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  • il y a 3 heures
Ce lundi 30 mars, Alexandre Attal, directeur de la gestion chez Russell Investments France, et Cyrille Collet, directeur de la gestion quantitative actions chez CPR AM, se sont penchés sur le nombre de séances à ne pas manquer au risque de diviser par deux la performance et la part de la production électrique européenne sans pétrole ni gaz dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01Plongée périscopique, s'il vous plaît, maintenant.
00:10Bah oui, parce que c'est l'heure de vos datas.
00:12Alexandre Attal, Russell Investment,
00:14votre data, c'est 3 jours.
00:163.
00:163 jours.
00:17Alors, on en a un petit peu parlé et j'ai préparé la data
00:20avant même, finalement, qu'on ait cette discussion.
00:23Et finalement, 3 jours, c'est quoi ?
00:253 jours, c'est que si on manque 3 jours de bourse
00:27dans une année boursière,
00:28en moyenne, on peut perdre quasiment 50%
00:30de la performance de marché.
00:31Le four mot.
00:32Donc, j'ai envie de dire,
00:34et finalement, ça va dans le prolongement
00:35de ce qu'on disait tout à l'heure,
00:37il y a 250 séances de bourse dans une année
00:39et finalement, 3 séances peuvent expliquer
00:41en moyenne 50% de la performance
00:44des indices.
00:45Et si vous regardez le S&P l'année dernière,
00:48c'était à peu près 20% de hausse
00:49sur l'année 2025.
00:50Ne serait-ce que la séance du 9 avril 2025
00:53avec le rebond post-Liberation Day,
00:56ça a été près de 9% dans la journée.
00:58On explique sur une seule séance 50%.
01:00Ce qui permet effectivement de relativiser,
01:03de remettre un petit peu de,
01:04j'ai envie de dire,
01:05l'église au milieu du village
01:07en tant qu'investisseur
01:08où on suit les marchés à la loupe
01:10et on les commente au quotidien.
01:12Mais, et c'est pour aussi reprendre
01:14un petit peu la discussion
01:15qu'on a pu avoir sur les investisseurs retail
01:16qui aujourd'hui n'ont pas franchi le pas
01:18de remettre un petit peu dans les marchés
01:20après une baisse de 10%.
01:22Il peut y avoir des opportunités
01:23et attention du moment
01:24à ne pas essayer de timer le marché.
01:26On parle souvent de se dire
01:27que en tant qu'investisseur,
01:29c'est le temps qui fait la performance
01:30plus que le timing.
01:32Et donc, c'est dans ce contexte-là
01:33effectivement que c'est important
01:34d'apporter un petit peu de recul.
01:36Oui, il y a beaucoup de volatilité.
01:38On commente,
01:39on suit le tweet de l'un et de l'autre.
01:41On attend les nouvelles.
01:43Mais, apportant un peu de recul
01:45en tant qu'allocateur d'actifs,
01:46c'est ça aussi qui est important.
01:47ne sacrifiant pas une partie
01:49de la performance
01:49par la peur de ce qui peut arriver
01:51juste demain matin.
01:52Le faux mot.
01:53Cyril Collet, CPRAM,
01:54vous, votre data,
01:55c'est 70%.
01:57Ben oui,
01:58c'est la production électrique européenne
02:00sans pétrole et sans gaz.
02:02Moi aussi,
02:03j'avais préparé un petit peu avant
02:04et la conversation est allée vers ça.
02:05Donc, c'est très bien.
02:06Le mix énergétique
02:07sur la production électrique
02:08en Europe,
02:09effectivement,
02:09est très vertueux.
02:1150% de renouvelables,
02:12je crois mes chiffres pour être sûr,
02:1320% de nucléaire
02:14et on va dire 30% de production
02:16un petit peu sale.
02:17Donc,
02:18si le pétrole monte ou baisse
02:19ou le gaz monte ou baisse,
02:20ça va nous impacter,
02:21mais c'est relativement gérable.
02:23Le problème,
02:24c'est quand on regarde
02:24les États-Unis,
02:2545% de la production électrique
02:27vient de ce qui est pétrole
02:29ou ce qui est gaz.
02:30Et si on regarde
02:30tout le reste du monde,
02:3260% de la production électrique
02:34vient du pétrole et du gaz.
02:35Donc, ça veut dire quoi ?
02:36Ça veut dire que
02:38le second round,
02:39la production électrique,
02:41ça va mettre un certain temps
02:42et ça va pousser
02:43les chiffres de l'inflation
02:44à la hausse
02:45et c'est ce qu'on évoquait
02:45tout à l'heure,
02:46c'est-à-dire le risque inflationniste
02:47de premier niveau,
02:48c'est celui du pétrole,
02:49mais le risque inflationniste
02:50de deuxième niveau,
02:51c'est celui de l'électricité
02:52qui va être cher
02:53pendant un petit moment
02:54et je trouve que c'est ça
02:55qui, par rapport aux banques centrales,
02:57devrait les bloquer
02:58un certain temps
02:59par rapport à cette politique monétaire.
03:01Ça paraît clair et net.
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