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  • il y a 3 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Nous allons reprendre les affaires politiques françaises au lendemain du second tour des élections municipales.
00:05L'une des surprises est venue de Nice, même si le premier tour l'avait mis sur la rampe de
00:11lancement.
00:12Éric Ciotti a donc remporté la mairie de Nice en battant Christian Estrosi, le maire sortant qui brigait un quatrième
00:18mandat.
00:19Est-ce que ça préfigure aussi de l'avenir de la droite, d'un rapprochement entre l'ELR, l'UDR,
00:26l'ERN ?
00:26On va aller retrouver Benoît Ruiz en direct de la promenade des Anglais pour BFM TV.
00:32Dans tous les cas, il y a sûrement un élu heureux ce soir, c'est Éric Ciotti, il a réussi
00:36son coup politique.
00:39Oui, exactement. Vous savez, quand des footballeurs gagnent un match, c'est un tour d'honneur.
00:44Et bien ce matin, c'était une promenade d'honneur pour Éric Ciotti, le nouveau maire qui a déambulé pendant
00:50des heures sur la promenade des Anglais ici,
00:52dans le Vieux-Nice, Place Garibaldi, tout sourire avec ses équipes.
00:57Il a reçu un accueil plutôt favorable parce que les Niçois ont clairement indiqué qu'ils voulaient un changement.
01:02Le changement, c'est vraiment le mot qu'on a beaucoup entendu et depuis des semaines ici à Nice.
01:08Et cette fois, le changement, il arrive.
01:10Donc Éric Ciotti, tout sourire, qui profite, qui savoure cet instant.
01:14Lui qui n'était pas parti favori, mais qui finalement a réussi à terrasser son mentor, celui qu'il a
01:20lancé en politique, Christian Estrosi,
01:22qui a mis fin, lui, à sa vie politique niçoise.
01:25Alors Éric Ciotti, tout sourire devant les micros, les caméras, je vous propose de l'écouter.
01:30Il est au micro de Sophie Dupont.
01:32Je sens les Niçois heureux et je veux les rendre heureux.
01:37Je veux que demain, ils se disent, eh bien, on a fait un vote utile,
01:42qui a fait progresser notre ville, qui nous protège plus,
01:46qui nous donne du pouvoir d'achat, qui nous considère mieux.
01:51C'est tout cela, mon chemin aujourd'hui.
01:53Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, sous ce beau soleil, ici dans le Vieux-Nice, on ne peut être
01:57qu'heureux.
01:58– Mais malgré ses sourires et ses supporters, la CGT, elle, n'est pas du tout, évidemment, satisfaite de ce
02:08résultat,
02:08organise en ce moment même une manifestation et parle de résistance face à l'extrême droite.
02:14Donc un contexte qui pourrait évoluer dans les semaines à venir,
02:18car effectivement, Éric Ciotti va se retrouver face à des adversaires.
02:23En tout cas, le prochain conseil municipal, lui, est prévu vendredi.
02:28Il y aura la passation de pouvoir tant attendue entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice.
02:34– Voilà, Benoît Ruiz avec Christophe Erlom, en direct de Nice pour BFMTV.
02:38– Laurent Jacobelli, bonsoir, député Rennes-Lamoselle, porte-parole du Rassemblement national.
02:41Jonas Haddad est avec nous, bonsoir, porte-parole adjoint des Républicains, vice-président de la région Normandie.
02:46Marie Chantret nous a rejoints, chef du service politique de BFMTV.
02:50Laurent Jacobelli, j'ai entendu Éric Ciotti dire au LR, bon c'est fini le LR, maintenant c'est l
02:54'UDR.
02:55C'est-à-dire, rejoignez-nous, faites alliance avec le RN, vous voyez, ça fonctionne à Nice.
02:59C'est ça le plan maintenant ?
03:01– Écoutez, il y a plusieurs enseignements des résultats du second tour des élections municipales hier.
03:05Il y en a un notamment, on voit bien à Paris, quand la droite devient macroniste.
03:09On le voit à Lyon, on le voit partout, on l'a vu…
03:13– Sauf à Bordeaux.
03:14– Oui, il y a probablement un contre-exemple.
03:16Cette droite est dissoute et finalement, elle perd et laisse passer la gauche.
03:20En revanche, quand il y a une droite de conviction qui s'associe avec le RN, elle gagne.
03:26M. Estrouzi, c'était la droite macroniste, voire même presque socialiste à la fin.
03:31Éric Ciotti, c'est la droite qui s'associe au RN.
03:34Eh bien, dans ce cas-là, ça passe.
03:36Je pense qu'il y a aujourd'hui beaucoup d'électeurs, notamment chez les LR, à droite de manière générale,
03:40et pas seulement d'ailleurs, qui veulent travailler avec nous
03:43et qui ne comprennent pas pourquoi la droite est main dans la main avec Emmanuel Macron et ses équipes,
03:50dont on a vu le désastre finalement au gouvernement.
03:52Donc je pense qu'il y a un exemple, Éric Ciotti, qui a eu ce courage en 2024 de dire,
03:58lorsqu'il était président des LR, de signer un accord avec le Rassemblement national.
04:03Certains de ses cadres ont pris peur à l'époque en se disant,
04:05en mince, il y a peut-être encore des postes à prendre avec Emmanuel Macron.
04:08Je crois que les électeurs nous rejoignent assez vite dans ces accords.
04:12Éric Ciotti, quelques-uns le font.
04:14Ils sont de plus en plus nombreux, pas assez à mon goût.
04:16On l'a vu encore pendant ces municipales, mais je crois qu'ils montrent une voie.
04:20On n'a pas dû voir les mêmes résultats hier, M. Jacobelli,
04:23parce qu'hier, les résultats du ministère de l'Intérieur,
04:25ce n'est pas les résultats des LR,
04:27déclinent très clairement le fait que les Républicains sont la première force politique locale.
04:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui, 6 villes sur 10 sont détenues par la droite et par ses alliés.
04:35Mais pas les grandes villes.
04:36Donc je trouve, si aussi certaines grandes villes, si vous voulez, je vous en fais la liste,
04:39notamment des villes Brest, Cherbourg, Limoges, Poitiers, Besançon, Toulouse.
04:45C'est une moyenne, on va dire.
04:46Oui, ben, quand même.
04:47Et donc, si vous voulez, moi, je trouve ça assez cocasse, ce soir.
04:49Jean-Luc Boudin, je n'ai pas au LR.
04:51Il n'est pas non plus au RN.
04:52Donc, combien de...
04:53Si je peux permettre, vous confondez LR droite.
04:54Je vous ai...
04:55Les 60%, c'est la droite, mais il n'y a pas que les LR.
04:57Et donc, vous, vous confondez RN et UDR ?
04:59Pas du tout, c'est notre associé, je l'ai bien dit.
05:01Ah, d'accord.
05:01Moudin, c'était notre associé.
05:03Donc, ce que je voulais vous dire, c'est que je trouve ça très cocasse, ce soir,
05:06que le RN tende la main du haut de ses 5%.
05:09C'est assez bluffant.
05:10Moi, je trouve, c'est assez culotté, puisque les résultats du ministère de l'Intérieur
05:14donnent 5% au Rassemblement national pour ses élections municipales.
05:17Maintenant, si on...
05:19Soyez pas de mauvais soins, c'est un débat très intéressant.
05:21Oui, et bien...
05:22Vous pouvez dire que vous êtes en désaccord avec ces accords.
05:24Mais je suis pas...
05:25Mais de là, à trouver des arguments de mauvais soins,
05:28en mettant les gens d'horizon dans le groupe...
05:30Je vous donne des chiffres...
05:31Et en parlant de résultats nationaux à des élections municipales...
05:34C'est vrai que...
05:35Pardon, je vous pose la question, mais c'est pas très bon.
05:36Vous avez du mal à me laisser parler quand je vous donne des chiffres qui vous font mal.
05:38Mais d'accord, mais on a des chiffres.
05:40Où sont les LR, en fait ?
05:41On a du mal à comprendre.
05:42Quand j'ai entendu Bruno Rotaillot, qui hésitait à choisir entre Eric Ciotti et Christian Estrosi,
05:46on avait plutôt l'impression qu'il avait choisi Eric Ciotti.
05:48Quand j'entends David Disnard, le maire de Cannes,
05:50qui dit, finalement, Eric Ciotti, il faut qu'il nous rejoigne parce que c'est lui qui a raison,
05:57« Ah non, il faut aller vers Horizon, et pourquoi pas vers Gabriel Attal aussi ? »
06:01Sincèrement, l'électeur des LR, il ne doit plus rien y comprendre.
06:04Dans la plupart des villes, c'est les LR qui étaient la colonne vertébrale des listes.
06:07Et effectivement, vous avez parfois des macronistes ou des gens d'Horizon
06:10qui se sont agrégés à notre colonne vertébrale.
06:12Quand je parle de Nice, il y a une singularité, une particularité à Nice.
06:16Ça fait 20 ans que moi, je suis militant des Républicains.
06:18Ça fait 20 ans, quasiment, qu'Eric Ciotti et Christian Estrosi, ce sont les frères ennemis.
06:23Ils se sont mis sur la figure, pour ne pas être plus vulgaire,
06:25d'une façon qui est incroyable.
06:27Pas depuis 20 ans.
06:29Ça date de moins longtemps, mais ça a été particulièrement violent.
06:33Bon, voilà.
06:34Ma pudeur m'oblige à ne pas tout dire.
06:36Vous dites qu'on ne peut pas faire de Nice un exemple ?
06:38Ben non, parce qu'à part ça, je vous donne un autre exemple.
06:41Ce que M. Jacobelli, tout à l'heure, de façon magnanime, me tendait la main.
06:44Mais je lui tends la main à Toulon.
06:45La grande victoire de Laure Lavalette, qui était attendue.
06:49Ce n'est pas la victoire des Républicains ?
06:51Est-ce que ce n'est pas la victoire de la droite ?
06:52Mais si, attendez.
06:53Excusez-moi, la maire de Toulon n'était pas soutie par les LR aux États-Unis.
06:58Vous vivez dans un monde parallèle.
06:59C'est parce qu'il y a une union entre diverses droites et les Républicains de M. Bonus
07:04que nous avons justement gagné.
07:06Donc, je suis désolé.
07:07Donc, tout va bien chez les Républicains ?
07:09La meilleure des preuves de ce que je dis, c'est mathématique.
07:12Pas d'alliance avec Barbella ?
07:14Non, c'est mathématique, c'est arithmétique.
07:16Qui dirige aujourd'hui le Sénat ?
07:18Ce sont les Républicains.
07:20Et Gérard Larcher, il n'est pas allié ou quoi, c'est les Républicains.
07:23Pourquoi ? Parce que mathématiquement, lorsque vous gagnez les municipales, vous gagnez au Sénat.
07:28Donc, de la même façon, comme nous avons gagné les municipales, ça fait mal à entendre, M. Jacobelli.
07:32Donc, je vous tendrai la main.
07:33Tout va très bien.
07:33Et donc, nous gagnerons le Sénat.
07:35Je vais même vous répondre quand vous avez fini votre logoré.
07:37Mais ce n'est pas une logoré, c'est les chiffres.
07:39Mais vous essayez de vous plomber.
07:40Donc, les LR sont les gagnants des municipales.
07:41Vous avez du mal avec les chiffres.
07:42David Hilde, vous êtes bon sur les chiffres.
07:43Si je peux me permettre.
07:45Mais c'est vrai que quand Jordan Bardella a tendu la main au LR, malheureusement, il s'est pris un
07:48vent.
07:48Mais moi, je préfère être du côté de ceux qui tendent la main, de ceux qui veulent rassembler, que de
07:52ceux qui refusent.
07:53Parce que ce que l'on a devant nous...
07:54Vous devriez en tirer les conséquences.
07:55On n'a pas envie de prendre votre main.
07:56Mais ce n'est pas grave, on va continuer.
07:58On va continuer parce que sinon, il y aura non-assistance à pays en danger.
08:01On a en face une gauche devenue folle.
08:03Une gauche dont même le centre-gauche est prêt à s'allier avec des encites tisémites, des racialistes, des milices
08:10qu'on appelle aujourd'hui la France insoumise.
08:11Et face à ça, il faut s'unir.
08:14Moi, je vois que quand la droite n'a pas saisi la main tendue, ce qui se passe, c'est
08:18une catastrophe.
08:19Nîmes, par exemple.
08:20Notre candidat, Julien Sanchez, arrive quasiment à égalité avec le communiste qui a gagné.
08:26La droite qui a refusé notre main tendue a laissé gagner des communistes.
08:31Et cette droite qui préfère...
08:32Elle préférait peut-être laisser passer les communistes plutôt que votre candidat.
08:36Vous savez pourquoi ?
08:37Soit par faiblesse et par désaccords locaux, soit dans l'espoir de dire la ville va être avagée, on reviendra
08:42dans 7 ans.
08:43Mais laisser passer le parti qui a, dans son histoire, plus de 100 millions de morts,
08:47c'est une responsabilité qui n'est pas à la hauteur du mouvement gaulliste.
08:52Quand je vois à chaque fois que vous êtes du mauvais côté du Manche,
08:55je suis presque triste pour vous, mais je vais vous dire,
08:58le choix que vous ne faites pas, et les électeurs le feront, un jour ils le feront,
09:02vous avez parlé de Toulon, nous avons tendu la main à M. Bonnus, il l'a refusé.
09:08Dans un certain nombre de cas, dans un certain nombre de cas,
09:12on était premier.
09:13Le problème c'est que vous préférez faire perdre le camp patriote,
09:17mais c'est votre choix, assumez-le en revanche.
09:19Et laissez passer la gauche.
09:20J'essaie juste de vous dire une chose, c'est que potentiellement, vous ne comprenez pas
09:24que nous sommes une force politique indépendante.
09:27Vous dites, vous nous avez laissé passer à Nîmes, etc.
09:30Mais nous n'avons pas vocation à être alliés.
09:32Donc je suis désolé.
09:33Mais c'est dommage, vous ne pouvez pas vous laisser passer les communes.
09:35Mais parce que nous n'avons pas la même sensibilité politique.
09:37C'est triste que vous l'entendiez.
09:38C'est le jeu des alliances.
09:39C'est le jeu des alliances.
09:41Pourquoi ça marche à gauche ?
09:43Bon, parfois difficilement, et ce n'est pas toujours gagnant.
09:45Et pourquoi ça ne marche pas à droite ?
09:47Parce que le Rassemblement National n'est pas un mouvement de droite.
09:49Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Marine Le Pen.
09:51Lorsqu'elle est interrogée sur, par exemple, les exemples de Mélanie ou de Mileï,
09:54que nous regardons avec attention.
09:56Elle dit, je cite,
09:57« Ah, ça, ce sont des trucs, ce n'est pas moi qui parle comme ça,
09:59ce sont des trucs de droite. »
10:01Lorsqu'on lui demande de faire en sorte que les gens qui sont au RSA
10:04puissent avoir un peu de travail d'intérêt général,
10:05elle dit « Non, ça, ce sont des choses de droite. »
10:07Donc ce n'est pas à nous de clarifier notre position.
10:09Marine Le Pen dit qu'elle n'est pas de droite.
10:12Mais alors, j'en sais rien, mais entendez-vous.
10:15Attendez, Marie Chantret, est-ce que les cartes sont rebattues quand même pour la droite
10:18avec ce qui s'est passé à Nice ?
10:19Est-ce que ça bouge le jeu ou pas ?
10:22En tout cas, Éric Ciotti, vainqueur à Nice,
10:24souhaite faire de sa ville et de sa victoire
10:26un laboratoire pour 2027,
10:28considérant qu'aujourd'hui, la poutre travaille encore
10:31avec le Rassemblement National.
10:33Force est de constater que son parti historique,
10:36Les Républicains, reste encore,
10:39et on l'a entendu par votre voix,
10:41Jonas Hadass,
10:42assez finalement insensible,
10:44assez hermétique,
10:46à ses appels de pied,
10:47certains au Rassemblement National.
10:50D'ailleurs, la ligne n'est pas la même
10:52quand on entend Marine Le Pen,
10:53quand on entend Jordan Bardella.
10:55Là encore, différence d'appréciation des deux,
10:58et on l'a entendu notamment à l'occasion de ce scrutin,
11:00ce scrutin des municipales.
11:02Après, se joue pour les Républicains
11:05leur avenir à la présidentielle.
11:07Avec qui s'allier ?
11:08Avec qui organiser ou pas une primaire ?
11:10Il ne vous a pas échappé qu'encore une fois hier soir,
11:13Laurent Wauquiez était sur notre plateau.
11:15Et il parle de 2027,
11:17et il parle du choix du candidat,
11:19d'une primaire ouverte,
11:21de...
11:21Très large.
11:22Très très large.
11:23Et il va jusqu'à...
11:24De la droite et du centre.
11:25De la droite et du centre,
11:27allant jusqu'à Sarah Knafou.
11:27À reconquête.
11:28La jeunesse à date, elle fait rire,
11:29il n'y croit pas.
11:30Et là, c'est vrai que pour le centre,
11:33Sarah Knafou,
11:34c'est absolument inentendable.
11:36On ne voit pas Gabriel Attal
11:38débattre dans une primaire à Sarah Knafou.
11:39Si c'est elle qui gagne,
11:40le soutenir,
11:42enfin la soutenir plutôt.
11:43Effectivement.
11:43Je pense qu'il ne faut pas faire de politique fiction
11:45et que ce scénario,
11:46notamment des primaires
11:49fantasmagoriques...
11:49Il n'y en aura pas ?
11:50Il n'y aura pas de primaire ?
11:50Non, mais fantasmagoriques,
11:51ce sont des chimères.
11:52Écoutez, moi j'ai entendu Xavier Bertrand
11:54qui a dit qu'il ne voulait pas de primaire.
11:55J'ai entendu David Lissnard
11:56qui a dit qu'il ne voulait pas de primaire.
11:57Édouard Philippe ?
11:57J'ai entendu Édouard Philippe
11:58qui a dit qu'il ne voulait pas de primaire.
12:00Si Laurent Wauquiez veut faire une primaire,
12:01je ne sais pas avec qui il va la faire.
12:04Oui, alors je comprends.
12:04Qui est votre candidat ?
12:05Peut-être avec Sarah Knafou.
12:07Il y a une personne qui s'est déclaré...
12:08Oui, c'est bien,
12:09il faut aller chez Reconquête dans ce cas-là.
12:10Voilà, ou trois avec Zemmour.
12:12Parce que la primaire,
12:13je ne sais pas comment elle se décide
12:14d'ailleurs chez Reconquête.
12:15Peut-être qu'elle se décide
12:16dans le salon en conjugal.
12:16Alors, qui est votre candidat ?
12:19Alors, nous on a un candidat
12:21qui s'est déclaré
12:22qui est Bruno Rotaillot.
12:23Il y a David Lissnard
12:24qui s'est déclaré
12:24qui dit que lui ne passera pas
12:25par les primaires
12:26et Xavier Bertrand
12:27qui a dit, je pense,
12:28qu'il a suffisamment dit
12:29qu'il était candidat à la présidentielle.
12:30Oui, ça fait beaucoup de monde.
12:31Chez LLR, vous avez plus de candidats
12:33que militants, quasiment.
12:34Mais c'est faux
12:34parce qu'on a 150 000 militants
12:36chez LLR
12:36et c'est le premier parti de France.
12:38Je sais que ces chiffres font du mal
12:39quand je les rappelle
12:40mais ce sont des chiffres véridiques
12:42et vérifiés.
12:43J'ai ramarché,
12:43il faudrait une sorte de fact-checking
12:45à chaque fois.
12:45Est-ce que je peux répondre ?
12:46Mais je vous en prie.
12:48D'abord, je comprends
12:49pourquoi vous n'arrivez pas
12:49à faire l'union
12:50avec d'autres mouvements
12:50parce que déjà,
12:51j'ai l'impression
12:51que dans votre mouvement,
12:52il n'y a pas d'union.
12:53C'est-à-dire que vous venez
12:54de critiquer le président du groupe
12:55M. Vauquiez.
12:57Vous dites qu'il y a trois candidats
12:58qui ne veulent pas.
12:59Bon, bref,
12:59j'ai bien compris la situation
13:01et donc je ne vais pas m'adresser à vous
13:02mais moi, je vais m'adresser
13:03directement à vos électeurs.
13:04N'oubliez pas que les LR,
13:06à l'Assemblée nationale,
13:07ça va peut-être vous étonner,
13:08mais ils font partie
13:09de la majorité.
13:10Ils se sont déclarés
13:11comme étant à la majorité.
13:12Ils ont voté le budget
13:13d'Emmanuel Macron
13:14ou de ses premiers ministres.
13:16Et donc, c'est sûr
13:17qu'avec une opposition
13:18en carton-pâte
13:18comme les dirigeants LR,
13:21sur le terrain,
13:22finalement,
13:22il n'y a rien à faire.
13:23Donc, les électeurs
13:23sont plus intelligents que vous.
13:24Les électeurs ne sont pas d'accord
13:25avec vous, M. Jacobelli.
13:26Ils sont plus intelligents que vous.
13:26Les électeurs,
13:27ils nous ont fait gagner.
13:28Allez-y, pour terminer.
13:30On n'a pas eu besoin de vous,
13:31au final,
13:31pour passer de 10
13:33à plus de 70 communes,
13:35avoir 3 000 conseillers municipaux.
13:37Très bien.
13:38Vous ne saisissez pas la main.
13:39D'autres le feront.
13:40Éric Ciotti l'a fait.
13:41Il a gagné.
13:42Les électeurs viendront.
13:43Et puis, pas seulement
13:44des électeurs de droite.
13:45Merci.
13:45Vous loupez le train,
13:46une fois encore.
13:47C'est fondamental.
13:47C'est votre responsabilité.
13:48Mais sauvez vos postes avant tout.

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