- il y a 2 jours
Ce jeudi 26 mars, Alexandre Hezez, stratégiste indépendant, s'est penché sur la temporisation des banques centrales sur les taux avec les craintes d'inflation, et le rebond du dollar malgré le conflit en Iran, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00Le CAC 40, donc quasi inchangé, mais vient d'entrer dans ce studio Alexandre Ezez.
00:03Les établissements Alexandre Ezez. Bonjour.
00:06Bonjour.
00:07Votre verdict, vous venez avec un verdict, comme c'est la tradition, est-ce qu'il est clair, précis, est
00:11-ce que vous l'assumez ?
00:12Je l'assume.
00:13Lequel est-il ?
00:14Écoutez, dans ce marasme au Moyen-Orient, avec la dimension énergétique assez forte,
00:21où on se pose la question sur les dynamiques d'inflation,
00:25on voit notamment les tensions qu'on peut avoir sur les taux d'intérêt,
00:28on a quand même l'impression que les banques centrales, malgré tout, malgré ce risque d'inflation,
00:32essayent de temporiser de manière assez forte pour éviter que le marché n'anticipe trop, en tout cas, dans leur
00:39réaction.
00:41Bien.
00:42Ok, on a Christine Lagarde, quand même, qui nous dit,
00:45« Attendez, moi j'ai le doigt sur le bouton, à n'importe quel moment, ça peut tomber, on peut
00:50relever les taux. »
00:51Du côté des États-Unis, le diagnostic est peut-être moins clair,
00:53mais enfin, on a des marchés qui anticipent largement des hausses de taux.
00:57Deux, côté Fed, et si on regarde les anticipations de taux, on doit être à peu près la même chose
01:00du côté de la BCE.
01:03Là, au contraire, on pourrait se dire, les banques centrales,
01:07elles ont justement comme mission de maîtriser l'inflation,
01:09et si elles ne la maîtrisent pas là, ça risque de déborder.
01:13Alors, la plupart des banques centrales n'ont pas qu'à maîtriser l'inflation.
01:16Évidemment, il y a le cas de la BCE qui est très, très spécifique.
01:19On voit Christine Lagarde qui a fait une espèce de service après-vente cette semaine
01:25par rapport à la réunion de la BCE la semaine dernière,
01:29et c'est vrai qu'elle dit clairement qu'elle a le doigt sur le bouton
01:32et qu'elle pourrait monter les taux d'intérêt.
01:34On était avant le conflit sur potentiellement une baisse de plus sur la BCE.
01:38C'est assez clair que ce que veulent les banques centrales,
01:41c'est essayer de temporiser au maximum dans cet environnement
01:46qui est flou aussi pour elles.
01:50Quand on voit aux États-Unis Christopher Waller,
01:52qui était plutôt une colombe, effectivement,
01:53qui était plutôt encore sur des baisses de taux,
01:56qui dit « maintenant, je suis plutôt sur, non pas sur une hausse de taux,
01:59mais sur un statu quo », c'est important,
02:01parce qu'on parle de plus en plus de statu quo,
02:03parce qu'il faut pouvoir analyser quels vont être
02:07effectivement cette hausse de prix sur l'inflation et sur le consommateur.
02:12Alors on a deux scénarios, en tout cas deux environnements très différents
02:16entre les États-Unis et l'Europe.
02:17Il est clair qu'en Europe, on repense à la situation de 2022
02:21avec le conflit en Ukraine et le retard qu'avaient pris les banques centrales
02:27et puis les hausses extrêmement fortes qu'on avait eues
02:31avec des impacts assez forts sur les marchés.
02:33Là, on n'est pas du tout dans la même situation
02:34parce qu'on a quand même une vraie différence,
02:36c'est qu'on n'a pas de pression sur les salaires.
02:39En tout cas, on ne voit pas comme en 2022,
02:40où on était dans une dynamique très forte de croissance.
02:43L'effet prix-salaire.
02:44L'effet prix-salaire.
02:45Et là, cette hausse, elle a évidemment peut avoir un impact ponctuel sur l'inflation,
02:50mais elle n'aura pas, en tout cas,
02:54elle n'aura pas à mettre en place ce cercle vicieux sur les salaires.
02:59Donc beaucoup price une hausse en avril.
03:02On peut à un moment avoir une hausse,
03:04mais justement pour éviter des hausses supplémentaires d'ici la fin de l'année.
03:09Le tout, c'est de rester dans un ancrage d'inflation
03:12avec des consommateurs et une situation sur les consommateurs
03:15qui est bien moins satisfaisante que l'on l'avait en 2022.
03:19Alors là, on a parlé que des considérations de taux.
03:22Le boulot des banques centrales, ça peut être aussi de rassurer les marchés
03:24en termes d'accès à la liquidité, en termes de temporisation.
03:29Alors dans ce sens-là, est-ce que ce n'est pas aussi quelque chose
03:32qu'on attend d'elle en ce moment ?
03:33Alors on attend d'elle, effectivement, qu'elle soit proactive.
03:37On a vu que, notamment dans les épisodes post-Covid,
03:41le fait que les banques centrales soient trop proactives,
03:45ça pouvait mener dans le mur.
03:47On a vu à un moment qu'elle ne croyait pas dans l'inflation
03:49et que les banques centrales avaient pris du retard.
03:52La banque centrale doit donner confiance
03:54et elle doit agir, notamment sur les taux longs.
03:57Imaginons qu'elle se maintienne
04:01et qu'elle baie, finalement, la situation économique sans lise
04:06et qu'elle décide soit de baisser les taux,
04:08en tout cas pour favoriser cette croissance
04:10et la consommation est rassurée.
04:11On pourrait avoir un effet complètement inverse
04:13sur les taux d'intérêt à long terme
04:14qui pourraient monter très très fortement
04:16et avoir un aspect complètement à l'inverse
04:18de ce qu'elle voudrait.
04:20Donc, vraiment, c'est cet équilibre
04:21que cherchent les banques centrales
04:23et notamment la Banque centrale européenne.
04:25Mais vous avez raison,
04:27c'est essayer d'être un peu contracyclique
04:30et d'essayer de rassurer le marché.
04:32Le vrai sujet, ça sera 2027
04:34pour voir si, et le temps, en tout cas,
04:36de cette hausse du pétrole,
04:38autour de 100 pendant quelques mois,
04:40ça va avoir un impact sur 2027
04:42et elle va devoir réagir, en tout cas,
04:45pour rassurer les marchés
04:46sans créer une récession
04:46parce que là, on sera en stagflation
04:48et là, la situation serait plus que délicate.
04:50Là, c'est le scénario noir, effectivement.
04:53Et on voit que c'est, oui,
04:55c'est effectivement pas tant les pointes
04:56sur le pétrole que le fait
04:57qu'il reste longtemps autour des 100 dollars
04:58comme il le fait d'ailleurs en ce moment.
05:01Bon, au milieu de tout ça,
05:02des dynamiques d'action des banques centrales
05:04en matière de taux,
05:05en matière de temporisation sur les marchés,
05:08il y a les effets de change.
05:10Et c'est vrai que là,
05:11il y a un phénomène qui est indéniable
05:12depuis quelques mois,
05:13c'est qu'on est complètement prière vert.
05:16On pensait que le dollar allait partir à la cave,
05:20que l'or était justement la valeur refuge du moment.
05:23Il se passe tout l'inverse.
05:25C'est-à-dire que c'est l'eau dollar roi,
05:27l'or baisse.
05:27Mais est-ce que vous pensez
05:29que ce qui est en train de se préparer
05:30du côté des banques centrales
05:31va continuer à alimenter ces flux positifs
05:34en faveur du dollar ?
05:35Alors, sur le dollar,
05:36finalement,
05:36on se rend compte que
05:38c'est l'actif de protection par excellence.
05:41Finalement, il n'y en a pas d'autres.
05:43Alors, il y avait l'or à un moment,
05:44mais qui était finalement assez corrélé
05:47au marché financier.
05:48Et lorsqu'on a vu la chute de marché,
05:50dans un premier temps,
05:51l'or s'est valorisé.
05:52Et dans un deuxième temps,
05:53pour couvrir notamment les pertes
05:55que certains opérateurs ont pu avoir
05:57sur les marchés financiers,
05:58il y a eu des ventes d'or
05:59qui avaient largement monté
06:01depuis les dernières années,
06:03voire les quelques mois.
06:04Donc, en fait,
06:05l'or a subi un revers,
06:07on va dire,
06:09lié principalement
06:11aux plus-values
06:12que les investisseurs avaient.
06:14Sur le dollar,
06:15effectivement,
06:16on a une situation
06:18où la plupart sont prêts à revers.
06:20La volonté de Donald Trump
06:22était plutôt de faire baisser le dollar.
06:24Dans cette hausse du pétrole,
06:26il y a quand même une chose
06:27qui est complètement différente
06:28par rapport à d'autres chocs pétroliers
06:29que nous avons eus.
06:30C'est que les États-Unis
06:33sont exportateurs
06:34de pétrole.
06:35Donc,
06:3515 millions de barils de jour,
06:36c'est le premier producteur
06:38au niveau mondial.
06:39Donc,
06:40cette guerre est amenée
06:42à renforcer le dollar
06:43de manière ponctuelle.
06:44Si les choses se restabilisent,
06:47on pourrait reprendre
06:48une marche en avant
06:49de l'euro,
06:50par exemple.
06:50Et on parlait
06:51des banques centrales.
06:53Imaginons une banque centrale
06:55européenne
06:55qui monte
06:56deux ou trois fois
06:57ses taux d'intérêt.
06:58et à l'inverse,
06:59aux États-Unis,
07:00on voit qu'ils sont
07:00beaucoup plus prudents.
07:02On pourrait
07:04retourner
07:04dans une tendance
07:06de baisse
07:06du dollar
07:07par rapport
07:08à l'euro.
07:09Alors,
07:10si on regarde
07:10la carte
07:12du monde,
07:13en tout cas,
07:13États-Unis,
07:14Europe,
07:15en matière
07:15d'allocation d'actifs,
07:16c'est vrai que le mouvement
07:18actuel
07:19était plus
07:19à jouer l'Europe
07:21pour se protéger
07:22contre la baisse du dollar.
07:23Maintenant,
07:23la hausse du dollar
07:24change un peu
07:24le paradigme.
07:26C'est plus la valorisation
07:27maintenant de Wall Street
07:28qui pose
07:31un certain nombre
07:32de questions.
07:33On se dit même
07:33que Wall Street
07:34pourrait souffrir
07:34dans les prochaines semaines.
07:36Donc,
07:36au final,
07:37les choses s'équilibrent
07:38et les dynamiques
07:39restent à peu près
07:39les mêmes.
07:40Les dynamiques
07:40restent à peu près
07:41les mêmes.
07:42Ce qui est certain,
07:43c'est que l'impact
07:44de ce choc énergétique,
07:46en tout cas au niveau
07:48macroéconomique,
07:48touche de manière
07:49plus importante
07:50l'Europe
07:50que les États-Unis.
07:52Alors,
07:52vous avez parlé
07:53tout à l'heure
07:54de la hausse
07:55du galon
07:56qui impacte
07:56le consommateur
07:57et des problèmes
07:59de raffinage,
08:00mais ce sont
08:01les États-Unis
08:02en tout cas
08:02qui produisent
08:03d'une certaine manière
08:04leur propre pétrole.
08:05Nous,
08:05on est complètement
08:06dépendants.
08:07Ce qui est intéressant
08:08aux États-Unis
08:09sur un marché
08:10qui reste,
08:10on a eu une correction,
08:11mais qui reste encore
08:12sur des niveaux
08:13assez hauts
08:14aux États-Unis,
08:16ce qui est intéressant,
08:16c'est qu'on peut voir
08:17quand même
08:17une dynamique
08:18encore baissière
08:19de 5 à 10%
08:21sur un indice
08:23comme le Standard & Poor's,
08:24mais ce qui est intéressant,
08:25c'est la dynamique
08:26à l'intérieur des indices.
08:28On retrouve maintenant
08:30dans les 7 magnifiques
08:31des grandes valeurs
08:32qui ont maintenant
08:34des niveaux de valorisation
08:35par rapport
08:36aux résultats attendus
08:37qui sont tout à fait
08:38satisfaisantes
08:39et favorables
08:39à des reprises
08:40d'investissement.
08:41On a, à mon avis,
08:43jeté très tôt
08:44et de manière
08:44très importante
08:45les GAFAM
08:47et là,
08:48elles pourraient
08:48effectivement
08:48revenir sur le devant
08:50de la scène
08:50des Apple,
08:51des Google
08:52qui maintenant
08:52se valorisent
08:53à 25 fois les résultats
08:54avec des niveaux
08:55de croissance
08:56parce qu'à la fin des fins,
08:57c'est quand même
08:57les résultats
08:58qui comptent
08:58des entreprises
08:59qui ne sont pas
09:00du tout remis en cause
09:01par l'aspect
09:02géopolitique actuel.
09:04Et sur les valeurs
09:05européennes,
09:06singulièrement
09:07sur les valeurs françaises,
09:08on a vu
09:09pas mal de valeurs
09:10réagir
09:11effectivement
09:12à la crise énergétique.
09:13La plus réactive
09:14sur le CAC 40,
09:15c'est sans doute
09:16ArcelorMittal
09:17qui perd encore
09:183,3% en ce moment
09:19à 44,57 euros.
09:21Est-ce qu'il y a
09:22certains titres,
09:23certains secteurs
09:24qui vont longtemps
09:24porter les stigmates
09:25de ces tensions
09:26du moment ?
09:27Alors, évidemment,
09:28tous les secteurs
09:29qui sont très énergivores
09:31vont souffrir
09:32de manière assez forte.
09:33À l'inverse,
09:34on peut estimer,
09:35notamment dans une dynamique
09:36européenne
09:37qui est axée
09:38sur la souveraineté
09:39énergétique
09:39et la souveraineté
09:40sur la défense,
09:41des plans de relance
09:43et des investissements
09:44qui seront faits,
09:45des Schneider,
09:46des Saint-Gobain
09:46qui ont aussi souffert
09:48mais qui pourraient
09:49être favorisés
09:50dans les prochaines semaines
09:52voire les prochains mois
09:53dans une dynamique
09:54européenne
09:55vers, encore une fois,
09:56plus de souveraineté.
09:57Mais c'est vrai
09:58que les secteurs
09:58énergivores
09:59vont souffrir
10:00pendant de nombreux mois.
10:03On va le voir
10:03dans les résultats
10:04puisqu'on va avoir
10:05les résultats
10:05du troisième trimestre
10:06avec les perspectives
10:07qui vont commencer
10:08autour de mi-avril
10:10et ce sera très intéressant
10:12de regarder,
10:14de lire entre les lignes
10:15effectivement
10:15les déclarations
10:16des chefs d'entreprise.
10:18Bon,
10:18vous allez faire
10:19comme tout le monde,
10:20vous allez attendre vendredi,
10:21deadline.
10:23Incroyable,
10:23Donald Trump
10:24qui dit
10:25en gros
10:25on va attendre
10:26la fin des...
10:27la cloche de Wall Street
10:28avant de décider
10:30ce qu'on fait.
10:31Bon,
10:31ça va être
10:31le point pivot
10:32pour les mois à venir là.
10:33Ça va être
10:34le point pivot
10:34pour les mois à venir.
10:36Il va falloir
10:37estimer en tout cas
10:38les différents scénarios
10:39de longueur du conflit
10:41et surtout
10:41de retour à la normale.
10:42On le voit,
10:43ça va être extrêmement compliqué.
10:44Donald Trump gère
10:45à peu près
10:46les doigts de douane
10:46comme il gère une guerre.
10:47Donc effectivement,
10:48c'est un pas en avant,
10:49un pas en arrière,
10:50deux pas en avant,
10:51trois pas en arrière
10:52avec la même méthodologie.
10:54Finalement,
10:55sa méthode est assez proche
10:56de ce qu'il avait fait
10:57sur les tarifs douaniers
10:58l'année dernière
10:59avec cette fois-ci
11:00une réussite.
11:01On va voir
11:01comment ça va se passer.
11:03Mais en tout cas,
11:03on peut à mon avis
11:04encore avoir
11:05de nombreuses tensions
11:07et on peut avoir
11:08une dynamique baissière
11:08sur les marchés
11:09sur les prochaines semaines.
11:11À l'exception que justement
11:12lors de cette agitation
11:13autour des tarifs douaniers,
11:14il y a deux,
11:15trois trucs
11:15qui l'avaient retenu
11:17quand même
11:17d'aller trop trop loin.
11:18Premièrement,
11:19c'était le niveau des taux
11:19et on se souvient
11:20que c'était l'agitation obligataire
11:22qui tout de suite l'avait,
11:23enfin deux,
11:24trois banquiers
11:24qui étaient allés le voir
11:25à deux,
11:26trois conseillers
11:26en lui disant
11:26non, non,
11:27il va falloir arrêter
11:28et effectivement,
11:29il avait fait machine arrière.
11:33de l'essence.
11:34Malgré tout,
11:35ça n'a pas l'air
11:35de l'arrêter en ce moment
11:36mais peut-être
11:37que la situation
11:38va être différente
11:39de ce côté-là.
11:39C'est un jusqu'au butiste.
11:42Je me rappelle
11:42être passé dans cette même émission
11:44en disant
11:44le titre c'était
11:46Donald Trump n'a peur de rien
11:47sauf des taux d'intérêt.
11:49Là, c'est assez clair
11:50et on a vu sa réaction
11:51quand les taux ont frôlé
11:52avec les 4,40, 4,50.
11:54On voit que c'est
11:54un niveau de réaction
11:55pour calmer les marchés.
11:56Donc en fait,
11:57on ne sait pas
11:57s'il parle aux Iraniens
11:58ou au marché finalement.
11:59Et puis là,
12:00on est à 4,37
12:01donc il reste peut-être
12:02encore un petit peu de marge.
12:03Il s'est peut-être
12:03mis ça sur un carnet
12:05dans un coin
12:05en disant
12:06bon,
12:0745, ouais.
12:08Exactement.
12:08On est dans une situation
12:09très délicate
12:10où la crédibilité
12:12de Donald Trump
12:13est peut-être
12:14remise en cause.
12:16Malgré les clintes
12:17d'inflation,
12:18les banques centrales
12:18essaient encore
12:19de temporiser.
12:20C'est votre punchline
12:22pour cette bourse cash
12:23à retrouver évidemment
12:24en podcast
12:25et en replay.
12:26Merci Alexandre Ezez.
12:28Merci.
12:28À une prochaine fois.
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