- il y a 18 heures
Ce jeudi 26 mars, Sandra Gandoin a reçu Philippe Delaunay, intermédiaire en cessions d'entreprises, Philippe Fourquet, président de la Fédération des Associations 60 000 rebonds, et Thierry Meillat, avocat associé chez Hogan Lovells, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, transmission, les règles.
00:11Sandra Gondoy.
00:12Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle émission BFM Entreprises,
00:17l'émission qui plonge au cœur de la vie des boîtes tout au long de la semaine.
00:21Vous le savez, lundi on parle de leadership, le mardi des outils RH, le mercredi de croissance
00:25et le jeudi de transmission.
00:28C'est le cas aujourd'hui, une transmission qui s'est faite à la suite, une levée de fonds manqués.
00:33Quel impact sur l'entreprise, sur son patron, comment s'est passée la reprise ?
00:37Où en est le patron aujourd'hui ?
00:39C'est un partage d'expérience, cette émission qui s'adresse à vous.
00:43Et on en parle aujourd'hui avec mes invités.
00:45Philippe Fourquet, président de la Fédération des Associations, 60 000 rebonds.
00:50Philippe, vous êtes aussi l'auteur de ce livre,
00:52« Les pouvoirs de l'échec » chez Petit à Petit.
00:56Merci d'être avec nous.
00:57C'est toujours très important, cette notion d'échec.
01:00Philippe, on en parle très souvent dans cette émission.
01:02Je ne suis pas le seul auteur.
01:04C'est un travail collectif, une quinzaine de bénévoles
01:06qui ont décidé à un moment de prendre à bras le corps le sujet
01:11en disant qu'il faut faire changer le regard sur l'échec dans notre pays.
01:14Pas uniquement sur l'échec entrepreneurial, mais l'échec au sens large.
01:18Et quoi de mieux qu'une bande dessinée, un ouvrage illustré,
01:21pour parler aux plus jeunes et leur montrer qu'après l'échec, il y a le rebond.
01:25Il y a toujours le rebond.
01:27Et ce rebond est d'autant plus fort qu'on attirait les enseignements
01:30de ce qu'il y a pu se passer avant.
01:31Voilà.
01:31Et donc, c'est cette BD que je tiens, « Les pouvoirs de l'échec »,
01:35qui est très, très intéressante.
01:37À vos côtés, Philippe Delonnet est avec nous.
01:39Vous êtes intermédiaire en session d'entreprise.
01:41Bonjour Philippe.
01:41Ravie de vous accueillir dans cette émission.
01:44Et pour les questions juridiques, Thierry Meillat nous accompagne,
01:46avocat associé chez Hogan Nevels.
01:47Bonjour Thierry.
01:48Bonjour Samba.
01:48Ravie de vous avoir.
01:49Également BFM Entreprises.
01:51On parle de transmission.
01:52C'est parti.
01:53Le témoignage.
01:54Le témoignage.
01:55Je commence par vous, Philippe Delonnet.
01:57Vous êtes aujourd'hui, on l'a dit, intermédiaire en transaction d'entreprise
02:00et de fonds de commerce.
02:01Vous êtes consultant depuis 9 ans.
02:03Mais avant cela, vous avez eu une vie.
02:05Vous avez créé.
02:06Vous avez développé une entreprise qui fabriquait des automates de laboratoire.
02:11Racontez-nous un petit peu ses débuts et cette entreprise.
02:14Ce que c'était ?
02:15Alors déjà, c'était un univers que je connaissais bien
02:17puisque après la sortie de mes études, j'étais rentré dans ce monde de la santé.
02:21Et donc, j'avais travaillé en tant que cadre dirigeant dans des entreprises,
02:25des PME françaises qui étaient leaders dans ce domaine au niveau européen et mondial.
02:31Et puis à l'âge de 37 ans, j'ai décidé moi-même de continuer le travail que je faisais,
02:37mais en créant mes propres produits,
02:40donc en innovant en France avec un bureau d'études et une usine
02:44pour fabriquer de nouveaux automates de laboratoire performants.
02:48Qu'est-ce qui vous a donné envie justement d'avoir cette démarche entrepreneuriale ?
02:52C'était un manque sur le marché ?
02:54C'était mettre différemment à profit votre connaissance de ces produits-là, de ce secteur ?
03:00Ce qui me motivait d'abord, c'était un petit peu mon côté rebelle.
03:03Dans les entreprises où j'étais cadre dirigeant,
03:05je n'étais pas forcément tout le temps d'accord avec ceux qui pilotaient l'entreprise.
03:09Et je trouvais toujours un moyen de dire,
03:11mais pourquoi on fait ça comme ça ?
03:12On devrait le faire de cette façon-là ?
03:14Ce n'est pas vraiment les produits que voudraient le marché et les clients.
03:19Et c'est en fait, c'est plus ce côté, je dirais, rebelle et entreprenant
03:23qui m'a motivé à l'âge de 37 ans.
03:25Après une carrière de 15 ans, en tant que cadre dirigeant,
03:28de sauter le pas et de moi-même créer mes propres produits.
03:32Vous aviez dans l'idée de mieux faire, finalement de rendre meilleurs les process,
03:40de répondre mieux aux besoins du marché que dans les entreprises où vous étiez.
03:44C'est tout à fait cela.
03:44On est dans le monde en plus du vivant, de l'analyse de laboratoire,
03:48particulièrement au niveau de l'alimentaire et des produits pharmaceutiques.
03:52Et moi, ça me passionnait.
03:53Et c'est un monde qui est en profonde évolution.
03:56Et c'est un monde où on est à l'accroissement des universités,
04:00des centres d'expertise.
04:02Et moi, ça me passionnait de participer à cette évolution.
04:05Comment elle évolue, cette entreprise, à partir de la création ?
04:07Elle s'appelait AWEL, A-W-E-L.
04:09Ça veut dire quoi en breton ? Vous me l'avez dit tout à l'heure.
04:11Ça veut dire le vent.
04:12Ça veut dire le vent.
04:13Comment elle a évolué au fil des années, après cette décision ?
04:16Est-ce que vous avez des difficultés ?
04:18Ou est-ce que ça se passe comme vous aviez prévu ?
04:19Comment ça se passe ?
04:20Alors, ça se passe très très vite au départ.
04:22Moi, je crée l'entreprise de rien.
04:24On démarre à deux.
04:26Dix ans après, on est 35 à peu près.
04:28Et donc, on passe par plusieurs étapes.
04:31Au départ, je distribue simplement pour le compte de fabricants
04:35et j'engrange rapidement des subsides
04:37qui me permettent de créer un bureau d'études,
04:39de créer une unité d'assemblage.
04:40Je vends par ma force de vente directe
04:44et je vends partout à l'international
04:47grâce à des brevets qui me protègent
04:50et qui me permettent de vraiment aller très vite dans mon développement.
04:54Sur ce marché-là, la vente à l'international,
04:57c'était 70% de vos ventes à l'exportation.
05:00Donc, ça veut dire qu'il y avait vraiment une demande à l'international.
05:03Il y avait peu de concurrence.
05:04Oui, mais on bénéficiait aussi en France d'un gros terrain d'expertise.
05:08Il faut savoir encore aujourd'hui que le marché français,
05:10ça représente 10% du marché du diagnostic alimentaire dans le monde
05:13et que grâce à des instituts comme Pasteur,
05:17grâce à des...
05:19très porteuses pour aller sur ce marché-là.
05:23Elle n'est pas seulement freinante.
05:24La réglementation, elle est porteuse.
05:26Ça veut dire qu'on vient de France dans ce domaine-là,
05:28on a une crédibilité grâce à ça.
05:30Quand c'est bien cadré, oui.
05:31Oui, c'est ça.
05:31C'est toujours intéressant de le dire malgré tout.
05:33Et c'est intéressant parce qu'elle marchait bien, cette entreprise.
05:36J'ai un chiffre d'affaires qui progressait de 20 à 30% chaque année.
05:39Oui, mais sur les dernières années, elle progressait très très bien.
05:41Mais effectivement, quand on développe une entreprise qui est innovante,
05:44de cette taille-là, on a besoin sur les premières années
05:49d'avoir recours à des financements extérieurs.
05:51Ce n'est pas simplement la marge d'autofinancement de vos produits
05:54que vous lancez qui permettent de financer le développement,
05:58notamment des bureaux d'études, des brevets et des lignes industrielles.
06:02Donc tout va bien, mais c'est quoi le quack ?
06:04C'est quoi qui ne s'est pas passé comme prévu ?
06:05La troisième levée de fonds.
06:07Qu'est-ce qui s'est passé ?
06:08Un mauvais alignement de planète avec des associés,
06:13avec des dirigeants qui travaillaient avec moi,
06:15où il y a eu un...
06:17Vous savez, c'est très difficile de toujours être complètement conforme
06:20aux tableaux de marge qu'on s'est fixés.
06:22À un moment donné, il y a un décalage,
06:24il y a des défauts de communication, de ma part aussi, sans doute.
06:27Et puis il y a un écart qui se passe, qui se crée,
06:30avec notamment certaines personnes.
06:32Et puis là, on essaie pourtant de faire en sorte
06:35de communiquer comme il faut,
06:38mais on arrive à des fossés qui sont trop importants,
06:41des vraies différences de position,
06:44et puis une levée de fonds qui ne se produit pas,
06:47et ça va très vite.
06:48Et c'est vraiment le grain qui fait que l'entreprise
06:53est quasiment en danger ?
06:54Oui.
06:55C'est d'abord une histoire d'hommes.
06:56C'est une histoire d'hommes et de femmes
06:58qui, à un moment donné, se retrouvent plus,
07:00se comprennent plus,
07:01et partent dans des schémas toxiques
07:03pour arriver à une situation
07:05où plus personne ne se parle,
07:06et puis il n'y a plus de solution.
07:07Vous mettez combien de temps à réaliser
07:09que vous êtes en difficulté,
07:10que votre entreprise est en difficulté ?
07:12Alors, la difficulté, dans les dernières années,
07:14elle est toujours là.
07:15Il faut développer l'entreprise,
07:17il faut lancer les produits
07:18de façon, en fonction du rythme qu'on s'est donné,
07:21et les difficultés sont là.
07:23Moi, j'ai l'impression, sur les dernières années,
07:24je suis constamment à déplacer des montagnes.
07:26Donc les difficultés, elles sont toujours là.
07:28Simplement, à un moment donné,
07:29il y a une difficulté qu'on n'arrive pas à solutionner,
07:32et puis là, c'est la chute.
07:34Philippe, c'est ça votre domaine.
07:35C'est de repérer ses patrons le plus tôt possible
07:39pour essayer de prendre en charge leur situation
07:42et de sauver l'entreprise.
07:44Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?
07:46La difficulté, c'est ce que raconte très bien Philippe.
07:50C'est tous les jours, toutes les semaines,
07:53pendant la période qui a précédé la liquidation,
07:57le dépôt de bilan, il se bat, il se bat,
07:59et il va la sauver, il va la sauver, son entreprise.
08:02Et puis là, il y a un événement,
08:03il le disait tout à l'heure en aparté,
08:06on l'appelle un vendredi après-midi,
08:07on lui dit que la levée de fonds n'aura pas lieu.
08:10Et là, il est obligé tout de suite d'aller déposer le bilan
08:14parce qu'il n'y a plus d'argent dans la caisse.
08:17Ça veut dire que la levée de fonds a été faite trop tard
08:18ou ça veut dire que ça dépendait trop de cet argent-là ?
08:21Voilà, exactement.
08:23Ça dépendait effectivement de l'argent,
08:24il y a toujours besoin de financement externe
08:25pour financer son développement.
08:26Et c'est le plan B.
08:27C'est facile à dire après coup, Philippe,
08:31mais c'est de dire,
08:31quand on est face à une situation comme celle-là
08:33où il y a une levée de fonds dont dépendent beaucoup de choses,
08:36qu'est-ce qu'on fait si on ne l'a pas ?
08:38Et le naturel d'un entrepreneur,
08:40c'est d'être optimiste et de dire,
08:42je l'aurai cette levée de fonds et ça va le faire.
08:44D'un état d'esprit où on est en croissance,
08:46où on a des projets, où on pense déjà investir,
08:49au lendemain, ça y est, on va perdre l'entreprise ?
08:53Oui, clairement, entre le vendredi et le mardi,
08:55moi je suis tombé dans un précipice.
08:57Et tout s'effondrait autour de moi.
08:59Qu'est-ce qui s'est joué concrètement
09:00à partir du moment où cette levée de fonds n'était plus faite ?
09:03Qu'est-ce qui s'est passé jour après jour ?
09:06Moi, ce que je suis rapidement,
09:08en fait, j'ai pas rapidement compris que j'allais tout perdre,
09:10de toute façon.
09:12On me connaît, même si j'envisageais pas du tout
09:14le dépôt de bilan comme étant un plan B,
09:17j'ai très vite compris que j'allais y passer,
09:19enfin, puis j'allais passer dans la sacrée machine à laver aussi,
09:22et que j'allais tout perdre.
09:23Voilà, donc,
09:24après, vous rentrez dans un monde inconnu,
09:26frappé à la porte du tribunal de commerce,
09:29et je l'avais jamais fait avant.
09:32Donc, le vendredi, j'apprends la nouvelle,
09:34je sais que le mercredi,
09:35je vais au tribunal de commerce,
09:37frapper à la porte d'une institution.
09:41Le mot tribunal, déjà, vous vous dites,
09:42mais qu'est-ce qui va se passer pour moi ?
09:44Comment je vais sortir ?
09:46Voilà, c'est le monde inconnu, en fait,
09:48qui se passe derrière.
09:49C'est un monde inconnu parce que le patron,
09:50qui est constamment dans un objectif de croissance,
09:53de développer son entreprise,
09:55ne pense pas à ces moments-là.
09:57Ça ne veut pas dire, d'ailleurs,
09:58que l'entreprise va forcément terminer,
10:01ou qu'est-ce qui se passe juridiquement
10:04à ce moment-là, Thierry Meyer ?
10:05Et pas du tout, justement,
10:06toute la réglementation vise plutôt
10:08à sauver l'entreprise lorsque c'est possible.
10:11Et juste pour expliquer,
10:12c'est qu'on rentre,
10:13et vous l'expliquiez très bien,
10:15effectivement, en aparté,
10:16c'est la douche froide, en réalité,
10:18parce qu'à partir du moment
10:19où cette levée de fonds ne fonctionne pas,
10:21qu'est-ce qui se passe,
10:22en tout cas juridiquement parlant,
10:24on est en cessation de paiement ?
10:25Qu'est-ce que ça veut dire
10:26être en cessation de paiement ?
10:27C'est la définition classique,
10:29le passif exigible devient supérieur
10:31à l'actif disponible.
10:32Et donc là, les délais commencent.
10:34C'est-à-dire qu'il faut,
10:35effectivement,
10:36aller faire une déclaration
10:37de cessation de paiement,
10:38il faut que les salariés nomment
10:39un représentant.
10:40Il y a un administrateur
10:41qui est nommé.
10:42D'ailleurs,
10:43alors, quand on est dans une entreprise
10:45de dimension, on va dire,
10:47plus petite,
10:48on a peut-être moins,
10:50parce qu'on n'a pas connaissance de cela,
10:51mais c'est vrai que l'administrateur
10:52est quelqu'un de fondamental,
10:53parce que ça va devenir,
10:55en tout cas dans une logique
10:56de continuation ou de repris,
10:58ça va devenir plutôt un partenaire.
11:00En tout cas,
11:00on peut espérer que ça va être un partenaire.
11:01On aura peut-être l'occasion
11:02de reparler après
11:03de l'expérience de Philippe.
11:06Mais effectivement,
11:06ça veut dire qu'on perd un peu la main.
11:08Pas complètement,
11:09quand on est dans une logique
11:10de continuation de l'activité.
11:12En liquidation,
11:12c'est différent.
11:13Mais quand on est dans une logique
11:14de continuation,
11:14on reste là.
11:15Mais bon,
11:16vous avez quand même quelqu'un,
11:17l'administrateur,
11:18qui va avoir un rôle
11:18extrêmement important.
11:20Et qui vous dit quoi faire.
11:21Ça devient un acteur.
11:22Oui, alors après,
11:22on peut le conseiller aussi.
11:23Parce que j'imagine aussi,
11:24vous aviez en parlé,
11:25mais bon,
11:26vous aviez aussi une solution.
11:27Donc effectivement,
11:28l'administrateur va écouter la solution.
11:29Mais il va voir
11:30si la solution est viable ou pas.
11:32Il y a les salariés,
11:34eux aussi,
11:35qu'il faut entendre.
11:36Et puis évidemment,
11:36il y a le juge de paix.
11:37C'est le cas de le dire.
11:38C'est le tribunal de commerce.
11:39Et donc,
11:40je veux dire,
11:40on rentre dans une logique
11:41avec des délais très précis,
11:43avec des acteurs externes
11:45qui arrivent dans votre entreprise.
11:47Donc effectivement,
11:47c'est assez violent.
11:48et en fait,
11:50on rentre dans une logique aussi
11:51de négociation
11:53et arriver à essayer
11:54de faire le mieux
11:55parce qu'on a envie
11:57que l'activité
11:59et l'entreprise
12:00se poursuivent
12:01dans la mesure du possible.
12:02Philippe ?
12:02Oui.
12:03En fait,
12:03moi,
12:04on m'indique très très vite.
12:05Je passe une audience au tribunal
12:07le mercredi matin.
12:08On me dit,
12:08voilà,
12:08l'administrateur judiciaire,
12:10c'est Maître D de Nantes
12:12que je rencontre
12:13l'après-midi même.
12:14Oui.
12:14Et l'après-midi même,
12:15il m'explique,
12:16vous savez,
12:16bon,
12:16il y a trois solutions.
12:17C'est soit liquidation directe,
12:19ça ne sera pas votre cas,
12:20il y a trop d'actifs,
12:21il y a trop encore
12:22de valeurs
12:23dans votre entreprise,
12:24donc ça ne sera pas
12:24une liquidation directe.
12:25Il y a deux possibilités.
12:27Soit vous présentez vous-même
12:30un projet de redressement
12:31et là,
12:31en fait,
12:32les dettes sont gelées
12:32et je monte un projet
12:34pour épurer les dettes
12:36en général sur 10 ans
12:37après,
12:39où il y a une vente d'actifs
12:40qui se fait
12:41par rapport à la société
12:42telle qu'elle existe
12:43à ce moment-là.
12:44Pour moi,
12:45le choix est très très vite fait.
12:46Je ne suis pas en meilleure forme
12:47à ce moment-là,
12:48je suis complètement rincé,
12:49moi je suis lessivé
12:51quand je dépose le bilan.
12:53Il me reste très très peu d'énergie.
12:55L'énergie que j'ai encore,
12:57je me dis,
12:57bon,
12:58je vais la consacrer
12:58à la vente des actifs
13:00et à la reprise
13:01de la société.
13:02Parce que la société,
13:03même si elle n'arrivait pas
13:04à se financer,
13:06elle restait performante.
13:07Elle se développait,
13:08il y avait des clients,
13:10il y avait des salariés,
13:10il y avait des fournisseurs.
13:11Et moi,
13:12je me rappelle,
13:12même la première audience,
13:14je dis au président,
13:15je dis,
13:16mais s'il vous plaît,
13:16il faut faire vite.
13:18Il faut faire vite
13:18parce que je sais très bien
13:19que la continuité de l'exploitation,
13:21c'est très important
13:22et la confiance des clients
13:23et des fournisseurs,
13:24elle était très importante.
13:25Et moi,
13:25j'accompagne en fait
13:27très vite l'administrateur
13:28pour que la réalisation
13:30de sa consultation,
13:31des appels d'offres
13:32de vente d'actifs
13:33se fassent
13:34le plus vite possible.
13:35C'est ça,
13:35parce qu'on dispose
13:36de quel délai ?
13:37Là, d'un coup,
13:37on passe dans une procédure judiciaire,
13:40on met de côté un peu
13:41l'activité de l'entreprise
13:42pour laquelle on est fait
13:43et à laquelle on pense.
13:45On met ça de côté
13:46combien de temps ?
13:46Pas complètement,
13:47comme disait Thierry.
13:49L'entreprise continue à tourner.
13:50La société,
13:51le lendemain,
13:52on me dit très bien,
13:53on me dit M. Donnel,
13:53vous êtes toujours le dirigeant.
13:55Vous êtes sous mandat,
13:55mais c'est vous encore
13:56qui l'a dirigé.
13:57Tout à fait.
13:58Et on va vous dire
14:00ce qu'il faut faire
14:01pour continuer l'exploitation.
14:03Donc moi, le lendemain matin,
14:04je reviens,
14:05je suis dans mon bureau
14:06et je continue l'exploitation.
14:08Donc,
14:10il faut en même temps
14:11que j'accompagne
14:12la consultation.
14:13Il faut faire une publicité,
14:14c'est comme vendre une affaire.
14:16Vous faites une publicité
14:17d'une affaire
14:17qui est à la vente
14:18au niveau du tribunal
14:20et vous devez présenter
14:21une affaire
14:21à marche forcée
14:22très très rapidement.
14:23Vous avez un délai
14:24de combien là ?
14:25Là, j'ai un délai d'un mois.
14:26Il y a un délai d'un mois.
14:27Après, c'est réglementé.
14:29L'administrateur
14:30doit faire son rapport,
14:31il doit le présenter
14:32au tribunal,
14:34il faut faire une publicité,
14:35il faut recueillir
14:36des offres
14:37de la part de preneurs.
14:39Donc, il y a quand même
14:39un délai minimum.
14:41Malgré tout,
14:42pour moi,
14:42ça se passe relativement vite
14:45puisque je dépose le bilan
14:47le 5 mai 2015
14:49et en fait,
14:50la vente des actifs
14:50se réalise le 7 juillet 2015.
14:53Donc,
14:53deux mois après,
14:55c'est relativement très rapide.
14:57Oui,
14:57ça va très vite effectivement.
14:58Et vous voyez,
14:59on touche du doigt
15:00que le dirigeant
15:01qui est confronté
15:02à cette situation-là,
15:03il ne connaît pas.
15:03Il ne connaît pas bien au départ.
15:05Et il est seul ?
15:06Philippe,
15:06il est seul ?
15:07En fait,
15:09on est plutôt seul
15:09parce que même
15:10l'expert comptable
15:12qui est votre principal conseil,
15:15lui,
15:16il est impacté.
15:18Il fait partie
15:19de ceux
15:19avec qui vous devez
15:20de l'argent.
15:20Donc,
15:21il n'est pas enclin non plus
15:22à,
15:23même s'il m'a toujours
15:24bien accompagné,
15:25il est moins réactif.
15:26mais en fait,
15:27on se retrouve rapidement
15:28très très très seul.
15:30Le sujet,
15:31effectivement,
15:32c'est que dans les PME,
15:33en général,
15:34les dirigeants sont très seuls
15:35parce que dès qu'on passe
15:36à la taille au-dessus,
15:38il y a des avocats
15:39qui connaissent
15:39les administrateurs.
15:41Donc,
15:41en fait,
15:41en réalité,
15:42il y a des systèmes
15:43qui se mettent en place
15:44même de choix d'administrateurs
15:45parce que le choix d'administrateurs
15:46peut être important.
15:46Là,
15:47on n'est pas du tout
15:47dans ce genre de situation.
15:48comme vous disiez,
15:49vous allez au tribunal
15:50et on vous dit,
15:50voilà,
15:51c'est un tel qui va vous...
15:52J'ai la faiblesse d'esprit
15:54quand même
15:55effectivement de me dire
15:55qu'il faut que je trouve
15:56des gens qui soient
15:57dans le domaine
15:58et je prends un avocat
15:59pour m'accompagner moi
16:00et je prends un avocat
16:01pour accompagner l'entreprise.
16:02Ce qui est effectivement
16:03très judicieux
16:04et c'est un très bon conseil
16:06à donner
16:07parce qu'encore une fois,
16:07il ne faut pas rester seul
16:09dans ce type de situation.
16:10Quel a été votre rôle,
16:11vous Philippe,
16:12dans cette...
16:13Ah !
16:15Nous,
16:16on arrive après.
16:17Après.
16:17Après.
16:18Et ça,
16:19ça serait intéressant
16:20que Philippe nous dise.
16:21C'est le moment
16:22où une fois que la session
16:23est réalisée,
16:25une fois que Philippe
16:27a perdu son entreprise,
16:29il faut appeler un chat à chat,
16:31a perdu son bébé.
16:33Qu'est-ce qui se passe
16:34dans sa tête
16:34à un moment pour dire
16:35je ne vais pas rester seul,
16:37il faut que je me fasse accompagner.
16:38Et ça ne se fait pas
16:39le lendemain
16:41de la sortie du tribunal
16:42où on lui a dit
16:43que le plan de session
16:44avait été homologué.
16:46Et ce mécanisme-là,
16:48il est compliqué.
16:49C'est à ce moment-là
16:49que nous,
16:50on va intervenir,
16:50mais sur la base
16:52de sa démarche à lui
16:53qui est la première étape
16:54du rebond.
16:55Qu'est-ce qui se passe
16:55à partir de juillet
16:56qu'on aille jusqu'au bout
16:57de la vie de cette entreprise
16:58et de votre aventure
16:59avec elle ?
17:00Qu'est-ce qui se passe ?
17:00Je fais une vraie dépression.
17:01Voilà.
17:02Il y a une dépression d'abord,
17:03un burn-out.
17:04Moi, je suis pratiquement
17:05pendant un an à chuter.
17:07Je ne fais plus rien.
17:09Je ne fais que chuter.
17:10Au bout d'un an après,
17:12je pense que je suis perdu,
17:13moi,
17:13pour la patrie entrepreneuriale.
17:15Je pense être perdu.
17:15On va néanmoins revenir
17:16sur le fait que l'entreprise,
17:18elle, a été sauvée.
17:19Oui, oui.
17:19On est d'accord.
17:20L'entreprise a été sauvée.
17:21La société est reprise
17:22par mes anciens associés.
17:24Oui.
17:25Partie de mes anciens associés.
17:26Et donc,
17:27elle est reprise.
17:28Les actifs,
17:29ils travaillaient dans la société.
17:31Donc,
17:31l'exploitation repart très vite.
17:34Et aujourd'hui encore,
17:35la société perdure
17:36et est même florissante.
17:38Combien de salariés sauvés ?
17:39En fait,
17:4017 sur 35
17:42dans le plan de reprise.
17:44Et puis en plus,
17:44après,
17:44la société a continué
17:45à se développer.
17:46Voilà.
17:47Ça, c'est une possibilité.
17:48Parce que c'était une société
17:49qui était saine économiquement.
17:50En fait,
17:51il y a cet accident
17:52lié à la levée de fonds
17:53qui provoque
17:55l'entrée
17:56en cessation
17:57des paiements.
17:58Mais en fait,
17:58comme il y avait,
17:59vous disiez,
18:00les brevets,
18:01il y avait cette activité
18:02et cet intérêt.
18:03Donc,
18:04ça se termine bien
18:05effectivement
18:06dans la mesure
18:07de
18:07de
18:09cette
18:09de ce
18:10gros événement
18:11quand même
18:11qui est intervenu.
18:12Bien sûr.
18:12En tout cas,
18:13pour l'entreprise,
18:13oui.
18:14Et puis,
18:14c'est vrai encore une fois
18:14que la réglementation
18:15vise à ça,
18:16c'est-à-dire
18:17à sauver
18:18les entreprises.
18:19Et alors,
18:20le rôle aussi
18:21du tribunal,
18:22c'est d'apprécier
18:24la situation
18:24des salariés.
18:25C'est très important.
18:26C'est-à-dire que
18:26le maintien de l'emploi
18:27est quelque chose
18:28qui est regardé
18:29très attentivement
18:30par le tribunal
18:31de commerce
18:31qui va entendre
18:32le représentant
18:33des salariés
18:34avant de prendre
18:35sa décision.
18:36Donc là,
18:36je pense qu'effectivement
18:37la solution était
18:37assez évidente
18:38et bien construite.
18:39mais quand il y a
18:40plusieurs offres possibles,
18:42la situation des salariés
18:43est quand même
18:43un élément extrêmement important
18:44et là,
18:45ça se termine
18:47plutôt favorablement
18:47puisque la moitié
18:48des emplois
18:49a été sauvegardé,
18:51ce qui est beaucoup.
18:51Les salariés,
18:52une partie des salariés
18:53est sauvés,
18:53les fournisseurs,
18:54les clients,
18:55ça veut dire que
18:55le business est maintenu
18:56et ça,
18:57c'est une bonne nouvelle.
18:58On va s'intéresser
18:58pour les quelques minutes
18:59qui viennent à votre vie
19:01aujourd'hui,
19:02à cette année
19:03qui a été très difficile.
19:04À partir de quel moment
19:06vous avez la démarche
19:08de vous faire accompagner
19:09pour ensuite
19:10devenir à votre tour
19:12consultant,
19:13changer de vie professionnelle
19:14et rebondir finalement ?
19:16En fait,
19:18moi je fais partie
19:19de ceux comme beaucoup
19:19qui s'isolent
19:20et qui pensent
19:21que ce qu'ils traversent,
19:22ils sont les seuls
19:23à traverser
19:24ce qui leur arrive.
19:25Donc je m'isole
19:26complètement
19:27et je pense être seul
19:28au monde
19:28dans mes difficultés
19:30à moi
19:30qui ne regardent que moi
19:32et qui ne peuvent être
19:33traités que par moi.
19:34Alors que c'est faux en fait,
19:35il y a 60 000 dirigeants
19:36qui l'année dernière encore
19:37ont passé par cette épreuve
19:40de déposer le bilan.
19:41Donc moi pendant un an
19:42je vis reclus
19:44sur moi-même
19:46et puis on me parle
19:47de 60 000 rebonds.
19:48On me parle de 60 000 rebonds
19:49trois fois.
19:51La première fois
19:52on m'en parle
19:52à l'automne
19:53de l'année 2015
19:54en disant
19:54tiens tu devrais peut-être
19:55regarder mais
19:56t'as peut-être pas besoin.
19:57On m'en parle une deuxième fois
19:58puis une troisième fois.
19:59Donc moi je pousse
20:00la porte de 60 000 rebonds
20:01un an après en fait
20:02mon dépôt de bilan.
20:03Une antenne locale ?
20:04Oui, à Nantes
20:06où M. Fourquet
20:07est le président
20:09de cette direction régionale.
20:14Et donc là
20:17pour le coup
20:17c'est pas le monde inconnu
20:19mais c'est un nouveau monde.
20:20En fait
20:22je retrouve des gens
20:23qui traversent
20:24les mêmes difficultés
20:24que moi.
20:26Je vois des gens
20:27enfin je rencontre des gens
20:28qui sont prêts
20:28à m'accompagner
20:29à m'aider
20:30et là
20:30c'est vraiment
20:33pour moi
20:34le début
20:34de mon rebond
20:36mais personnel
20:36et professionnel
20:38c'est ça qui s'opère
20:40mais d'abord personnel.
20:41Il y a l'aspect
20:41carrière professionnel
20:42qui va se jouer là-dedans
20:43dans ces rencontres-là
20:44et dans cette démarche
20:45d'aller pousser
20:46la porte de 60 000 rebonds
20:47puis il y a l'aspect
20:47psychologique
20:48vous en parlez très souvent
20:49sur ce plateau
20:50Philippe Fourquet
20:50c'est-à-dire que
20:51c'est une reprise
20:52en charge complète
20:53de ces dirigeants
20:55qui ont tout donné
20:56dans leur entreprise
20:57et qui cherchent maintenant
20:58à rebondir.
20:59Alors c'est ça
21:00la première étape
21:01par laquelle effectivement
21:03Philippe est passé
21:05au sein de l'accompagnement
21:0660 000 rebonds
21:07c'est une étape
21:08avec un coach
21:08c'est une étape
21:09avec un coach professionnel
21:11dont c'est le métier
21:12qui va l'aider
21:13à mieux comprendre
21:15d'analyser
21:15ce qui s'est passé
21:16à sortir parfois aussi
21:17je ne sais pas si Philippe
21:18était dans cette posture-là
21:19mais de posture de déni
21:20où on fait porter
21:22la responsabilité
21:23à la terre entière
21:24ou des culpabilités extrêmes
21:26à l'inverse
21:26et donc comprendre
21:27quelle est sa part
21:28de responsabilité
21:29et uniquement sa part
21:30de responsabilité
21:31dans ce qui s'est passé
21:32et si on le fait
21:33c'est pour
21:34j'aurais tendance à dire
21:36mieux sécuriser le rebond
21:38parce qu'à partir du moment
21:39où on a mis le doigt
21:40sur des choses
21:40qui nous incombaient
21:42dans ce qui s'est passé
21:42la probabilité
21:44de les commettre à nouveau
21:44dans le nouveau projet
21:45elle est beaucoup plus faible
21:46donc finalement
21:47comme on dit
21:48le pouvoir de l'échec
21:49c'est ça aussi
21:50c'est quand on arrive
21:51à analyser
21:52ce qui s'est passé
21:53on ressort beaucoup plus fort
21:54alors c'est facile à dire
21:55quand on est au fond du trou
21:56comme le disait Philippe
21:57et autres
21:58mais ce qui est important aussi
21:59et ça vous touchez du doigt
22:01dans votre question
22:02Sandra
22:03c'est qu'on va lui permettre
22:04de recréer un nouveau réseau
22:06parce qu'il s'est coupé
22:07du réseau entrepreneur
22:09ou des réseaux d'entrepreneurs
22:10dans lesquels il était
22:11parce qu'il se sentait plus légitime
22:12à tort d'ailleurs
22:13d'être entrepreneur
22:14il dit
22:15je suis perdu à la cause
22:16entrepreneuriale
22:17c'est le propos
22:17qu'il a tenu ici
22:18tout à l'heure
22:18sur ce plateau
22:19et on va lui permettre
22:20de rencontrer d'autres entrepreneurs
22:22et de se ressentir légitime
22:23on va lui redonner
22:24la légitimité entrepreneuriale
22:26c'est l'heure
22:26du conseil de l'expert
22:30le conseil de l'expert
22:31on touche à la toute fin
22:32de l'émission
22:33j'aimerais bien savoir
22:35d'une part
22:35comment vous allez
22:36Philippe Delonnet
22:37et ensuite
22:38savoir quel conseil
22:39vous donneriez
22:39à un patron
22:40qui se trouve un peu
22:40dans la même situation
22:41que vous
22:42est-ce que vous lui diriez
22:45de faire ce que vous avez fait
22:46d'aller plus vite
22:47de vous faire accompagner
22:48plus vite
22:49quel bilan
22:50vous tirez
22:51de cette expérience
22:52alors par rapport
22:53à la première question
22:53moi je me sens
22:54magnifiquement bien
22:55aujourd'hui
22:55et je disais tout à l'heure
22:57effectivement
22:57d'avoir à un moment
22:58pensé être perdu
23:00pour la patrie
23:00entrepreneuriale
23:01c'est totalement faux
23:03aujourd'hui
23:03je suis redevenu
23:05un entrepreneur
23:05j'entreprends énormément
23:06dans mon nouveau métier
23:08et c'est vraiment
23:10beaucoup de plaisir
23:11et beaucoup de passion
23:12à nouveau
23:14pour être dans ce domaine
23:16de l'entrepreneuriat
23:17le conseil
23:19je dis souvent
23:22en fait
23:23il ne faut pas
23:24s'isoler
23:24c'est vraiment
23:25le conseil
23:26il ne faut jamais
23:27rester seul
23:27il y a toujours
23:29quelqu'un
23:32même si vous passez
23:33des moments
23:34très difficiles
23:34et que vous pensez
23:35que vous ne pouvez plus
23:36régler vos affaires
23:37seul
23:38il y a toujours
23:39une solution
23:39il y a toujours
23:40quelqu'un
23:41il faut chercher
23:42dans son environnement
23:43qui solliciter
23:45et ne jamais jamais
23:46rester seul
23:47ça c'est le point
23:49le principal
23:50de toute façon
23:50quand on entreprend
23:51et qu'on conduit
23:52une entreprise
23:52aujourd'hui
23:53ça revient
23:54sur le regard
23:55sur l'échec
23:55pourquoi il reste seul
23:57souvent
23:57c'est parce que
23:59parfois on dit non
23:59il ne faut pas
24:00employer ce mot là
24:00mais ils peuvent avoir
24:02honte
24:02de ce qui s'est passé
24:03pour certains
24:04pas tous
24:04mais en tout cas
24:05ils ont la crainte
24:06d'aller voir quelqu'un
24:07pour lui dire
24:08les difficultés
24:08qu'il rencontre
24:09et d'être jugé
24:10pour ça
24:10et ça c'est
24:11ce qui bloque
24:12souvent
24:12et qui fait
24:13que beaucoup
24:14d'entrepreneurs
24:14restent seuls
24:15et moi aussi
24:17ce sera l'accompagnement
24:18et quand on est
24:19confronté
24:19à une procédure
24:21de redressement judiciaire
24:22c'est pas pour
24:23prêcher pour ma propre
24:25paroisse
24:25mais il faut un avocat
24:26il faut vraiment
24:28vraiment un avocat
24:29se faire accompagner
24:30se faire entourer
24:31on ne connait pas
24:32on ne connait pas
24:33ce monde là
24:33tout de suite
24:34faire appel
24:35immédiatement
24:36merci beaucoup
24:37messieurs
24:38pour cette émission
24:40sur la transmission
24:41merci
24:42Philippe Delaunet
24:42d'être venu nous parler
24:43de cela
24:44intermédiaire en transaction
24:45d'entreprise
24:46et fonds de commerce
24:47Philippe Fourquet
24:48président de la fédération
24:49des associations
24:5060 000 rebonds
24:51et auteur
24:52co-auteur
24:53de ce livre
24:53Les pouvoirs
24:55de l'échec
24:56et Thierry Meillat
24:56avocat associé
24:57chez Hogan Lovell
24:58vous le savez
24:59cette émission
25:00est faite pour
25:01vous faire partager
25:02ces expériences
25:03de patrons
25:04qui rebondissent
25:05qui transmettent
25:06qui font croître
25:07leur entreprise
25:08à différents stades
25:09de sa vie
25:10BFM Entreprises
25:12c'est tous les jours
25:12à 12h30
25:13sur BFM Business
25:14passez une très bonne journée
25:16sur BFM Business
25:16BFM Entreprises
25:18Transmission
25:19les règles
25:20sur BFM Business
25:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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