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  • il y a 5 heures
Ce jeudi 23 avril, Bertrand Puiffe, gérant action chez Fidelity International, et Henri Chabadel, CIO de BlackRock France, se sont penchés sur Wall Street qui double l'Europe sur l'année 2026 et bat de nouveaux records, l'activité du privé qui se contracte dans la zone euro, l'Allemagne qui abaisse sa prévision de croissance, la résistance des marchés malgré l'escalade en Iran, ainsi que le retour en force de la tech sur les marchés, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Le club est ouvert, y sont en place nos experts Henri Chabadel,
00:07directeur des investissements de BlackRock France.
00:08Bonsoir Henri.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Bienvenue.
00:11Et Aude est là bien sûr en fil rouge effectivement.
00:13Et Bertrand Puif, gérant action pour Fidélité Internationale.
00:15Rebonsoir Bertrand.
00:17En fil rouge avec nous Bertrand.
00:19Donc Wall Street qui repasse à l'instant dans le vert.
00:21Voilà, il suffisait que vous nous rejoigniez messieurs
00:23pour voir Wall Street toujours pas respirer.
00:25Encore en hausse Wall Street légère c'est vrai,
00:27mais le S&P est sur de nouveaux records.
00:29Le Nasdaq tient aussi ses records.
00:31Et désormais Wall Street fait mieux que l'Europe depuis le début de l'année.
00:33En performance depuis le 1er janvier,
00:35le S&P comme le Nasdaq font mieux que le Stoxx Europe 600.
00:38Qui a raison là ?
00:39C'est l'Europe plutôt prudente,
00:42inquiète de ce qui se passe au Moyen-Orient
00:43ou plutôt les Etats-Unis qui manifestement
00:45commencent à enjamber cette guerre Henri ?
00:47Définiment il y a beaucoup d'optimisme du côté américain.
00:50On a un petit peu changé de priorité
00:53puisque la lecture aujourd'hui
00:55par les investisseurs américains de cette crise
00:57c'est que le CCFE est à peu près équivalent
01:00à une fin de crise
01:01et que cette crise va finir par se régler
01:04d'une manière ou d'une autre
01:04et donc on peut commencer à se préoccuper d'autres sujets.
01:07Vous avez vu émerger tous les débats
01:08sur la succession de M. Powell
01:10avec l'audition de M. Warsh
01:11qui a aussi occupé une bonne partie
01:13des discussions du côté des Etats-Unis.
01:16On revient un petit peu sur la macro aussi
01:18avec des chiffres plus fondamentaux
01:20sur la consommation des ménages,
01:22sur la confiance des ménages, etc.
01:23Et en plus ils sont positifs.
01:24Et en plus ils sont positifs.
01:26On revient aussi sur les fondamentaux
01:28au niveau microéconomique
01:29avec une saison de publication des résultats
01:31qui bat son plein
01:31et qui va accélérer désormais.
01:34On a commencé avec les financières,
01:35on enchaîne avec l'économie réelle américaine,
01:38les grands groupes,
01:38les IBM, Walmart & Co.
01:40On va aller doucement
01:41vers les grandes valeurs de la tech.
01:42Donc on voit bien que finalement
01:43la crise au Moyen-Orient
01:45s'installe dans le paysage
01:46mais a tendance à passer au second plan.
01:49On va voir si ça va le rester ou pas,
01:51si les anticipations du marché américain
01:53ont raison dans ce sens ou pas.
01:55Mais en tout cas ce qui est sûr
01:56c'est que le marché américain
01:57se préoccupe d'autre chose
01:58là où le marché européen
01:59qui est peut-être plus proche
02:00de cette zone de crise
02:01continue à avoir un peu les yeux fixés
02:03sur ce point chaud.
02:04Oui, le pari de Wall Street
02:06c'est que cette guerre
02:07se réglera de toute façon
02:08sauf que même si elle se règle
02:09les cours du pétrole
02:10risquent de rester assez élevés quand même
02:11parce qu'il va falloir redémarrer les choses.
02:13Les flux ça se fait pas comme ça
02:14d'un claquement de doigts.
02:16Et en l'occurrence c'est l'Europe
02:17qui est la plus exposée.
02:18C'est l'économie européenne
02:19qui est plus exposée
02:20à un maintien éventuellement élevé
02:21durablement des cours du pétrole
02:23plus que l'économie américaine
02:24ou elle aussi dans la mesure
02:25où le brut léger est lui aussi en hausse ?
02:26Alors ce qui se passe aux Etats-Unis
02:27c'est que les Etats-Unis
02:28sont exportateurs de pétrole
02:29donc globalement
02:30il y a un transfert de richesse
02:32au sein des Etats-Unis.
02:33Les Etats-Unis en profitent globalement.
02:35Il y a des gagnants
02:36et des perdants aux Etats-Unis
02:37mais globalement
02:38c'est net positif pour les Etats-Unis.
02:39Là où en Europe
02:41c'est globalement perdant
02:42avec là aussi des transferts de richesse.
02:44C'est-à-dire qu'il y a des secteurs
02:45il y a des agents économiques
02:46qui sont plus ou moins bien positionnés
02:47par rapport à cette hausse
02:49des prix des matières premières énergétiques
02:52c'est pas seulement le pétrole
02:53et de tous les dérivés pétrochimiques
02:55on pense au plastique
02:56on pense aux fertilisants
02:58donc il va y avoir un impact
02:59beaucoup plus global
03:00que celui qu'on observe aujourd'hui
03:01sur le pétrole
03:02sachant que cet impact
03:03comme vous l'avez fait remarquer
03:05va être durable.
03:06Même si demain
03:07on réouvre le détroit d'Ormouz
03:08même si demain
03:09on signe un traité de paix
03:10entre les Etats-Unis et l'Iran
03:12on va rester sur des niveaux de prix
03:14de la matière première énergétique
03:16qui vont être plus élevés
03:17que ceux qu'on connaissait
03:18à la fin du mois de février
03:19quand on est rentré dans cette séquence.
03:20Et ce qu'il y a dans le comportement
03:22des marchés américains
03:22on comprend qu'il y a de la rationalité
03:23malgré tout
03:24des publications
03:25qui sont au-delà des intentes
03:26et pour lesquelles
03:27il y a beaucoup d'optimisme
03:28on attend en moyenne
03:28plus de 12% de hausse des bénéfices
03:30sur les entreprises du S&P
03:31donc on comprend que Wall Street monte
03:33parce que les fondamentaux
03:34pour l'instant
03:34sont toujours au rendez-vous
03:35mais est-ce qu'il y a un peu
03:36dans l'esprit de Wall Street
03:36l'idée que le soleil brillera
03:38toujours plus haut ?
03:39Je crois qu'il y a eu
03:41un effet d'horizon
03:42c'est-à-dire qu'à Wall Street
03:43désormais on ne regarde plus
03:44à deux ou trois mois
03:45on regarde sur un horizon
03:47fin d'année
03:47et donc on prend acte
03:49du fait qu'il y a eu une crise
03:51elle aura des conséquences
03:52et globalement
03:53le scénario d'équilibre
03:54il est à peu près
03:55aux alentours d'un pétrole
03:56dans la fourchette
03:57entre 80 et 100 dollars
03:59et dans ces conditions-là
04:01l'économie américaine
04:02peut tourner
04:02elle est rentrée dans cette séquence
04:04avec un rythme de croissance
04:05qui était supérieur
04:05à son niveau de croissance potentielle
04:08sur un pétrole
04:08qui est entre 80 et 100 dollars
04:10il va y avoir un petit coût
04:11à payer en termes de croissance
04:12mais on va rester à peu près
04:13en ligne avec la croissance potentielle
04:15et dans ces conditions-là
04:16en gros il n'y a pas trop
04:17de soucis à se faire
04:19sur la croissance
04:20et donc la croissance des bénéfices
04:21Vous savez il y a le débat
04:22fin du monde, fin du mois
04:22si je caricaturais un peu
04:24les Etats-Unis sont en train
04:25de jouer la fin de l'année
04:26la fin de l'année
04:27l'Europe, la fin du monde
04:28un petit peu avec ce conflit
04:29cette sous-performance européenne
04:31qui fait que Wall Street
04:31désormais depuis le 1er janvier
04:33fiait mieux que l'Europe
04:33On avait vécu le même scénario
04:35l'an dernier Bertrand
04:36Premier trimestre l'an dernier
04:37l'Europe cartonnait
04:38et puis elle s'est faite rattraper
04:39au printemps
04:40Un de nos confrères
04:41Anthony Bondin
04:42pour Zone Bourse
04:43résume ainsi les choses
04:44Les actions européennes
04:46c'est un peu comme
04:46l'abonnement à la salle de sport
04:47c'est la bonne résolution
04:48du début d'année
04:49et quand les beaux jours reviennent
04:51on n'y met plus les pieds
04:52C'est un peu ça là
04:53ce qu'on vit sur les marchés
04:54Alors c'est vrai que
04:55quand on raisonne
04:56sur les Etats-Unis
04:58versus Europe
05:00on attend maintenant
05:01deux hausses de taux
05:02en Europe
05:03aux Etats-Unis
05:04un statu quo
05:04voire effectivement
05:05certaines personnes se remettent
05:06à dire que
05:07si on a un cessez-le-feu
05:08dans les heures qui viennent
05:09qui est vraiment effectif
05:11où les bateaux repassent
05:12on pourrait même avoir
05:14une baisse de taux
05:14un peu stratégiquement
05:17politiquement
05:17avant les élections
05:18de mid-terme
05:19donc c'est vrai
05:19quand vous regardez les deux
05:21un pays où
05:22au pire
05:23vous n'avez pas de baisse de taux
05:24mais vous pouvez en avoir une
05:24et puis donc
05:25un continent où vous avez
05:27potentiellement deux hausses de taux
05:28c'est vrai que ça
05:29dans un point de vue investisseur
05:30ça peut bloquer
05:31l'autre élément clé
05:33ça va être
05:34effectivement l'euro
05:34qu'est-ce qui va se passer
05:35quand le conflit
05:36va se résoudre
05:37avec l'euro
05:38est-ce que l'euro va rester
05:39sur les niveaux actuels
05:39donc être plutôt faible
05:41ou est-ce qu'il va se renchérer
05:42parce que s'il se renchère
05:43c'est une protection
05:43contre l'inflation
05:44effectivement importée
05:45contre ces matières premières
05:48transformées
05:48ou ces dérivés du pétrole
05:49qui vont rester durablement élevés
05:51donc ça c'est une vraie question
05:52l'autre élément
05:53qu'il faut quand même avoir en tête
05:54et je pense qu'aujourd'hui
05:55qui est largement sous-estimé
05:56dans les statistiques
05:57et les anticipations
05:58de statistiques économiques
05:59c'est le fait que
06:00pour qu'un tanker
06:01qui part du Golfe
06:02arrive notamment en Asie
06:04il faut entre 25 et 30 jours
06:06donc là
06:07les derniers tankers
06:08ils sont arrivés
06:08c'est fini
06:09donc il faut qu'il y en ait
06:10de nouveaux qui partent
06:10depuis quelques jours
06:11il n'y a plus de tankers
06:12en provenance du Moyen-Orient
06:13en tout cas du Trader Mouze
06:14il va falloir vivre
06:14sur des stocks
06:15et sur ces stocks-là
06:16honnêtement en Asie
06:18les stocks des Chinois
06:19on n'en sait rien
06:19ils donnent des chiffres
06:20évidemment qui sont
06:23surestimés
06:23parce qu'ils ne veulent pas
06:23se mettre dans une position
06:24de faiblesse
06:26les autres pays asiatiques
06:27on sait que c'est sous tension
06:28on sait que les Indonésiens
06:29notamment
06:30ils ont demandé
06:31à certaines industries
06:32de réduire drastiquement
06:33leur volume de production
06:34donc il y a des tensions
06:35quand même
06:36donc ça va mettre
06:37quand même un mois
06:37deux mois
06:38pour que les choses
06:39se reviennent
06:40et ça ça va faire
06:41quand même un spike
06:42entre guillemets
06:42sur l'inflation
06:43ça c'est pas vraiment
06:44capté dans les chiffres
06:46et quand les investisseurs
06:47vont voir ça
06:48là ils vont commencer
06:49peut-être à paniquer
06:49en se disant
06:50la baisse de taux
06:51qu'on attend aux Etats-Unis
06:52pour les plus optimistes
06:53ou le statu quo aux Etats-Unis
06:54peut-être que ça va se transformer
06:55en d'ici la fin de l'année
06:57aux Etats-Unis
06:58là ça va peser
06:59Pour l'Europe
07:00est-ce qu'il faut quand même
07:00plutôt que de fuir le continent
07:02faire le tri entre les pays
07:05on a par exemple
07:07l'Espagne
07:08en termes de croissance
07:08ça devrait toujours bien marcher
07:11cette année
07:11mais on a l'Italie aussi
07:12qui est pas loin
07:12et même l'indice italien
07:14qui est en hausse de 6-7%
07:16depuis le début de l'année
07:17il a aussi ST Microelectronics
07:18cet indice italien
07:19donc en fait aujourd'hui
07:20il est aussi en hausse de 15% là-bas
07:23mais voilà faire le tri
07:24on a compris qu'Allemagne
07:25ce serait le grand perdant
07:26la France on a pas l'air non plus
07:29de s'en tirer merveilleusement
07:30à part là aussi
07:31quelques pépites encore aujourd'hui
07:33mais sinon
07:34dans le gros du tri
07:36qu'est-ce qu'on prend ?
07:37on a le sentiment que l'Europe du Sud
07:38et l'extrême nord ça va
07:39et puis l'Europe du milieu
07:40l'Allemagne la France moyenne
07:41ce qui sont quand même
07:42ceux qui ont les plus gros PIB
07:43qui portent également
07:44pas mal de dettes
07:45la France
07:46et puis donc avec aussi
07:47en directionnel
07:47l'Allemagne qui doit se réendetter
07:48quand même
07:49il y a un record d'émissions
07:50prévues cette année
07:50pour financer le stimulus
07:51donc ça c'est vrai
07:52que ça met un certain nombre
07:53de pressions
07:53et on voit beaucoup d'investisseurs
07:55qui regardaient un peu
07:56l'Europe dans sa globalité
07:57qui aujourd'hui
07:58ont une approche
07:58beaucoup plus régionalisée
07:59il y a une dizaine d'années aussi
08:00les gens avaient une approche
08:01régionalisée
08:02regarder les pays de la périphérie
08:03pour jouer le rebond
08:04après donc la crise
08:06de la zone euro
08:06là effectivement
08:07les investisseurs
08:08souhaitent un petit peu
08:09aller regarder des pays
08:10qui ont un momentum
08:12comme effectivement l'Italie
08:13du fait de
08:14un symptôme de réforme
08:15mais également des pays du nord
08:16pensons à la Norvège
08:17la Norvège va bénéficier
08:18quand même des prix
08:19d'énergie durablement élevés
08:20c'est un exportateur net
08:22de gaz et de pétrole
08:23donc et
08:24la bourse de Stockholm
08:25elle marche bien
08:25en ce moment
08:26la bourse de Stockholm
08:27elle marche
08:27la bourse de Oslo
08:28marche encore mieux
08:29voilà
08:30mais c'est vrai que Stockholm
08:31mais le plus gros pays
08:31j'essaie de vous rattraper
08:33bon Oslo ça marche plutôt bien
08:35et puis surtout
08:36quand vous investissez
08:37en couronne norvégienne
08:38vous avez 4%
08:40vous avez un carry trade
08:41par rapport à l'euro
08:42qui est quand même
08:42très très fort aujourd'hui
08:43donc vous pouvez gagner
08:44aussi sur la devise
08:45donc c'est vrai que
08:46nous on conseille
08:48vraiment de regarder
08:49l'Europe autrement
08:50de manière régionalisée
08:51il y a certains pays
08:52à jouer beaucoup plus
08:53que les autres
08:54sachant qu'il y a
08:55cette thématique
08:56de la dette
08:56qui va forcément
08:57revenir à un moment donné
08:58une fois qu'on sera passé
09:00sur ces tensions
09:00géopolitiques
09:01on va revenir
09:02sur le fait
09:03que le pays
09:03qui tient aujourd'hui
09:05l'euro
09:05qui est l'Allemagne
09:06va passer de 80%
09:08de dettes sur PIB
09:09à 3 ans
09:10à plus de 100%
09:11parce que c'est le financement
09:12du stimulus
09:13à part si on pense derrière
09:14effectivement
09:15qu'on est ultra keynésien
09:16et qu'on va avoir
09:17un effet multiplicateur
09:18etc
09:18peut-être
09:18peut-être
09:19mais en tout cas
09:20de facto
09:20dans un scénario
09:21on va dire moyen
09:22médian
09:23on va avoir l'Allemagne
09:24qui va tangenter
09:25les 100%
09:25de dettes sur PIB
09:26et là
09:27effectivement
09:28il y a certains
09:29investisseurs étrangers
09:30non européens
09:31qui peuvent commencer
09:31à paniquer à nouveau
09:32et avoir des réactions
09:34sur l'euro
09:35qui entraînent des conséquences
09:36derrière
09:37comme on l'a vu en 2011-2009
09:38vous êtes très noir
09:39je ne dis pas
09:40qu'on va aller jusque là
09:40mais c'est un scénario
09:42c'est un scénario
09:43mais qui pousse justement
09:44à aller rechercher
09:46en Europe
09:46panique financière
09:47sur la dette allemande
09:48on n'y est pas encore
09:49quand même Bertrand
09:49ça va venir rapidement
09:51si en plus
09:52effectivement
09:53une grosse partie
09:54de ce stimulus
09:54qui est le problème
09:56est amputée
09:56par la hausse
09:57des prix de l'énergie
09:58parce que ça
09:58ce n'était pas prévu
09:59à la base
09:59ce n'était pas prévu
10:00que les prix du gaz
10:01remontent comme ça
10:02en Europe
10:02et l'industrie allemande
10:03est très intense
10:04en gaz
10:05donc il y a une partie
10:06du stimulus
10:06qui va se multiplier
10:08qui va être absorbée
10:10malheureusement
10:11par les prix de l'énergie
10:12donc gaffe à l'Allemagne
10:14c'est l'idée
10:14l'Allemagne qui hier
10:15a divisé par deux
10:16quand même
10:16sa prévision de croissance
10:18pour cette année
10:18elle divise par deux
10:19sa prévision de croissance
10:20malgré le plan d'investissement
10:21dans la défense
10:22et les infrastructures
10:22on se disait
10:23il y a un an
10:24l'Allemagne ça y est
10:24va redevenir
10:25la locomotive européenne
10:26et puis on sent
10:26que structurellement
10:28elle n'y arrivera
10:29peut-être plus
10:29elle a une démographie
10:30assez catastrophique aussi
10:31les prix de l'énergie
10:32qui jouent contre elle
10:33comment vous regardez
10:34ce qui est en train
10:34de se jouer Henri ?
10:35déjà on est passé rapidement
10:37du marché d'action
10:38au marché de taux
10:39au travers de l'analyse
10:40macroéconomique
10:41donc déjà j'aurais envie
10:42de dire attention
10:43parce qu'il y a en Allemagne
10:44il y a en France
10:45il y a en Italie
10:46il y a partout
10:46dans chacun des pays d'Europe
10:47de très belles valeurs
10:49que l'on peut jouer
10:50du fait de leur
10:51exposition sectorielle
10:52on parlait tout à l'heure
10:53de Soitec
10:54du fait de leur
10:55positionnement sectoriel
10:56aussi par exemple
10:57par rapport au prix de l'énergie
10:58donc en fait
10:59il faut faire une différence
11:00entre les entreprises
11:02les états
11:02et la dette des états
11:04ensuite pour répondre
11:05à ce point
11:06au premier point
11:07c'est qu'il y a effectivement
11:08de plus en plus de dettes
11:09en Europe
11:10mais il y avait structurellement
11:11trop d'épargne en Europe
11:12et de toute façon
11:13l'épargne y en a
11:13elle est abondante
11:14et en fait
11:14ce qui va se passer
11:15c'est que d'une manière
11:16ou d'une autre
11:16on va essayer de rediriger
11:18cette épargne
11:19là où on en a le plus besoin
11:21malheureusement
11:21en Europe
11:22et c'est la grosse différence
11:23par rapport aux états-unis
11:24les besoins sont du côté
11:25des états
11:25là où aux états-unis
11:27il y a aussi des besoins
11:28de financement du côté de l'état
11:29mais les plus gros des besoins
11:30ils sont du côté des entreprises
11:31et en particulier du côté
11:32du financement
11:33du déploiement
11:34de toutes ces nouvelles capacités
11:35de calcul
11:36liées à l'intelligence artificielle
11:37donc là
11:38ce qu'il faut regarder
11:39c'est la manière
11:40dont l'épargne va être orientée
11:41et qu'elle va être
11:42la productivité associée
11:43à ces investissements
11:45et honnêtement
11:46il est clair
11:46que quand vous investissez
11:47dans des data centers
11:48ou dans des capacités énergétiques
11:52vous avez des business models associés
11:54avec des chiffres de croissance
11:55qui sont en général
11:56à deux chiffres
11:57là où évidemment
11:57quand vous prêtez à un état
11:59le mieux que vous puissiez espérer
12:00c'est la croissance nominale
12:02c'est-à-dire le niveau de croissance
12:03plus l'inflation
12:04et là
12:05pour répondre à votre question Guillaume
12:06il est clair que l'Allemagne
12:07a un problème structurel
12:09de business model
12:09et ça
12:10ça ne date pas d'hier
12:11ça date finalement
12:11plus de la crise
12:13en Ukraine
12:15tout ce qui a remis en question
12:16son modèle industriel
12:18basé sur des prix de l'énergie
12:21relativement bas
12:22donc depuis
12:23le démarrage de cette crise
12:24l'Allemagne a un problème
12:26structurel
12:26au niveau de son industrie
12:28et d'ailleurs si vous avez suivi le sujet
12:29il y a tout un débat aujourd'hui en Allemagne
12:31pour savoir si l'Allemagne
12:31ne devrait pas revenir
12:32sur son choix
12:33d'abandonner le nucléaire
12:34parce qu'ils se rendent bien compte
12:35qu'à un moment donné
12:37l'éolien
12:38tous les renouvelables
12:38c'est très bien
12:39mais ça ne suffit pas
12:40et malheureusement
12:41on ne peut pas se contenter de ça
12:43et donc si c'est pas
12:45il y a un débat
12:45qui pourrait aboutir
12:46sur le nucléaire
12:46vous sentez que ça pourrait finir
12:48par aboutir
12:48ou ce sont des débats
12:49sur le sexe des anges
12:50il y a un débat en Allemagne
12:51et l'Allemagne nous a montré
12:52qu'elle pouvait être très pragmatique
12:53confère l'année dernière
12:54quand elle a dit
12:55je laisse tomber ma règle d'or
12:56j'ai besoin de mener
12:57des investissements stratégiques
12:58je vais me donner un cadre
13:00qui me permet de le faire
13:01on va voir
13:02ce serait une vraie révolution
13:03parce que si les Allemands
13:04se convertissaient
13:05se reconvertissaient au nucléaire
13:06c'est comme si les Français
13:07eux choisissaient sciemment
13:09volontairement
13:09souverainement
13:10d'abandonner le principe de précaution
13:12ça peut se justifier rationnellement
13:13mais c'est un pas culturel quand même
13:15et en même temps
13:15ça mettrait du temps aussi
13:16à être implémenté dans l'économie
13:18on va voir les résultats
13:19parce qu'ils ne pourraient pas réouvrir
13:22bien sûr
13:22on est tout à fait d'accord
13:24et la chance qu'ils ont
13:25c'est qu'ils ont un voisin
13:26comme la France
13:26qui elle est déjà positionné
13:29sur le segment du nucléaire
13:30qui en exporte beaucoup
13:31et qui peut leur laisser le temps
13:32de réaliser sa transition
13:34pour répondre à votre point
13:35le business model
13:36ils en viendraient presque
13:36les Allemands
13:37à ce qu'on rouvre au Fressenheim
13:38non je plaisante
13:38non quand même pas
13:39mais pour en revenir à votre point
13:40aujourd'hui
13:41l'Allemagne effectivement
13:42est dans une situation compliquée
13:43cette situation compliquée
13:44amène à des réformes
13:46et on va voir
13:46ce que le chancelier Merz
13:47avec sa coalition
13:48qui est quand même
13:50pas non plus des plus fortes
13:51va être capable de faire
13:53pour faire évoluer
13:53ce business model allemand
13:55l'Allemagne vraiment
13:57dans des questions existentielles
13:58malgré
13:59alors il y a un an
13:59on se disait
14:00c'est le grand retour de l'Allemagne
14:00avec ce plan de défense
14:01d'infrastructures
14:02on voit que ça prend un peu moins
14:03c'est vrai
14:04aussi bien pour la croissance allemande
14:05que sur l'indice allemand
14:07aujourd'hui il est en petite baisse
14:08cet indice allemand
14:08avec l'ensemble des indices européens
14:09parce qu'on a des PMI
14:10la zone euro
14:11qui repasse en contraction
14:13là c'est vraiment
14:13l'effet de cette guerre
14:14au Moyen-Orient
14:15c'est une surprise
14:16de voir les PMI
14:17composites
14:18passer sous les 50
14:19au mois d'avril
14:19à 48,6
14:20on les attendait
14:21à plus de 5 ans
14:22donc pas en contraction
14:22ben voilà
14:23ils sont en contraction
14:23et en Allemagne
14:24c'est la première fois
14:25qu'on a une contraction
14:26du PMI composite
14:27depuis 2009
14:29donc c'est un vrai symbole
14:30ce qui est en train d'arriver
14:31à l'Allemagne
14:32la France souffre un petit peu moins
14:34elle ne révise pas autant
14:35que l'Allemagne
14:35sa prévision de croissance
14:36l'Italie non plus
14:37ne révise pas autant
14:38que l'Allemagne
14:38sa prévision de croissance
14:40les indices en Europe
14:41le CAC s'en sort mieux que les autres
14:42plus 1%
14:42avec de bonnes publications
14:43on est quand même surpris
14:44justement dans ces publications
14:45de voir à quel point
14:45les entreprises tiennent
14:47elles sont prudentes
14:48sur l'avenir
14:49elles ne relèvent pas
14:50leurs prévisions
14:51certes
14:52bien malin celui
14:53qui relèvera ses prévisions
14:53avec autant d'incertitude géopolitique
14:55d'accord
14:55mais elles n'abaissent pas
14:56non plus leurs prévisions
14:57il y a très très peu
14:58de profit warning
14:58jusqu'ici dans les publications
14:59d'entreprises
15:00est-ce que c'est pas ça
15:00la meilleure des surprises
15:01la plus grande nouvelle
15:02de cette saison de publication
15:03qui fait que comment c'est
15:04incert
15:05Bertrand
15:06alors les profit warning
15:07ils peuvent venir
15:09au fur et à mesure
15:10que le trimestre
15:11voilà
15:11parce que je pense que
15:12tout le monde
15:12essaie d'attendre
15:14qu'il y ait une stabilisation
15:15de l'environnement géopolitique
15:16que la crise
15:17soit stabilisée
15:18pour à ce moment là
15:20faire une analyse
15:21non pas à chaud
15:22mais avec justement
15:22à froid
15:23de ce qui se passe
15:24et éventuellement
15:25faire un profit warning
15:25on n'a pas forcément
15:27les sociétés
15:27qui vont faire
15:28des profit warnings
15:28au moment où ils publient
15:29sur le prochain trimestre
15:30donc là
15:31ni dans un conflit en cours
15:32vaut mieux ça
15:33ça passe mieux
15:34sur les marchés après
15:35surtout que
15:35l'expérience en fait
15:36de l'activité
15:39des américains
15:40en particulier
15:41sous Donald Trump
15:41fait qu'aujourd'hui
15:42je pense que le marché
15:43a un petit peu
15:43et les entreprises
15:45en particulier
15:46sont habituées
15:47et n'essaient pas
15:48de se projeter trop loin
15:49donc elles attendent
15:51la résolution du conflit
15:52mais il est évident
15:53qu'on va avoir
15:53des profit warnings
15:54c'est malheureux
15:55mais voilà
15:56et donc il va falloir
15:57faire du stock picking
15:58de la sélection de valeurs
15:58certaines valeurs
15:59vont être beaucoup moins touchées
16:00ou pas touchées
16:01d'autres vont être
16:01très fortement touchées
16:02parce qu'il y a
16:03dans la chaîne de valeurs
16:04on voit qu'il y a
16:05des sociétés au Japon
16:06qui ont arrêté
16:07leur production
16:08parce qu'ils n'ont pas
16:09suffisamment en fait
16:10de dérivés du pétrole
16:11il n'y a pas suffisamment
16:12de NAFTA qui arrive
16:13pour être transformé
16:14en dérivés du pétrole
16:15dans la zone asiatique
16:16voilà
16:16ces choses-là
16:17vont forcément
16:18avoir un impact
16:19pas que sur des sociétés asiatiques
16:21aussi sur des sociétés
16:21en Europe
16:22aux Etats-Unis
16:22donc il faut vraiment
16:23faire très attention
16:25et c'est vrai que
16:26voilà
16:27les approches
16:28où on pouvait
16:29acheter de manière
16:30indifférenciée
16:30les marchés
16:31que ce soit en Europe
16:32on achetait des ETF
16:32en Europe
16:33on achetait des ETF
16:34aux US
16:34aujourd'hui
16:35nous on dit
16:36qu'il faut faire vraiment
16:38cette crise
16:38devrait pousser
16:39au retour
16:39de la gestion active
16:40et aller faire
16:41vraiment de la sélection
16:42au sein même
16:42des secteurs
16:43entre les valeurs
16:44celles qui vont
16:45effectivement
16:46s'en sortir
16:46et celles qui vont
16:47pas s'en sortir
16:47et ça
16:48effectivement
16:49c'est un changement
16:50culturel
16:50puisque c'est la gestion
16:51passive
16:51qui depuis
16:533-4 ans
16:54et quand même
16:55notamment aux Etats-Unis
16:55vous êtes en train
16:56de provoquer Henri
16:57parce que Henri
16:58c'est BlackRock
16:58c'est beaucoup de gestion
16:59passive
16:59vous êtes en train
17:00de le provoquer
17:00en duel
17:05je prépare
17:07oui donc
17:08non
17:08ce que je veux dire
17:09c'est des cycles
17:10il y a des cycles
17:12qui sont favorables
17:13à la gestion passive
17:14notamment aux Etats-Unis
17:14ça a été très favorable
17:15parce que
17:16la gestion active
17:17ne pouvait pas répliquer
17:18de toute façon
17:18techniquement
17:19compte tenu des ratios
17:20prudentiels
17:21ne pouvait pas répliquer
17:21les indices
17:22on ne pouvait pas avoir
17:23autant d'NVIDIA
17:23dans un fonds actif
17:24que dans un ETF
17:25voilà la question
17:26et on revient à ce qu'on disait
17:27tout à l'heure
17:27sur la technologie
17:28est-ce qu'on pense aujourd'hui
17:29que ce sont ces sociétés
17:31technologiques
17:31qui vont avoir
17:32le plus de potentiel
17:33additionnel
17:34elles ont été
17:35valeur refuge
17:36au moment de cette crise
17:37donc maintenant
17:38c'est peut-être
17:38aux autres valeurs
17:40moins importantes
17:41en poids
17:41dans la cote
17:43de venir faire un relais
17:45et de retendre
17:45et dans cette phase-là
17:46vous dites
17:46le stock picking
17:47la gestion active
17:48surtout
17:48vont reprendre
17:49leurs lettres de noblesse
17:50face à la gestion passive
17:51c'est votre scénario
17:52c'est notre conviction
17:53c'est-à-dire qu'il y a
17:53les trouver notamment
17:54au sein des petites
17:55et moyennes valeurs
17:56des opportunités
17:57de valeurs qui sont en retard
17:58qui ont été plus sanctionnées
18:00que ces grandes valeurs
18:01technologiques
18:02qui ont fait l'objet
18:02de valeurs refuge
18:03Henri c'est une vraie provocation
18:04ce que dit à l'instant
18:05Bertrand pour vous
18:05il dit la gestion passive
18:06c'est fini
18:07vous incarnez BlackRock
18:08la gestion passive
18:09c'est vrai
18:10on a une bonne partie
18:11des encours de BlackRock
18:12mais c'est loin d'être
18:13la totalité
18:14puisque BlackRock
18:14c'est un acteur majeur
18:15dans la gestion indicielle
18:17c'est un acteur aussi
18:19assez peu contournable
18:20dans la gestion active
18:21que ce soit sur la partie liquide
18:22ou sur la partie liquide
18:23ce que j'ai envie de dire
18:25qui va aller dans le sens
18:25de Bertrand
18:26donc quoi qu'il se passe
18:26vous gagnez toujours
18:27c'est l'idée
18:27en tout cas on essaie
18:28d'avoir une offre
18:30qui soit de nature
18:31à satisfaire l'intégralité
18:32de nos clients
18:33ce que je peux dire
18:34pour qui va aller
18:34dans le sens de Bertrand
18:35c'est que quand je regarde
18:36nos différentes gestions
18:37depuis le début de l'année
18:37et ça fait longtemps
18:38que ça n'était pas arrivé
18:39on a des gérants actifs
18:41qui mettent en place
18:42des processus de gestion
18:43de nature systématique
18:45c'est-à-dire quantitatifs
18:46ou plus fondamentaux
18:47c'est-à-dire plus basés
18:48sur le stock picking
18:49qui dans leur grande majorité
18:50surperforment les indices
18:51donc c'est vrai que
18:52quand on a un environnement
18:53de marché qui est volatil
18:55qui est caractérisé
18:56par de la rotation
18:57qui est caractérisé
18:58par de la dispersion
18:59des performances
19:00entre les titres
19:01au sein d'un même secteur
19:03entre les secteurs
19:04ou entre les pays
19:05ça crée des opportunités
19:07et à un moment donné
19:07il y a des gérants
19:08qui sont plus malins
19:08que d'autres
19:09qui vont arriver
19:09à capitaliser dessus
19:11pour extraire
19:12de la surperformance
19:12et générer un alpha
19:14attention quand même
19:15ce que nous dit la théorie
19:16c'est que
19:16quand vous prenez
19:17l'intégralité des positions
19:18de tous les gérants actifs
19:19sur un marché donné
19:20vous arrivez au marché
19:21par définition
19:22donc si vous avez
19:23des gagnants
19:23parmi les gérants actifs
19:24vous avez aussi des perdants
19:25et donc tout le sujet
19:26c'est pour l'investisseur final
19:28d'être capable
19:28de sélectionner les gérants
19:29qui vont être capables
19:30de générer
19:31de la performance positive
19:32de la surperformance
19:33et ça l'expérience a montré
19:34que c'est quand même
19:35assez compliqué
19:36bon
19:37allez-y
19:37on est à 11 minutes
19:40de la clôture
19:40alors du coup
19:40on va faire un point
19:41justement sur les valeurs
19:42titre par titre
19:43parce qu'on est sur
19:44une grosse séance
19:44de publication
19:46Capgemini souffre
19:47pourquoi Capgemini souffre
19:48parce qu'IBM publie
19:49sous les attentes
19:49on a à nouveau retour
19:51des inquiétudes
19:51aujourd'hui dans les logiciels
19:52IBM qui déçoit Wall Street
19:54résultat ce titre
19:54IBM perd 9%
19:55là aux Etats-Unis
19:56et ServiceNow
19:57aussi dans les logiciels
19:58déçoit sur ses perspectives
20:00ServiceNow
20:01lynchés par le marché
20:02faut vraiment
20:03pas utiliser d'autres termes
20:04moins 18%
20:05en ce moment
20:05pour le titre
20:06ServiceNow
20:06résultat Capgemini
20:07donc recule
20:08retour des inquiétudes
20:09sur les logiciels
20:09et puis à l'inverse
20:11à la hausse
20:11STMicroelectronics
20:12ben là ça cartonne
20:13les semi-conducteurs
20:14sont en train de nous offrir
20:15une nouvelle séance de hausse
20:1717ème hausse d'affilée
20:18pour l'indice sectoriel
20:19des semi-conducteurs
20:19c'est du jamais vu
20:20et STM
20:21après sa publication
20:22qui est aussi en profit
20:23plus 14% aujourd'hui
20:24depuis le début de l'année
20:25STM gagne plus de 80%
20:26L'Oréal a publié aussi
20:28solide L'Oréal
20:29mieux que ses pairs
20:30mieux que ses concurrents
20:31malgré les doutes
20:32les interrogations
20:33qu'on peut avoir
20:33sur l'état des consommateurs
20:34L'Oréal gagne 9%
20:35après cette publication
20:36on n'oublie pas Orange
20:37plus 3%
20:38on n'oublie pas Safran
20:39aussi qui a publié
20:40plus 2,8%
20:41on en parle ce soir
20:42donc avec nos deux experts
20:44ils sont là
20:45Henri Chabadel
20:45pour BlackRock France
20:46et Bertrand Puif
20:47pour Fidelity International
20:491% de hausse
20:50ce soir le CAC 40
20:51le retour sur la tech
20:52le comeback de la tech
20:54impressionnant
20:54le Nasdaq vit son meilleur mois
20:56depuis avril 2020
20:57depuis le Covid
20:58on en est là
20:59on est sur des nouveaux records
21:00aujourd'hui
21:01même aujourd'hui
21:01le Nasdaq ne recule pas
21:02on est stable sur le Nasdaq
21:03après les records d'hier
21:05est-ce que vous dites
21:05que c'est retour de la bulle
21:07un risque de bulle
21:07ou au contraire
21:08on a tellement reculé
21:10on a tellement dégonflé la bulle
21:12en quelque sorte
21:13on a retrouvé peut-être
21:14des nouvelles valorisations
21:15plus rationnelles
21:17que le potentiel de hausse
21:18s'est reconstitué pour la suite
21:19et il faut accompagner
21:19cette hausse
21:20d'après vous
21:20Henri
21:21alors nous là-dessus
21:23on n'est pas tellement surpris
21:25par ce retour en grâce
21:25du secteur de la tech américain
21:27parce que
21:27vous me recevez régulièrement
21:29vous le savez
21:29BlackRock a une thèse
21:31selon laquelle
21:31on a désormais
21:33un certain nombre de mégaforces
21:34c'est-à-dire de courants porteurs
21:36qui viennent structurellement supporter
21:38les performances à venir
21:39et les business models
21:40de certaines valeurs
21:42bien particulières
21:42et parmi ces mégaforces
21:44il y en a cinq
21:44il y en a une
21:45qui est associée à la tech
21:46au sens large
21:47mais de manière plus spécifique
21:48à l'intelligence artificielle
21:50et celle-là on la considère
21:51comme une révolution
21:51qui est loin
21:52d'être terminée
21:54et finalement
21:55là où on a été
21:55un petit peu étonné
21:56c'est quand on avait vu
21:57les investisseurs
21:57en fin d'année dernière
21:58bien en amont même
21:59de la fin d'année
22:00commencer à se repositionner
22:01en prenant leurs bénéfices
22:02sur la tech
22:03pour aller se positionner
22:04sur d'autres histoires
22:05sur d'autres marchés également
22:06c'est-à-dire qu'ils étaient
22:07un petit peu sortis
22:08des Etats-Unis
22:08pour aller chercher
22:09d'autres marchés
22:10et essayer de générer l'alpha
22:12vous évoquiez tout à l'heure
22:13l'Europe
22:14et ce mouvement-là
22:15s'était poursuivi
22:15quasiment jusqu'à fin février
22:16mais depuis fin février
22:18on est rentré
22:19dans une séquence
22:19qui est différente
22:20cette séquence
22:21en fait
22:21c'est une séquence
22:21d'une certaine manière
22:22qu'on pourrait qualifier
22:23de retour aux fondamentaux
22:24puisqu'en fait
22:25ce qui avait été joué
22:26à l'époque
22:27c'était des secteurs
22:28qui étaient plus value
22:29c'est-à-dire plus décotés
22:30des modèles de croissance
22:31qui étaient aussi plus cycliques
22:32et on voit bien
22:33qu'aujourd'hui
22:33ce qui se passe
22:34avec cette crise
22:34c'est un choc d'offres
22:36un choc sur les prix
22:37des matières premières
22:39énergétiques
22:39et au sens large
22:40de l'ensemble
22:41des matières premières
22:41et ça
22:42ça va avoir un impact
22:44sur les business models
22:45les plus cycliques
22:46et à partir de là
22:47ce que cherchent
22:47à faire les investisseurs
22:48c'est repositionner
22:49sur des titres
22:50et des secteurs
22:51qui offrent de la visibilité
22:52or le secteur de la tech
22:53il est engagé
22:54du fait de cette mégaforce
22:56sur un schéma
22:57pluriannuel
22:58d'investissement
22:59et de déploiement
23:00de cette vague technologique
23:01et d'une certaine manière
23:03il y a eu
23:04une contre-rotation
23:05à la fois géographique
23:07et sectorielle
23:07au cours
23:08qui a commencé
23:09au mois de mars
23:10et qui s'est vraiment accéléré
23:11au mois d'avril
23:11au profit de ces valeurs
23:13de la tech
23:13qui offrent de la visibilité
23:14vous évoquiez tout à l'heure
23:15on dépend pas du robinet d'hormuz
23:17dans la tech
23:17exactement
23:18enfin en tout cas
23:19beaucoup moins
23:19et peut-être à plus
23:21moyen long terme
23:21et vous parliez tout à l'heure
23:23des anticipations de croissance
23:24des bénéfices en Europe
23:25avec Bertrand
23:26aux Etats-Unis
23:27on est aux alentours
23:29de 14% attendus
23:30parce que ça a été révisé
23:31à la hausse
23:31par rapport aux 12,5
23:32que vous citiez tout à l'heure
23:33pour les valeurs de la tech
23:34on est à 25
23:35et on va voir
23:36où on termine
23:37parce que traditionnellement
23:38on a plutôt des surprises positives
23:39dans ce secteur
23:41on a aujourd'hui
23:41une étape décisive
23:42dans le paysage
23:45des entreprises américaines
23:46c'est le feuilleton Paramount
23:49et Warner Bros
23:50Warner Bros
23:51les actionnaires
23:51ont approuvé
23:53le rachat
23:54par Paramount
23:55on sait que ça avait été
23:56un feuilleton assez long
23:57il y avait Netflix
23:58qui s'était mis dans la course
23:59donc justement la tech
24:00et là c'est Paramount
24:01qui l'a emporté
24:01alors l'action est en baisse
24:03de 5%
24:04donc c'est-à-dire que là-même
24:05l'offre de 110 milliards
24:07de dollars
24:08elle n'est pas forcément
24:09bien vue par les investisseurs
24:10mais c'est un conglomérat
24:12on va dire
24:13un peu historique
24:13et qui l'a emporté
24:14alors c'était politique
24:15évidemment
24:15parce qu'on sait que
24:16Donald Trump
24:16est intervenu quelque part
24:18pour que son ami
24:20Larry Selyson
24:21et David Selyson
24:23on les salue
24:24s'ils nous écoutent
24:25je sais qu'ils nous écoutent régulièrement
24:27qui dirigent Paramount
24:30puissent acquérir
24:31Warner Bros
24:31mais tout de même
24:33comment vous voyez ça ?
24:34alors je pense que vous voyez
24:35il y a deux salles
24:37deux ambiances
24:37si vous passez l'expression
24:38aux Etats-Unis
24:39il y a les secteurs
24:41les valeurs
24:41qui bénéficient
24:42de mouvements structurels
24:44de fonds
24:44on a cité
24:45l'intelligence artificielle
24:46on aurait pu citer
24:47d'autres évolutions structurelles
24:49et puis il y a les autres
24:50et les autres
24:51quand vous voulez générer
24:52de la croissance
24:52parce que le marché américain
24:53est un marché
24:54qui récompense
24:55les valeurs de croissance
24:56c'est pas un marché
24:57pour les investisseurs value
24:59c'est pas un marché
25:00pour les valeurs
25:00structurellement décotées
25:01en tout cas
25:02c'est rarement le cas
25:02donc il faut générer
25:04la croissance des bénéfices
25:05il faut même surprendre
25:06les investisseurs
25:07par des résultats
25:08qui sont au-delà
25:08des attentes
25:09quand vous n'avez pas
25:10un fondamental
25:11qui vous assure
25:12cette croissance
25:13de manière pérenne
25:14il faut être capable
25:15de générer cette croissance
25:16et là vous avez
25:16deux manières de la faire
25:17soit vous le faites
25:17par de la croissance
25:19quand vous ne pouvez pas
25:20le faire de manière organique
25:21vous faites par de la croissance
25:22par acquisition
25:23ou par rationalisation
25:24des business models
25:25au travers des réductions
25:26de coût
25:26et cette réduction de coût
25:28vous pouvez l'implémenter
25:29soit en fusionnant
25:29deux entreprises
25:30qui ont à peu près
25:31le même business
25:31et à ce moment-là
25:32vous faites des économies
25:32d'échelle
25:35soit demain
25:35en implémentant
25:36des outils
25:36tels que l'IA
25:37qui vont vous permettre
25:37de faire d'autres économies
25:40au niveau de votre business model
25:41et donc générer
25:42de la croissance
25:43des résultats finaux
25:43donc la manière
25:44dont je l'interprète
25:45c'est que finalement
25:45c'est la vieille économie
25:46qui essaie de monter
25:48dans un train de croissance
25:50avec malheureusement
25:50un vent qui est un peu moins porteur
25:51c'est ça
25:52c'est un peu comme faire
25:53de la planche à voile
25:53en soufflant soi-même
25:54dans la voile
25:54mais une aide politique
25:55un vent politique
25:56en tout cas
25:57il y a un vent politique favorable
25:58en l'occurrence
25:59qui pousse effectivement
26:00cette consolidation
26:01Bertrand
26:02dans quoi choisissez-vous
26:03d'investir pour la suite
26:04la tech
26:04c'est pas trop votre truc
26:05la tech
26:06alors si au sein de la tech
26:07il y a effectivement
26:07une partie de la tech
26:09qui marche fortement
26:09les semi-conducteurs notamment
26:11tout ce qui est lié
26:11à l'intelligence artificielle
26:12mais on a bien vu
26:13que ceux qui sont estampillés
26:14AI losers
26:15notamment les logiciels
26:17mais également
26:18les services informatiques
26:19et alors dans les logiciels
26:20la question reste ouverte
26:22il y en a qui vont
26:23s'en sortir un peu mieux
26:24que les autres
26:25mais globalement
26:25ça peut être un peu compliqué
26:26par contre
26:27sur les services informatiques
26:28là pour le coup
26:29je veux dire
26:30quand on regarde par exemple
26:31une présentation d'Infosys
26:32il y a un mois
26:33du PDG d'Infosys
26:34cette plus grosse société
26:36donc de services
26:38IT
26:39en Inde
26:40et bien lui
26:40a démontré
26:41avec 50 slides
26:43comme quoi
26:44ils étaient persuadés
26:45que c'était une opportunité
26:46d'accélération
26:47de la croissance
26:48pour tout le secteur de l'IT
26:49parce qu'il va y avoir
26:50la nécessité d'implémenter
26:52c'est à dire que
26:52nous par exemple
26:53si on veut faire nous-mêmes
26:54nos propres logiciels
26:54on ne peut pas faire ça comme ça
26:55il va falloir qu'on soit accompagné
26:57en tout cas pendant un moment
26:58avec l'IA vous pourrez
27:00non
27:01ça c'est complètement
27:02d'accord
27:03c'est pour le coup
27:05il faut savoir
27:06dialoguer avec l'IA
27:07il faut savoir dialoguer l'IA
27:09si on veut faire
27:09si on veut faire un software
27:10avec l'IA
27:11il faut avoir un langage
27:12de personne
27:13qui est capable de créer du software
27:14et c'est là où effectivement
27:15on va moins peut-être
27:16s'adresser à des sociétés
27:17de software
27:17évidemment parce qu'elles
27:18ne vont jamais nous envoyer
27:18leurs propres développeurs
27:19par contre
27:20des sociétés comme Capgemini
27:22ou autres
27:22qui sont des sociétés
27:23de services informatiques
27:24vont pouvoir apporter
27:25à des sociétés
27:26qui veulent développer
27:27elles-mêmes
27:28au travers de l'IA
27:28des solutions logicielles
27:30et bien
27:31on va dire
27:32la boîte à outils
27:33pour le faire
27:33alors peut-être qu'à 15 ans
27:34effectivement
27:35on n'aura plus besoin
27:35de ces sociétés-là
27:36peut-être
27:36mais en tout cas à court terme
27:38compte tenu du fait
27:38qu'elles ont été pénalisées
27:39très fortement
27:40et certaines aussi fortement
27:42que des sociétés de logiciels
27:43on pense qu'il y a une opportunité
27:44au sein de la tech
27:45sur ces sociétés-là
27:46les valeurs énergétiques
27:47est-ce que vous continuez
27:48d'investir dessus
27:49avec les cours de l'énergie
27:49qui montent
27:50est-ce qu'il faut continuer
27:50où on se dit
27:51c'est fragile
27:51ça tient à un conflit
27:53pas très simple
27:53alors il y a d'énormes opportunités
27:55sur ce secteur-là
27:56par contre
27:57il faut vraiment examiner
27:58la chaîne de valeur
27:59c'est-à-dire que
28:00ce qui se passe aujourd'hui
28:01va faire en sorte
28:01que les services pétroliers
28:03alors évidemment
28:04immédiatement
28:04les services pour remettre
28:05les champs qui ont été arrêtés
28:07à flot
28:07vont bénéficier de cela
28:09mais de manière
28:10un peu plus longue
28:11on a l'exploration
28:12production
28:13qui va redémarrer
28:14parce qu'on ne va pas accepter
28:15les grandes nations
28:17notamment les Etats-Unis
28:18ne vont pas accepter
28:18que le monde soit dépendant
28:20et eux indirectement
28:21par rapport à là
28:22où ils vont sourcer
28:23leurs matières premières
28:23notamment les dérivés
28:24du plastique
28:25du pétrole
28:26ne vont pas accepter
28:27d'être aussi dépendants
28:28du Golfe
28:28donc il va y avoir
28:29une accélération
28:30de l'exploration
28:31en production
28:31jusque-là
28:32ces 3-4 dernières années
28:33les majors
28:33ont investi
28:35pour maintenir
28:36la production
28:36des champs existants
28:37qui étaient en train
28:37de décliner
28:38là maintenant
28:39la seconde phase
28:39c'est la relance
28:41de l'exploration
28:41et donc des sociétés
28:42qui sont dans la sismique
28:43sont vraiment en amont
28:44parce qu'elles commercialisent
28:46les données
28:46parce qu'elles vont envoyer
28:47des bateaux
28:47pour faire spécifiquement
28:49des relevés
28:50pour des sociétés
28:51qui les auront commissionnées
28:52donc ces sociétés-là
28:53et on en a par exemple
28:55on a des leaders mondiaux
28:56qui est coté en Norvège
28:57qui est TGS
28:58qui a fusionné avec PGS
28:59donc deux des plus grosses sociétés
29:00on a aussi Véridien
29:01qui fait ça
29:02c'est ça
29:02et des français quand même
29:03exactement
29:03en français
29:04donc on a des sociétés
29:06aujourd'hui
29:06qui ont des valorisations
29:07encore
29:08qui sont très attractives
29:09dans le secteur
29:09et en faisant l'hypothèse
29:11évidemment
29:11qui est notre hypothèse aussi
29:12que le prix du pétrole
29:14va se maintenir
29:15en tout cas à moyen terme
29:16au-dessus des 80 dollars
29:17d'accord
29:17c'est votre hypothèse
29:18suite du conflit
29:19ou pas suite du conflit
29:20on rappelle donc
29:21toujours le blocage
29:22du détroit d'Hormuz
29:23la poursuite du blocus américain
29:24les américains
29:25qui ont intercetté
29:26tout à l'heure
29:26un navire lié à l'Iran
29:27dans l'océan Indien
29:28donc ils élargissent
29:29un peu à peu
29:29leur blocus sur l'Iran
29:31un peu au-delà
29:31du détroit d'Hormuz
29:33pétrole toujours à 103 dollars
29:34on s'est réancré hier
29:35à plus de 100 dollars
29:36on est actuellement
29:36à 103 dollars
29:37pour le baril de Brent
29:39vos choix d'allocations
29:40pareil Henri
29:41quel secteur pour la suite
29:43quel chouchou
29:44quels actifs
29:44nous de toute façon
29:45on reste
29:47plutôt surpondérés
29:48sur la tech
29:48dans nos portefeuilles
29:50sur les marchés
29:51d'action américains
29:52par rapport
29:52aux autres marchés
29:53même si globalement
29:55quand je regarde
29:55sur ma plateforme de gestion
29:57on a des gérants allocataires
29:59qui diversifient
30:00qui ont diversifié
30:01qui continuent à diversifier
30:02leur surpondération
30:03sur le marché américain
30:03par une surpondération
30:04par exemple
30:05sur le marché japonais
30:05qui a été maintenu
30:06qui a très bien marché
30:07depuis le début de l'année
30:09globalement au niveau sectoriel
30:10j'ai parlé de la tech
30:11je pense que
30:12l'action que vous avez posée
30:13à Bertrand
30:13est intéressante
30:13aujourd'hui
30:14il y a pas mal
30:15d'investisseurs
30:16qui considèrent
30:17que le pétrole
30:18était abondant
30:19mais il sera peut-être
30:20un peu moins abondant
30:21et un peu moins disponible
30:22demain
30:22et donc là où
30:23historiquement
30:24dans la plupart des portefeuilles
30:25le secteur énergétique
30:26c'était le mal aimé
30:27il était largement
30:28sous-pondéré
30:30pour financer
30:31d'autres expositions
30:32là désormais
30:33il y a une forme
30:33de retour à la raison
30:34avec pour l'énergie
30:36mais pour les matières premières
30:38en général
30:38un retour à minimal
30:39à neutralité
30:40en se disant
30:41attention
30:41ce secteur là
30:42sont des secteurs
30:43très sensibles
30:44notamment à des chocs
30:45lorsqu'il y a des chocs
30:46ça se traduit par des chocs
30:47d'inflation
30:47si vous voulez même
30:48ne serait-ce que protéger
30:49vos portefeuilles
30:49vous avez besoin
30:50de les avoir en portefeuille
30:51Merci à tous les deux
30:52de nous avoir accompagnés
30:53ce soir nos deux experts
30:55Henri Chabdel
30:56pour BlackRock France
30:57directeur des investissements
30:58et Bertrand Puif
30:58gérant Action Fidelity International
31:00c'est deux façons
31:01d'aborder le marché
31:02mais très complémentaires
31:02merci de nous avoir accompagnés
31:03merci d'avoir regardé cette vidéo
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