sans doute
33:20mais peut-être
33:21qu'il y a un réglage
33:22à trouver un peu différent.
33:23Oui alors moi
33:24sur la Chine
33:25j'ai pas un avis énorme
33:26mais juste pour replacer
33:27dans le contexte
33:28notamment des flux
33:29du momentum
33:30de la diversification
33:31évidemment qu'il fallait
33:32retourner un petit peu
33:33sur cette région géographique
33:36qui ne représente pas
33:37grand chose
33:37dans les indices
33:38il faut vraiment le rappeler
33:39parce qu'en fait
33:39il est là
33:40le point de départ
33:41sur la politique
33:42effectivement chinoise
33:44ils ne font que bouger
33:45des sujets structurels
33:46en fait
33:46là on parle
33:48de production
33:48démographie
33:50moi ce que j'entends
33:51en tout cas des entreprises
33:52c'est plutôt par ce bout là
33:53que je vais prendre le sujet
33:54je mets de côté la tech
33:56il n'y a rien qui va
33:58enfin fondamentalement
34:00mon métier
34:01c'est d'acheter
34:02des entreprises
34:03je n'ai aucun signal
34:04positif
34:05en Chine
34:06pour aller aujourd'hui
34:07investir
34:07sur une société
34:09dans les 5-10 prochaines années
34:11de manière sereine
34:12et j'ai mis de côté la tech
34:13donc partant de ce principe là
34:16j'aurais plutôt tendance
34:16à en rester écarté
34:17en tout cas dans les gestions
34:18internationales
34:19j'en reste plutôt écarté
34:20parce que c'est trop compliqué
34:23de se positionner
34:24bon il nous reste quelques minutes
34:25petit tour de table
34:26on va en parler avec Pierre-Yves Dugas
34:27dans un instant
34:28est-ce qu'il faut
34:29en terminer avec le rythme trimestriel
34:31des publications d'entreprise
34:32ah bah oui bien sûr
34:33ah bon ?
34:34je l'ai toujours dit Grégoire
34:36on en a souvent parlé
34:37donc il faut que Nvidia
34:38publie quoi une fois par an ?
34:40non on a un court-termisme
34:41aujourd'hui
34:42parce que je rappelle quand même
34:44pour ceux qui nous écoutent
34:45qu'on a les publications trimestrielles
34:47maintenant depuis un an
34:48on a également ce qu'on appelle
34:50des pré-close call
34:51où trois semaines avant
34:53on a déjà une pré-indication
34:55de la publication
34:56ça nous fait quasiment
34:57huit rendez-vous par an
34:58sur les résultats
34:59pour la même société
34:59oui
35:00là ça devient un petit peu compliqué
35:02donc oui moi j'ai toujours été favorable à ça
35:04parce que les effets
35:05un petit peu
35:06conjointsurels
35:08est-ce que ça s'adapte
35:09à toutes les entreprises ?
35:10j'imagine que demain
35:11même si l'obligation
35:13était abolie
35:15je vois pas comment une boîte
35:17comme Nvidia
35:17aux Etats-Unis
35:18où je dis LVMH
35:20ou qui vous voulez
35:21ou Novo
35:22Nordisk
35:22chez nous
35:23je vois pas comment ces boîtes là
35:25pourraient arrêter
35:25de publier
35:26trimestriellement
35:27je crois que ça dépend
35:28de ce qu'on attend
35:28de ces investisseurs
35:29regardons le marché suisse
35:31qui pour moi
35:31est un des marchés
35:32les plus qualitatifs
35:33si je puis dire
35:33regardez les publications
35:35des entreprises suisses
35:36en général
35:36elles vous en donnent
35:37deux par an
35:38si elles vous donnent
35:38des guidance
35:39à peu près claires
35:41c'est déjà un miracle
35:42elles sont toujours
35:43en général
35:43très très prudentes
35:46dans leurs annonces
35:46et finalement
35:47parce que ça correspond
35:48à la nature de ces boîtes
35:49une Nestlé
35:50une Roche
35:51oui
35:52vous voyez ce que je veux dire
35:53c'est aussi
35:53le rythme d'activité
35:55de ces entreprises
35:56peut-être
35:56on peut le voir comme ça
35:58mais je pense aussi
35:59que c'est parce que
36:00justement on se positionne
36:01sur des entreprises
36:02dans la durée
36:03moi j'ai beaucoup
36:04de difficultés effectivement
36:05avec encore une fois
36:06l'approche court-termisme
36:07de certaines indications
36:09financières
36:10et la vision long terme
36:11et surtout la volatile
36:12une banque
36:13ça vous rassurait
36:13qu'une banque publique
36:14deux fois par an
36:16pourquoi pas
36:16ah ouais
36:17je sais pas
36:18je me dis que
36:19pourquoi pas
36:19ma réponse
36:20c'est que ça dépend
36:21quand même vachement
36:22des entreprises
36:23du rythme de croissance
36:24des risques aussi
36:26inhérents à leur secteur
36:27etc
36:28oui mais ça
36:28c'est des indications
36:29qu'on peut avoir
36:30par ailleurs
36:30et d'ailleurs
36:31d'accord
36:31pas besoin d'une publication
36:32officielle
36:33pour avoir cette communication
36:34financière
36:35et cette relation permanente
36:36avec le marché
36:37bien sûr
36:37et puis les gros effets
36:38il y a des relations
36:38investisseurs
36:39qui sont
36:39dont c'est le job
36:40j'entends
36:40d'une part
36:41et puis en plus
36:41les gros effets
36:42conjoncturels
36:43on va les avoir
36:44de toute façon
36:44l'avantage c'est qu'une publication
36:45c'est la même information
36:46pour tout le monde
36:47au même moment
36:47oui ça c'est sûr
36:48mais peut-être
36:49dernier point quand même
36:50qui est important
36:50puisqu'on est dans un marché
36:51de momentum
36:52depuis quand même
36:52un certain nombre de mois
36:53ce sont les révisions bénéficiaires
36:55aujourd'hui
36:55qui font les cours de bourse
36:56c'est-à-dire que ce sont
36:58les publications des résultats
36:59et ça c'est embêtant
37:01bah oui mais à la fin de la journée
37:02c'est quand même bien
37:02les publications
37:03enfin les résultats
37:04qui font aussi les performants
37:05les révisions
37:06les révisions
37:07des dynamiques bénéficiaires
37:08Julien
37:09sur cette question
37:10des trimestriels
37:11des semestriels
37:11ou des trimestriels
37:12je ne sais pas
37:13il y a plein de petites boîtes
37:14qui ne publient que
37:14sur un rythme semestriel
37:16avec ou des chiffres d'affaires
37:18et ou des résultats
37:19une fois par an
37:20j'ai utilisé mon joker
37:21malheureusement
37:21deuxième
37:22moi je serais
37:24à titre personnel
37:25je serais même
37:25pour une cotation par jour
37:26ça m'irait très bien
37:27et pourtant
37:28je pratique l'analyse technique
37:29je crois qu'il y a des plateformes
37:31comme le Nasdaq
37:32qu'ils aimeraient bien coter
37:32alors je crois qu'ils cotent
37:33déjà pas loin
37:34des 24h-24 avec les futurs
37:35mais ils voudraient coter le week-end
37:36je vais quand même tenter une réponse
37:37les actifs vont être tokenisés
37:39c'est une question de temps
37:40tokenisés ça veut dire
37:42des échanges de paire à paire
37:4324-24
37:447 sur 7
37:45donc tout ça
37:45c'est des questions
37:46mais je réponds à vos questions
37:49dans quelques années
37:49je ne suis pas sûr
37:51je me souhaite longue vie bien sûr
37:52mais je pense que
37:53l'intelligence artificielle
37:54aura tellement changé les choses
37:56que toutes ces questions là
37:57aujourd'hui
37:58n'ont pas beaucoup de sens
37:59l'intelligence artificielle
38:01va faire évoluer tout
38:02on gère un entre deux
38:03c'est ça
38:04aux actifs
38:04aux marchés
38:05à tout ce qu'on veut
38:06ça devient des points réglementaires
38:08c'est quand est-ce que l'entreprise
38:10dit quoi
38:11on lui donne une fenêtre
38:12pour dire quelque chose
38:13l'accès à l'information
38:15donc c'est de la loi
38:16c'est du droit
38:17la fréquence sera déterminée
38:19par qui la déterminera
38:21plus ou moins de fréquence
38:22mais tout va être géré
38:24très différemment
38:25de la manière dont on le gère aujourd'hui
38:26et ce sera un marché différent
38:27ou pas forcément
38:28je comprends bien la difficulté
38:28des huit rendez-vous
38:29annuels pour une entreprise
38:30dans quelques années
38:32la donne sera
38:33et ça changera
38:34la nature même
38:34du marché
38:35ce sera un marché
38:36complètement différent
38:37vous avez vu on est passé des ordres physiques
38:39aux ordres électroniques
38:40etc
38:40vous avez connu ces transitions
38:41ça change les dynamiques de marché
38:43ou pas forcément
38:44il y a toujours
38:46des traces
38:47significatives
38:48pas des artefacts
38:49des traces significatives
38:50d'intervention humaine
38:51aujourd'hui
38:51malgré tout ce qui s'est passé
38:52reste à savoir
38:53si dans le cadre
38:54de l'intelligence artificielle
38:55la manière dont
38:56en gros les promptes sont rédigées
38:57c'est à dire ce qu'on donne
38:58en entrant
39:00si la présence humaine
39:02et le comportemental
39:03restera toujours là
39:04je crois que oui
39:06mais en même temps
39:06je ne suis pas très sûr
39:07beaucoup de jokers
39:09dans cette émission
39:10je veux dire
39:11Florent
39:13pour conclure
39:13sur effectivement
39:14c'est la question
39:15que pose Trump
39:15évidemment
39:16mais
39:17oui
39:18est-ce que ça peut apporter
39:19quelque chose de différent
39:20un point qu'on a fait
39:21qu'on a soulevé aussi
39:22en parlant de ça
39:23dans l'émission
39:23la semaine dernière
39:24c'est que
39:24pour des boîtes
39:25qui ne sont pas publiques
39:27peut-être que
39:28ce sont des standards
39:28qui sont un peu lourds à porter
39:29et se dire que
39:30moins de publications
39:31ça peut aussi amener
39:32comme aujourd'hui
39:33le private equity cherche
39:34des portes de sortie
39:35pour pas mal d'investissement
39:36ça peut peut-être faciliter
39:37les passerelles
39:38entre le monde privé
39:39et le monde public
39:40des marchés cotés
39:40c'était un point
39:42sans doute
39:44après
39:44après la transparence
39:47c'est quand même
39:48un point fort
39:49avoir tous les trois mois
39:52des publications normées
39:54savoir
39:55ce qui se passe
39:56ça ne me semble pas
39:58être un inconvénient
39:59et ça ne conduit pas forcément
40:00à des erreurs stratégiques
40:02à des erreurs stratégiques
40:04de la part des dirigeants
40:05ou des investisseurs
40:06parce qu'on peut avoir
40:06une lecture
40:07avec un peu de recul
40:08de l'information
40:09ce qui est important
40:10c'est d'avoir l'information
40:11ce qui est gênant
40:11c'est si la réaction
40:13est un non-sens
40:16mais en soi
40:17ce n'est pas la publication
40:19qui crée la mauvaise décision
40:21la publication
40:22c'est une information
40:23que le marché intègre
40:24comme il le souhaite
40:25et charge au dirigeant
40:27d'expliquer
40:27la publication
40:29je trouve que
40:32la publication trimestrielle
40:33pour les boîtes
40:33qui sont suffisamment importantes
40:35qui peuvent se le permettre
40:36qui ont les ressources
40:36pour le faire
40:37la transparence
40:39c'est plutôt une valeur positive
40:40c'est d'accord avec vous
40:41la vérité quotidienne des prix
40:42et la transparence
40:43de l'information
40:44l'accès à l'information
40:45Amazon a publié
40:46des résultats trimestriels
40:47dans le rouge
40:48pendant des années
40:48ça n'a pas empêché
40:49à un moment
40:50quand même le marché
40:50de comprendre
40:51derrière la stratégie d'Amazon
40:53et en faire l'entreprise
40:55qui est devenue aujourd'hui
40:56bon merci à vous trois
40:57merci d'avoir été invités
40:58de Planète Marché
40:59ce soir
40:59Florent Delorme
41:00M&J Investments
41:01Léa Dunant-Châtelet
41:02DNCA
41:02et Julien Nebenzal
41:04Itoro Patrimoine
Commentaires