Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 26 minutes
Ce mercredi 25 février, Sandra Gandoin a reçu Damien de Charry, entrepreneur du réseau entreprendre 78, Thierry Meillat, avocat associé chez Hogan Lovells, et Juliette Mandrin, créatrice de Elleboss, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprise, croissance, la stratégie. Sandra Gondoyne.
00:12Bienvenue dans BFM Entreprise, vous le savez, un jour un thème, le leadership le lundi, les outils RH le mardi,
00:20la croissance le mercredi, la transmission le jeudi.
00:23On suit l'avis de l'entreprise tout au long de la semaine, tous les jours à midi 30 sur
00:28BFM Business.
00:29On vous parle de croissance, donc ce mercredi, mais aussi d'histoire de boîte, d'histoire d'entrepreneur.
00:35Comment grandir sans fragiliser l'entreprise, comment garder la culture, emmener tout le monde dans la nouvelle entité.
00:41On en parle aujourd'hui avec Juliette Mondrin, créatrice de Elbos.
00:45Bonjour Juliette, ravie de vous retrouver sur ce plateau.
00:48Vous êtes accompagnée de Damien Dechari, entrepreneur du réseau Entreprendre 78, président de Novex.
00:53Bonjour Damien, bienvenue dans l'émission et avec nous également Thierry Meillat, avocat associé chez Hogan Novels.
00:58Bonjour Thierry, à vous avoir également ici.
01:01On va vous raconter une nouvelle histoire de croissance sur ce plateau.
01:04BFM Entreprise, comment faire croître sa boîte ? C'est parti !
01:09BFM Entreprise, croissance, la stratégie sur BFM Business.
01:14Je mange toujours cette virgule, je ne sais pas pourquoi.
01:16On va entrer dans le vif du sujet avec vous, Damien Dechari.
01:20On parle de cette entreprise Novex, on parle aussi de votre parcours d'entrepreneur.
01:25Novex, c'est une entreprise que vous avez reprise en 2023, ça ne fait pas si longtemps.
01:29Dites-nous, comment vous êtes arrivé à cette aventure ?
01:33Alors, c'est un parcours, moi j'ai un parcours de près de 25 ans dans l'industrie pharmaceutique
01:37et du dispositif médical dans différents domaines, en France et à l'étranger.
01:41D'abord en finance et puis après dans des fonctions opérationnelles jusqu'à des directions de business unit.
01:46et en 2021, après différentes épreuves, je dirais, j'ai décidé de me concentrer, de me focaliser sur la reprise
01:58d'entreprise.
01:58Je me suis formé à ça et après 5 ou 6 LOI, j'ai repris Novex en avril 2023.
02:06Pourquoi Novex ? Pourquoi ce choix ? Dites-nous nous aussi ce que c'est que Novex à la base.
02:09Exactement. Alors, Novex, c'est une entreprise qui a plus de 80 ans, qui est née en 1942 au cœur
02:15de la guerre pour continuer à rendre les femmes belles.
02:17C'est une boîte qui distribue, conçoit et distribue des accessoires de beauté, de bien-être et d'hygiène
02:24pour permettre donc toujours à ces femmes de rester belles.
02:27Mais pas que les femmes, les hommes aussi sont concernés.
02:30Et voilà, donc c'est une entreprise qui touchait un petit peu aussi au domaine que par ses canaux de
02:35distribution,
02:36à des domaines que j'ai pu toucher moi quand j'étais salarié dans l'industrie pharmaceutique avec notamment les
02:42pharmacies.
02:43C'est donc le domaine d'activité qui vous a plu.
02:45En même temps, continuer à rendre les femmes belles, j'avoue que moi aussi, j'y vais franchement, c'est
02:50un super pitch.
02:51Mais c'est une entreprise qui est ancienne pour le coup.
02:56Dans le profil de l'entreprise, qu'est-ce qui vous a permis de la reprendre finalement ?
03:01Alors dans le parcours, dans le profil de l'entreprise, il y a d'abord une première chose, c'est
03:05une aventure humaine.
03:06Et la rencontre avec les sédants qui étaient un mari et une femme qui allaient prendre leur retraite,
03:12il y a eu un vrai feat qui s'est créé.
03:16Moi, je me suis vu en eux, ils se sont vus en moi puisqu'ils ont refusé une offre plus
03:19intéressante que la mienne pour accepter mon offre.
03:23Et puis, ils m'ont accompagné pendant un certain temps.
03:26Donc ça, ça a été très intéressant.
03:27Et puis après, le domaine de l'accessoire, le domaine assez vaste avec la possibilité de pouvoir toucher à beaucoup
03:35de choses.
03:36C'est des produits de beauté haut de gamme, c'est ce qu'on a dit.
03:38C'est du moyen haut de gamme.
03:39C'est du moyen haut de gamme.
03:41On n'est pas trop sur l'entrée de gamme, on est vraiment sur du moyen haut de gamme.
03:44On est dans le cœur de métier, ce sont les miroirs grossissants.
03:47On a plus de 180 références dans ce domaine-là.
03:49Et puis, l'entreprise, au fil du temps, s'est diversifiée vers les brosses à cheveux, les pinces à épiler,
03:55les vaporisateurs.
03:56En 2023, c'était donc Novex.
03:59Et puis, vous avez continué votre croissance.
04:01Vous avez repris deux autres entreprises.
04:04Mindology, c'est des compléments dédiés à la ménopause.
04:07Vous m'arrêtez si je me trompe.
04:08Et en 2024, René Carla Innovation, c'est des vaporisateurs de luxe.
04:13Vous continuez vos rachats.
04:16Quelle est l'idée ?
04:17C'est d'avoir plusieurs entités ?
04:19C'est d'avoir finalement un groupe de cosmétiques à la fin ?
04:21C'est quoi ?
04:23Le principe, le rachat de Mindology en fin 2024, c'est vraiment de rajouter un pilier soin à la partie
04:31accessoire et hygiène-bien-être.
04:33Une belle rencontre aussi avec les fondatrices qui sont devenues mes associées,
04:36donc Léa Philippot et Agathe Lecoq, et qui m'ont permis de pouvoir rajouter ce pilier soin,
04:43de pouvoir proposer des produits qui ne sont pas évidemment pas des médicaments,
04:46qui sont des compléments alimentaires et des infusions,
04:48et qui vont toucher à la santé des femmes.
04:50La santé des femmes dans laquelle moi, j'avais travaillé pendant des années,
04:53au tout début de ma carrière dans l'industrie, chez Organon, à l'époque.
04:57Et puis, René Carla Innovation, ça a eu lieu en avril 2025.
05:02Et en avril 2025, en fait, là, c'est plus une opportunité.
05:06René Carla, c'est quelqu'un qui travaille avec Novex dans différentes fonctions depuis une quarantaine d'années,
05:13et qui veut prendre sa retraite et qui nous propose de reprendre son activité.
05:16C'est intéressant parce que là, quand on vous écoute,
05:19à la fois vous créez une sorte de groupe de cosmétiques, de groupe de soins aussi.
05:25Mais on ne sait pas trop si vous avez trois entreprises distinctes les unes des autres,
05:30ou si vous avez une vision plus long terme, mais vous allez nous le dire dans un instant,
05:36exemple ici de croissance par des acquisitions successives.
05:40Comme ça, c'est très intéressant.
05:42C'est tout à fait intéressant.
05:43Et en plus, on en parlait un petit peu juste avant l'émission,
05:48sur des modes de croissance un peu originaux,
05:49parce que j'ai cru comprendre qu'il y avait aussi une croissance externe,
05:53et en plus avec une acquisition transfrontalière qui a eu des conséquences juridiques,
06:00puisque, si j'ai bien compris, on ne pouvait pas utiliser le mécanisme habituel
06:03de la cession de fonds de commerce en France,
06:04et qu'il a fallu mettre en place quelque chose d'un peu plus original.
06:07Exactement.
06:09René Carla Innovation, c'est une société autrichienne.
06:12Il ne pouvait pas me vendre sa société en tant que telle,
06:14parce qu'il y avait une partie de l'activité de sa société qui ne m'intéressait pas.
06:17Et donc moi, l'activité qui m'intéressait dans sa société,
06:20on a utilisé un mécanisme, du coup, que vous allez pouvoir expliquer,
06:23qui est le mécanisme de la convention de succession,
06:25où en fait, j'ai racheté, en gros, j'ai racheté le pernet de commande,
06:28les clients et les fournisseurs.
06:30Oui, c'est intéressant, on fait ça dans la dentelle.
06:32Bon, alors par contre, là, quand on vous écoute,
06:35je vous regarde, Juliette, on ne fait pas ça tout seul.
06:38Alors non, nous, en fait, on accompagne ces dirigeants
06:42qui grossissent par soit, en effet, une entreprise qu'ils ont créée,
06:47puis après, ils font un effet de la croissance externe,
06:49ou bien qui reprennent des structures.
06:52Donc, notre rôle, c'est de les accompagner sur différentes étapes,
06:55mais toujours par un diagnostic terrain,
06:57c'est-à-dire qu'on part toujours de la base.
06:59Et donc, on accompagne cette entreprise sur toute la partie, justement, RH,
07:04quelle équipe est déjà là, quel rôle,
07:07est-ce que c'est clairement défini, est-ce que c'est un peu nébuleux,
07:10quels sont les objectifs de l'entreprise, du coup, où va-t-elle,
07:13et avec quelle culture d'entreprise,
07:15et surtout, est-ce qu'elle est encore attractive ?
07:18Donc, il y a beaucoup de sujets, en fait, à voir avec le dirigeant
07:21de cette entreprise, et on le structure ensemble.
07:24Là, précisément, vous allez me répondre tous les deux,
07:26mais quand on vous écoute, Damien, on a l'impression qu'à chaque fois,
07:29c'est un coup de fou professionnel.
07:30Vous avez rencontré la bonne personne,
07:32qui vous a bien parlé de son activité,
07:34vous vous êtes dit, ah, ça peut compléter mon groupe.
07:36C'est essentiel, ces rencontres-là,
07:39c'est ça qui donne derrière l'impulsion pour faire grandir sa boîte ?
07:43Alors, l'une des choses, moi, de mon parcours entrepreneurial depuis un peu plus de trois ans
07:47ou quatre ans, c'est la force des rencontres.
07:49Ça, c'est juste clé.
07:51Ça s'entend, hein ?
07:52Via le réseau Entreprendre d'Yvelines,
07:55j'ai eu la chance de rencontrer, d'abord, des lauréats exceptionnels,
07:58et on est une équipe de lauréats formidables,
08:00donc, Juliette, qui m'a proposé de m'accompagner sur un certain nombre de sujets.
08:04Je me suis entouré également d'un avocat, d'un expert comptable
08:09en sortant de ma formation par le CRA,
08:13et c'est juste clé pour pouvoir rester dans un chemin
08:17qui permet de valider les bornes,
08:20parce qu'on peut très vite déraper et se planter,
08:24et pouvoir trouver les bons relais.
08:28Alors, c'est bien, l'écoute de foot professionnelle, c'est bien.
08:30Pour la culture, notamment, ça va quand même beaucoup favoriser
08:33et la communication et l'intégration de tout ça.
08:36Néanmoins, à quoi il faut faire attention, Juliette, dans ces moments-là ?
08:40Au changement, en fait, qui est souvent la problématique des salariés en place
08:45et qui ont des difficultés, parfois, à accepter, en fait,
08:49de nouveaux process, de nouveaux outils,
08:51un nouveau dirigeant, tout simplement, et changer d'environnement.
08:54Donc, pour accompagner, en fait, ces changements,
08:57c'est important peut-être de prendre un manager de transition,
09:01un coach de dirigeant, un coach d'équipe
09:03qui va pouvoir aider le salarié ou les salariés
09:06à aborder les choses de façon beaucoup plus sereine
09:09et à comprendre pourquoi.
09:11On peut peut-être réexpliquer, Thierry Meillat,
09:14ce que ça implique au niveau des salariés,
09:16au niveau du droit social.
09:17Quand on change comme ça de grandeur de boîte,
09:20on est racheté, ça veut dire qu'il y a un plus gros
09:23ou une boîte à peu près de la même taille
09:25qui va s'ajouter à notre groupe.
09:27On va former un groupe nouveau.
09:30Ça veut dire qu'il y aura des réticences.
09:32Ça veut dire qu'il va y avoir probablement
09:33des changements de poste, des changements de gouvernance.
09:35Il y a plein de conséquences.
09:37Oui, en fait, en plus, c'est des deux côtés.
09:40C'est-à-dire que vous avez les salariés existants
09:43qui vont très souvent, dans le cadre, justement,
09:45de ces opérations de croissance interne ou externe,
09:49voir leurs fonctions évoluer, voire changer.
09:52Et en droit du travail, cela a des conséquences.
09:53L'évolution, ce n'est pas la même chose que le changement.
09:56Ça veut dire que dans un cas, on peut l'imposer
09:58plus ou moins aux salariés.
10:00Parfois, très souvent, avec de la formation.
10:02Je n'insisterai jamais assez sur l'importance de la formation.
10:05Mais des fois aussi, des changements de poste,
10:08là, pour le coup, le salarié va devoir accepter formellement.
10:11Et parfois, ça ne se passe pas bien.
10:14Et donc, en fait, ce qui conduit effectivement
10:15aux négociations de départ qui peuvent avoir lieu.
10:17Et j'ai cru comprendre que dans ce cas-là,
10:19on privilégie plutôt, en tout cas dans votre cas,
10:21la négociation de départ.
10:23Ce qui, en soi, est aussi une option.
10:25Je veux dire, parfois, ça se termine comme ça.
10:27C'est normal, c'est la vie de l'entreprise.
10:29Et après, vous avez l'intégration.
10:31Alors, l'intégration, il y a les mêmes problématiques
10:33pour ceux qui rentrent, évidemment, dans une nouvelle structure.
10:35Parfois même, en fait, un peu plus d'anxiété
10:38à l'idée de rejoindre, en fait, une nouvelle structure.
10:41Et il va y avoir, dans le cadre de ces salariés aussi,
10:46parfois des statuts différents.
10:47Et notamment, des modalités de rémunération différentes.
10:50Donc, ils vont devoir intégrer, en fait, un système différent.
10:53Alors, ça peut aller de la convention collective
10:54et donc du statut collectif.
10:55Mais très souvent aussi, en fait, les modalités internes,
10:58au-delà de la culture d'entreprise.
10:59Il y a des questions vraiment très pratiques.
11:02Comment on paye ma rémunération variable, par exemple ?
11:04Est-ce que vous avez vécu des intégrations
11:08qui se sont passées de façon plutôt fluide,
11:11justement parce que vous étiez accompagnés
11:13et qu'on prend les points les uns après les autres ?
11:16Ou est-ce qu'il y a eu des couacs ?
11:18Une entité sur laquelle il y a eu particulièrement des départs
11:21parce qu'il y a des choses auxquelles on n'a pas pensé.
11:23On sait qu'on apprend au fil des années dans les croissances comme ça.
11:27Est-ce que vous avez eu ça, des échecs ?
11:29Moi, j'ai vécu un départ immédiat
11:33de quelqu'un qui s'entendait très bien
11:35avec la direction précédente
11:37et qui a trouvé mieux payé ailleurs, etc.
11:40Et j'ai vécu une deuxième chose
11:41qui est une rupture conventionnelle
11:43pour un salarié qui ne souhaitait plus au bout d'un temps
11:48et commençait plus à zigzaguer dans l'entreprise
11:51qu'à réellement faire sa mission,
11:53à être absent, etc.
11:55Et donc, on a convenu au bout de plusieurs mois
11:58qu'il fallait se séparer.
12:00Et voilà, une négociation de rupture conventionnelle.
12:03On parle aujourd'hui d'un groupe qui fait combien de salariés ?
12:05On a huit salariés au siège
12:08et on a, sur le terrain, parce que je les compte,
12:10ce ne sont pas des salariés, mais je les compte
12:11parce qu'ils sont au cœur de notre activité,
12:13on a 25 agents commerciaux
12:15qui sont des agents commerciaux multicartes
12:16qui ne sont pas exclusifs à Novex,
12:19mais qui représentent la marque
12:21auprès de nos détaillants,
12:23que ce soit les parfumeries Institut de beauté
12:25ou les pharmacies.
12:27Ça veut dire que sur une trentaine, trente-cinquième de salariés,
12:29il n'y en a que deux qui ont fait défaut à la fin
12:31et qui vous ont demandé de partir.
12:33Ça veut dire que c'est plutôt réussi, Juliette ?
12:34Oui, c'est vrai.
12:36Non, mais je pense aussi que Damien a une vision claire
12:39et que c'est quelqu'un aussi qui a des valeurs,
12:41qui est humain,
12:42et à mon avis, le respect aussi des uns et des autres.
12:45Et j'imagine l'accompagnement au changement
12:48que toi, tu as pu faire en tant que dirigeant
12:50a sûrement compté.
12:51Je crois que moi, quand j'ai repris Novex,
12:55l'important, c'est que je me suis assis
12:56avec vraiment tous les salariés individuellement,
12:58collectivement et individuellement,
12:59pour justement bien leur expliquer mes attentes,
13:04les perspectives.
13:05C'était un changement de caractère,
13:08de perception de l'entreprise aussi,
13:10entre les anciens dirigeants et moi.
13:12Et donc, oui, il a fallu bien collaborer.
13:17Et les piliers de l'entreprise sur qui l'entreprise s'assoit,
13:22que ce soit aux achats,
13:25que ce soit aux services clients,
13:27que ce soit à la comptabilité,
13:28tous ont l'air d'être satisfaits.
13:31Thierry, cette grande partie de la force commerciale,
13:35finalement, comment on gère ça en termes de statut
13:38entre les trois entités ?
13:40Est-ce qu'on met tout le monde sur les mêmes statuts juridiques ?
13:44Est-ce qu'on se traite tout le monde de la même façon ?
13:45Ou chaque entité garde ses droits ?
13:47À qui, au départ ?
13:48Alors, quand on a des entités différentes,
13:50normalement, tant qu'elles n'ont pas fusionné,
13:53il n'y a en tout cas pas d'obligation
13:54d'harmoniser les statuts.
13:58Donc, on peut avoir des statuts différents.
13:59Souvent, c'est un préalable, en réalité,
14:01à une unification des statuts.
14:04Et donc, on préfère, disons, unifier les statuts séparément
14:07pour ensuite, effectivement, fusionner.
14:08Ce qui est parfois une bonne approche.
14:13Sachant que, pour les agents commerciaux,
14:16c'est différent parce qu'eux, ils ne sont pas,
14:18à proprement parler, salariés.
14:19Donc, en fait, ils ont une carte, ils gèrent.
14:22Et puis, effectivement, c'est un mode d'organisation
14:24qui peut être extrêmement efficace dans votre domaine
14:27d'activité en particulier.
14:29C'est très intéressant d'avoir des agents commerciaux.
14:33Après, ce à quoi il faut réfléchir,
14:35et attention, quand je dis, on peut gérer séparément
14:38des salariés dans un groupe avec des statuts différents,
14:40attention, parce que, dans le cadre de la mise en...
14:43de la transposition de la directive transparence,
14:45qui, normalement, doit intervenir avant le mois de juin
14:47de cette année, donc tout ça approche,
14:50le principe d'égalité de traitement en matière
14:52de rémunération va s'apprécier non plus
14:54au niveau de l'entreprise, mais au niveau du groupe.
14:58En tout cas, c'est le projet.
14:59Attendez que ce soit voté, donc je ne veux pas trop m'avancer,
15:01mais en tout cas, il faut qu'on ait ça en tête,
15:03parce qu'effectivement, finalement,
15:05un des avantages de garder des entités séparées
15:07et de dire, bon, j'ai un peu de temps, quand même,
15:09pour harmoniser, notamment, les systèmes de rémunération,
15:11ça risque de ne plus être vrai assez rapidement.
15:14Comment on fait, Damien ?
15:14On harmonise tout ?
15:15On harmonise tous les process,
15:17où chaque entité garde ses droits ?
15:20Alors, c'est vrai que vous aviez raison, Thierry,
15:22sur la partie agents commerciaux,
15:25qui ne sont pas salariés,
15:26donc sont des entrepreneurs,
15:27donc on se parle d'entrepreneurs à entrepreneurs.
15:30Et puis, ils sont peut-être plus flexibles, aussi.
15:31Ils sont plus flexibles, ils sont plus indépendants,
15:34ils sont moins malléables, ou plus malléables.
15:36On parlait tout à l'heure de potentielles difficultés rencontrées,
15:40par exemple, avec l'acquisition de Mindology,
15:41pour vous donner un ordre d'idée.
15:42Moi, j'avais cru que mon équipe commerciale
15:45allait s'emparer de la carte Mindology,
15:47avec un super grand enthousiasme,
15:49pour aller la proposer à tous les clients.
15:52Et en fait, je me suis aperçu
15:53qu'on ne vend pas des accessoires de beauté,
15:55de la même façon qu'on vend des compléments alimentaires,
15:58avec beaucoup de conseils,
16:00avec beaucoup de temps passé
16:03à vendre le produit ou à le conseiller à ses clients potentiels.
16:07Et du coup, mes commerciaux ne se sont pas appropriés la carte.
16:11Du coup, je me retrouve avec une société
16:13où j'ai peu ou pas de commerciaux qui promeuvent les produits.
16:18Et donc, j'ai un vrai enjeu de retrouver, de développer...
16:21Il a fallu réembaucher la force commerciale,
16:23spécifiquement tous ces produits-là.
16:25Il y a via des partenariats
16:26ou via de retrouver des agents commerciaux spécifiques à ça.
16:31Oui, parce qu'en fait, c'est intéressant,
16:32le statut d'agent commercial,
16:34c'est intéressant, vous disiez,
16:36plus malléable et moins malléable,
16:37c'est des profils très particuliers, les agents commerciaux,
16:39parce qu'ils sont soucieux de leur indépendance,
16:41parce que justement, ils ne sont pas salariés.
16:43Donc, ça présente beaucoup d'avantages,
16:45mais c'est très intéressant,
16:46vous mettez le point sur un inconvénient potentiel
16:48qui peut vous dire, non, ça ne m'intéresse pas.
16:49Oui, c'est ça.
16:50Ou ça n'a rien, je ne peux pas dire.
16:52Mon sédant avait une image assez rigolote là-dessus,
16:55il disait, pour un agent commercial,
16:57c'est comme une assiette.
16:59Si tu représentes pour lui le steak,
17:01c'est super, parce que c'est sa première carte.
17:03Si tu représentes juste la mayo,
17:05tu passes après tout le monde.
17:06Oui, c'est ça.
17:07Ils ont leur petit caractère, les commerciaux.
17:09Et donc là, il faut en réembaucher,
17:11c'est très intéressant.
17:12Juliette, concrètement,
17:13quand on fait ce genre d'opération,
17:15qu'est-ce qui est le plus difficile ?
17:16C'est le process qu'il faut changer comme ça,
17:18ou ça, finalement, on est habitué,
17:20ou c'est intégrer la culture d'entreprise ?
17:22Parce que trois boîtes, trois cultures.
17:25Oui, après, c'est le diagnostic, en effet,
17:28de base qui permet de savoir
17:29comment fonctionnent les unes et les autres,
17:31enfin les sociétés,
17:32comment on arrive à mettre en commun,
17:33justement, les process au sein d'une seule unité
17:37qui va finalement piloter tout ça,
17:39ce que tu as finalement fait, Damien,
17:40si j'ai bien compris.
17:41Et après, ça peut être aussi
17:43aller vers l'amélioration
17:46d'un système d'information,
17:47peut-être se faire accompagner pour ça,
17:48pour mettre en place un nouvel ERP,
17:51par exemple,
17:52et passer peut-être une échelle,
17:54en effet,
17:55et du coup,
17:56acculturer l'ensemble des salariés
17:57à des nouveaux outils,
17:59mais les emmener tous ensemble.
18:00Les nouveaux outils,
18:02mais aussi la culture managériale,
18:03on parlait de formation,
18:04tout à l'heure.
18:05Ça passe par quoi, Damien ?
18:06Vous, vous avez fait quoi, spécifiquement ?
18:08Là, on a trois boîtes,
18:09entre guillemets,
18:09que trois boîtes,
18:10parce que c'est récent.
18:11Vous avez fait comment,
18:13concrètement,
18:14pour aller les voir,
18:15leur dire,
18:15voilà,
18:16il va se passer ça pour vous,
18:17ça va changer,
18:17mais ça va être super,
18:18ça va être beaucoup mieux ?
18:19On communique beaucoup ?
18:20On se déplace beaucoup ?
18:21On envoie une équipe spécifique ?
18:23Concrètement,
18:24sur le terrain ?
18:25Moi, je crois que la force
18:26d'un petit groupe,
18:28comme le mien,
18:29c'est que, justement,
18:30on est petit,
18:30et donc,
18:31c'est assez facile,
18:32et dans le dialogue,
18:34il est très vite,
18:34l'interaction se passe très vite,
18:36avec...
18:36Moi, je suis au contact direct
18:37de tout le monde,
18:38en fait,
18:39dans la société au quotidien.
18:41Donc, ça,
18:41c'est la première chose.
18:42La deuxième chose,
18:43c'est que, moi,
18:44j'ai...
18:46L'entreprise que j'ai rachetée,
18:47Mindology,
18:48et l'activité,
18:49parce que l'activité,
18:49du coup,
18:49est intégrée directement
18:50dans Novec,
18:51ce n'est pas une troisième entreprise
18:52en tant que telle,
18:55elle s'est accompagnée,
18:56elle ne s'est pas accompagnée
18:58de salariés qui sont venus
18:59et qui ont rejoint le groupe
19:00en tant que telle,
19:01mais les gens sont devenus consultants.
19:03Ceux qui étaient aux manettes
19:03des sociétés
19:05sont devenus mes consultants.
19:06Ils travaillent avec moi
19:07au quotidien.
19:08Donc, on est un peu
19:09dans le même principe
19:10que l'agent commercial.
19:11Donc, en fait,
19:12ce qu'il a fallu
19:13le plus convaincre,
19:14ça a été les salariés existants,
19:16les fameux piliers
19:17de chez Novex,
19:18qui ont vu,
19:19d'ailleurs,
19:19avec beaucoup d'intérêt,
19:21ces relais de croissance
19:22potentiels arriver,
19:23cette activité
19:24qui allait augmenter,
19:27qui augmente
19:28d'un point de vue concret
19:29sur le terrain.
19:30Voilà,
19:31il faut que ça se traduise
19:31en chiffres maintenant,
19:32mais qui augmente
19:34sur la partie
19:35activité du quotidien.
19:368 salariés fixes,
19:38on ne parle pas ici
19:39de la force commerciale,
19:40vous n'êtes pas loin
19:41de l'entreprise
19:41de 10 salariés.
19:43Attention, juridiquement,
19:44j'imagine que vous faites attention,
19:46mais c'est un point de vigilance.
19:47Le seuil de 10,
19:48en fait,
19:49de 11,
19:49d'ailleurs,
19:50élection d'un CSE
19:51à partir de 11,
19:52pendant 12 mois,
19:53on a le temps quand même,
19:54ce n'est pas tout de suite.
19:55mais ça peut être
19:56une interrogation aussi,
19:58le passage des seuils.
20:00Après,
20:00je ne sais pas si vraiment
20:02c'est quelque chose
20:02de déterminant
20:03dans une stratégie de croissance,
20:05parce que quand on croit,
20:06finalement,
20:07il y a aussi des obligations
20:08qui viennent avec,
20:08ce qui est assez normal.
20:10Oui,
20:11moi,
20:11j'allais dire,
20:12là-dessus,
20:13moi,
20:13ce qui va me guider,
20:14c'est plus la croissance économique
20:15que la réglementation
20:17du nombre de salariés.
20:18S'il y a besoin
20:19d'avoir des salariés en plus
20:20et que ça s'accompagne
20:22d'une obligation légale,
20:24on fera avec.
20:25Mais ce qui m'intéresse beaucoup,
20:26je trouve ça assez fascinant,
20:28c'est qu'on parle là,
20:29pour ce groupe-là,
20:30et je trouve que ça correspond bien
20:32à l'évolution générale,
20:33de salariés stricts au sensu,
20:34d'agents commerciaux,
20:36de consultants.
20:37Donc,
20:37on a au moins trois régimes
20:38juridiques différents
20:39et je trouve que ça correspond beaucoup,
20:41en fait,
20:41ça reflète beaucoup
20:42l'évolution actuelle.
20:43C'est-à-dire,
20:44on n'est plus dans des cadres
20:46très rigoureux,
20:47on commence à bien s'adapter,
20:49même les statuts juridiques
20:50s'adaptent.
20:51Et je pense que c'est un point
20:52que les entrepreneurs
20:53devraient toujours avoir à l'esprit,
20:55sur dire,
20:55quand je crois aussi,
20:56quel statut je vais utiliser
20:58avec les personnes
20:59avec lesquelles je travaille,
21:00en fonction de ce qu'elles peuvent apporter,
21:02de leurs propres souhaits,
21:04parce que tout le monde
21:05ne veut pas de salariés,
21:06d'ailleurs,
21:06on vient d'en parler,
21:07et je pense que c'est un point
21:09extrêmement important aujourd'hui
21:10dans une stratégie de croissance.
21:11Juliette ?
21:12Oui,
21:12je pense justement que
21:13les entreprises,
21:14avec ce qu'on traverse aujourd'hui,
21:15une conjoncture économique
21:16qui n'est pas évidente,
21:17une baisse des recrutements
21:18en fin d'année,
21:18on sent très bien
21:19que les sociétés
21:20sont un petit peu
21:21sur des charbons ardents
21:23à se dire,
21:23qu'est-ce qu'on va devenir ?
21:24La flexibilité,
21:26l'agilité proposée
21:27par les indépendants,
21:28les freelancers,
21:29les consultants,
21:30etc.,
21:30c'est vraiment une option
21:32à saisir pour les entreprises
21:33et se dire,
21:34je n'ai pas besoin
21:34d'une compétence
21:35ad vitam aeternam
21:37ou je peux avoir,
21:37là par exemple,
21:38on a placé
21:39dans une start-up
21:40qui est en pleine croissance
21:41une RH
21:41deux jours par semaine,
21:43peut-être que ça va devenir plus,
21:44peut-être que ça se finira en CDI,
21:45on ne sait pas,
21:46mais pour l'instant,
21:47en tout cas,
21:47c'est très adapté
21:49à un budget
21:49et il y a un besoin.
21:51Donc,
21:51il faut vraiment penser
21:52à ce système
21:55qui permet
21:55cette agilité.
21:56Cette boîte à outils,
21:57c'est vrai qu'en France,
21:58on a quand même
21:59énormément d'options
22:00pour travailler.
22:01On dit qu'on ne travaille pas.
22:02Si, si,
22:02on a énormément d'options
22:03pour travailler.
22:05J'aimerais,
22:05pour la fin de cette émission,
22:07parce que j'aime bien ça,
22:08parler d'échec,
22:09Damien,
22:10je suis désolée de vous le dire,
22:11mais de l'échec,
22:12sort le rebond,
22:13d'où sort le succès,
22:14on ne le dit jamais assez.
22:15Il y a plein d'entrepreneurs
22:16qui nous écoutent aujourd'hui.
22:17C'est toujours important
22:18de savoir que tout le monde
22:19se plante
22:20et tout le monde
22:20rebondit derrière.
22:22Qu'est-ce que vous avez raté
22:24dans cette expérience
22:25d'entrepreneur
22:26et qui vous sert aujourd'hui ?
22:29J'ai raté plein de choses,
22:31ça c'est sûr.
22:31Dites-nous ce que vous avez raté,
22:33c'est super.
22:33J'ai raté plein de choses.
22:35Je crois que ce dont je vous parlais
22:37tout à l'heure
22:39sur l'adhésion
22:42aux compléments alimentaires
22:43et aux infusions
22:44de Mindology
22:45par l'équipe commerciale,
22:47c'est vraiment moi
22:48ce qui me reste le plus
22:49en travers de la gorge
22:50sur laquelle je m'appuie
22:51pour rebondir
22:52parce que du coup
22:52j'ai transformé ça
22:54en essayant de passer,
22:55en me disant
22:55qu'il y a un moment
22:57où il faut faire le doron
22:57et où on est en phase
22:58d'investissement
22:59pour élargir la gamme
23:00avant de pouvoir
23:01attaquer le marché
23:01proprement
23:02avec une gamme
23:03qui tient la route
23:04pour pouvoir répondre
23:05à tous ces symptômes
23:06que les femmes rencontrent
23:08au moment de la ménopause.
23:09Oui, c'est le sacré caractère
23:10de vos commerciaux en fait,
23:11la barrière
23:12que vous pouvez rencontrer.
23:13Non, mais ils sont formidables.
23:15Mais oui, absolument.
23:16Mais ils vous ont dit
23:17que ça, ça n'allait pas,
23:18ça ne leur allait pas.
23:18Il faut savoir
23:19quoi attendre d'eux.
23:20Oui.
23:21Juliette, un conseil
23:22si on a des patrons
23:23comme ça
23:24qui se trouvent
23:24devant ce genre de choix,
23:26ce genre d'envie
23:27aussi comme Damien,
23:28qu'est-ce qu'il faut faire
23:29dans le bon ordre
23:30et ne pas faire ?
23:31En tout cas,
23:32un point qu'on avait vu
23:33vraiment ensemble
23:34avec Damien,
23:35c'était s'entourer
23:36et aller chercher
23:38les bonnes expertises
23:40pour développer sa société,
23:42faire face aussi
23:42aux problématiques
23:43parce qu'on en rencontre
23:44comme tu viens de le dire
23:45très justement,
23:46aux avocats,
23:46aux experts comptables
23:47et donc ne pas rester seul
23:49c'est essentiel.
23:49Donc pour ça,
23:50vous avez en effet
23:51des réseaux
23:51comme le réseau Entreprendre,
23:52on ne fait que le répéter.
23:54Et puis,
23:55ne pas hésiter.
23:56Parfois,
23:57on se dit
23:57ça va me coûter
23:57un peu de sous.
23:58Bah oui,
23:58mais finalement,
24:00le résultat
24:01est bien plus important
24:03que finalement la dépense.
24:05Donc,
24:05il faut y aller.
24:06Et cohérent,
24:06effectivement.
24:07On le dit souvent
24:08pour les patrons,
24:08les petits patrons,
24:09les patrons moyens,
24:11le conseil juridique
24:13et le conseil
24:14d'un expert comptable
24:15aussi,
24:16c'est dès le départ
24:16de l'aventure intérieure.
24:17Il y a ça
24:18et alors,
24:18sans trop prêcher
24:19pour ma paroisse,
24:20d'abord l'expert comptable,
24:22je pense.
24:23Là,
24:23c'est vraiment
24:24le béaba
24:25et je pense
24:26l'avocat arrive
24:26quand même assez vite
24:27dès qu'on est
24:28dans une stratégie de croissance.
24:29absolument.
24:29C'est impossible sinon.
24:30Damien,
24:31la suite,
24:31c'est quoi ?
24:32Une fois qu'on aura passé
24:33l'embauche
24:34des super commerciaux,
24:35ce sera quoi ?
24:36Une autre entreprise ?
24:37Pourquoi pas ?
24:38Moi,
24:38je reste ouvert
24:39mais pour l'instant,
24:40c'est vrai que là,
24:41l'étape actuelle
24:42et pour les 12 mois
24:44qui viennent,
24:45c'est le focus
24:45sur le développement
24:47commercial
24:47à la fois de Novex,
24:49à la fois de Mindology
24:50et de faire croître
24:51René Carlin Innovation.
24:53On prend le temps
24:53de se concentrer
24:54sur chaque opération.
24:56Merci beaucoup
24:56à tous les trois
24:57d'être venus
24:58dans cette émission
24:59consacrée
25:00à la croissance
25:01de votre entreprise.
25:02Juliette Mondrin,
25:03créatrice de Elbos,
25:04Damien Dechari,
25:05entrepreneur du réseau
25:06Entreprendre 78
25:08et président de Novex.
25:09C'est Thierry Meillat,
25:10avocat associé
25:11chez Hogan Lovells.
25:13BFM Entreprise,
25:14comment faire croître sa boîte ?
25:15C'est tous les mercredis
25:16et l'émission est tous les jours
25:18sur BFM Business
25:19à midi 30.
25:20Passez une très bonne journée.
25:22BFM Entreprise,
25:24croissance,
25:25la stratégie
25:26sur BFM Business.
Commentaires

Recommandations