00:01Plongée périscopique, s'il vous plaît, maintenant.
00:10Bah oui, parce que c'est l'heure de vos datas.
00:12Alexandre Attal, Russell Investment,
00:14votre data, c'est 3 jours.
00:163.
00:163 jours.
00:17Alors, on en a un petit peu parlé et j'ai préparé la data
00:20avant même, finalement, qu'on ait cette discussion.
00:23Et finalement, 3 jours, c'est quoi ?
00:253 jours, c'est que si on manque 3 jours de bourse
00:27dans une année boursière,
00:28en moyenne, on peut perdre quasiment 50%
00:30de la performance de marché.
00:31Le four mot.
00:32Donc, j'ai envie de dire,
00:34et finalement, ça va dans le prolongement
00:35de ce qu'on disait tout à l'heure,
00:37il y a 250 séances de bourse dans une année
00:39et finalement, 3 séances peuvent expliquer
00:41en moyenne 50% de la performance
00:44des indices.
00:45Et si vous regardez le S&P l'année dernière,
00:48c'était à peu près 20% de hausse
00:49sur l'année 2025.
00:50Ne serait-ce que la séance du 9 avril 2025
00:53avec le rebond post-Liberation Day,
00:56ça a été près de 9% dans la journée.
00:58On explique sur une seule séance 50%.
01:00Ce qui permet effectivement de relativiser,
01:03de remettre un petit peu de,
01:04j'ai envie de dire,
01:05l'église au milieu du village
01:07en tant qu'investisseur
01:08où on suit les marchés à la loupe
01:10et on les commente au quotidien.
01:12Mais, et c'est pour aussi reprendre
01:14un petit peu la discussion
01:15qu'on a pu avoir sur les investisseurs retail
01:16qui aujourd'hui n'ont pas franchi le pas
01:18de remettre un petit peu dans les marchés
01:20après une baisse de 10%.
01:22Il peut y avoir des opportunités
01:23et attention du moment
01:24à ne pas essayer de timer le marché.
01:26On parle souvent de se dire
01:27que en tant qu'investisseur,
01:29c'est le temps qui fait la performance
01:30plus que le timing.
01:32Et donc, c'est dans ce contexte-là
01:33effectivement que c'est important
01:34d'apporter un petit peu de recul.
01:36Oui, il y a beaucoup de volatilité.
01:38On commente,
01:39on suit le tweet de l'un et de l'autre.
01:41On attend les nouvelles.
01:43Mais, apportant un peu de recul
01:45en tant qu'allocateur d'actifs,
01:46c'est ça aussi qui est important.
01:47ne sacrifiant pas une partie
01:49de la performance
01:49par la peur de ce qui peut arriver
01:51juste demain matin.
01:52Le faux mot.
01:53Cyril Collet, CPRAM,
01:54vous, votre data,
01:55c'est 70%.
01:57Ben oui,
01:58c'est la production électrique européenne
02:00sans pétrole et sans gaz.
02:02Moi aussi,
02:03j'avais préparé un petit peu avant
02:04et la conversation est allée vers ça.
02:05Donc, c'est très bien.
02:06Le mix énergétique
02:07sur la production électrique
02:08en Europe,
02:09effectivement,
02:09est très vertueux.
02:1150% de renouvelables,
02:12je crois mes chiffres pour être sûr,
02:1320% de nucléaire
02:14et on va dire 30% de production
02:16un petit peu sale.
02:17Donc,
02:18si le pétrole monte ou baisse
02:19ou le gaz monte ou baisse,
02:20ça va nous impacter,
02:21mais c'est relativement gérable.
02:23Le problème,
02:24c'est quand on regarde
02:24les États-Unis,
02:2545% de la production électrique
02:27vient de ce qui est pétrole
02:29ou ce qui est gaz.
02:30Et si on regarde
02:30tout le reste du monde,
02:3260% de la production électrique
02:34vient du pétrole et du gaz.
02:35Donc, ça veut dire quoi ?
02:36Ça veut dire que
02:38le second round,
02:39la production électrique,
02:41ça va mettre un certain temps
02:42et ça va pousser
02:43les chiffres de l'inflation
02:44à la hausse
02:45et c'est ce qu'on évoquait
02:45tout à l'heure,
02:46c'est-à-dire le risque inflationniste
02:47de premier niveau,
02:48c'est celui du pétrole,
02:49mais le risque inflationniste
02:50de deuxième niveau,
02:51c'est celui de l'électricité
02:52qui va être cher
02:53pendant un petit moment
02:54et je trouve que c'est ça
02:55qui, par rapport aux banques centrales,
02:57devrait les bloquer
02:58un certain temps
02:59par rapport à cette politique monétaire.
03:01Ça paraît clair et net.
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