- il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Justement, venons-y, l'une des images du jour, c'est le défilé des personnalités, c'est une tradition au
00:04Salon de l'Agriculture.
00:05Aujourd'hui, c'était Jordan Bardella et Marine Le Pen, le président du Rassemblement National et la triple candidate à
00:12l'élection présidentielle,
00:13qui attend bien sûr de savoir si elle pourra se présenter une quatrième fois, mais ça, ce sera le jugement
00:17en appel le 7 juillet prochain.
00:18En tous les cas, ils ont affiché leur unité et ils l'ont dit, on travaille main dans la main.
00:25André Akotarak...
00:25Nous avons toujours fait bloc et je crois que personne n'en doute, nous travaillons ensemble main dans la main.
00:31Et je vais vous faire un scoop, nous allons continuer à travailler main dans la main dans les prochains mois
00:36pour offrir à la France et aux Français
00:39le changement qu'ils sont en droit d'attendre aujourd'hui compte tenu des urgences économiques, sociaux et sécuritaires qui
00:45pèsent sur la France et sur le pays.
00:47C'est quand même une image curieuse, André Akotarak, bonsoir, vous êtes l'un des responsables du Rassemblement National, porte
00:52-parole,
00:53parce que jusqu'au 7 juillet, date du jugement dans le procès qui concerne Marine Le Pen, on va avoir
00:59donc deux candidats pour le prix d'un.
01:01Comment ça va se passer ? Parce qu'à chaque fois, dans les déplacements, ils seront tous les deux et
01:05on va attendre de savoir qui sera le candidat le 7 juillet.
01:07Si ce n'est qu'à moi, je serais ravi que Marine Le Pen et Jordan Bardella fassent l'ensemble
01:11des déplacements ensemble.
01:12Mais je pense que c'est encore même plus efficace, notamment pour les élections municipales, qu'ils en fassent chacun
01:16de leur côté, de manière à pouvoir en faire davantage.
01:19Maintenant, bien sûr qu'ils travaillent en bloc, bien sûr qu'il n'y a aucune différence entre Jordan et
01:23Marine.
01:23D'ailleurs, j'en suis la preuve vivante puisque je travaille à la fois dans le cabinet de Marine Le
01:26Pen à l'Assemblée Nationale
01:27et je suis porte-parole du RN présidé par Jordan Bardella.
01:30Donc vous voyez, on travaille tous ensemble pour une seule et unique cause, celle de sauver le peuple français, sauver
01:37la France
01:38et préparer l'alternance à dix années de macronisme qui ont tué le pays.
01:42– Parce qu'hier, Marine Le Pen, avec notamment Sophie et aussi Marie Chantret, elle a dit
01:47« Si jamais je suis condamné à porter un bracelet électronique, je ne pourrais pas être candidate
01:52parce que je ne pourrais pas faire campagne comme je le veux, le soir, dans les meetings, les déplacements. »
01:57C'est un peu court, non, comme argument ?
01:59– Je ne sais pas si vous voyez à peu près ce que c'est que d'avoir un bracelet.
02:02Alors certes, il y a un juge d'application des peines.
02:04– Non, nous, non.
02:05– Voilà, mais moi j'ai fait du droit, je n'en ai pas porté, mais je vois à peu
02:08près les choses.
02:09Une campagne présidentielle, c'est un marathon. On n'est jamais chez soi.
02:13On fait attention à l'alimentation, on va voir les Français, on va discuter avec eux,
02:17on discute avec vous, on fait des interviews, on vient sur des plateaux.
02:20Comment voulez-vous gérer ça avec un bracelet électronique ?
02:23C'est extrêmement compliqué, à moins de construire une maison de Marine Le Pen sur un smirbork qui la suit.
02:28Mais franchement, ce n'est pas sérieux.
02:29– On peut demander la justice à l'aménagement.
02:31– On peut demander, bien évidemment, et on va voir.
02:33Pour l'instant, on n'y est pas. On attend d'abord le jugement.
02:36– Non, elle a dit non.
02:37– Elle ferme la porte totalement, c'est ferme et définitif.
02:40– J'entends bien, mais Marine Le Pen, avant qu'elle ne me dise ça, a dit
02:42si la Cour d'appel applique le droit, on peut penser à ce qu'ils soient tous relaxés.
02:47À ce moment-là, c'est autre chose, il n'y a pas de bracelet électronique,
02:49il n'y a pas de condamnation, il n'y a pas de prévisionnement.
02:50– Sophie Dupont, justement, hier dans cet entretien, d'ailleurs qui a très bien marché,
02:54les Français l'ont regardé sur BFM TV, cet entretien exclusif avec Marine Le Pen,
02:59on sentait qu'elle préparait une décision ferme de la justice.
03:04Et là, on a l'impression qu'en fait, c'était une déambulation,
03:07passation témoin avec Jordan Bardella.
03:09Vous qui étiez au salon de l'agriculture ?
03:10– C'est vrai que Jordan Bardella et Marine Le Pen,
03:12normalement, ils ne vont pas au salon de l'agriculture ensemble.
03:14Ils arrivent séparément, ils vont des jours séparément,
03:17les uns après les autres, mais il n'y a pas de déambulation commune.
03:20Là, c'est vrai qu'ils ont montré une unité, on fait bloc, etc.
03:23Mais ça ressemblait vraiment à un passage de relais.
03:25Parce que hier, lors de l'interview, Marine Le Pen, elle le fait comprendre.
03:28Elle est lucide sur la situation.
03:30Elle sait que le chemin pour être candidate, il est plus qu'étroit.
03:33Il faut une pénélégibilité maximum de deux ans.
03:36Et encore, elle dit, si c'est deux ans, il faut que Richard Ferrand,
03:39qui est le président du Conseil constitutionnel,
03:41statue pour savoir si deux ans, ça passerait.
03:43Elle n'est même pas sûre que si c'est deux ans, ça passe.
03:45Et après, elle dit clairement, bracelet électronique, c'est-à-dire prison ferme,
03:49je n'irai pas.
03:50Or, les réquisitions, elle a cinq ans et un an de prison ferme.
03:53Donc là, elle est lucide, Marine Le Pen.
03:56Elle dit, je ne suis pas résignée, je suis sage.
03:59Mais en fait, elle a compris que le chemin était étroit.
04:02Et donc, en effet, il faut qu'elle passe un peu le relais.
04:04Donc là, aujourd'hui, maintenant, c'est lui.
04:07C'était ce que ça voulait dire ?
04:08Ça peut, très probablement, être lui.
04:11Ce n'est pas définitif, mais il y a de grandes chances que ce soit lui.
04:14Et donc, il faut qu'il se prépare.
04:15Et donc, on aura désormais un candidat naturel et le candidat suppléant à ses côtés.
04:19Dans l'émission hier, dans cet entretien que vous avez accordé Marine Le Pen,
04:22vous lui posez la question, pourquoi ne pas lâcher l'affaire maintenant ?
04:25Voilà ce que disait Marine Le Pen.
04:27Je me mets cette attente parce que, potentiellement,
04:30la campagne présidentielle, elle pourrait démarrer le 1er mars.
04:33Vous voyez ? Voilà.
04:34Et qu'en réalité, elle ne peut pas démarrer.
04:36Elle ne peut pas démarrer avant le 7 juillet.
04:38Parce qu'avant le 7 juillet, nous ne saurons pas qui sera le candidat
04:43qui représentera les idées du Rassemblement national.
04:45Donc, c'est une forme, déjà, d'inconvénient, en réalité.
04:50C'est votre avenir politique qui est en jeu ?
04:52Oui, mais mon avenir compte peu par rapport à l'avenir du pays.
04:55Vous y allez consacrer 25 ans de vie ?
04:57Oui, oui, mais je continuerai à le faire.
04:59C'est-à-dire que l'avenir du pays, je me bats pour lui
05:02et je continuerai à me battre pour lui, au-delà de ma propre personne.
05:06Alors, si l'avenir du pays est plus important que sa propre personne,
05:09pourquoi ne renonce-t-elle pas, tout simplement, dès maintenant,
05:12à cette candidature ?
05:14Puisqu'elle dit elle-même, c'est un inconvénient
05:15de ne pas pouvoir lancer la campagne présidentielle dès le mois de mars.
05:18Et parce que c'est elle la candidate du RN, d'ailleurs.
05:21Jordan Mardella lui-même l'avait expliqué.
05:23Oui, mais ça l'empêche de faire campagne.
05:24Et d'autre part, vous aviez posé la question
05:27et vous voyez la complexité des choses avec Richard Ferrand, le Conseil constitutionnel.
05:30Elle le dit hier dans l'interview.
05:31C'est une situation inédite en France et même dans le monde.
05:36D'accord, mais ce n'est pas ma question, M. Cotarac.
05:38Moi, je vous pose une question.
05:40Non, non, mais c'est moi qui pose une question.
05:41Si vous pensez que le premier opposant Emmanuel Macron
05:43ne peut pas, non seulement se présenter,
05:45mais dans le jugement de première instance,
05:46être élu à la présidence de la République,
05:48ce n'est pas moi qui ai un problème.
05:49D'accord, mais si le destin de la France est plus important
05:51que celui de Marine Le Pen,
05:53pourquoi ne dit-elle pas maintenant
05:54« je renonce à être candidate »
05:57et comme ça, Jordan Mardella peut démarrer tout de suite
05:59au mois de mars sa campagne.
06:00C'est ce qu'elle dit, c'est ça le problème,
06:02c'est qu'on ne peut pas faire campagne.
06:03Soit on a regardé la même émission,
06:05soit on n'a pas regardé la même interview.
06:06Elle le dit très clairement.
06:07Le plan A s'appelle Marine Le Pen.
06:09Le plan B s'appelle Jordan Bardella.
06:12Et tel est le projet.
06:13Et elle le dit elle-même, même pour la suite.
06:15« Je serai président de la République,
06:17Jordan Bardella sera mon premier ministre. »
06:18C'est un binôme qui fonctionne.
06:19D'ailleurs, je voudrais vous dire…
06:20Ça ne m'enchaînera pas dans le sens, d'ailleurs.
06:20Elle ne sera pas la première ministre de Jordan Bardella.
06:21Non, mais elle l'a dit, d'ailleurs.
06:22C'est-à-dire, c'est des choix aussi personnels.
06:24C'est une femme, quand même,
06:25parce qu'on parle du procès.
06:27On nous dit que le chemin est quand même réduit.
06:29C'est un chemin de crête.
06:30Mais entendez-vous bien, quand même,
06:32cette femme, je le dis même hors politique,
06:34à 7 ans, elle a ouvert la porte
06:36de sa chambre à coucher.
06:39Il y avait la rue,
06:39parce qu'il y avait une bombe qui avait explosé.
06:41Puis, on lui a dit,
06:42« Ah, Marine Le Pen est incompétente.
06:44Regardez comme elle a fait son débat raté
06:45face à Macron en 2017. »
06:47La réalité, c'est qu'aujourd'hui,
06:48quand vous écoutez ce débat-là,
06:49celle qui avait raison,
06:50c'était Marine Le Pen.
06:50Puis, on a dit,
06:51« Ah, elle a un procès. »
06:52Et puis, ça ne s'arrête jamais.
06:54Cette femme-là,
06:55cette femme-là est une femme combative.
06:56Et chaque Français le sait.
06:57Et chaque Français sait à quoi s'attendre.
06:58Mais elle ne fait pas perdre du temps au RN ?
07:00Attendez, il y a d'abord les élections municipales.
07:03Et Jordan, comme Marine,
07:04combien y aller ?
07:04Et en plus, je vais vous dire,
07:06c'est un peu un débat de luxe
07:07qu'on a au RN,
07:08parce que le binôme,
07:09il a toujours existé,
07:10y compris au Salon du Bourget,
07:11où ils étaient ensemble,
07:12y compris dans les enquêtes.
07:14On a quand même deux personnalités
07:16qui sont les plus populaires dans ce pays.
07:19Marine et Jordan sont en tête,
07:21très loin devant.
07:22Donc, quoi qu'il arrive,
07:23le RN, je l'espère,
07:24reflètera l'alternance à ce pays
07:26et l'alternance au macronisme
07:27qui a provoqué un déclassement
07:29à tous les niveaux de notre grande patrie.
07:31Pour Yann, Mère Chahit,
07:32avec nous également,
07:33le député écologiste et social de Paris.
07:35Bonsoir.
07:36C'est une situation inédite
07:37où les favoris de la présidentielle
07:40sont deux.
07:41Dans le même camp,
07:42mais ils ne seront pas tous les deux candidats,
07:44ça sera soit Marine Le Pen,
07:45soit Jordan Bardella.
07:47Et même pour la gauche,
07:48c'est compliqué,
07:48parce que vous ne savez pas précisément
07:50quel sera l'adversaire.
07:52Non, je pense que c'est très simple.
07:54Moi, je ne vais pas verser de l'arbre de crocodile
07:55sur ce vaut de ville
07:57entre deux personnes.
07:58Une qui est à ce jour
08:00reconnue coupable de corruption
08:01à grande échelle,
08:02pour rappeler les choses,
08:03détournement d'argent,
08:04de millions d'euros,
08:05sur le lot des Français,
08:06puisqu'on parle des Français.
08:07C'est un choix élément définitif.
08:08Et l'autre, à ce jour,
08:09je le précise.
08:10Mais ce jour,
08:11elle est présumée innocent.
08:12Je ne crois pas vous avoir interrompu,
08:13mais je vous dis juste
08:14parce que moi,
08:14je n'ai pas dit fake news peut-être.
08:16Quand vous faites appel,
08:17vous êtes présumé innocent.
08:17Allez-y, attendez.
08:18C'est bon ?
08:19Ce n'est pas moi
08:19qui ai décidé
08:20d'une exécution immédiate
08:21de la peine.
08:22Ce n'est pas moi
08:22qui ai reconnu Marine Le Pen
08:24coupable
08:25de détournement de fonds publics
08:27au Parlement européen.
08:27Ce n'est pas moi.
08:28c'est la justice.
08:29Donc quand on vient juste avant
08:30d'expliquer que la justice
08:31c'était important,
08:32on commence par la respecter.
08:33Deuxièmement,
08:34oui, ils sont interchangeables.
08:35Donc ça n'a aucune importance.
08:37Pour vous, c'est les mêmes ?
08:39Oui, mais je ne rentre pas
08:40dans les nuances
08:40entre l'extrême droite
08:41comme toutes les familles politiques
08:43ont toujours été marquées,
08:45traversées par des divisions,
08:46des courants,
08:47entre des gens
08:48qui sont très patronaux
08:50et d'autres
08:51qui sont beaucoup plus...
08:53Comment dire ?
08:54Qui ont endossé
08:54un autre profil.
08:55Ça n'a aucune importance.
08:57À mes yeux,
08:58il y a un projet
08:58qui est dangereux
08:59parce qu'il remet en cause
09:00l'état de droit.
09:02Il s'appuie sur
09:03de la discrimination
09:04à tous égards.
09:05Il est effectivement
09:06totalement dans la roue
09:07de grandes fortunes
09:08et on a vu d'ailleurs
09:09à quel point
09:09l'investiture de Donald Trump
09:11a donné l'élan
09:12à cette alliance
09:13entre des grandes fortunes
09:14à qu'un part d'ériture.
09:15Quelles sont les grandes fortunes
09:16qui se soutiennent aujourd'hui
09:17Marine Le Pen ?
09:18Il y a quelques-unes
09:19avec lesquelles
09:19elle est en contact.
09:20Elle, dans le tour
09:21d'Europe
09:23et du monde qu'elle fait.
09:24Je rappelle qu'à ce jour,
09:26que ce soit aux Etats-Unis,
09:27que ce soit en Italie,
09:28que ce soit en Hongrie,
09:29ce sont d'abord
09:30dans ces pays-là
09:31des grands patrons
09:32qui ont permis
09:34à l'extrême droite
09:34d'arriver au pouvoir.
09:35Et d'ailleurs,
09:35ce n'est pas moi
09:37qui fais la propagande
09:38de Marine Le Pen,
09:38c'est M. Bolloré
09:39à travers toute une série
09:40de ses chaînes.
09:41Voilà, exemple.
09:42Je ne crois pas
09:42que ce monsieur soit au SMIC.
09:44Donc, il y a là
09:46une stratégie
09:46sans doute très efficace,
09:48à mon avis très dangereuse
09:49pour l'état de droit.
09:50Et il n'y a pas besoin
09:50de remonter aux années 30
09:51pour comparer
09:52ce qu'est Marine Le Pen
09:53au fascisme.
09:54Il faut juste regarder
09:54ce qui s'est passé en Hongrie.
09:55Marine Le Pen, c'est le fascisme ?
09:56Bien sûr.
09:57Ce qui s'est passé en Hongrie,
09:58ce qui s'est passé aux Etats-Unis,
10:00il faut voir ce qui s'y passe.
10:01Et c'est toute la bascule
10:02du monde qui est à l'œuvre
10:03avec des projets nationalistes
10:05d'accaparement des terres,
10:06des ressources.
10:06C'est par exemple
10:07Netanyahou en Palestine,
10:09c'est par exemple
10:09Poutine en Ukraine,
10:10c'est par exemple
10:11Trump au Groenland.
10:12Marine Le Pen,
10:13Poutine, Netanyahou,
10:14c'est la même chose ?
10:15Oui.
10:16Trump, Marine Le Pen,
10:17Poutine, Netanyahou,
10:18c'est la même ligne,
10:18c'est le fascisme.
10:19Oui, je pense que ce sont des...
10:20C'est quoi le fascisme ?
10:21C'est des gens qui ont été
10:22élus démocratiquement
10:23dans des pays démocratiques.
10:24C'est pour ça à part Poutine.
10:25C'est votre définition du fascisme.
10:28Alors, vous avez tous été
10:29à l'école comme moi,
10:30donc le fascisme
10:30a une définition précise.
10:31D'accord ?
10:32C'est une doctrine,
10:33c'est une stratégie
10:34d'accaparement du pouvoir
10:35qui vise à justement...
10:37Qui ne passe pas forcément
10:38par les élections démocratiques
10:40d'ailleurs, le fascisme.
10:40Ça peut être un coup d'étonnement.
10:41Pas forcément,
10:42Vous avez raison,
10:43c'est la grande nouveauté
10:43de cette période.
10:44C'est pour ça que je dis
10:45que ce n'est pas la peine
10:45d'aller dans la mythologie
10:46des années 30.
10:47Il y a par exemple aujourd'hui
10:49dans le monde contemporain,
10:50effectivement,
10:51une capacité extraordinaire,
10:53il faut le dire,
10:53et c'est redoutable
10:54pour tous les démocrates du monde,
10:55à prendre le pouvoir
10:56et à changer le régime
10:58sans toucher aux institutions.
10:59C'est ce que fait Trump par exemple
11:00et c'est ce que fait Orban.
11:01Mais il faut voir qu'Orban,
11:02il a mis la main
11:03en coupe réglée les médias.
11:04Pareil sur l'État de droit.
11:06Et derrière,
11:06ce sont des millions
11:07de nos compatriotes
11:08qui peuvent en pâtir.
11:09On peut croire que c'est lointain
11:10le concept d'État de droit,
11:11etc.
11:11Mais quand ça va concerner
11:12directement les gens
11:13et ça a commencé aux États-Unis,
11:14l'opinion commence à se retourner
11:15mais c'est trop tard.
11:16Quand on interroge les Français,
11:17c'est d'ailleurs le cas
11:18de notre institut Elab,
11:20les Français estiment
11:21qu'aujourd'hui,
11:22Jean-Luc Mélenchon
11:23est plus dangereux
11:23que Marine Le Pen.
11:25Est-ce qu'il faut un front républicain
11:26anti-Jean-Luc Mélenchon ?
11:27Non, mais c'est à moi
11:28que vous posez la question.
11:28Vous connaissez ma réponse.
11:29Non.
11:30Non, je vous pose la question.
11:31Je vous réponds très simplement.
11:32Tout sauf le Rassemblement national.
11:34Tout ce qui peut de près
11:35ou de loin nous rapprocher
11:38d'un danger néofasciste
11:40ou illibéral ou autoritaire.
11:42Appelez-le comme vous voulez.
11:43Donc Jean-Luc Mélenchon
11:43n'est pas un danger pour la République
11:45comme certains le disent.
11:46Moi, je ne mets pas
11:47Jean-Luc Mélenchon
11:48ou quelles que soient les critiques.
11:50Je crois que je l'ai même formulé
11:51sur votre plateau déjà
11:52dans le camp des néofascistes.
11:54Je veux dire,
11:55je n'accepterai pas
11:56la tension d'ailleurs.
11:56Quand vous entendez par exemple
11:57aujourd'hui,
11:58alors la stratégie a changé
12:00chez Renaissance,
12:00mais a priori,
12:01c'est la dernière.
12:03Arrêtez.
12:04Ni LFI, ni RN.
12:07Je pense que les gens
12:07qui sont dans cette confusion-là,
12:09qui sont des idiots utiles
12:11du Rassemblement national,
12:13qui a sa stratégie d'agrégation
12:14qui pour l'instant
12:16est en train de réussir son effet.
12:18C'est pour ça que je lance
12:18une alerte
12:19à toutes les consciences démocrates
12:20car effectivement
12:21leur stratégie est assez solide.
12:23Elle est si solide
12:24qu'il faut y faire attention
12:25et il ne faut surtout pas rentrer
12:26dans cette forme d'anesthésie
12:29du débat politique
12:30qui consisterait
12:30à renvoyer dos à dos
12:32un parti
12:33dont les fondateurs
12:34sont quand même
12:34des anciens Waffen-SS.
12:35Je rappelle...
12:36Le Front National,
12:37pas le RN.
12:37On peut répondre
12:38ou on a su les fake news ?
12:39Bien sûr.
12:40Évidemment,
12:40parce que je ne peux bien
12:41le laisser parler,
12:41mais...
12:41Il finit son propos.
12:42C'est la 45e fake news,
12:44bon,
12:44il faut quand même
12:44pouvoir le lui dire.
12:45D'accord.
12:46C'est bon ?
12:46Non mais allez-y,
12:47continuez,
12:48il a fait 3 heures
12:48que vous parlez,
12:48donc finissez le tunnel.
12:49Allez-y, terminé.
12:50Vous allez pouvoir lui répondre.
12:51Donc, un parti qui a pris la suite
12:55du Front National fondé par des Waffen-SS
12:57est toujours plus dangereux,
12:58toujours plus dangereux
12:59que n'importe quel autre parti
13:00démocratique de France.
13:01Mon projet à moi,
13:02c'est plutôt une France démocratique
13:04qui soit capable,
13:05je le dis en un mot,
13:07de se projeter demain
13:08pour voir comment on partage
13:09des connaissances,
13:10des ressources,
13:10des techniques,
13:11des médecines
13:11accessibles à l'humanité
13:12et à nos compatriotes
13:13qui aujourd'hui sont en train
13:14de subir des inégalités
13:17puissantes et terribles.
13:18Réponse aux 45 fake news.
13:21Vous n'aurez pas 3 heures,
13:22donc allez-y.
13:23On n'a pas 3 heures,
13:24on l'a laissé 3 heures,
13:25donc c'est pour le moment.
13:26Il n'a pas lé autant.
13:27Vous avez parlé autant.
13:28Arrêtez de faire votre numéro.
13:29Allez-y.
13:29Vous savez,
13:30ce que j'ai entendu
13:31est absolument grave.
13:33Monsieur parle
13:33d'une stratégie démocrate,
13:35mais qui a peur de la démocratie ?
13:37Qui a peur du fait
13:37que Marine Le Pen
13:38puisse remporter ses élections
13:39par des urnes ?
13:40Moi ?
13:40Qui a peur du fait
13:41que la démocratie ?
13:42Il a peur.
13:42Moi ?
13:43Qui a peur du fait
13:44que la démocratie
13:45puisse vivre dans ce pays ?
13:46Moi, je pense que
13:47que vous l'éteindrez.
13:48Est-ce que je peux parler, monsieur ?
13:49Non, mais ne me faites pas l'envers.
13:50C'est vous qui m'interromptait tout à l'heure.
13:51On peut avoir peur
13:52qu'un candidat arrive au pouvoir.
13:53On ne peut jamais avoir peur.
13:55Ah bon ?
13:55Il faut, dans notre pays,
13:56c'est du peuple.
13:57Il faut avoir peur du peuple,
13:58mais du candidat.
13:59On ne peut avoir peur
13:59d'un candidat ou d'une candidate.
14:00Non, parce que là,
14:01vous êtes trois à me couper la parole.
14:02Non, mais attendez.
14:02Non, mais attendez.
14:03On fait une question-réponse.
14:04Je peux juste répondre.
14:05Oui, oui.
14:05En démocratie et en République,
14:08il n'y a qu'une seule bonne réponse.
14:10C'est la réponse du peuple souverain.
14:12Monsieur peut très bien
14:13faire des fronts prétendument républicains,
14:15des fronts du déni.
14:16Monsieur peut très bien
14:16désister son candidat.
14:17Ce qu'ont fait les Verts
14:18pour réélire monsieur Wauquiez
14:19en Haute-Loire.
14:20Très bien.
14:21Mais ça, ça ne fait pas un projet,
14:22cher monsieur.
14:23Deuxièmement,
14:24vous critiquez monsieur Bolloré,
14:25etc.
14:25Vous avez parfaitement le droit,
14:26y compris ici, sur ce plateau.
14:28Parce que monsieur Bolloré n'est pas au SMIC.
14:30Mais vous, vous êtes au SMIC
14:31pour un jurier comme ça,
14:3213 millions de Français.
14:33Je ne dirige pas une entreprise,
14:35une offensive médiatique.
14:36Vous parlez de fondateur
14:37de la Waffen-S16.
14:38Vous parlez à quelqu'un
14:39qui est petit-fils de résistant.
14:40Père, grand-père, grand-mère.
14:41Vous parlez à quelqu'un
14:42qui travaille pour Marine Le Pen
14:43dont le parti était fondé
14:44par 47 résistants, monsieur.
14:46On t'avoue et à la mémoire
14:46de votre famille.
14:4847 résistants,
14:50contrairement à la gauche
14:51qui a très largement
14:52collaboré avec les nazis.
14:53Et dernier point,
14:54cher monsieur,
14:55pour vous répondre,
14:56vous faites ici,
14:57vous faites l'avocat
14:58de l'État de droit.
14:59Vous avez commencé votre propos
15:00en disant
15:00que Marine Le Pen est condamnée.
15:03La philosophie pénale,
15:05la philosophie de Beccaria
15:05et le code pénal,
15:06vous savez,
15:07c'est que quand on fait appel,
15:08on est présumé innocent, monsieur.
15:10Vous voyez,
15:10l'État de droit,
15:11c'est vous qui le violez.
15:11La démocratie,
15:12c'est vous qui la violez.
15:13Et c'est bien dommage
15:14parce que nous,
15:14on cherche la sérénité,
15:16l'alternance.
15:18Nous, on ne veut pas combattre.
15:19Monsieur, monsieur n'est pas mon ennemi.
15:21Monsieur n'est pas mon ennemi.
15:22Mon ennemi,
15:22c'est le fait que les Français
15:23ont peur du lendemain.
15:24Mon ennemi,
15:25c'est le fait que les entreprises,
15:26aujourd'hui,
15:26ont un record de défaillance.
15:27Mon ennemi,
15:28c'est le fait que la France,
15:28aujourd'hui,
15:29a un taux de pauvreté record
15:30dans le pays.
15:31C'est à ça qu'on veut répondre,
15:32monsieur,
15:32certainement pas à vos injures.
15:33Une question,
15:34parce que si,
15:35effectivement,
15:35le peuple décide
15:38l'année prochaine
15:38d'emmener le Rassemblement national
15:40au pouvoir,
15:40est-ce que c'est un résultat
15:41que vous accepterez ?
15:44Moi, je me rends,
15:45évidemment,
15:46toujours devant le verdict
15:47des urnes.
15:47Non, non, non,
15:48parce que, du côté,
15:48je vais répondre à votre question.
15:50On l'acceptera pas,
15:50on n'acceptera pas
15:51ce fascisme que vous dénoncez.
15:52Est-ce que vous accepterez
15:54le résultat
15:55de l'élection présidentielle ?
15:56Je n'aurais pas le choix.
15:57Par contre,
15:58j'aurais le choix
15:58de m'opposer à elle,
16:01matin, midi et soir,
16:02et au nouveau régime
16:02qu'elle installerait.
16:03Et il y a d'autres pays
16:04dans lesquels ça se fait.
16:05Je vous rappelle qu'aujourd'hui,
16:07il y a des élans puissants
16:08dans la société aux Etats-Unis,
16:10il y a des élans puissants
16:11dans la société en Hongrie,
16:12et on verra d'abord
16:13ce que donnent
16:14les élections législatives
16:14au mois de mars prochain,
16:16pour faire en sorte
16:17que l'État de droit
16:18soit remis à l'endroit,
16:19mais je m'y opposerai.
16:20L'État de droit,
16:21céder les élections
16:22à mi-mandat aux Etats-Unis.
16:23Ce qui est intéressant,
16:23quand même.
16:24La démocratie,
16:25ce n'est pas que les élections.
16:26C'est aussi le partage du pouvoir.
16:27Et je ne suis pas sûr.
16:30Personne ne vous empêchera
16:31de vous opposer
16:31à la présidente Marine Le Pen.
16:33Rassurez-vous.
16:33Ce qui est intéressant,
16:34Amandine,
16:34c'est qu'aujourd'hui,
16:36quand même,
16:36c'est que les Français
16:37estiment qu'il faut aussi
16:38un barrage anti LFI.
16:39Et ça va quand même
16:40embarrasser la gauche,
16:40cette histoire.
16:41Parce que d'ailleurs,
16:42on voit à gauche,
16:43tout le monde n'est pas d'accord.
16:44France Hollande
16:44est maintenant très ferme
16:45contre Jean-Luc Mélenchon
16:47et la France Insoumise.
16:48D'autres le sont moins.
16:49Donc,
16:50on sait que
16:51la question du barrage anti-RN
16:53a embarrassé la droite
16:54pendant des années.
16:55Ça continue.
16:56Et désormais,
16:57c'est la gauche
16:57qui se retrouve
16:58avec cette question à régler.
16:59Il faut souligner
17:00à quel point,
17:01quand même,
17:01c'est spectaculaire
17:02ce qui est en train de se passer.
17:03Parce qu'il est vrai
17:04que c'est toujours
17:05de toute éternité
17:06le Rassemblement national
17:07qui a été concerné.
17:08Et pour que maintenant,
17:09les Français disent
17:09que leur priorité,
17:10c'est de bloquer
17:11la France Insoumise,
17:12c'est qu'il y a un retournement
17:14dans les mentalités
17:15qui est majeur aujourd'hui
17:16et qui est la conséquence
17:18des choix
17:19de Jean-Luc Mélenchon
17:20et de sa radicalité.
17:21Son pari à lui,
17:23c'est de renforcer
17:23son socle,
17:24notamment du premier tour
17:26avec des électeurs
17:27qui aiment
17:28qu'il rentre dur
17:29dans le débat
17:29et qu'il ait des positions
17:30très poussées.
17:31Mais le problème,
17:31c'est qu'en effet,
17:32beaucoup de Français
17:33sont en train
17:34d'avoir peur de lui
17:35et de s'en détourner.
17:36Mais si on prend
17:37le deuxième élément
17:39intéressant de ce sondage,
17:40c'est qu'il y a quand même
17:41parmi les électeurs de gauche
17:4260% qui souhaitent
17:44toujours l'Union.
17:45Ça pourrait paraître
17:46contre-intuitif.
17:47C'est très ancré à gauche,
17:48l'Union pour gagner.
17:49On pourrait se dire
17:50quand on entend
17:51François Hollande
17:51et d'autres,
17:52ils sont en train de couper,
17:53ils vont prendre leur distance.
17:54Mais non,
17:54ce qui compte aujourd'hui
17:55quand même
17:55pour les électeurs de gauche
17:56et là aussi,
17:57comme toujours
17:57depuis des décennies,
17:58c'est de gagner.
17:59Et parfois,
18:01quitte à s'asseoir
18:01sur certaines convictions,
18:02quitte à s'asseoir
18:03sur certains dérapages,
18:05on l'avait bien vu
18:05lorsque la NUPES
18:06a été formée
18:07aux législatives
18:08après la dissolution.
18:09Emmanuel Macron
18:10s'était complètement trompé
18:11dans son analyse
18:12à ce moment-là.
18:13Après cette dissolution,
18:14il pensait que jamais
18:14la gauche ne serait capable
18:15de s'unir.
18:16Elle s'est unie,
18:17elle a remporté
18:18des bons scores
18:18et là,
18:19les électeurs de gauche
18:20sont malgré tout
18:21toujours prêts
18:23à ce qu'il y ait
18:23des alliances.
18:24Tout à l'heure,
18:25lors de cette déambulation
18:27au salon de l'agriculture,
18:28Marine Le Pen
18:28a été interpellée
18:29par une visiteuse
18:31qui lui a lancé
18:33le RN
18:34et voilà ce qu'a répondu
18:35Marine Le Pen.
18:36Regardez,
18:37c'est un instantané
18:38comme on dit,
18:38c'est juste à la voler
18:39comme ça.
18:41Marine Le Pen
18:42vole les Français !
18:44C'est Christophe Rémi
18:45et LFI les tue.
18:46C'est Christophe Rémi
18:47en blanc.
18:48Et LFI les tue,
18:50les Français.
18:50Qu'est-ce que vous en pensez
18:51de cette réponse
18:51pour Yannir Chahy ?
18:54Franchement,
18:55je vais presque regretter
18:56d'être venu
18:57alors que quand je viens
18:59chez vous,
18:59c'est toujours
19:00en général
19:01d'une bonne tenue.
19:04Je ne sais pas
19:05quoi répondre
19:05à une question
19:06pareille.
19:07Non,
19:07je ne crois pas
19:08qu'il y ait un parti
19:09aujourd'hui en France
19:10à gauche
19:11qui tue les gens.
19:12Comment je peux...
19:13Y compris comment...
19:14Le fait que vous me posez
19:15la question devrait
19:15très sincèrement
19:16faire réfléchir
19:18beaucoup de gens.
19:19Ça,
19:20c'est du ressort
19:21de la rhétorique polémique.
19:23Je vois bien...
19:23C'est comme quand
19:24LFI dit
19:25la police tue.
19:26Non,
19:26on parle d'un parti
19:27et d'un autre parti.
19:27Oui, justement.
19:28On parle d'un parti
19:29et d'un autre parti.
19:29Il se trouve
19:30que la dame
19:31qui a directement
19:32interpellé Marine Le Pen
19:34de voleuse
19:36avait des éléments
19:37factuels
19:38qui ont abouti
19:39à une condamnation.
19:40Exactement.
19:41Donc,
19:42qu'est-ce que vous voulez
19:43que je vous réponde
19:43à cette question ?
19:44Vraiment,
19:44je ne sais pas
19:45quoi vous répondre.
19:45Vous me demandez
19:46si je pense que Marine Le Pen
19:47a raison,
19:47c'est une blague.
19:48Vraiment,
19:49comment voulez-vous
19:50vous répondre ?
19:51Pardon ?
19:51Est-ce qu'elle a dérapé ?
19:52Parce que certains le pensent.
19:53Certains pensent
19:53comme Marine Le Pen
19:54que les liens
19:55de la France insoumise
19:56avec la jeune garde
19:57dont certains militants
19:59sont actuellement en prison
20:00soupçonnés
20:00d'avoir tué
20:01un jeune homme
20:02de 23 ans
20:03peut faire penser
20:04que la France insoumise
20:04a incité en tout cas
20:05à la violence
20:06avec ces liens
20:07qu'elle continue à maintenir
20:08puisque Jean-Luc Mélenchon
20:09lui-même dit
20:09pas question
20:11de renier la jeune garde
20:12et d'ailleurs
20:12Raphaël Arnaud,
20:13on est toujours fier de lui.
20:14C'est quand même
20:14des questions qui se posent.
20:16Alors,
20:16quelle est la question ?
20:18Est-ce que la France insoumise
20:19a une responsabilité
20:19dans ce qui s'est passé à Lyon ?
20:21C'est déjà différent ?
20:21Même morale.
20:23D'accord,
20:23c'est déjà différent
20:24de est-ce que les filles tuent ?
20:25Vous m'avez relancé
20:25directement là-dessus.
20:26Sur la phrase,
20:27c'est pas moi,
20:27c'est Marine Le Pen
20:28qui le dit,
20:28moi je n'ai jamais dit ça.
20:29D'accord.
20:31Donc la question,
20:32elle porte sur la jeune garde,
20:33sur Raphaël Arnaud ?
20:34Non, sur la France insoumise.
20:35Est-ce qu'il y a une responsabilité morale
20:36de la France insoumise
20:37dans ce qui s'est passé à Lyon ?
20:38Une responsabilité morale ?
20:40Alors,
20:40expliquez-moi,
20:41je veux comprendre
20:42où est-ce que vous l'enviez.
20:42Non, mais répondez.
20:44Parce que la jeune garde
20:45est impliquée,
20:46parce que Jean-Luc Mélenchon
20:47a des liens avec la jeune garde,
20:48c'est assez facile.
20:49La France insoumise
20:49et la jeune garde
20:50et le fait que Jean-Luc Mélenchon
20:51ne veut pas casser ses liens.
20:53Alors,
20:55la France insoumise
20:57a une alliance
20:57avec la jeune garde.
20:58Jusque là,
20:59c'est factuel.
21:00Ayant été un peu
21:01de votre côté journaliste,
21:02j'essaie d'être factuel.
21:03D'accord ?
21:05La jeune garde a été dissoute.
21:07Le deuxième élément factuel.
21:08Il y a un doute là-dessus.
21:09D'ailleurs,
21:09le parquet a été saisi.
21:10Elle a été formellement dissoute
21:11par une décision.
21:12Oui, mais le parquet
21:13pense que la Ligue
21:15est toujours là.
21:17Moi, j'en sais rien.
21:18Moi, j'en sais rien
21:18et vous non plus.
21:20Donc, ensuite,
21:20il y a des individus
21:23dont certains seraient
21:25membres de l'ex-jeune garde
21:27qui ont frappé à terre
21:29quelqu'un jusqu'à le faire tuer
21:30ce qui est inadmissible
21:31et inexcusable.
21:32D'accord ?
21:32Bon.
21:33Ça, ce sont des faits.
21:34Oui.
21:34Et ce sont des incriminations
21:35individuelles
21:36dans le cadre d'une procédure
21:39de justice en cours.
21:40Point.
21:41Moi, j'ai rien d'autre à en dire.
21:42Rien d'autre à en dire.
21:43Après, si vous me dites...
21:44Donc, quand François Ruffin
21:45dit que Raphaël Arnaud
21:46devrait démissionner...
21:47Alors, c'est une autre question.
21:47Est-ce que vous pensez
21:48qu'effectivement,
21:49il doit démissionner,
21:50comme dit Marine Thondelieu aussi ?
21:51Alors, je vais être très clair.
21:54Ce n'est pas à moi
21:54de décider à la place
21:55de Raphaël Arnaud
21:56qui à ce jour
21:57n'est incriminé
21:57dans rien personnellement.
22:00Ah non, mais je vais vous dire.
22:00Je vous donne un exemple.
22:01Jacob Eli, d'accord ?
22:03Député du Rassemblement National
22:04qui a été, lui, condamné
22:05pour avoir des fêtes vieux.
22:06D'accord.
22:08Ok, d'accord.
22:08Bon accès, oui.
22:09Non, non, il a été condamné aussi, monsieur.
22:11Non, il a été condamné aussi.
22:12Je vous laisse parler.
22:13Vous avez du mal à répondre.
22:14C'est pas pour les mêmes cas.
22:14Mais vous ne pouvez pas dire
22:15n'importe quoi sur ce stadeau.
22:16Vous savez pourquoi les Français
22:17dans le sondage,
22:19là qu'on a vu,
22:19c'est marrant que ça vous gêne, hein ?
22:20C'est marrant que ça vous gêne, hein ?
22:21Parce que vous êtes-tu juste élus
22:22vous subventionnez la CCIF ?
22:23D'accord, allez-y.
22:24Vos élus refusent la dissolution
22:26de la jeune garde.
22:27On peut nous parler.
22:27Vos trois de ses membres
22:28sont aujourd'hui interpellés
22:29et mis en examen
22:30pour un homicide volontaire.
22:31Voilà pourquoi les Français
22:32ont peur de vous.
22:33Mais vous avez...
22:33Voilà pourquoi les Français
22:34considèrent que le RN
22:34c'est la République
22:35et la démocratie.
22:36Parce que précisément,
22:37vous n'en empêchez.
22:45Parce que répondre,
22:47répondre,
22:47c'est pas dire oui ou non
22:49sur injonction.
22:49Répondre, parfois,
22:50c'est de la nuance.
22:51Et c'est surtout être factuel.
22:53Dans le moment,
22:54dans le moment,
22:55je vous dis factuellement
22:55ce que j'ai observé,
22:57ce qui est condamnable,
22:58ce qui est inadmissible
22:58et ce qui relève ensuite
22:59d'une responsabilité politique.
23:01Ne comptez pas sur moi,
23:02ne comptez pas sur moi
23:03pour chasser avec vous.
23:04Merci.
23:04Merci pour Yann Amir Chey.
23:05J'espère que vous reviendrez
23:06quand même discuter
23:07et débattre sur ce plateau.
23:08Merci.
23:09Andréa Cotarac.
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