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  • il y a 12 minutes
Investir dans des petites et moyennes sociétés non cotées qui ont un potentiel de transformation responsable, c’est la mission de Flextone Partners. Le pari est de croire dans le pouvoir de l’économie locale de devenir un levier de transition écologique efficace.

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Transcription
00:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Samira Boussem, bonjour.
00:10Bonjour.
00:10Bienvenue, vous êtes responsable SG chez Flexstone Partners, que vous allez nous présenter en quelques minutes.
00:16Tout à fait. Donc Flexstone Partners fait partie de la galaxie Natixis Investment Managers.
00:21C'est un gérant de fonds de fonds dans le capital investissement avec à peu près 12,4 milliards de
00:26dollars d'actifs sous gestion et conseils.
00:28C'est 67 personnes basées à Paris, New York, Singapour et Genève.
00:33On est donc globaux, mais avec une expertise locale.
00:36On est un spécialiste du small mid-cap avec une ADN assez simple, sélectionnée de manière rigoureuse et disciplinée,
00:45les meilleurs gérants qui ont la capacité de créer de la valeur opérationnelle.
00:50C'est quoi le small mid-cap ?
00:52Petite et moyenne capitalisation, PME, TI.
00:55C'est là où finalement on est vraiment proche de l'économie réelle.
00:58Et toute notre approche responsable fait sens puisqu'on va aller sélectionner des gérants,
01:03comme je viens de le dire, qui ont la capacité et la volonté d'accompagner les sociétés,
01:08ces petites sociétés, dans leur transformation et donc dans leur transformation responsable.
01:13Et ça, c'est clé pour nous et c'est sur ce sur quoi on travaille.
01:16Avec évidemment toutes les questions autour de l'efficacité, de la rentabilité.
01:21Et de ces mots, ces acronyms RSE, ESG, est-ce qu'on sait encore ce que ça veut dire aujourd
01:27'hui ?
01:27Alors c'est une bonne question.
01:28Et d'ailleurs, pour la petite histoire, en septembre de chaque année,
01:32à Genève, il y a un peu la grande messe de Building Bridge,
01:35où se réunissent les ONG, tout le monde autour de la finance durable.
01:38Et John Kerry, l'ex-secrétaire général des Etats-Unis, est arrivé pour des panels.
01:43Et en fait, il a utilisé des termes très intéressants.
01:46Au lieu de dire ESG, il a dit arrêtons avec l'ESG et parlons d'efficiency, security and gross.
01:53Et je pense qu'aujourd'hui, effectivement, tous ces acronymes, il faut arrêter.
01:56Il faut arrêter d'avoir des acronymes spécifiques pour ces sujets,
01:59puisque finalement, ce sont des sujets réels, des sociétés.
02:02Et sans revoir ces sujets ou sans travailler dessus, on n'arrivera à rien.
02:08Et d'une certaine façon, stratégiques et transversaux, c'est ce que je comprends aussi.
02:12Ça fait partie du day-to-day, du business as usual, si je puis me permettre ces termes.
02:19Donc en fait, aujourd'hui, quand on regarde une société,
02:21quand on veut accompagner des gérants, puisqu'on est en fonds de fonds,
02:24donc ces gérants-là investis dans des participations,
02:27ils vont créer de la valeur opérationnelle.
02:29Cette valeur opérationnelle, elle ne peut pas être dissociée entre
02:32je vais chercher de la croissance, et puis ah non, je vais aller travailler sur les employés,
02:36sur des sujets sociaux, sur des sujets d'efficience énergétique, par exemple.
02:41Donc ça fait partie, finalement, de cette création de valeur opérationnelle.
02:45Votre stratégie d'investissement responsable, comment vous la définissez ?
02:48Alors, on la définit plutôt, on n'est pas en train de chercher,
02:50donc on investit au travers de gérants, on fait du fonds de fonds,
02:54donc on n'investit pas en direct dans les participations.
02:56Donc nous, on veut vraiment sélectionner des gérants
02:59qui ont cette capacité et la volonté de travailler avec leur participation.
03:03Donc concrètement, ça veut dire qu'ils investissent dans leur participation
03:06et ils vont les accompagner, ils ont une réelle exécution, finalement,
03:11d'aller mettre en place des plans d'action.
03:13Et donc, quand on analyse ces plans d'action,
03:14on regarde vraiment de quoi on parle concrètement
03:17et quels sont finalement les moyens déployés.
03:20Et ça, c'est important.
03:21Donc on est plus dans une approche de transformation, d'accompagnement,
03:25et on ne cherche pas forcément des gérants qui sont déjà en place sur ces sujets.
03:30On est aussi là pour accompagner, parce que pour nous,
03:33ce qui est important, c'est aussi la trajectoire.
03:35Ce n'est pas juste le moment, comment on est à aujourd'hui,
03:38c'est quelle est la trajectoire, la volonté et la conviction.
03:41Et alors, ça répond en partie à la question que je vais vous poser maintenant
03:45sur le backlash, sur le retour de bâton.
03:47On est quand même dans une période particulière aux États-Unis, en Europe.
03:53Est-ce que vous, vous le ressentez ?
03:54Ou est-ce que, justement, il y a une trajectoire qui ne s'infléchit pas ?
04:00Alors, effectivement, il y a eu tous ces sujets, le SG Backlash.
04:04Alors, je ne sais pas si vous visualisez la hype cycle de Gardner,
04:07qui est en fait une courbe assez intéressante,
04:10qui finalement, qui n'a rien à voir avec le SG,
04:12mais qui est utilisée pour un peu définir les étapes d'innovation.
04:18Donc on a toujours l'engouement, un pic, des désillusions,
04:22et ensuite un plateau.
04:23Et bien, on peut l'utiliser sur l'investissement durable.
04:25On a exactement les mêmes phases.
04:26Donc c'est vrai qu'au début, on a eu un engouement,
04:29on a eu un peu beaucoup de marketing.
04:31On a mis énormément de choses sur les épaules de l'ESG.
04:34Sauver la planète, je pense qu'on était un peu...
04:38Ambitieux !
04:39Exactement, merci !
04:40Un peu beaucoup ambitieux.
04:41Et puis surtout, il ne faut pas se voiler la face.
04:44Ce n'est pas vrai, ce n'est pas ça qu'on cherche avec l'ESG.
04:47Donc en fait, on a mis énormément de choses sur les épaules de l'ESG.
04:50Donc on arrive aujourd'hui à ce...
04:51Enfin, finalement, ce qui se passe aujourd'hui peut être vu comme mérité.
04:55Et je pense que voilà, c'est cet ESG-Baclash dont on parle aujourd'hui.
04:59On sait pourquoi il est là.
05:01Maintenant, je pense que ce qui est important de se dire,
05:05c'est qu'au final, oui, il y a tout ce bruit autour.
05:10Mais pour moi, c'est une opportunité.
05:12Une opportunité de remettre l'église au milieu du village,
05:15de repositionner finalement qu'est-ce qu'on veut,
05:18de quoi on parle exactement.
05:19Et il y a eu un article récemment de François Guemme,
05:23qui est professeur à HEC et surtout qui est le co-auteur du sixième rapport du GIEC,
05:29qui dit la fin de l'ESG-Baclash.
05:31Pourquoi il dit ça ? Il dit ça par rapport au contexte...
05:32François Jemen, c'est ça ?
05:33Oui, exactement, pardon.
05:35François Jemen, qui dit, je ne sais pas si vous l'avez vu dans les échos,
05:39et qui dit à juste titre, finalement,
05:42aujourd'hui, on a parlé de cette transition autour du climat,
05:46et on ne l'a pas positionnée là où on aurait dû le positionner.
05:49Quand on parle, par exemple, de souveraineté,
05:51ce n'est pas juste la souveraineté énergétique.
05:53On le voit aujourd'hui avec le contexte géopolitique.
05:56Tout ce qui est en train de se passer,
05:57le prix du gaz, le prix du pétrole,
05:59qui augmente de plus de 20-30%,
06:00ça a un impact sur l'économie.
06:02Donc si on repositionne ces sujets-là
06:06liés à l'économie et à ce qu'on veut en faire,
06:08je pense que finalement, l'IAJ backlash, c'est peut-être sa fin,
06:11ou en tout cas, on est sur plutôt une direction positive, à mon sens.
06:15Oui, mais il y avait quand même le Net Zero Banking Alliance,
06:19ou Alliance, qui voit les banques américaines la quitter.
06:23Oui, c'est vrai.
06:24Là, c'est quand même quelque chose de très concret,
06:26en termes de réduction des engagements en matière de finances responsables,
06:32des grandes organisations bancaires.
06:35Mais après, les investisseurs institutionnels,
06:37est-ce qu'ils se désengagent ?
06:39Non. Est-ce que la Net Zero à cette honneur a été impactée ?
06:41Non. Elle a redéfini récemment son cadre
06:44pour être plus pragmatique.
06:45Donc je pense qu'on va plus vers des stratégies
06:47ou en tout cas des éléments plus pragmatiques.
06:50Donc les investisseurs institutionnels
06:52n'ont pas fini avec leurs engagements.
06:56Ils sont peut-être plus pragmatiques.
06:59Et donc voilà.
07:00Et pareil, récemment, il y a eu un article
07:02disant que des épargnants attaquaient
07:05des fonds de pension américains et canadiens
07:07parce qu'ils ne prenaient pas en compte le risque climatique.
07:09Donc on a de tout finalement dans le spectre.
07:12Et maintenant, il faut trouver sa place.
07:13Et au contraire, peut-être qu'on va avoir maintenant
07:16une vision plus claire et réaliste
07:18de ce que l'on peut faire et de ce que l'on doit faire.
07:21Avec quand même cette espèce de palier.
07:24Je trouve toujours ce chiffre.
07:26La finance durable, c'est 1% de la finance mondiale.
07:29Et on en reste là.
07:30Ça ne bouge pas.
07:32Ça ne bouge pas parce que déjà, de quoi on parle en fait ?
07:35De quoi parlons-t-on ?
07:361% c'est quoi ?
07:38Et puis ça prend peut-être du temps.
07:41Non, ce n'est pas beaucoup.
07:42Mais qu'est-ce qu'on compte dedans dans ces 1% ?
07:44De quels fonds parle-t-on ?
07:46Est-ce qu'on a toutes les données là-dessus ?
07:49En tout cas, on sait qu'on a un besoin assez vrai
07:51qu'aujourd'hui, on a un vrai gap.
07:53Ça, il faut le reconnaître.
07:55Donc, qu'est-ce qu'on doit faire aujourd'hui
07:56pour ne plus creuser ce gap en fait ?
08:00Donc, il y a un vrai travail, je pense.
08:02Parce que vous êtes d'accord avec moi.
08:05Vous détenez là un levier, le levier financier,
08:08qui est peut-être, moi je suis convaincu que c'est le plus efficace.
08:10Bien sûr.
08:11En termes de transformation.
08:13Pourquoi on reste ?
08:14Il y a ce plafond de verre là des 1%.
08:16Je suis d'accord, il y a trop de définitions.
08:18On ne sait plus où sont les labels, etc.
08:20Mais il n'empêche qu'on voit bien
08:21qu'il n'y a pas un mouvement mondial
08:23pour passer à 5 ou 10%.
08:24Donc, c'est quoi ?
08:25C'est moins rentable ?
08:25C'est tout simplement pour ça ?
08:27Je ne pense pas que ce soit moins rentable.
08:29En fait, déjà, comment on calcule cette rentabilité ?
08:32Est-ce qu'aujourd'hui, justement,
08:33on ne fait pas un focus trop sur ce côté rentable court terme
08:36et qu'on ne garde pas le côté rentable long terme ?
08:39Donc déjà, posons-nous la question
08:40de quand on parle de rentabilité,
08:42est-ce qu'on garde les bons indicateurs ?
08:45Est-ce que finalement,
08:46toutes ces externalités négatives,
08:48aujourd'hui, finalement,
08:50une société, lorsqu'elle impacte de manière négative
08:53l'environnement,
08:54ça retombe sur son business à elle-même ?
08:56Donc du coup, quand on parle de rentabilité,
08:57est-ce que ça, je l'intègre ?
08:58Est-ce que, par exemple,
08:59quand je suis dans mon portefeuille
09:00et que j'ai plusieurs sociétés,
09:02j'ai une société qui va apporter des solutions
09:05autour du climat,
09:06est-ce que finalement,
09:06ça ne va pas être une opportunité
09:08pour une autre société que j'ai dans mon portefeuille
09:09qui va permettre d'améliorer ce rendement ?
09:11Donc, est-ce qu'on utilise les bons indicateurs ?
09:13Est-ce qu'on se pose les bonnes questions ?
09:15Est-ce qu'au final,
09:16aujourd'hui, ce qu'on veut faire,
09:18c'est plutôt justement
09:20ne plus avoir cet impact global sur l'économie ?
09:22Aujourd'hui, on le voit.
09:23Il va y avoir un impact monstrueux
09:25par rapport à ce qu'on est en train de vivre
09:27sur ce contexte géopolitique
09:29avec la hausse du pétrole, du gaz.
09:31Et du coup, ça va se répercuter finalement
09:33sur l'économie, en fait.
09:35Donc, qu'est-ce qu'on fait au final ?
09:37Comment on mesure tout ça ?
09:39Est-ce qu'on n'est pas en train de simplifier
09:41finalement cette donnée ?
09:42Et que du coup, on a effectivement
09:44une vision court-termiste
09:46comparée à une vision longue-termiste.
09:49Merci beaucoup, Samira Boussem.
09:51À bientôt sur Bismarck Frontier.
09:52J'en passe tout de suite à notre débat.
09:54Attention à la phase déco.
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