Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures
Ce mercredi 18 mars, Sandra Gandoin a reçu Stanislas de Dinechin, président de Hosman, et Marie Crumière, avocate chez Reed Smith, spécialisée dans la restructuration, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business présente
00:06BFM Entreprises, croissance, la stratégie.
00:10Sandra Gondoyne.
00:11Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour BFM Entreprises.
00:16Comme tous les jours, on plonge au cœur des boîtes pour voir votre activité.
00:20Tous les jours sur BFM Business à midi 30 le lundi, on parle de leadership.
00:23Le mardi des outils RH, le mercredi de croissance et le jeudi de transmission.
00:28On parle croissance ce mercredi et plus précisément croître après avoir repensé, restructuré son entreprise.
00:36Ça arrive, les difficultés financières et il y a des solutions.
00:39On va en parler très concrètement aujourd'hui.
00:42Comment on repart dans le business après une restructuration ?
00:45On en parle avec Marie Crumière, avocate associée chez ViteSmith.
00:48Vous êtes spécialisée dans la restructuration.
00:50Bonjour Marie, merci d'être sur ce plateau.
00:53Et Stanislas de Dinchin, cofondateur et président d'Haussmann.
00:57Bonjour Stanislas, merci d'être sur ce plateau de BFM Entreprises.
01:01On parle de croissance, c'est parti.
01:04Le témoignage.
01:06Le témoignage, on commence par vous Stanislas.
01:09On va raconter un peu l'histoire d'Haussmann.
01:12On est dans l'immobilier ici.
01:14Elle date de quand cette entreprise ?
01:16Alors Haussmann est une entreprise qui a été créée en 2017
01:19et qui est une agence immobilière.
01:21Concrètement, on vend les appartements ou les maisons qui nous sont confiées.
01:24Avec ce site particulier que nous nous sommes fixés comme mission
01:28de rendre la transaction immobilière plus juste et plus efficace.
01:31Et donc pour ça, on a introduit deux innovations majeures.
01:34Une première innovation qui est autour de la qualité de service
01:36avec un mix assez unique d'humains et de technologies.
01:40Ce qui veut dire que concrètement,
01:41on a d'un côté des agents immobiliers
01:43qu'on a sélectionnés et triés sur le volet
01:44pour leurs compétences professionnelles,
01:46mais aussi pour leur appétence à travailler de manière plus moderne.
01:48Et de l'autre côté, on a travaillé pendant plus de huit ans
01:51une technologie qui permet de rendre la transaction immobilière plus efficace.
01:55Grâce à une plateforme ?
01:57Grâce à une plateforme et des outils internes.
01:59Oui.
01:59Et la deuxième innovation majeure qu'on a pu rajouter derrière,
02:02c'est une innovation autour du prix,
02:03puisque nous avons introduit une notion de tarif fixe,
02:06ce qui est une innovation dans le secteur de l'immobilier
02:08qui nous permet d'être 40% moins cher
02:10que ce que font les agences immobilières plus traditionnelles.
02:12Donc à service égal, vous étiez combien
02:14quand vous avez créé cette agence ?
02:16Il y a presque dix ans maintenant.
02:17Alors il y a presque dix ans, on a commencé, nous étions deux,
02:20et puis on est progressivement monté jusqu'à une bonne centaine de personnes,
02:24avec une croissance qui a été très forte jusqu'à fin 2023,
02:28fin 2022 pardon,
02:29et à partir de fin 2022, les choses se sont compliquées,
02:31mais j'imagine que c'est le sujet de cette émission.
02:33On va y revenir bien sûr.
02:34Ce que je voulais savoir, c'est à quelle demande
02:37vous vouliez spécifiquement répondre
02:39dans un secteur qui finalement a déjà beaucoup d'acteurs ?
02:43On le voit d'ailleurs aujourd'hui, il y a plein d'agences qui ferment.
02:46C'était quoi l'ambition finalement de départ ?
02:49L'ambition de départ a été de répondre à la problématique que j'avais eue moi-même
02:54en tant qu'acheteur d'un appartement
02:56et de créer l'agence immobilière dont j'aurais rêvé
02:59en termes de qualité de service, mais également en termes de prix.
03:02Et donc ça a été ça l'idée,
03:04en constatant que ce secteur est un secteur
03:06qui n'avait pas encore pleinement opéré sa mutation technologie digitale,
03:10alors qu'on voit que tous les secteurs, les uns après les autres,
03:13bénéficient de l'apport du digital.
03:15Oui, c'est vrai que c'était un secteur en pleine transformation.
03:17Vous êtes tombé par contre en pleine période du Covid.
03:20Est-ce que ça a joué dans l'histoire de l'entreprise,
03:24cette période d'arrêt total finalement du business ?
03:27Alors oui, ça a joué, mais ça a joué de manière plutôt positive.
03:30D'abord parce qu'on était probablement mieux armés que le reste du marché,
03:34puisque par définition, nous avons toute une partie de nos process
03:36qui sont digitaux et qui donc étaient adaptés à la distance.
03:40Et par ailleurs, je pense que ça a été un événement extrêmement fondateur
03:42pour ce qu'on appelle les Haussmanniens, c'est-à-dire les salariés d'Haussmann,
03:46parce que face à la difficulté, ça a permis de souder tout le monde.
03:49Et donc ça a été très fondateur pour la suite
03:51et pour les difficultés qui sont arrivées plus tard,
03:54à savoir le redressement judiciaire.
03:56Justement, vous dites création en 2017,
03:58les premières difficultés arrivent cinq ans plus tard, 2022.
04:02Qu'est-ce qui se passe ?
04:03Quels sont les signes que ça ne va pas ?
04:05Alors la crise pour Haussmann a été très multifactorielle
04:08et a commencé par de l'information financière
04:11qui n'était pas la bonne et des difficultés avec la direction financière.
04:14Donc ça, ça a été un premier sujet.
04:16Et malheureusement, cette première crise a été amplifiée
04:18par un retournement très fort du marché immobilier
04:21qui a connu sa plus grosse crise depuis probablement les 40 dernières années
04:25avec une baisse de l'ordre de 40% du nombre de transactions immobilières
04:30entre fin 2022 et 2024.
04:34Et on a également connu une troisième crise
04:36qui a été le tarissement du financement des startups
04:38puisqu'Haussmann était jusqu'à présent une startup
04:42et a progressivement muté vers une PME innovante.
04:46Mais à l'époque, nous étions une startup
04:47et donc nous étions extrêmement dépendants
04:48du financement de nos investisseurs.
04:52Et le marché en France des startups a connu un tarissement assez fort
04:55de son financement et assez brutal
04:57qui est venu renforcer les deux premières crises.
04:59Une question que je pose souvent dans cette émission,
05:02c'est est-ce que vous avez eu tout de suite le réflexe
05:03de vous faire accompagner ?
05:05Quand vous avez vu ces signes en 2022,
05:07vous avez eu combien de temps à vous dire
05:08« Bon ben là, il va vraiment falloir réagir très vite »
05:11parce que Marie va nous le dire
05:12« Il faut vraiment agir très vite dans ces situations-là ».
05:16Est-ce que tout de suite vous vous êtes dit
05:17« Il me faut quelqu'un d'extérieur pour voir ça avec du recul » ?
05:21Oui, mais probablement parce que j'avais eu la chance
05:23d'avoir travaillé en restructuring quelques années auparavant.
05:26Ah, d'accord !
05:27Et donc j'avais eu quelques réflexes
05:29qui m'étaient restés de cette époque-là,
05:31à savoir se mettre sous une procédure
05:33qui à l'époque était confidentielle,
05:34le mandat ad hoc qui permet tout de suite
05:35de se mettre sous protection du juge
05:37à partir du moment où vous savez
05:39que vous avez des problèmes de trésorerie.
05:41Maintenant, ça ne veut pas dire que tout a été fait parfaitement
05:43puisqu'on n'est probablement pas allé assez fort
05:44dans les mesures qu'il fallait mettre en place dès le début.
05:46Mais je suppose qu'on y viendra au fur et à mesure.
05:48Oui, exactement. Marie, là, on voit la situation,
05:52on voit que l'idée est bonne,
05:53mais par contre, voilà, il y a des éléments
05:55qui viennent finalement noircir le tableau
05:57au fur et à mesure.
05:59Quels signes sont avant-coureurs de
06:01« Attention, il va falloir vraiment réagir très très vite ? »
06:04Déjà, pour rebondir sur ce que Stanislas expliquait,
06:09dans ce dossier, lui, il a eu le bon réflexe.
06:11C'est-à-dire qu'il est venu nous voir
06:13suffisamment tôt et suffisamment en amont
06:15pour qu'on puisse faire le bon diagnostic
06:18et mettre en place les procédures et douanes.
06:21C'est plutôt rare.
06:23Et nous, on fait beaucoup de sensibilisation
06:25en tant que praticien du restructuring
06:28sur, justement, ce qu'il expliquait
06:31sur l'information financière.
06:32Donc, c'est très important d'avoir
06:34un directeur administratif et financier
06:37qui suive la trésorerie au jour le jour,
06:40au cordeau,
06:40et pas seulement, en fait,
06:42des informations bilancielles,
06:45de comptes d'exploitation ou autres.
06:46On parle vraiment de trésorerie
06:47et de suivi de cash
06:49qui doit être extrêmement précis.
06:50Voilà.
06:51Ensuite, je vous dirais,
06:53ça dépend du business,
06:54mais il y a le suivi des encours fournisseurs,
06:58les relations aussi avec les banques,
07:00anticiper, justement,
07:02en faisant des prévisionnels de trésorerie
07:03et ce qu'on va pouvoir faire face
07:05à une échéance bancaire,
07:07souvent très importante
07:09dans ce type d'entreprise.
07:11Donc, vraiment, l'anticipation est clé
07:13et le monitoring de la trésorerie.
07:15Ici, c'était le cas
07:17et on a été saisis suffisamment tôt
07:19pour qu'on puisse faire,
07:21je dirais,
07:21une restructuration d'entreprise,
07:23mais je développerai plus après,
07:25sur un an et demi.
07:26Oui.
07:26Ce qui est assez rare.
07:27C'est court ?
07:28Alors, non, c'est pas court
07:30parce que malheureusement,
07:32généralement,
07:33nous sommes saisis
07:34un petit peu au dernier moment
07:35parce qu'en restructuring,
07:36on a une notion qui est clé,
07:38qui est la notion
07:38d'état de cessation des paiements.
07:40Donc, c'est toujours lié
07:41à cette notion de trésorerie.
07:43Donc, c'est la capacité
07:44pour l'entreprise
07:45de faire face
07:46avec son actif disponible,
07:48donc sa trésorerie,
07:49à son passif exigible,
07:51ce qu'elle doit payer
07:52là, maintenant.
07:53Souvent, les entrepreneurs
07:55viennent nous voir trop tard.
07:56Ils sont déjà
07:57en état de cessation des paiements
07:58ou vraiment sont sur le point
08:00de l'être.
08:00Et nous n'avons pas trop le choix
08:02sur les procédures
08:02à mettre en place
08:03et on aboutit plutôt directement
08:05sur un redressement judiciaire.
08:07Ça veut dire que l'anticipation
08:08donne le choix finalement
08:10dans les outils
08:12qu'on va utiliser ?
08:13L'anticipation permet aux entrepreneurs,
08:15si l'entrepreneur anticipe suffisamment,
08:18nous praticiens,
08:18si on fait le bon diagnostic,
08:21derrière,
08:21on sera capable
08:22d'orienter vers les bonnes procédures
08:24et de disposer
08:25de suffisamment de temps
08:26pour changer de procédure
08:28ou faire évoluer la procédure
08:29si jamais celle-ci
08:31se révélait
08:32pas adaptée à la situation.
08:33On va rentrer dans les détails
08:34de ce qu'implique
08:36et de ce que veut dire
08:37une restructuration.
08:38Mais j'imagine
08:38quand on est patron,
08:39qu'on a les mains
08:40dans le cambouis,
08:41déjà ça implique
08:41qu'effectivement
08:42le directeur administratif
08:43et financier
08:43soit au taquet
08:44et fasse des reportings
08:46extrêmement fréquents,
08:46presque hebdomadaires,
08:48on l'a dit,
08:49c'est-à-dire vraiment
08:49que le chef d'entreprise
08:50qui par ailleurs
08:51doit penser à tout le reste
08:52soit vraiment très au courant
08:53de la situation financière
08:55dans le détail.
08:56Et après,
08:56il faut se dire
08:57je vais restructurer,
08:59c'est un gros mot,
09:00je vais restructurer.
09:01Franchement,
09:01qu'est-ce qui se passe
09:01dans la tête du patron
09:02à ce moment-là ?
09:04Stanislas.
09:04Ce n'est pas forcément
09:05très simple.
09:06Ce qui est certain,
09:07c'est qu'il faut probablement
09:08être capable
09:08de faire preuve de lucidité
09:10et c'est là
09:11où les conseils,
09:12au-delà de leur expertise,
09:13vous amènent aussi
09:14beaucoup de choses.
09:15C'est cette capacité
09:15à prendre du recul
09:16et faire preuve de lucidité
09:17dans une situation
09:18où le patron d'entreprise
09:19que vous êtes
09:20peut manquer de lucidité
09:22et peut parfois
09:23réagir de manière
09:24trop émotionnelle
09:26sans se rattacher
09:26forcément à des faits.
09:27Donc,
09:28il faut à la fois
09:28avoir ce travail personnel
09:30de se raccrocher à des faits
09:31et d'arriver à faire
09:32son deuil
09:33de ce qu'était Haussmann
09:35et puis également,
09:35je pense,
09:36savoir s'entourer
09:37de conseils
09:37qui vous permettent
09:38de prendre ce recul.
09:39Mais c'est ça
09:39qui est intéressant.
09:40Vous parlez de deuil
09:41de Haussmann,
09:42de deuil de l'entreprise
09:43telle qu'elle est.
09:44Pour autant,
09:44un restructuring
09:45qui est pris à temps,
09:46c'est une entreprise
09:47qui derrière,
09:47et on va le voir,
09:48peut avoir de la croissance,
09:50peut revivre à nouveau.
09:51C'est ça qu'il faut expliquer
09:52quand même, Marie ?
09:53Tout à fait.
09:54On peut parler de renaissance.
09:57En fait,
09:58ce qui est compliqué
10:00et l'émission d'aujourd'hui,
10:01ça s'appelle croissance
10:02et souvent,
10:03nous,
10:03on a des entrepreneurs
10:04et c'était le cas
10:05de Haussmann
10:06qui viennent nous voir
10:07et qui étaient jusque-là
10:09dans une phase de croissance.
10:11Et on n'a pas
10:12les mêmes réflexes,
10:13le chef d'entreprise
10:14n'a pas les mêmes réflexes
10:15dans une phase de croissance,
10:16dans une phase de restructuration.
10:18Donc effectivement,
10:19il faut qu'on les fasse atterrir,
10:21mais nous,
10:22on se considère
10:23comme bras droit
10:24en fait des dirigeants.
10:26On n'est pas juste là,
10:27pour leur dire
10:28il faut faire
10:28telle procédure,
10:30voilà comment ça va se passer
10:31d'un point de vue
10:32purement juridique.
10:33C'est une période
10:34qui même,
10:35d'un point de vue
10:36psychologique,
10:37est très compliquée.
10:39Les dirigeants
10:40dans ces phases-là
10:40sont chahutés.
10:42Ils sont chahutés
10:44par leurs créanciers,
10:45par les banques,
10:46par les fournisseurs
10:47au quotidien.
10:48Ils ont des comptes
10:48à rendre
10:49à leurs salariés.
10:50C'est leur bébé
10:51qu'ils ont créé,
10:52qu'ils ne veulent pas perdre.
10:53Et c'est aussi leur dire
10:54qu'il y a quelque chose
10:55qui ne va pas.
10:55Alors que pour certains,
10:56on est en phase de croissance
10:58et qu'ils ne sont pas
10:58effectivement,
10:59comme vous l'avez dit,
10:59dans cet état d'esprit,
11:00Stanislas.
11:01Je pense que c'est très important
11:02et c'est pour ça
11:02qu'il y a cette notion
11:03de deuil,
11:03ça ne veut pas dire
11:04abandonner l'entreprise.
11:05Au contraire,
11:05vous avez raison de souligner
11:06que c'est une renaissance,
11:07mais il faut quand même réaliser
11:08que toutes les méthodes
11:09que vous utilisez
11:10ne sont plus adaptées.
11:11C'est le deuil des méthodes.
11:12Exactement.
11:13Que ce soit des facteurs
11:14d'ailleurs exogènes
11:14ou endogènes,
11:15que ce soit des sujets
11:16de vous ne faites pas bien
11:17votre boulot
11:17à l'intérieur de l'entreprise
11:18ou des facteurs de marché,
11:20quoi qu'il arrive,
11:21ça veut dire
11:21que ce que vous faisiez
11:21n'est plus adapté.
11:22Et donc le succès
11:23qu'Ausmane avait connu
11:24avec des méthodes particulières,
11:26ces méthodes-là
11:27n'étaient plus
11:27les bonnes manières
11:28pour arriver
11:29à continuer à avoir du succès.
11:30Donc il fallait nécessairement
11:31changer sa manière de faire
11:33et donc ça passe
11:33par une phase de deuil.
11:34On vous rassure,
11:35Haussmane va très très bien.
11:37Justement,
11:37c'est parfaitement relevé
11:38parce qu'on a revu
11:39les méthodes.
11:40On va expliquer
11:41ce que c'est
11:41que le restructuring,
11:42c'est-à-dire qu'une fois
11:43qu'on a fait ce constat,
11:44une fois qu'on a fait
11:45ce diagnostic,
11:46Marie,
11:46qu'est-ce qui se passe ?
11:47Qu'est-ce qu'on met en place
11:48concrètement ?
11:49On va voir qui ?
11:50On dit quoi ?
11:52Il y a le diagnostic
11:53souvent qui se fait
11:53par l'intermédiaire
11:54de l'avocat
11:56qui pose tout cela.
11:58Et ensuite,
11:59il y a tout un panel
11:59de procédures
12:00qui sont à la disposition
12:02du dirigeant
12:04pour pallier
12:05à ses difficultés.
12:06Pour donner l'exemple
12:07d'Haussmane
12:08très concrètement,
12:10comme les difficultés
12:11avaient été prises
12:12suffisamment en amont,
12:13on a pu s'orienter
12:14tout d'abord
12:15dans des procédures
12:15amiables.
12:16Une procédure amiable,
12:17vous avez mandat ad hoc,
12:18conciliation,
12:19qui sont des procédures
12:20purement confidentielles.
12:22Mandat ad hoc,
12:22il ne faut pas être
12:23en état de cessation
12:24des paiements.
12:24Conciliation,
12:25il ne faut pas l'être
12:26ou pas depuis
12:27plus de 45 jours.
12:28Oui, donc le temps
12:29compte vraiment.
12:30Le temps, encore une fois,
12:31compte vraiment.
12:31L'avantage de ces procédures-là,
12:33c'est pour ça que je parle
12:34de soins de première intention,
12:36c'est qu'elles sont
12:39purement confidentielles
12:39et elles vont pouvoir
12:41permettre de restructurer.
12:42Mais attention,
12:44pas massivement.
12:45C'est-à-dire qu'on considère
12:47que comme l'entreprise
12:48connaît des difficultés
12:50mais n'est pas dans
12:50un état tel
12:51que ce serait une procédure
12:53de redressement judiciaire,
12:55ce sont des procédures
12:57négociées.
12:57Donc on va négocier
12:58avec les créanciers,
12:59on va choisir
13:00avec qui on négocie
13:01et qui on met
13:02dans la procédure
13:03de mandat ad hoc
13:03ou de conciliation.
13:04Souvent, il y a
13:05les créanciers bancaires,
13:06il y a les actionnaires
13:07pour une remise au pot
13:09et puis parfois
13:10quelques bailleurs
13:11ou autres.
13:12Et donc,
13:12dans ces procédures-là,
13:14ils font un accord
13:15de tous les créanciers,
13:16de toutes les parties
13:17prenantes,
13:17c'est une unanimité.
13:18Et donc,
13:19pour faire cela,
13:21vous comprendrez bien
13:22qu'imposer,
13:24par exemple,
13:24des abandons de dettes
13:25ou des restructurations
13:26massives,
13:27ce n'est pas possible.
13:29Donc concrètement,
13:30ce qu'on obtient souvent,
13:31ce sont des reports
13:32d'échéance,
13:33des réchelonnements
13:33de la dette.
13:35On peut aussi saisir
13:37l'État
13:37pour les dettes
13:38fiscales et sociales
13:39et en moyenne,
13:40on arrive à obtenir
13:41des échelonnements
13:42d'entre 12
13:43jusqu'à 36 mois
13:44maximum.
13:45Mais ça ne traite pas
13:46toutes les difficultés.
13:48Et notamment...
13:48Vous dites là,
13:49on ne va pas dans le fond,
13:50c'est ce que vous êtes
13:50en train de dire,
13:51c'est une première couche
13:52de problèmes.
13:52C'est une première couche
13:53qui parfois peut être
13:54suffisante pour les entreprises
13:55parce que parfois,
13:56quand vous avez notamment
13:57un problème
13:58d'endettement bancaire,
14:00une échéance qui arrive,
14:01l'entreprise ne va pas
14:02pouvoir y faire face.
14:03Mais elle sait
14:03que c'est ponctuel,
14:04elle sait qu'elle va
14:05justement arriver
14:06grâce à cette procédure
14:07à négocier avec ses actionnaires
14:09ou ses investisseurs
14:10pour remettre de l'argent
14:11dans ce contexte-là.
14:13Là, ça peut être adapté.
14:14Ça ne sert à rien
14:15que la procédure
14:16devienne publique,
14:16que ça alerte
14:18certains fournisseurs
14:19et que ça soit un danger
14:20pour l'entreprise.
14:20Pour Haussmann,
14:21est-ce que c'est ce qui s'est passé
14:22ou est-ce que ça ne suffisait pas
14:23et il a fallu aller
14:24plus au fond des choses
14:25et notamment toucher
14:26parce qu'il fallait toucher
14:27aussi au personnel ?
14:28Exactement.
14:29Haussmann,
14:29on l'a fait en plusieurs couches
14:30parce qu'on s'est aussi rendu compte
14:32comme le dossier
14:33a duré plus d'un an et demi
14:36que finalement,
14:37il y avait plus de choses
14:38à faire que prévu
14:40et c'était justement
14:41l'accompagnement
14:41qu'on décrivait,
14:42c'est-à-dire,
14:42il y a l'accompagnement
14:43de l'avocat
14:43mais je tiens à souligner
14:45qu'en restructuring,
14:46il n'y a pas que l'avocat.
14:47Il y avait un conseil financier
14:49tiers qui était présent
14:50et leur rôle justement,
14:52c'est de challenger
14:53les BP et les chiffres
14:54de l'entreprise.
14:56Et puis,
14:57il y avait ce qu'on appelle
14:58un conciliateur
14:59qui est un administrateur judiciaire
15:00qui est un tiers indépendant
15:02qui justement,
15:03lui aussi,
15:04posait un diagnostic.
15:05Et à un moment,
15:06les discussions se sont faites,
15:08nous n'avons pas eu l'accord
15:09de l'ensemble des créanciers
15:11et nous nous sommes également
15:12rendus compte
15:13au fil de la restructuration
15:14que le besoin
15:15en trésorerie,
15:16en new money,
15:17ce qu'on appelle,
15:18était plus important
15:19que ce qu'on avait anticipé
15:20et qu'une restructuration sociale
15:22était nécessaire.
15:23Et ça,
15:24les procédures amiables
15:26ne sont pas l'outil
15:27le plus efficace pour cela
15:29parce que vous n'avez pas
15:30de prise en charge
15:31par l'assurance
15:32de garantie des salaires
15:34et donc,
15:36ça aubert très fortement
15:37la trésorerie de l'entreprise
15:39et donc,
15:40on s'est rendu compte
15:40que ce n'était plus adapté
15:42et qu'il fallait plutôt
15:43s'orienter
15:44vers une procédure
15:45de redressement judiciaire.
15:46C'est,
15:47ça tangue dans ces cas-là
15:48quand j'imagine
15:49on a sa boîte
15:50qui est dans cette situation-là.
15:51Ce qui est intéressant
15:51et ce qui est même presque rassurant
15:53quand on vous écoute,
15:53c'est que c'est un travail
15:54vraiment au long cours,
15:56on travaille ensemble,
15:57que c'est par étapes
15:58et c'est ça qui est intéressant.
16:00Ça aide
16:01d'avoir effectivement
16:02cette accompagne-là
16:03pour se dire
16:03bon,
16:04tout n'est pas fini,
16:05ça va bien se passer,
16:06il y aura une issue
16:06peut-être positive.
16:08Alors,
16:08je pense que c'est absolument
16:09indispensable.
16:09Au-delà d'aider,
16:10ça me paraît
16:10complètement indispensable
16:11d'abord parce que
16:12vous avez besoin
16:12d'une expertise
16:13dont vous ne bénéficiez pas
16:14ou en tout cas,
16:14à mon avis,
16:15rares sont les dirigeants
16:15qui ont cette expertise-là.
16:17Le monde des procédures collectives
16:18comme Marie l'a dit
16:19est un environnement
16:21extrêmement complexe
16:22et extrêmement particulier,
16:24donc vous avez besoin
16:25d'une expertise là-dedans,
16:26vous avez besoin
16:27de temps également
16:29et très clairement,
16:30le conseil,
16:31enfin vos conseils,
16:32que ce soit les conseils financiers,
16:33avocats
16:33ou administrateurs judiciaires,
16:35vous aident aussi
16:36à gagner du temps.
16:37Et puis enfin,
16:38vous avez besoin
16:38d'en parler de lucidité
16:39et c'est probablement
16:41le point le plus important,
16:42c'est de bénéficier
16:42de la lucidité
16:43en particulier
16:44de vos avocats
16:46pour prendre du recul
16:47et apporter
16:47les bonnes solutions.
16:49Définir la bonne stratégie.
16:50Dans un contexte
16:51qui pour Haussmann
16:51était peut-être
16:53particulièrement noir,
16:54d'un côté
16:55on avait une entreprise
16:56qui était extrêmement solide
16:57sur ses sous-jacents
16:57et sur le service
16:58qu'on rend
16:59à nos clients,
17:01mais de l'autre côté
17:02on était dans un contexte
17:03de marché
17:04qui a été de plus en plus difficile.
17:06D'où cette procédure
17:07qui a duré un an et demi,
17:08c'est qu'en fait
17:08à mesure qu'on avançait
17:09dans la restructuration,
17:10le marché se dégradait
17:11plus rapidement
17:12que les restructurations
17:13qu'on opérait.
17:13Donc on avait toujours
17:14un train de retard.
17:15Et donc c'est peut-être
17:16cette fameuse lucidité aussi
17:17qu'il faut avoir
17:18et ce fameux deuil
17:19pour ne pas courir
17:21en permanence
17:23après une restructuration
17:24que vous n'avez pas menée
17:25de manière suffisamment forte,
17:26mais prendre de l'avance
17:27et anticiper un marché
17:28qui se dégrade.
17:29C'est peut-être un mal
17:30pour un bien
17:30d'avoir fait ça pile
17:31à ce moment-là en plus.
17:32Le marché n'était pas avec vous
17:33mais au moins
17:34vous avez pu vous poser
17:34toutes les bonnes questions.
17:36On va avancer
17:36parce qu'on parle de croissance aussi.
17:38Il faut qu'on arrive
17:38à cette situation de croissance.
17:40Comment ça s'est terminé
17:42ce restructuring
17:42et ce redressement judiciaire ?
17:45Ce qui était intéressant
17:45c'est que justement
17:46on s'est rendu compte
17:48à un moment
17:48et c'était notre rôle
17:49à nous de conseil
17:50de dire
17:51la procédure amiable
17:52n'est pas suffisante.
17:53Il faut restructurer massivement.
17:55C'est une entreprise
17:56qui a trop d'endettements,
17:58trop d'endettements bancaires
17:59notamment
18:02et on s'est rendu compte
18:03que c'était vraiment
18:04la procédure de redressement judiciaire
18:06qui était la meilleure.
18:06On est rentré en procédure
18:08et dans cette procédure,
18:10pareil,
18:11il y a eu pas mal
18:11de rebondissements.
18:13on s'est rendu compte
18:14que les actionnaires actuels,
18:17la plupart d'entre eux,
18:19ne pourraient pas faire face
18:20ou ne souhaitaient pas mettre
18:21au pot par rapport
18:23aux besoins qui étaient identifiés
18:24et donc il fallait trouver
18:25un tiers dans ce contexte-là.
18:28Il y a un appel d'offres
18:30qui a été lancé
18:31par l'administrateur judiciaire
18:32pour voir si l'entreprise
18:33pouvait être vendue
18:35en plan de session,
18:36donc rachetée par un tiers.
18:38Et puis on s'est rendu compte
18:40que la procédure
18:42qui serait le plus adaptée
18:43pour réduire cet endettement
18:45qui était trop important,
18:47ça serait le plan
18:49par classe de parti affecté.
18:50Donc c'est une nouvelle procédure
18:52qui a été introduite
18:53par le législateur
18:54qui est assez similaire
18:56au Chapter 11 aux Etats-Unis
18:59et qui permet d'écraser
19:01de la dette.
19:02Avant, en France,
19:04c'était très difficile de le faire
19:06parce que quand vous étiez
19:07en plan de redressement,
19:08soit vous étaliez la dette
19:09sur 10 ans,
19:11soit vous pouviez négocier
19:13avec les créanciers
19:15un abandon de dette,
19:16mais encore fallait-il
19:17qu'ils l'acceptent.
19:18Aujourd'hui,
19:19avec ces procédures-là,
19:21il est possible
19:22de l'imposer,
19:23alors sous certaines conditions
19:24et je pourrais y revenir
19:25si vous le souhaitez,
19:26mais il est possible
19:27de l'imposer
19:28et nous,
19:29c'est ce que nous avons pu faire
19:30pour passer un endettement
19:32qui était à peu près
19:33de 10 millions d'euros
19:35à 3 millions d'euros
19:37et l'intérêt aussi
19:38de cette procédure-là,
19:40c'est que quand vous réduisez
19:41massivement cet endettement,
19:43vous devenez intéressant
19:44pour les investisseurs
19:46et c'était ce qu'on disait,
19:47c'était dans le domaine
19:48des levées de fonds,
19:49des start-up ou autres,
19:51il y a eu un ralentissement,
19:52mais un investisseur
19:54à qui vous démontrez
19:55que vous passez
19:55de 10 millions d'euros
19:56de dette
19:57à 3 millions d'euros
19:58de dette
19:58et l'entreprise fonctionnait
20:00parfaitement bien
20:01pendant la période
20:02d'observation,
20:02donc il y avait du cash,
20:03il n'y avait pas de problème.
20:04L'investisseur,
20:05lui, le tiers,
20:06il est intéressé
20:07dans ce contexte-là
20:08pour rentrer
20:09et c'est ce qui s'est passé
20:11dans ce dossier.
20:12Stanislas ?
20:12Je pense que c'est très important
20:14et je pense qu'on complémente ça.
20:15Ce qui est important
20:15de réaliser aussi,
20:16c'est que ces procédures
20:17de redressement judiciaire
20:19permettent,
20:19au-delà de la sauvegarde
20:20de l'entreprise en tant que telle,
20:21de préserver l'emploi,
20:22c'est quand même l'objectif.
20:23Vous avez dû vous séparer
20:24au total
20:25de combien de personnes
20:26au final ?
20:26En tout et pour tout,
20:28on était une bonne centaine
20:29de personnes
20:29quand la crise a commencé,
20:30aujourd'hui,
20:31nous sommes une cinquantaine.
20:32Donc, on a quand même
20:33en plusieurs étapes successives
20:34dû diviser quasiment par deux
20:36les effectifs,
20:37assez tristement
20:38et ça fait partie d'ailleurs
20:39de ce dont on parlait
20:40sur le deuil,
20:41d'arriver à réaliser
20:42que votre responsabilité
20:43en tant que dirigeant
20:45est aussi de passer par
20:46des décisions
20:47qui sont difficiles humainement
20:48pour sauvegarder le collectif.
20:49Quoi qu'il arrive,
20:50si vous ne le faites pas,
20:50de toute façon,
20:51l'entreprise survivra pas.
20:52C'est un peu l'image
20:53d'accepter de couper une branche
20:55pour que l'arbre survive.
20:56Exactement.
20:57Et donc, c'est toujours
20:58quelque chose
20:58qui est assez difficile.
20:59Je pense qu'en complément
21:00de ce que tu disais, Marie,
21:01ce qui est important
21:02de réaliser d'un point de vue
21:04purement entrepreneurial,
21:05c'est que quand vous êtes
21:06dans cette situation-là,
21:07en termes béotien,
21:08vous n'avez plus de trésorerie.
21:09Et donc, vous êtes face
21:09à une impasse
21:10qui est que vous ne pouvez
21:12ni investir
21:13pour faire plus de chiffres d'affaires,
21:14ce qui vous permettrait
21:14de sortir de la crise,
21:16ni faire face
21:17à une restructuration.
21:18Puisqu'une restructuration,
21:19en réalité,
21:19demande de se séparer de contrats.
21:21Vous n'avez pas le droit
21:21de le faire.
21:22Ou alors, il faut des frais
21:23et vous n'avez pas
21:24cet argent-là.
21:25Ni, malheureusement,
21:26de vous séparer
21:26de certains salariés
21:27parce que ça aussi,
21:28ça demande beaucoup de frais.
21:30Et donc, en fait,
21:30vous êtes complètement bloqué
21:31par manque de trésorerie.
21:32Vous ne pouvez pas restructurer
21:33les coûts.
21:33Vous ne pouvez pas investir
21:35pour faire plus
21:36de chiffres d'affaires.
21:37On voit bien
21:38la difficulté, en fait,
21:40et les réponses,
21:41les nombreuses réponses
21:42qu'il faut trouver
21:43dans ce genre de situation.
21:44On arrive sur la fin
21:45de l'émission.
21:46Moi, j'aimerais savoir
21:46comment on va Haussmann,
21:47Stanislas.
21:48Grâce à ce redressement judiciaire
21:49qui est un outil
21:50en réalité extrêmement puissant
21:51pour pouvoir redresser
21:52une entreprise,
21:53Haussmann va bien.
21:54D'abord parce que
21:55le redressement judiciaire
21:56a permis de mettre
21:56les comptes à l'équilibre
21:58et puis ensuite
21:59parce que le redressement judiciaire
22:00nous a permis
22:00de restructurer la gouvernance.
22:02Vous doutez bien
22:03qu'une entreprise
22:03qui n'a pas une gouvernance alignée
22:05aura du mal à avancer.
22:07Et le dernier point,
22:08c'est que ça nous a permis
22:08de faire entrer
22:09un nouvel investisseur
22:10et de définir
22:11une nouvelle stratégie
22:12où on s'est reposé
22:13la question de quelle est
22:14notre véritable valeur ajoutée
22:15sur le marché,
22:16qu'est-ce qu'on apporte
22:16à nos clients
22:17pour renforcer à la fois
22:19le pôle transaction,
22:20donc renforcer
22:21ce qu'on faisait historiquement
22:22à savoir de la vente immobilière
22:24mais également réfléchir
22:25à diversifier nos activités
22:27à partir de ce qu'on sait faire
22:28de mieux,
22:28c'est-à-dire ce mix assez unique
22:30d'humain et de digital
22:31et en développant
22:32des nouveaux services
22:33tels que la gestion locative
22:34ou la chasse immobilière
22:35par exemple.
22:35On repose tout sur la table,
22:37on est constamment
22:38en questionnement
22:39et c'est ça qui est intéressant
22:40aussi dans la vie
22:41de l'entrepreneur
22:42et de l'entreprise.
22:43On va partager tout de suite
22:44les conseils des experts.
22:46Le conseil de l'expert
22:48Oui, parce que moi
22:49j'aimerais bien savoir
22:49dans cette situation
22:50ce que vous referiez
22:52ou ne referiez pas
22:53en pareilles circonstances
22:55par exemple Stanislas
22:56pour les gens
22:56qui se trouvent
22:57dans la même situation.
22:59Je pense qu'il y a
23:00trois choses à faire
23:01à peu près correctement.
23:02Probablement avoir
23:03suffisamment de lucidité.
23:06Deuxièmement,
23:07garder de l'humanité
23:08dans un contexte
23:09où quoi qu'il arrive,
23:10les premiers qui sont
23:10concernés in fine
23:11ce sont vos salariés
23:12comme vos clients
23:15et probablement
23:16que cette lucidité
23:19on en a parfois
23:19un peu manqué
23:20et on n'a pas osé
23:21aller suffisamment fort
23:22avec ce fameux deuil
23:24dont on parlait
23:24d'être capable
23:25de couper suffisamment fort
23:26les coups
23:27pour sauvegarder
23:28le collectif.
23:30Donc ça c'est probablement
23:30ce qu'on ferait
23:31différemment
23:32c'est d'avoir
23:33plus de lucidité
23:34pour arriver
23:35à agir plus rapidement.
23:36Marie, ça a pris
23:37combien de temps
23:38au total
23:38ce cas Haussmann ?
23:40Ce dossier Haussmann ?
23:41Un an et demi.
23:42Un an et demi.
23:43Un an et demi ça a pris
23:45un tout petit peu plus
23:46mais un an et demi c'est ça.
23:47L'accompagnement continue
23:48quand on est ensuite
23:50en phase de croissance
23:51on se voit régulièrement
23:53pour parler de ça
23:54pour voir aussi
23:54pour pointer peut-être
23:55des signaux
23:56qui pourraient être
23:57une alerte
23:58dans quelques années
23:59à nouveau ?
24:00Oui alors très concrètement
24:01aujourd'hui la société
24:03elle est en exécution
24:04de son plan
24:05de restructuration
24:06de dette
24:06donc on est amené
24:08effectivement nous
24:08en tant que conseil
24:09à être sollicité
24:10pour répondre
24:11à des questions
24:12ponctuelles, juridiques
24:14veiller que tout se
24:15déroule parfaitement
24:17et à trouver une solution
24:19si jamais
24:19le chef d'entreprise
24:21en a besoin.
24:21Le dernier conseil
24:22pour les personnes
24:23qui se trouvent
24:23dans cette situation-là
24:24le conseil de vous
24:25Marie ce serait quoi ?
24:27Tout ce que j'ai expliqué
24:29au début
24:30anticiper
24:31et faites-vous
24:32n'hésitez pas
24:33à vous faire
24:35accompagner
24:35et surveiller
24:37votre trésorerie
24:38Surveiller votre trésorerie
24:39surveiller votre directeur
24:40administratif
24:41et financier
24:42tenez-vous informés
24:44on en est sur
24:46probablement
24:46arriver à faire preuve
24:47une fois que vous avez
24:48cette lucidité
24:48et cette humanité
24:49faire preuve de fermeté
24:50pour qu'à la fois
24:51l'entreprise courante
24:52continue à fonctionner
24:53et en même temps
24:54prendre les bonnes décisions
24:55ce qui demande parfois
24:56pas mal de fermeté
24:56parce que ce ne sont pas
24:57des décisions forcément faciles
24:58Mais vous n'êtes pas tout seul
24:59et c'est ça qui est important
25:00de se dire
25:01quand on est patron
25:02vous pouvez vous faire accompagner
25:03vous le savez
25:04plus on en discute
25:05avec des spécialistes
25:06et des pères aussi
25:08qui ont vécu
25:08la même chose
25:09et mieux on s'en sort
25:11dans ces situations
25:11un peu difficiles
25:12c'est la vie de l'entreprise
25:13Merci à tous les deux
25:14d'être venus
25:15dans cette émission
25:15BFM Entreprises
25:17spéciale croissance
25:18après une restructuration
25:19dossier passionnant
25:20Marie Crumière
25:21avocate associée
25:22chez Reed Smith
25:23spécialisée dans la restructuration
25:25et Stanislas
25:26de Dinchin
25:26cofondateur
25:27et président
25:27d'Haussmann
25:28BFM Entreprises
25:29c'est tous les jours
25:30sur BFM Business
25:31à midi 30
25:32passez une très bonne journée
25:34BFM Entreprises
25:36croissance
25:37la stratégie
25:38sur BFM Business
25:40Sous-titrage MFP.
Commentaires

Recommandations