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Mardi 12 mai 2026, retrouvez Alexis Charveriat (Responsable des Ressources Financières et des Partenariats, Fédération Habitat et Humanisme), Thomas Veit (Head of Fixed Income, Senior Portfolio Manager, Spirit Asset Management), Vincent Lequertier (Gérant Senior, responsable de l'allocation d'actifs, WeSave) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay vidéo sur bismarck.fr
00:21ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir,
00:26un chiffre que nous allons analyser dans un instant avec nos invités de Planète Marché,
00:31le rapport mensuel sur l'inflation aux Etats-Unis pour le mois d'avril
00:35qui couvre bien sûr le choc d'offres généré par le blocage d'Hormuz sur la période
00:41avec une poursuite de l'envolée des prix de l'énergie sur ce mois d'avril
00:46qu'on avait déjà constaté au mois de mars
00:48et qui amène l'inflation globale aux Etats-Unis à près de 4% sur un an désormais,
00:53plus 3,8% en dehors des éléments volatiles que sont les prix de l'alimentaire et des prix de
00:58l'énergie.
00:59On voit une inflation sous-jacente également qui continue sa marche en avant à 2,8% sur un an.
01:05Désormais il n'y a pas que l'énergie mais la partie service également
01:09est sans doute à un niveau de prix trop élevé pour permettre un retour rapide de l'inflation américaine à
01:162%.
01:17Ce sera donc le rapport mensuel sur l'inflation aux Etats-Unis qui sera bientôt dans les mains de Kevin
01:23Warch.
01:23Il a pris connaissance évidemment des données.
01:25Kevin Warch qui prendra officiellement le poste de président de la réserve fédérale américaine
01:31ce 15 mai cette semaine avec une prochaine réunion qui se tiendra en juin
01:36et un rapport supplémentaire sur l'inflation qui permettra d'affiner encore la prochaine décision de la réserve fédérale américaine.
01:43Voilà donc pour la macro du jour. L'autre sujet qui peut nous intéresser aujourd'hui
01:48c'est ce qui se passe du côté du laboratoire britannique avec une nouvelle séquence de crise politique qui s
01:54'intensifie.
01:55Trois ministres ont démissionné aujourd'hui du gouvernement de Keir Starmer qui fait face à une fronde grandissante
02:01même si au sein du parti travailliste certains essayent d'afficher un soutien encore au premier ministre britannique
02:08pour lui permettre de tenir encore quelques temps. Néanmoins les marchés sont bien embarqués dans une phase de stress
02:14qui concerne l'ensemble des actifs britanniques à commencer par les marchés obligataires
02:18et le sterlin qui auront pas mal baissé aujourd'hui.
02:21Pauline Grattel vous donnera plus de détails sur la situation britannique dans un instant.
02:25Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir nous évoquerons le sujet de la finance
02:29solidaire.
02:31Qu'entendons-nous par finance solidaire ? A qui s'adresse-t-elle ? Nous en parlerons avec les équipes
02:35d'Habitat et Humanisme
02:37qui seront avec nous le responsable des ressources financières de la fédération Habitat et Humanisme.
02:42Alexis Charveria sera avec nous en plateau à partir de 17h45.
02:57Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse nous retrouvons Pauline Grattel
03:01qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:03Bonsoir Pauline. Le rendez-vous macro du jour c'était donc la publication du rapport mensuel sur l'inflation aux
03:10Etats-Unis.
03:10Oui en avril l'inflation américaine a grimpé de 0,6% sur un mois et de 3,8%
03:16sur un an.
03:16Un record depuis trois ans qui dépasse légèrement les prévisions.
03:20L'inflation cœur progresse également pour atteindre plus de 2,8% sur un an.
03:26Cette hausse des prix est principalement portée par les coûts de l'énergie
03:28qui bondissent de près de 20% sur un an portés par une envolée de 30% des prix de
03:34l'essence.
03:35De leur côté les prix alimentaires progressent de 3% sur la même période.
03:38Un chiffre qui a amené un peu de tensions supplémentaires également sur les taux avec des marchés obligataires
03:45qui restent en souffrance depuis quelques temps maintenant.
03:48Oui le rendement américain à 10 ans poursuit sa remontée aujourd'hui pour s'établir autour de 4,45%
03:54au cours de la séance.
03:55Le rendement allemand de même échéance progresse de 5 points de base autour de 3,10% sur le marché
04:01d'échange.
04:02Le dollar est en hausse ramenant l'euro dollar autour de 1,1730.
04:05Du côté du Golfe, Persique, les négociations sont toujours au point mort aujourd'hui.
04:10Oui et les indices actions également.
04:12Aujourd'hui c'est une nouvelle séance dans le rouge pour les indices européens.
04:15Le stock 600 perd 1%.
04:17En France le CAC 40 cède également 1% environ.
04:20Évolue dans le rouge pour la quatrième séance consécutive.
04:24L'indice parisien repasse même sous les 8000 points au cours de la séance.
04:27Freiné par les valeurs bancaires.
04:29BNP Paris Basset 3% et Société Générale 4%.
04:33Aux Etats-Unis, les marchés ont eux aussi ouvert en repli de l'ordre de 0,5 à 1%
04:38après deux nouveaux records hier.
04:40Oui, Donald Trump évoque un cessez-le-feu particulièrement faible, affaibli.
04:45Il estime que le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire.
04:48Oui, les tensions entre Washington et Téhéran s'intensifient encore après le rejet cinglant de l'offre iranienne par Donald
04:55Trump qualifiant la proposition de foutaise.
04:58Le président américain a douché les espoirs de désescalade tandis que l'Iran réaffirme sa capacité de riposte.
05:04Cette impasse diplomatique pèse lourdement sur l'énergie.
05:08Le baril de Brent s'adjuge une nouvelle hausse de 3% pour frôler les 110 dollars suivis par un
05:13WTI évoluant désormais autour de 100 dollars.
05:16Et puis, je le dis en titre, Pauline, le Royaume-Uni s'enfonce encore un peu plus dans une crise
05:21politique.
05:21Oui, moins de deux ans après son arrivée au pouvoir, le gouvernement travailliste est sous le feu des critiques sur
05:26les dossiers de l'économie et de l'immigration.
05:29Le séisme des élections locales de la semaine dernière, marqué par la percée historique de Reform UK, fragilise Kirstarmer.
05:36Malgré la démission de plusieurs ministres aujourd'hui, pour le pousser au départ, le Premier ministre s'accroche.
05:42Cette instabilité fait paniquer les marchés.
05:45Le rendement du Gilt à 10 ans a bondi de plus de 10 points de base pour dépasser 5,10%,
05:51un record en près de 20 ans, tandis que le FTSE reste dans le rouge.
05:55Un mot de l'actualité des entreprises pour vous dire tout d'abord que eBay rejette l'offre de GameStop.
06:00Oui, la semaine dernière, GameStop avait formulé une offre de rachat non sollicitée sur eBay à 56 milliards de dollars
06:06avec un objectif clair.
06:07Concurrence est Amazon, offre rejetée par eBay aujourd'hui, car elle ne serait ni crédible ni attractive.
06:14Le titre GameStop c'est 3% et eBay environ 2%.
06:17Et puis Alphabet de son côté sollicite le marché japonais avec une première émission obligataire en Yen.
06:22Oui, afin de profiter des marchés de capitaux japonais pour financer ses investissements massifs en infrastructures d'IA.
06:29Ce recours à la dette japonaise confirme l'explosion des besoins de financement des géants de la Silicon Valley face
06:35à la révolution technologique.
06:36Le titre est à l'équilibre dans les premiers échanges.
06:39Quel sera le programme de demain sur les marchés, Pauline ?
06:41Les investisseurs regarderont demain la seconde estimation de la croissance de la zone euro pour le premier trimestre ainsi que
06:47la production industrielle de la zone pour le mois de mars.
06:50En France, plus spécifiquement, on attend l'inflation d'avril en seconde lecture ainsi que le taux de chômage du
06:55premier trimestre.
06:56On regardera aussi les prix à la production aux Etats-Unis pour le mois d'avril.
07:00Et côté micro, les résultats de Tencent, Cisco et Alibaba sont au programme.
07:05Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les
07:09infos clés du jour sur les marchés.
07:11Sous-titrage Société Radio-Canada
07:41Hervé, je dévoile un peu de la discussion qu'on avait avant de prendre l'antenne sur l'inflation américaine,
07:46puisque c'est quand même le chiffre du jour que tout le monde regarde.
07:51Rien ne sert de se casser la tête, comme vous le disiez, Hervé.
07:56Les chiffres ne sont pas bons.
07:58Non, ils ne sont pas bons.
08:00Près de 4% sur l'indice d'ensemble, près de 3 sur le noyau dur, hors énergie, hors produits
08:06alimentaires.
08:06On peut les tordre comme on veut, ce n'est pas bon.
08:12Et puis si vous regardez même le cœur, en ne le regardant pas sur un an, mais de 3 mois
08:16à 3 mois, on est même au-delà de 3%.
08:19Donc en fait, il y a une réalité qui n'est pas bonne.
08:22Alors, l'énergie, c'est parti.
08:25Les produits alimentaires, par les engrais, par le gaz, ça va suivre.
08:31Donc ça, on le sait.
08:32Il reste le noyau dur.
08:35Dans le noyau dur, il y aura une petite contamination par l'énergie.
08:42dans un contexte où les services n'étaient pas très sages jusqu'à maintenant.
08:47Et donc, ça ne va pas servir à la sagesse des services.
08:51Donc, le constat premier, c'est que ce n'est pas très bon.
08:56Et que le temps que tout ça se normalise,
08:58alors en fonction des incertitudes que l'on a sur la situation géopolitique,
09:03ça va prendre plusieurs mois.
09:05La traduction en termes de politique monétaire, si on en cherche une,
09:09c'est que pour le moment, c'est un peu gelé.
09:12Et je pense que le comité de politique monétaire, aujourd'hui,
09:16envoie ce message-là.
09:18Alors, ce n'est pas le message du futur président Warch.
09:21Ce n'est pas le message voulu par la Maison-Blanche.
09:25Mais c'est cela.
09:25Si on fait un pas en arrière,
09:28tout n'est quand même pas mauvais dans l'histoire de la dynamique des prix aux États-Unis.
09:32Il faut savoir que les coûts salariaux unitaires,
09:34donc en fait, combien on met de travail dans la création de richesses
09:40et quelle est la dynamique de coût de ce volume de travail que l'on injecte,
09:45en fait, on est aujourd'hui sur une tendance autour de 1,5%.
09:49Donc en fait, le socle, il est bon.
09:52Et en fait, on voit bien que c'est la périphérie qui n'est pas bonne.
09:55Alors la périphérie, on peut regarder du côté,
09:57on en a parlé, l'énergie, les produits alimentaires.
10:00Il faut aussi regarder du côté des profits par unité produite.
10:04Parce que si tout est sage
10:06et que les prix ont tendance à vagabonder au-delà des coûts,
10:11ça fait se poser une question sur les profits.
10:14Et moi, j'ai quand même envie de dire que du côté du marché,
10:19alors soit on privilégie une approche action en se disant
10:22finalement les profits unitaires, c'est bien,
10:24soit on privilégie une approche taux
10:27et en se disant tout ça, ce n'est pas très bien,
10:28ça fait un peu de la tension qu'on observe aujourd'hui.
10:31Et en fait, il va falloir trouver le juste milieu entre les deux.
10:35Pour le moment, on ne l'a pas, c'est tout à fait clair,
10:38sachant que sur les profits, en plus, il y a à boire et à manger.
10:41Très bon ici, honorable seulement ailleurs.
10:45Mais je pense que le message à retenir, au-delà de l'embarras,
10:49c'est que le volontarisme d'assouplissement de la politique monétaire,
10:56aujourd'hui, il est compromis.
10:57Oui. Est-ce qu'on en est juste à dépricer des baisses de taux aux Etats-Unis, Thomas ?
11:03Ou est-ce que, partant de la situation qu'on constate,
11:07il va falloir se demander si le prochain mouvement ne sera pas aussi un mouvement à la hausse ?
11:12Quand je dis aussi, parce que d'autres banques centrales sont déjà reparties dans des mouvements à la hausse.
11:16Alors l'Australie, le Japon est peut-être un cas à part,
11:19mais la Banque Centrale Européenne, sans doute, dès le mois de juin,
11:23et peut-être également la Banque d'Angleterre.
11:24Tout à fait. Les US étaient un petit peu, la Fed était la seule Banque Centrale
11:31où les anticipations étaient passées de baisses de taux sur l'année à un statu quo.
11:38On voit que depuis la séance d'aujourd'hui et le chiffre d'inflation,
11:41on s'attend maintenant quand même potentiellement à des hausses de taux,
11:44ou à une hausse de taux, pas à horizon 2026,
11:48sur un horizon plutôt un an, un an et demi.
11:50Le prochain mouvement pourrait être une hausse de taux.
11:52Voilà, c'est juste une tendance.
11:55Mais ça crée changement quand même par rapport aux anticipations de début d'année.
11:58Dépriser des baisses de taux, ce n'est pas facile.
12:00Et se mettre à pricer une prochaine hausse de taux, aussi lointaine soit-elle,
12:04ce n'est pas non plus évident.
12:05Il y a eu quand même un choc extrême.
12:06Donc les marchés réagissent.
12:09Ils ont réagi très fort en zone euro.
12:12Là, on est sur plus de trois hausses de taux pricées jusqu'à la fin de l'année.
12:16En zone euro.
12:16On est revenu à plus de trois hausses de taux pricées.
12:18Au UK, pour la BO, c'est la même chose.
12:21Plus de trois hausses pricées jusqu'à la fin d'année.
12:23Donc les marchés réagissent assez vite.
12:25Aux US, je trouve qu'ils sont encore assez, pas complaisants, mais plus tendres.
12:31Il y a des raisons.
12:32Les US aussi sont un peu moins impactés par les prix de l'énergie
12:35que ce qu'on peut l'être en zone euro.
12:36Ils sont exportateurs nets, on est importateurs.
12:40Et Kevin Warch.
12:42Kevin Warch qui a une doctrine qu'on connaît,
12:44plutôt sur les baisses de taux, réduction de bilan.
12:47Je pense que le dernier FOMC,
12:50plus ce qui est en train de se passer en ce moment sur l'inflation
12:54et même sur l'emploi, les derniers chiffres de l'emploi,
12:56étaient plutôt corrects.
12:57Les deux dernières lectures étaient plutôt corrects.
12:59Ce n'est pas un effondrement.
13:00Ce n'est pas un effondrement.
13:02C'est plutôt pas mal pour Warch pour débuter
13:05sans faire ce qu'il avait vraiment envie de faire.
13:08Il va pouvoir se conformer au comité en disant
13:11« J'ai des vraies raisons pour maintenir les taux pour le moment
13:15et attendre soit un revirement sur le marché de l'emploi
13:18un peu plus tard dans l'année,
13:19soit une accalmie sur les prix de l'énergie
13:22liés au déblocage du détroit d'Hormuz
13:24ou de la situation en Iran
13:26pour baisser les taux plus tard dans l'année.
13:28Mais pour le moment, il a plutôt facile de dire
13:31statu quo. »
13:32Il s'achète une crédibilité à moindre coût.
13:35Enfin, il va pouvoir s'acheter une crédibilité à moindre coût
13:37parce que c'est là que le marché l'attendait.
13:39Il va falloir qu'il démontre sa crédibilité à la tête de la Fed.
13:43C'est beaucoup plus simple aujourd'hui avec les données macro
13:45plus le conflit Etats-Unis-Iran, clairement.
13:49Bon, cette histoire d'inflation, Vincent,
13:53avec la mémoire évidemment du choc de 2022.
13:56On a beaucoup expliqué que les situations étaient différentes,
13:59les points de départ étaient différents.
14:02Reste que quand l'inflation énergétique commence à s'élever
14:06et se diffuser,
14:08quand l'inflation pénètre le cœur,
14:11c'est compliqué quand même de revenir vite en arrière.
14:14C'est compliqué quand on n'a qu'un seul mandat.
14:16Quand on en a deux, c'est plus facile à gérer, à piloter.
14:20D'où le fait que le marché anticipe moins de restrictions
14:23du côté de la Fed aujourd'hui ?
14:25Quand Hervé parlait tout à l'heure de coût de production
14:28qui restait maîtrisé,
14:30ça sous-entend productivité,
14:32ça sous-entend qu'on rentre dans le schéma de Warch,
14:35c'est-à-dire qu'on a potentiellement une certaine justification
14:39à en tout cas ne pas être dure
14:41et à pouvoir potentiellement derrière être même de nouveau accommodant.
14:45Juste précision,
14:46coût de production maîtrisé
14:47par rapport au prix qu'on voit en hausse de quasiment 4% sur un an,
14:50ça veut dire qu'aujourd'hui les prix vont plus vite que les salaires.
14:53Ça veut dire que le salaire réel
14:54qui avait quand même regagné, repris de la hauteur depuis un an,
14:58là en deux mois,
15:00il est en train de revenir à zéro.
15:02Oui, c'est ça que ça veut dire.
15:06Bien sûr, bien sûr.
15:07Mais on reste globalement dans une situation
15:10où il n'y a pas d'effet de second tour,
15:11ça ne se voit pas sur les salaires,
15:13vu que les salaires ont tendance à avoir une dynamique
15:15plus faible que celle de l'inflation.
15:18Donc derrière,
15:19si vous rentrez dans le schéma,
15:21l'intelligence artificielle va bel et bien ajouter
15:24de la productivité dans le système graduellement
15:29et les entreprises américaines sont a priori les premières à devoir en profiter
15:32vu que vous êtes, entre guillemets, dans le cœur du moteur,
15:37vous avez plus facilement une justification
15:39à ne pas remonter les taux,
15:41contrairement à d'autres banques centrales,
15:43donc à reporter plutôt à 2027,
15:46on ne sait pas quand exactement,
15:47les futures baisses de taux.
15:49Donc ensuite, l'avantage pour Warch,
15:51c'est effectivement de se donner du temps,
15:54quelques mois,
15:55pour essayer de convaincre
15:56les deux, trois dissidents qu'on a eus
15:59sur la dernière réunion,
16:01qui disaient, non, non,
16:03le biais ne doit pas être accommodant,
16:05il faut revenir à quelque chose d'un peu plus équilibré,
16:08voire même dur,
16:10donc qui va se donner un petit peu de temps
16:12pour les convaincre.
16:13La seule question, c'est de savoir
16:14quelle va être la pression que Trump va lui mettre,
16:17sachant qu'il y a les élections en fin d'année.
16:20Donc il faudrait quand même
16:22que les choses s'apaisent au niveau énergétique.
16:25Quand on regarde la situation dans le Golfe,
16:27c'est un peu compliqué,
16:28mais ça ne donne pas pour autant l'impression
16:31de vouloir escalader de nouveau.
16:33On est plutôt dans une situation
16:34où les deux belligérants
16:36ne sont pas d'accord sur le point d'entente,
16:42mais n'ont pas forcément envie
16:44de redémarrer un conflit actif.
16:48Et Hormuz n'est toujours pas ouvert.
16:49Enfin, j'allais dire,
16:51il n'y a presque que ça qui compte
16:53pour les marchés, d'une certaine manière.
16:54Oui, on est en train...
16:56Si on est bel et bien dans ce qu'on peut voir en Inde,
16:58par exemple, avec des autorestrictions
17:01qui sont en train de s'imposer,
17:02ça veut dire que la demande,
17:04la consommation finale de pétrole
17:06va décliner.
17:09Et donc, l'équilibre offre-demande,
17:11même s'il vous manque de l'offre de pétrole,
17:13la demande est en train de s'ajuster.
17:15Donc, au final,
17:16est-ce que c'est si grave que ça
17:18de voir que le D3 ne tourne pas ?
17:23Si la demande s'est ajustée de 7%,
17:25ce n'est pas très grave
17:26s'il y a moins de 7% d'offres qui manquent.
17:30D'ailleurs, j'ai vu juste...
17:31Je vous laisse la parole, Hervé,
17:32mais c'est le chiffre que Sébastien Lincornu
17:33a communiqué aujourd'hui
17:34sur l'exécution budgétaire
17:37du mois de mai, je crois,
17:39ou d'avril et puis les premières semaines de mai.
17:41Sur les 10 premiers jours du mois de mai,
17:43Sébastien Lincornu nous dit
17:44que la consommation de carburant
17:46s'est effondrée de 30%.
17:48Le chiffre m'a paru vertigine.
17:50Mais il faut...
17:52Enfin, il y a deux choses.
17:53Il y a l'ajustement comptable
17:57et puis après,
17:58il y a la réalité physique du marché.
18:00L'ajustement comptable,
18:01si on se dit la demande va s'ajuster
18:05à un prix plus élevé,
18:06dans ce cas-là,
18:07il faut que l'on revoie tout,
18:09il y aura moins de croissance économique,
18:11il y aura moins de profit
18:12et pour le moment,
18:13on n'a pas bien intégré cela.
18:16Et puis,
18:17la réalité physique du marché du pétrole,
18:20c'est qu'aujourd'hui,
18:21on consomme des stocks.
18:24Bon, ça ne sera pas éternel.
18:25Aujourd'hui,
18:26on a eu quand même
18:27un soutien assez important
18:29par les exportations
18:30de pétrole américain,
18:32de pétrole
18:33et de produits
18:35avec la
18:36driving season,
18:37comme on dit là-bas,
18:39la capacité d'exporter
18:40va être moins bonne.
18:41Les Chinois
18:42qui avaient plein de stocks,
18:43ils ont moins importé.
18:44Donc,
18:45ça a permis aussi
18:46de faire
18:47que la tension
18:47sur les prix
18:48soit moins forte.
18:49Mais ça,
18:49c'est un phénomène
18:50qui n'est pas durable.
18:52Donc, en fait,
18:52on a peut-être
18:53quelques petites semaines
18:54face à nous
18:55pour régler
18:56une question
18:57dont on sait
18:58par ailleurs
19:00qu'on ne sait pas
19:01comment faire.
19:02Et donc,
19:03en fait,
19:03on est face
19:04à un conflit
19:04qu'on pensait court.
19:06On pense toujours
19:06que les guerres
19:07seront courtes,
19:08d'abord.
19:09Et puis,
19:09en fait,
19:09qui est en train
19:10de s'éterniser.
19:11Alors,
19:12est-ce qu'on va aller
19:12vers la paix ?
19:13On ne sait pas.
19:14Est-ce qu'on va aller
19:15vers un conflit gelé ?
19:17C'est possible.
19:17Mais un conflit gelé
19:18qui laisse le détroit
19:19fermé,
19:20c'est embêtant.
19:22Et comment ouvrir
19:23le détroit
19:25sans repartir
19:26vers
19:27une approche guerrière ?
19:28Et donc,
19:29là,
19:30on est quand même
19:30un peu dans un corner
19:32dans cette histoire.
19:34Je pense que
19:35il ne faut pas,
19:36en première analyse,
19:38à mon avis,
19:39avoir un scénario
19:42sympa.
19:45Oui,
19:45il ne faut pas être
19:47aveugle
19:48sur ce qui se passe.
19:49Quand vous dites
19:49que la demande
19:50s'ajuste,
19:51Vincent,
19:51là aussi,
19:52ça veut dire
19:52que très vite
19:54ou à un certain stade,
19:55le risque inflationniste
19:56va devenir
19:57un risque économique
19:58un risque sur l'activité
20:01et donc plutôt
20:02une baisse d'activité
20:04qui va l'emporter
20:05face à un risque
20:06inflationniste
20:08persistant,
20:08durable.
20:09Je pense que,
20:10comme d'habitude,
20:11les pays riches
20:14ou ceux
20:14ou les pays
20:15qui ont envie
20:15de se donner
20:16la capacité
20:17de continuer
20:17de produire
20:19paieront le prix cher
20:20pour le produit
20:21et vous aurez
20:22un certain nombre
20:22de pays
20:23ou de zones
20:24ou d'activités
20:25ou de secteurs
20:26qui, eux,
20:26resteront sur le côté.
20:28C'est ce qu'on a vu
20:29en Asie
20:29dès le départ.
20:30Vous citiez l'un
20:31mais on l'a vu
20:31dans le pays.
20:31Je pense que ça va être
20:32de nouveau
20:33très inégalitaire.
20:34Je pense que
20:35le cas
20:38qu'on observe
20:40aux Etats-Unis,
20:41vous pouvez
20:42le translater
20:44sur le reste
20:45du monde.
20:45Je pense que
20:45c'est exactement
20:46la même chose.
20:47Mais au final,
20:48si vous avez
20:49bel et bien
20:49une baisse
20:50de demande
20:50qui se fait
20:51sur ces produits,
20:53est-ce qu'on est
20:54dans une situation
20:55qui reste très inflationniste ?
20:57Ce n'est pas si sûr
20:58que ça.
20:58Il y aura
20:58des neutralisations
21:00qui vont se produire.
21:01Et dans cette idée-là,
21:02Thomas,
21:03vous évoquiez
21:03les anticipations
21:04que le marché a
21:05vis-à-vis de la Banque
21:06Centrale Européenne
21:06ou de la Banque
21:07d'Angleterre.
21:08Trois plus,
21:09trois hausses de taux
21:09au moins cette année
21:10pour la Banque Centrale Européenne.
21:11C'est-à-dire
21:12si on n'en a qu'une ou deux,
21:13ce sera donc
21:14un moindre mal.
21:15Ça sera un moindre mal
21:16et de toute façon,
21:18pour gérer la crédibilité
21:19qu'elles doivent conserver,
21:20après tout ce qu'elles ont dit,
21:22il va falloir agir.
21:23Les chiffres d'inflation
21:24ne sont pas bons.
21:25Aux Etats-Unis,
21:27on l'a vu.
21:27En Europe,
21:28ça monte également.
21:30Peut-être un petit peu
21:30moins fort dans un premier temps,
21:31mais c'est en train
21:33de monter aussi.
21:34Pour garder de la crédibilité,
21:35la hausse au mois de juin,
21:36elle est quasi actée.
21:39Après,
21:40est-ce qu'ils iront plus loin ?
21:41Ça,
21:42ça reste à voir.
21:42Mais pour le moment,
21:43c'est un discours
21:43qui est assez dur
21:45depuis le début.
21:46Depuis le début du conflit,
21:47le lendemain
21:48ou la semaine
21:48après le début du conflit,
21:50Christine Lagarde
21:50a été assez dur
21:52dans les paroles
21:53tout de suite.
21:54Le discours,
21:54c'est un peu équilibré
21:55par la suite.
21:56Peut-être pour éviter
21:57les critiques de 2021
21:59sur l'effet transitoire
22:00dans l'inflation.
22:01Peut-être aussi
22:02pour gérer...
22:03On n'hésitera pas.
22:04Voilà ce qu'elle disait.
22:05Le langage permet aussi
22:07de gérer
22:07les anticipations
22:09de marché
22:10sans avoir
22:10à monter les taux
22:12et à agir
22:13plus directement
22:14sur le consommateur
22:15ou sur l'activité économique.
22:17Donc,
22:17je pense que c'est
22:18un petit peu
22:18l'enjeu aujourd'hui.
22:19C'est d'être assez dur
22:20dans les paroles
22:21de garder de la crédibilité
22:22quand même
22:22en agissant
22:23mais en faisant
22:24les choses
22:25de manière intelligente
22:26parce que la situation économique
22:27n'a rien à voir
22:28avec celle de 2021
22:29au niveau du marché
22:30de l'emploi
22:32à plein de niveaux.
22:33Même dit au départ,
22:34on en a discuté tout à l'heure,
22:35ce n'est plus la même histoire.
22:36Vous évoquiez également
22:37la Banque d'Angleterre.
22:38Le marché attend peut-être
22:39trois hausses de taux
22:40de la Banque d'Angleterre
22:41qui est une des banques centrales
22:42qui n'est même pas allée
22:43au bout de sa normalisation
22:44post-choc inflationniste ukrainien.
22:49Thomas, on pourrait avoir
22:50une Banque d'Angleterre
22:51qui se mettrait à monter,
22:52remonter les taux
22:53en pleine crise politique
22:55dans le pays ?
22:56C'est le sujet du jour.
22:57C'est le sujet brûlant.
22:58C'est ce qui bouge aujourd'hui.
23:00C'est ce qui bouge aujourd'hui.
23:00C'est deux sujets différents.
23:02Le sujet politique
23:03et le sujet banque centrale.
23:05On va évoquer les deux.
23:07Sur le premier,
23:08sur le sujet banque centrale,
23:09effectivement,
23:10le marché
23:12est assez dur aussi
23:14avec le UK.
23:16Comme vous le disiez,
23:17on est à 3,75 sur les taux UK.
23:20Les taux directeurs.
23:21Les taux directeurs,
23:22bien sûr.
23:22On en parlera tout à l'heure.
23:24Mais les taux directeurs
23:25à 3,75.
23:27Le taux neutre
23:29sur cette zone,
23:29il est autour de 3,
23:303,25 peut-être.
23:31Donc, on avait encore
23:3250 à 75 points de base
23:34d'assouplissement possible
23:34pour revenir au taux neutre.
23:36On n'y était pas encore.
23:37Et là, c'est sûr
23:38que la guerre en Iran
23:39remet une épine
23:40dans le pied de la BOE
23:41qui est dans une situation
23:42extrêmement complexe
23:43parce que le taux de chômage
23:45remonte assez fortement
23:47en Grande-Bretagne,
23:48ce qui n'est pas le cas
23:49en zone euro pour le moment.
23:50On est passé de 3,5%
23:52de chômage
23:53à quasiment 5%
23:55en quelques années.
23:57Le moral des consommateurs
23:59est très bas.
24:00On a eu les retail sales
24:02qui sont tombés tout à l'heure
24:03en négatif.
24:04La situation,
24:05elle est quand même
24:06assez compliquée.
24:07Sur un niveau de taux
24:08qui est déjà
24:09au-dessus du...
24:11les taux directeurs
24:12ne sont pas stratosphériques.
24:14Les taux directeurs
24:14ne sont pas encore
24:15stratosphériques.
24:15Mais si on remonte
24:16trois fois les taux directeurs,
24:17on sera quasiment
24:19à peu de choses près
24:20au même niveau
24:21que le pic inflationniste
24:22de 2022.
24:23Et les marchés,
24:23par contre,
24:24eux,
24:24les taux marchés
24:25sont vraiment très hauts.
24:26Et avec ce qui s'est passé
24:28aujourd'hui au UK,
24:30ils sont vraiment très hauts.
24:31Le 10 ans à 5,10.
24:32Le 30 ans à 5,80.
24:35Quasiment à 6%.
24:37À nuancer quand même,
24:39je mettrai une nuance aussi
24:40sur la séance d'aujourd'hui.
24:42Les taux montent partout aujourd'hui.
24:44Les taux de 10 ans au UK
24:45montent de 10 points de base.
24:47Le taux de 10 ans italien
24:48monte de 9 points de base.
24:49Les taux de 2 ans au UK
24:51montent de 9 points de base.
24:53Le taux de 10 ans
24:53de 10 points de base.
24:54Donc quand on a
24:54un vrai choc politique,
24:58comme on a déjà eu
24:58avec l'Estrus
24:59ou même plusieurs fois
25:01avec Kerstheimer,
25:02c'est les parties longues
25:03qui se font fortement impacter.
25:04Là, c'est toute la courbe.
25:06Le gros du mouvement d'aujourd'hui,
25:07c'est quand même
25:08un repricing des hausses de taux,
25:10un repricing inflationniste généralisé
25:13avec 2 sur 3 pour le UK,
25:14cette petite prime en plus
25:15qui s'ajoute.
25:17Mais ne pas oublier aussi
25:19que par rapport à l'Estrus,
25:20qu'on faisait le parallèle aussi
25:21et on peut faire le parallèle
25:22entre l'Estrus
25:23et ce qui s'est en train de se passer.
25:24L'Estrus,
25:26de septembre à octobre 2022,
25:28les taux de 2 ans et 10 ans
25:29étaient à 2%.
25:30Ils sont montés à 4,5%.
25:32250 points de base
25:33en un mois et demi.
25:33C'est la vitesse du mouvement.
25:34C'est la vitesse du mouvement
25:35qui a fait partie.
25:36On partait de plus bas
25:37et la vitesse du mouvement
25:38était très forte.
25:39Le 2 ans et le 10 ans
25:40étaient à 4,5%.
25:41Aujourd'hui, on en est où ?
25:42Le 2 ans est au même niveau
25:43quand l'Estrus est parti,
25:44à 4,5%.
25:44Le 10 ans,
25:45il est à 5,10%.
25:46Donc, ce risque politique,
25:48il est quand même déjà
25:49en grande partie dans les cours.
25:51Même si Kerstheimer
25:51venait à sortir
25:53à un moment donné,
25:55ça pourrait chahuter
25:56encore un petit peu.
25:56Mais à 5,10% sur le 10 ans,
25:58à 5,80% sur le 30 ans...
25:59On intègre quand même...
26:00Honnêtement,
26:02j'ai déjà dit plusieurs fois
26:02dans cette émission,
26:03ça a marché que j'aimais bien.
26:04Ça a marché que j'aime bien.
26:05Je suis acheteur
26:07déjà sur des niveaux
26:07un petit peu plus bas.
26:08Sur les niveaux-là,
26:09je trouve que c'est vraiment intéressant
26:10à tout niveau.
26:11Bon.
26:12Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant
26:13à retenir
26:14de ce qui se passe au Royaume-Uni ?
26:15Il y a toujours des choses
26:16intéressantes à retenir
26:17de ce qui se passe au Royaume-Uni, Hervé ?
26:19C'est une vraie leçon de choses,
26:20voire même une morale.
26:23La morale,
26:24elle est économique.
26:26C'est-à-dire que
26:30depuis le référendum...
26:3216 ?
26:3316, oui, c'est ça.
26:3410 ans, pas 11, 11, 10.
26:36Vous avez raison.
26:38Depuis 10 ans,
26:40finalement,
26:41le Royaume-Uni
26:42a perdu sa boussole économique.
26:45Aller se priver
26:46de son principal marché
26:49à l'exportation,
26:50de son principal partenaire commercial,
26:53c'est vrai que c'est un non-sens.
26:55On a perdu 5 points,
26:578 points de PIB
26:58dans cette histoire,
27:00on n'en sait rien.
27:01Donc, c'est un pays
27:02qui a un problème
27:04de niveau de vie,
27:05si j'ose dire,
27:06de manque de croissance,
27:07qui n'a pas de stratégie
27:09pour remplacer
27:10l'accroche à l'Europe.
27:13Donc ça, c'est pas bon.
27:15Politiquement,
27:16il y a 3 points.
27:17Il y a le même point
27:17que partout ailleurs
27:19en Occident,
27:20c'est-à-dire que
27:21les politiciens
27:23sont rejetés,
27:24ceux au pouvoir
27:25ne sont pas aimés.
27:26Ça ne sert pas à faire un mandat.
27:28Et là-dessus,
27:30vient se greffer
27:31deux choses.
27:33La première chose,
27:35c'est que,
27:36en fait,
27:39électoralement,
27:40le système britannique,
27:42à un tour,
27:43est fait pour le bipartisme.
27:44C'est-à-dire,
27:45il y en a un qui gagne,
27:46il y en a un qui perd.
27:47Celui qui gagne,
27:48il n'y a peut-être pas 50%,
27:49mais pas loin de 50%.
27:51Donc,
27:51au-delà du nombre
27:53de députés majoritaires
27:55à la Chambre,
27:56il a une légitimité
27:58par le score
27:59qu'il a fait.
28:00Il ne faut pas oublier
28:01que Starmer,
28:02il a été élu
28:03avec 33%,
28:05je crois,
28:05aux dernières élections.
28:06Il a une majorité
28:08écrasante aux communes,
28:09mais n'empêche
28:10qu'il n'a que 33%.
28:11Et aujourd'hui,
28:12le prochain,
28:13il va être majoritaire
28:14avec quel poids
28:16dans l'électorat.
28:17Donc,
28:17en fait,
28:18la règle électorale,
28:20elle ne vaut plus.
28:21Et donc,
28:22il faut faire attention
28:23à cela.
28:24Et le deuxième point,
28:27qui est un peu
28:28dans le sillage
28:29des deux premiers,
28:29c'est que
28:31les tauristes,
28:33les conservateurs,
28:34ont été sanctionnés
28:35et c'est normal.
28:36On a donné la main
28:38aux travaillistes
28:39et il y a une impatience
28:40de la population
28:41qui fait qu'il n'y a pas
28:43aujourd'hui de retour
28:44du vote pour les travaillistes,
28:46du changement de gouvernement
28:47et donc,
28:48on n'est pas content.
28:49Donc,
28:49la situation politique
28:50est grave
28:51dans un contexte économique
28:52qui n'est pas facile.
28:54Trouver une porte de sortie
28:56avec en plus
28:57le contexte international
28:58que l'on connaît,
28:59non,
28:59hélas,
28:59les Britanniques
29:00ne sont pas bien.
29:02Ce n'est pas une bonne nouvelle
29:03pour eux
29:03et il ne faut pas se tromper.
29:04L'égard au poids
29:05du Royaume-Uni
29:07dans notre
29:09environnement européen,
29:10c'est une mauvaise nouvelle
29:11pour tout le monde.
29:12Vincent,
29:12le marché britannique
29:13il présente quand même
29:15de l'intérêt,
29:16la code britannique
29:17présente de l'intérêt
29:18ou est-ce que
29:18quand vous voyez
29:18le développement
29:19d'une nouvelle crise politique
29:22moins de 4 ans
29:23après l'Eastros,
29:24vous vous dites
29:26qu'il y a de mieux à faire ?
29:27Il y a beaucoup de matières premières
29:28dans les indices,
29:29donc en conjoncturel
29:31en tout cas,
29:31c'est intéressant.
29:34En diversification,
29:35moi je trouve
29:35qu'on peut trouver
29:35à peu près
29:36le même type
29:37de société
29:38dans le reste
29:39de l'Europe
29:39sans prendre
29:40le risque de change.
29:41Le risque de change,
29:42on est en train
29:43de voir la livre sterling
29:44redécrocher
29:45du fait des événements
29:46politiques en cours,
29:47donc je ne suis pas sûr
29:48que s'il faille investir
29:50en Angleterre,
29:51il faille prendre en plus
29:51le risque de change,
29:52ça risque d'être négatif.
29:55Risque de change
29:56signifie aussi
29:57importation d'inflation
29:58potentiellement,
30:00donc la problématique
30:01des taux d'intérêt
30:03peut être renforcée
30:05par ce genre
30:05de dynamique.
30:06Donc je dirais
30:08qu'à part la motivation
30:11matières premières,
30:12je ne suis pas très chaud
30:13sur le Royaume-Uni
30:15à l'heure actuelle
30:16et je pense
30:16que les matières premières,
30:17on peut en trouver
30:18ailleurs dans le monde
30:19sans trop de difficultés.
30:21Donc ce n'est pas
30:23un must-have imminent
30:25en ce qui me concerne.
30:26Il n'y a pas
30:26de caractéristiques
30:28idiosyncratiques
30:28qui ferait
30:29qu'on se rurait
30:30sur le marché
30:30britannique.
30:31On n'est pas sur un marché
30:32ultra décoté.
30:33Donc pour moi,
30:34il n'y a pas d'urgence
30:34à s'y précipiter.
30:35Parlons du Japon,
30:36si vous voulez bien
30:37garder la parole,
30:38Vincent,
30:38pour parler du marché
30:39japonais.
30:39Là, un marché
30:40action japonais
30:41qui performe encore
30:42de manière spectaculaire
30:43depuis le début de l'année
30:45avec un Yen
30:45qui reste particulièrement
30:47faible
30:47et un marché obligataire
30:49qui est toujours
30:49un peu vibrillonnant
30:52au Japon.
30:53On parle du Japon
30:54parce que Scott Bessent
30:54est en ce moment
30:55au Japon
30:56avant de rejoindre
30:57Donald Trump
30:58pour la grande rencontre
30:59de milieu
31:00et de fin de semaine
31:00avec Xi Jinping
31:01en Chine.
31:02Scott Bessent,
31:03je le racontais hier,
31:03il aime beaucoup le Japon.
31:05Il a réussi
31:06à y gagner visiblement
31:06beaucoup d'argent
31:08lors de sa carrière
31:09de gérant
31:10de hedge funds.
31:11C'est un marché
31:11qu'il connaît très bien
31:12et c'est surtout
31:14un partenaire stratégique
31:15pour les États-Unis
31:17sur le plan financier,
31:19sur le plan militaire
31:20dans cette zone asiatique
31:22non moins stratégique.
31:25Alors en théorie,
31:26Trump est supposé
31:28être relativement proche
31:29de la première ministre
31:30même si ce n'est pas
31:31toujours très clair
31:31en théorie.
31:34Quand on regarde
31:36les actifs obligataires détenus,
31:39ça représente
31:40tout grosso modo
31:413-4%
31:42de l'ensemble
31:43des dettes américaines.
31:44Donc 1200 milliards de dollars
31:46quand même détenus
31:47par les Japonais.
31:48Donc c'est quand même
31:49une vraie somme.
31:50Donc on respecte.
31:53Il y a pas beaucoup
31:57de pays dans la zone
31:59sur lequel les États-Unis
32:00peuvent encore s'appuyer
32:01et s'il faut essayer
32:03de défendre
32:04la problématique
32:04des semi-conducteurs
32:05qui est quand même
32:06essentielle
32:06pour le développement
32:08de l'intelligence artificielle
32:10aux États-Unis,
32:11il faut quand même
32:12essayer d'avoir
32:13quelques soutiens
32:15géopolitiques locaux.
32:16Des entrages quoi.
32:17Voilà.
32:17Et donc je pense
32:18que le Japon
32:19c'est une évidence.
32:20il faut impérativement
32:22rester allié
32:23du Japon.
32:24Quand on regarde
32:25en plus
32:26dans les dynamiques
32:27industrielles,
32:28le Japon est extrêmement
32:30bien positionné
32:31sur tout ce qui est
32:31robotique.
32:32Et imaginez
32:34que robotique
32:34plus intelligence
32:35artificielle
32:35pourrait faire
32:36des choses sympathiques
32:37à l'avenir.
32:38Il y a physique
32:39comme disent les spécialistes.
32:40Donc ça semble
32:41assez logique
32:43de rester quand même
32:44proche de ce pays
32:46pour de nombreuses raisons.
32:50sur investissement
32:51et le risk reward
32:52est intéressant
32:52toujours au Japon.
32:54Surtout si...
32:54Alors nous,
32:55on est convaincus
32:56que c'est une bonne chose.
32:58On y alloue
32:58grosso modo
32:5910%
33:00de nos actions
33:03structurellement.
33:03Donc c'est un vrai...
33:04C'est déjà
33:05une vraie conviction.
33:06La deuxième conviction
33:06c'est que...
33:08Et on le voit
33:09par les interventions
33:10répétées
33:10de la Banque du Japon
33:11sur la devise.
33:13Il y a un stop
33:13qui est donné maintenant
33:14sur la dépréciation
33:15de la devise.
33:17Ça a coûté quand même...
33:19Enfin, j'ai cru voir
33:19que ça avait coûté
33:20quand même pas mal
33:20de milliards
33:22pour empêcher le Yen
33:24de crever
33:24les 160 de la Yen.
33:26Ça a rapporté
33:27combien de milliards
33:27sur les dernières décennies
33:29d'avoir un Yen
33:30qui s'effondre ?
33:31Donc je pense
33:32que le retour
33:33sur investissement
33:33on peut remettre
33:35une pièce dans la machine.
33:37C'est pas très grave.
33:38Donc je pense
33:39que clairement
33:40il y a la nécessité
33:43désormais
33:43au minimum
33:44de stabiliser.
33:45Donc je pense
33:46que ce risque-là
33:47maintenant
33:47il est plutôt derrière nous
33:48et avec un peu de chance
33:50ça pourrait être
33:51une cerise sur le gâteau
33:52d'être investi au Japon
33:55avec en plus
33:55potentiellement
33:56un Yen
33:56qui s'apprécie.
33:57À condition
33:58que ça n'aille pas trop vite.
33:59Alors c'est ça
34:00est-ce que l'appréciation
34:01du Yen
34:01viendrait manger
34:02toute la performance
34:03qu'on pourrait espérer
34:04sur les actions ?
34:05Si ça se fait graduellement
34:06je pense que c'est pas
34:07un sujet.
34:07Si ça se fait vite
34:08là par contre
34:09effectivement
34:09les industriels
34:10auraient du mal
34:11à s'adapter rapidement
34:12à cette donne
34:13et là ça pourrait poser problème.
34:15On n'a pas vu
34:15beaucoup d'infos sortir
34:18si ce n'est que le Japon
34:18a estimé
34:19et a indiqué
34:20que Scott Bessent
34:21s'était montré
34:22compréhensif
34:23sur la manière
34:24dont il gérait le Yen
34:25avec des interventions.
34:26Scott Bessent
34:27il est plutôt avocat
34:28d'un Yen
34:29qui doit se renforcer
34:30et de taux
34:30qui doivent monter
34:31au Japon
34:33avec toujours l'idée
34:34que si les Japonais
34:35continuent d'acheter
34:35un peu de dette américaine
34:36au passage
34:36c'est aussi bien.
34:37C'est aussi bien.
34:39C'est exactement ça.
34:41Même Bessent lui-même
34:42je voyais tout à l'heure
34:43a dit qu'il y avait
34:44une coordination conjointe
34:45ou je ne sais plus
34:46exactement les termes
34:48pour stabiliser
34:49la devise
34:49sur ces niveaux-là.
34:50Parler et coordonner
34:51les choses
34:52ça permettait
34:52de contrôler
34:54la volatilité
34:55de ces marchés-là.
34:57Il n'est pas très pour
34:58les interventions
35:00directes
35:00sur le marché des devises
35:01mais il serait plus
35:02pour que la Banque Centrale
35:03monte les taux
35:03mais en même temps
35:03pas trop détruire
35:04le Caritrade
35:05pour qu'il continue
35:05à acheter
35:07des taux américains.
35:08ça marche quand même
35:09plutôt bien
35:10depuis qu'il est là
35:12Vincent disait tout à l'heure
35:141200 milliards
35:14de dettes américaines
35:16détenues par les japonais
35:17fin 2021
35:18il y avait 1300 milliards
35:20jusque fin 2024
35:21donc toute cette période
35:23inflationniste
35:23remontée des taux
35:24ils sont descendus
35:25à 1050 milliards
35:26donc 250 milliards
35:28de ventes
35:30parce qu'ils détiennent
35:31des taux longs
35:31ils ne détiennent pas
35:32du 2 ans
35:32ils détiennent des taux
35:33longs américains
35:34donc ils ont vendu
35:35ils sont sortis
35:37de la dette américaine
35:38c'est pas qu'ils n'ont pas
35:38renouvelé
35:39les achats
35:40et depuis début janvier
35:42qui correspond plus ou moins
35:43à l'arrivée
35:44du nouveau gouvernement
35:46de Trump
35:47et Besant
35:48et Besant
35:52y est allé trois fois
35:53ils sont passés
35:53de 1050 milliards
35:54à 1250 milliards
35:55donc c'est pas pour rien
35:57qu'il y va non plus
35:58ça fonctionne
35:59et on le voit quand même
35:59sur le marché
36:00200 milliards
36:01sur un an et demi
36:02c'est un beau contributeur
36:05au trésor américain
36:06on est content quoi
36:06quand on est secrétaire
36:08du trésor américain
36:09c'est ça
36:09et il ne doit pas lâcher
36:10ce flux-là
36:10à mon avis
36:10bon
36:11Hervé
36:12je pense que
36:13on sait bien
36:14quelle est la stratégie
36:16américaine
36:16sur le sujet
36:18on veut un dollar
36:19qui ne soit pas fort
36:21et on veut
36:22des taux d'intérêt
36:23bas
36:24et en fait
36:25le point de Besant
36:27il ne faut pas oublier
36:28que c'est un nom français
36:28donc Besant
36:30je pense que Besant
36:33ce dont le trésor américain
36:35s'est aperçu
36:36c'est que
36:37comme
36:37c'est le premier porteur
36:39étranger
36:40de titre d'état
36:42titre long
36:43d'état américain
36:44en fait
36:45le trésor le regarde beaucoup
36:47et il s'est aperçu
36:48que quand ça tanguait
36:50un peu sur les taux longs
36:51américains
36:52il y avait une réverbération
36:54sur les taux longs
36:55américains
36:56quand ça tangue
36:57sur les taux longs
36:57japonais
36:58japonais pardon
36:59c'est exactement la remarque
37:01que Besant
37:02avait faite
37:03en janvier
37:04alors c'était l'épisode
37:05groenlandais
37:06et donc les taux
37:07les taux américains
37:08s'étaient tendus
37:09sous cette affaire
37:11groenlandaise
37:12Besant avait rappelé
37:13non non
37:13ça commence au Japon
37:15oui exactement
37:15et je pense qu'il y a
37:16une vigilance
37:18très forte
37:19des Etats-Unis
37:20à cela
37:21parce qu'ils savent
37:22très bien
37:22qu'avoir à la fois
37:24un dollar faible
37:26et des taux longs
37:28qui ne montent pas
37:28c'est pas quelque chose
37:30de très facile
37:31et en fait
37:32le Japon
37:33aujourd'hui
37:34pour des raisons
37:35géopolitiques
37:36est forcé
37:36d'être à l'écoute
37:37des américains
37:39parce que
37:39Trump va en Chine
37:41on ne sait pas du tout
37:42ce qui va sortir
37:44de cette réunion
37:44quelles vont être
37:45les implications
37:46pour les pays d'Asie
37:47pour le Japon
37:48donc en fait
37:49le Japon
37:50a des choses
37:51à demander
37:51aujourd'hui
37:52aux Etats-Unis
37:53et les Etats-Unis
37:54sur l'aspect financier
37:56ont des choses
37:57à demander
37:57aux japonais
37:58donc pour le moment
37:59ils sont faits
38:00pour s'entendre
38:00ils ont des intérêts communs
38:02est-ce que ça durera ?
38:03on n'en sait rien
38:04mais je pense que oui
38:05et Besson
38:06en la matière
38:07c'est vrai
38:07c'est un financier
38:09il comprend les choses
38:11et donc
38:12c'est la bonne personne
38:14pour porter le message
38:15et le potentiel
38:16de perturbation
38:17du Japon
38:18vis-à-vis du reste
38:19du monde
38:19quand on change
38:20de régime
38:21de régime
38:22d'inflation
38:22notamment
38:23après plusieurs décennies
38:25de risques
38:26déflationnistes
38:27importants
38:28cette transition
38:29changement de régime
38:30on a déjà connu
38:31justement des épisodes
38:32de volatilité
38:32autour des marchés
38:33japonais
38:33depuis deux ans
38:34maintenant
38:35ce changement de régime
38:37il est accepté
38:38par le reste
38:39des marchés mondiaux
38:40là ?
38:40en fait
38:42c'est compliqué
38:44c'est compliqué
38:45parce que
38:45la normalisation
38:46monétaire
38:47au Japon
38:48a des implications
38:50sur la détention
38:51de titres
38:52par les investisseurs
38:54japonais
38:54en commençant
38:55par la banque centrale
38:56de titres domestiques
38:58et de titres étrangers
38:59et donc
39:00en fait
39:00il y a
39:02un pas de deux
39:03qui n'est pas facile
39:05d'ailleurs
39:05on voit bien
39:06qu'au niveau
39:06de la banque centrale
39:07on y va
39:08avec des baguettes
39:09avec des pincettes
39:11après l'été
39:122024
39:13on a retenu
39:14un peu la sonde
39:14parce que
39:15le jeu est dangereux
39:16et aujourd'hui
39:16il est particulièrement
39:18dangereux
39:18l'affaire du carry trade
39:19elle est encore présente
39:21ou elle est derrière nous
39:22quand même
39:22Thomas ?
39:23je pense qu'une grosse partie
39:24qui a été bouclée
39:24en 2024
39:26la confusion
39:26à laquelle on arrivait hier
39:27je suis assez d'accord
39:29avec ça
39:31il doit y en rester
39:32sûrement
39:33un petit peu
39:34mais le gros
39:35a été bouclé
39:36en 2024
39:37plus dans une ampleur systémique
39:38qui mettrait en péril
39:39éventuellement
39:40le système
39:41et la finance mondiale
39:42ça peut continuer
39:43à peser
39:45à la hausse
39:46sur les taux
39:47des pays
39:48sur lesquels
39:49ils détiennent
39:49des titres
39:50mais plus de manière
39:50systémique
39:51comme ça pouvait être
39:52le cas
39:52il y a deux ans
39:54Vincent
39:55sur la logique
39:55d'investissement
39:56qui vous anime
39:56il nous reste
39:57quelques minutes
39:57pour en discuter
40:01le marché
40:02se reconcentre
40:03quand même
40:03très très vite
40:04à la faveur
40:05de cette crise
40:06d'Hormuz
40:07en tout cas
40:09concomitamment
40:09avec cette crise
40:10d'Hormuz
40:10le marché
40:11se reconcentre
40:12sur des acteurs
40:13safe
40:13les géants
40:15de la tech
40:16américaine
40:16qui se remettent
40:17à retrouver
40:18un niveau
40:19de surperformance
40:19impressionnant
40:20par rapport
40:20au reste du monde
40:21ce qui est un peu
40:22l'histoire inverse
40:23de 2025
40:24où justement
40:25on avait
40:26après des années
40:26de rallye
40:27de tech
40:29américaine
40:29on avait
40:30le début
40:31du commencement
40:32d'un élargissement
40:33de la performance
40:33en dehors
40:34des seuls actifs
40:35en dollars
40:35et en dehors
40:36de la seule tech
40:36américaine
40:37là on a l'impression
40:38qu'on revient
40:39un petit peu
40:39à cette case là
40:40on est à 16%
40:42de progression
40:42sur le Nasdaq
40:438%
40:44sur le S&P
40:466%
40:46sur le S&P
40:47équipondéré
40:50donc déjà
40:50on voit bien
40:51qu'il y a une hiérarchie
40:52qui se fait
40:53il y a quelques contributeurs
40:54très forts
40:55qui tirent la cote
40:57mais l'ensemble
40:59du marché américain
41:00n'est pas euphorique
41:01si on est à 6%
41:02sur l'équipondéré
41:04c'est que l'ensemble
41:05de la cote
41:05n'est pas euphorique
41:08si vous êtes convaincu
41:09que l'intelligence artificielle
41:11doit fonctionner
41:13logiquement
41:14c'est l'ensemble
41:15des secteurs
41:16qui finira
41:16par en profiter
41:17donc pour moi
41:19il est logique
41:19de jouer
41:20l'étape suivante
41:21puisque le marché
41:22joue toujours
41:22quand même
41:23l'étape d'après
41:24et pas juste
41:24l'étape en cours
41:26la deuxième chose
41:27qui m'inquiète
41:27un petit peu
41:28dans l'euphorie actuelle
41:30autour de l'intelligence
41:31artificielle
41:31c'est que
41:32c'est très bien
41:33de voir les budgets
41:34des hyperscalers
41:37s'envoler
41:37mais
41:39moi ce que je constate
41:41c'est qu'il y a
41:41énormément d'augmentation
41:42de prix
41:43des semi-conducteurs
41:44donc je ne suis pas certain
41:45que derrière
41:47la hausse des budgets
41:48il n'y ait pas en réalité
41:49simplement
41:49la traduction
41:50d'une hausse des coûts
41:52deuxième chose
41:54je vois passer
41:55de plus en plus
41:56d'états américains
41:57je pense aux Etats-Unis
41:58en particulier
41:59mais
42:00qui exigent
42:01désormais
42:02que
42:02les hyperscalers
42:03contribuent de plus en plus
42:04au développement
42:06énergétique
42:06qui va avec
42:08le développement
42:08des data centers
42:10autrement dit
42:10je ne suis pas certain
42:11qu'au final
42:12quand je vois
42:12les budgets
42:13des hyperscalers
42:14s'envoler
42:15je ne suis pas certain
42:16qu'ils aient une puissance
42:17de calcul
42:18beaucoup plus forte
42:19que ce qu'on pouvait imaginer
42:20il y a un an
42:21il y a deux ans
42:21qui ont pris des flux
42:22ça a pris 50%
42:23entre temps
42:23voilà
42:24donc en clair
42:25je pense que
42:26je comprends parfaitement
42:28la logique
42:28des marchés
42:29qui est de se concentrer
42:30sur les palais-pioches
42:32donc les semi-commeteurs
42:33se rappeler quand même
42:35qu'ils ont besoin
42:36de gaz
42:37ou des choses
42:38un peu techniques
42:40qui proviennent
42:40notamment
42:41du Moyen-Orient
42:43du Golfe
42:43donc est-ce qu'on est bien sûr
42:45que l'exécution
42:46qui va être faite
42:47des carnets de commandes
42:49sera
42:49à la hauteur
42:51des espérances
42:51moi je me méfie
42:52un petit peu de l'euphorie
42:53on est quand même
42:54à 60% de hausse
42:56sur le Sox
42:56oui
42:57les semi-conducteurs
42:58voilà
42:58donc mon
42:59coin je crois en co
43:00quand je regarde
43:01le détail
43:02un petit peu
43:02des valorisations
43:03des sociétés
43:05on va dire
43:06que les leaders
43:07Corée du Sud
43:08Taïwan
43:09Nvidia
43:10tout ça en termes
43:11de PEG
43:11donc le ratio
43:12du PER
43:13rapporté à la croissance
43:15tout ça reste
43:16très raisonnable
43:16au cours de 1
43:17donc c'est pas
43:18rien à dire
43:18une Qualcomm
43:19une Intel
43:21qui est à 2
43:22là je commence
43:23à dire attention
43:25mais c'est pas
43:25l'ensemble du secteur
43:26vous dites
43:26je pense que le marché
43:29est dans une forme
43:30d'emballement
43:32de FOMO
43:32autour de cette thématique
43:35et qu'un certain
43:36nombre de flux
43:36ne sont plus
43:37assez discriminants
43:38ouais
43:38bon
43:38petite parenthèse
43:39au passage
43:40je sais pas si vous avez vu
43:40la bourse de CMU Chicago
43:42va lancer des futures
43:43sur compute
43:44sur la puissance de calcul
43:45on va pouvoir avoir
43:46des instruments de couverture
43:48sur le prix des GPU
43:49mais qui deviennent
43:50des actifs
43:51clés évidemment
43:52de notre nouvelle économie
43:54sur la logique
43:55d'investissement
43:55chez Spirit AM
43:56qu'est-ce qui vous intéresse
43:57aujourd'hui
43:58ou est-ce que vous êtes
43:58confortable Thomas
44:00ou est-ce qu'on l'est moins
44:01peut-être ?
44:01c'est sûr que sur l'obligataire
44:03en ce moment
44:03tout ce qui est taux
44:04est un peu challengé
44:06malgré des niveaux
44:07qui redeviennent
44:08quand même très intéressants
44:09sur les parties longues
44:10pour moi
44:10les parties courtes
44:11on verra
44:11comment se déboucle
44:13le temps que ça se déboucle
44:14les courbes se sont
44:15beaucoup réaplaties
44:16réaplaties
44:17et ce qui est normal
44:18ce qui est normal
44:18quand on commence
44:19à repricer des hausses de taux
44:20c'est plutôt les parties courtes
44:21qui remontent
44:22les parties longues
44:23on le disait aussi
44:25ensemble tout à l'heure
44:27le 10 ans américain
44:28est supérieur
44:29au niveau
44:30auquel il était
44:31au pic inflationniste
44:32de 2022
44:33donc voilà
44:35malgré que les courbes
44:36se réplatissent
44:36les taux longs
44:36sont quand même
44:37sur des niveaux
44:38qui sont assez hauts
44:39donc dans la logique
44:40d'investissement
44:40on favorise quand même
44:41le crédit
44:42malgré des spreads bas
44:42on reste quand même
44:43plutôt sur de l'investment grade
44:44que sur du high yield
44:45le high yield
44:46on vient de retoucher
44:47des niveaux
44:48presque record bas
44:50on est entre 300 points de spread
44:51sur le high yield européen
44:52oui c'est cher
44:52c'est extrêmement cher
44:54et ça price un petit peu
44:55comme certains pans
44:56du marché action
44:57aucun risque
44:58donc on fait attention
45:00à ces niveaux là
45:01par contre
45:02l'investment grade
45:03aujourd'hui
45:03devient un petit peu
45:04le nouveau segment refuge
45:06qu'était
45:08l'Allemagne
45:09le Bund
45:09ou d'autres
45:10d'autres courbes étatiques
45:13à cause des déficits
45:14à cause de tout ce qu'on connaît
45:14en ce moment
45:15sur la volatilité
45:16sur les taux
45:16donc plutôt se concentrer
45:17sur l'investment grade
45:18et remettre un peu de duration
45:20sur les niveaux actuels
45:21Merci beaucoup messieurs
45:22merci d'avoir été les invités
45:23de Planète Marché
45:24ce soir
45:24Thomas Vett
45:25le responsable du Fixed Income
45:26chez Spirit Asset Management
45:28Hervé Gouletker
45:28conseiller économique d'Accuracy
45:30et Vincent Lequartier
45:31responsable de l'allocation d'actifs
45:33de WeSave
45:33nous accompagner
45:44Le dernier quart d'heure
45:45de Smartbourg
45:46chaque soir
45:46c'est le quart d'heure thématique
45:47le thème ce soir
45:48c'est celui
45:49de la finance solidaire
45:51de quoi parle-t-on
45:52à qui cette finance
45:53s'adresse-t-elle
45:54à quoi sert-elle
45:55nous en parlons
45:56avec Alexis Charveria
45:57qui est le responsable
45:58des ressources financières
45:59et des partenariats
46:00à la Fédération
46:01Habitat et Humanisme
46:02bonsoir
46:03et bienvenue Alexis
46:04bonsoir Grégoire
46:05merci pour votre invitation
46:06bon merci de l'avoir accepté
46:08d'être avec nous en plateau
46:09Alexis
46:10pour parler de la finance solidaire
46:11bien sûr
46:12au passage
46:13dire un mot
46:14d'Habitat et Humanisme
46:15qui est une des organisations
46:17peut-être pionnières
46:18emblématiques
46:19de cet écosystème
46:20alors qu'on appelle
46:20l'économie sociale
46:22et solidaire
46:23avec une raison d'être
46:25assez simple
46:25je le dis avec mes mots
46:26mais je vous laisse
46:26je vous laisse détailler
46:28Alexis
46:28trouver des logements
46:30ou des solutions de logement
46:31à ceux qui n'en ont pas les moyens
46:32c'est ça
46:33la raison d'être
46:33d'Habitat et Humanisme
46:34c'est absolument
46:35c'est la raison d'être
46:36d'Habitat et Humanisme
46:37Habitat et Humanisme
46:38a 40 ans
46:39on a fêté nos 40 ans
46:40l'année dernière
46:41c'est une association
46:42qui a été créée à Lyon
46:43en 1985
46:45par Bernard Devers
46:47mais nous avons SMA
46:48sur les 40 dernières années
46:50et actuellement
46:51nous couvrons 87 départements
46:53nous avons 58 associations
46:55territoriales
46:56et le mouvement
46:59dispose de plus de 6 000 bénévoles
47:01parce que chez nous
47:01les bénévoles
47:02sont la colonne vertébrale
47:04du mouvement
47:04qui nous permettent
47:05non seulement de proposer
47:06un logement
47:06aux personnes en situation
47:08de grande précarité
47:09mais également
47:10de les accompagner
47:11dans leur insertion
47:13et pour les sortir
47:14de l'isolement
47:15et de l'exclusion
47:1680% de vos bénéficiaires
47:18vivent sous le seuil
47:19de pauvreté
47:20c'est ça Alex ?
47:21Absolument
47:2180% de nos bénéficiaires
47:23vivent en dessous
47:24du seuil de pauvreté
47:25et nous disposons
47:27de différentes branches
47:27on a une branche
47:28la branche historique
47:29c'est la branche
47:30logement accompagné
47:31où nous achetons
47:33construisons
47:34ou rachetons
47:35et réhabilitons
47:36soit des logements diffus
47:38c'est des appartements
47:38dans les copropriétés
47:39dans le cœur de ville
47:41de taille moyenne
47:41ou alors sinon
47:42on construit
47:43des résidences
47:45intergénérationnelles
47:45qui permettent
47:46de faire de la mixité
47:47intergénérationnelle
47:47et également
47:48des pensions de familles
47:50qui permettent
47:50de prendre soin
47:51des personnes
47:51les plus fragiles
47:52qui ont des problèmes
47:53d'addiction
47:54qui ont connu
47:54des parcours de rue
47:56ou des jeunes
47:57en rupture
47:57avec la société
47:58Bon, un projet
47:59qui est un projet
48:00archétypal
48:00de l'économie sociale
48:01et solidaire
48:02Alexis
48:03et donc de cette
48:04finance solidaire
48:05qui vient financer
48:06cette économie
48:08au ressort particulier
48:10j'ai envie de dire
48:10vous pouvez nous donner
48:12un peu la mesure
48:12de ce que représentent
48:13la finance solidaire
48:15et l'économie sociale
48:16et solidaire
48:17si les deux vont ensemble
48:18Oui, alors
48:19la finance solidaire
48:20ne concerne
48:21que les ESUS
48:22les entreprises solidaires
48:23d'utilité sociale
48:24qui représentent
48:25environ 2%
48:26de l'ESS
48:28de l'économie sociale
48:30et solidaire
48:30D'accord
48:30donc c'est une fraction
48:31de l'ESS
48:32C'est une fraction
48:33de l'ESS
48:34absolument
48:34car pour bénéficier
48:36de la finance solidaire
48:37il faut disposer
48:38d'un label
48:39ESUS
48:40entreprise solidaire
48:41d'utilité sociale
48:42qui a été créée
48:43par la loi
48:44monde de 2014
48:45mais sinon
48:46l'économie sociale
48:47et solidaire
48:48en France
48:48ça représente
48:51à peu près
48:5210%
48:52de l'emploi privé
48:53il y a une personne
48:54sur 7
48:55qui est embauchée
48:57en tous les cas
48:57soit dans des associations
48:59des fondations
49:00des mutuelles
49:03et ça représente
49:04à peu près
49:0410% du PIB
49:05en France
49:05Oui c'est ça
49:06sans s'en rendre compte
49:07c'est forcément
49:09une économie
49:10qui est dans le quotidien
49:11à un moment ou à un autre
49:12en tout cas
49:12dans laquelle
49:13on peut naviguer
49:15à un moment ou à un autre
49:15sans forcément
49:16le savoir d'ailleurs
49:17Exactement
49:17soit on peut agir
49:18en tant que bénévole
49:19soit en tant que salarié
49:20et ça regroupe
49:21des structures
49:23qui vont travailler
49:24dans des activités
49:25où les besoins
49:26sont très forts
49:27et non couverts
49:28par l'activité marchande
49:29du secteur privé
49:30parce que les projets
49:31sont plus rentables
49:32je pense à la lutte
49:33contre exclusion
49:34à la santé
49:35ou à la dépendance
49:36la transition écologique
49:38ou la transition énergétique
49:40on retrouve beaucoup
49:41d'associations
49:41également
49:42sur ces thématiques là
49:43Bon
49:44si je reviens
49:45à la finance solidaire
49:46stricto sensu
49:46Alexis
49:47alors
49:48de quoi on parle
49:49vous nous avez expliqué
49:50ce que ça représentait
49:52et encore une fois
49:53c'est pas juste
49:53un nom en l'air
49:54c'est vraiment un label
49:55c'est une caractéristique
49:56encadrée
49:57j'ai envie de dire
49:59ça sert à quoi
50:01et à qui ça s'adresse
50:02Alors
50:03la finance solidaire
50:05effectivement
50:05c'est une spécificité
50:07franco-française
50:08beaucoup de pays européens
50:09nous l'envient
50:10parce que ça n'existe
50:11qu'en France
50:12et c'est surtout
50:14le gouvernement
50:15qui a impulsé
50:16la finance solidaire
50:17la finance solidaire
50:17c'est l'ensemble
50:18des initiatives
50:19qui servent
50:20à faciliter
50:20le financement
50:21de projets
50:23de lutte contre
50:23exclusion
50:24ou pour améliorer
50:25la cohésion sociale
50:26qui ne peuvent être
50:27pas financées
50:28par le marché
50:30privé
50:30et donc il faut remonter
50:32à 2001
50:32si je fais un peu
50:33d'histoire
50:33il y a eu
50:34la loi Fabius
50:34de 2001
50:36il y a eu
50:37la loi Fillon
50:37de 2003
50:38qui a obligé
50:40les plans
50:41d'épargne
50:41entreprise
50:42à proposer
50:44des fonds
50:44des fonds solidaires
50:46il y a eu
50:48en 2008
50:48la loi
50:49de modernisation
50:50économique
50:51et enfin
50:51la loi Pacte
50:52qui a obligé
50:53en 2019
50:53les assureurs
50:55à proposer
50:55sur les contrats
50:56d'assurance-vie
50:57multisupport
50:57un fonds solidaire
50:59donc grâce
51:00à la réglementation
51:01la finance solidaire
51:03aujourd'hui
51:05elle a voix au chapitre
51:06elle a voix au chapitre
51:07mais dans une
51:08toute petite proportion
51:09pas suffisamment
51:10alors c'est pas pour prêcher
51:11pour la part
51:12bah si
51:13on va prêcher
51:13pour la part
51:14d'éviter
51:16ça représente
51:1729,4 milliards
51:19d'euros
51:19sur un
51:21en cours
51:21d'épargne
51:22totale
51:22de 6500 milliards
51:23en France
51:24donc ça fait
51:240,46%
51:26si l'on compte
51:27son bond
51:27donc c'est une
51:28petite goutte
51:29dans un océan
51:29d'épargne
51:30à l'heure actuelle
51:31et la principale
51:33composante
51:34de la finance
51:34solidaire
51:35c'est l'épargne
51:36salariale
51:36solidaire
51:37qui représente
51:37un peu plus
51:38de 55%
51:3816 milliards
51:39d'euros
51:40et ça peut-être
51:42que les gens
51:42ne le savent pas
51:43mais c'est une
51:43obligation
51:44réglementaire
51:45pour toutes les entreprises
51:46qui proposent
51:47des plans
51:47d'intéressement
51:48ou de participation
51:49ça tombe bien
51:50on est en pleine
51:51campagne
51:52d'intéressement
51:52et de participation
51:53donc je dis
51:54à vos éditeurs
51:55pensez au fonds
51:579515
51:57qui sont des fonds
51:59d'épargne
51:59salariale
52:00salariale
52:00solidaire
52:00ils existent
52:01tous ceux
52:02qui ont un plan
52:02d'épargne
52:02d'entreprise
52:03voient bien
52:03qu'on leur propose
52:04automatiquement
52:05un support
52:06solidaire
52:07dans les choix
52:08de placement
52:08qu'ils peuvent
52:09avoir
52:09et vous dites
52:10c'est ce levier-là
52:11de l'épargne salariale
52:12c'est ce levier-là
52:13principal
52:13qui fait grossir
52:15aujourd'hui
52:15les encours
52:17de la finance
52:17solidaire
52:18absolument
52:18sinon on a un deuxième
52:19canal
52:20qui est l'épargne
52:21bancaire
52:22donc là on parle
52:23de livret de développement
52:24durable
52:24solidaire
52:25le LDDS
52:26alors tout le monde
52:28a entendu parler
52:28surtout du livret A
52:31sur lequel on parque
52:32tous notre épargne
52:33mais sachez
52:34qu'il existe également
52:35un livret réglementé
52:37le LDDS
52:38qui bénéficie
52:39du même taux d'intérêt
52:40que sur le livret A
52:41donc 1,5%
52:42et qui vous donne
52:43la faculté
52:45effectivement
52:45de partager
52:47des intérêts
52:48générés
52:48sur votre livret
52:49et vous pouvez choisir
52:50l'association
52:51généralement
52:51il y a une dizaine
52:52d'associations
52:52qui sont bénéficiaires
52:54de ces livrets
52:54et vous pouvez avoir
52:56un impact
52:56en partageant
52:57vos intérêts
52:58et en échange
52:58bien évidemment
52:59vous bénéficiez
53:00de la fiscalité
53:01du don
53:0275% de réduction
53:04d'impôt
53:04pour les 2000 premiers euros
53:05Oui mais
53:06rentrons justement
53:07dans le fonctionnement
53:07alors il faut expliquer
53:08ce que c'est que ces fonds
53:10alors sur le LDDS
53:11on a parfaitement compris
53:12ces fonds 85-15
53:14comme vous dites
53:14Alexis moi je connaissais
53:1590-10
53:16mais c'est 85-15
53:17maintenant c'est ça ?
53:18Oui depuis
53:19le 1er janvier 2024
53:20la réglementation a changé
53:22donc dans les fonds
53:2485-15
53:25donc ce qu'on appelle
53:25des fonds solidaires
53:26et d'ailleurs
53:27il faut savoir
53:28que la meilleure façon
53:30de repérer
53:30un produit solidaire
53:32c'est de repérer
53:33le label
53:33finance sol
53:34D'accord
53:34le label finance sol
53:36labellise
53:37des produits
53:38de finance solidaire
53:39qui correspond
53:40à la charte du label
53:41Très bien
53:42donc vous avez des
53:43tous les produits
53:43de la visée
53:43de finance sol
53:44sont des fonds solidaires
53:45et pour revenir
53:47au fonds 85-15
53:49donc depuis
53:50le 1er janvier 2024
53:51ce sont des fonds
53:53où pour les 85%
53:54vous êtes investi
53:55en actifs cotés
53:56ça peut être des actions
53:57ou des obligations
53:58donc c'est là
53:59où vous avez
53:59l'essentiel
54:01de la performance
54:01qui sera généré
54:03par le fonds
54:03c'est sur ces actifs
54:04qui sont risqués
54:05par définition
54:06et les 15%
54:07récents
54:08seront investis
54:10généralement
54:10dans des
54:11ce qu'on appelle
54:12des fonds professionnels
54:13spécialisés
54:14qui n'investissent
54:14eux
54:15que dans des entreprises
54:16solidaires d'utilité sociale
54:18comme des actions
54:19de foncières
54:22ou d'autres structures
54:23mais qui génèrent
54:24aussi du rendement
54:25et qui peuvent également
54:27générer du rendement
54:28même si c'est moins
54:29l'objectif
54:30c'est moins l'objectif
54:31parce que lorsque
54:32l'on parle de finance
54:34traditionnelle
54:34généralement
54:35lorsque vous achetez
54:36une action
54:38vous avez l'intention
54:39de gagner de l'argent
54:41de réculer
54:41l'argent
54:43que vous donnez
54:45l'argent
54:46que vous payez
54:47quand vous achetez
54:48une action
54:49sur le marché secondaire
54:50l'argent ne va pas
54:51dans la poche
54:51de l'entreprise
54:52que vous achetez
54:52elle va dans la poche
54:54de la personne
54:54qui vous cède vos actions
54:55alors qu'avec
54:56la finance solidaire
54:57c'est une finance citoyenne
54:58qui finance du concret
55:00des projets
55:01des constructions
55:01de maisons
55:02de l'achat
55:02de terres agricoles
55:03vous financez
55:04vous avez un fort impact
55:05mais en contrepartie
55:07de ce fort impact
55:08vous avez un rendement
55:09plus faible
55:09est-ce que c'est
55:10ce qu'on appelle
55:10des fonds de partage
55:11aussi Alexis
55:13ou est-ce que c'est
55:13encore un concept différent
55:16c'est un concept différent
55:17parce que
55:18tous les fonds 9515
55:19ne sont pas forcément
55:20de partage
55:21et là permettez-moi
55:23je vais faire un peu
55:23de publicité
55:24pour le fonds
55:25solidarité
55:26habitat humanisme
55:27qui est un fonds
55:28qui fait 70 millions
55:29d'euros
55:29qui est géré
55:30par Amundi
55:31depuis 1993
55:32donc c'est un vieux
55:34fonds de partage
55:34et là c'est un fonds
55:35de partage
55:36c'est un fonds
55:36de partage
55:37c'est un fonds
55:37alors qui est solidaire
55:38c'est-à-dire qu'il est 9515
55:40mais la composante de partage
55:42c'est que d'une part
55:43la société de gestion
55:44Amundi
55:45reverse 40%
55:46des frais de gestion
55:46à habitat humanisme
55:47et les intérêts
55:49générés par le produit
55:51donc c'est les dividendes
55:52sur les actions
55:52et les coupons
55:53des obligations
55:54sont reversés
55:55entre 25 et 50%
55:57à habitat humanisme
55:58donc là vous partagez
55:59également votre revenu
56:00donc le partage
56:02c'est lorsque vous avez
56:02une compotente
56:03où vous partagez
56:04soit les intérêts
56:05sur le LDS
56:05soit le revenu
56:06sur un FCP
56:07mais c'est ce que je comprends
56:08on peut être 1,9515
56:09et en plus un fonds de partage
56:10et en plus
56:11ça c'est le summum
56:12absolument
56:13tout à fait
56:13donc ça c'est
56:14une des solutions
56:15d'investissement
56:15que vous proposez
56:16chez habitat humanisme
56:17il y en a d'autres
56:17Alexis ?
56:18il y en a d'autres
56:19alors je mettrai l'accent
56:20sur la foncière
56:21il est possible
56:22on parle d'investissement
56:23solidaire
56:24où là les personnes physiques
56:26peuvent investir en direct
56:27puisqu'il faut être
56:28enfin il faut contribuer
56:29il faut payer l'impôt
56:30sur le revenu
56:31vous pouvez acheter
56:33des actions
56:34de la foncière
56:35d'habitat humanisme
56:36ou des parts sociales
56:38de la foncière
56:38entreprendre pour humaniser
56:40la dépendance
56:40la foncière d'habitat humanisme
56:42c'est une foncière
56:43qui va avoir 40 ans
56:44cette année
56:44c'est la plus vieille foncière
56:46dans le mal logement
56:47en France
56:47la foncière UHD
56:48porte l'immobilier
56:50essentiellement des EHPAD
56:5124 EHPAD
56:52alors que la foncière
56:53d'habitat humanisme
56:54a plus de 6900 logements
56:57et en achetant
56:59des actions de la foncière
57:00vous bénéficiez
57:01d'une réduction d'impôt
57:03je ne parle pas
57:03bien d'une réduction
57:04et non d'une déduction
57:05qui correspond à 25%
57:08du montant souscrit
57:09absolument
57:10et c'est sous condition
57:12à condition de détenir
57:14effectivement
57:14les actions
57:15pendant 5 ans
57:15donc attention
57:16à la liquidité
57:17il faut conserver
57:18les actions
57:18pendant 5 ans
57:19et puis également
57:21ça rentre
57:22vous avez le plafond
57:22d'années fiscales
57:23de 10 000 euros
57:23qu'il faut également
57:24respecter
57:25il nous reste 30 secondes
57:26je redonne
57:27les proportions
57:2830 à peu près
57:2930 milliards d'encours
57:30de finances solidaires
57:31sur 6500 milliards
57:32d'encours d'épargne
57:33aujourd'hui en France
57:35comment on fait
57:35pour que ce soit plus
57:39il faudrait que l'assurance vie
57:42contribue encore plus
57:43à la finance solidaire
57:44ça ne représente que
57:444 milliards d'euros
57:45alors que les encours
57:47de l'assurance vie
57:48là il y a un canal
57:49qui n'est pas suffisamment
57:49qui n'est pas optimalisé
57:51il y a un canal
57:51que l'on peut activer
57:51j'en appelle à tous les assureurs
57:53augmenter la visibilité
57:55faire de la pédagogie
57:56sur les produits
57:57de finances solidaires
57:58qui sont souvent noyés
57:59dans des listes
58:00d'unités de compte
58:01d'une centaine d'exemplaires
58:03Merci beaucoup Alexis
58:04Merci d'être venu nous parler
58:05de finances solidaires
58:06pendant ce dernier quart d'heure
58:07de Smart Bourse
58:08Alexis Charveria
58:09le responsable
58:09des ressources financières
58:10et des partenariats
58:11à la fédération
58:13Habitat et Humanisme
58:14était l'invité
58:14de ce dernier quart d'heure
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