- il y a 12 heures
Vendredi 13 mars 2026, retrouvez Olivier Raingeard (Directeur des investissements, Neuflize OBC), Florian Ielpo (Responsable Macro au sein de l'équipe Multi-Asset, Lombard Odier IM), Pierre Bismuth (Directeur Général et Responsable des Gestions, Myria AM) et Olivier Malteste (Directeur des investissements, Althéis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 17h via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir,
00:27des marchés qui vivent toujours au rythme de la guerre avec le pétrole
00:31qui est l'indicateur clé de ce stress, de cette tension géopolitique
00:36et les autres marchés d'actifs risqués notamment
00:39qui sont très corrélés aux variations du cours du pétrole
00:43et au niveau atteint également par le baril avec un baril de Brent
00:47qui reste scotché autour de 100 dollars et même légèrement au-dessus
00:51au moment où on se parle.
00:52Pauline Grattel vous donnera tous les derniers développements
00:56et les derniers détails concernant cette crise iranienne
00:59et les réactions de marchés.
01:01Petite baisse aujourd'hui sur les indices actions
01:04mais encore une fois, après deux semaines de conflits,
01:07on peut noter une forme de résilience des marchés d'actifs risqués
01:10et notamment des marchés actions.
01:13Nous dresserons un état des lieux après ces deux premières semaines de conflits
01:17avec nos invités de Planète Marché.
01:18Dans un instant, quels sont les risques qui montent,
01:21qui s'accumulent peut-être avec d'autres risques qui pouvaient préexister
01:24avant le déclenchement de la guerre d'Iran
01:27et quelle est l'attitude à adopter pour naviguer dans ce contexte ?
01:31Ce sont les questions que nous poserons à nos invités
01:33avant une nouvelle semaine qui sera marquée par une concentration intéressante
01:39et importante de réunions de banques centrales.
01:41Toutes les banques centrales du G7 vont se réunir,
01:44non pas ensemble, bien sûr séparément,
01:46mais en trois jours, nous aurons toutes les grandes banques centrales majeures
01:50des pays développés qui communiqueront dans ce contexte
01:54avec notamment pour la partie américaine des dernières statistiques
01:58qui renforcent un peu peut-être le casse-tête pour les banquiers centraux.
02:03L'inflation reste collante, on l'a vu avec la mesure du corps PCA publié cet après-midi,
02:08certes, qui est une mesure du mois de janvier avant le début du conflit
02:13et par ailleurs, on a appris que la croissance en fin d'année aux Etats-Unis
02:17avait été nettement moins importante que prévu.
02:20Elle s'était déjà affaissée d'un trimestre sur l'autre
02:22et elle est divisée par deux par rapport à la première estimation,
02:26plus 0,7% seulement de croissance trimestrielle annualisée
02:28au quatrième trimestre 2025 pour la croissance américaine.
02:32Le retour des banques centrales, ce sera évidemment le sujet clé majeur
02:36pour les marchés et pour les investisseurs la semaine prochaine.
02:39Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:41comme chaque mois, nous dresserons un bilan des dernières tendances
02:46observées au sein de l'industrie ETF à travers les niveaux de collecte,
02:51à travers les émissions de nouveaux produits.
02:53C'est l'observatoire mensuel des ETF qui nous est proposé par Alteis,
02:59Bailly et Omoni, le directeur des investissements d'Alteis,
03:02Olivier Malteste, sera avec nous dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir.
03:17Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:19Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:21Bonsoir Pauline.
03:22Bonsoir.
03:22Des marchés qui vivent encore au rythme de la guerre aujourd'hui.
03:25Oui, après deux semaines de conflits au Moyen-Orient,
03:28les marchés actions évoluent sans tendance en Europe.
03:30Le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 sont à l'équilibre.
03:34En France, le CAC 40 est en léger repli pour évoluer autour de 7900 points
03:38lestés par les valeurs du luxe.
03:40Hermès, Kering, LVMH et L'Oréal cèdent entre 2 et 2,5%.
03:45Les banques souffrent encore aujourd'hui également.
03:48Aux Etats-Unis, les indices commencent à leur tour à être sous pression
03:51après une séance d'hier qui s'est conclue par un repli général de l'ordre de 1,5%.
03:56Et on note une absence de rebonds francs aujourd'hui.
03:59Oui, tout tourne autour, le sentiment notamment des investisseurs,
04:03autour des variations et des niveaux des cours du pétrole.
04:06Comme depuis deux semaines, oui, on regarde les cours du pétrole
04:09qui évoluent sur le seuil de 100 dollars pour le baril de Brent
04:12malgré un repli de l'ordre de 2% au cours de la séance
04:15puis une stabilisation sur ces niveaux.
04:18Depuis le début de l'année, le pétrole s'envole de 60%
04:21et les fluctuations enregistrées cette semaine sont les plus importantes jamais observées.
04:27Selon l'Agence internationale de l'énergie,
04:29la guerre en Iran affecte plus de 7% de l'offre mondiale de pétrole à ce stade.
04:33Le détroit d'Ormuz reste quasiment impraticable.
04:36Les pays du Golfe diminuent leur production d'environ 10 millions de barils par jour.
04:41Total énergie en France en profite, le titre est en hausse de 2%.
04:44Côté macroéconomique, les regards étaient tournés aujourd'hui vers les Etats-Unis
04:49avec la publication du corps PCE.
04:51Oui, à quelques jours de la décision monétaire de la réserve fédérale,
04:54son indicateur clé était scruté dans un contexte
04:57où le conflit commence à peser sur l'inflation et sur le moral des ménages.
05:02L'inflation PCE au global progresse de 0,3% sur un mois
05:05et de 2,8% sur un an.
05:08Le corps PCE ressort à plus 3,1% sur un an et plus 0,4% sur un mois.
05:13C'est tout à fait conforme aux attentes.
05:15Un mot aussi de la croissance américaine du quatrième trimestre
05:18qui était attendu en seconde lecture et qui a été révisé en nette baisse
05:22à plus 0,7% contre 1,4% initialement
05:26et en fort ralentissement par rapport au troisième trimestre.
05:28Un marché très corrélé au prix du pétrole est le marché obligataire.
05:32Quels sont les grands équilibres observés aujourd'hui sur ces marchés de dette souveraine,
05:36notamment Pauline ?
05:37Côté américain, le rendement à 10 ans s'est tendu jusqu'à près de 4,30% au cours de
05:42la séance
05:42avant de revenir proche de 4,25%.
05:45En Europe, les rendements français, portugais et grecs sont au plus haut depuis un an.
05:50Le rendement allemand à 10 ans se stabilise autour de 2,95% aujourd'hui.
05:55Sur le marché d'échange, le dollar poursuit sa remontée,
05:58ramenant l'euro dollar autour de 1,1450.
06:00Bon, la crise iranienne capte évidemment beaucoup d'attention sur les marchés
06:03mais il y a encore quelques publications d'entreprises
06:06qui sont suivies par les investisseurs aux Etats-Unis notamment.
06:09Oui, aux Etats-Unis, Adobe a publié ses comptes hier soir
06:12et on peut dire que les investisseurs sont déçus.
06:15Le titre cède 6,5% dans les premiers échanges.
06:18Évidemment, le secteur des logiciels reste sous surveillance
06:21mais c'est l'annonce du départ du directeur général
06:24qui semble affecter les investisseurs.
06:26Il était à la tête de l'entreprise depuis près de 20 ans.
06:29Au-delà de ça, les résultats dépassent les attentes.
06:31Et puis les grandes manœuvres ne sont peut-être pas terminées finalement
06:34dans le secteur des métaux et des ressources au sens large
06:38puisque Glencore espère relancer les discussions avec Rio Tinto.
06:42Oui, nouvel épisode dans la saga.
06:44Pour rappel, en début d'année, les deux géants miniers
06:46avaient envisagé un rapprochement.
06:48Une telle fusion donnerait naissance à une capitalisation boursière
06:51combinée de plus de 200 milliards de dollars
06:53qui dépasserait ainsi BHP.
06:56Glencore espère que la hausse récente des prix du charbon
06:59convaincra Rio Tinto de reprendre les discussions
07:01pour créer le plus grand groupe minier mondial.
07:04Quels seront les temps forts qui rythmeront la semaine prochaine
07:06sur les marchés, Pauline ?
07:07La semaine prochaine sera rythmée par les décisions monétaires
07:10en série des banques centrales, parmi lesquelles
07:12la Réserve fédérale évidemment, la Banque centrale européenne aussi
07:15et puis la Banque d'Australie, celle du Canada, du Japon, de la Suisse
07:19ou encore d'Angleterre.
07:20Pour le reste, l'inflation de la zone euro du mois de février
07:23en seconde lecture est attendue, ainsi que l'indice ZOO allemand
07:26du mois de mars.
07:28Tendance mon ami, chaque soir en ouverture
07:29de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
07:31et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:443 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements
07:46de la planète marché.
07:47Pierre Bismuth est avec nous, directeur général et directeur
07:49de gestion de Myria Asset Management.
07:51Bonsoir Pierre.
07:52Bonsoir Grégoire.
07:53Florian Yelpo nous accompagne, le responsable de la macro
07:55chez Lombardier IM.
07:56Bonsoir Florian.
07:57Bonsoir Grégoire.
07:58Et Olivier Ringer est également à nos côtés, le directeur
08:00des investissements de Neuflis OBC.
08:01Bonsoir Olivier.
08:02Bonsoir Grégoire.
08:03Olivier, quel est l'état des lieux qu'on dresse du point de vue
08:07des marchés, notamment après deux semaines de conflit ?
08:11Alors, le dire ainsi est un peu une lapalissade, mais c'est vrai
08:15que plus le conflit dure, plus le risque d'enlisement monte.
08:19C'est une manière de rappeler quand même que la durée de ce conflit
08:22est une variable clé pour les anticipations des économistes
08:25et des investisseurs.
08:27Est-ce qu'il y a déjà des conséquences durables à attendre
08:29après deux semaines de crise iranienne ?
08:33Et jusqu'où on a envie de modifier ou non les scénarios qui prévalaient
08:37avant le déclenchement de cette crise ?
08:40Je rappelle quand même que les perspectives macroéconomiques
08:43étaient largement constructives au début de l'année 2026.
08:48C'est vrai que les perspectives étaient plutôt constructives,
08:51en particulier pour l'économie américaine, même si en tout début d'année,
08:55on a commencé à parler de la disruption d'intelligence artificielle
08:59et de l'impact sur l'économie, du durcissement des conditions financières
09:05liées à des tensions dans le marché du crédit américain.
09:10Et ce conflit est en train de poser la question de savoir quel va être son impact
09:16sur d'abord l'inflation, ensuite les politiques monétaires
09:19et enfin la croissance économique.
09:24Ce que l'on peut observer sur les marchés,
09:26c'est qu'on a le sentiment que les investisseurs sont dans le brouillard
09:30et ils ne savent pas trop quel scénario retenir.
09:34On a pu voir au cours de ces 15 derniers jours
09:36des mouvements où les investisseurs considéraient
09:40que le conflit allait arriver très rapidement à sa fin.
09:45CF, le comportement du prix du baril de pétrole
09:48qui passe de 120 dollars à 80 dollars en l'espace de 24 heures.
09:53On a eu au cours de ces dernières heures, en particulier hier,
09:57un mouvement plutôt risk-off sur les marchés,
10:00en particulier sur le marché américain
10:02où nous avons constaté que le secteur énergétique surperformait,
10:06les secteurs défensifs avaient plutôt tendance à surperformer
10:09et à contrario, tout ce qui était cyclique plus tech
10:13était en train de corriger de manière assez significative.
10:16Donc les investisseurs sont en train de naviguer à vue
10:19et sont en train de faire évoluer leurs investissements
10:25en fonction des scénarios qui dominent au jour le jour.
10:28Mais quand on prend un peu de recul
10:29et qu'on regarde ce qui se passe depuis le début du conflit,
10:32ce que l'on peut constater, c'est que pour l'instant,
10:34on respecte à peu près le playbook d'un conflit géopolitique.
10:39À savoir, on a un événement géopolitique,
10:41on a une correction en moyenne de la classe active action de l'ordre de 5%,
10:46en particulier lorsque le conflit concerne un pays producteur de pétrole.
10:52Et pour l'instant, on en est là.
10:53Et pas plus loin que là.
10:55Donc la question qui se pose évidemment, c'est « what's next ? »
10:58et « what's next ? », ça reste pour l'instant très incertain tout de même.
11:01Oui, oui.
11:02Il n'y a pas...
11:03Le marché n'a pas envie de prendre de paris plus définitifs que ça
11:07par rapport à cette situation.
11:08Exactement.
11:08Pour l'instant, on ne constate pas de paris définitifs sur...
11:12Et ce qui est d'ailleurs normal,
11:13généralement, les investisseurs ne font jamais de paris définitifs
11:17sur un événement géopolitique.
11:19ils vont probablement s'adapter au jour le jour.
11:22S'ils voient que la situation sur le détroit d'Ormouz
11:25se détériore encore plus,
11:27le prix du baril de pétrole montera
11:29et donc la probabilité que l'économie mondiale ralentisse plus fortement
11:33augmentera et donc la correction sera à ce moment-là
11:36plus significative sur les actifs risqués.
11:38Mais pour l'instant, il n'y a pas de paris qui va dans ce sens.
11:42En tout cas, pas de paris très marqués.
11:43Florian, quelle évaluation vous faites de la situation
11:45chez Lombard au GIM ?
11:47Mais il faut, malgré tout, aborder un peu la dimension géopolitique.
11:51Est-ce qu'on reste dans un scénario central
11:54qui pourrait être celui du début du conflit ?
11:57L'idée d'un conflit relativement court,
11:594 à 5 semaines.
12:01Ça reste les signaux qui sont envoyés,
12:04j'allais dire, par l'administration américaine à ce stade,
12:08si tant est que ces signaux soient clairs au jour le jour.
12:12Ou est-ce qu'effectivement, il faut prendre en compte
12:14des scénarios, certes alternatifs,
12:16mais qui seraient ceux d'un enlisement du conflit.
12:18Et puis, ce qu'il faut commencer à distinguer,
12:21j'allais dire,
12:22la guerre d'Iran,
12:24les opérations sur le territoire iranien
12:27et la situation
12:29de blocage
12:31des Trois-Dormous.
12:32Oui, absolument.
12:33Il faut aussi repartir du scénario d'où on venait.
12:36Je pense que c'est l'élément clé.
12:39Le scénario qu'on avait en tête avant de rentrer dans le conflit,
12:43c'est un scénario boucle d'or,
12:44c'est-à-dire une croissance qui est solide,
12:47qui s'améliore à la marge,
12:48et des pressions inflationnistes qui continuent de refluer aux États-Unis
12:51et qui se stabilisent globalement.
12:53Ça veut dire que ce choc,
12:55alors il faut découpler,
12:57comme vous le disiez,
12:59le côté pénurie,
13:00qui est un choc essentiellement qui va venir
13:03impacter les économies
13:04qui importent leur pétrole
13:06à partir du détroit d'Ormose,
13:08qui sont plutôt globalement l'Inde,
13:11la Chine,
13:11avec des mixtes produits qui sont quand même assez bien diversifiés.
13:15Et de l'autre côté,
13:16le côté inflation.
13:18Et cette inflation, c'est l'angle mort
13:20du scénario boucle d'or.
13:21Donc on est pris à contre-pied en rentrant dans cette crise
13:24et dans l'ensemble,
13:25la réaction de marché,
13:26elle reste très mesurée.
13:29Ce qu'on observe essentiellement,
13:31c'est une augmentation de la demande de couverture.
13:34Dans les produits dérivés,
13:35on le voit très bien.
13:37Le VIX a,
13:38donc l'indice de volatilité qui est le VIX,
13:40a progressé bien plus
13:42que n'ont baissé les marchés actions eux-mêmes.
13:44Côté crédit,
13:45on a exactement la même image.
13:46Les spreads de crédit,
13:47c'est carte à la marge.
13:49On a une dizaine de points de base
13:50sur le high yield.
13:51En cash,
13:52par contre,
13:52sur les dérivés,
13:53on a deux à trois fois ça.
13:55Donc on a un mouvement,
13:56c'est une crise
13:56qui génère une demande de couverture
13:58et pas encore une envie de vendre ses positions
14:04qui sont moins liquides globalement.
14:07Moi, j'aime bien l'expression
14:08« les investisseurs sont dans le brouillard »
14:10et je pense que cet élément-là,
14:12il s'explique de notre point de vue
14:13par nos simulations.
14:14C'est-à-dire que
14:15ce niveau de 100 dollars le baril,
14:17c'est un peu le point pivot
14:19entre un scénario
14:20que l'économie mondiale
14:22peut absorber,
14:24une progression du prix du baril
14:25qui finalement est une cinquantaine de pourcents.
14:27On a déjà vu ça
14:28de par le passé.
14:30Avec l'environnement actuel,
14:32c'est-à-dire encore
14:32une inflation maîtrisée
14:34et une croissance
14:35qui n'est pas
14:36en-dessus du potentiel,
14:38dans l'ensemble,
14:39c'est gérable.
14:39Sur une période de 12 mois,
14:40on peut absorber le choc.
14:42Ce n'est pas un choc plaisant,
14:43mais on peut l'absorber.
14:44Au-delà de 100 dollars le baril,
14:46on rentre dans un monde
14:47complètement différent.
14:49Avec une augmentation potentielle
14:50de l'inflation
14:51si ça dure pendant 3 à 6 mois
14:52de l'ordre de 1 à 2 %
14:54aux Etats-Unis,
14:55en Europe,
14:56principalement d'ailleurs
14:57qui sont les zones
14:57les plus sensibles.
14:59Des effets boules de neige aussi
15:01parce que quand le prix du baril
15:02augmente,
15:02évidemment,
15:02tout ce qui est fait
15:03avec du pétrole
15:04voit son prix augmenter.
15:05Je pense à l'agriculture,
15:06évidemment,
15:07qui va toucher très naturellement
15:08les Américains
15:09comme les Européens.
15:11Il y a un effet inflationniste
15:12qui peut basculer
15:14par-delà de 100 dollars.
15:15Donc tant qu'on oscille
15:15autour de 100 dollars,
15:16c'est difficile de se dire
15:17est-ce qu'on est dans le scénario
15:19où on fait du mal à l'économie ?
15:20Est-ce qu'on est dans le scénario
15:21où on est simplement
15:22face à une poussée
15:23d'inflation tolérable ?
15:25Bon, ça c'est la situation
15:26aujourd'hui.
15:27Est-ce qu'on a envie
15:28de revisiter nos allocations ?
15:32Probablement pas.
15:32Pour l'instant,
15:33on est plutôt sur l'idée
15:34de se dire
15:35j'ai envie de couvrir
15:36certaines positions
15:36mais je n'ai pas envie
15:37de renoncer à mon scénario
15:39de l'année qui est
15:40une amplification du rallye,
15:42l'Europe, l'Asie,
15:43les émergents
15:44qui offrent aujourd'hui
15:45encore de la valeur
15:48pour les investisseurs.
15:50Maintenant,
15:50c'est une question de durée,
15:52une question de niveau
15:53et les deux sont
15:54évidemment intimement liés.
15:56Pierre ?
15:57Oui, alors sur la durée,
15:59je pense qu'on imagine mal
16:00une opération au sol en Iran.
16:02Donc la durée me paraît
16:05assez évidente,
16:06c'est-à-dire qu'on ne va pas
16:07du tout aller,
16:08de toute façon,
16:08rien que géographiquement,
16:10c'est compliqué
16:12d'aller au sol en Iran
16:13puisque Israël,
16:14Iran,
16:15c'est 1500 kilomètres,
16:16les Etats-Unis
16:17n'ont aucune vérité
16:18d'aller déployer
16:19des troupes au sol.
16:21Donc sur la durée du conflit,
16:22on peut se dire
16:23qu'elle va être
16:24deux quelques semaines
16:26et c'est quand même
16:27le scénario
16:28le plus central.
16:31L'idée,
16:32en revanche...
16:33Une petite parenthèse,
16:34Pierre,
16:35la durée du conflit,
16:36certes,
16:37mais l'idée que le conflit
16:38peut s'arrêter encore
16:39d'ici quelques semaines,
16:42est-ce que ça veut dire
16:44réouverture du détroit d'Hormuz ?
16:45Est-ce que les deux
16:46sont forcément liés ?
16:48Ou est-ce qu'on peut avoir
16:48une situation
16:49où les opérations
16:51s'arrêteraient
16:51et le détroit d'Hormuz
16:53resterait bloqué,
16:55impraticable,
16:55ou en tout cas
16:55ne retrouverait pas
16:56la fluidité de trafic
16:58qu'on avait jusqu'à présent ?
17:00Alors, moi,
17:00je pense que...
17:02Peut-être vous surprendre,
17:03mais je pense que
17:04l'opération militaire
17:07américaine
17:09pourrait s'arrêter.
17:10En revanche,
17:11le conflit
17:13concernant l'Iran
17:14pourrait continuer
17:17avec d'autres forces
17:18en présence
17:21pour aller possiblement
17:24vers un changement
17:24de régime.
17:25Je ne pense pas
17:25que ce ne soit
17:26ni Israël
17:27ni les États-Unis
17:28qui vont forcer
17:28le changement de régime.
17:30En revanche,
17:30ce que je constate,
17:32c'est que l'Iran
17:34est quand même
17:35assez seul
17:36dans la région.
17:37Je n'ai pas bien compris
17:39pourquoi ils avaient
17:40attaqué des pays arabes.
17:42Ce n'est qu'entre
17:44sunnites et chiites,
17:45c'est une haine ancestrale.
17:47Mais ce mouvement-là
17:49est peu compréhensible
17:50d'un point de vue géopolitique.
17:51C'est une manière
17:52de faire remonter
17:52de la pression
17:53à Washington.
17:54C'est comme ça
17:55que je comprends
17:56assez simplement.
17:56Sans faire de géopolitique,
17:58je suis d'accord.
17:59Sauf que
17:59est-ce que c'est
18:00véritablement intelligent
18:01de se mettre à dos
18:02ses voisins
18:03directement
18:04et dès le début
18:05du conflit ?
18:05Je ne suis pas sûr.
18:07Je pense que
18:08l'idée,
18:09c'est vraiment
18:09que le conflit
18:12se prolonge
18:13en Iran,
18:14mais sans les forces
18:16ni israéliennes
18:17ni américaines.
18:18En tout cas,
18:18je pense que
18:18les Américains
18:20veulent vraiment
18:21ce...
18:21Et ça,
18:22ça pourrait
18:22permettre
18:23une réouverture
18:24du détroit ?
18:25Ça pourrait en tout cas
18:26permettre,
18:27je ne sais pas
18:28si je vais au politicien,
18:29mais une sécurisation
18:30du détroit
18:30dans le monde.
18:31Parce que c'est ça,
18:31le but,
18:32c'est véritablement
18:33d'annihiler
18:35le pouvoir
18:35de nuisance
18:37des Iraniens
18:38dans le détroit.
18:39Et là,
18:39force est de constater
18:42qu'Israël
18:43et les Etats-Unis
18:44ont quand même
18:45la maîtrise du ciel.
18:47Il y a de moins
18:48en moins de missiles
18:49qui tombent.
18:51Aujourd'hui,
18:52ils nous disent
18:52quand même,
18:53les Américains,
18:53que c'est la plus
18:54grosse journée
18:54de bombardement,
18:56que c'est 20%
18:57de bombardement en plus
18:58par rapport
18:58aux jours précédents.
18:59Hier étant déjà,
19:00ou avant-hier,
19:01je ne sais plus,
19:01étant déjà,
19:02elle avait déjà été
19:03décrétée comme la journée
19:03la plus intense.
19:04Là, ce vendredi
19:05est encore plus intense
19:06visiblement.
19:07de la part
19:08des Etats-Unis.
19:08De la part
19:09des Etats-Unis.
19:10Quand on voit
19:10qu'Israël a finalement
19:12modifié un peu
19:13son plan
19:14et s'attaque
19:15directement maintenant
19:16au Hezbollah
19:16plus qu'au régime iranien,
19:22on peut penser
19:23que ça avance.
19:24C'est vrai que moi,
19:25je ne suis pas très
19:28défaitiste
19:29sur ce plan-là.
19:30Vous ne versez pas
19:31dans le scénario
19:32catastrophiste
19:33d'un enlisement,
19:34d'une impasse ?
19:36Le problème,
19:36c'est qu'on n'est pas
19:37du tout
19:37dans le conflit
19:38russo-ukrainien
19:39avec deux voisins
19:40qui s'affrontent.
19:41Là, ce n'est pas du tout
19:43le cas.
19:44Et autant,
19:45il y a eu un enlisement
19:47manifeste à Gaza
19:48parce que là,
19:49c'est véritablement
19:50frontalier.
19:51Mais sur l'Iran,
19:52on est quand même
19:53à des centaines,
19:55voire des milliers
19:56de kilomètres.
19:56Dans un scénario
19:57comme celui
19:57que vous décrivez,
19:58ça veut dire
19:58que les conséquences
19:59sur quelques semaines
20:01seraient malgré tout
20:02résorbables.
20:03Je parle de conséquences
20:04économiques,
20:05de marchés,
20:06seraient finalement
20:07résorbables
20:08assez facilement
20:10ou rapidement
20:10en tout cas ?
20:11En tout cas,
20:12je ne peux pas
20:13vous le garantir,
20:14mais il y a quand même
20:17des points
20:17à regarder.
20:19Moi,
20:19ce que je regarde
20:19essentiellement
20:20avec cette volatilité
20:21qu'il y a sur le pétrole,
20:22c'est les break-even
20:23d'inflation.
20:24Les break-even
20:24d'inflation
20:25sont remarquablement
20:26stables.
20:26On n'a absolument pas
20:28d'envoler
20:29des break-even
20:29d'inflation
20:30et tant que
20:33les anticipations
20:34restent ancrées,
20:35on a quand même
20:36une situation
20:38financière
20:38qui est
20:40plutôt calme.
20:41Mais ça peut bouger.
20:43Le VIX,
20:44on en a parlé,
20:44est très contenu
20:45dans sa réaction
20:46et finalement,
20:47le nouveau VIX,
20:48c'est vraiment
20:49le baril de pétrole.
20:49Ah oui,
20:50complètement.
20:50Et tant qu'il n'y a pas
20:51de contamination
20:52de la dynamique
20:54des prix du pétrole
20:55au reste des marchés
20:59des break-even
20:59d'inflation,
21:00ça,
21:02on peut se dire
21:02que la situation,
21:04certes,
21:04n'est pas idéale,
21:05mais c'est pour ça
21:06que le marché
21:07n'anticipe pas
21:07de spirale
21:08inflationniste
21:09pour l'instant.
21:09Je n'ai pas du tout
21:09l'impression.
21:10Et d'ailleurs,
21:11les chiffres
21:11de cet après-midi
21:13sur les anticipations
21:15d'inflation,
21:16L'enquête du Michigan ?
21:17Oui.
21:18Oui.
21:19Non,
21:19bien ou hier,
21:20franchement,
21:21on n'est quand même
21:21pas du tout
21:22dans une spirale.
21:22D'accord.
21:23En tout cas,
21:23spot sur les marchés.
21:25Après,
21:25la réalité dure,
21:26c'est quand même
21:26que le corps PCA
21:27est à plus de 3%
21:27en janvier,
21:28avant la guerre.
21:30Non,
21:31mais...
21:33Bien sûr,
21:33mais en 2022,
21:34on est monté à 10.
21:35Donc là,
21:36on n'est pas du tout
21:36dans des réactions.
21:37Ce qui est déroutant
21:39quand même,
21:39c'est que le prix
21:40à la pompe
21:42aux Etats-Unis,
21:44là,
21:45on a véritablement
21:46l'effet spot
21:48du baril de pétrole.
21:50Je reprends,
21:50parce que j'ai un peu
21:51la même question,
21:51Olivier,
21:52mais est-ce que le risque,
21:53après l'épisode notamment
21:54de 2022,
21:55qui est encore
21:56dans beaucoup d'esprits,
21:58ce phénomène de shortage,
21:59de pénurie,
22:00de perturbation durable
22:02des chaînes de production mondiale,
22:04on n'est sans doute pas
22:05dans l'ampleur
22:05du phénomène de 2022,
22:07mais est-ce que le risque
22:08est plutôt quand même
22:09de sous-estimer
22:10les perturbations,
22:12la persistance
22:13de perturbations
22:14dans ces chaînes
22:15de production,
22:17dans ces chaînes
22:18d'approvisionnement mondial,
22:21et la question suivante
22:22étant celle des banques centrales,
22:23puisque toutes les banques centrales
22:24G7 se réunissent
22:25la semaine prochaine,
22:26intéressant,
22:27il y a à la fois
22:27des pays producteurs,
22:28Australie,
22:29Canada,
22:29et des pays consommateurs,
22:31l'Europe représentée
22:32par la banque centrale européenne,
22:34quels vont être
22:34les messages
22:35et les discours ?
22:36Les banquiers centraux
22:37vont bien devoir
22:37se positionner,
22:39quand bien même
22:40il n'y aurait pas
22:41de décision encore
22:42à prendre
22:42à l'occasion
22:43de ces meetings.
22:44Si on revient
22:45par rapport
22:45à 2022,
22:47je pense que la situation
22:48était radicalement
22:49différente
22:50pour deux raisons.
22:52La première,
22:53c'est qu'on avait déjà
22:54eu une accélération
22:55de l'inflation
22:56post-Covid
22:57et que le Covid
22:58avait perturbé
22:59très significativement
23:00les chaînes
23:01de production
23:02et la deuxième,
23:04c'est que nous étions
23:05dans un mouvement
23:06où les banques centrales
23:07étaient en train
23:07de durcir
23:08très sévèrement
23:09leurs conditions
23:11financières
23:12avec une banque centrale
23:13européenne
23:13et une banque centrale
23:14américaine
23:14qui avaient décidé
23:16d'en remonter
23:16très significativement
23:17leur taux directeur.
23:20Ce qui pousse
23:21à penser
23:22qu'aujourd'hui
23:22on est dans
23:23une situation
23:24différente
23:25d'un point de vue
23:26global macro
23:27pour simplifier
23:27le message.
23:29Deuxième élément,
23:30oui,
23:31il y a
23:32des perturbations
23:33en particulier
23:34sur l'alimentation
23:36du monde
23:37et en particulier
23:37de l'Asie
23:39en pétrole,
23:40il n'y a pas
23:40que le pétrole,
23:41on entend parler
23:42également du gaz,
23:43on entend parler
23:43des fertilisants,
23:49mais in fine,
23:50tant que ce détroit
23:52ne reste pas fermé
23:54plus de X mois,
23:56normalement,
23:57c'est quelque chose
23:57qui doit se résorber
23:58assez rapidement,
24:02d'où l'idée
24:03que nous avons
24:04qui est de considérer
24:05que le choc
24:05est transitoire.
24:06Et alors qu'on parle
24:07de choc transitoire,
24:08on se réfère
24:09à la capacité
24:10des banques centrales
24:11à se tromper
24:13sur leur analyse macro,
24:15comme les économistes
24:16et les investisseurs
24:17d'ailleurs.
24:18Et pour revenir
24:19à votre deuxième question,
24:20ces banques centrales
24:22ont commencé,
24:23certaines d'entre elles,
24:25mais on ne s'étonne pas,
24:26l'Europe en particulier,
24:27notre banque centrale européenne
24:28qui commence
24:29à donner l'idée
24:30que la hausse
24:32des taux d'intérêt
24:32n'est peut-être pas
24:33pour après-demain,
24:35mais peut-être
24:35pour demain,
24:36qu'on fera tout
24:37pour lutter
24:38contre l'inflation.
24:40Et on écoute
24:41évidemment
24:42ce que disent
24:42ces banquiers centraux,
24:44on est très sensibles
24:45à cela
24:46et on voit d'ailleurs
24:46que les taux européens
24:48ont plutôt tendance
24:49à remonter,
24:50en particulier
24:51le taux disant allemand,
24:52mais nous sommes d'avis
24:54de penser
24:55que c'est une erreur
24:56de diagnostic
24:57pour deux raisons.
24:59La première,
25:00c'est que
25:00ce choc
25:03inflationniste
25:03généré
25:04par un choc
25:05sur les prix
25:06des matières premières
25:07ne nous semble pas
25:08pouvoir générer
25:10un effet
25:10de second tour
25:11sur l'inflation
25:13et la deuxième,
25:14c'est que nous considérons
25:14que l'Europe en particulier
25:15a besoin de conditions
25:16de financement
25:17extrêmement accommodantes
25:19pour les années à venir
25:20compte tenu
25:20de toutes ces problématiques
25:23de restauration
25:23de la compétitivité,
25:24d'investissement
25:25dans la transition énergétique,
25:26d'investissement
25:27dans la défense,
25:27etc.
25:28Le point sur l'idée
25:29que ce serait peut-être
25:30bien d'avoir
25:31des conditions
25:32de financement
25:34facilitantes,
25:34favorables
25:35face aux défis
25:36des investissements
25:37devant nous,
25:38ça je le prends.
25:39Sur le fait
25:39qu'il n'y aurait pas
25:42de risque
25:42d'effet de second tour
25:44par rapport
25:45à 2022,
25:48pourquoi ?
25:49Parce que
25:49nos marchés du travail
25:50sont moins tendus
25:51par exemple aujourd'hui ?
25:53Le marché du travail ?
25:54On en a vu quand même
25:56en Allemagne notamment
25:57en 2022,
25:58on ne va pas
25:59en redébattre ici,
26:00mais il y a eu
26:01quand même
26:01à un moment
26:02un effet d'entraînement
26:03sur les salaires aussi.
26:05Oui,
26:05mais je pense
26:05que c'était consécutivement
26:07également à la reprise
26:08post-COVID.
26:09Donc il y avait
26:09cet élément
26:10qui était extrêmement puissant,
26:12on avait
26:13la consommation
26:14de revanche,
26:15etc.
26:16Plus des politiques budgétaires
26:18et des politiques monétaires
26:19qui avaient
26:20très très largement
26:21ouvert les vannes,
26:22peut-être trop,
26:23mais en tout cas
26:23très très largement
26:24ouvert les vannes.
26:25Nous ne sommes pas
26:26dans cette configuration
26:28aujourd'hui
26:29et la perturbation,
26:31même si elle existe,
26:33elle est principalement
26:34sur les matières premières,
26:36elle n'est pas
26:36sur l'ensemble
26:37de la chaîne de production,
26:39d'où le sentiment
26:41que nous avons
26:42que l'effet de second tour
26:43nous semble très faible.
26:45Bon,
26:46diagnostic erroné ou non,
26:47en tout cas,
26:48les marchés
26:48ont quand même
26:49annulé
26:50ou à minima décalé
26:52un certain nombre
26:53de baisses de taux
26:54qui étaient
26:54encore possibles
26:55ou attendus,
26:56Florian.
26:56On est au centre
26:58d'un débat académique
26:59qui traîne
27:00depuis 30 ans
27:01sur les chocs pétroliers
27:03et leur impact
27:04sur l'économie,
27:05qui voient
27:06deux superstars
27:08de ce monde
27:08s'affronter
27:09qui sont
27:09Lutz Kylian
27:09et James Hamilton
27:10et depuis des années,
27:12ils écrivent papier,
27:13contre papier,
27:14réfutation du contre-papier
27:15pour expliquer.
27:17Hamilton,
27:17il dit
27:17il n'y a pas de récession
27:19qui n'ait pas été déclenchée
27:21par un choc pétrolier,
27:22il rend même
27:23la progression
27:24des prix du pétrole
27:25responsable de 2008,
27:27c'est dire,
27:28et Lutz Kylian
27:28qui dit
27:29non,
27:29tous les chocs pétroliers
27:29ne se ressemblent pas
27:30et les chocs d'offres
27:32et les chocs de demandes
27:33n'ont pas les mêmes conséquences.
27:35Je suis assez du côté
27:36de Kylian,
27:37je me dis
27:37aujourd'hui
27:38on est confronté
27:39à un choc d'offres,
27:40c'est quelque chose
27:40de totalement exogène
27:41qui nous tombe dessus
27:42dans un moment justement
27:43où la progression des salaires
27:45est en train de se normaliser,
27:46les effets de second tour
27:47sont difficiles
27:48à imaginer,
27:50ça c'est un élément important.
27:51Par contre,
27:522021-2022
27:53on était en plein choc
27:54de demandes,
27:55vous pouvez aligner
27:56la dépense de l'Etat
27:56et l'inflation atteinte.
27:58L'échec,
27:58l'hélicoptère manie,
27:59c'est parfaitement aligné,
28:01on a une relation
28:02empiriquement très convaincante.
28:05Disons,
28:05donc,
28:06on verra,
28:07en plus c'est un meeting
28:08banque centrale
28:09particulièrement intéressant
28:10parce que c'est le mois de mars,
28:11on va voir la révision
28:12des podcasts.
28:12Exactement.
28:13Comment est-ce qu'on intègre
28:15cet élément-là
28:15dans les projections
28:16banques centrales ?
28:17Je n'ai pas vu
28:17quels étaient les cut-off dates
28:18pour prendre en compte
28:19les hypothèses,
28:20ce sera à voir aussi.
28:22Les semaines auparavant,
28:24on a vu le début du choc.
28:26Oui, c'est ça.
28:27Donc,
28:28un élément important
28:29à prendre en compte
28:29mais ça ne peut pas être
28:31pris pour autre chose
28:32qu'un choc temporaire
28:33à ce stade-là
28:34des opérations
28:35puisque c'est un choc d'offres
28:37généré par un élément
28:38géopolitique
28:39sur lequel on n'a pas
28:39eu ou pas d'autre.
28:40Pourquoi le marché
28:41se met à presser
28:41des hausses de taux
28:42de la BCE alors,
28:43Florian ?
28:43Alors,
28:44il l'a pricé
28:45puis il l'a dépricé
28:46puis il l'a repricé.
28:48Je préfère dire
28:49qu'aujourd'hui
28:50on price du bruit
28:51ou on price justement
28:52la confusion
28:52dont on parle depuis le début.
28:54On price du brouillard.
28:55c'est rare d'avoir autant
28:56de volatilité
28:57dans les anticipations
28:58banque centrale.
29:00On a commencé
29:02même
29:03avant de rentrer
29:03dans le choc
29:04on était sur une
29:04demi-baisse de price
29:06avant de monter
29:07sur deux hausses
29:08puis de revenir
29:09sur une hausse
29:09puis de repartir
29:10sur deux hausses.
29:11C'est quand même
29:12clairement de la volatilité
29:13pour le moment.
29:14Ce qu'on pense
29:14c'est que ce choc
29:15ce n'est pas une source
29:15de récession
29:16c'est une source
29:17de volatilité
29:18à ce stade-là
29:19des opérations.
29:20quid de l'inflation ?
29:21Je différencierais quand même
29:23parce que j'ai connu 2008
29:25et Jean-Claude Trichet
29:26la fonction de réaction
29:28de la BCE
29:28de la fonction de réaction
29:29de la Banque Centrale
29:30Américaine.
29:32La Fed était en train
29:33de baisser ses taux
29:34d'intérêt en 2007-2008
29:36pendant le choc d'inflation
29:37parce que c'était
29:38un destructeur de demandes
29:39et que ça avait été
29:40relativement bien perçu.
29:42Par contre
29:42août 2008
29:43souvenons-nous tous
29:44de cette brillante hausse.
29:46C'était juillet.
29:47C'était juillet ?
29:48Oui oui.
29:48Ah !
29:49Ça ne changeait rien
29:50un mois avant le top.
29:51Pas mal.
29:52L'ambiance est la même.
29:542011
29:54c'était relativement
29:55la même situation.
29:57C'est au top du pétrole.
29:58Le pétrole à 140-150
30:00au top du pétrole
30:01on a la hausse de taux.
30:04Et puis il faut se méfier
30:04également de la violence
30:06de la correction
30:07de la situation.
30:07C'est-à-dire
30:07si c'est vraiment transitoire
30:08et qu'une solution
30:10est trouvée
30:11ou que les 400 000
30:12d'arène suffisent.
30:13À quelle vitesse
30:14on peut revenir à l'état
30:16précédent ?
30:17Le choc
30:18à partir du moment
30:20où la demande
30:21commence à souffrir
30:21l'effet peut être
30:24particulièrement visible
30:24dans les prix.
30:26Qu'est-ce que vous attendez
30:27je ne dis pas espérer
30:28qu'est-ce que vous attendez
30:29des banques centrales
30:30la semaine prochaine Pierre ?
30:31D'abord sur des politiques
30:33je trouve qu'on raisonne
30:35beaucoup en silo
30:37sur les conflits.
30:38Et puisqu'on a tous
30:40des hypothèses
30:42je trouve qu'on a vraiment
30:44beaucoup dissocié
30:45le conflit russo-ukrainien
30:47du conflit américano-israélo-iranien.
30:50Et je trouve quand même
30:51que le soutien russe
30:52historique à l'Iran
30:54est assez faible.
30:57Si j'essaye
30:58d'essayer de recomposer
31:01le puzzle
31:02on avait quand même
31:02une administration américaine
31:04parce qu'on adore
31:05personnaliser Donald Trump
31:06mais parlons de
31:07l'administration américaine
31:08qui se démenait
31:09pour arriver
31:10à une solution
31:12politique
31:14en Ukraine.
31:16Alors je ne sais pas
31:17ce qui peut se passer
31:18mais en tout cas
31:18je me dis que
31:20les politiques
31:21étant assez cyniques
31:22si on a véritablement
31:23un problème
31:24d'approvisionnement
31:25au niveau du détroit d'Hormuz
31:26il y a possiblement
31:28une solution à l'Est
31:30qui pourrait être
31:31on peut tout imaginer
31:33Je ne sais pas
31:33ils ont déjà
31:35autorisé
31:36une forme d'assouplissement
31:37des sanctions
31:37contre le pétrole russe
31:38pour celui
31:39qui est en mer
31:41aujourd'hui.
31:42Et ça
31:42je pense quand même
31:43qu'on est sur un cap
31:44C'est pour ça
31:46que je ne suis vraiment pas
31:47c'est cynique
31:49mais je ne suis pas
31:50très inquiet
31:50je me dis
31:51que la nature
31:52a horreur du vide
31:53et que
31:55ça rentre en plus
31:56dans la résolution
31:57de la crise iranienne
31:58vous dites
31:58qu'il y a aussi
31:58un déblocage
31:59de la situation
32:01russo-ukrainienne
32:02En tout cas
32:03j'ai du mal
32:04à imaginer
32:05que l'administration
32:05américaine
32:06résonne en silo
32:07J'ai beaucoup
32:09beaucoup de mal
32:10J'ai peut-être
32:11beaucoup d'espoir
32:11mais si
32:13une situation
32:14moi je pense
32:15qu'effectivement
32:15on est dans un processus
32:16de destruction
32:18mais qui peut amener
32:19beaucoup
32:19beaucoup
32:20beaucoup de croissance
32:21donc si on arrive
32:22c'est contre-intuitif
32:24c'est pour ça
32:25que je ne suis pas
32:26très
32:27à court terme
32:28les prix du pétrole
32:29ce n'est peut-être
32:29pas le plus gros enjeu
32:30et je pense
32:31qu'on est vraiment
32:32avec
32:33je sais que
32:34ce n'est pas
32:34normal de le dire
32:35en Europe
32:36mais je pense
32:37qu'au niveau américain
32:38on a vraiment
32:39des professionnels
32:40de la géopolitique
32:41et de la politique
32:42je pense que
32:43l'administration américaine
32:44on adore la brocarder
32:45mais pour l'instant
32:47ils délivrent quand même
32:48beaucoup plus que l'Europe
32:50c'est mon côté pro-américain
32:51avec une rencontre
32:52toujours prévue
32:53et qui se prépare
32:54en ce moment même
32:54à Paris
32:55entre Donald Trump
32:56et Xi Jinping
32:57à Pékin
32:57fin mars
33:00et début avril
33:00mais en fait
33:01il ne s'est brouillé
33:01avec vraiment personne
33:02en fait
33:04c'est chaud
33:05mais il ne se brouille
33:06avec personne
33:06et curieusement
33:07en fait
33:07il parle à tout le monde
33:09il se brouille peut-être
33:10un peu avec son électorat
33:12au passage
33:12mais ça
33:13c'est vrai que
33:15c'est une course
33:17justement
33:17c'est une course
33:18c'est une course
33:19de vitesse
33:20et pas de fond
33:20maintenant
33:21sur les banquiers centraux
33:22moi je pense
33:23qu'ils n'ont aucun intérêt
33:24à aggraver la crise
33:25au contraire
33:26ils sont là
33:26pour justement
33:27éteindre
33:29les incendies
33:30donc effectivement
33:31on peut avoir
33:32une inflation
33:32temporaire
33:33j'ai beaucoup aimé
33:35le terme
33:35et on a du mal
33:37tant qu'on n'est pas
33:38encore une fois
33:39c'est vraiment
33:43les break-even
33:44d'inflation
33:44qui vont
33:45oui oui
33:45ça je suis
33:46et donc
33:46c'est ce qu'ils font
33:47faire réagir
33:48aussi les banques centrales
33:49si les anticipations
33:50décrochent
33:50c'est là où il faut
33:51pas hésiter
33:52sans doute
33:52et là
33:53c'est là où on a un métier
33:54plutôt facile
33:55on doit regarder
33:56deux notions
33:57le prix du pétrole
33:58les indexes
33:59les revenus d'inflation
34:00et tant que ça
34:02il n'y a pas de transmission
34:04les banquiers centraux
34:05seront plutôt
34:06de notre côté
34:07je pense
34:08puisque le métier est facile
34:09Olivier
34:12dans la série des parallèles
34:14on a parlé de 2028
34:162022
34:16pardon
34:17je fais un mix
34:18entre 2022 et 2008
34:19puisque c'est là
34:20où je voulais y revenir
34:22croissance américaine
34:23qui s'est quand même
34:23affaiblie en fin d'année
34:24je rappelle que le NBER
34:26date le début
34:26de la récession américaine
34:27à décembre 2007
34:29si je ne dis pas de bêtises
34:32croissance américaine
34:33néanmoins
34:33qui ralentit
34:34des prix du pétrole
34:36à 100 dollars
34:38qui sont en progression
34:39de 50-60%
34:40là sur quelques mois
34:42plus
34:43toute une série d'événements
34:45dans des marchés
34:47privés
34:48peu liquides
34:49peu lisibles
34:50et des marchés
34:52dans lesquels
34:53les particuliers
34:53se sont engouffrés
34:55aussi aux Etats-Unis
34:55je parle bien sûr
34:56du private credit
34:57est-ce que c'est
34:58une série d'ingrédients
35:00qui rappellent
35:01ou qui redonnent
35:03une mémoire
35:03quand même
35:03de ce qui s'est passé
35:05pendant cette période-là
35:07qu'on a vécu
35:07tous
35:09alors ça
35:10c'est une bonne question
35:11à laquelle je n'ai pas
35:12nécessairement envie de répondre
35:13histoire de ne pas m'en trouver
35:14dans 12 mois
35:15dans une configuration
35:16sympathique
35:17mais
35:18si
35:19écoute
35:20je pense qu'il y a plusieurs
35:21oublions 2008
35:21l'accumulation de risques
35:23là
35:23est-ce que ça représente
35:24un risque de marché
35:26plus important
35:27que ce que signale
35:27le S&P 500
35:29pour dire les choses
35:29je pense que
35:31la question
35:32elle tient
35:32dans
35:34dans
35:36le cycle
35:38du crédit
35:38où est-ce qu'on en est
35:39sur ce cycle
35:39du crédit
35:40américain
35:41et c'est une question
35:42récurrente
35:43qui
35:44récurrente
35:45et à cette question
35:46on répond
35:47de la manière
35:48suivante
35:48premier élément
35:49comme nous le savons
35:51le système financier
35:52américain
35:52est radicalement
35:53différent du système
35:54financier européen
35:55il est très très
35:56désintermédié
35:57aux Etats-Unis
35:59avec la finance
36:00de marché
36:01au sens large
36:02qui joue un rôle
36:03de financement
36:03très important
36:04et au cours
36:05de ces 15 dernières années
36:06un développement
36:07très important
36:08des marchés privés
36:09pour financer
36:11l'économie
36:12l'économie
36:13américaine
36:13donc ce rôle
36:15il est
36:17ce rôle de financement
36:19il est structurel
36:20et il a une raison
36:21d'être
36:21si je puis dire
36:22deuxième élément
36:24ce que l'on constate
36:26c'est que
36:27oui
36:27il y a des défauts
36:28sur les marchés privés
36:31sur les marchés privés
36:32comme il a pu
36:32y en avoir
36:33également
36:34sur les marchés
36:36publics
36:37donc il n'y a rien
36:38d'extraordinaire
36:38à être confronté
36:40à des défauts
36:43troisième élément
36:45ce que l'on
36:46voit
36:47c'est que
36:48pour l'instant
36:49on n'a pas
36:51de
36:52signaux
36:54on va dire
36:55majeurs
36:56de durcissement
36:57des conditions
36:57de financement
36:58on a
37:00toujours
37:00un marché
37:01du
37:02un marché
37:03du crédit privé
37:05qui semble avoir
37:06encore pas mal
37:07de ce qu'on appelle
37:07de dry power
37:08quand on regarde
37:10les marchés liquides
37:11investment grade
37:13high yield
37:13on ne voit pas
37:14de grand
37:15mouvement
37:16donc on n'a pas
37:17d'inquiétude particulière
37:18aujourd'hui
37:19on considère
37:20plutôt
37:21qu'on a
37:25des défauts
37:26qui ne sont pas
37:27systémiques
37:28et qui ne sont pas
37:29de très grande
37:31ampleur
37:32on reste dans
37:33la vie du cycle
37:34du crédit
37:35normal
37:36ça serait plutôt
37:36notre analyse
37:37aujourd'hui
37:37c'est de considérer
37:38qu'on est dans
37:40dans un
37:41oui dans la vie
37:43du cycle du crédit
37:44normal
37:44ça retient sans doute
37:46bien plus
37:47l'attention
37:48aujourd'hui
37:49qu'hier
37:50parce que
37:51ce marché
37:52du crédit privé
37:53s'est énormément
37:55développé
37:55et il a été
37:57également
38:01proposé
38:01à des investisseurs
38:03particuliers
38:05qui pouvaient
38:06ne pas nécessairement
38:08connaître
38:08cette classe
38:09d'actifs
38:10et dès lors que
38:10ce type d'investissement
38:12tombe dans le domaine
38:13public si je puis dire
38:14il fait l'objet
38:15d'une communication
38:15d'une communication
38:17plus large
38:18plus large
38:20donc c'est notre analyse
38:21c'est notre analyse
38:22aujourd'hui
38:23et on n'est pas
38:24particulièrement inquiet
38:25et nous ne pensons pas
38:26qu'on est en train
38:26de basculer
38:27dans un risque
38:28systémique
38:29à ce sujet là
38:30mais évidemment
38:31c'est à monitorer
38:33évidemment
38:33c'est un risque
38:34au fil de l'eau
38:35voilà une solution
38:36est-ce qu'il faut avoir peur
38:37des cafards
38:38à ce stade
38:39ou pas
38:40Florian
38:40est-ce que le degré
38:42de vigilance
38:42a augmenté quand même
38:43par rapport à ces marchés
38:44de crédit
38:44ces 2 trillions de dollars
38:46aujourd'hui
38:47alors ça n'en fait pas
38:48le plus gros marché du monde
38:49mais porté par beaucoup
38:51de croissance quand même
38:51ces dernières années
38:52aux Etats-Unis
38:53absolument
38:53pour qu'il y ait des défauts
38:55historiquement
38:55il faut qu'il y ait
38:56un ralentissement du cycle
38:57quelle que soit la raison
38:58qui explique le ralentissement
38:59du cycle
39:00ça peut être un choc pétrolier
39:01encore une fois
39:02comme ça peut être
39:03une augmentation
39:04des taux
39:05organisée par la banque centrale
39:06il y a plein
39:06généralement
39:07c'est plein de facteurs
39:08qui vont se mélanger
39:08qui vont créer
39:09cette tendance à la baisse
39:12on regarde les derniers ISM
39:14on n'y est pas du tout
39:15on arrive dans le deuxième mois
39:16consécutif
39:17où on a une progression
39:18de l'ISM manufacturier
39:20qui est cet indicateur avancé
39:21du cycle manufacturier américain
39:23alors maintenant
39:24il ne vaut plus grand chose
39:25puisque la partie manufacturière
39:26de l'activité économique
39:27est relativement faible
39:28mais c'est plutôt
39:29le canari
39:30à suivre
39:31en général
39:31les services se portent bien
39:33l'industrie
39:34manufacturière
39:35se porte également
39:36pas mal
39:36au-delà des chiffres
39:37de croissance globaux
39:38vous dites
39:38il y a quand même
39:39des forces sous-lachantes
39:40dans l'économie américaine
39:41ou qui restent résilientes
39:43voire qui sont
39:44pour certaines d'entre elles
39:45peut-être en train
39:46de s'améliorer
39:47une partie de l'explication
39:49aux chiffres décevants
39:50sur le PIB
39:51c'est une moindre participation
39:52de l'Etat
39:53à la croissance
39:54on ne peut pas non plus
39:55penser que ce soit
39:56vraiment le moment
39:58de vérité
39:59pour le cycle américain
40:01de ce fait
40:02l'inflation
40:03elle reste relativement correcte
40:05on a un marché de l'emploi
40:07qui est quand même
40:07dans l'ensemble
40:08plutôt tendu
40:09oui on a eu
40:10un chiffre décevant
40:11il va falloir
40:12lorsqu'on était
40:13fin 2007
40:14on avait un faisceau
40:16de signaux convergents
40:17c'était plus visible
40:17pointant vers un ralentissement
40:19pas une récession
40:20mais on a enregistré
40:22des signaux marqués
40:22d'un ralentissement
40:23et quand on bascule
40:25de décembre à janvier
40:26de 2008
40:27c'est là qu'on va commencer
40:28à avoir des chiffres
40:29très très décevant
40:30d'ailleurs
40:30c'est pas l'emploi
40:31qui pointe
40:32à la récession
40:33ce sont justement
40:33les enquêtes manufacturières
40:35et dans les services
40:35qui pointent vers
40:36un affaissement
40:37de l'activité économique
40:38l'emploi est plutôt
40:38la dernière des valeurs
40:39qui va réagir à ça
40:41on commence à licencier
40:42des gens
40:42quand on est vraiment
40:43bien sûr
40:43que le choc de demande
40:44négatif
40:45est plutôt
40:46est transitoire
40:47mais
40:49avec une temporalité
40:50étendue
40:52clairement
40:52aujourd'hui
40:53on n'en est pas là
40:54on a un Japon
40:55qui se porte bien
40:56on attend encore
40:57un cycle
40:58de l'infrastructure
40:59on a une Europe
41:00qui est l'Allemagne
41:01l'Europe
41:02on a le cycle
41:03du CAPEX
41:03aux Etats-Unis
41:04d'ailleurs
41:04je serais peut-être
41:05même plus inquiet
41:06de ce cycle
41:06du CAPEX
41:07avec le renchérissement
41:08des matières premières
41:10parce que ça va être
41:10une des questions
41:11qu'on va se poser
41:12est-ce que c'est encore
41:13rentable à ce niveau-là
41:14évidemment
41:14probablement oui
41:15mais en tout cas
41:16on a mangé un peu
41:17de la rentabilité
41:17de l'étude
41:18dans l'investissement
41:19de ces projets-là
41:20donc on a un cycle
41:22porté par l'investissement
41:23je pense qu'il faut
41:23vraiment regarder
41:24l'investissement
41:24ça fait une troisième
41:25variable à suivre
41:28bien plus peut-être
41:29que la consommation
41:30qui aujourd'hui donne peu
41:31de signes d'affaissement
41:32Gardez la parole
41:32et puis tour de table
41:33alors on augmente
41:35le niveau des couvertures
41:36c'est ce que j'ai compris
41:37est-ce qu'il y a quand même
41:37des décisions
41:38des arbitrages
41:41à faire
41:41à prendre
41:42c'est principalement
41:44de notre fonds multi-assets
41:45pour le road
41:45comme ça on a une vision
41:46assez claire
41:47on a réduit en partie
41:48la voilure
41:48c'est-à-dire qu'on a réduit
41:49le levier
41:50l'exposition totale
41:51qu'on a dans le marché
41:51de 175% à 160%
41:54donc c'est pas énorme
41:55on est revenu
41:55sur notre régime de croisière
41:56tout simplement
41:57et on est assez content
41:58en fait
41:59d'avoir aujourd'hui
42:00des stratégies
42:01qu'on dit convexes
42:02vous savez
42:02des stratégies de volatilité
42:03qui nous permettent
42:04qui ont absorbé
42:06une partie du choc
42:06et puis
42:07ces bonnes vieilles
42:08matières premières
42:10qu'on a
42:11à hauteur
42:11d'à peu près
42:1210% de notre risque
42:13et qui
42:15l'énergie monte bien
42:16mais j'ai l'impression
42:16que la partie metals
42:17par exemple
42:18est moins dynamique
42:20dans cette phase
42:21de marché là
42:22mais j'ai envie de dire
42:23attendons que l'énergie
42:24reste à 100$
42:25pendant un mois
42:27et on commencera ensuite
42:28à rediscuter
42:28des effets
42:30justement de second tour
42:30qu'on peut trouver
42:31à l'intérieur
42:32justement des matières premières
42:33en tout cas
42:33ces matières premières
42:34elles sont
42:35dominées par l'énergie
42:36et on va dire
42:389 années sur 10
42:39on est déçu
42:39mais la 10ème année
42:40on est très content
42:41de les avoir
42:41quand on passe en revue
42:42les positions
42:43dans des portefeuilles
42:45un peu globaux
42:46Pierre
42:46où sont
42:47les convictions
42:48les plus fortes
42:49dans un moment
42:50géopolitique
42:51comme celui-là
42:52alors sur les fonds
42:54multiactifs aussi
42:56autant on n'avait pas
42:57du tout anticipé
42:58la guerre
42:59mais autant
43:00on était très court
43:01en duration
43:01et ça
43:02ça aide
43:02véritablement bien
43:04en fait
43:05ce qu'on remarque
43:05c'est que
43:06les actifs
43:07les plus risqués
43:09c'est depuis
43:102022
43:11les empreintes d'Etat
43:12en vrai
43:12et la duration
43:13et tout ce qui est
43:14plutôt moins risqué
43:15c'est tout ce qui est
43:16à fort rendement
43:18donc le rendement
43:19les émergents
43:20en dette
43:22bien sûr
43:23et ça on aime beaucoup
43:24et c'est vrai que ça
43:25a pas mal amorti
43:27les portefeuilles
43:28si on regarde
43:29les actions
43:30moi je trouve que
43:30les indices
43:32notamment américains
43:33sont assez rationnels
43:34mais on a
43:36beaucoup
43:36beaucoup de volatilité
43:38à l'int
43:38sur des titres
43:39donc au niveau
43:40idiosyncratique
43:41mais pas du tout
43:41au niveau des indices
43:42qui sont quand même
43:44bien sûr
43:44ils tankent
43:45mais c'est pas non plus
43:46on n'est pas du tout
43:47en liberation day
43:48donc sur la partie action
43:49on n'a pas fait grand chose
43:50en revanche
43:53le débat
43:54sur le private credit
43:56en fait tout ça
43:57a été vendu
43:58parce que
43:59les gens aiment
44:00de moins en moins
44:00la volatilité
44:01et ça serait quand même
44:02incongru que la volatilité
44:03soit sur du private asset
44:05plutôt que sur
44:06des actifs listés
44:08bah oui
44:09mais bon
44:09c'est vrai que pour l'instant
44:11les actifs listés
44:11dans un monde
44:12les liquidités
44:13bénéficient d'une prime
44:14peut-être qu'on retrouve aussi
44:16une forme de prime
44:17à la liquidité
44:17à certains moments
44:18et là on sent
44:19que la liquidité
44:20est vraiment importante
44:21ouais ouais
44:21bon Olivier
44:23sur les décisions
44:24d'apprendre
44:25ou pas d'ailleurs
44:26on reste calme
44:27ouais
44:27garder la tête froide
44:28déjà
44:28on garde la tête froide
44:29on évite de gesticuler
44:32et de bouger tous les jours
44:33et de suivre
44:35ce brouillard
44:36de la guerre
44:37premier élément
44:38deuxième élément
44:39on est plus à la recherche
44:41d'opportunités
44:41sur des thématiques structurelles
44:44on parlait de l'investissement
44:45en particulier
44:46dans les pays
44:47dans les pays développés
44:48qui est une thématique
44:49très forte
44:50pour les prochaines
44:51pour les prochaines années
44:53la philosophie
44:54c'est quand même plutôt
44:55un buy the deep
44:56aller chercher
44:57des points d'entrée
44:57sur des thèmes
44:58ou des convictions
44:59qu'on porte
45:00plutôt que de se préparer
45:01à appuyer sur
45:02le bouton de vente
45:03on est plus
45:04dans cette logique là
45:04voilà
45:05exactement
45:05merci beaucoup messieurs
45:07merci d'avoir été
45:07les invités
45:08de Planète Marché
45:08ce soir
45:09Olivier Rangard
45:10Neuflize
45:10OBC
45:11Pierre Bismuth
45:12Myria
45:12Asset Management
45:13et Florian Rielpau
45:14Lombard Odiayem
45:15étaient nos invités
45:27Le dernier quart d'heure
45:28de Smartbourg
45:28chaque soir
45:29c'est le quart d'heure
45:29thématique
45:30une fois par mois
45:31nous faisons un point
45:32d'actualité
45:33un point d'étape
45:33sur les derniers développements
45:35au sein de l'industrie
45:35ETF
45:36avec les équipes
45:37d'Alteis
45:38c'est son directeur
45:38des investissements
45:39qui est à mes côtés
45:40en plateau
45:40Olivier Maltest
45:41bonsoir Olivier
45:42bonsoir Grégoire
45:43merci beaucoup
45:43d'être là
45:45regardons déjà
45:46on aura l'occasion
45:47de parler
45:47ce qui s'est passé
45:48sur les dernières journées
45:50notamment en termes
45:51de flux
45:51à travers
45:52cette industrie
45:53ETF
45:54que vous surveillez
45:55mais prenons quand même
45:57ce qui s'est passé
45:57sur le mois de février
45:58c'est l'objet de ce rendez-vous
46:00et comme on le disait
46:00juste avant dans l'émission
46:02l'année
46:03jusqu'au 28 février
46:05avait plutôt bien démarré
46:06tout à fait
46:06alors on a encore
46:07un très bon mois de février
46:0846 milliards
46:09de souscriptions
46:10sur les ETF
46:11globalement en Europe
46:12sur le mois de février
46:13donc c'est un peu moins
46:13que janvier
46:14mais c'est un record 48
46:15donc 46
46:16c'est encore très très fort
46:17et en guise de comparaison
46:19sur l'année référence
46:20qui est l'année dernière
46:21on fait quand même
46:2250% de plus globalement
46:23depuis le début de l'année
46:24en termes de collecte
46:25donc encore un très très bon mois
46:27un mois très solide
46:28sur le mois de février
46:28les actions
46:29ont battu
46:30un nouveau record
46:3138,8 milliards
46:32globalement
46:33de collecte net
46:34on avait 37,5 en janvier
46:35c'était le précédent record
46:37donc nouveau record
46:38côté actions
46:39sur les obliques
46:40c'est 8,3
46:41donc c'est 30% de moins
46:42que sur le mois de janvier
46:44mais quand on regarde
46:45la moyenne
46:46sur toute l'année 2025
46:47de chaque mois
46:48c'était plutôt 6,6
46:49donc globalement
46:50c'est encore très très soutenu
46:51et c'est sur les matières premières
46:53sur les comos globalement
46:54où on a 1,2 milliard de rachats
46:56donc les rachats
46:57accélèrent encore
46:58par rapport à janvier
47:00c'est essentiellement
47:01sur les métaux précieux
47:02notamment l'or et l'argent
47:04l'énergie
47:05sur le mois de février
47:06enfin sur le pétrole
47:07400 millions de souscriptions
47:08globalement
47:09donc c'est vraiment
47:09sur les métaux précieux
47:11qu'on peut attribuer
47:12à des prises de profit
47:13j'imagine
47:13oui c'est ça
47:14tout à fait
47:16comment
47:16oui
47:17et alors
47:17vous intégrez aussi
47:18intéressant
47:19des classes d'actifs
47:21alors il y a
47:21des classes d'actifs alternatifs
47:22je veux bien qu'on définisse
47:23et puis multi-assets
47:24alors multi-assets
47:25oui exactement
47:26multi-assets
47:26et on voit
47:27qu'il y a quand même
47:27beaucoup d'émetteurs
47:28qui sortent des produits
47:30qui sont déjà
47:30actions, obligations
47:31des otaires
47:31d'allocations d'actifs
47:32exactement
47:33pour venir concurrencer
47:34bien sûr
47:35concurrencer ce qu'on fait nous
47:36nous
47:36c'est une bonne guerre
47:38et donc pour notamment
47:40pour les CGP
47:41pour les gens qui veulent
47:41directement investir
47:42avec des profils prudents
47:43équilibrés ou dynamiques
47:44c'est la rencontre du succès
47:46oui c'est normal
47:47et côté alternatif
47:49c'est tout ce qui va rajouter
47:50des options
47:50tout ce qui va avoir
47:51des profils un peu différents
47:52tout ce qui va être
47:53le vrai de G
47:53qui va être sous-pondéré
47:54donc on les met
47:55et donc c'est des marchés
47:57qui sont à leur début
48:00on peut le dire là
48:01oui et puis c'est toujours
48:01anecdotique
48:02alors il y a toujours
48:02des essais
48:03globalement
48:04c'est de rajouter
48:04des options aussi
48:05de faire des schémas
48:06un petit peu équivalents
48:08aux produits structurés
48:08mais évidemment
48:09beaucoup moins chers
48:09mais ça reste évidemment
48:11des parts de marché
48:11très très faibles
48:12on reparlera des ETF actifs
48:14qui sont assez de plus
48:15on voit aussi
48:15que ça a du mal
48:16à globalement en progresser
48:17et on prend vraiment
48:18ce panorama
48:19un peu global
48:20si on regarde
48:21les grandes classes d'actifs
48:22actions obligations
48:23comment c'est réparti
48:24alors les 38 milliards
48:26de collectes
48:27plus même sur les actions
48:29est-ce que toutes les zones
48:30géographiques
48:31est-ce que tous les styles
48:32en ont profité là
48:32alors toutes les zones géographiques
48:34sont en collecte positive
48:35ce qu'on note
48:36alors il y a toujours
48:36évidemment à tout ce qui va être
48:38mondial globalement
48:39qui collecte le plus
48:40mais après c'est
48:41encore une fois
48:42l'Europe
48:42et les marchés émergents
48:44pour avoir une idée
48:45sur la zone euro
48:46on a 9 milliards
48:46globalement de collectes nettes
48:48sur le mois
48:48les Etats-Unis
48:49sont encore très très faibles
48:51en relatif
48:51parce que c'est 4 milliards et demi
48:52donc c'est environ
48:53la moitié des flux
48:53uniquement actions
48:54ils ont été spécifiquement
48:56sur les actions américaines
48:57par rapport aux actions
48:59en euros
49:00donc c'est toujours
49:01très très fort
49:01la tendance qu'on voyait
49:02depuis le début d'année
49:03même depuis plusieurs mois
49:04sur les marchés émergents
49:05et surtout sur la zone euro
49:06RSI encore très forte
49:08sur le mois de février
49:08pour l'idée de diversifier
49:10de sortir des actifs en dollars
49:11en partie
49:12exactement
49:12et en termes de thèmes
49:14ou de secteurs
49:15dividendes small cap
49:17ont collecté
49:17de manière relativement importante
49:19et puis la banque
49:21sur le mois de février
49:22et la défense
49:23toujours
49:23avait continué
49:24à collecter
49:25sur le mois de février
49:26bon des thématiques
49:27où l'Europe est forte
49:28en plus
49:28banque et défense
49:30sur la partie obligataire
49:32qu'est-ce qu'il y a de notable
49:33derrière les 8 milliards
49:34et quelques
49:35de collectes
49:35de février
49:36ce qui est notable
49:37c'est que ça se porte
49:38géographiquement surtout
49:39sur les obligations européennes
49:41de la zone euro
49:41encore une fois
49:42on a des rachats
49:43sur la partie vraiment
49:44spécifiquement US
49:45si on regarde
49:45tout compris
49:47géographiquement
49:47on a un milliard de rachats
49:48en gros
49:49sur les ETF
49:50sur les obligations américaines
49:51le souverain
49:52très très fort
49:534 milliards 7
49:54l'IG aussi
49:55un milliard
49:56donc voilà
49:57les obligations d'entreprise
49:58bien notées
49:59ont aussi collectées
49:59c'est plus faible
50:00sur le mois de février
50:01sur le high yield
50:02un peu plus de prudence
50:04mais des collectes
50:04quand même positifs
50:06globalement
50:06ça ce sont les dynamiques
50:08donc du 1er février
50:09au 28 février
50:10vous avez
50:11des données
50:12qui vont jusqu'au 10 mars
50:14jusqu'à mercredi
50:15jusqu'à mercredi
50:16donc sur les 10 premiers jours
50:18de la crise iranienne
50:20quels sont les constats
50:21que vous pouvez
50:21c'est intéressant
50:22de regarder
50:22si les tendances
50:23bougaient ou pas
50:24globalement
50:25donc la collecte
50:26reste positive
50:27évidemment
50:27sur les ETF
50:28on sent quand même
50:28un petit fléchissement
50:29parce qu'on a un peu
50:30plus de 7 milliards 6
50:31globalement
50:32donc sur
50:32sur 10 jours
50:33si on a rondi
50:34on va être à 8 ou 9
50:35aujourd'hui
50:36donc sur la moitié du mois
50:37quelque chose comme ça
50:37donc on voit que
50:38pour l'instant
50:39le rythme
50:39c'est un peu calmé
50:41certainement un peu
50:42d'attentisme
50:43on a toujours
50:44de la collecte positive
50:44sur les actions
50:45obligataires
50:46ça décollecte
50:47un petit peu
50:47alors après
50:48c'est vraiment
50:48sur 2-3 ETF
50:50donc c'est pas forcément
50:51très significatif
50:53les commodities
50:54les matières premières
50:55continuent de collecter
50:56900 millions
50:57pardon
50:57on recollecte
50:58globalement
50:59et c'est sur
51:00les métaux précieux
51:01tout ce qui va être
51:02énergie
51:02sur les matières premières
51:03décollecte un petit peu
51:04et ce que j'ai trouvé
51:05étonnant moi
51:06en termes de flux
51:06parce que je m'attendais
51:07à ce que les actions
51:08américaines du coup
51:09aient un peu plus
51:10de collecte
51:12parce qu'on a vu
51:12qu'ils avaient mieux
51:12résisté
51:13plus défensifs
51:14ils avaient mieux
51:15résisté sur le début
51:15du choc
51:16en fait on revoit
51:17toujours les mêmes
51:17tendances
51:18pour l'instant
51:18donc actions au neuro
51:19émergent
51:21et ce qui décollecte
51:23globalement
51:23c'est plutôt
51:24les US
51:25toujours les actions américaines
51:26cette fois
51:26et la Chine
51:27donc on voit vraiment
51:28spécifiquement
51:29et en termes de secteur
51:30on a l'énergie
51:32globalement
51:32qui collecte
51:33et la défense
51:33et par contre
51:34en décollecte
51:35contrairement au mois de février
51:36on a les bancaires
51:37les financières
51:37là qui décollectent
51:39relativement fortement
51:40donc non seulement
51:40il n'y a pas de rupture
51:41il y a peut-être une forme
51:42d'inertie aussi
51:42dans les tendances
51:44il y a un petit peu
51:45sur le côté sectoriel
51:46c'est-à-dire que
51:46banque finance
51:47on voit que ça décollecte
51:48la consommation
51:49on voit que ça décollecte aussi
51:50mais par contre
51:51c'est vrai que
51:52sur la défense
51:52ça reste évidemment
51:53très fort
51:55mais par contre
51:56géographiquement
51:57pas de changement
51:59et même une décollecte
52:00sur les actions américaines
52:01ce qui m'a un peu surpris
52:02moi sur ce
52:03c'est vrai que
52:03sur la séquence
52:04de crise iranienne
52:06sur les premiers jours
52:07en tout cas
52:07c'est ce qu'on a vu
52:07c'est d'abord l'Asie
52:09qui a été le plus affectée
52:10ensuite l'Europe
52:11et loin ensuite
52:12les Etats-Unis
52:13qui ont affiché
52:14une forme de résilience
52:16jusqu'aux dernières séances
52:17que dire
52:18c'est obligataire
52:19juste pour finir
52:19ce qui est intéressant
52:20c'est que le segment
52:21qui collecte quand même
52:22sur l'obligataire
52:22même si globalement
52:23ça décollecte
52:24c'est vraiment
52:24le segment court terme
52:25donc on voit
52:26qu'il y a une tentative
52:27de réduire la duration
52:29globalement
52:30les émissions souveraines
52:31les ETF souverains
52:32ont tendance à décollecter
52:33c'est vraiment le court terme
52:34donc on voit que
52:35le côté un petit peu
52:36safe haven
52:36côté obligataire
52:37c'est vraiment le court terme
52:38avec la volonté
52:39certainement de réduire
52:40la duration
52:41et potentiellement
52:41aller dans des ETF cash aussi
52:42et des rendements
52:43à court terme
52:44qui sont bien remontés
52:45en plus avec des anticipations
52:48de banques centrales
52:49qui sont un peu prises
52:49un peu prises à revers
52:51on verra ce que les banques centrales
52:52nous disent la semaine prochaine
52:53un mot du thème ESG
52:55là vous dites
52:55ça fait deux mois
52:56qu'on collecte plus
52:57que les encours sur l'ESG
52:58on collecte un peu plus
52:59à peu près de 20%
53:00et c'est surtout un retour
53:01donc on est plutôt content
53:03de revoir des flux
53:04revenir sur l'ESG
53:05deux mois de suite
53:07globalement
53:07c'est relativement faible
53:09encore sur les actions
53:0915% verront des flux
53:11sur les ETF actions
53:12ont été vers l'extra financier
53:14donc vers de l'ESG
53:14donc c'est moins
53:15l'ordre de grandeur
53:16c'est environ 20% d'encours
53:18par contre sur l'obligataire
53:20c'est relativement fort
53:2150% des flux
53:22ont été sur des ETF obligataires
53:23prenant en compte
53:24des critères extra financiers
53:26et donc voilà
53:28donc c'est un retour
53:28ça fait deux mois de suite
53:29où on a l'impression
53:30on espère que l'année 2026
53:31sera une année plus ESG
53:33et que les flux reviendront
53:34il y a eu beaucoup de changements
53:36aussi dans les ETF
53:37il y a eu beaucoup de tentatives
53:38aussi de faire des ETF
53:39qui essayent de réduire
53:41la tracking error
53:42par rapport à des indices
53:43ne prenons pas en compte l'ESG
53:44donc ça fait des flux
53:45aussi relativement importants
53:46et des investisseurs
53:48qui reviennent
53:48en tout cas pendant deux mois
53:50deux mois de suite
53:50sur ces marchés
53:52ces tendances
53:53qui sont se faire depuis
53:54c'est pas tout l'ESG
53:55oui c'est ça
53:55c'est pas tout l'ESG
53:56mais le thème Clean Energy
53:58par exemple
53:58est un thème qui revient
54:01en vogue
54:02depuis quelques mois
54:03et notamment
54:04depuis le début de l'année
54:04sur le podium
54:06des émetteurs
54:07est-ce qu'il y a là aussi
54:08des éléments particuliers
54:10à signaler
54:10au-delà du fait que
54:11BlackRock reste leader
54:13voilà
54:13on a vraiment
54:15un mois
54:15un mois de février
54:17classique
54:17c'est-à-dire qu'on a
54:18BlackRock
54:19Amundi
54:19des WS
54:20donc les trois positions
54:21sont un peu figées
54:22exactement
54:22des WS
54:23c'était pas troisième
54:24depuis le début de l'année
54:25donc là ils sont bien revenus
54:26ils sont revenus à la place
54:27si on regarde les encours
54:28globaux
54:29où ils devraient être
54:30donc pas vraiment de surprise
54:31on a ensuite
54:32UBS et State Street
54:33qui du coup
54:34normalement sont sixième
54:35et septième
54:35en termes d'encours
54:36donc ils font plutôt
54:37un bon mois de février
54:39globalement
54:39ce qu'on peut noter
54:40c'est Invesco
54:41qui a une forte décollecte
54:43alors ils sont sixième
54:44en termes d'encours
54:44donc c'est un gros acteur
54:46y compris en Europe
54:47mais ils sont
54:48ils ont un milliard
54:49de décollecte environ
54:50alors c'est très spécifique
54:51c'est-à-dire qu'ils décollectent
54:53sur un produit
54:54qu'ils avaient sur l'or
54:55relativement gros
54:56donc il y a eu des décollectes
54:57assez importantes sur l'or
54:58et puis sur les actions US
54:59où évidemment
54:59ils sont très présents
55:00notamment le Nasdaq
55:01ou S&P 500
55:02où ils ont
55:03ces trois
55:04annexations
55:05qu'on décollectait
55:06donc un mois un peu plus dur
55:07en tout cas sur Invesco
55:09c'est vraiment ce qu'on peut noter
55:10sur les flux
55:10par de marché
55:11ça bouge pas vraiment
55:13vous savez
55:14on garde un peu
55:14le match dans le match
55:15pour essayer de trouver
55:16quand même des choses
55:16à regarder
55:17sur l'évolution
55:17des parts de marché
55:18donc c'est quoi Amundi
55:19DBS par exemple
55:20ça c'est un match
55:20non c'est pas un match
55:22d'accord
55:22c'est plus cinquième place
55:26globalement
55:27entre UBS et Invesco
55:28donc là Invesco
55:29faisant un mois difficile
55:29ça s'écarte un petit peu
55:30et après il faut descendre
55:32plutôt 9ème 10ème
55:33entre BNP
55:36et WisdomTree
55:37il y a vraiment
55:38deux schémas différents
55:39BNP très fort
55:40sur l'ESG
55:41WisdomTree très fort
55:42sur les thématiques
55:43et donc c'est un peu
55:44les deux matchs
55:45c'est les deux choses
55:46qu'on regarde
55:47dans ce 10 ans
55:47potentiellement
55:48on verra des acteurs
55:49changer de place
55:50sur des acteurs
55:51de premier plan
55:51un mot rapide
55:52des ETF actifs
55:53vous dites ça décolle pas
55:54pourtant tout le monde
55:55en parle
55:55oui alors
55:56l'offre décolle
55:58la demande
55:59un peu moins
56:00on a
56:01et puis on a un mois de février
56:02relativement faible
56:03on est à moins de 5%
56:04des flux
56:05globalement
56:05qui ont été sur des ETF actifs
56:07contre 7 sur le mois de janvier
56:08c'est toujours un peu
56:09supérieur aux encours
56:10on a 3% d'encours
56:12sur les actions
56:13et 3,8%
56:14sur les obligations
56:15donc c'est toujours
56:15au-dessus des encours
56:16donc ça prend des parts de marché
56:17c'est vrai
56:18après c'est
56:19voilà
56:19c'est encore
56:20ça va progressivement
56:22ça va doucement
56:22et c'est toujours plus important
56:24sur les ETF obligataires
56:25environ 8% des flux
56:27sur les ETF actifs
56:28par rapport aux ETF actions
56:29on est en dessous de 4%
56:30donc c'est toujours
56:31beaucoup plus obligataire
56:33qu'est-ce qu'on peut dire
56:34des lancements de produits
56:35il nous reste
56:35une grosse minute là
56:37Olivier
56:37alors je vais très vite
56:3935 lancements
56:40donc encore
56:40très important
56:42mois dynamique
56:4321 actions
56:4314 obligataires
56:46deux choses sur les actions
56:47peut-être qu'on peut retenir
56:48BlackRock
56:49qui continue à émettre
56:50des ETF
56:51en réplication synthétique
56:53ce qui n'était vraiment pas
56:54son savoir-faire initial
56:55sur de la couille
56:56et sur de l'émergent
56:57donc il continue
56:57à développer
56:59sur un thématique
57:00peut-être
57:00Wisdom Tree
57:01on en a parlé tout à l'heure
57:02mais ils ont sorti
57:03au mois de février
57:04un ETF
57:05sur la thématique
57:05intelligence artificielle physique
57:07avec les drones
57:08et les phénomènes
57:08notamment
57:09donc voilà
57:10intéressant à regarder
57:11côté obligataire
57:13ce que je trouvais intéressant
57:14donc il y a essentiellement
57:15des émissions souveraines
57:16sur Amundi
57:17qui a sorti
57:18une obligation souveraine
57:19mondiale
57:20hors Etats-Unis
57:21c'est pour ça
57:22que j'ai trouvé ça intéressant
57:23on commence à avoir
57:25des produits
57:25qui excluent
57:26les Etats-Unis
57:27par renforcer
57:28le poids du dollar
57:29dans les allocations
57:30par exemple
57:30exactement
57:30bon
57:33comment vous arbitrez
57:34la situation là
57:35quelles sont les décisions
57:36que vous avez pu prendre
57:37ou ne pas prendre
57:38d'ailleurs
57:38peut-être
57:38dans un moment
57:39comme celui
57:40de la crise iranienne
57:41j'entends
57:41alors on a
57:43nous on était
57:43surpondérés
57:44actions américaines
57:45et sous-pondérés
57:46sur la zone euro
57:47donc on a plutôt
57:47bien traversé
57:48la première partie
57:49la première semaine
57:50en tout cas
57:51on était plutôt
57:52bien positionnés
57:53on a néanmoins
57:54pris des profits
57:55c'est-à-dire qu'on était
57:55sur les profils diversifiés
57:57on était équilibrés
57:58donc 50-50 actions
57:59on a minoré
58:01le poids des actions
58:02à 45
58:03on n'a pas rajouté
58:04les obligations
58:04on a mis
58:05plutôt du cash
58:065% de cash
58:07et puis même
58:08sur la partie obligataire
58:09on a mis un petit peu
58:09de cash
58:10on n'est pas plus inquiet
58:11que ça
58:11par contre
58:12on pense que le marché
58:13est encore très conciliant
58:14on peut avoir
58:15des mauvaises surprises
58:15et on pense qu'un scénario
58:17à la 2022
58:18même si c'est vraiment
58:18pas notre thème
58:19parce qu'on pense que
58:19c'est la situation
58:20totalement différente
58:21mais en tout cas le marché
58:22commence à se dire
58:25que potentiellement
58:26ça ressemble à la Russie
58:28et l'Ukraine
58:29choc énergétique
58:30donc on préfère être prudent
58:32et voir un petit peu
58:33ce qui se passe
58:34donc pas d'anxiété
58:35pas d'inquiétude
58:36mais on protège un peu
58:37les portefeuilles
58:38au cas où le marché
58:39s'inquiéterait beaucoup plus
58:40merci beaucoup Olivier
58:41merci d'être avec nous
58:42chaque mois
58:43pour ce thème des ETF
58:45et nous accompagner
58:46dans le développement
58:47de cette industrie
58:48Olivier Malteste
58:49le directeur des investissements
58:50d'Alteis
58:50était l'invité
58:51de ce dernier quart d'heure
58:52de Smart Bourse
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